Oui, et non.
Car si tu me fais l'honneur de continuer à suivre notre voyage, tu verras que nous avons découvert, une dizaine de jours plus tard, un endroit que je préfère.
Mais nous en sommes seulement à Katmai aujourd'hui.
J'ai tiré un nombre incalculable de photos, et vais encore en présenter quelques unes, plus traditionnelles, des ours aux chutes...
Il m'est bien difficile de trier et de n'en conserver qu'un nombre très réduit. Le voyage est trop récent dans mon esprit, ces vues me rappellent des souvenirs trop précis ; j'ai été incapable d'être suffisamment sévère dans la sélection. Aussi est-elle large, trop large (mais quelles photos supprimer ?).
Ce sera donc au lecteur de passer vite, s'il trouve que les vues se ressemblent trop.
J-pi
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Bonsoir J-Pi
Comme beaucoup de lecteurs j'attendais les ours et me voici servie !
Je prends toujours autant de plaisir de vous lire, surtout si Cochize rajoute de temps en temps ses anecdotes toujours aussi passionnantes.
Mais j'ai cru comprendre que d'autres récits (et photos) nous attendent. Donc j'attends la suite avec impatience.
Bonne soirée, Liliane
Ps : j'aime toutes les photos, mais j'avoue que j'ai un petit faible pour la photo de l'ours "0122" !!!
Notre hydravion rejoint la rive. Il nous attendra là jusqu'à ce soir.
Cela signifie-t-il que c'est une excursion de journée ? Tu parles de la cabine un peu plus loin, tu n'es donc pas resté sur place plusieurs jours ? Sinon, je suppose que c'est possible ?
je réalise que, avec mon petit compact Panasonic de 200 grammes, je passe vraiment pour un rigolo.
Toutes ces photos ont été faites avec le compact ? 😮
tu verras que nous avons découvert, une dizaine de jours plus tard, un endroit que je préfère.
Pas sur Katmai alors ?
Je commence à glaner des infos (même si ce n'est pas pour 2012 😛)... mais c'est sûr, si je prévois l'Alaska, c'est là que je veux aller !
Mais les ours ne semblent pas dangereux ? ca me stresserait pour mes enfants...
Tu as vu des familles ?
Il faut me lire un peu au deuxième degrè.
Il est certain que les ours sont des fauves, et donc par définition dangereux (ce n'est pas à une Canadienne que je l'apprendrais).
Ils sont en particulier dangereux quand on les gène ou leur fait peur (en les surprenant), ou quand les femelles craignent pour leur petits, ou quand on les excite par de la nouriture trop facile.
D'où la nécessité en forêt de faire du bruit pour jamais les prendre au dépourvu. Et de ne jamais "couper" la mère de ses petits. Et de ne jamais avoir de bouffe fraiche dans son sac (ils ont un excellent odorat).
Mais ils sont dangereux d'une manière générale, car ce sont des carnivores, qui doivent manger beaucoup en été, pour faire des provisions pour l'hiver.
Ils sont donc dangereux quand, plus ou moins affamés, ils recherchent de la nourriture. C'est le cas à l'intérieur des terres, loin des ruisseaux à saumon. Je pense en particulier aux ours de Denali, qui n'ont pas la chance et les possibilités des ours d'ici pour se nourrir (d'ailleurs ils sont beaucoup plus rachitiques, et pèsent deux à trois fois moins). Ils se nourrissent alors d'herbe, de racines et de petits rongeurs, mais il ne refuseraient pas une plus grosse bête de 80 kg 😕.
Mais les ours ont une telle préférence pour les saumons (certains ne mangent d'ailleurs que la peau du poisson, délaissant les "déchets" (les filets) aux ours plus faibles ou plus jeunes, ou aux oiseaux), que, durant les périodes où ces derniers sont fréquents, ils sont obnubilés par leur quête de saumons (c'est ainsi qu'ils accumulent kg et protéines pour l'hiver).
Dans ces conditions, et si on ne les provoque pas et si on les respecte, on ne court pas vraiment de dangers, en tout cas ici où les saumons sont partout.
Mais je n'amènerais jamais un jeune enfant ici. Car il peut paraitre plus "facile" et appétissant, qu'un dur à cuire comme nous.
De plus l'accès est très couteux (entre 6 et 700$ par personne).
Quoi qu'il en soit, je n'ai, ni cette fois ni il y a 4 ans, jamais vu d'enfants ici.
Pour être complet, il y a à Katmai une autre catégorie de touriste, qui partage avec nous l'accés en avion. Ce sont les pêcheurs de saumons.
Parfois ils pêchent à proximité des ours, et celà me parait très dangereux, car ours et pêcheurs sont alors en compétition. Mais je ne suis pas pêcheur.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Superbe ce carnet ! 😎 j'aime beaucoup les couleurs, l'ambiance des "villes" (Skagway, Dawson City) et bien sûr ces ours fascinants !
Merci beaucoup pour ce retour très intéressant ! 🙂
@++
Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection"
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"
"Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"
Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
BONZOUR Krikri
(cela devrait te rappeler des vacances récentes 😉)
Notre hydravion rejoint la rive. Il nous attendra là jusqu'à ce soir.
Cela signifie-t-il que c'est une excursion de journée ? Tu parles de la cabine un peu plus loin, tu n'es donc pas resté sur place plusieurs jours ? Sinon, je suppose que c'est possible ?
Exact, aussi bien cette fois qu'il y a 4 ans. Mais j'ai conscience de prendre des risques, car la journée est très couteuse, et peut être complètement ratée (en cas de très mauvais temps, ou si les ours sont mal lunés, sans faim).
Et de plus cela ne permet pas de faire la fameuse excursion "Valley of 10.000 smokes", organisée par les rangers.
Mais si le seul objet est l'observation des ours, à condition d'avoir un peu de chance, une bonne journée est largement suffisante
Mais il est vrai qu'on peut rester plusieurs jours.
Le lodge à proximité du Visitor Center, avec sa cafèt (diner et pd), est très sommaire, mais extrêmement couteux. Je crois même me souvenir (à confirmer, je n'en suis plus certain) qu'il y a une zone de camping, protégée des ours par une grosse clôture électrique.
Mais je sais qu'il faut réserver le lodge trrrrrrrrrrrrrrès longtemps en avance.
je réalise que, avec mon petit compact Panasonic de 200 grammes, je passe vraiment pour un rigolo.
Toutes ces photos ont été faites avec le compact ?
Exact. Il s'agit d'un Panasonic TZ7 @ 250€, très compact, que je peux faire suivre partout. Il possède un zoom optique de 15, et fait en général des photos qui me satisfont. Seul bémol, le soir ou avec un très faible éclairage, une ouverture plus importante ne serait pas un luxe (encore que j'ai fait (en pose) en mai dernier des photos d'étoiles de l'hémisphère austral, depuis le Botswana sous un ciel d'une pureté extrème, qui stupéfaient les astronomes confirmés).
En fait, l'artillerie lourde, cela fait 15 ans que je l'ai abandonnée. Je privilégie l'aspect léger et la compacité. Et je ne le regrette en général pas.
Cet appareil, et celui là seulement, me suit partout.
un endroit que je préfère.
Pas sur Katmai alors ?
Non, c'est beaucoup plus au Sud, à Anan Creek, dans la région de Wrangell. j'espère que mon carnet ira jusque là .........
Je commence à glaner des infos (même si ce n'est pas pour 2012 😛)... mais c'est sûr, si je prévois l'Alaska, c'est là que je veux aller !
J'en suis ravi, car l'Alaska est vraiment et de loin la région des USA la plus authentique.
Si vous souhaitez des infos plus précises, je me ferais un plaisir de te les donner (si j'en suis capable).
A+
JP
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Le gros problème est que maintenant moi aussi je veux aller en Alaska. Comme si je n'avais pas déjà assez de projets en tête 😛😛
Pour ce qui en est des appareils photos, j'ai de plus en plus tendance à faire comme toi. Les compacts sont de plus en plus performants et pèsent si peu ... un reflex c'est lourd, il faut parfois changer d'objectif... pour le moment, j'emporte les deux quand nous partons en famille mais .... je regrette presque d'avoir acheté le reflex par moment....
Je continue à te suivre avec beaucoup d'intérêt.
Aux environs de la chute, règne une hiérarchie scrupuleusement respectée.
La place la plus enviée est au sommet de la chute, bien situé pour gober en vol avant leur amerrissage les saumons qui tentent de sauter la chute. Cette place recherchée est réservée à un gros ours, bien balafré (il a dû bagarrer dur pour faire admettre son statut). Personne ne le lui dispute. Souvent, un plus jeune mais probablement très bagarreur aussi (quelques blessures) se tient en retrait à proximité. Il récupère la place dès que le N° 1 l'abandonne un instant pour avaler son saumon (mais il la laisse sans manière dès que le premier fait mine de vouloir la récupérer).
Et seulement quand les deux "prioritaires sont absents, d'autres pour de courts instants peuvent venir tester la position.
Voici quelques vues du "patriarche".
enfin !
un plus jeune essaye !
Il n'y a donc finalement que peu de "monde" au sommet des chutes. Si manifestement la place en haut est la plus prestigieuse, je persiste à penser que ce n'est pas la meilleure. Car la technique est vraiment difficile, et il faut être très vif.
C'est en bas qu'il faut se placer, à peu de distance de la chute. En effet, le saut de la chute par les saumons est le plus souvent raté (ils doivent s'y reprendre à plusieurs fois). Ils retombent alors un peu choqués en aval de la chute et doivent récupérer un moment avant de tenter un autre essai. Mais justement, plus ou moins assommés, ils sont alors une proie facile pour les ours du bas, qui n'ont qu'un mouvement à faire pour les attraper.
De fait, il y a en permanence 5 ou 6 ours qui "travaillent" en bas. Ce sont je pense les plus intelligents, en tout cas les plus efficaces.
Certains sont complètement dans l'eau, seule une partie de leur tête dépasse, et sans bouger "gobent" les poissons qui passent à portée de leur gueule. Mais ils peuvent attendre un quart d'heure ou plus ainsi immobiles, avant d'attraper un poisson. Comme la température de l'eau est très froide, ils ont beaucoup de mérite.
Mais le plus grand nombre se positionnent debout sur des hauts fonds ou des rochers, et ce sont les plus efficaces.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Depuis notre passerelle-observatoire, nous apercevons les diverses scènes du spectacle.
Loin de la cohue des chutes, quelques ours, plus sportifs, préfèrent choisir leur saumon, et le "courser" ensuite dans la rivière.
D'abord ils observent, calmes, parfois la tête sous l'eau pour mieux voir les poissons.
Puis ils explosent, faisant preuve d'une énergie énorme.
Remarquez, un peu en aval, mais assez proche, un groupe de pêcheurs. En effet un grand nombres des voyageurs à Brooks River ne viennent pas pour admirer les ours. Ce qu'ils recherchent, tout comme les ours, c'est le saumon. Ils arrivent avec leur équipement hypersophistiqué, et passent leurs journées à pêcher. Par sécurité (peut-être est-ce obligatoire) ils restent en groupe, mais ne semblent pas redouter la proximité des ours, avec lesquels ils sont pourtant en concurrence directe. Revenus le soir à proximité du Visitor Center, ils y trouvent un équipement spécifique pour congeler et stocker leurs prises. Et en fin de séjour, les poissons sont transportés à Anchorage, où les pêcheurs les récupèrent enfin (je n'ose penser au prix à payer).
Ils ont alors le plaisir durant l'année de déguster du poisson pêché par eux à Brooks River. Quelle gloire, devant des convives ! Cependant, je me demande si leur principal mérite n'est pas d'avoir dépensé beaucoup d'argent pour cette expédition, et pour l'intendance (stockage, transport de leurs prises). Car la pêche elle-même me parait l'une des plus faciles qui soit. Imaginez la difficulté pour pêcher dans une rivière où les poissons sont partout en grand nombre (souvent plusieurs par m2). Un gamin de 10 ans, sans être doué, ferait je présume des ravages.
Quoi qu'il en soit, pour les ours aussi cela marche.
Une fois le poisson attrapé, les techniques pour le manger peuvent différer. Mais la règle générale est de prendre ses distances avec le groupe des autres ours, car un poisson pêché par l'un est une proie pour les autres.
Les ours les plus gros ou les plus violents, préfèrent voler le poisson attrapé par un confrère, plutôt que de rester dans l'eau pour pêcher eux-mêmes. Et ça marche. L'ours le plus fort parvient en général à ses fins (parfois près une petite bagarre d'intimidation, mais que le plus faible abandonne toujours vite).
Ainsi donc, beaucoup rejoignent au plus vite la rive pour manger leur prise plus à l'abri ; nous en apercevons qui s'installent juste derrière nous, car manifestement, ils pensent y être tranquilles, et ils ne nous redoutent pas, nous.
D'autres restent au bord, mais ne demeurent jamais longtemps tranquilles.
Les plus gros, eux, peuvent se permettre de manger sur place, et les autres restent à distance.
Mais les plus prudents quittent au plus vite la rivière, empruntent un chemin en forte pente (qu'ils gravissent avec une vitesse impensable, faisant preuve d'une puissance instantanée incroyable) et vont se perdre dans la forêt profonde pour manger tranquilles.
De notre "perchoir", nous observons à loisir certains qui musardent. Nous sommes parfois à moins de deux mètres. Deux choses nous frappent alors.
1/ les nombreuses blessures ou écorchures, reliquat de relations tumultueuses,
2/ les griffes de ces fauves.
Mais parfois aussi, nous sommes les témoins d'un peu plus de douceur : maman et ses enfants. Ils font preuve de toujours beaucoup d'affection entre eux.
Les mères restent vigilantes. Lorsqu'elles vont à la pêche dans la rivière, elles conservent toujours un oeil sur leurs petits. Les principaux prédateurs en sont les gros ours agressifs, qui n'hésitent pas à manger leurs enfants.
