Voyage en famille à travers l'Italie
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Nous sommes une famille avec 3 enfants de 6 1/2 ans, 3 1/2 ans et 14 mois. Nous sommes partis le 14 mai 2015 en soirée de Montréal pour arriver à Rome le 15 mai à 12h pour un périple de 16 jours en Italie. Nous avons été à Rome, Naples (et environs), Milan (pour l’Expo), Stresa et Venise.

Jour 1 – Vendredi 15 mai Nous sommes arrivés vers 12h à l’aéroport. Suite au feu qu’il y a eu au terminal 3 il y a peu, l’aéroport est un peu désorganisé et n’avons passé aucun point de contrôle, ce fut donc rapide! Mon oncle nous attendait juste après le carrousel des bagages pour nous conduire chez lui. Heureusement, car les transports en commun étaient en grève! Il habite dans une communauté religieuse où nous avons été très bien accueillis. Nous y avons très bien mangé des repas italiens, toujours excellents. Il y avait un grand jardin où les enfants pouvaient jouer et cueillir des fleurs et de longs couloirs où se promener. Nous y avons rencontré plein de gens de différentes nationalités. Nous avons déposé nos bagages, mangé un bon repas et nous sommes partis pour le Vatican. Nous étions à environ 30 minutes à pied (à vitesse d’enfant). Je m’attendais à un portail, une barrière, quelque chose, alors j’ai été bien étonnée de voir qu’on entre au Vatican sans vraiment s’en rendre compte, en prenant une rue comme une autre. Mais au fond de la rue, 2 signes qu’on y est bien : des gardes suisses et des immenses colonnes qui bordent la Place St-Pierre. Les enfants y ont découvert des pigeons. Ça ne prend pas grand-chose pour les émerveiller! Ensuite, on s’est approché des différentes fontaines et sommes allés voir un des bas-reliefs près de l’obélisque qu’on ne pouvait pas approcher car la place était remplie de chaises en prévision d’une cérémonie de canonisation cette fin de semaine. Mon conjoint et mon oncle sont allés faire la file pour entrer dans la Basilique pendant que je restais avec les enfants sur la place pour aller voir la dernière fontaine. La file semblait interminable, mais ça avance vraiment vite. Ça nous a pris peut-être 20 minutes. Il faisait chaud et il ventait. L’eau de la fontaine éclaboussait au grand plaisir des enfants. Arrivés à la Basilique, on doit faire un petit arrêt pour laisser la poussette qui est interdite à l’intérieur. On n’avait pas amené le porte-bébé pour cette courte promenade, on l’a un peu regretté avec la fatigue du voyage! La Basilique est immense, les enfants avaient plein de choses à voir. J’avais préparé une « chasse aux animaux » pour les piazzas et mon grand a décidé de la commencer ici lorsqu’il a trouvé une colombe. Après ça, c’était à qui trouverait quoi! J’ai trouvé la Piéta magnifique et j’ai pris le temps de la regarder car nous avions fait le choix de ne pas faire les musées avec les enfants, surtout que nous ne sommes pas des férus d’art. On ressort donc, on prend le temps sur le pavé pour regarder tout le tour et on s’en retourne. On prend un autre chemin pour le retour et on suit une partie des murs du Vatican. On s’arrête un peu plus loin pour notre premier de nombreux gelati. Très bon service, en français en plus! Ils sont vraiment bons! 2 saveurs pour 2 euros, c’est en général ce qu’on a payé pendant le voyage, sauf quelques exceptions sur la côte amalfitaine et sur les Îles Borromées où c’était plus cher. On passe un peu de temps dans le jardin, on soupe et on se couche. À notre grand bonheur, bébé s’endort vers 21h. Mais elle se réveille pour un bon 3h au milieu de la nuit, son corps devant penser que c’était seulement une sieste! Mais sinon, les autres nuits elle avait déjà pris le rythme.

À tous les soirs, on a fait des courts vidéos avec les 2 plus grands (1 – 1min30) pour qu’ils parlent de leur journée. Ça leur fera un beau souvenir et on les mettait aussi sur Dropbox pour que les grands-parents puissent suivre nos aventures, ce qu’ils ont adoré. Aussi, j’avais préparé un carnet de voyage pour les enfants. Je sais qu’il en existe qui sont déjà faits pour Rome, mais mes enfants sont un peu jeunes pour ce qu’on y trouve et je voulais y aller vraiment avec leurs intérêts et ce qu’on verrait et y mettre des infos sur toutes nos destinations et des activités adaptées à leur âge. Je me suis rendue compte aussi en le faisant que c’était une excellente préparation de voyage pour moi car j’ai lu un tas de choses pour le préparer (une infime partie de mes lectures s’y retrouve). Je me suis donc sentie très prête et en confiance pour le voyage et j’ai pu apprendre des choses en avance car on sait bien qu’il est difficile de s’attarder devant des panneaux explicatifs avec d’aussi jeunes enfants. Il me fera plaisir de partager mon travail avec vous si vous êtes intéressés, et vous aurez aussi le loisir de l’adapter à votre voyage. Mon cousin nous avait aussi ramené un livre qu’on retrouve partout dans Rome et qui montre les différentes ruines dans leur état actuel et leur état original. C’était super pour expliquer aux enfants et qu’ils puissent mieux imaginer de quoi ça avait l’air. On a retrouvé un livre de la même collection à Pompéi et l’avons acheté. C’était très intéressant pour nous aussi.

