De Goa à Jaipur en 6 semaines cet hiver 2020
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Notre motivation de ce 3 ème voyage en Inde et de visiter les sites de Ellora et Ajanta et c’est ce qui va déterminer notre trajet qui s’étale sur près de 6 semaines. En 2012 notre voyage s’était arrêté à Hampi et en 2017 notre voyage en Inde après le Gujarat avait commencé à Bhopal. Il a paru logique de commencer celui ci un peu au dessus de Hampi pour le terminer du moins dans sa première mouture vers Bundi. La préparation se fait avec les guides papiers classiques mais surtout en consultant VF et des blogs d’autres voyageurs. Sur VF, nous suivons les anciens et les nouveaux « forumeurs » à qui je n’hésite pas à demander des conseils et je remercie ici ceux nombreux avec qui je suis entrée en contact et ceux dont j’ai profité simplement et anonymement de leurs récits et interventions de manière plus passive. Voyager en Inde s’apprend et nos 3 voyages ont été formateurs. Le premier dans le sud avec chauffeur et soutien logistique d’une petite agence locale. Le deuxième au Gujarat avec chauffeur pendant 3 semaines et ensuite par nous mêmes de Bhopal à Dehli. Pour ce dernier on est prêt à voyager autant en transport en commun qu'en taxi, nous savons maintenant que ce n'est pas compliqué de se déplacer dans ce pays.

Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…

Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

AL Aleph240758 Veteran ·
Coucou Anne, Je me joints à vous et ça commence bien je ne connais pas Aldona. Tu peux continuer 😉
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
AN An5 Veteran ·
Marie-Jo tu as si bien contribué à la réussite de notre voyage, merci de venir avec nous... Je continue.
AN An5 Veteran ·
Aldona est donc un petit village et la guesthouse de Raquel et Roberto tout à fait ce que nous cherchions. (Cancio’s house) Pendant ces 4 nuits à Goa, nous partagerons la vie de la famille. Une famille d’origine portugaise et « très catholique » qui vit dans une ancienne maison coloniale. Nous avons notre chambre dans une dépendance, nous sommes au calme dans le jardin avec une petite terrasse indépendante, seul point noir les moustiques. Mais pas de problème à l’intérieur.



Après un vol international Air France, suivi d’un vol sur Goa un peu compliqué à gérer, nous sommes contents de nous reposer. Dans l’après-midi, Roberto joue parfaitement son rôle d’hôte et nous emmène en voiture visiter le village et ses alentours. Le petit fort de Caljoen avec ces 4 tours de guets ne semble fréquenté que par quelques jeunes du coin, stratégiquement placé nous découvrons le paysage étendu depuis les remparts.



Dans le village nous visiterons l’église St Thomas toute blanche mais ici à Goa les églises sont nombreuses et généralement peintes en blanc. les maisons y sont par contre très colorées.



Petit tour au cimetière juste à coté, avec toutes ces tombes identiques. Il y a un dicton qui dit qu’on emporte rien dans sa dernière chemise nous cite Roberto. Riche ou pauvre tout le monde a donc une simple tombe et quand il faut faire de la place, il y a un ossuaire tout autour avec des plaques commémoratives par famille. Nous découvrons donc les origines en partie russe de notre hôte sa grand mère aurait été la première russe vivant à Goa!



Du parvis de l'église nous avons vu sur le Mapusa, rivière où des bateaux de croisière à la journée rentre de leur excursion. Tentant pour une autre fois peut-être...



Après ces premières visites nous rentrons au bercail, nous faire gâter par Raquel qui cuisine très bien et apprendre un peu plus sur l'état de Goa par les récits de la mère de Roberto qui est intarissable.

Nous avons laissé Roberto organiser nos visites sur Goa et il nous réservera un taxi pour les jours suivants. Il achètera pour nous une carte sim qui va nous être bien utile pour la durée du voyage, à charge pour nous de lui renvoyer à notre départ d’Inde. Pour ce faire il rédige l’adresse sur une enveloppe.
DI Did0764 Regular ·
Bonjour, j'embarque avec plaisir d'autant plus que je devais partir un énième fois en Inde le 21/03...et aller pas très loin de Goa (Mollem) pour la 1ere fois (observation d'oiseaux).
AN An5 Veteran ·
Bienvenu donc. Nous avons eu bien de la chance de voyager avant que cette épidémie se développe mondialement.
CH Chris70 Regular ·
Bonsoir Anne

J'embarque aussi. Je viens d'ouvrir VF pour écrire le 1er post de mon voyage au Tamil Nadu quand je découvre ton carnet. Cela va nous occuper et nous faire rêver mutuellement pendant cette période difficile.

Christine
AN An5 Veteran ·
Super Christine, on va s’encourager alors car c’est pas toujours facile de rédiger un carnet sur VF. J’attends le tien avec impatience... Heureusement qu’il reste les souvenirs.
ZE Zebulonne Regular ·
Bonsoir Anne,

Hier tu me répondais sur mon carnet et ce soir je découvre le tiens ! Merci de nous faire voyager de notre canapé dans cette période de confinement en attendant de pouvoir retourner en Inde pour de vrai. Très curieuse de la suite de ton carnet !
Gabriele
CA Catgloa ·
Je vais lire votre carnet avec plaisir. Je reviens d'un voyage - séjour de 9 semaines en Inde du Sud. Le 11e ds ce pays, c'est dire ma passion de l'Inde
AN An5 Veteran ·
Dimanche à Vehla Goa

Notre taxi nous attend. En route donc pour l’ancienne ville de Goa et quelques arrêts sur la route. Ce qui frappe c’est la verdure qui nous entoure, le calme aussi. Goa, en tout cas celui que nous avons rapidement visité nous a paru un peu hors du temps. La luxuriance de la végétation, les nombreuses rivières et retenues d’eau, ces vieilles maisons coloniales tout semble vivre ici dans une petite torpeur peu commune à l’Inde. La religion chétienne imposée par les conquistadors portugais semble toujours majoritaire. Les maisons des hindous se reconnaissent par la présence de tulsi devant leur porte. Le tulsi est l’arbuste sacré, une sorte de basilic aux vertus thérapeutique également. Ici, à Goa ils sont érigés sur des supports divers et parfois très kitch, support et arbuste ne formant plus qu’un deviennent un autel honoré chaque matin par la maitresse de maison. C’est un peu un jeu de les remarquer quand on passe devant : « T’as vu celui là, dans son grand pot multicolore et celui là avec un éléphant bleu et jaune ? »



Nous allons donc par le chemin des écoliers découvrir l’ancienne capitale noyée dans la verdure, ce qui est particulièrement évident quand on prend un peu de hauteur.



Un petit arrêt par un point d’eau avec une cascade qui doit être bien impressionnante au moment de la mousson. Une grotte en quatre parties avec lingas façonnés de différentes manières dont une avec des inscriptions en sanskrit. Il faut se déchausser et heureusement que le site n’est pas grand car marcher sur la latérite brûlante et particulièrement rugueuse est une entrée en matière assez éprouvante pour la plante des pieds.

Une des quatre "Arvalem caves" avec son linga et le yoni. Les grottes ne sont pas sculptées

Dimanche dans le vieux Goa, c’est rempli de touristes indiens, des occidentaux nous en croisons peu. Les ruines de couvent de St Augustin avec sa vieille tour laisse l’imagination vagabonder, on découvre ci et là des traces de vieux carreaux de céramique. Laissé à l’abandon au milieu du XIXeme siècle, la tour s’est rapidement effondrée. Nous passons donc d’église en basilique, de basilique en cathédrale un peu lassés nous jetons l’éponge. Ce n’est pas vraiment dépaysant même si le style baroque avec sa profusion de détails est ici à son apogée.



Le vent souffle parfois à Goa..