Aussi, dès qu'un "gros" se rapproche trop de leur progéniture, elles quittent leur position de pêche pour revenir protéger les petits en rugissant et en montrant les dents.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Pour illustrer le message précédent, et pour terminer en douceur et en beauté, je vais conter la visite de la maman avec ses deux petits trop mignons (ceux là même que nous avions aperçus en arrivant).
Les enfants arrivent tous seuls, par un sentier descendant à la rivière. Mais la mère n'est jamais loin, derrière
L'un d'entre eux, le plus intrépide, va même s'aventurer seul au bord de la rivière.
Mais très vite le reste de la famille le rejoint.
C'est bien joli, dit la mère, mais nous devons manger. Je dois aller pêcher.
Mais maman, tu ne vas pas nous laisser tout seuls, dit le plus timide.
Si, il le faut. Restez bien sages au bord, je reviens vite.
Enfin, ce n'est pas trop tôt !
La mère revient alors vers ses deux jeunes, et le trio quitte au plus la rivière pour aller partager la prise. Ils passent sous notre passerelle, et vont derrière, dans des herbes épaisses, tranquilles.
Mais nous pouvons les apercevoir.
Oui, je sais. Tout cela fait un peu cucu, mais dans ce monde de brutes, pris dans l'ambiance, on est facilement attendri.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Bonjour trois14,
je vois que tu as trouvé le temps de continuer ton récits sur ton voyage en Alaska, merci infiniment pour ces pages, vivantes et superbement illustrées. J'ai adoré les ours, fantastique !! ça fait plaisir de savoir qu'il y a encore des endroits comme ça.
Je suis bien content de savoir que mon site Astro t'a accaparé une soirée, il est fait pour ça.
@+
Bonsoir,
Je réagis à votre commentaire sur la facilité de pêche à Brooks. Parce que je connais bien et Brooks et la pêche au saumon à la mouche.
Par contre je crains que vous ne connaissiez quant à vous pas très bien la pêche, encore moins la pêche au saumon, et encore encore moins la pêche au saumon à la mouche !
Ces pêcheurs pêchent à la mouche fouettée (seule autorisée à Brooks), technique qui nécessite un apprentissage sérieux, (mais pas forcément un matériel sophistiqué !) et ne s'improvise pas surtout lorsqu'il s'agit de poissons aussi puissants que les saumons. En outre les sockeyes sont réputés pour être particulièrement difficiles car ils mordent peu. Autant dire qu'un enfant de dix ans ne fera pas plus de carnage que vous ! (A moins de "snagguer" ce qui est parfaitement interdit et hors de propos pour un pêcheur doté d'un minimum d'éthique).
Si à Brooks la majorité des pêcheurs ciblent les saumons, quelques experts ciblent les grosses truites arc en ciel, présentes bien que beaucoup plus discrètes, et là c'est encore une autre paire de manches pour en capturer une (et seulement pour ce plaisir car on les remets à l'eau).
J'ai bien lu votre message, et il me trouble un peu. Car tout ce que vous dites est probablement vrai.
je crains que vous ne connaissiez quant à vous pas très bien la pêche, encore moins la pêche au saumon, et encore moins la pêche au saumon à la mouche !
C'est complètement exact.
En outre les sockeyes sont réputés pour être particulièrement difficiles car ils mordent peu. Autant dire qu'un enfant de dix ans ne fera pas plus de carnage que vous !
Je l'avais écrit, car c'est ce que je pensais sur le moment. Et j'admets que le mérite des pêcheurs ne me paraissait pas du tout évident sur le moment.
Vous avez rectifié. Vous ajoutez même des précisions complémentaires intéressantes sur la pêche à la mouche à Katmai.
Dont acte, je vous en remercie.
Mais j'hésite cependant à réécrire mon texte, et finalement je pense que je ne le réécrirai pas, car ce n'est en rien un document technique officiel, mais un carnet de voyage, où j'ai transcrit mes impressions du moment, même si elles étaient erronées.
Merci cependant d'avoir apporté ces rectificatifs utiles.
La pêche au saumon est un art difficile, j'en conviens. D'ailleurs je m'en suis aperçu quelques jours plus tard à Haines, où j'ai longuement observé ces mêmes pêcheurs à l'oeuvre sur la Chilkoot River. Mais je pensais que les saumons beaucoup moins nombreux que sur Brooks River leur rendaient la tâche plus difficile.
JP
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Nous restons ainsi, dans ce rêve éveillé, jusqu'en milieu d'après midi.
Mais il faut bien s'en détacher, car notre hydravion ne nous attendra pas. Le décollage est prévu à 16h30, nous avons 3/4 heure de marche pour revenir dans les parages du Visitor Center ; et il faut espérer que nous ne serons pas trop ralentis par des animaux stationnant sur le chemin.
Cependant, depuis un moment le spectacle s'essouffle. Les ours sont moins nombreux, moins vifs. Un ranger nous explique qu'après avoir beaucoup mangé, ces messieurs fatiguent, et font volontiers en milieu d'après midi une sieste digestive.
Nous quittons donc à regret la plateforme.
Nous ne ferons aucune mauvaise rencontre dans la forêt (les chants d'Annie sont toujours aussi efficaces) et nous n'apercevrons un ours qu'en arrivant à proximité du pont sur la rivière.
Nous pouvons nous permettre de perdre quelques minutes.
Nous pénétrons dans la cafèt (hors de prix), où autour d'une grande cheminée conviviale, les pêcheurs racontent leurs exploits du jour.
Puis nous rejoignons notre avion.
Partout sur la plage, des traces d'ours…
une trace d'ours …
… que je compare à une trace de lion photographiée deux mois plus tôt au Botswana, à Chief Island, dans le delta de l'Okavango :
une trace de lion
Excepté les longues griffes des ours, la similitude est frappante.
Il faut bien partir.
Nous nous faisons chambrer en pénétrant dans notre coucou (applaudir par les autres voyageurs, c'est nul) car tout le monde est déjà en place (il est pourtant juste 16h30) ; nous décollons instantanément.
Le film de l'aller se déroule à l'envers.
Mt Augustine
retour sur Homer vers 18h30.
Ce fut une journée mémorable, exceptionnelle ; mais aussi bien pour Annie que pour moi, ce n'a cependant pas été l'extase que nous espérions.
D'abord, c'est la seconde fois que nous venons à Brooks Camp, et nous avions trop idéalisé la première fois qui était merveilleuse. Il n'y a qu'une première fois.
Ensuite, je pense que nous avons rencontré cette fois un peu moins de saumons, donc un peu moins d'ours qu'il y a quatre ans.
Enfin, j'avais bien l'intention de réussir LA photo exceptionnelle, c'est-à-dire :
Mais ces vues ne sont pas de moi. Il faut beaucoup de chance pour saisir l'instant précis, et je n'ai jamais eu cette chance. Les deux vues ci-dessus sont des photos de poster, prises au Visitor Center de Brooks.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Le lendemain, nous profitons d'une lance d'arrosage et de l'aspirateur de notre cabane pour refaire une beauté à notre carrosse.
Avant de quitter Homer, nous décidons de nous promener un peu entre l'office du tourisme de la ville et la plage. La nature ici est exubérante (conséquence de l'ensoleillement près de 24h par jour en Juillet).
Chou arctique (diamètre > 1m)
… et toujours beaucoup de fleufleurs (bleue est la couleur dominante) …
pissenlit
lupin arctique
ancolie
Fireweeds, non encore écloses ici
Et partout ces énormes fleurs blanches, de 3-4 mètres de haut.
Nous ne sommes pas les seuls à apprécier l'endroit.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Nous quittons finalement Homer en milieu de matinée et disposons de la journée pour rentrer tranquillement vers Anchorage. Notre première halte sera à Ninilchick, un très joli village typique russe, que nous avions apprécié lors d'un dernier voyage. L'église orthodoxe domine la région.
Autour de l'église, le cimetière russe est envahi par la végétation luxuriante.
Puis nous redescendons vers la mer.
Le port ne retrouve son activité qu'à marée haute. Les nombreux bateaux de pêche reviennent, et déchargent sur le ponton leur cargaison de saumons ou de halibuts, qu'ils ont attrapés dans leurs filets. Les bateaux font alors la queue pour être pris en charge. Les poissons sont débarqués, triés avec soin, emballés sur le ponton-même avec de la glace pilée dans des caisses isothermes, puis transportés très vite à l'aéroport d'Anchorage, d'où ils sont expédiés et dispatchés vers tous les supermarchés des Etats Unis. Dans quelques heures ils seront proposés à la clientèle américaine.
Mais en ce milieu de journée, c'est marée basse, et le port est assez calme.
La plage est réputée pour les clams qu'on peut y pécher (il faut racler le sable avec un rateau spécial). Les mouettes apprécient également ces coquillages.
Nous localisons sans peine un restaurant sympathique que nous avions déjà fréquenté, sur la plage. Mais ici aussi, le tourisme n'est plus ce qu'il était, et l'établissement, aujourd'hui désert, est à vendre. C'est un triste et désolant !
Si un lecteur veut le racheter, je lui donnerai avec plaisir toutes les informations.
Nous investissons une table sur la terrasse, et picniquons en face du Mt Redoubt (volcan aperçu hier en vol).
Puis nous reprenons le "Sterling Highway" direction Nord. Attention, nous ne sommes pas seuls sur la route.
Le trajet se poursuit, mais je n'en dirais pas plus, car je me suis endormi bienheureux dans le siège passager, faisant une confiance aveugle à la conductrice. Je reprends seulement conscience aux environs de l'embranchement en direction de Seward (port terminus des paquebots de croisière, mais aussi à partir de là, possibilités de belles balades en mer à la journée (vie sauvage, glaciers) ; nous n'y passerons pas cette année). A partir d'ci la péninsule de Kenai devient plus montagneuse.
Nous nous décidons pour un petit détour afin d'aller jeter un oeil au glacier de Portage.
De petits blocs de glace flottent sur la lac. Au loin on aperçoit la voie ferrée qui se dirige vers le tunnel (qu'emprunte aussi la route) en direction de Whittier (également de très belles ballades à la journée dans "Prince William Sound" –day cruises- que je recommande).
Et à l'autre extrémité du lac, nous distinguons le Glacier.
Portage Glacier recule à grande vitesse sous l'effet du réchauffement climatique : il y a quinze ans, la glace recouvrait toute une partie du lac, ce qui procurait un spectacle magnifique. Il y a quatre ans, les rochers de la montagne commençaient déjà à apparaitre sous la glace ; et aujourd'hui, le glacier est loin d'atteindre le lac…
Nous reprenons la route, et longeons le Turnagain Arm. Il s'agit d'un bras de mer long de 70 km dont l'embouchure se situe au niveau d'Anchorage. Son nom lui a été donné au XVIII ième siècle par le Capitaine Cook (décidemment, on le rencontre partout), qui recherchait le "Northwest Passage", autrement dit un passage maritime au nord du continent Américain qui lui aurait permis de rejoindre l'Atlantique, depuis le Pacifique en évitant le Cap Horn. Il a testé la voie ici, mais arrivé vers Portage, son extrémité cul-de-sac, il a admis une fois de plus son échec, et a dû faire demi-tour. D'où le nom de ce bras de mer, le "Turnagain Arm".
Un arrêt s'impose à mi trajet à "Beluga Point". On peut y voir deux éléments remarquables. D'une part des bélougas tout près de la rive (parfois). D'autre part le fameux "Bore Tide" (sorte de mascaret) : il s'agit d'une vague créée par l'arrivée rapide de la marée remontante, le phénomène se produit une fois par jour. Les jours de grande marée, certains Alaskiens un peu barjots ne manquent pas l'occasion de faire alors un run en surf de 50 km.
(photo "Pour la Science" de nov 2011)
Oui, mais pour être franc, je dois dire que je n'ai jamais réussi à apercevoir ce phénomène !
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Nous arrivons donc, bien guidé cette fois par notre TomTom qui daigne fonctionner à nouveau correctement (nous sommes en ville), à Anchorage, notre point de chute pour deux jours.
Le programme est vague, mais restera limité : repos, bulle, quelques courses, petites ballades sympas en ville.
Quant à notre logement, nous avons découvert le "Big Bear BnB", qui justifie pleinement sa réputation, c'est la maison de l'ours. L'étape fut très agréable.
Big Bear BnB
Le maitre des lieux, c'est Carol, une femme, imbibée jusqu'à la moelle de l'esprit de l'Alaska.
Elle est une ancienne professeur d'économie, qui a construit de ses mains, avec son mari bucheron et charpentier, ce BnB pour compléter leurs retraites. Son mari est maintenant décédé, mais elle continue de faire rondement tourner sa boutique, avec l'aide sa sœur (beaucoup plus discrète) qu'elle a fait venir.
Son père a beaucoup baroudé dans les années 40 dans les forêts des alentours et sur la côte Nord de l'Alaska, au milieu des Esquimaux. Son fait d'arme majeur serait d'avoir été attaqué par un ours polaire géant, et de l'avoir tué sans arme à feu (la peau trône dans le salon du BnB).
ours polaire
Un autre de ses trophées est jeté comme couverture sur un canapé. C'est une magnifique peau d'ours noir.
ours noir
Le mari de Carol, plus moderne, a également tué un grizzly qui lui voulait du mal, mais avec un fusil.
grizzly
Je pense que si j'étais vraiment un ours, je garderais mes distances avec cette famille.
De fait, "The Big Bear BnB" est vraiment une maison de caractère, où tout rappelle soit l'ours, soit la chasse, soit les populations esquimaudes ou amérindiennes.
Les meubles sont antiques, de style Alaskiens. On se croirait complètement dans un musée.
Si vous passez une nuit ici, vous saurez tout sur les ours de l'Alaska.
Des bibelots d'esquimaux, ou des instruments quotidiens de leur vie sont présentés dans tous les recoins, en grand nombre (j'ai une pensée pour la personne qui doit faire les poussières).
