La question est plus complexe qu’elle ne parait, car elle soulève une multitude de questionnements qui sont loin de se résumer au lien entre une mère et ses enfants ni non plus à la question des racines, mais plus à la capacité d’adaptation dans un environnement autre que celui où l’on a toujours vécu. Je vais être long dans mon poste car se poser les bonnes questions permet d’avoir les bonnes réponses….
Il ya une différence entre le désir de partir et les capacités réelles d’intégration dans un autre environnement. Il ya aussi une différence énorme dans la construction de la personnalité entre le groupe d’appartenance qui fait allusion à ses racines (sauf que les racines sont multiples et ne se résument plus au seul environnement familial) et le groupe de référence qui lui fait se définit à tout ce qu’on aspire et qui nous sert de mos modèles pour concevoir notre projet de vie.
Cela dit le problème de l’intégration des enfants au vu de la séparation d’un espace de vie originelle est un faux problème, surtout si l’on se laisse bercer par ses formules belles mais sans fondement réel du genre : « les "racines" de vos enfants, c'est vous, où que vous soyez.
C’est oublier que les racines font partie de cet imaginaire qui a de moins en moins pignon sur rue pour la grande majorité des jeunes générations : le groupe de référence est de moins en moins les parents que les jeunes de leur génération. On ne se projette plus dans le future en voulant devenir comme papa ou maman mais on voulant se faire reconnaître par l’intégration des concepts des gens de leur génération. D’où l’expression en vogue dans ce mouvement de pensée générationnelle « c’est has been (anglicisme signifiant littéralement « a été » est, avec une connotation péjorative, quelqu'un ou quelque chose de désuet.
Mais mon Dieu merci s’il existe que le voyage ne soit pas encore un concept has been chez les jeunes. Au contraire C4EST MÊME fUN DE VOYAGER, c'est moderne : les enfants s’éclatent justement dans des projets ou des rêves de voyages avec cette illusion : " le voyage forme la jeunesse" surtout les pré adolescents et les adolescents qui rêvent de partir (c'est la voie royale de l'émancipation) et de découvrir le monde tel que le construit leur imaginaire : tout le monde il est bon tout le monde il est beau ailleurs que chez nous, une manière de fuir la dure réalité du quotidien, qui se résume souvent pour eux à fait ce ci fait cela, ne fait pas ceci, ne fait cela. C’est l’âge où ils sont l’impression de tout savoir et donc revendique une reconnaissance de leur soit disant valeur propre ( j’ai pas envie…) oubliant les dangers de la vie, dont jene citerai aucun exemple pour ne pas sombrer dans le jugement de valeurs. Et oui ce sont les symptomes de cette fameuse crise d’adolescence qui se vit au moment où l’on l’attends moins. mais ça ressemble fort au démon de minuit dont les symptome de mal être font penser à une crise d'adolescence tardive
Si les adultes ont leur démon de minuit, les enfants ont leur crise d’adolescent, période où l’on a envie de tout claquer pour recommencer ailleurs une nouvelles vie celle là que l’on s’est imaginer et que les péripéties de la vie nous ont obligé à faire d’autre choix. La volonté de partir se prépare autrement : non pas dans les préoccupations de ruptures mais dans les acquisitions qui nous permettent de créer ailleurs un nouvel cadre de vie qui se présentera meilleur que celui que nous abandonnons. Bien sur ces acquisitions ne sont pas seulement matérielles, elles sont aussi et surtout immatérielles comme l’est une grande partie de ce qui nous permet de définit le bonheur. Partir ne se fait jamais impunément alors nos interventions seront moins des conseils que des questionnements pour que tu conçoives mieux ton projet de vie dans cet exil volontaire sans te cacher derrière de faux semblant car même si tu n’as jamais vécu dans un endroit tu peux tout à fait t’y plaire cela dépendra de ta personnalité à accepter le changer et les remise en cause sans te dépersonnaliser. Car à trop vouloir être comme les autres on finit par ne plus savoir qui on est. Le tout est de savoir s’imprégner des autres en restant soi ce mélange de nouveau et d’ancien qui rend notre culture si riche. Fais de voyages de plus d’un mois avant de partir définitivement pour vivre sous d’autres cieux. Cela fait partir de la préparation comme un sportif qui s’échauffe avant d’entamer la compétition.
Conclusion : la vrai question n'est pas d'OSER PARTIR, mais comment partir ou du moins comment préparer son départ. Courage et bonne chance dans ta nouvelle aventure en préparation
au lieu de rever sa vie ne faut-il pas mieux vivre ses reves