Il était une deuxième fois dans l'Ouest...
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KA Kathydjé Regular ·
Salut Virginie,

J'avais cru lire dans un vieux topic que les photos à l'intérieur des casinos étaient autorisées, à condition de respecter un minimum l'intimité des joueurs. Tu étais la seule à tenter des photos ?

Pour le B&B de Tropic, j'espère que vous parlez du Bullberry Inn de Nettie et Wally, car c'est là où j'ai réservé 😊
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Proverbe marseillais : Si l'envie te prend de travailler.... assieds-toi et attends que ça passe !!!
VI Virginath Globetrotter ·
Salut Kathydjé ! Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment regardé autour de moi. Mais je ne pense pas que d'autres personnes prenaient des photos. Nous n'étions pas dans un endroit très "touristique", c'était juste avant la sortie. Nous marchions, je me suis arrêtée, et clic - clic - clic dans la boîte, et on est sortis.

Pour le B&B, c'est bien ça 🙂
Circuit dans l'Ouest : http://voyageforum.com/v.f?post=2744058 Floride-Louisiane : http://voyageforum.com/v.f?post=3536861 Une semaine à New York : http://voyageforum.com/v.f?post=4550454 New York, again http://voyageforum.com/v.f?post=5593646
TO Toppich Globetrotter ·
Effectivement la moquette fait très kitch (je ne mettrais pas ça dans mon salon) Mais c'est vrai que la couplole est magnifique Une fois dans un casino on du mal à se rendre compte dans lequel on est Et parfois le plus difficile c'est de trouver la sortie Moi aussi, j'ai toujours cru que c'était interdit par respect de l'annonimat des joueurs Et puis faut dire que le spectacle n'est pas dans les salles de jeux

Pour ton fils cela a du ètre un spectacle grandiose A son age j'aurais bien aimé aussi découvrir l'Amérique
Jean-Marie
PA Patakio Regular ·
Moi aussi, j'ai pris des photos😛 pas les joueurs biensûr 🤪
Patakio
SI Sixiemesens Veteran ·
Moi je me souviens avoir filmé un petit peu au Nyny l'année dernière et un vigil m'a juste dit que c'était interdit, j'ai arrêté et ça s'est arrêté là! Il me semble aussi que c'est interdit pour conserver l'anonymat des joueurs, mais on risque juste une petite remarque, on range l'appareil photo et c'est bon.

Et Virginath : LA SUITE ..... !!!! 😎😎
Pour voir les galeries de photos allez sur mon profil
PA Patakio Regular ·
Merci beaucoup, bon à savoir et on peut le comprendre. "regarde une photo de ton voisin, c' est un joueur, je l'ai vu à LAS VEGAS😎 " hi hi!

OUI, A QUAND LA SUITE Virginath ? 😉
Patakio
LH Lhommée Regular ·
Sacré récit, que l'on ne voudrait interrompre. Rassurant de lire aussi des émotions. Je me sens moins seul avec mes actuels 45 feuillets pour résumer....6 jours, mais si tu décris déjà l'étude attentive et aventureuse des rayons de supermarché, ou le pourquoi de tes coups de coeurs pour les comunautés agricoles, je vais pouvoir sabrer 😎.

Un petit coup de pouce, côté moquette :😛
Vincent
LE LeTigre Globetrotter ·
Je ne sais pas comment tu as fait pour prendre une photo à l'intérieur du casino Certainement discrètement à l'abri des regards des vigiles, et des caméras.

J'ai vu un tas de gens shooter tranquillement ... dans divers casinos ...
Patrick.
TO Toppich Globetrotter ·
ben j'ai toujours cru que c'était interdit, et j'ai pas fais d'étude sur le sujet

D'ailleur en me baladant dans une des salles d'un casino j'avais mon appareil autour du coup et un gros balèse m'a dit que je pouvait le garder sur moi........ mais pas faire de photos D'ou cette conviction Maintenant je comprend que certaines personnes n'ont pas envie de voir leurs portraits en train de perdre le salaire du mois
Jean-Marie
VI Virginath Globetrotter ·
Je vois qu'on a les mêmes sources d'inspiration ! Marrant ! 😛
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VI Virginath Globetrotter ·
Pas pour ce soir car je reviens du cinéma où je suis allée voir Hangover... Vegas Vegas... Excellent divertissement, by the way !
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VE Veileen Veteran ·
Super le carnet par journée : cela entretient le suspens ! En tout cas bienvenue au club des Bryciens sous la pluie ! Nous sommes arrivés sous la bruine. 5mn avant le coucher de soleil, quelques rayons dardent leurs feux sur Bryce, le temps d'une dizaine de photo Gonflés d'espoir pour le lendemain, nous serons très déçus d'avoir toute la matinée très grise : nous ferons les points de vue en voiture, réservant les ballades pour l'après-midi qui finalement se transforment en lessive au laundry du Ruby's suite au déluge qui s'abat sur le parc ! Le jour d'après, il fait beau mais c'est trop tard car nous avons une rando à cheval au red canyon juste à côté...

Je suis curieuse de savoir si tu as fait la ballade en avion comme nous en avions discuté ! Nous l'avons faite et en gardons un souvenir, comment dire... ému et barbouillé !

J'attends la suite avec impatience !
Pour voir mes carnets Ouest USA, cliquez sur mon pseudo puis cliquez celui désiré dans la rubrique "carnets" : Vous avez le choix avec 2009, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 : ça en fait de la lecture ! Et maintenant : la Chine !
VI Virginath Globetrotter ·
Non, nous n'avons fait aucune balade en avion finalement. J'attendais le jour même pour voir les conditions météo et finalement, l'enthousiasme l'a emporté et nous n'y avons plus pensé. Nous en avions cependant discuté, et mon mari n'était pas très chaud : peur de nos réactions au fiston et à moi, à cause des turbulences (sans parler de l'aspect sécurité, mais là, je ne veux pas affoler dans les chaumières). Et dans ces cas-là, une balade, même d'une heure, peut sembler très longue. On s'est donc contentés de la terre ferme.

C'était bien, alors ? 🙂
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VE Veileen Veteran ·
Ben tout est relatif ! Génial oui 😎! Très peu de turbulence, très beau temps : les conditions idéales... Nous avions déjà fait de petits vols de ce genre sans soucis. Mais au bout d'une quarantaine de mn (le vol durait 3h30 environ avec un atterrissage à Marble Canyon), 3 sur nous 4 ont été malades. Merci les sachets plastiques... 🤪 J'ai même eu peur qu'ils ne suffisent pas. Seul Adrien, mon fils de 15ans assis à côté du pilote y a échappé. Après l'atterrissage, nous nous pensions sortis d'affaire, mais que nenni. C'est mon plus jeune fils (12ans) qui a le plus souffert. Pour nous juste la nausée au retour, mais pas très marrant. Nous avons mis plusieurs heures à nous en remettre. Mais je confirme la beauté du paysage vu d'en haut ! Sublime ! Et Adrien, lui, ravi car il a piloté l'avion pendant presque 3/4 d'heures... (en se fichant de nos petits estomacs trop sensibles bien sûr...)Quant au très sympathique chef ranger à la retraite qui nous a piloté le reste du temps : il a bien dû rigoler de ces pieds tendres... Selon lui, ce désagrément arrive... parfois !
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VI Virginath Globetrotter ·
A vous lire, je me dis que ce n'est pas plus mal de ne pas l'avoir fait, finalement 😛 Moi je peux passer au-dessus de tout ça, mais le petit... Nous avons fait une croisière de 12 jours sur la côte Pacifique du Mexique. Il n'a été malade que le dernier jour, car nous remontions vers la Californie à toute berzingue, et c'est la seule chose qu'il retient : "Plus jamais je ne mets un pied sur un bateau !" 🤪

Par contre, quand il a vu les hélicos au Grand Canyon, ça lui a fait envie !

Il faut vraiment qu'on y retourne ! 😇

Vous avez des photos ? Ca devait être super ! Je vous envie ! 3h30 ! Waow ! Et le reste du voyage ? Vous avez donné vos impressions dans un post quelque part ?
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VE Veileen Veteran ·
Maintenant, il en rigole mais pas sur le moment ! Nous aussi d'ailleurs... Notre retour date de seulement samedi soir et j'ai des milliers de photos à trier. (4semaines tout de même pour notre 1ère fois) Je vais préparer un carnet comme souvenir et aussi parce que je prends beaucoup de plaisir à lire celui des autres. Mais là j'ai des urgences familiales qui vont m'empêcher de m'y atteler comme je le souhaiterais alors... patience. Sinon, "of course" je reviens éblouie par ces fabuleux paysages, charmée par l'accueil super friendly des américains. En bref : j'ai adoré !
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VI Virginath Globetrotter ·
4 semaines ! Veinards ! Contente que ça vous ait plu !!
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KA Kathydjé Regular ·
Pas pour ce soir car je reviens du cinéma où je suis allée voir Hangover... Vegas Vegas... Excellent divertissement, by the way !

Salut Virginie,

Le problème d'avoir commencé à nous raconter ton voyage........ c'est qu'on attend la suite !!!!!!!!!!!!!!! 😉😉😛

Jérôme
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Proverbe marseillais : Si l'envie te prend de travailler.... assieds-toi et attends que ça passe !!!
VI Virginath Globetrotter ·
Une nouvelle journée est en préparation 😉
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VI Virginath Globetrotter ·
J’ai déjà nettement plus de mal à me réveiller le lendemain. Le décalage horaire s’estompe et la journée bien chargée en émotions d’hier n’y est à mon avis pas étrangère. Les hommes dorment encore profondément, surtout le fiston, qui exploite bien toute la surface de son lit queen ! J’en profite pour tenter une petite incursion sur Internet, puisqu’au motel, nous avons le wi-fi gratuit. La connexion étant extrêmement lente, je réussis en tout et pour tout, en 20 minutes, à me connecter à ma messagerie et à envoyer un mail à la famille. Je m’impatiente mais, encore sur mon petit nuage, je rêvasse. Je suis moins impatiente qu’hier que la journée commence. Celle-ci ne pourra qu’être bien pâle, en comparaison. Arches est au programme pourtant, ce n’est pas rien ! On en dit tant de bien ! Oui mais voilà, c’est un parc qui se livre surtout aux randonneurs, catégorie dans laquelle, malgré nos courtes incartades, on ne peut décemment pas nous placer. Par ailleurs, avant ma tentative de connexion à Internet, j’avais comme de coutume soulevé le rideau… pour découvrir à mon grand désespoir un ciel laiteux.