Des livres calligraphiés, avec photos d'époque collées rapportent des scènes de chasse épiques. Le gibier privilégié était le moose que le mari de Carol dépeçait et découpait sur place, afin de ramener des énormes carcasses de viande à la maison. On trouve aussi de nombreux ouvrages qui font revivre Alaska du passé. Je suis resté scotché plusieurs heures sur un livre relatant la vie dans la région de Kennicott que nous allons rejoindre dans deux jours. D'autres ouvrages décrivent des expéditions à Katmai et Brooks River, mais avant que l'organisation actuelle et son intendance ne soit mise en place.
Cette demeure offre quatre chambres en location.
C'est la "Grizzly Room" qui nous est attribuée. Elle dispose d'un lit immense. Comme ailleurs, des bibelots occupent tout l'espace libre (ce qui n'est pas très pratique pour laisser trainer nos affaires).
the Grizzly Room
Le plus croquignolesque est la salle de bain, logée dans un placard ; elle est minuscule, mais amusante, en tout cas atypique, entièrement conçue et construite par Carol et son mari ; le problème en est l'éclairage, il s'allume automatiquement dès qu'on ouvre la porte, et s'éteint quand on la referme. Aussi, si l'un de nous se lève durant la nuit, la lumière violente de la SdB réveille immanquablement l'autre.
Mais cette maison de l'ours est connue et appréciée surtout par son petit déjeuner pantagruélique. Lors de la réservation, Carol demande de remplir une fiche détaillée précisant ce que nous aimons particulièrement ou ce que n'aimons pas pour le petit déjeuner. Et elle met un point d'honneur à combler ses hôtes au-delà de toutes leurs envies.
Pour cela elle cultive dans son jardin (magnifique) un nombre incalculable de types de fruits, de baies ou de légumes du pays. Et elle sait mieux que quiconque où il faut courir à 30 miles à la ronde pour satisfaire une demande originale.
Elle passe la plus grande partie de ses journées dans sa cuisine aux fourneaux à préparer recettes maisons, confitures délicieuses, gâteaux en tout genre, crèmes, … pour le p.d. du lendemain.
Et bien sûr elle veille à ce que chacun retrouve chaque matin des plats différents de ceux qui lui avaient été proposés les jours précédents.
Le plaisir de ses convives à la table du petit déjeuner est son bonheur ultime, cela se sent.
Nous découvrons les autres hôtes au p.d. Aujourd'hui, la table est européenne.
Le couple d'allemands à la gauche d'Annie, a fait en voiture un circuit de trois semaines en Alaska et au Yukon ; et demain ils embarquent pour Vancouver, sur un luxueux bateau de croisière.
Mais les personnes sans conteste les plus passionnantes de la table parlent français. Ce sont Marie et Johann, deux jeunes de la région de Lausanne, qui ont obtenu leur diplôme d'ingénieur il y a 2 ou 3 ans, ont travaillé un peu pour amasser quelques sous, et commencent la grande aventure.
Ils sont arrivés d'Europe hier par avion, et projettent de rejoindre depuis l'Alaska la Terre de Feu en un an et demi (en faisant au passage l'ascension de l'Aconcagua, 7000m, le plus haut sommet d'Amérique –ce ne sont pas des suisses pour rien-). Cela est très fort, mais le plus incroyable est qu'ils feront toute la route EN VELO ! Avec les détours, cela représente 30.000 km sur deux roues.
Leur budget est très limité et cette nuit ici sera probablement pour eux une de leurs plus couteuses (habituellement, ce sera sous la tente). Mais il convient de partir du bon pied !
Partis mi-Juillet d'Anchorage, ils ont aujourd'hui (décembre 2011) bien avancé. Ils sont déjà dans l'Ouest Américain, après quelques aventures extraordinaires, que vous pouvez suivre sur leur blog ICI.
Il faut savoir que c'est dernièrement, en Californie, qu'ils ont eu le plus froid, et le plus de problèmes avec la rudesse du climat (en Alaska ou au Yukon, ça allait). A tel point qu'ils ont dérogé à leur règle (vélo), et loué quelques jours une voiture afin de pouvoir visiter quelques parcs de l'Ouest USA (les vélos dans le coffre).
Nous assistons à leurs derniers préparatifs, au chargement de leurs montures, et filmerons les premiers mètres de leur périple.
Johann fixe la remorque
Marie est prète
l'étape du jour dans le GPS
on y va ?
les premiers mètres.
C'est parti pour 30.000 km.
Bonne route, Marie et Johann, bon courage (il vous en faudra), et aussi bonne chance !
Nous suivrons régulièrement votre avancée sur votre blog.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Après avoir accompagné un peu Marie et Johann vers le centre ville ……
…… nous les retrouvons une dernière fois quelques minutes plus tard au surplus de l'armée américaine que je leur avais indiqué, car ils ne voulaient pas partir sans clochette et spray de poivre anti-ours. Cela semblait rassurer tellement Marie.
Bon vent à tous les deux.
Quant à nous, nous nous promenons un petit peu au centre ville, faisons quelques magasins.
Visitor Center d'Anchorage
Notez des fleurs à profusion, comme toujours
La rencontre dans une boutique avec un grizzly empaillé ne me fait même pas peur.
Et s'il était encore vivant ? En fait je pense au courage du père de Carol qui s'attaquait à ces monstres sans arme à feu.
Nous faisons également connaissance avec un groupe de Français, aventuriers eux aussi (c'est le jour) ; nous nous racontons mutuellement nos voyages, mais nous ne jouons pas dans la même division ; ils ont fait une expédition de près de trois semaines en complète autonomie sur le fleuve Yukon, qu'ils ont descendu en canoë jusqu'à son embouchure sur la mer de Béring. Pour se nourrir, ils péchaient, ou chassaient. Ils dormaient la nuit sous la tente, ont rencontré de nombreux ours, pas toujours bienveillants. Leur voyage est maintenant terminé, ils rentrent demain à Paris. Ils sont globalement satisfaits de leurs vacances, mais ont connu dans le grand Nord de l'Alaska un temps exécrable, presque toujours pluvieux.
Pour nous, la météo continue à être clémente.
Nous décidons d'aller voir les pêcheurs de saumon à "Ship Creek", un peu au Nord de la ville. Car ici aussi, cela doit être la pleine saison.
Puis nous repartons vers le Hood Lake (la base d'hydravion d'Anchorage) pour notre pose-picnic quotidienne.
Nous allons ensuite faire un tour du coté de Earthquake Park.
En chemin, au bord de la route, en limite de l'aéroport et en liberté, un moose se prélasse.
En 1964, le séisme le plus violent jamais enregistré en Amérique du Nord, a été ressenti ici, le jour du Vendredi Saint. Il a atteint la magnitude de 9,2 jamais mesurée ailleurs en Amérique du Nord. L'épicentre se trouvait à 80 miles d'Anchorage, dans le Prince William Sound. Ce tremblement de terre a été à l'origine d'un tsunami dévastateur. A Valdez, amplifié par la topologie de la baie et par un glissement de terrain, il s'est formé une vague de près de 70 mètres de haut, qui a complètement rasé la ville (la cité actuelle, a été reconstruite plus tard à quelques miles de là. Elle est connue aujourd'hui comme point terminal de l'oléoduc alaskien).
Les gens ici nomment cette catastrophe "the Good Friday Earthquake". Bizarre, pourquoi "Good" ?
Tout simplement parce qu'ici, le Vendredi Saint est appelé "Good Friday".
A Anchorage, les effets les plus sensibles ont été ressentis au nord de l'aéroport. Une énorme cassure s'est produite dans le sol, et toute une partie de la ville a été engloutie dans la mer. Des stigmates de ce cataclysme sont bien visibles dans Earthquake Park.
Nous rentrons tôt dans notre "Big Bear" BnB, car notre programme de la journée ne laissait aucune place pour l'improvisation :
… repos.
Annie, sous le soleil d'Alaska, au milieu des fleurs, apprécie le jardin de notre résidence.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Toujours des photos aussi magnifiques, merci !
Pour ce qui en est de la fleur avec un point d'interrogation, je pense qu'il s'agit d'une ancolie. Je n'en avais pas encore vu de bleues...
Après un dernier petit déjeuner pantagruélique au "Big Bear BnB" (et une dernière recette confiée par Carol à Annie), c'est le départ.
Aujourd'hui est une étape de liaison, car demain nous envisageons de passer une très longue journée dans le Wrangell-Saint-Elias Natural Park, le parc naturel le plus étendu des Etats Unis. Moins de 250 miles de bonne route nous séparent de notre point de chute du soir, Kenny Lake ; nous allons donc un peu musarder en route.
Notre premier arrêt est à Eklutna, une petite communauté russe, 30 miles au Nord d'Anchorage.
L'église typique, avec ses clochers en oignon de tulipe.
Le cimetière est situé autour de l'église (comme à Ninilchick). Mais ici les tombes sont différentes, ce sont des petites niches en bois peintes de couleurs vives.
Nous constatons que l'accès est devenu payant pour les "infidèles" comme nous. Aussi, cette fois, nous resterons à l'extérieur du site (d'ailleurs, si mes souvenirs sont exacts, je ne me rappelle de rien de remarquable à l'intérieur).
Nous arrivons rapidement à Palmer-Wasilla, grosse agglomération située à une quarantaine de miles au Nord d'Anchorage. L'habitat est assez dispersé. En fait, le bourg est à la fois très commerçant (nombreux magasins, Walmart, Safeway (qui ici s'appellent Carrs), garages, essence, restaurants, …) et agricole (c'est le "jardin potager" d'Anchorage). Il y a aussi à Palmer une célèbre ferme d'élevage de bœufs musqués, rennes et bisons.
Mais dans le futur Wasilla pourrait également être important du point de vue administratif, et devenir … la capitale de l'Alaska. En effet tout le monde (sauf bien sûr les habitants de Juneau) considère que la capitale d'état actuelle est trop excentrée dans le Panhandle, d'accès compliqué (non relié au réseau routier continental), envahi par beaucoup de neige en hiver, et loin de tout. Anchorage serait plus logique, mais Fairbanks qui défend ses intérêts voulait aussi être choisi. Le choix s'est finalement porté comme souvent aux USA vers un village situé entre les deux postulants. C'est-à-dire ici, dans la région de Wasilla. Une décision dans ce sens a été votée en … 1976, mais les crédits nécessaires au déménagement, eux, n'ont jamais été votés. Juneau peut encore dormir tranquille.
Nous faisons des courses pour les 4 ou 5 prochains jours. Puis nous décidons d'aller faire un tour un peu au Nord, du coté d'Hatcher Pass, un col assez sauvage, une ancienne région de mines d'or.
La route monte, offrant de belles vue vers la vallée.
vue coté vallée
Enfin, nous parvenons au col, et à l'ancienne mine d'or.
Hatcher Pass
mine d'or abandonnée
Au retour en direction de Palmer, nous apercevons un ruisseau avec des chercheurs d'or amateurs qui s'activent La région doit être favorable. Une opportunité de plus pour moi de devenir riche. Bien sûr, je saute sur l'occasion, même si je n'ai plus mon équipement de Dawson City. Mais qu'à cela ne tienne, nous faisons suivre dans la voiture une poêle à frire, elle devrait faire l'affaire.
en plein travail
Mais une fois de plus, ma recherche restera infructueuse (ah, si j'avais eu de bons outils !).
Heureusement, le picnic traditionnel bien mérité (charcuterie, muffins, yaourt, fruits) me réconfortera. Remarquez le yaourt grec TOTAL de marque FAGE, exactement le même qu'en Grèce (difficile à trouver en France, mais pas en Alaska).
Nous rejoignons ensuite le Glenn Highway, et roulons direction Est. Sur la droite de la route la vue du Matanuska Glacier s'offre à nous.
toujours des Fireweeds
Nous atteignons ainsi Glennallen (où nous avions dormi à l'aller) puis nous obliquons plein Sud sur le Richardson Hwy, qui mène à Valdez.
La région doit être sujette durant l'hiver à des chutes de neige importantes, à en juger par la taille des piquets au bord de la route.
Nous traversons le petit village de "Copper Center"
mairie ?
Non, je ne pense pas que ce soit la mairie. Mais les gens ici ont le sens de la dérision.
Sur tout ce trajet, nous longeons de plus ou moins loin le Trans-Alaska-pipeline, qui ici chemine en surface.
La construction de cet oléoduc fut l'un des projets les plus controversé de l'Alaska. Mais suite au coup de force de l'OPEP débouchant sur le premier choc pétrolier de 1973, le système a pu finalement être mis en service en 1977. Il fournit près de 15% de tout le pétrole consommé aux USA. Cependant, il a dû répondre à des contraintes très inhabituelles.
Il s'agit d'amener le pétrole du champ d'exploitation de Prudhoe Bay près de Barrow sur l'Océan Arctique jusqu'à un port hors banquise, accessible toute l'année aux super-tankers (Valdez). Le trajet fait près de 1500 km. Il traverse des étendues complètement vierges, plusieurs chaines montagneuses, des vallées profondes, de nombreux cours d'eau (sur des ponts spéciaux) dont le fleuve Yukon, et des régions fortement sismiques (à l'Est de Denali, puis toute la région Sud –ici-).
Sur une bonne partie du trajet, la canalisation a pu être enterrée. Mais quand elle doit être externe (régions les plus sismiques), elle est surélevée (afin de ménager le passage aux animaux sauvages). Les supports sont alors tous munis d'un système réfrigérant avec radiateur bien visible sur le sommet, qui les refroidit. Ceci évite que la chaleur du pétrole (chauffé pour le rendre suffisamment fluide) se transmette au permafrost, ce qui aurait endommagé la structure de supportage.
Le trajet de l'oléoduc n'est pas rectiligne et tendu. Il comporte volontairement de nombreux changements de direction afin de ménager de la souplesse en cas de séisme. Et pour cette même raison, le pipeline peut glisser sur chaque support de quelques mètres.
