Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.
Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page.
Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici
Vendredi 1er juillet
Premières impressions de la Nouvelle France ...
On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...
Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège.
Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger.
Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "
Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... .
Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois...
La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .
Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain.
Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation.
L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.
Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.
Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.
Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.
Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !
Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!
Nous prenons la direction du vieux port et arrivons près de la place Jacques Cartier.
Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.
Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !
Fier d'être Canadien !
C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.
On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...
Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.
Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.
Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !
Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...
Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou.
Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.
Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.
Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...
Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !
Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...
... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...
Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.
Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !
Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués
C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".
La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .
La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.
Des plats copieux et roboratfs...
Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...
Nous avons été nombreux à te ''suivre'' pendant ton périple et c'est avec grand plaisir que nous parcourons les photos de ce même périple!! J'ose espérer que les ''futurs'' touristes regarderont tes photos!!
Merci pour eux!😛
J'attendais ton carnet pour connaître tes impressions.
Merci de nous faire partager ton voyage.
J'aime bien les photos des ratons laveurs, je ne savais pas qu'on pouvait en voir à Montréal.
Prête pour la suite.
Liliane
Les ratons-laveurs (ou chats sauvages comme on les appelle ici) sont une peste, ainsi que les écureuils, on aimerait bien s'en débarrasser. Allez, ouste, retournez en forêt. Ils font toutefois de beaux et chauds manteaux.
Merci à tous pour vos commentaires.
Voici la suite :
Samedi 2 juillet 2011
JOUR 2 - Montréal la joyeuse !...
Les gr - andes villes ont souvent beaucoup à offrir et ce peut être parfois assez déconcertant. Pour cette journée de découverte nous avons fait des choix, calculés ou spontanés, et nous ne le regrettons pas...
Réveillée à 3h45 je mets 1h à essayer de me rendormir mais je dois jeter l'éponge vers 6h.
C'est une belle et chaude journée qui nous attend et quoi de mieux pour commencer qu'un plouf dans la piscine au 11ème étage du bâtiment ?
La vue du haut de ce batiment est impressionnante. Ci-dessous le square Phillips avec, comme partout, ses poubelles qui débordent. Il n'est pourtant que 7h du matin !
On remarque tout de suite les anciennes églises enclavées parmi les buildings modernes dont l'architecture rivalise de prouesses.
Le petit déjeuner est minimaliste mais qu'importe on est bien heureux d'être là.
BIODOME
Au programme ce matin j'ai prévu une visite au BIODOME situé sur le site du parc olympique des jeux de 1978 dominé par la tour inclinée.
Certains bâtiments ont été reconvertis. C'est le cas du vélodrome qui abrite désormais le BIODOME, une sorte de zoo d'intérieur reconstituant plusieurs milieux terrestres. En un saut de taxi nous voilà partis sur le site du parc olympique, à la conquête des écosystèmes, à commencer par celui de la forêt tropicale ou nous prenons tout notre temps pour photographier les singes... ou plutôt le dos des singes ! Comme je n'ai pas mon appareil reflex avec moi, les photos du petit compact ne donnent rien.
La visite se poursuit avec la forêt boréale, de grands aquariums etc... pour se terminer par l'arctique, monde des pingouins de tout poils... enfin, de toutes plumes...
Après cette sympathique visite, nous montons tout en haut de la tour inclinée par le funiculaire où le panorama s'étend à perte de vue..
Le site olympique qui servit d'écrin aux jeux de 1978 est vraiment très chouette. L'architecture est osée et le toit du Biodome ressemble à une élégante carapace de tortue ou d'insecte.
Casse croute à la cafétéria de la tour tenue par un couple belgo canadien. Patrick prendra des frites cuites à point par madame, normal, elle est originaire de Namur !
SAUTE MOUTONS
http://www.jetboatingmontreal.com/accueil.html
Retour au vieux port avec un chauffeur péruvien. Le saute moutons c'est vraiment l'attraction qu'il faut faire par un temps pareil car il fait soleil et chaud !
Nous avons droit au briefing de rigueur avant la distribution des cirés jaunes dont on nous dit qu'ils ne nous protegeront pas vraiment de l'eau mais plutôt de la fraicheur du vent. Nous nous changeons avant d'embarquer (maillots de bain, tongs et autres crocs) et plaçons nos affaires dans les casiers prévus à cet effet...
Embarqués dans une barge rapide à fond plat, l'aventure commence dans le vieux port, près de la tour de l'horloge, pour nous emmener ensuite sur le fleuve Siant Laurent jusqu'aux rapides de Lachine. C'est une sorte de rafting accessible à tous, une attraction de parc mais en vrai, sur un vrai fleuve avec de la vraie eau non chlorée !
L'animatrice de l'embarcation est à 200%.
Nous commençons par nous prendre un gros paquet de flotte dans la figure et on rit beaucoup avec le bain de pieds qui suit. Puis on nous a bien prévenu de baisser la tête quand ça ariive. C'est vrai que le "seau" d'eau en pleine figure ça fait très mal, surtout quand on garde les yeux ouverts !
Qu'est ce que c'est lourd l'eau !!! - On comprend mieux à quoi ressemble la dure vie des marins pêcheurs par gros temps !!!!
Je ne peux pas prendre de photos tellement ça remue et surtout ça mouille !
Nous ressortons de là trempés comme des lavettes. Heureusement tout est prévu pour se sécher : vestiaires et toilettes.
Une fois changés et séchés nous voilà de nouveau appentant les quais du vieux Montréal. Les promeneurs sont toujours aussi cool et les cyclistes nombreux...
Les affiches et autres prospectus promotionnles avaient déjà éveillé notre curiosité la veille.
Fans des films de Spielberg « Indiana Jones » et de Harisson Ford, Nous décidons d'entrer dans cette exposition peu banale proposée par le National Geographic qui mêle adroitement les principes de l'archéologie avec les célèbres films, les accessoires cinématographiques et de vraies pièces de musées, les nouvelles technologies et les techniques ancestrales.
Doté d'un guide interactif, sorte de mini ordinateur -protégé par une pochette en cuir brut s'il vous plait - , votre « compagnon d'exploration », vous parcourez l'exposition en indiquant les numéro placés sous des vitrines ou écrans. Certains vous donne accès à du son comme par exemple les extraits de film, mais aussi à des films pédagogiques, des animations très bien faites concernant des objets présentés ou les civilisations abordées.
Les explications concernent également les scènes de tournage du film et les petites anecdotes. On apprend par exemple qu'il a fallu 7000 serpents pour tourner la scène ou Indi descend dans la tombe égyptienne dans le premier film.
Cette exposition se veut comme une invitation à la découverte archéologique. Elle met en valeur le travail des chercheur et la difficile résolution des énigmes laissées par les civilisations aujourd'hui disparues.
J'ai été impressionnée par les fameux symboles Nazcas !
Cette exposition n'est pas commune. Elles est à la fois instructive et ludique, plaisante et interactive. Le seul point gris c'est que nous ne sommes pas tout seuls et que le petit jeu intéractif proposé en fil rouge prend parfois le pas sur les autres présentations. Par exemple, au fond d'une petite salle, un écran montre comment les nouvelles technologies permettent le repérage de temples enfouis dans la cité d'Angkor au Cambodge mais le jeu proposé dans cette salle fait que les gens se précipitent sur les murs à la recherche des indices et que l'on arrive péniblement à suivre le documentaire tant ils s'interposent devant l'écran !
Pourtant l'entrée se fait toutes le heures de façon à réguler la foule. La solution est certainement d'y aller en semaine.
Notre impression globale est néanmoins excellente. Les enfants ont beaucoup aimé également !
Nous rentrons à l'hotel en taxi (chauffeur haïtien aux allures de vieux jazzman cool, sur musique de blues...). Finalement j'aurais discuté avec tous les chauffeurs de taxis de leurs impressions sur la vie à Montréal. Les avis convergent complètement : Ils disent que c'est un très bel endroit pour vivre mais que l'hiver est très froid !
PIZZERIA IL FOCOLAIO square Phillips
Juste à côté de l'hotel : Le restaurant ne paye pas de mine mais la terrasse affiche complet et c'est bon signe. Nous prenons donc une table à l'intérieur où c'est beaucoup plus bruyant. Très bonnes pizzas au feu de bois, excellent cappuccino glacé, service efficace, rapide et souriant, bref une adresse à recommander.
FESTIVAL DE JAZZ
La foule converge vers les scènes en plein air. Sur la première scène que nous rencontrons, une femme aux accents jazzy un peu trop lancinants à notre goût, même si c'est très bien chanté, ne nous incite pas à rester là, car c'est sur, nous allons nous endormir.
Nous passons à l'autre scène, beaucoup plus dynamique avec un québécois joueur d'harmonica... Beaucoup plus d'ambiance ici !!!
Un peu partout sur les trottoirs, nous croisons les musiciens amateurs. La rue à des allures de fête de la musique. Il fait toujours aussi chaud !!!
Avant de quitter MONTREAL voici en vrac nos premières impressions :
La ville est cosmopolite, l'ensemble urbain n'a pas vraiment de cohérence avec ses bâtiments de styles mélangés et des églises plantées au milieu de tout ça. J'imagine que ce doit être le lot de nombreuses villes de la côte est de l'Amérique du Nord (sauf Québec) mais il s'agit aussi de notre première visite dans une ville de la côte est.
Points négatifs : La ville est sale, les poubelles débordent et les trottoirs ne sont pas nettoyés. De plus il y a des travaux partout.
Points positifs : Les gens sont tranquilles. Il y a beaucoup de vélos. Les gens nous parlent facilement et sont toujours pausés , souriants et prêts à rendre service.
Finalement c'est un peu comme Bruxelles : Pas joli mais sans doute très sympa pour y vivre avec de super animations et beaucoup de bonne humeur !
Autres : Les enfants ont déjà appris des mots d'ici : Breuvage pour « boisson », cellulaire pour « téléphone portable »...
Les québécois nous reprennent quand nous utilisons fdes mots en anglais mais nous ne comprennons pas toujours les mots d'anglais qu'ils glissent dans leurs conversations à eux !
merci pour la suite de ton carnet de voyage!! juste une petite précision, les JO de Montréal ont eu lieu en 1976 et non 1978 😛
Merci de nous faire partager tes impressions de Montréal, C'est très intéressant d'avoir un avis de ''touriste''...
Merci pour les précisions.
Alors 😉 voici la suite :
Dimanche 3 juillet 2011
Destination nature et découvertes...
Aujourd'hui nous disons bye bye à la grande ville pour aller vers la forêt. C'est dimanche, il y a peu de circulation et le temps est beau. Nous allons enfin découvrir le Canada authentique comme on dit...Je parlerais plus volontiers d'immersion en pleine nature..
Nous verrons beaucoup de Harley Davidson conduites par des retraités peinards sur les routes du Canada.
Village forestier de Grandes piles
Il y a peu de chose à signaler sur la route entre Montréal et cette petite étape de campagne. Nous visitons le musée des bucherons, en plein air munis de casques nous permettant d'obtenir des commentaires interessants mais peu captivants sur la vie des hommes qui exploitaient le bois par le passé.
Nous passons ainsi de cabane en cabanes retraçant les divers métiers du bois mais surtout celui des camps itinérants de bucherons.
C'est pas mal fait mais un peu défraichi.
C'est aussi à cet endroit que nous sommes attaqués par une batterie de petites mouches noires. Nous apprendrons par la suite à nos dépend qu'elles sont très agressives car elles mordent dans la chair. Sans avoir pour autant les irritaions des piqures de moustiques, elles provoquent des saignements et les marques restent longtemps. A l'heure où j'écris ces mots, c'est à dire 2 mois et demi plus tard, j'en vois encore les marques !
Snack Pruneau patate à Grandes Piles
Tous près du village forestier, nous avons repéré un snack dont le nom prête à sourire : PRUNEAU PATATE.
En fait PRUNEAU c'est le nom des propriétaires et PATATE c'est pour frite. On dirait donc chez nous "friterie Pruneau". Beaucoup de locaux s'arrêtent ici. On en déduit donc que l'endroit est correct pour un bon rapport qualité/prix. L'intérieur est nickel et l'accueil est charmant, les hamburgers sont bons et Patrick et Nicolas testent la fameuse poutine québécoise !
La POUTINE c'est particulier tout de même : Il s'agit de frites recouvertes d'une sauce, genre "jus de viande" et de cheddar en grains. Comment expliquer cela ? C'est absolument introuvable chez nous. Ce fromage ressemble à des petits morceux de mozzarella quand vous le voyez et à une substance caoutchouteuse quand vous le manger. Surprenant !
La même mais avec de la viande en plus :
Je préfère mon hamburger normand c'est à dire viande, camembert et canneberges.... chercher l'erreur... mais c'est bon !
Après Grandes piles, la route devient belle entre lacs et forêts.
En "montant" vers le nord, le ciel devient plus chargé...
Les camping-cars canadiens n'ont rienà envier à ceux de leurs voisins américains !
La pourvoirie de la Seigneurie du Triton
Je dois d'abord expliquer ce que signifie "pourvoirie". Il s'agit d'un concept apparemment nord américain qui désigne un territoire bien délimité pour la chasse et la pêche. Ces territoires disposent de logements plus ou moins aménagés pour les touristes qui ne sont ni pêcheurs ni chasseurs et c'est le cas de la célèbre "Seigneurie du Triton" qui propose un hébergement de type hotellier doté de tous les services. A cette époque de l'année il n'y a pas de chasse et les eaux sont trop chaudes pour de bonnes pêches. Aussi nous croiserons très peu de pêcheurs durant le temps que nous passerons ici.
Pour arriver à la pourvoirie il y a une sorte de « rituel ». Il faut d'abord quitter la route nationale qui mène du nord au sud, puis parcourir sur 30km, une route en « montagnes russes » qui mène au village du Lac Edouard. Cette route est vraiment très amusante (l'été car l'hiver ce doit être délicat ). Je n'aimerais pas devoir la faire en vélo !
Lac Edouard n'est pas vraiment un village mais plutôt un territoire dédié à la chasse et à la pêche qui comprend plusieurs pourvoiries dont la « Seigneurie du Triton ».
Ensuite, en suivant les pancartes ou le GPS nous tombons immanquablement sur le « dépanneur chez Lynon ».
Lynon est assise en bout de table et visionne un épisode de la série « Josephine ange gardien » à la télévision. Son magasin fait aussi office de restaurant, poste, ... bref ici elle s'occupe de tout. Très gentiment elle compose gratuitement le numéro de téléphone de l'hotel afin que je prévienne de venir nous chercher. Elle nous indique ensuite, toujours avec le sourire, la route, ou plutôt le chemin à suivre pour arriver au parking de l'hotel.
Il nous reste donc 10km de piste nous goudronnée pour arriver à destination. C'est là que l'on comprend l'isolement du bazar !
Arrivés sur le parking nous subissons les assauts des mouches noires. C'est épouvantable !! Est-ce le temps orageux qui les attire ???
Nous sommes seuls sur le ponton...mais pas pour longtemps car un couple de marseillais vient nous rejoindre. Nous comprendrons vite que la Seigneurie du Triton est très appréciée des européens.
Le bateau vient nous chercher pour nous mener à l'hôtel et c'est au détour d'un bras d'eau que nous découvrons enfin la pourvoirie.
J'imaginais le bâtiment principal, le club house, plus grand.
A l'intérieur c'est un véritable musée et les trophées de chasse sont légions.
Une jeune femme très aimable nous accueille et nous présente un historique des lieux.
L’origine de La Seigneurie du Triton remonte aux années 1870, époque où les villes de Québec et de Chicoutimi furent reliées par le chemin de fer. Un ingénieur ferroviaire du nom de Alexander Luder Light devint le père du Triton Fish and Game Club qu’il fonda en 1886. C’est ainsi qu’il rendit accessible un territoire ne comprenant pas moins de 200 lacs. L’âge d’or du Triton Fish and Game Club fut durant la première partie du 20e siècle. Le Club reçut des membres éminents tels que les présidents américains Theodore Roosevelt, Harry Truman, certains membres de la famille Rockefeller et de la famille Molson, Winston Churchill, ex-premier ministre britannique et bien d’autres
Aujourd'hui le domaine est moins étendu mais représente tout de même près de 200km2.
Après l'accueil et l'historique du site nous sommes conduits à nos chambres J'ai réservé dans le bâtiment « faunique » juste à côté du « club house ». Les chambres sont petites mais agréables, toute en bois et disposent d'une salle de bain individuelle, ce qui n'est pas le cas de celles qui sont au club house.
Gênés par la chaleur et les mouches nous nous installons sur les fauteuils en bois de la terrasse afin de profiter tranquillement de l'ambiance et du calme des lieux.
L'endroit est certes isolé mais possède un accès internet en wi-fi .
Ci-dessous l'un des chiens de la maison.
Après un repas tout à fait correct, nous passons la soirées avec d'autres vacanciers et l'animateur qui nous parle des expressions québécoises.
Le soir tombe sur la pourvoirie. Ce que nous pensons être des cris d'élans ne sont en fait que les étranges meuglements des crapauds buffles qui portent bien leur nom. Demain lundi devrait être une belle journée. Nous en profitons pour réserver un tour en hydravion.
Nous nous endormons très vite, fatigués mais apaisés par la nature tranquille des lieux.
Salut,
je n'avais pas suivi tes aventures (quelle erreur !), mais je lis avec joie ton superbe carnet qui me rappelle des lieux connus.
Une petite question : Sais tu si l'expo Indiana Jones a des chances de traverser l'Atlantique et venir se faire connaître en Europe ?
a+
Montréal était la première étape de l'expo.
J'ai beau chercher sur le net, sur le site officiel et les autres sites, je ne trouve rien malheureusement. 🙁
Un bien joli domaine.
Une journée placée sous le signe de la découverte de la nature proche, de l'hydravion et...du canoë...
Zut de zut, ce matin il y a du brouillard. .. ou plutôt de la brume. Il reste 3h au soleil pour se lever avant l'arrivée de l'hydravion.
Positivons : C'est l'occasion de faire quelques jolies photos...
La cabane des pêcheurs
La brume fini par se dissiper pour laisser place à un beau soleil qui brille sur la rivière Batiscan, c'est à dire le lac situé devant la pourvoirie.
Passage entre le bâtiment principal et celui où sont nos chambres
L'hydravion
J'avais prévu de faire un tour d'hydravion au fjord du Saguenay mais comment être sur de la météo là bas ? Pour ne pas regretter nous décidons de faire notre tour ici d'autant plus que Caroline n'a pas envie de nous accompagner.
