je me suis toujours demandé ce que je "foutais" sur la terre. Et pourquoi mon père, mort quelques mois après ma naissance, ancien plus jeune résistant français, avait rejoint la Première Compagnie Sahariene motorisée d'Atar, et passé le reste de sa vie à réparer des moteurs de l'armée, en Algérie, en Mauritanie, au Sénégal, au Mali (qui n'existait pas sous ce nom), au Maroc et pour finir en Algérie où ma mère est née et a grandi. (croyez moi c 'est pas "cool" d'être enfant de militaire en pays occupé par la France et encore moins enfant de "pied noir"). Bien sûr, je n'ai jamais eu de réponse : les morts ne parlent pas, et l'armée ne parle pas. Seulement, voilà, j'avais des photos... Alors forcément, un jour j'ai pris la route. Je voulais voir, comprendre. C'est grâce à VF que j 'ai pu me documenter, un peu, sur le passage de la frontière Maroc Mauritanie et j'en remercie ses membres, tout comme je remercie toutes celles et tous ceux qui m'ont accueillie, pendant 14 ans, sur la route. Depuis quelques semaines, je me demande si je dois en parler ou pas.. Il se fait que les Mauritaniens ont transformé ma vie en me demandant de l'aide... Et cela, dès le mois de février 2012... (avais je une dette envers eux ? Question sans réponse) Ah ah. La belle affaire, ils m'avaient vu venir. Mais quand on vous met des enfants malades dans les bras, en vous suppliant de faire quelque chose, qu'auriez vous fait ? J'avais travaillé dans un hôpital, je connaissais un peu les règles à suivre. Je ne me suis pas posé de question. Et bien, toutes ces années J'ai rencontré des médecins, des chirurgiens, et ensemble, nous avons organisé des prises en charge, des évacuations d'enfant, des formations de chirurgiens, jusqu'à tenter de ne plus faire voyager les enfants hors de leur pays, et cela n'a jamais été simple. J'en profite pour remercier celles et ceux qui nous ont soutenus ainsi que la Chaine de l'Espoir, la Fondation Face au Monde et toutes celles et ceux qui ont tissé des liens entre nos deux pays. Malheureusement, et malgré les efforts permanents des médecins et chirurgiens mauritaniens, certains enfants n'ont pas pu être pris en charge à temps. Aujourd'hui je voudrais parler de quatre frères et soeurs, orphelins de mère, atteints d'un glaucome congénital provoquant une cécité irréversible. Leur cas m'a été confié en 2020 quelques semaines avant le grand confinement. Nous n'avons rien pu faire pour eux alors, quand leur père m'a demandé un cadeau, je me suis jetée sur mon ordinateur et j'ai écrit une histoire. A travers un conte, les enfants vont réaliser un grand voyage, explorer leur pays, réaliser un rêve. Jamais je ne pensais que ce livre serait publié, il l'a été, en 2023. Ce livre rend hommage à la Mauritanie, il est un message pour celles et ceux qui ne se conaissent rien des difficultés de la vie là bas, il porte la dureté et la beauté d'un désert immense où il est possible de se ballader en 4X4, à vélo, à pied, à dos de dromadaire, en toute sécurité, il témoigne de la bienveillance des Mauritaniens pour le voyageur. En tant que femme seule avec mon véhicule, un vieux Mercedes au chassis maintenant pourri et qui ne roule plus, j'y ai fait les plus belles rencontres de ma vie (j'ai vu d'autres coins du monde...).. Les enfants aveugles de Choum, d'Atar, de Nouadhibou et de Nouakchott sont à jamais dans mon coeur. Des lectrices bénévoles ont transcrit le livre en versio audio gratuite pour les malvoyants, il est disponible dans les bibliothèques sonores de France, de la Fondation Valentin Hauy, dans la bibliothèque suisse romande. J'ai effectué mon dernier voyage en Mauritanie avec mon vieux 4X4 afin d'offrir le livre un peu partout et surtout à ses héros et à l'école des malvoyants de Nouakchott. Ensuite, j'ai pensé que la page devait se refermer parce que je n'ai plus ni les moyens ni la force de voyager. Mes éditrices avaient choisi de lui donner ce titre : les yeux bleus du désert. Cette publication a permis à une mission d'ophtalmologues bénévoles suisses de venir opérer les glaucomes en Mauritanie. Je m'en réjouis car chaque année, ils reviennent ! Cette aventure se termine, oui, car il faut une fin à tout, mais au final, elle est née ici, dans le site de VF !! Alors oui, il fallait que je le dise : MERCI !!!!!
Peuples de l'Asie (suite)
by GeorgesOZ
This discussion is in French, the community’s main language.
Comme quoi, ma grand-mère a raison, un p'tit mot de temps en temps ça fait toujours plaisir ! 🙂
Le radiateur est bien chaud (il est d'ailleurs squatté par mon chat qui dors dessus toute la journée), mais ne t'inquiètes pas, je ne m'endors, et je suis ton cours avec interet 😉
Le radiateur est bien chaud (il est d'ailleurs squatté par mon chat qui dors dessus toute la journée), mais ne t'inquiètes pas, je ne m'endors, et je suis ton cours avec interet 😉
Tous mes voyages en images : sur mon blog
Bonsoir Georges,
Tu veux dire qu'à cause du ... mauvais esprit manifeste de certains (2 , si je compte bien ?), tu laisserais tomber tous tes fidèles qui depuis quelques jours n'ont rien à se mettre sous l'oeil ?
Excuse non valable, attention le blâme n'est pas loin.
Danielle
Tu veux dire qu'à cause du ... mauvais esprit manifeste de certains (2 , si je compte bien ?), tu laisserais tomber tous tes fidèles qui depuis quelques jours n'ont rien à se mettre sous l'oeil ?
Excuse non valable, attention le blâme n'est pas loin.
Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
Suite sur la population de la Thailande.
Les « Montagnards »
Les « Montagnards » (« hill tribes » en anglais, qu’on peut traduire par « tribus des collines, ou hautes terres ») incluaient les groupes ethniques vivant dans les montagnes du nord et du nord-ouest de la Thaïlande dans la région connue, à cause de la production illégale d’opium, sous le nom de Triangle d’Or. Jusqu’aux années 1970, le gouvernement central Thaï considérait ces groupes principalement en tant que cultivateurs d’opium engagés dans des activités illégales. Depuis, les minorités des hautes terres, par leurs propres efforts et grâce à des projets de conversion agricole organisés par le gouvernement (on leur a appris à planter des choux ! – « kadamplee »), ont trouvé leur place dans l’économie de marché légale du pays.
Parmi les groupes les plus importants, il y avait les Karen (Kariang, Yang), les Hmong (Meo, Miao), les Mien (Yao), les Lahu (Mussur), les Akha (Kaw), et les Lisu ou Lisaw. Certains de ces groupes étaient des arrivés récents. De par leur croissance naturelle et par migrations successives, la population des hautes terres augmenta de 100, 000 en 1948 à 700, 000 vers la fin des années 1980, d’après les estimations du Ministère de l’Intérieur.
Les langues parlées par les peuples des hautes terres tombaient grosso modo dans trois catégories: Tibéto-Birmane (une sous-famille de la famille Sino-Tibétaine), Mon-Khmer (une sous-famille de la famille Austro-Asiatique), et la petite famille Miao-Yao. La langue du groupe le plus nombreux, les Karen, était généralement considérée comme Sino-Tibétaine, mais certaines autorités l’incluaient dans la sous-famille Tibéto-Birmane ou la plaçaient dans une catégorie à part. Les locuteurs des autres langues comprises dans la catégorie Tibéto-Birmane - Akha, Lisu, Lahu, et Jinghpaw (Kachin) – ont été estimés entre quelques centaines d’individus (Jinghpaw) et à peu près 25, 000 personnes (Akha).
La catégorie Mon-Khmer incluait un nombre de groupes des hautes terres: les Khui (appelés Soai par les Thaï), qui dénombraient entre 100, 000 et 150, 000 vers le milieu des années 1960; les Tin, environ 20, 000; et plusieurs groupes plus petits, comprenant les Lua (également appelés Lawa), environ 9, 000; les Khmu, environ 7, 600; et les Chaobon (« les gens du haut » ?), environ 2, 000. Les Khui passaient pour être largement assimilés dans la société Thaï. Le nombre indiqué pour les Khmu ne se rapportait qu´à ceux qui étaient présumés vivre dans les hautes terres dans un habitat plus ou moins traditionnel. Un grand nombre de Khmu aurait un mode de vie à la Thaï et n’aurait donc pas été compté en tant que Khmu dans le recensement.
Les langues Miao-Yao étaient parlées par deux peuples, les Hmong et les Mien, tous deux originaires de la Chine (les termes Miao et Yao sont Chinois). Il y avait des Hmong et des Mien vivant encore en Chine aussi bien que dans d’autres pays du Sud-Est Asiatique. Appelés Meo par les Thaï, les Hmong commencèrent à arriver en Thaïlande à la fin du 19-ème siècle, et certains continuèrent à migrer directement de la Chine ou d’autres pays voisins, en particulier du Laos. Au nombre de quelques 50, 000 en 1970, les Hmong étaient un des groupes les plus nombreux des hautes terres. 40, 000 Hmong de plus fuirent du Laos en Thaïlande en 1975, mais vers la fin des années 1980 beaucoup d’entre eux avaient émigré ailleurs. Les Mien étaient arrivés encore plus récemment, la plupart venant du Laos après 1945. Ils étaient estimés à 30, 000 dans les années 1980. Les Mien, et surtout les Hmong, furent parmi les groupes affectés par les opérations sécuritaires du gouvernement Thaï, qui commencèrent au milieu des années 1960. Ces actions eurent lieu en partie parce que les Hmong, comme les autres groupes montagnards, détruisaient à ce qu’on disait les forêts pour pratiquer leur culture traditionnelle, et en partie parce que leurs revenus venaient surtout de la culture de l’opium.
