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Northern to Southern Alsace
Here’s a travel journal with photos, different from the ones we usually share with you.

Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.

Introduction

" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "

This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.

Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.

The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.

Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.

Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.















Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

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Faire un trajet à vélo Colmar-Paris, le tout en piste cyclable?
Bonjour, voila j'ai besoin d'information a propos d'un projet qui commence a apparaitre dans ma tête grâce a la réalisation de piste cyclable ses derniéres années vers chez moi, j'habite a coter de Colmar le long d'un canal qui rejoint le canal du Rhône au Rhin, il y a maintenant 2 ans une piste cyclable a été construire sur le chemin de halage du canal jusqu'a celui du canal au Rhône au Rhin et comme se canal va a Strasbourg, il y a de nombreuse années maintenant une piste cyclable y a été réalisée, mais il reste maintenant une portion qui n'a pas encore été faite entre les deux, mais les travaux vont commencer se lundi et vont durée jusqu'en 2011, quand ça sera fini je pourrais aller de chez moi presque jusqu'a Sarrebourg en Lorraine que en piste cyclable, mais après c'est le flou car je ne connais pas du tout l'endroit la bas, est ce que il y a une piste cyclable vers Sarrebourg qui en rejoindrait d'autres et que je pourrais rejoindre Paris ? Si c'est le cas, j'aurais presque même envis de pousser jusqu'a l'océan Atlantique.. c'est possible ?
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Alsace: passer une journée et une nuit à Colmar ou Strasbourg?
Bonjour,

Nous partons a europapark en avril, mais nous avons une journée et une nuit a dormir au choix a colmar ou strasbourg, j'aimerais savoir des 2 laquelles est la plus typique jolie a visiter, et que faire et voir dans la regions avec mes enfants de 9 et 12 ans.

Merci a vous (et si info sur europapark n'hesitez pas merci)😉
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Reims
Bonjour à tous,

Maintenant que notre itinéraire et nos dates de vacances sont établis (mi-septembre au début octobre). Je commence mes recherches détaillées pour établir les visites à ne pas manquer et noter, si possible, de bons restos, chambres d'hôtes ou hôtels.

Notre 1er arrêt sera Reims et ces environs. Quels sont les incontournables de Reims et de ces environs ? Avez-vous une suggestion de chambre d'hôtes dans les environs ou d'hôtels à Reims ?

Quel est votre avis à ce sujet ? Une chambre d'hôte chez une vignoble pour goûter à la campagne champenoise ou loger à Reims même pour faciliter la visite de la ville ?

Merci à tous, Isabelle 😄
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Votre avis: 1 arrêt entre CDG et Strasbourg
Bonjour,

Je suis curieuse et aimerais avoir votre avis ainsi que la raison. Nous arrivons à CDG et nous nous dirigerons vers Strasbourg.

Pour notre 1er dodo (idéalement à mi-chemin) et notre 1ère visite le lendemain (1/2 à 1 journée), vous me conseiller quel arrêt et quel itinéraire (Reims, Épernay, Troyes, Metz, Nancy) ?

Merci ! 😉
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Reims-Amsterdam-Hambourg-Reims à vélo
Bonjour à toutes et à tous,

Je suis un étudiant de 19ans, l'été dernier j'ai réalisé Reims-Rome en pignon-fixe en 19 jours avec un ami (nous sommes revenus en avion).

Cet été j'aimerai aller seul à Amsterdam, monter jusque Hambourg et revenir en "ligne droite" jusque Reims.

Connaissez-vous des grands axes de pistes cyclables permettant de voyager tranquillement entre Amsterdam et Hambourg?

Savez-vous s'il est facile de trouver des endroits où dormir en pleine nature (pour planter sa tente), ou chez l'habitant? Pour Reims-Rome nous dormions chaque nuit dans des campings, qui dans le sud nous revenaient cher...

Merci !
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Reims quatre saisons
Campagne autour de Reims au fil des saisons

J'ai habité durant quatre ans dans un petit village au nord du département de la Marne, tout près d'une magnifique rivière l'Aisne. Cette dernière me laisse un souvenir fort. Je me souviens avec précision des promenades que nous effectuions le long de ses berges, lorsqu'elle était en crue. A ces moments, elle s'enflait à la manière d'un véritable fleuve large, rapide, de couleur sombre, qui dévalait en émettant une forme de sifflement, plus exactement de feulement. L'eau était si rapide qu'elle bruissait. Cette anecdote comme entrée en matière pour montrer que ces régions que l'on considère, souvent et à tort, sans caractéristiques particulières sont quand on sait les regarder, de véritables joyaux, qui peuvent faire passer des émotions au même titre que les grandes montagnes ou les mers.

Mon village se situait à 13 kilomètres de mon lieu de travail, au nord de Reims. Très souvent je m'y rendais et revenais à pied ou à vélo tout terrain. Ce qui m'a permis d’observer la succession des saisons au jour le jour, souvent aux moments les plus chargés d'émotion, le lever et le coucher du soleil. Cette région possède un passé historique riche, en particulier du fait des deux guerres mondiales, qui ont amené à deux reprises la destruction totale de mon village.

