Cataschtroumpf III La catastrophe annoncée ou les charmes méconnus d’une « croisière participative »
1 - Le début d’un rève
Suite à un passage sur le Grand Pavois de La Rochelle en septembre 2013 avec un couple d’amis, nous avons fait la connaissance d’un propriétaire de catamaran qui avait un stand sur le salon. Avec son épouse, ils proposaient de mettre à disposition leur bateau pour un prix forfaitaire à la semaine, prix qui incluait le skipper (lui), l’hôtesse (son épouse) et laissait à notre charge l’avitaillement et les consommations en eau et en gasoil.
Nous avons pris tous les renseignements et nous avons convenu de recontacter ce monsieur sous une semaine pour arrêter les dates de notre location. Dans l’intervalle, nous devions valider et faire coïncider nos dates de vacances respectives. Malheureusement pour nous, lorsque nous avons voulu confirmer nos dates, le planning de notre hôte s’était déjà rempli et ne correspondait plus à nos disponibilités. Nous étions fort marris, et ce d’autant plus que nous avions déjà commencé à rêver de destinations ensoleillées ! Alors nous avons cherché sur le net comme des fous afin de trouver un prestataire équivalent. Nos efforts furent bientôt récompensés lorsque nous trouvâmes le site :




Pleins d’optimisme, et préférant résolument voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, nous nous sommes alors dit que ce n’était pas si important, qu’un catamaran avait aussi un grand carré et que l’espace ne manquerait donc pas. Nous avions bien relevé que ce carré semblait un peu en désordre à notre arrivée mais nous avions imputé cela à la présence des nombreux sacs de provisions, suite à l’avitaillement effectué. Nous dûmes cependant rapidement nous faire une raison : le désordre du carré faisait partie intégrante de notre « croisière participative » et nous interdirait, de fait, son utilisation effective durant tout notre séjour.
Nous venions d’effectuer un vol de plus de 8 heures, puis une séance shopping intensive. Nous étions debout depuis près de 24 heures, avec 5 heures de décalage horaire à assimiler. Nous n’avions plus qu’une envie : manger et aller nous coucher afin de récupérer un peu avant l’appareillage prévu le lendemain matin à 8 heures.
Nous ne doutions pas que nos hôtes, arrivés depuis 2 jours à Saint Martin, nous auraient élaboré un dîner, même frugal. Nous nous trompions… Tout au plus la ma��tresse de bord avait-elle préparé un planteur, accompagné de quelques gâteaux d’apéritif.
Nous comprenions alors que, si nous désirions manger, il nous fallait préparer le repas…y compris pour nos hôtes ! Nous optâmes donc pour une solution plus radicale : dîner au restaurant…ce qui ne manqua pas de ravir ces derniers qui purent ainsi manger agréablement sans bourse délier !
De retour sur CATASCHTROUMPF, avant d’entamer notre première nuit à bord, nous pouvions commencer à méditer sur notre « croisière participative » qui semblait démarrer sous de bien mauvais auspices…
4 – Naufragés volontaires durant 10 jours
Il serait nécessairement long et ennuyeux de raconter en détail notre croisière de 10 jours sur CATASCHTROUMPF. Nous allons cependant tenter de vous faire partager les moments les plus représentatifs que nous eûmes avec nos hôtes, et également vous décrire plus en détail le bateau.
Ce faisant, vous pourrez vous faire une idée de ce que peut être une « croisière participative » sur CATASCHTROUMPF (au cas improbable où vous souhaiteriez tenter l’expérience à votre tour).
4-1 L’ambiance
Comme nous l’avons indiqué précédemment, un catamaran est un espace de vie très confiné. La cohabitation de plusieurs personnes peut y devenir très rapidement délicate si la cohésion de l’ensemble de l’équipage n’est pas parfaite. Souvent, on assiste à des dissensions entre les différents couples qui occupent les cabines mises en location. Dans la majeure partie des cas, le capitaine met tout en œuvre pour concilier les parties et tout rentre dans l’ordre rapidement.