Jour 2 – samedi 16 mai Le réveil est difficile! On finit par réussir et aller déjeuner. Un autre de mes oncles arrive aujourd’hui, donc celui qui habite ici va aller l’accueillir. Il avait donc demandé à un de ses collègues, un burkinabé nommé Émile, de nous servir de guide. C’était génial, car il connait très bien Rome et ça a été génial pour faire les piazzas car il connaissait le trajet à suivre pour marcher le moins possible et prendre les bons bus pour faciliter la visite aux enfants. Nous avons donc fait les piazzas suivantes en environ 2h30 : Navona, Rotonda, Minerva, Largo di Torre Argentina, del Campidoglio, Colonna, del Popolo et Venezia. Nous avons visité le Panthéon et Santa Maria del Popolo et une des 2 autres Santa Maria de la piazza del Popolo. Le seul petit bémol, puisqu’il avait vu les piazzas un nombre incalculable de fois, il allait assez vite et j’ai raté quelques églises que j’aurais aimé voir. Mais il nous laissait quand même le temps de voir ce qu’on voulait voir et avait des choses à nous raconter. Bref, c’était vraiment bien d’avoir un guide! Dans le carnet de voyage des enfants, il y avait une chasse aux animaux. On y trouvait les différentes piazzas avec quelques explications et un ou des animaux à trouver sur la piazza (en général sur les fontaines). Leur intérêt était donc gardé tout le long de la promenade. J’avais aussi fait des pages sur les œuvres de Raphaël, Michel-Ange et Leonardo da Vinci qu’on retrouve à Rome en les associant aux tortues Ninja (On retrouve les œuvres de Donatello surtout à Florence, mais je l’ai quand même inclus). Certains trouveront peut-être ça sacrilège, mais je trouvais que c’était une belle introduction pour attirer leur attention sur ces grands artistes. Toutefois, ma fille de 3 ans n’a pas trop compris le truc et elle avait un peu peur de tomber sur les tortues au détour d’une rue! Elle a un peu compris lorsqu’elle a vu le buste de Raphaël au Panthéon, mais encore là, elle ne comprenait pas pourquoi c’était une statue et pourquoi il était mort… Bon, on y reviendra plus tard! Nous avons trouvé les vendeurs de rue un peu trop agressants à notre goût, heureusement, il n’y en avait pas trop à l’heure où nous étions. Il n’y avait pas trop de touristes non plus, les piazzas étaient assez vides. C’était assez froid aussi comme journée, peut-être attendaient-ils que ça se réchauffe un peu. Vers midi, il avait une messe prévue avec un groupe de burkinabés prêtres et religieuses qui se voient de temps en temps et nous avait invités à l’accompagner. Nous nous sommes un peu égarés, avons finalement demandé notre chemin à un garde de sécurité d’un hôpital qui nous a fait traverser l’établissement en passant même devant les salles d’opération et nous sommes finalement arrivés à 2 minutes de la fin! Nous les avons accompagnés pour partager leur dîner où on a goûté à des plats typiques de leur pays. Ce fut bien intéressant et les religieuses craquaient pour notre bébé! Nous sommes finalement revenus en fin d’après-midi, assez fatigués, via bus et métro où les 2 filles ont dormi. On se repose un peu, on retrouve mon 2e oncle et sa femme, on soupe et on jase pour aller ensuite se coucher.

Jour 3 – Dimanche 17 mai Ce matin, on part tous ensemble pour aller visiter le Colisée. Il y avait 2 files, dont une extrêmement longue. Ne sachant pas trop, on prend la plus courte. Après quelques minutes, on arrive à la hauteur de l’écriteau indiquant quelle file est pour quoi. La nôtre, la plus courte, est pour aller acheter les billets, celle extrêmement longue est celle de la « fast pass ». Moi qui ai hésité jusqu’à la veille pour finalement ne pas l’acheter, j’étais bien contente! Mais je ne comprends toujours pas puisque sur tous les forums les gens ont l’air de dire qu’ils n’ont pas attendu grâce au Roma pass… Alors si quelqu’un peut donner une explication à ça? Notre file a duré environ 30 minutes. Déjà de l’extérieur, le Colisée est impressionnant. Les enfants étaient bien contents d’entrer. Mon grand attendait ça avec tellement d’impatience! Ma 3 ans étant une grimpeuse, elle n’a manqué aucun bloc ou escalier ou autre pour se percher et demander qu’on la prenne en photo ainsi. Mon 6 ans lui imaginait les lions et les gladiateurs et il a même « vu » des cages et autres trucs qui n’y sont plus vraiment, mais avec la distance c’est facile à imaginer! Nous avions la poussette pour cette visite et ça a bien été. Il y a un escalier entre le rez-de-chaussée et l’étage, mais sinon ça roulait bien. Il est supposé y avoir des ascenseurs, mais on ne les a pas vus (pas cherché non plus). Il faisait vraiment chaud lors de cette journée et la fatigue a vite embarqué. Ma 3 ans a donc perdu de l’intérêt vers les 2/3 de la visite. Au 2e, c’est super intéressant, il y a toutes sortes de panneaux explicatifs, des maquettes et des objets d’époque. On y a aussi une très belle vue sur le forum qu’on a finalement décidé de ne pas visité puisque nous ferons Pompéi et probablement Herculaneum. Pour finir la visite, hop bébé dans le porte-bébé et petite fille en poussette. On a marché vers la piazza Venezia et avons trouvé un resto dans ce coin où on a mangé notre première pizza italienne. C’était très bon. Nous avons laissé les autres continuer leur visite de la ville et nous sommes allés prendre l’autobus sur la piazza. L’attente a été assez longue et les enfants en ont profité pour ramasser des cailloux. Ces petits moments de « liberté » leur font vraiment du bien. Petite fille en a aussi profiter pour amuser un bébé en lui faisant des coucous et saluer plein de monde en perfectionnant son « ciao » et son « buongiorno » qu’elle a dits à à peu près tout le monde qu’elle a croisé en Italie! On n’a pas fait grand-chose du reste de la journée car fatigués. Seulement sortis prendre un gelato pas loin. Comme pour tout le reste du voyage, on alterne bébé en poussette et porte-bébé pour que petite fille puisse aussi profiter de la poussette car elle se fatigue assez vite. Grand garçon lui n’a pas de bout : il a fait même plus de kilométrage que nous avec toutes les courses et aller-retours qu’il fait sans cesse.