Un petit tour au musée sous la protection d’une très grande statue d’Albuquerque nous permet de nous rafraîchir un peu (il y a 2 jours il faisait à peine 8° pour nous, il en fait bien 25 de plus là !). Occasion de remarquer des « héro-stone ». Ces pierres en 2 ou 3 parties racontent la bataille dans laquelle le héros est mort dans le bas, comment il est ensuite porté au ciel au milieu et enfin sa vie au paradis en haut.

En voici une à 2 étages



Une autre partie du musée explique l’histoire de Goa. Depuis les premiers échanges commerciaux jusqu'en 1981 où l’état est rattaché à l’Inde. Intéressant au final ce musée.

Une petite anecdote racontée par notre chauffeur qui est venu au devant de nous, il nous montre une grande croix en bois très haute qui paraît il grandissait quand elle était installée sur une colline de Goa. On l’aurait donc déplacée dans la cathédrale à moins que ce soit dans la basilique et surmontée d’une sorte de chapeau pour qu’elle cesse de croitre. Une croix qui croît si après ça on ne croit pas! En attendant il a fallu la protéger car des petits malins s’en servaient comme relique.

Une petite promenade dans le vieux Panaji est bien agréable, nous découvrons toutes ces maisons colorées, décidément sommes-nous en Inde ?



Les coqs sur les toits ne sont pas portugais mais ils interpellent, là un soldat.





Curieux épis de faîtage, ils seraient des protections. Après la chasse aux tulsis la chasse aux coqs et soldats. Il fait si calme, on boirait bien un petit verre mais tout est fermé dimanche jour du seigneur !

Nous irons encore nous promener sur une passerelle en bois aménagée au-dessus d'une mangrove juste derrière la bibliothèque et école d'art, malheureusement fermées.

Un long dimanche bien rempli.
AN An5 Veteran ·
Ce lundi matin après notre petit déjeuner tardif nous décidons de prendre le bus pour aller à la plage et changer des euros. En route donc pour Calengute il nous faudra prendre 2 bus mais cela se fait très facilement. La ville de Calengute est nettement plus fréquentée par les touristes et nous descendrons via la rue principale au milieu des boutiques, des étalages et des interpellations des boutiquiers qui ont justement l’article que vous ne cherchez pas et dont vous n’avez aucunement besoin mais qui selon eux vous est indispensable.... Nos hôtes nous ont recommandé un restaurant situé sur la plage il est encore un peu tôt mais après avoir un pris la température de l’eau et surtout celle de l’air on se dit qu’on peut déjà commencer avec un petit rafraîchissement... On parvient sans trop se forcer à passer le temps au frais et après un excellent repas on se dit qu’une bonne marche au bord de l’eau ne peut que nous aider à digérer. Touristes locaux et étrangers se partagent cette immense plage bien bordée de cocotiers mais pas vraiment du genre romantique. Quoiqu’il en soit c’est amusant de voir les familles indiennes s’asseoir tout habillés dans l’eau, ou se faire tirer dans une espèce de bouée par un hors-bord ou simplement partir en ballade en mer.







Seuls les garçons se baignent en slip de bain. Et seules les touristes occidentales de tout âge et de toute anatomie s’affichent en bikini.



Nous marchons bien deux heures mais non vraiment c’est plus pour nous ce genre de lieu. Le retour en bus se fera tout aussi aisément et nous serons bien contents de retrouver notre petite terrasse ah si seulement y’avait pas tous ces moustiques!

Le lendemain nous continuons dans le luxe avec notre taxi privé. Un premier arrêt au marché de Mapusa, pour un achat de sandales indispensable pour Richard. Et quel bonheur de déambuler au milieu de tous ces fruits, légumes, et objets de toutes sortes nécessaire au quotidien à la maison ou dans les champs. Les fleurs pour apporter aux temples, ici par couleur, ici en couronne. Cela ravit tous nos sens.





Raquel m’avait expliqué que pour faire ses gâteaux elle employait du jaggery, c’est le résidu du sucre de canne mais ici à Goa le jaggery se fait avec des résidus de noix de coco. Il porte un autre nom que j'ai oublié. En voici ici sur cet étal.



En route maintenant pour la partie plus culturelle et surtout plus physique avec la visite de plusieurs forts construits par les portugais pour se protéger des raids des hollandais qui convoitaient le territoire de Goa. Les hollandais arrivaient bien entendu par la mer autant vous dire que ces constructions défensives ont des points de vue magnifiques. Le premier fort est situé au bout de la plage où nous étions hier.



Nous commençons enfin à supporter la chaleur! De chemins de ronde en tours défensives, de marches en rampes, nous allons faire un bel exercice physique toute cette journée. Le fort bas Aguada avec sa prison ne se visite pas mais quel beau lieu.



Le fort Haut Aguada a été construit pour donner une plus longue portée aux canons afin d'atteindre les bateaux qui s'aventuraient dans l'estuaire de la rivière Mandovi.



Le fort Reis Magos est juché sur la falaise et il est tout en marches et rampes d'accès. Malheureusement pas de photos permises. Je volerai cependant celle ci, les fenêtres sont faites de morceaux d'écailles de nacre juxtaposées.



Dans les salles, il y a des photos et des panneaux explicatifs sur la présence portugaise. Aussi une exposition provisoire d'un artiste humoristique. Un beau petit fort bien restauré.

Au retour nous ferons encore quelques haltes dans cette magnifique nature que réserve Goa à l’intérieur de ces terres.



Demain ce sera une longue journée pour rallier Badami en taxi. Nous avons choisi le taxi plutôt que le train, le train ne roulait pas le mercredi et il faut faire des choix sur le trajet! C’est cependant une option à sérieusement à envisager car les temples de Lakkundis semblent bien intéressants cela demande de passer une nuit à Gadag. Gadag, Badami se relie aussi par train.

La route dans l’état de Goa nous laisse admirer de superbes paysages quand nous franchirons les ghats avant de passer dans le Karnataka beaucoup plus agricole.

AL Aleph240758 Veteran ·
Tu t'es endormie pendant le confinement ? et la suite alors 😋🤔 allez courage .
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
AN An5 Veteran ·
Oui, un peu de mou avec ce confinement. J’ai l’impression que les voyages futurs seront tellement hypothétiques que celui qui vient de se terminer sera peut être le dernier! J’ai mal pour tous nos « amis » qui vivent au jour le jour là bas, comment peuvent ils se confiner et encore ce ne sont pas les plus pauvres. Bref, c’est difficile de m’y remettre. Je vis pourtant bien ce temps aparté mais penser à l’avenir me fiche le cafard et ce passé pourtant récent, lointain comme si c’était il y a des lustres. Allez ton petit coup de pouce va me motiver pour continuer j’espère.
69 69Eric Veteran ·
Bonjour. Moi aussi j’attends la suite. Je devais partir en Inde cet hiver, tout est en "stand by"... la préparation, l'avion, les réservations. Quelle tristesse, j'ai bien peur que plus rien ne soit comme avant. Alors, courage, remets toi à ton carnet et fait nous voyager par procuration. A+ Eric
CA Catgloa ·
10 voyages en Inde, je connais assez bien le pays. J'ai des nouvelles du Kerala, corrélées par de nombreux reportages(courrier international en anglais) La réaction des autorités de l'Etat et les mesures prises pour juguler la pandémie ont été remarquables. On ne déplore que 2 morts, et le déconfinement prudent est prévu pour la semaine prochaine. Bien sûr la situation est différente dans le Maharasthra, le Gujarat... Mais la pandémie en Inde n'a pour l'instant rien à voir à celle que nous connaissons ici. Et moi je garde bon espoir d'y retourner pour la 11e fois l'hiver prochain. Courage Anne pour continuer ce "journal" si passionnant.
MA Masterpo Globetrotter ·
23 mars 2020 :

Je reviens d'un voyage - séjour de 9 semaines en Inde du Sud. Le 11e ds ce pays, c'est dire ma passion de l'Inde

26 avril 2020 :

Et moi je garde bon espoir d'y retourner pour la 11e fois l'hiver prochain.

