bonjour, je décolle dimanche matin pour la thailande...
probleme je me suis peter le pied ce matin (grrrr) donc j'ai un platre, je ne vais bien sur pas annulé mes vacances vu que je ne doit le garder que 10jours et mettre une attelle ensuite...
j'ai deja ete chercher l'attelle , je decouperai le platre en thailande...
pour ce qui est de l'avion, je pourrais embarqué avec mon platre et mes bequilles?
en vous remerciant
😎 J'ai 70 ans et je projette un voyage au Pérou.
De nombreux reportages mentionnent des problèmes liés à l'altitude...???
Avez vous untraitement préventif à me conseiller ?
Sur place connaissez vous un traitement à conseiller?
Enfin avez vous des conseils particuliers à me recommander?
Par avance, merci
Cordialement,
Jean Pierre
Cordialement,
Jean Pierre
Bonjour, quelqu'un pourrait-il décrire les symptômes dûs au MDM ressentis en attérissant à La Paz? Existe-t-il des risques de faire des oedèmes?
Merci.
Un conseil aux touristes arrivés en Argentine: dépêchez-vous de changer vos Euros et même vos Dollars en pesos argentins!
Pour deux raisons:
1- La chute continue et effrayante de l'Euro 😠, qui plonge tous les jours face à presque toutes les autres devises mondiales. Il vaut donc mieux changer vos euros aujourd'hui que demain, avec un euro qui perd 1% ou 2 par semaine...
2- Même le dollar américain chute (un peu) face au peso argentin "informel", blue, "au taux de change de rue"... Et ça c'est dur à comprendre! Le peso argentin gagne du terrain face à l'Euro qui part en quenouille, ça on le comprend - hélas, mais... gagner du terrain face au dollar US??😮
La raison première est la suivante : une baisse de 54% des achats immobiliers (en cash et en dollars pour partie) sur Buenos Aires... donc moins de demande pour des dollars cash frais... et à l'arrivée le dollar blue (change de rue) qui passe de 13 à moins de 12,5 (et encore, en sachant se débrouiller, pas facile!) pesos en quelques jours. Quant au taux de change de l'euro, il vaut mieux ne même plus le regarder, c'est la dégringolade.
Sérieusement, les gens qui bossent avec des touristes européens sont mal : avec la chute totale de l'euro (environ -20% face au dollar en 6 mois, et maintenant le peso argentin qui remonte...), quels touristes européens pourront encore se permettre de voyager? et avec un budget réduit!?... Déjà, on note moins de touristes français ici, seuls les Suisses et Américains peuvent se permettre de voyager... ben merci l'Euro!!🤪
Pour deux raisons:
1- La chute continue et effrayante de l'Euro 😠, qui plonge tous les jours face à presque toutes les autres devises mondiales. Il vaut donc mieux changer vos euros aujourd'hui que demain, avec un euro qui perd 1% ou 2 par semaine...
2- Même le dollar américain chute (un peu) face au peso argentin "informel", blue, "au taux de change de rue"... Et ça c'est dur à comprendre! Le peso argentin gagne du terrain face à l'Euro qui part en quenouille, ça on le comprend - hélas, mais... gagner du terrain face au dollar US??😮
La raison première est la suivante : une baisse de 54% des achats immobiliers (en cash et en dollars pour partie) sur Buenos Aires... donc moins de demande pour des dollars cash frais... et à l'arrivée le dollar blue (change de rue) qui passe de 13 à moins de 12,5 (et encore, en sachant se débrouiller, pas facile!) pesos en quelques jours. Quant au taux de change de l'euro, il vaut mieux ne même plus le regarder, c'est la dégringolade.
Sérieusement, les gens qui bossent avec des touristes européens sont mal : avec la chute totale de l'euro (environ -20% face au dollar en 6 mois, et maintenant le peso argentin qui remonte...), quels touristes européens pourront encore se permettre de voyager? et avec un budget réduit!?... Déjà, on note moins de touristes français ici, seuls les Suisses et Américains peuvent se permettre de voyager... ben merci l'Euro!!🤪
Ca ne me concerne pas, mais je trouve que ce n'est pas normal qu'une personne vraiment très obèse ne puisse pas s'assoir dans un avion et donc acheter deux billets électroniques. Dans certaines compagnies aériennes, les obèses doivent payer deux places pour s'assoir. Est-ce normal selon vous ? Ca ne me concerne pas mais ça me révolte. La France qui est un pays très moderne me fait parfois honte.
Je pose cette question pour lancer un débat constructif.
Personnes non sérieuses, merci de s'abstenir.
Bonjour,
je suis passé chez mon médecin pour récupérer une ordonnance justifiant les médocs dans mon sac et à mon étonnement elle m'a conseillé le port de bas de contention !? elle qui est jeune le fait dés que le vol dépasse 4h. Mes vols sont longs, vers USA, 8h + 5h dans la même journée, sans être sujet à risque qu'en pensez vous ?
je suis passé chez mon médecin pour récupérer une ordonnance justifiant les médocs dans mon sac et à mon étonnement elle m'a conseillé le port de bas de contention !? elle qui est jeune le fait dés que le vol dépasse 4h. Mes vols sont longs, vers USA, 8h + 5h dans la même journée, sans être sujet à risque qu'en pensez vous ?
Bonjour !
Le 9 juin 2011, je suis parti avec mon compagnon pour un tour du monde de 18 mois. Tout se passait super bien jusqu'au mois d'août où j'ai été hospitalisé en Malaisie. Il m'a été diagnostiqué une embolie pulmonaire bilatérale. Après 17 jours à l'hôpital à Kuala Lumpur, nous avons été rapatrié chez nous en Suisse. Notre voyage est donc interrompu depuis août. Depuis le diagnostique posé, je suis sous traitement anticoagulant (warfarine puis Sindrom) afin d'empêcher la coagulation du sang et donc la formation de caillots. Cependant, mon état étant stabilisé et comme il est théoriquement possible de voyager avec un tel traitement, nous envisageons de repartir au mois de janvier. Nous avons revu notre itinéraire afin de pouvoir effectuer les prises de sang nécessaire pour connaître mon taux INR lui-même nécessaire pour ajuster mon traitement et la prise des médicaments. En gros, nous pensons nous rendre au Vietnam (1 mois), en Nouvelle-Zélande (6 semaines), en Nouvelle-Calédonie (1 mois), en Australie (2 mois) et vraisemblablement aux Etats-Unis (6 semaines). On a garde l'Amérique du Sud pour une autre fois.