Mon mari, maintenant réveillé, me sort les mots de réconfort avec lesquels il a coutume de me rassurer dans ces (trop nombreux) cas-là : « Avec les rayons du soleil, les nuages vont se dissiper, ne t’en fais ! Il est encore tôt. » C’est vrai. Il n’est que 7h30, et nous sommes dans une région où ciel maussade le matin ne veut pas dire grisaille toute la journée. Mais bon, il l’avait déjà tentée à Bryce, sa phrase de réconfort, et on avait vu ce que ça avait donné ! Bah, j’avais vu Dead Horse Point et Island in the sky sous le soleil, c’était le principal.

Pendant le petit-déjeuner, je ne cesse cependant de scruter le ciel qui, effectivement, semble vouloir s’ouvrir. Victoire ! Ce n’est pas le grand beau, mais en Belgique, tout le monde crierait déjà à la canicule et au « bel été ». Direction Arches le cœur léger.

Première chose étonnante, il faut monter pour accéder au parc. Je l’avais remarqué quand nous étions passés devant l’entrée les jours précédents. Je ne m’attendais pas à ce que Arches se situe sur un plateau, en fait.

Nous commençons par Park Avenue. Très impressionnant. Il fait très chaud, malgré le soleil maintenant couvert. Comme il y a beaucoup à voir dans le parc et que nous n’avons prévu qu’une demi-journée, nous enchaînons directement avec le « tribunal », la « Grande muraille » et les dunes pétrifiées, pour arriver à Balanced Rock. De face, je trouve qu’il ressemble au biscuit en pain d’épice géant de Shrek. Séance photo obligatoire ! Les hommes sont tout petits devant ce colosse !







Nous prenons la route vers les Windows, mais le ciel me semble plus dégagé dans la partie nord du parc. Car ici, c’est la chape de nuages gris, qui ne bouge pas d’un pouce. Nous décidons donc de mettre le cap sans plus tarder sur la fameuse « Delicate Arch », en espérant que les rayons du soleil la dardent de plein fouet. Pas de bol, il y fait gris aussi. Mon mari est partant pour la montée jusqu’à l’Arche. Moi… pas du tout. Trop ambitieuse pour l’embryon randonneuse que je suis, puis vraiment, il fait trop chaud.



Nous passons le parking qui constitue le point de départ de la marche vers le sommet. Il est bondé. « Tu vois, tous ces gens le font, me dis pas que c’est si terrible ! ». Non, je ne fléchirai pas.

Nous arrivons sur le grand parking de l’autre point de vue, celui des lopettes comme moi. Là, il y a un sentier pour les non-marcheurs absolus. Bon, pour voir l’Arche, il faut un gros zoom - que j’ai. Mais comme je suis de bonne volonté, je propose de faire la marche jusqu’au point de vue intermédiaire.

Déjà celle-là, je la trouve costaude, j’ai du mal. C’est quoi cette condition physique de m.. ? Je ne suis pas contente de moi. Nous montons néanmoins le plus loin possible, jusqu’au bord du précipice. Il n’y a personne, il fait calme… On reste là un bon moment à admirer l’Arche, et à observer le ballet des fourmis qui se baladent à son pied. Franchement, je me demande si je ne préfère pas la voir de loin et seuls, que d’être là-haut dans la cohue et le pousse-toi que je m’y mette. Sans compter que je suis désormais sûre que l’ascension aurait été un vrai calvaire pour moi. Sans regrets, donc. Enfin si, le ciel gris et le manque de luminosité.





Nous croisons beaucoup de monde pendant la descente, dont un adorable couple d’octogénaires, qui montent doucement, à leur rythme. « Nous avons tout le temps ! » Nous échangeons quelques mots avec eux. Tous deux arborent un t-shirt aux couleurs américaines, avec de petits drapeaux. Nous sommes le 4 juillet.

Nous croisons aussi un autre couple, beaucoup plus jeune. Apparemment, monsieur tient beaucoup à monter, madame, beaucoup moins. Elle souffle et bougonne. Elle m’aboie au visage : « Is it really worth it up there ? » Comme je suis vache, je lui dis que oui, c’est à faire absolument.

Sur le parking, rencontre avec un autre octogénaire, comme on n’en trouve qu’aux USA. Il conduit une Harley et il est torse nu, avec des tatouages partout. Il compte faire la marche intermédiaire, mais nous explique qu’il était au pied de Delicate Arch ce matin pour le lever du soleil, que le ciel était alors d’un bleu profond et que c’était sans doute plus beau que ce qu’il verrait maintenant sous ce ciel gris, mais qu’une merveille comme ça, il fallait la voir sous tous les angles. Ce matin, un touriste l’a pris en photo sous l’Arche, pour l’envoyer à sa fille « qui vit elle aussi en Europe », en Norvège. Encore une belle rencontre.

Nous poursuivons notre route vers les arches du nord du parc. À Skyline Arch, nous dépassons la couche nuageuse. C’est déjà tout à fait autre chose, sous le soleil ! Nous marchons jusqu’à celle-ci. Marche courte, dans le sable. Il fait une chaleur accablante, mais l’arche est splendide, et la végétation alentour également. Et devinez quoi… séance grimpette !





Nous arrivons « au bout » du parc, à Devil’s Garden. Il y a énormément de monde, difficile de trouver une place pour se garer ! Et il fait encore plus chaud. Normal, il est midi. Nous marchons néanmoins jusqu’à Pine Tree Arch et Tunnel Arch. Nous admirons un gros rocher en forme de sous-marin, et rencontrons quelques petits habitants au passage. La balade est agréable mais éprouvante, vu la chaleur. Il ne serait vraiment pas raisonnable de tenter Navajo Arch et ses copines, beaucoup plus loin. Nous revenons sur nos pas, et croisons des gens qui y vont gaiement. Dont un couple avec un enfant plus jeune que notre fils, et un bébé sur le dos, à peine couvert. Ils ont chacun à la main une toute petite bouteille d’eau. Je monte sur mes grands chevaux, je crève d’envie de leur dire qu’ils sont inconscients, je m’apprête à le faire, mais mon mari me retient. J’y pense encore.













Revenus à la voiture, nous rebroussons chemin pour nous rendre à la Windows Section, que nous n’avons pas faite tout à l’heure. Je prends conscience que nous passons à côté de beaucoup des splendeurs d’Arches, et je comprends que l’on dise qu’il faut un jour entier pour visiter ce magnifique parc. Mais vu la chaleur accablante, les regrets sont moindres.

Le soleil est revenu. J’ai envie de retourner voir Delicate Arch sous le ciel bleu. On se contente du point de vue éloigné, car les Windows nous attendent. Nous parcourons le secteur rapidement, car les hommes ont faim ( !) et moi, je me sens un peu vaseuse de notre marche sous le soleil. Au retour, re-photo devant Balanced Rock, sous un ciel bleu cette fois.







Nous sortons du parc, non sans admirer le somptueux paysage qui se déroule SOUS nos yeux, puisque nous sommes en hauteur. On voit jusqu’au massif des montagnes La Sal, ourlées à leurs pieds des buttes rouges de Castle Valley. Le point de vue sur la vallée de Moab, à la sortie du parc, vaut le coup d’œil aussi. C’est avec le sentiment d’avoir découvert une région hors du commun, où les qualificatifs viennent à manquer, que nous quittons Moab et ses parcs.

Nous faisons escale pas très loin – au Pizza Hut local ! En effet, Nathan a bien l’intention de nous faire le remake du pic-nic en chambre ce soir à l’hôtel à Monument Valley, et a envie d’une pizza, la… 5ème du voyage ? J’ai donc l’idée d’aller au Pizza Hut, car je sais qu’il y a souvent des promos du style 1+1 gratuite. Comme de juste. Mais l’expérience n’est pas des plus agréables. La jeune fille qui nous sert semble complètement perdue et nous attendons très longtemps ces fameuses pizzas. Nous payons aussi nos marches sous le soleil, car nous sommes assommés. Et pour couronner le tout, à deux tables de nous, des Français dont le fils d’une petite vingtaine d’années est semble-t-il « très énervé » sur son frère - il l’a vociféré au moins 20 fois – exprime ses états d’âme à très haute voix pour tout le restaurant, face à des parents inertes. Ca me démangeait d’aller lui dire de la mettre en sourdine et de régler ses problèmes en privé, sans déranger les autres. Car comme toujours dans ces cas-là, il régnait un silence presque religieux dans la salle, tous les clients leur lançant des regards désapprobateurs. À mon avis, la réputation des Français à l’étranger n’en sera pas sortie grandie, et moi, c’est ça qui m’énerve.

Notre pizza sous le bras, nous prenons la route vers le sud, et quittons Moab définitivement. Snif. Peu après, nous admirons au passage Wilson Arch, vraiment très belle. La route est sans grand intérêt si ce n’est un changement complet de paysage. Ici, plus de rochers rouges, plus de canyons. De petites collines vertes, un environnement très rural. Étonnant, cette zone « tampon » entre Moab et Monument Valley ! Nous la traversons sous un ciel orageux.



Nous nous arrêtons très très brièvement à Bluff, et pour cause : le trading post est fermé pour le 4 juillet. Pas un chat à l’horizon. Drôle d’impression, avec ces vieilles carcasses de voitures qui traînent ci et là, devant des maisons décrépies. Bluff, ville fantôme ?







Nous apercevons enfin au loin les silhouettes reconnaissables entre toutes. Nous retournons en terrain connu. Je suis néanmoins un peu dubitative : j’ai peur qu’après les splendeurs de Moab, Monument Valley me semble un peu fade. Dans ma naïveté de novice de l’Ouest il y a 14 ans, j’étais persuadée que les mesas si caractéristiques de Monument Valley étaient uniques en leur genre. Moab m’a prouvé le contraire, et avec quel brio.