Faudrait savoir 😇
DI Did0764 Regular ·
Bonjour, j'espère que nous pourrons y retourner mais déjà certain états indiens (Assam, Sikkim) interdisent toute entrée aux gens des autres états de l'Union indienne jusqu'en octobre...
AN An5 Veteran ·
Merci de ce message... Je vais m’y remettre. J’avoue que je ne lis même plus mes discussions suivies. Demain sera un jour de pluie, pas de voyage au jardin prévu cela devrait me permettre de rester sur l’ordi. Et surtout j’ai des lecteurs, ça m’encourage!
AN An5 Veteran ·
10 voyages en Inde, je connais assez bien le pays. J'ai des nouvelles du Kerala, corrélées par de nombreux reportages(courrier international en anglais) La réaction des autorités de l'Etat et les mesures prises pour juguler la pandémie ont été remarquables. On ne déplore que 2 morts, et le déconfinement prudent est prévu pour la semaine prochaine. Bien sûr la situation est différente dans le Maharasthra, le Gujarat... Mais la pandémie en Inde n'a pour l'instant rien à voir à celle que nous connaissons ici.

Les reportages vus à la télé avec ces indiens sans travail, sans nourriture font froid dans le dos quand même! Comment peuvent ils rester chez eux quand il n’y en a pas de chez eux, parfois une simple pièce ou l’on fait tout. Le covid et la misère en plus c’est beaucoup à supporter. Nous avons gardé contact via WhatsApp avec des chauffeurs de tuktuk, des chauffeurs de taxi et non ce n’est pas les plus pauvres d’entre eux mais de quoi vivent ils maintenant! Car pour avoir été invité à manger chez l’un ou l’autre ils vivent parents, frères et sœurs, grands parents, enfants dans 2 malheureuses petites pièces et parfois un seul pourvoit au revenu. Je ne suis pas sure que ces gens reçoivent de l’aide du gouvernement et pour peu qu’ils soient musulmans... Le confinement avec les gestes barrières imposés, en dehors de toutes ces considérations économiques et familiales semblent si impraticable en Inde. Saurons nous jamais ce qu’il en est de cette pandémie dans le sous-continent, du temps qu’il faudra pour l’éradiquer... Déjà ici en Europe on a tant de questions sans réponses. Vous êtes plus optimiste que moi concernant votre futur voyage. Merci de me lire, je vais continuer mon récit.
ZE Zebulonne Regular ·
Bonsoir Anne, Chouette alors ! Je vois que tu vas reprendre ton carnet ! Les frontières sont bien sûr actuellement fermées, mais profitons de cette attente pour préparer le prochain voyage . Pour nous, les grottes d'Ellora et Ajanta feront très probablement partie de notre prochain parcours, alors tu comprends, la suite de ton carnet sera bienvenue !!! J'attends la suite avec impatience ! A bientôt !
Gabriele
AN An5 Veteran ·
Tous les amoureux de l’Inde espèrent. Foutu virus, briseur de rêves!
AN An5 Veteran ·
Demain promis mais nous ne serons pas encore à Ellora et Ajanta....
MA Masterpo Globetrotter ·
Et surtout j’ai des lecteurs, ça m’encourage!

Eh oui ! Ecrire un carnet, c'est comme porter un masque, c'est autant pour soi que pour les autres qu'on le fait ^^
AN An5 Veteran ·
Et surtout j’ai des lecteurs, ça m’encourage!

Eh oui ! Ecrire un carnet, c'est comme porter un masque, c'est autant pour soi que pour les autres qu'on le fait ^^

Belle analogie, maintenant je ne peux que m’y mettre. Je suis entrain de rattraper mon retard de lecture sur VF et bien entendu je m’y perds... avec plaisir.
AN An5 Veteran ·
Badami, Karnataka

Nous installons dans notre hôtel Mayura Chalukya pour 3 nuits. Notre chambre est basique mais tout à fait satisfaisante pour nous. Fini le luxe de Goa, nous entrons dans le voyage.

Aleph (Marie-Jo) avait mis sur un de ses récits de voyage un contact d’un guide à Badami : Vinod. Nous prenons directement contact avec lui car il propose une petite rando dans la campagne qui nous tente bien. Il y a beaucoup à voir dans la région autant organiser nos 3 jours prévus ici. Vinod peut disposer du tuk-tuk de son frère, il nous propose donc de nous véhiculer et éventuellement nous guider le temps de notre séjour.

C’est bientôt la fin de l’après midi, l’heure du coucher du soleil et nous voilà donc embarqués en tuk-tuk pour l’admirer dans le site splendide du bassin qui domine le village. Cette petite excursion nous donne nos premiers repères.

Nous en profitons pour découvrir le temple de Bhutanatta.



Vinod nous montre ce qui serait comme un carnet de croquis dans la falaise où entr’autre le temple miniature est sculpté en ronde bosse.



Dans une petite grotte nous découvrons les 3 dieux principaux de la mythologie Indienne ici réunis ce qui est finalement assez rare. L’occasion de revisiter nos bases de la mythologie hindoue. Dans une dernière un bouddha difficilement visible car bien caché et il faut presque se coucher pour le distinguer. Pas sûr que nous aurions vus ces sculptures en étant seuls. Se poser ensuite dans le temple qui borde ce grand bassin pour attendre la disparition du soleil sera un grand moment de sérénité.



Quel bel endroit paisible, la vie simple aux bords des gaths et les maisons blanches du villages, les falaises roses dans lesquelles sont les grottes que nous visiterons demain. Nous sommes quasi seuls ici, un seul touriste occidental et l’un ou l’autre couple venus comme nous pour voir la fin du jour. Il y a un grand festival qui a lieu près d’un temple à quelques km et Vinod nous propose de nous y emmener. Le tuk-tuk est garé auprès du char du temple et d’un grand bassin mais dans la nuit on ne voit rien. Pourtant l’un et l’autre semblent intéressant En route pour une bénédiction au temple pour cela il faut se frayer un chemin au milieu des badauds arrêtés devant les multiples échoppes et les pèlerins qui souhaite se recueillir. La foule est dense ferveur au temple mais aussi attraction des diverses réjouissances proposées.



Nous déambulerons ici et là de nombreux chapiteaux présentent des spectacles divers et la foule à l’intérieur est bien présente. Nous sommes bien contents après ce bain de foule d’aller manger un peu le repas de midi était constitué de bananes...et digéré depuis longtemps. Vinod nous dépose au resto.

Le lendemain jeudi, nous retournons à pieds vers le bassin, il nous faut monter à travers ce chouette village avec ces maisons peintes en blancs, peu de touristes, on a l’impression d’être les seuls.



Nous commençons par la visite du musée avant de nous diriger vers les grottes situés de l’autre côté de la retenue d’eau. Les 4 grottes de Badami sont vraiment superbes. Situées sur un des flancs du bassin, elles s’étagent sur plusieurs niveaux. Ici il y a des touristes indiens en nombre, les sont très insistants pour faire des selfies avec nous les visiteurs étrangers. On se plie au jeu mais parfois cela devient un peu lassant, sympathique les amis mais c’est ce site orné de si belles sculptures que nous désirons visiter.



Chaque grotte regorge de splendeurs et nous y passerons un long moment, sans compter qu’au fur et à mesure qu’on s’élève le point de vue sur le site et le village est chaque fois plus époustouflant.



Afin d'economiser le quota de photos je ne mets qu'une photo de l'intérieur d'une des grottes, faire un choix s'avère très difficile, je me dis que sur internet on peut retrouver d'autres photos.



Vinod nous contacte, nous ne devions pas nous voir aujourd’hui mais il tient à nous inviter pour le lunch. Quelle belle surprise, quel bon repas dégusté devant la famille qui nous observe et ne le partage pas avec nous..., chacun s'inquiète de savoir si on aime, si on a bien tout ce qu’on désire... situation inédite quoique un peu inconfortable. Nous découvrons les photos de l’album de mariage ce qui détend l’atmosphère . Ici comme partout en Inde la Grand-Mère, les frères et sœurs de Vinod et de sa femme vivent en communauté, la petite fille de notre guide est bien choyée. La maison est vraiment petite et on peut se demander comment tout ce monde dort ici. Maintenant à l’heure du confinement j’espère qu’ils s’en sortent. L’anglais écrit par Vinod sur WhatsApp n'est hélas pas toujours compréhensible.