Sa capacité de transport est de l'ordre de 2 millions de m3 (soit 4 tankers géants) par jour, mais il ne travaille plus et de loin à sa pleine puissance (le gisement s'épuise). Ses apports pour la région sont évidents : la taxe que l'Alaska retire du système produit de gros revenus, et les habitants de l'état ne payent aucun impôt (à confirmer).
Au point de vue environnemental, la loi prévoit qu'en fin d'exploitation (date non précisée), l'ensemble du système devra être démonté, et aucun impact visible ne devra demeurer (les plans d'enlèvement ont été publiés, et sont régulièrement réactualisés).
Tout parait parfait, mais la catastrophe de l'Exon-Valdez, qui a grandement pollué le golfe de Valdez et le Prince William Sound, reste dans toutes les mémoires.
En fin de journée, nous parvenons à Kenny Lake, où j'ai retenu pour deux nuits une chambre dans un établissement très sommaire que j'avais fréquenté il y a douze ans, le " Kenny Lake Mercantile, Hôtel, & RV Park".
Son principal intérêt est d'être abordable (80$/nuit), dans une zone où l'offre en logement est réduite et hors de prix. Nous avions conservé d'un passage antérieur un souvenir très mitigé. Mais j'ai pensé que c'était il y a bien longtemps, que depuis il s'était probablement amélioré, car la majorité des établissements ont fermé entre temps, et je pensais, seuls les meilleurs ont survécu.
Je me suis lourdement trompé. Tout au contraire, il s'est encore dégradé. La chambre est très sale, infecte et malodorante. L'eau et la douche (à jeton !) est celle du camping. Afin de bien dormir, nous demandons une chambre avec deux lits. Tout est complet, c'est impossible il n'y en a plus, nous répond-on.
Annie s'échauffe un peu, et j'en fais les frais. "Sois conciliante, qu'est-ce que tu deviens difficile", dis-je (mais au fond de moi, je la comprends tout à fait). Je lui concède sans peine que même à 80$, je trouve que c'est très cher.
Sur le coup de 20h, nous avisons que dans cet hôtel soi-disant complet, nous sommes toujours seuls. Je repars donc faire un esclandre auprès de la proprio, elle finit par nous attribuer une chambre à deux lits, plus grande certes, mais pas plus propre. La soirée a un coté "soupe à la grimace". L'avantage : nous nous couchons tôt, et pourrons démarrer très tôt la journée de demain.
Et à 21h, un bruit de voiture se fait entendre. C'est un second client (voiture rouge de droite, sur la vue précédente). En fait c'est un technicien du TAPS (Tran-Alaska Pipeline Service) en mission, chargé de la maintenance de l'oléoduc.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Nous n'avons aucune peine à quitter notre gite de bonne heure.
Nous allons aujourd'hui à Kennicott et McCarthy par l'Edgerton Hwy, puis il nous faudra revenir coucher ce soir ici.
Cela représente environ 150 km de route, les 100 derniers étant une piste qui a repris le trajet d'une ancienne voie de chemin de fer. Le parcours est très beau, et nécessite environ 4h, dont 3h de piste (assez facile, pas de dénivelés importants). Et la même chose le soir à l'envers pour le retour.
Kennicott (ou Kennecott, on trouve les deux écritures) est une ville fantôme, un ancien camp minier abandonné, dont l'histoire mérite d'être contée.
Dès 1898, la région de Valdez est fréquentée par des chercheurs d'or qui voulaient rejoindre le Klondike et espéraient trouver ici une alternative à Skagway et au Chilkoot avec sa montée redoutable (voir mon texte, quelques messages plus tôt, pour ceux qui ont suivi).
Ainsi, en 1902, des chercheurs d'or, également géologues, qui tentaient un passage à travers les Montagnes St Elias vers le Klondike, ont remonté ce qui est aujourd'hui la Cooper River, puis la Chitina River. Ils ont tout de suite reconnu la couleur verte caractéristique du cuivre, et réalisèrent que la teneur en métal du minerai était extrêmement élevée. Ils en délimitèrent avec soin la concession, qu'ils revendirent habillement aux frères Guggenheim (ceux là même qui ont créé fondation et musées du même nom). Ces derniers mirent en place une organisation afin d'exploiter ces mines de cuivre mirobolantes.
La première tâche fut de ménager un accès au site afin de pouvoir rapatrier le cuivre. Ils construisirent à cette fin une ligne de chemin de fer, qui fut opérationnelle dès 1911. Elle reliait le port de Cordova à Kennicott, sur plus de 300 km, dans un environnement hostile, surtout en hiver. Sa construction rapide fut un exploit ; les ouvrages d'art, souvent des ponts en bois à la Lucky Luke, se comptent par centaine. Le plus important d'entre eux, est le "Million Dollar Bridge", à 50 km de Cordova. Il s'agit d'un grand pont métallique sur la Cooper River, qui fut gravement endommagé par le fameux "Good Friday Earthquake" de 1964 (ceci encore pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents, pour les autres, je ne peux rien).
La Compagnie d'exploitation a mis en place à Kennicott toutes les infrastructures et toute l'intendance nécessaires à une vie très décente pour les mineurs et leurs familles (salaires attractifs, logements de bonne qualité, enseignement, santé, culte, électricité, chauffage, …). Bref, malgré l'isolement total et le froid, c'était mieux que ce que bien des ouvriers européens ont eu à endurer à la même époque. Mais ce que les habitants de Kennicott souhaitaient par-dessus tout, surtout les célibataires, ils ne l'avaient pas sur place. Aussi bien vite s'est construite à quelques km de là (sans l'aide de la compagnie) la ville de McCarthy, qui elle était un lieu d'amusement et de détente, avec saloons, maisons de jeux et autres lieux de distraction pour mineurs -je veux dire mineurs de cuivre majeurs- ). Le dimanche, jour sacré du Seigneur, la puritaine Kennicott se vidait d'une grande partie de ses forces vives, et la fête battait son plein à McCarthy, véritable lieu de perdition.
L'exploitation a été longtemps florissante. Mais les gisements les plus rentables ont fini par s'épuiser.
En 1938 les mineurs se sont mis en grève et ont exigé des salaires encore plus élevés auprès de la Direction. Celle-ci s'est alors immédiatement réunie pendant une matinée, a discuté au téléphone avec les propriétaires newyorkais, puis a fait une déclaration, qui n'était pas du tout celle que les ouvriers attendaient. "Elle ne peut pas satisfaire la demande des grévistes. Aussi elle arrête sur le champ l'exploitation. Un train, ce sera le dernier, quittera Kennicott dans les deux heures. Tous ceux qui souhaitent le prendre le pourront. Les autres se débrouilleront par eux-mêmes, seuls, dans un milieu qui deviendra vite très hostile".
Tout le monde bien sûr a pris ce dernier train, et Kennicott fut en un instant coupé du monde, loin de tout, quasiment inaccessible : la ville fantôme par excellence.
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La voie ferrée est alors tombée en décrépitude et la ville de Kennicott ne vit presque plus personne pendant une quarantaine d'années. Elle est demeurée telle qu'elle était lorsqu'elle était en activité (puisque ses habitants l'ont quittée en deux heures) : logement, usine électrique, machines, bureaux, tout est resté comme en 1938, quasiment en ordre de marche, ce qui est remarquable.
Quelques années plus tard, l'ensemble (voie ferrée, ville et bâtiments de Kennicott) fut donné au gouvernement des Etats Unis. Mais le "Good Friday Earthquake" de 1964 a gelé les ardeurs de ceux qui voulaient réhabiliter le site. Ce n'est encore que bien plus tard, que la partie de la voie ferrée entre Chitina et McCarthy fut transformée en piste, une fois les rails enlevés, rétablissant un accès au site (il reste encore aujourd'hui de nombreux boulons ou clous sur la piste, entrainant un risque certain de crevaison). Quelques pillages eurent alors lieu (car tout était en état, et de bonne qualité). Aussi en 1998, le site a été récupéré par le service des parcs nationaux américains, qui fit de la ville le "Kennecott mines national historic landmark". Heureusement, l'accès est resté gratuit.
Quant à McCarthy, avec quelques habitants, un petit hôtel, un saloon, un restaurant rustique, elle revit, mais cette fois paisiblement, du tourisme.
Ainsi donc aujourd'hui nous allons emprunter cette piste qui reprend le trajet de l'ancienne ligne de chemin de fer.
Les premiers miles, jusqu'à Chitina, sont goudronnés.
Nous passons à proximité d'une étrange exploitation.
Cela ressemble à des Yaks.
C'est confirmé !
La ferme se trouve aux environs. Manifestement, l'exploitant dispose pour ses liaisons d'un avion privé.
Cette portion de route est fréquentée, le matin de bonne heure, par des mooses.
Nous longeons et traversons la Cooper River, rivière fameuse dans tous les Etats Unis, l'une des plus célèbres pour la pêche aux saumons (des saumons de la Cooper River étaient en vente au Pike Market de Seattle, voir mon tout premier message).
Puis, à patir de Chitina, c'est la Chitina River (affluent de la Cooper Rv) que nous suivons.
Chitina River
La route est devenue une piste (très correcte par beau temps), également connue sous le nom de McCarthy Rd. Le paysage est magnifique.
Soudain, nous apercevons un viaduc majestueux : le "Kuskulana River Bridge". Nous le prenons.
vue d'en haut vers la vallée
Plus loin, une boutique isolée attend des clients improbables.
Puis, au passage d'une vallée, la piste abandonne quelques instants le trajet de la voie ferrée. Celle-ci traversait la vallée sur un long pont en bois, alors que la piste descend maintenant en bas, puis remonte. Ici, les rails n'ont pas été enlevés, et le pont, non entretenu, tombe en ruine.
les rails sont encore en place
Les rivières à franchir sont nombreuses.
la piste continue ...
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Nous parvenons au but en milieu de matinée à l'extrémité de la piste, au niveau de la rivière Kennicott (formée par la fonte du glacier du même nom). Impossible d'aller plus loin, il nous faut laisser la voiture là pour la journée (parking payant). Nous décidons de grignoter de suite, afin de ne pas nous charger avec de la nourriture.
Puis nous traversons la rivière par une passerelle piétonnière.
Avec nostalgie, je repense au temps pas si ancien (il y a 12 ans) où cette passerelle n'était pas construite ; il fallait alors emprunter pour franchir le fleuve un petit téléphérique à main, assez sportif. Bizarrement, tout n'a pas été démonté, et il demeure, à coté de la passerelle, des vestiges du téléphérique en ruine.
En amont de la rivière, nous apercevons les deux glaciers qui se rejoignent : "Kennicott Glacier" à gauche, et "Root Glacier" à droite, à proximité duquel nous irons nous promener tout à l'heure.
Nous marchons un kilomètre environ, et atteignons le village de McCarthy, ou ce qu'il en reste encore en fonctionnement de nos jours.
l'épicerie
une gift shop
le saloon
l'hôtel
même une compagnie d'aviation !
un boui-boui, qui sert du bon café
Avant de quitter McCarthy, nous décidons de passer au Visitor Center.
Nous discutons avec la dame de service, qui prend plaisir à parler avec des français : en effet elle est à la retraite (bénévole ici), et partira avec son mari dans quelques mois passer une année entière en France, à visiter notre pays (principalement la Provence). D'ailleurs son mari est dans une pièce derrière, et prendrait surement plaisir à discuter avec nous. Elle l'appelle, il nous rejoint, et là, oh stupeur, son visage me dit quelque chose, et c'est réciproque. Nous passons en revue notre vie passée, et nous trouvons très rapidement : nous travaillions dans le même domaine, il a fait sa carrière dans un organisme fédéral américain basé à Rockville, à 20 miles de Washington DC. Et j'ai moi-même à plusieurs reprises participé à des réunions d'experts, dans ces mêmes locaux. Le monde est vraiment petit !
Nous discutons travail (enfin, c'est une façon de parler, car nous sommes tous les deux à la retraite). Cela prend vite une tournure ancien combattant ("de notre temps, …"). C'est vrai que depuis que nous sommes partis, tout parait aller beaucoup moins bien.
Mais nos épouses n'apprécient que modérément nos retrouvailles enflammées. Et nous devons continuer notre route.
Mais quelle rencontre surprenante, dans un endroit improbable !
Nous prenons la navette qui circule chaque demi-heure, elle nous dépose à Kennicott.
Rien ne parait avoir changé depuis notre dernière visite. La ville est toujours couleur "vieux rouge", en assez bon état. Il s'en dégage un charme indéniable.
Seules les vitres n'ont pas résisté au temps ou aux intempéries.
A notre gauche, un des bâtiments où les célibataires étaient logés.
En face, les installations de la mine.
Sur la droite vers le bas, un bâtiment à l'aspect tout neuf : le bâtiment de la direction de la mine, qui est devenu aujourd'hui celui des National Parks.
Nous visitons ensuite l'usine électrique st sa salle des machines. Plusieurs chaudières comme celle-ci …
… avec leur groupe turboalternateur, …
… semblent prêtes à redémarrer à la première sollicitation.
Nous dépassons le village.
Un bâtiment montre quelque animation : c'est le Lodge qui reçoit des visiteurs.
Devant nous, le glacier : nous avons décidé d'aller le voir de près (une ballade de trois miles).
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Mais soudain, nous demeurons en arrêt. Un très bel ours nous guète à deux mètres du chemin.
désolé, la photo est bougée.
Ici, ce n'est pas comme à Brooks Camps. Les ours ne se sont pas gavés de saumons jusqu'à plus faim. Nous devons être très prudents.
Nous lui parlons fort, mais calmement, et sans courir, sans geste brusque, nous poursuivons notre route. Ouf !
Mais Annie n'est plus du tout tranquille, et souhaiterait rentrer au plus vite. Je tente de la raisonner.
Nous chantons pour ne pas risquer de surprendre un nouvel ours.
Nous parvenons enfin au niveau du glacier. Ce serait sympa d'aller se promener sur la glace.