Sur CATASCHTROUMPF, le problème était beaucoup plus épineux car les dissensions n’avaient pas pour origine des différents entre les « équipiers » mais bien entre les hôtes eux-mêmes. Il nous est rapidement apparu que, si Monsieur et Madame avaient partagé durant un temps le plaisir de naviguer ensemble sous le soleil des tropiques, ce plaisir n’était plus partagé de la même manière depuis un moment. En effet, Monsieur aimerait bien aujourd’hui changer CATASCHTROUMPF pour un nouveau catamaran… tandis que Madame n’aspire plus qu’à retourner en Bretagne pour s’occuper de ses petits-enfants !
Il ne nous appartient pas de juger l’un ou l’autre, le choix de vie appartenant à chacun. Pour autant, nous avons bien été contraints de constater que ces deux positions étaient très éloignées l’une de l’autre et généraient de fortes tensions dans le couple, tensions dont nous subissions allègrement les conséquences. Ainsi, il arrivait que Madame reste invisible une demi-journée dans sa cabine. A d’autres moments, elle apostrophait vertement son mari parce qu’il n’avait pas fait ceci ou cela (ce dernier restait alors taisant la plupart du temps).
A d’autres reprises, et sans doute muée par la sensation d’être contrainte de rester huit mois par an sur CATASCHTROUMPF, Madame reprenait vertement telle « équipière » parce que la vaisselle n’était pas rangée au bon endroit ou tel « équipier » parce qu’il ne s’était pas saisi assez vite d’une bouée d’amarrage. Ainsi, plusieurs fois par jour, nous devions prendre sur nous pour ne pas lui répondre et lui rappeler que nous étions des clients, et non pas son mari ou ses enfants.
Sans nos efforts constants, les 10 jours de croisière se seraient vite transformés en match de boxe quasi permanent.
Par ailleurs, et toujours sans doute en réaction au fait qu’elle devait passer 8 mois sur CATASCHTROUMPF, Madame nous faisait bien comprendre que le carré restait SON carré. Ainsi, durant tout le séjour, il ne nous a pas été possible d’en profiter, même lors des longues traversées parfois inconfortables par temps de pluie et 3 mètres de creux. Au demeurant, sa stratégie consistait à occuper le terrain en permanence, comme l’indiquent les photos ci-dessous qui présentent le carré tel que nous l’avons vu durant tout le séjour (aucun des effets présents sur les photos ci-dessous ne nous appartenait) :




Monsieur était, pour sa part, toujours agréable et particulièrement affable lorsqu’il était question de répondre à des questions liées à la voile. Manifestement, c’est un authentique marin qui a déjà effectué de nombreuses traversées transatlantiques.
Toutefois, et en dehors du nautisme, aucun sujet ne semblait véritablement l’intéresser. La navigation elle-même ne lui plaisait que dans son aspect technique. Il pouvait passer ainsi des heures à rechercher le meilleur réglage pour ses voiles, cherchant à gagner quelques dixièmes de nœud de vitesse au portant, mais restait de marbre devant une superbe plage. Son domaine de compétence est la navigation, pas la plaisance.
Cette nuance linguistique n’a rien d’anecdotique. Si vous imaginez votre croisière faite d’une subtile alternance de matinées de navigation entre deux îles et d’après-midis de farniente sur des plages de sable fin passez votre chemin ou ne choisissez surtout pas CATASCHTROUMPF !
En effet, Monsieur n’est résolument pas du genre à rester ne serait-ce qu’une heure allongé sur la plage. Il aime nager, éventuellement prospecter les environs en masque et tuba, mais n’apprécie assurément pas rester trop longtemps sans rien faire.
Ainsi, si vous lui demandez de vous emmener sur une jolie plage il ne vous dira pas non. Une fois arrivé, après vous être baigné, vous vous allongerez sur votre drap de bain et vous vous plongerez dans la lecture d’un livre ou vous choisirez de faire la sieste. A bout d’une heure, vous lèverez la tête et vous constaterez que Monsieur est assis sur le bord du boudin de l’annexe et qu’il attend, comme un malheureux. Il ne risque pas de s’allonger au soleil… il n’a même pas pris de serviette ! Vous allez alors rapidement culpabiliser et vous retournerez sur le bateau.
