Travel journals
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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

FA
Farnerc 6 years ago · Floflo1
Deux petites semaines au Nicaragua... une de plus aurait été bienvenue!
Jour 1 : 5/2/18, arrivée à Granada en fin de pm Nous avions choisi l’hôtel La Siesta. Endroit très sympathique : chambres avec salle de bain privée et une agréable cour intérieure. Boris, le proprio, est à l’écoute et toujours prêt à donner un coup de main lorsque nécessaire. Il s’était, de plus, offert de réserver notre transport entre Managua et Granada lors de nos échanges courriels, chose très appréciée. Rapport qualité/prix excellent (pas cher du tout) pour ce chouette hôtel aux allures d’auberge de jeunesse de luxe. Bons petits dej en plus. Visite de Granada avec apéro sur la Calle La Calzada.
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AL
Aleph240758 6 years ago · Max68
Madhya Pradesh et alentours
Me revoici au pays : Incredible India tu m'as manqué mais je suis là pour un mois.

J'ai bien cherché des endroits à découvrir , et ensuite j'ai dû faire des choix et voici mon périple avec quelques incontournables pour moi bien sûr . Arrivée à Delhi et départ dans la matinée pour Mathura que je ne connais pas. Je loge à la Geeta Homestay pour trois nuits, dans une rue au calme, un peu à l'écart du centre . Un bon restaurant est dans la rue et j'y dînerai tous les soirs. Un couple de personnes âgées m'accueille dans leur maison. La chambre n'est pas prête mais en attendant le proprio m'installe dans une grande chambre où je dépose mon sac et très vite je quitte la maison pour prendre les premiers contacts avec Mathura Je vais à pieds au temple Shri Krishna Janmabhoomi. Je suis bien arrivée en Inde, bruit, circulation, détritus, vaches tout est bien présent. Au temple, il y a beaucoup de fidèles et il y règne une grande effervescence. Je rentre par le même chemin et m'installe dans ma chambre . La fatigue se faisant sentir, je ne dîne pas très tard et vite au lit. Le petit déjeuner est inclus dans le prix de la chambre .

Aujourd'hui , dimanche , j'ai l'intention de commencer les visites par l'incontournable musée qui est à 3 kilomètres de la homestay. J'y arrive à 09h et n'ayant pas réfléchi il est fermé et n'ouvre qu'à 10h. Je n'attends pas et n'ayant rien repéré dans le coin je change de direction et pars en rickshaw à la Yumana Ghats. A peine arrivée, les bateliers me proposent une balade que j'accepte avec plaisir .



je ne connais pas la signification de ce tissu rouge qui est soutenu par les personnes sur les bateaux.





Je prends la rue au dessus des ghats en direction de Vishram ghat



La rue est bordée par de belles maisons.



une petite soif



et j'arrive au temple hindou Dwarkadheesh .





Je continue ma balade jusqu'à Chattu bazar et le quartier est bien animé.











Un peu plus loin les rickshaws collectifs partent pour Vindravan et des indiennes me font signes pour aller avec elles et je les rejoins. Arrivée à Vindravan, elles m'entrainent dans une rue et me font comprendre que je dois aller au bout . Je marche durant 2 bon kilomètres et j'arrive à un temple bondé de monde.J'essaie de me frayer un passage pour y rentrer et une fois dans le hall, je suis compressée et ne supporte pas très bien ce piétinement et dès que je peux je ressors respirer à l'air libre. Je reviens sur mes pas et me dirige vers le temple aux singes, le Govinda Dev Ji, très beau temple rouge.

Avant d'entrer , je prends mes précautions et range mes lunettes de soleil, je ne garde que mon appareil à photos et entre sereine...... effectivement beaucoup de singes sont bien présents et je les surveille du coin de l'oeil et malgré tout , un très jeune fonce sur moi et vient s'accrocher au bas de mon pantalon et heureusement un couple d'indiens accompagné par un guide viennent à mon secours et chassent ce chenapan qui essaie à plusieurs reprises de revenir vers moi.







Je continue vers le Prem Mandir Shyama Shyam Dham mais j'y arrive trop tard , il est fermé de 13h à 16h ainsi que tous les autres temples. Je rentre en bus à Mathura et la station des bus n'étant pas très loin du musée , j'y retourne et là , je vois noter sur le panneau que le musée est fermé les dimanche et lundi. Je ne le visiterai pas donc cette fois-ci. Il est encore tôt pour rentrer à la homestay donc je reprends un bus pour Govardhan . L'arrêt du bus est très proche du Kusum Sarovar où j'arrive avant la nuit. C'est magnifique , waouh .



Des cénotaphes bordent le bassin Le principal chhatri avec des peintures au plafond.





Ayant atteint le nombre maximum de photos , je rentre à Mathura . La première journée a été bien remplie et je suis ravie .
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JD
Jdakota 6 years ago
2017/2018: comment j'ai effectué un voyage spatio-temporel en Écosse
28 avril 2017

Arrivée à Glasgow au terme d’un voyage d’une journée, longue étape à Londres oblige. Il est 22h45 et le bureau de location de voitures Firefly ferme à 23h00. Le timing est serré, je le savais.

L’employé du guichet est un jeune mec sympa avec un accent écossais terrible. Il me donne les clés d’une Mercedes 250D en croyant me faire une bonne surprise. J’avais réservé un petit modèle compact et le paquebot qu’il me refile doit se situer à une dizaine de catégories au dessus. Je suis le dernier client de la journée et j’ai l’impression qu’il ne leur reste plus que ça. Le premier avantage est l’embrayage automatique. L’autre, que je constaterai plus tard, c’est la consommation très faible du moteur diesel. Le gros point noir, c’est la taille, assez peu adaptée aux minuscules « single track roads » des Highlands.

Débarquer de nuit dans un pays étranger est toujours compliqué. Et la conduite à gauche ne facilite pas l’adaptation. J’ai réservé pour la nuit à l’Erskine Hôtel qui se trouve à seulement quelques kilomètres de l’aéroport. Par chance la signalisation est bonne – ce qui n’est pas toujours le cas en Ecosse – et je trouve assez facilement le chemin de l’hôtel qui s’avère être en pleine campagne.

29 avril 2017

Après un petit déjeuner copieux à l'hôtel, départ de bon matin et direction Glencoe sous un ciel gris et bas. C’est on ne peut plus simple. Une fois l’Erskine Bridge traversé, il suffit de suivre la route 82 qui vous y mène tout droit. Ça commence par la traversée d’une zone urbaine assez peu intéressante, puis on arrive à proximité du Loch Lomond, dans la région des Trossachs. Ensuite, la route longe ce très long loch pendant plus de trente miles. La route est très étroite, collée à la falaise, et très fréquentée par toutes sortes de véhicules parmi lesquels d'imposants cars de touristes. Je mesure pour la première fois avec inquiétude les dimensions inquiétantes de mon véhicule et la longueur démesurée de son capot.

La route s’élargit en quittant le Loch et commence à s’élever. C’est à partir de Brige Of Orchy que le paysage devient plus rude, moins champêtre. Là commence l’Ecosse telle que je me l’imaginais. Des montagnes pelées, de la lande sauvage, des lochs cernés de tourbières infranchissables. Tout ce que je souhaitais découvrir.



Mon premier arrêt photo se situe autour de Lochan Na Achlaise. Le temps n’est pas encore dégagé mais des trouées de lumière donnent déjà du relief à ce paysage tourmenté. C’est la région de Rannnoch Moor.









De là, Glencoe n’est plus qu’à une petite demi heure de route. J’y arrive dans un épais brouillard pluvieux qui se dissipe néanmoins rapidement. Je décide d’aller me dégourdir les jambes du côté de Buachaile Etive Mar, la spectaculaire montagne pyramidale qui garde l’entrée du Glen. Partout, le sol est gorgé d’eau. Difficile de progresser afin de trouver des points de vues intéressants quand on ne veut pas se tremper les pieds.







Glencoe est une vallée assez courte traversée par une route pentue, étroite et sinueuse, que les grands bretons en week end adorent parcourir très vite aux volants de rutilantes décapotables sportives. Ils se prennent tous pour Daniel Craig, ma parole !





J'avise l'entrée d'un parking en bord de la route, juste avant de plonger dans la partie basse du Glen, et je décide de m'y ranger afin de profiter un peu du paysage. A l'entrée du petit chemin menant au parking, il y a un panneau indiquant « Hidden Hip ». Cela signifie qu'on se trouve juste en face une pente sévère et cachée, alors que le chemin du parking effectue un coude brusque vers la droite. Aujourd'hui, je le sais. Pas à l'époque. Ma position dans la voiture, le capot interminable de la Mercedes et mes quelques lacunes linguistiques font que je rate le chemin et que je file tout droit, dans le « hidden hip ».

« La route est droite mais la pente est forte », disait un ancien premier ministre. Il avait raison. Ca racle fort au dessous et sur le devant. Sur le moment, je ne comprends pas ce qui s'est passé. Ce n'est que lorsque je m'arrête quelques mètres plus bas sur le parking et que je descends que je réalise mon erreur. Je me penche sous le pare choc pour évaluer les dégâts qui sont heureusement assez peu importants.

Rien de cassé mais le plastique au niveau des entrées d'air est bien entamé. Merde et remerde ! Le genre d'incident qui vous casse le moral d'entrée. Et qui ne se réglera pas par des raffarinades. Pourtant, quand je me retourne et que je regarde le degré de la pente que j'ai dévalée, je me dis que ça aurait pu être bien pire. Et tout ça le jour de mon anniversaire ! On appelle ça l'ironie du sort...

Bon, on ne va pas rester là. Je poursuis vers le bas de la vallée, la plus belle partie avec ces couleurs arc-en-ciel qui courent sur le sol. Plus loin, un petit loch recouvre le bas du glen et on se dit que le propriétaire de cette maison (dernière photo) doit se sentir un peu seul durant les longues soirées d'hivers.











Je vais jeter un œil à la bunkhouse qui doit m'abriter ce soir. Celle-ci se trouve un peu avant le village de Glencoe et on y accède par une petite single track road qui trace son chemin en parallèle à la route principale. On me remet les codes d'accès à mon bungalow que je visite rapidement. Une grande pièce principale fait office de cuisine et de salle à manger, plusieurs cabines de douche et trois petits dortoirs de quatre ou cinq lits chacun pour l'heure inoccupés.

Pas grand chose à dire que le reste de cette journée. Une exploration tranquille des contours du loch Leven, tout proche. Assez long et pas inintéressant mais le ciel est un peu couvert et la lumière s'en trouve très affadie. Et mon accident de la mi-journée me reste dans la tête.



Au retour à l'hostel, je fais connaissance avec mes colocataires. Un couples de sexagénaires hollandais qui traversent les Highlands à pieds, une jeune marseillaise – Julia – qui passe une semaine en solo, et deux jeunes coréennes (du sud). On passe une soirée plutôt sympa.

30 avril 2017

Réveil sous un ciel radieux. J'ai décidé de retourner rapidement à Glasgow pour faire estimer les dommages causés à cette maudite Mercedes. Deux jeunes néerlandais qui dormaient dans une autre chambre me demandent si je peux les déposer au début de la rando « Hidden valley ». Ils sont venus passer quelque jours à Edimbourg, puis se sont laissé prendre au jeu et sont venus jusqu'ici en car. Bon, c'est sur mon chemin, alors pourquoi pas ? Avant cela, je les emmène acheter des sandwiches à Glencoe, puis je les dépose comme prévu.

Deux heures plus tard, je me retrouve chez Firefly, à l'aéroport. J'explique le cas à l'employé de faction. Il examine scrupuleusement les dégâts et les détails de mon contrat. La franchise est de 1500 euros et il s'avère que les dommages sont assez largement en dessous de cette somme. Bonne nouvelle, je vais pourvoir reprendre le cours du voyage l'esprit plus tranquille.

Retour sur Glencoe en début d'après midi. Je vais finir par la connaitre par cœur cette route. Après un déjeuner au village (fish and chips), je vais me balader dans la partie haute de Glencoe. Pas l'heure idéale pour la lumière.

Je suis quelques sentiers sans grande conviction.





J'avais repéré une ballade pour la fin de journée : Pap of Glencoe. Il s'agit de grimper au sommet d'une montagne qui garde l'entrée du Loch Leven.



Je vais en faire la première partie avant de faire demi tour. D'abord parce que que c'est super raide et que ça fait beaucoup pour une première rando, ensuite parce que je doute de pouvoir faire l'aller retour avant la nuit et que les éboulis de roches que l'on doit passer dans la première partie seraient extrêmement dangereux à pratiquer dans le noir. D'accident en renoncement, voilà un séjour qui commence bien mal !

Je vais finalement me contenter de faire le tour du loch Leven qui comporte de très beaux point de vue avant de retourner à la bunkhouse.







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JD
Jdakota 6 years ago
USA 2016 - Comment j'ai (longtemps) attendu le soleil dans l'ouest
23 avril : Roissy

Dès que je regarde le tableau d’affichage des vols, je comprends que les ennuis viennent de commencer. Mon vol est le seul à être reporté de plus d’une heure. Aucune chance d’attraper ma correspondance à Dallas dans ces conditions. Déjà que la journée promettait d’être longue… Une première occasion de râler. Je ne le sais pas encore, mais ce ne sera pas la dernière. L’embarquement se traine. Puis le vol, interminable, comme d’habitude. Il doit y avoir deux ou trois films doublés en français de disponibles et je les ai tous vus. Pas génial la banque d’images d’American Airlines. Même le jeune américain très sympa qui est installé à côté de moi est dépité devant la piètre qualité de l’écran. Seul bon point : je me trouve près d’un hublot.

Arrivée à Dules en milieu d’après-midi. Il me reste encore une petite chance d’avoir ma correspondance. A la sortie de l’avion, quelques stickers colorés « express transfert » accrochés au mur attendent les voyageurs en transit. Ils vont permettre au personnel de l’aéroport de nous identifier et de nous faire passer les contrôles plus rapidement. A la douane, je fais la connaissance d’une petite famille de trois qui se trouve dans la même situation que moi. Ils se rendent aussi à Vegas, mais pour y rester la semaine. Je les encourage à en sortir un peu, ne serait-ce que pour effectuer une petite virée à Valley Of Fire. Coup de bol, le vol pour Vegas a également du retard et nous parvenons à l’attraper. Cette seconde partie du voyage est beaucoup plus agréable. Le paysage est dégagé et nous survolons une partie du Grand Canyon que je n’arrive pas à identifier. Puis le Hoover dam, reconnaissable entre mille.

Il fait déjà nuit lorsque je me rends chez Alamo. Assez peu de choix parmi les SUV standards. Trois véhicules seulement. Je porte mon choix sur un Ford Eagle Titanium car c’est le seul à arborer une inscription « AWD » à l’arrière. J’ai réservé ma première nuit au Day’s Inn qui se trouve sur Tropicana Bld North, un peu en retrait du Strip, juste derrnière le New York New York. Je préfère généralement m’offrir un hôtel-casino sur le Strip – pour le fun -, mais nous sommes un vendredi soir, jour où les prix de ceux-ci triplent par rapport aux jours de semaines, et j’ai décidé d’investir aussi peu que possible dans ce voyage (financièrement s’entend).

Bon, même si je suis bien crevé, ce serait dommage de ne pas aller faire quelques pas sur le Strip, même s’il faut marcher un bon quart d’heure avant d’y arriver depuis le Day’s Inn. C’est curieux Vegas. Il y a des soirs ou on ne voit que les lumières et où on se laisse emporter par la démesure et le glamour des méga casinos. Et il y a des soirs où l’on ne remarque plus que le pathétique et le sordide. C’est un de ces soirs. L’image qui me reste de cette courte promenade, c’est cette femme SDF, assise sur la passerelle surplombant Harmon avenue, hurlant « Leave me alone ! Leave me alone ! » à un type étrange qui reste là, immobile, à la regarder avec un mauvais sourire. Glaçant. Seule chose à trouver grâce à mes yeux ce soir-là, ce groupe musical installé devant le New York New York. De bonnes tronches authentiques de musiciens country, même si le chanteur est quand même un peu braillard.



24 avril : Las Vegas.

La première chose qu’on fait en se réveillant dans un motel, c’est d’ouvrir le rideau afin de vérifier l’état du ciel. Et celui-ci est tout bleu. Heureusement car ma destination du jour, Little Finland, perd une bonne part de son intérêt sous la grisaille.

Pour le petit déjeuner, je m’offre le buffet de l’Excalibur. Assez cher quand même. Du coup, je le transforme en repas complet. Puis je fais quelques pas à travers le casino et son voisin, le Louxor, histoire de raviver quelques bons souvenirs.

Départ vers le nord sur l’Interstate 15 qui est assez simple à trouver depuis Tropicana bld. Il y a pas mal de circulation et je décide de ne pas stopper dans la banlieue de Vegas pour me ravitailler. On verra ça plus tard, sur la route. Sauf que sur la route il n’y a pas grand-chose. Glendale, seule localité indiquée sur le chemin avant que je ne doive quitter l’I15, n’est guère constituée que d’une station-service et de quelques mobiles homes. Je continue donc un peu plus loin que prévu, jusqu’à Mesquite. Cela m’obligera à refaire quelques miles en sens inverse, mais rien de rédhibitoire.

Merquite est une de ces nombreuses villes-casino de Nevada, un mini Vegas. On y trouve de tout. Et surtout un WallMart pour se ravitailler. Quelques conserves, trois gallons d’eau, des sandwitchs, des muffins, un gros sachet de « trail mix » et des zip bags pour le partitionner et me voilà prêt à m’enfoncer dans le Wilderness. Malheureusement, le ciel s’est couvert au fil de la matinée. L’espoir d’un coucher de soleil sur les formations ciselées de Little Finland est en train de s’éloigner. Tant pis, on y va quand même. On ne sait jamais, sur un malentendu…

Le long chemin d’accès à cette curieuse zone se découpe en quatre parties distinctes. La première consiste en une petite route pas si mauvaise -malgré les nombreux nids de poules - qui se transforme progressivement en une piste facile et roulante.

Puis, à partir de Whitney pockett, la piste devient caillouteuse et moins agréable. Une demi-heure plus tard, un embranchement me conduit à la troisième partie. Cette fois, la piste devient carrément mauvaise, voire épouvantable. Je roule à deux à l’heure en guettant les moindres écueils. Je ne suis jamais tranquille sur une piste. Je n’ai encore jamais crevé et je n’ai aucune envie de commencer sur celle-ci. Après quelques miles très pénibles, je me retrouve dans la toute dernière partie qui consiste à suivre le « Mud Wash road », un lit de rivière à sec. Ces derniers miles sont plus agréables. On doit un peu improviser son chemin parmi toutes les traces qui parsèment le wash mais rien de bien compliqué. La seule difficulté est la barre rocheuse au-delà de laquelle une barrière avait été posée quelques années auparavant. Mais un passage a depuis été tracé sur la gauche et cela ne pose plus vraiment de problème. Au final, il m’a fallu une bonne heure pour parcourir les 7.5 derniers miles. Ce qui nous donne une moyenne remarquable d’environ 13 km/h. J’arrive sur le site en milieu d’après-midi sous un ciel lourd et gris. Désappointement. Il va falloir faire son deuil des jolies photos de la « Golden hour ». L’endroit lui-même est assez peu hospitalier. C’est sans doute mieux sous le soleil.



Je fais contre mauvaise fortune bon cœur et me mets à arpenter le site. J’ai imprimé une planche avec les photos d 'un site allemand mais j’ai du mal à retrouver ses formations, hormis l’une des plus belles, « le rapace », qui est extrêmement facile à repérer. Je ne suis pas très inspiré photographiquement parlant et je pense que l’absence de lumière y est pour beaucoup.







Un rayon de soleil arrive à percer pendant quelques secondes, donnant une idée de ce que serait cette séance photo dans de meilleures conditions.



Il y a une zone assez étrange, pleine de dépôts blanchâtres, au nord du site, et que je ne me souviens pas avoir vu souvent représentée. C’est pourtant assez graphique, je trouve.



Je me pose la question d’attendre le soir, dans l’espoir que le ciel s’éclaircisse. Mais les chances me semblent faibles, au contraire de celles de voir un orage se déclarer. Et il parait que la Mush wash road devient rapidement impraticable par temps de pluie. Je décide donc de refaire au moins les 7.5 derniers miles à l’envers de façon à ne pas risquer de me retrouver bloqué ici.

Une heure et demie plus tard, je suis de retour à Whitney pockett. Il y a là un grand parking, idéal pour passer la nuit.



Au loin, dans la direction de Little Finland que je viens de quitter, le ciel s’est entrouvert et laisse passer un large rideau de lumière doré. Peut-être ai-je finalement raté quelque chose. C’est comme ça. Il faut souvent faire des choix de cet ordre dans l’ouest, et ils ne sont pas toujours gagnants. Je me couche après m’être régalé d’une boite de miettes de poulet froid. C’est la fête.
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GO
Gordrash 6 years ago
Périple 3 semaines vers le Nord (Allemagne, Danemark, Suède, Norvège)
Bonjour tout le monde. Me revoici, les vacances étant terminés, voici le temps de vous les narrer. Cette année, nous sommes partis vers le Nord. Allemagne, Danemark, Suède, Norvège. Un périple en voiture, où nous avons emportés nos vélos pour quelques balades sportives.

L'Allemagne, nous connaissons déjà un peu. Pas de surprises. Mais en ce qui concerne les autres pays, c'est pour nous la découverte. La nature est très présente et respecté. Les gens sont accueillants et le stationnement rigoureux. Attention ! Au Danemark, les infrastructures cyclables sont d'une qualité exemplaire et présente partout.

En cette période de l'année, les jours ne finissent plus. Les soirées s'étirent délicieusement et les matins nous prennent toujours de vitesse.

Nous avons essayé de faire une petite boucle dans le temps imparti, et je vais vous raconter ça. Regardez.
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LA
Larri 6 years ago
Trop courte escapade en Birmanie
Bonjour à tous,

Une disponibilité de 15 jours et un bon tarif sur Qatar, il n’en fallait pas plus pour nous décider à faire une petite escapade en Birmanie. Décision prise dans un temps très court (mi octobre pour un départ le 27/10). L’idée trottait dans nos têtes suite à la lecture de carnets sur ce forum, en particulier celui de Fabhyène : « La Birmanie comme nous l’avions rêvée ». J’ai pris contact avec l’agence qui avait organisé son voyage à savoir Adorable Manmyar, ainsi qu’avec une autre proposée par Evanéos. La aussi notre choix à été rapide, la seconde agence étant rapidement écartée en raison du prix et du manque de choix dans les hébergements proposés. Je me propose de vous faire un petit résumé, sans prétention littéraire ni photographique (clichés en provenance d’une tablette), de notre voyage. Je me contenterai d’être factuel et de donner quelques indications sur les visites, hôtels, restaurants, prix.