Tout d'abord au cours de la première guerre mondiale, les Allemands l'ont occupé quatre longues années, de septembre 1914 après la contre-offensive de la Marne qui les a repoussés de Reims, jusqu'en octobre 1918 lors l'offensive américaine. Au cours de cette longue période, les Français qui tenaient Reims les ont bombardés en permanence, réduisant à néant toutes les maisons du hameau. Puis, durant la deuxième guerre mondiale, d'importants combats se sont déroulés en ce lieu et à nouveau le village a été détruit.

On oublie facilement qu'en 1940 l'armée française s'est battue, bien qu'elle ait été submergée. La meilleure preuve, malheureusement de cette résistance, c'est le nombre de militaires français tués au cours de cette courte campagne de France. Ils sont 100 000 à avoir donné leur vie au cours de cette déferlante allemande qui a duré deux mois.

Tous les jours lorsqu'à pied ou à vélo je parcourais cette zone tellement marquée par l'histoire violente de nos deux pays l'Allemagne et la France, outre la joie de l'effort physique dans une nature toujours changeante, je ressentais de l'émotion en me remémorant ce que nos grands-pères et nos pères ont vécu sur cette terre de contraste. Ce préambule historique est indispensable, afin de vous livrer mes sensations et réflexions lors de mes traversées biquotidiennes de ces terres pour lesquelles je garde un amour profond.

Le fait d'avoir un métier qui vous amène à des déménagements fréquents, comporte un certain nombre d'inconvénients, mais cela permet de découvrir en permanence des régions que l'on ne connaissait pas, et même que l'on ne voulait pas connaître, ne leur trouvant aucun attrait. Et puis lorsqu’on s'y trouve, il faut s'adapter. Si l'on sait regarder la nature, l'adaptation se fait toujours beaucoup plus facilement. Et c'est ainsi que j'ai appris à découvrir au jour le jour cette belle région plate et en apparence sans caractéristique du nord du département de la Marne.

Je vais vous faire part de mon vécu au cours des saisons dans ces grands champs qui s'étendent au nord de Reims. Ces périodes pendant lesquelles je me retrouvais seul deux fois par jour à courir ou pédaler à travers la campagne m'ont enrichi sur bien des plans. Tout d'abord, j'ai pris l'habitude de partir par tous les temps et de trouver du plaisir par toutes les conditions. Rapidement le pli est pris et l'on découvre en passant le pas de la porte le vent, le froid, la chaleur, le brouillard, le givre ou la neige, et chacun de ces éléments est différent à chaque fois. Savez-vous que les Esquimaux ont une vingtaine de mots différents pour décrire les divers états de la neige? Eh bien pour chacun des éléments constitutifs de la météorologie il serait possible de trouver de multiples adjectifs descriptifs en fonction des conditions. Une fois passé le pas de la porte et la première surprise des conditions du jour assimilée, le contact avec la nature s'établit, les muscles s'échauffent et le rythme s'installe. Le regard porte loin dans ces régions plates, et rapidement, aux aguets les sens en éveil, j’embrasse de vastes zones aux détails toujours changeants. Mais souvent lorsque le départ se fait de nuit ou par brouillard, les yeux ne pénètrent pas ces zones opaques, cependant l'esprit, lui, imagine ce qui s'étend devant.

Ce voyage en aller-retour effectué chaque jour s'apparente à un rite initiatique, me permettant le matin de me préparer en souplesse à la vie de fou de la journée qui m'attend dans une société qui a tendance à broyer les individus et le soir de me libérer d'une bonne partie du stress accumulé.

Le printemps, la température commence à remonter après les rigueurs de la froide saison. La terre sèche, et cela est très perceptible dans cette région sur laquelle, j'ai tant lu de livres, décrivant la boue, grand fléau, qui engluait, et parfois tuait le poilu. La nature s'éveille et les herbes font craqueler de toutes parts ces immensités de terre nue. Dans cette zone plate, ces nouvelles pousses attirent tout particulièrement l'attention, elles participent au changement de la couleur du sol.

Dès que ces végétaux, s'étant imbibés des premiers rayons de soleil printaniers, atteignent quelque hauteur, la faune en prend possession. Les alouettes les colonisent. On peut les entendre chanter, mais il est difficile de les voir voler au-dessus des champs. De temps en temps de façon furtive il est possible de les apercevoir décoller ou plonger se cacher au ras du sol. Tout comme les animaux, les tracteurs aussi reprennent possession des lieux. La particularité de ces grands champs, qui furent aussi de vastes champs de bataille, tient dans le nombre très important d'obus qu'ils recèlent.

Durant les quatre années, où ces étendues se trouvaient entre les lignes de tranchées, les Allemands et les Français les ont copieusement bombardées au gré des attaques et des contre-attaques auxquelles les deux belligérants se sont livrés. J'aurai l'occasion d'y revenir car c'est souvent plus tard dans l'année, lors des travaux en profondeur dans la terre que ces fruits de mort sont récoltés. Et puis au printemps, comme à l'automne, mes randonnées matinales et vespérales étaient synchronisées avec ces périodes de la journée, particulièrement belles, que sont le lever du soleil et son coucher.