4-2 Le bateau
Cependant, ne pensez pas non plus faire le lézard sur CATASCHTROUMPF, il n’est résolument pas prévu pour cela. Lui aussi est un bateau optimisé pour la navigation, pas pour la plaisance !
CATASCHTROUMPF est un Nautitech 475 datant de 1996. Il est maintenu en parfait état par son propriétaire, toujours prompt à essuyer la moindre salissure ou à resserrer une vis ayant bougé du fait des vibrations du moteur. Pour autant, sa conception remonte donc à plus de 18 ans et ses aménagements ne sont plus du tout au niveau d’un bateau de plaisance moderne.
Quiconque fréquente les salons nautiques aura remarqué que, depuis maintenant de nombreuses années, les architectes ont totalement repensé les plans d’aménagement des ponts et des cabines afin de privilégier l’espace habitable et le confort.
Même sur des catamarans récents de taille plus réduite (38 ou 40 pieds), les salles de bain des cabines sont équipées de douches fermées. Il est ainsi possible de prendre une douche sans pour autant mettre de l’eau dans l’ensemble de la salle de bain et sur le WC.
De la même manière, le lit n’est pas situé à plus de 1,20 mètres du sol, ce qui peut rendre son accès difficile est induire une sensation de claustrophobie lorsque l’on est allongé, la hauteur sous barrot étant alors plus que réduite.
Enfin, les bateaux d’aujourd’hui sont avant tout pensés pour la plaisance et laissent une large place aux espaces pour étendre sa serviette et profiter du soleil. Sur CATASCHTROUMPF, nul endroit pour s’allonger à l’extérieur, à l’exception des trampolines (partiellement occupés par du matériel et inutilisables en navigation du fait des projections d’eau) ! Même pas moyen d’utiliser le roof pour y mettre sa serviette compte tenu de la présence du mas de grand voile à quelques centimètres de hauteur ! Un bateau de plaisance…où l’aspect plaisance est proscrit !
De la même manière, l’accès extérieur aux coques avant depuis le carré est potentiellement dangereux. En effet, au lieu d’avoir de véritables contre-marches moulées de chaque côté, il n’y a qu’une petite marche profonde de quelques centimètres seulement. Il est alors très facile de glisser, surtout lorsque l’on redescend depuis l’avant vers l’arrière, même si on y prête attention.
Le capitaine, qui est pourtant censé connaître parfaitement son bateau en a ainsi fait lui-même l’expérience durant notre croisière. Il a glissé et est lourdement tombé sur le dos. Il s’en est tiré avec des fortes douleurs dans les côtes durant plusieurs jours… et nous n’osons pas imaginer ce qu’il serait advenu si sa chute avait été plus grave.




4-3 L’aspect pécuniaire
Comme nous l’avons indiqué en préambule, le choix d’une « croisière participative » avait également été motivé par un aspect financier. Il nous était apparu que ce type de voyage était sensiblement moins onéreux que les systèmes classiques de location de bateau ou de location à la cabine.
De fait, après analyse, c’est un peu comme si on cherchait à comparer le prix d’une semaine de vacances à l’hôtel en formule tout inclus avec le prix d’une même semaine de vacances passée chez de la famille. Le coût de la seconde formule sera vraisemblablement inférieur à celui de la première mais ne sera en rien comparable.
ð Dans le cas d’une location classique, vous réglez l’avitaillement du bateau de manière identique. Pour autant, vous pouvez choisir d’acheter ce qui vous fait plaisir, sans vous soucier des goûts (et donc des coûts potentiels) particuliers du propriétaire du bateau. De la même manière vous êtes certain de consommer ce que vous avez acheté et non les restes laissés par les locataires précédents, lesquels peuvent ne pas correspondre à vous goûts et être de qualité sensiblement inférieure. Pour l’exemple, voici une anecdote parmi de nombreuses autres vécues sur CATASCHTROUMPF : nous avions acheté du jambon blanc de qualité supérieure et des gâteaux secs de marque au beurre frais. Durant tout le voyage, il nous a été demandé de manger du jambon insipide, qui était en fait de l’épaule, au motif que sa date de péremption était dépassée et idem pour les biscuits sablés qui n’étaient qu’une marque de distributeur ! Bien entendu, les propriétaires du bateau auront eu tout loisir de déguster nos victuailles de qualité après notre départ, en attendant que de nouveaux « équipiers » viennent assurer le remplissage de leur frigo.
