Entre besoin et possibilité(s)
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Original post
EL
Salut. Je me suis dit, qui mieux que des routards pour me conseiller ? me soutenir peut-être ?

Bon, je résume, je suis parvenu sur le site en faisant une recherche du genre "tout plaquer pour partir, c'est faisable ?".

En gros, j'ai une vie qui rime à rien, pas de métier, pas d'argent, pas de désirs particuliers, aucune vie sociale, des milliers d'euros de dettes (que je cherche pas à "fuir", je serais ravi de rembourser tout ça), santé physique minable ne me permettant pas de travailler, un âge "trop avancé" pour "rentrer dans les cases" du système français (au delà de 25 ans t'es plus un jeune, donc t'as plus "droit" à rien, écoles, formations, bourses, etc), pas vraiment de réussites personnelles dans le passé, financièrement, amoureusement, familialement c'est un désastre, bref, où que je me tourne, c'est le mur, la falaise, le black out, le border line.

J'ai perdu le fil, pas trouvé les bonnes personnes ou, au mieux, je n'ai pas su les garder. En gros, j'en suis à une espèce de "point zéro" glauque.

Donc là ma question existentielle se résume à rester en europe et frôler un genre de suicide, qu'il soit réel ou social ou les deux, ou me barrer, tirer un trait, partir du principe qu'on a qu'une vie et que son seul intérêt est qu'elle soit... intéressante (ben oui, hein), riche en émotions, porteuse de désirs, d'espoirs.

Là, au point où j'en suis, demain je pourrais me casser le cou dans ma baignoire, personne s'en rendrait compte avant plusieurs semaines. Il y a une réalité particulièrement mal aisée à assimiler quand on la découvre, c'est que l'intérêt qu'on porte aux autres n'est pas forcément réciproque. Oui je sais, 38 ans c'est tard pour piger ça.

Bon, en gros, je sais pas comment faire pour partir, sauver ma peau, en quelque sorte. Là j'en peux plus. Je me demande même plus si c'est raisonnable ou quoi. Bien sûr que ça ne l'est pas, à un tas de niveaux. Mais ça fait 20 ans que j' "essaie", ben rien à faire, je rentre pas dans les cases, dans le moule, ce système, cette société, me vomissent allégrement à chaque fois que je tente de m'y insérer. Ce n'est même pas du désespoir, c'est un constat simple et lucide. Comme a dit Coluche "la société ne veut pas de moi, qu'elle se rassure je ne veux pas d'elle".

En gros, histoire, vécu ou quoi, là je suis paumé, partir, oui, mais où, comment et surtout pourquoi faire ? Tout ce que je sais c'est qu'ils 'agit d'une question de survie, mentale, émotionnelle, morale.... Donc, je ne cherche pas à philosopher, tout ce que je sais c'est que je ne sais rien, mais je n'ai pas du avoir la bonne éducation, ou les bonnes expériences, toujours est-il que je ne sais pas "comment" faire.

Voilà, petite bouteille à la mer, merci de me partager vos anecdotes, vos astuces, vos solutions. Et désolé pour le ton déprimatif, mais tout est relatif ^^
"-Qu'est-ce qui est le pire ? l'indifférence ou l'ignorance ? - Je sais pas et je m'en fous...." ^^
LU Lujack Globetrotter ·
Bon ! disons que votre message est assez déprimant !!! ce que je suggère, allez consulter au plus vite car vous aller être malheureux partout, peu importe ou vous serez, vous devez aller voir un thérapeute. Écrire ce que vous avez écrit démontre un dépression très profonde qui se doit d'être traitée et peu importe ou vous irez, vous serez malheureux.

Écoutez, ma soeur, elle, voulait vivre, pourtant, elle n'avait presque rien, elle avait un moral d'enfer, était toujours de bonne humeur. Pouf ! cancer déclarée en septembre, décédée en juillet. Alors, lorsque je lis un jeune qui n'a pas de but dans la vie et qui a la santé (enfin, je crois), je ne peux m'empecher de lui dire : GROUILLE TOI PIS VITE, trouve toi un but, fait quelque chose pour aider les autres peut être ? je ne sais pas, mais c'est urgent que tu prennes ta VIE en main. Je ne veux pas du tout vous juger, mais, dites vous qu'il y a des gens qui n'ont rien, qui sont heureux CAR ILS ONT TROUVÉS un but a leur vie.

Allez, ne vous décourager pas, vous allez trouver, il le faut, c'est urgent. Ne pas partir, les problèmes ne disparaîtront pas, ils vous suivront.

Il n'est jamais trop tard pour faire ce que l'on veut. Essayez de trouver quelque chose qui vous intéresse et faite le a fond la caisse !!! Ne pas lâcher, c'est ca la vie et je sais que parfois, c'est loin d'être facile, mais il faut continuer et vivre. La vie vaut la peine !!!

Bougez vous et trouvez un but !

Amicalement 😉
Ne laisse pas la peur tuer tes rêves !
EL Elliaz ·
merci-merci 😛 j'espère ne pas être "irrécupérable", mais pour moi la vie c'est aussi les "bas", non ? je ne crois pas aux thérapies, désolé, du moins pas celles où on nous explique que tout notre mental n'est que problématique à conceptualiser et assimiler. La vie ça se ressent, et parfois le ressenti est douloureux, il ne s'agit pas pour moi d'y échapper, mais de l'appréhender d'une autre façon. Je ne viens pas avec l'oeil larmoyant et la main tendue, du moins pas en ce qui concerne mon état psychique, ma vraie question est de savoir "comment" faire pour se "désengluer" d'une vie trop noire, trop négative, redémarrer, quelque chose, n'importe quoi. je le sais bien que tout ça est "déprimant", à lire, je n'en doute pas, mais à vivre vous n'imaginez même pas. Le truc c'est que j'ai pas 15 ans ou 45, je ne passe pas par une période de "remise en question" liée à un état biologique. C'est juste que je fais le tour de la question depuis qlqs années, que je ne trouve pas d'issue et que "partir" me semble une étape à franchir, meme si c'est pour six mois. Seulement voilà je ne sais pas "comment" m'y prendre ? Le peu que je possède, tout cumulé, ne doit pas dépasser les deux mille euros et encore, au prix d'achat neuf. A qui je peux revendre ce que j'ai ? Que faire une fois à l'étranger, sachant que j'ai aucun savoir faire, aucun métier? j'ai quitté l'école à 15 ans, j'ai travaillé comme manoeuvre agricole et à 25 je me suis bousillé le dos, maintenant quand je reste dans la mm position plus d'une demi heure j'ai mal partout, j'ai fait des années de kiné qui ont rien changé. J'ai essayé deux fois d'aller à la fac, j'ai jamais réussi à décrocher un diplôme, passé 35 ans il n'y a plus de droits aux bourses et comme je l'ai dit je ne peux plus faire les "petits jobs". J'ai voulu faire une saison de pommes l'année dernière, au bout de trois jours c'était comme si j'avais fait deux mois, j'en pouvais plus. j'en rajoute pas, je fais pas dans le misérabilisme, c'est la (putain) de réalité. J'ai pas de famille, pas d'amis, pas de petite copine, pas de métier, pas de projet d'avenir et ça un thérapeute pourra pas me l'apporter. Je demande pas à quelqu'un de m'expliquer comment faire pour avoir une "bonne" ou une "mauvaise" vie, c'est juste que je ne sais pas comment il faut faire pour en changer. D'ailleurs je doute que personne ici ne sache vraiment. Navré pour l'impression que je peux donner mais pas autant que pour la douleur que vous avez pu traverser. Des gens autour de moi m'ont quitté également et se retrouver seul, je sais ce que c'est. Faut pas perdre le moral, mais ça doit pas nécessairement dire qu'il faut se voile rla face avec de grandes phrases sur "la vie est belle malgré tout". Non, elle est moche, aussi, et surmonter ces moments là on y arrive parfois avec de judicieux conseils (ce que j'espère trouver par ici 😉 ). Mais j'ai bien entendu le vôtre, pas de souci, je me suis posé la question très souvent (du thérapeute), j'ai peut être simplement besoin d'en entendre d'autres 😏
"-Qu'est-ce qui est le pire ? l'indifférence ou l'ignorance ? - Je sais pas et je m'en fous...." ^^
DE DeCléricy Veteran ·
Salut Elliaz.

