Bonjour tout le monde,
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre.
2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis.
Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc.
4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville.
5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City.
6 : Ely, Hwy 50.
7 : Arrivée à Moab.
8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers.
10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante.
12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante.
13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4.
15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping.
17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel).
18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch).
19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8).
20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc.
21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers.
23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay.
24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco.
28 : Départ Paris.
29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD.
Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs.
Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands.
Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil.
Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)…
Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus.
Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes…
Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road.
Indian Writings sur la falaise ocre.
Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin.
Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile.
Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin !
Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey.
Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant).
Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème.
Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre.
Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek.
Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté.
Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe.
Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier.
Abandon de Willow Gulch.
Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons.
Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres.
Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant.
Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours.
Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide.
Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés.
Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc.
La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite.
Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles...
Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche.
Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort.
Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture.
Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu…
Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres.
Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux.
Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu…
Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon.
On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud.
Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical.
Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ !
Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait…
Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart.
Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon.
Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie.
Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition…
Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà.
Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu…
Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne.
Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie.
Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite.
Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme.
La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement.
L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume.
Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste…
Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite.
A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes.
Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid.
La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu !
Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte.
Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent.
4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir…
Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian.
Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Je recherche un lieu en montagne, type cabane, pension ou autre lieu sympathique pour passer les fêtes de fin d'année. Si vous avez des adresses ou des plans à ma proposer je suis preneur. Nous sommes un couple avec une enfant de 8 ans. Merci d'avance.
Bonsoir,
Alors voila cette année nous avons décidé que pour le nouvel an nous le ferions à deux, cependant j'aimerais le passé ailleurs que chez nous (hors de Bretagne), j'ai pensé à Paris même Disneyland en l'hôtel, mais moi ce qui m'inspire le plus c'est en montagne Savoie etc ... Donc mes questions sont les suivantes pour ceux l'ayant déjà fait: Où êtes-vous déjà aller pour le nouvel an à deux ? Dans quel hébergement pour seulement quelques nuits ?
Merci d'avance pour vos réponses
Alors voila cette année nous avons décidé que pour le nouvel an nous le ferions à deux, cependant j'aimerais le passé ailleurs que chez nous (hors de Bretagne), j'ai pensé à Paris même Disneyland en l'hôtel, mais moi ce qui m'inspire le plus c'est en montagne Savoie etc ... Donc mes questions sont les suivantes pour ceux l'ayant déjà fait: Où êtes-vous déjà aller pour le nouvel an à deux ? Dans quel hébergement pour seulement quelques nuits ?
Merci d'avance pour vos réponses
Bonjour,
Je ne suis pas trop satisfait de mon nouvel appareil photo et j'aimerais en acheter un nouveau. J'aime beaucoup la nature et les montagnes. Je fais donc souvent des treks et je marche beaucoup. Je voulais avoir des avis sur un appareil photo pour réaliser ce genre de photo. Pas besoin de superzoom je pense, par contre j'aimerais un appareil qui a une très bonne qualité d'image. Je suis plutot canon, j'avais un S90 qui me plaisait assez.
Si vous avez des idées, sachant qu'un reflex n'est pas pratique pour faire des treks. Je ne parle pas du prix pour le moment, dites moi d'abord vos idées
Merci
Je ne suis pas trop satisfait de mon nouvel appareil photo et j'aimerais en acheter un nouveau. J'aime beaucoup la nature et les montagnes. Je fais donc souvent des treks et je marche beaucoup. Je voulais avoir des avis sur un appareil photo pour réaliser ce genre de photo. Pas besoin de superzoom je pense, par contre j'aimerais un appareil qui a une très bonne qualité d'image. Je suis plutot canon, j'avais un S90 qui me plaisait assez.
Si vous avez des idées, sachant qu'un reflex n'est pas pratique pour faire des treks. Je ne parle pas du prix pour le moment, dites moi d'abord vos idées
Merci
Bonjour à toutes et à tous,
Ça y est, mon premier carnet dans ce forum (et certainement pas le dernier !). A mon tour de partager ces quelques moments de découverte avec vous, je ne suis pas très doué pour la rédaction et ces photos sont les premières « vraies » réalisées avec mon nouvel appareil, le Canon EOS 450D. Dans l'ensemble, malgré certaines "potables", je suis plutôt déçu de mes photos, soyez indulgents 😊 En espérant faire « voyager » certains… bonne lecture !
Introduction : Nous sommes 2 couples d'environ 25 et 30 ans. Premier voyage au Maroc pour les plus jeunes et second pour les (plus) vieux 😛. A l’origine, nous pensions partir en Grèce, mais l’envie de dépaysement tellement forte et les budgets tellement faible, nous avons revu notre copie et ce fut un excellent choix !
