North Africa · Égypte
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AQ
Aquiceara 8 years ago · Amghart
Une semaine au Caire - mai 2018
Mai 2018 – Une semaine au Caire Vendredi 11 C’est le lancement de Joon, la compagnie low cost d’Air France, qui nous a incités à retourner en Égypte. 20 ans qu’on n’y avait pas remis les pieds, il était temps… Pour aller à Roissy, ce n’était pas gagné : les trains circulaient la veille et le lendemain de notre départ, mais le vendredi 11, eh bien pas de grève mais des travaux sur la ligne Toulouse-Paris. Il a donc fallu nous rendre en voiture jusqu'à une gare où on trouverait un train, en l'occurrence Gien, à 200 km d'ici. Petite anecdote, dans notre wagon il y a avait toute une bande de fillettes d’une dizaine d’années apparemment de retour de vacances accompagnées de bonnes sœurs. L’ambiance était joyeuse. Pour les occuper, les sœurs les faisaient jouer au jeu des sept familles. À un moment, Marielle me fait remarquer que les figures sur les cartes sont… des saints ! On arrive à Paris pile à l’heure. Et le bon côté de cette grève, c’est qu’on n’avait jamais rallié Roissy depuis la Gare de Lyon aussi vite tellement la circulation était fluide. Avion parti à l’heure. Finalement pas Joon, mais Air France. Pas grave, on aime. Arrivée vers 21 heures. On sait qu’il faut prendre le visa sur place avant de passer à la douane. Dans l’aérogare, de petites affiches jaunes « No visa yet? » sur des piliers indiquent le guichet des bureaux de change à quelques mètres sur la droite. On fait coup double : changer de l’argent et obtenir notre visa. Une quinzaine d’euros par personne pour le visa. Petite parenthèse : en règle générale, inutile d’aller dans un bureau de change, le taux est le même à l’hôtel. D’ailleurs, le réceptionniste utilisait la même appli que nous. Le passage en douane est longuet, seulement deux guichets sont ouverts. C’est l’occasion de faire connaissance avec un couple de jeunes Français venus de Bourgogne. Comme nous avons réservé notre hôtel d’avance, une voiture est venue nous chercher. En 1998, circuler au Caire était mission impossible. C’était constamment embouteillé et ça klaxonnait furieusement. Là, je me rends compte que les autoroutes que j’ai découvertes il y a quelques années en survolant Le Caire dans Google Earth – elles n’existaient pas en 98 – ont quelque utilité. Notre hôtel étant à Gizeh, soit une cinquantaine de kilomètres, nous empruntons une rocade évitant de passer par le centre. Toujours ça de gagné. Nous séjournons au Marvel Stone, juste en face du sphinx. De la chambre et, surtout, de la terrasse, on a une vue plein cadre sur le sphinx et les pyramides. Une promo à 280 € la semaine dans un endroit pareil, ça valait la peine. L’hôtel a ouvert ses portes il y a seulement six mois, autant dire que tout est neuf. Chambre claire et spacieuse, lits confortables. La couette et les serviettes de bain posées dessus sont pliées en forme de pyramides… À la nuit tombée, bonne surprise : l’éclairage de la chambre est particulièrement soigné. On est loin des chambres tristes d’autrefois, avec une ampoule de 30 W toute nue pendant au bout d’un fil. Seul bémol : la douche, dont le sol est incliné dans le mauvais sens, mais ce n’est qu’un détail. Sinon, en sortant de la douche on se sèche avec des serviettes parfumées. L’hôtel étant plus moins entouré d’écuries et de… comment on appelle ça, des « dromadaireries » ? et les serviettes étant mises à sécher sur les terrasses, nous nous retrouvons parfumés au Chamelle numéro 5 après chaque douche. Ah oui, et le lavabo : pas d’éclairage et le miroir est pile en face de la porte, et donc de la baie vitrée. Alors pour te raser, soit tu fermes la porte pour ne pas être aveuglé par la lumière extérieure, soit tu te rases quand il fait encore nuit. Seulement, le jour se lève à 4 heures… Autre particularité du quartier : le calme. Autant le centre-ville est pollué et bruyant, autant c’est calme ici. En fait, quand on traîne dans les rues alentour, on se rend compte qu’il y a très peu de voiture. Je pense que ça s’explique par la présence des barrages de police qui font que seuls les résidents et, éventuellement les taxis ou les cars de touristes, peuvent y pénétrer. Comme c’est aussi ici que se trouvent la plupart des dromadaires et des chevaux qui baladent les touristes sur le site des pyramides pendant la journée, on est étonné de n’entendre que des bruits de sabots. Pour un peu, on se croirait dans un film historique ! Certes, pas au temps des pharaons, mais quelques décennies plus tôt, et ce n’est pas désagréable du tout. Étant debout depuis six heures du matin, on se couche assez tôt… pour être réveillé vers minuit par une musique tonitruante : le spectacle son et lumière aux pyramides ! C’est un peu pour ça qu’on avait choisi cet hôtel, mais on pensait que le spectacle avait lieu plus tôt dans la soirée. Hop, un saut sur la terrasse pour voir. Un peu décevant. Les éclairages ne sont pas terribles, et on entend surtout de longs passages lus sur un ton un peu grandiloquent… en espagnol. En fait, le spectacle a lieu tous les soirs dans une langue différente. En général, il démarre vers huit heures, mais il arrive qu’il y ait un « deuxième service » comme ce soir. Crevés et un peu frileux, retour au dodo au bout de quelques minutes. Petite parenthèse : c’est notre troisième séjour en Égypte. On est venu la première fois en 1989 et la seconde en 1998. En 89, on y a passé une quinzaine de jours et visité Le Caire, Assouan, Abu Simbel, Al Kharga et Louxor. En 98, on s’est contenté de passer une semaine à Assouan, le but étant simplement de faire un petit break au milieu de l’hiver.

Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.

Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.

Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?

Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.

En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.

Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.

Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !

Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
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HA
Halopari 8 years ago · Misshiphop
Visite des pyramides et hôtel au Caire
Bonjour a tous,

Je pars en Égypte bientôt avec mon copain. Nous allons au Caire mais seulement pour 2 nuits, donc une journee complete. Nous pensons bien sûr aller sur le site de Gizeh. Donc je voudrais savoir, est il possible de le faire par soi même? Et comment? En sachant qu'on voudrait le faire tôt, pour faire autre chose l'après midi. Combien d'heures faut il compter environs?

Deuxième chose, je me demandais si quelqu'un connaissait une bonne adresse pour dormir au Caire, simple et pas chère mais sympas et avec une bonne situation.

Merci a vous
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KH
Khamprasith 8 years ago · Brigitte42
E-visa pour l'Égypte: passeport valide pour 8 mois?
Bonjour, sur le site du gouvernement égyptien c'est marqué que pour obtenir un visa a l'aéroport le passeport du requérant doit être encore valide pour au moins 6 mois... pour le e-visa c'est 8 mois...

Ma question: J'arriverai au Caire le 15 mars 2019, et mon passeport est valide jusqu'au 7 novembre 2019... bref il me manque une semaine de validité de passeport pour avoir 8 mois...

Les autorités égyptiennes calculent-ils au jour près?

Est-ce que ça vaut la peine d'essayer le e-visa pour 25$ quand même? Ou je devrais simplement me recommander un nouveau passeport?

Merci!
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SU
Superpetit 8 years ago · Brigitte42
Détour au Caire en avion depuis Hurghada
Bonjour, nous (en couple) allons partir fin juillet pour 2 semaines sur Hurghada.

Nous souhaiterions aller au Caire (principalement que pour les Pyramides), on se dit pour le moment que l'idéal serait de partir sur 3 jours : jour 1 départ en avion, jour 2 visite, et jour 3 retour en avion sur Hurghada.

Qu'est ce que vous en pensez ? C'est faisable ? L'avion va nous revenir à 100€ par personne sur internet, est ce un bon tarif ? Ou on peut peut-être prendre sur place ?

On est preneur de tout conseils, ou suggestions !

Merci d'avance !
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TO
Torpan 8 years ago
L'Afrique du Sud en passant par l'Egypte
Voici mes impressions de mon premier voyage en Afrique du sud.

Je remercie tous ceux qui sur ce forum mon permis de réaliser ce voyage par moi mème et mon inciter à faire ce voyage.😉

Nous sommes parti en couple un peu inquiet suite aux avis du site France diplomatie mais finalement nous n'avons pas eu de problèmes de sécurité sur place.