J’ai lu sur ton profil que tu aimes écrire?

Part. Fou le camp sur les routes du monde… et reviens-nous avec de jolis carnets de voyage biens ficellés. Appliques-toi. Travailles tes textes. T’as déjà un auditoire de 938 000 lecteurs potentiels sur VF.

Reviens nous dire de quoi le reste du monde a l’air!

À plus et bonne route.

DeCléricy
J’en appelle à vous ô Muses Où tant ma vie passe et s’use Qu’encore et toujours j’aime Mes soeurs Galère et Bohème
EL Elliaz ·
yep ! je le sens que c'est un truc comme ça qu'il me faut. D'où ma question de départ "comment qu'on fait" ? perso j'ai pas les références, ou la débrouillardise ou je sais pas quoi, jme sens coincé y'a aucune des solutions auxquelles je pense qui soit bonne.... je suis jamais parti, ou un peu, comme ça, en touriste qui revient à sa routine une fois sa thune épuisée. Sérieux, je me doute qu'il ya des réponses "simples" mais j'arrive pas à la, les formuler.... 🤪
"-Qu'est-ce qui est le pire ? l'indifférence ou l'ignorance ? - Je sais pas et je m'en fous...." ^^
DE DeCléricy Veteran ·
D'où ma question de départ "comment qu'on fait" ?

Comme on apprend à nager… en plongeant dans l’eau. Comme on bâtit une maison... en se cognant sur les pouces parfois.

Tu vas voir. Sur la route t’auras pas le choix: c’est la démerde totale. Surtout si tu voyages à la dure. Tu vas te découvrir des qualités, rire de tes défaults. T’auras pas le choix d’avoir de l’entregens, de t’ouvrir au monde.

Sur la route, qu’est-ce qu’un homme a besoin? Un peu de nourriture au quotidien, prendre un soins jaloux de sa santé (malade, loin de chez soi et tu t’ennuis de ta mère c’est pas très, très long), un toit s’il pleut (ou un pont, un portique quelconque)… et conserver jalousement dans son baluchon une pincée d’émerveillement. Au cas ou.

DeCléricy

Ô Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l'ancre! Ce pays nous ennuie, ô Mort! Appareillons! Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre, Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons!

Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte! Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau, Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe? Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau!

— Charles Baudelaire, Le Voyage.
J’en appelle à vous ô Muses Où tant ma vie passe et s’use Qu’encore et toujours j’aime Mes soeurs Galère et Bohème
LU Lujack Globetrotter ·
Avant de lire ta réponse, j'ai lu celle de Elliaz et j'ai eu la même idée !!! Écrire !! c'est ce qui me fait le plus de bien lorsque je ne vais pas bien, j'écris tout ce qui se passe en dedans de moi et ca libère un peu.

Partir, écrire son carnet, Elliaz y a rien de mieux pour vous libérer un peu ! J'adore écrire, j'ai fait juste un carnet de voyage, tout y est, je le relis et je revis mon voyage !

Pour le travail, et bien avec votre état de santé, je vois un travail qui n'est pas physique, donc, pourquoi ne pas allez assister les jeunes dans une association quelconque, là ou il y a des enfants, c'est tellement gratifiant de voir leurs sourires.

Bon, en tout cas je vous souhaite de trouver une échappatoire et de vite vous remonter le moral. Bien sur, sans famille ni ami, c'est plus difficile de se remonter ! Partez en voyage et vous aller rencontrer plein de gens qui se feront un plaisir de discuter avec vous.

Bonne chance !🙂
Ne laisse pas la peur tuer tes rêves !
CA CalamityGin Globetrotter ·
Situation "pelote de ficelle", quoi ...

En gros, il vous faut trouver comment trouver le premier brin, qui conduira à dérouler et surtout désembrouiller la pelote. Ce n'est certainement pas en partant à l'aventure que vous y arriverez, la vision romantique du départ qui solutionne tout n'est que cela, une vision romantique. On emmène en fait ses soucis avec soi, on ne les abandonne pas en partant au loin.

Vu votre situation et votre état d'esprit, je vous suggère de vous adresser à une des nombreuses associations/organisations vouées à aider les gens comme vous, genre Emmaüs ou l'Armée du Salut (je connais un certain nombre de personnes en Suisse que ces organisations a sorties de sacrées ornières, sans pour autant leur faire de propagande religieuse), qui offrent gîte, couvert, formation, aide à la gestion des dettes, travail adapté à la santé, soins médicaux-psychiatriques, etc., toutes choses qui pourraient contribuer à vous "remettre en selle".

Certaines de ces organisations ont des antennes hors Europe dans le cadre de projets de coopération.

Je vous souhaite bon courage et bonne chance.
KE Kedor Globetrotter ·
Je suis entièrement d'accord avec DeCléricy. Partez.

D'où ma question de départ "comment qu'on fait" ?

Heu, c'est pas "comment fait-on la vraie question", pas vrai ? 😛 Trouvez-vous une bonne route, travaillez l'endurance de votre pouce et sautez dans la première voiture. Pis si vous vous êtes organisé un canapé (couchsurfing) quelque part, chez quelqu'un, que pourriez-vous demander de plus ? Vous ne me ferez pas croire que c'est si compliqué. Le véritable problème n'est pas de savoir comment faire mais de le faire. Il n'y a rien qui entraîne autant d'inertie que la dépression; c'est que quelque part, c'est presque confortable de se vautrer dedans.