Les préparatifs et le circuit : Après obtention des visas nous (couple de 68 et 65 ans) avons retenu les vols internationaux (27 octobre au 10 novembre) auprès de Qatar (560 € par pax) avec une courte escale à Doha. Au final bonne compagnie, choix des sièges et menus à l’avance, avions neufs (A380, A319, A350), très bon service à bord.

Nos échanges avec l’agence ont permis d’affiner notre itinéraire très classique au demeurant mais satisfaisant pour un premier contact avec ce pays. Il comportait les étapes suivantes :

Jour 1 : Arrivée à Yangon le 28 octobre à 5h30 Jour 2 : vol Yangon - Heho pour rejoindre le lac Inlé Jour 3 : Lac Inlé Jour 4 : Envol pour Mandalay Jour 5 : Mandalay Jour 6 : Croisière de 10 h sur l’Irrawaddy pour rejoindre Bagan Jour 7 à jour 9 : Bagan et ses environs Jour 10 : vol pour Ngapali en passant par Heho Jour 11 et 12 : séjour balnéaire à Ngapali Jour 13 : retour par avion sur Yangon Jour 14 : vol retour vers Paris.

Pour l’hébergement l’agence proposait 6 niveaux d’hébergements avec un choix entre 2 hôtels dans chaque catégorie. Nous avons retenu la moins onéreuse et nous n’avons eu que des hôtels satisfaisants voir excellents pour certains : - Shwe Yee à Yangon (B) - La maison Birmane à Inlé (TB++) - Victoria Palace à Mandalay (B) - Villa Bagan à Bagan (TB) - Yoma Sherry lodge à Ngapali (TB+++). Il faut noter que dans tous ces hôtels nous avons bénéficié d’une literie de qualité.

Jour 1 Matinée Yangon

A la descente de l’avion une guide et un chauffeur nous attendent. Après avoir changé un peu d’argent, nous roulons en direction du centre ville. Malgré l’heure matinale (6 h) la chaleur est déjà présente. Un premier étonnement : la conduite à droite avec le volant à droite. La guide nous explique que la junte avait décidé de rompre avec les us de la domination anglaise en changeant le nom du pays (Manmyar à la place de Birmanie) et le sens de circulation. Mais les véhicules ayant le volant à droite étant moins chers que ceux possédant un volant à gauche les habitants ont en majorité retenu cette option. Cependant on commence à voir quelques volants à gauche. Etant donné que la chambre d’hôtel n’est pas disponible avant 14 h nous décidons de faire tout de suite les visites prévues dans cette journée en commençant par Shwedagon. Le gros avantage c’est qu’à cette heure il n’y a pas foule. De plus, pour notre plus grand plaisir, le soleil éclaire de mille feux les ors du temple et c’est tout simplement époustouflant. La légende raconte que la pagode a été érigée pour enfermer 8 cheveux de Bouddha donné par ce dernier aux premières personnes qui l’on nourrit au sortir de son temps de jeun et de méditation. Ainsi elle aurait 2500 ans. Mais rien n’est moins sur ! Les archéologues la datent du VI ième siècle de notre ère. Sur l’esplanade de marbre blanc, le stupa central s’élève à 98 m et est couvert de 20000 plaques d’or. Au total on estime qu’elle serait recouverte de 40 tonnes d’or. Le stupa est visible de tous points de la ville. Son sommet est surmonté d’une ombrelle entourée de 1400 clochettes en or et argent et d’une girouette sertie de milliers de pierres précieuses, d’un globe en or et d’un diamant de 76 carats. On peut voir les détails de ces pièces sur des photographies dans un musée adjacent. L’or et les pierres sont des dons des fidèles. Tout autour on trouve une soixantaine de stupas et sanctuaires offerts par les familles riches pour obtenir des « mérites »…. Toujours dans le même but, les moins fortunés offrent de leur temps pour nettoyer les statues, le parvis. C’est ainsi que l’on peut voir des bataillons de bénévoles balayant l’esplanade ou nettoyer les statues. Huit oratoires symbolisant les jours de la semaine (le mercredi étant divisé en deux) sont disséminés sur le parvis. Chacun a un animal et une planète dédiés. Ils permettent aux croyants de venir se recueillir devant celle correspondant au jour de leur naissance et d’y verser de l’eau pour se purifier. Autre élément remarquable la cloche de Singu (16 t). Elle fût volée par les Anglais qui voulurent l’emporter mais elle tomba dans la rivière et ils ne purent la remonter. Les Birmans obtinrent le droit de la conserver s’ils parvenaient à la récupérer. C’est ce qu’ils firent. Nous nous étonnons de voir des gens prier alors que d’autres mangent, papotent ou se font photographier. En fait contrairement à nos églises les pagodes sont tout à la fois des lieux de culte et des lieux de vie où les locaux viennent pour prier mais également pour passer un moment en famille ou en couple. Les fidèles peuvent y manger, discuter, se prendre en photo. Le mélange entre vie quotidienne et vie spirituelle confère à la Shwedagon pagode une atmosphère particulière. Bien qu’il nous reste mille choses à découvrir nous quittons ce lieu spectaculaire et impressionnant.































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RI
Rinanella 6 years ago
Notre fabuleux voyage dans la péninsule du Yucatan (août 2017)
Voilà un article qui pourrait être utile à ceux qui préparent leur voyage et qui cherchent des idées d’itinéraires dans le Yucatán… enfin, la péninsule du Yucatán plus exactement, péninsule qui comprend l’Etat du même nom mais aussi celui de Campeche et de Quintana Roo.

Le MEXIQUE, ce pays est une combinaison de passion et de joie de vivre, ouvert sur le monde mais aussi secret et empreint de mysticisme. Le Mexique possède de longues plages de sable, d’anciens temples mayas et des villes les unes plus typiques que les autres sans oublier une excellente cuisine. Le Mexique adore ses traditions tout en étant très moderne. Accompagnez-moi dans notre escapade à travers un pays magnifique et laissez-vous tenter pour votre prochain voyage.

Le Yucatan : On y découvre une diversité et une richesse de paysage : entre plage de sable blanc et mer turquoise des Caraîbes, barrière de corail, dauphins, tortues et autres merveilles sous-marines, jungle très dense parsemée de Cénotes et de sites archéologiques majestueux, la péninsule du Yucatan nous invite au dépaysement.

Mais procédons par ordre :

Qui sommes-nous ? Nella, Rina et Raf. Belges d'origine italienne. Moi, 40 ans, je travaille dans le tourisme, je crée des voyages sur mesure depuis 20 ans à Bruxelles, créer et voyager c'est ma passion. Rina, 37 ans, banquier et passionné par l'histoire et les civilisations. Raf, 11 ans, déjà grand voyageur, c'est lui qui nous motive à continuer à marcher, escalader, foncer :-) une petite pile électrique qui s'intéresse à tout.



Dates de notre voyage : Raf terminant sa 6ème primaire, il était difficile de partir hors congés scolaires voire impossible. Nous avons fixé un départ le 13 aout et un retour le 2 septembre 2017 Nom des hôtels et nombre de nuits :

Partie Farniente (ou presque) :

AkumalAkumal Bay Beach Resort7N13-20 août

Circuit : Merida Fiesta Americana Merida 3N 20-23 août Campeche Socaire Hotel 2N 23-25 août Celestun Xixim Eco-Hotel 2N 25-27 août Chicen Itza Mayaland Hotel 1N 27-28 août Valladolid Hotel Meson de Marqués 2N 28-30 août Playa del Carmen Family Concierge La Esmeralda 2N 30 août - 1 sept

Ce que nous avons emporté dans nos valises: *trop de vêtements *un anti-moustique super puissant au butane (mais les moustiques sont encore plus puissants) * Crème solaire/après soleil/stick apaisant moustique (SUPER UTILE) *une grosse pharmacie de garde (anti-tout 😉) dont nous n'avons absolument pas eu besoin 😐 grâce à Dieu !! *un set de snorkeling avec masque, tuba, lunettes de plongée (2), chaussures ou chaussettes de plage (utile aussi dans les cénotes surtout) *3 essuies pliables Decathlon *nos gsm pour les photos *une camera sport, anti-choc et étanche (super utile) avec un baton stick pour les selfies ou pour plonger la camera dans l'eau. *2 guides (le Routard et le petit futé) *un carnet vide et un bic (pour nos notes voyages) *un pèse valise *une carte de la péninsule du Yucatan (étanche et indéchirable) et nous avions téléchargé l'application maps.me avec la carte de la péninsule du Yucatan (TRES pratique) *une housse thermique pour bouteille (très utile pour garder l'eau froide plus longtemps) *un kit de couture mini

Ce que nous aurions du avoir dans nos valises en plus : *des ponchos pluie (achetés sur place) : certes ils ne nous auront servi qu'1 seule fois à Uxmal, lors de la grosse pluie pendant la visite car nous avons vraiment eu un temps ensoleillé pendant tout le séjour mais ils se sont révélés bien utiles quand même pendant cette grosse heure de pluie. *des chapeaux pour se protéger du soleil (achetés sur place) *une crème pour l'après-piqure de moustique - achetée sur place - (nous avions un mini-stick apaisant mais il n'a pas suffit à nous 3) *un bon appareil photo pour immortaliser nos magnifiques souvenirs (un gsm ne remplacera jamais la qualité des bons appareils)

Précautions et préparation voyage : *passeports en ordre et valable au moins 6 mois après le retour *permis de conduire (pour la location de voiture) *pas de vaccins obligatoires mais nous avons tout de même fait le vaccin TYPHUS (vu le nombre de piqures de moustiques, je ne regrette pas de l'avoir fait) *une bonne préparation de la destination (lectures, forum, Tripadvisor, itinéraire de voyage, ..) *la réservation anticipée des hôtels : pas indispensable mais cela évite de perdre du temps à courir après une connexion internet, etc.... sachez qu'il est toujours possible d'annuler sans frais sous certaines conditions de réservation. La majorité de nos réservations ont été faites sur le site www.booking.com qui s'avérait souvent moins cher que les prix dont je pouvais bénéficier en travaillant dans le tourisme. seul hôtel où mon job m'a permis d'avoir un superbe prix (1/5 du prix booking !!!! c'est l'hôtel à Playa pour les 2 dernières nuits que j'ai contacté directement et qui m'a donné un prix Agent de voyage).

(à suivre......)
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JE
Jeromeliath 6 years ago · LillieoneFE
Observation de la panthère des neiges au Ladakh
Je rentre juste du Ladakh où j'ai réussi à observer la très discrète panthère des neiges appelée aussi léopard des neiges (tiré du nom anglais snow leopard). Grosse réussite car j'en ai observé 10 (dont une femelle et ses 2 petits) en 18 jours ! J'ai vu aussi 6 lynx, 5 loups du Tibet, 1 renard roux, des ibex, des barrals et des urials par dizaines ainsi que plein d'oiseaux qui restent dans ces vallées enneigées malgré le froid. Pour réaliser ces observations, je me suis rendu dans le parc national d'Hemis au Ladakh à côté de la ville de Leh. Puis je suis allé aussi dans la vallée d'Uley. Dans les 2 endroits, j'ai été hébergé en "homestay", c'est à dire chez l'habitant dans de tous petits hameaux. Les gens étaient adorables et me faisaient aussi à manger et du feu le soir et le matin. A chaque fois, j'avais un guide local qui scrutait chaque rocher et chaque crevasse à la recherche de la panthère des neiges et de tout autre animal. Le guide avait une super longue vue Swarovski avec un zoom 20-60 (indispensable car les animaux se trouvent souvent loin). J'avais amené aussi ma longue vue Kowa avec zoom 20-60. Les panthères des neiges sont vraiment difficiles à voir car extrêmement discrètes et très bien camouflées. Les guides ont l'habitudes de les chercher pendant des heures et connaissent bien leurs comportements. Personnellement, je suis passé par l'agence Exotic Travel tenu par monsieur Phunchok Tsering. Il m'a offert un service parfait à un prix incomparable. Je pense pouvoir dire que si vous rester au moins une 10aine de jour, vous verrez forcément la panthère des neiges. N'oubliez pas que la meilleure période est de Novembre à Mars. Attendez vous à des nuits glaciales autour de -20°C ! Bonnes observations ! N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.
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LI
Lilevis 6 years ago · Chris06
Japon: entre villes et montagne
Bonjour à toutes et à tous

Habituellement j’organise nos voyages moi-même, mais ayant une allergie alimentaire, allant manger tous les jours au restaurant, ne parlant pas Japonais, et mon anglais n’étant pas top, le leur non plus d'ailleurs, nous avons préféré assurer de ce côté-là et partir en voyage accompagné. Nous sommes partis du 27 Octobre au 18 <novembre 2017, 8 personnes dans le groupe les 2 premières semaines, nous n’étions plus que 4 la dernière semaine. C'est la première fois que nous allons au Japon et même en Asie.

Notre circuit : tokyo –Hakone – Kyoto – Himeji – Nara – Ise – Shingu – Mont Koya – Osaka – Kanazawa – Shirakagawago – Takayama – Kiso – Magome – Matsumoto - Osaka

27 Octobre - Paris Tokyo Ca y est c’est le grand jour, nous partons enfin au Japon ! Notre avion est prévu à 17 h 20, nous partons largement en avance afin de ne pas stresser. Le trafic est fluide, c’est donc bien en avance que nous arrivons à l’aéroport. Nous sommes déjà enregistrés pour ce vol, l’hôtesse d’Air France nous dirige directement vers le dépose bagage, il y a du monde mais ça va assez vite, puis nous passons à l’immigration, là aussi on n’attend pas trop longtemps. Comme nous avons du temps avant le départ nous allons manger un petit quelque chose. Nous dirigeons vers notre porte d’embarquement, notre avion est prévu à l’heure. Pendant que nous attendons, nous rencontrons 2 de nos compagnons de voyage dont nous avions fait connaissance lors de la réunion d’information du voyage à l’agence..

Samedi 28 Octobre Tokyo

Avant l’atterrissage nous remplissons les formulaires pour l’immigration et la douane. Le vol s’est bien déroulé. Nous atterrissons à Haneda à 12 h 15. Il y a du monde mais il y a beaucoup de guichets pour passer l’immigration c’est rapide. Lorsque nous arrivons à Tokyo il tombe des trombes d’eau, c’est la queue du typhon.



Le temps de nous repérer un peu dans cet aéroport, nous nous dirigeons vers le bureau des limousines pour récupérer les tickets de transferts en navette jusqu’au Métropolitain Hotel Tokyo où nous résiderons demain soir avec les autres voyageurs. En effet nous arrivons un jour plutôt que la date prévue car nous n’aurions pu être à l’heure du rendez-vous à Tokyo. Il faut attendre une heure pour la navette, nous attendons donc dans le hall de l’aéroport. Il est l’heure de se diriger vers l’arrêt des limousines.



Nous n’avons pu avoir de chambre pour cette nuit supplémentaire au Métropolitan hôtel l’agence nous en a donc réserver une au Apa Hotel qui se trouve à un quart d’heure à pieds. Néanmoins nous pouvons déposer nos bagages au Métropolitan celui-ci possédant un local pour les garder. Munis du plan que j’avais imprimé avant notre départ, nous partons à pieds et sous la pluie pour l’APA Hôtel. Tout est bien sûr écrit en Japonais, il n’y a pratiquement pas de nom de rue, sauf sur les grands axes, nous avons un peu de mal à nous repérer, dès que je regarde le plan, des Japonais nous proposent leur aide. A un moment donné, je ne vois plus grand chose sur mon plan qui est trempé, à l’aide de l’adresse de l’hôtel (en Japonais) que j’avais imprimé, je demande à une passante (il n’y a pratiquement personne dans la rue à ce moment là), si nous sommes sur le bon chemin. Elle sort sont smartphone, regarde sur Google maps, et nous fait signe de la suivre, elle nous emmène jusqu’à notre hôtel qui était à quelques minutes de là, nous la remercions chaleureusement.

Bon accueil. La chambre est très petite, le lit est confortable et nous découvrons les fameux WC japonais. Nous n’avons pas le courage de ressortir, il pleut vraiment trop et nous sommes fatigués, nous grignotons quelques biscuits que j’avais dans la valise. Nous envoyons quelques mails à notre famille puis nous nous couchons.

Nous appréhendions de faire le parcours à pieds, mais finalement avec l’aide des différents passants, cela c’est bien passé.

Dimanche 29 Octobre

C’est cette après-midi que commencera réellement notre circuit. Nous avons rendez-vous à 14 h 00 au Metropolitan Hôtel avec notre Accompagnateur. Ce matin encore il pleut énormément, nous ne nous pressons pas.

Nous allons prendre notre petit déjeuner au restaurant de l’ APA hôtel. Nous découvrons notre premier petit déjeuner japonais, il y a aussi le petit déjeuner américain, avec thé et café, le tout est sous forme de buffet. Je prendrais un petit déjeuner américain, ne sachant pas ce qu’il y a dans les plats (Je ne tiens pas à commencer mon voyage aux urgences !)

Après nous être bien restaurés pour partons au Metropolitan hôtel, comme il pleut toujours, j’achète un parapluie dans le premier combini que je rencontre et nous voilà partis pour le quartier Ikebukuro.

Le Métropolitain Hôtel est un très bel hôtel situé à proximité du Tokyo Métropolitain Théâtre et de la station Ikebukuro. Très bon accueil. Nous récupérons nos bagages que nous avions laissés hier puis attendons dans le grand hall. Nous sommes en avance pour notre rendez-vous, je profite de cette attente pour visiter l’hôtel.

Peu à peu nos compagnons de voyage arrivent. A 14 h 00 notre Accompagnateur arrive aussi, il se prénomme Oscar et demande à chacun de se présenter. Il nous fait un rapide topo sur ce qui est prévu de voir et faire cette après-midi. Afin de ne pas perdre de temps il propose que nous déposions vite fait nos bagages dans les chambres et que commencions tout de suite la visite, nous verrons à notre retour pour les détails. Etant donné qu’il pleut toujours Oscar propose que nous changions le programme prévu et que nous commencions par la visite du Musée National de Tokyo, tout le monde est d’accord.

Nous prenons le métro à Ikebukuro station, qui se trouve tout près de l’hôtel. La station Ikebukuro est très grande, c’est beau, propre, il y a un peu de monde mais certainement encore plus aux heures de pointe. Oscar nous donne le pass qui nous permettra de prendre le métro sans avoir à acheter un ticket à chaque passage.

Nous prenons le métro jusqu’à la station Tokyo National Muséum où se trouve le musée.



Il y a aussi des stands de toute sortes, les vendeurs/vendeuses proposent leurs produits en parlant très fort, ce qui donne un joyeux brouhaha. Ah oui pour monter dans le wagon, les Japonais se mettent sur une file de chaque côté de la porte, ils attendent que tout le monde soit descendu et montent à leur tour. Il y a des sièges de chaque côté du wagon, ce qui laisse de la place au milieu pour accueillir beaucoup de passagers. Ceux qui sont assis regardent pratiquement tous leur smartphones, certains somnolent ou lisent, comme à Paris en somme, les autres comme moi se cramponnent aux poignées.

Musée national 東京国立博物館 Oscar nous donne des explications puis nous laisse du temps libre pour visiter Honkan (Galerie du Japon) comme cela chacun ira voir ce qui l’attire le plus, ça nous convient très bien. A travers les vitres du bâtiment nous apercevons le jardin, qui n’est pas ouvert au public, dommage car nous aurions bien aimé nous balader dans le jardin.



Pour signaler la fermeture du musée à 17 heures, nous sommes surpris d'entendre l'air de la chanson de "ce n'est qu'un au revoir". Lorsque nous ressortons il fait nuit. Le bâtiment est illuminé, c'est très joli.



Nous traversons le parc dont l’allée des cerisiers est illuminée de guirlandes roses rappelant les cerisiers en fleurs.

Ameya Yokochô アメヤ横丁 Nous nous dirigeons ensuite à Ameya Yokocho, le marché est situé près du Parc Ueno. Il pleut plus ou moins mais nous souhaitons néanmoins déambuler dans celui-ci et ses ruelles qui ont été préservées des métamorphoses de la cité.



Nous allons dîner, dans ce restaurant les tables sont séparées les unes des autres par des cloisons et des petits rideaux, que l'on peut baisser si l'on veut pour avoir de l'intimité, j'aime bien cet endroit, d'autant plus que c'était bon.

Nous rentrons ensuite à notre hôtel. Les chambres sont grandes, nous sommes au 8ème étage, nous avons vue sur la ville illuminée.

Récit plus complet avec photos ici

A suivre,
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KA
Kat71 6 years ago · ValBru1
12 jours au Botswana en self-drive en 2019: une année faste!
Bonjour,

Voici un petit retour de notre dernier séjour au Botswana en self-drive sous la forme d’un carnet de voyage (mon premier, donc je compte sur votre indulgence !).

Adeptes du self-drive, nous arpentons les pistes d’Afrique australe de manière assidue depuis 2013 que ce soit en famille (avec nos deux filles de 16 et 18 ans maintenant) ou en duo. En 2016, nous avons fait l’acquisition d’un Land Rover Defender qui est stationné à Johannesburg (chez KlipKop) et qui nous permet d’assouvir notre passion pour cette partie du monde.

Après avoir effectué un Cap Town-Johannesburg (en passant par le Lesotho) en avril avec les filles et une boucle de 10 jours Blyde-Krüger NP avec un couple d’amis au mois de mai, nous voilà de retour à Johannesburg le 31 août 2019 (vol parfait avec Air France).

Nous récupérons notre voiture chez Bushlore qui a procédé à une réparation sur celle-ci. Après quelques échanges cordiaux avec Mark (le patron ) et Dieter (qui s’occupe de toute la paperasse pour nous), Rochelle (qui s’est chargée d’une bonne partie de nos réservations) nous remet nos vouchers pour Lekhubu, Ihaha, Savuti, Khwai et Xakanaka (réservations faites une année à l’avance).

L’itinéraire prévu est le suivant :

Afrique du Sud : · Entabeni Safari Conservancy – Lakeside Lodge · Moriti Bush Camp (à 3 km de Martin’s Drift Border Post)

Botswana : · Makgadikgadi NP - Lekhubu Island · Gweta - Planet Baobab · Kasane - Senyati · Chobe - Ihaha · Chobe - Mwandi View · Chobe - Savuti · Moremi - Khwai · Moremi - Xakanaka · Motopi - Leopard Plains · Serowe - Khama Rhino

Afrique du Sud : · Marakele NP – Bontle Camp · Mabula Game Reserve – Mabula Game Lodge

31.08.19 / Johannesburg- Entabeni Safari Conservancy

Nous arrivons sans encombre vers 15h00 à l’entrée d’Entabeni (réserve que nous ne connaissons pas encore mais qui nous a été recommandée par des Danois croisés l’année dernière au Pilanesberg). Les paysages sont de toute beauté ….et dire qu’il y a 24 heures nous étions encore en Suisse ! Quel contraste saisissant ! Le lodge est très joli et la vue sur le lac est magnifique.