J’avais déjà parlé des Hmong-Mien, avec beaucoup plus de détails, il y a quelques semaines je crois, et peut-être sur le poste qui maintenant a été fermé pour avoir dépassé 500 messages.
Les « Montagnards »
Les « Montagnards » (« hill tribes » en anglais, qu’on peut traduire par « tribus des collines, ou hautes terres ») incluaient les groupes ethniques vivant dans les montagnes du nord et du nord-ouest de la Thaïlande dans la région connue, à cause de la production illégale d’opium, sous le nom de Triangle d’Or. Jusqu’aux années 1970, le gouvernement central Thaï considérait ces groupes principalement en tant que cultivateurs d’opium engagés dans des activités illégales. Depuis, les minorités des hautes terres, par leurs propres efforts et grâce à des projets de conversion agricole organisés par le gouvernement (on leur a appris à planter des choux ! – « kadamplee »), ont trouvé leur place dans l’économie de marché légale du pays.
Parmi les groupes les plus importants, il y avait les Karen (Kariang, Yang), les Hmong (Meo, Miao), les Mien (Yao), les Lahu (Mussur), les Akha (Kaw), et les Lisu ou Lisaw. Certains de ces groupes étaient des arrivés récents. De par leur croissance naturelle et par migrations successives, la population des hautes terres augmenta de 100, 000 en 1948 à 700, 000 vers la fin des années 1980, d’après les estimations du Ministère de l’Intérieur.
Les langues parlées par les peuples des hautes terres tombaient grosso modo dans trois catégories: Tibéto-Birmane (une sous-famille de la famille Sino-Tibétaine), Mon-Khmer (une sous-famille de la famille Austro-Asiatique), et la petite famille Miao-Yao. La langue du groupe le plus nombreux, les Karen, était généralement considérée comme Sino-Tibétaine, mais certaines autorités l’incluaient dans la sous-famille Tibéto-Birmane ou la plaçaient dans une catégorie à part. Les locuteurs des autres langues comprises dans la catégorie Tibéto-Birmane - Akha, Lisu, Lahu, et Jinghpaw (Kachin) – ont été estimés entre quelques centaines d’individus (Jinghpaw) et à peu près 25, 000 personnes (Akha).
La catégorie Mon-Khmer incluait un nombre de groupes des hautes terres: les Khui (appelés Soai par les Thaï), qui dénombraient entre 100, 000 et 150, 000 vers le milieu des années 1960; les Tin, environ 20, 000; et plusieurs groupes plus petits, comprenant les Lua (également appelés Lawa), environ 9, 000; les Khmu, environ 7, 600; et les Chaobon (« les gens du haut » ?), environ 2, 000. Les Khui passaient pour être largement assimilés dans la société Thaï. Le nombre indiqué pour les Khmu ne se rapportait qu´à ceux qui étaient présumés vivre dans les hautes terres dans un habitat plus ou moins traditionnel. Un grand nombre de Khmu aurait un mode de vie à la Thaï et n’aurait donc pas été compté en tant que Khmu dans le recensement.
Les langues Miao-Yao étaient parlées par deux peuples, les Hmong et les Mien, tous deux originaires de la Chine (les termes Miao et Yao sont Chinois). Il y avait des Hmong et des Mien vivant encore en Chine aussi bien que dans d’autres pays du Sud-Est Asiatique. Appelés Meo par les Thaï, les Hmong commencèrent à arriver en Thaïlande à la fin du 19-ème siècle, et certains continuèrent à migrer directement de la Chine ou d’autres pays voisins, en particulier du Laos. Au nombre de quelques 50, 000 en 1970, les Hmong étaient un des groupes les plus nombreux des hautes terres. 40, 000 Hmong de plus fuirent du Laos en Thaïlande en 1975, mais vers la fin des années 1980 beaucoup d’entre eux avaient émigré ailleurs. Les Mien étaient arrivés encore plus récemment, la plupart venant du Laos après 1945. Ils étaient estimés à 30, 000 dans les années 1980. Les Mien, et surtout les Hmong, furent parmi les groupes affectés par les opérations sécuritaires du gouvernement Thaï, qui commencèrent au milieu des années 1960. Ces actions eurent lieu en partie parce que les Hmong, comme les autres groupes montagnards, détruisaient à ce qu’on disait les forêts pour pratiquer leur culture traditionnelle, et en partie parce que leurs revenus venaient surtout de la culture de l’opium.
J’avais déjà parlé des Hmong-Mien, avec beaucoup plus de détails, il y a quelques semaines je crois, et peut-être sur le poste qui maintenant a été fermé pour avoir dépassé 500 messages.
Ne t’inquiète pas, je ne vais pas lâcher la partie aussi facilement ! J’ai encore du terrain à explorer. Par contre, je vais probablement aller moins vite et moins régulièrement dans les deux semaines qui viennent (je vais à Singapour puis Jakarta).
Bonjour Georges,
Comment ça je n'ai plus rien à lire pour ma pause déjeuner ? 😉 Profites bien de Singapour et de Jakarta (tu y vas souvent dis donc !) et reviens nous en pleine forme ! 🙂
Bon, je vais essayer de motiver mes collègues pour aller manger corréen ce midi du coup... 😛
Comment ça je n'ai plus rien à lire pour ma pause déjeuner ? 😉 Profites bien de Singapour et de Jakarta (tu y vas souvent dis donc !) et reviens nous en pleine forme ! 🙂
Bon, je vais essayer de motiver mes collègues pour aller manger corréen ce midi du coup... 😛
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Comment ça je n'ai plus rien à lire pour ma pause déjeuner ?
Bonsoir petit renard,
Oui, je trouve aussi que Georges exagère avec ses vacances, il sait très bien qu'on va être en manque😛
Danielle
Bonsoir petit renard,
Oui, je trouve aussi que Georges exagère avec ses vacances, il sait très bien qu'on va être en manque😛
Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
Merci! Il m'est arrive une tuile a Singapour. J'ai perdu mon portefeuille avec toutes mes cartes de credit et mon permis de conduire. Pas tres sympa comme experience mais un travailleur indien qui ne parlait pas deux mots d'anglais l'a trouve et j'ai pu le recuperer en allant le voir sur le chantier ou il travaille. J'ai insiste pour lui faire un petit cadeau (ca aide toujours!) en remerciement. Tout est bien qui finit bien et maintenant je peux continuer ma route vers Jakarta. 🙂
Pas cool comme histoire ! Heureusement qu'elle se termine bie, et qu'il y a encore des gens honetes de par le monde !
Bonne route à Jakarta ! 🙂
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Merci Georges pour le plaisir offert depuis le tout premier message dans ce voyage à travers le temps et la culture asiatique.
Je ne me manifestais pas souvent mais tu en connais la raison, rien à dire, juste le plaisir d'apprendre... 😎 avec parfois "bobo à la tête" 🤪
Je pars au Vietnam demain mercredi, je ne sais si j'aurai le temps de venir jeter un oeil sur le forum.
Je prendrai des notes et tenterai de vous raconter mes aventures (si aventures il y a)...
Merci à "petit renard", Danielle et les autres pour leurs interventions qui, bien souvent, m'ont donné le sourire 😉...
Bonnes fêtes de fin d'année à vous toutes et tous... René
Merci à "petit renard", Danielle et les autres pour leurs interventions qui, bien souvent, m'ont donné le sourire 😉...
Bonnes fêtes de fin d'année à vous toutes et tous... René
Ne demandes pas ton chemin à quelqu'un qui le connait.... tu risquerais de ne pas te perdre.
R.B. de Braslaw
La vie n'est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir...
D. Glocheux
Bon voyage au Vietnam René, c'est un pays que je ne connais pas encore, mais dont mes oncles m'ont beaucoup parlé, ce fut une de leur premier voyage. Tu nous raconteras quelques anecdotes en rentrant...
A l'année prochaine ! 🙂
A l'année prochaine ! 🙂
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Pour aider à patienter et combler le silence de ces derniers jours, voici pêle-mêle quelques impressions sur Singapour.
Commençons par Orchard Road : j’aime bien passer au Takashimaya, par exemple, ou au Centre Point, tous deux situés assez près de la station Somerset, j’ai toujours une ou deux petites bricoles à y acheter. Mais à part les magasins, qu’y a t il d’intéressant ? Dans ce coin, je suis allé de nombreuses fois dans Emerald Hill Street (ou Road ?), une petite rue de traverse qui surprend par le style conservé de ses (petites) maisons. Ces quelques vestiges de l’architecture coloniale font plaisir à voir, non pas parce qu’elle est « coloniale », mais parce qu’elle précède l’âge du béton à outrance. Mais ce n’est pas à vrai dire l’endroit que je préfère pour m’abreuver. La clientèle et la musique y sont quelconques et je n’ai réussi qu’une fois ou deux à lier conversation avec un voisin de comptoir. Je ne recommanderai que l’Acid Bar, sur la droite quand on entre dans la rue.
Quand on remonte Orchard Road dans la direction du Jardin Botanique, on trouve sur la droite le Lucky Plaza, que je mentionne pour son Food Court, en sous-sol. On y mange très bien pour quelques petits euros. On prend ses plats et on s’assied où on peut dans cette grande cantine où toute l’Asie se retrouve à la bonne franquette. Un peu plus loin, et toujours sur le « même trottoir », on arrive au coin du Marriott. On peut s’asseoir à sa terrasse, si on n’est pas effrayé par les prix des boissons. En fin de journée, quelques filles visiblement en chasse….. Plus loin, toujours sur le côté droit de l’avenue en remontant vers le Jardin Botanique, on passe les jardins de l’ambassade de Thailande, puis on arrive à l’Orchard Tower, un lieu de perdition bien connu où se trouvent plusieurs bars et discothèques. Il y a une foule de filles pour ceux que ce genre de distractions intéresserait…. des vietnamiennes, des thaies, des indonésiennes, des filipinas….