Voici notre parcours :



J1 Johannesburg --Clarens J2 Clarens -- Escourt J3 Escourt--St Lucia J4 St Lucia J5 St lucia-- Malkerns(Swasiland) J6 Malkerns -- Malelane J7 Malelane J8 Malelane-- Orpen restcamp J9 Orpen restcamp--Letaba J10 Letaba restcamp j11 Letaba--lower Sabie J12 lower Sabie--Graskop J13 Graskop-- Polokswane J14 Polokswane-- Johannesburg

On s'est concentré sur l'est du pays et sur le parc Kruger car notre principale objectif était de voir des animaux et surtout des félins que nous n'avions pas vu en Namibie!

Nous avons réservé le vol et les hébergements au parc Kruger 10 mois à l'avance et avons chercher à limiter les couts au maximun.

Nous avons voyagé avec Egyptair et avons eu un petit imprévu...

Notre vol qui devait partir vers les 15h a été retardé de 8h suite a une menace terroriste : alors que nous étions dans l'avion 2 policiers armés ont fait descendre un homme de l'avion puis nous avons du sortir et attendre de longues heures notre réembarquement après une fouille poussée!

Nous avions une escale de 3h au Caire avant notre avion pour Johannesburg aussi nous l'avons loupé! Le voyage commençait bien!

Nous sommes arrivé à 4h du matin au Caire mais Egyptair nous a bien pris en charge et nous a hébergé au Méridien situé dans l'aéroport.

On nous a proposé une excursion pour visiter les pyramides en attendant notre vol pour l'Afrique du sud prévu qu'à 21h...



Après un très bon petit déjeuner et une courte sieste nous sommes partis pour une visite improvisée des pyramides et du sphinx.



Après un très bon déjeuné et une courte sieste nous sommes partis pour une visite improvisée des pyramides et du sphinx!



Nous avons sympathisé avec la petite dizaine de passagers qui était comme nous coincés au Caire.



Finalement après une escale à Nairobi nous finissons par atterrir sur le sol sudafricain.

Nous avions prévu de dormir à Clarens le premier jours mais vu notre périple au Caire nous nous dirigeons directement sur Escourt .

Malgré notre fatigue la prise de main de notre (petite) voiture et la conduite à gauche se passe bien!

Nous avions pris une tablette et utiliser Mapsme qui c'est révélé très pratique pour trouver notre route et qui ne demande pas d'internet.

Nous avions prévu de découvrir le Drakensberg mais vu notre retard nous devons éliminer cette visite...

Nous sommes très bien accueilli à Escourt au At home BB malgré le vent glacial qui nous oblige à mettre le chauffage à fond : on ne s'attendait pas à ça en Afrique du sud!



Nous ne tardons pas à nous écrouler dans le lit. Le lendemain nous avons le droit à un bon petit déjeuner avant de faire une longue route pour St Lucia.



Nous constatons que les terres sont exploités intensivement et parcourons des kilomètres de monoculture tantôt des forêts tracés au cordeau tantôt de la canne à sucre, des bananiers ou des champs d'ananas.



Je pensais voir plus de paysages sauvages qui sont très rares en dehors des parcs...🙁
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SE
Sekhmethxc 8 years ago · Benetyo
Trains égyptiens "Spanish", "Ordinary", classes, etc: différences?
Bonsoir, toujours en préparation de mon voyage en egypte, je m'interroge sur les differents types de train... j'ai regardé sur https://www.seat61.com/Egypt.htm , mais ca n'explique pas vraiment les differences entre les differents types de train, qui pourraient justifier que je trouve sur https://enr.gov.eg/ticketing/public/smartSearch.jsf des aswan/ le caire entre 69 et 244 LEP... il y a des speed spanich, des spécial service OD et special service AC, et les 3 catégories proposant AC1 et AC2 (je suppose 1ere et 2e classe) avec des durées de voyage tres proches.... Est ce que quelqu'un connaitrai les differences entre ces trains, et si la difference entre 1ere et 2e classe est notable ? Pour info, j'ai prévu de prendre ces trains en fin de journée (donc de nuit, mais je sais que ce ne sont pas des couchettes, et je sais qu'il y a un train pour touristes avec des couchettes, mais il est hors de prix). J'ai lu aussi sur Seat61 une histoire de "nefertiti class" qui, si j'ai bien compris, seraient des sieges qui deviennent couchettes dans des compartiments de 6, mais sur le site de la SNCF egyptienne, ces billets ne sont pas proposés... Bref, je nage un peu au niveau des trains, merci pour votre aide !
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AU
Aurelie01960 8 years ago · Isaboa
Où changer des livres égyptiennes en euros?
Bonjour , Je reviens d'Egypte et je n'ai malheureusement pas pu changer mes livres égyptiennes en euros avant mon retour. Il me reste 2510 livres, donc 114 euros que je ne peux pas échanger ! Je suis coincée car j'aurais évidemment bien besoin de récupérer la somme en euros.😕 Est-ce que quelqu'un ici sait comment faire ?? ou éventuellement serait intéressé pour faire l'échange ??? Pour info je suis de Bourg en Bresse à coté de Lyon mais si vous êtes potentiellement intéressé, d'ou que vous soyez écrivez moi !!!