En effet, comme le commun des mortels, en temps normal, mon travail commençait vers les sept heures trente le matin et le soir se terminait généralement autour des 18 ou 19 heures. Donc tout naturellement mes randonnées quotidiennes me laissaient au printemps tout loisir d'observer l'aube et coucher du soleil. Cette saison outre l'éveil de la nature, a gravé en moi un souvenir profond, d’une part de ces départs au moment où la nuit va finir et de ces arrivées, une heure plus tard, en pleine lumière du jour, et d’autre part des retours, après une journée de travail, me permettant de suivre avec attention l'installation de la nuit. Ce miracle chaque jour renouvelé du rougeoiement de l'astre du jour qui se lève et se couche. J'étais un spectateur particulièrement privilégié, toujours seul, je pouvais avoir l'illusion qu'il se livrait à ces démonstrations de beauté pour mon seul plaisir.

Le printemps, c'est aussi la période des giboulées, ces précipitations très caractéristiques et rageuses. Sur la plaine on en distingue les trains plus ou moins importants qui défilent, arrivant droit sur vous ou vous évitant. Lorsqu'elles vous frappent, elles vous font l'effet d'une douche froide et vous forcent à courber l'échine. Que la nature dans ces moments est belle à travers ses contrastes d'ombre et de lumière.

L'été les blés mûrs ondulent à l'infini au gré de leur tête dorée sur cette terre blanche dure comme de la pierre. Effectivement ce sol, qui sait être boue très collante en hiver, se transforme en une matière très compacte en absence de pluie. Alors sur ce terrain ferme, les déplacements à vélo dans les herbes des chemins plats deviennent un véritable plaisir. Le mouvement parmi de grandes tiges à hauteur de guidon donne plus l'impression de flotter et glisser à la manière d'un bateau qui fend de son étrave un flot de graminées. Ces herbes, dans lesquelles on baigne littéralement frôlent et chatouillent les jambes, mais l'absence de pierres et d’aspérités sur ces grandes étendues dégagées laisse tout au plaisir de la progression dans cette substance végétale, qui n'est pas généralement le lieu de prédilection du deux roues. Cependant, la vigilance reste de rigueur, car il est inhabituel de ne pas voir le sol lorsque l'on roule. Il arrive parfois que quelques ornières, traîtreusement cachées, vous déstabilisent, mais étant toujours orientées dans le sens de la progression, le réflexe est vite pris pour les négocier sans difficulté.

Le canal de la Marne, traçant sa ligne droite à travers les cultures, offre aussi tout au long de cette saison de belles émotions à vélo. Le longer en suivant le chemin de halage, au petit matin ou en fin d'après-midi les jours de grosse chaleur, procure une multitude de surprises enthousiasmantes. En effet, la bicyclette de par son mouvement sans vibration sur le sol, permet souvent de voir les poissons avant qu'ils ne vous détectent et ne s'enfuient en laissant un gros remous à la surface. Alors brochets, carpes et autres habitants de ces eaux calmes se laissent entrevoir, de façon très distincte, avant de se dérober au regard curieux en plongeant vers des fonds obscurs. Pouvoir mettre un nom sur le fuyard laissant son gros rond sur le miroir du canal me plaisait énormément.

L'été c'est aussi bien sûr l'époque des orages, et sur ces terres surchauffées, ils peuvent être terribles. Au cours de mes traversées en fin d'après-midi par temps menaçant, il m'arrivait de ressentir un engagement comme lors d'une ascension sur une montagne. On réalise dans ces moments notre petitesse. Avancer entre des trains de nuages, déversant au hasard des éclairs que l'on voit frapper le sol, procure des sensations puissantes. On a beau se dire que statistiquement, la probabilité d'en recevoir un est faible, on a tendance à accélérer le rythme pour rejoindre au plus vite le village dont on voit les toits flotter au loin au-dessus des épis de blé, recouvrant cette terre qui s'étire à l'infini. La grandeur et la brutalité de la nature apparaît dans toute son ampleur, et dans ces instants nul besoin de se trouver en pleine mer ou dans la face nord des Drus pour se sentir vivre.

J'ai découvert ce paradoxe, qu'il était possible dans des contrées que l'on pense débonnaires de ressentir un engagement face aux caprices de la nature similaire à celui rencontré en montagne. La même sensation de danger vous étreint, tous sens en éveil. Les éclairs claquent dans les champs, très distinctement les traits de foudre atteignent le sol. Dans ces moments, le regard est fixé dans le lointain vers le hameau, qui devient le point de focalisation unique vers lequel on espère trouver la sécurité. Me restent très précisément gravés en mémoires les contrastes entre nuages noirs, blés éclatants et éclairs rajoutant un trait de lumière par-ci par-là au hasard du tableau, dans ce vaste horizon.