JOUR 0 : Vol et première nuit à Marrakech (11 septembre 2010) :
Nous avons enfin nos passeports tant attendus, demandés il y a 8 semaines et annoncés la semaine qui précède le départ, pfff le choc lors de la demande, les délais classiques sont de 2/3 semaines mais en été…personne ne travaille ? ! Résultat : aucune réservations tant qu’ils ne sont pas là (stress…). Difficile de se projeter et de planifier quoi que ce soit sans être surs de pouvoir partir. Ils arriveront finalement fin aout (ouf). Tout de suite, réservation du vol, plutôt cher (230€/p), de la première nuit et d’un Riad en fin de parcours auquel nous tenons particulièrement …
Le Vol : Milieu d’après midi, départ de Rennes en voiture pour rejoindre l’aéroport de Nantes. Le vol à destination de Marrakech prévu à 22h05 partira avec à peine quelques minutes de retard. Scotché au hublot, les écouteurs sur les oreilles, je contemple les lieux que nous survolons : Madrid, détroit de Gibraltar et là, déjà, un premier contraste, la côte sud de l’Espagne, depuis là haut à l’air de grouiller de monde (samedi soir oblige), des kilomètres de côtes éclairés…quelques instants plus tard, nous survolons les côtes Marocaines que nous devinons car la différence est tellement frappante : presque aucun éclairage, une sensation d’étendue et de vide, qui sera la première du voyage.
Premiers pas en Afrique ! Arrivés à Marrakech, sortis de l’avion, la température est plutôt agréable vu l’heure (23h). Nous passons les formalités et hop, premier coup de tampon dans mon passeport 😎. Nous avions lu sur le net qu’un bus Alsacity pouvait nous emmener à notre hôtel mais d’après les chauffeurs de taxis, il ne passe plus à cette heure (tardive). Nous prenons donc notre premier taxi, un « grand Taxi » , une vieille Mercedes, qui, j’imagine doit avoir des centaines de milliers de km. Le Chauffeur vraiment sympathique nous explique qu’il est de courant de monter jusqu'à 7 à l’intérieur dont 2 sur le siège passager avant 🤪! Il nous dépose donc à l’hôtel Ibis Centre Gare en quelques minutes. Installés dans les chambres, nous ne nous faisons pas prier, le sommeil viendra tout seul…
JOUR 1 Marrakech & Ouarzazate (12 septembre 2010)
Recherche d’une voiture de location Après une nuit de sommeil, un bon petit déjeuner copieux, première mission du voyage : trouver une voiture de location ! Les prix vus sur le net nous avaient découragé de réserver par avance, nous préférions faire jouer la concurrence. Après avoir consulté une première agence, les prix avaient l’air plutôt intéressants mais les assurances… nous ressortons donc ce fameux guide du routard et nous dirigeons vers une seconde agence : « Concorde Car » qui s’avéra être un excellent choix : tarifs raisonnables, pas de franchises et en plus, un accueil nickel comme nous en aurons souvent au Maroc : explications, conseils, thé à la menthe… holalaa le thé à la menthe ! ce fut presque notre boisson officielle lors du voyage (avec l’eau en bouteille bien sur).
Quelques photos de Marrakech...

Route vers Ouarzazate Après avoir pris possession de la voiture, une Ford Fusion presque neuve, direction Ouarzazate ! La route est vraiment impressionnante par moment, c’est immense et démesuré. A midi nous nous arrêtons manger dans un petit restaurant avec une vue plutôt agréable. La voiture…
Depuis le restau

Sur la route…




Suivant les conseils du patron de Concorde Car, nous nous arrêtons à un site qui, d’après lui, vaut le coup : Aït Ben Haddou, un village typique du sud Marocain composé de bâtiments en terre. De nombreux films y furent tournés (Lawrence d’Arabie, Le Diamant du Nil, La Momie, Gladiator, etc.) Et effectivement, ça valait bien la peine ! Le soleil s’apprêtant à ce coucher, les lumières rendaient l’endroit presque magique.










Ouarzazate sera indéniablement la région de notre parcours que nous préférons.
Après cette journée de route, nous trouvons un Riad sympa et bien placé pour passer la nuit. Programme pour demain : studios de cinéma et route vers les gorges du Dadès…
Ça y est, mon premier carnet dans ce forum (et certainement pas le dernier !). A mon tour de partager ces quelques moments de découverte avec vous, je ne suis pas très doué pour la rédaction et ces photos sont les premières « vraies » réalisées avec mon nouvel appareil, le Canon EOS 450D. Dans l'ensemble, malgré certaines "potables", je suis plutôt déçu de mes photos, soyez indulgents 😊 En espérant faire « voyager » certains… bonne lecture !