D'autre part, si vous avez besoin d'info n'hésitez pas non plus , nous sommes restés 15 jours sur place, de fin janvier à mi février Nous avons fait : -Le Caire 3 jours -Guizeh 2 jour -Assouan 4 jours avec excursion à Abou Simbel -Louxor 4 JOURS

Merci d'avance 🙂
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BE
Benetyo 8 years ago
Chaleur en septembre, type d'hôtel, tenue pour l'Égypte
Bonjour tout le monde, Nous partons 1 semaine mi-septembre au Caire et Louxor. On voulait savoir si "on doit" réserver un hôtel avec piscine ou pas compte tenu de la chaleur car on a vu un petit hôtel juste face au sphinx mais il n'a pas de piscine ... Est-ce "gérable" d'après vous ? Autre chose, nous avons bien noté que certaines tenues sont jugées indécentes, est ce que les hauts à fines bretelles/débardeurs ça passe ou c'est mal vu et on en reste au tee-shirt ? Merci d'avance 😉
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BE
BenjDelhomme 8 years ago · Janssens
De retour d'Égypte
Bonjour aux utilisateurs réguliers et occasionnels du forum.

Je me fends d'un petit rapport suite à une escapade de 2 grosses semaines en Egypte. Ce sera pas très développé mais si vous avez des questions, n'hésitez pas à me solliciter, j'aiderai avec plaisir.

Première chose : munissez vous du guide bleu hachette, c'est une bible absolue pour la visite des sites.

Voyage du 05 au 21 mai :

- Le Caire (3 jours) : on a eu la chance de visiter durant la pacque copte, 2 jours fériés, donc une ville habituellement trépidante, et là quasi déserte. Visite de Saqqara et Gizeh (140 EGP négocié avec le taxi). Visite du Musée Egyptien. Visite du Caire islamique. Hébergement : Le Cairo Miami Hostel, dans l'immeuble Yacoubian. Un hostel pas bien cher, avec une équipe jeune et très disponible à l'accueil, et des petits dej simples mais copieux. Je crois qu'il n'y a que 5 chambres, la chambre avec lit double est aveugle (avantage : moins bruyant et moins chaud en été).

- Assouan/Abou Simbel (4 jours) Trajet Le Caire-Assouan en train de nuit, très réussi à l'exception du petit dej, absolument infect (conseil : achetez quelques pâtisseries avant de partir). Visite du Musée Nubien. Visite du Temple de Philae. A Assouan une nuit au Keylani et une au Nuba Nile, les deux ont donné satisfaction, pas au même prix (220 EGP pour le premier, 130 pour le second). La différence se fait sur la négociation, quasi impossible avec le tenancier du Keylani. Trajet le soir en car vers Abou Simbel, hébergement chez un guide local rencontré dans le car, visite des Temples d'Abou Simbel (tous seuls après le passage de la vague de touristes arrivant par les navettes faisant l'AR dans la journée depuis Assouan et ceux la faisant en avion depuis Louxor)

- Louxor (5 jours) Trajet en felouque puis van (complètement foireux, j'y reviendrai) avec arrêts à Kom Ombo et Edfou. Visite des temples de Louxor et Karnak, du Musée de Louxor, de la Vallée des Rois, des Nobles, des artisans. De Medinet Habou et du Temple d'Hatchepsout. Visite d'Abydos et le Denderah. Hébergement très recommandable à la Bob Marley House (ne vous fiez pas au nom, ce n'est pas un repère rastafarai), tenu par Maria, une flamande francophone d'une incroyable affabilité, l'accueil avec un grand A, pour 90 EGP la nuit svp.