L'été c'est aussi les immenses champs de fraises sur les collines au second plan et la foule des ramasseurs à genoux remplissant leurs cageots. Une année nous avions hébergé une Mexicaine d'une famille très aisée. Elle s'imaginait qu'en France, qu'elle considérait, à tort sans doute, comme un pays très riche, le moindre travail devait rapporter un joli pactole. Elle était donc intéressée par le ramassage des fraises. Par des amis nous la faisons embaucher. Après une demi-journée de cueillette elle est revenue éreintée, les genoux griffés et très dépitée de n'avoir récolté à l'époque que quelques francs. Les paysans du coin ont rigolé pendant longtemps des mésaventures de notre belle Mexicaine. En effet, à la voir grande blonde aux yeux clairs on ne se doutait pas de sa nationalité. Elle descendait d'émigrants des pays nordiques.

L'été c'est encore la ronde des énormes moissonneuses batteuses qui se déplacent dans de grands nuages de poussière, remplissant de pleines bennes de grains, sous l'œil interrogateur des cultivateurs qui jugent de la qualité et de la quantité.

Avec l'automne arrivent les premiers rafraîchissements de l'air qui rendent toute sa limpidité à l'atmosphère. Puis viennent les premiers froids qui donnent naissance aux brouillards. J'utilise à dessein le pluriel, car comme les neiges des Esquimaux, ils sont multiples. Je les classerai en deux grandes catégories, ceux de faible hauteur qui permettent de voir par dessus, vous laissant la tête en quelque sorte hors des nuages, et puis ceux dans lesquels l'immersion est totale, et qui limitent plus ou moins en fonction de leur opacité la vision horizontale et verticale.

Cette saison par excellence, c'est celle des illusions, des perceptions de distances erronées, par le jeu de ces brumes aux formes et aux densités très variées. Par exemple le brouillard peut ne constituer qu'une mince couche au sol de quelques centimètres. Au petit matin, en courant sur cette fine pellicule dense il m'arrivait de perdre le sens de la dimension des objets et des êtres. L'un de mes repaires au cours de mes courses matinales était la colline de Brimont, gros tertre boisé légèrement au sud-ouest de mon axe de progression. Un matin froid de fin d'automne au-dessus de cette couche de brume qui masquait le sol, je vis la colline émerger, mais la perspective se modifiant trop rapidement en fonction de mon déplacement, alors je décelai une anomalie. Effectivement, elle était de taille. Ce que je prenais pour la colline de Brimont, située à six ou huit kilomètres, était en fait un tout petit mouvement de terrain dans un champ et se situait à quelques dizaines de mètres seulement. Une autre fois, je regardais une drôle de motte de terre à proximité qui émergeait de ce fin brouillard. Mais aurais-je la berlue! La motte de terre se mit à bouger et sa forme se modifia. Il lui apparut de grandes oreilles et elle détala au pas de course. Il s'agissait d'un lièvre couché à même la terre, dont j'avais pris l'arrondi du dos pour un mouvement de terrain. Si je n'avais pas vécu de telles expériences, je ne pourrais admettre que selon les conditions on puisse avoir de telles illusions.

Ces périodes pleines de sensations étranges, où la nature se jouait de mes sens, étaient les plus propices au travail de l'imagination. Tout naturellement cela me ramenait à la première guerre mondiale, où à cet endroit même Français et Allemands s'étaient âprement affrontés durant quatre ans pour la possession de cette terre. J'imaginais au ras du sol quelques poilus rampant à couvert du brouillard pour s'approcher de la tranchée ennemie afin d'y semer la mort. Dans leur déplacement lent, peut-être ce qu'ils confondaient avec des mouvements de terrain ce n'était pas des lièvres qui avaient déserté ces lieux de bruit et de fracas, mais les corps de camardes ou d'ennemis gisant. Et tout ce monde imaginaire, que je voyais vivre, était rendu d'autant plus réel par les fragments de matériels qui à cette époque de l'année ressortaient du fait des labours et de la récolte des betteraves. Généralement, il s'agissait d'obus que les paysans déposaient en bordure de champ à la manière de petits tas de bûches.

Je me souviens que de mon jardin à l'orée d'un bosquet d'acacias, je distinguais, ce que je croyais être un petit stock de billots de belle dimension, quelques mètres de large et un de hauteur. Puis un jour passant par là à vélo, j'eus la surprise de constater qu'il s'agissait d'un amas de munitions de gros calibre. Pour se faire une idée du nombre d'obus enfouis dans ces coins de France, il suffit d'avoir en mémoire que les deux belligérants les ont copieusement arrosés durant toute la guerre et que l'on considère qu'un obus sur trois n'explosait pas, mais s'enfonçait très profondément dans cette terre en permanence retournée.

Il m'est arrivé aussi de voir autre chose que des obus, des restes de baïonnettes, de pipes, de morceaux de casques troués d'une balle. A ces moments la guerre de 14 me semblait très présente, j'avais l'impression d'y baigner, qu'elle m'imprégnait. Avec beaucoup d'émotion et de gravité je continuais ma course dans ces espaces aux dimensions aléatoires où les époques se télescopaient. Rarement lieu, de l'Himalaya à Persépolis en passant par l'Atlas marocain ou bien une tempête de nuit en mer à bord d'un petit voilier ne m'a laissé un souvenir d'une telle intensité.