Mais malgré sa bonne volonté (elle bien aurait aimé aller marcher sur le glacier), Annie est de moins en moins à l'aise, et insiste pour que nous n'allions pas plus loin.
Nous faisons donc demi-tour, et reprenons le sentier, direction retour, toujours en faisant un maximum de bruit. Mais c'est alors qu'un nouvel ours, magnifique, traverse notre chemin juste devant nous, nous coupant la voie. Il marche lentement, nous observe tranquillement, de tout près, puis continue doucement sa route.
Re-ouf !
encore flou, qu'est ce qui m'arrive ?
Nous poursuivons sans courir, mais vraiment pas rassurés du tout ni l'un ni l'autre, seuls dans cette nature sauvage.
Pour faire du bruit, nous avons développé une nouvelle technique très efficace et pas trop fatigante : nous tapons violemment deux cailloux l'un contre l'autre.
Le retour, long, se passera sans autre histoire.
Vers Chitina, les mooses sont encore au rendez-vous.
Là, je n'aurais pas dû mettre le flash !
Nous retrouvons enfin pour une dernière nuit notre havre douillet de Kenny Lake. Cette fois, nous sommes bien les seuls clients de l'hôtel.
C'est la vie de château. Tu n'apprécies pas, Annie ?
En tout cas, c'est une adresse que je ne recommanderais à personne : le " Kenny Lake Mercantile, Hôtel, & RV Park" 🏴☠️.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Le lendemain, nous quittons dès que possible, et surtout sans regret Kenny Lake.
Ce sera une très longue étape de transition Nous allons contourner par l'Ouest puis le Nord le Wrangell St Elias NP (Alaska) puis le Kluane NP (Yukon). Il s'agit en fait de la même montagne qui sur 600 km est à cheval sur les USA et le Canada. Son plus haut sommet, le Mt Logan (prés de 6000m), est aussi le deuxième sommet d'Amérique du Nord (après le McKinley), et le point culminant du Canada. Mais nous resterons à basse altitude.
Les paysages sont, comme toujours époustouflants (je me répète).
un tableau de maitre !
et toujours .....
A Tok, nous rejoignons l'Alcan (l'Alaska Highway).
Nous quittons provisoirement l'Alaska et passons la frontière du Yukon à Beaver Creek, où une très belle chapelle a été batie par les constructeurs de la route, à partir d'un gros tuyau de chantier.
Nous longeons sur notre droite de très hautes montagnes …
… et parvenons en fin de journée à Burwash Landing, notre étape.
Le lieu est signalée par une énorme "poêle" de chercheur d'or, la plus grosse du monde parait-il.
Le "Burwash Landing Resort & RV Park" n'est qu'un motel basique situé sur les rives du Lac de Kluane.
notre parking, à coté d'un véhicule hors d'age
Kluane Lake, derrière l'hôtel
Logement basique, mais correct.
Nous apprécierons notre havre du jour, surtout en se souvenant de celui de nos deux dernières nuits.
Pour la peine, ce soir nous dinerons au restaurant. Ce fut très agréable.
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Le lendemain matin, nous reprenons encore la route, c'est notre triste destin.
Nous longeons le magnifique Kluane Lake, à proximité de "Destruction Bay" (gros soucis ici, à l'époque de la construction de l'Alcan).
Puis parvenons avant 10h à Haines Junction, notre première étape du jour. C'est l'accès traditionnel pour des randonnées difficiles vers le Kluane NP (qui est le prolongement canadien du parc Alaskien où nous étions hier, à Kennicott).
Une belle chapelle, toujours dans le style de l'Alcan (matériel de chantier récupéré) se trouve au milieu du village :
Mais nous avons une idée bien précise en faisant étape quelques heures ici : nous voulons enfin voir le "Kaskawulsh Glacier".
Nous avions toujours raté, par le passé, ce survol, tantôt pour cause de mauvais temps, tantôt pour indisponibilité des avions, réquisitionnés par le gouvernement du Yukon pour un traitement urgent de la forêt malade.
Nous filons donc rapidement à l'aéroport.
Nous cherchons les bureaux de Sifton Air (une des deux compagnies qui organisent des vols sur les glaciers). La flotte au complet est sur le tarmac.
Deux personnes sympathiques nous reçoivent.
L'une d'elle, Marie, est française de Marseille (mais elle vit définitivement au Canada). Elle va se charger de notre vol et nous piloter.
Nous choisissons finalement un vol d'une heure, qui nous fera survoler le Kaskawulsh Glacier à l'aller, obliquer sur South Arm Glacier, puis naviguer au milieu des sommets environnants (dont le Mt Logan) sur un très vaste champ de glace, enfin revenir en suivant le Lowell Glacier.
Nous prenons place dans l'avion. Je serai le copilote (mais comptez sur moi, je ne toucherai à rien). Annie s'installe derrière.
Décollage ….
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Pour ma part j'aime beaucoup toutes vos informations historiques ou locales , "vos digressions". Elles permettent d'apprécier encore plus ce récit de voyage. J'attends la suite bien sûr avec impatience.
En attendant je vous souhaite une très joyeuse année 2012 ainsi qu'à votre épouse , avec une bonne santé et de nouveaux beaux voyages.
Liliane
Bonjour JP,
Je me régale à la lecture de votre périple américain : j'adore le mélange de tes perceptions enthousiastes et ingénues (bien que ce ne soit pas la "1ère fois") -et empreintes d'une modestie bien sympathique- et de tes digressions historiques.
Cela représente un énorme travail de rédaction, que j'apprécie beaucoup et je suis sûre de ne pas être la seule.
J'avoue avoir un peu de mal avec les carnets "à épisodes"mais je ne peux pas t'en vouloir vu la richesse de ton récit!
Courage pour la suite!
Marie
Pour la famille Lefevre
Vos encouragements me touchent énormement, car comme beaucoup j'ai lu et apprécié vos propres aventures en Alaska, l'année dernière (voir ici).
Bien que dans le même pays, ce voyage avec vos enfants n'avait rien à voir avec le notre. Il était incomparablement plus sportif et original, avec plusieurs nuits en autonomie en canoé dans le Sud du "Prince William Sound", ou vos descentes de rivières fougueuses. Encore chapeau à toute la famille !
J'avoue avoir un peu de mal avec les carnets "à épisodes"
Je comprends, mais j'en suis désolé. Je poste dès qu'un nouveau passage significatif a été rédigé. Et seule la publication me motive pour continuer, car la rédaction demande beaucoup de temps, et le temps manque ....
Autrement, il est probable que j'aurais abandonné avant la fin, et donc que rien n'aurait jamais été publié.
Ceci étant, il y en a encore pour pas mal de temps. J'espère cependant avoir terminé l'Alaska pour mi-février (date où je pars en Inde). Je ne terminerai probablement la partie Arizona que plus tard. Mais ce sera très succin, car les carnets de voyage abondent sur cette région.
D'ailleurs nous avons failli nous y croiser l'été dernier. J'ai pris la "House Rock Valley Road" vers Coyote Buttes un jour avant vous, et la "Cottonwood Canyon Rd" le même jour que vous. Le monde est vraiment petit !
JP
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Dès le décollage, nous prenons la direction Ouest, et suivons le tracé de l'Alcan, sur une zone que nous avons traversée ce matin en voiture. Dans le lointain, on aperçoit même le lac Kluane.
Puis nous obliquons légèrement vers le sud, longeant toujours la montagne. Sous l'appareil, de la forêt, des lacs, puis les premières vallées qui entaillent le massif.
Au bout de quelques minutes, une échancrure plus large apparait : la Kaskawulsh Valley. Nous découvrons alors le bas du glacier, et un petit lac de fonte, duquel s'échappe un minuscule ruisseau.
Nous engouffrons alors dans la vallée, et prenons de l'altitude, en suivant le cours du glacier.
Ce glacier est connu pour sa très longue moraine centrale, sur presque toute sa partie basse, qui lui donne un aspect unique, strié de noir.
La moraine est formée par la jonction avec un second glacier, le South Arm Glacier, qui arrive de la gauche, quelques kilomètres plus loin.
le Kaskawulsh, dans toute sa splendeur
Puis, toujours en prenant de l'altitude, nous longeons le cours du South Arm Glacier, …
… jusqu'au champ de glace qui se trouve au sommet.
Ce champ de glace s'étend sur des centaines de kilomètres, et un grand nombre de glaciers s'en écoulent. C'est le plus étendu champ glaciaire du monde, hors zone polaire. Loin d'ici, les glaciers de Kennicott (vus il y a deux jours) proviennent de cette réserve glaciaire. Tout comme, bien plus à l'Est les glaciers qui se jettent dans la mer à "Glacier Bay", une attraction de choix pour tous les gros navires de croisière.
Les sommets environnants sont majestueux, couverts de neige et de glace. Ce sont les pics les plus hauts du Canada (de 5000 à 6000m), un grand nombre d'entre eux n'ayant jamais été escaladés à ce jour. Et au milieu d'eux trône en maitre le Mont Logan le point culminant du pays.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
La redescente va se faire en suivant le cours d'un autre glacier gigantesque, le Lowell Glacier.
En cette saison estivale, des petits lacs d'un bleu magnifique se forment à la surface de la glace.
le Lowell Glacier
A basse altitude, nous distinguons de profondes crevasses pas du tout rassurantes, s'il nous fallait progresser à pied sur le glacier.
Nous poursuivons toujours notre descente. Les petits lacs bleuâtres au fond des stries de la glace se multiplient et sont comme un enchantement.
Nous arrivons au niveau du front du glacier. Derrière l'appareil, nous jetons un dernier regard sur ce beau panorama que nous quittons.
Un lac s'est formé à la base (uniquement en plein été, car habituellement tout est gelé).
des débris de glace flottent en surface
Des vallées abruptes échancrent le flanc du massif.
Nous voyons ensuite un étrange phénomène que les géologues connaissent bien, nous explique Marie, et nomment "glaciers de pierre". Dans certaines conditions en hiver, les pierres enrobées de glace "dégoulinent" de la montagne, en se comportant comme des particules liquides, très visqueuses.
Nous approchons enfin de Haines Junction, l'une des quatre ou cinq grandes "métropoles" du Yukon (quelques centaines d'habitants tout au plus en été, moins en hiver, et parait-il autant de grizzlys).
Haines Junction,
Une des "villes" du Yukon.
Toujours des lacs, plus spectaculaires les uns que les autres. Ici, Pine Lake, lieu de promenade proche de Haines Junction, avec de nombreux sentiers tracés.
Et nous rentrons.
Pour faire un point géographique sur la région :
Haines Junction est un ancien village indien, qui a revécu à la construction de l'Alcan.
Outre ses quelques habitants (et nombreux grizzlys), Haines Junction possède une vie sauvage très développée. On trouve beaucoup de moutons de Dall, de coyottes, de loups, de mooses, …. La vie en hiver y est difficile, les animaux se rapprochent dangereusement des zones habitées.
La ville se situe à l'embranchement de deux highways importants (on les aperçoit sur les vues aériennes ci-dessus), l'Alaska Hwy, par lequel nous sommes arrivés ce matin de l'Ouest (il se poursuit à l'Est jusqu'à Whitehorse à 200 km d'ici, puis au-delà sur toute la longue portion que nous avons conduite à l'aller), et le Haines Hwy vers le Sud, qui sera notre route cet AM, jusqu'à Haines à 250 km, de nouveau en Alaska, mais au bord de la mer.
En fait, Haines (et Skagway, que nous avons vu à l'aller) sont l'extrémité d'un très profond golfe maritime, le Lynn Canal, qui se poursuit très loin sur plus de 100 km, jusqu'à Juneau. La vie marine (baleines, orques, …) est très présente dans ce "canal" (on pourrait parfois dire fjord).
…. Mais tout cela, c'est pour les jours qui viennent…
En attendant, nous faisons un détour dans une étonnante pâtisserie ("Village Bakery") au centre du village, avec une belle terrasse extérieure en bois, et testons les délicieuses spécialités locales.
Juste à coté, le Visitor Center nous confirme que toute la région, le Kluane NP en particulier, se prête à merveille à de magnifiques randonnées (même si la plupart sont de plusieurs journées et nécessitent un bivouac). L'une d'entre elle, longue et difficile, permet de rejoindre à pied un point de vue sur le confluent du Kaskawulsh Glacier avec le South Arm Glacier.
Ces quelques heures passées à Haines Junction ont été un plaisir. La région est magnifique. Il est vrai que c'est la première fois que nous avons la chance d'y passer sous un soleil aussi radieux, et un ciel aussi pur. Car le temps maussade et couvert est plutôt la règle ici, et la ville parait alors bien triste.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Nous reprenons notre voiture, mais avec un petit souci : un voyant jaune nous signale un pneu dégonflé (c'était déjà de temps à autre le cas hier, mais nous n'y avions pas prêté beaucoup d'attention). Cela parait une crevaison lente, mais nous ne souhaitons pas nous éterniser ici. Aussi je regonfle très fort à une station service, et … on verra bien.
Nous devons donc rejoindre l'Alaska et Haines, cet AM.
La route est l'une des plus belles de la région (lacs, montagnes, rivière, …).
Notre première halte sera sur la droite (courte piste) au magnifique Kathleen Lake, avec des fleurs innombrables.
De très belles ballades paraissent possibles autour et au dessus du lac, mais nous n'en avons pas le temps. Nous repartons trop vite.
Nous longeons ensuite les fameux "glaciers de pierre" (cf. message précédent), et en approchons un.
Puis à gauche, nous faisons un détour vers un autre lac, avec sur la rive un beau village indien de pêcheurs, Desadeash.
La cheminée fume !
La route se poursuit, mais comporte de longues portions en travaux. Habituellement un pilot car limite la vitesse quand nous pouvons passer, mais pas partout.