Ma question est la suivante : y-a-t-il quelqu'un qui a effectué un voyage de plusieurs mois avec un tel traitement ? J'aimerais avoir un retour d'expérience afin de "m'instruire" et peaufiner ma préparation.
Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez tout le résumé de notre voyage sur notre site www.enquetedumonde.ch Et sur mes "déboires" et le résumé de la période à l'hôpital sur http://www.enquetedumonde.ch/ENQUETEDUMONDE/Nos_recits_Malaysie/Entrees/2011/8/14_Pantai_Palace.html
Je vous remercie d'avance !
Marco
Le 9 juin 2011, je suis parti avec mon compagnon pour un tour du monde de 18 mois. Tout se passait super bien jusqu'au mois d'août où j'ai été hospitalisé en Malaisie. Il m'a été diagnostiqué une embolie pulmonaire bilatérale. Après 17 jours à l'hôpital à Kuala Lumpur, nous avons été rapatrié chez nous en Suisse. Notre voyage est donc interrompu depuis août. Depuis le diagnostique posé, je suis sous traitement anticoagulant (warfarine puis Sindrom) afin d'empêcher la coagulation du sang et donc la formation de caillots. Cependant, mon état étant stabilisé et comme il est théoriquement possible de voyager avec un tel traitement, nous envisageons de repartir au mois de janvier. Nous avons revu notre itinéraire afin de pouvoir effectuer les prises de sang nécessaire pour connaître mon taux INR lui-même nécessaire pour ajuster mon traitement et la prise des médicaments. En gros, nous pensons nous rendre au Vietnam (1 mois), en Nouvelle-Zélande (6 semaines), en Nouvelle-Calédonie (1 mois), en Australie (2 mois) et vraisemblablement aux Etats-Unis (6 semaines). On a garde l'Amérique du Sud pour une autre fois.
Ma question est la suivante : y-a-t-il quelqu'un qui a effectué un voyage de plusieurs mois avec un tel traitement ? J'aimerais avoir un retour d'expérience afin de "m'instruire" et peaufiner ma préparation.
Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez tout le résumé de notre voyage sur notre site www.enquetedumonde.ch Et sur mes "déboires" et le résumé de la période à l'hôpital sur http://www.enquetedumonde.ch/ENQUETEDUMONDE/Nos_recits_Malaysie/Entrees/2011/8/14_Pantai_Palace.html
Je vous remercie d'avance !
Marco
Bonjour
Nous partons en Thailande dans quelques jours. Quelles sont vos expériences de prévention de phlébite en avion. Aspirine? ou carrément anticoagulant type Lovénox? En sachant que pendant un vol de nuit on ne mobilise pas beaucoup ses jambes. Merci.
Nous partons en Thailande dans quelques jours. Quelles sont vos expériences de prévention de phlébite en avion. Aspirine? ou carrément anticoagulant type Lovénox? En sachant que pendant un vol de nuit on ne mobilise pas beaucoup ses jambes. Merci.
bonjour à tous
je vais voyager cet été en avion, ça fait très longtemps et la dernière fois j'ai eu un problème. mes jambes et mes pieds ont gonflé et ça a pris plusieurs jours avant que je me sente mieux et presque normale
mais ça a bien gacher mes vacances.
Alors je commence à me renseigner sur ce sujet.
merci d'avance pour vos précieux conseils !
Bonjour
Je suis actuellement a Copacabana en Bolivie a 4000 metres d´altitude et cette nuit je me suis reveille et j´avais une difficulte a respirer, `j´etouffais, il me manquait de l´air, j´ai eu tres peur. Ces la premiere fois pour moi, je ne sais pas ce que c´est. J´aimerais continuer mon voyage sur les altiplano. Que puis je faire ? Quoi prendre ?
Merci d´avance
Sky
bonjour,
je pars dans une semaine au vietnam. j'ai une petite question à vous poser : est-il indipensable de mettre des bas de contention en avion certain me dise qu'il suffit de marcher de temps en temps dans l'avion ok ça ce n'est pas compliqué mais est ce suffisant je précise que mon conjoint lui a un traitement contre l'hyper tension et ne veut pas mettre de genre de chaussettes est ce que ça peut avoir des conséquences pour lui son médecin dit que non !!!
merci de me rassurer.
caramaou
Bonjour,
nous partons en août dans l'ouest des Etats Unis avec nos 2 enfants (11 et 14 ans). Quels sont vos trucs et astuces pour gérer au mieux la fatigue liée au décalage horaire : dans le sens Paris / USA puis USA / Paris ? Au retour (USA / Paris), j'ai adopté une fois le principe suivant et cela avait bien fonctionné : "se caler tout de suite sur les horaires de la France et résister à la tentation de la sieste ou du sommeil profond" ... dès le lendemain j'étais d'attaque !
Et vous comment faites - vous ? Merci Anne Marie
nous partons en août dans l'ouest des Etats Unis avec nos 2 enfants (11 et 14 ans). Quels sont vos trucs et astuces pour gérer au mieux la fatigue liée au décalage horaire : dans le sens Paris / USA puis USA / Paris ? Au retour (USA / Paris), j'ai adopté une fois le principe suivant et cela avait bien fonctionné : "se caler tout de suite sur les horaires de la France et résister à la tentation de la sieste ou du sommeil profond" ... dès le lendemain j'étais d'attaque !
Et vous comment faites - vous ? Merci Anne Marie
bonjour, j'ai les cervicales fragiles, je n'ai jamais pris l'avion, est ce que personne n'a eu de problèmes de cou ? ou faut il que je mette une minerve ou comme une dame a dit dans le forum prendre un oreiller ? ou est ce superflu car les sieges sont bien?
merci et joyeuses pâques à tous
je prends air france mais categorie economique
amicalement comi
amicalement comi
Hello Ji :)
La semaine passée, je tombe sur un article... "On a laissé mourrir mon frère"
Erwin à 33 ans, et voyage depuis 4 mois en Inde. Son assurance santé est en ordre, carte visa en poche, la vie est belle. A Goa, il se blesse au pied. Rien de grave, il se rétabli. Enfin, il a une grosse douleur au pied de temps à autre, il retourne donc à l'hosto. Un mois après, il tel à sa soeur... "Viens me chercher"!!! Sa soeur arrive, et deux jours après, Erwin ferme les yeux et meurt. Il s'était chopé une infection au pied, qui s'est généralisée. Les autorités n'ont RIEN fait!!! Allant même jusqu'a dire "Vous ne feriez pas bruler son corps? cela prend moins de place dans les bagages"... Finalement, ce sont les pompes funebres du village ou habite la famille d'Erwin qui ont avancer les sous pour le rapatriement...
Bref, l'assurance santé "normale" ne couvre que 3 mois, l'ambassade, le consul là bas avaient d'autres choses à faire, et n'en n'ont rien eu à faire, pas question d'avancer les sous pour un quelconque rapatriement, vivant ou mort...
C'est affolant... Ca aurait pu être moi...
La semaine passée, je tombe sur un article... "On a laissé mourrir mon frère"
Erwin à 33 ans, et voyage depuis 4 mois en Inde. Son assurance santé est en ordre, carte visa en poche, la vie est belle. A Goa, il se blesse au pied. Rien de grave, il se rétabli. Enfin, il a une grosse douleur au pied de temps à autre, il retourne donc à l'hosto. Un mois après, il tel à sa soeur... "Viens me chercher"!!! Sa soeur arrive, et deux jours après, Erwin ferme les yeux et meurt. Il s'était chopé une infection au pied, qui s'est généralisée. Les autorités n'ont RIEN fait!!! Allant même jusqu'a dire "Vous ne feriez pas bruler son corps? cela prend moins de place dans les bagages"... Finalement, ce sont les pompes funebres du village ou habite la famille d'Erwin qui ont avancer les sous pour le rapatriement...
Bref, l'assurance santé "normale" ne couvre que 3 mois, l'ambassade, le consul là bas avaient d'autres choses à faire, et n'en n'ont rien eu à faire, pas question d'avancer les sous pour un quelconque rapatriement, vivant ou mort...
C'est affolant... Ca aurait pu être moi...
🏴☠️ Plus de classe grand large sur la république dominicaine entre le 15 mai et le 15 novembre !
c'est ce que nous avons appris la semaine dernière par courrier de NF chez qui nous avions réservé au mois de février pour un séjour en juillet à punta cana. proposition de NF : remboursement du sup, voyage sur siège grand large avec prestation éco... ou annulation pure et simple du voyage. nous avons accepté le voyage en espérant qu'au dernier moment nous n'aurons pas un sale coup de Corsair ! vos avis ?
Dear VoyageForum members,
For the past two months, I’ve been checking flight ticket prices to spend 4.5 weeks in Thailand from early July to early August. I’m traveling from Brussels with a young child, so I want to avoid layovers. That’s why I’m only looking at Thai Airways’ website and only choosing direct flights.
At the end of August, I saw tickets for 955 € per person. On October 1st, they were 1,225 €. Today (October 22nd), the price is the same as on October 1st. (Same dates: Departure: July 4th, Return: August 7th.)
My question is: Is it possible these prices will drop significantly in the coming months?
Note: I clear my browser cache before every search, which I always do during the week and in the evening. This time, I also checked with my work computer, which has a VPN. So, the price isn’t influenced by cookies.
Thanks in advance for your feedback and tips.
Damien
For the past two months, I’ve been checking flight ticket prices to spend 4.5 weeks in Thailand from early July to early August. I’m traveling from Brussels with a young child, so I want to avoid layovers. That’s why I’m only looking at Thai Airways’ website and only choosing direct flights.
At the end of August, I saw tickets for 955 € per person. On October 1st, they were 1,225 €. Today (October 22nd), the price is the same as on October 1st. (Same dates: Departure: July 4th, Return: August 7th.)
My question is: Is it possible these prices will drop significantly in the coming months?
Note: I clear my browser cache before every search, which I always do during the week and in the evening. This time, I also checked with my work computer, which has a VPN. So, the price isn’t influenced by cookies.
Thanks in advance for your feedback and tips.
Damien
Déréclusion !
Je ne suis pas à un néologisme près.
Parce que j’me demande : Suis-je libre ? En liberté surveillée ? Contrainte ? Coercition sanitaire et salubrité publique... J’crois que secouer les peurs est mille fois plus efficace qu’un bracelet électronique. Voir le monde entier en pause, je ne pensais pas le vivre. Je comprends aujourd’hui avec quelle rapidité pourrait s’installer une dictature.
J’me demande pourquoi je ne ressens aucune crainte, pourquoi je me sens à mille lieux des peurs dont j’entends parler. Suis-je normale ? Suis-je inconsciente ? J’ai vu des gens avec un masque en voiture, mettre des gants pour tenir un chariot de magasin, où s’arrête le bon sens ? C’est quand même horripilant de se sentir infantilisé. Quand j’entends toutes ces sommités parler, j’ai l’impression qu’elles s’adressent à une population de mômes.
Parait que certains sont porteurs sains et transmettent le virus, paraît que certains ont eu la maladie sans s’en apercevoir et ont des anticorps, paraît que certains ont été malades et ont développé des anticorps, paraît que certains n’ont jamais été en contact et ne seront jamais malades, paraît qu’il faut qu’il y ait 60 % au moins de gens avec des anticorps pour l’immunité collective. Ca s’appelle RO lala.
Et beaucoup sont morts et au regard de l’humanité sur nos plus de 7 milliards, c’est une goutte. Une goutte d’acide et de chagrin pour les familles et amis des décédés, c’est certain. Des cataractes de panique pour des millions d’autres qui tremblent d’entendre un reniflement ou un éternuement. J’me demande aussi combien sont morts de faim et de maladie dans le même temps et aussi combien vont mourir des dégâts induits par le monde à l’arrêt.