Voyager ne coûte rien ou si peu, quand on veut...
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
FD FDB Globetrotter ·
peu importe ou vous irez, vous serez malheureux.

+1

@Elliaz: le thérapeute ne peut pas t'apporter une famille, un métier et une copine, par contre il peut te mettre sur la bonne voie pour aller les chercher de par toi-même. D'autre part, mis à part la thérapie, quelle autre option as-tu ?

Partir à la découverte du monde, c'est génial, mais fuir à l'autre bout du monde en pensant que ça va résoudre nos problèmes, c'est utopique (et ça demande des moyens financiers également).

@Lucie : désolée pour ta soeur, la vie est souvent injuste... 😕
Faby
LE Lepiaf Globetrotter ·
Je te conseille la lecture du blog d'un un gars estropié (il s'est payé un bus dans sa jeunesse), devenu un voyageur permanent avec un budget riquiqui : http://lespetitshommesmoustachus.blogspot.fr/
LU Lujack Globetrotter ·
peu importe ou vous irez, vous serez malheureux.

+1

@Lucie : désolée pour ta soeur, la vie est souvent injuste... 😕

Merci a toi Fabi, c'est tres gentil de ta part🙂
Ne laisse pas la peur tuer tes rêves !
KO Kola Globetrotter ·
Tu ne me sembles pas du tout déprimaté... 🤪 Mais là... qu'est-ce qui te donne envie de te lever le matin ?
RO Roulelemonde Regular ·
Allo, Je peux comprendre ton point de vue, même si je ne suis pas vraiment dans ta situation, et un peu plus jeune, mais je suis en accord avec ta citation coluche, la solitude pas toujours choisie, et la société que tu ne sembles pas trop aimer non plus et réciproquement ! Je reviens d'une virée nord -sud france (bretagne) -espagne -portugal, en compagnie de mon sac, et quelques portions en stop aussi (au début par necessité, et finalement par gout aussi !) ; J'ai quelques voyages à l'étranger dans mes souvenirs, asie et ailleurs, mais je n'avais que peu essayé le stop jusque là, et j'ai récolté quelques rencontres et échanges sympas, et des sourires que tu n'auras pas toujours dans un train :) Je confirme que te barrer, ne changera pas forcément le fait que tes problèmes te suivront plus ou moins; Mais comme dit le proverbe "pierre qui roule n'amasse pas mousse"; Ici tu rumines ou tu engranges de nouveaux problèmes, partir vers l'horizon peut te permettre de te délester en parti et te concentrer sur le présent; Si à mon niveau je te conseillais quelquechose :

Déjà, je te déconseille les psys et autres attrapes sous, mieux vaut quelques bons amis ou des contacts sympas et gratuits, c'est mieux que tous les antidépresseurs ! Si tu n'as pas de contacts, pourquoi ne pas contacter une asso à but non lucratif si possible, dans un domaine qui t'interesse ? T'inscrire dans un atelier d'écriture par exemple, un sport ou autre domaine; Prends quelques jours de pause : respire, chasse les pensées négatives et habitudes mauvaises qui te relient au passé; Vis simplement, clarifie ton esprit; Eviter de trop penser et agis Puis fixe toi rapidement un but d'arrivée, puis une date, un jour, une heure, et tiens parole, un lieu précis où tu aimerais aller, où tu aimerais aller respirer l'air; Rien de plus simple Entre ce point et le lieu où t'es, définis un itinéraire, et les moyens pour y arriver et dormir à peu de frais; Si tu peux, emmène dans ton sac (ou ton vélo si tu as !) avec au moins un sac de couchage, quelques vetements, trousse, une popotte, à la limite une toile de tente exterieure (si tu es fauché ou que comme moi tu aimes dormir dans les bras de la nature : D); Et emmène de quoi écrire ou créer : stylos, carnet, papiers entre autre; Ce que tu veux faire ou pas ensuite de ta vie ou pour la "gagner", pourra déjà mieux se préciser à mon avis, voire crée de nouvelles idées auxquelles tu n'aurais pas pensé en restant, désir de poursuivre ou de rentrer, ou en tous cas être envisagé d'un point de vue différent, au sens propre comme au figuré; Si un chant d'oiseau au réveil dans la brume du matin t'apportent des effluves de joie naturelle, ou le sourire, c'est que tu n'es pas encore cuit 😉 Un avis plus personnel quand même, le bonheur comme le malheur est avant tout une question d'état d'esprit, et non de lieu, ou de situation; J'aurais surement aimé faire un bout de chemin avec toi, mais je repars vers l'est dans peu de temps, en compagnie de mon vélo ! Bonne route
Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est le chemin tracé par la nature
RO Roulelemonde Regular ·
Autre chose qui me parait important de préciser : Quand on est pas bien dans sa situation de vie, on a vite fait de vouloir "fuir physiquement" ce lieu de vie, alors que le mal-être est avant tout dans notre état d'esprit ou notre façon de vivre; Et il ne faut pas confondre le voyage physique, avec le voyage vers nos rêves; Si les voyages font parti de tes rêves, alors il y a de fortes chances que le voyage physique t'apportent des choses positives, mais si tes rêves sont autres, le déplacement de lieux en lieux ne résoudra pas forcément tes problèmes, ou ce que tu recherches; Donc l'important c'est d'être à l'écoute de soi et de ses rêves, et d'essayer d'aller vers eux; Si ton vrai rêve est de te construire une maison de rondins dans les montagnes et d'y élever des chèvres, prendre la route ne pourra pas toujours t'apporter ce que tu cherches vraiment, et il vaudra mieux alors penser à trouver du bois, avec peut-être une bergère dans les parages 😉
Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est le chemin tracé par la nature
AN Antlia Veteran ·
Ouah l'aut' ! Il m'a piqué la citation de mon pseudo !