Comme je m'y attendais il y a peu de chose à voir en hauteur si ce n'est des lacs, des arbres et quelques rares bâtiments près des lacs.
Barrage de castors
Des arbres et de l'eau...
On aperçoit parfois quelques propriétés totalement isolées au bord des lacs. Le seul moyen de les atteindre reste l'hydravion.
Patrick apprécie son tour en avion et la vue de la Seigneurie du Triton d'en haut est très belle.
Canoë sur le lac
C'est la première fois que nous ramons dans ce genre d'embarcation. Nous avions un mauvais souvenir du Kayak sur le lac Powell (cf carnet de voyage). Ici, le canoë c'est super cool ! La petite brise qui souffle sur le lac rend l'effort moins pénible et le bateau avance vite.
De plus ici, nous ne subissons pas les assauts des petites mouches et autres insectes. Bref c'est le paradis, le grand calme, la nature, nous sommes seuls sur l'eau, seuls au monde et le site est magnifique !
Le Shore lunch
A la pourvoirie du Triton, le déjeuner du midi (je précise) est servi en pleine nature, au bord du lac Charité. Nous ne pouvons l'atteindre qu'en traversant tout d'abord en bateau, le lac situé devant le bâtiment principal et suivre ensuite un sentier à travers la forêt pendant environ 15'.
Dans la forêt
Un petit pont qui invite à la découverte...
Nous sommes sur la bonne voie.
Nous arrivons alors au Shore lunch qui est un espace avec des tables de pique nique et un BBQ.
Les boissons sont servies à table mais nous allons remplir nos assiettes auprès de la cuisinière au BBQ.
C'est plutôt sympa par un temps pareil !
Nous repartons en canoë pour aller explorer le site. Le canoé glisse sur l'eau. On est bien.
Nous nous rendons jusqu'au village de tipis mais il est fermé (l'animateur nous avait prévenu). Il s'agissait juste d'avoir un but pour notre tour en canoë.
Les canoës sont joints deux par deux à l'aide de tasseaux ce qui assure une bonne stabilité à l'ensemble.
Ensuite, en retournant vers l'hotel, nous bifurquons vers un bras de rivière mais les petites mouches sont là et nous obligent à rebrousser chemin.
Retour à l'hotel pour un verre bien mérité pendant que certains décident de se baigner dans le lac qui est à 22°
Bilan de l'excursion : La pourvoirie offre de multiples possibilités de balades. Les touristes présents sont essentiellement européens et viennent gouter la nature pour une ou deux nuits. Nous avons vu peu de pêcheurs. Il s'agit surtout, en cette saison, d'un club familial.
Malgré les répulsifs nous sommes mordus par les mouches envahissantes. Les morsures laissent s'écouler du sang qui tache les vêtements !
Patrick, qui portait un Tee shirt ample, s'est fait piquer au ventre. J'ai compter 15 morsures !
Pour ma part, j'ai pu repérer, après coup, les zones que j'avais oublié de protèger : derrière le cou, les oreilles et le dessus des mains! Chacun a son lot de morsures de mouches. Cela nous incitera à ne pas oublier le moindre centimètre de peau !
Soirée « trappe » au cours de laquelle l'animateur nous présente les différents types d'animaux piégés pour leur fourrure.
Salut,
les pourvoiries sont vraiment des endroits reposants. Nous n'avions pas eu la chance de pouvoir faire de l'hydravion, les 3 fois qu'on aurait pu en faire, il pleuvait 😐
La photo du barrage est sympa, on se rend bien compte du travail des bestiaux !
a+
perso j aime beaucoup la vue de la pourvoirie de l'hydravion, euhhh par contre je serai pas monté à bord
......
un bémol pour ces morsures de mouches ! 😮
Je viens de parcourir ton (début de) carnet fort intéressant ! Je ne connais pas du tout cette région, et à te lire, commence à avoir envie d'y faire un petit tour. Je craignais les moustiques à voir tous ces lacs... mais les mouches c'est pire on dirait !!
Au fil de l'eau...
A la Seigneurie du Triton, même si les chemins de randonnées semblent bien indiqués, le moyen de déplacement le mieux adapté reste le canoë...
Une belle journée se lève sur la Seigneurie du Triton. Les pêcheurs sont les premiers levés et les animateurs les aident aux préparatifs
.
Ce matin nous nous partons visiter l'ancienne gare. Lorsque l'ingénieur ferroviaire avait acheté le domaine pour une bouchée de pain, il n'avait pas manqué de faire passer la ligne de chemin de fer afin d'amener des visiteurs.
Cette ligne fonctionne toujours et permet à de nombreux touristes d'accéder à la seigneurie du Triton.
C'est en canot rabaska, une embarcation qui peut accueillir jusqu'à 8 rameurs, que nous quittons le ponton de l'hotel.
Le voyage est des plus agréable au milieu des forêts et le canot glisse sur l'eau dans un silence que seuls les sifflements des oiseaux arrivent à perturber.
Nous sommes 9 à bord : Un couple de belges d'une soixantaine d'années, un jeune couple de français, nous 4 et l'animatrice nommée Page.
Nous arrivons à un ponton qui permet ensuite d'atteindre la gare.
Les belges descendent et c'est là que nous allons assister à une magnifique cascade digne d'un grand film comique.
Le monsieur (qui ressemble un peu au roi des belges) recule puis se prend le pied dans le plancher du ponton, repart en arrière en titubant sauf que l'arrière c'est le bout du ponton, et là, il bascule et s'étale carrément sur le dos, dans l'eau, heureusement peu profonde à cet endroit, les quatre fers en l'air !!!!
A ce moment là, il faut se pincer pour ne pas partir en fou rire.
Trempé de la tête aux pieds, il remonte rapidement sur le ponton heureusement sans blessure (le gilet de sauvetage, obligatoire dès lors que l'on prend une embarcation, aura été utile pour amortir la chute!) et sort rapidement son appareil photo et son portefeuille de ses poches.
Mais oui Patrick, "Il a glissé...chef !"😎
Il n'y a pas grand chose à voir à la gare, d'ailleurs il n'y a pas véritablement de « gare » si ce n'est un pont de bois goudronné digne d'un vieux western. Il sagit plus d'avoir un but pour la balade en bateau. Nous allons voir une tourbière mais nous n'y verrons pas d'orignal.
Cherchez l'erreur !...
Repas au shore lunch comme hier. Très agréable.
La cabane "au fond du jardin" ou "Bécosse" en québécois, mot dérivé de l'anglais "back house".
Nous reprenons un canoé double pour parcourir la rivière situé à la gauche de l'hotel, jusqu'à des petits rapides.
Retour ensuite et je décide de me baigner dans le lac. L'eau est délicieuse, et a une température de 22° parait-il. Je soupçonne même qu'elle soit plus chaude par endroit. Je n'aurais jamais imaginé pouvoir me baigner dans un lac au Canada !
Balade en groupe en fin de journée pour aller voir les castors...mais nous n'en verrons pas et serons envahis par les mouches (toujours ces satanées petites mouches noires).
Incroyable ce que le castor abat... comme boulot (et bouleaux) !
Aventure au pays des caribous.
Un guide sympathique, un temps superbe et des animaux à foison... Quoi demander de plus ? Un lit douillet près des caribous peut-être ?
Super petit déjeuner pris en terrasse devant le lac sous le soleil. Un délice !
ZOO SE SAINT FELICIEN – FORFAIT « Aventure au pays des caribous »
En route pour le zoo de St Félicien.
Vieille grange sur la route
Comme nous sommes un peu en avance sur l'horaire de notre rendez-vous, nous partons faire un petit tour proche de l'entrée dans « la forêt mixte ». Nous avons de la chance car les animaux sont bien actifs : Carcajou, renards, porc epic etc...
Le carcajou qui est parait-il un animal très agressif
De jeunes renards. Nous en verrons en liberté aux îles de la Madeleine
L'aigle à tête blanche. Nous en aperçevrons un, furtivement, perché sur un arbre au bord de la route sur le Cabot trail, au nord de la Nouvelle-Ecosse.
Un "jesaispasquoi"
Une chouette des neiges
Notre guide, Dominique, nous accueille vers 11h et nous partons pour notre forfait « Aventure au pays des Caribous ». Nous serons 2 familles pour ce forfait car un couple de français et leurs 3 enfants, d'ailleurs rencontrés à la Seigneurie du Triton, nous accompagne.
Je ne décrirai pas tout mais cette visite accompagnée va s'avèrer absolument géniale. Le guide nous explique que la plupart des animaux du zoo sauvage vivent en boréalie" c'est à dire au nord des continents et que l'on peut y ainsi voir des animaux non seulement présents au Québec mais aussi en Asie. Le zoo de Saint Félicien se veut ainsi un "centre de conservation de la biodiversité boréale".
Après un film multisensoriel et une petite explication devant quelques squelettes d'animaux exposés dans des vitrines, nous partons à bord d'un minibus faire le trajet qu'emprunte normalement le petit train c'est à dire « les sentiers de la nature » sauf que là, dès qu'il y a un animal intéressant à observer, le guide arrête le véhicule pour nous donner des explications et pour que l'on puisse prendre des photos.
C'est ainsi que nous croisons un troupeau de cerfs de virginie et notre premier ours noir. Ce ne sera pas le dernier !
Nous sommes maintenant accueillis par Marguerite et sa sœur pour un bon repas campagnard et convivial dans une ferme ancienne, la ferme du colon.
Nous plongeons dans l'ambiance d'une famille de pionniers du XIXème siècle. Au menu soupe et plat roboratif suivis d'une tarte aux bleuets (genre de myrtille locale).
Marguerite n'est pas avare d'explications et c'est avec l'accent du pays teinté d'une pointe d'ancien français qu'elle nous explique l'histoire de sa famille, de ses ancêtres et tous les cancans du village. Les enfants apprécient l'ambiance.
Attention, nous sommes toujours au milieu des animaux sauvages et il leur arrive à eux aussi de venir visiter la ferme !
Après le repas, Marguerite nous fait faire le tour "du propriétaire". Les cochons sont nourris avec les restes du repas.
La "cabane au fond du jardin". Ici on dit "la bécosse", mot francisé qui vient de "back house".
Nous poursuivons ensuite sur les sentiers avec de nombreux arrêts.
Les wapitis sont des cervidés puissants et grands de taille. Leurs bois sont tout aussi impressionnants.
Les ours qui portent un "V" blanc sur la poitrine sont parait-il très convoités pour leur fourrure.
Mouflon
Les loups
Les outardes ou bernaches
J'attendais de les voir avec impatience ces boeufs musqués avec leurs cornes en forme de porte manteau. Ils seraient arrivés en Amérique du nord en passant par le détroit de Bering pris dans les glaces.
Ce sont des animaux du grand nord.
Un peu plus petits que les bisons, ils n'ont pas pour autant une tête plus sympathique. Il vaut mieux éviter de trop s'en approcher car ils chargent tout aussi facilement !.
Un ours qui semble nous sourire ! Il s'appelle CLOWN mais mieux vaut ne pas s'y fier...
Troupeau de caribous
Il ne faut pas confondre LE CARIBOU avec l'élan d'Amérique (aussi appelé orignal) beaucoup plus haut sur pattes et possédant de larges bois (panache). Le "Caribou" au Québec c'est le "renne" en Europe. Il s'agit du même animal, le Rangifer tarandus. C'est un cervidé des régions arctiques et subarctiques de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique du Nord.
Nous pénétrons dans l'enclos ou vit un autre troupeau de caribous, pour une balade à pied à travers la forêt, ce qui est très agréable vu le temps et la température tout à fait idéale. Le guide, Dominique, prend le temps de nous énoncer toutes les qualités des plantes et arbres que nous rencontrons.
Ah, j'oubliais, ici il n'y a pas les fameuses petites mouches noires embêtantes !
Puis c'est l'arrivée au camp ; Génial !! Tout est super bien aménagé. Je ne pensais par que ce fut aussi confortable. C'est rustique, mais rien ne manque !
Rencontre avec un caribou.
Nous reprenons des forces car nous allons repartir ramer en canoë sur un petit lac...
Cette jeune femmelle caribou a élut domicile au camp. Orpheline, elle a été elevée par les employés du parc et peine à rejoindre le troupeau. Le guide nous conseille de ne pas la carresser pour éviter qu'elle ne s'habitue trop aux hommes et ne rejette ses congénères.
En fait elle ne nous lâche pas, même quand le groupe quitte le camp pour une balade en canoë sur un lac.
En route nous rencontrons notre premier élan (orignal en québécois), un jeune mâle. Cet animal emblématique du Canada est très farouche.
L'embarcation est beaucoup moins stable qu'à la seigneurerie du Triton où les canoës sont joints 2 par 2. Nous nous amusons bien et nous aperçevons un bel orignal et des bœufs musqués.
Nous visitons ensuite les cabanes des trappeurs...
Retour au camp pour un diner dans « la cuisine », un abris protégé des insectes par une moustiquaire.
Le séjour au camp est un vrai grand plaisir, surtout le soir autour du feu !
Les Caribous se baladent tranquillement autour de nous, c'est vraiment très sympa !
Soirée autour du feu de camp où nous dégustons pour la première fois les fameuses guimauves grillées tant appréciées en Amérique du nord.
Cette veillée est un vrai bonheur. La température est douce et nous goutons au calme de la forêt. Puis vient le moment d'aller rejoindre nos tentes au confort spartiate, enfin pas tant que cela car le gros sac de couchage se trouve sur un petit matelas de mousse lui même posé sur un tapis de branches de pins. C'est tout à fait confortable !
Nous nous endormons rapidement au milieu des bruits de la forêt, des senteurs de sapins et fatigués mais ravi de cette journée.
Jour 8 - Vendredi 8 juillet - Le zoo de Saint Félicien dans tous ses états
Nous sommes doucement reveillés par le tintement des gouttes d'eau sur la tente. Cela me rappelle les campements de colonies de vacances lorsque la pluie s'invitait au petit déjeuner et ne nous donnais pas envie de sortir du sac de couchage ! Pourtant l'aventure n'est pas terminée...
C'est une journée un peu particulière qui commence car je me reveille avec un an de plus. C'est aujourd'hui le jour de mon anniversaire.
Après le petit déjeuner servi par Dominique, nous partons pour une initiation à la télémétrie afin d'essayer d'apercevoir la femelle orignal qui rôde dans notre secteur mais la pluie, et le sol marécageux nous contraignent à l'abandon. Nous ne verrons pas l'animal.
Nous rencontrons juste le mâle dominant du troupeau de caribous que l'on reconnaît à la taille de ses bois et un lièvre d'Amérique sur le chemin qui nous mène au minibus. "Orage" la petite cabiroute, est venue nous accompagner jusqu'au minibus pour nous dire au revoir.
Un peu d'eau sur le feu encore fumant avant de partir
En revenant sur "les sentiers de la nature" nous avons l'occasion de voir de près d'autres animaux dont un groupe de jeunes élans.
Passons maintenant dans les coulisses du zoo. A la clinique vétérinaires, on nous explique que cette outarde vient d'être débarrasser d'une sangsue qui s'était collée sur son oeil.
Nous visitons les "cuisines" du zoo, l'endroit où sont préparés les repas avec beaucoup d'attention.
Puis vient le moment d'assister au repas des stars du zoo, les ours.
Ils sont habitués au public et se prêtent volontiers aux photos des touristes derrière la vitre. Dominique nous emmène voir les coulisses c'est à dire les cages situées derrière la fosse où dorment et où sont soignés les ours blancs.
Puis l'aventure se termine après le repas, toujours servi par Dominique, dans une salle de la cafétéria.
Ce forfait n'est peut être pas bon marché mais il vaut son coût. Ce fut une belle expérience et un vrai plaisir.
Nous poursuivons en visite libre, sous la pluie, par le secteur des montagnes où un parcours amusant fait d'escaliers et de ponts de bois à travers les arbres nous permet de voir des singes et d'admirer de magnifiques tigres. Ils sont fascinants !
Nous assistons au repas des lynx, des grizzlys qui font leur cirque, et des pumas. Nous étions passés une demi heure avant mais c'est animaux n'étaient soit pas actifs soient cachés. L'annonce de leur repas nous a fait revenir et nous avons bien fait.
Grue du Canada
Lynx
Puma
Le grizzly se prend pour un panda
Nous terminons par la Mongolie et les crapauds buffles, toujours sous la pluie.
Le fameux crapaud buffle qui fait tant de boucan dans la nature
Fleur d'iris, emblème du Québec
VAL JALBERT
Le trajet de Saint Félicien à Val Jalbert n'est pas très long.
La pluie a cessé lorsque nous arrivons sur le site historique de Val Jalbert (voir histoire plus loin) et prenons possession de notre chambre dans une petite maison située face au magasin général, juste à côté du bureau de poste.
Il s'agit d'une très jolie chambre, la plus belle et confortable que nous ayons eu jusqu'à présent. La salle de bain est tout à fait luxueuse avec une joli baignoire jacuzzi, une douche spacieuse, une robinetterie très classe.
Tout le monde en profite pour passer à la douche. Moi j'opte pour la baignoire jacuzzi.
HISTOIRE DE VAL JALBERT
À la fin du XIXe siècle, le secteur des pâtes et papier connaît une croissance fulgurante notamment aux États-Unis et en Europe. C'est dans ce contexte de forte demande pour le papier que Damase Jalbert entreprend la construction d'une pulperie située sur la rivière Ouiatchouan, au pied de la chute, près de Chambord dans le Canton Charlevoix au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Sur ce terrain, il y a déjà une maison, un moulin à farine et de la machinerie. Dès 1901, les travaux de construction de la nouvelle usine et du futur village sont mis en branle. Une cinquantaine d'ouvriers s'affairent au nivelage du terrain afin d'y implanter une usine de 200 pieds (66 mètres) sur 60 pieds (20 mètres). Une voie ferrée d'un mille de long est aménagée afin de relier la pulperie du pied de la chute vers le village de Chambord. Dix-huit mois plus tard, l'usine débute ses opérations et, durant le premier hiver (1902-1903), celle-ci fonctionne rondement. Les employés s'affairent à la production de pâte de bois mécanique.