ð Dans le cas d’une location classique, vous devez assurer le remplissage en carburant et en eau des réservoirs du bateau. Si vous optez pour un navire équipé d’un déssalinisateur, vous vous affranchissez des restrictions de consommation d’eau, même si ce surcroît de consommation aura une répercussion automatique sur la facture du gasoil (nécessaire pour faire tourner les moteurs ou le groupe électrogène afin de produire l’électricité alimentant l’appareil). Pour autant vous aurez la maîtrise totale de votre budget et de votre niveau de confort. Sur CATASCHTROUMPF, ne pensez surtout pas pouvoir jouir de la même liberté. En effet, la rigueur y est toute militaire.
ð Dès le premier soir, on vous précise qu’il faut économiser l’eau, que les douches doivent être très courtes et que, sauf cas d’absolue nécessité, il ne faut pas recharger les appareils électroniques (téléphones, tablettes, ordinateurs portables etc…) car ils consomment beaucoup d’énergie électrique. Suivant en cela le vieil adage « fait ce que je dis, pas ce que je fais », les propriétaires s’accommodent toutefois de ces règles : tous les matins, un moteur tourne au minimum une heure afin de recharger les batteries…et alimenter le grille-pain énergivore qui sert à l’usage exclusif de la maîtresse des lieux ! De la même manière, son ordinateur portable est branché en permanence afin de pouvoir surfer sur internet et dialoguer sur Skype avec ses enfants et petits-enfants dès qu’un hotspot wifi se présente !
ð Dans un autre registre, sur CATASCHTROUMPF, les pompes à eau sont coupées dès que les propriétaires vont se coucher…tant pis pour vous si vous souhaitez faire vos ablutions après eux! Tout ceci est d’autant plus ridicule que le surplus de consommation de gasoil que vous auriez pu réaliser pour profiter pleinement de votre croisière aurait été de toutes les façons à votre charge à la fin du séjour !!!
ð Dans le cas d’une location classique avec skipper, il est d’usage que vous preniez à votre charge les frais de nourriture de celui-ci. De la même manière, si vous louez une hôtesse, vous assurez également ses frais de nourriture. Sur CATASCHTROUMPF, vous payez donc pour Monsieur ET pour Madame, alors que celle-ci n’est nullement une hôtesse (tout au plus consent-elle à participer très partiellement à l’élaboration des repas). En plus, si vous décidez d’aller manger dans un restaurant, vous prendrez en charge ces deux couverts supplémentaires…et bénéficierez alors également de l’humeur très versatile de Madame !
On l’aura compris, louer sur CATASCHTROUMPF reviendra donc à payer presque aussi cher que louer un bateau classique avec skipper, mais sans aucun agrément. C’est un peu comme passer une semaine de vacances chez belle-maman mais en payant le prix d’une formule en pension complète à l’hôtel (et sans pouvoir choisir sa chambre, la composition ou l’heure de ses repas, avec un accès limité à la salle de bains et à l’électricité et le plaisir de partager toutes ses journées avec sa belle-mère !).
4-4 L’aspect légal
Si la location d’un bateau ou d’une simple cabine auprès d’un loueur professionnel ne soulève aucune interrogation particulière en termes juridiques, il en va différemment dans le cadre de notre « croisière participative ». Sur CATASCHTROUMPF, un contrat onéreux – même non écrit - est conclu entre le propriétaire et les équipiers. Ainsi, et quel que soit le nom que le propriétaire veuille ensuite lui donner à ce contrat, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit de fournir une prestation de services tarifée (et quand bien même la notion de services laisse ici grandement à désirer).
Dès lors, on peut s’étonner que la négociation initiale du contrat intervienne directement avec le propriétaire et non avec une société commerciale, sauf à ce que celui-ci exploite son bateau en nom propre, à l’image de certains artisans. On relèvera néanmoins qu’à aucun moment il ne nous a été communiqué de numéro d’inscription à un quelconque registre du commerce.