En revanche, je ne tiens plus d’impatience à l’idée de loger au nouvel hôtel The View. Là aussi, après avoir changé plusieurs fois d’avis, notamment pour un motel à Mexican Hat, où j’espérais qu’il y aurait plus « d’ambiance » - nous sommes toujours le 4 juillet ! – et pour le Goulding’s, avec sa dimension historique et sa piscine, j’étais au dernier moment revenue à mon idée première : loger au The View. Pour m’imprégner à tout moment de ce paysage ô combien mythique et enchanteur.





Nous passons à côté de ce qui me semble être Valley of the God, que je ne connais que sur photo. Cela nous est confirmé très vite par le panneau marquant l’entrée de la piste. On la fait, on ne la fait pas ? La Moki Dugway me trotte en tête aussi mais… nous sommes trop pressés d’arriver à Monument Valley. Mon incertitude s’est mue en impatience à peine contenue, la magie opère. Je sens que les retrouvailles seront réussies.



Mais voici déjà l’intersection pour Goosenecks, site que nous n’avions pas vu il y a 14 ans. Après une longue ligne droite, nous admirons cette curiosité de la nature, un peu grise à mon goût, mais impressionnante. Il n’y a que nous et… un groupe de jeunes asiatiques, qui parlent très bien anglais, mais le parlent surtout très fort, et qui s’évertuent à essayer de prendre une photo de groupe avec leur appareil posé sur un trépied, au bord du précipice. Le vent souffle très fort, les bourrasques sont violentes, mais ça n’a pas l’air de les perturber. Le photographe ne cesse d’invectiver ses camarades, avec un débit très rapide et une intonation typique des Chinois. Pourquoi se parlent-ils tous anglais ? Peut-être s’agit-il d’un groupe d’étudiants de différents pays d’Asie ? Qui vont bientôt rentrer chez eux, l’année universitaire étant terminée, et clôturent en beauté par un tour des grands parcs ? Ou peut-être s’agit-il tout simplement d’enfants d’immigrants chinois qui gardent ce débit si particulier de leurs parents ? Mon imagination tourne à fond, et mon regard se perd sur Monument Valley qui se découpe à l’horizon.



De retour sur la route, le « chapeau mexicain » de Mexican Hat nous salue au passage. Celui-là non plus, nous ne l’avions pas vu il y a 14 ans, car nous avions logé à Mexican Hat et étions revenus sur Monument Valley sans pousser vers le Nord. On en avait loupé, des trucs !





Le ciel est dégagé, avec juste quelques nuages pour donner plus de relief à l’horizon et aux buttes tant attendues. La luminosité s'annonce parfaite. Les couleurs sont à tomber. Une fois encore, nous entrons dans la carte postale.





Arrivés à l’embranchement qui mène vers le parc, j’ai l’impression que l’on a beaucoup construit le long de la route depuis notre lointaine visite. Oh, ce n’est toujours pas la 5ème Avenue, mais il me semble qu’avant, on ne voyait que le Goulding’s… que je ne vois plus, derrière les bâtiments. Mais ma mémoire me joue peut-être des tours.

Nous bifurquons vers le parc. Première remarque : l’hôtel et le futur Visitor center masquent une bonne partie du paysage. Dommage. Nous payons à la guérite, à une « ranger » navajo très souriante, il convient de le signaler. Idem à la réception de l’hôtel : on ne nous serre pas dans les bras pour nous souhaiter la bienvenue, mais l’accueil est très cordial. On nous explique où se trouve la chambre et comment se passe le petit-déjeuner, pour lequel on nous remet un coupon de réduction de 5 dollars par personne, le petit-déjeuner en valant 11. On nous annonce aussi qu’un western sera projeté sur la terrasse vers 21h15. Sympa !

La réception de l’hôtel est très réussie. Bon, il faut aimer l’art navajo, c’est sûr. Ca donne mieux chez eux que chez nous, c’est sûr aussi. Les grandes baies vitrées, kaléidoscopes qui renvoient l’image des 3 Mittens, font leur petit effet. Mais je ne regarde pas trop pour l’instant, je me réserve pour plus tard. The best is yet to come.

Nous découvrons notre chambre : immense et très bien aménagée, salle de bain très spacieuse et… j’y viens… une View à tomber. Ce que je fais aussitôt, dans les fauteuils, en contemplation ébahie et totale. J’y suis. À nouveau. C’était le parc que j’avais eu le plus de mal à quitter il y a 14 ans, celui que je tenais absolument à voir… qui savait quand j’y reviendrais ? Et j’y étais à nouveau, avec mon fils de 8 ans et mon mari… Quel beau cadeau de la vie.



Ledit fils de 8 ans, moins sensible des glandes lacrymales que sa maman, n’a lui qu’une idée en tête : il a entendu parler d’une piste, il est archi-fan de Retour vers le Futur, et il a bien l’intention de refaire son remake perso avec le Rav4 ! En route mauvaise troupe, c’est parti pour notre… 5ème piste !

Et quelle piste ! Du cinémascope sous son meilleur jour. Il est environ 18 heures, les buttes s’embrasent. Pas totalement, car je me réserve le coucher de soleil pour la terrasse panoramique de l’hôtel. Il y a quelques voitures, mais pas trop. Nous nous retrouvons avec des Italiens à l’un des points de vue. Ils prennent des photos d’eux sous toutes les coutures, et grimpent même sur le toit de leur voiture. Leur enthousiasme fait plaisir à voir.

Nathan s’éclate comme jamais. Ce paysage, il le connaît, il l’a vu dans des films. Il perçoit son côté magique, plus que dans tous les autres lieux que nous avons visités. Et salue toutes les voitures qu’il croise, s’amusant comme un fou de la tête que font les autres conducteurs de voir un gamin de 8 ans au volant.





Dernière séance photo devant les Mittens au soleil couchant. Vite, il faut aller à la terrasse, et vite, je dois recharger mon appareil photo ! Car, pour une raison qui m’échappe, je n’ai plus de batterie. Grève de l’appareil photo ? C’est pas le moment, en tout cas !



Courte halte technique dans la chambre, et retour sur la terrasse. J’y resterai deux bonnes heures, jusqu’à… l’apparition de la lune. Les hommes sont repartis dans la chambre depuis belle lurette. No comment. Moi, j’ai vécu l’une des plus belles soirées de ma vie. Voir ces buttes passer par toute la palette du rouge, du cuivre et du marron, avec un ciel en dégradé de roses, c’est juste magique. J’ai aussi rencontré une Française et son fils, j’ai pris des Japonais en photo, je me suis un peu baladée dans la boutique de souvenirs, pensant que le soleil était couché et m’apercevant que, non, il était encore bien là et jouait à cache-cache avec les nuages (le bâtiment de l’hôtel empêche de voir le soleil, qui se trouve dans notre dos).







De retour dans la chambre, je trouve mes hommes surexcités devant un match de catch. Ca me dépasse totalement, de regarder la télé alors qu’on a un décor pareil au balcon, mais, totalement euphorique, je laisse couler. Nous rempilons pour un dîner pic-nic dans la chambre. Au menu : les restes de la pizza ! Quelle décadence de grignoter ces restes pas terribles, il faut bien l'avouer, sur la terrasse d’un hôtel « de luxe » à la vue indécente de beauté.

Vers 21h15, l’obscurité étant tombée, nous nous dirigeons vers la terrasse pour notre séance de cinéma. Un vieux western, Cheyenne Autumn, est projeté sur l’un des murs. Nous aidons �� installer les chaises, et nous installons au premier rang. Nous sommes seuls ! Mais d’autres personnes ne tardent pas à nous rejoindre, curieuses. Au loin résonnent les feux d’artifice du 4 juillet du Goulding’s. C’est donc là qu’est l’ambiance !

Mon fils n’en rate pas une miette. Je suis toujours étonnée de le voir captivé par des films et séries qu’il ne comprend pas. Nous lui traduisons un peu, lui expliquons l’histoire des Cheyennes, leur déportation. C’est marrant de repérer toutes les buttes que nous avons vues sur la piste. Et nous identifions aussi des paysages du parc Arches, vus le matin même ! Marrant ! Quelle belle coïncidence. Nous qui avions eu la chance de voir le film Indochine sur une jonque dans la Baie d’Along au Vietnam, voici que nous regardions maintenant un western à Monument Valley ! Une tradition bien sympa, si vous voulez mon avis !

On a beau s’habituer peu à peu au décalage horaire, on commence à fatiguer. Enfin, les « grands ». Car le « petit » a toujours les yeux rivés à l’écran, scotché. Pourtant, on ne peut pas dire que le rythme soit des plus entraînants. C’est très lent. Très très lent. On regarde depuis une heure trente quand arrive… l’entracte ! Prévu non par l’hôtel, mais dans le film lui-même ! Étonnant ! Nous en profitons pour convaincre le fiston d’aller dormir. Demain, le Grand Canyon nous attend !
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IT Itat Globetrotter ·
Salut

Passionnant récit truffé d'anecdotes!

Je retiens que ton fils de 8 ans a manié de main de maître la voiture dans Monument Valley alors que moi j'ai... crevé! 😎

De bien belles photos de Arches qui font saliver d'envie 😛
OM Ombelline Veteran ·
Quelle bonne surprise la suite de ce carnet: les paysages deviennent de plus en plus sublimes; décidément Arches me fait de plus en plus rêver😊 et on ne parle même pas de Monument Valley ! Dieu ce que j'ai hâte de découvrir ces endroits magiques😛 Merci aussi pour le suspense à chaque fois😉 Vivement la suite🙂
ANNE
PA Patakio Regular ·
Ce livre de chevet est parfait, que de plaisir!!! du suspense en + des photos splendides, ça va être dur, dur, lorsque vous aurez terminé le récit de "presque notre" voyage. Je suis émerveillée!
Patakio
VA Vazyvite Globetrotter ·
"À Hanksville, grosse pensée pour Vazyvite, dont j’explique la mésaventure à mon mari" Et voilà, on jase dans mon dos 😎 Dead Horse Point fait toujours son petit effet, à ce que je vois ! Et c'est même encore + beau le soir 😛 Un des + beaux picnic à faire !
Tous mes voyages sur : http://www.vazyvite.com/

" Psychologiquement instable donc je ne réponds de rien" : Sa Maman
VI Virginath Globetrotter ·
Là aussi j'ai pensé à toi, en voyant toutes ces tables de pic-nic ombragées ! Je trouve super qu'ils aient pensé à aménager le parc de cette manière.