Enfin l'hiver, la saison de loin la plus austère, déversait à son tour son lot de sensations. Aux longues périodes de mauvais temps succédaient de puissants anticyclones accompagnés d'un brouillard épais, qui effaçait toute distance. Cependant, à la couleur légèrement gris bleu du ciel on sentait que le soleil n'était pas loin. Mais cela pour beaucoup était un facteur aggravant, car si près et pourtant incessible restait l'astre du jour. La faible durée des journées souvent ne permettait pas la disparition des brumes.

L'hostilité de la saison se caractérisait aussi pour moi, par le fait de faire mes trajets quotidiens entièrement de nuit. Certains jours la boue était tellement épaisse et collante que la pratique du vélo était impossible en dehors des routes, quant à la course à pied, elle se transformait en une véritable épreuve, avec des kilos de terre accrochés sous les semelles. Elle collait un peu à la manière des grosses boules de neige mouillées que l'on roule et qui deviennent démesurées, et surtout d'un poids qui bloque toute possibilité de les déplacer. Très rapidement, de cette boue compacte j'en étais complètement couvert, et il m'arrivait pour y remédier de porter un k-way complet, ce qui permettait plus ou moins à la terre de glisser et de ne pas trop m'alourdir.

Cependant, malgré les apparences ces immersions dans la nuit brouillardeuse et dans la boue me procuraient un vif plaisir. Cela laissait aussi imaginer les conditions endurées en ces lieux durant les longues années de guerre. Dans cette bande d'une dizaine de kilomètres que je traversais tous les jours, l’image des soldats cloués au sol ou errant dans cette zone entre les tranchées était très présente à mon esprit. Des hommes avaient passé de longs hivers dans ces conditions terribles, en danger de mort permanent, et pour eux il n'y avait pas de douche deux fois par jour.

Souvent, je me demande comment ils pouvaient tenir. J'ai lu un livre très intéressant qui s'intitule «Pourquoi ont-ils tenu?». Les raisons en sont multiples et il n'y avait pas que la peur d'être fusillé en cas de désertion ou le patriotisme. Les causes en sont plus subtiles mais la relation entre les hommes et surtout la camaraderie ont joué un grand rôle.

De nuit sans visibilité il ne m'était pas toujours facile de garder le bon cap en direction de la ville. La principale difficulté provenait du fait qu'à cette saison les chemins et les champs cultivés se confondent. La boue qu'elle se trouve dans les uns ou les autres, ça reste de la boue. Sans visibilité, sous un ciel bas de nuit, lancé à l'aventure à travers cette terre uniforme collante et sombre comme du charbon, ayant perdu toute trace de chemin, l'orientation devenait parfois difficile. Alors je m'arrêtais, écoutais et regardais vers l'ouest en direction de la route menant à Reims. À travers le bruit étouffé par le brouillard ou grâce au léger halo de lumière des phares des véhicules, que parfois je distinguais dans le lointain, je réussissais à rester sur mon axe. Il m'est cependant arrivé, rarement, de me retrouver à proximité de la ville avec une forte dérive, que je compensais en suivant les clôtures de la base aérienne. Que cette situation était étrange mais comme j'en tirais du plaisir.

J'ai pu constater au cours de cette saison que les nuits vraiment noires sont très peu nombreuses. J'appelle nuits vraiment noires, celles au cours desquelles, une fois l'accoutumance des yeux à l'obscurité effectuée, on ne discerne pas le contour du moindre objet à plus d'un mètre.

Généralement de nuit, une lumière ténue permet lorsqu'on est vigilant de distinguer très légèrement ce qui se trouve dans un périmètre de quelques mètres. Par nuit vraiment noire, conjonction de mauvais temps, d'absence totale de lune et d'éloignement de toute agglomération, on ne voit vraiment plus rien. Ces conditions de noir total n'étaient réunies que quelques nuits par an.

Tel un aveugle j’avançais au jugé, toujours très tendu à l'idée de buter sur un obstacle. Le long de mon parcours, il arrivait que des cultivateurs laissent des engins agricoles, par exemple des herses. A l'idée de les percuter je redoublais de vigilance et suivant les endroits, je ralentissais mon allure, je retenais mes pas en petites foulées précautionneuses dans l'attente de percuter un obstacle métallique. Dans ces conditions, l'instinct plus que la vision permettait de matérialiser l'environnement. J'avais un peu l'impression de retrouver les perceptions sensorielles plus développées chez nos ancêtres que chez nous, hommes modernes. Dans ces instants je faisais partie intégrante de cette nature hostile, opaque, froide et mouillée. Ces expériences m’ont appris que de conditions adverses naissent les plus belles et grandes émotions.

Lorsque j'arrivais sur mon lieu de travail ou chez moi, je ressemblais à une statue de terre. Nombreux étaient ceux qui me prenaient pour un fou. Mais s'ils avaient pu imaginer le plaisir qui naît de la confrontation avec la nature lorsqu'elle se montre un tant soit peu hostile!