Mais je préfère ne pas rester sur Orchard Road. Un petit coin que j’aime bien, c’est autour de Mohamed Sultan Road et de Unity Street, juste au coin de River Valley Road. Il y a quelques bars et restaurants sympas. Le Next Page me convient bien. On peut y jouer au pool et la musique est bonne. C’est là qu’une anglaise était tombée amoureuse de Y, et essayait de me convaincre (comme si j’en avais besoin !) qu’elle est une perle : « if you do not marry her, I will ! », m’avait-elle dit ! Dans la salle du fond, c’est une toute autre ambiance, karaoke à la chinoise. Et si on a envie de quelque chose de plus criant, on peut toujours se diriger de là vers Clark Quay, à 10 minutes à pied. Je conseille le restaurant « Indochine », un peu à droite le long de la rivière (il faut tourner avant le pont). On y mange très bien, ce qu’on ne peut pas dire de tous les restaurants à Singapour. Mais c’est peut-être le moment de le dire, il est difficile d’avoir une boisson correcte à Singapour. Quel que soit le prix que l’on paye, il n’y a jamais assez d’alcool. Ce n’est pas que je carbure à la gnole, mais parfois j’ai envie d’un bon verre et à Singapour c’est difficile à trouver. Je parle d’expérience répétée moultes fois. Et que dire d’avoir à payer l’équivalent de 7 à 8 euros pour une bière ??? Enfin, pour ceux qui veulent se dégourdir les jambes et danser, plus tard dans la soirée, il y a le China One, en haut des escaliers, également le long de la rivière mais à gauche avant le pont. La musique est correcte, mais je n’y donnerai pas un maximum d’étoiles, je trouve l’endroit assez glauque et vulgaire.
Comme sorties, je citerai entre autres le Jardin Botanique et son magnifique jardin d’orchidées, et aussi le zoo mais là il faut compter une bonne heure pour y arriver, sinon plus, car c’est bien en dehors de la ville. J’ai également bien apprécié le musée des civilisations asiatiques, un tout petit peu plus loin que Boat Quay, toujours le long de la rivière, dans un beau quartier où les immeubles modernes se marient bien avec des bâtiments coloniaux superbes. On peut d’ailleurs faire la promenade de Clark Quay jusqu’à Boat Quay, ça ne prend que 10 minutes. Le musée en question (8 SGD l’entrée, ça vaut vraiment le coup) n’est pas trop grand mais a de belles collections. Une vitrine magnifique présente les poteries de Baan Chiang. Plusieurs très belles vitrines sont consacrées aux ethnies de la péninsule indochinoise et des Philippines, textiles, armes etc…. Il y a une section intéressante sur le culte des ancêtres etc….
Commençons par Orchard Road : j’aime bien passer au Takashimaya, par exemple, ou au Centre Point, tous deux situés assez près de la station Somerset, j’ai toujours une ou deux petites bricoles à y acheter. Mais à part les magasins, qu’y a t il d’intéressant ? Dans ce coin, je suis allé de nombreuses fois dans Emerald Hill Street (ou Road ?), une petite rue de traverse qui surprend par le style conservé de ses (petites) maisons. Ces quelques vestiges de l’architecture coloniale font plaisir à voir, non pas parce qu’elle est « coloniale », mais parce qu’elle précède l’âge du béton à outrance. Mais ce n’est pas à vrai dire l’endroit que je préfère pour m’abreuver. La clientèle et la musique y sont quelconques et je n’ai réussi qu’une fois ou deux à lier conversation avec un voisin de comptoir. Je ne recommanderai que l’Acid Bar, sur la droite quand on entre dans la rue.
Quand on remonte Orchard Road dans la direction du Jardin Botanique, on trouve sur la droite le Lucky Plaza, que je mentionne pour son Food Court, en sous-sol. On y mange très bien pour quelques petits euros. On prend ses plats et on s’assied où on peut dans cette grande cantine où toute l’Asie se retrouve à la bonne franquette. Un peu plus loin, et toujours sur le « même trottoir », on arrive au coin du Marriott. On peut s’asseoir à sa terrasse, si on n’est pas effrayé par les prix des boissons. En fin de journée, quelques filles visiblement en chasse….. Plus loin, toujours sur le côté droit de l’avenue en remontant vers le Jardin Botanique, on passe les jardins de l’ambassade de Thailande, puis on arrive à l’Orchard Tower, un lieu de perdition bien connu où se trouvent plusieurs bars et discothèques. Il y a une foule de filles pour ceux que ce genre de distractions intéresserait…. des vietnamiennes, des thaies, des indonésiennes, des filipinas….
Mais je préfère ne pas rester sur Orchard Road. Un petit coin que j’aime bien, c’est autour de Mohamed Sultan Road et de Unity Street, juste au coin de River Valley Road. Il y a quelques bars et restaurants sympas. Le Next Page me convient bien. On peut y jouer au pool et la musique est bonne. C’est là qu’une anglaise était tombée amoureuse de Y, et essayait de me convaincre (comme si j’en avais besoin !) qu’elle est une perle : « if you do not marry her, I will ! », m’avait-elle dit ! Dans la salle du fond, c’est une toute autre ambiance, karaoke à la chinoise. Et si on a envie de quelque chose de plus criant, on peut toujours se diriger de là vers Clark Quay, à 10 minutes à pied. Je conseille le restaurant « Indochine », un peu à droite le long de la rivière (il faut tourner avant le pont). On y mange très bien, ce qu’on ne peut pas dire de tous les restaurants à Singapour. Mais c’est peut-être le moment de le dire, il est difficile d’avoir une boisson correcte à Singapour. Quel que soit le prix que l’on paye, il n’y a jamais assez d’alcool. Ce n’est pas que je carbure à la gnole, mais parfois j’ai envie d’un bon verre et à Singapour c’est difficile à trouver. Je parle d’expérience répétée moultes fois. Et que dire d’avoir à payer l’équivalent de 7 à 8 euros pour une bière ??? Enfin, pour ceux qui veulent se dégourdir les jambes et danser, plus tard dans la soirée, il y a le China One, en haut des escaliers, également le long de la rivière mais à gauche avant le pont. La musique est correcte, mais je n’y donnerai pas un maximum d’étoiles, je trouve l’endroit assez glauque et vulgaire.
Comme sorties, je citerai entre autres le Jardin Botanique et son magnifique jardin d’orchidées, et aussi le zoo mais là il faut compter une bonne heure pour y arriver, sinon plus, car c’est bien en dehors de la ville. J’ai également bien apprécié le musée des civilisations asiatiques, un tout petit peu plus loin que Boat Quay, toujours le long de la rivière, dans un beau quartier où les immeubles modernes se marient bien avec des bâtiments coloniaux superbes. On peut d’ailleurs faire la promenade de Clark Quay jusqu’à Boat Quay, ça ne prend que 10 minutes. Le musée en question (8 SGD l’entrée, ça vaut vraiment le coup) n’est pas trop grand mais a de belles collections. Une vitrine magnifique présente les poteries de Baan Chiang. Plusieurs très belles vitrines sont consacrées aux ethnies de la péninsule indochinoise et des Philippines, textiles, armes etc…. Il y a une section intéressante sur le culte des ancêtres etc….
Bonjour Georges,
Merci pour ces impressions de Singapour, tu raconte très bien, ça donne envie d'aller un faire un tour.
Profites bien de la suite de ton voyage.
Merci pour ces impressions de Singapour, tu raconte très bien, ça donne envie d'aller un faire un tour.
Profites bien de la suite de ton voyage.
Tous mes voyages en images : sur mon blog
Allez, moi aussi je vais faire un petit intermède en attendant que les cours de Georges reprennent !
J'ai été l'autre jour mangé japonais avec mes 2 collègues (dont celui dont la femme est japonaise). Mais attention, pas les sempiternels sushis et autres yakitoris très tendance de nos jours en France, mais des udon et ramens, bien plus courant au Japon.
J'ai pris un udon à l'œuf, bouillon très savoureux avec dedans de grosses pâtes épaisses et très bonnes (voir photo) Ma collègue a également pris un udon, mais à la place de l'œuf, de la pate de soja, très bon aussi. Nos udon étaient accompagnés de onigiri, grosse boulette de riz dans une algue, avec une prune à l'intérieur. Gout surprenant, mais vraiment bon ! Et attention au noyau !
Ah au fait… Comment manger un jaune d'œuf dans une soupe avec des baguettes ??? J'ai choisi de le percer et de le mélanger au bouillon, et c'était super bon !
Pour parler du resto en lui-même, il vaut mieux ne pas avoir de réunion tout de suite après parcequ'on sent un peu le graillon en sortant, la cuisine étant ouverte. La salle est assez sympa, avec de grandes tables en long. C'est un peu bruyant par contre. Le patron (un portugais, ne soyez pas étonnés !) n'est pas très sympa, mais au final, on y mange tellement bien que j'y retournerai avec plaisir ! Voici leur site internet, pour avoir leur adresse (prêt d'Opéra) et les menus histoire de les étudier à l'avance (il y a beaucoup de pages, très japonais parait-il) http://pagesperso-orange.fr/kintaro.lamen/
Voila, ça n'a rien à voir avec le sujet de Georges... remarquez, si un peu, c'est en Asie le Japon....
J'ai été l'autre jour mangé japonais avec mes 2 collègues (dont celui dont la femme est japonaise). Mais attention, pas les sempiternels sushis et autres yakitoris très tendance de nos jours en France, mais des udon et ramens, bien plus courant au Japon.
J'ai pris un udon à l'œuf, bouillon très savoureux avec dedans de grosses pâtes épaisses et très bonnes (voir photo) Ma collègue a également pris un udon, mais à la place de l'œuf, de la pate de soja, très bon aussi. Nos udon étaient accompagnés de onigiri, grosse boulette de riz dans une algue, avec une prune à l'intérieur. Gout surprenant, mais vraiment bon ! Et attention au noyau !
Ah au fait… Comment manger un jaune d'œuf dans une soupe avec des baguettes ??? J'ai choisi de le percer et de le mélanger au bouillon, et c'était super bon !