Jour 4 – Lundi 18 mai Nos premières journées n’étaient pas aussi remplies qu’on avait prévu (on avait un programme, mais on savait qu’on le changerait plusieurs fois) mais on est vraiment fatigué aujourd’hui. On pensait prendre ça relaxe en allant au parc de la Villa Borghese, mais finalement, le parc qui est près d’où on loge nous a apparu plus attirant. Et en plus, finalement, mon oncle nous y a accompagnés en voiture, alors encore plus facile! C’était un parc très grand avec de grandes étendues d’herbe et des arbres. On a laissé les enfants jouer dans des modules de jeux, petite fille s’y est même fait des amis. On a aussi marché jusqu’à un étang où il y avait des centaines de tortues, des poissons, des cygnes et autres oiseaux. On a pris une collation tranquille dans le gazon près d’une fontaine, on a joué au ballon sur le chemin du retour et on est repartis juste à temps pour le dîner à 13h. Je n’ai pas le nom du parc, mais paraît-il qu’on peut y avoir une superbe vue sur la ville, mais il aurait fallu marcher plus que ce que les enfants n’étaient capables. C’est la seule journée du voyage où grand garçon s’est plaint de fatigue, c’est tout dire car lui, il n’est jamais fatigué! ;) On n’a pas fait grand-chose d’autre de la journée, les enfants étant un peu trop intenses et nous avec trop peu de patience et d’énergie. On n’avait aucune idée de ce que nous ferait le décalage horaire, mais ça nous a affecté plus qu’on pensait, ça et les nombreuses heures de marche, le portage à long terme de bébé, l’adaptation au nouveau pays, le manque de sommeil la nuit du vol et la suivante, etc.
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Jour 5 – Mardi 19 mai Ce matin, le réveil est beaucoup plus facile! Enfin, on est parti!! Nous finalisons nos bagages, saluons quelques une de nos hôtes, puis partons pour la gare. Pour faciliter les choses, nous prenons un taxi. Le taxi nous a déposé à Termini, mais nous ne trouvions pas d’accès à la gare, nous ne voyons que des commerces. Nous aurions dû lui demander la direction à prendre… En effet, un peu plus loin, nous entrons par une porte qui nous semblait prometteuse. Un homme nous aborde pour nous indiquer le chemin, mais il semblait assez mêlé, alors on s’éloigne assez vite. Juste après, un jeune garçon tout souriant vient nous offrir son aide. Il nous pointe les panneaux indicateurs, puis nous amène devant une grande feuille jaune où les trains sont indiqués. Il nous montre que notre train doit partir de la plateforme 6. N’ayant jamais utilisé de transport en commun (ou presque), on se fie sur lui, il a l’air tellement serviable. Il nous indique alors une direction. On le remercie et on lui dit qu’on sera correct. Mais il nous suit. On se dit que s’il a envie de nous suivre, il a bien beau, après tout, comment l’en empêcher. On suit alors les pancartes sur la voie qu’il nous a indiquée vers le quai #6. Arrivés au bout d’un très long couloir, on s’engage dans un escalier pour passer sous les rails et on arrive à l’ouverture qui donne sur le quai #6. Mais là, un 2e jeune homme a rejoint le premier et il a l’air bien moins sympathique. Le premier nous indique alors que nous devons lui donner 5 euros pour le service qu’il nous a rendu. Ne voulant pas de problème, on lui donne (on s’était bien dit en chemin qu’il nous demanderait quelque chose même si on a essayé à plusieurs reprises de s’en débarrasser, mais on trouve que 5 euros c’est quand même exagéré). Une fois donné l’argent, il nous pointe tous les 2 et nous fait comprendre 5 par personne. Il finit par dire qu’on est 4 donc on doit lui donner 10 euros à lui et 10 euros à son copain. Le problème, c’est qu’il nous avait finalement indiqué une extrémité de la gare où il n’y a pas un chat, donc nous sommes seuls avec nos 3 enfants et 2 bums qui nous demandent de l’argent. J’ai finalement négocié 15 euros total (je ne sais toujours pas si ça a été vraiment intelligent de négocier avec ce genre de personnes!) et ils s’en sont allés. On monte alors l’escalier pour atteindre le quai #6. Un train est en train de quitter, on s’installe alors sur un banc, nous sommes d’avance. Mais plus le temps passe, et plus on trouve suspect d’être seuls. On va donc s’informer pour se faire dire que notre train part du quai #9! Et en plus, en examinant la configuration de la gare, on se rend compte qu’on devait être tout près de l’accès principal lorsque le garçon nous a abordés et qu’il nous a fait traverser tout Termini au complet avec nos bagages et nos enfants pour nous escroquer! On a aussi appris par un employé de la gare, que la version papier n’est qu’indicative et qu’il faut vraiment ne regarder que les écrans. (Pourquoi mettre les # de quais sur la version papier alors? Il ne pourrait qu’y avoir les horaires!) Finalement, on attrape notre train de justesse quand nous avions de l’avance! Nous sommes trop habitués à croiser des gens serviables, mais ce fut une bonne leçon pour le reste de notre séjour en Italie.