J'ai aussi fait mon petit effet avec le "quand il a de la chaîne, y a pas de plaisir" en racontant la mésaventure du Spartiate alors que nous jaugions les lacets du Shafer Trail.

Bref, tes anecdotes ont rythmé le voyage ! 😛
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VN Vnoa Globetrotter ·
Hello,

Il est bien agréable de vous suivre dans vos découvertes et émerveillements en famille 😉

...je me dis que, décidément, on loupe des trucs à ne pas faire de petites randos et à survoler les sites aussi vite. Ceci est donc mon mea culpa. Les personnes avisées qui disent de prendre son temps pour visiter les parcs ont bien raison, et je m’en rends compte amèrement sur place, car chaque départ est une déchirure.

Comme je partage votre avis ! 😕

"Classique" mais j'adore 😎



@+ et bonne continuation Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection" "Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît" "Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"

Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
LE LeTigre Globetrotter ·
Ca ce confirme, on à fait le même voyage mais à l'opposé 😉

On a tourné dans le sens inverse, tu est arrivé sur les spots à l'heure ou j'en partais, tu avais un 4 alors que j'avais un cab' et tu est allé dans les pizzeria / fast food alors que je n'y ai pas mis un pied 😎😎😎
Patrick.
MO Montaigne77 Regular ·
Superbe récit! Un plaisir de vous lire. Je rentre de Végas début juin. Dimanche 7 et lundi 8 juin, nous avons payé 2 chambres à l'Excalibur, 46 et 36 $ US!! Affichées 850$ dans la chambre! Nous avons dû réserver, via le net de notre ordinateur portable, assis dans le hall de l'hôtel! Sacrés Ricains! J'attends la suite de vos aventures comme un plat après une excellente entrée! Pas surpris de voir le passage de Michel63, salut motard! Amitiés, Myrtil.
faites vos jours plus beaux que vos rêves!
VI Virginath Globetrotter ·
Le Grand Canyon, mais avant cela… le lever de soleil sur Monument Valley ! C’est là qu’on est content de loger au The View : 5h30, mon mari et moi prenons un petit-déjeuner improvisé sur le balcon : cookies, raisins et Perrier ! Nous laissons le petit dormir tandis que nous savourons cet instant magique. Il fait encore nuit, mais on devine que les rayons du soleil ne vont pas tarder à pointer. Des voitures s’élancent déjà sur la piste. Sans doute des courageux qui savent où sont les bons « spots ». Mais même d’ici, quel spectacle ! Le paysage est toujours aussi irréel, et se dévoile peu à peu, en ombres chinoises. Instant inoubliable.



















Nous nous recouchons, pour nous rendre compte que jamais nous ne réussirons à nous rendormir. Comme tous les jours, nous décidons qu’il vaut mieux commencer la journée au plus tôt. Vers 7h00, nous voici donc au restaurant pour le petit-déjeuner. Cela devient un lieu commun de le dire, mais… quelle vue… quel moment mémorable que de prendre un (copieux) petit-déjeuner sur la terrasse, par une température si douce, sous un soleil si léger.

Seulement voilà, des Italiens sont en pleine conversation par webcam interposée, et tout le monde en profite… Ils racontent avec force détails qu’ils ont parcouru la piste, qu’ils ont pris des photos SUR la voiture… Des jeunes du groupe d’hier… Ce matin, leur enthousiasme fait déjà moins plaisir à entendre ! Et comme pour les Français du Pizza Hut, regards courroucés de l’assemblée : la reputazione en prend un coup !

On the road again… direction Page ! J’hésite encore à faire Antelope Canyon. Ce n’est pas forcément le genre de visite que je recherche en venant dans cette région du monde, mais vu l’enthousiasme que soulève cette faille, ce serait dommage de ne pas y aller. Nous sommes si près ! Mais si nous y allons, c’est sûr, c’est pour Lower Antelope : moins de monde, moins d’obligation d’horaire, plus ludique…

Nous traversons Kayenta. Les paysages sont jolis, mais la ville dégage une impression de tristesse, de dénuement, d’abandon. J’ai le cœur serré. Je repense au film d’hier soir, sur la déportation des Cheyennes. Je suis consciente de faire un gros amalgame, mais je me promets qu’à mon retour, je vais me renseigner sur l’histoire des différentes tribus et ce qu’elles ont subi.

Page est toute proche… mais n’arrive jamais ! La 98 me semble interminable, même si au loin se dessinent peu à peu les reliefs du Lake Powell.



Nous arrivons en vue des horribles cheminées de la centrale électrique, qui ont cependant l’avantage de nous annoncer que nous touchons au but car je sais qu’elles se trouvent à proximité d’Antelope. Quel dommage de gâcher un tel paysage par un monstre pareil. Mais bon, la vie moderne a ses raisons… Là aussi, il nous faut encore parcourir quelques kilomètres avant de constater la présence de beaucoup de voitures sur la gauche de la route… et de freiner en catastrophe quand on se rend compte que juste en face, sur la droite, un panneau de fortune indique « Lower Antelope ».

Après un petit chemin de sable rouge (ça compte pour une piste ?), nous sortons du Rav4. Là, nous sommes cloués sur place par la chaleur. Et il n’est que 10h30 !

Nous arrivons à la petite paillotte qui sert de guichet. Un Allemand est devant nous. Il vient de faire Upper, et apparemment, on lui a dit qu'il ne devait plus payer le « parking » à Lower. Mais le Navajo de Lower ne l’entend pas de cette oreille. Gros scandale ! « That's a bit expensive for a stupid parking lot ! » Nous, derrière, n'en pensons pas moins, mais attendons patiemment. Grand bien nous en prend il faut croire car, sans rien demander, le guichetier nous dit qu'on ne doit rien payer pour Nathan ! Cadeau de la maison ! Thanks !

Nous devons attendre une dizaine de minutes, car un groupe vient de partir. Là, je vois arriver la Française et son fils avec qui j’ai discuté la veille au soir pendant le coucher de soleil sur Monument Valley. Elle est accompagnée de son mari et de son autre fils. Ils auront moins de chance et n’auront pas droit à une réduction. Quand l’heure arrive, le guichetier interpelle les 3 jeunes Navajos qui traînent près du groupe. Deux d'entre eux sont souriants et jouent de la guitare, sous l’œil très intéressé de mon mari, qui leur en piquerait bien une car la sienne lui manque. Le troisième a l'air moins sympa et pas de bol, c’est son tour de guider le groupe. Perdu dans la contemplation de son Ipod, il nous précède, en traînant les pieds et, en plein cagnard, nous bafouille le laïus sur la sécurité, par cœur et sans aucune conviction. Ca commence bien !

Nous arrivons près de la faille. Je ne m’attendais pas à ce que l’on doive « descendre » dans le canyon. Pas plus que je m’attendais à cette étroitesse. On va vraiment rentrer là-dedans ?! C’est quand même assez sportif… La Française me dit « Passez devant, le mien a le vertige. » « Le petit ? » « Non, mon mari ! ». Nous nous retrouvons rapidement devant le groupe, sans le guide (on n’a pas dû rater beaucoup d’explications, et avons repéré la fille aux cheveux dans le vent et l’aigle), et avons presque l'impression d'avoir le canyon pour nous seuls.









C’est beau, c’est sûr, mais j’aurais été plus impressionnée si je n’avais pas su à quoi m’attendre. J’ai déjà vu tellement de photos que… cela me semble moins beau qu’en photo. Évidemment, c’est une incroyable curiosité de la nature, mais comme je le disais, ce n’est pas ce que j’attends de l’Ouest. Chacun ses goûts et ses petites marottes.



Nous ressortons du canyon par une échelle très haute et brûlante par endroits. Le retour en plein soleil est sans pitié. La courte marche vers la paillote aussi. Celle vers la voiture, encore plus. Vivement la clim’ !

Nous repartons, partagés, en destination du Lake Powell. Il y a 14 ans, celui-ci ne nous avait pas fait grande impression, mais bon, on avait encore dû louper un truc. Ben cette année aussi, il faut croire. Après une première tentative via une route baptisée « scenic road » qui n’a de scenic que le panneau, nous admirons enfin le fameux lac depuis le point de vue recommandé dans le Routard, après la marina. Nous cherchons du regard une « plage » accessible en voiture, car le petit qui a envie de se baigner. Sans succès. Je propose d’aller à Lone Rock : j’ai vu la photo, ça a l’air beau, et je sais qu’il y a une plage. Seulement voilà, nous roulons, roulons, et pas de Lone Rock en vue. Ca doit être plus loin. Les hommes ont faim, pour ne pas changer, et moi je n’ai pas envie de « perdre du temps » à chercher une hypothétique plage. J’en suis désormais persuadée – même si j’ai sans doute tort : le Lake Powell, c’est surfait, et c’est pas pour nous. Des trucs bien plus sérieux nous attendent : Horseshoe Bend et… Taco Bell.







C’est donc repus de tacos, burritos et autres nachos et armés du plus grand gobelet de pepsi glacé que nous avons pu trouver dans cette véritable chambre froide (z’av trop chaud ou z’av trop froid ?!) que nous nous mettons en route vers Horseshoe Bend. Comme pour Antelope, nous manquons de passer au-dessus car je ne voyais pas ça si près, en fait… Heureusement qu’il y a un parking et un panneau indicateur !

On se gare, on se tartine de crème solaire et on embarque les méga-gobelets. La montée est pénible : toute en sable mou, et il est 14h. Pile l’heure où la luminosité est la moins bonne… Je le sais et je le déplore mais je sais aussi que le matin, une partie du site est dans l’ombre, et que le soir, il est à contre-jour, et qu’il est dès lors recommandé d’y aller l’après-midi. Bon, ça ne fait pas de 14h une heure idéale, mais je fais contre mauvaise fortune bon cœur.