Introduction : Nous sommes 2 couples d'environ 25 et 30 ans. Premier voyage au Maroc pour les plus jeunes et second pour les (plus) vieux 😛. A l’origine, nous pensions partir en Grèce, mais l’envie de dépaysement tellement forte et les budgets tellement faible, nous avons revu notre copie et ce fut un excellent choix !
JOUR 0 : Vol et première nuit à Marrakech (11 septembre 2010) :
Nous avons enfin nos passeports tant attendus, demandés il y a 8 semaines et annoncés la semaine qui précède le départ, pfff le choc lors de la demande, les délais classiques sont de 2/3 semaines mais en été…personne ne travaille ? ! Résultat : aucune réservations tant qu’ils ne sont pas là (stress…). Difficile de se projeter et de planifier quoi que ce soit sans être surs de pouvoir partir. Ils arriveront finalement fin aout (ouf). Tout de suite, réservation du vol, plutôt cher (230€/p), de la première nuit et d’un Riad en fin de parcours auquel nous tenons particulièrement …
Le Vol : Milieu d’après midi, départ de Rennes en voiture pour rejoindre l’aéroport de Nantes. Le vol à destination de Marrakech prévu à 22h05 partira avec à peine quelques minutes de retard. Scotché au hublot, les écouteurs sur les oreilles, je contemple les lieux que nous survolons : Madrid, détroit de Gibraltar et là, déjà, un premier contraste, la côte sud de l’Espagne, depuis là haut à l’air de grouiller de monde (samedi soir oblige), des kilomètres de côtes éclairés…quelques instants plus tard, nous survolons les côtes Marocaines que nous devinons car la différence est tellement frappante : presque aucun éclairage, une sensation d’étendue et de vide, qui sera la première du voyage.
Premiers pas en Afrique ! Arrivés à Marrakech, sortis de l’avion, la température est plutôt agréable vu l’heure (23h). Nous passons les formalités et hop, premier coup de tampon dans mon passeport 😎. Nous avions lu sur le net qu’un bus Alsacity pouvait nous emmener à notre hôtel mais d’après les chauffeurs de taxis, il ne passe plus à cette heure (tardive). Nous prenons donc notre premier taxi, un « grand Taxi » , une vieille Mercedes, qui, j’imagine doit avoir des centaines de milliers de km. Le Chauffeur vraiment sympathique nous explique qu’il est de courant de monter jusqu'à 7 à l’intérieur dont 2 sur le siège passager avant 🤪! Il nous dépose donc à l’hôtel Ibis Centre Gare en quelques minutes. Installés dans les chambres, nous ne nous faisons pas prier, le sommeil viendra tout seul…
JOUR 1 Marrakech & Ouarzazate (12 septembre 2010)
Recherche d’une voiture de location Après une nuit de sommeil, un bon petit déjeuner copieux, première mission du voyage : trouver une voiture de location ! Les prix vus sur le net nous avaient découragé de réserver par avance, nous préférions faire jouer la concurrence. Après avoir consulté une première agence, les prix avaient l’air plutôt intéressants mais les assurances… nous ressortons donc ce fameux guide du routard et nous dirigeons vers une seconde agence : « Concorde Car » qui s’avéra être un excellent choix : tarifs raisonnables, pas de franchises et en plus, un accueil nickel comme nous en aurons souvent au Maroc : explications, conseils, thé à la menthe… holalaa le thé à la menthe ! ce fut presque notre boisson officielle lors du voyage (avec l’eau en bouteille bien sur).
Quelques photos de Marrakech...


Route vers Ouarzazate Après avoir pris possession de la voiture, une Ford Fusion presque neuve, direction Ouarzazate ! La route est vraiment impressionnante par moment, c’est immense et démesuré. A midi nous nous arrêtons manger dans un petit restaurant avec une vue plutôt agréable. La voiture…
Depuis le restau

Sur la route…





Suivant les conseils du patron de Concorde Car, nous nous arrêtons à un site qui, d’après lui, vaut le coup : Aït Ben Haddou, un village typique du sud Marocain composé de bâtiments en terre. De nombreux films y furent tournés (Lawrence d’Arabie, Le Diamant du Nil, La Momie, Gladiator, etc.) Et effectivement, ça valait bien la peine ! Le soleil s’apprêtant à ce coucher, les lumières rendaient l’endroit presque magique.










