Tour du monde, le retour....

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Original post
BO
Salut à tous, je viens de découvrir ce magnifique forum et j'avoue être vraiment trés heureux de lire tous ces posts de gens à l'esprit "ouvert" par le voyage.

J'ai moi même pas mal bourlingué à coup de voyages "courts" (jamais plus de 6 semaines) et je commence à ressentir en moi l'irrsistible envie de partir pour longtemps . Un an minimum ... plus si possible.

Mais voilà, j'ai 31 ans, un travail en "indépendant" (je suis scénariste) et j'ai la facheuse tendance à penser à l'avenir plus qu'au présent . En un mot, je sais que le voyage est tellement enrichissant qu'il justifie à lui même bien des sacrifices, mais j'ai trés peur du "retour" aprés un TDM aussi long.

Est ce que le retour et la galére totale pour retrouver du travail, un relationnel, réengager la machine à faire des sous etc ... ne vient pas gacher le tableau ? Ou est ce que, comme on le rssent aprés un long voyage, l'energie du voyageur est telle qu'elle vous permet de déplacer des montagnes au retour ?

Y'a t'il certains voyageurs parmi vous qui ont déjà vécu cette expérience?

Je sais, c'est trés cérébral comme question mais bon ...

à bientôt

Niko
MI Minouchette ·
Je me pose les mêmes questions. Il me semble plus facile finalement de partir que de revenir. Je trouve déjà toujours le retour difficile lorque je pars que 3 semaines, alors 1 an ! Pourtant j'en ai envie. Alors ceux qui sont déjà revenus d'un long voyage, si vous pouviez nous donner vos impressions, diffcultés rencontrées à votre retour...

Merci
Le voyage est la meilleure école de la vie
PH Philobate Globetrotter ·
Hello

Je suis dans le même cas que vous, je part fair mon tdm en 2006, mais je me pose pas tant de question, peut être par ce que j'ai pas encore commencer ma vie, mais ce tour du monde sera peut être pour moi comme pour vous l'occasion de changer de vie !!!

Bon faut pas trop revenir en ce disant, ouais super c'est la vie que je vais mener, je vait travailler dans le tourisem ..., beaucoup de gens pense sa en rentrant et se persuade pendant le tdm que c'est possible, mais beaucoup oublie que c'est des vraie métiers qui demande des vraie qualification !!!!

Bon perso je prefert d'abord me concentré sur mon tour du monde, je prévoit assez de financement pour vivre deux mois en revenant et la je me poserait des questions ...

Bonne soirée ...

Philo
"J'ai refait tous les calculs, notre projet est irréalisable, il ne nous reste plus qu'une chose à faire, le réaliser". Latecoere dyslexique
MA Maitairoa Globetrotter ·
... je ne l'ai jamais vécu personnellement, mais j'ai la conviction qu'au retour d'un tel voyage, on est forcément meilleur, plus "riche" qu'avant de partir ...

... pas forcément plus riche de compétences ou de qualités purement professionnelles, mais dans la construction de sa propre personnalité ...

... pour le retour à la vie active, cette richesse acquise ne peut être à mes yeux qu'un atout, non pas pour l'éventuel employeur, qui regarde le plus souvent l'expérience, les diplômes (mais il ne faut pas généraliser, certains cherchent aussi des personnalités), mais beaucoup plus par la force et la confiance en toi qu'elle peut t'apporter

... de toute façon, en matière de recherche d'emploi, il n'existe aucune vérité, mais la volonté compte pour beaucoup dans sa réussite

... si je peux te donner un dernier avis : un an, c'est pas assez long ...[;)]
LU Ludopathe ·
Il y a également un piste non explorée: celle du non-retour. Pensez-y juste une minute. Vertigineux non?

Et si, la tête dans les étoiles on décide de poser ses bagages à Zanzibar ou de gérer un léproserie à Ouagadougou? Et si, lassé de nos mornes plaines on plaque tout pour de plus vastes horizons? Et si une vénézuélienne à la peau cuivrée nous fait tourner la tête? Serais-ce si dément que ça de ne pas revenir dans notre deux pièces mal chauffé que l'on réussira a acheter, avec un peu de chance, dans dix ans à force de sacrifices et de servilité auprès d'un chéfaillon de bureau à cheval sur ses minables prérogatives (je sais, j'en fais trop, mais l'idée est on si loin de ça réellement?). Et si, et si, et si... Ce n'est pas si "déconnant", les moyens de communication actuels et la baisse des prix des trajets en avion permettent de rester en "contact" avec les siens. Si loin, si proche...

Eternel dialogue de sourds entre passion et raison, mais le choix existe bel et bien, et la vérité est peut être à l'intersection de ces deux sphères(?).
Caminante, no hay camino. Se hace camino al andar... Y al volver la vista atràs, se ve la senda que nunca se ha de volver à pisar.
CO Coco5 ·
Et si on ne plannifiait rien... moi je pars sans savoir quand je vais revenir même si je me dis que je pars pour un an.

Peut-être qu'au bout de trois mois, je serais à bout au bout du monde et je metterais les voiles direction Paname.

Peut-être que même après un an je n'aurais pas fini mon voyage, pas pressée et que je continuerais mon chemin...

Et peut-être que je m'arrêterais quelque part [;)]...

Sinon, je pense que la transition est toujours difficile. On prend vite l'habitude d'une situation (tant train train quotidien que voyager), et c'est le changement qui perturbe car on change nos points de repères.