L'hiver c'était aussi ces périodes de gel par temps de brouillard, ou tout obstacle se couvrait d'une magnifique parure de givre. On se serait cru dans un conte fabuleux, et je recherchais les elfes et les Nibelungen. Sur ces terres glacées, comme des ombres gracieuses et furtives, les chevreuils s’élançaient et disparaissaient dans les nuées. Comme j'ai aimé ces balades presque irréelles par des températures très basses, parmi ces fantômes de végétation éclatants de givre surgissant de la grisaille et y replongeant aussitôt, au rythme du coureur. Ces conditions rigoureuses n'enlevaient rien au confort et au bien-être que prodigue la chaleur des muscles en action. Là encore je ressentais que mon corps était bien adapté à l'hiver et à ses rigueurs, ce qui faisait naître une vive sensation de plaisir.

Ce pays aux contrastes accentués, cette terre chargée d'histoire, sachant au gré de l'année prendre des visages très différents, des plus chaleureux aux plus rébarbatifs, je l'ai beaucoup aimée. Ses habitants aussi étaient toujours accueillants. Cette région, je l'ai quittée depuis un peu plus de vingt ans, j’en ai connu beaucoup d'autres très belles en France et à l'étranger, mais je garderai toujours très vivante en moi cette émotion que faisaient naître en moi ces vastes zones plates.
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Reims-Paris à vélo
bonjour , tout d'abord désolé pour les faute d'orthographe voila , je voudrais allé a paris avec mon cousin en vélo , j'ai 16 ans lui 19 ans , je nais pour l'instant fait que d'assez courte distance , mais je me sans prêt a franchir le pas et pas le moindre je l'accorde comme je n'ai jamais fait de voyage en vélo , je voudrais savoir comment cela ce passe ce qu'il faut prévoir pour le moment je prévoit de acheter une tante 1 personne a 25 euro avec un sac de couchage a 20 euro il me resterais donc seulement 15 euro , esque c'est assez pour ce nourir boir...? et une derniere chose mais j'en doute , un lieu dans paris ou l'on peu ce poser pour une nuits avec une tante gratuitement .... voila et merci d'avence pour vos reponce cordialement
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De Reims à Perpignan par les chemins de halage à VTT
Bonjour,

je cherche des renseignements (et surtout des cartes prècises) a fin de me rendre de reims à perpignan en vtt par les chemins (de halage de préférences.). si vous avez des renseignements ou expériences sur ce trajet, merci de m'en faire profiter.

d'avance merci 😉
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Liège - Reims en VTT
Bonjour à tous.

Je suis un peu intimidé quand je vois les projets décrits dans cette rubrique. Celui que je prévois avec qq copains est bien plus modeste.

Nous pensions rouler en vtt entre 50 et 60 km /jour pendant 3 jours puis pause pendant 2 jours (avec femme et enfants qui ns rejoignent) puis à nouveau 2 ou 3 jours. Nous ne sommes pas des grands baroudeurs et nous pensions loger en chambre d'hôte ou apparenté.

Le point de départ est Liège en Belgique, le point d'arrivée est indéterminé mais Reims nous bottait bien.

Voici mes questions:

Connaissez vous un chouette endroit pour passer le WE en famille (avec des petits bouts) à mi chemin de notre itinéraire. Pour la Belgique, ca ira mais pour la France (Ardennes), connaissez vous des itinéraires sympa ? Ou un livre/carte qui reprend les pistes VTT de la région ? Le chemin de St Jacques (gr 654) ou le gr 12 sont ils praticables en vtt ? Pensez vous qu'une autre région se prète mieux à notre projet ?

Merci pour vos réponses.

Vincent
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Avion pour Reims de Montauban ou Toulouse
Bonjour je recherche une n avion qui partirai pour Reims le 21. Je suis malvoyant et j ai envie de m de cadre. Je me rend à un mariage à Reims le 23 c est pourquoi je recherche pour le 21 ou 22 juillet. Merci beaucoup m. Alexandre
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Week-end à Reims sans voiture
Bonjour,

Je souhaite passer le we prochain à Reims, où j'arriverai par le train. Pouvez-vous me dire si l'on peut accèder aux Faux de Verzy en bus ? ou s'il faut obligatoirement une voiture ? Et puis j'aurais également besoin de vos conseils concernant "la" cave à visiter - j'ai vu plusieurs recommandations pour Pommery, mais je prends tous les avis ! Et concernant les restaurants sympa où déjeuner et dîner aussi !

Merci !
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Séjour à Reims et région
Bonjour, mon mari et moi serons dans la région de Reims en septembre prochain. Dans la région il y a des sites datant de la guerre 14-18. Ex; tranchées, bunkers allemands etc... selon vous , est-ce un attrape-touriste ou cela vaut le détour ? Nous pensions passer 3-4 jours dans la région, est-ce suffisant ou pas assez ? Merci de vos conseils.
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Bus Orly Sud - Reims
bonsoir aidez-moi svp je voulais rentrer a Reims mon point de départ Orly sud quel bus je prend et quel gare merci
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Moyen de transport entre Reims et l'aéroport Vatry?
Bonjour à tous,

J'ai acheter 2 billets d'avion de l'aéroport Vatry vers Marrakech le lundi 13 mai à 20h30. Mon problème est que la navette qui part de Paris et passe par Reims normalement ne reprendera pas cette année et j'avais déjà acheté mes billets de train pour prendre la navette a Reims. J'ai regarder pour un taxi de Reims a Vatry mais c'est 100 Euros!! ( 2 fois le prix du billet d'avion!!)