En arrivant à Naples, nous pensions prendre le métro pour se rendre à l’appartement que nous avions loué. Mais suite à l’expérience que nous venions de vivre et puisqu’il y a plus de commentaires négatifs sur Naples que sur Rome sur les forums, nous avons décidé de prendre un taxi. Nous n’avons pas regretté notre choix car ça nous a permis de circuler en voiture dans Naples. Notre appartement était situé sur via Toledo, une rue piétonne entourée d’une tonne de petites ruelles. En arrivant au tronçon piétonnier de via Toledo, il y a une manifestation qui empêche le taxi de s’y aventurer (c’est une rue piétonne oui, mais de temps de temps des véhicules y passent quand même). C’est là que le fun commence. Le chauffeur est insulté et il s’engouffre dans un dédale de petites ruelles où il négocie les coins serrés, recule, avance, recule encore, se colle sur le côté pour laisser passer des motocyclettes. À un endroit même, il sort de sa voiture pour s’engueuler avec une femme qui s’était stationnée, et qui donc barrait le chemin. C’était digne des poursuites qu’on peut voir dans certains films. On a adoré. Nous rions pendant que le chauffeur était de plus en plus exaspéré des détours qu’il devait prendre pour nous mener à bon terme. En arrivant, je viens pour prendre nos bagages et me dit de le laisser faire. Après notre aventure de Rome, un peu de galanterie ça fait du bien! Et une chance que le tarif avait été donné d’avance car avec tous les détours qu’on a faits, ça nous aurait coûté une beurrée! Notre hôte nous attends à la porte, il est étonné que nous arrivions en taxi, mais nous n’avons pas le goût de nous expliquer! Il nous fait monter au dernier étage (ça prend 2 voyages d’ascenseur vu la grosseur de celui-ci, mais aucune plainte à ce sujet, c’est mieux que de monter à pied chargés comme nous sommes!). L’appartement est très bien, et il a en plus 2 superbes terrasses avec tables, chaises et fleurs et une vue sur la ville. Il nous explique tout, nous lui posons quelques questions sur la ville et ce que nous pensons faire. Puisqu’il a des enfants en bas âge aussi, il nous indique sur une carte des parcs et un resto pour eux. Il nous quitte, on s’installe un peu et on part marcher dans les petites rues pour faire une petite épicerie aux endroits qu’il nous a indiqués. On décide ensuite d’explorer plus loin et de se rendre au port pour voir où nous pourrions prendre le bateau pour une île (on n’a toujours pas décidé quelle on ferait, mais notre hôte nous a dit qu’il y a des plages pour les enfants sur les 3, mais que celle de Capri est plus facilement accessible et que ça serait son 1er choix. Il dit que pour Ischia, une journée c’est un peu court, surtout que les plus belles plages sont de l’autre côté de l’île. Pour Procida, je ne me souviens plus de ses commentaires, mais ça ne semblait pas être un bon choix pour aller à la plage avec les enfants. Il a aussi dit de ne pas aller sur les îles un samedi puisqu’il y a plus de monde). On passe par la Piazza Plebiscito, elle est vraiment grande. Nous passons aussi près d’un petit parc de manèges que notre hôte nous a indiqué et on s’y arrête au grand plaisir des enfants. On voulait aller au restaurant que notre hôte nous a indiqué, mais nous arrivons trop tôt. Nous sommes habitués aux restaurants ouverts à toute heure du Québec et non que le souper ne commence qu’à partir de 19h.

Jour 6 – Mercredi 20 mai N’étant pas décidés pour une île, on part pour Pompéi. On prend donc le métro qui est tout près pour se rendre à la gare et prendre le Circumvesuviana. En entrant, il n’y a pas de places assises, mais ça se vide peu à peu. On débarque à la station de Pompei Scarvi. On entre sur le site, on se trouve une roche à l’ombre pour prendre une collation (il fait très chaud aujourd’hui) pour redonner de l’énergie aux troupes. Bébé est en portage, on a laissé la poussette à l’appartement et c’était certainement une bonne décision. J’essaie de me repérer avec la carte mais je ne trouve pas ça évident. On avance encore un peu, et là, rendu au forum, c’est plus facile de se retrouver et pour le reste ça ira bien. La vue est superbe vers le fond du forum avec le Vésuve en arrière-plan. On part explorer, les enfants courent dans la moindre petite maison, ils adorent explorer. Le sol est jonché de petits cailloux et grande fille finit par glisser et se faire mal. Ça la refroidit un peu pour la suite. Elle se fatigue vite aussi, et on finit par repartir trop vite à mon goût et celui de grand garçon. Mon principal regret a été de ne pas avoir vu les gens en plâtre ni les maisons mieux conservées comme celle du Faune. Pour ce qui est des gens en plâtre, ils ne sont pas indiqués sur la carte, donc je conseillerais à ceux qui sont limités en temps de marche comme nous de s’informer dans quel quartier les trouver. On a quand même visité le forum, les thermes, les 2 théâtres et leurs quartiers, mais ce n’est qu’une infime partie du site. En sortant, on s’arrête dans un restaurant où on mange très bien. Le décor est superbe : il y a tout plein de variétés de citronniers qui viennent des 4 coins de la planète. Les enfants adorent. On revient vers l’appartement. On s’y repose un peu et on va marcher un peu dans les rues de Naples. Encore une fois, on essaie le resto pour les familles. Ce soir il est ouvert, mais il y a une fête privée, donc les enfants n’auront pas accès à la salle de jeux. On apprend que ce sera pareil demain, mais que vendredi ça devrait être bon. Le temps qu’on apprenne tout ça, il est tard, on retourne souper à l’appartement. On se prend en chemin quelques pointes de pizzas et une spécialité de Naples : un assortiment de poissons et fruits de mers frits accompagnés de boules frites de toutes sortes : riz, pâtes, pain, etc. C’est bon, mais ce n’est pas un coup de cœur puisqu’on aime moins certaines des bouchées. On aurait pu prendre une seule portion (qui vient dans un cornet de carton) pour la famille mais nous sommes contents d’y avoir goûté.

