Le réseau routier tanzanien, hormis quelques grands axes comme la fameuse route Le Caire‑Le Cap qui traverse le pays du nord au sud, est plutôt en mauvais état. À peine 15% de l'ensemble est goudronné; le reste étant constitué de pistes pas forcément toujours faciles, y compris et surtout en saison des pluies. Bref, on a rapidement besoin d'un 4x4 pour circuler.En matière de sécurité, les routes, le nombre de véhicules et, c'est vrai aussi, pas mal de conducteurs sont des facteurs de dangerosité. La circulation est fréquemment anarchique et il faut porter une attention particulière aux piétons et animaux qui peuvent se trouver n'importe où sur la route. La conduite de nuit est d'ailleurs à éviter. Ce qui veut dire que, dans tous les cas, si on conduit, la vigilance s'impose. Dernière chose à ne pas oublier: en Tanzanie on roule à gauche.
Si comme toujours disposer d'un véhicule est synonyme de liberté, il est néanmoins préférable d'envisager l'option avec un chauffeur qui, en prime, pourra souvent faire bénéficier de ses connaissances sur son pays. En effet, vu l'état des routes, la nature du trafic et les risques ou problèmes en tous genres qu'on peut rencontrer, les conducteurs peu expérimentés ou peu habitués à conduire dans un tel environnement auront intérêt à s'abstenir.
Location
Des agences de location, avec ou sans chauffeur, sont présentes à Dar es Salam, dans les aéroports internationaux ainsi que dans les principales localités, entre autres Arusha, Mwanza ou à Zanzibar.Le coût de location d'une voiture standard en Tanzanie est d'au moins 50 US$ par jour, avec des tarifs souvent donnés en devise américaine. Il faut ajouter à cela de 20 à 30 US$ pour les assurances et taxes. Pour un 4x4, le coût peut varier de 100 à 200 US$, auquel il faut ajouter là aussi le prix de l'assurance (30 à 40 US$). Sans oublier une TVA de 20% qui s'ajoute à ces frais. Hors des villes et des principaux axes, ou à plus forte raison en saison des pluies, un 4x4 est plus que conseillé.
Le réseau de bus est assez bien développé en Tanzanie avec, comme souvent, un service "rapide" inter‑cités (autour de 4 ou 5 US$/100 km) et des lignes ou réseaux secondaires bien plus lents avec de multiples arrêts, moins confortables et de fait moins chers.Le confort et les services dépendent en effet de la catégorie de bus: luxe, semi‑luxe ou ordinaire. Certains bus offrent la climatisation et les toilettes. Pour le haut de gamme, il est conseillé d'acheter son billet à l'avance et de réserver sa place auprès des compagnies présentes dans les gares routières ou à proximité de celles‑ci. Les liaisons sur les principaux axes du pays, soit Dar es‑Salam‑Arusha et Dar es‑Salaam‑Mbeya au sud, sont les meilleuresEn parallèle aux bus publics, certaines agences ont développé des systèmes de shuttles entre villes/lieux touristiques. C'est essentiellement le cas dans le périmètre Nairobi‑nord de la Tanzanie où ces bus privatifs, faits uniquement pour les touristes ou presque, sont proposés avec des tarifs en rapport (comptez par exemple 30 US$ pour les 280 km entre Nairobi et Arusha).
Minibus et taxis collectifs
Les déplacements en matatu ou dala dala (vieux minibus ou camionnette avec deux bancs comme à Zanzibar) sont fréquents car ils représentent un moyen de transport bon marché pour les populations. Ils complètent généralement le réseau bus, s'arrêtent à la demande, sont généralement bondés et conduits par des chauffeurs parfois quelque peu kamikazes. Ils partent seulement quand ils sont pleins.
Voyager à vélo en Tanzanie est possible. Cependant, l'état des routes, les distances à parcourir ainsi que le climat sont des facteurs à considérer avant d'entreprendre une telle aventure. Il faut également savoir qu'il est interdit de faire du vélo dans les parcs et réserves. Pour ceux qui ne voudraient pas se lancer seuls, plusieurs agences locales ou internationales spécialisées dans ce domaine programment des circuits vélos de plusieurs jours dans le pays.
Le stop n'est pas du tout recommandé dans le pays, ni même d'ailleurs intéressant vu le prix modique des transports en communs locaux. Surtout qu'en plus il est souvent payant, au même prix que le bus. Il est également interdit de faire du stop dans les parcs nationaux.
La Tanzanie compte un peu plus de 3 000 km de voies ferrées avec (théoriquement) quelques projets à venir pour développer ce mode de transport. En attendant, le réseau est limité à deux ou trois lignes et deux opérateurs. Dans tous les cas les trains sont lents, les trajets longs mais vraiment peu chers (1,5 à 2 US$ par tranche de 100 km). Attention par contre aux vols, notamment sur le trajet Dar es Salam‑Kigoma.