Est-ce que quelq'un connais un autre moyen (bus-navette-covoiturage) pour se rendre à l'aéroport a prix décent??

Ou sinon est-ce que quelqu'un prends le même vol et passe par Reims ?

C'est le début de notre tour du monde et je veux pas me ruiner en partant!

MErci!!

Nicolas et Gwendoline
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Voyage à vélo Reims-Le mont Saint-Michel
Bien le bonjour, Avec mon compagnon de voyage, nous comptons entreprendre la route depuis Reims jusqu'au Mont Saint Michel sur nos fidèle destrier a 2 roues, je sollicite donc votre aide pour préparez ce voyage.

Nous voudrions ralliez notre destination en empruntant un maximum de pistes cyclable, et petite routes sympas, tout en évitant si possible Paris, est ce que vous avez des idées pour l'itinéraire?

On cherche aussi des idées d’étapes pour égayer un peu notre voyage.

Enfin durant notre petit périple, nous aimerions rencontrez un maximum de personne qui comme nous serait amoureuse du vélo ou de ce genre de "road trip" et serait prêt a nous accueillir pour une petite douche, un petit repas ou bien pour pouvoir plantez notre tente dans leur jardin/ champs.

La date de départ est pour le moment prévue au 4 ou 5 août!

Merci d'avance à tous!

Sportivement, Arthur.
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Malarone à Reims
Bonjour à tous . Je veux juste vous indiquer que j 'ai trouvé d la Malarone un peu moins chère à la pharmacie lafayette à Reims , au prix de 38, 22 euros au lieux de 49 . Comme j'ai cherché une adresse dans le forum et que je n'en ai pas trouvée . Voici l 'info . Bon voyage .
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Maison à Reims
Bonjour, Passant par Reims il y a quelques jours, j'ai vu dans une rue proche de l'Hotel de Ville une grosse batisse dont la porte monumentale est circulaire, semblable à un tonneau et qui comporte des mosaïques sur la vigne et le vin sur son fronton. Il n'y a pas de fenêtres ce qui me fait dire que ce n'est pas une habitation. Si quelqu'un peut me dire ce que c'est ce sera avec grand plaisir. par avance merci.
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Montagne de Reims, les faux de Verzy
Les Faux de Verzy

Verzy est un petit village sur la bordure est de la montagne de Reims, charmante petite agglomération de la plus prestigieuse région viticole de France, voire de la terre ! Tout le monde ne sera peut-être pas d’accord. Même si l’on préfère un bon rouge de Bordeaux ou de Bourgogne, ou un excellent blanc comme un Condrieu ou un Pouilly Fuissé, sans parler des vins étrangers qui battent parfois leurs homologues français dans des dégustations à l’aveugle, reconnaissons que le champagne et ses bulles sont le symbole universel de la fête. Outre un magnifique vignoble s’étalant à son pied, ce village recèle une curiosité rare, qui se cache au cœur de sa forêt domaniale, une population d’arbres, appelés Faux de Verzy. Il s’agit d’une colonie exceptionnelle de hêtres aux formes extraordinaires. Les branches et les troncs, prennent les allures et les angles les plus incroyables et ressemblent à des éclairs pétrifiés. Non seulement leurs structures sont vraiment originales, mais leurs branchages s’incurvent jusqu’au sol, ce qui ajoute à l’étrangeté de ce peuplement d’arbres. On les appelle aussi hêtres tortillards. Lorsqu’ils ont leur feuillage, ils s’apparentent à de grosses boules vertes posées à même le sol. Début mai, alors que les feuilles sont toutes neuves, leur vert tendre s’enlumine aux rayons du soleil, pénétrant les frondaisons des grands arbres qui les entourent, et alors ces hêtres étranges donnent un air mystérieux à la forêt, comme s’il s’agissait de quelques cachettes magiques protégeant les lutins de la forêt.

Je me souviens, il y a fort longtemps les avoir vus en hiver. A cette saison seuls leurs squelettes, tels de grosses toiles d’araignée mal agencées, s’élèvent dans la forêt grise et froide, ce qui produit une forte impression. Par contre comme en ce début mai 2011, lorsque ils ont leur frondaison, leur silhouette n’est plus du tout la même. Je vous conseille donc d’aller les contempler une fois en été et une fois en hiver.

Leur population dans la forêt domaniale de Verzy est estimée à huit cents. On trouve aussi ces hêtres tortillards dans quelques autres régions d’Europe, mais en nombre bien moindre. Le site de Verzy, du fait de l’importance de sa population de Faux, semble le seul lieu susceptible d’assurer la viabilité de l’espèce, et par conséquent il constitue une richesse exceptionnelle.