Ouarzazate sera indéniablement la région de notre parcours que nous préférons.
Après cette journée de route, nous trouvons un Riad sympa et bien placé pour passer la nuit. Programme pour demain : studios de cinéma et route vers les gorges du Dadès…
Sawadee pimaï tuk khon!
Je m'étonne qu'on parle beaucoup des probèmes du pays du sourire, mais pas de ce jour important pour toutes les personnes à l'écart des manifestations(la majorité), perdus dans les montagne (surtout au nord) et croyiez moi aujourd'hui sa fête, les soucis sont rangés dans les tiroirs et attention sur la route!
couple la soixantaine , cool , dynamique aimerait avoir de bonnes adresses à Barcelone : hôtel , chambres d’hôtes restos , bar a tapas :bar a musique flamenco et autres ambiance festive .peut être un endroit sympa pour le soir du 31 /12 .
des idées de visites , endroits pittoresques .nous serons cinq jours a Barcelone du 30/12 au 4/01
merci d'avance pour les bons plans
Bonjour,
pour ceux qui ne pouvaient y être ou qui n'ont pas voulu affronter la neige, quelques photos prises rue du Temple à Paris... Si vous y étiez, n'hésitez pas à poster vos photos en retour !
(Galerie ici : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.470358823013810.97535.232403640142664&type=1&l=1c82b194a5 )



pour ceux qui ne pouvaient y être ou qui n'ont pas voulu affronter la neige, quelques photos prises rue du Temple à Paris... Si vous y étiez, n'hésitez pas à poster vos photos en retour !
(Galerie ici : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.470358823013810.97535.232403640142664&type=1&l=1c82b194a5 )



Bonjour à tous,
Nous allons au Népal du 16 décembre au 10 janvier.
J'aimerais avoir votre avis sur "le lieu de rêve" où passer le réveillon. Je n'ai pas envie de faire la fête à Kathmandou, sur les artères principales, je n'aime plus la foule et j'ai un fils de 4 ans. Par contre, j'aimerais aller quelque part (paysage exceptionnel...), où au réveil du 1 janvier, je me dis: "là, je commence bien ma nouvelle année!".
Merci pour vos réponses!
Nous allons au Népal du 16 décembre au 10 janvier.
J'aimerais avoir votre avis sur "le lieu de rêve" où passer le réveillon. Je n'ai pas envie de faire la fête à Kathmandou, sur les artères principales, je n'aime plus la foule et j'ai un fils de 4 ans. Par contre, j'aimerais aller quelque part (paysage exceptionnel...), où au réveil du 1 janvier, je me dis: "là, je commence bien ma nouvelle année!".
Merci pour vos réponses!
Bonjour a tous,
J'ai pris mes billets pour aller passer 10 jours dont le nouvel an a Madagascar. J'avais adore mon premier voyage la bas (RN7 jusqu'a Tulear) et je voudrais faire decouvrir l'ile a mon amie.
Auriez vous des idees de nouvel an sympa a faire? Je pensais a Sainte Marie avec un bon resto, la plage.
Merci d'avance
J'ai pris mes billets pour aller passer 10 jours dont le nouvel an a Madagascar. J'avais adore mon premier voyage la bas (RN7 jusqu'a Tulear) et je voudrais faire decouvrir l'ile a mon amie.
Auriez vous des idees de nouvel an sympa a faire? Je pensais a Sainte Marie avec un bon resto, la plage.
Merci d'avance
Bonjour,
C'est le nouvel an Sri Lankais, donc je souhaite une bonne année à tous les Sri Lankais du monde entier, et à toux ceux qui les ont aidé dans ces moments difficiles. Aidons les encore en allant en voyage dans leur pays pour qu'ils puissent travailler (les hotels sont désertés, les vendeurs démunis)
Nous nous partons en juin, pour les aider un peu et leur apporter un peu de joie
Chris
C'est le nouvel an Sri Lankais, donc je souhaite une bonne année à tous les Sri Lankais du monde entier, et à toux ceux qui les ont aidé dans ces moments difficiles. Aidons les encore en allant en voyage dans leur pays pour qu'ils puissent travailler (les hotels sont désertés, les vendeurs démunis)
Nous nous partons en juin, pour les aider un peu et leur apporter un peu de joie
Chris
Bonjour,
Cet hotel a ouvert en début d'année, du côté d'Ipoh. Quelqu'un y est déjà allé ? vos impressions ?
J'ai recherché sur trip advisor mais n'y ai pas encore trouvé de commentaires...
Merci !
Bonjour à tous!