Afin d'accommoder les employés, une première zone d'habitations est construite sur la rue Saint-Georges dès 1901. Le nouveau village porte le nom de Ouiatchouan. Décédé le 31 mars 1904, Damase Jalbert est considéré comme le père fondateur du village-usine qui portera plus tard son nom.Après le décès de Monsieur Jalbert en 1904, ce sont des intérêts américains qui acquerront la compagnie qui portera le nom de « Ouiatchouan Falls Paper Company ». Les nouveaux propriétaires voulant étendre leurs activités vers la production de papier et désirant poursuivre l'œuvre du fondateur, agrandiront le village de « Ouiatchouan Falls » sur la rue Saint-Georges en y ajoutant cinq nouvelles maisons doubles. Mais, en 1907, la compagnie américaine commence aussi à éprouver de gros problèmes financiers dus à des dettes accumulées afin de maintenir la production et au coût des nouvelles constructions, la menaçant de faillite. C'est alors qu'intervient Monsieur Julien-Édouard-Alfred Dubuc, directeur-gérant de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi, surnommé « le roi de la pulpe ». En 1909, la Compagnie de pulpe de Chicoutimi acquiert la majorité des titres et l'acquisition du reste des actions se poursuivra jusqu'en 1914.
À son arrivée en 1907, Monsieur Dubuc veut doubler la capacité de production de la pulperie et désire aussi entreprendre la construction d'un moulin de papier de grande capacité, mais ce dernier projet ne verra pas le jour. De 1907 à 1909, il procède à une nouvelle expansion du village en y ajoutant un hôtel (maison de pension) et deux autres maisons doubles, de même que l'aqueduc et les égouts. En 1909, le nom du village sera changé pour celui de Val-Jalbert. Parallèlement aux travaux d'agrandissement de l'usine, le village, propriété de la CPC, se dotera d'un plan d'urbanisme piloté par Monsieur Dubuc, un modèle du genre pour les villages environnants. Une commission scolaire sera créée, de même qu'un couvent école.
La vie quotidienne des résidents du village
Sous Monsieur Dubuc, le village est doté de bornes-fontaines et de trottoirs de bois. La rue principale, bordée d'arbres, est macadamisée. Chaque rue du village bénéficie d'éclairage, ce qui fait du village un modèle de modernisme dans un milieu traditionnellement rural. Chaque famille bénéficie de l'eau courante, des égouts et de l'électricité et se chauffe au poêle à bois avec les résidus de bois de l'usine. La journée commence très tôt par la traite des vaches par la femme de maison, puis le mari débute son quart de travail à 7h00 et les enfants doivent être à l'école pour 8h00. Toutes les emplettes se font au magasin général (à l'hôtel de Val-Jalbert) de la rue Saint-Georges, la boucherie est située juste à côté de même que le bureau de poste en face. Les femmes ont peu de contacts sociaux tandis que les hommes bénéficient de plus d'activités de sport et de loisirs. Pour les soins médicaux, il faut se rendre par train ou par voiture jusqu'à Roberval.
La vie à l'usine
Les activités de travail à l'usine sont divisées en trois quarts de travail, six jours sur sept. L'usine est humide et bruyante. Les salaires des employés, comme les conditions de travail, sont considérés comme les meilleurs de la région.
Suite à la démission de J.E.A. Dubuc et confrontée à des difficultés financières dans un marché de plus en plus concurrentiel, la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi est acculée à la faillite. La pulperie de Val-Jalbert ferme définitivement le 13 août 1927. Le 30 novembre 1927, un nouveau groupe, la Quebec Pulp and Paper Corporation, devient propriétaire de l'usine et des propriétés. Elle en assure la responsabilité jusqu'à sa faillite, le 19 octobre 1942. De 1927 à 1929, 220 personnes quittent le village puis, un an plus tard, 450 autres partent. En 1930, il ne reste que 50 familles. Le 18 août 1949, le Gouvernement du Québec se porte acquéreur de toutes les installations de Val-Jalbert pour défaut de paiement de taxes.
À partir de 1960, l'Office du Tourisme de la Province de Québec assure la gestion du site. Des travaux de restauration et d'aménagement comme des sentiers, des escaliers et la consolidation des rues sont amorcés. Entre 1960 et 1986, la rénovation de plusieurs bâtiments est entreprise dont le moulin, l'hôtel, le couvent, l'église, le presbytère et des maisons. Le réseau d 'aqueduc et d'égouts, de même que l'électricité sont remis en fonction à l'intérieur du village et au moulin.
En 1987, le site est cédé à la Société des établissements de plein-air du Québec (SÉPAQ) qui a comme mission d'assurer la gestion, l'exploitation et le développement récréo-touristique du Village historique de Val-Jalbert.
Présentement, le site emploie annuellement une quarantaine d'employés, le double durant la saison estivale. Plus de 60 000 visiteurs s'y rendent chaque année, profitant de diverses activités d'animation, de visites guidées, de reconstitution théâtrale de la vie d'autrefois au village, d'hébergement à l'hôtel, des maisons rénovées, dans des mini-chalets et au camping. Le chiffre d'affaire annuel est d'environ deux millions de dollars. Le Village historique de Val-Jalbert est maintenant considéré comme l'un des plus beaux attraits de la région.
Pulperie en 1902
Diner au restaurant du site, le moulin près de la chute. C'est très bon et l'accueil est tout à fait charmant.
Nous risquons une petite balade à la fraiche dans le "quartier" des maisons anbandonnées. Elles étaient trop abimées pour pouvoir être restaurées. A la tombée de la nuit, l'ambiance est fantômatique...
Mais nous sommes attaqués par une horde de moustiques. Nous sommes pourtant protégés par le fameux repousse moustique acheté chez Jean Coutu à Roberval, le plus puissant... Manque de chance je me suis lavé les mains au restaurant et c'est là qu'ils m'attaquent. A l'heure ou je vous parle, j'ai des gros boutons qui grattent sur les doigts grrrrrrrrrrr !!!!
Val Jalbert : Retour en 1920
Val Jalbert est un endroit charmant. Non seulement il vous transporte dans l'ambiance d'un village ouvrier des années 1920 mais en plus le site est des plus agréable avec une impressionnante chute d'eau et une jolie balade permettant de bénéficier du panorama sur le lac Saint Jean...Un moment de pur bonheur !
Ce matin le soleil est au rendez-vous et présage d'une bonne journée.
Après un bon petit déjeuner pris au restaurant de la pulperie, nous avons décidé d'aller voir la chute d'un peu plus près. Que d'eau ! Puis nous empruntons le téléphérique qui permet d'accèder au panorama sur le lac Saint Jean et de faire une jolie balade pour voir une autre chute, la chute "Maligne".
Arrivés au sommet la vue sur le Lac St Jean est très étendue. Nous prenons le petit chemin aménégé vers la chute Maligne. C'est vraiment le Canada comme on le rêve : Il fait beau, pas trop chaud, eau, arbres et cabane sont au rendez-vous... et pas de « bibites » qui piquent...
Ensuite nous visitons la pulperie avec ses vieilles machines : impressionnant !
Puis nous revenons aux vieilles maisons en ruines vues rapidement la veille au soir. Ce matin les moustiques ne sont pas encore réveillés. C'est un vrai bonheur pour les photographes !
Pour rejoindre le bas du village et le couvent/école, quoi de mieux que d'emprunter le chemin des écoliers...
Un représentation est donnée au magasin général par des villageois/acteurs. C'est vraiment très amusant.
Nous prenons un petit sandwich sur la terrasse du magasin général et visitons encore quelques maisons avant de partir.
Ainsi va la vie à VAL JALBERT !
Impressions de VAL JALBERT :
Décidément ce village, ce n'est que du bonheur : Une chambre magnifique, un joli village, un restaurants tout à fait corrrect et des animateurs sympathiques. Les enfants y seraient bien restés un peu plus longtemps mais nous devons reprendre la route...
Chicoutimi
Nous nous rendons maintenant vers le fjord du Saguenay car nous avons réservé une cabane dans les arbres au CAP JASEUX. Ce n'est pas donné mais nous avons la tranquilité. La cabane est neuve et très haut perchée et bénéficie d'une jolie vue sur le fjord du Saguenay. Pour la rejoindre, il nous faut laisser la voiture à un parking puis monter à pied un chemin qui monte fort, un véritable coupe mollets. Heureusement j'ai préparer un seul sac pour la nuit. Il est presque impossible de monter des valises là haut !
Pour les commodités, il y a une "bécosse" près de la cabane que nous partageons avec nos voisins de la cabane voisine (il n'y a que 2 cabanes dans les arbres).
Nous avons été doté d'une lampe à leds pour laquelle il suffit d'actionner la petite manivelle pour l'activer... seulement elle est bien déchargée... heureusement là encore, j'ai prévu le coup : j'ai pris 4 lampes torches à dynamo de chez Decat....
Vue du balcon sur le fjord
Ma déception du jour : Je n'avais pas retenu pour un parcours en accrobranches, la spécialité du parc, pensant que nous pouvions en faire un dans l'après-midi. Or les parcours démarrent à 13h30 et nous sommes arrivés à 15h. Je ne savais pas que tout se faisait en accompagné ici.
Malheureusement pour le lendemain matin c'est aussi complet pour le parcours familial. Il reste le parcours des tyroliennes où l'on me dit qu'il y aura peut-être de la place.
Découverte du fjord de Saguenay
Une journée en demi-teinte sur le fjord du Saguenay ...
Après une bonne nuit sur notre perchoir, nous nous présentons vers 9h à l'accueil mais on me dit qu'il faut attendre 10h pour les tyroliennes ! Bon cette fois ce sera sans nous. Nous reprenons la route déçu de n'avoir pu jouer les singes...
Nos impressions : Les cabanes dans les arbres sont un logement original mais cher pour ce que c'est ! M'enfin, nous aurons tenté l'expérience !
De plus, comme on est sur le même site que le camping, je cherche la glace... Il faut aller au bureau d'accueil et c'est 4$ pour un sac de glaçons. Décidément tout est payant dans ce pays, ça change des USA où il y a de la glace dans pratiquement tous les hotels.
On m'expliquera plus tard que l'usage veut qu'il y ait des glaçons à disposition dans les hotels mais qu'ils coient vendus dans les campings...
Saleté de bestioles. On se protége de partout avec la super crème de chez Jean Coutu ( Great outdoors, j'en ai pris une bouteille de 240ml !) mais on est tout de même piqués . J'ai l'impression que les « bibites » comme disent les québécois, remontent sur les jambes sous le pantalon, passent sous les tee shirt en évitant la zone protégée... bref, j'ai beau m'enduire les mollets, les bras, la figure, le cou, je me retrouve piquée derrière les genoux et sur les épaules.... c'est désespérant.
Nous en sommes tous les 4 à entre 20/30 piqures chacun !
Comme nous avons vidés les 2 tubes de lotion apaisante qui restaient, nous avons du en racheter ici aussi !
Ste Rose du Nord
Nous avions envie de nous arrêter voir le village qui a servi de décor au film « le bonheur de Pierre »
Sous le soleil, ce village est tout petit et charmant mais vraiment... tout petit !
Le quai de Ste Rose du Nord
Le film raconte l'histoire de Pierre (Pierre Richard) qui hérite d'une auberge à Sainte Rose du Nord, au Québec, rebaptisée pour la circonstance en Sainte Simone du Nord.
L'action tourne autour de l'auberge et du dépanneur du village tenu par le maire qui ne voit pas d'un bon oeil l'installation d'étrangers dans sa commune mais souhaite surtout récupérer l'auberge...
Le panneau utilisé dans le film est à l'intérieur de la boutique de souvenirs du village...
Le restaurant qui a servi de décor à la salle communale dans le film
Jolie moto sur la parking
Dans le parc national du SAGUENAY, secteur de Ste Marguerite, après avoir visité le centre d'accueil des visiteurs, nous entreprenons une belle balade sur le sentier du fjord (6km A/R) qui mène à l'obervatoire des belugas.
Le sentier est très bien aménagé et la température est idéale mais il y a peu de chose à voir sur le sentier et la route paraît longue. Malheureusement nous ne verrons pas de Belugas.
Nous prenons notre pique nique sur la terrasse du centre d'accueil, près de la baie.
Nous arrivons à TADOUSSAC sous la pluie. Ici c'est la ville touristique par excellence, la ville où tout est payant !
Pour commencer le parking (6$)
Le centre d'interprétation des animaux marins (35,99$ pour 3 - gratuit pour Caroline)
Ce musée est tout petit et le film date de 10 ans. Nous sommes déçus.
Maisons près du port
Grand hotel de Tadoussac
Nous marchons jusqu'à la Chapelle que nous ne visitons pas. C'est vrai que j'avais oublié que l'entrée des églises est payante ici ! (3$/pers)
Nous passons devant une vieille maison qui fait musée (4$/pers). Vu la taille de la maison, et échaudés par le CIMM, nous ne nous risquons pas non plus !
Nous avons réservé un condo, c'est à dire un appartement en location Dans la réserve amérindienne ESSIPIT aux ESCOUMINS
Alors là, que du bonheur !
L'accueil par une très aimable autochtone est des plus agréable. Les condos sont neufs, propres, superbement équipés et bénéficient d'une vue sublime sur le Saint Laurent puisqu'ils sont directement au bord de l'eau.
Les pelouses et les massifs de fleurs sont super bien entretenus et l'on peut se balader sur les rochers de granits roses qui rappellent la Bretagne.
Vraiment ici il y a tout et même un service à fondue !!!!
Tout est superbe sauf le temps car il pleut et ce soir les moustiques sont encore et toujours à la fête!!! grrrrrrrrrrrrrrr
Le restaurant BELGE (eh oui !) des escoumins.
En fait il y a peu de choix et il semblerait que beaucoup de monde dine ici, et pas seulement des belges, même si la table voisine est aussi belge ! Ce n'est pas par hasard : Carte présentant un grand choix de plat et portions généreuses. De plus, c'est bon alors que demande le peuple !!! Le restau fait aussi pâtisserie boulangerie alors on se régale de gâteaux en dessert et on emporte avec nous quelques viennoiseries pour le petit déjeuner de demain qui sera matinal vu que nous avons rendez-vous avec les baleines !
Toujours un plaisir de lire ton carnet, chapeau pour le travail, je sais le temps que cela représente et merci de partager avec nous vos souvenirs et vos expériences.
Et à te lire, j'imagine la TRES grosse préparation que tout ceci a nécessité en amont...
Une question me brûle, que je t'aurais volontiers posée à la toute fin du carnet, mais je ne suis pas sûr de patienter jusque là 🤪😉 : vous avez fait un magnifique voyage, encore une fois, riche et superbement préparé. Néanmoins, le Québec parait nettement moins "sauvage" et la nature plus encadrée que l'ouest américain. Cela vous a-t-il manqué ? J'aurais peut-être dû attendre avant de te poser la question, puisque nous n'en sommes pas encore aux provinces maritimes, et là ce sera sans doute différent.
Une question me brûle, que je t'aurais volontiers posée à la toute fin du carnet, mais je ne suis pas sûr de patienter jusque là 🤪😉 : vous avez fait un magnifique voyage, encore une fois, riche et superbement préparé. Néanmoins, le Québec parait nettement moins "sauvage" et la nature plus encadrée que l'ouest américain. Cela vous a-t-il manqué ? J'aurais peut-être dû attendre avant de te poser la question, puisque nous n'en sommes pas encore aux provinces maritimes, et là ce sera sans doute différent.
Xavier
Je n'ai pas eu le sentiment que la nature était plus "encadrée" qu'à l'ouest, au contraire. Elle est très différente. Ici il y a des forêts, des forêts et surtout des forêts... A la Seigneurie du Triton, la forêt est intacte, vierge de tout entretien. Les québecois disent qu'au nord on est en plaine "sauvagerie". Il est parfois difficile de se frayer un chemin dans cette forêt dense, par exemple quand on est aller voir l'habitat du castor.
Ce qui donne l'impression des grands espaces c'est surtout les paysages désertiques de l'ouest des USA. Au Québec, quand on survole (voir survol hyfravion) on se rend compte aussi de l'étendu du bazar !
Evidemment, j'aurais aimé aller dans le grand nord, au Nunavut, mais c'était trop onéreux. Là bas ce doit vraiment être très très sauvage et beaucoup plus désertique !
Voici la suite :
Jour 11 - Lundi 11 juillet 2011
A la rencontre des baleines dans l'estuaire du fleuve St Laurent
A force d'entendre tout le monde parler de la "croisière aux baleines" dans l'estuaire du Saint laurent, je n'en attendait pas grand chose si ce n'est un attrape touriste. En réalité cette expérience c'est avéré être un réel moment d'exception car même si les baleines ne faisaient pas de saltos devant le bateau, leur présence avait quelque chose de magique...
Un soleil timide carresse la rive de Natakan, jsute assez pour prendre encore quelques vues de ce bel endroit. Nous nous sommes levés tôt car nous avons rendez-vous pour aller voir les baleines...
Déception d'hier mais j'en parle aujourd'hui : J'avais réservé par internet pour la croisière aux baleines avec les Ecumeurs du St Laurent basés aux Escoumins car ils me confirmaient un départ à 7h30 du matin (on est matinal nous autres!!). Ils m'avaient juste demandé de reconfirmer ma venue 24h à l'avance.
J'ai donc téléphoné et là, deception, la dame me dit que nous ne sommes que 4 pour 7h30 et qu'ils ne feront pas de départ. Elle aurait tout de même pu me prévenir avant, soit par mail soit par téléphone. La moindre des choses aurait été de mettre une condition dans son message lors de ma réservation au lieu de me dire qu'il était possible de faire l'excursion à 7h30.
J'ai donc du me rabattre sur une autre Sté en espérant qu'il y ait de la place. J'ai téléphoné directement à ESSIPIT, la même Sté que notre hébergement et heureusement il restait de la place pour 9h. Ca sera un peu la course pour arriver à Forestville (on doit être en avance pour le traversier).
Nous nous présentons donc au quai des Bergeronnes. Il fait beau, la mer est calme. Il y a juste une petite brume de chaleur par endroits sur l'eau.
On nous équipe soigneusement d'un sur-pantalon de toile cirée, d'une veste flottante. Il y a également des bonnets à disposition et des gants.
Le Zodiac est bien conçu avec des bancs au mileu qui permettent d'être vraiment très à l'aise pour observer les mammifères. Le pilote est sympa et nous sommes juste 2 familles à bord, 3 suisses et nous 4.
La petite brume flotte toujours au dessus d'une mer d'huile. Le soleil n'est pas loin et éclaire le tout créant une ambiance particulière, presque mystérieuse...
Le bateau vogue à travers la brume puis s'arrête dans un trou de lumière. Nous n'avons pas froid. C'est le grand calme...puis tout à coup, un phoque vient à notre rencontre, puis deux et enfin on entend le souffle des baleines, une sorte de pchittt !