Allez, encore un petit effort, on y est bientôt. Finalement, ce n’est pas aussi long que je le craignais ! Sauf que non, quand on croit qu’on y est, ben en fait non, on n’y est pas du tout ! Le plus dur reste à faire, du moins, au retour, quand il faudra remonter la descente qui s’offre à nos yeux, avec, tout au bout, le fameux fer à cheval.

Pendant la descente, nous voyons des personnes remonter à bout de souffle, épuisées. J’appréhende. Il fait vraiment très chaud. Quels idiots de passer par ici à 14h. Je me maudis intérieurement, mais mes hommes semblent plutôt gaillards. Ils ont mangé, alors tout va bien.

Arrivés là en bas, la pénibilité des efforts fournis s’efface aussitôt. C’est tellement beau. Ce vert émeraude intense est captivant. Mon mari n’en croit pas ses yeux. Il y allait avec des pieds de plomb « C’est quoi encore ce site inconnu que tu as déniché sur ton forum et dont personne n’a jamais entendu parler !? » mais il m’avouera par la suite que c’est le plus beau souvenir qu’il gardera du voyage. Le fiston, lui, trouve que l’eau est « trop verte », que ce serait plus beau si c’était bleu ! J’vous jure, ces gosses…



La remontée se fait à mon rythme, très lentement. Je m’économise. Je sirote mon pepsi, bien dilué à l’heure qu’il est, mais encore frais. Je repense à ce paysage magnifique, et je me retourne plusieurs fois pour essayer de l’admirer encore, mais rien n’y fait : la merveille ne se dévoile que si on l’approche de près.

Arrivés au sommet de la butte dont, à l’aller, nous pensions qu’elle signait notre délivrance, nous rencontrons un couple d’Américains dont madame ne prétend pas descendre tout en bas « juste pour voir un sabot de cheval ». « I can see it from here ! ». Son mari n’insiste pas trop : ça a l’air de l’arranger, en fin de compte. La mêle-tout et bavarde que je suis leur dit que de là où ils sont, ils ne voient rien du tout, que cela vaut vraiment la peine de descendre. « Vous avez pris une photo ? » Je leur montre des photos sur l’appareil. « So, that’s what it looks like ! Okay, now we’ve seen it ! » Et de tourner aussitôt les talons pour redescendre vers le parking. Nous hallucinons. Ce qu'ils ont vu :



Leur Chrysler immatriculé au Kansas nous précède sur la route. Pas longtemps, car ils roulent comme des tarés, et dépassent tout le monde. Drôles d’énergumènes.

Nous avons maintenant mis le cap sur Marble Canyon et Lee’s Ferry. La route est vraiment splendide, mais semble assez longue à mon cher et tendre, qui se demande une nouvelle fois ce que je lui ai dégotté. « C’est encore loin, ton truc, parce qu’on n’a presque plus d’essence ! » Séquence engueulade, sur déclinaison des thèmes « Tu aurais pu y penser à Page, c’est toi qui conduis ! » « Mais je ne savais pas que tu nous emmenais au bout du monde moi ! »



Car au bout du monde, c’est effectivement l’impression que ça donne. Pas une station-service, à notre grand désespoir, pas un magasin, rien. C’est donc d’humeur un peu maussade et inquiète que nous arrivons aux ponts de Marble Canyon. Le ciel s’y met aussi, puisqu’un gros nuage voile le soleil et ne semble pas décidé à bouger. Super. Mon mari regarde à peine, moi, je scrute le ciel, et mon fils, lui… adore ! « C’est super beau ! » Quand on lui demandera plus tard ce qu’il a préféré de tout le voyage, il nous répondra que ce sont ces ponts. Décidément, les voies des enfants sont impénétrables.







Moi qui avais l’intention d’aller jusqu’à Lee’s Ferry, ça s’annonce mal. « C’est encore à combien de km ? » « Euh, je ne sais pas trop, mais on devrait finir par trouver une station-service. » « Ou pas ! » Je vois dans le guide qu’il y a un Visitor Center juste après les ponts. Je propose d’y aller pour se renseigner. Là, une Ranger, blonde, nous dit qu’il y en a une juste après le tournant ! Soupir de soulagement et atmosphère aussitôt plus détendue !

Après avoir fait le plein juste en face du « Marble Canyon Airport », nom ronflant pour un hangar et deux Cessnas, nous prenons la direction des « cailloux en forme de champignons », qu’il me tarde de voir en vrai tellement ils m’ont fascinée dans les carnets de bord que j’ai pu lire.

Ils sont là tout près. Trop beaux. Nous sommes seuls au monde. Pas une voiture, pas un brin de vent, et des rochers marrants en veux-tu en voilà. Les hommes grimpent partout, je fais mumuse avec mon appareil photo. Zénitude retrouvée !







Nous décidons cependant de ne pas pousser jusqu’à Lee’s Ferry : la route semble encore assez longue et à vrai dire, je ne sais pas précisément ce qu’il y a à y voir, hormis des paysages magnifiques et le Colorado. Ce qui n’est bien entendu pas mal du tout comme programme, mais nous ne sommes pas en manque de paysages grandioses, et il faut faire des choix (que je regrette maintenant que j’ai lu le carnet de route d’Itat). Le Grand Canyon nous attend, à 200km de là, et c’est sûr que question choix, ce mastodonte pèse lourd dans la balance.

La route se déroule sous nos roues, belle, mais assez monotone. Je ne retrouve pas la magie dont parlait Vazyvite. Est-ce le soleil qui ne « tape pas dans le bon sens » ? Sommes-nous blasés, gâtés comme nous l’avons été par tous ces fantastiques paysages, ou tout simplement impatients d’arriver à l’étape suivante ? Sans doute un peu de tout ça.

Mon mari fait mine de ne pas entendre mon incantation « Il paraît que le trading post de Cameron vaut le détour », et nous bifurquons sur la 64 et l’East Rim Drive. Là, la route nous semble très belle. Plutôt verte, ce qui est étonnant après toute cette red dirt, elle serpente et prend de l’altitude. Un « petit canyon » la longe sur la droite et nous met en appétit. Le soleil est revenu, la vie est belle.



Nous entrons dans le Grand Canyon, et nous dirigeons vers le premier point de vue du parc : Desert View. Je n’ai pas souvenir de l’avoir fait il y a 14 ans. Il faut dire aussi que nous avions été moins gâtés par la météo à l’époque, et que la neige et les grêles – en plein mois de juin – avaient joué les trouble-fête.

Je trouve ce point de vue sublime. J’en attendais beaucoup, car j’avais vu des photos qui auguraient de sa splendeur majestueuse, mais la réalité me rattrape de plein fouet : c’est absolument somptueux. Ce que j’aime tout particulièrement, c’est que l’on voit qu’il s’agit d’un canyon, avec ses deux rives bien distinctes et son fleuve au centre, plutôt que d’une succession impressionnante de falaises qui donnent l’impression de s’entrechoquer, comme c’est le cas ailleurs dans le parc.



Mon fils tient absolument à monter en haut de la tour de guet, et nous le suivons bien volontiers. Nous nous amusons du petit « volcan » sur notre droite, de la naissance du canyon dans les pâturages. Vraiment, j’aime ce point de vue.





Les suivants sont plus fidèles à mon souvenir, sans doute parce que nous les avons déjà faits. Plus beaux les uns que les autres, mais qui m’impressionnent cependant moins qu’Island in the sky, à Canyonlands. Il faut dire que je savais à quoi m’attendre. Il y a 14 ans, j’en avais eu le souffle coupé. Il n’en reste pas moins que ces retrouvailles sous le soleil sont très réussies… et pimentées par la présence permanente des corbeaux, espiègles et pas farouches pour deux sous.





Les points de vue sont de plus en plus fréquentés à mesure que nous approchons du village. À Yavapai Point, impossible de se garer ! Pourtant, le parking est grand… Nous décidons d’y revenir le lendemain pour le lever du soleil, et d’aller directement à l’hôtel.

Nous arrivons à El Tovar, où nous devons faire le check-in, mais nous logeons au Kachina Lodge. Qu’il est beau cet hôtel, avec ce bois sombre, cette ambiance d’autrefois. Un lieu chargé d’histoire comme je les aime. J’aurais adoré y loger mais je n’ai jamais trouvé de chambres disponibles, malgré la diversité des dates que j’ai entrées, vu les nombreux circuits envisagés. Tant pis.

Notre chambre du Kachina n’est pas mal du tout, avec vue sur le Canyon. Entre lui et nous, la promenade du Rim. Nous faisons une petite balade et visitons la petite boutique de souvenirs de l’historique Hopi House, où mon fils veut absolument acheter une peluche corbeau ! Ces peluches sont plutôt effrayantes et pas très réussies, mais je trouve le clin d’œil sympa et je suis prête à craquer. Mon mari, nettement moins. La fermeture du magasin met fin à nos tergiversations : nous ressortons les mains vides.

Nous n’avons pas très faim et nous nous endormons après avoir grignoté des fruits et biscuits, en admirant le Grand Canyon qui, peu à peu, plonge dans l’obscurité. Je me réveillerai quelques fois la nuit, et à chaque fois, je me lèverai pour admirer le paysage. À certaines heures, le canyon, illuminé par la lune, balayait toute la palette de gris. Pas une couleur à l’horizon. L’impression étrange de regarder un film en noir et blanc. A d’autres heures de la nuit, ce n’était qu’un abyme noir. Comme si nous volions dans l’espace.
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IT Itat Globetrotter ·
Merci pour la suite de ton récit!

Tu as eu beau temps à Marble Canyon, moi c'était orage! Mais c'est dommage de ne pas avoir poussé plus loin que les rochers champignons, la route n'était pas si longue que ça. Tu approchais le Colorado dont tu pouvais toucher l'eau!