- Dahab (3 jours) Trajet en avion entre Louxor et Sharm el Sheikh, puis navette vers Dahab (de mémoire, 180 EGP pour cette dernière). Farniente, snorkeling et ascencion du Mt Moise de nuit + visite de Ste Catherine. Hébergement correct mais accueil très moyen au Mirage Village (je ne me souviens pas des tarifs). Evitez l'agence de voyage en face du Mirage village, pourtant recommandée par le routard. On a eu maille à partir avec eux quant à l'expédition en van jusqu'au monastère ste catherine, particulièrement ratée.

Retour en avion via Le Caire.

Quelques observations :

- Concernant le climat social et politique, nous n'avons rien vu sur place. Bien que passant régulièrement place Tahrir à pied, aucun problème. On s'est même perdu dans les ruelles du Caire islamique, RAS. le Sinai idem, nous nous y trouvions à une période où 7 agents de sécurité égyptiens venaient d'être enlevés dans le nord de la région , de notre coté on a rien vu ni entendu. On a appris l'enlèvement à notre retour en France.

- La felouque : difficile de résister quand on déambule le long du Nil à Assouan, à la vue de ces bateaux indolents, à l'appel de la balade en felouque. Ayant pas mal de temps pour nous à Assouan, on a pris le parti de négocier avec une dizaine de "capitaines" (en fait essentiellement des rabatteurs qui proposent tous types de prestations su la corniche du nil). On a jeté finalement notre dévolu sur un capitaine rencontré sur le quai face à l'hotel movenpick, sur la base de recommandations d'une guide néerlandaise qui venait de faire une croisière de plusieurs jours jusqu'à Kom Ombo. Il s'agit du capitaine Habibi, retenez bien ce nom si vous allez à Assouan, ne FAITES PAS de croisière avec lui. On s'accorde sur un prix de 500 EGP pour une croisière de 1 jour et demi (la nuit à bord), puis trajet en Van avec arrêts à Kom Ombo et edfou. Sans rentrer dans les détails, la prestation a été foireuse sur toute la ligne. Mon conseil si vous souhaitez réellement voguer sur le fleuve millénaire : optez pour une excursion à la demi journée (un tout de l'île éléphantine par ex) ou mettez le prix (les gréments du nil). Sinon c'est arnaque assurée à 95 %.

- vols intérieurs : acheter nos billets d'avion pour les vols intérieurs en agence Egyptair plutôt que sur internet nous ap permis d'économiser 60 euros par personne. Une économie substantielle, d'autant plus si on la rapporte au cout de la vie en egypte.

- le budget : 1 000 euros tout compris pour 17 jours sur place, sans se priver.

Conclusion : un superbe voyage, la diversité des vestiges égyptiens est surprenante pour les béotiens de l'égyptologie (dont je fais partie), le soleil est garanti (au mois de mai en tout cas) et le peuple égyptien est très accueillant. Allez y, vous serez quasi seuls sur des sites grandioses, et vous expérimenterez à chaque instant une culture et un environnement différents de votre quotidien.

Je me tiens à dispo si vous avez besoin de précisions.
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NO
Nomade14 8 years ago · Mars56
Recherche chauffeur pour faire Khartoum - Abu Simbel
Bonjour

Je suis a la recherche d'un chauffeur capable de nous conduire en + ou - 10-12 jours de Khartoum a Abu Simbel. Le but étant de passer par les sites archeologiques , faire du camping puis de passer la frontière pour terminer notre tour a Abu Simbel.

Petite precision, le trajet peut aussi se faire dans le sens inverse.