Pour parler du resto en lui-même, il vaut mieux ne pas avoir de réunion tout de suite après parcequ'on sent un peu le graillon en sortant, la cuisine étant ouverte. La salle est assez sympa, avec de grandes tables en long. C'est un peu bruyant par contre. Le patron (un portugais, ne soyez pas étonnés !) n'est pas très sympa, mais au final, on y mange tellement bien que j'y retournerai avec plaisir ! Voici leur site internet, pour avoir leur adresse (prêt d'Opéra) et les menus histoire de les étudier à l'avance (il y a beaucoup de pages, très japonais parait-il) http://pagesperso-orange.fr/kintaro.lamen/
Voila, ça n'a rien à voir avec le sujet de Georges... remarquez, si un peu, c'est en Asie le Japon....
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Et pour continuer sur ta lancée « nourritures asiatiques », je recommanderai à ceux qui auraient la chance de passer un jour par Perth d’aller manger une soupe vietnamienne (bœuf cuit ou bœuf cru) au « Saigon Express », un petit stand de rien du tout au marché couvert de Subiaco, à 15 minutes du centre de Perth, à deux pas de la station de train. Pour l’équivalent de 6 euros on a droit à un grand bol. C’est la meilleure soupe vietnamienne de Perth à ma connaissance 😛 et en prime, on a le beau sourire (superbes dents bien blanches) de la jeune femme du stand qui est absolument ravissante, j’oserai même dire l’une des plus jolies de Perth 😎 (Nom de Dieu ! si seulement j’avais 20 ans de moins !).
Le marché est aussi très bien pour y trouver fruits et légumes en grandes quantités à prix très abordables, la plupart du temps achalandés par des asiatiques (chinoises et vietnamiennes en majorité).
Le marché est aussi très bien pour y trouver fruits et légumes en grandes quantités à prix très abordables, la plupart du temps achalandés par des asiatiques (chinoises et vietnamiennes en majorité).
On ne parle pas beaucoup de Singapour sur VF. Ce n’est pas une destination « de rêve » ou « incontournable », mais une destination souvent nécessaire, en route vers ailleurs – plus exotique, moins cher etc….. Je le comprends bien, et je serai le premier à recommander de ne pas y passer trop de temps. On pourrait dire que Singapour est une version aseptisée de l’Asie. Mais voilà, il se trouve que j’y passe de temps à autre, parfois pour 1 ou 2 jours, parfois pour une petite semaine, et de ce fait je commence à me faire quelques petites impressions du lieu, ci-dessous et en vrac :
Singapour est une démocratie parlementaire à la Britannique, mais il s’agit en fait d’un régime politique hybride constitué d’éléments démocratiques et autoritaires. Le People's Action Party (PAP) a gouverné Singapour depuis son accès à l’indépendance (en 1959), bien qu’il y ait des partis d’opposition, et Lee Kuan Yew a été le premier ministre de 1959 à 1990. Il a fait beaucoup de bien à son pays en poursuivant des programmes de logement public, en attaquant les problèmes de chômage, en développant l’infrastructure, en élevant le niveau de vie etc….. Cependant, on dit (je suis trèèès prudent : j’hésite à user l’affirmatif direct, vu qu’on a tendance à se faire vite massacrer pour ce qu’on avance sur ce forum….), on dit (donc) ou (mieux) certains disent que la société de Singapour a été fortement modelée selon des principes plutôt réactionnaires par Lee Kuan Yew. La liberté d’expression est limitée, en particulier en ce qui concerne les sujets raciaux et religieux. Ce qui se comprend bien, étant donné que Singapour est une société multiraciale et multi-religieuse, mais le fait reste qu’on n’a pas le droit de dire ou d’écrire tout ce qu’on veut. La criminalité est fortement réprimée. Certaines sentences judiciaires prononcées à Singapour choquent les champions de la démocratie à l’occidentale.
Il y a du pour et du contre. Sans y avoir été partout, ni à toute heure, Singapour est l’un des endroits au monde où je me sens le plus en sécurité et le moins menacé. Les Singapouriens ont sans aucun doute l’un des niveaux d’éducation les plus élevés en Asie, et parlent avec peu d’exceptions un très bon anglais, ce qui aide les visiteurs (sauf ceux qui peinent avec l’anglais bien sûr). Mais on regrette l’uniformité et la superficialité apparentes de Singapour : tout est trop moderne, tout est trop propre, tout est trop commercial. Que faire à Singapour à part passer quelques heures dans les magasins, où on ne trouve d’ailleurs rien qu’on ne puisse pas trouver dans 10, 000 autres villes sur la planète, et où les prix ne sont pas meilleurs ? Singapour est chère. Louer un appartement est hors de prix (plus cher, dit-on, que louer en Australie, par exemple). Que faire en dehors du « shopping » ? Quand on a déambulé de haut en bas d’ Orchard Street, où peut-on aller ?
C’est pour ça que j’ai écrit ces quelques lignes ci-dessus. Je pourrais aussi vous emmener faire un tour dans les « lorong » mal famés à l’arrière de Geylang Road, histoire de changer de l’image « clean » de Singapour: ça vous dirait ?
Singapour est une démocratie parlementaire à la Britannique, mais il s’agit en fait d’un régime politique hybride constitué d’éléments démocratiques et autoritaires. Le People's Action Party (PAP) a gouverné Singapour depuis son accès à l’indépendance (en 1959), bien qu’il y ait des partis d’opposition, et Lee Kuan Yew a été le premier ministre de 1959 à 1990. Il a fait beaucoup de bien à son pays en poursuivant des programmes de logement public, en attaquant les problèmes de chômage, en développant l’infrastructure, en élevant le niveau de vie etc….. Cependant, on dit (je suis trèèès prudent : j’hésite à user l’affirmatif direct, vu qu’on a tendance à se faire vite massacrer pour ce qu’on avance sur ce forum….), on dit (donc) ou (mieux) certains disent que la société de Singapour a été fortement modelée selon des principes plutôt réactionnaires par Lee Kuan Yew. La liberté d’expression est limitée, en particulier en ce qui concerne les sujets raciaux et religieux. Ce qui se comprend bien, étant donné que Singapour est une société multiraciale et multi-religieuse, mais le fait reste qu’on n’a pas le droit de dire ou d’écrire tout ce qu’on veut. La criminalité est fortement réprimée. Certaines sentences judiciaires prononcées à Singapour choquent les champions de la démocratie à l’occidentale.
Il y a du pour et du contre. Sans y avoir été partout, ni à toute heure, Singapour est l’un des endroits au monde où je me sens le plus en sécurité et le moins menacé. Les Singapouriens ont sans aucun doute l’un des niveaux d’éducation les plus élevés en Asie, et parlent avec peu d’exceptions un très bon anglais, ce qui aide les visiteurs (sauf ceux qui peinent avec l’anglais bien sûr). Mais on regrette l’uniformité et la superficialité apparentes de Singapour : tout est trop moderne, tout est trop propre, tout est trop commercial. Que faire à Singapour à part passer quelques heures dans les magasins, où on ne trouve d’ailleurs rien qu’on ne puisse pas trouver dans 10, 000 autres villes sur la planète, et où les prix ne sont pas meilleurs ? Singapour est chère. Louer un appartement est hors de prix (plus cher, dit-on, que louer en Australie, par exemple). Que faire en dehors du « shopping » ? Quand on a déambulé de haut en bas d’ Orchard Street, où peut-on aller ?
C’est pour ça que j’ai écrit ces quelques lignes ci-dessus. Je pourrais aussi vous emmener faire un tour dans les « lorong » mal famés à l’arrière de Geylang Road, histoire de changer de l’image « clean » de Singapour: ça vous dirait ?
Il est tout à fait inutile d’être « navré », car je l’ai toujours dit, je ne prétends pas être omniscient et je me base sur les références que je trouve et qui ont un minimum de crédibilité. Cela ne les empêche pas d’être ici ou là dans l’erreur, ou bien (comme je pense être le cas ici) de prendre quelques raccourcis. J’accepte bien volontiers ce que « vous » dites (il y a quelque chose de déplaisant dans le vouvoiement) sur le mot « cinq » en Tahitien. Cela n’enlève strictement rien au message général concernant la parenté qui existe entre les langues austronésiennes (qui comprennent les langues malayo-polynésiennes).
Ce commentaire n’est pas utile. Il est comparable à arguer du fait que « trois » se dit « seh » en Farsi, ce qui de toute évidence n’appartient pas à la belle série « trois (franchis, tri (russe), drei (allemand) etc… », pour contredire le fait que les nombres se retrouvent en général remarquablement bien à travers l’éventail des langues indo-européennes.
Bonjour, GeorgesOZ.
Pardon de répondre si tardivement mais je me trouve en déplacement depuis pas mal de semaines...
Sans vouloir vous heurter une nouvelle fois par la franchise de mon propos, méfiez-vous des raccourcis car tous ne sont pas forcément bien choisis ni plus courts que des voies en apparence plus longues... Vous avez tout loisir de trouver mon commentaire inutile mais si j'ai réagi, c'est parce que vous avez écrit que « cinq » se disait lima dans les langues malayo-polynésiennes, ce qui est largement inexact, si je puis risquer ce constat...
D'autre part et en ce qui me concerne, je ne trouve vraiment pas que le vouvoiement soit déplaisant, s'agissant à mon sens de la plus élémentaire des courtoisies ; car je n'ai pas pour habitude de taper sur le ventre de mes interlocuteurs, et encore moins lorsque je ne les connais pas... Je suis bien désolé que vous vous en offusquiez, comme du reste de mes remarques qui, très courtoises, n'étaient pas destinées à vous blesser... Je comprends d'autant moins votre réaction que je ne vous ai manqué nulle part du moindre respect... Peut-être vous prenez-vous trop au sérieux, ne croyez-vous pas ?