Sinon, nous avons eu la même impression pour le Lac Powell, y faire un tour en bateau doit être obligatoire pour en apprécier toute sa valeur!
VE Veileen Veteran ·
Cela fait du bien de voir tout cela ! Je retrouve toutes ces images que j'ai vues, et je lis ces pensées qui ont été parfois très proche de ce que j'ai ressenti. A Horseshoe Bend, perso j'ai un peu crisé devant le vide qui plonge sous vos pieds sans aucune protection. Ce n'était pas pour moi mais j'avais l'angoisse de voir le reste de ma famille s'approcher du bord. Ils s'en souviennent encore... Sinon, que c'est beau ! Pour Monument Valley, il faut reconnaître que le View est fabuleux. La vue des chambres y est sensationnelle ! Et le resto très bien (le fried bread : une merveille !). L'accueil a été très agréable, mais sans exagération. Nous aussi à 5h30, comme tous les clients de l'hôtel étions réveillés pour le lever de soleil. Un souvenir inoubliable ! Bravo et vivement la suite !
Pour voir mes carnets Ouest USA, cliquez sur mon pseudo puis cliquez celui désiré dans la rubrique "carnets" : Vous avez le choix avec 2009, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 : ça en fait de la lecture ! Et maintenant : la Chine !
VA Vazyvite Globetrotter ·
Je pense que je dois traumatiser des générations de voyageurs avec ma Route 89 entre Page et Grand Canyon 😎 D'ailleurs j'avais rajouté que pour l'avoir refaite mais en milieu de journée, on ne retrouvait pas cette lumière fabuleuse du couchant qui nous avait tellement marqué ... et ça reste valable pour la majeure partie des sites d'ailleurs. Le malheureux qui verra Monument Valley à 14h00 ne pourra jamais comparer avec un lever ou un coucher de soleil.

Mais je suis d'accord que c'étaient aussi nos 1ères roches rouges du circuit et que ça joue !
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" Psychologiquement instable donc je ne réponds de rien" : Sa Maman
VE Veileen Veteran ·
"À Hanksville, grosse pensée pour Vazyvite, dont j’explique la mésaventure à mon mari"

Mince, j'ai raté ça ? 😮 Alors c'est quoi ? (Faut reconnaître que les mésaventures sont le sel des voyages : un peu, ça donne du goût et trop, ça devient carrément immangeable...)
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VA Vazyvite Globetrotter ·
"À Hanksville, grosse pensée pour Vazyvite, dont j’explique la mésaventure à mon mari" Mince, j'ai raté ça ? 😮 Alors c'est quoi ?

La honte de ma vie 😎 J'étais seul et j'ai raté un embranchement ... pour faire 2 fois l'AR sur une route qui n'était pas la bonne tout en vérifiant 2 fois sur une carte 😕 1 matinée de foutue, un parc raté et personne à engu..... à proximité 😉

Je me réveille encore parfois en hurlant et en sueur quand je refais ce cauchemar !
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" Psychologiquement instable donc je ne réponds de rien" : Sa Maman
VE Veileen Veteran ·
Le plus insuportable dans tout ça, en fait, c'est : "personne à engu..." Je compatis !!!😉
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OM Ombelline Veteran ·
Je viens de découvrir la suite! Les photos de Monument Valley au lever du jour m'ont carrément donné la chair de poule! D'après les différents commentaires sur le Lake Powell, je suis contente d'avoir opté pour une ballade en bateau (j'avais longuement hésité); Vraiment, Virginath, sur une période aussi courte, vous avez réussi le challenge de voir un maximum de toutes ces beautés époustouflantes!!! Concernant Antelope Canyon, ta remarque concernant le fait que tu savais à quoi t'attendre, me fait penser à mon ainé qui veut se "laisser surprendre": il ne regarde aucune photo, contrairement à ma fille qui a déjà visionné toutes les fabuleuses photos et autres carnets de voyage😊😛 C'est peut-être lui qui a raison😇 En tout cas, ton carnet va crescendo! vivement la suite!🙂
ANNE
VI Virginath Globetrotter ·
Mon mari est comme ton fils : il n'a rien voulu savoir sur ce que nous allions voir ou faire. Chaque jour, je le "briefais" pour le lendemain !

Moi par contre, l'un de mes grands plaisirs, c'est de voir "en vrai" ce que j'ai vu sur photo. Chacun son style !

La suite sans doute ce soir.
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OM Ombelline Veteran ·
La suite sans doute ce soir.

Super! je vais guetter😉
ANNE
KA Kathydjé Regular ·
Mon mari est comme ton fils : il n'a rien voulu savoir sur ce que nous allions voir ou faire. Chaque jour, je le "briefais" pour le lendemain !

Moi par contre, l'un de mes grands plaisirs, c'est de voir "en vrai" ce que j'ai vu sur photo. Chacun son style !

La suite sans doute ce soir.

Salut Virginie, Ahhh cette suite tant attendue. Toujours aussi excellent de te lire, avec toutes tes anecdotes familiales 🙂 Ma femme est comme ton mari !!!! Il me font marrer, moi, avec leur "oooh, je ne veux rien savoir ni voir. Comme ça, j'aurais les surprises." Moi aussi, j'aurais bien aimé découvrir sur place. Mais si on fait tous ça, qui c'est qui le monte, le voyage ??????? 🤪 😇

Vivement ce soir pour la suiteeeeeeeeeeeeee

Jérôme
Notre carnet 'I have a dream' http://cj.p.free.fr/USA/USA_Accueil.html

Proverbe marseillais : Si l'envie te prend de travailler.... assieds-toi et attends que ça passe !!!
VI Virginath Globetrotter ·
Mais si on fait tous ça, qui c'est qui le monte, le voyage ??????? 🤪 😇

C'est exactement ce que je dis aussi ! 😛

Tout comme les quelques jours d'agitation qui précèdent le départ, où il faut penser à tout, préparer les bagages, organiser ci et ça... "Mais RELAX, c'est les vacances !!!" 😇 Ce qui a le don de me mettre en pétard, parce qu'il faut bien que quelqu'un y pense, à tout ça ! 🤪
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OM Ombelline Veteran ·
Mais si on fait tous ça, qui c'est qui le monte, le voyage ??????? 🤪 😇

Jérôme

Exact! moi je suis comme Virginath : c'est quand je vois des beautés quelque part que je me dis qu'il faut absolument que j'aille sur place (je rêve d'ailleurs d'aller découvrir un jour la Baie d'Halong😊)

Mais monter le voyage, est un bonheur absolu! on voyage déjà une première fois, et comme je pars du principe qu'on ne voit que ce qu'on connaît...
ANNE
VA Vazyvite Globetrotter ·
C'est bien qu'il y en ai un qui soit "vierge" ... parfois, on est tellement dans son timing que sur place, on perd un peu de souplesse et de jugeotte ( ça c'est pour moi 😛 ) Ton mari t'as fait faire des trucs que t'avais pas prévu, comme la Burr Trail, et c'est bien aussi d'avoir un oeil neuf. Mauricette est comme ça, elle découvre et puis sur place, elle peut être + pragmatique parfois.

C'est un bon équilibre, je trouve 😎
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" Psychologiquement instable donc je ne réponds de rien" : Sa Maman
VI Virginath Globetrotter ·
Oui c'est vrai, mais que les "vierges" balaient parfois d'un revers de la main la visite de sites pour lesquels nous avons minutieusement pesé le pour et le contre, inconscients de ce qu'on risque de rater, ça peut être râlant ! (j'avoue que j'avais bien précisé avant de partir que je ne tolérerais pas ce genre de comportement 😎. Vu le temps que j'avais passé à préparer et à peaufiner le circuit, il n'était pas question qu'on me le saborde genre "En deux secondes, je te réorganise le truc parce que je sais mieux que toi qui a passé 6 mois à préparer." Les trucs qu'on a zappés, ça vient de moi, parce que bon, je ne suis pas obtue non plus, je me rends compte quand trop, c'est trop.)

Et puis n'oublions pas que Mauricette est une femme : le pragmatisme vient de là. 😎 Enfin si, mon mari est pragmatique quand il s'agit de bouffe, faut lui reconnaître ça. D'où le "raccourci" du burr trail 😛
Circuit dans l'Ouest : http://voyageforum.com/v.f?post=2744058 Floride-Louisiane : http://voyageforum.com/v.f?post=3536861 Une semaine à New York : http://voyageforum.com/v.f?post=4550454 New York, again http://voyageforum.com/v.f?post=5593646
KA Kathydjé Regular ·
Alors ça, c'est clair qu'après des mois et des mois de préparation, le Terminator du programme patiemment établi, doit falloir qu'il soit particulièrement psychologue s'il ne veut pas être foudroyé du regard... 😛

Dans mon cas, c'est Maurice qui a monté le voyage. Donc Mauricette, sous prétexte que je veux encore voir un site, va pas falloir qu'elle me lâche trop souvent un truc du style : "tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice !!!!!" 😏😏

Mais, à défaut d'être pragmatique, Mauricette, c'est une marmotte réincarnée qui dort en voiture. Donc, à peine le pied posé sur le tarmac, direction le walmart pour achat d'un bon oreiller. Ainsi Mauricette pourra dormir pendant que je crapahuterai de partout 😎 Non mais sérieux, on ne va pas se le faire torpiller ce voyage !!!!!
Notre carnet 'I have a dream' http://cj.p.free.fr/USA/USA_Accueil.html

Proverbe marseillais : Si l'envie te prend de travailler.... assieds-toi et attends que ça passe !!!
LH Lhommée Regular ·
Il me font marrer, moi, avec leur "oooh, je ne veux rien savoir ni voir. Comme ça, j'aurais les surprises." Moi aussi, j'aurais bien aimé découvrir sur place. Mais si on fait tous ça, qui c'est qui le monte, le voyage ???????

L'an passé, j'ai finalisé mes préparatifs de parcours (pluriel ; rien n'était réellement défini ni minuté, afin de garder la liberté durythme) en dévorant des carnets de voyages, mais avec la certitude du départ, je n'ai plus jamais regardé une seule photo, me contentant de copier-collage spécial des lignes sur traitement de texte. J'ai aussi évité de tout revérifier "d'en haut", afin de ne pas tout déflorer.... Juste se laisser bercer par les mots, pour recueillir les impressions, et laisser l'imagination gambader encore. Idem pour la lecture des Ph the Sw : la main sur les photos !😉 Je sais, c'est dommage. Les souvenirs des images de certains carnets lus ces dernières années et jusqu'à la prise de décision "on part !", étaient bien encore suffisamment présents pour ne pas les raviver.