Cordialement Nomade14
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SA
Sakatu 8 years ago · Nomade14
Retour d'une semaine au Caire
Tant que les souvenirs sont frais... Si vous avez des questions (visas, prix, adresses, autres), n'hésitez pas, je vous répondrais avec plaisir.
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HI
Hindetta 8 years ago
Visa à l'arrivée au Caire pour ressortissante marocaine?
Bonjour,

pouvez vous me renseigner SVP? je suis une marocaine mariée a Un Francais et je ne savais pas qu'il fallait que je demande un Visa avant de parti en Egypte,

notre voyage est prévu pour le 27 Avril dans 4 jours et je voudrais savoir si je pourrais partir et le demander sur place avec mon maro ou pas ?

MERCI POUR VOTRE REPONSE !!
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MI
Miawu 8 years ago
Visa égyptien à l'aéroport d'Assouan ou à l'escale au Caire?
Bonjour,

Je me rend a assouan et j'ai une escale de seulement 1h15 au caire pour changer d'avion. Je souhaite prendre le visa a l’arrivée. Savez vous si je vais devoir le prendre au Caire ou a Assouan?

J'ai lu que malgré l arrive du e-visa on pouvait toujours le prendre au bureau de change a l’aéroport du Caire mais je n'ai rien trouvé sur Assouan.

Je peux sinon essayer sinon de lancer une procedure evisa mais j'ai peur de ne pas avoir le temps de le recevoir. Sachant que je ne passe pas par une agence et que j'ai juste le premier hôtel de réservé.

merci
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CO
Coucou46 8 years ago · Herman2003
Se déplacer par ses propres moyens en Égypte
Je compte me rendre en couple en Octobre/Novembre dans le pays, et désire connaitre un peu la situation sur place de voyageurs s´étant déplacé par leur propre moyen, entre Le Caire, et Louqsor (Train de nuit). Louqsor /Hurghada (bus), le ferry Hurghada/Sharm, (peu d´infos si il fonctionne de nouveau ou pas ? Fréquence). De Sharm, l´idée est d aller à Dahab, en bus, ou taxi partagé, possible?, logique? Quelle est l´ambiance dans le sud-sinai?, dans le pays?. Je précise que j ai voyagé en solo, il y a 5 ans juste avant l´élection de Morsi. Le tourisme était assez moribond à l´époque, mais je n avais pas rencontré de difficultés particuliéres. Je m´interroge aussi, par rapport à la situation dans le nord Sinai, ou l ONU annonce une potentielle situation humanitaire compliquée dû à des opérations de l´armée. Voilá, en gros toute infos récentes sur voyager en Egypte serait bienvenue. Merci
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RO
Rougerine 8 years ago · Herman2003
Le Caire: trajet de la gare à l'aéroport
Hallo!! Je vais visiter une amie à Alexandrie fin avril, et ferai le retour seule Alexandrie-le Caire en train (j'ai vu que y'avait des trains assez réguliers et pas chers). Comment puis je ensuite me rendre à l'aéroport? la seule solution est-elle la taxi? (sachant que je suis seule) Combien de temps dure le trajet? (que je ne loupe pas mon avion!!) Si certains ont déjà effectué ce trajet, n'hésitez pas à me conseiller!! merci davance🙂 Cécile
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DA
Dapep 8 years ago · Herman2003
Voyage de 15 jours en Égypte
Bonjour à tous, c'est décidé je pars 15 jours en routard en juin avec un itinéraire classique : -le caire (3 jours) - Louxor (3/4 jours) via train de nuit - Assouan (2/3 jours) - abou simbel (?) -vol Louxor/le caire - alexandrie (2/3 jours) - le caire (2/3 jours) encore quelques incertitudes : aller ou pas à abou simbel? dormir une nuit a ghizé pour enchaîner directement sur la visite du site des pyramides... qu'en pensez vous ? avez vous des infos récentes ou de bonnes adresses routardes (agréables et pas trop cher) merci à vous carpediem
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GE
Gege270580 8 years ago · Yulichka
Partir en Égypte avec un bébé d'un an
Bonjour Nous partons en Égypte en juillet avec un bébé d un an des adolescents et mes parents de 60ans. Je ne vois que des critiques. Pouvez vs me rassurer et me conseiller ? Nous avons choisi le panorama bungalows el gouna comme hôtel? Nous n avons pas l intention de faire des excursions juste de la plongée mais pas de sites historiques. Je suis très inquiette à la lecture de commentaires. J aimerai des avis de parents ayant déjà été avec un bébé en période chaude. Merci d avance
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LI
Lisys 8 years ago · Sakatu
S'habiller en Égypte quand on est une femme en 2018
Bonjour,

Je pars vivre et travailler en Egypte. Je travaillerai dans une école française au Caire. Je dois donc préparer ma valise prochainement. J'aimerais savoir comment me vêtir sur place ? J'ai bien vu des postes traitant du sujet mais rien de récent et comme le pays a beaucoup évolué ces dernières années j'aimerais avoir vos retours.