Nous ralentissons sur une portion dégradée (sans pilot car), ce qui est une erreur grave. Nous sommes en effet doublés en trombe par un lourd camion de chantier, qui nous envoie au passage un caillou dans le pare-brise. Celui-ci se trouve du coup décoré d'une grosse marque étoilée, du plus bel effet. Il sera temps quand nous rendrons le véhicule de voir si nous avions choisi les bonnes assurances.
Le trajet, au milieu des montagnes de plus en plus hautes, est magnifique.
Puis nous amorçons une longue descente vers la mer, nous repassons sans aucune difficulté une énième fois la douane, et nous nous retrouvons à nouveau aux Etats Unis, en Alaska. Il est temps d'arriver, car notre pneu va de plus en plus mal.
Nous longeons pendant un moment la rivière Chilkat, ici très large et peu profonde, connue comme le plus grand lieu de rassemblement au monde de bald eagles (il y a ici même en Novembre un festival très célèbre, et plus de 4000 aigles !).
Mais fin Juillet, les artistes ne sont pas encore arrivés en masse, et notre pneu ne tolérerait pas une longue halte. Nous prenons néanmoins le temps d'admirer et d'étudier le fonctionnement d'une machine automatique à pêcher le saumon, entrainée par le courant.
C'est à la fois simple et ingénieux. Les poissons malchanceux qui se sont fait attraper sont projetés au fond d'une nasse.
Nous arrivons à Haines, et testerons cette fois un nouveau BnB.
En effet, nous avions nos habitudes dans un chalet agréable, the "Beach Roadhouse", tenu par un propriétaire charmant et serviable (bien qu'un peu ours, mais ici c'est la région), Phil. Mais ce logement étant complet pour mes dates de 2011, je me suis retourné vers autre chose.
Je tiens à mentionner ici une anecdote que je trouve très révélatrice.
Lors de notre dernier passage en 2007, une catastrophe était survenue au chalet. Durant l'hiver précédent, la couche de neige à Haines avait été exceptionnelle, (plus de 10 m !), ce qui était plus que ne pouvait supporter le chalet construit par Phil de ses mains. Il s'était effondré, en piteux état. Par contre les cabines autonomes restaient disponibles à la location. Phil se remettait au travail avec courage, pour tout reconstruire, mais cela promettait d'être long, car les fonds manquaient. Quand je lui ai parlé de l'assurance, il m'avait indiqué avec fatalisme, qu'ici, l'assurance est trop chère, les gens n'ont pas les moyens de se la payer ! Il s'est courageusement remis au travail pour tout reconstruire une seconde fois.
Mais ce n'est pas pour cela que je parle de lui. Il a d'autres qualités, je dois le remercier sincèrement pour le fait suivant.
Durant l'été 2007, avant d'arriver ici, j'avais passé quelques jours dans la région de Denali, et j'avais logé dans une cabane, à Healy. J'y avais remplacé la carte mémoire de mon appareil photo numérique. Quelques jours plus tard, j'ai souhaité revoir les photos enregistrées, mais là, impossible de remettre la main sur la carte. J'en ai vite déduit que je l'avais oubliée dans la cabine de Healy en la remplaçant, une semaine plus tôt. Mais malgré un grand nombre de tentatives, je n'ai jamais réussi à entrer en contact téléphonique avec le propriétaire de Healy. Je m'en suis ouvert à Phil, qui m'a assuré qu'il en faisait son affaire personnelle. Je lui ai laissé, sans beaucoup d'espoir cependant, mon adresse en France pour un retour au cas où. J'étais catastrophé, car cette mémoire contenait les meilleures vues du voyage, avec beaucoup d'ours sauvages. Puis j'ai quitté Haines en ferry. J'ai rappelé Phil le lendemain depuis Skagway, et il était super heureux de m'annoncer que la carte avait été retrouvée (sous le lit ; heureusement pour moi que durant une semaine le ménage avait été plus que sommaire). Et afin d'être certain que je recevrai bien la mémoire, plutôt que de transmettre mon adresse à Healy, il s'est fait envoyer la carte chez lui à Haines en Alaska (dont sans risque et sans difficulté). Dès qu'il la recevra, il me fera un envoi soigné pour la France dans de bonnes conditions. Mais de retour à Lyon trois semaines plus tard, pas de nouvelles de ma carte. Encore un mois plus tard, toujours rien. J'ai alors repris contact avec Phil, qui avait bien fait sans délai l'envoi en recommandé (ou l'équivalent US). Il m'a transmis par email copie du bordereau d'envoi rédigé 2 mois plus tôt. Je passe donc à mon bureau de poste qui après vérification me certifie que le colis m'a bien été remis en main propre le … (j'étais encore en Alaska à cette date !), et me montre la signature sur le registre postal. Bien sûr, je ne reconnais pas le grigri apposé. Je suis catastrophé, et réalise qu'après un cheminement extraordinaire, la longue chaine de solidarité s'est brisée ici en France, à quelques mètres de chez moi. Chapeau, La Poste Française ! Mais encore un mois plus tard, en discutant avec un voisin qui a une villa proche de la mienne (même adresse), il m'informe qu'il a reçu un colis d'Alaska qui l'a surpris. Il me le donne. C'était bien ma carte ! En fait, l'adresse n'était pas parfaitement rédigée, et dans le doute, le facteur indélicat a probablement signé pour moi, et laissé l'enveloppe dans une boite de la résidence au hasard (le voisin n'a rien signé non plus) ! L'adresse était Jean-Pierre C. (initiale seulement), comme si C. était le prénom, et Jean-Pierre le nom. Mais cela n'a manifestement en rien gêné le facteur, qui s'est débarrassé du problème dans la première boite à lettre venue.
Donc merci encore Phil, et un énorme mauvais point à La Poste Française.
Cette anecdote montre clairement la différence entre les gens frustes, mais chaleureux, fiables et généreux de l'Alaska, comparé à la société d'irresponsabilité généralisée dans laquelle nous vivons aujourd'hui en Europe.
J'ai tenté de rendre visite à Phil pour le remercier de vive voix. J'ai trouvé un chalet tout juste reconstruit de quelques mois, mais pas de Phil. Il semble qu'il y il eu un changement de propriétaire, et qu'il soit parti pour des cieux moins neigeux.
Nous logeons donc finalement au Tanani Bay BnB. Le RdC de la maison est à nous, les proprios étant à l'étage. Notre logement est charmant (pour le même prix que le bouiboui infame de Kenny Lake !).
La proprio se renseigne sur nos besoins : nous cherchons où acheter des légumes et du saumon sauvage à faire griller pour le souper. Aussi sec, elle nous en apporte un énorme morceau, qu'elle refuse que nous payions, et nous demande de nous servir dans son jardin pour les légumes (sans parler des fraises succulentes).
A Haines, loin de tout, sans (à quelques exceptions près) escale de luxueux navires de croisière, les gens sont vraiment restés charmants, et naturels. Une excellente étape, dans une bonne atmosphère. Nous y demeurerons deux jours.
Ensuite, il devient pour nous urgent de s'occuper du pneu. En ville, un garagiste (qui à mon accent n'a eu aucune peine à repérer que j'étais un étranger, donc un pigeon), sans même daigner voir la voiture ni le pneu, me dit "OK, ce sera fait dans une heure, 80$" ! (non, je me reprends, il y a à Haines aussi des crapules). Un peu plus loin, un autre garagiste me propose de réparer pour 25$. Adjugé, nous lui laissons la voiture.
Nous en profitons pour faire un tour de ville.
totem
J'ai pensé à acheter cette maison pour mes vieux jours. Mon nom (celui de mon avatar) est déjà affiché dessus.
Nous récupérons la voiture, avec en prime un énorme clou qui était fiché dans le pneu : c'est un souvenir de la McCarthy Road, empruntée il y a deux jours pour rejoindre Kennicott (reliquat de l'ancienne ligne de chemin de fer démontée).
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Le lendemain, ce sera bulle prolongée et lessive le matin, ballade l'AM.
Ce sera, tout près d'ici, à une dizaine de miles, le Chilcoot Lake, et la Chilcoot River, coin réputé pour la faune sauvage (nombreux bald eagles toute l'année, ours, …), et sa rivière à saumon, avec de nombreux pêcheurs à l'ouvrage.
Soudain nous apercevons, sur l'autre rive, un ours à la peau claire.
Les pêcheurs, pas plus que les aigles chauves (qui pêchent aussi le saumon) ne sont impressionnés par si peu.
Nous stoppons et passons un bon moment à admirer le travail d'un pêcheur sportif qui nous a pris en sympathie. Il vient depuis très loin à Haines passer ses vacances d'été, en camping car, avec deux énormes congélateurs. Il compte bien les remplir de saumons en quelques jours, afin de pouvoir en manger tout l'hiver à la maison.
Nous discutons un moment avec lui et sa famille avant de le quitter. Il nous apprend que tous les soirs, quand il y a moins de monde, une maman ours et ses deux petits viennent pêcher à leur tour, et qu'ils sont charmants. Bigre, nous repasserons peut-être ce soir !
Nous lui demandons s'il ne pourrait pas nous vendre un petit peu de saumon pour notre souper. Pas de problème : il va dans son camping car, ressort avec un saumon entier, qu'il tient à nous laisser en cadeau. Nous ne pouvons accepter, et c'est trop pour deux. Finalement, il nous donnera un morceau raisonnable, qui s'avèrera succulent.
Nous passons voir, un peu plus loin le Chilcoot Lake. Des tables sont aménagées pour découper le poisson.
la chair rouge vif du saumon sauvage
Autour du lac, il y a un camping aménagé, et quelques tentes. Manifestement les gens ne craignent pas les ours !
Tout au long de la route du retour, de nombreux aigles nous observent depuis le sommet des arbres.
Puis nous rentrons "chez nous".
A ce point du voyage, nous sommes à la fois tristes, et impatients.
Tristes, car demain à l'aube nous prenons le ferry. Notre road trip est terminée, et nous y pensons avec nostalgie. Referons nous le même type de voyage en Alaska dans le futur ? Rien n'est moins certain.
Impatients car, si le road trip avec de longues étapes de conduite est terminé, notre voyage va se poursuivre d'une autre manière, en ferry jusqu'à Seattle, la voiture en cale. Mais nous la récupérerons à chaque étape, et nous en ferons de nombreuses, dans cette région d'Alaska que nous allons découvrir, l'Alaska maritime, le Panhandle.
Cependant, ne nous laissons pas abattre. On ne va pas se coucher comme des vieux. On nous a parlé d'une famille d'ours qui le soir …
Nous reprenons donc l'auto, et vers 23h filons à nouveau au bord de la rivière Chilcoot. Mais la saison s'avance, et nous avons fait pas mal route vers le Sud. Il ne fait plus grand jour la nuit. Cependant, nous voyons encore correctement.
Arrivé sur place, la famille ours au complet est bien présente.
"bear zone" : on le sait !
Nous les approchons d'assez près :
Mais les prises de vue sont longues (obscurité). Les photos seront probablement troubles. Je décide donc de mettre le flash :
L'ours n'apprécie pas du tout, et se rue violemment vers nous. Je dois démarrer en trombe pour éviter la charge.
Nous rentrons, cette fois, Haines, c'est bien fini !
Réveil demain à 5h pour prendre le ferry de Juneau.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Très, très beau, ce survol en hélicoptère... on s'y croirait ! 🙂
Dans tes trois derniers messages, les photos ne s'affichent pas ! Normal ?
Bon, j'attends que tu remédies au problème pour les voir "in situ".
A+ et bon courage pour la suite.
Christine
Je me répète, mais encore merci de prendre tout ce temps pour nous présenter ton voyage. Je suis tout à fait consciente du temps que cela peut prendre et cela n'en rajoute que plus de valeur à ton récit.
Lorsque je commence à lire tes nouveaux posts gare à celui qui veut me décrocher de mon écran 😛
Je suis curieuse de savoir comment s'est terminé l'épisode de l'éclat sur le pare brise....Aviez-vous la bonne assurance ?
Un petit coucou à Krikri au passage dont je me suis beaucoup inspiré du carnet de voyage au Canada pour organiser le mien cet été.
Lever de bonne heure ce matin, pour prendre le ferry direction Juneau, la Capitale de l'Alaska.
Notre bateau, le M/V Malaspina, décolle à 9h, mais nous devons être sur place trois heures plus tôt pour valider nos billets.
Nous quittons donc vers 6h notre agréable BnB. Mais alors que nous effectuons le chargement de la voiture, nous recevons la visite de notre charmante propriétaire et de son mari. Ils s'étaient également levés tôt, afin de prendre aimablement congé de nous, et nous souhaiter bon voyage ! Très satisfait de l'adresse, je lui demande une carte de visite, pour le cas où nous reviendrions ici, ou alors si nous devions recommander à des amis un logement à Haines. Ils nous apprennent alors, émus aux larmes, que nous sommes leur dernier client. Ils vendent la maison dans une semaine, et les acheteurs ne feront plus BnB. Quant à eux, ils préparent bagages et déménagement. Leur fille, dans la banlieue de Denver, vient d'avoir un bébé, et ils tiennent à s'en rapprocher, afin de pouvoir l'aider. Ils vendent donc tout ici, et repartent pour une nouvelle vie. Mais ils garderont toujours dans un coin de leur cœur cette région d'Alaska, qu'ils ont adorée.
C'est aussi cela, l'Amérique : des remises en causes permanentes.
Le port des ferries est à 3 minutes. Nous retenons notre envie de retourner faire un tour rapide au bord de la Rivière Chilcoot (à 10 minutes d'ici) pour saluer une dernière fois nos "copains" les ours. Mais ce ne serait pas raisonnable (et puis, nous les avons vexés, hier soir avec le flash dans les yeux).
Le ferry "Malaspina" arrive enfin de Skagway qu'il a quitté 1h plus tôt.