Jour 7 – Jeudi 21 mai Nous avions vraiment envie d’aller sur le Vésuve, mais après réflexion, on a décidé d’opter pour le cratère du Solfatara et on a été bien contents de notre choix. Accès facile, pour nous 2 arrêts de métro avec la ligne 1 puis on prend le métro de la ligne 2. C’était spécial car le métro sortait de terre pour devenir un train. Arrêt à Pozzuoli. En sortant, on voit la pancarte qui indique la direction, mais il n’y a rien sur la distance à parcourir et nous n’avions rien trouvé de clair sur le net. On se dirige donc vers l’information touristique et on finit par tourner en rond (elle est fermée par manque d’employés). On finit par retourner à la gare où on s’informe à un chauffeur de taxi. Finalement on décide d’embarquer. Ce n’est pas trop loin, il me semble qu’il nous a chargé 10 euros. On l’a fait à pied au retour, ça descendait tout le long. On marche déjà beaucoup, c’était bien de faire l’aller en auto puisque ça montait. Avec des enfants un tantinet plus vieux, ça aurait été ridicule toutefois! Le volcan est annexé à un camping, on en profite pour aller aux toilettes qui ne donnent sûrement pas le goût de séjourner là! Puis la visite du volcan. On y est entré par la sortie pour éviter de retourner à l’entrée du site. Le cratère est très large. Le sol est chaud, l’odeur épouvantable, il y a des fumerolles dont une plus grosses entourée de roches sulfureuses et il y a des trous de boue bouillante (à 140 degrés). C’était vraiment impressionnant. Tout le monde a adoré. Les enfants grimpaient sur les rochers, couraient partout. Il y a un ancien sauna, on n’a pu imaginer que quelqu’un allait là de plein gré! Vers la fin, bébé s’est mise à tousser tout plein sans arrêt; c’était le temps de partir. En sortant (qui est l’entrée), un beau sentier bordé d’arbres, de fleurs, de cactus, on ne peut concevoir que juste à côté il y a un milieu hostile. À notre retour, on va essayer une pizza dans une des plus vieilles pizzerias de Naples. Le four à pizza était superbe. On voyait le cuisinier préparer les pizzas, c’était beau de le voir travailler la pâte.

Jour 8 – Vendredi 22 mai Finalement, on a pris la décision de laisser tomber la plage pour les enfants. Premièrement, il ne fait pas si chaud (à part la journée à Pompéi), il a même plu le mercredi. On trouve que ce serait dommage de sauter autre chose pour aller sur une plage, ce qu’on peut trouver près de chez nous même si ce n’est pas la Méditerranée. De plus, pour Capri qu’on aurait finalement choisi, les prix sur internet donnaient autour de 100 euros pour le transport en bateau. Notre hôte nous a dit que les enfants ne paient pas, mais ce n’était pas ce qui était inscrit sur internet. Notre hôte nous avait indiqué des plages à Naples (je pourrai envoyer tout ce qu’il nous a suggéré si qqn est intéressé), mais on a finalement décidé qu’on irait juste si la température se réchaufferait et que ça adonnerait avec les autres trucs qu’on priorisait. Pour ma part, je tenais à la côte amalfitaine, alors go! Après revérifications sur les forums, on opte pour se rendre à la gare et y prendre un train trenitalia pour Salerno, environ 1h. En sortant du train, une petite fille d’environ 10 ans donne la main à notre fille le temps de quelques marches et arrivé en bas, elle nous suit en nous demandant un billet de train. C’est vraiment fou à quel point certaines personnes ne connaissent pas la simple gentillesse. C’est triste de voir ça chez une enfant. Il nous est arrivé plusieurs fois ce genre de chose dans les gares, mais les autres fois c’était des adultes. Là-bas, on trouve le quai pour le bateau pour Amalfi. On a un temps d’attente entre les 2, juste assez pour un gelato. Mon chum en profite pour aussi prendre un espresso. Il a beaucoup aimé prendre des cafés ici et là. Je conseillerais d’arriver un peu d’avance pour le bateau pour pouvoir s’asseoir en haut si vous en avez envie. Nous étions assis à l’avant. Les enfants ont adoré le tour de bateau. Bébé a vraiment trippé. Depuis le début, elle se laisse surtout porter par le courant, mais là ça lui a plu et à partir de ce moment, elle a démontré beaucoup plus d’intérêt pour tout ce qu’on a vu/fait. Le décor est superbe. Je comprends tous les commentaires qui conseillent de faire le trajet en bateau plutôt qu’en bus. À Amalfi, on est impressionné par la clarté et la couleur de la mer. On avait vu des photos, mais en vrai c’est pas pareil! À Salerno, on voyait des poissons dans l’eau. On marche un peu sur la promenade qui longe la mer, puis on s’engouffre dans les « passages secrets », des toutes petites ruelles, souvent couvertes. Les enfants ont couru dans tous ces passages. Pas évident toutefois avec la poussette car beaucoup d’escaliers. On finit par déboucher sur une rue. On se cherche un resto. On finit par redescendre