De même que pour le dernier carnet de voyage que j'ai posté - et qui date un peu - je n'ai pas forcément envie d'être très bavard, en particulier dans la mesure où ce voyage était organisé par une agence française spécialisée dans les voyages orientés "montagne". Mais cette fois ci, je vais tout de même faire un effort 🙂 !
Bien que le voyage soit organisé, j'ai tout de même pu apprécier le dépaysement, quelques contacts avec la population même si je suis frustré de ne pas en avoir eu beaucoup plus. J'aurais peut être aimé glander un peu plus à Bishkek, prendre plus le temps de flaner dans le bazar de Osh, avoir plus de con... Pas grave, je doute que je n'y retourne pas un de ces jours, quel pays extra, magnifique et agréable !!!
Objectif de ce voyage: le pic Lénine, un sommet de 7000m relativement abordable.
Le pic Lénine constitue le "1er 7000" type pour beaucoup de personnes dans le monde. Son camp de base est facile d'accès, la météo est assez stable dans l'ensemble (oups, désolé à toutes les personnes qui se sont tapés la période de météo de merde qui a commencée vers le 27 juillet cette année...), il n'y a pas de permis d'ascension au prix exorbitant. Enfin, le sommet est relativement facile techniquement. Par contre, je m'amuse quand je lis une cotation "F" sur certains sites internet quand nous avons du passer un couloir d'environ 50m à 50° (et vraiment 50, pas 40) à 6500m d'altitude...
Il y'a plusieurs camps de base (un par agence locale) dans une plaine située à 3600m. C'est une longue route depuis Osh pour les rejoindre. Nous effectuons la route dans un camion militaire 6x6 qui n'avance pas en compagnie d'un groupe de 4 iraniens très sympathiques. Ce groupe était assez rigolo entre leurs lots de questions assez naives sur l'ascension (Exemple: "à votre avis, est ce que ça vaut le coup d'emporter de la vodka en altitude pour se réchauffer ?"), ou le tee shirt rose bonbon que portait un de leur membre. Après un nombre conséquent d'heures de trajet, nous obtenons nos premières vues sur le massif du Pamir.

Vers le camp de base à 3600m. La zone du camp de base est très agréable avec une jolie vue sur le pic Lénine, des lagunes et pleins de marmottes !Nous passerons 3 jours et 4 nuits à ce camp, dont une journée à tenter l'ascension du pic Petrovsky (4800m) avec une méteo merdique et une neige qui ne l'était pas moins. Quatre nuits à 3600m, c'est beaucoup plus que la plupart des groupes et ça me convient très bien. J'ai toujours eu du mal à passer le cap des 4200/4400m par le passé (MAM plus ou moins important), et ces quatre nuits préparent parfaitement la montée au camp 1 à 4400m.
La montée du CB au camp 1 s'effectue par une randonnée assez agréable. Passé un col, on longe alors l'immense glacier qui descend du pic lénine.

Devant la face du pic lénine, peu avant le camp 1.
Camp 1, 4440m. Le camp 1 est situé sur le glacier dans une large zone plate et non crevassée.