Maintenant, concernant sé (« trois », en farsi), vous allez dire que je pinaille mais je suis là encore au regret de vous contredire : en dépit d'une évolution phonétique assez singulière au sein de la famille indo-iranienne, il appartient à l'origine à la série trois/tri/drei et autres, la forme attestée de ce nombre étant thri, en vieux-perse, ce que l'avestique thrayô/thri et le sanskrit traya/tri corroborent. Postérieur à l'étymon thri du vieux-perse dont il provient, seh est un cognat (un parent, si vous préférez) de thri qui résulte de la chute du /r/ devant la fricative /th/ avec aperture de la voyelle /i/ vers /e/.
Voici à ce sujet quelques liens dignes d'intérêt, si vous le souhaitez : http://aramis2.obspm.fr/~heydari/dictionary/?formSearchTextfield=three&formSubmit=Search&showAll=1 ; http://dnghu.org/indoeuropean.html ; http://openlibrary.org/..._of_Persian_language
Il y a une grande consistance dans les recherches récentes, qu’elles soient basées sur la génétique, l’archéologie ou la linguistique, et qui loin d’être des spéculations hasardeuses sont des théories élaborées par une quantité de scientifiques de haute gamme. Cela dit, je suis personnellement ouvert à toutes théories. Je les accueille même à bras ouverts, à partir du moment où elles sont étayées par des faits tangibles ou des déductions logiques. Je serais très curieux d’apprendre quelles sont les preuves qu’on apporterait pour soutenir la théorie de l’origine humaine en Australie. Je ne suis pas à la solde des chercheurs que j’ai cités.
Eh bien, des ethnologues tels Lévi-Strauss, Durkheim et Gillen ont émis cette hypothèse, par exemple... Dans le même ordre d'idées, totalement différent de l'homo erectus, l'homme de Mungo accrédite la thèse dite « polycentriste » d'un homme moderne apparu en divers endroits de la Terre et peut-être à l'origine en Australie... Pour séduisante qu'elle soit, car éminemment consensuelle et destinée à valoriser l'Afrique afin de lui faire oublier les turpitudes d'une ��poque coloniale fort heureusement révolue, la thèse d'une origine africaine de l'humanité est très controversée, bien qu'adoptée par une majorité de scientifiques...
Ci-contre le lien de deux études très sérieuses sur le sujet, parmi d'autres références : http://www-personal.une.edu.au/~pbrown3/AusOrigins.html ; http://findarticles.com/...13_v150/ai_18741204/
Je n’ai aucun problème ni aucune surprise à apprendre que le tsat de Hainan fait partie de la famille austronésienne, et peut-être même malayo-polynésienne. Que ce soit un vestige de langues parlées par des gens qui ont migré par la suite vers Taiwan (Hainan faisant partie du sud de la Chine), puis de là se sont éparpillés à travers les archipels de l’Asie du Sud-Est et au-delà (et donc une bonne surprise d’en apprendre l’existence), ou qu’il s’agisse en fait de l’un de ces peuples émigrés de Taiwan (auquel cas ils pourraient très bien être apparentés aux Cham un peu plus au sud au Vietnam). Une fois de plus, je ne vois pas où se trouve l’objection.
Quant au « yami parlé à Taiwan étant lui aussi austronésien», je ne vois vraiment pas l’objet de cette remarque, car je l’ai toujours dit, c’est à Taiwan qu’on trouve (encore de nos jours) la plus grande diversité de langues austronésiennes. Donc, une de plus, merci pour l’information !
??!!
J'ose croire que vous ne m'accuserez pas une nouvelle fois de vous agresser si je vous contredis en vous informant que du point de vue numérique, la plus grande diversité de langues austronésiennes se rencontre dans l'île des Célèbes (ou Sulawesi) qui peut s'enorgueillir de 114 langages austronésiens encore en usage sur son périmètre, et non pas à Taiwan où l'on ne dénombre que 17 idiomes de ce groupe désignés assez souvent de « langues formosanes », ce qui est relativement faible, sur les quelque 1257 langages que recense la très vaste famille austronésienne, et a fortiori lorsqu'on sait que sur les 17 encore en pratiqués à Formose, cinq sont moribonds... Méfiez-vous de Wikipédia qui colporte nombre d'idées reçues et force erreurs grossières en matière de linguistique, d'ethnologie, d'histoire ou, plus largement, de culture... 😐
Vous en saurez plus ici, si cela vous dit : http://www.ethnologue.com/..._country.asp?name=TW ; http://www.ethnologue.com/...name=IDL&seq=140 ; http://www.ethnologue.com/...country.asp?name=IDL
L'objet de ma remarque légitime venait de ce qu'en vous lisant, tout un chacun pouvait déduire qu'aucune langue ne se parlait en Chine, Taiwan inclus, sauf évidemment s'il vous plaît de ne pas intégrer cette île à l'Empire du Milieu...
Premièrement, on ne sera jamais sûr à 100% de rien du tout puisqu’il n’y a pas d’histoire écrite et fiable. C’est ce qu’on appelle enfoncer une porte ouverte. On pourrait à partir de là se résigner à ne même pas commencer à se poser le genre de questions que je me pose (et si elles vous ennuient, vous n’êtes pas obligé de suivre ce poste). Personnellement, je trouve intéressant, plaisant et passionnant de justement poser ces questions et chercher des réponses possibles. Deuxièmement, j’ai fourni assez d’arguments pour pouvoir soutenir la théorie que j’ai exposée, qui n’est pas la mienne mais que j’accepte comme étant logique et consistante avec les faits et les observations dont on dispose. Cette remarque fait preuve de mauvaise foi.
Mais je ne disconviens absolument pas qu'on ne sera jamais certain à cent pour-cent de quoi que ce soit, tant de l'aspect historique que démographique, ethnolinguistique ou tout simplement scientifique... J'ajoute que je n'ai jamais prétendu me sentir obligé de suivre votre « poste » : je me suis borné à tomber dessus par hasard et c'est après que je vous ai lu que je me suis dit qu'il convenait de répondre à quelques-uns de vos arguments... Je constate en tout cas que vous conseillez aux gens qui ne sont pas d'accord avec vous de ne pas venir sur votre fil de discussion et acceptez comme vôtres des théories de tiers sans les remettre en question pourvu qu'elles aillent dans votre sens, accusant ceux qui ne les partagent pas de « mauvaise foi »... Vous avez une curieuse conception de la discussion... 🙂
On a de temps à autre affaire à des imbéciles qui objectent pour un oui ou un non sans vouloir se plier à un minimum de discipline intellectuelle et sans se donner la peine de bien lire ce qu’on a écrit. Je trouve tout à fait légitime de s’affirmer sans fausse modestie comme je l’ai fait. « Vous » dites que cela ne m’empêche pas de faire fausse route : quoi de neuf ? J’ai bien dit moi-même que « des « vrais » experts pourront bien trouver à redire » sur certains points. Je n’ai aucun problème avec cela. Quant à m’accuser de présenter des « thèses fragiles », je me demande dans quelle mesure ce ne seraient pas celles que « vous » insinuez, sans bien les définir ni les argumenter, d’ailleurs.
Je viens de les argumenter, références cybernétiques à l'appui... Si vous souhaitez des données livresques, je vous les communiquerai et irai même jusqu'à vous scanner quelques extraits de livres et d'encyclopédies que j'ai à la maison...
S'affirmer est louable mais tout dépend de la manière dont on le fait, ne pensez-vous pas ? Navré si je me répète mais dire de soi qu'on est « loin d'être un idiot » et qu'on « bénéficie d'une excellente éducation » relève de la vanité pure et simple, sans vouloir vous blesser, en l'occurrence quand on rédige des inexactitudes ou donne dans les partis pris... S'il est tout à faire naturel d'avoir de la fierté, de l'amour propre et bonne opinion de soi, en informer la cantonade est passablement présomptueux et peut hélas passer pour de la pédanterie et de la suffisance...
J’accepte volontiers la discussion, mais je ne trouve aucun intérêt à pousser très loin avec quelqu’un qui se présente sur le ton que « vous » avez pris dans « votre » intervention.
Derechef, le ton que j'ai adopté était parfaitement poli et circonstancié. J'ajoute qu'en aucun cas je ne vous ai agressé ni insulté... Admettez juste qu'on puisse trouver un peu prétentieux quelqu'un qui se présente comme tout sauf stupide et excellemment éduqué... Quoi qu'il en soit, vu que la modestie ne vous étouffe pas et que vous accueillez vertement les intervenants qui ont le malheur d'être en désaccord avec vous ou de relever vos manifestations d'orgueil sans doute mal placé, mieux vaudra peut-être en rester là, vous avez raison...
Mille pardons de vous avoir bousculé dans vos certitudes, bonne journée et joyeux Noël malgré tout.
Ce commentaire n’est pas utile. Il est comparable à arguer du fait que « trois » se dit « seh » en Farsi, ce qui de toute évidence n’appartient pas à la belle série « trois (franchis, tri (russe), drei (allemand) etc… », pour contredire le fait que les nombres se retrouvent en général remarquablement bien à travers l’éventail des langues indo-européennes.
Bonjour, GeorgesOZ.
Pardon de répondre si tardivement mais je me trouve en déplacement depuis pas mal de semaines...
Sans vouloir vous heurter une nouvelle fois par la franchise de mon propos, méfiez-vous des raccourcis car tous ne sont pas forcément bien choisis ni plus courts que des voies en apparence plus longues... Vous avez tout loisir de trouver mon commentaire inutile mais si j'ai réagi, c'est parce que vous avez écrit que « cinq » se disait lima dans les langues malayo-polynésiennes, ce qui est largement inexact, si je puis risquer ce constat...
D'autre part et en ce qui me concerne, je ne trouve vraiment pas que le vouvoiement soit déplaisant, s'agissant à mon sens de la plus élémentaire des courtoisies ; car je n'ai pas pour habitude de taper sur le ventre de mes interlocuteurs, et encore moins lorsque je ne les connais pas... Je suis bien désolé que vous vous en offusquiez, comme du reste de mes remarques qui, très courtoises, n'étaient pas destinées à vous blesser... Je comprends d'autant moins votre réaction que je ne vous ai manqué nulle part du moindre respect... Peut-être vous prenez-vous trop au sérieux, ne croyez-vous pas ?