Tazara (Tanzania‑Zambia Railway Authority): opère la ligne qui va de Dar es Salam à la Zambie (New Kapiri Mposhi). Un magnifique parcours très accidenté de 1 870 km qui prend en gros 46 heures et coûte l'équivalent de 35 à 50 US$ selon la classe choisie (de la 3eme à la 1ère). Utile de réserver son billet 2 à 3 jours à l'avance.
Central Line: c'est la ligne qui va vers l'ouest du pays, de Dar es Salam à Kigoma avec bifurcation possible au niveau de Tabora vers Mwanza (14 heures). Le trajet dure environ 40 heures.
Hormis quelques petites liaisons sur les lacs de la façade ouest du pays permettant de relier certains villages dépourvus de routes, l'occasion de prendre le bateau pour ses déplacements se situera au niveau de l'archipel de Zanzibar avec des rotations entre le continent et Zanzibar (plus exactement StoneTown) ou entre les îles.C'est la société Azam Marine qui gère pour l'essentiel ces services avec des bateaux modernes et reconnus au niveau sécurité. Ils proposent quatre rotations/jour entre Dar et Zanzibar (1h30 à 2h00 de mer pour en gros 40 US$) et deux hebdomadaires entre Zanzibar et Pemba (30 US$). Leurs tarifs sont affichés en US$ et il est possible de payer directement dans cette devise mais aussi en euros.En dehors de ces ferries, on peut aussi faire des croisières ou balades en voiliers et bateaux traditionnels dans l'archipel. Durées, tarifs, itinéraires variables et à voir directement auprès des agences locales.
Comme les aéroports, les compagnies aériennes sont assez nombreuses en Tanzanie. Avec pour point commun d'être toutes de tailles restreintes, composées de petites flottes d'appareils de faibles capacités qui interviennent d'abord sur le réseau intérieur, et surtout... de figurer pour l'ensemble sur la Liste Noire des compagnies interdites de vols par l'Union Européenne pour des questions de sécurité. Ce qui veut dire que, si elles sont interdites de ciel européen, elles sont de même interdites de vente par tous les voyagistes inscrits dans l'UE. Autant le savoir si on a décidé de les utiliser pour se déplacer dans le pays.Bref, si on passe outre ce "petit détail", on aura donc le choix en matière de transporteurs pour des rotations à des prix souvent abordables. Au final, pour le visiteur, l'avion peut donc être une option pour quelques trajets du genre Dar es Salam‑Kilimandjaro avec à la clé un bon gain de temps par rapport aux transports terrestres.
On trouve facilement des taxis dans les villes tanzaniennes. Pour une courte distance, comptez en gros l'équivalent de 1 ou 2 US$ pour un trajet en ville de jour et le double de nuit. Comme les taxis ne possèdent pas toujours de compteur, il est plus que nécessaire de négocier dans ce cas là sa course avant et de ne payer qu'à l'arrivée. Sinon, on trouve aussi des VTC à Dar‑es‑Salam avec leur appli pour réservation/paiement.
Autres moyens
Bus urbain: c'est à Dar es Salam qu'on trouve le meilleur en la matière. Appelé DART, celui‑ci consiste en un réseau de bus rapides sur voies réservées. C'est le moyen le plus efficace pour traverser la ville en évitant les embouteillages majeurs. Les tickets s'achètent en station avant d'embarquer.Taxis collectifs: il est également possible de se déplacer au moyen de taxis collectifs (appelés "dala‑dala") qui peuvent prendre entre 7 et 9 passagers.Moto‑taxis: une autre méthode très économique pour se déplacer en ville consiste à prendre un tuk‑tuk (bajaj) ou un moto‑taxi (boda‑boda).À pied : c'est un mode de locomotion à éviter en tant que touriste, surtout de nuit, où il vaut mieux privilégier les taxis. Seule exception: le centre historique de Stone Town (Zanzibar) qui se visite à pied (ou en pousse‑pousse) en raison de l'étroitesse des ruelles inaccessible aux voitures.
Le bus est certainement le moyen le plus économique pour se déplacer entre les villes. Cependant, il vous faudra prévoir un autre type de transport ou passer par un prestataire pour vous rendre dans les parcs nationaux.Un véhicule de location est donc une option à considérer pour des questions de temps et de liberté, et ce malgré la différence de budget. Si un tout‑terrain n'est pas forcément toujours obligatoire selon la saison et les endroits où on compte se rendre, mieux vaut par contre envisager un chauffeur pour se simplifier la vie, surtout lorsqu'on est pas habitué à circuler dans l'environnement un peu particulier des routes tanzaniennes...