Nous passerons encore un bon moment sur les marches du bassin à observer la vie qui s’y déroule, les enfants qui nagent, les femmes qui lavent linge et vaisselle et juste à côté un gars qui frotte ces deux vaches tout en répondant au téléphone. Scènes incroyables de la vie Indienne. Si photogénique, si délassante...

Après cette longue et magnifique journée nous allons redescendre doucement à travers les rues où la petite vie locale se déroule. En bas il y a encore une belle petite promenade à faire dans les étals du marché. Une masala dosa dans un petit resto recommandé par Aleph pour conclure la journée avant de rejoindre l’hôtel.
AL Aleph240758 Veteran ·
Ahhh , heureusement que tu reprends le carnet car Badami est toujours aussi magique 😉. J'adooore cet endroit . Vinod est très sympa et ce sont toujours de grands moments inoubliables lorsqu'on est invité dans les familles et ils sont heureux de ces moments de partage. Si tu as des nouvelles de Vinod, peux tu lui envoyer un coucou de ma part ....j'espère un jour pouvoir repasser encore à Badami 😏 Le petit restaurant , on y mangeait bien et qu'est ce qu'ils étaient sympas!!! Que de bons souvenirs !! Merci Anne !😉 Marie Jo
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
AN An5 Veteran ·
Oui Badami nous a laissé un super souvenir, ce voyage fut pour nous plein de magnifiques découvertes. Nous avons été bien aidés par nos prédécesseurs 😇 et malgré nos 6 semaines il a fallu faire des choix. Voici la suite...

Ce vendredi, rendez-vous est pris tôt le matin avec Vinod qui va nous emmener visiter les 2 sites incontournables situés non loin de Badami : Pattadakal et Aihole. On trouve relativement facilement sur internet et dans les guides touristiques toutes explications et photos, aussi je me contenterai de quelques photos juste pour vous donner envie d'en voir plus... L’art de la dynastie Chalukya (450-750) s’est développé autour de Badami.

Pattadakal

Vinod nous accompagne et souligne les détails. On essaye de retenir et reconnaître les différentes ré-incarnations de Vishnu. On admire le travail des sculpteurs. ces temples datent du 8ème siècle Les temples de Pattadakal ont régulièrement les pieds dans l’eau au moment de la mousson qui gonfle la rivière en contrebas. Ces ensembles de temples n’étaient pas que des lieux de recueillement, mais aussi des lieux d’enseignement.

Nous assisterons à un Puja dans un des temples où un très grand Nandi veille. Ces lieux historiques ont encore une vie spirituelle.



Les premiers temples de Aihole ont été construits au 5ème siècle.



L'intérieur des temples est richement sculpté et travaillé.



Il y a en-dehors des sites-mêmes d’autres temples et notamment une très belle grotte que nous découvrons confortablement menés par notre ami.

Aujourd’hui nous dit-il, c’est la fête des agriculteurs, les vaches ont été nourries de mets spéciaux, lavées (ah cela explique le lavage des vaches hier, sur le bord du bassin!) les tracteurs sont aussi astiqués et même décorés encore plus que d’habitude, quand tout cela est fait les fermiers se reposent! Les femmes vont au temple....Pas question de travailler au champ. En réalité nous verrons quand-même de l’activité, les traditions s’effritent. Au risque de regretter de mettre trop de photos avant d'arriver à la fin du carnet, je ne résiste pas à celle-ci. Le tracteur est trop beau! Le spectacle est partout en Inde et c'est ce qui rend aussi ce pays si attachant.



J’avoue ne pas avoir retenu les noms des temples et même ma mémoire mélange un peu tout cela, reste une bien belle journée culturelle, nos yeux ont été sollicités de tous les côtés par les ensembles architecturaux, les couleurs des pierres, les détails des sculptures. Nous retournons à Badami contents de notre journée que l’on croyait finie mais c’était sans compter sur Vinod qui nous propose de monter sur la falaise au-dessus du bassin pour un nouveau coucher de soleil avec un autre point de vue. Une petite demi-heure de repos à l’hôtel il reviendra nous chercher et nous conseille de mettre nos chaussures de marche. La grimpette ne s’avérera pas trop ardue et sera nouvelle source de découverte de sculptures à flanc de falaise.



La vue de la haut sur le site est magnifique, juste s’asseoir et contempler...



Ce samedi, dernier jour à Badami. Nous partons à pieds rejoindre le site de Mahakuta accompagnés par notre copain Vinod et comme nous prenons le train cet après-midi nous reviendrons en tuk-tuk au village. Nous nous réjouissons de cette petite expédition mais il ne faut pas traîner et ce matin justement, ça traîne le petit déjeuner, impossible d’avoir les œufs commandés. L’ancienne voie qui relie les deux villages démarre derrière le musée, c’est une belle balade exposée au soleil qui nous attend, au début le chemin est bien tracé, on marche sur une espèce de voie romaine avec des pavés puis celui ci s’efface et nous nous retrouvons sur un sentier bien moins reconnaissable.



Nous passons à travers champs cultivés notamment des champs de cacahuètes, on en avait déjà vu mais oublié à quoi ils ressemblaient. Malheureusement les fruits arrachés à la terre ne sont pas vraiment mûrs. Les oiseaux, les singes, le berger et ses chèvres que nous verrons au long de notre marche nous font oublier la chaleur. Bientôt on entend des cris, nous arrivons au complexe de Mahakuta. Un bassin sacré au centre de quelques temples, l’eau arrive via une source qui ne se tarit pas et est sensée guérir de tous les maux et les pèlerins s’en donnent à cœur joie. L’eau est changée chaque jour nous dit Vinod, on osera y tremper brièvement les pieds car c’est trop tentant après notre petit trekking.



Des pèlerins nombreux viennent ici prier une autre forme d’hindouisme qui ne connaîtrait pas les castes. On y honore un linga à 5 têtes qui est situé dans le bassin abrité sous un petit temple.

Nous passerons un très long moment à observer le bain rituel qui se transforme en jeux. Les femmes qui étalent leur sari mouillé au soleil après s'être changées, les petites filles vêtues de leurs jolies robes de princesse, la dévotion aux différents temples, les sculptures toujours et le site dans son ensemble magnifique et ombragé par des banians dont un particulièrement remarquable. Malheureusement j'ai atteint mon quota de photos pour ce post.