Nous croisons d'abord quelques petits roquals avant de nous approcher d'un troupeau de roquals commun... des géants des mers !!! (pas de baleines bleue à cette époque). Ils se déplaçent en groupe de 10/12 ou peut être plus, difficile à dire !
Tous les autres bateaux arrivent, du plus petit aux plus gros. Il y a des baleines partout.
Une fait surface à quelques mètres de notre bateau et son « pchitt » nous éclabousse. Surpris on se met tous à rire !
Nous sommes ravis de notre tour. Je pense que tout le monde n'a pas la chance de voir autant de baleines. C'est un peu au petit bonheur la chance et ce matin, la chance était au rendez-vous.
Je ne regrette pas d'avoir réservé sur un petit zodiac. Le pilote peut vraiment arriver rapidement sur les lieux alors que les gros bateaux (nous les avons vus) ne peuvent pas bouger aussi vite. Les gens à bord voient forcément moins bien. Lorsque nous arrivons au port, le ciel est totalement dégagé et il fait un beau soleil.
Les Escoumins
Nous prenons la "traverse" à Forestville pour passer sur l'autre rive du Saint Laurent. C'est rapide mais le bateau ne tient pas son horaire et nous partons à 14h au lieu de 13h30.
PARC DU BIC : Vu que nous passons peu de temps ici et que j'aimerais avoir un aperçu du parc, j'ai réservé le tour guidé en minibus.
En cet après-midi la chaleur est éprouvante. Il fait lourd et orageux.
Nous sommes 12 + la guide entassés comme des sardines dans un minibus dont les fenêtres ne s'ouvrent pas.
Il fait une chaleur à crever à l'intérieur, un véritable sauna. La guide commence le tour et la clim est la bienvenue mais après 5 minutes, elle arrête le véhicule pour faire un commentaire sur le paysage… et le moteur aussi si bien que nous n'avons plus de clim, plus d'air... Les gens râlent à l'arrière.. Le sauna devient Hammam !... Le minibus repart. Patrick demande à descendre car il ne tient plus. Il préfère rentrer à pied jusqu'à l'accueil du parc. Caroline l'accompagne.
Je reste avec Nicolas. Le reste de la visite permet de voir la ferme Rioux et d'atteindre le sommet du Pic Champlain pour une jolie vue.
Impressions sur ce tour : Je déconseille. Le minibus n'est pas adapté et il n'y a vraiment pas grand chose d'exceptionnel à voir.
Ce parc au relief particulier avec ses hauts massifs mérite certainement quelques balades mais autonomes. Il faudrait donc y séjourner plus longtemps.
Maisons du Bic
J'ai réservé à l'AUBERGE DU MANGE GRENOUILLE pour son ambiance et sa déco. Nous ne sommes pas déçus car cela correspond bien au site (allez voir le site, ça vaut le coup d'oeil).
J'adore l'a déco!!!! Nous occupons les 2 chambres du haut, La chambre du peintre et la chambre de l'écrivain, si bien que nous avons le palier pour nous tout seuls.
En revanche je trouve la réputation du restau un peu surfaite...
Nous prenons la table d'hote. Cuisine type « nouvelle cuisine ». Je savais que ce n'était pas donné, c'est pas mal mais je m'attendais à plus d'audace. L'originalité du lieu ne suit pas toujours dans l'assiette. Que dire d'autre sinon que la clientèle assez snob.
Il n'en reste pas moins que cet endroit est un plaisir pour les yeux... et les photographes !
Jardin
Spa
Vue sur le fleuve
La chapelle à côté de lauberge a été transformée en boutique et à l'intérieur c'est un vrai cafarnaüm !
Hall d'entrée. L'auberge est "mise en scène" dans tous ses recoins...
bonjour cendryon!😄
je suis à jour dans la lecture et je me dois de vous dire ici que vous avez fait un travail remarquable
je suis admirative dans la construction d un tel voyage
meme ce qui était prévu de faire et meme quand il y a obstacle ; vous arrivez à faire quand meme
bravo pour la balade avec les baleines!
c est vraiment merveilleux, j attendais pour la cabane dans les arbres ...
quel régal de vous suivre ;
je pourrais vous faire des éloges toute la journée ....
UN GRAND MERCI
😇
Jour 12 : Aux frontières de la Gaspésie
Avant de quitter le Québec, nous ne regrettons pas notre incursion en Gaspésie pour visiter les jardins de Métis. Sous un soleil radieux, nous pouvons admirer de jolies fleurs fragiles au sommet de leur épanouissement dans ce parc floral d'exception situé sur la route qui nous conduit vers le Nouveau-Brunswick ...et l'Acadie !
Après un bon petit déjeuner et quelques photos de l'auberge du Mange grenouille sous le soleil du matin, nous prenons la route du Nouveau-Brunswick avec cependant un petit détour à Grand Métis pour visiter les jardins du même nom.
LES JARDINS DE METIS : Nous avons la chance de visiter ce très beau jardin au petit matin, à la lumière et température idéale. Il n'y a pas encore beaucoup de monde. Dans certains endroits nous serons même seuls. On reconnaît directement la " patte anglaise ". D'ailleurs le jardin rend hommage à Russell Page, célèbre paysagiste anglais.
Après la partie " sous-bois " et ses collections de plantes de bruyère dont les fameux pavots bleus de l'Himalaya, plante fragile que nous avons l'occasion d'admirer dans les jardins des hautes terres d'Ecosse, nous atteignons les collections de pivoines. Ce jardin est réputé pour ces fleurs et nous avons de la chance car la floraison est à son apogée.
En revanche nous restons très dubitatifs concernant la partie consacrée au « festival des jardins » où des artistes contemporains présentent leurs créations de jardins, autant dire « du grand n'importe quoi » pour qualifier ce qui va du plantage de bâtons bleus à la tranchée en bois surmontée de barbelés....et que dire du jardin de la connaissance avec ses murs de livres !
Vous imaginez ce que cela peut donner avec la pluie qui est tombée ici depuis le printemps !
Une très belle maison cossue trône au milieu du parc.
Nous prenons un déjeuner léger au café attenant à la maison et qui propose des sandwichs originaux, gouteux le tout sur des tables disposées à l'ombre des tonnelles. Nous avons préféré déjeuner ici plutôt qu'à la cafétéria impersonnelle située près de l'entrée.
Bref ces jardins ce n'est que du bonheur !!
Nous reprenons la route de l'Acadie.
Petit comparatif sur les "élans (orignaux) des routes" :
Que faire sur les longues routes du Canada ? Regarder les paysages ? les habitations ? Ici j'ai choisi les panneaux signalant les élans, car bien qu'ils soient très timides et peu enclins à se montrer , c'est pourtant d'eux que préviennent la plupart des panneaux de signalisation ...
On remarque cependant d'ostensibles différences dans chaque province :
L'orignal du QUEBEC, le menton en avant, un brin fier de lui ou bien "tête en l'air", c'est selon :
L'orignal du NOUVEAU BRUNSWICK semble nous regarder, un brin espiègle :
L'orignal de la NOUVELLE ECOSSE est plus trapu, un brin frondeur...
La route est longue pour arriver jusqu'au Nouveau-Brunswick, une province maritime du Canada qui fait la taille de la Belgique et des Pays-Bas réunis ! On voit pas mal de maisons abandonnées mais aussi de petites églises anglicanes bien proprettes, ce qui marque bien la différence avec le Québec tout proche.
Cette province est officiellement bilingue. On y trouve 1 tiers de francophones pour 2 tiers d'anglophones. C'est ici que ce sont installés certains des Acadiens expulsés de Nouvelle Ecosse par les anglais. Caraquet en est la ville la plus représentative. C'est là que se situe le village historique Acadien.
Nous arrivons en territoire Acadien. On ne peut s'y tromper tant les symboles visibles sont nombreux à commencer par le drapeau.
Inspiré du drapeau français et symboliquement associée à lamer et à la foi catholique (avec la "Stella Maris", l'étoile de mer et aussi la vierge Marie), le drapeau fut proposé par Marcel-François Richard comme compromis entre les différentes factions nationalistes, influencées à la fois par la France, le Québec et le clergé et divisés entre la modernité et la tradition et entre l'ouverture à la Francophonie et l'identité acadienne.
Il est le symbole national acadien le plus populaire, utilisé tant par les gouvernements que par les institutions et la population.
Je dois dès lors faire un point sur l'ACADIE pour permettre de mieux comprendre cette culture :
L’Acadie est une région nord américaine comptant environ 500 000 habitants, majoritairement des Acadiens, dont la principale langue est le français. L'Acadie comprend grosso modo le nord et l'est de la province canadienne du Nouveau-Brunswick ainsi que des localités plus isolées à l'île-du-Prince-Edouard, en Nouvelle-Ecosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. Au sens large, l'Acadie fait aussi référence aux communautés de la diaspora acadienne, notamment au Québec et aux Etats-Unis. Par son territoire, sa langue, sa culture, ses institutions et ses symboles, l'Acadie serait une nation sans reconnaissance explicite. Plusieurs villes se disputent d'ailleurs le titre de capitale, dontCaraquet et Moncton.
L'Acadie est fondée en 1604 en tant que colonie française, sur des territoires micmacs, et peuplée par des personnes surtout originaires de l'Ouest de la France. L'Acadie est conquise en 1713 par les Britanniques, qui déportent ensuite une partie des Acadiens entre 1755 et 1763. Les survivants reconstruisent graduellement la société par la suite. Entre les années 1840 et 1880, les Acadiens redécouvrent leur culture et s'opposent puis s'intègrent dans la Confédération canadiennes. À partir de 1881, ils se dotent de symboles et d'institutions tandis qu'ils s'impliquent davantage en politique et développent leur économie, alors que l'éxode rural s'amplifie. Les Acadiens participent activement aux deux guerres mondiale et sont durement touchés par la grande dépression; la partie néo-brunswikoise de l'Acadie fait sa place comme chef de file dans la communauté. La seconde moitié du XXe siècle est une période contestataire. Au début du XXIe siècle, la population tente surtout de préserver ses droits acquis.
L'exode rural et l'anglicisation influencent toujours la démographie de l'Acadie. Le rejet de l'assimilation a d'ailleurs un impact important sur la politique acadiennes. L'Acadie n'a toutefois pas d'organisation politique propre, excepté au niveau local et régional, tandis que la Société Nationale de l'Acadie en est la représentante officielle. Léconomie de l'Acadie ne repose plus uniquement sur des activités traditionnelles comme la pêche et est en croissance depuis la fin du XXe siècle. La culture de l'Acadie, fruit d'une tradition orale d'influences diverses, est mise en valeur et s'est diversifiée depuis les années 1960. L'Université de Moncton, qui a joué un rôle important dans son épanouissement, est également le principal établissement d'enseignement et de recherche. La population dispose en effet d'un vaste réseau de services publics en langue française, quoique peu accessibles dans certaines régions. L'ACADIE NOUVELLE est le principal média. Les liens entre les différentes régions et la diaspora restent forts et sont favorisés par des événements comme le Congrés mondial acadien et les Jeux de l'Acadie.
Symboles acadiens :
Nous arrivons donc à la ville de CARAQUET. C'est ici que les acadiens ont décidé de construire un village historique rassemblant de vieilles bâtisses issues de toute l'Acadie.
Une voiture vient nous chercher avec nos bagages sur le parking, et pas n'importe quelle voiture, une FORD T de 1925 s'il vous plait!
Le chauffeur nous dépose devant l'hotel château Albert, notre hébergement pour la nuit qui va nous faire replonger dans les années 1900..
Les chambres sont très vastes, décorées à l'ancienne mais avec tout le confort. Ici, il n'y a ni télévision, ni téléphone, ni wifi mais ce n'était pas prévu à cette époque !
J'ai réservé le forfait avec le repas animé. On évacue de suite la question du repas : juste correct.
L'animation en revanche est sympathique. Il s'agit d'un conteur accompagné d'un musicien. Il raconte des histoires de personnages des villages acadiens d'antan entrecoupés de chants. Il y a parfois quelques mots qui demandent des explications mais le conteur à l'habitude et il nous fait la traduction.
Je n'ai pas trop de difficulté à aborder ce type de « parlure ». Les « j'va vous dire » ou « c'est ti tout », je les ai entendus dans mon enfance lors des repas de ferme en pays cauchois (pays de Caux en Normandie). De plus je me suis habituée à entendre les chti causer (Nord de la France) !
Même dans la façon de conter, dans les intonations, je crois reconnaître un peu de la façon dont un curé conteur venait animer les soirées dans nos villages normands. J'ai un peu plus de mal à identifier les mots d'anglais francisés à la sauce acadienne... Très drôles d'ailleurs... Bécosse (pour back house) c'est à dire la cabane au fond du jardin), Bésénousse (pas sure de l'ortho) pour business, etc.... Le monsieur me confirme après le spectacle que les racines de ce patois seraient ...picardes...
Quel patrimoine de richesse, nature et culture pour vos enfants!!!!!
suffisamment grands pour se souvenir dans les moindres détails et grâce
aux comptes-rendus, et photos
bon.........dîtes moi ; si si là à l'oreille , juste entre nous ....vous....vous avez
bien une idée du prochain voyage!??
siiiii je suis sûre que oui ........
bon.........dîtes moi ; si si là à l'oreille , juste entre nous ....vous....vous avez
bien une idée du prochain voyage!??
siiiii je suis sûre que oui ........
Juste à l'oreille : oui..... j'ai bien une idée...😉
Le village Acadien de Caraquet est un site enchanteur où les employés, issus des villages avoisinants, donnent vie aux bâtisses d'époque en reproduisant à l'identique les gestes de leurs ancêtres. C'est très sympa et en plus c'est beau comme un tableau de Vermeer !
Après un petit déjeuner juste correct, nous traversons le village pour rejoindre l'entrée. Il est en effet plus judicieux de commencer par les maisons les plus anciennes et de remonter ensuite le temps...Les figurants ne sont pas encore arrivés et le village paraît endormi...
Nous visitons les maisons une à une à partir de 10h du matin et prenons tout le temps de nous attarder dans chacune. Là, des figurants exécutent des tâches d'autrefois tout en les commentant. Comme il n'y a pas encore beaucoup de touriste à cette heure, nous pouvons nous entretenir à notre aise avec chacun d'entre eux.
La lumière est belle. Nous sommes vraiment comme dans un tableau composé avec la minutie des peintres flamands... Que du bonheur !
Nichée au fond des bois, cette maison est la plus vieille du village. " C'est un homme seul qui vivait là" précise le monsieur qui porte des sabots , tout en nous montrant comment les indiens micmacs aaient appris aux colons à confectionenr des balais...
Autre maison autre époque :
Entrez donc !
Dans la maison du pêcheurs. Nombre d'acadiens déportés par les anglais de Nouvelle Ecosse et qui avaient trouvé refuge au Nouveau-Brunswick avaient interdiction de cultiver la terre. Beaucoup d'entre-eux sont devenus pêcheurs. Aujourd'hui ils pêchent essentiellement...le homard ! Juste revanche .
L'incontournable magasin général
La forge
Le lieu de perdition : la taverne
Le local du journal local : Le moniteur acadien
Nous déjeunons à la maison DUGAS, la table des ancêtres. Repas à l'ancienne avec des produits bio...
Entrez, entrez ! Vous ne nous dérangez pas !
A l'école
Une fois passé le pont couvert en bois, nous arrivons dans un quartier plus "moderne". Nous sommes au début du XXème siècle... Il y a même des automobiles !
La scierie
La gare
Le tonnelier
La station service
Le pompiste au noeud pap et chemise blanche, la classe non ?
Un autre magasin général
Une maison de notable
Donnez-vous la peine d'entrer...
Ici la dame nous a offert un morceau du gâteau qu'elle venait de cuisiner
Là, le monsieur, un artisan du métal avec un très fort accent de Tracadie-Sheila (si si ça existe) nous a offert le sifflet qu'il venait de confectionner devant nous...
Des planchettes pour protèger les plantations
Le cordonnier
Nous quittons en fin d'après-midi cet endroit sympathique. Pendant de ce voyage nous aurons eu l'occasion de visiter plusieurs lieux historiques avec des figurants car les canadiens tiennent particulièrement à la mémoire de leur proche passé, mais aucun n'aura égalé le village historique de Caraquet car ici, les figurants sont totalement investis par leur rôle et ont le soucis de ne faire apparaitre aucun anachronisme. De plus ils sont véritablement charmants et accueillants. On peut entrer dans les maisons à tout moment, même quand ils déjeunent avec les produits cultivés et cuisinés par eux-même, comme le faisaient leurs ancêtres. Ainsi, la vie suit son court paisiblement à Caraquet, selon des habitudes ancestrales et les touristes sont invités à partager ces moments de grâce. Notre premier contact avec les Acadiens est plutôt positif !
En quittant Caraquet, on ne peut ignorer le phare aux couleurs de l'Acadie. Même si le village historique est légèrement à l'intérieur des terres, la mer n'est jamais loin !
Nous arrivons à BOUCTOUCHE, un autre bastion acadien car demain matin nous irons visiter " Le pays de la Sagouine ", un lieu aminé et emblématique de la région. Ici, le ton est donné : C'est le festival des mollusques !. Ce soir nous testons notre première chambre d'hôte au Canada au gîte de la SAGOUINE justement. Un vrai petit bonheur que ce gîte situé au centre du village. Nous avons 2 chambres contigües, élégament décorées et très confortables. Il y a tout : frigo, micro onde, cafetière, wifi, TV... L'accueil est adorable. Que demander de plus ?...
Le restaurant d'à côté appartient au même propriétaire.
Nous y prenons notre repas du soir : Notre premier sandwich au homard car nous sommes en plein pays du … homard : Excellent ... et en plus un très bon rapport qualité/prix car ici le sandwich au homard est au même prix que le jambon beurre de chez nous !
La propriétaire du gîte nous a signalé un concert gratuit à la salle des fêtes. Tout le village est là pour écouter un concert de musique acadienne moderne. L'identité culturelle est très forte ici !
L'église catholique de Bouctouche est colossale, comme s'il fallait montrer de loin aux "anglais" que les francophone sont bien présents.
La SAGOUINE est le personnage emblématique du village. Cette femme de ménage est l'héroïne d'un roman acadien d'Antonine Maillet qui a été adapté à l'écran. Aujourd'hui, un site animé lui est consacré. Il est situé sur l'île aux puces, une île minuscule au milieu d'un plan d'eau qui fait face à la ville. Ce sera le but de notre visite de demain...
Ci-dessous : La façade d'une galerie d'art qui fait référence à "la Sagouine", le personnage d'Antonine Maillet
vous prenez exactement toutes les photos qu il faut et des détails photographiques
absolument sur le vif; bien joué! 😉
tout est authentique ........
franchement c'est superbe, je me régale.........
Les gens de ce pays sont enjoués et plein d'énergie. Il aiment l'Acadie et la défendent avec fierté. Ils s'efforcent de préserver leur langue et leurs traditions, fruits d'un héritage qui participe à l'unité culturelle de cette minorité pourtant dispersée aux quatre coins du pays et même au-delà...
C'est sous un beau soleil mais avec beaucoup de vent que nous abordons le fameux "Pays de la Sagouine".
Cette "Sagouine" est l'héroïne d'une pièce écrite par Antonine Maillet en 1971, figure du pays acadien. L'auteur s'est inspirée d'un personnage ayant réellement vécu, une certaine Sarah Cormier. La Sagouine a ensuite été adaptée à la télévision de Radio-Canada en 1977 et en 2006.
La Sagouine est une Acadienne qui monologue devant la caméra et nous raconte les histoires de son bout de pays dans la langue du pays. C'est une fille de pêcheurs de morue, devenue fille à matelots, qui s'est ensuite mariée à un pêcheur d'éperlans et est devenue, à 72 ans, laveuse de plancher. Elle incarne la classe moyenne et populaire de l'Acadie.
Le parc de la Sagouine à Bouctouche a été créé en 1992 sur l'île aux puces. C'est un lieu joyeux de théatre et de musique où les acteurs locaux interprètent des scénettes en prenant souvent à parti les spectateurs.
Nous sommes d'abord accueillis par un violoneux. Puis une employée nous conduit jusqu'à l'île aux puces par le fameux pont en bois tordu.
Les « habitants » nous invitent à nous répartir autour de la place principale.
Et c'est parti pour une introduction en chansons...
Nous sommes invités à suivre Marguerite dans sa cuisine. La scène est très amusante car Marguerite sait vraiment bien jouer avec le public !
Puis c'est Mathilda qui nous conte des histoires à propos de la maison d'à côté.
Comme il y a beaucoup de monde dans cette maison, nous en profitons pour aller dire bonjour à Mac Farlane qui nous invite à venir dépenser notre argent dans sa boutique.
Nous visitons ensuite le bout de l'île avec son phare et le barbier coiffeur où une jeune fille propose à Patrick de tester le casque. Mais celui si, au lieu de propulser de l'air chaud, aspire les cheveux et Patrick ressort les cheveux tout dressés ce qui amuse beaucoup les enfants !
Les musiciens donnent un concert sur la scène centrale mais il fait très froid à cet endroit car l'air circule de partout.
Nous nous rendons dans la maison de Rose, la dynamique jeune fille en rouge qui nous raconte beaucoup de choses sur sa maison, ses amis et son amour pour Citrouille, un gars du village.
On nous invite à venir prendre place au théatre central où une représentation va avoir lieu avec Mariagelas. Malheureusement cet endroit est plein de courant d'air et il y a nulle part où s'abriter du vent froid. De plus nous n'avons pris ni polaire, ni coupe vent.
Nous décidons donc de quitter la place.
Nicolas est un peu déçu mais je ne tiens vraiment pas à ce que tout le monde attrape la crève.
Cet endroit est franchement sympathique et joyeux.Pour bien faire il aurait fallu nous imprégner avant du roman d'Antonine Maillet.
Le point noir c'est vraiment l'inconfort de la scène principale, c'est à dire les sièges en plein courant d'air qui n'engagent vraiment pas à rester écouter les pourtant excellents acteurs et musiciens où bien alors il ne faut pas comme nous, oublier sa petite laine.
Nous repartons en direction de Bouctouche car un établissement a retenu notre attention, « la poutine à Léa ». Nous entrons mais là, près du comptoir, nous nous aperçevons très vite de notre erreur : ici on ne sert pas de la poutine québecoise mais de poutine acadienne (un peu normal aussi). La poutine Acadienne c'est ce que nous a décrit en gros Marguerite dans sa cuisine sur l'île aux puces : « des patates rappées mélangées à de la purée roulée en boule autour de viande et cuite longtemps dans l'eau ce qui lui donne un aspect grisâtre et visqueux comme de la morve de nez ».
Nous confirmons : Nous qui avons une grosse envie de frites, l'aspect répugnant de la chose nous incite immédiatement à faire demi-tour pour nous rabattre dans la pizzeria voisine où l'on sert de la nourriture "normale" et c'est très fréquenté par les locaux qui parlent le "chiak", un dialecte local mélangeant allégrement le français et l'anglais... de quoi y predre son latin !
Sur la route, nous nous arrêtons à SHEDIAC. La ville est réputée comme le plus grand port de pêche au homard. D'ailleurs une statue géante a été érigée à la gloire de ce crustacé.
Nous stoppons également près du pont de la confédération, histoire d'avoir une belle vue sur l'ouvrage qui relie le continent à L'Ile du Prince Edward. Le temps est maussade...
Notre étape de ce soir se situe dans la petite ville de SOURIS car c'est ici que nous prendrons le bateau demain pour les îles de la Madeleine.
Le LIGHTHOUSE MOTEL est notre première déception côté hébergement.
L'accueil tout d'abord : Je commence à m'exprimer dans mon meilleur anglais mais la dame ne relève pas la tête et ne nous adresse pas un mot. Seul le monsieur, son mari je présume, parlant un français parfait, s'adresse à nous de manière fort courtoise. Lorsqu'elle cherche notre réservation sur son cahier, la dame demande à son mari de lui épeler le nom en anglais. On en pense ce que l'on veut mais cela jette un froid. .. et même quand le monsieur essaie de rattraper la situation en nous indiquant un restaurant pour le soir, on sent vraiment que l'on dérange madame !!!!
Le motel : Un mot résume assez bien son état : défraichi, miteux !
J'ai bien compris qu'il n'était ouvert que l'été mais un coup de peinture ne suffirait pas à lui donner du charme.
La chambre : La première chose que tu remarques c'est que dès que tu fais un pas, tout bouge ! On a l'impression d'être dans un mobile home.
Ensuite ce qui te surprend c'est ce que tu entends, c'est à dire que l'isolation phonique entre les chambres est inexistante, les cloisons ont vraisemblablement l'épaisseur d'une feuille de papier !
La porte du fond m'intrigue, je la pousse et me retrouve dans une cuisine... partagée avec la chambre d'à côté... et comme les voisines bruyantes ont laissée ouverte leur porte de chambre, je peux les voir vautrées sur leurs lits. Imaginez l'intimité des lieux !
Le plancher léger, la déco sommaire, la salle de bain minimaliste, tout cela tranche singulièrement avec le gîte de la veille !
Heureusement qu'il y a un radiateur à huile... qui fonctionne car nous avons froid.
Bon je ne sais pas si c'est à cause de ca mais nous devons à présent faire la chasse aux araignées ...
Nous sommes d'autant plus déçus que nous avons remarqué un autre hotel à 2 pas d'ici qui a l'air nickel et aussi un gite dans le village. Bref je n'ai pas été bonne sur ce coup là.
Il n'y a pas grand chose à Souris pour se restaurer à part le BLUE FIN. La façade de ce restau n'est pas engageante. Elle aurait besoin d'un bon coup de peinture.
Heureusement l'intérieur est chaleureux et il y a du monde. Le choix, la nourriture et le service sont tout à fait correct.
Encore un petit tour sur la plage de Souris avant d'aller rejoindre notre " palace "...
Une traversée mouvementée vers les îles de la Madeleine
Au départ de Souris, sur l'île du Prince Edouard, la traversée dure 5 heures. C'est déjà beaucoup, surtout quand la mer est agitée !...
La pluie au réveil n'arrange pas notre mauvaise impression du motel. Après le petit déjeuner sommaire (attention à la marche cassée avant d'entrer) nous décidons comme prévu d'aller faire le tour nord-est de l'île jusqu'au phare.
Arrivés là bas, le vent est si fort que nous sortons les imperméables et ne nous attardons pas à l'extérieur. Direction donc la boutique. A la vue de la mer démontée (c'est comme ça que l'on dit en Normandie quand il y a de la tempête en mer), nous décidons de nous rendre dans une pharmacie de Souris pour acheter des anti-nauséeux. Je suis particulièrement sensible au mal de mer.
Nous retournons ensuite déjeuner au restaurant de la veille, le BLUE FIN et j'avale une bonne dose de cachets pour le voyage qui promet d'être agité.
Traverse pour les ILES DE LA MADELEINE
L'année passée, lors de la fameuse randonnée des coyote buttes du nord, notre guide nous disais pendant la dernière montée "The wave se mérite" ! Aujourd'hui, vu l'état de la mer je serais tentée de dire "Les îles de la Madeleine se méritent", surtout pour moi qui ai si facilement le mal de mer !
Attente à l'embarquement
J'ai bien fait de prendre les cachets... c'est drôle, tout le monde m'a suivi. Le bateau bouge de partout. Je déteste ça.
Nous allons voir le film dans le cinéma et là je m'endors...
Nous allons ensuite faire un tour dans le café ou un groupe de musiciens locaux mettent une sacrée ambiance avec leur musique country à la sauce francophone.
Les enfants s'endorment à leur tour.
A son réveil Caroline ne se sent pas très bien. Comme je ne me sens pas bien moi même je propose que l'on se rende au lounge du pont supérieur et que l'on se cale dans un fauteuil au centre du bateau pour dormir jusqu'à l'arrivée (les pilules contre le mal de mer donnent toujours envie de dormir). C'est ainsi que nous terminons enfin le voyage.
Je suis bien contente quand nous arrivons enfin à l'île du Cap aux meules. Il ne pleut plus mais il y a toujours du vent.
Nous laissons bientôt la foule pour nous retrouver tout seul sur la route de l'île de la grande entrée située à une cinquantaine de kilomètres.
L'ïle du havre aux maisons est telle que je l'avais imaginé avec ses petites maisons de toutes les couleurs.
La partie nord est plus sauvage. Nous atteignons enfin notre chaleureuse auberge.
Une bonne table d'hôte aux accents maritime nous attend ainsi qu'une chambre coquette et un lit douillet....
Jour 16 - Samedi 16 juillet
Découverte des îles...
C'est sous un ciel peu engageant que nous partons à la découverte des îles. Malgré le ciel gris, nous allons nous rendre dans des endroits sympathiques comme la Grave où les routes de l'Etang du Nord...
L'auberge de la Salicorne est un lieu d'hébergement associatif qui permet de faire vivre les habitants du coin (perdu de cette île).
Ainsi les serveuses ne sortent peut-être pas de l'école hotelière mais elles font de leur mieux et sont plutôt "authentiques", entendez par là qu'elles ont bien l'accent du coin et ne font pas de manières.
L'auberge propose des activités comprises dans le forfait en demi-pension. Ainsi chaque jour, matin et soir, on vous propose des balades et le soir il y a parfois des animation près du bar de l'hotel.
La Salicorne est située sur une hauteur de l'île de Grande entrée, c'est à dire à l'extrémité des îles, l'endroit réputé le plus "sauvage". Notre chambre bénéficie à la fois de la vue sur l'étendue d'eau intérieure, côté eglise et sur l'océan, côté "Ile Boudreau".
Je me suis réveillée de bonne heure dans notre chambre douillette. Hélas, le soleil ne s'est pas levé de bon pied aujourd'hui. On entend le vent qui souffle dehors ce qui n'incite pas à quitter la couette.
Pourtant, j'en profite pour passer à la laverie faire une première tournée de linge.
Hélas, après ce lavage, des tas de petites tâches noires apparaissent sur les vêtements. Patrick est désespéré pour son pantalon Columbia qu'il adore porter en rando et son Tee shirt lacoste.
Je m'abstiens donc de remettre le reste à laver et j'informe aussitôt la réception. La fille me dit que c'est déjà arrivé à cause de la pompe qui peut refouler... de huile ! On me propose de venir laver mon linge dans la laverie réservée au personnel mais attention comme ils lavent les serviettes ici il est possible qu'il y ait de l'eau de javel...On m'indiquera donc quelle machine utiliser ce soir.
Le soir venu je remets donc les vêtements tachés mais la fille de la réception ne sait pas quelle machine je dois utiliser. A la sortie, les tâches noires sont un peu atténuées mais toujours présentes avec en plus quelques tâches blanches...dues à l'eau de javel...
Pas de chance donc... Je termine le lavage à la main dans le lavabo de la chambre …
Les îles
Mais revenons aux "îles", c'est comme cela que les québecois parlent des îles de la Madeleine puisque ces îles appartiennent à la belle province, même si elles sont habitées par des ... acadiens.
Sur cette des îles j'ai placé des vignettes indiquant les principaux sites que nous avons visité.
Côté communications, il y surtout une route principale (ici en orange) qui traverse les îles.
Les îles sont au nombre de 5 dont quatre sont reliées entre elles par des bans de sable consolidés par l'asphalte de la route:
De bas en haut : Havre Aubert, Cap aux meules, Havre aux maisons, Grosse île, Grande entrée, là où nous séjournons.
L'île d'entrée, le petit pois au milieu de la mer devant Cap aux meules, est totalement dissociée des autres. D'ailleurs, c'est une communauté anglophone qui y réside, toute comme à Grosse île.
Comme il pleut et vente ce matin, nous déclinons l'invitation pour randonner à la plage de la Bluff et prenons l'auto pour partir à la découverte des îles.
Direction donc l'île du Havre Aubert, la plus éloignée de l'île de la grande entrée.
Sur Cap aux meules nous nous trompons de route et atteignons malgré nous la fameuse statue des pêcheurs de Roger Langevin.
La boutique qui jouxte le site, le flâneur", mérite le détour. Des personnages féériques sortis de l'imagination de l'artiste sont disposés au milieu d'un incroyable bric à brac et le jardin n'est pas en reste...
Nous découvrons ensuite avec grand plaisir le site de la GRAVE. Il y a plein de boutiques... Caroline et moi adorons ! Les hommes aussi car il y a devant chaque magasin un banc pour leur permettre d'attendre.
Mais c'est au CAFE DE LA GRAVE que nous trouvons notre salut, un endroit très chaleureux qui permet à Patrick d'essayer le burger de loup marin (phoque) ! Ce café est implanté dans un ancien magasin général et donc décoré de bric et de broc comme on les aime !
Il y a aussi là un piano. Un monsieur s'assoit. Il se met à jouer un air de Felix Leclerc, puis la mer de Trenet... l'ambiance est là. Tout est parfait !
Nous parcourons la Grave jusqu'à la boutique des artisans où tous les objets sont faits...en sable ! Très original. Nous avons de la chance car le soleil fait une timide apparition pour devenir plus franc en fin d'après midi.
L'après-midi se prolonge par la route panoramique de l'île de BASSIN, puis retour vers l'île de la Grande entrée.
Les petites maisons colorées sont plus charmantes les unes que les autres. Comme Patrick ne s'arrête jamais je dois essayer de "shooter" à travers le pare brise et les vitres...
La seule difficulté reste d'essayer d'éviter les fils électriques très présents sur les îles. Seules les nouvelles bâtisses ont enterré les fils ce qui leur donne beaucoup plus de charme.
Ancien bâtiment des douanes reconverti en auberge :
Derrière la dune sur la longue route entre le Havre aux maisons et Grosse île :
Ce soir à l'auberge de la SALICORNE, on nous propose de visiter le centre d'interprétation du loup marin. Très intéressant avec de magnifiques photos des petits blanchons.
Après nous partons faire un tour vers la mer mais il nous faut traverser un petit bois infesté de moustiques avant d'atteindre le centre nautique. Heureusement, ça vaut le coup pour les photos !
Jour 17 - Dimanche 17 juillet
Un grand bol d'air pur !
Les îles sont un peu hors du temps, le temps qui s'arrête, le temps de vivre, le temps qui suit le rythme d'une météo capricieuse. Laissons nous porter...
Aujourd'hui à la Salicorne, on nous propose une randonnée guidée sur ILE BOUDREAU.
Il fait beau avec un peu de vent, une température idéale pour une balade "nature" avec des explications sur la faune et la flore d'une petite île située face à l'auberge. C'est Catherine qui nous accompagne. La balade est vraiment très belle, entre dunes et mer, fleurs et coquillages. Un grand bol d'air frais et de soleil qui nous met en pleine forme...
Cette petite maison jaune face à la mer n'est pas n'importe quelle maison. Elle appartient à Mario CYR, cameraman et photographe sous-marin et spécialiste de l'Artique. Il réalise notamment des documentaires pour National Géographic.
Nous retrouvons les roches rouges de l'ouest des USA !....
Au loin, la Salicorne :
Pour déjeuner, nous nous rendons au restaurant ALPHA au port de la grande entrée, un petit snack qui est aussi un club de plongée et QG de Mario Cyr, cité précédement. Le restau est vraiment tout petit avec une seule grande table haute qui permet de tailler une bavette avec les voisins.... D'excellents sandwichs... au homard ! Normal on est dans le port qui en pêche le plus de toutes les îles !
De retour à la Salicorne, nous repartons aussitôt en groupe pour OLD HARRY, GROSSE ILE et la plage de la GRANDE ECHOUERIE
Il s'agit de la partie anglophone de l'île et nous sommes toujours accompagnés de la sympathique et dynamique guide Catherine.
Un petit tour sur le port de Grosse île nous permet de savoir comment fonctionne la cage qui piège les homards. Ici, chez les anglophones les cages sont rectangulaires alors que chez les pêcheurs francophones elles sont arrondies....
Elles sont très lourdes ces cages, n'est-ce pas Nicolas ? Elles sont lestées pour tomber dans les fonds marins.
Ensuite nous arrêtons dans une petite église anglicane ou les vitraux rappellent la vie des pêcheurs.
Les événements heureux ou malheureux sont notés sur des coquillages...
Puis nous terminons l'après-midi sur la plage de la grande échouerie, une très belle plage où nous risquons nos pieds dans l'eau de la mer...glaciale !
On s'amuse bien mais le temps passe vite et il est l'heure de rentrer.
En fin d'après midi nous retournons au port de l'île de la grande entrée pour voir les bateaux qui sont si nombreux ici et prendre des photos en profitant de la belle lumière du soleil de cette fin de journée.
Pour une poignée de dollars...
Ici nul besoin de courir pour ammasser fortune, il suffit juste de se baisser pour ramasser les quelques dollars que les vagues viennent généreusement déposer sur le sable...
Aujourd'hui les activités proposées sont "visite du port de grande entrée avec un vieux pêcheur de homards" ce matin et "Bains d'argile" cet après midi.
Vu le temps, nous déclinons l'invitation pour les bains d'argile...
Il fait bien mauvais ce matin. Nous nous décidons tout de même pour la visite guidée du port. Une fois sur place, le vieux pêcheur nous explique toutes les subtilités de la pêche au homard. Il a un accent parfois difficile à comprendre pour nous car il "mange" quelques sons comme les "r" par exemple.
Malgré la pluie, la visite n'est pas si désagréable mais quand le temps se gâte, le groupe se réfugie très vite à l'Alpha, le petit snack où nous avons déjeuner hier midi, pour prendre une bonne boisson chaude.
La pluie n'arrête pas un vieux pêcheur de homard passionné...
Dehors, le port sous les pluies diluviennes et les lampadaires, prend des allures de ville du pôle nord où quelque chose du genre...
Quand la pluie s'en va, nous profitons encore de ces quelques instants sur place pour visiter la boutique de "Marie Marto", une artiste locale un peu "décalée". Même impressions qu'hier dans la boutique du "flâneur"...
Nous partons ensuite du côté de Cap aux meules pour déjeuner.
J'arrête prendre quelques photos car le paysage me semble quelque peu surréaliste avec ce temps. On se croirait quelque part dans le grand nord ou bien en scandinavie...
Nous avions prévu aller manger un homard "dans sa coque" comme disent les gens d'ici, mais le restaurant indiqué étant fermé, nous nous rabattons sur le café des PAS PERDUS, un établissement jeune, branché, sympa. On y mange bien et l'ambiance est bonne.
Quand le soleil revient, on ouvre de suite la grande fenêtre et l'on se retrouve presque à la terrasse !
Nous loin de là, en allant vers la Grave, on nous a parlé de la plage de la MARTINIQUE où l'on trouve beaucoup de coquillages et notamment des dollars de sable... Intrigués par ces drôles de petites choses que nous avons déjà vues dans les boutiques où à l'hotel, nous voilà transformés en "chasseurs de dollars" !
Sur la route : une petite boutique sympatoche de cerfs-volants et autres machins qui bougent au vent !
Petite église face à la Salicorne
La montée à la Salicorne :
La croix multicolore qui surplombe le site, près de l'auberge, a été érigée en 1985 par les Chevaliers de Colomb, une organisation catholique de bienfaisance
Ce soir à la Salicorne, c'est chansons francophones avec un chanteur guitariste local. Sa famille est venue le voir... Beaucoup d'ambiance !
Le chemin des écoliers...
Quand on réside à la Salicorne, on peut, si on le désire, participer au grand tour guidé des îles. Alors même si le jour de l'excursion tombe le dernier jour du séjour cela n'a pas d'importance tant il y a de découvertes à faire sur ces petits bouts de terre où, il faut bien l'admettre, les habitants ont intégré depuis longtemps l'attrait du tourisme...
C'est sous un soleil radieux que nous embarquons ce matin à bord d'un joli bus scolaire jaune. Nous sommes une vingtaine dans le groupe et notre guide est un jeune garçon des îles.
Sur notre circuit, plusieurs arrêts sont prévus. Tout d'abord une verrerie d'art, l'atelier de la MEDUSE, puis la fromagerie du PIED-DE-VENT qui fait du fromage au lait cru. Jusque là rien de très original. Puis nous nous arrêtons pour admirer la côte et les falaises ocre qui donnent la réplique aux falaises grises qui lui font face.
Voyons maintenant quelque chose de plus typique : le FUMOIR D'ANTAN où sont fumés les harengs...
Chez LE BARBOCHEUX, on nous propose des apéritifs (Bagosse) et des digestifs.
Nous retrouvons avec plaisir le site historique de la GRAVE sous le soleil : Nous y étions venus samedi. Le groupe se précipite vers le café de la grave mais comme nous y sommes déjà allés, nous optons pour un endroit plus calme, le restaurant VENT du LARGE.
Nous bénéficions d'une superbe vue sur la mer et le site. Sur la terrasse couverte nous consommons d'excellents tapas dont certains très « régionaux » (pétoncles fumées au fumoir d'antan au fromage pied de vent, brie aux airelles et amandes, saucissons de loup marin, brandade de morue, etc... Bref un très bon moment même si le service est un peu long.
Nous avions remarqué la boutique qui vendait des bandes dessinées locales; Cette fois nous entrons et, quelle chance, le dessinateur, Hugues POIRIER, est présent pour dédicacer les ouvrages ! Nous nous faisons donc dédicacer la BD "Les aventures de Nicephore aux îles de la Madeleine" et nous repartons également avec l'album "Les aventures de Winnyfred, la grande virée acadienne"... tant qu'à faire !
Arrêt à l'église de l'Etang du Nord
A la MICRO BRASSERIE, "A l'abri de la tempête" on trouve un bon choix de bières régionales légères à la pression et quelques unes plus élaborées et embouteillées.
Des micor-verres pour une micro brasserie !
C'était notre dernier jour aux îles, snif !
Cette étape aura été des plus agréable. Nous ne regrettons pas d'y avoir séjourné au moins 4 jours pour déjouer les caprices du temps.
La Salicorne est vraiment un endroit convivial à recommander. Aujourd'hui lors de notre tour, nous avons croisé les tours guidés venant du CTMA vacancier. Il y avait beaucoup de personnes âgées à bord. Ce n'est pas le cas de la Salicorne.
Nous étions 22 dans notre autobus et il y avait des gens de tous les ages mais la moyenne devait être plus proche de la trentaine. L'ambiance était très sympa. Beaucoup de gens riaient sur le chemin du retour, certains même beaucoup.. l'effet de la bière sans doute !!!!
A la Salicorne il y a aussi pas mal de gens du coin qui viennent diner au restaurant. Ils sont facilement reconnaissables à leur accent. J'ai maintenant l'habitude de cet accent dont les intonations me deviendraient presque familières...
Ce soir c'est rangement, douche et brushing (Ils ont acheté des sèches cheveux à l'accueil!!). Nous avons décliné l'invitation à la soirée « pêcheur de homard »... nous en avons assez vu et entendu sur le sujet. Maintenant nous savons que c'est à Grande entrée qu'est pêché « le meilleur homard du monde » dans le respect de la préservation de l'espèce !
Quelques mots sur l'auberge de la SALICORNE
Le personnel est très gentil et infiniment serviable. Une employée nous a fait une présentation du site et des activités rien que pour nous.
Les chambres sont chaleureuses et bien équipées. Nous avons même une baignoire « sur pattes » dans la chambre mais à quatre ici, nous ne nous en servirons pas. Nous préférons la douche. Nous avons la vue sur la mer des 2 côtés vue que la mer est... des 2 côtés de l'auberge.
Nous avons le wi fi mais impossible avec nos téléphones portables de capter un réseau (portant il y a une grande antenne juste à côté mais ce doit être pour des réseaux concurrents). Ce n'est pas bien grave, nous irons téléphoner à la cabine.
Les repas en table d'hôte sont copieux et très bons. Les serveuses sont aux petits soins. Le petit déjeuner est également bien copieux.
Bref, le seul point noir, ou devrais-je dire, les seules tâches noires sont celles que j'ai retrouvées sur les vêtements après le passage en machine !
Traversées vers la nouvelle Ecosse
Journée de transition, journée "bateaux". Aujourd'hui nous disons adieu aux îles de la Madeleine, traversons l'île du Prince Edward et prenons un second bateau de Wood Island vers PICTOU en nouvelle Ecosse, soit 6h15 de bateau en tout !
C'est par une belle matinée que nous quittons les îles, non sans une pointe de nostalgie. La mer est calme. Nous n'aurons pas besoin d'avaler des pilules contre le mal de mer !
Arrivés à Souris, il nous faut encore traverser l'île du Prince Edouard afin de gagner Wood Island pour prendre un autre traversier vers la nouvelle Ecosse.
J'avais réservé le traversier de 16h30 mais nous arrivons plus tôt que prévu si bien que nous demandons à changer pour le traversier de 14h45. Chouette, on peut embarquer... Le traversier est en retard et nous ne partons qu'à 15h20. Ca fait tout de même 1h10 d'attente de gagnée !
PICTOU est un petit port de la nouvelle Ecosse reconnu comme étant le lieu de naissance de la Nouvelle-Écosse qui s'appelle NOVA SCOTIA...en anglais !
J'ai demandé à une dame du coin pourquoi Nova scotia et pas New Scotland... elle n'a pas su me répondre autrement que "Nova Scotia" est le nom latin mais pourquoi avoir choisi le latin, ça elle n'en savait rien...
PICTOU est donc reconnu comme le berceau de la Nouvelle Ecosse et fondé par les premiers colons écossais arrivés à 200 sur l'Hector le 15 septembre 1773 dont une réplique occupe fièrement le port de la petite ville.
Le STONE CORNER B & B est une charmante maison blanche à la déco soignée. Il est situé à 500 mètres du port.
Nous sommes reçu par le propriétaire, un type de notre age un peu bobo, un musicien qui joue de la guitare électrique.
Je dois tout de même dire que entre la maison et le port, beaucoup d'endroits sont à l'bandon. Bref, c'est un peu la « zone » dans le coin... J'imaginais cette ville de Pictou ayant plus de charme.
Cette impression, nous l'avons déjà eu à SOURIS, sur l'île du prince Edward. Des maisons abandonnées, des terrains en friche avec du bazar dessus... cela ne ressemble pas trop à l'Ecosse par exemple.
Nous n'avons pas eu cette impression de « laisser aller » au Québec ou aux îles... Les îles que nous avons tous aimées... Séquence nostalgie...
Sur le port nous retrouvons l'Hector (ou plutot sa copie). Le bateau est visitable. Nous sommes seuls maîtres à bord !
Le SALT WATER CAFE situé en front de mer fait face à l'Hector. La cuisine est familiale et l'ambiance amicale. On se prend du homard "avec carapace"... Le seul endroit on l'on pouvait en trouver entier sur les îles était le restaurant "La factrie" situé au dessus d'une poissonerie à Cap aux Meules car la saison était terminée depuis 15 jours. Malheureusement il était fermé lorsque nous avons voulu y aller lundi. Nous nous étions alors rabattus sur le restau "les pas perdus".
Nous nous attaquons donc chacun (Patrick et moi car les enfants n'en veulent pas) à notre bestiole... Bon, c'est en voulant casser la première patte que j'ai « ripé » et envoyé le pot de sauce en beurre sur mon pantalon...
Pour terminer la patte j'ai ensuite brisé en deux la fourchette à homard... Faut dire que le plastique n'est pas forcément adapté !
Bref ce n'était pas mon jour mais la bête y est passée. Il y avait pas mal à manger là dedans !
La voiture du Shériff de la ville. Les 2 photos ensemble : Homard + Sheriff
Jour 21 - En route vers le cap Breton – Musée Graham Bell et Chéticamp
Le parcours d'aujourd'hui nous emmène vers Baddeck, une petite ville animée où vécu Graham Bell, l'inventeur du téléphone. Un musée y est d'ailleurs consacré...
Le petit déjeuner au stone Corner est des plus agréable. Notre hôte est disponible et nous fait la conversation ainsi qu'une autre cliente américaine.
Nous prenons la route vers Baddeck où se trouve le musée GRAHAM BELL, l'inventeur du téléphone. Avant la visite, nous profitons du site idéalement aménager pour le pique-nique.
Le musée n'est pas très grand mais bien aménagé avec de nombreuses vidéos.
Nous voici maintenant sur le fameux " Cabot trail ", une route qui fait le tour du Cap Breton, l'endroit le plus au nord de la Nouvelle-Ecosse et considéré un peu à la manière des hautes terres d'Ecosse. Nous aperçevons un aigle à tête blanche juché au sommet d'un arbre mort mais c'est trop tard pour la photo.
CHETICAMP est un bastion acadien, donc francophone. Cela se remarque de suite par son église imposante. La ville est sympathique et les gens y parlent un français avec un accent plus proche du notre que les québécois.
Nous avons retenu au OCEAN VIEW MOTEL . Cet hébergement nous réconcilie avec les motel (voir notre déconvenue à Souris). L'accueil est agréable, la chambre coquette et bien équipée avec en plus des DVD en prêt à l'accueil et belle vue sur la mer.
Nous jetons notre dévolu que le restaurant familial " LE GABRIEL ", situé en centre ville . Il y a un bon choix de mets et la facture est allégée. Patrick et moi prenons une assiette du capitaine : Divers poissons, coquille St Jacques, crevettes + homard pour lui et crabe des neiges pour moi. Très copieux et bien gouteux !
Jour 22 - Découverte du cap Breton – Cabot trail & Randonnée du skyline
Il faut parcourir beaucoup de kilomètres avant d'atteindre les hautes terres du Cap Breton et il faudrait plusieurs jours pour découvrir tous les chemins du parc national. Le plus célèbre d'entre eux est certainement celui qui surplombe l'océan, le majestueux sentier dit du " Skyline "…
Ce matin à CHETICAMP est dans la brume mais on sent bien que ça ne demande qu'à se lever comme on dit !
Nous voilà donc partis pour la randonnée du SKYLINE au parc national du cap breton. Le départ se fait donc dans la brume, où plutôt dans un nuage car nous sommes en hauteur.
Nous entrons sur le sentier dans une ambiance à la Harry Potter d'après mon fils, seuls dans la nature, l'aventure peut commencer ...
Puis le temps se dégage lorsque nous atteignons la pointe du skyline c'est à dire la vue sur la mer, d'une hauteur impressionnante ! Ici bizarrement la mer est bleue, très bleue !!!
Ensuite nous empruntons le chemin qui n'est pas aménagé, une sorte de "primitive trail", très long mais pas très beau car les arbres sont en mauvais état.
Cela est du, parait-il, aux orignaux qui mangeraient leurs racines car ici nous sommes en plein territoire des orignaux... et là, nous apercevons un, ou plutôt une...une grosse femelle orignal (élan)!!!
Nous sommes ravis !!! Cette randonnée est vraiment magnifique. Si on a la chance, on peut voir des orignaux, des ours, des coyotes et des tas de petits animaux...
Une de nos plus belles balades !
Nous avons eu de la chance en haut du " Skyline " car le ciel se couvre à nouveau. Nous déjeunons d'un sandwich dans un snack sur le bord de la route près de Pleasant Bay, à la sortie du parc, avant de faire une petite balade en forêt près d'une habitation ancestrale de bucheron.
Pour revenir au temps, ici c'est incroyable ce que ça peut changer vite... mais il ne fait pas froid, c'est le principal.
Ce soir nous dormons dans un minuscule petit port, WHITE POINT, situé au nord du parc national du cap breton, un vrai trou perdu mais plein de charme
Le TWO TITTLE B&B est une tout petite maison tenue par un couple de retraités. Les enfants dorment dans le " cottage ", c'est à dire " la cabane au fond du jardin... " !.
Le chien de la maison d'en face : Je l'ai trouvé comique avec son oreille droite et l'autre cassée.
Nous dinons à la " chowder house " à NEIL'S HARBOR, autre petit port voisin. Il n'y a pas beaucoup de choix de restos dans le coin. Il s'agit d'une sorte de snack de fruits de mer. La commande se passe au comptoir et on vient nous livrer les plats à table. Bon, on oublie car peu convivial et vraiment moyen.
Jour 23 - En route vers Louisbourg
Il y a bien peu de touristes dans ce coin de monde perdu. Seules quelques automobilistes se risquent sur le Cabot trail qui fait le tour du parc national du Cap Breton...
Il fait beau soleil ce matin et je m'autorise une balade matinale à 6h30 vu que nous nous sommes couchés hier soir " comme les poules!! "
Un petit tour sur le chemin qui jouxte le B&B, une montée au sommet de la colline et derrière il y a un magnifique cap avec des colonies d'oiseaux.
Je recommande cette balade. La marche est courte pour arriver au bout de ce WHITE POINT. A posteriori, je regrette de ne pas être allée jusqu'au bout à pied pour observer les oiseaux...
Le petit port est baigné de soleil ! Un vrai plaisir pour les photographes.
Nous voyageons maintenant vers la partie atlantique du Cabot trail.
Ouvrez l'oeil : J'ai vu une baleine car la mer longe la route ! Malheureusement je n'ai pas été assez rapide pour la photo et il n'y avait pas moyen de s'arrêter là !
La randonnée près de Keltic lodge : Un long chemin ardu (beaucoup de racines d'arbres) serpente le long des falaises pour arriver à un cap avec quelques mouettes. Beaucoup de marche pour un paysage au bout qui ne vaut pas tant que ça.
Nous prenons le dejeuner sur la route, au CLOAKING HEN, une boulangerie patisserie qui fait aussi café. Bonne pioche : Les sandwichs sont délicieux et le service aimable.
Le B&B FOGHORN à LITTLE LORRAINE est situé à environ 15' de LOUISBOURG. Cette maison tenue par une vieille dame charmante se trouve dans un petit village perdu au milieu de nulle part, près d'un tout petit port naturel.
Ce joli gîte dispose de jolies chambres décorées avec goût, d'un salon de télévision pour les clients ainsi que d'une TV et petite cuisine.
Le LOBSTER KETTLE à LOUISBOURG est un resto sympa dans une ville bien animée. Bon accueil, prix doux et beaucoup de légumes !
Merci de partager encore une fois ce magnifique carnet de voyage. Néanmoins, la partie préparation est tout autant (voire plus) intéressante et j'ai hate de découvrir celle concernant votre prochaine destination (je me rend régulièrement sur ton site pour voir la publication...).
🙂 Merci beaucoup.
Le prochain voyage n'est pas du tout dans le même secteur puisqu'il s'agit du Vietnam. Il y a moins de préparation puisque nous ferons un tour guidé, mais privé, dans le nord du pays à la rencontre des ethnies minoritaires des montagnes du Tonquin. Nous terminerons par une semaine de repos au bord de la mer, à Hoi An.
Voici la suite avec des photos de cette ville reconstituée au bout du monde ....
Jour 24
Forteresse de Louisbourg : Une immersion en plein XVIIIème siècle.
Qui aurait pu croire que dans ce bout du monde livré à l'océan, se trouvait un des plus beau joyaux du Canada ? La forteresse de Louisbourg est plus qu'une attraction. C'est un monde rude et venteux où le temps s'est arrêté et où les habitants, tout comme leurs ancêtres, paraissent devoir survivre avec un sentiment d'abandon et de grande solitude... Pathétique !
Je vais encore profiter d'un réveil matinal et d'un beau soleil pour aller me promener du côté du petit port de Little Lorraine consacré à la pêche au homard... encore et toujours !