Nous prenons possession de notre bungalow et sautons dans la voiture de safari qui nous attend (comme nous sommes arrivés un peu tard, les autres clients sont déjà partis et nous avons droit à un safari privé). Les cheveux au vent, nous profitons de sublimes paysages et ne tardons pas à voir deux rhinos blancs. Zèbres, gnous, kudus, bubales et hippos viendront compléter cette affiche.









A la nuit tombée, nous assisterons à une tentative de chasse de la part d’une lionne sur un gnou bleu…que demander de mieux comme entrée en matière ? La fatigue du voyage commence à se faire sentir et après un agréable repas, nous nous couchons en appréciant particulièrement la couverture chauffante de notre lit bien douillet.

01.09.19 / Entabeni Safari Conservancy- Moriti Bush Camp (Nyala) Après une bonne nuit de sommeil, un nouveau safari matinal et un solide petit-déjeuner, nous reprenons la route, direction la frontière avec le Botswana. Nous avons prévu de nous arrêter juste avant la frontière avec dans l’idée de la passer à la première heure le lendemain. Nous empruntons la R516 entre Marken et Baltimore, l’une des pires routes qu’il nous ait été donné de pratiquer jusque-là….c’est une route asphaltée mais il y a plus de nids de poule que d’asphalte….il faut faire preuve de dextérité et d’imagination pour zigzaguer entre les « potholes » à une vitesse très très réduite. Heureusement, nous ne croisons que peu de voitures. Une fois cette redoutable épreuve franchie, nous faisons quelques courses pour le braai du soir et arrivons au Moriti Bush Camp vers 14h00. La propriétaire, Adéle, nous accueille chaleureusement. Notre emplacement au bord de la rivière Limpopo est juste splendide ! Il s’agit d’un endroit super bien aménagé et intime qui comprend un bloc sanitaire/cuisine privatif. L’endroit est vraiment top.

Nous montons notre tente de toit sous le grand arbre et procédons à quelques aménagements au niveau de notre véhicule nécessaires avant d’entreprendre la suite de notre périple. Nous installons notre table et nos chaises sur un petit promontoire duquel nous avons une belle vue dégagée sur la rivière et savourons notre premier braai en admirant quelques antilopes et un crocodile solitaire qui monte et redescend la rivière.

L’endroit est paisible, une étape parfaite avant d’entrer au Botswana.

02.09.19 / Moriti Bush Camp-Lekhubu Island (Kubu) Nous nous levons aux aurores pour passer la douane. De nombreuses personnes font déjà la queue, certaines enveloppées dans des couvertures.



Il nous faudra environ 1 heure pour passer la frontière. Nous faisons le plein d’essence à la première station que nous rencontrons (l’année dernière nous avions frôlé la panne sèche sur le tronçon entre la frontière et Khama Rhino, cela nous a servi de leçon). Nous avons plus de 500 km à parcourir aujourd’hui, nous devons aussi faire quelques courses, trouver du bois et retirer des pulas. Nous nous arrêtons à Lethlakane avant de prendre la direction des pans. Comme l’année dernière, nous sommes émerveillés par la beauté des paysages qui s’offrent à nous. Nous ne nous lassons pas de traverser ces étendues infinies quasiment lunaires. Nous nous arrêtons au milieu du pan pour faire quelques photos.





Nous verrons quelques impalas dont on se demande comment ils font pour survivre tant la terre est aride et l’environnement hostile.



Nous atteignons Lekhubu et allons nous annoncer à la réception du camping. L’accueil est super chaleureux, nous sommes invités à nous installer à l’emplacement de notre choix. Les meilleurs sites sont déjà occupés et nous portons finalement notre dévolu sur le no 12 (que nous connaissons déjà). Il se trouve au bord du pan et la vue y est bien dégagée : la promesse d’un beau coucher de soleil ! Avant de nous y installer pour la soirée, nous partons faire un tour de l’île afin de faire quelques photos des majestueux baobabs qui s’y dressent entre les rochers. Ce paysage est vraiment unique, il s’en dégage une atmosphère presque mystique !





De retour à notre emplacement, nous nous installons pour prendre l’apéritif en profitant du spectacle qui s’offre à nous.

Enchantés, nous poursuivons la soirée autour du feu en dégustant une délicieuse viande grillée accompagnée d’un très bon vin sud-africain. Nous allons nous coucher sous un ciel étoilé, tellement heureux et émus d’être de retour sur ces terres africaines qui nous bouleversent tant !
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DA
Darzel 6 years ago · Trostang
Neuf jours pour faire aimer le Maroc
Bonjour,

C'est parti pour un nouveau carnet de voyage photographique , avec de nouveaux endroits, de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements .

Mon défi cette fois ci était de faire visiter le Maroc en 9 jours chrono à ma petite famille, en l’occurrence à ma fille aînée, mon gendre et mes 2 petits enfants de 6 et 9 ans , pendant les vacances de Toussaint . Ils n'avaient jamais mis les pieds au Maroc, ni dans un pays de culture arabo-musulmane . Choc culturel assuré .

J'avais plusieurs contraintes dont le lieu de départ et d'arrivée, Fes , qui est complètement excentrée par rapport au grand Sud . Ma fille voulait aussi voir absolument Essaouira . Et tout le monde voulait, bien sûr , faire un bivouac au fin fond du désert ....

J'ai donc monté un séjour itinérant, avec un nouvel hébergement chaque soir, pour que tout le monde en ai plein la vue et revienne en France avec des souvenirs éternels .

En simplifié, voici le voyage photo que je vous propose :

J0 : Arrivée à Fez à 20 heures, Autoroute jusqu'à Rabat . J1 : Rabat Médina, Kasbah des Oudayas, ..... J2 : Essaouira ...... J3 : Tichka et vallée d'Ounila ...... J4 : Tamdaghte, Aït Benhaddou, Kasbah de Taourirt , Agdz J5 : Vallée du Draa ( rive gauche ), Foumzguid, erg El M'hazil, bivouac J6 : Bivouac , lac d'Iriki , Zaouia Sidi Abdenbi, ..... J7 : Retour Foum Zguid, N'kob, Bab N'Ali, Tizi n'Tazazert, Boulmane, El Kelaa des M'Gouna J8 : Route 307 ( Haut Atlas central ), visite de Megdaz ( village berbère ), Imi n'Ifri, Ouzoud J9 : Cascade d'Ouzoud, retour sur Fes via Beni Mellal, Azrou, repas à Bab Boujloud, balade nocturne dans la médina de Fez .... J10 : Réveil à 5 heures, direction aéroport ....

Comme vous le constatez, j'ai finalement éliminé les 2 grandes médinas que sont Fez et Marrakech . C'est mon choix, car j'ai pensé que tout un chacun peu revenir seul dans ces villes, s'il en a l'envie, surtout après un premier séjour accompagné . De plus, mon voyage intègre aussi 2 médinas , Rabat et Essaouira , qui sont également toutes deux remarquables .

Ayant déjà montré dans de précédents carnets certains des lieux visités, je veillerai à éviter les redites et à montrer de nouveaux lieux ....

Et " en voiture Simone" .....
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GR
Grisemote 6 years ago · Mlefevre
Kirghizistan juillet 2019


C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici: https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/



Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes

et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!

Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.

Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.

Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !). Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.

Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.

Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!

Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.

Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.

Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.

A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.

Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.

Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.

Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.

Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)! Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur). Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il. Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma. Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux. Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée. Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication. Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous. Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion. On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée. Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là! Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher. Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .

Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!

C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres! C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver. Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.

Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.

Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.

Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.

L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.

Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent. Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose. Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands…. Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout. Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz . Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac. De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière. Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord. Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).

Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.

Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir. Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre. Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage. Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.

La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.

Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon. Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons. Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard..... Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize. Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux. Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres! La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles. Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!

Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.

Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!

Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.

Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions. Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final. Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?) Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus. Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente. Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue». Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé! Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service? Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!! En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.

Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....

Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier. Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache. Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près. Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête. En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable. Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille.... Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route. La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.

Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....

Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.

La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac. Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc. C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel! Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent. Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.

Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.

Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.

Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C! La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée. Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.

Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.

Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.

Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.

Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!

Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.

Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo. C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose! Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.

Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.

Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.
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HO
Hotpico 6 years ago · Frampton37
Seize jours en Corse en octobre 2019
Bonjour à tous,

Nous avons passé 16 jours en Corse en octobre 2019, au départ de la ville de Québec, Canada. Voici le carnet de voyage produit un peu tardivement, mais mieux vaut tard que jamais, comme dit l’adageJ.

L’itinéraire était le suivant :

J1-2 : Québec-Montréal-Marseille J3 – Marseille J4 – Marseille – Bastia (2 nuits) J5 – Bastia J6 – Cap Corse Est - Escale Macinaggio (1 nuit) J7 – Cap Corse Ouest – Escale St-Florent (1 nuit) J8 – Agriates – Ostriconi – Escale l’Ile Rousse (3 nuits) J9 – Calvi – Ile Rousse J10 – Villages de Balagne – Ile Rousse J11 - Revellata – Escale Porto (3 nuits) J12 – Croisière et randonnée J13 – Randonnées – visite Carghese – Porto J14 – Corte – Restonica – escale Porto Vecchio (4 nuits) J15 – Bonifacio – Capo Pertusato – Porto Vecchio J16 – Plages de Porto Vecchio – Bonifacio – Porto Vecchio J17 – Zonza - Col de Bavella – Trou de la bombe – Porto Vecchio J18 – Caldarella - Rocapina – Campomoro – escale Sartene (1 nuit) J19 – Filitosa – escale Ajaccio (2 nuits) J20 – Ajaccio – Iles sanguinaires J21 – Retour à Québec

J2 - Mardi, 1er octobre

Notre périple en Corse débute à Marseille pour deux jours. Vol sans problème si ce n'est l'espace exigu. Coincés comme des sardines. Vive Air Transat! Nous partons de la ville de Québec avec une escale à Montréal.

Aéroport à taille humaine. Bonne nouvelle: les valises sont au rendez-vous. Nous voilà en route vers l'hôtel en roulant les valises et gps à la main, comme de vrais touristes. Crevaison en route: je roule maintenant sur une roue à la garniture amincie, mais ça roule.

Hotel Hermes. Hotel modeste mais super bien situé, directement sur le vieux port. Petite chambre mais avec tout ce qu'il faut, sauf le coffre qui est inutilisable. Personnel sympathique. La situation est vraiment top.

Il est où l'accent marseillais ? Il se fait plutôt discret.

La ville est belle et accueillante, pleine de charme, de restos, de scooters et de mobylettes. Faut les avoir à l'oeil celles-là car elles se faufilent partout.

Première virée qui nous amène jusqu'au palais du Pharo, avec super vue sur le port, puis jusqu'à la préfecture. Beaux bâtiments et belles places mais pas grand-chose à visiter. Même le Fort St-Nicholas est fermé pour rénovations. Tant pis.

Il fait chaud et humide. On a le décalage horaire dans le corps. On doit faire attention pour ne pas s'endormir tous les deux simultanément sur un banc de pierre au Pharo. Ça serait cocasse et tentant mais bon, ce sera pour une autre fois.

On finit la journée dans un resto italien où on mange très bien et à prix fort raisonnable. À suivre...
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AU
Auk 6 years ago · Nine05
Terra Nova sans socialiste, ou Terre-Neuve (c’est selon)
Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour ce mauvais jeu de mots destiné à attirer-atterrer le lecteur égaré, le canadien de passage sera sûrement médusé mais une rapide recherche internet devrait l’éclairer.

Quoiqu’il en soit, ceci est mon premier carnet de voyage (pas sûr que je refasse ça de sitôt, ça pompe du temps) et mon premier voyage à deux en Amérique du Nord. Nous avions choisi une destination originale pour fêter ça : Terre-Neuve pendant un mois en été.

Donc souvenons-nous l’été dernier, c’était Canada à coup sûr. Nous pensions d’abord aux Rocheuses. Après recherches, l’idée d’être dans un gigantesque parc à touristes nous a rafraîchis, de même que le côté loin et « ça ressemble aux Alpes en plus bleu pour les lacs ». Oui, je sais, c’est particulièrement réducteur mais je n’ai pas honte. Donc on s’est décalé plein Est pour notre projet, et après moult interrogations, nous avons jeté notre dévolu sur la province de l’Est qui paraissait la plus tranquille et la plus sauvage, avec icebergs, baleines, vaguement des montagnes et un parc national – Gros Morne – prometteur : Terre-Neuve. Et bien nous en a pris ! Je préviens le voyeur égaré : il faut aimer la forêt, les côtes rocheuses, les odeurs iodées et le gras.

Un avant-goût (Aparté photo, je vous préviens, nous ne sommes ni très doués ni très équipés en la matière)

Je démarre par un point organisation.

Le logement Sur place, nous avons choisi de mélanger les différents types de logement : camping, camping sauvage, b&b classiques ou via airbnb et même motels. Pour certains lieux, nous avions réservé à l’avance. Les logements sur Gros Morne en particulier sont très vites pleins, je conseille vivement de réserver. J’ai trouvé les motels chers pour ce que c’était et peu accueillants. Les emplacements des campings dans les parcs nationaux et provinciaux, par contre, étaient spacieux, avec barbecue et à distance les uns des autres. Super !

Le transport Nous y sommes allés avec Air Canada (800 euros le billet aller-retour par personne) avec un trajet des plus logiques Lyon-Montréal-Halifax-St John’s ou comment aller à l’ouest pour mieux revenir sur ses pas. Bizarrement et malheureusement, le prix était bien moins cher qu’un Lyon-Montréal-St John’s et l’organisation moins compliqué qu’un Lyon-Londres-St John’s. Il y a donc bien des Londres-St John’s ou Dublin-Saint John’s par Westjet mais depuis Lyon, ce n’était pas évident à mettre en place. Sur place, nous avons loué chez Enterprise, beaucoup moins cher que ses concurrents. La voiture devait en principe être de taille moyenne mais, une fois sur place, s’est avéré être le modèle le plus petit qu’ils avaient en stock : une Chevrolet Spark qui nous a occasionné quelques problèmes. On se sentait tout petit avec les monstres qui roulent en Amérique, pick-up, camions énormes et palaces ambulants qui servent de camping-cars. A ce sujet, je ne comprends pas les Canadiens : ils ont donc des caravanes et camping-cars luxueux et s’entassent dans des RV parks ridiculement petits, sans un arbre, avec des espaces de deux mètres entre les véhicules et se trouvant souvent juste à côté de routes très passantes.

La nourriture Bof bof. Ça avait bien commencé à St John’s et dans l’est (poissons frais, cod au gratin, soupes) et puis dans tous les petites villes et les villages, on s’est retrouvé dans des restos avec un choix restreint : hamburger ou fish and chips. J’ai donc goûté aux criminels Saint-Jacques, fraîches au départ, mal frites à la manière d’un fish and chips. Pour les pique-niques, là encore c’était moyen et la palme revient au roast beef tranché, recomposé et alvéolé que j’ai acheté sans faire attention. Bon dieu, ça m’a rappelé dans le même genre les kebabs britanniques (à ne jamais tenter).

Les gens Chaleureux, souvent prêts à aider et ayant le contact facile, nous avons vraiment apprécié notre séjour grâce à eux, que ce soient les locaux ou les touristes canadiens de passage. Il y a vraiment une fierté locale à se dire sympa et à l’être vraiment. Un Newfie en nous proposant de nous aider avec la voiture louée nous a bien sorti : « It’s normal, we are the nicest people in Canada ». Un détail, je ne sais pas ce que les Québécois ont fait à leurs voisins anglophones mais j’ai senti à plusieurs reprises du ressentiment de la part d’Ontariens et de Néo-Ecossais vis-à-vis du Québec qui, je cite, voudrait toujours être traité à part, suivi d’un « Regardez au Nouveau-Brunswick, ça marche très bien le bilinguisme et la cohabitation. Les Québécois, ils ne veulent pas suivre ce modèle ».
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CO
Corserandos 6 years ago · Dti
Costa Rica, spécial biodiversité


Bonjour,

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 18 jours effectué du 20 novembre au 7 décembre 2014.

Participants: 12 personnes (entre 53 et 68 ans) Organisation : agence belge Déplacements : avion, minibus avec chauffeur, bateau Climat : théoriquement au début de la saison sèche, nous avons eu de la pluie tout le temps, à part à Corcovado, où il n’a plu que le soir et la nuit. C’est à Tortuguero que ce fut le sommet : des pluies diluviennes jour et nuit. Cette météo anormale était peut-être due au début des effets d’El Nino.

Nos coups de cœur :

- Corcovado a été l’endroit préféré de tout le groupe. C’est vrai que c’était le tout début et les premières découvertes. Les petites terrasses des chambres permettent de se reposer tout en observant les oiseaux ou autres animaux dans les arbres. On ne savait pas que ce serait notre seul séjour ensoleillé ! Pendant les sorties en mer, nous avons eu beaucoup de chance de voir non seulement une bande de globicéphales, mais aussi, chose extrêmement rare, une baleine à bosse et son petit, très paisibles, qu’on a pu observer longuement.

- Dota, situé au milieu de nulle part à 2.100 m d’altitude, fut une étape très agréable. Non seulement pour le bel hôtel au jardin fleuri où on a eu le temps d’observer les colibris, mais surtout parce que s’y trouve un observatoire de premier choix du quetzal qu’on ne voit que très rarement et difficilement ailleurs. Ses chemins dans la forêt de nuages y sont aussi extraordinaires, pleins de mystère.

- Arenal : agréable balade sur les coulées de lave du volcan. Les Ecothermales furent aussi un très agréable moment de détente.

- Monteverde : l’approche de la forêt de nuages par la canopée. Grandiose et tellement inhabituelle ! Les tyroliennes nous ont procuré une belle aventure et la balade sur les ponts suspendus dominant la canopée des souvenirs impérissables.

- Nicoya : le parc de Curu vaut vraiment la visite. Ce n’est pas un énième parc car la végétation y est totalement différente, la forêt plus aérée et les décors sont variés. Il permet aussi une belle approche de la mangrove, vue de la terre.

- Rivière Tarcoles : magnifique tour en bateau, riche en découvertes et très agréable. Multitude d’oiseaux, de crocodiles et petit tour dans la mangrove. Belle fin de voyage, au soleil en plus !

Remarques :

- Notre voyage était basé sur la biodiversité, ce qui explique que les visites de volcans ne constituaient pas une priorité dans le programme.

- Le programme était souvent très chargé et on n’a jamais eu le temps, sauf à Corcovado, de profiter des lieux de séjour. Dommage, car ils sont la plupart du temps situés dans de beaux endroits, avec des jardins où il y a plein de choses à voir, tant au niveau de la faune que de la flore, et dotés de piscines dont on n’a jamais pu profiter (aussi à cause de la météo). Ce ne fut pas non plus un voyage de tout repos car les réveils matinaux (5h) furent nombreux. Ceci dit, on vit en conséquence. On mange tôt (19h) et on se couche tout de suite après. La chaleur humide contribue aussi à la fatigue.

- J’avais craint qu’on passe beaucoup de temps à débusquer des petites bestioles. Ce ne fut pas le cas, sauf pendant les observations nocturnes qui, à mon sens, ne présentent pas beaucoup d’intérêt. Par contre, beaucoup d’observations de gros animaux (singes en tous genres, paresseux, coatis, iguanes …) et d’oiseaux magnifiques. L’observation des oiseaux est magique ici tant la variété est grande et tant les couleurs sont chatoyantes. J’avais aussi peur que toutes ces visites de parcs se ressemblent et que ce soit fort répétitif. Mais chaque jour comportait son lot de découvertes, avec le même intérêt.

- Les villes que nous avons traversées n’étaient vraiment pas belles : aucune harmonie, aucune notion d’urbanisme, pas d’architecture intéressante (sauf chez les Bribris), tout semble déglingué, beaucoup de bidonvilles.

- Pour ce que nous en avons vu, la population n’est pas très typée. On n’a eu l’occasion de l’observer que quand on était sur la route. On n’a jamais été à un marché.

- Le Costa Rica n’est sûrement pas un pays de tradition gastronomique mais on y mange correctement. Le bœuf y est exceptionnel. Les fruits sont absolument délicieux, les petits déjeuners très copieux.

- L’artisanat est quasi inexistant. Dans les boutiques à souvenirs, on vend les mêmes masques qu’en Indonésie ! Beaucoup d’objets en bois mais rien de vraiment joli ni typique.

- Quand on voyage dans ce pays en allant de parc en parc, on s’en met plein les yeux lors des visites dans les forêts mais on n’a pas l’impression d’avoir une idée générale du Costa Rica. C’est un peu comme quand on fait un safari en Afrique et qu’on ne voit que la brousse et les animaux, et pas les villes ni les habitants. - L’humidité est inimaginable. On était content d’avoir emballé nos vêtements dans des sacs en plastique, type zip lock. A cause de cette humidité, les appareils photos en ont pris un coup. Il ne faut sûrement pas investir dans du super matériel tout neuf pour ce voyage. Ce sont sans doute les appareils hybrides qui ont le mieux résisté. Un appareil « baroudeur », étanche, serait assez à propos.

Jour 1 : Bruxelles – Atlanta – San José

Vol vers Atlanta. Beaucoup de nuages mais vues intéressantes sur l’Irlande, la côte et les falaises. On ne survole pas le Groenland, mais le nord du Canada nous offre un spectacle impressionnant de bout du monde, enneigé et gelé, très hostile. 9h30 de vol qui passent encore vite avec les repas, les films, les jeux … Contrôles interminables à Atlanta. Vol pour San José de 3h30 qui nous semblent plus pénibles que les précédentes. Tous nos bagages sont à l’arrivée. Arrivée à l’hôtel à San José où un dîner était prévu mais quand on arrive à 22h (5h du matin heure belge !), on n’en a pas nécessairement envie. Nuit à San José : Hôtel Beacon : très grandes chambres assez luxueuses et très confortables, douches vieillottes, infrastructures qui se veulent luxueuses.

Jour 2 : San José – Corcovado (Punta Marenco) a.m. : - vol pour Drake Bay - route pour Punta Marenco p.m. : - balade dans la forêt et sur la plage - promenade nocturne - nuit à Punta Marenco

Départ à 7h30 pour l’aéroport où nous prenons un petit coucou d’Air Nature pour 20 personnes. Pas de vues époustouflantes pendant le vol mais les sommets étaient dans les nuages. On survole d’énormes bidonvilles.











Un vieil avion tout rafistolé et bariolé qui nous a quand-même menés à bon port, à Drake Bay, en atterrissant sur une sorte de piste de brousse et son petit « terminal ».







Nous montons alors dans une bétaillère avec laquelle nous allons devoir traverser une rivière dont le niveau est assez haut à cause des pluies de la nuit … mais ça passe.



On aperçoit déjà quelques espèces d’oiseaux.





Ensuite, une Land nous conduit à un petit « port » où nous prenons une grosse barque qui nous mène jusqu’au pied de notre hôtel niché au sommet d’une colline en bord d’océan. Belle végétation, belles vues sur la côte.





Il faut grimper sur un petit chemin pour arriver à l’hôtel, ensemble de pavillons à toit de chaume, très sympathique. Belle vue depuis le pavillon principal et sa « salle à manger », tout ouverte sur la nature. On y prend un verre en attendant qu’on nous monte (à pied !) nos valises, puis on va s’installer dans nos chambres, très sympas. Comme les moustiquaires qui ferment la chambre ne sont pas vraiment étanches, il faut tout enfermer dans les valises à cause des singes.





Déjeuner agréable à base de riz aux légumes et de salade de chou.
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EL
Elsa38000 6 years ago · DanielDiver
Sulawesi centrale: Luwuk et les iles Banggai
Bonjour à tous,

J’ai envie de partager avec vous cette magnifique région que j’ai découverte en Indonésie, sur l’île de Sulawesi, la région de Luwuk Banggai dans l’est de la Sulawesi Centrale. C’est une région à découvrir, encore peu touchée par le tourisme et pourtant splendide, avec un accueil chaleureux et attentionné des indonésiens.

J’ai découvert Luwuk et sa région par hasard en 2019 car c’était la région dont était originaire la famille avec laquelle je vivais à Makassar à l’époque.

La richesse de ce lieu est impressionnante : des chutes d’eau à la couleur turquoise, des randonnées en forêts, de la pêche en pirogue de nuit au ciel étoilé, de la plongée dans des fonds marins intouchés, des minorités ethniques de rendez-vous en terre inconnue, bref, tout y est.

Bonne lecture !

Partie I : Région de Luwuk

Episode 1 : Dormir chez l’habitant dans le village de Tangkiang

La ville de Luwuk est souvent une option choisie par les voyageurs pour aller rapidement vers les iles Toggians. La ville est accessible par avion de Makassar, Menado et Palu et permet de rejoindre Ampana en 4h de voiture, point de départ pour les iles Toggians.

Mais Luwuk et sa région valent le temps que l’on s’y arrête ! Ma première étape fut le village de Tangkiang, à 40mn en moto de Luwuk.

Tangkiang est un village traditionnel de pêcheurs et de cultivateurs, au bord de la mer, hors des sentiers battus. Les villageois sont très accueillants et étaient ravis d’avoir un bule (dit « boulet » pour dire « touriste » 😉 ) découvrant leur quotidien.



L’entrée du village, entre rivière et mer

Le bord de mer



Le foot et le volley-ball

Je dormais chez l’habitant, l’occasion de partager la vie d’une famille. J’avais une chambre confortable et ils étaient aux petits soins pour me préparer de délicieux plats. Mes plats préférés restant le poisson frais et le tempé, à base de soja - Un délice !



Le tempé, du tofu, beignets de crevettes et kangkung (ou liseron d’eau)

J’allais aussi me baigner dans la rivière du village bien rafraichissante au moment le plus chaud de la journée.



A l’eau ! La douche dans la rivière 😎

J’ai découvert la pêche au fil. Ils utilisent des pirogues et des « rompong », des plates-formes en bambou au milieu de la mer pour attirer les poissons. Je suis allée pêcher le poulpe de nuit, en utilisant des petites lumières que l’on mettait dans l’eau pour attirer les poulpes. Fantastique.

La pêche au fil

Je me suis également baladée dans les collines avoisinantes, qui donnent une très belle vue sur la mer. J’ai adoré récolter le piment, très relaxant, au milieu de la montagne, au calme. J’ai également appris à faire de l’huile de noix de coco avec la coopérative agricole du village.



Vue des hauteurs de Tangkiang



L’escalade du cocotier

La préparation de l’huile de noix de coco



La récolte du piment

Entre Luwuk et Tangkiang, il y a d’autres villages, dont celui de Nambo, où une tisseuse locale vend de très beaux tissus avec l’emblème local, l’oiseau maléo.

La tisseuse du village de Nambo

INFOS PRATIQUES

Pour accéder à Tangkiang, le plus simple est qu’on vienne vous chercher en moto ou en voiture en fonction de vos besoins à Luwuk.

Kahar, qui est le responsable de la coopérative de noix de coco et de piment et qui se débrouille en anglais, pourra vous accueillir et organiser votre séjour au village. Il m’a donné son accord pour partager ses coordonnées et serait ravi d’aider des « bule » à visiter la région. Son mail est donc abd.kahar024@gmail.com et son numéro Whats App est le +62 853-9424-8801.



Voici Kahar



Une des maisons dont les habitants sont prêts à accueillir les touristes

Il faut savoir que les indonésiens de cette région ne sont pas habitués aux touristes. Ils n’osent pas toujours parler d’argent. Personnellement, j’ai décidé de leur donner 150 000 RP par nuit incluant la nourriture.

La suite au prochain épisode 🙂
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GD
Gdna 6 years ago
Séjour au Chili et l'île de Pâques du 20 novembre au 14 décembre 2019
Beaucoup de personnes m’ont aidé à établir mon planning et je me suis bien servie de l’expérience de voyageurs, donc voici ma modeste contribution qui est plutôt d’ordre pratique. Je tiens à préciser que l’écriture n’est pas mon fort, que je ne suis pas randonneuse et que je ne suis pas non plus une contemplative dans le sens : je ne reste pas 3h00 durant à admirer un paysage ! Beaucoup de photos, ça va être très difficile de faire le tri pour mon diaporama. J’ai mis 20 photos, c’est tout ce qu’autorise le « Carnet de voyage », j’ai essayé de mettre des photos que l’on ne voit pas souvent. Si vous voulez d’autres endroits, je rajouterai des photos.

Ne sachant pas si nous étions sensibles au mal d’altitude, 3 j avant de partir et tout le temps que nous étions en altitude, nous avons pris en homéopathie Coca 9CH 3 g/3 fois/jour et 5CH à Putre (nous avions en plus du Diamox, au cas où), nous sommes montés à 4500 m et tout s’est bien passé.

Après avoir garé notre voiture grâce à Onepark près de l’aéroport de Roissy, nous avons pris le vol direct Air France pour Santiago. Je déplore les restrictions de personnel au sol : il faut tout faire nous-même : édition carte d’embarquement, édition des étiquettes pour les bagages, les coller, les peser, les scanner et le passage de l’immigration.

21/11/2019 - Paris à Santiago à Calama à San Pedro d’Atacama Nous sommes partis et arrivés avec 20 mn de retard car à Paris il a fallu dégivrer les ailes d’avion. A Santiago, notre avion pour Calama a 1h00 de retard. Aller par Skyairlines. Prise de la voiture de location chez Europcar : nous sommes passés par « le Routard ». On avait loué une 4x2, on a été surclassé avec une 4x4 toute neuve. Très belle route jusqu’à SPA. On a trouvé notre hôtel grâce à Maps me, c’est très difficile de s’y retrouver dans SPA, on a un peu tourné…. Nuit à Hostal Pablito 2

22/11/2019 – SPA Petite précision : moi bretonne, au Chili, on n’a eu que du beurre salé, je n’ai donc pas utilisé la salière au petit-déjeuner ! Il y a une station essence toute neuve ouverte 24/24 7j/7 à la sortie de SPA route de Toconao. Pour notre premier jour, nous resterons à la même altitude pour l’acclimatation. Il n’y a vraiment pas beaucoup d’indication sur les routes. Donc, nous avons fait pour ce premier jour : - Beaucoup de route pour trouver la laguna Baltinache que nous n’avons finalement pas trouvée….gag ! En cours de route on a visité Toconao…où j’ai trébuché en arrière et me suis raccroché à….un cactus…pas glop du tout. A la sortie de SPA, route de Calama, sur la droite : - Vallée de la mort : de l’entrée jusqu’au parking on passe entre de hautes falaises et puis cette immense dune de sable, on se sent tout petit. Reprendre la route de Calama, direction Vallée de la Lune, continuer direction Toconao et bien regarder les panneaux : - Vallée de la lune, très belle, mais les premiers points de vue et les cavernes de sel fermés ainsi qu’au-delà des Très Maria. On a donc fait demi-tour et repris la route de Calama pour accéder au Mirador de Ckari (Pierre de coyotte). On n’est pas resté pour le coucher du soleil, il faisait 35°C et on était crevé. La veille, en arrivant, on en avait eu un aperçu car la route, en venant de Calama, longe la vallée de la lune.

23/11/2019 – SPA Partis tôt comme toujours : - Laguna Cejar et Piedra et oh surprise : - Laguna Baltinache…enfin ! depuis hier qu’on la cherchait !



et dans la foulée : - Ojos del Salar - Laguna Tebenquiche qui est magnifique !



l’après-midi : - Vallée Arc en Ciel (de Arcoiris) : à SPA, prendre la route pour Calama, à 35 km à droite (panneaux), belle route goudronnée, juste avant le petit pont prendre la piste à gauche, c’est très beau visuellement, en photo un peu moins. Il y a des petits canyons que l’on peut remonter à pied en se prenant pour Indiana Jones. Si vous voulez voir les pétroglyphes, qui ne sont pas terrible, il faut s’arrêter à la maison un peu avant le petit pont. Si vous avez du temps, passer le pont et monter jusqu’au village de Rio Grande, très joli et coquet.

24/11/2019 – SPA Nous partons donc très tôt : 7h30 pour les lagunes altiplaniques. Direction Toconao, Socaire, très belle route. - Lagunes Miscanti et Menique - Après Socaire, prendre la piste à gauche, il y a des panneaux et gare à toi si tu te gares à un endroit où un guide à l’habitude de se garer à côté du gîte ! Revenir à la grande route et prendre à gauche : - Les Pierres Rouges ou Salar de Talar ou Agua Calliente (al. 4300 m) –. On en a pris plein les mirettes



Encore un peu plus loin sur la route : - Laguna Tuyajto. L’après-midi, sur la route du retour, bien regarder les panneaux sur la droite, et prendre à droite : - Désert d’Atacama, c’est vraiment un désert de sel où on roule dessus, on dirait de la neige



et en plein milieu de ce desert, nous arrivons à la : - Laguna Chaxa, magnifique avec tous ses flamants et autres oiseaux et les couleurs de la lagune… (il y a des tables pour pique-niquer à l’ombre : 37°C).



25/11/2019 – SPA - Les Geysers del Tatio Nous sommes partis à 4h00 avec notre petit-déjeuner préparé par notre hostal. 1h30 de route en très mauvais état (alt. 4350 m). -5°C ça caille ! Prévoyez gants, écharpe, bonnet et couvrez-vous comme l’oignon (plusieurs couches). Nous sommes les premiers à rentrer sur le site. On va sur le parking tout au fond et on attend que le soleil se lève et que les geysers se mettent en marche. Joli spectacle (même quand on a vu Yellowstone avant !). On quitte le site à 8h00 Très jolis paysages en descendant que l’on n’a pas vu à l’aller vu qu’il faisait nuit. - le Bofedal de Putana - Sur la route, bucolique à souhait avec un cours d’eau, des oiseaux et puis un très beau point de vue aménagé. On a vu aussi beaucoup de vigognes. On reprend la route et puis on a pris une piste sur la gauche où un panneau indiquait « route en mauvais état ». Effectivement, mais des paysages grandioses, seuls au monde, on en a pris plein les yeux, les couleurs, les paysages, magnifiques. Cette route nous amène jusqu’aux : - Thermes de Puritana On ne s’est même pas arrêté car je n’avais pas pris les maillots pensant ne pas avoir le temps. Un peu plus loin, toujours sur la même route : - Canyon de Guatin – Déçue, je pensais qu’il y avait plus de cactus. Au niveau des habitations prendre à droite, pour descendre dans le canyon et la charmante petite rivière. Suivre la route et remonter vers de beaux points de vue. Le tout sous un beau ciel bleu et 37°C. Le soir, nous avons dîné chez CKAPIN, dans la rue principale, très bon, prix raisonnable et accueil chaleureux. Nous avons fait toutes nos excursions par nous-mêmes, sans problèmes, souvent sur de belles routes. Nous comptions prendre une excursion pour le Salar de Tara, mais celui-ci était toujours fermé. Il n’y a pas beaucoup de panneaux, on s’est demandé si ce n’était pas fait exprès, mais c’est dans beaucoup d’endroits au Chili.

26/11/2019 – SPA à Iquique Départ à 7h00. Route vers Iquique via Calama. Route droite désertique. Arrêts à : - Pétroglyphes Pintendos. Impressionnant, sous un soleil d’enfer. Un site regroupant plus de 400 figures couvrant les versants de plusieurs collines. Nous étions seuls et probablement les seuls visiteurs du jour. Pique-nique sur place en compagnie des lézards.



- Humberstone : l’ancienne usine de salpêtre et ville fantôme abandonnée en 1960. Intéressant mais sans plus. Descente impressionnante vers Iquique dominée par une dune de sable



et il y a des panneaux de regroupement en cas de tsunami…pas rassurant. Iquique très sale, taguée, pas accueillante. Nuit à l’hôtel Casa Norte.

27/11/2019 – Iquique à Arica Route vers Arica par de beaux paysages désertiques où rien ne pousse



avec parfois quelques oasis au fond, là où coule une rivière…. Arrêts pour : - Gigante de Atacama, petroglyphe géant : bof ! - Statues de Caleta camarones,



- Petroglyphe Coca-Cola ! Petit tour dans Arica avec arrêt à la Cathédrale, les plages et le port de pêche avec les phoques, les pélicans et….les chats qui se partagent les restes de poissons jetés par les pêcheurs.





Nous avons acheté 2 bidons de 20 L de fuel pour aller à Putre le lendemain. La ville est pas mal. Beau temps avec beaucoup de vent. Nuit à l’hôtel « Le petit clos » tenu par un français.

28/11/2019 – Arica à Putre Nous partons tard à 9h30 car petit-déjeuner servi tard à 8h30 ! Arrêt de 1h00 sur la route à cause des travaux. Arrêt au : - Muséo Arqueologico San Miguel de Azapa pour voir les momies. Beaucoup de camions. Nous sommes arrivés à 15h00 Petit tour du village, mignon, mais il n’y a pas grand chose à voir. Population indienne. Nous avons mangé au resto de l’hôtel. De la vigogne, très bon, très bien présenté. Pour finir et pour goûter un maté de coca. Beau coucher de soleil. J’ai un peu mal à la tête, nous passons au Coca 5CH, 5 g. Nuit à l’hôtel « La Paloma »

29/11/201/ - Putre à Salar de Surire à Putre Nous partons à 8h30, 6°C et il fait beau. Enormément de camions sur la route du à l’exploitation du sel du Salar. - Traversée du village d’Ancuta, - Arrêt au village de Guallatire, tout mignon, avec des toits de chaume, même l’église. Quand on arrive, droit sur l’exploitation, grosse déception, le salar est complètement défigué. Mais bon, après avoir laissé l’exploitation derrière nous, nous voyons le salar dans toute sa splendeur.



Peu de gens viennent jusqu’ici, nous avons seulement croisé 2 autres couples. Nous avons vu beaucoup d’animaux : flamants roses, nandu avec ses petits, vignognes, oiseaux… On a photographié la route avant d’arriver et le Salar sous toutes ses coutures ainsi que les : - Thermes de Polloqueres



On a voulu prendre une autre piste pour le retour et on s’est retrouvé…..en Bolivie…on n’a jamais vu de frontière, bref, on s’est empressé de faire demi-tour en remerciant les 2 femmes d’une estancia qui nous avaient renseigné et qui étaient aussi étonnées que nous. Heureusement que l’on n’a pas rencontré de Carabineros. Finalement, on a fait tout le tour du salar. Beau temps mais le vent est froid : 18°C. Très contents de notre visite, c’est magnifique. On a vidé nos 2 jerrycans dans le réservoir de la voiture et nous avons échangé à l’hôtel les 2 jerrycans vides contre le remplissage de notre bidon d’eau. Nous avons de nouveau mangé au resto de l’hôtel, aussi bon et bien présenté qu’hier et comme hier, ils ont fait un feu dans la cheminée, très sympa. Nuit à l’hôtel « La Paloma »

30/11/2019 – Putre à Parc Lauca à Arica Lever à 7h00, il fait froid dans la chambre : 16°C. Départ à 8h30. On a fait : - Bofetal de Parinacota, - Village de Parinacota, - Lagune de Cotacotani, - Lagos (lac) Chungara (alt 4500 m ) et le volcan Parinacota qui le surplombe.





On a été jusqu’à la frontière Bolivienne où attendait une longue file de camions. Nous sommes repartis pour Arica à 12h30 On a vu de beaux paysages, mais moins de choses qu’au Salar de Surire, on était souvent loin des animaux et sur la route très peu de points de vue aménagés et difficile de s’arrêter à cause des camions. Au lit à 21h30. Nuit à l’hôtel Lynch à Arica

01/12/2019 – Arica à Santiago à Punta Arenas à Puerto Natales Journée voyage. On voulait absolument voir les glaciers et à quoi ressemblait la Patagonie. Départ de l’hôtel à 4h30. On a rendu la voiture de location en mettant les clés dans la boîte à lettre de l’agence car celle-ci n’ouvre qu’à 7h00. Par la suite, il n’y a eu aucun problème. Avion pour Santiago à 7h41, arrivée 10h10 puis avion pour Punta Arenas à 14h50, avec arrêt à Puerto Monti, arrivée à 19h20. J’avais pris des billets avec Latam Airlines car les horaires correspondaient et s’il y avait du retard, c’est plus facile de faire une réclamation. Vu le prix du billet (cher) : on n’a eu le droit qu’à un verre d’eau à chaque fois, sinon c’était payant ! Voiture de location avec « Adel Rent a car et Turismo » et route vers Puerto Natales où on arrive de nuit à 23h30 et sous la pluie. Nuit à l’hôtel « El Sendero »

02/12/2019 – Punta Arenas à Puerto Natales Courte nuit car nous avons rendez-vous 7h00 à l’agence « Turismo 21 de Mayo ». Là, nous avons été pris en charge par Mélanie pour une excursion sur la journée : - bus jusqu’au bateau - Remontée du fjord Ultima Esperanza en catamaran avec arrêt sous le glacier Balmaceda et d’une cascade - jusqu’au glacier Serrano où nous descendons pour nous rendre à pied le long du glacier et où nous pouvons admirer au passage les glaçons qui descendent la rivière, - Déjeuner dans une hosteria - Remontée du Rio Serrano en zodiac - Montée à pied jusqu’à un beau point de vue - re-zodiac qui nous a déposé dans le parc de l’hôtel Grey vers 16h00 Nous étions plusieurs personnes, mais au fur et à mesure, en fonction de ce que les gens avaient réservés, le groupe diminuait. A partir de là, nous n’étions plus que nous 2. Nous sommes montés dans un mini-bus avec 3 jeunes qui nous accompagnaient donc toujours Mélanie, un chauffeur et un naturaliste. Nous avons fait le tour des différents points de vue du parc Torres del Paine et vu plein d’animaux. C’était très sympa mais très fatiguant. Nous sommes rentrés à 23h00 avec des images plein la tête et éblouis. Couchés à 23h30. Temps un peu couvert le matin, mais beau soleil l’après-midi.

Les Torres del Paine avec les glaçons qui descendent la rivière Grey

Le glacier Serrano où nous sommes allés à pied jusque sur le côté du glacier.

03/12/2019 – Puerto Natales Visite de Puerto Natales et départ pour le Parc Torres del Paine pour finir les quelques points de vue que l’on n’a pas vu hier. Nous avons vu beaucoup d’animaux : des nandoux, des cygnes à tête noire, canards, vigognes, lapin et renard. Au retour, on a pris un jeune auto-stoppeur argentin très sympathique. Le soir, on a très bien mangé au Cangrejo Rojo (recommandé par le routard) un peu cher mais on s’est régalé ! Encore une belle journée sous un soleil éclatant.

Des nandoux.

Nuit à l’hôtel El Sendero

04/12/2019 – Puerto Natales à Punta Arenas à Santiago Le temps est couvert ce matin. Nous rendons la voiture à Punta Arenas où il pleut. Nous avons eu de la chance d’avoir 2 jours de beau temps. Arrivée à Santiago à 19h00. A la sortie de l’aéroport, il n’y a qu’à traverser la route pour rentrer à l’hôtel. Cher mais bien et surtout pratique. On a mangé au resto de l’hôtel. Nuit à l’Holyday Inn

05/12/2019 – Santiago à Ile de Pâques Lever à 3h00 car nous prenons le vol de 6h30. Panique à l’aéroport, le papier que l’on remplissait à la main avant le départ, doit se faire, depuis le 01/12, obligatoirement par ordinateur ! J’avais essayé avant de partir et ça ne marchait pas. Et si tu n’as pas ce papier, tu ne pars pas ! Au comptoir Latam, ils n’en ont rien à faire et nous ont dit carrément de nous démerder ! On a finalement pu le faire sur l’ordi. du Service Information de l’aéroport avec l’aide d’un jeune Suisse pour la traduction car uniquement en espagnol avec pour chacun : nom du père, de la mère…., tu n’as pas à l’imprimer, ça arrive directement sur l’ordinateur de la police des frontières quand tu passes à l’immigration. Petit-déjeuner dans l’avion et débarquement sur le tarmac de l’aéroport de Rapa Nui sous la pluie ! Nous achetons le pass pour les visites au petit kiosque avant la récupération des bagages sur la gauche. Nous avons loué une voiture chez « Océanic Rapu Nui » qui nous attend avec un collier de fleurs. L’après-midi, nous avons fait le sud de l’île à partir de notre location : - le site d’Orongo, - le cratère de Ranco Kau - l’ïle de l’homme oiseau - le village cérémoniel. Les sites sont tout le long de la route. Puis nous sommes revenus vers Hanga Roa : le petit port avec ses bâteaux de pêche et ses téméraires surfeurs car le récif et les rochers ne sont pas loin. Nous avons mangé un bon céviche à « la Taverne du pêcheur » avec vue sur le port. On est crevés, coucher à 21h30 ! Nuit « Chez Jérôme » un français très sympathique. Nous avons une chambre à l’étage avec un balcon et vue sur la mer

06/12/2019 – Ile de Pâques Nous nous réveillons à 7h00 : grosse averse. Bon petit-déjeuner et nous partons pour nos visites à 9h30, direction le sud et le sud/est et le temps se met au beau : - Carrière + cratère de Rano Raraku, - Moais de Tongariki,



- Plage d’Anakena et ses moais Sur l’île, les chevaux et les vaches sont en liberté mais le soir, ils rentrent chez eux. Nous avons réservé par l’intermédiaire de notre logeur un dîner-spectacle pour ce soir : dîner excellent et spectacle époustouflant et rythmé avec la présence de la meilleure danseuse de l’année de Tahiti. Nous étions enchantés.

07/12/2019 – Ile de Pâques Nous partons pour la côte ouest : - le 2ème port de pêche, - le cimetière de l’île, - le muséo - Tahai (moai) - Ahu Akivi Nous avons acheté au supermarché 500 gr de cerises locales pour 2 € : excellentes. Resto à « Haka Honu » (recommandé par le routard). Très bon mais un peu trop copieux pour moi. Service très aimable avec une belle vue.

08/12/2019 – Ile de Pâques Petit tour sur le port pour voir les tortues et la procession des communiants avec le prêtre qui portait une coiffe polynésienne. Direction la plage d’Anakena, je voulais me baigner dans l’océan pacifique, mais moi j’aime la mer calme et là de très grosses vagues, donc juste pour la photo. Resto le même qu’hier et toujours aussi bon.

09/12/2019 – Ile de Pâques Temps couvert ce matin. Petit tour jusqu’au port et nous poussons jusqu’à Tongariki pour revoir les 15 moais, mais sans soleil, le site est bien triste. Nous avons rendu notre voiture.

10/12/2019 – Ile de Pâques à Santiago Notre logeur nous amène à l’aéroport. Enormément de voyageurs, file d’attente pour passer les valises, chez Latam, pour rentrer dans la salle d’embarquement, l’aéroport est bondé ! Depuis l’avion, l’île semble vraiment un « petit caillou » perdu au milieu de l’océan. L’île est très propre et tous les habitants font en sorte qu’elle le reste. A Santiago nous prenons un taxi pour rejoindre notre hôtel. Nuit au Happy House Hostal

11/12/2019 – Santiago à Valparaiso Nous avons réservé une visite en français avec Valp’Otop. Nous sommes partis à 7h30 pour prendre le métro pour rejoindre la station de bus. L’hostal nous a prêté une carte vierge afin de mettre de l’agent dessus pour le métro. Puis 1h30 de bus pour rejoindre notre guide qui nous attend au Bus Terminal de Valpo : - Port de pêche avec les phoques, - Promenade en bateau dans la baie, car je voulais voir la ville de la mer, - Visite des collines avec le funiculaire, très belles fresques dont la vue est gâchée par de nombreux tags politiques mais jamais sur la fresque elle-même. C’est très coloré, de petites ruelles, de beaux points de vue. J’ai beaucoup aimé. Retour à Santiago le soir par le même chemin. On est vannés.



12/12/2019 – Santiago Nouvelle visite de programmée avec Valp’Otop. Notre guide est venu nous chercher à l’hôtel. Nous avons visité Santiago par une chaleur torride : 32°C. Nous avons pris le funiculaire, le téléphérique et le métro. Pas trop de monuments. 10 km à pied. On a vu ce qu’il y avait à voir sans chercher notre chemin avec un guide sympa. Le soir, resto « Ocean Pacific » très bon et la déco « bateau » superbe.

13/12/2019 – Santiago à Paris Taxi puis vol direct Air France

Conclusion : Vu les évènements se passant au Chili avant notre départ. Tout s’est bien passé : juste 2 manifestations pacifiques à SPA et à Puerto Natales le soir et nous avons respiré un peu de gaz lacrymogène resté au sol et soulevé par le vent à Valparaiso. Peu de chars anti-émeutes à Santiago. Nous avons tout fait par nous-mêmes à SPA où les routes sont en bon état et les pistes praticables. Attention quand même aux rues à sens unique dans les villes, parfois non indiquées et cependant connues des locaux. Conseil : Jeter un œil sur le code de la route Chilien et ses quelques particularités (arrêts aux feux, priorités, sens uniques…) qui pourront vous éviter quelques sueurs froides. Nous avons vu des paysages magnifiques et grandioses, beaucoup d’animaux et d’oiseaux avec des impressions de « seuls au monde » en nous disant « que la terre est belle ». Pourquoi en prenons-nous si peu soin ?
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GL
Glll2012New 6 years ago · Sandrinech25
USA 2017, 40 jours de bonheur ou presque
USA Il y a maintenant pas mal de temps (10 jours au début de l'écriture de ce carnet) que nous sommes rentrés et c’est la première fois que cela se produit avec autant d’intensité, nos têtes avec les quelques neurones qui nous restent, nos pensées, nos yeux, nos cœurs, nos … sont restés en arrière. Et ça dure, ça dure ! Pour le moment, impossible de se reconnecter à notre environnement, le voulons-nous seulement ?

Mais comment commencer ce retour, par où, de quelle manière le présenter ?

En réfléchissant, je constate que mes souvenirs se mélangent déjà un peu (est-ce l’âge ou la durée du voyage ?) donc je vais vous la jouer chronologique et je vais prendre mon temps ! Si certains veulent des informations précises plus rapidement, ils peuvent toujours me contacter directement en MP. Vous trouverez le projet d’origine sous : Projet USA: 2017 presque d'Ouest en Est

Quelques rappels :

· 2007 était l’année des grands classiques, · 2012, un mélange de lieux classiques (nouveaux) et de lieux hors circuits, · 2015 peut se résumer à peu de nouveaux lieux classiques et beaucoup de lieux hors circuits,

Que faire en 2017 pour que la surprise et l'émerveillement soit au rendez-vous ? A la base, n’y avait que des nouvelles choses certaines fois dans des endroits connus bien sûr.

Sans rentrer tout de suite dans les détails, nous ferons la traversée des USA d’ouest en est. Pourquoi ce sens : · Comme on n’aime pas les villes, je préfère finir avec La Nouvelle Orléans · Le vol de retour est plus court de la cote est · Je voulais faire Death Valley, Valley of Fire et la région de St George avec une température moins élevée et prenant un risque pour la Louisiane · Et « Laisser les bons temps rouler » en Louisiane avec la fatigue de fin de voyage · Le 2ème conducteur est gratuit en Californie · Et puis il fallait bien choisir un sens

Nous allons donc traverser : la Californie, le Nevada, l’Utah, le Nouveau Mexique, le Texas, la Louisiane et juste faire une intrusion en Arizona et au Colorado.

Le départ se fait d’Yverdon-les-Bains en Suisse le 2 mai avec une petite heure de train jusqu’à l’aéroport de Genève où nous prendrons un premier vol pour Londres puis après pour Los Angeles dans un A380. Le retour se fera depuis La Nouvelle Orléans sur Londres avec un 787 puis direction Genève avec un chaleureux accueil le 11 juin, à notre arrivée, par nos enfants.

Cette fois encore, c’est avec British Airways que nous allons voyager. Pour les longs vols nous avons pris la classe World Traveller Plus, ce qui sur le A380 se concrétise effectivement avec plus de place pour les jambes et sièges plus larges mais sur le 787 les sièges restent aussi étroits qu’en classe économique. Dans les deux cas la zone dans l’avion était plus petite donc moins de mouvement et de bruit. Le rapport qualité/prix reste très bon pour moi.

Pour la voiture, essentiellement pour des raisons de prix, c’est chez Hertz que nous allons, j’y reviendrais plus tard. Les presque 10000km seront assurés par deux conducteurs.

Ceux qui m’ont suivi pendant la phase de préparation ne seront pas surpris par la durée de celle-ci (plus d’une année) et le nombre de variantes que j’ai fait mais quand on est sur le terrain on se rend compte que cela en valait la peine.

Nous allons prendre notre temps, 40 jours de voyage avec chaque jour une visite principale et plus si l’envie est là, si la fatigue le permet, si nos yeux ne sont pas saturés d’images, si … Prendre notre temps, effectivement notre âge (68 ans) ne nous permet plus de rechercher la performance ou la quantité, il nous reste donc la qualité. Notre mot d’ordre reste toujours : « Voir moins, mais mieux »

J’ai oublié de mentionner que nous partons à trois : moi, mon épouse et son frère.

Cette période de voyage est favorable : moins de monde (hors vacances scolaires), prix un peu plus bas, température moins élevée, ... Le voyage est rythmé selon les mêmes principes que les autres fois :

· une limite à environ 400 km de voiture par jour, · un bon déjeuner, un bon souper et entre les deux très léger, · si possible plusieurs nuits dans le même motel et le Check.In en début l’après-midi ce qui permet, après un léger repos, de repartir tous ensemble ou pas, · une bonne alternance dans les thèmes des visites,

Voilà la mise en route, la suite le plus vite possible !
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JE
Jeronimo17 6 years ago
Jordanie 2019: 10 jours au pays des rêves
Bonjour la communauté ! Vous trouverez sur ce topic notre carnet de voyage (ma femme et moi) pour un séjour de 10 jours sur place en JORDANIE en Octobre 2019. Le premier message est une introduction, ensuite, nous posterons les étapes au fur et à mesure (une étape = un jour sur place).

J0 - Introduction - Planning J1 - Le Vol J2 - Les Châteaux du désert J3 - Jerash - Ajlun - Dead Sea J4 - Wadi Mujib - Karak - Dana J5 - Dana - Shawbak - Little Petra J6 - Petra J7 - Petra J8 - Wadi Rum J9 - Wadi Rum J10 - Aqaba J11 - Amman J12 - BONUS - 1 jour à Istanbul LE BILAN

Bonne lecture !

J0 - INTRODUCTION - PLANNING

Voici notre carnet de route JORDANIE 2019. Une étape de ce carnet correspond à un jour sur place. Nous y sommes restés 10 jours, tous resterons dans nos mémoires !

POURQUOI LA JORDANIE ? Nous avions déjà entendu parler de la Jordanie et des merveilles que ce pays offre. Depuis plusieurs années, nous alternons nos types de destination et récemment, nous pensions soit à un pays du Maghreb, soit au Moyen-Orient. Pétra principalement revenant souvent dans nos têtes, notre choix s'est donc tout naturellement porté sur la Jordanie !

Pour la période, nous avions des possibilités soit en Juillet-Août, soit en octobre lors des vacances scolaires. Nous nous sommes rapidement rabattus sur Octobre. Cela collait mieux à notre "agenda" personnel et de plus, les températures d'Octobre sont plus douces qu'en Juillet ou en Août. La haute saison en Jordanie est le printemps (Avril) et l'automne (Septembre-Octobre). Par contre, cela correspond également à la période où les prix sont les plus élevés.

Et c'est ainsi que nous nous sommes préparés pour notre dernier voyage de l'année : Jordanie 2019 ! Nous avons utilisé le guide du Routard Jordanie 2020 (très bien).. comme d'habitude. Des fidèles parmi les fidèles.

NOTRE ITINÉRAIRE L'itinéraire est plus ou moins tracé. En effet, la partie ouest de la Jordanie se visite facilement. Amman et son aéroport étant situé au Nord de cette partie, il nous est donc paru évident de faire une boucle du nord vers le sud en balayant les différents site à visiter sur ce parcours.

Nous arrivions et partions de l'aéroport de Amman. Donc une fois sur Aqaba, au sud, nous sommes remontés pour visiter Amman, la veille de notre départ. Nous préférions en effet, être la veille du départ à proximité de l'aéroport, on ne sait jamais :

PETRA: vous avez le choix entre 1, 2 ou 3 jours. Nous y sommes restés 2 jours ce qui est suffisant pour visiter et faire les principales randonnées. 1 jour peut paraitre un peu juste, dans ce cas, il faudra faire des concessions. 3 jours peut être préférable si vous avez des enfants et/ou que vous souhaitez marcher tranquillement. WADI RUM: Là aussi, vous avez plusieurs possibilités pour la durée, tout comme le choix de la découverte. Personnellement, il était impensable de ne pas visiter avec des bédouins en mode vadrouille le jour et bivouac le nuit. Les tentes en durs (très -trop- nombreuses) dénaturent le site et honnêtement...ce n'est pas notre truc. Chacun fait comme il le souhaite mais nous ne conseillons pas ce mode de tourisme. CHÂTEAUX DU DÉSERT: de par la durée de notre séjour (10 jours), nous avons noté que les châteaux du désert était...déserté. héhé. Nous voulions absolument les visiter, quitte à réduire notre temps de visite sur Madaba et Amman.

Attention, on trouve des dos d'âne partout dans le pays, y compris sur les grands axes ! Leur signalétique n'est pas non plus optimale donc gare aux mauvaises surprises

Pour plus de détails sur notre planning pour les 10 jours sur place, je peux vous l'envoyer par message privé.

NOTRE BUDGET

VOL: nous sommes partis avec Turkish Airlines. Nous avons trouvé des billets AR à 370€/personne. Turkish Airlines est une très bonne compagnie aérienne (repas, écran, coussin..). De plus l'aéroport d'Istanbul, tout nouveau, tout beau, est parfait! REPAS: nous avons privilégié les restaurants bon marché en général. A Pétra, notre hôtel préparait des lunchbox à 3 JOD. Pas cher et la box est complète (banane, pita, biscuit, pomme, tomate, vache qui rit, eau) LOGEMENT: Globalement, nous avons trouvé des chambres doubles avec salle de douche privée pour 40€ en moyenne. Nous avons payé un peu moins cher à Dana car nous étions dans un tipi (20€), mais excessivement cher sur la Mer Morte où on ne trouve que des grands hôtels (Crowne Plaza, Dead Sea Spa hotel..) ayant privatisés l'accès à la plage (100€). TRANSPORT: nous avons loué une voiture avec MONTECARLO. Ils sont venus nous chercher à l'aéroport, leur agence de l'aéroport est située à 5-10 minutes de l'aéroport même. Nous avions une berline Kia, boite auto, pour 26 JOD par jour (33-34€/jour). L'essence est moins cher qu'en France (0.77 JOD /litre pour de l'essence 90). Nous avons hésité à rendre la voiture avant de visiter AMMAN, la circulation y est dense et compliquée, mais finalement, nous l'avons gardée les 10 jours. Jérôme n'a pas trouvé difficile de rouler dans AMMAN, sûrement des restes de son expérience en Afrique. ACTIVITÉ: inévitable, le Jordan Pass ! A acheter en ligne avant le voyage, il est proposé avec 3 tarifs selon la durée à Pétra: 70, 75, 80 JOD (respectivement 1, 2 ou 3 jours). Il inclut le VISA obligatoire (40 JOD si payé seul à part), l'entrée à Pétra (50 JD si payé seul à part) et l'entrée de 40 sites (Wadi Rum, Jerash, Ajlun, Karak, ...) donc il est très avantageux. En plus, nous avons payé le Siq Trail (plutôt cher) et l'accès au Mt Nébo, non inclus dans le Jordan Pass. EXTRA: pas trop d'extra si ce n'est du thé à droite à gauche, du jus de grenade... etc. mais à des prix abordables. Par contre, nous avons bu une seule bière, à l'hôtel de la Mer Morte, pour un peu plus de 7 euros, et on était en happy hour!

La Jordanie n'est pas une destination qu'on peut considérer comme bon marché. Les restaurants classiques sont à peine moins chers qu'en France. L'entrée de Pétra reste assez cher (>60€), de même qu'un séjour dans le désert de Wadi Rum. Bref, la Jordanie n'est pas une destination low cost honnêtement.

EN ROOOUTE
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RA
Randomi 6 years ago · Muwi63
Un mois en Irlande en fourgon
Bonjour, après un voyage de près d'un mois en Irlande en Mai 2019 , je me lance pour ma première fois dans la rédaction d'un compte rendu tant ce voyage m'a enthousiasmé et m'a donné envie d'y retourner. Il s'agissait de mon premier voyage en Irlande, je ne suis donc pas un grand connaisseur du pays et ce compte rendu est juste un résumé succinct de mon séjour afin d'en conserver une trace personnelle pour un retour futur et aussi aider éventuellement quelques 'forumeurs' à préciser leur projet de voyage. Ce voyage s'est déroulé du 4 Mai 2019 au 1° Juin en fourgon aménagé et était un premier voyage de découverte orienté nature et randonnées à pied. Pour préparer mon itinéraire, le guide vert Michelin pour les circuits et les visites de site , la carte Irlande Michelin 712 et le guide Rother des randonnées en Irlande ainsi qu'une lecture assidue des retours de VF. Sur place, pour se repérer, le gps du fourgon, l'appli Maps.me et l'appli Park4Night pour les bivouacs.

Etant retraité depuis quelques mois, j'avais donc prévu environ un mois pour faire ce circuit, ma femme, encore en activité, me rejoignant sur place une dizaine de jours. Le circuit a donc été construit en tenant compte de ces retours sur Dublin. Circuit après une arrivée à Cork,

1° circuit de Cork à Dublin en passant par la côte Sud Ouest, la pénisule de Beara, le Ring of Kerry jusqu'à Killarney puis la région des Wicklow pour rejoindre Dublin pour rejoindre ma femme arrivant par le vol direct Lyon Dublin

2° circuit boucle de Dublin à Dublin en passant par le Connemara, le Burren, Cliff of Moher et la pénisule de Dingle puis retour sur Dublin par Rock of Cashel, Kilkenny et Sud Dublin, Dublin pour le vol retour Dublin Lyon de ma femme

3° circuit, boucle de Dublin à Dublin en passant par Belfast, Glens of Antrim, Causeway coast, le Donegal, Nord Mayo et Achill Island puis nouvelle traversée vers Dublin.

Ferry à l'aller Roscoff Cork avec Brittany Ferries pour environ 250 euros pour une personne, le fourgon et un siège inclinable. Départ prévu initialement en soirée vers 20H avec arrivée à Cork le lendemain matin vers 8 h avec le bateau le Pont Aven un incendie en salle moteur le week end précédent a entrainé un report au lendemain matin 8h30 sur un autre bateau l'Armorique et donc une traversée de jour. ( arrivée à Cork à 20 h ) Traversée plutot agréable, bateau très confortable, bonne Guinness pression et musique live au bar. La flotte et l'organisation de Brittany Ferries ainsi que le fait que l'on était alors en moyenne saison a fait que ce contre temps s'est révélé finalement sans trop de conséquence. Au retour Dublin Cherbourg avec Irish Ferries sur leur tout nouveau bateau le W.B. Yeats départ 16h, arrivée 11h réservation une semaine avant le retour pour 160 euros pour une personne, le fourgon et siège inclinable ( accoudoir non rabattable donc pas de possibilité de squatter 3 ou 4 places pour s'allonger comme sur l'Armorique).

Routes et conduite

les routes pas bien larges mais pas de souci avec un fourgon d'autant plus que la végétation très présente sur les accotements est taillé régulièrement, même pas de rayures sur le fourgon ( sans doute plus problématique voir même impossible sur certains passages avec un camping-car sur la wild atlantic way )

la conduite est sans stress même à Dublin la capitale, les Irlandais étant généralement respectueux des autres conducteurs ( à se demander si les voitures irlandaises sont équipées de klaxon )

état des routes en général correct , dans le Nord, le Donégal, pas mal de bosses qui secouent bien le fourgon et le conducteur

la conduite à gauche je trouve que l'on s'adapte très rapidement d'autant plus que la circulation n'est pas très dense et les ronds points beaucoup moins imposants que les ronds points Anglais.

Stationnement de jour En cette saison, aucun souci avec mon 5m40 pour se garer en ville. Sur les sites, souvent des délimiteurs de hauteur qui obligent les fourgons ou camping-car à se garer à l'extérieur, lorsque c'est possible.

Stationnement de nuit Avec Park4NIGHT, des spots fantastiques en bord de mer ou en pleine nature pour assister au coucher de soleil et passer des nuits au calme.

Camping Personnellement 1 nuit sur 4 en camping pour douche, plein d'eau et vidange car pratiquement pas d'aire de service en Irlande. Le plus souvent, beaucoup de grands bungalows très moches mais quand même quelques camping plus sympa, autour de 20 euros pour fourgon, 1 ou 2 personnes et électricité.

Météo

météo très clémente, alternance petites averses et très belles éclairicies en début de séjour, voire exceptionnelle avec même des longues journées ensoleillés ensuite. 2 jours de pluies en fin de séjour sur Achill Island

Le circuit 1

Après sortie rapide du ferry vers 20h30, direction Kinsale il y a un festival en ville et beaucoup de jeunes dans les rues et sur les terrasses des pub. On est samedi soir et c'est chaud … Nuit calme devant le Charles Fort sur les hauteurs.

Jour 1 dimanche 5 Mai; Au matin, belle vue sur Kinsale et le fleuve Bandon.



Balade à pied très agréable au milieu des maisons colorées du bourg et les belles maisons dominant le fleuve sur la Compass Hill. Cette première étape me plait bien et déjà je me dis qu'il faudra revenir pour profiter plus longuement mais avec la journée de retard du au problème de ferry, il faut avancer Au programme aujourd'hui route verte Micheli vers Timoleague, Seven Heads, Drombeg Stone Circle, Baltimore et Mizen Head.



C'est dimanche, il fait très beau et il y a beaucoup de familles de sortie dans les petits villages, les terrasses des pubs sont envahies, dans les rues étroites à 2 voies une voie est occupée par les voitures stationnées ou les tables des pub occupées par les familles, autant dire que la traversée des villages n'est pas toujours simple mais dans une ambiance décontractée et sympatique.

Les reflets lumineux sur l' estran, je viens de découvrir ce mot, à marée montante sont magnifiques.



Décidemment, tout cela commence bien. Le soir arrivée à Mizen Head après la fermeture du visitor center, donc pas de visite du phare ; nuit sur le parking avec 3 ou 4 autres fourgons.

Jour 2 lundi 6 Mai Départ matinal vers Glengarrif pour rejoindre le départ de la rando autour du Barley lake.



On est à 800 m d'altitude mais on se croirait en montagne balade très sauvage, pas de chemin bien marqué, orientation un peu difficile mais avec maps.me et une bonne visibilité pas de souci.





Vraiment, une très belle rando ( environ 3h ) ; la petite route d'accès est déconseillée au plus de 2 tonnes ( panneau au début de la route ) car assez pentue mais pas de problème avec un 3,5t. Sur la route découverte des premiers rhododendrons.



C'est très, très beau. Poursuite de la belle route verte par la côte jusqu'à Dursey Island, Allihies, Lauragh et le Healy Pass pour un retour sur Glengarrif et nuit sur le parking de la réserve naturelle de woodland.

Jour 3 mardi 7 Mai; petite balade ( 2h 15 ) dans la Glengarrif Nature reserve à partir du parking sur des chemins aménagés à cette heure matinale, pas mal de joggers et d'habitants de Glengarrif avec leurs chiens. Ballade agréable et variée dans la forêt, le long de la Canrooska river et de la Glengarrif river puis point de vue sur Glengarrif. Route plein nord pour rejoindre le Kerry avec un arrêt à Kenmare et ses commerces dont une boutique 'musique' , instrument et CD, the soundz of music très sympa



puis continuation vers Caherdaniel et le camping Wave Crest, le meilleur camping de tout mon séjour ( accueil très sympa, très bien intégré à l'environnement, emplacement face à la mer, sanitaires impeccables et chauffés ).



Malheureusement le ciel est très gris et cela ne va pas s'arranger. Départ à pied du camping avec imper ( haut et bas ) direction Derrynane Bay et Abbey Island



la pluie est bien présente mais la ballade dans la baie et la grande plage de sable est magnifique sans compter la végétation 'japonisante' le long de la petite route permettant d'accéder à la plage.

Le pub au retour paraît bien sympathique ( conseillé pour sa restauration par la dame du camping ) mais là je suis complètement trempé et l'envie d'une douche bien chaude et du chauffage du fourgon l'emportent sur l'envie d'une bonne guiness. Là aussi, il va falloir que je revienne.

Jour 4 mercredi 8 Mai; Après un passage à la supérette très bien achalandée du camping ( j'ai même l'impression que c'est LE commerce du village ), direction Valentia Island par la route cotière. Dès le départ, panorama magnifique au dessus de la baie de Derrynane et Ballinskelligs,



mais malheurement encore pas mal de grisaille jusqu'à Pormagee. Malgré la grisaille, nombreux arrêts en bord de route pour admirer et prendre quelques photos face aux Skellig Islands.

Passage du pont de Pormagee à Valentia Island,

arrêt rapide au visitor center puis route vers Bray Head pour une boucle pédestre facile de 1h30.

Après cette boucle encore bien agréable, continuation sur le ring direction Killarney plus précisemment le parking en bas du Gap of Dunloe. Après une Guiness au Kate Kearneys cottage, grand pub sympa apparemment très fréquentée par les cars de touristes,



magnifique balade à pied sur la route du Gap of Dunloe à cette heure, fin de journée, les calèches tirées par les chevaux apparemment très prisées par les touristes sont parkées et les voitures sont peu nombreuses sur la route. Très rapidement je me retrouve tout seul au milieu des lacs entourés de genêts en fleur et des moutons multicolores le ciel est encore bien gris mais la lumière est là et c'est magnifique.





Retour au parking du pub encore quelques voitures mais la nuit sera calme. La suite au prochain épisode
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XR
Xrctn 6 years ago · Fragrataloup
L'instant d'un Stan
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.

Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.

L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.

Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.

Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.

Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.

5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.

Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.

En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.

Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.

23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !

Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.

Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !

Achgabat Mai 2019

Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!



Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.

Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.

Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.

Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.

Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !



Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.

Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.



En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.

Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.

Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.

Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !

En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.

Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.

Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.

En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.

Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!

Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.

C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.



Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…

Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.

Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.





Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.



La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).

Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.





Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.

Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !

Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.

Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.

Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.

Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…

A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.

L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.

Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.



Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !

Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.



Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.

Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.



Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !

Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.

(à suivre...)
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AM
Ambassade 6 years ago · Madagou
Retour d'un mois de voyage en Afrique du sud en décembre 2019
Bonjour,

je voudrais remercier tous ceux qui ont bien voulu m'accorder un peu de leur temps en répondant à mes questions lorsque j'ai préparé en dernière minute ce voyage, en particulier, Annick, Willemspie et Lola BP. Je remercie également ceux qui qui par leur retour d'expérience donnent de nombreuses informations très utiles à ceux qui doivent encore partir. Pour ma part, je voudrais vous dire que malgré quelques appréhensions avant le départ, mon voyage de Johannesburg au Cap s'est très bien déroulé. J'ai utilisé Baz bus pour l'aller et le train du Cap à Joburg pour le retour. Baz bus est certainement un excellent moyen pour voir du pays, seul ou en compagnie et sans se casser trop la tête. Cependant, j'ai eu un bus sale depuis Johannesburg le matin en direction de Durban et le chauffeur s'est présenté une heure après l'heure prévue alors que j'étais la première personne qu'il ramassait. Plusieurs chauffeurs roulaient plutôt vite à mon gout et en temps de pluie ce n'était vraiment pas agréable. Au niveau des réservations, suivi etc... c'était parfait. Très professionnel. L'excursion au Cap avec eux était vraiment top. Bien organisée, bus propre, guide sympa, excellent chauffeur. Je recommande ! Je suis donc remontée en train du Cap à Joburg, 2 jours et 2 nuits pour faire 1500 Km, pour le coup c'était très lent mais j'ai beaucoup aimé le déplacement en lui-même. Paysages magnifiques, rencontre avec les locaux... je n'ai pas vu le temps passer. Pour finir, je suis partie encore avec Baz bus (VIVA SAFARI) au parc Kruger et c'était plutôt bien. Petit groupe, lodge tranquille, bonne cuisine. pour conclure, j'ai beaucoup aimé vivre 1 mois dans ce magnifique pays. Somptueux paysages, bons vins, belles rencontres, bref Super!Tout est déjà dit par les autres intervenants du forum avec de magnifiques photos à l'appui, du coup je ne vais pas m'étaler davantage. Si vous voulez en savoir plus n'hésitez pas! je vous répondrai avec plaisir.

Mimie
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HA
Hazel71 6 years ago · Campingcar11
La péninsule du Yucatan en trois semaines: un voyage inoubliable!
Après des mois de repérage sur internet, beaucoup d'infos piochées sur ce forum entre autres, il me parait normal de faire un retour sur notre magnifique voyage ici.

Je vais donc tenter de retranscrire ce que nous avons vécu en y ajoutant nos bonnes adresses et des réponses aux questions que je me suis posées en préparant.

C'est mon premier carnet alors soyez indulgents 😉.

Notre voyage s'est déroulé du 20 décembre au 10 janvier, en famille, avec 2 filles de 12 et 13 ans 1/2. Nous avions déjà voyagé loin (Guadeloupe, Martinique...), mais c'était la première fois dans un pays non francophone.

Il était important pour nous de pouvoir nous exprimer un minimum dans la langue du pays. Aucun de nous n'ayant appris l'espagnol à l'école, nous avons opté pour un apprentissage des bases via une application : Mondly Spanish. Nous nous y sommes pris 11 mois à l'avance et je dois avouer que même si nous n'étions pas tout à fait au point, cela nous a bien aidé !

Concernant les vols, nous nous y sommes pris 1 an à l'avance et avons trouvé le meilleur prix (730€/personne) en partant de Bâle-Mulhouse et en passant par Air France. A l'aller nous avons eu 2 escales (Paris et Mexico) et au retour 1 seule escale à Paris. Tout s'est parfaitement bien enchainé et nous n'avons pas du tout eu besoin de nous soucier de nos bagages, on les a déposées à Bâle et récupérées à Cancun (et inversement pour le retour).

Concernant le change, nous avions prévu des espèces que nous avons changées en partie à l'aéroport de Mexico (1€ = 20,40 pesos) et pour l'autre partie dans une petite guitoune à Tulum (le long de la grande avenue, à côté d'une station service - 1€ = 20,20 pesos). Le reste de l'argent dont nous avions besoin a été retiré dans des distributeurs (à Campêche aucun soucis et à Valladolid plus compliqué...3 distributeurs pour réussir à avoir le montant que nous voulions - et donc 3 x des frais de banque en France !).

Voilà pour les bases, maintenant place au voyage !

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TF
Tfcboy31 6 years ago
Retour sur 27 jours en Birmanie
Bonjour,

voici un petit retour rapide de notre séjour au Myanmar du 19 janvier au 14 février 2020 avec quelques prix pour vous aider à prévoir le budget.

Notre exigence côté hôtel ou Guest House : bien placé, d'avoir toujours notre salle de bain privée mais dans les prix les plus bas. Le petit déjeuner est toujours inclus, c'est chouette. Dans certains endroit il est moyen à correct, dans d'autres excellent et ça ne dépend pas du prix de la chambre ! Nous avons réservé d'une ville sur l'autre, au fur et à mesure, sans aucun problème de disponibilité. Sur internet les chambres sont moins chères que sur place, allez comprendre.

Côté repas : 1 repas par jour pour en moyenne 11 000 kyats, birman simple (mais pas dans des petites gargotes), bon marché et 1 seule bière (je précise car la bière coûte 1/4 à 1/3 du repas pour 2). Les repas sont très gras, peu variés et avec très peu de viande, on deviendrai presque végétarien. 1 mois avec riz et pâtes sautés, bof, la cuisine birmane n'est pas connue pour sa gastronomie. (on n'a pas aimé les "currys" birmans) Achat fruits au marché pour grignotages à midi. Les diverses entrées. Vie simple, en prenant notre temps, donc, mais sans nous priver. On a dépensé à 2 pour les 27 jours : 1420 euros (sans les billets d'avion, bien entendu) On vous donne qqs indications - qui nous semblent pertinentes - sous les noms des villes visitées.

Nous avons fait : -arrivée Yangon, 1 nuit - 42 dollars à chinatown formalités frontalières très rapides et sans problèmes

- Rocher d'Or, 1 nuit - 90 dollars à voir absolument à notre avis pas seulement pour le Rocher, qui est magnifique la nuit, mais surtout pour toute la population des différents coins du Myanmar qui y va

- Hpa An, 3 nuits - 60 dollars (on pourrait enlever 1 journée mais vu qu'on voulait passer le nouvel an chinois à Yangon, on n'avait pas le temps d'aller jusqu'à Mawlamyaine donc on a fait une journée visite de plus à Hpa An, pagodes, lac) 1 journée d’excursion vers les caves, 35 000 ks à partager entre plusieurs. attention à prendre l'excursion qui va aussi vers Bat Cave (chauves souris), un peu plus chère mais c'est inoubliable On vous recommande un restaurant avec un plat de tofu fabuleux : tofu hot spicy au Khit Thit , le meilleur tofu de notre vie (Market street, en face de l'hôtel Golden Palace)

- Yangon, 3 nuits - 111 dollars à chinatown on pense que Yangon mérite au moins 2 jours entiers de visite (quartier coloniale, quartier chinois pour y manger dans la rue, essayez les œufs de cailles avec des pois chiches, on en rêve encore et les 2 pagodes principales)

- 1 nuit dans le bus vers Nyaung Shwe attention en arrivant à 5h du matin il faisait 4 °C fin janvier

- Nyaung Shwe, 2 nuits - 22 dollars 1 journée vélo en ville et pagodes au Nord 1 journée circuit vélo autours du lac avec traversée en bateau à Maing Thauk et visite du village en face, qui nous a beaucoup plu car authentique : fabrication de tofu et séchage des oléagineux. Attention au retour, la bifurcation pour la ville de Nyaung Shwe n'est pas indiqué

- sur Lac Inlé, une première folie : 2 nuits de repos dans un super hôtel, 120 dollars arrivée après la journée de visite sur le lac (22 000 ks) directement à l'hôtel en bateau, inoubliable et ça évite le transfert en taxi.

Pour la visite du lac en bateau : aller absolument à In Dein, très joli, et essayez de vous regrouper (ou le faire à 2) en louant un bateau particulier car sinon vous allez sauter d'une boutique à l'autre. Au moins en louant en particulier on peut dire qu'on ne veut pas s'arrêter ou alors repartir aussitôt

- Nyaung Shwe, 2 nuits - 22 dollars 1 journée en taxi particulier à Pindaya (42 000 ks) pour voir la grotte des 8000 bouddhas, très beaux paysages le lendemain départ à 7h en train de Shwe Nyaung vers Kalaw (500 ks par personne, je le dis car c'est la seule chose pas cher en Birmanie) et visite de la ville, en train, on voit les mêmes beaux paysages que sur la route de Pindaya

- Kalaw, 1 nuit - 20 dollars bus de jour pour Bagan

- Bagan, 2 nuits à Nyaung O - 32 dollars on loue tous les jours un scooter électrique pour visiter le site de Bagan par quartiers jour 1 : Old Bagan jour 2 : entre Nyaun O et Old Bagan

- Bagan, 3 nuits à Old Bagan - 66 dollars on loue tous les jours un scooter électrique pour visiter le site de Bagan par quartiers jour 3 : au milieu jour 4 : entre New Bagan et la Viewing Tower (qu'il vaut mieux boycotter) A notre avis, 3 jours entiers minimum pour Bagan, si on a le temps

Deuxième et dernière folie (qui n'est pas compté dans le prix du voyage donné en haut : tour de Montgolfière, c'est très cher mais gigantesque

Bateau de Bagan vers Mandalay : 32 dollars/p, 13 h de bateau en janvier les paysages ne sont pas extraordinaires (des dunes de sables, qqs rares villages) mais on peut passer une belle journée sur l'eau avec le meilleur repas qu'on a mangé au Myanmar (hors quartier chinois à Yangon et tofu à Hpa An), repas préparé sur le bateau ! (compagnie NMai Hka, on a eu la chance, seulement 11 passagers) Et on voit le lever de soleil, coucher de la lune et le coucher de soleil sur le bateau, c'est beau. Attention certains GH incluent dans le prix du bateau le transfert, d'autre pas, pourtant le bateau est au même prix, se renseigner

- Mandalay, 5 nuits - 55 dollars vous dites 5 nuits c'est trop, peut-être mais on a bien aimé se promener en vélo dans la ville. jour 1 : quartiers du sud avec feuilles d'or, marché de Jade, repas au marché de Chinatown (enfin un peu de viande, poulet rôti, à 5000 ks) jour 2 : journée en taxi, 35 000 ks, pour visite Amarapura, Sagain, Inwa, Pont U-Bein Attention contrairement à ce que disent certains guides, on pense qu'à Inwa c'est compliqué de tout faire à pied si on inclus cet endroit dans la même journée que les 2 autres villes, car assez grandes distances entre les différents endroits, à part la carriole à cheval on n'a pas vu de location de vélo. jour 3 : Mingun en bateau, là on peut facilement tout faire à pied, et après-midi vélo dans quartiers encore plus au sud, pagode et sculpteurs marbre, repas au marché de Chinatown jour 4 : en vélo dans les quartiers nord-est, Mandalay hill, pagodes, palais royal jour 5 : départ du Myanmar, formalités frontalières très rapides et sans problèmes
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LU
Lucbertrand 6 years ago · Mjp
Oisans sauvage, passion d'une vie
Oisans Sauvage Passion d’une vie

Le massif de l’Oisans restera pour moi cette région montagneuse privilégiée, que j’ai appris à connaître dès mon plus jeune âge, grâce à mon père, qui nourrissait une passion pour cette terre sauvage du Haut Dauphiné. Cependant, cette préférence ne tient pas à cette précocité de ma découverte, mais bien aux caractéristiques extraordinaires de ce territoire. Sans vouloir les énumérer, je me contenterai de laisser courir l’écriture au fil des émotions, que fait naître cette région chez l’amoureux de la nature, de la montagne et des grands espaces.

Sa diversité liée à son immensité, en fait un massif aux multiples visages, du nord au sud, forts différents. Pour s’en convaincre deux points d’observation, l’un au nord le plateau d’Emparis, et l’autre au sud à partir de Champoléon, vous révèlent deux aspects opposés. Du premier endroit, le regard embrasse les extraordinaires faces nord de la Meije et du Râteau, parois sombres, auréolées de neige même au cœur de l’été, s’élevant majestueusement par delà de vastes glaciers chaotiques, bardés d’impressionnantes crevasses. Du sud, au contraire vous découvrez une immense vallée sèche qui vient buter sur le Sirac et son interminable crête en dents de scie qui approche les 3500 mètres d’altitude. Là, au cœur de l’été tout n’est que roches arides, écrasées de chaleur. On pourrait s’imaginer dans un désert, bien loin de nos régions tempérées. Ces deux caractères d’une même région m’ont toujours fasciné. Le long de la Durance qui borde ces montagnes à l’est on est déjà dans le midi, presque en Provence. Le thym et d’autres herbes aromatiques embaument les chemins et les pierriers. Par contre, lorsque vous descendez du col du Lautaret, les prairies et les austères parois vous rappellent que vous êtes dans les Alpes du nord, où règne une climatologie différente. Pourtant, il s’agit d’une même et unique région montagneuse, le massif des Ecrins ou de l’Oisans. Deux noms pour un même espace. Les Ecrins, car il s’agit du sommet culminant, et qui de plus dépasse les 4000 mètres. On l’appelait aussi, il y a fort longtemps le massif du Pelvoux, à l’époque on pensait, à tort, que ce sommet plus visible que les Ecrins était le point culminant. L’origine du nom Oisans, quant à lui, se réfère à la peuplade qui vivait dans ces contrées avant la conquête romaine. Deux dénominations pour une même région aux deux visages, rien de plus naturel !

Après avoir regardé ces montagnes de leur périphérie, rentrons en leur cœur. Deux vallées grandioses nous conduisent au centre de ce sanctuaire. D’un côté la vallée de la Bérarde et de l’autre celle de Vallouise. Tout en cheminant le long de chacune de ces routes remontant ces vallées, lentement les points de vue s’affinent et les grands sommets deviennent toujours plus imposants. Pêle-mêle, apparaissent la Meije, la Barre des Ecrins, l’Ailefroide, le Pelvoux, et de nombreuses autres éminences rocheuses ou neigeuses. Ces deux axes d’entrée sont en été très fréquentés. Mais, dès que vous vous éloignez des routes, des chemins et des rares escalades à la mode vous vous retrouvez seuls ou presque face à ces immensités de roche et de glace.

En matière d’escalade les usages et les pratiques ont évolué. Avec le développement d’une multitude de voies de varappe à proximité des routes en fond de vallée aussi bien à la Bérarde qu’à Vallouise, les grimpeurs désertent les grandes voies d’alpinisme. En effet, le jeu n’est pas le même. D’un côté un excellent rocher avec de très courtes marches d’approche, de l’autre de grandes parois austères aux approches interminables, souvent défendues par des glaciers particulièrement hostiles en été, lorsque la glace dure et dénudée de toute trace de neige barre l’accès au rocher. Pour se confronter aux premières, un lever tardif suffit, par contre pour aller à la rencontre des secondes, un réveil très matinal s’impose, suivi d’une gigantesque marche que l’on commence de nuit dans la caillasse. Ce départ aux aurores constitue un préalable indispensable, car l’expédition sera longue. Dans le premier cas, on est plus à la recherche du joli parcours technique, et dans le second plus à la quête d’une confrontation à la nature sauvage, par définition hostile à l’homme. Là, un jugement sûr et le sens de la lecture du rocher sont indispensables, afin de mettre de son côté de bonnes chances de réussite. Mais, il n’est pas question de juger une pratique à l’aune de l’autre. Cela me rappelle un débat sur le classement des sociétés humaines. La grand question étant : y-a-t-il des sociétés supérieures à d’autres ? Par définition la question est stupide, car chaque société se juge, et par conséquent classe les autres, en fonction de ses propres critères. On se mord très vite la queue dans ce genre de débat. Bien évidemment, la confrontation entre les sociétés et leurs modes de vie différents crée des mésententes voire des ruptures, mais je ne vais pas aborder ce sujet qui nous emmènerait très loin des montagnes.

Je reviens au cœur du massif de l’Oisans et tout particulièrement vers un groupe de montagnes que j’ai regardé depuis ma plus tendre enfance et dont je n’avais gravi jusqu’à ce jour aucun des sommets. Il s’agit de cette immense arête qui s’étire sur plusieurs kilomètres, dont les pointements frisent les 4000 mètres sans toutefois les atteindre. Tout au long de cette dentelle de pierre, on égrène des noms qui font rêver : Pelvoux avec ses deux cimes, Puiseux et Durand, le Pic Sans Nom (qui a quand même un nom !), le Coup de Sabre et la longue arête des Ailfroides avec leur terrible et sombre face nord-ouest, qui s’élève d’un jet sur 1,2 kilomètre de roche à pic. Cette immense vague de pierre domine le glacier noir, ainsi nommé car en été il est entièrement recouvert de débris morainiques, qui lui donnent cette couleur noire. Je l’ai à plusieurs reprises remonté les yeux levés vers ces pics acérés, presque inaccessibles, en songeant aux récits épiques des alpinistes qui les premiers se sont lancés à l’assaut de ces faces.

Sur l’autre bord de ce glacier j’avais, il a déjà longtemps, gravi deux montagnes célèbres, tout d’abord le pilier sud des Ecrins, jaillissement de pierre de plus de mille mètres de haut culminant à 4102 mètres, et le Pic Coolidge plus modeste avec ses 3775 mètres, mais qui constitue un belvédère de tout premier plan pour admirer les grands sommets qui l’entourent. Cela m’avait laissé, au cours de longues marches, tout le loisir de contempler ce décor extraordinaire.

Cet été, Christophe me propose d’aller escalader la face sud du pic du Coup de Sabre. Cela fait déjà très longtemps que je n’ai pas fait une voie de cette ampleur en haute montagne. Certes, au cours de ces dernières années nous avons gravi ensemble des voies techniquement aussi difficiles, mais qui ne nécessitaient pas une telle marche d’approche de plus de 1700 mètres et qui atteignaient une altitude plus modeste. Je me suis empressé d’accepter la proposition, et voilà comment nous nous retrouvons au village d’Ailefroide en partance pour le refuge du Sélé, lieu d’où nous partirons demain matin pour notre ascension.

Tout au long de ce parcours sur sentier en ce début d’après-midi de chaleur, des souvenirs anciens me reviennent en mémoire au fur et à mesure de notre progression. Je me souviens d’une magnifique course à ski de randonnée en direction de la pointe des Bœufs Rouges, par des conditions de neige fabuleuses, qui nous permettaient une progression rapide. Je me remémore aussi l’ascension du très étroit couloir du Pelas-Vernet, qui se cache au fond d’une faille profonde. Tout cela remonte à plus de trente ans, cependant les souvenirs sont très présents et précis. Certaines expériences vous marquent de façon indélébile au-delà des jours qui s’écoulent. Une vie est balisée un peu à la manière d’une côte dans le brouillard, ponctuée de phares afin de permettre la poursuite de sa route vers un futur peuplé d’incertitudes. Le temps passe vite !

Voilà aussi ce que je viens chercher en acceptant la proposition de mon guide. Je suis à la recherche du souvenir, faisant revivre des sensations fortes éprouvées dans ce massif montagneux, il y a déjà bien longtemps. Tout à ma réflexion, nous avançons rapidement et en deux heures et demie nous atteignons le refuge du Sélé. C’est la première fois que je m’y rends. Ces dernières années, je ne fréquentais plus trop les refuges, de peur de la surpopulation, entraînant des nuits très inconfortables, dans la chaleur des dortoirs et dans le bruit des ronfleurs. Mais les modifications des habitudes des randonneurs et des grimpeurs, ainsi que des conditions d’enneigement ont amené à une fréquentation beaucoup moins importante de nombre de refuges de haute montagne. Cela n’est pas pour me déplaire, bien que ce soit fort triste pour les gardiens de ces refuges, qui exercent ce métier avec conviction, un peu à la manière d’un sacerdoce.

Ce soir, nous sommes une petite dizaine, ce qui est très peu en pleine saison estivale. Une cordée part pour la traversée du col du Sélé. Etant donné le faible enneigement et la longue distance sur glace vive cette randonnée représente à mon sens un véritable calvaire. Très logiquement les candidats ne se bousculent pas. Deux grimpeurs envisagent une escalade dans la face sud de Sialouze, réputée pour son rocher de grande qualité, ce qui est tout à fait remarquable pour l’Oisans, dont la réputation est plutôt liée au rocher incertain. Un guide et son client ont jeté leur dévolu sur la voie normale d’Ailefroide. Avec ces derniers, à cinq heures du matin nous partirons ensemble, nos chemins étant communs les premières heures. Cela ne fait pas grand monde pour cette bâtisse à large capacité. Demain soir, au grand désespoir du gardien, ils ne seront que trois, alors que nous sommes presque au week-end du 15 août, traditionnellement l’un des plus fréquentés.

Le repas du soir sera animé, discussion intéressante sur la montagne et autres sujets à connotation plus professionnelle. Nous aurons droit à du chamois en sauce, je ne sais pas s’il a été braconné dans le coin ? A la fin du repas le gardien, fort sympathique, nous fera un sérieux appel pour nous offrir un génépi maison. Mais nous résisterons et ignorerons son invitation. En effet, il détient une fameuse réputation, dont certains grimpeurs ne se sont pas relevés, étant redescendus du refuge avec une sérieuse gueule de bois, en oubliant jusqu’à la paroi pour laquelle ils étaient venus !

4heures30 lever, petit déjeuner sans entrain avec du pain pour le moins plus très frais, agrémenté d’un peu de beurre et d’une minuscule portion de confiture. A ces moments très matinaux, la faim n’est pour le moins pas très forte. Je me force donc à engloutir quelques tranches de pain. Dans le refuge nous nous équipons de nos baudriers dans un léger cliquetis métallique, dû aux mousquetons qui s’entrechoquent.

Nous attaquons la marche d’approche de nuit. Très vite le chemin conduit dans de petites barres rocheuses. Seul le halo de la lampe frontale permet de discerner les quelques mètres qui nous entourent. Ces marches sur terrain raide de nuit, alors que l’on vient juste de se réveiller, que les muscles sont encore froids et les mouvements mal assurés, sont impressionnantes et pas toujours très agréables. Dans une nuit opaque on s’imagine se promener au-dessus de vides abyssaux, toujours un peu tendu à l’idée de faire un faux pas, qui vous précipiterait vers une mort probable. Il n’en faut pas plus pour que le cerveau se réveille franchement et que la vigilance devienne extrême, à la recherche de prises de pied et de main au milieu des ténèbres. Cependant ces marches de nuit, un peu à tâtons, entouré d’immenses parois dont on ne distingue que les gigantesques silhouettes noir d’encre, qui se dessinent sur les étoiles, font partie intégrante des émotions que l’on vient chercher dans ces quêtes de sommets de haute montagne. On avance dans sa minuscule bulle de lumière, un peu à l’aveugle au milieu de ce décor d’immenses parois peuplées d’à-pics que l’on côtoie, à la manière d’un funambule qui ne distinguerait pas toujours très bien le filin sur lequel il est en équilibre. Ces absences de références précises, au milieu d’ombres qui migrent et se modifient au fil de vos pas font naître des illusions qui peuvent procurer de vrais vertiges, les informations fournies par les yeux et celles fournies par l’oreille interne pouvant différer. Voilà ce que représentent pour moi ces départs nocturnes, sur ce qui n’est plus des chemins et pas encore de l’escalade à proprement parler.

Heureusement, le jour ne tarde pas à se lever et cela rend la progression plus agréable. Les montagnes révèlent enfin leurs formes véritables. Éperons, faces et étendues glaciaires se différencient lentement dans une pénombre de moins en moins intense. Le ciel passe du noir profond au bleu, et enfin une teinte rouge sombre prend le dessus. Ce rouge devient de plus en plus vif, et cède à son tour devant le jaune, annonce imminente de l’apparition du soleil. Les faces rocheuses, par leurs teintes, en commençant par le sommet et avec un certain décalage dans le temps, suivent l’éclairement amorcé dans le ciel. De noires, elles virent au gris puis le rouge à son tour passe par tous les dégradés, pour enfin déboucher sur la véritable couleur de ce gneiss de l’Oisans, qui révèle une multitude de couleurs de l’ocre au vert pâle dû à certains lichens, sans oublier le rouge couleur rouille généré par certains oxydes de fer. Les glaciers dévoilent leurs véritables conditions. Ayant pris de l’altitude nous pouvons les observer du haut. Très nettement les parties de glace vive tranchent par leur froide couleur métallique bleutée sur les parties enneigées, plus blanches, quoique saupoudrées de débris de poussière dus à l’érosion très active dans ces zones de fortes amplitudes thermiques.

Après avoir contourné un vaste éperon, nous dépassons l’ancien refuge. Cette apparition d’une époque révolue nous plonge une centaine d’années dans le passé. Nous nous attendrions presque à voir sortir quelques alpinistes à chapeau, chaussés de chaussures à clous et portant des cordes en chanvre. Mais non, rien ne bouge, seuls peut-être les esprits des premiers ascensionnistes de ces cimes de l’Oisans se cachent encore parmi ce décor fantastique ? Un vaste vallon se découvre, et devant nous se dressent l’Ailefroide, le Coup de Sabre, le Pic sans Nom et son avant-poste l’aiguille de Sialouze. Le lieu est étrangement calme, Alors que 1500 mètres plus bas la vallée grouille de touristes, nous sommes seuls à contempler ce spectacle de la montagne qu’incendie le soleil. Il fait bon, pas un brin d’air. D’un pas alerte nous franchissons les quelques centaines de mètres qui nous séparent du glacier. Lorsque nous l’atteignons, nous chaussons les crampons pour parcourir une glace dure mais heureusement peu raide. Rapidement elle cède la place à la neige, ce qui rend notre progression plus confortable. Plus nous approchons du pied de la paroi, plus elle nous semble immense du haut de ses 400 mètres. La neige se redresse en finale, alors que nous touchons au rocher.

Le départ de notre escalade n’est pas évident à trouver. En effet, on recherche toujours le premier piton qui indique le démarrage. Dans le cas présent il se situe à une quinzaine de mètres du sol et ne se distingue pas très bien. Christophe l’identifie cependant assez rapidement, après quelques tâtonnements dans une pente de neige raide. Nous soufflons, car le gardien nous a dit que la veille une cordée d’Anglais n’avait pas réussi à localiser le départ.

Nous enlevons nos crampons et nos chaussures de montagne, et enfilons nos chaussons d’escalade L’opération est assez aisée, car la neige fait un replat juste avant le rocher. Ce n’est pas toujours le cas, et parfois il faut faire tout un tas d’acrobaties dans une pente raide, en faisant attention de ne pas tomber et de ne pas laisser filer crampons ou chaussures dans la pente ou pire dans une crevasse. Rien de tel aujourd’hui, et c’est sans stress particulier que je me prépare.

Christophe attaque la première longueur et arrive à bout de corde sans avoir trouvé de vrai relais pour me faire venir. Assuré sur un seul piton il me demande de démarrer. Dans cette première longueur le rocher est constitué d’un granit sans grain assez glissant. La sensation est désagréable aux pieds, car justement ces derniers manquent d’adhérence. Mais l’escalade n’est pas trop difficile et le passage n’oppose pas de vraies difficultés. Après une vingtaine de mètres, je marque l’arrêt à mon tour, pour que Christophe reprenne sa progression à la recherche d’un véritable relais. Après une longue dalle à faible inclinaison, il trouve enfin ce qu’il cherche. Et tout au long de notre escalade, nous n’aurons plus de mauvaise surprise et les points d’arrêts sécurisés par au moins deux pitons se succéderont régulièrement. Après les cent premiers mètres, le granit glissant laisse soudainement la place à un joli gneiss coloré, au gros grain sur lequel les chaussons d’escalade font merveille.

La paroi est toujours très raide, pas très loin de la verticale, même par petites sections surplombante. L’itinéraire reste bien balisé par les pitons en place. Cependant ce rocher demande de la recherche dans le positionnement, car les prises bien souvent ne sont pas directes. Il faut alors recourir à des tractions en opposition sur des fissures que l’on prend latéralement ou par en dessous. Cela demande des efforts importants dans les doigts et les avant-bras. Pour moi qui n’ai pas un gros entraînement cela va virer dans la onzième et dernière longueur à la « bagarre de rue» et c’est à la limite des crampes dans les doigts que je vais me hisser sur ce sommet qui frôle les 3700 mètres d’altitude à un mètre près.

La vue y est saisissante de toutes parts. Là-bas au nord dans le lointain le Mont Blanc affiche sa silhouette, toute de blancheur, si caractéristique. Juste à nos pieds l’immense glacier noir déroule sa surface de cailloux. Juste en face la gigantesque face sud des Ecrins nous domine de plus de 400 mètres. Nous sommes encadrés le long de notre arête, d’un côté par le Pic sans Nom et de l’autre par l’Ailefroide. Loin au sud, le Sirac déploie sa grande crête, telle un râteau aux dents émoussées, si particulière. Je suis tout content de me trouver perché en ce lieu aérien. La fatigue fait son effet. J’ai du mal à m’alimenter. Cependant, je dois me forcer à ingurgiter quelques aliments énergétiques, comme des fruits secs, car une longue descente en rappel nous attend. Bien souvent, les accidents arrivent au cours de ces manœuvres du fait du relâchement de la vigilance due à la fatigue.

Christophe se lance dans le premier rappel, puis vient mon tour. Un dernier regard circulaire du haut de ce pic et je me laisse glisser le long de la corde. Ces opérations de descente sur un vide de plusieurs centaines de mètres sont toujours impressionnantes, bien que généralement techniquement faciles. D’où l’importance de ne pas se laisser gagner par la routine qui peut conduire à l’erreur, que l’on croirait impossible, et qui malheureusement se produit, même au détriment des plus forts. Et c’est ainsi que l’on se retrouve précipité dans le vide pour un dernier grand vol. Nos onze rappels se passent sans incident, si ce n’est une corde bloquée au cours du premier, et une petite manœuvre à quinze mètres du glacier, du fait de notre corde trop courte de cinquante centimètres pour rejoindre le dernier piton, ce qui a impliqué un petit pas d’équilibriste sans assurance.

Enfin nous voilà de retour sur la neige. Durant notre escalade la glace sous-jacente a bougé, et l’une de mes chaussures posée à même le sol s’est déplacée, enfoncée dans une petite dépression. Il n’aurait pas fallu grand-chose pour qu’elle soit précipitée dans la rimaye, profonde crevasse à la séparation de la glace et du rocher. Je n’ose imaginer comment j’aurais pu redescendre ce glacier avec une seule chaussure de montagne, les chaussons d’escalade, n’étant pas du tout, mais alors pas du tout prévus à cet effet. Mais la montagne s’est montrée encore une fois clémente à mon égard.

Il ne nous reste plus qu’à nous lancer dans une immense descente de 1700 mètres de dénivelé, en passant par le refuge, afin de retrouver la voiture tout en bas dans la vallée. A 19 heures nous atteignons le refuge. Plus que 1000mètres de dénivelé à descendre. Ils vont me sembler très longs. La montagne a été désertée par les randonneurs, montés pour la journée au refuge. Les chamois ont repris possession des lieux et ils ne sont pas farouches du tout. Nous les approchons à quelques dizaines de mètres et ils continuent sans trop d’inquiétude à brouter herbe et feuillage. Une mère et son petit, juchés sur une légère crête juste au-dessus du chemin nous regardent passer avec curiosité. La nuit nous surprend dans la descente, que nous finissons par trouver interminable. Dans les passages en forêt, la pénombre se fait bien réelle. Enfin, entre les troncs d’arbres, nous voyons apparaître les lumières du camping. Ça y est nous en avons fini, la voiture nous attend bien sagement. Il est 21heure30. Depuis cinq heures du matin, nous ne nous sommes pratiquement pas arrêtés et c’est avec plaisir que je m’assois dans mon véhicule. Il ne nous reste plus qu’à retourner à Gap qui est distante de 80 kilomètres. La nuit est particulièrement limpide et nous sommes le 11 août, période des pluies d’étoiles filantes. J’en vois une belle zébrer le ciel au-dessus du lac de Serre-Ponçon, alors que je conduis. Dernier petit clin d’œil de la nature au cours de cette journée bien remplie.

Je suis rentré chez moi depuis deux jours, je prends le (vieux) guide du massif des Ecrins de Lucien Devies et Maurice Laloue. Pour moi ce livre de couleur rouge, édité en 1946, représente une véritable bible du massif. A le lire, c’est toute l’histoire de la découverte de ces montagnes que l’on suit. Les dessins des parois à l’encre sont très précis. Page 61, sur une demi-feuille le Pic Sans Nom, entouré de la Pointe Puiseux et du Pic du Coup de Sabre, affiche sa grandiose face nord. Le Pic du Coup de Sabre est dénommé Petit Pic Sans Nom. Une correction à l’encre bleue rectifie cette erreur d’appellation. Je reconnais cette écriture, c’est celle de mon père qui avait acheté ce livre en 1956. Je sais que son esprit est encore là-haut. Il m’avait demandé d’aller répandre ses cendres sur un sommet de la région. Il avait finalement changé d’avis, de peur que je prenne des risques en accomplissant ses dernières volontés. Cette rectification à l’encre bleue, d’une écriture ferme et droite, est la preuve, qu’au cours de cette plongée de ces deux derniers jours au cœur de ce sanctuaire qu’il aimait tant, il était là, et qu’il participait à mon plaisir, bien que ma pratique de l’escalade difficile ait toujours provoqué chez lui une certaine crainte pour mon intégrité physique.
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MA
Marati 6 years ago
Découverte du Lesotho en juillet et traversée du Kruger et Mapungubwe
Notre premier voyage en Afrique du Sud avait été parfait, le plus beau souvenir de vacances pour quasiment tout le monde ! En 4 semaines, nous avions visité Cape Town, longé la côte jusqu’à Addo Elephant NP, et enchaîné ensuite par la boucle classique des Must : Golden Gate NP, Royal Natal, St Lucia, Hluhluwe, Swaziland, Kruger et région du Blyde River Canyon.

Quand la famille m’a demandé de leur préparer un nouveau voyage-safari, j’ai décidé d’orienter le parcours sur le Lesotho, Drakensberg Sud et Kruger.

A l’origine, 9 jours étaient programmés au Lesotho en plein hiver, mais sur conseil avisé de Voyajou, nous raccourcissons de 3 jours notre séjour au Lesotho, libérant ainsi du temps pour aller au Mapungubwe NP après la traversée complète du Kruger.

Je renouvelle mes remerciements chaleureux aux tauliers de la section VF Afrique australe qui se reconnaîtront, et qui aident les petits nouveaux à construire leur parcours. Sans votre générosité, votre patience et les multiples heures passées à prodiguer vos conseil avisés et partager votre expérience, nos voyages n'auraient pas la même saveur.

Programme finalisé du 13/07/2019 au 03/08/2019 - J1 : JNB – Clarens - J2 : Randonnée Sentinel Peak, la revanche, puis entrée au Lesotho - J3-8 : Lesotho - J9-11 : Drakensberg Sud - J13-18 : Traversée Kruger - J19-21 : Mapungubwe NP

C’est la première fois que je n’ai pas réussi à préparer de programme précis au Lesotho, faute de documentation. Je pense alors régulièrement à une remarque de Voyajou qui, un jour, a écrit que le Lesotho ne se visite pas, mais se vit...

C’est aussi la première fois que je n’arrive pas à me satisfaire totalement d’un programme avant le départ. Et pour cause : en 2016, on avait fait un parcours très diversifié en alternant réserves animalières, montagne et même océan, mais cette année, pas moyen de refaire pareil.

On sait donc que la première moitié sera exclusivement consacrée à la montagne et aux randonnées, et la seconde sera passée essentiellement le cul posé sur un siège de 4x4., avec le risque que tout le monde finisse par se lasser de 8 jours de safari non-stop. Un comble... J’ai fait part à plusieurs reprises de mes doutes au reste de la famille, mais ils ont de suite balayé mes incertitudes, arrivant à me convaincre que le voyage ne serait pas loin d’égaler le premier. C’est donc parti pour le récit de notre périple de 3 semaines.

Avant toute chose, je tiens à m’adresser à la future copine de mon fils Maxime : Toi qui le connais suffisamment pour qu’il te fasse lire le récit de ses voyages de jeunesse avec ses vieux, Quand il te racontera, très convaincant, qu’il est allé faire du surf sur les plages infestées de grands requins blancs au large de Durban, qu’il a été mordu par un de ces squales, qu’il a réussi à lui crever les yeux grâce à un poignard scotché sur sa planche, qu’il a été opéré en urgence pour se faire rafistoler la jambe qu’il te montrera sa magnifique cicatrice de 30 points de suture pour témoigner de son acte de bravoure je veux juste que tu saches que : certes, il a bien été opéré 4 fois en 7 semaines, certes, il a bien été transfusé et rafistolé comme sur la photo, mais que, contrairement à ce qu’il t’a vendu, ce n’est pas un requin qui est en cause, mais un petit staphylocoque doré particulièrement coriace, accompagné de champignons : deux saloperies attrapées dans une piscine à Shingwedzi ou à Leokwe Camp, qui sont passées à travers une croûte au genou et se sont propagées à travers toute la jambe avant d’être finalement stoppées juste à temps. Il aura bien morflé durant plus de 2 mois, mais a su remonter la pente grâce à force et persévérance.

Ce carnet servira avant tout à nous souvenir, non pas des événements post-voyage, mais du voyage lui-même qui, trois mois plus tard, nous semble déjà si loin...

Pour commencer, dix images qu'on retiendra de notre périple :

Partie LESOTHO Balade à cheval dans des décors époustouflants



Habitat traditionnel : si tu aimes l'"authentique", tu seras servi ! (même si ce mot n'a pas vraiment de sens)



Des montagnes, des montagnes et encore des montagnes, mais on ne s'en lasse pas. Mais si vous voulez les voir vertes, faudra revenir à une autre saison que nous !



Les moutons qui contribuent avec les ânes, chèvres, bovins et le maïs, à une part importante des revenus de la population



Et enfin les enfants, omniprésents dans les campagnes, et qui représentent l'avenir de ce pays parmi les plus pauvres de la planète, ravagé actuellement par une épidémie de sida qui a fait chuter l'espérance de vie de 60 à 36 ans en l'espace de 15 ans



Partie AFRIQUE DU SUD Panoramas du Drakensberg Scène de vie quotidienne au Kruger



Observation de gros chats Baobabs, présents en nombre dans le Nord du Kruger et au Mapungubwe NP



Enfin des instants rares et précieux qui justifient à eux seuls un voyage en Afrique australe et resteront gravés à jamais dans nos mémoires (nous nous sommes d'abord demandés ce que venait faire ce troupeau de 80 éléphants au milieu de notre camp...)

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PO
Ponor 6 years ago · Floflo1
Un mois au Guatemala en 2019
C’est notre 3e séjour au Guatemala et nous constatons qu’à chaque fois nous voyons quelque chose de nouveau et avons de nouvelles expériences. Pourquoi y aller ? -pour le climat : particulièrement en saison sèche (de décembre à mars) les températures sont particulièrement agréables : 25-30° et humide en zone tropicale et 20-25° et sec dans les hautes terres (frais la nuit). Le Guatemala est appelé le pays du printemps perpétuel. -pour la flore et la faune : le photographe nature frustré par le manque de sujets sur nos terres devenues un désert biologique par l’emploi immodéré des pesticides affectant même nos réserves naturelles trouvera au Guatemala particulièrement dans les zones tropicales quantités de sujets : animaux oiseaux, papillons, fleurs, plantes et arbres exotiques même si là aussi une évolution défavotrable se fait sentir et si un peu de patience est parfois nécessaire -pour la rencontre d’autres cultures : de riches vestiges mayas sont visibles et encore aujourd’hui leurs descendants sont majoritaires dans le pays et perpétuent leurs traditions. De plus la population est particulièrement aimable et vous vient en aide très facilement. -pour les paysages et les phénomènes naturels : c’est le pays des volcans. On peut en voir encore deux en activité quasi permanente et ils ont façonné les paysages du pays. En zone tropicale on peut parcourir la forêt vierge ou naviguer en kayak dans les canaux de la mangrove. -Pour le rapport qualité prix : le coût de la vie sur place est faible (nourriture, transports). Les hôtels sont corrects et très abordables. Le système de transport fonctionne très bien. -pour la nourriture originale, saine et savoureuse : les portions de viande sont plus petites, plus de légumes et plus de fruits de variétés inconnues chez nous. C'est donc une nourriture très saine. Quelques informations : -on ne s’en rend pas vraiment compte en Europe mais notre pouvoir d’achat a sacrément baissé entre 2010 et 2019 puisque le taux de change est passé de 11,15 Quetzals pour un Euro à 8,5 en 2016 et 8 actuellement. -la sécurité est bonne sauf dans certaines zones de Guatemala City. La police est bien présente et attentive. Il faut cependant prendre les précaution d’usage : ne pas traîner dans des zones louches, ne prendre que l’argent nécessaire, laisser passeports, carte de crédit et argent sous clé à l’hôtel (prendre une copie du passeport sur soi), ne pas exhiber d’appareils coûteux. -les vols sont longs : rester plusieurs semaines si possible y compris deux semaines en zone tropicale qui est la plus intéressante au point de vue naturelle -apprendre les expressions usuelles en Espagnol. Tout le monde ne parle pas anglais et encore moins le français -le nombre des touristes a sensiblement augmenté particulièrement le tourisme interne. C’est donc le moment d’y aller avant qu’il n’y ait foule.

-le système de transport est très souple et fonctionne très bien : -bus pullman de luxe pour les longs trajets (y compris de nuit) -shuttles - chicken bus (très bon- marché) -lanchas publiques - tuk-tuk pour les courtes distance -taxis Cela fait penser à un chaos organisé mais cela marche comme sur des roulettes. Toujours convenir du prix avant de monter. Dans les chicken bus demander le prix aux autres passagers.