Maintenant, concernant sé (« trois », en farsi), vous allez dire que je pinaille mais je suis là encore au regret de vous contredire : en dépit d'une évolution phonétique assez singulière au sein de la famille indo-iranienne, il appartient à l'origine à la série trois/tri/drei et autres, la forme attestée de ce nombre étant thri, en vieux-perse, ce que l'avestique thrayô/thri et le sanskrit traya/tri corroborent. Postérieur à l'étymon thri du vieux-perse dont il provient, seh est un cognat (un parent, si vous préférez) de thri qui résulte de la chute du /r/ devant la fricative /th/ avec aperture de la voyelle /i/ vers /e/.
Voici à ce sujet quelques liens dignes d'intérêt, si vous le souhaitez : http://aramis2.obspm.fr/~heydari/dictionary/?formSearchTextfield=three&formSubmit=Search&showAll=1 ; http://dnghu.org/indoeuropean.html ; http://openlibrary.org/..._of_Persian_language
Il y a une grande consistance dans les recherches récentes, qu’elles soient basées sur la génétique, l’archéologie ou la linguistique, et qui loin d’être des spéculations hasardeuses sont des théories élaborées par une quantité de scientifiques de haute gamme. Cela dit, je suis personnellement ouvert à toutes théories. Je les accueille même à bras ouverts, à partir du moment où elles sont étayées par des faits tangibles ou des déductions logiques. Je serais très curieux d’apprendre quelles sont les preuves qu’on apporterait pour soutenir la théorie de l’origine humaine en Australie. Je ne suis pas à la solde des chercheurs que j’ai cités.
Eh bien, des ethnologues tels Lévi-Strauss, Durkheim et Gillen ont émis cette hypothèse, par exemple... Dans le même ordre d'idées, totalement différent de l'homo erectus, l'homme de Mungo accrédite la thèse dite « polycentriste » d'un homme moderne apparu en divers endroits de la Terre et peut-être à l'origine en Australie... Pour séduisante qu'elle soit, car éminemment consensuelle et destinée à valoriser l'Afrique afin de lui faire oublier les turpitudes d'une ��poque coloniale fort heureusement révolue, la thèse d'une origine africaine de l'humanité est très controversée, bien qu'adoptée par une majorité de scientifiques...
Ci-contre le lien de deux études très sérieuses sur le sujet, parmi d'autres références : http://www-personal.une.edu.au/~pbrown3/AusOrigins.html ; http://findarticles.com/...13_v150/ai_18741204/
Je n’ai aucun problème ni aucune surprise à apprendre que le tsat de Hainan fait partie de la famille austronésienne, et peut-être même malayo-polynésienne. Que ce soit un vestige de langues parlées par des gens qui ont migré par la suite vers Taiwan (Hainan faisant partie du sud de la Chine), puis de là se sont éparpillés à travers les archipels de l’Asie du Sud-Est et au-delà (et donc une bonne surprise d’en apprendre l’existence), ou qu’il s’agisse en fait de l’un de ces peuples émigrés de Taiwan (auquel cas ils pourraient très bien être apparentés aux Cham un peu plus au sud au Vietnam). Une fois de plus, je ne vois pas où se trouve l’objection.
Quant au « yami parlé à Taiwan étant lui aussi austronésien», je ne vois vraiment pas l’objet de cette remarque, car je l’ai toujours dit, c’est à Taiwan qu’on trouve (encore de nos jours) la plus grande diversité de langues austronésiennes. Donc, une de plus, merci pour l’information !
??!!
J'ose croire que vous ne m'accuserez pas une nouvelle fois de vous agresser si je vous contredis en vous informant que du point de vue numérique, la plus grande diversité de langues austronésiennes se rencontre dans l'île des Célèbes (ou Sulawesi) qui peut s'enorgueillir de 114 langages austronésiens encore en usage sur son périmètre, et non pas à Taiwan où l'on ne dénombre que 17 idiomes de ce groupe désignés assez souvent de « langues formosanes », ce qui est relativement faible, sur les quelque 1257 langages que recense la très vaste famille austronésienne, et a fortiori lorsqu'on sait que sur les 17 encore en pratiqués à Formose, cinq sont moribonds... Méfiez-vous de Wikipédia qui colporte nombre d'idées reçues et force erreurs grossières en matière de linguistique, d'ethnologie, d'histoire ou, plus largement, de culture... 😐
Vous en saurez plus ici, si cela vous dit : http://www.ethnologue.com/..._country.asp?name=TW ; http://www.ethnologue.com/...name=IDL&seq=140 ; http://www.ethnologue.com/...country.asp?name=IDL
L'objet de ma remarque légitime venait de ce qu'en vous lisant, tout un chacun pouvait déduire qu'aucune langue ne se parlait en Chine, Taiwan inclus, sauf évidemment s'il vous plaît de ne pas intégrer cette île à l'Empire du Milieu...
Premièrement, on ne sera jamais sûr à 100% de rien du tout puisqu’il n’y a pas d’histoire écrite et fiable. C’est ce qu’on appelle enfoncer une porte ouverte. On pourrait à partir de là se résigner à ne même pas commencer à se poser le genre de questions que je me pose (et si elles vous ennuient, vous n’êtes pas obligé de suivre ce poste). Personnellement, je trouve intéressant, plaisant et passionnant de justement poser ces questions et chercher des réponses possibles. Deuxièmement, j’ai fourni assez d’arguments pour pouvoir soutenir la théorie que j’ai exposée, qui n’est pas la mienne mais que j’accepte comme étant logique et consistante avec les faits et les observations dont on dispose. Cette remarque fait preuve de mauvaise foi.
Mais je ne disconviens absolument pas qu'on ne sera jamais certain à cent pour-cent de quoi que ce soit, tant de l'aspect historique que démographique, ethnolinguistique ou tout simplement scientifique... J'ajoute que je n'ai jamais prétendu me sentir obligé de suivre votre « poste » : je me suis borné à tomber dessus par hasard et c'est après que je vous ai lu que je me suis dit qu'il convenait de répondre à quelques-uns de vos arguments... Je constate en tout cas que vous conseillez aux gens qui ne sont pas d'accord avec vous de ne pas venir sur votre fil de discussion et acceptez comme vôtres des théories de tiers sans les remettre en question pourvu qu'elles aillent dans votre sens, accusant ceux qui ne les partagent pas de « mauvaise foi »... Vous avez une curieuse conception de la discussion... 🙂
On a de temps à autre affaire à des imbéciles qui objectent pour un oui ou un non sans vouloir se plier à un minimum de discipline intellectuelle et sans se donner la peine de bien lire ce qu’on a écrit. Je trouve tout à fait légitime de s’affirmer sans fausse modestie comme je l’ai fait. « Vous » dites que cela ne m’empêche pas de faire fausse route : quoi de neuf ? J’ai bien dit moi-même que « des « vrais » experts pourront bien trouver à redire » sur certains points. Je n’ai aucun problème avec cela. Quant à m’accuser de présenter des « thèses fragiles », je me demande dans quelle mesure ce ne seraient pas celles que « vous » insinuez, sans bien les définir ni les argumenter, d’ailleurs.
Je viens de les argumenter, références cybernétiques à l'appui... Si vous souhaitez des données livresques, je vous les communiquerai et irai même jusqu'à vous scanner quelques extraits de livres et d'encyclopédies que j'ai à la maison...
S'affirmer est louable mais tout dépend de la manière dont on le fait, ne pensez-vous pas ? Navré si je me répète mais dire de soi qu'on est « loin d'être un idiot » et qu'on « bénéficie d'une excellente éducation » relève de la vanité pure et simple, sans vouloir vous blesser, en l'occurrence quand on rédige des inexactitudes ou donne dans les partis pris... S'il est tout à faire naturel d'avoir de la fierté, de l'amour propre et bonne opinion de soi, en informer la cantonade est passablement présomptueux et peut hélas passer pour de la pédanterie et de la suffisance...
J’accepte volontiers la discussion, mais je ne trouve aucun intérêt à pousser très loin avec quelqu’un qui se présente sur le ton que « vous » avez pris dans « votre » intervention.
Derechef, le ton que j'ai adopté était parfaitement poli et circonstancié. J'ajoute qu'en aucun cas je ne vous ai agressé ni insulté... Admettez juste qu'on puisse trouver un peu prétentieux quelqu'un qui se présente comme tout sauf stupide et excellemment éduqué... Quoi qu'il en soit, vu que la modestie ne vous étouffe pas et que vous accueillez vertement les intervenants qui ont le malheur d'être en désaccord avec vous ou de relever vos manifestations d'orgueil sans doute mal placé, mieux vaudra peut-être en rester là, vous avez raison...
Mille pardons de vous avoir bousculé dans vos certitudes, bonne journée et joyeux Noël malgré tout.
Et pour continuer sur ta lancée « nourritures asiatiques », je recommanderai à ceux qui auraient la chance de passer un jour par Perth ...
Bonsoir Georges,
Ah la déception !
Je pensais lire ... "je recommanderai à ceux qui auraient la chance de passer un jour par Perth ... "de me passer un coup de fil pour que je les emmène manger" ...
Du coup, je vais réfléchir avant de passer à Perth un de ces week-ends 😕
Danielle
Bonsoir Georges,
Ah la déception !
Je pensais lire ... "je recommanderai à ceux qui auraient la chance de passer un jour par Perth ... "de me passer un coup de fil pour que je les emmène manger" ...
Du coup, je vais réfléchir avant de passer à Perth un de ces week-ends 😕
Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
de me passer un coup de fil pour que je les emmène manger" ...
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Je le ferai avec plaisir, mais il faudra ne pas trop tarder car je compte quitter dans les mois qui viennent!
Je pourrais aussi vous emmener faire un tour dans les « lorong » mal famés à l’arrière de Geylang Road, histoire de changer de l’image « clean » de Singapour: ça vous dirait ?