Entre le C1 et le C2 à 5300m, le glacier est particulièrement crevassé dans la mesure où le cheminement s'effectue entre deux zones de séracs énormes. Encordement incontournable. Lors de nos premières montées, les crevasses sont recouverts par des ponts de neige assez stables... du moins tant qu'on reste dans la trace. Un membre de ma cordée se fera une petite frayeur puisqu'on pont de neige cédera sous ses pieds et qu'il passera tout entier dans une crevasse assez large. Plus de peur que de mal puisque nous le remonterons sans difficulté.
La première montée au C2 est dure compte tenu du manque d'acclimatation. Elle le sera d'autant plus que le niveau du groupe était très hétérogène et que ça "tirait" de manière insensée derrière moi.
Arrivés au C2, il nous faut creuser des plateformes pour les tentes. La tâche est d'autant moins facile que le terrain est en pente et qu'il y'a un vent assez désagréable. Puis nous redescendons au C1. Nous remonterons le surlendemain pour ne plus redescendre avant une tentative du sommet.
Camp 2 au petit matin; photo prise par le guideAu programme du camp 2, même topo qu'aux camps précédents: glande et reglande pendant une ou deux journées de repos. Avec une différence subtile: aux camps précédents, on peut toujours se balader un peu. Là, c'est difficilement envisageable. Nous restons donc sous les tentes à lire ou écouter de la musique. Avec la réflexion du soleil sur les glaciers environnents, ces tentes deviennent parfois de véritable fours: mon binôme a relevé une température de 50° ? thermomètre déglingué ? Sincèrement, je ne pense pas, c'était very hot 😏!
Après une première journée de repos - quoique j'ai fait une petite montée vers le camp 3 (6200m) avec d'autres personnes - nous effectuons un aller/retour vers le camp 3 pour favoriser l'acclimatation et y déposer de la nourriture. Puis re-journée de repos, puis grimpe "définitive" vers le camp 3.
La montée au camp 3 est assez agréable, beaucoup plus que la montée camp 1 - camp 2 que je trouve assez ignoble 😐. Il y'a une petite montée à 35° au début, dans une neige qui porte bien (au moment où on y était, bien sûr). On rejoint alors l'arête qui est large et agréable. Surtout, cette arête offre une très belle vue sur le glacier du lénine et sur les plaines au nord du Parmir.

La butte finale sur les photos ci-dessus correspond au sommet Razdelnaya, 6200m. C'est aussi là un des emplacement du camp 3; d'autres personnes posent leur tentes au niveau d'un col un peu plus bas en direction du lénine.
Nous ferons toujours cette montée dans une neige de merde, jamais vraiment tracée. Ca patauge bien comme on le voit sur une photo ci-dessus (remarque: on voit le camp 2 au fond).
Notre première montée à camp 3. Le propriétaire de la tente au fond la retrouvera t'elle 🙂 ? Le sommet du razdelnaya offre les premières vues sur le Pamir, et notamment celle-ci:

Vue vers le glacier, le camp 1 est bien loin:

La vue vers le sommet du lénine:
La petite butte au premier plan n'est qu'à 6400m. Le sommet à 7134m est complètement dans le fond.
On ne se rends pas compte des distances, mais c'est loin, loin, loin, loin, loin ...A cause d'un problème logistique - nous n'avons que deux tentes de 3 personnes pour 9 personnes, c'est ballot 😎 - la tentative d'ascension envisagée pour le lendemain est reportée, yallllla, demain c'est re-repos !
Le surlendemain, nous partons donc en groupe complet (9 personnes !) effectuer une tentative vers le sommet. Cette tentative est clairement vouée à l'échec, le niveau physique est trop faible, la progression trop lente. Nous faisons donc demi-tour vers 6500m, à une altitude où nous sommes bien loins du sommet. Dommage quand même: je pétais le feu !
Après discussion "con el guia", je propose que nous effectuions une autre tentative le lendemain, en groupe plus restreints avec les personnes qui se sentent vraiment capable de faire le sommet. Le soir, nous obtenons une bonne nouvelle: demain c'est grand beau ! Les deux jours précédents, le temps se gatait toujours en début d'après midi. Super, nous devrions avoir des bonnes conditions donc... à un petit détail près: le beau temps, c'est demain, pas maintenant, et il tombera environ 30cm de neige fraiche, gloups 🤪 !

Pffff, 30 cm de neige (photos prises par le guide), va falloir galérer comme des dingues. Mais l'ascension est t'elle raisonnable dans ces conditions ? Nous apprendrons plus tard que les guides locaux ne nous donnait aucune chance. La chance pour nous, c'est d'avoir un guide en condition extra-terrestre qui se tapera l'intégralité de la trace en premier de cordée (ce qui n'empêche pas qu'on s'enfonce bien derrière malheureusement). La malchance pour bibi, c'est que je ne suis pas en forme du tout, rien à voir avec la veille ! Dans ces cas là, y'a pas 10000 solutions: faut faire comme le roseau dans une expression populaire ... 🙂.
Montée vers 6400m (photo prise los de la 1ere tentative d'ascension). Sur l'arête super large à gauche, on voit les deux emplacements de camp 3. L'arête qui repart à droite est celle que l'on monte pour aller du camp 2 au camp 3. Au niveau des rochers c'est la grimpette du début lorsqu'on part du camp2.
El guia à 6400m (photo prise los de la 1ere tentative d'ascension)Les conditions météo sont excellentes. Il fait froid c'est clair, mais il y'a peu de vent (20km/h jusqu'à 6600m environ) et je suis correctement équipé. En particulier: chaussures spantik, moufles en duvet valandré. Avec le vent (et une température de -20/-25° ? aucune idée en fait), je ne regretterais quand même pas le grand nombre de couches de fringues que j'avais sur le dos.
Les vues sur le Pamir sont magnifiques... au fond à gauche, le pic du communisme, le plus haut du massif.Comme je le disais plus haut, l'ascension comporte un passage technique. Au choix une arête dont le passage est à ce qu'on m'en a dit assez tendu ou bien un couloir d'environ 50m à 50°. Choix du guide: le couloir. Choix évident puisque c'est plus facile pour lui de nous assurer.
Mes compagnons à 6600m, juste après le passage technique. Nous laissons corde et piolets sur place. Même si la route est longue (aie, c'est un euphémisme 😄), le sommet est à portée de crampons.De 6600m à 6900m environ, la progression s'effectue plus ou moins en arête avec une pente régulière. Luxe suprême, la neige est même portante sur de très (trop) courts passage. Puis on arrive sur les longs plats sommitaux (on était prévenus !) :

La montée dans toute cette peuf est alors interminable et mets nos organismes et notre mental à rude épreuve. On peut tous dire qu'on en a sacrément chié 😏 !
Puis enfin, arrive le sommet:

Bibi au sommet
Mes supers camarades d'ascension au sommetLa météo est super top avec un grand beau et pas un pêt de vent ! On voit d'ailleurs sur la photo plus haut que je n'ai pas de coupe vent.
Nous pouvons alors profiter du sommet un bonne demi-heure, que du bonheur !!!
Puis nous descendons tranquilou... c'est dingue comme partout dans le monde les descentes sont plus faciles que les montées 😄.


Que du bonheur aussi que cette descente. Le temps reste beau, nous prenons notre temps. Il faudra quand même se taper 100m de denivelé positif pour remonter du col vers notre campement, dur dur 🤪. Au camp 3, nous sommes accueillis comme des rois par nos camarades qui sont restés là. Pas besoin de préparer l'eau en faisant fondre de la neige, tout est prêt. Raaahh, merci 🙂 !
Le lendemain, longue descente prévue jusqu'au C1. Les sacs à dos sont chargés, mmpff... Passé le C2, sans surprise, les crevassses se sont bien ouvertes, il faut jouer à saute-crevasse 🙂.
Puis, c'est le C1, l'expé est finie, enfin presque. Le lendemain, retour du BC dans la joie et la bonne humeur. Nous sommes le 26 juillet, et il fait encore beau. Dès le lendemain, le temps se gâte, nous avons eu de la chance avec la météo.
Il nous reste quelques jours que nous passerons à glander au camp de base: football, rando, mais surtout sieste, en attendant l'interminable trajet en 6x6 qui nous raménera à Osh puis l'avion qui nous raménera à Bishkek.
Quel bilan effectuer s'il est besoin d'en faire un ? Au delà de la montagne, le pays est magnifique et bien plus agréable que ce que je m'imaginais. Cela commence dès la capitale: je m'attendais à une ville grise et très bétonnée. En réalité, les rues sont espacées, les gens sont décontractés, il y'a beaucoup de verdure et sur les grandes avenues, les voitures s'arrêtent pour laisser passer les piétons qui traversent... Les paysages de montagne sont splendides. Il semblerait qu'à moyenne altitude, on rencontre souvent cette terre rouge qui donne de beaux contrastes avec le vert des "alpages" et l'éventuel blanc des hauts sommets. Il y'a souvent des canyons dans lesquels la randonnée promettrait d'être superbes (j'en ai beaucoup vu sur la route de Osh au CB). La route d'Osh au CB et vers le Tadjikistan ou la Chine mériterait d'etre faite à vélo. Les plaines au nord du Pamir métiterait d'etre effectuées à cheval...
Pfff, encore une destination où il faudra revenir 🙂.












A little sneak peek?









I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:







Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.























Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.







Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.