Je ne me pose pas de question pour le retour car je sais que je pourrais compter sur ma famille et les amis pour m'aider à retrouver mes marques doucement et qu'ils m'aideront pour tout...mon médecin m'a conseillé de rester 2 à 3 semaines dans un endroit calme à la campagne pour pas que le retour soit trop dur...je pense que c'est ce que je vais faire... ensuite il faudra se retrousser les manches et hop c'est reparti dans la vie active...

enfin qui sait?
PH Philsky Regular ·
cela revient a dire que ca depend de la vie que l'on vie.

moi personnelement je suis dans une bonne compagnie depuis 5ans et je travail en informatique. mais je part quand meme 1 an officiel

1 an est ce assez ou trop, vais-je trouver un endroit ou je ne voudrais plus partir, quel genre de rencontre vais-je faire. Vais je m'ennuyer a mon retour de cette liberte. tant de question qui ne pourrons peu etre que repondu qu'au retour.

je pense qu'un partis des reponse revient au pourquoi l'on part. quel son les raison qui nous pousse a tout laisser tomber pour un aventure. qu'est ce que l'on cherche,

phil
Il est plus facile de juger que de comprendre
LU Ludopathe ·
Ton post m'a beaucoup touché Coco5. Je me sens un peu moins seul dans mon écoute de mes désirs de l'instant et dans mon refus d'un quelconque déterminisme. Je pense également que trop de plannification tue l'envie d'ailleurs. Prennons le temps d'écouter nos envies du moment. N'est ce pas tuer symboliquement le voyage si on sait d'avance que l'on repassera par la case départ? La circularité est elle une fatalité? Peut être que, conditionné par une enfance égrénée de pays différents, tel un jeu de l'oie planétaire, je n'ai jamais eu envie de m'installer durablement qqpart. Et que dès lors, la notion de "retour à la maison" m'est étrangère. Toujours est-il que lorsque je quitte un rivage, j'ai envie de pouvoir m'arrêter quand et où bon me semble.

Ludo

PS: moi aussi je me suis pris une "claque" esthétique face à la baie des Saintes. Du coup, j'ai résolu de rester dans les parages en m'installant à St Anne. Jusqu'à ce que le démon du voyage me reprenne...
Caminante, no hay camino. Se hace camino al andar... Y al volver la vista atràs, se ve la senda que nunca se ha de volver à pisar.
BO Boulba ·
Salut Ludo, saches que tu n'es pas seul a penser que "la vie" ce n'est pas de subvenir à ses désirs et ses pulsions de consommation en gagnant chérement un maigre salaire sous les ordres des petits chefs et autres grands patrons. Pour moi vivre c'est être au plus prés de ce que nous sommes réellement c'est à dire des êtres libres ! Le voyage c'est une maniére de se libérer de toute alienation (travail, vie quotidienne, mais aussi amis et famille !) une maniére de se retrouver soit même, de se découvrir et dans une certaine mesure de s'accepter à travers la vie et le regard des autres, ceux que nous découvrons. Lorsque je voyage j'ai souvent l'impression que toutes les abérrations de ma vie "normale" me sautent au visage d'une maniére tellement évidente que je décide de tout changer au retour ! Mais trés rapidement, la vie "quotidienne" me fait perdre le fil subtil que j'avais tissé avec mon moi intérieur.

Bien entendu, il reste toujours quelque chose dans mon coeur, une force qui se révéle souvent décisive dans les moments les plus durs mais tellement atténué par le flot des banalités ...

Je suis désolé de laisser libre cours à mes délires mais j'essaye juste de définir ce que représente le mot "partir" pour moi.

Maintenant, pour en revenir au "retour" [;)], n'ayant jamais voyagé plus de 7 semaines je me suis toujours demandé si partir 1 an et revenir changeait fondamentalement le voyageur ? Une autre question ... on dit souvent qu'on emméne sa valise avec soit, aussi bien au niveau physique que psychologique. Lorsque l'effet "découverte" est passé et que l'on s'installe dans un pays, ne retrouve t'on pas exactement la même problématique que dans son pays natal (la famile en moins) ?

J'ai conscience que les réponses à ces questions sont toutes "personnelles" et dépendent de chacun d'entre nous, de sa sensibilité, de son experience, de sa ligne de vie ...

si vous êtes partant j'aimerais bien approfondir la discussion du post sur ces thémes avec vous ...

Niko
CO Coco5 ·
les questions qu'on m'a posé parfois lorsque j'ai dis que je partais faire un tour du monde sont : qu'est-ce-que tu fuis? question psycho à deux balles. Il est certain que si on traîne un boulet derrière soi (pbs perso /familial...) ce n'est pas en partant à perpet qu'on s'en dépatouillera. le boulet traînera toujours derrière soi et même "en" soi. Une fois qu'on a pigé le truc...le vie est plus simple et on ne cherche pas à oublier ses phantômes mais plutôt à les combattre qu'on soit à Paris ou à Bali. c'est un chemin intérieur qui est nettement plus long qu'un tour du monde! tu veux changer d'air? genre la vie que je mène en ce moment ne m'interesse pas et je veux "chercher bonheur ailleurs". et bien pour ma part, ce serait encore une mauvaise raison de partir. Soit, mon boulot ne me plaît pas mais je pourrais changer tout de suite si je le souhaitais. mais je préfère faire une belle parenthèse entre les deux. Rien ne m'empêche de rester comme de partir. je prends mon voyage comme un beau projet, une belle aventure qui durera le temps qu'il faudra. et puis ça se trouve je partirais pas et cela m'aura permis de voyager dans ma tête pendant un temps...

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