L'Alaska Marine Highway System (AMHS) est une société commerciale d'un genre très particulier, unique aux USA, berceau du capitalisme. C'est une société à vocation de service public. La rentabilité n'est pas sa raison d'être, mais elle est indispensable au bon fonctionnement de toute la partie maritime de l'Alaska. Aussi elle appartient à l'Etat de l'Alaska qui la gère. Le sigle de l'état de l'Alaska (le Grande Ourse et l'étoile polaire) est d'ailleurs affiché sur les cheminées de chaque navire.
Tous les employés, sur mer ou sur terre, sont donc des fonctionnaires. La mission de cette société est de désenclaver, 12 mois sur 12, quel que soit la météo et la rentabilité, de nombreuses villes ou communautés d'Alaska, non reliées au réseau routier continental. Sans l'AMHS, cette partie de l'Alaska ne serait pas viable.
La ligne rappelle, par beaucoup d'aspects, l'Express Côtier Norvégien, le HURTIGRUTEN, qui également avec l'aide de l'état, dessert toute la côte jusqu'au-delà du Cap Nord, par toutes les conditions de temps. Dans les deux situations, l'efficacité est la caractéristique principale, le luxe n'est pas de mise.
Mais les bateaux de l'AMHS sont cependant beaucoup plus rustiques et moins confortables que ceux de l'Express Côtier. Les navires datent souvent de plus de 50 ans, mais ils sont propres, bien entretenus, solides, vaillants et fiables. Nous sommes très loin des conditions de vie type jet-set/champagne qu'on trouve sur les luxueux paquebots blancs de croisière qui croisent également dans ces mêmes eaux (en été seulement, et sur certaines portions, les plus profondes, seulement). Les passagers des ferries sont, soient comme nous des touristes curieux, soient des locaux qui voyagent depuis ou vers leur communauté. Pour certains (comme nous) l'AMHS est une alternative à l'Alaska Highway, et cela est salué par des tableaux que nous trouvons dans les coursives des bateaux.
La vie à bord est agréable, les passagers sympathiques, et curieux. De vastes salons d'observation permettent une vie conviviale. Tout le monde discute avec tout le monde sans manière. Et (en été au moins) un ranger est présent en permanence. Entre deux conférences (un peu trop à mon goût écolo-bobo, bien pensant), son rôle est de faire découvrir d'une part les paysages somptueux que nous logeons, d'autre part la vie sauvage très riche (baleines, orques, dauphins, parfois ours, aigles chauves, …). Il nous informe aussi sur la vie des minuscules communautés que nous distinguons sur la côte.
Le parcours, bien que très long n'est quasiment jamais en pleine mer. Nous naviguerons sur des milliers de km dans des chenaux étroits entre des îles. Nous avons le plus souvent l'impression d'être sur un fleuve, d'où on peut observer les berges. C'est ce que les gens de l'Alaska nomment l' "Inside Passage".
D'ailleurs, tout le trajet est un enchantement, et cette route maritime a été officiellement nommée par l'Administration Américaine "Scenic Byway", comme l'ont été les plus beaux trajets routiers des Etats Unis. Des panneaux, identiques à ceux qu'on trouve sur les Scenic Byways terrestres, sont bien visibles dans chaque bateau.
Des cabines peuvent être réservées, pour un prix dérisoire (de l'ordre de 50-60$ la cabine, avec deux couchettes, SdB/douche). Elles sont très spartiates mais tout à fait acceptables, bien que beaucoup plus sommaires que le standard actuel 2011 (tel qu'on le trouve par exemple en ce moment sur les lignes de Grèce, ou de Corse) ; ce serait plutôt le standard de 1950-60, mais cela a l'avantage de nous rajeunir ! Bien sûr, nous ne réserverons des cabines que lorsque nous effectuerons de longues traversées de nuits (à trois occasions). Pour beaucoup, les cabines sont encore trop chères ; la compagnie a donc prévu une zone abritée où on peut (gratuitement) monter sa tente, avec tous les dispositifs nécessaires pour la fixer au plancher métallique.
Sur chaque bateau est proposé un snack en libre-service (salades, pizza, burgers, pâtisseries) où il est possible de manger pour un prix dérisoire (moins de 10$, et pas de taxes). Et sur les bateaux les plus importants (pour nous ce sera uniquement sur le M/V Columbia pour presque 2 jours de traversées, à la fin), en plus du snack, il y existe un vrai restau, excellent, avec service à table, et également peu onéreux (environ 20$ / bon repas avec vin), d'autant plus que le pourboire est strictement interdit à bord (les serveurs sont des fonctionnaires, et n'ont pas le droit d'accepter).
Pour ceux qui ne veulent rien dépenser, on trouve aussi des salles hors sac avec des tables et micro-onde en libre service.
Je vous avais bien dit que l'AMHS est un monde à part, une parenthèse, aux USA !
Nous ferons escale à Juneau (3 jours), Sitka, Petersburg (nous n'y débarquerons pas), Wrangell, Ketchikian, et nous terminerons à Bellingham (nord de Seattle) dans une petite dizaine de jours.
Il ne s'agit donc en rien d'une croisière sur des bateaux de luxe (classiques dans la région), mais c'est une liaison plus rustique, mais surtout beaucoup plus vraie, plus sympathique, bien plus vivante, plus couleur locale.
Le seul inconvénient concerne les horaires dans les plus petits ports à faible tirant d'eau, dépendant des marées, non optimisées pour le touriste. Qu'est ce qu'un embarquement à 3 ou 4h du matin peut être pénible !
Nous quittons donc Haines à 9h, pour 4h30 de traversée jusqu'à Juneau, d'abord à travers le Lynn Canal, puis le Stephens Passage, enfin, au voisinage de Juneau, le Gatineau Channel qui passe devant la ville.
Dès le départ, nous pouvons jeter un dernier coup d'œil à notre BnB de ce matin.
Haines, vue du large
L'occupation obligée qui suit est la traditionnelle visite du bateau. Une zone protégée extérieure chauffée par infrarouge, permet, malgré le froid, à certains de terminer leur nuit.
Mais nous resterons, durant toute la traversée, dans le salon d'observation, pour profiter des commentaires du ranger de service.
Les paysages de la Tongass Forest avec de nombreux glaciers, s'offrent à nous.
Nous longeons de multiples îlots (ici, Eldret Rock, avec son phare)
Une baleine facétieuse nage juste sur notre route, et ne semble pas vouloir dévier. Notre capitaine non plus ! Il ralentit cependant beaucoup, et nous la croisons à moins de 10 mètres. Mais le photographe, aujourd'hui est vraiment nul, il ne réussira aucune photo avec la baleine hors de l'eau ! (on peut l'apercevoir cependant entre deux eaux)
Nous approchons de Juneau. Depuis le ferry, nous distinguons le fameux Mendenhall Glacier, tout proche du port de ferry. Nous passerons lui rendre visite dans l'après midi.
Et alors que nous accostons, une autre baleine tourne autour des bateaux. Mais le photographe pour une fois était plus éveillé.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Dès que nous débarquons, nous rejoignons le centre ville qui se trouve à 20 km (mais pas de soucis pour les croisiéristes, leur port est bien en plein centre de Juneau, près des commerces).
Nous prenons possession de la chambre que j'avais réservée pour 3 nuits, puis fonçons vers le quartier portuaire, afin de valider notre réservation de demain (excursion de la journée à Tracy Arm).
Les paquebots de croisière ont bien, eux, le droit de stationner en plein cœur de la ville (c'est là que sont les commerces et les boutiques).
Le "Captain Cook", notre vedette pour l'excursion de demain à Tracy Arm est là. Notre inscription est bien confirmée.
L'après midi est tout juste entamée, nous décidons de la passer dans les environs du Glacier Mendenhall.
Le trajet est d'une quinzaine de km seulement. Mais il me suffira pour découvrir que Juneau est une ville bien à part en Alaska. Le réseau routier est très réduit (soixante km au maximum), mais le nombre de véhicules y est très élevé. Tout le monde possède une voiture, souvent grosse et confortable. La conduite n'est pas du tout cool, et nous avions perdu l'habitude de cette nervosité au volant. Les feux tricolores sont nombreux. Mais tout est contrôlé par radar avec caméra automatique. Aussi personne ne brule les feux, et tout le monde respecte strictement la limitation de vitesse. Mais strictement signifie que si la limitation est à 55 miles/h, malheur à vous si vous conduisez seulement à 52 miles/h. Tout le monde vous klaxonne, vous double en vous insultant. Pareil au feu vert, si vous ne démarrez pas à la seconde. Dur, dur.
En fait, nous aurons l'occasion plus tard de mieux connaitre les habitants de Juneau. Ce sont quasiment tous des fonctionnaires, bien payés et dynamiques, qui profitent à fond de la vie durant l'été, lorsque les journées sont longues. Ils quittent tous leur bureau vers 16h, et foncent en banlieue, faire du sport ou randonner jusqu'à très tard le soir. Ce sont des sportifs (nous n'avons vu aucun obèse), qui, finalement quand on les connait mieux, apparaissent très ouverts et sympathiques, dès lors qu'ils n'ont plus un volant entre les mains.
Ce sont des gens instruits, connaissant le monde, y.c. la France (bizarrement, beaucoup d'entre eux connaissent ou ont travaillé à Grenoble, où la population et le mode de vie a une certaine similitude avec ici).
Finalement, si j'avais une deuxième vie à vivre, c'est peut-être à Juneau que je viendrais m'installer (ville très dynamique de 30000 habitants).
La Mendenhall Valley (qui mène au glacier), est une zone résidentielle chic, avec des villas luxueuses construites en bois au milieu de la forêt. Mais je ne peux m'empêcher d'imaginer ce même quartier en hiver, lorsque la couche de neige est épaisse. C'est probablement très beau, mais d'accès difficile. Je m'amuse également à compter toutes ces chapelles de différentes religions qui se font concurrence, à quelques mètres les unes des autres (un peu comme à Page AZ, pour ceux qui connaissent).
Nous parvenons rapidement au glacier, effectivement magnifique. Il se jette dans un grand lac, sur lequel flotte une multitude de gros icebergs. Des chutes d'eau impressionnantes se jettent dans le lac. Tout ce coin regorge de saumons, qui attirent les ours.
Partout, des gens marchent, font du jogging, ou promènent leurs enfants, sur d'innombrables sentiers. Et ils sont prêts à entamer la conversation avec quiconque s'intéresse à eux.
Nous avons projeté une petite randonnée de 6 km, sur un sentier qui grimpe dans la forêt le long du glacier. Nous traversons des torrents puissants, puis avons une vue rapprochée sur le front du glacier, et les icebergs qui s'en détachent.
La montée se poursuit, au milieu d'une végétation de plus en plus dense, recouverte de mousse épaisse. Nous sommes quasiment seuls, ce sentier étant peu fréquenté.
Annie me fait remarquer (j'y avais également pensé, mais je le gardais soigneusement pour moi) que le coin parait propice à une rencontre avec un ours. Je suis obligé d'admettre qu'il va falloir être prudent et faire du bruit. Mais je souhaite atteindre l'extrémité de la ballade. Je marche donc devant, Annie me suit à quelques encablures.
Les vues sur le glacier sont de plus en plus précises.
Tout à coup, à un virage, je m'immobilise et demande calmement à Annie de s'arrêter, puis de faire demi-tour sans s'affoler. J'ai en effet aperçu à 6-7 mètres de moi, sur le sentier un ours d'un brun magnifique qui s'avance lentement vers nous.
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Je n'en mène pas large, même si j'évite de le laisser paraitre.
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Trois secondes plus tard, je réalise que mon ours est en fait un énorrrrrrrrrrrrrrrme chien brun avec une tête aussi grosse que celle d'un ours.
C'est la honte de ma vie ! (je vous demande de ne pas rire).
La propriétaire suit derrière, et gentiment, me rassure.
Je n'avais jamais vu un chien aussi gros avec un tête aussi volumineuse ; et puis je m'attendais tellement à rencontrer un ours !
La propriétaire de mon "ours" est très sympa. C'est une Ingénieur, à l'allure sportive, qui travaille au "Fish and Game Department" de Juneau, un ministère très important du gouvernement de l'Alaska, qui a en charge la gestion de la vie sauvage, de la chasse et de la pêche. Elle connait bien, de par son travail, tous les endroits où nous avons rencontré des ours (Brooks Falls en particulier) ; elle nous assure que ce que nous verrons à Anan Creek dans quelques jours nous impressionnera. Par contre, elle nous confirme (ce que je soupçonnais) qu'il ne nous sera pas possible d'aller à la journée depuis Juneau sur "Admiralty Island" à Pack Creek, où vit la plus grande concentration de grizzlys de la planète (plusieurs milliers). Un permis, très difficile à obtenir est nécessaire, et le voyage, très coûteux, ne s'improvise pas.
Mais toujours pas tranquille après ma grosse frayeur, nous décidons de revenir sagement au glacier en l'accompagnant.
Elle nous raconte sa vie à Juneau. Il y a pire. Je comprends que les fonctionnaires travaillant ici voient d'un très mauvais oeil les démarches pour tenter de déplacer la capitale vers le nord d'Anchorage.
Nous nous attardons un peu sur la rive du lac.
Annie, et l'homme qui a vu l'ours
Puis nous rentrons tranquillement en ville finir notre journée.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Aujourd'hui, nous faisons donc une croisière sur le "Captain Cook" vers Tracy Arm. Le nom officiel de la zone, à une centaine km au Sud de Juneau, est "Tracy Arm Ford's Terror Wilderness". Brrrrr !!!
Il s'agit d'un fjord étroit et très profond, aux hautes parois escarpées (elles atteignent par endroit 1000 mètres de haut), long d'une quarantaine de km. Il se termine sur deux glaciers bleus, considérés comme les plus beaux d'Alaska, North Sawyer and South Sawyer Glaciers.
Le tour est organisé par "Adventure Bound Alaska" (150$/ personne, sans la nourriture).
L'embarquement se fait à 8h. Nous sommes une trentaine de personnes sur le bateau.
La journée s'annonce magnifique, ensoleillée.