Après un bon petit dej au Foghorn B&B avec du yaourt, des fraises et des pannecakes aux bleuets, nous prenons la route vers la forteresse de Louisbourg car c'est ici que nous allons passer la journée.
Mais pourquoi avoir restauré un tel site touristique au fin fond de la Nouvelle-Ecosse ?
Un regard sur l'histoire s'impose :
Les Français débarquent à Louisbourg en 1713, à la fin de la guerre de la Succession d'Espagne, après avoir cédé l'Acadie et Terre-Neuve aux Britanniques aux termes du traité d'Utrecht. Il ne reste plus à la France, dans ce qui est aujourd'hui le Canada atlantique, que le Cap-Breton et l'Île-du-Prince-Édouard, appelés à l'époque l'Isle Royale et l'Isle Saint-Jean. Ces dernières servent de base de pêche aux Français, qui continuent la pêche de la morue dans les Grands Bancs, activité alors fort lucrative. C'est en 1719 que les Français entreprennent la construction à Louisbourg d'une place forte, qui ne sera vraiment terminée qu'à la veille du siège de 1745. La ville et l'établissement qui s'est développé le long du port deviennent rapidement une colonie florissante.
L'Isle Royale tire sa prospérité de la pêche de la morue. Avant d'être exporté, le poisson est salé puis séché sur des claies, sur les plages de Louisbourg et de ses alentours. La colonie devient un important centre d'activité commerciale, recevant des produits fabriqués et des matériaux divers de la France, du Québec, des Antilles et de la Nouvelle-Angleterre.
Tout laisse à penser que la place forte serait prête à soutenir le moindre assaut. Pourtant, si le port est bien protégé, il en est autrement à l'intérieur des terres où les principales défenses dominent une série de collines de faible altitude, dont certaines sont dangereusement proches des fortifications. Toutes offrent un emplacement stratégique idéal pour l'installation de batteries de siège.
Le premier assaut survient en 1745, après la déclaration de la guerre entre la France et la Grande-Bretagne. Poussés par leur ferveur religieuse et informés de la situation désespérée dans laquelle se trouve la forteresse dont les troupes, mal approvisionnées, menacent de se mutiner, des soldats de la Nouvelle-Angleterre partent à l'assaut de Louisbourg. La place forte est conquise au bout de 46 jours de siège. Au grand dam des soldats de la Nouvelle-Angleterre, la ville passe de nouveau aux mains des Français aux termes du traité d'Aix-la-Chapelle, trois ans seulement après le siège. La ville est de nouveau assiégée en 1758. Il est impossible de défendre Louisbourg sans la présence d'une marine forte pour patrouiller les eaux au-delà des défenses du port. Les forces anglaises, composées de 13 100 soldats, appuyées de 14 000 marins sur 150 navires, capturent la forteresse en sept semaines. Pour que Louisbourg ne redevienne jamais plus une ville fortifiée française, les Britanniques démolissent les remparts de la forteresse.
La reconstruction :
Le gouvernement du Canada entreprend en 1961 un vaste projet, d'une valeur de 25 millions de dollars, de reconstruction d'un quart de la ville et des fortifications originales. À l'intérieur de la zone reconstruite, soit seulement un quart de la ville initiale, on a reconstitué les bâtiments, les rues, les courettes et les jardins tels qu'ils étaient dans les années 1740, juste avant le premier siège de la place forte.
Le travail accompli à Louisbourg est le fruit d'une recherche pluridisciplinaire. Les fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour, outre les vestiges des fortifications et des bâtiments de l'époque, des milliers d'objets façonnés. On a également copié quelque 750 000 pages de documents et 500 cartes et plans d'archives en France, en Angleterre, en Écosse, aux États-Unis et au Canada. Les témoignages de l'histoire que nous possédons nous apprennent beaucoup sur la vie à Louisbourg et servent de fondement à l'étude de la présence française en Amérique du Nord.
* **
Revenons à notre visite.
Le ciel de ce matin, avec ses gros nuages noirs, joue avec le soleil, ce qui donne une ambiance très particulière. C'est beauuuuuuuuuuuuuuu !
A l'entrée du site nous devons laisser la voiture au parking et embarquer à bord d'un autobus. Il n'y a pas de voiture dans la forteresse.
L'autobus nous laisse près d'une maison de pêcheurs au toit recouvert d'herbe, située à l'extérieur de la ville. La dame nous accueille de suite car nous sommes ses premiers touristes de la journée. A l'intérieur de la bâtisse, sur la table, sont exposés les principaux ingrédients alimentaires de l'époque...
A l'entrée de la forteresse la coutume veut que le soldat de garde questionne les visiteurs afin de détecter les éventuels espions anglais. Nous n'échappons pas à la règle.
Pour l'instant les rues sont presque désertes, en tout cas les touristes ne sont pas nombreux ce qui fait notre bonheur ! Le vent agite les costumes des habitants...
Dans le groupe de la visite guidée une acadienne me fait remarquer que « quand ce sont des bilingues, ce sont des francophones... les anglophones ne sont quasiment pas bilingues ».... Tout le contraire de la Belgique où l'on trouve beaucoup plus de néerlandophone bilingues que de francophones ! Le tour guidé est un peu longuet surtout qu'on entre nulle part. On reste juste dans les rues et ce matin c'était venteux, très venteux !!!
Dans le bastion on va tirer des coups de canon !
Poste de garde :
En présence de Monsieur le gouverneur !
Dans le bastion, les appartements du gouverneur sont luxueux...
... et les chambres des soldats, nettement moins luxueuses !
On entre dans les maisons et les personnages interprètent des personnages ayant réellement existé et vécu à Louisbourg. Ils vous racontent l'histoire des lieux, montre des objets, tout comme au village acadien de Caraquet.
Monsieur l'architecte dans sa maison
Nous prenons le repas dans une auberge où une charmante jeune fille nous sert une cuisine d'époque (beaucoup de légumes) dans des assiettes en etain.
Le trombadour pousse la chansonnette...une chanson sur St Malo qui se termine par « ..Vive le roi de France ...et merde pour le roi d'Angleterre qui nous a déclaré la guerre »...Oh, mais il est parfaitement bilingue!...Normal, « je suis de Cheticamp ».. Encore un fier musicien acadien !! Très sympa tout ça !
Dans un bâtiment éloigné se trouve les maquettes et archives du site.
le magasin général
Cette forteresse de Louisbourg est un superbe endroit qui vaut bien qu'on lui consacre la journée. Il y a vraiment beaucoup de personnages en costumes d'époque réalisés entièrement à la main.
C'est encore un endroit où l'on remonte le temps et l'on se retrouve face à des " tableaux du XVIIème ".
Ici plus qu'ailleurs, on a ce sentiment indescriptible de solitude et de survie dans un monde hostile que pouvait connaître les courageux colons et les malheureux soldats qui s'étaient installés ici.
Les figurants sont tous bilingues.. enfin sont sensés l'être, histoire de rappeler qu'au XIIIème siècle, LOUISBOURG etait bel et bien une ville française !
Après avoir quitté la forteresse de Louisbourg et cette sensation de ce trouver au bout du monde, sans doute un peu comme les colons qui débarquaient ici au XVIIIème siècle, nous amorçons notre "remontée de la nouvelle Ecosse.
Sur notre route, le B&B CANAL HOUSE à ST PETER'S sera notre étape pour la nuit.
Le gîte a été récemment rénové par un jeune couple. Nous sommes accueillis par le patron, un jeune allemand fort sympathique. Les chambres sont petites mais "nickel chrome" et tout confort.
Nous dinons au LAKE BRAS D'OR INN, un restaurant indiqué par notre hôte.
Le chef est français et les plats sont un peu plus cher qu'ailleurs mais valent leur prix.
Cela fait 3 soirs de suite que je commande des coquilles St Jacques (enfin plutot des pétoncles car je trouve les coquillles St Jacques de chez nous beaucoup plus gouteuses) dans l'espoir d'en trouver de mieux cuisinée. Avant hier elles étaient juste poêlées mais fades. Hier soir il y avait une bonne petite sauce un peu crémeuse. Ce soir elles étaient flambées au brandy (genre de cognac) c'était relevé avec des tomates, un bon petit risotto... quelques légumes grillés...Parfait.!
Jour 25 - Halifax, reine de la nouvelle Ecosse.
La ville de Halifax n'est pas vraiment jolie car son urbanisation est loin d'être homogène et elle paraît toute petite pour une capitale de province, coincée entre la colline de la citadelle et l'océan.
L'océan ! c'est justement de là que vient toute son animation qui la rend accueillante et chaleureuse : Elle est un port de pêche, de plaisance, de commerce et militaire de surcroit...
Après un bon petit dej au Canal House, nous traversons la Nouvelle Ecosse : Bof, l'autoroute est longue et monotone avant d'arriver à HALIFAX, la capitale de la nouvelle Ecosse
Le WAVERLEY INN à HALIFAX est le genre d'hotel que j'aime bien. Le style est résolument antique, un peu victorien. La chambre est décorée avec 2 hauts lits monumentaux et de vieux meubles.
Ca ne plait pas trop à Patrick ni aux enfants qui y voient une sorte de manoir hanté, surtout qu'il y a des portraits au mur datant du XIXeme siècle !
Bref cela est peut être un peu trop impressionnant pour eux !
Comme nous sommes arrivés à midi, après un déjeuner sur le pouce nous partons visiter la CITADELLE de HALIFAX
Le monument est animé avec des soldats en costume fin XIXeme. Ce sont des étudiants pour la plupart qui font là un job d'été.
La Citadelle n'est pas très grande et nous assistons à des exercices militaires ainsi qu'au traditionnel air de cornemuse.
Très sympa !
Les canonniers
La poudrière :
Le maniement des armes à feu
A partir de là nous nous séparons en 2 groupes car Caroline veut faire du shopping.
Pour les filles ce sera shopping
Pour les garçons ce sera musée maritime. Apparemment un endroit très instructif où je n'ai malheureusement pas pu me rendre. On y apprend beaucoup sur le rôle du port et des bateaux à Halifax mais aussi sur le naufrage du Titanic, cette ville était la plus proche du lieu où repose l'épave du navire.
Il y a pas mal d'objet exposés qui proviennent du bateau.
Après avoir cherché vainement les boutiques (pas grand chose en centre ville), nous atterrissons finalement sur les quais pour notre plus grand plaisir car là il y a des tas de boutiques de tee shirts originaux.
Les quais sont également très animés. On y trouve des restaurants, des terrasses, des musiciens de rue et c'est de là que partent les tours du port en bateau.
Nous retrouvons les hommes et decidons d'entrer au SALTYS. Il y a beaucoup de monde et c'est plutôt bon signe, d'ailleurs la nourriture et le service sont très correct. De plus, nous bénéficions d'une superbe vue sur le port.
La dernière balade sur les quais avant de rentrer à l'hotel nous donne le sentiment qu'on se sent bien à HALIFAX et que cette ville doit bien "bouger" avec tous ses étudiants, ses pubs et son ambiance sympathique.
Jour 26 - La route des acadiens
Ils sont arrivés ici, ont cultivé la terre mais les anglais les ont chassés. Ils se disaient neutres, mais comment peut-on résister quand les grandes nations se querellent pour se diviser le monde ? Nous poursuivons notre route avec un détour par GRAND PRE, l'endroit où la déportation des acadiens a commencé.
Notre route nous conduit aujour'hui de la Nouvelle-Ecosse au Nouveau-Brunswick.
Nous quittons Halifax et le Waverley Inn. Le petit déjeuner est correct sans plus. On a beau dire, le petit déjeuner dans les hotels ne vaut pas les petits déjeuners personnalisés des B&B …
Le site historique de GRAND PRE rend hommage aux acadiens déportés à travers le monde. C'est d'ici qu'ont été déportés les premiers acadiens.
Une vidéo nous est tout d'abord présentée. Elle comporte surtout des extraits de films. Le montage est très bien fait.
On y apprend que les acadiens se déclaraient neutres c'est à dire qu'en tant que fermiers ils ne voulaient être ni assimilés à des français, ni à des anglais.
Jusqu'à présent je ne connaissais pas bien cette histoire, sauf la partie "larmoyante" où l'on voit les familles séparées puis expulsées sur des navires vers l'inconnu...
Dans la video, les français sont présentés comme des méchants qui "obligent" les acadiens à rester à leurs côtés.... et les anglais sont aussi des méchants puisqu'il assimilent les acadiens à des français et les expulsent.
S'affranchir de la France à cette époque en se déclarant neutre était donc bien risqué. Je comprends mieux pourquoi on parle peu de l'Acadie en France.
Mais que dit l'histoire acadienne ?
Extrait du site "cyberacadie" :
La plus importante migration de Port-Royal s'est produite en 1680 et en 1690. Pierre Melanson et sa jeune femme, Marguerite Minus d'Entremont, ont fondé le village de Grand-Pré en 1682. Les colonies de la région du bassin de Minas ont connu une croissance rapide, la population étant composée de jeunes couples féconds.
Les Acadiens avaient avantage à s'établir dans des endroits qui, comme Grand-Pré, garantissaient l'accès au marché de la fourrure et aux voies de transport. Ils y ont été à l'abri des interventions des autorités.
Sur la Rivière Canard, les Acadiens ont construit des digues pour éviter que les eaux n'inondent leurs petits villages. On peut encore aujourd'hui voir des vestiges de leur œuvre en certains endroits.
La population en pleine croissance a accueilli avec plaisir son premier missionnaire à Grand-Pré, soit le père Claude Mireau. En 1693, la population continuait de croître, on avait atteint 297 colons, qui habitaient sur 360 acres de terre cultivée et possédaient 461 bêtes à cornes, 390 moutons et 314 cochons.
Dès 1730, les Acadiens sont reconnus comme un peuple neutre au plan politique. C'était un fait connu des premiers Lieutenant général britanique qui ont tenté de leur faire prêter serment d'allégeance aux Acadiens, au nom de la couronne britannique.
Pendant plusieurs années, la couronne britannique a tenté de faire signer aux Acadiens le serment d'allégeance. Les Acadiens n'ont pas signé et sont demeurés sur les terres qu'ils avaient colonisées.
La déportation est sans aucun doute l'événement le plus tragique de l'histoire des Acadiens. Puisque Grand-Pré était l'établissement le plus peuplé en 1755, c'est là que la déportation des Acadiens a commencé.C'est le colonel John Winslow qui a ordonné aux hommes de la communauté de se rassembler à l'église Saint-Charles des Mines le 5 septembre 1755 à 15 heures. À Piziquit (Windsor), c'est le capitaine Alexander Murray qui a donné les ordres, au Fort Edward. C'est là qu'on a dit aux hommes de Grand-Pré que leurs terres, leurs maisons et leurs animaux allaient être confisqués et leurs familles chassées de la province.
Plus de familles ont été déportées de Grand-Pré que des autres régions acadiennes, non seulement parce qu’il s'agissait de la région la plus peuplée, mais aussi parce qu'il s'agissait du centre agricole et commercial le plus important. La population de la paroisse de Saint-Charles a été déportée dans un endroit situé entre les villages de Horton Landing et de Wolfville.
Environ 2 200 Acadiens ont été déportés de Grand-Pré entre les mois d'octobre et de décembre 1755. Peu de temps après, les maisons et les granges étaient brûlées.
On estime que 6 000 Acadiens ont été déportés de la péninsule de la Nouvelle-Écosse en 1755. Beaucoup sont morts sur les navires. Les survivants de la déportation ont été répartis par groupes dans les colonies anglo-américaines, du Massachusetts à la Caroline du Sud: 900 au Massachusetts, 675 au Connecticut, 200 dans l’état de New York, 700 en Pennsylvania, 860 au Maryland, 1150 en Virginie, 290 en Caroline du Nord et 320 en Caroline du Sud.
Les déportés qui sont revenus plus tard dans les Maritimes n'ont pu s'établir de nouveau sur leur ancienne terre. Dès le milieu des années 1760, le gouvernement avait déjà redistribué toutes les terres acadiennes fertiles de Grand-Pré et de la vallée d'Annapolis aux colons protestants de la Nouvelle-Angleterre, connus sous le nom de Planters. Les Acadiens ont dû s'établir sur des terres moins fertiles et ont dû apprendre à pêcher au lieu de cultiver.
En l'espace d'une dizaine d'années, la région la plus prospère de la Nouvelle-Écosse a été vidée de sa population et repeuplée par une autre population.
Aujourd'hui, une grosse croix de fer forgé indique l'endroit où les Acadiens de Grand-Pré ont été embarqués sur les navires et emportés sur le bassin Minas. Au parc national historique de Grand-Pré, on trouve également une réplique de l'église St-Charles.
***
Reprenons notre visite de Grand Pré
Statue d'Evangéline, symbole du drame Acadien
La déportation des acadiens
HOPEWELL ROCKS est le fameux "Etretat" canadien où les marées à forte amplitude de la baie de Fundy ont façonné les falaises en éparpillant les roches.
Ce qui est amusant c'est que ces hauts rochers conservent leur Flore en surface et surtout des arbres, ce qui leur fait un chapeau de verdure.
Des employés du parc sont présents en bas sur la plage (dire plutôt les fonds marins lorsque l'on parle de ce site) pour veiller à faire remonter les touristes dès que la mer devient trop haute.
Il y a beaucoup plus à voir en marchant sur le sable que la traditionnelle photo que l'on nous présente souvent. C'est donc une bonne surprise même si le temps n'est pas de la partie !
Non loin de là, nous avons réservé au MAPLEGROVE INN, un très beau B&B tout jaune vif, charmant. La chambre est vraiment jolie et décorée avec goût. L'accueil est très chaleureux. Nous avons pris la table d'hôte et c'est bon et soigné. Un endroit à recommander.
Jour 27 - Retour vers le Québec
Ce qui est bien quand on a une journée de transition avec une très longue route sans visites de prévues c'est de pouvoir se dire que de toute façon la météo n'yaurait pas été favorable !
Aujourd'hui c'est une journée de transition vers le Québec, un retour à travers le Nouveau-Brunswick et environ 700 km de route et autoroute où il n'y a vraiment pas grand chose à voir !
Alors ce matin, s'il tombe des cordes, ce n'est pas bien grave sauf pour le chauffeur ! Mais avant cela c'est dans le brouillard que nous traversons le parc de Fundy. Il faut bien varier les plaisirs !
J'ai tout de même prévu une petite pose casse-croute en route, à Hartland, petit village situé au milieu du pays des pommes de terres et qui possède le plus long pont couvert du monde.
J'ai dû mal regarder le plan sur Googlemap. Nous arrivons du mauvais côté du pont pour nous restaurer. Allez hop, nous voilà traversant le pont !