Ceci dit pour répondre au post originel : comment qu'on fait pour s'arracher de ce pays où on crève (la France) ! J'entends déjà les fonctionnaires se mettre à me parler du social-que-le-monde-nous-envie ou autres sottises. Pour ma part cessation d'activité d'une boutique de microinformatique pour cause de CA insuffisant. Et à 40 ans passé impossible de trouver le moindre job. Et pour finir jeté du RMI et ne touchant qu'une retraite chapeau de 85 EUR/mois. Donc la France vous la gardez, moi je la fuis. Je suis au Paraguay avec ce qu'il me reste de mes économies et je compte monter une petite activité rentable où je ne serais pas étranglé fiscalement avant d'avoir gagné un kopek comme en France. J'ai donc décidé de partir depuis longtemps (en fait depuis 1994 avec mon voilier de 10 m) et de chercher un pays vivable. Finalement ce n'est pas par la mer que je l'ai trouvé. Pareil que l'auteur du post originel : pas de famille, pas d'ami, pas de travail. Donc pour citer Graeme Allwright (jeunesse !) : Ne laisse pas passer ta chance Partir ton dernier sou Ne laisse pas partir ta chance Bats-toi jusqu'au bout J'ai donc choisi un pays où la vie n'est pas chère et où il est facile d'être résident permanent (important ! et il n'y en a pas des masses), j'ai empilé tous mes trucs et mes machins dans un container de 20 pieds, j'ai tenté de vendre la maison que m'avait laissé ma mère en donation, mais pas possible ! la juge des tutelles bloque la vente sous un faux prétexte (dire que c'est moi qui ait demandé cette tutelle pour ma vieille mère atteinte de la maladie d'Alzheimer). C'est tout dire que la France, jusqu'au bout, me fera ch**r, mais ça ne suffira pas à atteindre mon moral. J'ai 65 ans et je compte bien faire de belles grandes ballades en Amérique du sud avec mon pickup 4x4 et les amis que je commence à me faire ici et ce nonobstant les protestations de mes vielles vertèbres.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
DJ Djalma Globetrotter ·
@Elliaz: le thérapeute ne peut pas t'apporter une famille, un métier et une copine, par contre il peut te mettre sur la bonne voie pour aller les chercher de par toi-même.

C'est juste et une thérapie peut être un des moyens les plus efficaces ( quand on est demandeur!) pour sortir d'une impasse comme la sienne... mais sans travail difficile d'entreprendre une thérapie... C'est peut-être une occasion pour trouver impérativement un job... Une thérapie quelle qu'elle soit, à mon avis, faut en comprendre le sens et être à l'origine de la démarche et s'y engager vraiment. On ne peut pas vraiment la conseiller à quelqu'un; juste l'évoquer...
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
AN Antlia Veteran ·
Le problème d'une thérapie (je connais, j'ai étudié la psycha à Paris 8 dans mon jeune temps) c'est que ça ne peut rien faire si l'étendue du mal est exogène. Effectivement il est plus facile de changer le psychisme d'un individu que celui d'une société. Et que voulez-vous qu'un thérapeuthe puisse faire si on vient lui dire que son problème est qu'on est inembauchable passé un certain âge, qu'on ne connait personne parce que les gens sont recroquevillés sur leur petite famille et leur télévision. La souffrance psychologique que l'on ressent est alors le signe d'une bonne santé mentale.

Croyez bien que l'impasse où je me trouvais à établir la moindre relation de copinage dans ce pays m'a, bien sûr, interrogé sur moi-même. Encore qu'il ne me semblait pas être spécialement empoté dans les rapports humains. Mais quand je suis suffisament loin de l'Europe, au Maroc, ou en Afrique noire, des gens avec qui discuter et m'en faire des amis j'en rencontre plein. Or c'est le même gugusse dont il s'agit. Que peut alors la psychothérapie sur cet état de fait ?
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
KE Kedor Globetrotter ·
Le problème d'une thérapie (je connais, j'ai étudié la psycha à Paris 8 dans mon jeune temps) c'est que ça ne peut rien faire si l'étendue du mal est exogène. Effectivement il est plus facile de changer le psychisme d'un individu que celui d'une société.

Si vous "connaissez", vous n'êtes pas sans savoir qu'une cure thérapeutique n'a en aucun cas pour but de "changer le psychisme" d'un individu. A moins que Paris 8 verse dans les TCC ?

Et que voulez-vous qu'un thérapeuthe puisse faire si on vient lui dire que son problème est qu'on est inembauchable passé un certain âge, qu'on ne connait personne parce que les gens sont recroquevillés sur leur petite famille et leur télévision. La souffrance psychologique que l'on ressent est alors le signe d'une bonne santé mentale.

Quand on se fait mal, on crie, on jure, on siffle ou on rit. On réagit, non pas pour supprimer la douleur, mais pour se l'approprier et essayer de l'atténuer ou de s'en distraire. Le thérapeute ne peut certainement pas offrir des amis et un emploi, mais il peut accompagner le patient. C'est déjà énorme, vous ne trouvez pas ?

Que peut alors la psychothérapie sur cet état de fait ?

Attendriez-vous d'un ophtalmologiste qu'il vous offre de meilleurs yeux, d'un dentiste qu'il vous offre une meilleure dentition ? N'attendez pas du psychologue ou du psychanalyste ce qu'il ne peut vous donner; à l'inverse, rendez donc à César...
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
DJ Djalma Globetrotter ·
Le problème d'une thérapie (je connais, j'ai étudié la psycha à Paris 8 dans mon jeune temps) c'est que ça ne peut rien faire si l'étendue du mal est exogène. Effectivement il est plus facile de changer le psychisme d'un individu que celui d'une société. Et que voulez-vous qu'un thérapeuthe puisse faire si on vient lui dire que son problème est qu'on est inembauchable passé un certain âge, qu'on ne connait personne parce que les gens sont recroquevillés sur leur petite famille et leur télévision. La souffrance psychologique que l'on ressent est alors le signe d'une bonne santé mentale.

Une thérapie psychanalytique ( entre autres) se situe au delà de toutes théories même si les théories ont été nécessaires pour la mettre en place.. c'est avant tout une expérience et une grande aventure.. et une expérience est par nature difficilement communicable. La Psychanalyse ( freud) ou la psychologie analytique ( Jung) en tant que "traitement" n'est pas une panacée, ça ne s'adresse pas à tout le monde il faut en comprendre le sens et surtout être demandeur... Comme toute aventure ça comporte aussi des risques et ça a aussi un coût à la fois financier et ça exige aussi i un engagement personnel important.. Une psychothérapie qui serait gratuite, selon moi, ne serait guère efficace. Ne pas trouver d'emploi ne pas avoir d'amis ni de conjoint se sentir inutile est souvent ( mais pas systématiquement) la conséquence d'une souffrance psychologique.. le problème débloqué l'energie est de nouveau présente pour toutes les situations... Pour ma part la psychologie analytique a transformé je dirais même bouleversé mon existence.
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
RO Roulelemonde Regular ·
Sauf ton respect, tu fais erreur à mon avis comme d'autres qui lui conseillent des psys; Il me semble évident que ce qu'il cherche dans sa réaction de vouloir partir, quitter sa situation, c'est de se sentir revaloriser, croire à nouveau en lui, et avoir une meilleure image de lui, et qu'il renverra aux autres, et reconstruire sa vie comme il l'entend; La société de consommation est sordide et souvent sans pitié ni coeur si on n'y "marche pas au pas" ou en courrant; Pas de diplome = pas de boulot souvent, pas de boulot = pas de compagne = pas d'amis; = pas le moral, etc; Réaction en chaine logique; S'il veut essayer autre chose ailleurs, c'est légitime; et vous ne lui proposez que d'aller engraisser des psys, qui gagnent leur fric sur le dos des gens souffrants de ce système, et qui regarderont plus leur porte monnaie que l'être humain, qui lui -même se sentira surement encore moins valorisé en se considérant "patient ou malade" ? Si la société produit ce genre de situation pour certaines ou beaucoup de personnes, ça ne signifie pas toujours, loin de là, que la personne est malade à la base, mais plutot que c'est le système qui est malade et néfaste, dans lequel il a, avec ou sans choix, dû vivre ou essayer au moins. C'est très facile de cataloguer ou juger quelqu'un, sous prétexte qu'il vit mal en société, mais si le mode de vie était juste et harmonieux, ça n'arrivera pas, ou beaucoup moins
Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est le chemin tracé par la nature
KE Kedor Globetrotter ·
Pas de diplome = pas de boulot souvent, pas de boulot = pas de compagne = pas d'amis; = pas le moral, etc; Réaction en chaine logique;