Nous partons direction Sud. Les environs de Juneau sont très animés. Les bateaux de pêche sont nombreux. Nous croisons aussi le ferry Matanusca que nous prendrons dans quelques jours, le frère jumeau du Malaspina que nous avons pris hier matin.
Nous longeons une région très boisée (toujours la Tongass Forest).
A mesure que nous approchons de l'embouchure du fjord, les Icebergs sont de plus en plus nombreux. Ils sont envahis par des oiseaux. Une baleine frôle notre embarcation.
Nous apercevons enfin l'entrée du fjord.
Les icebergs sont de plus en plus gros, dépassant de l'eau parfois de plus de 10 mètres.
admirez la teinte bleue.
Partout, comme dans les fjords de Norvège, des cascades puissantes dévalent de la montagne dans la mer.
Nous atteignons enfin le South Sawyer Glacier. La mer, au pied du glacier est recouverte par une épaisse couche de glace flottante.
En nous frayant un passage au milieu de ces glaçons, nous nous approchons du front de glace. La glace par endroit tire franchement sur le bleu. Magnifique !
Des points noirs sur certains glaçons s'avèrent être, quand nous nous approchons, une colonie de phoques qui semblent apprécier la fraicheur des lieux.
pour l'apéritif ?
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Nous quittons au bout d'une heure le South Sawyer Glacier, ...
… pour atteindre, 20 minutes plus tard, le North Sawyer Glacier. Le front de glace, ici très régulier, atteint 50 mètres en hauteur.
Ici, il n'y a pas de couche de glace en surface, la mer reste dégagée jusqu'au glacier.
Nous nous en approchons, très (trop ?) près je trouve. La couleur bleue qui ressort bien avec ce soleil est magnifique.
Parfois, un bloc de glace se détache, générant de grosses vagues.
Nous sommes fascinés par cette muraille de glace.
mais il fait frisquet !
Enfin, il nous faut partir, nous quittons ce très beau glacier.
De petites vallées, crées par des torrents, tailladent la paroi du fjord.
Un ours noir nous apercevant s'enfuit en grimpant rapidement la pente très abrupte au pas de course, montrant une agilité et une puissance que je ne soupçonnais pas.
A la surface de l'eau, une colonie de puffins (macareux). Mais ils ne se laissent pas approcher. Ils volent vite, avec un battement d'ailes hyper rapide.
Une loutre, également, nous observe du coin de l'œil, en faisant la planche.
Nous revenons vers Juneau. Nous sommes tous blottis à l'intérieur du bateau, chauffé.
Mais tout le monde ressort sur le pont en un instant quand nous croisons de nouvelles baleines.
toujours des pêcheurs
Et vers 17h, nous atteignons Juneau et la civilisation.
Nous longeons le téléphérique du Mt Robert (altitude 600m) qui domine la ville (un classique pour les croisiéristes).
Il a été construit par Poma, de Grenoble (COCORICO !).
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
La ville est construite toute en longueur, sur une mince bande de terre entre mer et montagne. Mais le territoire du borough (de la commune) est extrêmement étendu (plus de 3000 miles carrés, il va jusqu'à la frontière Canadienne, c'est une des plus grosse commune américaine. Sa superficie est supérieure à celle de tout l'état du Delaware !).
La majorité des rues de l'agglomération sont en forte pente. Des escaliers escarpés permettent un peu partout de raccourcir les trajets.
C'est la ville idéale pour les randonnées, de toutes difficultés. Un petit guide vendu partout en ville, "Juneau Trails" donne toutes les précisions.
La ballade la plus classique consiste à monter au sommet du téléphérique, sur les pentes du Mt Roberts. La vue sur la ville et sur le Gatineau Channel est magnifique. S'il est aisé (trop) d'emprunter le téléphérique (cher à la montée), la solution la meilleure est d'emprunter un chemin facile qui débute sur la 6ième rue par un escalier en bois, et conduit à la gare du haut. Depuis la gare du téléphérique, il est encore possible de continuer l'ascension en direction du Mt Roberts, dans une zone sauvage. Et toujours une vue à couper le souffle.
Une autre excursion réputée, mais bien plus difficile, est le fameux "Perseverance Trial", qui se poursuit par Granit Creek Trial. Il existe aussi une variante vers le Mt Juneau (1200m). Cette longue promenade (nous ne l'avons pas faite, mais il faut compter une très longue journée si on combine toutes les variantes) permet de revivre l'histoire ancienne de Juneau, avec ses mines d'or.
Enfin, je vous ai déjà parlé de la zone de Mendenhall Glacier, qui est parsemée de chemins d'excursion (attention aux ours 😉)
La ville elle-même n'est pas désagréable. La partie le plus touristique est Franklin St, et même South Franklin St (au bout de laquelle se garent les bateaux de croisière).
Les boutiques sont alors les échoppes traditionnelles réservées aux croisiéristes, même si je trouve qu'elles sont moins agréables et typiques ici qu'à Skagway.
Mais en remontant la rue, elle devient moins touristique et plus typique (bars, brasseries, restaurants et hôtels d'époque, librairies, …)
Dans la partie haute de la ville, se trouve le capitole, ses colonnades, et ses parlementaires. Mais pas de dôme !
des visites organisées sont possibles
Dans les alentours, d'énormes bâtiments abritent les nombreux bureaux réservés à l'administration de l'état. Cela est manifestement l'activité prépondérante de Juneau.
Un musée important, l'Alaska State Museum (entrée 5$) est principalement orienté vers l'histoire et la culture amérindienne (indiens Tlingit, qui ont donné beaucoup de fils à retordre aux anciens administrateurs Russes).
Sur le port, se trouve un kiosque à musique avec des musiciens locaux, très plaisants à écouter en fin de journée, dans une ambiance bon enfant (accès gratuit).
Que les soirées sont douces en été à Juneau !
Mais la véritable "annexe" de la ville, c'est bien à une dizaine de miles au NW, entre l'aéroport et le port de ferry, au départ de la Mendenhall Valley. Outre de nombreuses et luxueuses villas (j'en ai parlé), outre de nombreuses chapelles (j'en ai parlé), on trouve tous les grands magasins classiques (Walmart, Sears, Safeway, …) aussi bien achalandés que n'importe où aux USA.
=+=+=+=+=+=+
Nous décidons de revenir y faire un petit tour avant de quitter définitivement la ville demain matin.
Le voisinage de l'aéroport est carrément rouge. Mais, si vous avez suivi les chapitres précédents, vous savez pourquoi (Fireweeds).
Nous retrouvons le glacier Mendenhall.
Et cette fois, en parfaits touristes, nous nous dirigeons vers le Visitor Center qui domine le glacier.
Comme partout, il est très bien conçu, didactique pour tout ce qui concerne les glaciers.
Mais l'entrée est payante ! (tout le reste de la région est en accès gratuit). Heureusement, nous avons un vieux pass "America the Beautifull", encore valide (c'est la seule fois où il nous aura servi en Alaska cette année !). Il permet l'accès au Visitor Center, et de plus, comme il n'est pas classique ici, il nous classe comme visiteurs importants ; un ranger nous accompagne donc, répond aimablement à toutes nos questions, et nous guide parmi les expositions. Nous ne parvenons à nous en débarrasser qu'en allant voir le film proposé (Magnificient Mendenhall).
Non échaudés par notre rencontre passée avec un simili-ours dans la région, nous restons sur notre faim. Car nous aurions dû en voir beaucoup ici. Nous n'abdiquerons jamais. Un court sentier longe un ruisseau nommé Steep Creek, rempli de saumons sauvages à la peau rouge (en fin de vie), qui pourraient attirer des ours. Peut-être que là ….
Enfin, gagné ! (ce n'est pas un chien cette fois, je peux le garantir). L'honneur est sauf.
Même pas peur !
Là il n'a pas l'air content. Fuyons.
Pour couronner notre quête, sur la fin du chemin en direction du parking, nous apercevons au dessus de nous dans un arbre un animal étrange, de grosse taille (au moins 70 cm). C'est un porc-épic (porcupine), animal toujours difficile à rencontrer.
Pour finir la journée, nous décidons de visiter la partie Ouest de la région, vers Auke Bay, au-delà du port de ferry. Cette zone est encore desservie par la route goudronnée, qui longe la mer. Nous parvenons à une "zone récréative", très sympa, avec de belles plages de gravier, bien photogéniques.
Nous distinguons même un groupe de jeunes qui se baignent (ce sont tous des indiens).
Mais à quelle température est donc l'eau (nous avons vu hier, pas très loin d'ici, des icebergs qui tardaient à fondre) ? Pour répondre à cette importante question, je me jette à l'eau (enfin, jusqu'aux chevilles), un thermomètre à la main.
Vous aimeriez bien connaitre la température de la mer ?
Moi aussi, car j'ai complètement oublié ce détail aujourd'hui.
Mais je peux garantir qu'elle était fraiche. Chapeau pour le courage des petits indiens.
En rentrant nous longeons le port des ferries, et justement arrive le "Fairweather", un bateau moderne de l'AMHS (c'est l'exception), catamaran rapide. Il va passer la nuit ici, et nous embarquerons dessus demain matin, pour partir à 8h vers Sitka, l'ancienne capitale de l'Alaska.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Changement de temps au réveil ce matin. Le beau temps qui à peu d'exception nous a toujours fidèlement accompagné depuis le départ semble nous abandonner.
Il pleut, le ciel est gris, et la météo n'est pas optimiste pour les jours à venir.
Avec ce temps gris et ce ciel bas, la ville de Juneau parait beaucoup moins attrayante.
Nous quittons l'hôtel à 6h, en direction du port de ferry.
L'embarquement sur le Fairweather (ce nom n'est-il pas de bonne augure pour la suite) se déroule sans problème. Les cales du navire, malgré sa forme (catamaran), sont très vastes et le garage est presque désert.
Nous quittons le port à 8h précise, et arriverons à Sitka à midi 30, car bien que le trajet soit long en distance, notre navire est très rapide (le trajet en ferry classique demanderait 9 heures).
Nous nous installons dans un vaste salon d'observation, avec le traditionnel ranger. La vue est bien dégagée sur la route suivie par le bateau, et sur les côtes, toujours très proches.
Nous contournons à grande vitesse par le Nord l' "Admiralty Island", connue comme la plus grande réserve de grizzlys au monde (mais nous n'avons pas pu y aller).
Soudain, alors que nous parvenons au niveau d'Angoon (capitale de l'Ile, 400 habitants, des indiens Tlingit, principalement des pêcheurs ; ville de traite importante (fourrures, trappeurs) à l'époque de l'Alaska russe – merci des infos, monsieur le ranger), le bateau prend un virage très serré à pleine vitesse sur la droite. Les sensations en virage rapide, sur ce catamaran sont alors impressionnantes. Le bateau reste rigoureusement horizontal, mais la force centrifuge est violente, nous devons nous tenir, le bateau dérape un peu sur la trajectoire. Cela fait manège.
Nous perdons rapidement de vue Admiralty Island, et nous naviguons maintenant dans un étroit chenal, Chichagof Island au Nord, Baranof Island au Sud (Ile sur laquelle se trouve Sitka, notre destination).
Le passage est resserré, les ilots sont nombreux et paraissent idylliques, mais je doute quand même qu'ils soient très hospitaliers. Parfois, on pourrait se croire sur le Saint Laurent, au niveau des Mille-Iles.
Notre navire taille sa route à grande vitesse dans ce chenal étroit, zigzagant en permanence entre les iles. Le pilote doit bien s'amuser.
J'observe les rives à la jumelle, dans l'espoir d'apercevoir un ours ou un autre animal. Peine perdue, nous allons beaucoup trop vite.
Et, à l'heure dite, nous arrivons au port de ferry de Sitka, à 5 km au Nord de la ville. Un énorme amoncellement de containers montre combien Sitka et cette ile Baranof sont dépendants du service de ferry, service public indispensable.
Le débarquement est rapide. Mais il pleut toujours, de gros nuages gris recouvrent les montagnes. Ce n'est pas du tout engageant. La température est très fraiche.
Une route goudronnée dessert le port, et continue même plus au nord. Nous la prenons, mais au bout d'un km, nous parvenons … au bout du monde. Plus de route !
Nous rebroussons chemin, et nous trouvons rapidement, sur la gauche une piste carrossable qui s'enfonce dans la forêt épaisse. Elle mène finalement à un camping aménagé, mais sauvage et désert. Des panneaux signalent partout "prenez garde aux ours".
Une table de picnic fera notre affaire pour notre repas de midi.
Pendant qu'Annie prépare le repas, j'explore les environs. La végétation est luxuriante (la pluie est probablement très fréquente ici). Soudain, j'aperçois un arbuste qui produit de magnifiques baies sauvages rouges, ressemblant étrangement à des framboises.
Les ours doivent se régaler avec ces fruits, mais je n'ose pas en manger. Je sais, j'ai tort, mais je suis trop prudent !
Un peu plus loin, je découvre une cabane, que le service des forêts propose à la location, pour une somme dérisoire (mais sans électricité ni eau courante). Un ruisseau coule à coté. Par beau temps, le coin doit être idyllique.
Nous terminerons notre repas sans encombre, aucun ours ne daignant venir nous tenir compagnie.
Direction maintenant l'agglomération de Sitka.
Nous faisons un arrêt au supermarché de la ville (Sitka SeaMart), petit, triste, et mal approvisionné. Les gens ne sont pas sympathiques, et je me fais même arnaquer à la caisse.
Bigre ! Ajouté à la météo détestable, je ne sais pas si nous allons aimer Sitka.
Notre première visite sera pour le port de pêche. C'est manifestement l'activité n°1 de la ville. Je ne connais pas la technique de pêche utilisée, mais elle est manifestement particulière. Tous les bateaux, outre le mat central, possèdent deux autres mats latéraux, plus longs, sorte de perches relevées. Je pense qu'elles peuvent être mobiles. Certains bateaux sont récents, mais d'autres sont particulièrement pourris. Des phoques nagent dans le port.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
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L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :