Mardi 09.07.19
Il fait jour tôt, ici. Quand je me réveille, le soleil me dit qu’il est largement temps d’émerger, mais mes yeux me disent que je n’ai pas mon compte. Bref, nous prenons notre petit-déjeuner avec Magali et nous nous préparons pour notre sortie.
Aujourd’hui, nous allons à Oslo à vélo, sans Romane. Nous avons sérieusement hésité, au vu des dénivelés importants que nous devrons affronter, mais au pire, on poussera les vélos. En plus, à Göteborg, nous avons évité le sorti vélo, nous n’allons pas remettre ça ici !

Nous partons donc. Ça commence par une forte descente, jusqu’à une passerelle pour traverser une grande route, puis de l’autre côté, les choses sérieuses commencent. Une longue montée bien raide, nous obligeant à mettre le petit braquet. Au milieu de cette ascension, nous enlevons des épaisseurs, car la température monte à mesure de notre effort. Magali, après s’être battue vaillamment avec courage, fini par s’avouer vaincue sur les derniers mètres.
Puis nous arrivons au sommet, et là ça roule tranquille. Maintenant, nous allons entamer une bien grosse descente. Pas très longue, mais nous pâlissons tout de même à l’idée qu’il va nous falloir la faire dans l’autre sens au retour. Même à un moment, nous devons porter les vélos, afin d’emprunter des escaliers. Je me note de bien éviter cet endroit au retour. Mon vélo pèse bien deux ânes mort !
Une fois en bas de cette colline, nous arrivons en ville. Non pas que nous roulions dans la campagne, notre trajet était urbain tout du long, mais nous étions en banlieue. Et là, l’ambiance change. Nous roulons le long d’une grande avenue, la Dronning Eufemias gate, qui va nous conduire à l’opéra de Oslo. Les grands bâtiments design ont envahi notre champ de vision.


L’opéra est une construction vraiment remarquable. Avec un peu d’imagination, on peut y voir un iceberg qui émerge de l’eau. Le toit, forme un immense plan incliné, qui descend jusqu’au sol. On peut monter librement dessus, et accéder au sommet, d’où l’on profite à loisir d’une vue panoramique sur la ville.

Je n’ai bien-sur pas résisté à l’envi d’y monter, et Magali a bien voulu m’attendre en bas, avec les vélos. Les dalles blanches qui recouvrent l’édifice, reflètent le soleil d’été, et j’ai bien vite chaud. Quantité de touristes font également l’ascension avec moi. De tout là-haut, je peux voir Magali, qui attend près de l’eau. Je me dépêche de la rejoindre.


Une fois en bas, nous allons à tour de rôle, jeter un œil à l’intérieur. Des lignes de bois, qui me font penser à des rayonnages de livres, tout en courbes douce, où monte un escalier, font face à mur blanc, alvéolé, presque vaporeux et rétroéclairé, où s’enfoncent des couloirs rectiligne.


Nous quittons ensuite l’opéra, pour traverser le City Hall Plaza Fountains. Là, je peux voir le futur pour la première fois ! Juste devant nos yeux, se trouve un arrêt de transport en commun d’un genre tout particulier. Une navette sans chauffeur autonome, attend sagement ses passagers.


Nous prenons ensuite le long des quais, où les gens flânent au soleil, puis nous poursuivons vers le port de plaisance, où, au terminal de la Color Line, un énorme ferry est en cours de chargement. La proue béante, des véhicules s’y engouffrent.



Puis, nous passons devant la statue de la Déesse Tyché, dont la sphère d’influence est la fortune. Elle est représentée ici, sans ses attributs moyenâgeux, que sont, une corne d'abondance, la barre emblématique d'un bateau et la Roue de Fortune. Ici, elle est comme une femme, face à la mer, les mains en offrande et le regard plein d’espoir.

Nous arrivons ensuite, sur la presque-île Bygdoy, où se trouve le musée des navires vikings. Là, il n’y a plus de pistes cyclables et nous préférons rouler en partie sur le trottoir. Nous garons nos vélos avec les autres, et allons acheter nos billets à une caisse automatique. Nous devons aussi laisser le sac à dos dans une consigne, à l’extérieur. Le musée n’est pas très grand, mais suffisamment pour y mettre deux drakkars entiers, ainsi que du mobilier et tout pleins d’autres objets.

Après la visite du musée, nous devons aller retirer de l’argent. Grace au GPS, nous trouvons un distributeur non loin de là, à Skoyen. Puis, nous allons au parc Frognerparken, où sont exposés plus de deux-cent statues de Gustav Vigeland, éparpillées dans le parc. Des corps nu, dans les positions les plus inattendues, seuls ou en groupe, parfois même entassés, attendent le regard du visiteur.



Nous partons ensuite, vers le palais royal d’Oslo et son parc. Quelques personnes, sur la pelouse, profitent de la chaleur bienfaisante du soleil. Autour du palais, des gardes, peu nombreux, sont en faction. Les touristes se baladent nonchalamment, certains d’entre eux forment une petite queue pour visiter et nous remontons sur nos vélos pour aller plus loin.


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