et on en choisit un. Par hasard, c’est un couple de Québécois à côté de nous, ça fait du bien de parler en français! Ils nous apprennent qu’on peut visiter la « fabrique » de citron en fin d’après-midi, mais il sera trop tard pour nous. Avec tout le transport pour venir jusqu’ici, on ne passe qu’un petit 3h à Amalfi. On aurait pu revenir avec un bateau plus tard, mais on est vendredi et les enfants tiennent au resto spécial pour eux même si on ne sait pas encore s’il vaudra la peine. Avec le bateau, on avait le choix d’aller jusqu’à Positano, je crois que ça aurait été trop de bateau pour nos enfants. Pour une seule journée, Amalfi était un bon choix. On revient donc à l’appartement de la même façon qu’on est allé à Amalfi. Ce soir, le resto pour enfants. C’est le « Il Peperoncino Birichino ». On entre, on s’assoit à la table et on choisit ce qu’on veut dans le menu. Quand on leur dit ce que les enfants prendront, ils nous expliquent le concept : Les enfants vont manger au sous-sol dans la salle de jeux avec Roberta. Oh! On va donc voir avec eux : une belle grande salle de jeux, des petites tables à la taille des enfants, un module pour grimper et glisser avec une piscine à balle, un panier de basket, une télé, des jeux vidéo, le tout dans un décor pour enfants. Roberta a l’air très gentil. Elle ne parle qu’Italien, baragouine quelques mots d’anglais et de français. On repart souper avec bébé seulement. Wow, que ça fait du bien! Papa, qui n’était pas descendu au début, va voir si tout va bien un peu plus tard, surtout parce qu’il est curieux. Un peu avant de partir, on descend avec bébé pour la laisser jouer un peu. On constate que Roberta est vraiment à sa place, elle est géniale avec les enfants, même sans parler la même langue, ils ont tous connecté. Grand garçon a tellement pleuré en soirée parce qu’il ne reverrait pas Roberta! Ça nous prend des restos comme ça au Québec!

Jour 9 – Samedi 23 mai Pour notre dernière journée à Naples, on se dirige vers Herculaneum. Malheureusement, la ligne 1 est fermée à cause d’un bris. On finit donc par trouver un bus qui nous amène à la gare. C’est la première fois qu’on se fait aider par gentillesse, ça fait du bien! En arrivant sur le quai du Circumvesuviana, on tombe par hasard sur mes 2 oncles et ma tante qui s’en vont à Pompei! On logeait environ en même temps à Naples, mais nos horaires différents ne nous avaient pas permis de se croiser. C’est une belle surprise. On échange un peu, le train arrive. Il était déjà bien rempli et il y avait un tas de monde sur le quai aussi. On y entre tassés comme des sardines. On a peine à lever un bras tellement on est coincé. Le paradis pour les pick pockets. Leur truc : ils entrent, fouillent dans quelques sacs et poches et ressortent. On est tellement coincé qu’on ne se rend pas compte. Des gens autour de nous se sont fait fouillé, mais pas de vol apparemment. On se retrouve avec d’autre Québécois, on partage nos expériences. Au revoir, on débarque à Ercolano Scavi. Le site est assez loin de la gare. Ça descend, il faudra donc une longue remontée après toute la visite. Cette fois on a amené la poussette, mais ce n’est pas l’idéal sur le site. Herculaneum est très bien conservée. Mon grand trippe sur les mosaïques, elles sont vraiment belles en effet. Les enfants ont aussi beaucoup aimé faire à manger dans les restaurants de la cité. On a eu beaucoup de plaisir à visiter cette ville. C’est beaucoup plus petit que Pompéi, mais on n’a quand même pas fait le tour complet. Il nous manque la partie plus basse, mais qu’on a aperçue à partir de la promenade qui nous mène à l’entrée. On arrête manger dans un resto près de la gare, c’était très ordinaire. On revient à Naples. On pensait aller visiter le Castel Sant’Elmo, mais avec la ligne 1 qui ne marche toujours pas, c’est trop compliqué puisqu’on n’est pas informé sur les autobus. Déjà de revenir à l’appartement ça a été très long. On n’avait plus accès au logement, mais on y avait laissé nos bagages pour la journée dans un placard. On va faire un tour pour trouver un bus près et on revient chercher nos bagages pour se rendre à la gare. On est d’avance, mais on en profite pour souper (au McDo, il n’y a pas grand-chose d’autre dans le coin où on est) et on relaxe avec des jeux et les enfants courent dans l’aire libre au milieu des tables. Ça fait du bien. On embarque dans le train de nuit pour Milan. Les enfants sont très excités par cette expérience. Ils ont bien dormi, quoique j’aie dû replacer petite fille quelques fois car elle allait tomber de sa couchette. Pour ma part, je n’ai pas très bien dormi car mon sciatique a coincé et j’étais avec bébé sur la couchette, donc assez serré! Papa n’a pas non plus très bien dormi par peur de manquer l’arrêt à Milan! Somme toute, nous sommes contents de l’avoir fait.