Les chicken bus sont vraiment pas chers et si on peut occuper une bonne place au départ, ni moins confortables ni moins rapides que les shuttles où on est parfois entassés.

La population vous renseigne volontiers sur l’emplacement des arrêts pour une destination donnée. Dès que vous vous en approchez des adjutantes vous abordent, vous demandent où vous allez et vous remettent dans les mains de l’adjudantes du bon bus. Aux correspondances l’adjutante de votre destination suivante vient vous trouver immédiatement , vous fait monter dans le bus et fixe vos bagages sur le toit. Ce sont de vrais acrobates.

L’offre de logement est variable. On trouve beaucoup d’hôtels très corrects à des prix abordables comme des hôtels luxueux avec des prix conséquents plutôt fréquentés par les américains.

La même chose vaut pour les restaurants. A Chichi par exemple suivant le luxe et la situation vous paierez le même repas plus de 100 Quetzales par personne , ou 75 Quetzales ou 30 quetzales boissons comprises. Le dernier prix correspondait à un petit restaurant en dehors du centre, avec un patron très sympa, une nourriture savoureuse et plus de propreté que dans le restaurant le plus cher , par ailleurs complètement vide. Nous avons pris nos repas à maintes reprises dans des comedors , près des marchés , à des prix imbattables (15 quetzales boissons comprises) pour une excellente nourriture (souvent des plats mijottés). Jamais n’où n’avons eu de problèmes digestifs.

Gare de chicken bus



Chicken bus et tuk tuk



Matériel photo :

En zone tropicale un appareil tropicalisé est indispensable. J’ai utilisé un bridge FZ300 pour sa légéreté , sa polyvalence et le fait qu’il est tropicalisé mais son petit capteur a été à la peine dans la forêt car le ciel a été couvert plus que de coutume et son autofocus n’est pas toujours précis surtout en basse luminosité. Les photos ne sont donc pas toujours terribles et un certain nombre ont du être éliminées.

Itinéraire :

Nous sommes partis avec Iberia par Madrid .L’avion a aterri vers 18h. Cela nous a donné le temps d’aller en taxi à la gare routière pour prendre un bus de luxe de nuit Linea Dorada très confortable vers Santa-Elena près de Flores. Sur place nous avons pris un bus public vers El Remate et y sommes restés une semaine pour visiter les temples et faire des promenades en forêt tropicale et sur les rives du lac de Flores.

D’El Remate nous avons été en taxi au terminal de bus d’El Remate d’où on a pris un bus de luxe pour Rio Dulce où nous devions prendre une lancha pour une finca entre Rio Dulce et Livingston. Le débarcadère est avant un pont qui fait 3km : il faut donc demander pour descendre avant. Nous avons fait des excursions en forêt tropical et en kayak dans la mangrove et sur le fleuve.

Après une semaine passée dans un bungalow dans la jungle au bord du fleuve nous sommes retournés à Rio Dulce et avons pris un bus de luxe Litegua vers Guatemala City. Au terminal nous avons pris un taxi vers Antigua . Nous y sommes restés 4 nuits. Visite de la ville et environs.

D’Antigua nous avons pris un shuttle vers Quetzaltenango (Xela) et y sommes restés 4 nuits. Excursion sur le belvédère du volcan Santiaguito et aux sources chaudes Fuentes Georghinas

De Xela nous avons pris un chicken bus (appelé camioneta) vers Chichicastenango pour voir le marché traditionnel et les traditions locales ainsi que la ville voisine de Quiché.

Après 4 jours nous sommes retournés à Antigua en chicken bus (avec changement à Chimaltenango) pour nous reposer quelques jours avant notre long vol de retour et nous balader dans la ville et sur les pentes du volcan Agua.

Séjour à El Remate

El Remate est 30 km plus près de Tikal que Flores où les gens logent généralement pour visiter les temples Mayas. C’est donc un lieu idéal pour visiter les sites de Tikal et de Yaxha. Les promenades le long du lac de Florès permettent de découvrir des oiseaux, des papillons, des fleurs. La visite du Biotopo permet de parcourir la forêt tropical sur des sentiers bien balisés.

Lac de Florès :

Voici quelques photos d’oiseaux aquatiques , d’un lézard à crête qui peut courir à la surface de l’eau et de papillons vivant sur la rive













Biotopo :

Chou blanc pour les photos. Les oiseaux et animaux semblent se tenir à l’écart des sentiers. On entend les cris des singes hurleurs mais ils restent éloignés. Restent les plantes et le paysage.



Temples de Yaxha :

Les temples bien que spectaculaires ne sont pas aussi impressionants que Tikal. Par contre la vie sauvage est plus présente : beaucoup de singes (araignée ou hurleurs) et beaucoup d’oiseaux. On visite les temples en suivant des sentiers traçés dans la forêt.







Temples de Tikal :

Le principe est le même. On suit des sentiers balisés. Les temples forment des ensembles très spectaculaires. On voit des singes (même s’ils sont moins nombreux qu’à Yaxha ) et de beaux oiseaux.











Logement :

Nous avons logé dans des bungalows dispersés au milieu des arbres en bordure de forêt ce qui nous a valu la visite d’oiseaux et animaux divers dont un singe hurleur







La suite à bientôt.
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JU
Ju45 6 years ago · Cheesecake14
Un mois aux États-Unis entre Colorado, Nouveau-Mexique, Wyoming et Dakota du Sud en septembre 2015
Hello à tous,

Je me lance pour l'écriture d'un carnet de voyage sur les USA. Un énième carnet, me direz vous.... Après 2 voyages aux USA et un immense coup de foudre l'année dernière pour l'Ouest américain (quelle banalité!!) et ayant pris goût à rédiger un carnet ici même, je me lance à nouveau. En cette grisaille actuelle, ça fait du bien de se changer les idées....

J'espère que cela pourra être un peu utile à ceux qui ont adoré les "classiques" de l'Ouest et qui veulent découvrir des choses un peu plus en dehors des sentiers battus. Cela reste relatif évidemment, je n'ai pas (encore 😉 ) l'expérience de certains, les références ici sur l'Ouest américain. Au passage je remercie certains en particuliers qui avec leurs sites ou carnets m'ont apporté des précisions indispensables pour un voyage réussi.

Les objectifs de ce voyage sont d'essayer de découvrir une Amérique + authentique, de prendre davantage de temps, de faire des randos en "haute montagne" et découvrir des paysages grandioses. Avec dans les grandes lignes: Denver et les montagnes du Colorado, Great sand dunes, le Nouveau Mexique, le Wyoming et le tant attendu Yellowstone et son voisin Grand Teton et le Dakota du Sud avec les Badlands.....

A noter que ce voyage m'a demandé beaucoup plus de préparation car moins classique. Voyage Forum est alors la référence pour se concevoir un road trip. Le Routard aide assez peu pour ce road trip... Tous les points d'intérêt ont été enregistrés sur l'appli GPS du téléphone.

La barre a été placée haute l'année dernière avec que du magnifique, et une météo au beau fixe. Il n'était pas prévu de refaire un grand voyage cette année mais la déconvenue avec United Airlines l'année dernière (avion cloué au sol 24 h au départ à Roissy) a généré un avoir de 300 $ chacun (valable seulement 1 an) et nous a décidé à remettre ça (il en fallait peu!!).

Pour être bref, voici le trip prévu sur le road book:

Du 3 septembre au 4 octobre 2015

Arrivée prévue à Denver le jeudi 3 septembre 2015, avec au programme: J1 : Arrivée à Denver J2 : Golden et Denver J3 : Denver / Colorado Springs / Garden of the Gods J4 : Cripple Creek / Victor / Salida J5: St Elmo / Leadville / Aspen / Glenwood springs J6: Crested butte / Gunnison J7: Creede / Great Sand Dunes J8: Taos / Tent Rocks / Santa Fe J9: Bandelier NM / SAnta Fe J10: Pagosa Springs / Durango J11: Silverton / Ouray J12: Black canyon of the Gunnison / Grand Junction J13: Colorado NM J14: Dinousaur NM / Vernal / Fantasy Canyon J15: Flaming Gorge / Jackson J16: Grand Teton NP J17: Grand Teton / Yellowstone J18: Yellowstone J19: Yellowstone J20: Yellowstone J21: Yellowstone J22: Yellowstone J23: Yellowstone / Beartooth Hwy / Bighorn Canyon / Sheridan J24: Devils Tower NM / Spearfish canyon Rd / Deadwood J25: Mount Rushmore / Rapid City / Badlands NP / Wall J26: Badlands NP J27: Custer SP / Custer J28: Fort Laramie HS / Estes Park J29: Rocky Mountains NP J30: Rocky Mountains / Boulder / Denver J31: Retour vers la France J32: Arrivée en France

Voici la carte du périple:



Toutes les résas ont été effectuées en janvier 2015 et cela permet de bonnes économies sur les hôtels. Cours de l'euro vs dollar peu favorable (1€ = 1,15$). Il nous restait des $ de l'année dernière (1,37$) et on a commandé le reste sur le site yes change (on part avec tout en espèces, c'est un choix...)

Budget: Location de voiture: Alamo en direct 800€ (catégorie intermédiaire car SUV trop cher et pas de vraies pistes prévues cette année) Vol: Paris Denver via Chicago en direct chez United Airlines 466€ par personne (déduction faite de l'avoir) Essence: 375$ Hotels: 2550$ Visites: 100$ Bouffe: 500$ Shopping et souvenirs: 500$

Jour 1: Jeudi 3 septembre 2015

Nous sommes arrivés hier soir à Roissy car manif' des Agriculteurs prévue ce matin, qui prévoient de bloquer Paris. Pas envie de risquer de louper le vol, déjà donné l'année dernière avec les galères d'avion! 😠 Réveil à 7h, navette à 7h45 devant l'hôtel, pratique. (Hôtel B&B, très bien pour cet usage, 80€ à rajouter au budget mais du stress en moins et du confort en plus...) 8h15 au Terminal 1. Tout se passe bien, décollage à l'heure à 11h15 pour Chicago. avec United AIrlines. Heureusement car le stress de la journée porte sur la durée de l'escale (1h40). Tout est ok, on arrive à 13h heure locale soit 15 minutes d'avance. Le vol pour Denver est à 15h03. En 15 minutes, on arrive à l'immigration. C'est fluide et on passe en moins de 15 minutes (on a hésité à passer aux bornes en libre service, ce sera pour une prochaine). J'avais reperé avant le plan de l'aéroport et les pics d'affluence (15h/16h). On récupère nos bagages puis on se dirige vers notre nouveau terminal (le 1). Il faut prendre une navette, tout est très bien indiqué.



Vers 14h, on arrive pour l'embarquement arès avoir à nouveau passé la douane et déposer les bagages, soit 1h après notre arrivée. On est large! 14h30, on embarque. 15h20 on décolle et 12 heures plus tard on arrive à Denver. Il est 16h30 heure locale.

L'aéroport est immense, il fait gris, l'orage arrive...

Photo prise depuis la navette 🙁 Il faut prendre une sorte de métro pour rejoindre le "baggage claim". En 20 minutes, les valises sont là. Juste à côté, quai 4, il y a le quai Alamo avec la navette gratuite qui nous conduit au parc des locations. Il est 17h20, on y arrive en 10/15 minutes. Comme l'année dernière, j'ai effectué le check in Alamo en ligne afin d'éviter de se faire refourguer des options inutiles et couteuses. Il pleut et on galère un peu à trouver un modèle qui nous va (catégorie Midsize car le reste était trop cher). On cherche un coffre assez grand et une prise USB pour la musique. Et de la place derrière pour mettre notre copine, la glacière "Walmart". L'orage arrive et dans la précipitation (et la fatigue), on choisit la Hyundai Veloster. Tous les critères apparemment sont respectés, on ne vérifie rien. .... On manque d'oublier un de nos bagages sur le parking et c'est parti sous le déluge. Tout Denver à traverser d'Est en Ouest pour rejoindre notre hôtel à Golden et la fatigue se fait sentir. Circulation très dense, et c'est soir de match en plus. On met plus d'une heure pour faire les 50km. 19h15, check in rapide au premier hôtel du voyage, le Quality inn& suites à Golden.



Douche rapido et direction le Walmart le plus proche (repéré avant le voyage et noté en points d'intérêt sur le l'appli GPS du téléphone). Glacière, sacs congelation pour les glaçons des hôtels, ravito de base, bières, gallons d'eau). Le dépaysement commence ici. Toujours un plaisir de faire ses courses là.



Retour à 21h, pik nik dans la chambre et dodo à 22h. On est claqué. Aucun loupé dans cette journée transport, ça fait plaisir. 😉

Demain le vrai voyage commence....
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GA
GabyetJuju 6 years ago · Floflo1
Guatemala et un petit détour au Belize, en famille
Bonjour !

De retour depuis le 16 novembre 2017 d'un voyage d'un peu plus de 3 semaines au Guatemala et au Belize, je résume rapidement notre périple ci-dessous, mais je reste à disposition de tout ceux qui se posent pleins de question sur ce merveilleux et intense pays, que nous avons adoré, en famille !

Quand : du 25/10 au 16/11/2017 (hors jours de vols) Qui : Une famille de 4 dont deux enfants de 5 et 8 ans, avec une certaine habitude du voyage longue distance, pas bégueules pour un sous, mais aimant un p'tit confort quand même, surtout depuis les enfants. Comment : itinéraire fabriqué assidument avec une agence locale très à l'écoute qui a accompagné nos désirs de voyages au Guatemala en respectant nos souhaits et en nous conseillant avec délicatesse. Transports : Location de voiture pendant 15 jours (4x4), sinon transferts en shuttle Hébergement : Principalement hôtels de bon confort, Ecolodges, 1 nuit chez l'habitant

Préambule : j'ai beaucoup "bossé " sur la destination avant de faire appel à l'agence locale, car cela constitue aussi mon plaisir de voyager. (merci aux forumers entre autres !) 3 semaines de voyage : c'est finalement assez court : réserver les hébergements, prévoir certains transports permet d'optimiser d'une part, et aussi de partir sereins avec de jeunes enfants en un temps aussi court sur ce type de destination aussi intense. C'est la seconde fois que je procède ainsi (la première c'était pour le Myanmar, d'habitude je fais tout toute seule) et je ne regrette pas. Les conseils étaient avisés sans être intrusifs, bref cela nous correspondait à ce moment là et pour cet endroit là. J0 : Bretagne, Paris, Mexico, Ciudad Guatemala J1,2 : Antigua, parfait pour atterrir dans tous les sens du terme. Belle ville coloniale, la dolce vita au Guatemala. J3 : Pacaya : Le plus accessible des volcans, parfait pour les enfants, belle expérience en famille, guide vraiment charmant. Un souvenir fantastique pour les enfants. J4 : Début de la location de voiture, Route vers Panajachel via Iximche (site maye bucolique autant que chamanique !) Quel, incroyable route est celle qui descend au Lac ! J5 : Visite San Pedro, Tuk tuk vers San Juan (gros coup de coeur) et nuit chez l'habitant (fabuleux de gentillesse) J6 : Visite Santiago et retour Pana J7 : Quetzaltenango, Zunil et Fuentes Georginas en famile parmi les famille chapinas, trop beau et trop sympa J8 : Route vers Nebaj et quelle route ! des paysage et de la géologie plein les yeux ! J9 : Marché de Nebaj et route vers Coban, enfin plutôt piste vers Coban, mais quelle aventure, quels paysages, quels Aldeas !! c'était vraiment géant comme trajet ! arrivés à Lanquin, nous nous sommes délectés de la piscine de rivière de l'Hostal, dans un cadre tropical, c'était une journée mémorable J10 : Seymuc Champey, détente, site naturel fabuleux. Etape incontournable que nous fumes contents de connaitre en tout début de saison. (en haute saison, ça sent l'usine à backpackers, même s'il faut relativiser vis à vis du nombre de visiteurs total , c'est pas le Mont Saint-Michel non plus..) J11 : Biotope del Quetzal : on a adoré: la foret primaire est juste sublime et le ptit bungalow, certe rustique mais avec une cheminée feu allumé à l'arrivé nous a séduit, reposé, transporté, on avait l'impression d'avoir (encore) changé de pays ! C'était top pour des amoureux de nature, même si on n'a pas vu de Quetzal... J12 et 13 : Via Quirigua (c'est à la fin du voyage qu'on réalisera la chance de voir des stèles si bien conservées) puis Livingston (on encore changé de pays ?) repos pendant 2 jours dans hôtel luxueux, ambiance caribéenne.. trajet en bateau juste fabuleux.. J14, Castillo San Felipe puis Flores, via la grève pendant 3 heures sur la route :-( enfin ça fait partie de l'expérience ;-) Flores hors saison c'est super sympa. J15 Aguateca et lagune de Petexbatun : quel privilège de vivre ça ! Punta Chiminos, ou l'accueil comme en famille et une partie de pêche et de rigolade en pleine jungle J16 Route vers Tikal ou pourquoi c'est sympa aussi de visiter ce site en deuxième partie de journée (moins de groupe, plus d'animaux..) et pourquoi la bonne option c'est de dormir sur place (moins pour le porte-feuille c'est sur..) J17 : Yahxa, visite du site et nuit sur place. Juste superbe. Encore un privilège, un luxe d'être là . En plus le top 3 des meilleures pizzas de toute notre vie à l'EcoSombrero. Coucher du soleil fabuleux. fin voiture de loc. J18 : Frontière du Belize (moi je n'avais jamais passé de frontière terrestre, enfant de l'Europe..) puis excursion dans la foulée (on s'est levé tôt) à ATM.Incontournable. Un maximum de superlatifs. On était le dernier groupe à rentrer dans la grotte. (c'est quand même très visité par nos amis d'outre-atlantique) et c'était un luxe car les 2 tiers de la visite, nous avions la grotte pour nous seuls. C'est un peu chaud pour les enfants, mais ça l'a fait. Pas de regret, souvenir incroyable en famille. Géologique et archéologique : 10/10

J19, 20, 21 et 22 : Détente et plongée à Caye Caulker (très belles plongées mais prix très US !!(aie) de la raie, du requin, de la tortue, des coraux en veux-tu en voilà et même un lamentin (le kiffe) ambiance à la jamaïcaine, gentillesse de la population garifuna et ladinos, détente absolue, même les américains en vacances dans cette île sont cool ;-))))Belle fin de voyage, premier vrais snorkelling pour ma fille de 8ans, une révélation ! J23 : retour Belize city, Miami, Paris, Bretagne

En quelques mots : Pays intense et très diverse, hors Tikal, Antigua et Atitlan, cela reste une destination relativement hors sentiers battus à la fréquentation très modérée. Gentillesse et bienveillance des Guatemaltèques rencontrés. Ce qui n'empêche pas les principes de précautions habituels en pays d'am centrale !!! Sachez-le, faites-le et allez-y! Nourriture : rassasiante mais récurrente. Pas de revanche de Moctezuma pour nous !!! Principe de précautions usuels sans être complètement paranos. Route : conduite pas si dangereuse, mais plus latine ! (expérience de taxi parisien serait un plus !) On prend son temps sur les pistes et voilà tout. Après en saison des pluies c'est surement autre choses attention ! Le plus difficile c'est l'absence de panneaux de direction. Merci MAPS ME. une carte routière en plus est nécessaire quand les mises à jour ne sont pas à jours...Sinon un brin d'espagnol et du bon sens vous sauveront la mise !

A part cela, ce fut pour nous un voyage extraordinaire. Mais honnêtement je dis cela à chaque retour. Tout est dans le regard, n'est ce pas ! cela dit, le Guaté m'a pas mal bousculé quand même. Je souhaite à cette nation : le meilleur, car ils le méritent (enfin).

Si vous avez des questions , n'hésitez pas, ce sera un plaisir de se re-plonger dans ce voyage ! Beaux rêves d'évasion à tous !
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Pondy 6 years ago · Dolma
Chapka et valenki
Voilà, nous sommes presque partis !

Pas de valises latérales, pas de sacoche de réservoir, pas de casque ! Ce sera l’avion pour Novossibirsk, quelques heures dans les airs. On regrette presque de ne pas repartir à moto depuis la maison. Notre grosse moto est sous la bâche pour l’hiver. Déjà 15 ans quand nous partions début Janvier pour l’Inde à moto. Déjà 2 ans quand nous partions début mars pour le Japon encore à moto.

Aujourd’hui Homme frôle les sept décennies, et toujours fringuant, il préfère partir au long cours, à moto, sous un climat plus printanier. Je m’incline, facilement d’ailleurs, je deviens paresseuse.

Peu de bagages, valises qui roulent, plus de sacs à dos qui fusillent les épaules, on prend deux valises cabine en tassant bien les cadeaux, ça tient.

Olga et Sergueï seront à l’aéroport avec les vêtements chauds, les gants, moufles et les chapkas. Ils nous ont dit de ne pas acheter des vêtements – grand froid-, qu’ils ont tout ce qu’il faut bien adapté à leur climat et nous les croyons. On a investi dans les chaussures et les chaussettes et c’est tout ! Depuis des semaines, depuis l’été où nos amies étaient chez nous, on se parle avec ouatssappe, nos amis envoient des photos et ici, nous nous réjouissons de la pureté de la neige qui s’est installée chez eux. Chaque jour je regarde la météo de là-bas, comme un rituel matinal. -36° il y a quelques jours et hier un petit -11°. Les grands-parents de Sergueï étaient des zek et nous irons voir où était leur goulag. Si j’ai beaucoup lu sur les conditions d’existence dans ces lieux terribles, si durant notre dernier voyage au travers de la Russie, nous imaginions la vie des prisonniers, c’était le printemps puis l’été et tout semblait moins effroyables que l’hiver sibérien. Ma perception et mes émotions seront encore plus profondes et intenses, je pense.

Nous allons découvrir l’Altaï en hiver. J’en frissonne autant d’excitation que de froid anticipé. Autour du lac Teletskoïe, nous serons dans une maison traditionnelle de rondins, spartiate mais chauffée puis nous irons dans la vallée de la rivière Tchoulychman. Comment ? Je ne sais pas, surprise ont-ils dit.

Nous savons que nous habiterons chez un ami altaïen qui est un musicien et joue du tovshuur et que nous boirons du samogon, la vodka maison bien meilleure pour la santé que la vodka des magasins ! Et « n’aies pas peur pour les femmes elle n’a que 36 ° et pour les hommes 47 ° ». Il paraît que nous serons si heureux que nous pourrons communiquer avec les sources et la montagne, comme eux.

J’vais finir en glaçon translucide, je crois. J’ai hâte de vivre ma vie de glaçon.

A plus tard, quand j'aurai fondu...
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