Combien de pandémies ont-elles eu lieu sans que le monde occidental ne bouge un cil ? Un virus à la volette et qui disparaîtra comme tous les virus avant qu’un autre ne prenne le relais. C’est ainsi depuis toujours.
Ma solution : je respecte les peurs et angoisses des autres. Je respecte les consignes assenées à longueur de temps. Mais dans l’absolu, au fond de ma p’tite tête, j’pense tout autre chose et me tiens coite.
Je ne suis pas à un néologisme près.
Parce que j’me demande : Suis-je libre ? En liberté surveillée ? Contrainte ? Coercition sanitaire et salubrité publique... J’crois que secouer les peurs est mille fois plus efficace qu’un bracelet électronique. Voir le monde entier en pause, je ne pensais pas le vivre. Je comprends aujourd’hui avec quelle rapidité pourrait s’installer une dictature.
J’me demande pourquoi je ne ressens aucune crainte, pourquoi je me sens à mille lieux des peurs dont j’entends parler. Suis-je normale ? Suis-je inconsciente ? J’ai vu des gens avec un masque en voiture, mettre des gants pour tenir un chariot de magasin, où s’arrête le bon sens ? C’est quand même horripilant de se sentir infantilisé. Quand j’entends toutes ces sommités parler, j’ai l’impression qu’elles s’adressent à une population de mômes.
Parait que certains sont porteurs sains et transmettent le virus, paraît que certains ont eu la maladie sans s’en apercevoir et ont des anticorps, paraît que certains ont été malades et ont développé des anticorps, paraît que certains n’ont jamais été en contact et ne seront jamais malades, paraît qu’il faut qu’il y ait 60 % au moins de gens avec des anticorps pour l’immunité collective. Ca s’appelle RO lala.
Et beaucoup sont morts et au regard de l’humanité sur nos plus de 7 milliards, c’est une goutte. Une goutte d’acide et de chagrin pour les familles et amis des décédés, c’est certain. Des cataractes de panique pour des millions d’autres qui tremblent d’entendre un reniflement ou un éternuement. J’me demande aussi combien sont morts de faim et de maladie dans le même temps et aussi combien vont mourir des dégâts induits par le monde à l’arrêt.
Combien de pandémies ont-elles eu lieu sans que le monde occidental ne bouge un cil ? Un virus à la volette et qui disparaîtra comme tous les virus avant qu’un autre ne prenne le relais. C’est ainsi depuis toujours.
Ma solution : je respecte les peurs et angoisses des autres. Je respecte les consignes assenées à longueur de temps. Mais dans l’absolu, au fond de ma p’tite tête, j’pense tout autre chose et me tiens coite.
Bonjour à toutes et à tous,
Là je suis "à boutte" comme on dit en québécois. Nous voyagerons avec nos jeunes enfants(22 mois et 4 ans) à Punta Cana le 13 janvier et mon md de famille m'a dit :"Tu parles d'une idée d'aller là-bas quand il y a la malaria..." Moi les gens qui ne font jamais rien par peur qu'il arrive quelque chose et qui se permettent de juger, je suis pu capable!!!
Donc, je m'en remet à vous pour me confirmer mon idée quand usant d'intelligence et de prudence, mes enfants ne mourront peut-être pas après un séjour dans un tout-inclus!!!
Quelle est la situation actuelle en république dominicaine concernant la malaria?
Merci à l'avance
Bonjour, je pars dans 10 jours (!) à Hawaii et j'ai besoin de votre car je me perds dans mes recherches ! Quelles sont les meilleures options pour visiter chaque volcan afin d'en voir le maximum et de s'approcher le plus près de la lave (lac de lave dans le cratère) ? Véhicule personnel, ou avec le guide (190 $ j'ai cru voir par personne : mieux vaut pas louer un 4x4 pour le séjour sur l'île à ce prix là ? ). Un SUV peut-il suffire pour une ascension type Mauna Kea ? Quelles sont les meilleurs moments de la journée pour y être ? (coucher du soleil, lever ?) ...
Connaissez-vous des astuces pour accéder à des zones interdites par certains et bravées par d'autres ? MERCIII !!
merci de bien vouloir me donner votre avis sur la façon d'arriver au Laos en venant de Thailande,
le bus ou le slow boat ?
merci pour tous vos conseils
Brigitte Coussement
Bonjour à tous
je voyage prochainement en Colombie Je voudrai avoir des infos pour rejoindre Pasto à San Agustín ok il y à des bus , en 2 temps : Pasto-Popayán Popayán -San Agustín
-infos sur la durée du voyage ? j'ai la notion de 6h+5h -est ce qu'il existe des bus direct ?, est -ils possible de les prendre la nuit ? je pensais y aller en avion pour gagner du temps , mais il n'existe pas de vol direct apparemment, ils passent tous par Bogota
En vous remerciant par avance pour votre aide, conseils..... felicie
je voyage prochainement en Colombie Je voudrai avoir des infos pour rejoindre Pasto à San Agustín ok il y à des bus , en 2 temps : Pasto-Popayán Popayán -San Agustín
-infos sur la durée du voyage ? j'ai la notion de 6h+5h -est ce qu'il existe des bus direct ?, est -ils possible de les prendre la nuit ? je pensais y aller en avion pour gagner du temps , mais il n'existe pas de vol direct apparemment, ils passent tous par Bogota
En vous remerciant par avance pour votre aide, conseils..... felicie
Bonjour,
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
L'année passée nous avions découvert la CALIFORNIE ainsi que certains sites de ce que les connaisseurs nomment le “grand circle”, c'est à dire le GRAND CANYON DU COLORADO, le LAC POWELL, MONUMENT VALLEY et BRYCE CANYON.
Nous avions fait le choix de ne pas passer à MOAB, trop loin, trop chaud et surtout, nous estimions à juste titre que le séjour sur place aurait été bien trop court pour se consacrer pleinement aux trésors de la région. De plus, à la fin des vacances, nous étions fatigués que nous n'avions aucun état d'âme à oublier le détour par ZION pourtant prévu au programme.
Ce nouveau voyage confirme ce sentiment : La dernière semaine est toujours un peu difficile. Aussi convient-il d'alléger le programme et de prendre son temps...
Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...
Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :

Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !
2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal
La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.
Que des oiseaux British Airways sur le parking !...
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...
Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.
Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.
A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !
Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...
Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...

Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !

Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...

Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...

Et puis soudain de l'eau !

Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?
Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !
Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …
Bon, ben on le prend quand même hein ?!

Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !
La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.
Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !






Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.
En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......
Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.
Ah, quel bonheur !
Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...
Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :

Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !
2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.
Que des oiseaux British Airways sur le parking !...Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...
Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.
Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.
A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !
Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...
Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...

Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !

Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...

Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...

Et puis soudain de l'eau !

Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?

Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !
Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …
Bon, ben on le prend quand même hein ?!

Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !
La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.
Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !






Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.
En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......
Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.
Ah, quel bonheur !
L'année passée, certains d'entre vous avaient apprécié que je donne des nouvelles en direct. Pour moi c'était aussi l'occasion de garder le contact, de renseigner les forumeurs mais aussi de poser d'éventuelles questions à propos des imprévus qui avaient pu nous poser problème tel que le fait de ne pas trouver la notice du véhicule par exemple (Sedonax m'avait “dépannée”).
Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.
Jour 1 : Un voyage stressant !
On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...
En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.
C'est à partir d'ici que cela se complique.
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...
Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.
Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁
C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!
Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..
C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.
Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪
Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪
C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.
Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.
Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...
Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.
J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!
Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.
FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.
Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.
Jour 1 : Un voyage stressant !
On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...
En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.
C'est à partir d'ici que cela se complique.
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...
Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.
Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁
C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!
Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..
C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.
Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪
Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪
C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.
Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.
Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...
Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.
J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!
Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.
FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.
Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
Notre cauchemar avec Easyjet !
Réfusé à l'embarquement car mon enfant avait un plâtre !
Il y a quelques mois, nous nous sommes présentés à l'enregistrement avec mon enfant pour un vol national. Nous nous sommes présenté dès l'ouverture du guichet, soit plus de 2 heures avant l'embarquement.
On nous a enregistré sans problème.
Cependant, au moment de monter dans l'avion, on nous a refusé l'accès car mon enfant portait un plâtre (depuis plusieurs semaines).
On m'a dit qu'il fallait un certificat médical. Je leur ai dit que je n'étais pas au courant, et surtout, qu'ils auraient pu nous le dire au moment de l'enregistrement, et pas au moment de monter dans l'avions, nous aurions disposé de 2 heures pour contacter notre médecin et avoir le certificat (démarche que nous avons faites et qui nous a pris 30 min !).
Ils se réfugient derrière leurs conditions générales, comme d'habitude, où il y a 10 pages, écrite en petits caractères...mais bon, au moment de la réservation, mon enfant n'avait pas le bras cassé...
Au final, Easy jet nous a donc refusé l'embarquement et nous a prié de quitter la zone sans délais..
Mon enfant était en pleurs, nous nous faisions une joie de retrouver des amis pour une grande fête pour le week end.
Je déplore l'attitude du personnel au sol qui n'a montré aucuns signes de compassion, de compréhension, de sympathie envers nous, voir plutot du mépris !
On nous a dit simplement de ressortir, sans même nous proposer une solution alternative malgré mes demandes insistantes.
Je vous laisse imaginer la déplorable image que la compagnie a laissé aux autres passagers. Ils étaient tous dégoûtés de voir ça ! D'ailleurs, personne parmis les voyageurs n'était au courant de cette procédure.
Compagnie low cost, mais aussi low service.
Soyez vigilants !
Bien sur, j'ai ennvoyé une lettre de réclamation, et pas de nouvelle à ce jour.
En attendant, j'informe « la planete » de cette mésaventure, à défaut d'être indemnisé.
Réfusé à l'embarquement car mon enfant avait un plâtre !
Il y a quelques mois, nous nous sommes présentés à l'enregistrement avec mon enfant pour un vol national. Nous nous sommes présenté dès l'ouverture du guichet, soit plus de 2 heures avant l'embarquement.
On nous a enregistré sans problème.
Cependant, au moment de monter dans l'avion, on nous a refusé l'accès car mon enfant portait un plâtre (depuis plusieurs semaines).
On m'a dit qu'il fallait un certificat médical. Je leur ai dit que je n'étais pas au courant, et surtout, qu'ils auraient pu nous le dire au moment de l'enregistrement, et pas au moment de monter dans l'avions, nous aurions disposé de 2 heures pour contacter notre médecin et avoir le certificat (démarche que nous avons faites et qui nous a pris 30 min !).
Ils se réfugient derrière leurs conditions générales, comme d'habitude, où il y a 10 pages, écrite en petits caractères...mais bon, au moment de la réservation, mon enfant n'avait pas le bras cassé...
Au final, Easy jet nous a donc refusé l'embarquement et nous a prié de quitter la zone sans délais..
Mon enfant était en pleurs, nous nous faisions une joie de retrouver des amis pour une grande fête pour le week end.
Je déplore l'attitude du personnel au sol qui n'a montré aucuns signes de compassion, de compréhension, de sympathie envers nous, voir plutot du mépris !
On nous a dit simplement de ressortir, sans même nous proposer une solution alternative malgré mes demandes insistantes.
Je vous laisse imaginer la déplorable image que la compagnie a laissé aux autres passagers. Ils étaient tous dégoûtés de voir ça ! D'ailleurs, personne parmis les voyageurs n'était au courant de cette procédure.
Compagnie low cost, mais aussi low service.
Soyez vigilants !
Bien sur, j'ai ennvoyé une lettre de réclamation, et pas de nouvelle à ce jour.
En attendant, j'informe « la planete » de cette mésaventure, à défaut d'être indemnisé.
manifestations a mada la radio d etat en feu, barrages routiers
le president rentre d urgence veut retablir l ordre apr la force
attention aux futur partant a mada
a plus
bonjour🙂
nous pensons aller l'année prochaine au perou et en bolivie;
le mal des montagnes, comme j'en entends souvent parler, est-ce vraiment un problème? j'aurais voulu avoir le témoignage de ceux qui ont déjà fait ce voyage!
merçi
nous pensons aller l'année prochaine au perou et en bolivie;
le mal des montagnes, comme j'en entends souvent parler, est-ce vraiment un problème? j'aurais voulu avoir le témoignage de ceux qui ont déjà fait ce voyage!
merçi
Bonjour !
Je retrace ma dernière étape (de nuit) de l'ascension du Kilimandjaro, par la voie Machame. Les conditions météo étaient particulièrement défavorables cette nuit là ! Ca reste mes impressions... Chacun réagit différemment !
"Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimandjaro. Nous avons terminé le repas... Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15. Seules 12 personnes entraient correctement dans la tente. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes... trop cuites ! Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort très soutenu, pourquoi pas ?!? Nous sommes déjà tous enmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, légèrement francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale. Le réveil sera à 22H30. Nous sommes tous surpris ! Nous nous attendions à 1H du matin... Mais, bon ! Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet. De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement celà car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. Lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible... Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole. Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer... Et, c'est déjà le réveil ! Il est 22H30 !!! Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial ! Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant dans la nuit noire africaine à travers les gros blocs de roches volcaniques. Le groupe se compose... Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué... Il me dit : " Tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil. On ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! " Bref ! On se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili ( qui aura bien lieu ). Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont " zen ". Il n'y a pas de problème ! Tout le monde est prêt, on sort de la tente. Mais, où sont passés Jean-Louis (le psy qui nous booste) et Hervé ? Ils ont raté le réveil de 22h30 !!! Rama les réveille. Frigorifiés, tétanisés, nous attendons dans le vent !!! Une heure vient de passer... Il est 23H30. Ca y est ! C'est parti ! La marche peut commencer... Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme (africain). Rama reste à la queue. La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle).
( Au camp précédent, un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter. Il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'un cinquantaine d'années avait souffert du mal des montagnes. C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a faillit lui être fatal. Vomissant tout son petit déjeuner à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie... Epuisé, il se reposa sous la tente à l'arrivée. Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure... Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons !!! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ?!? Il fallait redescendre absolument. C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle :" Iao Bou ". Facile à retenir... Gérard ira au bout !).
Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. c'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Epuisant !!! Je lutte et je regarde ma montre ... Le temps ne passe pas ... Le temps ne passe plus ... Se serait-il arrêté ? Le froid transperce les vêtements. Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour nous hisser entre des rochers... Nous montons dans un silence implacable. Il faut pleinement respirer. Jean-Louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre :" Alleeeeeeez !!!!!!!! " Son cri si particulier pour booster le rythme africain ! Chacun se concentre. Le froid s'intensifie. Je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas. J'enlève les gants et j'enfile les moufles à la place. Il est minuit trente, et ce sera le premier arrêt. Cinq minutes, pas plus ! Et il faut repartir ! La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va (par contre) plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres. Mais je vacille et mes pas sont imprécis... Il est deux heures du matin. Ma frontale s'éteind soudainement. Les piles neuves à 23H, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas ! Jean-Louis m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps. Rama me prête sa vieille lampe torche. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça ! C'est reparti ! Il est seulement 2H30 du matin, et j'attends avec impatience le soleil. Le temps s'est comme figé. Il fait nuit noire, elle est si longue qu'elle nous endort. Le vent glacial nous épuise tous. Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent... Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal des montagnes a fait des ravages sur les organismes. Vers 3H du matin, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout. Il est porté par Anthony. Les images de ce moment sont furtives. Je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient ! La marche continue... Sur un vague sentier toujours raide. Vers 4H du matin, je suis K.O. Je demande une pause. Mes souvenirs restent flous. Mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Sur 15 personnes, nous ne sommes plus apparemment que 6 avec le guide. Anthony est donc à nouveau là. A t-il redescendu Renaud rapidement, puis récupéré notre groupe ? Mystère ! Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, très peu de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de forces. Je suis lessivé. Je demande 5 minutes d'arrêt. Je mange un peu. Mes jambes tremblent fortement !!! La position assise reste encore plus fatigante que debout. Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place. Je n'arrive plus à avancer. C'est hallucinant, mais je me retrouve donc sans guide ! A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie... Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre). Je lui demande : " Il est pas là ton père ? " Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble... Il me répond :" Mon père ?!?! Je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. " C'était un autre français que je confondais avec Henri. Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger. Mais, descendre ou monter ??? La descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi ! Je réfléchis........ Plusieurs cordées passent devant moi. J'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1H30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme... Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zigzag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour. La nuit était si longue et si noire !!! Le vent se calme !!! Ca y est ! Voici le lever du soleil, avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!! Sa silhouette déchiquetée tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on remarque l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît. Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres... Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange... Nous marchons sur un terrrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. L'univers est minéral et le sol couleur ocre. Voici les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!! Nous y sommes. Les américains se serrent la main. Le sommet immense m'impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak (point culminant à 5895 mètres). C'est le toit de l'Afrique. En face, dans le cratère, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat. Soudain !!! Mon guide Anthony apparaît !!! Comme un fantôme !!! Je quitte les américains. Je monte vers Uhuru Peak avec Anthony. On se parle un peu. Pourquoi m'a t-il laissé dans la pente ? Seul ? En pleine nuit ?!? Aucune réponse précise... Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien ! Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide. Je me sens léger. J'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe et il fait presque bon ! La marche devient facile, je respire sans problème. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche. Du grand spectacle ! Nous arrivons au sommet. Il est 8H du matin. Anthony me félicite. Je reste dans un état second, un peu insensible... Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger. Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude !
Comme dirait l'éminent Docteur Furst de Sarrebourg (Moselle) : " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !!! "
Je retrace ma dernière étape (de nuit) de l'ascension du Kilimandjaro, par la voie Machame. Les conditions météo étaient particulièrement défavorables cette nuit là ! Ca reste mes impressions... Chacun réagit différemment !
"Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimandjaro. Nous avons terminé le repas... Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15. Seules 12 personnes entraient correctement dans la tente. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes... trop cuites ! Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort très soutenu, pourquoi pas ?!? Nous sommes déjà tous enmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, légèrement francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale. Le réveil sera à 22H30. Nous sommes tous surpris ! Nous nous attendions à 1H du matin... Mais, bon ! Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet. De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement celà car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. Lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible... Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole. Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer... Et, c'est déjà le réveil ! Il est 22H30 !!! Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial ! Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant dans la nuit noire africaine à travers les gros blocs de roches volcaniques. Le groupe se compose... Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué... Il me dit : " Tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil. On ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! " Bref ! On se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili ( qui aura bien lieu ). Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont " zen ". Il n'y a pas de problème ! Tout le monde est prêt, on sort de la tente. Mais, où sont passés Jean-Louis (le psy qui nous booste) et Hervé ? Ils ont raté le réveil de 22h30 !!! Rama les réveille. Frigorifiés, tétanisés, nous attendons dans le vent !!! Une heure vient de passer... Il est 23H30. Ca y est ! C'est parti ! La marche peut commencer... Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme (africain). Rama reste à la queue. La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle).
( Au camp précédent, un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter. Il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'un cinquantaine d'années avait souffert du mal des montagnes. C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a faillit lui être fatal. Vomissant tout son petit déjeuner à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie... Epuisé, il se reposa sous la tente à l'arrivée. Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure... Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons !!! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ?!? Il fallait redescendre absolument. C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle :" Iao Bou ". Facile à retenir... Gérard ira au bout !).
Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. c'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Epuisant !!! Je lutte et je regarde ma montre ... Le temps ne passe pas ... Le temps ne passe plus ... Se serait-il arrêté ? Le froid transperce les vêtements. Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour nous hisser entre des rochers... Nous montons dans un silence implacable. Il faut pleinement respirer. Jean-Louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre :" Alleeeeeeez !!!!!!!! " Son cri si particulier pour booster le rythme africain ! Chacun se concentre. Le froid s'intensifie. Je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas. J'enlève les gants et j'enfile les moufles à la place. Il est minuit trente, et ce sera le premier arrêt. Cinq minutes, pas plus ! Et il faut repartir ! La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va (par contre) plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres. Mais je vacille et mes pas sont imprécis... Il est deux heures du matin. Ma frontale s'éteind soudainement. Les piles neuves à 23H, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas ! Jean-Louis m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps. Rama me prête sa vieille lampe torche. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça ! C'est reparti ! Il est seulement 2H30 du matin, et j'attends avec impatience le soleil. Le temps s'est comme figé. Il fait nuit noire, elle est si longue qu'elle nous endort. Le vent glacial nous épuise tous. Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent... Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal des montagnes a fait des ravages sur les organismes. Vers 3H du matin, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout. Il est porté par Anthony. Les images de ce moment sont furtives. Je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient ! La marche continue... Sur un vague sentier toujours raide. Vers 4H du matin, je suis K.O. Je demande une pause. Mes souvenirs restent flous. Mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Sur 15 personnes, nous ne sommes plus apparemment que 6 avec le guide. Anthony est donc à nouveau là. A t-il redescendu Renaud rapidement, puis récupéré notre groupe ? Mystère ! Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, très peu de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de forces. Je suis lessivé. Je demande 5 minutes d'arrêt. Je mange un peu. Mes jambes tremblent fortement !!! La position assise reste encore plus fatigante que debout. Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place. Je n'arrive plus à avancer. C'est hallucinant, mais je me retrouve donc sans guide ! A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie... Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre). Je lui demande : " Il est pas là ton père ? " Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble... Il me répond :" Mon père ?!?! Je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. " C'était un autre français que je confondais avec Henri. Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger. Mais, descendre ou monter ??? La descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi ! Je réfléchis........ Plusieurs cordées passent devant moi. J'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1H30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme... Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zigzag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour. La nuit était si longue et si noire !!! Le vent se calme !!! Ca y est ! Voici le lever du soleil, avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!! Sa silhouette déchiquetée tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on remarque l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît. Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres... Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange... Nous marchons sur un terrrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. L'univers est minéral et le sol couleur ocre. Voici les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!! Nous y sommes. Les américains se serrent la main. Le sommet immense m'impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak (point culminant à 5895 mètres). C'est le toit de l'Afrique. En face, dans le cratère, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat. Soudain !!! Mon guide Anthony apparaît !!! Comme un fantôme !!! Je quitte les américains. Je monte vers Uhuru Peak avec Anthony. On se parle un peu. Pourquoi m'a t-il laissé dans la pente ? Seul ? En pleine nuit ?!? Aucune réponse précise... Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien ! Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide. Je me sens léger. J'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe et il fait presque bon ! La marche devient facile, je respire sans problème. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche. Du grand spectacle ! Nous arrivons au sommet. Il est 8H du matin. Anthony me félicite. Je reste dans un état second, un peu insensible... Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger. Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude !
Comme dirait l'éminent Docteur Furst de Sarrebourg (Moselle) : " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !!! "
Bonjour !
Voici le récit de mon ascension du Kilimandjaro.
Je retrace précisément l'étape finale jusqu'au sommet. Cette nuit là, la météo était particulièrement difficile...
Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimanjaro. Nous avons terminé le repas ... Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15 . Seules 12 personnes entraient correctement. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes ...trop cuites ! Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort trés soutenu, pourquoi pas ?!? Nous sommes déjà tous emmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, " légèrement " francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale. Le réveil sera à 22h30. Nous sommes tous surpris. Nous nous attendions plutôt à 1h00 du matin. Mais, bon ! Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet ! De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement cela car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone, à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible... Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole. Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer... Et, c'est déjà le réveil à 22h30 !!! Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial ! Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant à travers les gros blocs de roches. Le groupe se compose... Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué... Il me dit : " tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil, on ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! " Bref, on se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili, qui aura bien lieu. Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont zen. Il n'y a pas de problème. Tout le monde est prêt, on sort de la tente. Mais, où sont donc passés Jean Louis et Hervé ? Ils ont raté le réveil de 22h30 ! Rama les réveille. Frigorifiés, nous attendons dans le vent ! Il est 23h30. Ca y est ! C'est parti ! La marche commence... Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme. Rama reste à la queue. La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle). Au camp précédent un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter, il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'une cinquantaine d'année avait souffert du mal des montagnes. C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a failli lui être fatal. Vomissant à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie... Epuisé, il se reposa sous la tente, à l'arrivée. Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure... Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons ! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ... Il fallait redescendre absolument . C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle " Iao Bou ". Facile à retenir...Gérard ira au bout. Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. C'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Fatigant ! Je lutte et je regarde ma montre... Le temps ne passe pas... Le temps ne passe plus... Se serait-il arrêté ? Le froid transperce les vêtements. Je marche... Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour se hisser entre des rochers... Nous montons en silence ! Il faut pleinement respirer ! Jean-louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre : " Alleeeeeeeez !!!!!! " Son cri si particulier, pour "booster" le rythme africain ! Chacun se concentre... le froid s'intensifie, je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas ! J'enlève les gants et j'enfile des moufles à la place. Il est minuit trente, et se sera le premier arrêt. Peut-être cinq minutes, pas plus ! Et il faut repartir ! La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va, par contre, plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres... je vacille, mes pas sont imprécis... Il est deux heures du matin et ma frontale s"éteint soudainement. Les piles neuves à 23h00, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas ! Jean-Louis, le psychologue, m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps... Bref, Rama me prête sa vieille lampe torche finalement. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça. C'est reparti ! Il est seulement 2h30 du matin et j'attends avec impatience le soleil. le temps s'est comme figé... La nuit est si longue qu'elle nous endort... Le vent glacial nous épuise tous ! Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent... Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal de l'altitude a fait des ravages sur les organismes. Vers 3h00, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout, il est porté par Anthony... Les images de ce moment sont furtives. je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient ! La marche continue cependant... Sur un vague sentier toujours raide. Vers 4h00, je suis K.O. Je demande une pause... Mes souvenirs restent flous, mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Nous sommes apparement plus que six avec le guide. Anthony est donc à nouveau là. A t-il redescendu Renaud rapidement puis récupéré notre groupe ? Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de force. Je demande 5 minutes d'arrêt. je mange un peu, mes jambes tremblent fortement... La position assise reste encore plus fatigante que debout. Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place, je n'arrive plus à avancer. Je me retrouve donc sans guide ! A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie... Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre de notre groupe). Je lui demande : " Il n'est pas là ton père ? " Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble... Il me répond : " Mon père ?!? je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. " C'était un autre français que je confondais avec Henri. Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger. Mais, descendre ou monter ? la descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi. Je réfléchis......... Plusieurs cordées passent devant moi et j'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1h30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme... Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zig-zag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour... La nuit était si longue ! Le vent se calme ! Ca y est ! Voici le lever du soleil avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!! La silhouette déchiquetée du Mawenzi tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on peut remarquer l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît. Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres... Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange... Nous marchons sur un terrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. Le sol est couleur ocre. Les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!! Nous y sommes. Les américains se serrent la main. Le sommet immense impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak, point culminant à 5895 mètres, le toit de l'Afrique. En face, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat. Soudain ! Mon guide Anthony apparaît. Un peu comme un fantôme ! Je quitte les américains, et je monte vers Uhuru Peak, avec Anthony. On se parle en anglais... Un peu... Je ne lui demande même pas pourquoi m'a t-il laissé dans la pente, seul, en pleine nuit ?!?!? Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien... Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide. Je me sens léger, j'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe, il fait presque bon ! la marche devient facile, je souffle sans problème aussi. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche : Du grand spectacle ! Nous arrivons au sommet. Il est 8h00 du matin. Anthony me félicite, je reste dans un état second, un peu insensible... Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger ! Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude ! Comme dirait l'éminent docteur Furst (pourtant si alarmiste): " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !"
Voilà ! Cette montagne n'est pas difficile techniquement (uniquement de la marche). Même si c'est le coeur de l'Afrique, les conditions climatiques et l'altitude combinées peuvent réellement faire tout changer !
J'avais écrit mon texte juste à la fin de mon voyage, à chaud ! Mes impressions étaient tellement fortes.
Voici le récit de mon ascension du Kilimandjaro.
Je retrace précisément l'étape finale jusqu'au sommet. Cette nuit là, la météo était particulièrement difficile...
Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimanjaro. Nous avons terminé le repas ... Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15 . Seules 12 personnes entraient correctement. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes ...trop cuites ! Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort trés soutenu, pourquoi pas ?!? Nous sommes déjà tous emmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, " légèrement " francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale. Le réveil sera à 22h30. Nous sommes tous surpris. Nous nous attendions plutôt à 1h00 du matin. Mais, bon ! Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet ! De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement cela car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone, à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible... Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole. Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer... Et, c'est déjà le réveil à 22h30 !!! Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial ! Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant à travers les gros blocs de roches. Le groupe se compose... Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué... Il me dit : " tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil, on ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! " Bref, on se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili, qui aura bien lieu. Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont zen. Il n'y a pas de problème. Tout le monde est prêt, on sort de la tente. Mais, où sont donc passés Jean Louis et Hervé ? Ils ont raté le réveil de 22h30 ! Rama les réveille. Frigorifiés, nous attendons dans le vent ! Il est 23h30. Ca y est ! C'est parti ! La marche commence... Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme. Rama reste à la queue. La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle). Au camp précédent un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter, il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'une cinquantaine d'année avait souffert du mal des montagnes. C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a failli lui être fatal. Vomissant à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie... Epuisé, il se reposa sous la tente, à l'arrivée. Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure... Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons ! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ... Il fallait redescendre absolument . C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle " Iao Bou ". Facile à retenir...Gérard ira au bout. Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. C'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Fatigant ! Je lutte et je regarde ma montre... Le temps ne passe pas... Le temps ne passe plus... Se serait-il arrêté ? Le froid transperce les vêtements. Je marche... Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour se hisser entre des rochers... Nous montons en silence ! Il faut pleinement respirer ! Jean-louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre : " Alleeeeeeeez !!!!!! " Son cri si particulier, pour "booster" le rythme africain ! Chacun se concentre... le froid s'intensifie, je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas ! J'enlève les gants et j'enfile des moufles à la place. Il est minuit trente, et se sera le premier arrêt. Peut-être cinq minutes, pas plus ! Et il faut repartir ! La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va, par contre, plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres... je vacille, mes pas sont imprécis... Il est deux heures du matin et ma frontale s"éteint soudainement. Les piles neuves à 23h00, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas ! Jean-Louis, le psychologue, m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps... Bref, Rama me prête sa vieille lampe torche finalement. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça. C'est reparti ! Il est seulement 2h30 du matin et j'attends avec impatience le soleil. le temps s'est comme figé... La nuit est si longue qu'elle nous endort... Le vent glacial nous épuise tous ! Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent... Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal de l'altitude a fait des ravages sur les organismes. Vers 3h00, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout, il est porté par Anthony... Les images de ce moment sont furtives. je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient ! La marche continue cependant... Sur un vague sentier toujours raide. Vers 4h00, je suis K.O. Je demande une pause... Mes souvenirs restent flous, mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Nous sommes apparement plus que six avec le guide. Anthony est donc à nouveau là. A t-il redescendu Renaud rapidement puis récupéré notre groupe ? Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de force. Je demande 5 minutes d'arrêt. je mange un peu, mes jambes tremblent fortement... La position assise reste encore plus fatigante que debout. Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place, je n'arrive plus à avancer. Je me retrouve donc sans guide ! A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie... Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre de notre groupe). Je lui demande : " Il n'est pas là ton père ? " Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble... Il me répond : " Mon père ?!? je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. " C'était un autre français que je confondais avec Henri. Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger. Mais, descendre ou monter ? la descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi. Je réfléchis......... Plusieurs cordées passent devant moi et j'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1h30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme... Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zig-zag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour... La nuit était si longue ! Le vent se calme ! Ca y est ! Voici le lever du soleil avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!! La silhouette déchiquetée du Mawenzi tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on peut remarquer l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît. Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres... Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange... Nous marchons sur un terrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. Le sol est couleur ocre. Les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!! Nous y sommes. Les américains se serrent la main. Le sommet immense impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak, point culminant à 5895 mètres, le toit de l'Afrique. En face, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat. Soudain ! Mon guide Anthony apparaît. Un peu comme un fantôme ! Je quitte les américains, et je monte vers Uhuru Peak, avec Anthony. On se parle en anglais... Un peu... Je ne lui demande même pas pourquoi m'a t-il laissé dans la pente, seul, en pleine nuit ?!?!? Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien... Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide. Je me sens léger, j'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe, il fait presque bon ! la marche devient facile, je souffle sans problème aussi. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche : Du grand spectacle ! Nous arrivons au sommet. Il est 8h00 du matin. Anthony me félicite, je reste dans un état second, un peu insensible... Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger ! Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude ! Comme dirait l'éminent docteur Furst (pourtant si alarmiste): " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !"
Voilà ! Cette montagne n'est pas difficile techniquement (uniquement de la marche). Même si c'est le coeur de l'Afrique, les conditions climatiques et l'altitude combinées peuvent réellement faire tout changer !
J'avais écrit mon texte juste à la fin de mon voyage, à chaud ! Mes impressions étaient tellement fortes.