Le frère de Vinod nous attendra à la sortie pour retourner à Badami c’est beaucoup plus loin par la route et bien moins sympa. Il ne nous reste plus qu’à récupérer nos bagages à l’hôtel avant de prendre le train qui nous mènera à Bijapur.
RA Randomi ·
Bonjour Anne, je découvre ce matin ton cr de ton passage à Badami et cela me rappelle de superbes souvenirs. J'étais à Badami cette année du 11 au 14 Février et j'ai l'impression que l'on s'est 'raté' de quelques jours. J'étais aussi logé au Mayura Chalukya et j'ai également beaucoup apprécié le village de Badami, les grottes, le lac, le Fort ainsi que les magnifiques visites de Aihole et Pattadakal en bus local et tuk tuk. J'ai découvert après coup qu'il était possible d'aller à pied au temple de Mahakoota mais je ne regrette pas trop mon aller retour en tuk tuk car la campagne dans le secteur est très belle et en tuk tuk on peut aussi en profiter. J'ai particulièrement apprécié la quiétude de mes visites de Aihole, Pattadakal et des grottes de Badami après les visites de Ajanta et Ellora au milieu de la foule du week end, mauvaise pioche sur ce coup. Merci pour ton carnet qui m'a fait remonter plein de super souvenirs et merci aussi à Marie Jo qui m'avait permis de découvrir Badami avec son carnet sur le Karnataka.
AN An5 Veteran ·
Bonjour Michel, Nous avons donc fait le voyage en sens inverse... Nous avons eu beaucoup de chance car même à Ellora et Ajanta il n’y avait pas trop de monde. À Badami, nous étions essentiellement avec des touristes locaux pour qui, prendre des selfies est un véritable sport. Je pense que nous sommes bien sur une centaine de smartphones! Nous avons bien attendu plus d’un quart d’heure qu’un petit groupe de jeunes gars cessent de prendre la pose devant les grottes, ils étaient amusants à se mettre en scène mais ne semblait pas plus intéressés que ça par les grottes elles mêmes. Nous y étions fin janvier à Badami. Continuons donc nos voyages par VF interposé en attendant de pouvoir reprendre la route... C’est gentil d’intervenir car j’avoue qu’une des raisons de mon silence était la solitude. Je prépare la suite. A bientôt
AN An5 Veteran ·
Bijapur, Karnataka Nous prendrons le train pour aller de Badami à Bijapur. Un trajet bien agréable qui traverse de superbes paysages. Nous arriverons donc fin d’après midi juste le temps de nous repérer un peu avant que la nuit tombe. Bijapur s’appelle maintenant Vijayapura, la ville est entourée de fortifications et fut une capitale musulmane. Nous voici donc dans un tout autre contexte que les jours précédents. Dimanche matin, nous nous mettons en route pour visiter le Golgumbaz. Il s’agit d’un immense mausolée qui abrite les tombeaux de l’empereur Adhil Shah et de sa famille. Nous sommes le 26 janvier et c’est la fête nationale ce qui agrémente encore plus la visite car militaires, écoliers sont en nombre et arborent leurs uniformes. Des cérémonies ont lieu dans les jardins et au début en bons badauds on observe tout ça puis on réalise que tout ce monde risque de pénétrer avec nous dans le mausolée et qu’il vaut mieux les précéder.



C’est vraiment impressionnant à l’intérieur, un dôme immense surplombe les tombes.



Les tours aux quatre coins sont hautes de 7 étages, un escalier en colimaçon aux marches inégales et très inconfortables est à gravir avant d’arriver dans une galerie qui tourne autour du dôme. Attention au vertige! Le jeu consiste à faire résonner l’écho, et oui ça résonne! Surtout quand les petits collégiens nous rejoignent. On peut tourner à l’intérieur du dôme mais aussi suivre une galerie extérieure, la vue sur la ville est bien sûr très étendue.



A la sortie du mausolée, de nombreux Tongas attendent il s’agit de charrettes tirées par un cheval, oups c’est dur pour mon dos fragile je vais rapidement regretter ce véhicule si sympa au premier abord. Nous allons donc faire la visite physiquement hasardeuse pour moi mais la ville est riche en lieux de toutes sortes et les arrêts sont nombreux.

Un deuxième mausolée, celui d’Ibrahim Souza est vraiment très beau, finement ouvragés un bassin le sépare de la Jama Masjid ancienne mosquée. Nous sommes charmés par le spectacle d’une jeune indienne qui virevolte entre les colonnes.







Le bara Kaman est en ruine, le toit et les dômes n’existent plus mais la base et les colonnes soulignent le paysage et le ciel, il est agréable d’y flâner et d'en imaginer la grandeur n'est pas difficile.



La vieille ville elle même est peu avenante mais notre véhicule tout terrain nous permet de la visiter sans trop de difficultés, il y a encore de nombreux vestiges des remparts avec portes et tours de guet, de vieilles mosquées qui devaient être remarquables. Ouf mon dos a supporté, j’étais souvent en ressort sur mes jambes les abdos serrés, bel exercice physique!



Nous terminerons la journée au marché qui a lieu le dimanche, une merveille. Ici dans le centre de l’Inde, il y a de nombreuses ethnies et les femmes viennent vendre ou faire les courses vêtues de robes colorées et travaillées, elles portent de nombreux bijoux, affichent des coiffures particulières et se laissent photographier sans trop de difficultés quand on le leur demande.



Retour vers notre hôtel après cette journée bien remplie, tout à côté, nous irons boire une petite bière dans un « bistrot » à la mode indienne où nous créerons l’événement pour tous ces hommes présents là. Le serveur ne comprend pas qu’on se contente d’une bière pour 2! Ici les bières font 660ml, non une c’est assez pour nous! Achat aussi dans une boulangerie de quelques biscuits pour notre petit déjeuner de demain, nous avons avec nous une petite résistance électrique qui nous permet de nous préparer un Nescafé, c’est la seule chose avec laquelle on a du mal ici en Inde, le petit déjeuner épicé du matin. Demain nous irons en train à Solapur, changement d'état. De là, nous chercherons comment rejoindre Aurangabad.
CA Catgloa ·
De très jolies photos qui me font revivre des précédents voyages en inde. J'ai visité Badami 2 fois avec toujours autant de plaisir même si la 2e fois c'était la dernière semaine de l'année et il y avait une foultitude de gamins en excursion.. La balade en fin d'après midi vers le temple est magique et la petite ville bien pittoresque. Un souvenir d'une ribambelle de singes qui avaient envahi le bureau de change + les ventilos qui eparpillaient les multiples documents à signer . Un grand moment. Le charme de l'Inde. A bientôt
CH Chris70 Regular ·
Bonjour Anne

Merci de continuer ton carnet que je suis silencieusement mais je suis bien là ... A Bijapur, j'espère que vous avez vu la grand mosquée qui a un mihrab de toute beauté. Le marché avec les femmes Lambanis - Banjaras est un très beau moment. Je n'ai jamais fini mon carnet Karnataka ... et je joins trois photos de ce marché, deux femmes Lambanis





et des hommes pris depuis le pont piéton. J'aime bien les couleurs et leurs positions...



Je pense que cela ne rentrera pas dans ton décompte final des 300, c'est ce que j'ai remarqué sur le mien... Si c'était le cas, je les supprimerai bien entendu.

Christine
AN An5 Veteran ·
Oui ce marché est extraordinaire nous avions aussi fait des photos depuis le pont mais la restriction des images m’oblige à choisir.Je n’avais plus rien suivi sur VF pendant quelques semaines... un confinement dans ma tête aussi. Mariejo m’a donnée le coup de pouce pour continuer et retourner sur VF. Du coup j’ai poursuivi aussi la lecture ton carnet Tamil Nadu inachevé suite au nouveau quota photos. C’est dommage! Je me demande moi même, si je vais avoir assez avec 300 photos pour relater mes 6 semaines! Par contre je suis restée silencieuse en lisant ton carnet, le Tamil Nadu c’était il y a 8 ans notre premier voyage en Inde et tu me donnes l’impression d’en avoir fait 10 fois plus que nous! Pourtant on a pas vraiment chômé pendant ce voyage la non plus... En rédigeant la suite de mon carnet et en sélectionnant mes photos je me rends compte à quelle vitesse la mémoire efface les souvenirs. Merci pour ton intervention Je sais, tu sais, qu’un petit mot des lecteurs est un grand encouragement car il faut quand même un sacré temps pour chaque post. Dans tes carnets, tu sors tellement des sentiers battus que c’est une mine de te lire. Dans ce carnet je ne fais que suivre tes conseils de voyage 🙂 j’envoie des petits brins de muguet de bonheur à tous les lecteurs confinés.
AN An5 Veteran ·
Aurangabad. Maharashtra

Pour rejoindre Aurangabad depuis Solapur ville étape sans intérêt, nous avons pris un taxi, une quatre voies relie les 2 villes, la circulation est démentielle à contre sens, des piétons sur la voie, des travailleurs non protégés qui entretiennent la borne centrale... On va mettre plus de 5 heures pour faire ce voyage de 300km! On n’ose pas imaginer ce que cela aurait été en bus!