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Jour 10 – Dimanche 24 mai On se réveille un peu avant d’arriver à Milan. Nous arrivons à la gare Garibaldi vers 7h30. C’est dimanche. On apprend assez vite que ce n’est pas une bonne idée d’arriver dans une ville italienne un dimanche, et encore moins à cette heure matinale. À la gare, aucun endroit pour acheter un ticket de métro, nous ne pouvons donc pas passer les tourniquets. Et aucun ascenseur ni rampe d’accès non plus et nous sommes assez creux dans la terre… Nous trouvons une sortie vers l’extérieur, mais avec beaucoup de marches alors j’y vais seule en éclaireur. Heureusement, elle donne en face d’un hôtel. On me renseigne : la « vraie » gare est à quelques coins de rue plus loin. Je redescends donc chercher le reste de la troupe et prenons la direction de la gare. Dans la rue, tout est fermé. Et arrivé à la gare, les ascenseurs le sont aussi, donc on recommence l’expérience des escaliers en sens inverse. En bas, tout est fermé aussi, à part un kiosque à journaux où on pense acheter nos tickets. Mais il est tenu par des chinois qui ne comprennent pas les quelques mots d’italien que je « baraguine ». Je laisse donc à nouveau les miens pour partir à la recherche d’un moyen de joindre notre appartement. Finalement, je trouve une carte du métro et finis par comprendre que l’on doit passer par la gare centrale pour prendre une correspondance. C’est une bonne chose, nous pourrons sûrement y trouver un resto ouvert pour déjeuner, des toilettes et le kiosque pour ramasser nos billets pour l’Expo et nos Milano Cards. Nous trouvons effectivement tout ça puis nous prenons un 2e metro pour gagner notre appart. Entre la station de métro Bisceglie et notre appart, il y a un grand parc où il y a plusieurs espaces avec des jeux. C’est parfait car nous sommes d’avance et les enfants ont besoin de se lâcher lousse après tout le « gossage » pour arriver jusqu’ici! On continue ensuite notre marche vers l’appart, il est maintenant l’heure de dîner (et on n’avait rien trouvé de très soutenant pour le déjeuner). Mais on est dimanche! Les épiceries et les restos sont fermés! Nous trouvons tout de même un petit comptoir qui offre sandwiches et burgers. La jeune fille qui y travaille ne comprend aucun mot d’anglais ni de français et le menu est plus difficile que d’autres à déchiffrer. C’était donc un peu comique, mais on finit par trouver quelque chose. Petite fille veut absolument un hamburger et la chance est avec elle puisque c’est une des rares choses qu’on y retrouve. Nous apprenons donc à prononcer ce mot à l’italienne (et on va garder cette prononciation à notre retour à la maison de temps en temps! Tout comme fragola (fraise), qui a été la saveur de gelato préférée de petite fille pendant le voyage). On complète avec un gelato à côté et on se dirige vers notre appart. Les proprios sont super gentils. Ils ont avec eux leur petit garçon de l’âge du nôtre. Grand garçon aurait tellement aimé qu’il puisse rester plus longtemps avec nous! Même si leur rencontre n’a pas duré très longtemps, il restera un bon souvenir pour grand garçon. C’est beau voir comment les enfants créent des liens facilement. Nous avions prévu faire notre épicerie pour notre séjour puisque nos journées seront très remplies, mais papa et grand garçon ne trouveront qu’une petite épicerie chinoise avec quelques produits de base lors de l’exploration du quartier. On en profite donc pour relaxer et les enfants pour prendre un bain (le seul appart de notre voyage à en avoir un). Ça leur fait vraiment du bien de jouer dans l’eau; ça ne prend parfois pas grand-chose pour faire plaisir! On retourne au parc dans une nouvelle aire de jeux. Ah oui, notre impression de Milan : on se sent presque comme chez nous, autant dans l’atmosphère, le visuel, les gens. C’est totalement différent de Rome et Naples. On se rend compte aussi que les gens sont beaucoup plus portés à l’entraide gratuite. Et c’est génial car les ascenseurs sont rares ou difficilement trouvables dans les stations de métro alors c’est bien d’avoir un peu d’aide pour la poussette et aussi d’avoir des places assises pour les enfants dans le métro.

Jour 11 – lundi 25 mai On part pour notre première journée à l’Expo Milano 2015. Petite marche vers le métro. Transfert à la fourche de la ligne rouge. Arrivés sur le site de l’Expo, il y a une bonne longue marche entre le métro et l’entrée. Nous arrivons peu avant 10h (heure d’ouverture). Nous sommes agréablement surpris : les files ne sont pas si longues et avec de jeunes enfants, nous pouvons même passer par une file spéciale plus courte. En fait, toute l’Expo a été pensée pour faciliter la visite des familles. Le site est immense et il fait très chaud. Heureusement, l’allée centrale est couverte par d’immenses toiles. Nous visitons plein de pavillons. Nous pouvons goûter, sentir, regarder, écouter, toucher. Tous nos sens sont sollicités. Quelle meilleure façon d’apprendre, surtout pour les enfants? Ils veulent tout voir, leur curiosité est sans limite. Certains pavillons les impressionnent plus que d’autres, ils sont émerveillés par l’architecture. On découvre la fève de cacao au Belgique et dans les pavillons des pays producteurs de cacao, et visitons ensuite la fabrique de chocolat Lindt. Nous nous arrêtons pour découvrir une mini rizière et ensuite goûter du riz collant frit au Laos. On va s’informer sur les nouvelles technologies d’énergie d’Enel. Notre coup de cœur de la journée : le pavillon du Brésil où on grimpe sur un immense filet pour se rendre au 2e étage. Grand garçon a un peu peur! Petite fille adore! Heureusement qu’on avait le porte-bébé car ça aurait été difficile de garder l’équilibre avec un bébé dans les bras. Au 2e, on