Oui ça me dirait bien ! A défaut de me faire inviter à manger le jour où je passerai par Perth 😉
Oui ça me dirait bien ! A défaut de me faire inviter à manger le jour où je passerai par Perth 😉
Tous mes voyages en images : sur mon blog
Un plaisir de vous lire et de parfaire ainsi mes modestes connaissances,
Un jour sur le forum j’avais lu une phrase qui m’avait faite sourire :
« Il y à des silences bruyants de la part de mes lecteurs »
On pourrait dire aussi : « des répondes non-bruyantes »
Plus éloquentes qu’un discours sur le principe de Peter et ses extensions.
Après, pour la complexité pour seulement une partie de ce continent, un petit cadeau de fin d’année qui le résume en images,
Rien que pour les photos : 1 an de travail, alors les langues…..
Bonne fêtes à tous
Sans vouloir vous heurter une nouvelle fois par la franchise de mon propos, méfiez-vous des raccourcis car tous ne sont pas forcément bien choisis ni plus courts que des voies en apparence plus longues... Vous avez tout loisir de trouver mon commentaire inutile mais si j'ai réagi, c'est parce que vous avez écrit que « cinq » se disait lima dans les langues malayo-polynésiennes, ce qui est largement inexact, si je puis risquer ce constat...
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Merci de l’indiquer, et il n’y a pas de quoi s’inquiéter de « risquer ce constat », car franchement je ne vois toujours pas pourquoi on en ferait un plat. Cela ne change pas forcément l’affiliation entre les langues malayo-polynésiennes. Si par contre cela serait le cas, vous serez le bienvenu pour nous en expliquer plus longuement.
Maintenant, concernant sé (« trois », en farsi), vous allez dire que je pinaille mais je suis là encore au regret de vous contredire : en dépit d'une évolution phonétique assez singulière au sein de la famille indo-iranienne, il appartient à l'origine à la série trois/tri/drei et autres, la forme attestée de ce nombre étant thri, en vieux-perse, ce que l'avestique thrayô/thri et le sanskrit traya/tri corroborent. Postérieur à l'étymon thri du vieux-perse dont il provient, seh est un cognat (un parent, si vous préférez) de thri qui résulte de la chute du /r/ devant la fricative /th/ avec aperture de la voyelle /i/ vers /e/.
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Et bien merci d’avoir éclairci ce mystérieux « se ». Y aurait-il quelques autres exemples similaires ? Ce n’est pas que je doute de la véracité de cette explication (je n’ai aucune raison de le faire), mais les modifications consonantiques ne se produisent pas par hasard et il y a donc souvent des « séries » qui démontrent bien le processus.
Eh bien, des ethnologues tels Lévi-Strauss, Durkheim et Gillen ont émis cette hypothèse, par exemple... Dans le même ordre d'idées, totalement différent de l'homo erectus, l'homme de Mungo accrédite la thèse dite « polycentriste » d'un homme moderne apparu en divers endroits de la Terre et peut-être à l'origine en Australie... Pour séduisante qu'elle soit, car éminemment consensuelle et destinée à valoriser l'Afrique afin de lui faire oublier les turpitudes d'une époque coloniale fort heureusement révolue, la thèse d'une origine africaine de l'humanité est très controversée, bien qu'adoptée par une majorité de scientifiques...
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Je me permettrai de dire que bien des autorités respectées ont émis des hypothèses qui se sont avérées fausses par la suite. Durkheim et Gillen commencent quand-même à dater un peu (ils sont tous les deux morts au tout début du 20-ème siècle) et n’ont bien évidemment pas eu la possibilité de considérer les informations qui ne commencent que très récemment à provenir des recherches génétiques. Quant à Claude Lévi-Strauss, je ne sais pas s’il s’est sérieusement occupé de l’origine des peuples, et j’ai plutôt l’impression qu’il s’était spécialisé dans l’étude sociale et culturelle des groupes humains.
Je n’ai pas le moindre doute de la très grande qualité de ces personnalités. Mais ceux qui disaient, il y a longtemps de cela, que le monde tournait autour de la Terre et que la Terre était plate, n’étaient pas forcément des idiots non plus.
Je me suis donné pas mal de peine pour démêler un certain nombre d’articles, parfois assez touffus, autant que je peux et étant donné un temps disponible limité, et il me semble qu’il y a un fil logique et une certaine consistance dans les versions que j’ai exposées sur les affiliations entre les diverses populations asiatiques. Sans être complet, je suis le premier à le reconnaître (il y a de quoi occuper toute une vie !), et sans nécéssairement être toujours exact non plus, car ce n’est pas mon champ d’expertise (et même les experts se trompent). S’il y a des hypothèses différentes de celles que j’ai examinées, soit, encore faut-il les développer !
On a donné à l’Homme de Mongo », si je me rappelle bien, un âge situé entre 40 et 50, 000 ans, ce qui le cadrerait parfaitement bien dans le contexte d’une migration relativement récente. Il ne donnerait certainement pas la preuve de la présence plus ancienne de l’homme en Australie.
J'ose croire que vous ne m'accuserez pas une nouvelle fois de vous agresser si je vous contredis en vous informant que du point de vue numérique, la plus grande diversité de langues austronésiennes se rencontre dans l'île des Célèbes (ou Sulawesi) qui peut s'enorgueillir de 114 langages austronésiens encore en usage sur son périmètre, et non pas à Taiwan où l'on ne dénombre que 17 idiomes de ce groupe désignés assez souvent de « langues formosanes », ce qui est relativement faible, sur les quelque 1257 langages que recense la très vaste famille austronésienne, et a fortiori lorsqu'on sait que sur les 17 encore en pratiqués à Formose, cinq sont moribonds... Méfiez-vous de Wikipédia qui colporte nombre d'idées reçues et force erreurs grossières en matière de linguistique, d'ethnologie, d'histoire ou, plus largement, de culture...
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Cher Monsieur, me permettrez-vous peut-être de vous rappeler à l’esprit que j’ai utilisé un certain nombre de sources autres que Wikipedia ? Aurais-je faussement l’impression que vous n’avez pas lu tout ce que je me suis évertué à exposer, au long de plusieurs longues pages ? Vous me voyez bien navré si par malchance cette impression m’aurait été causée par inadvertance.
Il me semble trop facile et trop expédient de rejeter Wikipedia comme une source d’informations systématiquement douteuses. Ce site est l’un des premiers points de chute pour ceux qui cherchent des informations. Et s’il est vrai que ce qu’on trouve sur Wikipedia n’est pas tout de la même qualité et de la même fiabilité, il existe cependant une certaine censure sur le site et il est rare de trouver un article de facture franchement douteuse. De plus, on trouve au moins par l’intermédiaire de Wikipedia un nombre de références utiles qu’un chercheur sérieux se donnera la peine d’aller fréquenter pour confirmer et mieux comprendre. C’est exactement ce que j’ai fait et j’en ai donné assez de preuves jusqu’ici. Enfin, il arrive bien à d’autres sources que Wikipedia d’être elles-mêmes dans l’erreur. Je dirai donc, si vous voulez bien me l’autoriser, cher Monsieur, qu’il faut mettre en garde contre toute publication quelle que soit son origine. En règle générale, il me semble qu’on devrait juger d’un exposé sur un sujet donné à l’aune de la cohésion et de la consistance logique de son développement.
L'objet de ma remarque légitime venait de ce qu'en vous lisant, tout un chacun pouvait déduire qu'aucune langue ne se parlait en Chine, Taiwan inclus, sauf évidemment s'il vous plaît de ne pas intégrer cette île à l'Empire du Milieu...
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Vous êtes, Monsieur, le seul à avoir exprimé avoir cette impression.
Vous avez une curieuse conception de la discussion...
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Encore une fois, il ne suffit pas d’affirmer des opinions différentes, il faut également les appuyer sur un exposé conséquent. Je pense que les lecteurs sont en droit d’exiger plus que quelques remarques à l’emporte-pièce sur fonds de quelques liens renvoyant à l’internet.
Je viens de les argumenter, références cybernétiques à l'appui... Si vous souhaitez des données livresques, je vous les communiquerai et irai même jusqu'à vous scanner quelques extraits de livres et d'encyclopédies que j'ai à la maison...
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Et bien, cher Monsieur, vous serez le bienvenu ! Je n’en attends pas moins et je suis sûr que d’autres me feront écho. Je l’ai dit, je ne suis à la solde de personne, et s’il y a des hypothèses différentes de celles que j’ai développées, je serai le premier à être ravi de les découvrir, à partir du moment où elles seront étayées par quelque chose de crédible et de logique. Si quelqu’un peut fournir des indications crédibles que la population d’une île ou d’un continent donnés sont descendus d’une soucoupe volante, je les accepterai volontiers et avec beaucoup d’intérêt. Je n’ai d’ailleurs commencé ce poste que pour en apprendre plus.
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Merci de l’indiquer, et il n’y a pas de quoi s’inquiéter de « risquer ce constat », car franchement je ne vois toujours pas pourquoi on en ferait un plat. Cela ne change pas forcément l’affiliation entre les langues malayo-polynésiennes. Si par contre cela serait le cas, vous serez le bienvenu pour nous en expliquer plus longuement.
Maintenant, concernant sé (« trois », en farsi), vous allez dire que je pinaille mais je suis là encore au regret de vous contredire : en dépit d'une évolution phonétique assez singulière au sein de la famille indo-iranienne, il appartient à l'origine à la série trois/tri/drei et autres, la forme attestée de ce nombre étant thri, en vieux-perse, ce que l'avestique thrayô/thri et le sanskrit traya/tri corroborent. Postérieur à l'étymon thri du vieux-perse dont il provient, seh est un cognat (un parent, si vous préférez) de thri qui résulte de la chute du /r/ devant la fricative /th/ avec aperture de la voyelle /i/ vers /e/.
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Et bien merci d’avoir éclairci ce mystérieux « se ». Y aurait-il quelques autres exemples similaires ? Ce n’est pas que je doute de la véracité de cette explication (je n’ai aucune raison de le faire), mais les modifications consonantiques ne se produisent pas par hasard et il y a donc souvent des « séries » qui démontrent bien le processus.