Mais d’où proviennent ces arbres mutants ? Ce phénomène peut de même s’étendre au chêne et au châtaigner. Peut-être au pin ? En effet je me souviens avoir vu des pins tout à fait étonnants par leurs zigzags le long du courant du Huchet petit cours d’eau situé à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Arcachon. Revenons à Verzy. Les premières descriptions connues de ces étranges habitants de la forêt datent de 1664. Il semblerait que l’emplacement des Faux corresponde avec le positionnement des anciens jardins de l’abbaye, qui fut fondée au VII siècle, une centaine d’années après que saint Basile, évangélisateur de la Lorraine se soit fait ermite en ces lieux. Depuis elle a disparu, car vendue comme nombre d’autres édifices religieux à la révolution comme biens nationaux. Elle fut détruite peu après, ses pierres étant commercialisées par le marchand de biens qui s’était porté acquéreur.

Y-a-t-il un lien entre les moines et les Faux. Ces ecclésiastiques les auraient-ils mis en terre dans leur jardin et entretenus ? Ces arbres ont un patrimoine génétique particulier. Ils peuvent parfois se reproduire par graines la faîne chez le hêtre, mais rarement. Plus généralement ils se reproduisent par deux phénomènes distincts.

Le drageonnage : derrière ce mot barbare se cache tout simplement l’apparition d’un bourgeon à partir d’une racine. Ce bourgeon se développant, il donne naissance à un autre arbre, qui va couper ses liens par racine avec son géniteur et il devient arbre à part entière.

Le marcottage : les branches, lorsqu’elles touchent le sol, prennent racine et à leur tour donnent naissance à un arbre qui s’émancipera à la recherche de son autonomie.

Voilà si vous passez dans le coin et les occasions ne manquent pas, le champagne, le fort de la Pompelle, haut lieu de la guerre de 14-18, où tout simplement lors d’une liaison, ce qui était notre cas, revenant de Belgique, prenez le temps de faire un détour et d’aller musarder en forêt vers ce petit coin de paradis très curieux, vous ne le regretterez pas.
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Restaurants sympathique à Reims?
Nous allons passer quelques heures ce dimanche 2 janvier, à Reims et sa région.

Quelqu'un pourrait me conseiller un petit resto sympa pour le repas du midi.
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Deux jours à Reims: les incontournables?
Bonjour!

J'aimerais visiter Reims avec mon amoureux la semaine prochaine... Quels sont les incontournables de cette ville? Bien entendu, nous aimerions visiter une cave...faut-il réserver la visite à l'avance?

Sur le forum, on conseille souvent Ruinart, Pommery...

Et parait-il ça vaut vraiment la peine d'aller faire un tour du côté de les Faux de Verzy

Enfin si l'un d'entre vous à de bonnes idées :)

Merci!
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Bus ou train (gare) Orly-Reims?
Arrivée à 7h du matin à Orly pour aller aussitôt sur Reims. Quel bus ? ... ? quelle gare ferroviaire pour le train pour Reims ? Merci de votre aide.
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Parcours Haute Savoie - Reims à vélo
bonjour, j'ai le projet de rejoindre reims depuis la haute savoie. je pense partir courant mai ou juin, ce sera mon premier voyage a vélo, je pense passer par geneve, nyon, le jura, gray.... balesmes sur marne(langres 52) remonter la Marne jusque st dizier ou vitry le francois, puis, fère champenoise, vertus, avize, ludes, reims. je cherche des renseignements sur le parcour, est-il possible de suivre la Marne et jusque ou? je pars seul et en camping sauvage mais si vous avez des plans pour le soir pa cher, je suis a votre écoute, meme pour me proposer un autre parcour toujours a destination de reims. merci a vous
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Une journée à vélo autour de Reims?
Edit : je me suis trompé de section. Un administrateur pourrait-il svp le déplacer dans la section "Voyager à vélo", toujours dans France > Nord? Merci.

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Bonjour

Je vais passer le réveillon à Reims et en profiter pour faire un tour en vélo le 1er janvier.

Je ne connais pas du tout la région. J'ai trouvé ce parcours "Montagne de Reims" qui a l'air de grimper sec mais 1) ça réchauffe et 2) je peux toujours abréger si c'est trop dur.

Si quelqu'un connait bien la région en vélo, je suis preneur de toute idée de parcours.

Merci.
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Malarone pas chère sur Amiens ou Reims?
Bonjour,

Nouveau sur le site, je voudrai savoir si il exste une liste des pharmacies qui vendent la Malarone moins cher. Quelqu'un peut-il me l'envoyer? Je cherche sur Amiens ou Reims. Merci
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Café de l'horloge à Reims: qu'en est-il advenu?
Bonjour à toutes et tous,

Mon épouse est à la recherche de ce qu'il est advenu du Café de l'Horloge à Reims, rue de Vesle. Ce café était propriété et exploitation de ses grands parents d'environ 1930 à ....? Il est apparemment maintenant le magasin Okaidi ( vètements pour enfants ), mais si des Rémois ou Rémoises pouvaient nous en dire plus, voire même nous faire parvenir des photos du moment ou c'était le café, ce serait super sympa. Le nom de famille des Grands Parents était BONNAL. Par avance merci. Jean-Michel
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