Je ne vois pas vos liens logiques : en quoi ne pas avoir d'emploi empêche d'avoir une amie ? Et en quoi l'absence de compagne empêche d'avoir ses amis ?

et vous ne lui proposez que d'aller engraisser des psys, qui gagnent leur fric sur le dos des gens souffrants de ce système, et qui regarderont plus leur porte monnaie que l'être humain

Mais oui mais oui, tous de vilains charlatans. Avez-vous des comptes à régler ?

la personne est malade à la base, mais plutot que c'est le système qui est malade et néfaste

C'est pas ma faute mais celle des autres ? Admettre qu'on peut éventuellement avoir un problème est-il si difficile ? Se savoir faillible est le premier pas de la sagesse.

C'est très facile de cataloguer ou juger quelqu'un, sous prétexte qu'il vit mal en société

Pourquoi le faire alors ? Et avec lui, toute "la société" ?

Un individu a un problème. Ce problème, ni vous ni moi ne le connaissons et ne pouvons qu'avoir des suppositions plus ou moins justifiées. Lui recommander de voir un spécialiste est-il si affreux ?
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
RO Roulelemonde Regular ·
Pour la suite logique, boulot, compagne, amis, non en effet ce n'est pas toujours comme ça que ça se passe, mais ça arrive souvent; Et par experience je sais qu'un homme qui a arreté de bosser "classiquement" en société, est très vite catalogué, et souvent isolé; Beaucoup de femmes, n'en déplaisent à certaines, jugent leurs rencontres ou leur compagnon potentiel, sur son statut social, son travail ou pas, sur l'apparence bien sûr aussi, et même souvent son compte en banque ! Quant aux amis, les vrais sont souvent rares, et quand on a des ennuis, la plupart se font encore plus rares, sauf bien sûr quand ils ont besoin de nous !

Pour ce qui est des problèmes éventuels des gens, j'ai assez de respect pour ne pas aussitot mettre une étiquette sur des individus; et pour ma part je trouve que le mode de vie moderne est plus qu'un problème pour la paix de la terre, de la nature et de ses habitants
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KE Kedor Globetrotter ·
Beaucoup de femmes, n'en déplaisent à certaines, jugent leurs rencontres ou leur compagnon potentiel, sur son statut social, son travail ou pas, sur l'apparence bien sûr aussi, et même souvent son compte en banque ! Quant aux amis, les vrais sont souvent rares, et quand on a des ennuis, la plupart se font encore plus rares, sauf bien sûr quand ils ont besoin de nous !

Ben dites donc, je sais pas qui vous fréquentez mais...

Pour ce qui est des problèmes éventuels des gens, j'ai assez de respect pour ne pas aussitot mettre une étiquette sur des individus

C'est bien là votre problème : vous étiquetez à la vitesse lumière. Pourquoi considérer qu'aller voir un médecin est dévalorisant ? Pourquoi avoir un problème de santé serait dévalorisant ? Une dépression, ça arrive. Parfois, c'est grave et peut avoir des conséquences dramatiques. Se procurer l'aide et le soutien d'une personne qualifiée n'est pas honteux, si ?

Jamais de la vie vous n'iriez voir un médecin pour une vive douleur au ventre ? Vous aurez l'air malin lorsque vous mourrez de péritonite. Ah ça, pour sûr vous n'engrosserez pas le porte-monnaie de "gens sans cœur". Ou peut-être que si, celui des tenants de pompes funèbres à cause d'une mort stupide.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
DJ Djalma Globetrotter ·
Sauf ton respect, tu fais erreur à mon avis comme d'autres qui lui conseillent des psys;

Sauf ton respect tu fais erreur car tu n'as certainement pas bien lu ou bien compris le contenu de ma réponse en effet, je ne lui conseille nullement d'aller consulter un psy car comme je le disais: aller consulter un psy n'est d'aucune utilité si cette démarche n'est pas pleinement décidée comme quelque chose d'essentiel de capital pour lui...Pas plus que de se convertir à l'Islam ou de suivre l'enseignement du Christ ou de Bouddha aller consulter un psy ne lui sera d'aucune utilité si cette démarche n'est pas pleinement consentie comme étant sa propre démarche et considéré par lui comme de la plus haute importance..Pour ce qui est de mettre tous ses déboires désillusions et sentiments négatifs sur le compte de la société je pense que ce n'est pas un service à lui rendre que de considérer ainsi les événements... Pas plus non plus le fait de parcourir le monde qui fera disparaitre ses problèmes ... Avant les problèmes de métier de conjoint et d'amis etc.. c'est celà qui m'interpelle surtout chez lui:

j'ai une vie qui rime à rien, pas de métier, pas d'argent, pas de désirs particuliers,

Quoi qu'il en soit pour son propre cas il lui sera toujours plus difficile pour ne pas dire impossible! , seul face à la société, de changer celle-ci plutôt que de changer le regard qu'il porte sur cette société...et aussi sur lui même!
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
RO Roulelemonde Regular ·
J'espère que tu auras noté dans ma première intervention du sujet, que je n'ai pas mis de coté ses eventuels problèmes ou mal-êtres; mais j'ai proposé autre chose pour améliorer les choses et qui me semble plus positif que d'aller de suite voir des psys ou soignants : s'inscrire dans une asso, atelier d'écriture, ou tout autre, ou même une asso d'entraides (honnête) pour personnes isolés ou en difficultés; Non seulement il se sentira surement moins seul et isolé dans sa situation, mais en plus il n'aura pas à débourser grand chose, il rencontrera d'autres personnes, de possibles futures amitiés ou plus; une sorte de psychothérapie "in vivo", active, et non derrière un bureau avec un psy qui ne fera pas grand chose;
Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est le chemin tracé par la nature
DJ Djalma Globetrotter ·
Que dire sinon que je partage ton avis..sauf celui de mettre tout sur le compte de la société. Il faut quand même comprendre que les démarches que l'on conseille à autrui sont souvent peu efficaces dans le sens où pour les entreprendre il faut être en possession d'une certaine énergie psychique nécessaire à l'entreprise de toute démarche or c'est précisément cette énergie qui fait défaut à celui que l'on conseille...
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
VO Voyajou Globetrotter ·
Bon, le Kedor nous est revenu des confins inchangé!🙂

A moins que Paris 8 verse dans les TCC ?