Savoir où l'on va, mais ne pas trop voir, pour se laisser pleinement surprendre, et laisser le charme de la découverte opérer........🙂

En revanche, depuis mon retour, je détaille avec plaisir toutes les photos, en évitant celles des lieux où -c'est sûr- j'irai à court terme. - -- Vincent
Vincent
CN CNH320 Regular ·
C'est également mon cas : tout le voyage repose sur moi de A à Z 🤪

En plus, je serais le seul à tenir le volant pendant 19 jours, parce que ma petite maman n'a pas le permis !
VI Virginath Globetrotter ·
Vers 5h, mon mari et moi nous mettons en route, après avoir prévenu le fiston qui dort comme un loir que nous allons admirer le lever de soleil. Il se réveille à peine.

Dehors, une belle surprise nous attend : deux cerfs se baladent tranquillement entre les rails du train. Comme ils sont grands et majestueux ! Je regrette aussitôt que Nathan ne soit pas avec nous.



À Yavapai Point, il y a presque autant de monde sur le parking que la veille au soir. Incroyable ! Rien à voir avec le calme de Monument Valley. Nous marchons un peu, histoire de trouver un endroit plus paisible, mais nous ne sommes pas les seuls à avoir cette idée de génie. C’est donc collégialement que nous assistons à l’illumination progressive du Canyon. Il était déjà « éclairé » avant, mais là, il prend toutes ses couleurs. Somptueux.





Nous ne nous attardons pas trop : je n’aime pas laisser Nathan seul dans la chambre. Quant à mon mari, il a envie de prendre la route au plus vite, car il appréhende un peu la journée de voiture qui nous attend pour rentrer à L.A., d’autant que j’ai prévu des arrêts sur divers tronçons de la Route 66. Moi, je n’ai pas envie de partir tout de suite, je veux un bon petit-déjeuner et me balader encore un peu.

Quand les chats ne sont pas là, la souris danse. Nous trouvons le petit en train de regarder la télé au lit, royal. Mon mari refait les valises et moi, je parcours un peu les brochures qui nous ont été remises à l’entrée du parc. Je m’aperçois que la partie du Grand Canyon que nous n’avons pas faite hier, la West Rim, n’est accessible qu’en navette, ce qui ne me plaît que moyennement du fait des contraintes et pertes de temps éventuelles. J’essaie d’organiser une balade pas trop longue avec retour en navette, mais je ne trouve rien qui nous convienne. Comme je regrette de ne pas avoir préparé un peu plus cette étape au Grand Canyon ! J’avoue que j’y suis allée pour le montrer au petit et parce que, passant « si près », on ne pouvait décemment pas ne pas y aller. Si cela n’avait tenu qu’à moi, j’aurais zappé cette étape, ou opté pour la rive nord, afin de privilégier d’autres parcs que nous n’avions pas encore vus. Je m’en mords les doigts.



Mon mari a envie de partir sans plus attendre et de manger à Williams. Je trouve ça trop loin, et je tiens absolument à prendre le petit-déjeuner au Bright Angel Lodge. Il ouvre à 7 heures. Cela tombe bien : le temps de faire le check-out à El Tovar, nous y sommes. Je pensais qu’il s’agirait d’un buffet comme dans l’hôtel Xanterra à Bryce, mais non, nous devons commander sur un menu. Mon mari bougonne car il ne trouve pas ce qui lui plaît, moi j’ai repéré les pancakes et, comme choisir, c’est renoncer, je compte bien commander le pain perdu pour Nathan… il ne sera pas perdu pour tout le monde. 😇 La demi-portion suggérée par notre mamie-serveuse s’avère gigantesque malgré mes craintes de voir s’échapper mon double petit-déj, et comme prévu, je peux savourer des pancakes ET des French toasts.







(El Tovar)



Comme le monde est bien fait, il y a une boutique de souvenirs DANS le Bright Angel Lodge, déjà ouverte alors qu’il n’est même pas 8 heures… La question de la peluche corbeau se repose, vite réglée par la vision d’une peluche puma qui met tout le monde d’accord (hier, nous avions parlé des panneaux relatifs à la traversée d’animaux sauvages, et Nathan avait halluciné d’apprendre qu’il y avait des pumas au Grand Canyon, car non, ce n’est pas qu’une marque de baskets). Nous décidons avec un bel unisson familial de l’appeler « Canyon ». Ce sera notre petit Canyon du Grand Canyon.





J’ai beaucoup de mal à partir, et je réussis encore à grappiller quelques minutes de balades sur le rim. Il fait tellement beau et bon, à 8 heures du mat’. Et c’est tellement beau, et tellement bon d’être là… Des Japonais nous montrent des condors. Ils sont bagués (les condors, pas les Japonais), et appartiennent au studio de photo tout proche. Je tente le zoom.





Un dernier regard appuyé au Canyon, et nous partons, en passant juste à côté des cabanes du Bright Angel Lodge, où j’avais réservé au cours de l’une des multiples moutures du circuit. Ca fait un peu cabanon de jardin, pas forcément engageant de prime abord, mais j’ai appris depuis que c’était très bien !

Nous quittons le Grand Canyon. J’ai le cœur gros. C’était clairement trop court. Je me dis que jamais deux sans trois, on reviendra. En passant à Tusayan, mon fils bondit en voyant les hélicos et bougonne quand il apprend que l’on peut survoler le Grand Canyon à bord de ces engins. Une raison de plus de revenir !

La route est toute droite, très monotone. Comme en plus, j’ai le blues, elle me semble interminable. Nous passons devant le parc Flintstones, que nous avions visité il y a 14 ans en nous rendant au Grand Canyon (comme des bleus, nous avions logé à Williams et nous nous étions enfilé plus de 250km pour rien à cause de ça…), tellement dépités par le mauvais temps que cette halte humoristique était la bienvenue. Je jette un regard à mon mari : le petit est captivé par sa Nintendo DS, il n’a rien vu… on continue !

Nous arrivons à Williams et nous dirigeons vers la boucle de la Route 66. En effet, à Williams, elle consiste en deux fois deux bandes de circulation, séparées par des blocs de commerces. Dans le sens où nous arrivons, ça ne ressemble pas à grand-chose, il faut bien le dire, mais nous savons qu’il ne faut pas trop attendre de cette route mythique, qui a été recouverte en beaucoup d’endroits. Dans l’autre sens par contre, cela ressemble à une Main Street typique comme je les adore. La légende est alimentée à grand renfort de magasins de souvenirs, mais c’est sympa comme tout. Nous entrons dans quelques boutiques, ainsi que dans un magasin de santiags et de stetsons. Nous voyons aussi de l’autre côté de la route le train pour le Grand Canyon. Moi qui m’attendais à une grosse locomotive à vapeur… c’est pas du tout ça !

















Cette petite halte nous a bien plu, sans doute plus que la suivante, Seligman. Seligman est plus haute en couleurs, mais il s’en dégage une telle impression d’abandon, et de refus de sortir du passé, que la visite nous laisse dubitatifs. Toutes ces vieilles voitures abandonnées, peinturlurées comme les personnages de Cars – dessin animé qui a dû redonner un coup de fouet au tourisme local –, ce rappel d’un passé glorieux totalement révolu entretenu à coups de souvenirs kitsch en tous genres… Nous sommes en train de nous dire qu’il s’agit d’un vrai village fantôme et de nous demander comment ces commerces peuvent bien survivre, quand nous voyons arriver deux cars de touristes, qui envahissent aussitôt les échoppes. Les affaires vont bien semble-t-il, enfin, c’est tout le mal que je leur souhaite. Nous, avec notre petite planche d’autocollants – 5 dollars quand même ! – destinés à la guitare électrique de mon musicien en herbe, n’avons guère apporté notre contribution à la survie commerciale de la légende…















Nous reprenons la 40, non sans expliquer l’histoire de la Route 66 à Nathan, et sans faire les inévitables parallèles avec le dessin animé Cars et expliquer que non, cela ne se passe pas à l’époque de Jésus (vive les écoles catholiques) mais bien à celle de ses papys et mamys.

La route est agréable. Il fait beau, ça roule bien, mon mari est content. L’arrêt suivant est prévu à Kingman. Dès l’arrivée, je ne le sens pas. C’est déjà une grosse ville. Ca m’intimide, après toutes ces journées en pleine nature, et la jolie Williams. Il y a de la circulation, la route 66 se perd au milieu d’autres highways, je ne vois aucune enseigne de motel typique… On zappe et on continue directement sur la 66 en direction d'Oatman.

Nous longeons un instant la 40, puis… des montagnes en ligne d’horizon, telles un mirage. Elles n’arrivent jamais. Nous ne croisons pas une seule voiture tout au long de cette ligne droite, qui ondule cependant beaucoup, comme de mini montagnes russes. La route est étroite, en mauvais état. Les bas-côtés ne sont pas rectilignes, donnant une impression d’inachevé. Il y a quelques bungalows de plain pied de part et d’autre, sortis tout droit d’un magazine déco des 50s, avec leurs boîtes aux lettres le long de la route.

Pas un chat à la ronde, et toujours ces montagnes devant nous. Difficile de s’imaginer que cette route a été très fréquentée autrefois. D’ailleurs, l’a-t-elle été ? La circulation était-elle comparable à celle de nos autoroutes d’aujourd’hui, toutes proportions gardées évidemment ? Si c’est le cas, ces maisons jouissent d’un calme qu’elles n’ont pas toujours connu. Pour elles, la 40 est-elle une bénédiction, ou une tragédie ?



Vu le manque d’animation à l’extérieur, ça bouillonne à l’intérieur. Nous y allons de nos théories, de nos fantasmes sur cette époque qui, plus que toute autre, attise la nostalgie même chez ceux qui, paradoxalement, sont trop jeunes pour l’avoir connue. Nous nous la figurons, parcourue par de grosses américaines aux couleurs pastels, par des cabriolets de sport… Nous n’osons imaginer ce que ça devait donner avant le confort des voitures actuelles, car ça secoue pas mal. Et sans la clim’ ! Là aussi, ça devait bouillonner à l’intérieur !