Ma compagne et moi (33 et 36 ans) nous souhaitons passer une semaine (celle du nouvel an 2020) à la montagne, je pensais aux Pyrénées car on a passé deux semaines du mois d'aout dernier à Chamonix et on aurai dit d'etre à Disneyland…
or c'et justement le contraire que l'on cherche, la tranquillité, les animaux et les calme…
On connais bien la montagne « d’été » mais pas celle d'hiver avec neige; on aimerai bien faire de la raquette de neige, ski de fond et peut etre du ski.
Voci donc ma question: Est ce que quelqu’un serait me conseiller un jolie lieu (ou secteur à privilégier) immergé dans la nature (donc dans les Pyrénées) ou pouvoir passer la premier semaine de janvier? Budget logement environ 600/700€ pour deux, préférence pour un chalet ou petit maison, avec cheminée bien sur!! (mais pas d’hotel!!)
Merci pour vos conseils :)
G+M
Voci donc ma question: Est ce que quelqu’un serait me conseiller un jolie lieu (ou secteur à privilégier) immergé dans la nature (donc dans les Pyrénées) ou pouvoir passer la premier semaine de janvier? Budget logement environ 600/700€ pour deux, préférence pour un chalet ou petit maison, avec cheminée bien sur!! (mais pas d’hotel!!)
Merci pour vos conseils :)
G+M
Bonjour à tous,
Nous partons avec des amis passer la semaine du nouvel an à Québec. Une des questions qui se pose est que choisir pour la soirée de la St Sylvestre : soirée sur la grande allée ou soirée au manoir des chutes de Montmorency (ou autre lieu du même style) Avez vous déjà tenté une des deux formules ? Que se passe-t-il sur la grande allée à part le feu d'artifice ? Ne fait il pas trop froid en attendant ? L'ambiance vaut elle le coup ? Y a-t-il beaucoup de monde (comme à Times square ? ) D'un autre coté dans un établissement qui propose une grande fête, n'est on pas trop perdus à 7 ? N'est pas trop bruyants ? Merci de me faire part de vos expériences passées, de ce que vous avez aimé et regretté.
Nous partons avec des amis passer la semaine du nouvel an à Québec. Une des questions qui se pose est que choisir pour la soirée de la St Sylvestre : soirée sur la grande allée ou soirée au manoir des chutes de Montmorency (ou autre lieu du même style) Avez vous déjà tenté une des deux formules ? Que se passe-t-il sur la grande allée à part le feu d'artifice ? Ne fait il pas trop froid en attendant ? L'ambiance vaut elle le coup ? Y a-t-il beaucoup de monde (comme à Times square ? ) D'un autre coté dans un établissement qui propose une grande fête, n'est on pas trop perdus à 7 ? N'est pas trop bruyants ? Merci de me faire part de vos expériences passées, de ce que vous avez aimé et regretté.
Bonjour,
Nous serons à Chiang Mai pour le nouvel an, j'aimerais connaître les attractions et les activitées à faire pour bien fêter le nouvel an à la façon thailandaise
Nous serons en famille avec nos deux enfants de 5 et 8 ans .
Merci de votre aide.
Annie
Nous serons à Chiang Mai pour le nouvel an, j'aimerais connaître les attractions et les activitées à faire pour bien fêter le nouvel an à la façon thailandaise
Nous serons en famille avec nos deux enfants de 5 et 8 ans .
Merci de votre aide.
Annie
Bonjour à tous,
J'ai su récemment qu'un nouvel aéroport sera construit pour faciliter le transport au Panama.
Cet aéroport serait plus près des grands hôtel près du pacifique
Nous serons au Panama au Royal Decameron le 06 février 2012
Y a t'il quelqu'un qui pourrait m'informer de l'ouverture de cet aéroport?
Merci
Sylvain du Canada😏
Bonjour,
Nous sommes deux familles (quatre adultes et quatre enfants). et souhaiterions fêter nos dix ans de rencontre lors du réveillon de la Saint-Sylvestre 2009/2010. Nous pensons à une méharée dans le sud tunisien entre le 26 décembre et le 02 janvier, si possible par l'intermédiaire de personnes locales et à distance des circuits des hôtel internationaux.Auriez-vous des conseils?
Salut à tous,
Un si grand et beau pays en si peu de temps... c'est une galère que de se décider sur ce qu'on va visiter, et ce qu'on doit laisser tomber...
Ma femme et moi partons le 26 décembre pour Sydney, pour 15 jours. Nous avons besoin de conseils sur le planning possible, sachant que nous louperons forcément pas mal de choses.