Le port du pantalon est il obligatoire ? J'ai peur de souffrir de la chaleur.

Merci de vos réponse et désolée si la question peut sembler futile.
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DA
Dapep 8 years ago · Sakatu
Argent en Égypte
Bonjour à tous, merci pour les réponses à mes précédents post sur gizhé. une autre question se pose concernant l'argent et le change... à l'arrivée vers 3h du mat quelle est la meilleure option ? partir de France avec des euros et faire le change en arrivant à l'aéroport ou retirer directement au dab à l'aéroport ? merci pour les infos
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LE
Leced007 8 years ago
Séjour près de Hurghada sécurisé? (avec enfants)
Bonjour à tous , je découvre ce forum avec beaucoup d’intérêt🙂

Nous souhaitons partir mon épouse et mes deux enfants (17 et 13) dans un hôtel all in près de Hurghada en juillet . Le ministère des affaires étrangères déconseille de partir dans ce pays . ma question est donc pour vous ? le pays est il safe ou pas moins qu'ailleurs . Les occidentaux sont ils toujours les bienvenues ? ma question concerne aussi un tatouage que j'ai sur l'épaule. un aigle avec un drapeau américain . Cela ne risque t il pas de déranger la population locale ? 😇

Nous hésitons avec la Turquie,

Qu'en pensez vous ? merci déjà pour votre aide et vos réponses bonne soirée Cedric
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MO
Morgan661 8 years ago · Familyjordan
Expédition à la journée à Pétra depuis Sharm el-Sheikh
Bonjour,

Après une mini croisière de plongée en mer rouge, j'aurai une journée à "tuer" avant de rentrer en avion sur Paris, en étant basé à Sharm el Sheik.

En zonant sur internet, j'ai vu qu'il existait à priori des expéditions en une journée (obligatoire pour moi) vers Petra (que je rêve de voir, même rapidement) depuis Sharm. Avec départ très tot dans la nuit et retour tard.

Quelqu'un l'a-t-il déjà fait ? Avec qui? pour quel tarif? Faut il réserver en avance avec une agence sur internet ou vaut il mieux s'y prendre sur place ?

Toute info est bienvenue !

Merci bcp Morgan
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EM
EmilieCoup 8 years ago · Sihnis
Escale de 5 heures au Caire
Bonjour à tous,

qui a récemment fait une escale de 5 heures au Caire ?

Est-ce raisonnable d'envisager de sortir de l'aéroport pour visiter... le centre ou les pyramides ?

Merci d'avance.
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EL
Elninomed 8 years ago · Amikima
Visa égyptien à l’aéroport pour les Marocains
Bonjour,

J'ai lu dans plusieurs articles que depuis Mai 2017 les résidents des pays du maghreb n'ont plus besoin de demander le visa au consulat et peuvent l'acheter directement à l’aéroport en Égypte.

Quelqu'un peut me confirmer SVP ?
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CE
Cesarm 8 years ago · Disneydiddl
L'Égypte en octobre: visites et itinéraire
Bonjour J aimerai me rendre en egypte en octobre au caire puis certainement dans le desordre louxor et assouan/abbou simbel Je suis avec 2 enfants de 12 et 14 ans Je me suis deja rendu au caire mais la j aimerai faire un tour complet sur ces destinations

J aimerai svp savoir dans quel sens peut s effectuer la visite sachant qubil y a des villes pour lesquelles il n y a pas de vol direct comme louxor assouan

Par ailleurs j aimerai louer un bateau prive ou une autre solution haut de gamme pour assouan abou simbel