Bref, c’est un plein rêve éveillé que nous amorçons les premiers lacets. Je savais qu’il y avait un col à passer, mais nous sommes quand même stupéfaits de découvrir que la fameuse Route 66 est aussi une route de montagne. On se l’imagine toujours toute droite, bordée de motels aux enseignes plus délirantes les unes que les autres, mais nous nous apercevons qu’en fait, c’est plus une route de campagne entrecoupée de passages dans des villages. Cette ascension plaît beaucoup au conducteur et à la photographe, qui s’en sort moins bien que le conducteur, puisque pas une photo n’est nette ! Ca secoue ! Quant au petit, il dort, ce qui n’est pas plus mal : ça lui évitera d’être malade !



Nous passons devons une mine, où nous croisons le premier signe de vie depuis plus d’une heure : un homme qui conduit un chariot-élévateur et nous coupe carrément la route ! C’est quand même le comble : il n’y a pas une voiture à l’horizon à part nous, et il ne nous laisse pas passer ! Sans doute, par habitude, n’a-t-il même pas regardé…

Nous arrivons à Oatman sous un soleil de plomb. Il est près de 13h. Là aussi, la Route 66 nous étonne : elle traverse un vrai village western, où des mules errent nonchalamment dans la rue ! En bons touristes qui se respectent et veulent se faire bien voir des locaux, nous y allons de notre sachet de carottes pour ces sympathiques mascottes, et nous dirigeons ensuite vers le saloon Olive, où nous dégustons d’excellents hamburgers dans un panier en plastique recouvert de serviettes en papier, accompagnés de coca en boîtes. Elle ne doit pas être noyée sous la vaisselle sale, Olive !











Nous redescendons et récupérons la 40 un peu plus loin. Mon mari est aux anges, nous avançons bien plus vite qu’il ne le pensait, si ça continue comme ça, on sera à Barstow avant 16 heures. Nous avons en effet prévu de nous y arrêter pour reprendre notre souffle avant d’entrer dans L.A. et pour acheter un t-shirt Hilfiger à sa sœur, comme elle nous l’a demandé. On avait décidé qu’on ne prenait pas de commandes, mais comme c’était son anniv’, bons princes, on a accepté. Puis après tout, une séance shopping, ça ne se refuse pas !😇

La route se poursuit donc. Je reprends mon petit jeu « photos de gros camions, photos de gros camions et de paysages, photos de gros camions qui se croisent devant de beaux paysages »… À l’approche de Barstow, panique, on n’a presque plus d’essence et nous ne voyons pas les Outlets. Quand on vient de LA, on tombe dessus sans même le vouloir, mais en venant du Grand Canyon, il y a des embranchements à prendre, des panneaux à ne pas louper, et nous sommes en plein contre-jour. Madame GPS dort au fond de sa housse on ne sait trop où, on n’a pas eu besoin d’elle depuis 6 jours. Finalement, nous trouvons ces satanés Outlets. Il est environ 16h. Right on time.



Nous passons une petite heure à passer de Hilfiger en Gap, de Gap en Guess, de Guess en Calvin Klein, et de Calvin Klein en Ralph Lauren. Bilan des courses (ha ha) : une adorable petite pochette CK pour moi (« Qui ne prend pas de place dans la valise, tu as vu comme je suis prévoyante, chéri ? »), une chemise pour mon mari, et un pull Hilfiger pour ma belle-sœur, n’ayant pas trouvé le genre de t-shirt qu’elle souhaitait. Déjà pour le pull, ça a été le casse-tête. Quelle taille ? Quelle couleur ? Décidément, les commandes, c’est foireux.

Nous reprenons la route en saluant le Big Boy dont nous avions fait l’ouverture matinale il y a moins d’une semaine. Le Rav4 a près de 2000 miles de plus au compteur, et est tacheté de red dirt, souvenir du Shafer Trail, de l’Onion Creek Trail et de la piste de Monument Valley. Et les parkings sont nettement plus animés qu’à 6 heures du mat’, il faut bien le dire !

Direction L.A., toujours le soleil dans les yeux. La circulation est intense. Nous n’en finissons pas de rentrer dans la ville, tout comme une semaine plus tôt, nous ne finissions pas d’en sortir. J’ai retrouvé le GPS dans tout notre barda, et j’anticipe ses indications à l’aide de la très sommaire carte d’Alamo, qui nous sera cependant bien utile et nous sortira plus d’une fois d’un mauvais pas. Nous logeons à Universal City, mais j’ai prévu de dîner à Pasadena, quartier semble-t-il très sympa mais excentré par rapport aux autres « attractions » de Los Angeles. Il a cependant l’avantage de se trouver sur notre route. Organisation, organisation !

Pasadena tient ses promesses. Plein de jolies façades anciennes, de boutiques, de terrasses, de restaurants. Par contre, nous avons l’air de ploucs complets, dans ce coin plutôt BC-BG : shorts et t-shirts froissés, Croc’s aux pieds, cheveux en bataille après une journée de route au compteur… Mon mari ne prétend pas entrer « habillés comme ça » dans un de ces beaux restaurants. « C’est les USA, les gens sont cools ici ! » « Y a des limites, là, on dirait des clodos, pas question ! ». Je laisse tomber, lui, sa priorité, c’est la bouffe, moi, c’est les photos. Je mitraille un max mais le soleil est déjà bien bas. Cela donne des couleurs superbes en certains endroits, tandis que d’autres sont complètement plongées dans l’ombre. Et je veux absolument voir l’hôtel de ville, relativement loin à pied, comme nous nous en rendrons compte. C’est presque au pas de course, enfin, aussi rapidement que nous le permettent nos Croc’s, que nous y arrivons enfin. Clic-clac, c’est dans la boîte. « Oh, c’est beau… quand est-ce qu’on mange ? ». Irrécupérables.























Après avoir assisté à un spectacle étonnant – une Ferrari remorquée par un Hummer – nous nous asseyons dans un très joli restaurant (« Il n’est pas sur la rue principale, alors ça va ! ») et mangeons, pour la première fois en 8 jours, autre chose qu’une pizza ou un hamburger. Ca fait quand même du bien de retrouver un peu de sophistication !







Universal City n’est pas très loin de là. En 10 minutes, nous sommes au Hilton. Rendons au GPS ce qui est au GPS : quand il fait nuit, ce « gadget » est quand même bien pratique.

Nous nous garons au parking sous-terrain, prenons l’ascenseur, et arrivons dans un énorme hall d’entrée très sombre. Étrange. Panne d’électricité ? Éclairage trèèès tamisé ? Mais où sont les clients ? Ca y est, après les villes fantômes, l’hôtel fantôme. Je rêvasse devant l’énorme lustre en cristal… éteint. Comme si je me trouvais dans un magasin après la fermeture. Le rêve ! Mon mari, tout à fait dans son élément dans ce genre d’hôtel, est déjà en train de cavaler devant. Nous le suivons en tirant nos valises dans des dédales de couloirs sombres, recouverts de moquette.

Enfin, au loin, nous distinguons des lumières. Beaucoup de lumières. Voilà qui est mieux. Voilà qui ressemble nettement plus à une réception d’hôtel. D’un très bel hôtel. Avec un lustre en cristal énorme – et allumé –, un piano-bar, des couples en tenue de soirée et tout et tout. On se sent plus ploucs que jamais, avec notre accoutrement. D’autant qu’on loge gratuitement. La grande classe, quoi.

Notre chambre est au 22ème étage. Enfin, nous sommes à l’étage où les chambres commencent par 22. Sachant que la réception est au 2ème mais semble être au rez-de-chaussée du fait de l’implantation de l’hôtel sur la colline et qu’il n’y a pas de 13ème étage, on doit être au 19ème, en fait. Qu’importe, c’est haut. Et beau. À nos pieds serpente la highway, animée par ses milliers de loupiotes en mouvement, telle une guirlande de Noël. Mon fils cherche les lettres HOLLYWOOD mais ne les trouve pas, et mon mari le baratine en lui montrant un petit parking éclairé et en lui disant que demain, c’est là qu’on va. Dépité, le petit s’exclame : « C’est ‘ça’, Universal Studios ?! ». 🤪 Il n’a en effet jamais entendu parler de ces « studios » et n’a aucune idée de ce qui l’attend. C’est sur c’te bonne blague que nous nous endormons, non sans avoir savouré les cookies et les fruits exotiques qu’ils ont le bon goût de prévoir dans les suites. Quand on vous dit qu’un peu de sophistication, ça fait du bien !
Circuit dans l'Ouest : http://voyageforum.com/v.f?post=2744058 Floride-Louisiane : http://voyageforum.com/v.f?post=3536861 Une semaine à New York : http://voyageforum.com/v.f?post=4550454 New York, again http://voyageforum.com/v.f?post=5593646
OM Ombelline Veteran ·
Toujours aussi beau😉 J'adore tes textes: c'est vraiment très bien écrit; tu devrais te mettre à l'écriture: je suis fan! De plus tu réussis à transmettre des émotions... je t'ai senti nostalgique tout au long du récit d'aujourd'hui😕 Hâte de lire la suite!😉
ANNE
GA Gallia Veteran ·
c'est vraiment beau et ça donne le goût d'y aller ! dire qu'avant j'étais pas fan des USA, et que maintenant que j'y ai goûté. je m'en lasse pas.

TON récit captive et donne envie d'y retourner mais en plus dans l'Ouest ! où les paysages sont vraiment splendides.

et puis ton récit est très vivant, avec ta petite famille cela donne l'impression d'être avec vous.

j'attends la suite !
Vous ne serez riche que lorsque vous serez en possession d'une chose que l'argent ne peut acheter Pour le voyageur amoureux, cent km ne paraissent pas plus longs qu'un km( proverbe japonais)
IT Itat Globetrotter ·
Merci pour la suite de ton récit!

Un bon point, tu ne m'as pas fait regretter de ne pas m'être arrêté à Seligman et à faire un bout de 66 à Kingman. Nous avons bien fait de rouler et d'arriver plus tôt au Grand Canyon! Hormis pour la photo devant le panneau mais bon...

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