Ce qu'on a prévu pour l'instant : Arrivée à Sydney le 27 au soir Départ pour Jervis Bay le 28 midi, pour 2 jours et demi Retour sur Sydney le 31 décembre, pour fêter le nouvel an Départ pour Melbourne le 1er janvier midi Départ pour Cairns/Brisbane (?) le 3 janvier matin Départ pour Fraser Island le 4 janvier midi Retour sur Sydney le 7 janvier après-midi Sydney + Alentours pendant 2 jours Départ Paris le 10 janvier
Ce planning est fait pour être critiqué et amélioré, donc lâchez-vous !
Merci par avance pour votre aide.
Scual
Un si grand et beau pays en si peu de temps... c'est une galère que de se décider sur ce qu'on va visiter, et ce qu'on doit laisser tomber...
Ma femme et moi partons le 26 décembre pour Sydney, pour 15 jours. Nous avons besoin de conseils sur le planning possible, sachant que nous louperons forcément pas mal de choses.
Ce qu'on a prévu pour l'instant : Arrivée à Sydney le 27 au soir Départ pour Jervis Bay le 28 midi, pour 2 jours et demi Retour sur Sydney le 31 décembre, pour fêter le nouvel an Départ pour Melbourne le 1er janvier midi Départ pour Cairns/Brisbane (?) le 3 janvier matin Départ pour Fraser Island le 4 janvier midi Retour sur Sydney le 7 janvier après-midi Sydney + Alentours pendant 2 jours Départ Paris le 10 janvier
Ce planning est fait pour être critiqué et amélioré, donc lâchez-vous !
Merci par avance pour votre aide.
Scual
Bonjour, je vais passer une semaine en Pologne à la fin de l'année avec deux amis et on se demandait dans quelle ville passer le 31 decembre, niveau animation.Alors Varsovie ou Cracovie?
Merci!
Bonjour,
pour mon premier message dans ce forum, j'aimerais tout à bord saluer tout le monde et remercier les personnes qui ont crée et entretiennent ce forum.
Avec ma femme nous serons en Equateur du 31 décembre au 29 janvier. Nous arrivons donc pour le nouvel-an !
J'aimerais savoir comment les habitant de ce pays fêtent le nouvel-an. Est-ce comme en Espagne ou les gens restent plutôt chez eux ? Ou bien est-ce la grande fête dans toute la ville ? A quoi devons nous nous attendre ?
Nous n'avons pas encore d'hôtel pour ce jour-la, pensez vous qu'on en trouvera sur place facilement même ce jour-là ? Ou bien mieux vaut-il réserver à l'avance depuis chez nous. Avez-vous un hôtel à conseiller pour un budget moyen ?
J'aurais certainement d'autres question ultérieurement, mais je vous remercie déjà de vos réponses pour celles-ci.
A+
pour mon premier message dans ce forum, j'aimerais tout à bord saluer tout le monde et remercier les personnes qui ont crée et entretiennent ce forum.
Avec ma femme nous serons en Equateur du 31 décembre au 29 janvier. Nous arrivons donc pour le nouvel-an !
J'aimerais savoir comment les habitant de ce pays fêtent le nouvel-an. Est-ce comme en Espagne ou les gens restent plutôt chez eux ? Ou bien est-ce la grande fête dans toute la ville ? A quoi devons nous nous attendre ?
Nous n'avons pas encore d'hôtel pour ce jour-la, pensez vous qu'on en trouvera sur place facilement même ce jour-là ? Ou bien mieux vaut-il réserver à l'avance depuis chez nous. Avez-vous un hôtel à conseiller pour un budget moyen ?
J'aurais certainement d'autres question ultérieurement, mais je vous remercie déjà de vos réponses pour celles-ci.
A+
Bonjour,
nous venons passer 8 jours à Montréal du 29 decembre au 5 janvier 2006, nous recherchons des bons plans (genre pas attrape touristes!!)
pour le reveillon du 31 decembre et endroits sympas pour cette semaine.(même aux alentours de la ville)
merci 😊😛
Zaza
merci 😊😛
Zaza
Bonjour à tous,
Malgré plusieurs recherches et lectures de posts, quelques questions: nous serons en Afrique du Sud du 29 décembre 2014 au 23 janvier 2015. Nous souhaitons surtout rencontrer la population, dormir chez l'habitant. J'ai lu qu'il fallait mieux louer une voiture qu'utiliser les bus, qu'il y avait beaucoup de B&B. A cette époque, cela devrait être l'été, j'ai vu des températures mini 17 et maxi 26. Est ce une bonne période pour visiter? Est ce les vacances scolaires locales? Classiquement, nous ferons le parc Kruger, puis descendrons vers le sud et peut être faire la côte (garden route?) Quel guide est le plus détaillé ou celui qui a le plus de cartes détaillées?