Pas grand chose de l'autre côté pour se restaurer. Nous essayons le Tim Hortons... No comment...
A 16h30 nous sommes à Rivière du loup pour prendre posséssion de notre chambre au DAY INN, un hotel de chaine, sans âme mais confortable.
A notre grande surprise, nous passons une excellente soirée dans un resto de la ville. Il y a beaucoup de monde et l'endroit est chaleureux, même s'il est bruyant car la musique est au max. Il y a beaucoup de choix de plats. Au beau milieu du repas, une coupure d'électricité plonge l'établissement dans le calme et accessoirement dans le noir. Nous terminons notre plat principal à la lueur des bougies.
Jour 28 - Belle journée dans Charlevoix
On dit que Charlevoix est une des plus jolies régions du Québec. Avec une météo parfaite, comment pourrait-on ne pas apprécier ces charmants villages adossés à des collines de bonne hauteur ?
A partir de Rivière du Loup, nous prenons le traversier de 8h. Aussitôt arrivés de l'autre côté du fleuve, nous nous rendons dans le joli petit village (minuscule village) de PORT AU PERSIL. Malheureusement il n'y a pas grand chose à voir. Nous descendons à pied jusqu'au quai depuis le parking mais l'église n'est pas accessible, en tout cas nous n'avons pas trouvé l'accès. Nous n'étions pas les seuls !
Sur la route : Jolie triplette bleu/blanc/rouge. Des acadiens, des français ou tout simplement le fruit du hasard ??? !!
Sur la route j'ai prévu une visite des jardins du CAP A L'AIGLE. C'est le FLOP de la journée. Heureusement qu'il fait beau et que la petite rivière « cascadante » chante car côté fleurs il n'y a rien à voir ! C'est plutôt "plate" comme disent les cousins québécois.
La visite de la maison du BOOTLEGGER rattrape la déconvenue du matin. Elle se trouve non pas au bord du fleuve, mais plutôt en forêt, à l'intérieur des terres. Elle fut démontée et reconstruite ici en 1939 puis transformée en un véritable laryrinthe à une époque ou l'alocool était interdit. Nous arrivons dans cet endroit très particulier, un café installé dans le grenier de cette maison forestière. Ici tout est de bric et de broc. Il y a des tas de détails à observer.
Tout est prêt pour la fête !
Veillez à bien emjamber la grosse poutre au milieu de la pièce !
Nous faisons la visite guidée de la maison "labyrinthe" où il ne faut pas être trop "large" pour pouvoir passer...
A l'époque de la prohibition de l'alcool, tout est prévu pour se cacher
...et frauder le fisc puisque l'on est dans une maison de contrebandier
Tout ceci est étonnant et amusant. Nous terminons par une bonne grillade au restaurant (c'est leur spécialité). Vraiment un endroit qui nous plait beaucoup et à en croire les photos et les accessoires pour faire la fête, il doit y avoir une sacrée ambiance ici en soirée !!!!
Sur la route en allant vers le traversier :
La file d'attente pour le traversier de l'ïle aux coudres est impressionnante. Nous avons bien fait de nous y prendre à l'avance.
Nous atteignons la file à 14h50 mais ne pouvons prendre que le traversier de 15h30, soit le 2ème, ce qui n'est parait-il pas trop mal pour la saison.
Sur le fleuve, côté Charlevoix :
Auberge des EGLANTIERS B&B :La maison est charmante avec une jolie vue sur le fleuve. La maitresse de maison nous fait mille recommandations. La chambre est impeccable et chaleureuse. Sur le terrain, les chaises et autres meubles bleus invitent à la relaxation.
Ce soir nous recherchons quelque chose de simple et rapide, vu que le repas du midi était assez "chargé". La propriétaire du B&B nous conseille le casse croute du camping Leclerc. C'est proche et sur la route de notre spectacle du soir.
Bonne pioche. Ce sera poutine pour 3 d'entre nous sauf moi car j'ai pris des kg depuis que je suis ici !. La poutine est apparemment excellente et le fromage fait bien "couic couic", j'ai gouté !!
Sur l'île au coudres se jouent 2 spectacles : Une pièce de théatre de boulevard à l'auberge de la coudrière et une comédie musicale rock'n roll des années 60 à la Roche pleureuse. Les enfants ayant opté pour la 2ème, nous voici installés sous le chapiteau pour assister à la représentation de "un mariage rock'n roll".
Les comédiens amateurs sont tous des jeunes et malgré quelques petites imperfections, l'ambiance est survoltée dans un spectacle qui bouge beaucoup et où l'on ne s'ennuie pas une minute ! Vraiment un très bon moment !
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Here we go with this second travel journal dedicated to the American West! It’s a must when you love it! 😊
We had left off in the charming town of Bisbee, which once thrived thanks to its copper mines. Today, mining is a thing of the past, and the town seems a bit sleepy.
Unfortunately, I didn’t dig deep enough on-site to answer all the questions my observations raised. Guess I’ll have to *dig* into the subject a bit more... no pun intended! 😊
Let’s hop back in the car and head a little further south to check out the esplanade that offers a view—if you can call it that—of the impressive open-pit mine.
Then, it’s off to the Lowell neighborhood.
Preserved almost exactly as it was, this area must’ve been bustling in its heyday. The vintage cars are still around, storefronts and signs look like they’re straight out of another era, and the whole place has a pretty amazing vibe. You’d almost think you were on Route 66!
Here, we’re not just discovering an old neighborhood—it’s a little slice of American history. And, a detail that’s great for my physical health: the area isn’t too spread out.
Lucky me! 😊
I won’t post too many photos here since I think I can turn them into a future photo exhibit. Between these and some shots from Route 66, I should have more than enough material! So, let’s keep a few under wraps... to preserve the surprise. 😊
So, a new year has begun. It’s time to reconnect with the VF buddies and wish you all my best for 2026—a year I hope is obviously full of travel, since, as I just made up:
"If travel’s good, everything’s good" 😄.
To celebrate, I’m inviting you into my new "travel journal," the one from our latest trip in November 2025, a little two-week adventure.
This time, we headed to The Gambia, a tiny country tucked right in the middle of Senegal, before making our way to Casamance.
The Gambia is English-speaking, Senegal is French-speaking, but the locals? They couldn’t care less—because in this part of the world, they mostly speak Wolof, Fula, Jola, or Mandinka.
Hence the title: Senegambia 😉.
As usual, I’m sharing the live updates I sent to friends and family—super casual, of course.
I know this isn’t the kind of destination that draws crowds, but if you love adventure, laughter, and emotion, it might just be your thing 😊.
Off to Southern Africa again! This time, the trip wasn’t just about wildlife—it was also about the local cultures and the breathtaking landscapes Mother Nature has to offer. It was an emotional rollercoaster in every way, as you’ll see.
We visited two countries: Zambia, known for its reserves, and Malawi, which is less well-known but absolutely worth a visit. Our flight landed in Lilongwe, Malawi’s capital, where our vehicle was waiting—though with a 3-hour delay. It was a 4x4 without the rooftop tent this time, since we stayed in lodges (prices are very reasonable in Malawi). Just a heads-up: don’t exchange money at the airport or banks—the official rate was 1,750 Malawian kwacha to $1. On the black market, the rate was between 3,000 and 3,500 kwacha, making the cost of living much cheaper.
With that out of the way, our first stop was South Luangwa National Park in Zambia. The first hiccup came at the Malawi-Zambia border: we were missing a document the rental company had forgotten. After some back-and-forth, they sent it via WhatsApp ($20 to get it validated by the police). But things got worse—the car’s chassis number was off by one digit from the registered one. I thought our trip was over before it even started! After what felt like forever, we got through with a "tip" of $200. Total border crossing time: 3 hours, costing nearly $400. We arrived in South Luangwa after dark.
Thankfully, the next day made up for it with an incredible day in the park (check out the photos).
We spent two full days in South Luangwa before heading to Katete for the Kulamba ceremony.
Kulamba is an annual event held at the end of August, celebrating the Chewa people, who live across Zambia, Malawi, and Mozambique. The Chewa king attends, and representatives from neighboring nations bring offerings. Thousands gather for dances, speeches, and a massive market. There are few tourists, making it a truly authentic experience.
After a few days in Zambia, we returned to Malawi (the border crossing this time was smooth—just 45 minutes). Next stop: Lake Malawi.
Lake Malawi covers over 20% of the country and stretches 580 km. It’s home to a family of fish called cichlids, some of which are endemic to the lake. I recommend taking a day trip from Cape Maclear for snorkeling and to watch the fishing eagles swoop down to catch fish.
We hit the road again to visit Liwonde Reserve, where we had a few surprises. The lodge was on the other side of the river that borders the park, and the elephants didn’t seem to care. On the way from reception to our rooms, elephants blocked our path, and one even charged just before the stairs leading to our treehouse-style rooms.
To top it off, monkeys ransacked our rooms, tearing through plastic bags for food. A mixed experience, but no real harm done.
Next up: the mountains, specifically the Mulanje Massif. This is where Malawi’s tea is grown, and it’s also a great spot for day hikes or multi-day treks. The scenery is stunning, though sometimes the mist rolls in and hides it.
After the mountains, we visited another reserve: Majete. The park is growing and now has more wildlife. We saw lions and even caught a fleeting glimpse of a leopard. And of course, the elephants got involved again—this time giving us a real scare.
During the morning game drive with a guide, we stopped to watch a herd of elephants feeding. Everything was fine until, for some reason, a female got spooked—probably for her calf—and positioned herself in front of us on the track. After a few minutes, we thought the elephants would move on, but then a young one started provoking us. The problem? We had females and calves in front of us, but also two large adult males—one behind us and one to the side.
We were trapped, and even our guide looked nervous. After what felt like an eternity (though it was only a few minutes), the herd finally moved on, freeing the track. That afternoon, we did a self-drive safari and—you guessed it—we had zero interest in running into elephants again.
The next day, we headed back to Lilongwe for our flight home. It was a fantastic, varied trip with some intense moments (sometimes *too* intense). Malawi offers amazing opportunities for those who want more than just wildlife reserves.
Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!
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To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima
4- From Cariquima to Putre
5 - From Putre to Arica
Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
I hope this travel journal might interest some people, but since we were completely self-sufficient (tent, sleeping bag, pot, cooking over a wood fire…) almost every day, I don’t have many hotel addresses or great restaurant tips to share! Sorry!
We used the Maio map at 1:50,000 scale. It’s part of the Boa Vista/Sal/Maio map. Bought on Amazon, but currently unavailable as of the latest news.
The people of Maio are extremely welcoming and warm, and we were always more than well received in the villages where we pitched our tent!
We’re usually big hikers, but since Maio is a beach island (gorgeous ones, at that!), we alternated a few hours of walking in the morning with some relaxation in the afternoon: beach, reading, fishing, resting…
1 euro = 110 escudos
Day 1 (Friday) Transfers by plane: Fogo-Praia-Maio
We opted for the plane to save some time on transfers, as the boat connections between Fogo and Praia take a while, and those between Praia and Maio are almost nonexistent.
You should budget around 40-50 euros per flight per person.
There are 2 flights per week between Praia and Maio—on Tuesdays and Fridays when we were there (January 2016), but currently on Mondays and Fridays.
A bit of a delay leaving Praia, but we arrived on Maio without any problems around 4 PM.
We took an *aluguer* (shared transport, 200 escudos per person) to the center of Vila do Maio, but it’s totally doable on foot with a backpack.
Since it was already a bit late, for this first night, we dropped our bags at Big Game Maio. A standard European-style hotel run by a very nice Italian family. It’s a bit pricey for us (5500 escudos for 2 people with breakfast), but after our 2 weeks in a tent on Fogo, we were happy to find a little comfort. And the breakfast is ultra-generous, with fresh products (cured ham, fruit, cheese, bread) and top quality. The hotel restaurant offers dishes that are a clever mix of Italian and Cape Verdean cuisine. Excellent!
Little tip: We didn’t try it, but Big Game Maio offers big-game fishing trips, diving, and quad rentals.
The hotel is 2 minutes from Vila’s beautiful beach, and we went for a dip at sunset and took a stroll around town. They’re redeveloping the waterfront with pretty sidewalks and light stone walls.
Vila beach
Sunset behind Santiago
Day 2 (Saturday): rest day + fishing
After 2 weeks of hiking and since Vila is such a peaceful place where it’s nice to take your time, we decided to spend an extra day there. We took the path heading south along the coast to reach Ponta Preta beach in 20 minutes. The path isn’t very pretty because there’s quite a bit of construction going on, which prevents you from really walking along the shore. Lots of real estate agencies, especially Italian ones, have taken over the land. But Ponta Preta beach is a stunning black-sand beach where we had the whole place to ourselves. We decided to go fishing from the rocks.
At 1 PM, the sun was blazing, so we headed back to Vila and dried the fish for the following days.
At 6 PM, we went fishing again, but this time at night from the rocks at the end of Vila beach.
8:30 PM: back to shower and eat at the restaurant.
The rocks and sea at Ponta Preta
Day 3 (Sunday): from Vila do Maio to Calheta de Baixo, via Monte Batalha (path 101) Hiking time: 5h
Since there aren’t many “summits” on Maio, we decided to head to Calheta de Baixo but via Monte Batalha. We left at 8:20 AM and somehow made it to Monte Batalha by 11 AM (2h40 of hiking). But the path is really hard to find in the middle of the dry grass and acacia trees. We kind of cut through randomly, aiming for the summit. Even though it’s not very high (around 300 m), the view is amazing—you can see all of Maio at 360°!
Short 30-minute break. The descent through the “forest” of acacias is even worse for finding your way. We oriented ourselves a bit by the sun to find the road connecting Vila to Calheta. We arrived around 1:30 PM at Calheta de Baixo. A very pretty little seaside village with colorful houses. An idyllic beach, a newly renovated square, and super-friendly people. We pitched our tent facing the sea on the terrace of an abandoned house (after asking the locals for permission).
We cooked some of the dried fish we’d caught the day before, along with fresh beans we’d brought from Fogo (and were still carrying!).
At the summit of Monte Batalha
Calheta
Calheta de Baixo
Day 4 (Monday): From Calheta de Baixo to Morrinho on foot. Hiking time: 3h. Then hitching a bus to Cascabulho, and a car to Pedro Vaz.
We left around 9:30 AM heading north (path 201), following the coastline where the beaches just keep coming—each one wilder and more beautiful than the last: Praia de Soca, Calheta Braca, Ponta de Pau Seco, Calhetina. We reached the dunes of Baia de Santana. There’s no real path, so you have to follow the coast, then go around the dunes, and when you spot the 3 coconut trees, head east toward them to find the track leading to Morrinho. Again, we discovered a village with a Wild West vibe, with colorful houses lined up on either side of a paved road. Just enough time to accept a drink offered by a local before jumping onto the passing school bus that took us to Cascabulho. There, we waited for a ride. A political delegation of 10 cars drove right past us without stopping. Luckily, one of the cars had a flat tire and came by 30 minutes later—and that one, thankfully, gave us a lift! They were heading to the inauguration of a water pump in Pedro Vaz. So that’s where we stopped too. After getting permission from the school principal, we pitched our tent in front of the village school… and became the attraction for all the kids who kept us company until nightfall! A woman gave us 2 jugs of water, but with all that company, it was tough to take a peaceful shower!!
Dinner: pasta with beans.
We were woken up by rain during the night and had to rush to bring all our stuff inside the tent!
The beaches just keep coming...
The dunes
The 3 coconut trees, a landmark to find the track
Day 5 (Tuesday): Rest day and fishing at Boca da Ribeira beach
We packed up at 8 AM because the kids had school. We filled the 2 water jugs that the woman lent us and headed down to camp at Boca da Ribeira beach, which is a bit further east of Pedro Vaz. It took less than an hour to get there. This time, we really were alone in the world! We pitched the tent and spent the day fishing, reading, playing, and swimming regularly because the sun was beating down hard!!! We caught a nice fish that we grilled over the fire in the evening. With the crabs and shellfish we gathered, we made a seafood rice! Yum! What a feast!
That night, once the tent was zipped up, we felt something like rain on the tent fabric. I decided to go out and gather our things, and then—shock!!! It wasn’t raindrops we were feeling and hearing, but bugs attracted by the light!! Not just a few bugs—a huge swarm of them!!! Thousands of bugs covering the whole tent, the ropes, slipping into the seams and hems! Everywhere! The blue tent had turned green!!! After that, it was a real struggle to get back inside without letting any in! A real challenge, and there were always 3 or 4 that managed to sneak in anyway. Total war!!!
Boca da Ribeira beach
Day 6 (Wednesday): From Boca da Ribeira to Ribeira Dom João. Hiking time: 3h30
We woke up leisurely and waited for the sun to dry our things, damp from the dew. A man passed by, and we gave him the water jugs we’d borrowed, which saved us a trip back to Pedro Vaz to return them to the woman.
We left around 10 AM. We followed the sea to Alcatraz, then headed toward Pilão Cão. The path runs alongside the small hills on our right, and we passed above Lagoa Cimidor. The terrain is arid, and the path is hard to find among the many goat tracks.
After 3h30 of hiking, we reached Ribeira Dom João with 2 young people we’d met along the way.
Since it was a public holiday in Cape Verde, the kids didn’t have school, and with the principal’s permission, we pitched our tent in the kindergarten. She even kindly opened the school toilets for us. The neighbor gave us the water we needed to wash up and cook. We cooked beef steaks on charcoal. A nice change from fish!! Charcoal is a widespread artisanal product on the island. People almost never cook directly over wood but always with these big chunks of charcoal.
The hills on our right
Ribeira Dom João
Day 7 (Thursday): From Ribeira Dom João to Vila do Maio. Hiking time: 3h30
We woke up at 6:30 AM to clear out of the school by 8 AM. The neighbor made us coffee to save time. It took us 2 hours to reach Barreiro, another Wild West-style town! Since we didn’t want to walk on the road, we took the old track and reached Vila do Maio in 1h30.
Last night before taking the plane back to Praia the next day.
Barreiro
The old track
The church in Vila do Maio
That’s where this trip ends!
Maio is truly a magical island! A remote, isolated place with incredible, wild beaches and villages with a Wild West feel—colorful houses on either side of well-paved, well-maintained, and decorated streets. And the locals are so warm and welcoming.
Even for hikers like us, it was a great discovery, and we were able to alternate hiking and relaxation with great pleasure! Too bad the area around Vila do Maio is being overrun by real estate construction—ongoing, unfinished, abandoned…
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.