Nous arrivons le mardi début d’après midi. L’hôtel souvent recommandé sur le site est plein. Nous irons donc au Sky Court à coté, le choix est bon, le prix raisonnable car nous avons une bonne grande chambre calme, située à l’arrière.

Nous appelons un chauffeur de tuk-tuk, Irfan, recommandé par ailleurs sur VF. Merci à tous pour ces coups de pouces que l’on glane ici et là et qui aident bien. Il reste peu de temps aujourd’hui, nous embarquons pour une petite reconnaissance de la ville et pour le baby Taj Mahal. Semblable à son grand frère d’Agra, ll a fière allure aussi cependant, les bassins vides, les jardins autour asséchés témoignent du manque d'entretien.



Seule la base est en marbre, le règne des Moghols est à sa fin, il n’y a plus assez d’argent dans les caisses et les finitions seront en stuc. Le bibi ka Maqbara de son vrai nom sert de Mausolée à la mère du sultan, Bibi signifie mère. A l’intérieur on peut voir la tombe recouverte d’un drap vert couleur de l’Islam.

Nous traversons des quartiers dont on pourrait penser qu’ils viennent d’être bombardés tant le sol des rues est parsemé de trous. Tout ça grouille de piétons, femmes voilées ou colorées, de tuk-tuk, motos, voitures, cochons, chiens, charrettes. Les odeurs de cuisine flottent dans l’air mais se transforment rapidement en senteurs moins agréables, ici un marchand de bananes, là un magasin d’amortisseurs de motos, là encore un vendeur de casseroles. Le bruit de Klaxons est continu et on oublie allègrement la gauche et la droite, chaque engin mobile trouve son chemin où il veut, notre tuk-tuk enjambe un tas de pierres mélangées à des restes de ciment pour se frayer un passage.



Le contact avec Aurangabad n’est pas affriolant mais il y a beaucoup à voir autour de la ville et nous prendrons peu à peu nos marques dans le quartier où nous résidons tout prêt de la gare des trains.

La ville possédait remparts et portes fortifiées il en resterait 16, nous en verrons quelques unes.



Il y a plusieurs sites intéressants autour de cette ville. En préparant le voyage j’ai été en contact avec Vincent. Il vit 6 mois en Inde ici à Aurangabad et 6 mois à Avignon. Il essaye avec son ami Indien Akash de développer un tourisme eco responsable et aussi montrer des lieux différents, ici le lien vers son site en français: https://www.akvintourism.com/ De quoi vous donner envie de rester quelques jours...

Quoiqu’il en soit notre motivation en construisant ce voyage reposait sur ce désir de découvrir les 2 sites extraordinaires de Ellora et Ajanta. Et donc dès le lendemain nous avons rdv avec Irfan pour partir à Ellora, site par ailleurs accessible en bus mais nous aimons l’idée d’y aller à notre propre rythme. Avant d'arriver à Ellora nous ferons une halte dans une petite ville musulmane, assez désertique, lieu de pélerinage: Khuldabad.

Il fait frisquet le matin et Irfan à prévu des couvertures polaires pour qu’on s’enveloppe chaudement dès que le tuktuk prend de la vitesse.

Ellora Des photos d’Ellora nous en avons fait énormément mais je n’en mettrai pas trop. Impossible maintenant de ressortir du site pour faire une halte à midi dans le resto attenant, nous prendrons un deuxième petit déjeuner dans un nouvel hôtel luxueux qui vient de s’ouvrir à Ellora même. Bien calés par une omelette et pancakes nous pouvons enfin découvrir le site.



34 grottes creusées dans la roche, des boudhistes, des hindoues, des Jaïnes certaines sont très profondes et toutes rivalisent de beauté et d'intérêts.

La plus connue la 16a été construite depuis le sommet un temple monolithe sculpté du haut vers le bas, creusé, ciselé. Une légende dit que la roche aurait été creusée depuis le haut pour que la reine de l’époque ne la découvre qu’une fois terminée....Tout autour une galerie également creusé dans la pierre avec une multitude de sculptures dédiées à Shiva.



suivez ce lien en anglais pour en connaître plus:

https://www.livehistoryindia.com/amazing-india/2020/04/25/ellora-kailasa-temple

Nous avons beaucoup de chance car le site est relativement calme, la foule se concentrant sur la grotte 16. Les groupes scolaires faisant des visites eclairs il suffit de les laisser passer.

L’ensemble de toutes ces grottes s’étend sur 2 km, il y en a qui ont plusieurs étages, certaines communiquent entre elles. Bref il y a tant a voir qu’il faudrait pouvoir revenir encore et encore car après plusieurs heures passées ici on finit par manquer de réceptivité. Quel bonheur d’avoir la chance de découvrir des lieux tels que ceux là, de s'émerveiller devant les prouesses humaines, creuser dans la roche, sculpter de tels joyaux pendant des siècles. (du 7 au 11eme siècle) Combien d'hommes ont contribué?

YA Yan55 Veteran ·
Bonjour Anne,

Retour vers notre hôtel après cette journée bien remplie, tout à côté, nous irons boire une petite bière dans un « bistrot » à la mode indienne où nous créerons l’événement pour tous ces hommes présents là.

Ah, les bistrots en Inde !!! Que des hommes plutôt alcoolisés... Nous avions essayé de déjeuner dans l'un d'eux à Chitradurga mais le patron voulait absolument que nous allions dans le restaurant à côté où nous aurions été les seuls clients dans une salle froide et sans vie et nous préférions ce bistrot plus animé où ils servaient quelques plats... Mais en fait, nous faisions l'attraction, surtout moi en tant que femme. Le bistrot typiquement indien (pas ceux des villes touristiques, bien sûr) n'est pas du tout fréquenté par les femmes. Les hommes y boivent des bières mais accompagnées de whisky et ont l'air passablement éméchés...Nous n'y étions pas très à l'aise...

Aurangabad n'est, en effet, pas une ville très agréable mais Ellora et Ajanta, c'est vraiment géant !

Je suis avec intérêt ton carnet qui me donne la nostalgie de l'Inde où j'espère bien retourner bientôt, mais ça... J'ai posté récemment une vidéo de danses dans un village Toda, une ethnie des montagnes du Karnataka mais je n'ai pas eu beaucoup de retours. Ça ne doit pas intéresser grand-monde !

Anne
Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
AN An5 Veteran ·
Le bistrot c’était à Bijapur, un des consommateurs nous a pris sous son aile commandant pour nous des cacahuètes et autres snack. Nous avions bien 2 serveurs pour s’occuper de nous tout ça pour juste une bière! À Aurangabad, nous avions repéré un resto qui vendait aussi des bières et la deuxième fois que nous y sommes allés, c’était dry day... Anniversaire de la mort de Gandhi, on ne boit pas d’alcool. Nous avions mal compris leur anglais pensant qu’ils nous disaient que c’était friday (vu que nous étions dans une ville à majorité musulmane) mais non c’était bien dry. A Aurangabad, nous avons aussi beaucoup aimé le fort de Daulatabad, post à venir.... Quel est le lien pour ta vidéo? Anne
MA Masterpo Globetrotter ·
Quel est le lien pour ta vidéo?

Tu trouveras sa vidéo ici : https://voyageforum.com/discussion/video-danses-lors-mariage-dans-village-toda-inde-d10152057/

Mais s'il n'y a effectivement pas la quantité pour les commentaires, il y a la qualité 😇
AN An5 Veteran ·
Merci j’ai couru direct sur le lien. Trop top.
AN An5 Veteran ·
Aurangabad J3 Le fort de Daulatabad

Départ avec notre chauffeur de tuktuk pour le fort de Daulatabad qui est situé à une vingtaine de km. On reprend la même direction que pour aller à Ellora et ce matin comme hier, il fait frisquet dans le tuktuk.