Est il plus intéressant de louer des B&B ou éventuellement passer par des sites comme couchsurfing ou airbnb? Quel est le budget moyen pour un séjour de 4 semaines?
Merci d'avance pour vos réponses
Malgré plusieurs recherches et lectures de posts, quelques questions: nous serons en Afrique du Sud du 29 décembre 2014 au 23 janvier 2015. Nous souhaitons surtout rencontrer la population, dormir chez l'habitant. J'ai lu qu'il fallait mieux louer une voiture qu'utiliser les bus, qu'il y avait beaucoup de B&B. A cette époque, cela devrait être l'été, j'ai vu des températures mini 17 et maxi 26. Est ce une bonne période pour visiter? Est ce les vacances scolaires locales? Classiquement, nous ferons le parc Kruger, puis descendrons vers le sud et peut être faire la côte (garden route?) Quel guide est le plus détaillé ou celui qui a le plus de cartes détaillées?
Est il plus intéressant de louer des B&B ou éventuellement passer par des sites comme couchsurfing ou airbnb? Quel est le budget moyen pour un séjour de 4 semaines?
Merci d'avance pour vos réponses
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2014/09/20140914-062302.html
sur BFM ils annoncent que des pluies dilluviennent devraient s'abattre sur la californie (région de Los Angelès) et le névada d'ici fin de semaine...
comme le précédent ouragan semaine dernière😕
sur BFM ils annoncent que des pluies dilluviennent devraient s'abattre sur la californie (région de Los Angelès) et le névada d'ici fin de semaine...
comme le précédent ouragan semaine dernière😕
Bonjour à tous,
Je pars au Vietnam/Cambodge sur un circuit avec les-covoyageurs et j'ai hââââttteeeeee!!😎😎😎
On me conseille un traitement anti paludéen, mais (pour ceux qui connaissent) est ce vraiment nécessaire pour les 2 destinations ou au moins l'une d'entre elles?
Savez s'il est possible de faire le visa vietnam sur place (je sais que pour le cambodge on le fait sur place).
Merci pour vos réponses! Et pour ceux qui ne savent pas quoi faire pour le nouvel an, partez avec nous!!!!!!!!!!!!!!!!!! 😛
Mel
L'aéroport d'Hambantota – Mattala Rajapaksa vient d'être inauguré dans le sud-est de l'île, devenant le deuxième au Sri Lanka à accueillir des vols internationaux après celui de la capitale Colombo.
Lire la suite...
Bonjour à tous
Je souhaite avoir avis et conseils : je vis depuis peu à Montréal (PVT) et j'aimerais beaucoup passer la période du nouvel an (3 ou 4 jours) à admirer les aurores boréales, faire du chien de traineau, ballade en raquette, bon repas de réveillon en chalet, enfin vous voyez le genre! 🙂 Connaissez-vous des agences de voyages, des tours opérators ? avez-vous des conseils sur les lieux, etc.
Merci beaucoup par avance
Je souhaite avoir avis et conseils : je vis depuis peu à Montréal (PVT) et j'aimerais beaucoup passer la période du nouvel an (3 ou 4 jours) à admirer les aurores boréales, faire du chien de traineau, ballade en raquette, bon repas de réveillon en chalet, enfin vous voyez le genre! 🙂 Connaissez-vous des agences de voyages, des tours opérators ? avez-vous des conseils sur les lieux, etc.
Merci beaucoup par avance
Salut a tous, 9 Mois en Amsud quitte Buenos Aires demain pour la Peninsule de Valdes. Ensuite, direction pour le Nouvel An: ...USHUAIA !!!
9 Mois en Amsud vous solicite pour vos bons plans Hebergement, et les A Faire.
Merci.
M&S -
9 Mois en Amsud vous solicite pour vos bons plans Hebergement, et les A Faire.
Merci.
M&S -Coucou,
Je prépare un voyage de 4 mois en Asie de début février à fin mai 2005. Au départ j'avais envisagé d'attérir à Bangkok (10j), traverser le Laos (10j) et le Vietnam (10j), arriver en Chine (4 semaines), rejoindre le Tibet (10j), puis le Népal (10j) et arriver en Inde (4 semaines), terminus de mon périple. Mais là, oh surprise, le nouvel an chinois est en février!!! 😮😮😮
Quelqu'un connait-il la date cette année, et éventuellement me dire si ca vaut vraiment le coup d'y être (au point de sucré la Thaïlande, le Laos ou le Vietnam)???