J'ai une question: est-ce parce qu'on avait les toqués qu'on a inventé les TOC?🤪

@ Elliaz: ils vont réussir à te rendre malade (ah bon, c'est déjà fait?) mais tu n'es pas fou, t'es juste enfermé; alors, comme il t'a été conseillé au début de ce post: dégage(-toi)! Et y a pas de comment!😐

(à tous, excusez le côté un peu primate😇)
KE Kedor Globetrotter ·
Les TOCs sont bien pratiques à la sécurité sociale et aux TCC précédemment mentionnées. De là à dire qu'ils ne concernent que les toqués... Ou alors serait-ce qu'au minimum deux des présidents français ayant été au pouvoir lors de mon existence étaient toqués ? Ça en expliquerait des choses ! 😛
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
KO Kola Globetrotter ·
(à tous, excusez le côté un peu primate😇)

T'inquiète... on t'connait, on a l'habitude ! (😛)

Le côté brut de décoffrage a parfois du bon pour dire les choses simplement, et éviter ainsi de répondre en fournissant à un autre, que l'on ne connait pas, ses propres solutions.

Surtout que cet autre semble attendre autre chose que ce que son message habilement dosé : un peu de mal être, un peu de lucidité, une pointe de souffrance physique, aucune attache, pas d'amour pas de job pas de diplômes mais une bien jolie plume... ne laisse supposer.

(Ce n'est qu'une impression, une intuition très personnelle... et comme tous, j'attends la réapparition d'Elliaz et la suite de l'histoire avec curiosité...)
AN Antlia Veteran ·
Faudrait peut-être voir la réalité vécue et non se raconter des histoires. D'ailleurs le sujet est tellement classique qu'il a donné lieu à romans et films. J'ai moi-même des témoignages directs : Un mec est jeté de sa boîte pour cause de "plan social" ou autres. S'il est lucide il pourra s'adapter (en foutant le camp de ce pays avec ses économies, les plus futés, voyant le vent tourner, auront eu la sagesse de faire les fourmis avant d'être éjecté) mais s'il est plongé dans l'idéologie "le chômage, c'est pour les autres" et "quand on veut, on peut", il n'est pas préparé psychologiquement et c'est le début de la spirale descendante et le maelström qui se transforme en trou noir. Au bout d'un mois ou deux, il se lasse autant de ses "amis" ("Alors ? Tu as retrouvé un job ?") que eux se lassent de lui (un "looser"). Peu de temps après c'est sa femme qui ne le trouve plus intéressant et ses enfants aussi (il ne peut plus rien leur payer). Celle-ci va vite demander le divorce. En n'oubliant pas de demander une pension alimentaire qui va lui sucrer une bonne part de ses ASSEDIC. Il ne peut plus assumer son logement et se retrouve à la rue ou dans de l'habitat très précaire (que d'anciens cadres se retrouvent SDF). Le pire est encore le psychologique : ne s'attendant nullement à ce genre de situation il va s'effondrer dans un processus mortifère. J'ai le témoignage d'un qui a failli réussir son suicide.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
UB Ubuprince ·
mais s'il est plongé dans l'idéologie "le chômage, c'est pour les autres" et "quand on veut, on peut", il n'est pas préparé psychologiquement

c'est vrai, vaut mieux être plongé dans l'idéologie""quand on veut, on peut pas"...

J'ai le témoignage d'un qui a failli réussir son suicide.

ouf, il a pû témoigner...
DJ Djalma Globetrotter ·
Salut,

Je suis globalement de ton avis..malheureusement c'est effectivement à cette réalité sociale que nous sommes confrontés.. et les mieux armés psychologiquement peuvent mieux s'en sortir.. côté professionnel n'ayant jamais rencontré de difficulté ( ma bonne étoile m'a sans doute aidé) je me suis toujours considéré comme favorisé... c'est sans doute pour cela que j'ai toujours donné un maximum d'importance aux autres côtés de la vie..:l'affectif , le social et la confiance en soi , la foi en la vie... tout ce qui pour moi a été l'objet d'une véritable conquête...
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
DJ Djalma Globetrotter ·
c'est vrai, vaut mieux être plongé dans l'idéologie""quand on veut, on peut pas

Quand on veut on peut..je ne suis pas certain que cela soit vrai.. Je dirais plutôt quand on peut on veut! -
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
RO Roulelemonde Regular ·
Au bout d'un mois ou deux, il se lasse autant de ses "amis" ("Alors ? Tu as retrouvé un job ?") que eux se lassent de lui (un "looser"). Peu de temps après c'est sa femme qui ne le trouve plus intéressant et ses enfants aussi (il ne peut plus rien leur payer). Celle-ci va vite demander le divorce. En n'oubliant pas de demander une pension alimentaire qui va lui sucrer une bonne part de ses ASSEDIC. Il ne peut plus assumer son logement et se retrouve à la rue ou dans de l'habitat très précaire (que d'anciens cadres se retrouvent SDF). Le pire est encore le psychologique : ne s'attendant nullement à ce genre de situation il va s'effondrer dans un processus mortifère. J'ai le témoignage d'un qui a failli réussir son suicide.

En résumé, vive l'amour quoi 🙂 😎

Quand on veut, on peut...... essayer
Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est le chemin tracé par la nature
KE Kedor Globetrotter ·
Au bout d'un mois ou deux, il se lasse autant de ses "amis" ("Alors ? Tu as retrouvé un job ?") que eux se lassent de lui (un "looser"). Peu de temps après c'est sa femme qui ne le trouve plus intéressant et ses enfants aussi (il ne peut plus rien leur payer). Celle-ci va vite demander le divorce. En n'oubliant pas de demander une pension alimentaire qui va lui sucrer une bonne part de ses ASSEDIC

Si c'est ça votre vie, je ne vous envie pas. Et me sens d'autant plus heureux de ne pas avoir de compagne ou d'amis qui ne s'intéressent qu'à ce que je pourrais éventuellement leur "payer".
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
AN Antlia Veteran ·
Qui a dit que c'était ma vie ? Faudrait peut-être lire ce que j'ai écrit. J'ai dit que c'était un exemple vécu, caractéristique d'une certaine catégorie sociale.