Daulatabad est une ville située sur une ancienne route marchande, il a été question d’en faire la capitale et au XIVème siècle on y a transféré de force la population de Delhi. Par manque d’eau la capitale retournera à Delhi 2 ans plus tard et surtout de nombreux morts plus tard. Le fort est situé sur une petite colline et la montée jusqu’au plus haut du fort est un nouvel exercice physique près de 500 marches sur tout le parcours. Au début mes jambes sont encore dans le souvenir d’hier et tremblotent un peu mais l’exercice est progressif et les découvertes sur le chemin nous permettent quelques petites pauses. Le fort est composé de 3 enceintes. Nous franchissons la première porte très haute c’est que la ferari indienne, c’était l’éléphant!



De l’autre côté de la porte une allée s’ouvre devant nous. Imaginer les divers marchands installés ici sur les bas côté n’est pas très difficile.



Sur le côté nous verrons des beaux jardins et des réservoirs d’eau qui devaient servir à la population. l'architecture de ces bassins est souvent impressionnante



Au loin le minaret attire l’œil en s’approchant on peut distinguer encore quelques carreaux en céramique. Il est peut être possible d’y monter mais on se réserve l’expérience éventuelle pour le retour. Nous déambulons cependant dans la mosquée en face.



Nous franchissons la deuxième enceinte, les portes se rétrécissent un pont pour franchir les douves et un passage à angle droit et encore une porte.



Le fort était bien protégé avec des douves, des tours de guet et canons finement ouvragés et des escaliers qui n'en finissent pas, aux marches parfois taillées directement dans la roche, elles sont inégales et certaines sont vraiment très hautes. Avec le soleil qui tape l’épreuve est fameuse. Les singes ici et là nous regardent passer mais on s’en méfie ils sont très chapardeurs. l'un d'eux joue avec une monture de lunettes... La dernière enceinte est la plus curieuse nous devons nous enfoncer dans la roche dans un tunnel tortueux complètement obscur la lampe est indispensable, il y a aussi des marches bref c’est assez impressionnant et ça doit être très drôle pour des enfants mais nous les vieux on est un peu dans la crainte du prochain pas. Ce tunnel servait de défense imparable et était par ailleurs piégé, aujourd’hui encore on n’en aurait pas découvert tous les mystères. Ouf on en sort on arrive sur une plate forme pour découvrir qu’il y a un escalier extérieur.🤪 Bon on le prendra au retour mais en attendant il faut encore franchir de nouveau une autre muraille celle ci est un peu éclairée mais quelles marches encore!



La vue est superbe, le minaret est maintenant bien en-dessous de nous et ça continue à grimper, nous croisons une école, séance de selfies et d’exercices d’anglais les professeurs ne sont pas les derniers à solliciter mais bon ça nous donne un prétexte supplémentaire pour souffler.



On arrive enfin à ce qui devait être le palace du sultan. Dans une des chambres, un singe déguste un gros gateau qu'il extrait d'une boîte. Les collégiens que nous avons croisés voulaient ils fêter un anniversaire? Coquins de singes!

La vue est remarquable et on croit être arrivés au but et bien non en franchissant une porte, s’ouvre devant nous une nouvelle série de marches et encore une plateforme de guet avec son canon et encore des escaliers et oui ouf, c’est sûr on ne peut pas aller plus haut. La vue est époustouflante on l’a bien méritée et de ce point de vue, on voit en-dessous de nous les traces des anciennes fortifications et cela permet de se faire une idée sur l’étendue de ce qui fut Daulatabad. Au loin , tout autour, les autres collines et vallées à 360 degrés, on se demande si on pourrait voir Ellora.



Au retour notre chauffeur de tuktuk, nous arrêtera dans une école coranique installée dans un ancien bâtiment, malheureusement repeint en blanc. Le bassin des ablutions est reposant et l'endroit est paisible.



Encore une journée bien remplie, nous avons beaucoup aimé ce fort. Nous dirons au-revoir à notre sympathique chauffeur, il nous a trouvé une voiture pour nous conduire à Ajanta samedi. Demain nous irons en voiture avec Vincent au lac Lonar.
AN An5 Veteran ·
Aurangabad 4 Le lac Lonar Le lac Lonar (cratère Lonar) Vincent vient nous chercher à 7h du matin à notre hôtel. Nous lui avons commandé une excursion au lac Lonar et une nuit en « home stay ». Vincent est associé avec Akash et c’est dans la famille de ce dernier que nous passerons la nuit.

Le lac a été créé par une météorite qui a formé un cratère de plus 1,5 km de large. Tout autour les Indiens ont construit des temples et la place est aussi un bon prétexte pour une marche dans un cadre privilégié. La route n’est pas vraiment bonne et il faut 3 heures pour arriver. Nous en profitons pour échanger avec Vincent. Que cela fait du bien de parler français! Il a à cœur de nous expliquer l’histoire d’Aurangabad le nom vient du sultan tyrannique Aurangazeb et bien que celui-ci soit mort depuis longtemps le nom reste haï par une grande majorité. De nombreuses maisons qui témoignent de l’histoire de la ville sont laissées à l’abandon et finissent en ruine. C'est pour cette raison que l'on voit tant de zones sinistrées dans Aurangabad, pour nous touristes, c'est un crève coeur car plus d'une demeure admirable pourrait encore être sauvée et la ville serait certainement plus agréable.

Nous arrivons dans la petite ville qui est à côté du lac et nous la traversons à pied ce qui nous permet de découvrir des anciennes demeures en bois, hélas en piteux état.



Un petit temple ancien est situé en haut de la ville il a un curieux aspect car restauré certainement au XVIIIeme à la manière islamique il est très hétéroclite à l'intérieur à l'intérieur. Nous en faisons le tour, il est orné de sculptures et Vincent nous apprend qu’un temple dédié à Vishnu à les sculptures à l’extérieur alors que celui dédié à Shiva sera plutôt orné à l’intérieur.



Nous remontons dans la voiture pour arriver peu après à l’entrée du parc, du haut nous apercevons le lac tout rond et turquoise. Nous descendons le chemin pour arriver à deux premiers bassins dont l’un est alimenté par une source intarissable. Les indiens se baignent en famille dans l'eau sacrée. Il est encore tôt et il y a peu de monde. Au retour il sera bien plus fréquenté.



Des escaliers descendent vers le site, des marches ça nous manquait! La descente se fait plus intime, nous traversons des sous bois et tout au long nous découvrons des temples plus ou moins en ruine. Certains sont difficiles d'accès et des sculptures gisent à terre.



Voici le cratère, le paysage est lunaires des petits arbres ont été coupés, nous marchons sur le sable. Visiblement le lac a rétréci ce serait dû à l’irrigation qui détourne l’eau. Le lac est fort beau, quelques oiseaux volent au dessus, des canards mandarins pêchent nous sommes quasi seuls ici. Nous apercevons des traces de pattes de léopard, cet animal rôde près du lac le matin et le soir. Je vais ramasser quelques aiguilles de porc epic.





Les amateurs de nature et voyageant avec chauffeur devrait dormir ici car nous découvrirons un hôtel gouvernemental bien situé sur une colline et il est possible alors de visiter le lac avec un guide ornithologue aux petites heures du matin. Encore une belle journée, notre voyage est un enchantement!