Merci pour vos retours
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DA
Dapep 9 years ago · Zincakaseb
Passer 3 jours à Alexandrie ou pas?
bonjour, mon voyage sac à dos en solo se précise pour mi juin sur la base 16 jours le caire - Louxor -(et sites intermédiaires) Assouan - abou simbel + Alexandrie ? en revenant sur le caire par un vol intérieur ou un train de Louxor, j'hésite à aller passer 3 jours à Alexandrie ? ou dispatcher ces journées sur les autres étapes ? je suis preneur d'avis merci d'avance carpe diem
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RO
Romaintrek87 9 years ago · Jean0604
Circuit de 20 jours en Égypte
Bonjour à tous,

D'habitude assez organisé niveau voyage, je commence à feuilleter pour les lieux qui sortent de l'ordinaire que je souhaite visiter.

Nous sommes 2 hommes, souhaitons partir du 23 septembre au 13 octobre.

L'essentiel pour nous : Le Caire (seulement les pyramides et le nouveau musée), Louxor, Assouan, (Abu Simbel), Al-Farafra (désert blanc) et grande mer de sable, et finir sur le Sinaï (Mont Sinaï et Mont Sainte Catherine), et jours restants au bord de mer (Dahab ou Sharm-El-Sheik).

Comment voyez vous cette organisation ?

Niveau déplacement vols internes entre Le Caire et Louxor, Le Caire et Sharm-El-Sheik (pour Dahab et visite mont Sinaï) j'imagine ?

Et niveau déplacement pour le désert libyen avec Al-Farafra et la grande mer de sable on fait comment ? Possible de louer un 4x4 en self-driving ? Une agence qui ferait ça ? Un guide ?

On prends toutes les recommandations.

Merci à tous !
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GL
Globreveuse 9 years ago · Whalemairial
Comment voyager directement du Caire à Dahab?
tout est dans le titre...je pars avec une amie en mai, arrivée au Caire ou nous allons passer 2 jours, quel est le moyen le plus rapide pour se rendre a dahab ?

bus ? taxi, avion via sharm el chek (mais j'imagine qu'avec la route jusqu'a sharm el chek, l'heure d'attente etc..;ce ne doit pas etre le premier choix..)

je pencherais plutot, si ce n'est pas trop long .. et trop cher....pour un taxi, si l'on peut partir de bonne heure, avant qu il ne fasse trop cho , mais j'attends vos commentaires, et éventuellement les coordonnées d'un chauffeur

un grand merci, jeanne
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LA
Larri 9 years ago
Change et coût de la vie à Louxor et Assouan
Bonjour,

Nous avons succombé à une promotion de croisière sur le Nil prévue en fin de semaine prochaine. Nous arriverons à l'aéroport de Louxor vers 01h45 (heure locale) et prenons immédiatement un bus pour Assouan. En recherchant des informations sur le site je trouve assez peu de renseignements récents sur les possibilités de change et le coût de la vie à Assouan et Louxor. Aussi j'ai quelques questions à vous soumettre : - les bureaux de change sont-ils ouverts à cette heure ? autre alternative ? - quel est le taux de change de l'euro ? - comment se procurer des petite coupures en monnaie locale ? - quels sont les coûts moyens en ville (eau, bières, taxis) ? - quels vêtements faut-il prévoir à cette période de l'année ? - quelqu'un a-t'il une idée des tarifs sur les bateaux de croisière (Nile Diva) ?

Merci d'avance aux personnes qui prendront la peine de répondre à ce message sans soulever de polémiques. Larri
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HO
HohYao 9 years ago
Snorkeling et hôtels avec bon "house reef" à Dahab en mer Rouge
Hello, Je reviens du Gorgonia et de l'Utopia (Marsa Alam) où le snorkeling est à mes yeux excellent. A l'automne prochain je souhaiterai retourner en mer Rouge, et je voudrais aussi visiter le site de Petra. Il y a donc Dahab qui en est tout proche où je pourrais passer quelques jours avant ou après un retour sur Marsa Alam (voyage de 15 jours). Pourriez-vous m'indiquer comment est le snorkeling depuis les hôtels de Dahab et quels sont les hôtels qui ont les meilleurs récifs. Je précise que je ne fais que du snorkeling, je ne descends pas très profond et je suis assez exigeante coté fonds sous-marins (je retourne prochainement en Sulawesi et aux Raja Ampat pour mon troisième séjour). Merci d'avance.
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