Si vous avez d'autres infos sur mon parcours (coins à ne pas louper, plans hébergements pas trop chers, galère de transports...) je suis preneur aussi.
Merci à tous, Matthieu
Je prépare un voyage de 4 mois en Asie de début février à fin mai 2005. Au départ j'avais envisagé d'attérir à Bangkok (10j), traverser le Laos (10j) et le Vietnam (10j), arriver en Chine (4 semaines), rejoindre le Tibet (10j), puis le Népal (10j) et arriver en Inde (4 semaines), terminus de mon périple. Mais là, oh surprise, le nouvel an chinois est en février!!! 😮😮😮
Quelqu'un connait-il la date cette année, et éventuellement me dire si ca vaut vraiment le coup d'y être (au point de sucré la Thaïlande, le Laos ou le Vietnam)???
Si vous avez d'autres infos sur mon parcours (coins à ne pas louper, plans hébergements pas trop chers, galère de transports...) je suis preneur aussi.
Merci à tous, Matthieu
Bonjour,
Ma femme, mon fils qui aura 2 ans et 3 mois en décembre et moi même pensons éventuellement à partir en Guadeloupe durant les fêtes de fin d'année.
En effet, nous avons regardé diverses destinations comme la Floride, la république dominicaine etc... car notre but premier je vous l'avoue est de passer un Noël au soleil, plage, bronzage et de beau moment en famille.
J'ai regardé les vols, et nous avons vu différents vol plutôt intéressant soit via Air France soit via Corsair, nous disposerons d'en tout cas 2 semaines voir 3 semaines.
Bref, avant d'attaquer l'itinéraire concrètement nous avons quelques inquiétude concernant la météo. Avant de me renvoyer à la recherche en haut à droit que j'ai déjà utiliser je n'arrive toujours pas à trouver une réponse.
J'ai compris que la saison est partagé en 2, sèche dites carème qui commence en décembre qui correspond à l'hiver et l'autre saison qui correspond à l'été et donc plus humide et plus de pluie.
Cependant, j aimerai faire appel aux personnes qui sont habitués à vivre sur place où qui y vont régulièrement à fin décembre ( nous y serons aux alentours du 25 décembre jusqu'à la fin de la première semaine de janvier) afin de nous renseigner sur quel type de météo on peut s'attendre sur place. Bien entendu, nous sommes conscient que personne n'a de boule magique afin de nous révéler la météo.
Nous aimerions simplement pouvoir réserver avec moins de crainte et avoir moins de doute sur la météo, en effet même si les sites internet disent que décembre reste favorable je n'ai pu m'empêcher de lire des carnets de voyage dont un durant les même période du nouvel an 2016/2017 et ces gens avaient eu de la pluie du 22 au 31 décembre.....
Voilà un texte plutôt conséquent pour une simple question de climat... Merci à ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre.
Cordialement
Ma femme, mon fils qui aura 2 ans et 3 mois en décembre et moi même pensons éventuellement à partir en Guadeloupe durant les fêtes de fin d'année.
En effet, nous avons regardé diverses destinations comme la Floride, la république dominicaine etc... car notre but premier je vous l'avoue est de passer un Noël au soleil, plage, bronzage et de beau moment en famille.
J'ai regardé les vols, et nous avons vu différents vol plutôt intéressant soit via Air France soit via Corsair, nous disposerons d'en tout cas 2 semaines voir 3 semaines.
Bref, avant d'attaquer l'itinéraire concrètement nous avons quelques inquiétude concernant la météo. Avant de me renvoyer à la recherche en haut à droit que j'ai déjà utiliser je n'arrive toujours pas à trouver une réponse.
J'ai compris que la saison est partagé en 2, sèche dites carème qui commence en décembre qui correspond à l'hiver et l'autre saison qui correspond à l'été et donc plus humide et plus de pluie.
Cependant, j aimerai faire appel aux personnes qui sont habitués à vivre sur place où qui y vont régulièrement à fin décembre ( nous y serons aux alentours du 25 décembre jusqu'à la fin de la première semaine de janvier) afin de nous renseigner sur quel type de météo on peut s'attendre sur place. Bien entendu, nous sommes conscient que personne n'a de boule magique afin de nous révéler la météo.
Nous aimerions simplement pouvoir réserver avec moins de crainte et avoir moins de doute sur la météo, en effet même si les sites internet disent que décembre reste favorable je n'ai pu m'empêcher de lire des carnets de voyage dont un durant les même période du nouvel an 2016/2017 et ces gens avaient eu de la pluie du 22 au 31 décembre.....
Voilà un texte plutôt conséquent pour une simple question de climat... Merci à ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre.
Cordialement