On peut aussi citer une autre catégorie : les jeunes. Bien qu'il est établi depuis longtemps qu'ils n'ont aucun avenir (sauf, bien sûr, piston familial ou coup de pot) ils préfèrent végéter à crever sur pied plutôt que de se lever le cul pour aller voir ailleurs. La sénilité de leur psychisme, sinon de leurs artères, m'a toujours laissé songeur, moi qui suis un vieux schnoque de 65 ans.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
CO Coxxy ·
On peut aussi citer une autre catégorie : les jeunes. Bien qu'il est établi depuis longtemps qu'ils n'ont aucun avenir (sauf, bien sûr, piston familial ou coup de pot) ils préfèrent végéter à crever sur pied plutôt que de se lever le cul pour aller voir ailleurs. La sénilité de leur psychisme, sinon de leurs artères, m'a toujours laissé songeur, moi qui suis un vieux schnoque de 65 ans.

C'est sûr aussi qu'un tel modèle de "raisonnement" donne vachement envie de le suivre ! 😕
J'existe : je me suis rencontré.
DJ Djalma Globetrotter ·
Si c'est ça votre vie, je ne vous envie pas. Et me sens d'autant plus heureux de ne pas avoir de compagne ou d'amis qui ne s'intéressent qu'à ce que je pourrais éventuellement leur "payer".

Le parcours de vie que décrit antlia est malheureusement de plus en plus fréquent.. La perte d'emploi est le début d'une spirale infernale pour certains.. celui qui vit de petits boulots, qui travaille épisodiquement s'en sort souvent mieux étant plus habitué aux aléas matériels que le cadre qui jouit d'un certain confort dans ce domaine ... tout s'écroule lorsqu'il se retrouve au chomage et la perte d'emploi s'accompagne souvent du divorce et de l'éloignement des "amis" .. Ce ne sont malheureusement pas des cas isolés on n'est de moins en moins à l'abri de cette situation dans une société ou possession efficacité rentabilité, développement de son image etc.. sont des valeurs essentielles au yeux d'une majorité.
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
AN Antlia Veteran ·
C'est bien de cela dont il s'agit ! Mais ce n'est pas le plus grave ! Dans d'autres périodes historiques des vies furent encore plus dures à vivre. Mais, dans le cas présent, ce qui est le plus alarmant, c'est la perte totale d'instinct de survie, notamment chez les jeunes. Qu'aggrave une perte totale de sociabilité. On peut expliquer cet hyper individualisme morbide par le fait que, pour ces jeunes générations, ils ont baigné dans les images télévisuelles avant même le stade du langage. Le domaine symbolique est ainsi atrophié chez eux (ce qu'on constate par la pauvreté du langage et l'incapacité de jouer avec les mots et donc du sens de l'humour).

Mais je ne vais pas faire ici mon lacanien de service. La constatation est que tout discours que l'on peut leur tenir sur le dépassement nécessaire de leur actuelle vie, dépassement réalisable, il ne s'agit aucunement d'une quête mystique, fait un flop tout aussi retentissant que les interventions de Zarathoustra dans le village du Prologue de Nietzsche. Aussi n'ai-je pas eu plus de chance à trouver des compagnons de voyage-aventure que ce soit pour la navigation hauturière sur mon voilier que terrestre en Amérique du sud. Et je ne leur demandais rien de plus que d'assurer la "caisse de bord", soit moins que ce qu'ils dépensent en France pour leur vie quotidienne. Aura de pestilence qui s'exhale de mon immonde personne ? Même pas ! Quelques discussions avec d'autres qui cherchaient les mêmes acolytes montraient que, chez eux aussi, c'était un échec relationnel.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
YA Yanomami ·
Elliaz, c'est toi sur la photo ? t'es trop mi mi (mignon) 😛
KE Kedor Globetrotter ·
Qui a dit que c'était ma vie ?

Peut-être avez vous remarqué que j'ai utilisé la conjonction de subordination "si" ?

J'ai dit que c'était un exemple vécu, caractéristique d'une certaine catégorie sociale.

Que ce soit vous ou quelqu'un d'autre, la description que vous faites de cette vie me semble bien triste et, franchement, défaitiste.

les jeunes. Bien qu'il est établi depuis longtemps qu'ils n'ont aucun avenir (sauf, bien sûr, piston familial ou coup de pot) ils préfèrent végéter à crever sur pied plutôt que de se lever le cul pour aller voir ailleurs. La sénilité de leur psychisme, sinon de leurs artères, m'a toujours laissé songeur

Vous êtes un peu dur : certains, et ils ne sont pas si peu nombreux, s'assurent un avenir économique tout à fait décent en France. D'autres, et ils se comptent en centaines de milliers sinon millions, vont voir ailleurs, en Europe ou dans le monde. Combien sont ceux qui ne font rien et ne sortent que pour aller à Pôle Emploi dans le seul but de percevoir le RSA ? Franchement, cette "catégorie" est ultra-minoritaire...
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
KE Kedor Globetrotter ·
C'est bien de cela dont il s'agit ! Mais ce n'est pas le plus grave ! Dans d'autres périodes historiques des vies furent encore plus dures à vivre. Mais, dans le cas présent, ce qui est le plus alarmant, c'est la perte totale d'instinct de survie, notamment chez les jeunes. Qu'aggrave une perte totale de sociabilité. On peut expliquer cet hyper individualisme morbide par le fait que, pour ces jeunes générations, ils ont baigné dans les images télévisuelles avant même le stade du langage. Le domaine symbolique est ainsi atrophié chez eux (ce qu'on constate par la pauvreté du langage et l'incapacité de jouer avec les mots et donc du sens de l'humour).

Cette façon que vous avez de lier l'aisance matérielle à l'épanouissement social et individuel me semble tout à fait inappropriée. Vous n'êtes pas, du reste, le seul sur ce fil. D'ailleurs, je ne suis pas non plus sûr que l'impact de la télévision, d'Internet, de Facebook et des téléphones portables est à considérer comme seul responsable, si responsable tout court, de la supposée débilité des jeunes. Il y a toujours eu des intellectuels nés et des simples d'esprit. La seule différence est qu'aujourd'hui ces mêmes simples d'esprit ont accès à des moyens de diffusion incroyables alors que les intellectuels préfèrent, comme ils ont toujours préféré, s'enfermer dans leur tour d'ivoire et se féliciter mutuellement de leur prétendue supériorité. Le matraquage médiatique correspond donc à une partie de la population, certes, mais je doute qu'il faille considérer ce matraquage comme une image représentative de la société.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
VO Voyajou Globetrotter ·
Qui veut choper une migraine n'a qu'à lire toujours du Kedor 😉 (avec mon respect et mon amitié, si j'ose😇🙂)
KE Kedor Globetrotter ·
Tiens, le v'là lui !