Par ailleurs, le transport onéreux de passagers nécessite de satisfaire à de nombreuses obligations administratives, juridiques et fiscales. Dans le cas de CATASCHTROUMPF, aucune formalité ne semble avoir été accomplie, que ce fut pour le navire ou pour le capitaine.
Ainsi, le bateau n’est soumis à aucune visite des autorités compétentes visant à s’assurer de son état, de la présence et du bon fonctionnement du matériel de sécurité obligatoire, de la capacité juridique et technique du capitaine à assurer le transport de passagers à titre onéreux.
Pour faire un autre parallèle avec CATASCHTROUMPF, c’est un peu comme si un particulier, par ailleurs passionné d’aviation, décidait d’acheter un monomoteur de 8 places et entreprenait de louer ces places pour des vols touristiques d’une semaine ou plus au-dessus du territoire. Nul doute que cela ne fonctionnerait pas longtemps dès que cela viendrait aux oreilles de la Délégation Générale à l’Aviation Civile…
Et qu’adviendra-t-il le jour où un « équipier » passera par-dessus bord ou aura un accident grave sur le bateau ? En l’absence d’assurance régulière pour couvrir une activité commerciale non déclarée, lui ou ses ayants droit se retourneront vers le propriétaire qui sera immanquablement reconnu civilement et pénalement responsable.
D’ailleurs, et sur le plan de la sécurité, le plus grand laxisme règne. A aucun moment il ne nous a été présenté les différents éléments de sécurité (gilets et bouées de sauvetage, fusées, radeau de survie, etc…), leur emplacement, la manière de s’en servir ou la conduite à tenir en cas d’avarie. Ceci paraît d’autant plus grave que l’un des équipiers avait annoncé dès le départ qu’il ne savait pas nager !
Pour terminer sur cet aspect légal, nous avons également pu constater que le rythme des locations semblait s’enchainer à une fréquence plus que soutenue. Nombreuses étaient les demandes téléphoniques qui ne pouvaient être satisfaites du fait d’un planning de réservations déjà bien rempli pour la saison 2014.
Attendu que cette activité commerciale, telle que pratiquée sur CATASCHTROUMPF, ne peut avoir d’existence légale, elle n’a pas non plus d’existence fiscale…mais ceci est encore un autre domaine.
La morale de cette histoire
Avant de réserver notre croisière sur CATASCHTROUMPF nous avions tenté de recueillir des renseignements sur internet. A l’exception du site
http://www.cata-lj.com/ nous n’avions pas pu trouver la moindre info sur le bateau, son propriétaire ou sur d’éventuels avis d’anciens « équipiers ».
De retour en métropole, après en avoir parlé entre nous et repris le cours de notre vie normale, nous avons décidé de faire partager notre malheureuse (et onéreuse) expérience. Nous ne voulions pas que d’autres personnes puissent ainsi se laisser séduire par les charmes d’une « croisière participative », ou alors en toute connaissance de cause.
Nous avons bien conscience que nous sommes peut-être particulièrement mal tombés avec CATASCHTROUMPF. Un autre couple de propriétaires, qui se serait véritablement comporté en hôte ayant conscience qu’il transporte des CLIENTS, qui aurait eu un sens minimal du commerce et de l’accueil, aurait certainement pu nous faire vivre cette croisière d’une manière beaucoup plus conviviale et agréable.
Quoi qu’il en soit, si vous rêvez d’une croisière inoubliable sous les tropiques, ne faîtes pas la même bêtise que nous : oubliez CATASCHTROUMPF ! Accessoirement, si vos moyens vous le permettent, acceptez de dépenser 500 ou 1000 € de plus par couple et offrez-vous une solution professionnelle, juridiquement solide et contractuellement balisée.
En revanche, si vous souhaitez endosser le rôle d’« équipiers » prêt à permettre aux propriétaires de CATASCHTROUMPF de se payer LEURS vacances et LEURS frais de fonctionnement sur LEUR bateau avec VOTRE argent : n’hésitez pas !