La route nous semble longue pour retrouver la ville, ce soir nous dormons chez Akash l'associé de Vincent qui a aménagé chez ses parents une chambre d’hôte. L’accueil dans la famille est vraiment sympa on est un peu fatigués mais nous acceptons la proposition d’assister à un concert de musique traditionnelle organisé par une école d’art et qui devrait se finir à 8h30. Nous arrivons à l’entrée du collège et notre front est décoré d’un point rouge de bienvenue. Une jeune Indienne nous conduit vers la salle où le spectacle a déjà commencé. À notre plus grand étonnement on nous place au premier rang dans des canapés très confortables. Nous écoutons avec plaisir les chants sanskrits et profitons du confort de nos sièges. A l’entracte une extraordinaire surprise nous attend car nous sommes invités sur le podium, nous allons recevoir fleurs et châles sous les applaudissements de la foule... Comment a t-on mérité tout cet honneur? Incredible India qui reçoit des étrangers avec tant de faste... concert de très bon niveau en plus. Un souvenir inoubliable

Levés depuis 6h du matin après cette très longue journée nous demandons grâce et rentrons dans notre chambre d’hôte, nous offrirons nos superbes bouquets à la maîtresse de maison et à la sœur d’Akash. Il nous reste juste un peu d’énergie pour savourer l’excellent repas familial. Ce séjour dans la famille est décidément trop bref. Demain nous partirons tôt car une nouvelle longue route nous attend pour rejoindre Ajanta. Les routes autour d'Aurangabad sont à l'image de la ville.
CH Chris70 Regular ·
Bonsoir Anne

Sympa cette excurion à Lonar. Je ne savais pas qu'il y avait des temples et bassins. Ni une petite ville avec des maisons sympas. Je note dans un coin de ma tête car depuis des années je me dis que je retournerais bien à Ajanta Ellora en octobre. Y suis allée en fevrier 2012 cela date déjà et c'etait tout sec. Ai visité Mandu en fevrier puis en octobre 7 ans plus tard , c'etait tres chouette avec l'eau et la verdure.

Pour le concert vous aviez eu le meme accueil VIP à Maheswar non ?? Incredible India Christine
YA Yan55 Veteran ·
Bonsoir, Formidable cette journée... C'est vrai qu'en Inde, tout peut arriver : de belles surprises et un accueil comme ça... c'est vraiment un pays magnifique... Voilà donc encore un endroit à explorer, mais avec un chauffeur, je crois. Nous y viendrons peut-être un jour ! Bon week-end ensoleillé ! Anne
Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
PE Penelou Regular ·
Bonsoir, Juste un message pour vous remercier pour la qualité de votre carnet dont je suis avec intérêt l'avancée. C'est l'occasion de revivre notre 1er voyage en Inde en 2013, qui nous avait conduit depuis Mumbai à Aurangabad pour visiter les sites d'Ellora et d'Ajanta...mais guère plus, faute de temps et ensuite vers Bijapur , Badami, Hampi et Goa en passant par une ville dont il est est fait très rarement mention sur ce forum : Bidar. C'était une étape après un train de nuit et cela avait été l'occasion de découvrir une ville sans touriste (aussi bien occidental qu'indien) qui offrait pourtant des sites d'exception (un fort, un mausolée, des tombeaux ) qui n'étaient pas encore "mis en tourisme"... Pas de ticket en vente par exemple à l'entrée de ces sites, mais un gardien auquel on donnait un pourboire. En bref, je retrouve dans votre carnet des images connues et j'en découvre d'autres. Vivement le moment où nous pourrons partir en Inde pour plus de deux semaines et prendre davantage de temps ! Bon courage pour la suite de la rédaction de ce carnet...
AN An5 Veteran ·
Coucou Christine, Nous avons eu beaucoup de chance côté verdure car il y avait eu une petite mousson phénomène rare. Cela nous a permis de voir entr’autre le bassin de Badami bien rempli et de verdure dans les sites d’Ellora et Ajanta et ailleurs. Probablement pas autant qu’en octobre, quand même, l’inconvénient était que les bassins remplis ne laissaient pas toujours voir leur profondeur et leur architecture mais c’était surtout à Bundi que nous avons été frustrés de ça. Il y a près d’une dizaine de temples à voir, mais beaucoup sont à l’état de ruine, surtout ceux qui sont autour du lac, il y avait des branches et des broussailles pour empêcher de passer pour les humains ou les animaux? On n’a pas compris la raison mais du coup le chemin qui faisait le tour du lac et qui reliait les temples était coupé, il fallait retourner sur le sable en plein soleil. Beaucoup d’oiseaux, l’ornithologue rencontré au resto nous a dit que le site était à visiter à l’aube. Interdiction d’avoir quoique ce soit à manger quand on passe la barrière Et il faut signaler les bouteilles qui doivent être montrées au retour! Quand l’Inde prend des directives écologiques c’est pas rien. Sauf que, bien entendu des qu’on ressort du site tout est jeté par terre!

Maheshwar fut un autre accueil.... À Aurangabad c’était très personnalisé, ils nous ont demandé nos prénoms et j’étais très émue de me retrouver sur la scène avec cet énorme bouquet de fleurs et ce cadeau d’un châle en laine et soie, ceci pour dire que ce n’était pas de la babiole. Je ne sais combien de mains nous avons serrés à l’entracte, j’en perdais mon anglais pas trop top. il ne me restait que le sourire pour remercier et faire des selfies. C’est dommage que la qualité des photos reçues par après et prises sur des smartphones ne soient pas suffisantes pour en glisser une dans le commentaire. Bon dimanche Anne
DI Did0764 Regular ·
Bonjour, Pour la verdure, il faut dire qu'il y a eu une mousson exceptionnelle dans beaucoup de régions l'an dernier. J'ai constaté des niveaux d'eau dans des parcs animaliers que je n'avais vu que 2 ou 3 fois en 20 ans. En tout cas, je l'ai déjà écrit, vous avez réalisé un très beau récit avec plein d'infos. Merci.
AN An5 Veteran ·
Le chauffeur est effectivement indispensable mais facile à louer à la journée à Aurangabad, la nous avions profité de l’aide de Vincent. Sur ce blog, il donne plein de conseils pour visiter les alentours de la ville: https://www.akvintourism.com/blog/ Maintenant si on voyage déjà en voiture je recommanderai de passer une nuit dans le village près du Lonar Lake, l’hôtel était composé de pavillons individuels avec une belle vue sur les collines. Je n’ai pas visité, nous y avons juste mangé mais il m’a donné bien envie... Une façon d’échapper une nuit à Aurangabad. Vincent et Ashok s’occupe aussi à développer un petit village très riche en temples mais hélas pas dans la direction où nous étions. A bientôt Anne
AN An5 Veteran ·
Merci Arielle de m’encourager à poursuivre. Bidar était dans notre première mouture quand j’ai préparé ce voyage... Peut être que nous retournerons et visiterons cette ville une autre fois mais nous ne sommes plus si jeunes et ce virus perturbe tous les projets. Nous avons, nous avions et peut être nous aurons cette chance de pouvoir voyager 6 semaines d’affilée, ce qui laisse du temps d’explorer autour des sites connus de les voir à notre propre rythme. 15 jours limite juste les lieux à visiter et il y a tant à voir dans ce pays. La suite de notre voyage nous fait remonter par étape dans le Nord. Choisir c’est toujours compliqué. A bientôt à Ajanta. Anne
AN An5 Veteran ·
Nous avons fait halte 2 fois à Bundi à une semaine de distance à la fin de notre voyage (février) et entre nos 2 séjours il y a eu une inondation dans le village, des rues étaient coupées par les dégâts et inaccessible autrement qu’à pieds! Les paysans étaient contents de cette manne inattendue qui leur tombait du ciel car il y avait eu plusieurs années de sécheresse. Mais hélas le confinement doit leur poser d’autres soucis pour leurs récoltes excédentaires.
DI Did0764 Regular ·
Cette année, dans certains parcs, il pleut chaque semaine, il y a eu des orages de grêle dans le Rajasthan entre mars et mai, à Delhi la semaine dernière. J'espère vraiment que les récoltes vont être bonnes car les familles des chauffeurs de véhicules pour les safaris n'ont bien souvent plus d'argent, des collectes de fonds ont été organisées par des personnes de confiance (pour moi) au Madhya Pradesh, Maharastra. Ce confinement est dramatique car il n'est pas question de chômage partiel indemnisé, mais bien pour beaucoup de se lever le matin, trouver un travail et nourrir ainsi sa famille. Nous avons la chance d'être "nés ou de vivre au bon endroit", la France est réellement protectrice comparée à bien d'autres états, tant mieux évidemment.

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