Si je suis le marteau, qui est l'enclume ? 🙂
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
VO Voyajou Globetrotter ·
C'est du lourd ça!😉 (t'as pas besoin d'enclume toi, tu bats froid; j'ai la possibilité de faire la faucille mais l'association ne te plaît guère🙁)
KE Kedor Globetrotter ·
Soyons modernes, il nous faudrait un un larron pinceau
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
AN Antlia Veteran ·
Je ne peux qu'approuver la distinction que vous faites entre épanouissement et capacités intellectuelles et relationnelles et l'abondance matérielle. Je parle bien d'abondance car il est un niveau de confort minimum en-dessous duquel le moindre développement intellectuel devient difficile. Aussi ai-je connu dans le sud marocain des gens de milieu social extrêmement simple et avec lesquels j'avais des discussions de bon niveau bien que le français, s'ils se débrouillent correctement avec, n'est pas la langue de leur pensée. En comparaison les rares français de mon voisinage avec lesquels j'ai tenté de parler ne savent répondre que par des phrases toutes faites téléchargées. Et ils sont litéralement paniqués par mes propos qui n'ont pourtant rien de subversifs, simplement ne sont pas issus du moule télévisuel.

C'est le cas des jeunes qui est affligeant. Mais, je sais, il ne faut pas dire du mal de la catégorie jeune (après tout s'ils se catégorisent ainsi, de psychologique à sociologique, ce n'est pas de mon fait et, comme disait l'un d'eux "les vieux écoutent de la musique de vieux, les jeunes de la musique de jeunes" car il refusait ne fut-ce que d'entendre une seule musique qui ne soit pas issue de leur sous-culture spécifique). Sinon on passe pour un vieux con. Mais je suis un vieux con et je l'assume totalement. C'est compliqué la pensée unique ! En même temps qu'il ne faut pas être "pédophile", il ne faut pas non plus être jeunophobe. Bref je constate que cette susdite catégorie, qui a accès à tout et ne s'intéresse à rien, n'a pas d'avenir et semble s'en contenter. Bien sûr c'est une généralisation même si elle n'est pas complètement abusive. Le fait que pas un de moins de 40 ans n'ait répondu à un projet de vie avec options économiques que j'avais formulé est significatif (voir sur le forum expatriation mon manifeste "Projet de vie au Paraguay"). Projet nullement directif et, l'ayant en partie réalisé, je me proposais d'accueillir et d'héberger, au moins au début, un jeune afin de lui éviter l'angoisse légitime du saut dans l'inconnu puisqu'ils sont si facilement angoissés par la nouveauté. On ne peut donc pas dire que je "suis enfermé dans ma tour d'ivoire" car j'ai toujours voulu sortir des limitations de ma seule personne (même si je ne suis pas en mauvaise compagnie avec).

Au Paraguay, malgré l'obstacle de la langue (si au moins ils parlaient du vrai catellano ! mais c'est toujours mâtiné de guarani, tout au moins avec l'accent qui bouffent toutes les consomnes et j'ai un mal de chien à les comprendre pour le moment) je commence à établir quelques contacts avec des jeunes, bien qu'ils soient moins curieux et ouverts à "l'étrange étranger" que ne l'étaient mes compagnons marocains et bon nombre de garçons que j'ai connu en Afrique noire occidentale y compris dans des petits villages paumés en brousse.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
KE Kedor Globetrotter ·
il ne faut pas dire du mal de la catégorie jeune (après tout s'ils se catégorisent ainsi, de psychologique à sociologique, ce n'est pas de mon fait et, comme disait l'un d'eux "les vieux écoutent de la musique de vieux, les jeunes de la musique de jeunes" car il refusait ne fut-ce que d'entendre une seule musique qui ne soit pas issue de leur sous-culture spécifique)

Vous confondez peut-être l'être jeune avec le jeunisme. Je n'ai pas le sentiment que mes préférences politiques, mes centres d'intérêt culturels et intellectuels, mes goûts musicaux et gastronomiques, ma façon de me vêtir ou encore ma vie sociale soient déterminées par mon "être jeune" au delà de la stricte évidence qu'on n'a pas les mêmes besoins ni les mêmes savoirs d'un âge à un autre. C'est un mal très français que de parler de "jeunes" dans les journaux pour ne pas nommer le chat. Quel qu'il soit.

Le fait que pas un de moins de 40 ans n'ait répondu à un projet de vie avec options économiques que j'avais formulé est significatif (voir sur le forum expatriation mon manifeste "Projet de vie au Paraguay").

Ou serait-ce que vous vous trompez de média ? Ce forum n'est pas vraiment une "foire aux jeunes"...

On ne peut donc pas dire que je "suis enfermé dans ma tour d'ivoire"

J'ai bien sûr utilisé un euphémisme caricatural pour exprimer une pensée... Vous vous considérez intellectuel ? Mais voyons, "heureux les simples d'esprit car le royaume des cieux leur appartient". Ne vous étonnez pas de votre esseulement cybernétique 😛
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
NA Nannetoc ·
Bonsoir, c'est drôle comme votre message suscite de l'intérêt pour vous, vous ne trouvez pas? Votre détresse a fait écho à bon nombre des membres de ce site. Est-ce que cela vous rend heureux, savez-vous apprécier ce désir de vos compères humains, de vous porter vers la vie? ou cela ne règle rien à votre souhait de partir? Moi, lorsque j'avais 18 ans, je voyais pas bien ce que je pouvais faire de ma peau, j'allais mal...et pis, j'ai eu la chance d'avoir une tante qui m'a donné le feu vert, elle m'a dis" qu'est ce que tu veux faire?, t'as pas un rêve? un tout ptit? j'ai répondu : ben si mais c'est juste pas possible...je voudrais voyager....

Ca a été le point de départ de tout: j'ai arrêté le lycée où je mourrais d'ennui, j'ai été bossé à MC Do pendant 6 mois et 3 en hopital psy comme femme de ménage et je me suis tirée aux USA, pour la grande traversée qui s'est prolongée jusqu'au Guatemala... Depuis, je me suis "prouvée" plein de choses et les rencontres des voyages, les situations caucasses ou "limites" te font sortir toutes tes capacités....mon voyage m'a peut être sauvée...il y a des fuites qui sont salutaires. Si vous vous sentez tjs vérouillé de l'interieur pour oser partir, ne sachant ni où ni comment, faites moi signe, qu'on en cause. Je suis sur des pistes pour trouver une mission à caractère écolo pour l'an prochain. Par contre, ne vous enfermez pas dans la plainte, lisez "les 4 accords toltèques"...je suis sure que ça vous fera du bien à l'âme! Bye Fanny

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