découvre de l’art brésilien, plein de choses qui impressionnent les enfants. Au retour au rez-de-chaussée, sous le filet, on explore un jardin où poussent des trucs du Brésil. Les enfants découvrent avec joie d’où viennent graines et fruits qu’on retrouve dans nos assiettes. On aime aussi beaucoup le pavillon du Viet Nam où se produit un band avec des instruments qu'on n’a jamais vus ni entendus de nos vies. On est vraiment en train de faire un voyage à travers le monde. Nous ne sommes plus en Italie! On prend un petit dîner de pâtes correctes mais sans plus. Mais c’est assez dispendieux de manger à l’Expo. On privilégie donc de goûter quelques petites choses ici et là. Petite fille n’a pas beaucoup faim, surprenant. On se dirige vers le Children’s Park et pendant le premier atelier, petite fille vomit… Est-ce la fin de notre journée? Finalement ça semble lui avoir fait du bien. Elle est très fatiguée alors elle dormira dans la poussette après le Children’s Park. Les 3 enfants ont eu vraiment beaucoup de plaisir lors des ateliers. C’est vraiment bien fait et les animateurs sont très gentils. On a vraiment tout aimé. Les enfants auraient passé leur journée là, nous reviendrons d’ailleurs encore demain. Les enfants ont aussi adoré les nombreux plans d’eau et diverses fontaines du site. On a aussi visité le pavillon de la Chine. Bébé a adoré regarder de haut les bâtons lumineux qui créaient des animations. Grand garçon a aussi trippé sur la parade et rencontrer les différentes mascottes, mais pas petite fille qui a une peur panique de ces dernières. Nous avons aussi visité le Chili qui est un des coups de cœur de grand garçon : on pénètre comme dans une grotte et on visionne un vidéo avec de belles images du pays. D’ailleurs, beaucoup de pavillons présentent des films, tous avec différents moyens technologiques tous plus impressionnants les uns que les autres. On visite l’Iran qui présente de belles fleurs, et on assiste à un combat en Thaïlande. On repart vers le milieu de l’après-midi pour donner la chance à petite fille de bien se reposer ce soir pour profiter de la journée de demain. Pour sortir du site, petit bug : ça nous prend nos billets, qui sont perdus dans le fond du sac à dos et que je peine à retrouver. Le récit de la journée n’est pas tout à fait dans l’ordre chronologique et j’oublie certainement des pavillons. Ce sera la même chose pour la journée de demain. Et j’ai très certainement mélangé des pavillons entre aujourd’hui et demain (notamment le Brésil et Enel, mais je n’ai pas envie de tout changer, ça ne change rien de toute façon!) Un détail : avec de jeunes enfants, on a la chance de couper les files pour visiter la plupart des pavillons (une exception, le pavillon du Japon que les enfants auraient vraiment aimé visiter, mais la file était de plus d’une heure). Les gens sont très courtois avec nous. De retour à l’appartement, on fait une vraie épicerie, on soupe et puisque tout le monde est en super forme, on va jouer un peu au parc, encore dans un nouvel espace de jeux. C’est vraiment un quartier très familial et les enfants ont beaucoup de plaisir à se retrouver parmi d’autres enfants.

Jour 12 – mardi 26 mai

Cette fois-ci, puisque nous avons des billets de train inclus avec la Milano Card (il y avait des rabais en achetant les billets d’Expo et les Milano Card avant l’ouverture de l’Expo), nous décidons d’essayer ce mode de transport. Finalement, c’est un peu compliqué car après un trajet de métro, il nous faut prendre 3 trains différents pour arriver à l’Expo. Toutefois, l’arrivée des trains se fait beaucoup plus proche de l’entrée du site que par le métro. C’est donc un avantage avec les enfants car le retour par la passerelle la veille avait été long avec la fatigue accumulée et la démotivation de quitter le site. On arrive un peu après 10h; il n’y a même plus de file. Les enfants ont hâte de retourner au parc! On fera encore plusieurs pavillons. Au Chili, nous écoutons la prestation des musiciens qui jouent sur des instruments faits à partir de matériaux recyclés. Ils nous invitent ensuite à jouer avec eux. C’était difficile pour petite fille et limite pour grand garçon, mais ils ont quand même eu beaucoup de plaisir. Les musiciens avaient un charisme incroyable, ce qui a ajouté à l’expérience. On en a aussi profité pour goûter à la cuisine chilienne : une assiette de différentes viandes et saucisses qu’on a partagée. Miam! De la vraie bonne viande!! Quelque chose qu’on n’a pas beaucoup mangé pendant notre séjour en Italie. C’est véritablement un plat réconfort! Un autre pavillon (la Colombie il me semble ou un autre d’Amérique du Sud) avec une forêt à visiter. Encore plusieurs pavillons avec des vidéos superbes de paysages fantastiques. La France, où on travers un grand jardin et leur pavillon avec mille et une choses tout partout. En sortant, on mange une baguette gratinée et une chocolatine. On visite la Turquie, le Qatar, le Turkménistan (où les enfants découvrent l’origine du coton), l’Indonésie (plein d’épices à sentir et plein d’objets superbes ou bizarres que les enfants prennent plaisir à découvrir), Oman (avec son ruisseau, les enfants cherchant comme la veille les fontaines ou plans d’eau les plus originaux), l’Estonie (avec ses balançoires), l’Équateur (et ses superbes couleurs), les ÉAU (et ses murs de sable, le vidéo nous ayant été déconseillé pour bébé, nous ne l’avons pas vu, avec un peu de regret après coup, mais la journée avait été longue et la fatigue se faisait sentir). Souper à l’appart avec des plats ramenés du pavillon de la Thaïlande. On retourne au parc dans une 4e aire de jeux où un kiosque ambulant vend des pop sicles au grand plaisir des enfants.

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