Eh bien, des ethnologues tels Lévi-Strauss, Durkheim et Gillen ont émis cette hypothèse, par exemple... Dans le même ordre d'idées, totalement différent de l'homo erectus, l'homme de Mungo accrédite la thèse dite « polycentriste » d'un homme moderne apparu en divers endroits de la Terre et peut-être à l'origine en Australie... Pour séduisante qu'elle soit, car éminemment consensuelle et destinée à valoriser l'Afrique afin de lui faire oublier les turpitudes d'une époque coloniale fort heureusement révolue, la thèse d'une origine africaine de l'humanité est très controversée, bien qu'adoptée par une majorité de scientifiques...
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Je me permettrai de dire que bien des autorités respectées ont émis des hypothèses qui se sont avérées fausses par la suite. Durkheim et Gillen commencent quand-même à dater un peu (ils sont tous les deux morts au tout début du 20-ème siècle) et n’ont bien évidemment pas eu la possibilité de considérer les informations qui ne commencent que très récemment à provenir des recherches génétiques. Quant à Claude Lévi-Strauss, je ne sais pas s’il s’est sérieusement occupé de l’origine des peuples, et j’ai plutôt l’impression qu’il s’était spécialisé dans l’étude sociale et culturelle des groupes humains.
Je n’ai pas le moindre doute de la très grande qualité de ces personnalités. Mais ceux qui disaient, il y a longtemps de cela, que le monde tournait autour de la Terre et que la Terre était plate, n’étaient pas forcément des idiots non plus.
Je me suis donné pas mal de peine pour démêler un certain nombre d’articles, parfois assez touffus, autant que je peux et étant donné un temps disponible limité, et il me semble qu’il y a un fil logique et une certaine consistance dans les versions que j’ai exposées sur les affiliations entre les diverses populations asiatiques. Sans être complet, je suis le premier à le reconnaître (il y a de quoi occuper toute une vie !), et sans nécéssairement être toujours exact non plus, car ce n’est pas mon champ d’expertise (et même les experts se trompent). S’il y a des hypothèses différentes de celles que j’ai examinées, soit, encore faut-il les développer !
On a donné à l’Homme de Mongo », si je me rappelle bien, un âge situé entre 40 et 50, 000 ans, ce qui le cadrerait parfaitement bien dans le contexte d’une migration relativement récente. Il ne donnerait certainement pas la preuve de la présence plus ancienne de l’homme en Australie.
J'ose croire que vous ne m'accuserez pas une nouvelle fois de vous agresser si je vous contredis en vous informant que du point de vue numérique, la plus grande diversité de langues austronésiennes se rencontre dans l'île des Célèbes (ou Sulawesi) qui peut s'enorgueillir de 114 langages austronésiens encore en usage sur son périmètre, et non pas à Taiwan où l'on ne dénombre que 17 idiomes de ce groupe désignés assez souvent de « langues formosanes », ce qui est relativement faible, sur les quelque 1257 langages que recense la très vaste famille austronésienne, et a fortiori lorsqu'on sait que sur les 17 encore en pratiqués à Formose, cinq sont moribonds... Méfiez-vous de Wikipédia qui colporte nombre d'idées reçues et force erreurs grossières en matière de linguistique, d'ethnologie, d'histoire ou, plus largement, de culture...
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Cher Monsieur, me permettrez-vous peut-être de vous rappeler à l’esprit que j’ai utilisé un certain nombre de sources autres que Wikipedia ? Aurais-je faussement l’impression que vous n’avez pas lu tout ce que je me suis évertué à exposer, au long de plusieurs longues pages ? Vous me voyez bien navré si par malchance cette impression m’aurait été causée par inadvertance.
Il me semble trop facile et trop expédient de rejeter Wikipedia comme une source d’informations systématiquement douteuses. Ce site est l’un des premiers points de chute pour ceux qui cherchent des informations. Et s’il est vrai que ce qu’on trouve sur Wikipedia n’est pas tout de la même qualité et de la même fiabilité, il existe cependant une certaine censure sur le site et il est rare de trouver un article de facture franchement douteuse. De plus, on trouve au moins par l’intermédiaire de Wikipedia un nombre de références utiles qu’un chercheur sérieux se donnera la peine d’aller fréquenter pour confirmer et mieux comprendre. C’est exactement ce que j’ai fait et j’en ai donné assez de preuves jusqu’ici. Enfin, il arrive bien à d’autres sources que Wikipedia d’être elles-mêmes dans l’erreur. Je dirai donc, si vous voulez bien me l’autoriser, cher Monsieur, qu’il faut mettre en garde contre toute publication quelle que soit son origine. En règle générale, il me semble qu’on devrait juger d’un exposé sur un sujet donné à l’aune de la cohésion et de la consistance logique de son développement.
L'objet de ma remarque légitime venait de ce qu'en vous lisant, tout un chacun pouvait déduire qu'aucune langue ne se parlait en Chine, Taiwan inclus, sauf évidemment s'il vous plaît de ne pas intégrer cette île à l'Empire du Milieu...
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Vous êtes, Monsieur, le seul à avoir exprimé avoir cette impression.
Vous avez une curieuse conception de la discussion...
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Encore une fois, il ne suffit pas d’affirmer des opinions différentes, il faut également les appuyer sur un exposé conséquent. Je pense que les lecteurs sont en droit d’exiger plus que quelques remarques à l’emporte-pièce sur fonds de quelques liens renvoyant à l’internet.
Je viens de les argumenter, références cybernétiques à l'appui... Si vous souhaitez des données livresques, je vous les communiquerai et irai même jusqu'à vous scanner quelques extraits de livres et d'encyclopédies que j'ai à la maison...
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Et bien, cher Monsieur, vous serez le bienvenu ! Je n’en attends pas moins et je suis sûr que d’autres me feront écho. Je l’ai dit, je ne suis à la solde de personne, et s’il y a des hypothèses différentes de celles que j’ai développées, je serai le premier à être ravi de les découvrir, à partir du moment où elles seront étayées par quelque chose de crédible et de logique. Si quelqu’un peut fournir des indications crédibles que la population d’une île ou d’un continent donnés sont descendus d’une soucoupe volante, je les accepterai volontiers et avec beaucoup d’intérêt. Je n’ai d’ailleurs commencé ce poste que pour en apprendre plus.
J’avais commencé par donner quelques impressions sur Singapour et j’avais proposé d’aller faire un tour dans les « lorong » du côté de Geylang Road. Je ne pourrai malheureusement pas agrémenter ces quelques lignes de photos, car ce n’est pas tellement l’endroit où on prend « librement » des photos, vous allez comprendre. Si je me sens en verve, je continuerai sur Jakarta, pendant que j’y suis (ou plutôt maintenant que j’en suis revenu).
Le meilleur moyen d’aller dans le quartier de Geylang est de prendre le MRT (le métro de Singapour), en allant à Changi (l’aéroport) ou en en revenant, et de descendre à la station AlJunied. La nuit tombe vite sous les Tropiques et vers 6 heures du soir, il fait déjà plutôt sombre. En sortant de la station AlJunied, on traverse tout d’abord une petite esplanade avant de tomber sur l’Avenue Sims. Il y a pas mal de monde en chemin : des gens qui vendent des fruits sur le trottoir ou sur quelques maigres carrés d’herbe (ne vous attendez pas à un gazon superlatif comme on en voit partout ailleurs à Singapour !), des gens qui semblent attendre on ne sait trop quoi, qu’on ne distingue pas trop bien dans l’obscurité naissante. Si on n’était pas à Singapour, on pourrait s’inquiéter de leurs intentions, mais heureusement, l’affluence générale de Singapour ne pousse probablement pas beaucoup de gens au crime. Qui plus est, Singapour dispose d’un système punitif qui sait décourager les mauvaises actions.
Le mieux est de passer par ici après une bonne douche tropicale, car la moiteur de l’air ajoute au dépaysement. On peut aussi mieux sentir les odeurs, c’est comme si les moisissures qui grignotent les maisons se réveillaient sous la pluie…. Arrivé sur Sims Avenue, on tourne à droite pour arriver au carrefour Sims/AlJunied, et on tourne à gauche dans AlJunied Road. Sur le côté droit, il y a quelques restaurants où on ne trouve que des locaux, Chinois, Malais, autres résidents temporaires à Singapour. On arrive au croisement Geylang Road / AlJunied Road. Au coin le New Cathay Hotel. Ces quelques pas depuis la station AlJunied, l’affaire de 10 minutes à peine, suffisent bien pour démontrer que tout n’est pas pimpant à Singapour. Sans être franchement repoussant, ce quartier n’est pas reluisant. Mais tout dépendra de l’expérience et du nerf de tout un chacun. Certains trouveront le quartier très glauque et un peu inquiétant. D’autres diront « on a vu pire ! » (et pire il y a !).
Au coin opposé, un premier groupe de filles. Des Thaies, on les reconnaît bien à leur attitude décontractée et aux éclats de rire qui parsèment leurs bavardages. Si on continue tout droit dans la continuation de AlJunied Road, on se trouve dans le « lorong 22 » de Geylang (« lorong » veut dire « allée » ou « chemin »). Plusieurs filles sont alignées au bord d’un trottoir douteux. Tout mâle de passage sera accroché par les filles ainsi que les deux ou trois macs qui les chaperonnent. Si, au contraire, on tourne à droite et on remonte Geylang Road, on a du mal à trouver son chemin à travers les tables qui débordent de plusieurs restaurants jusqu’au bord de la rue. Entre les restaurants, de nouveau des filles, plantées à la porte de maisons obscures. On entrevoit des escaliers étroits et décrépis qui montent vers les étages…
Mais plutôt que rester dans Geylang Road, prenez la petite ruelle de traverse à partir de Lorong 22, immédiatement après le carrefour Geylang/AlJunied, et qui court parallèle à Geylang Road jusqu’au lorong 10, 8 ou 6, quelques bonnes centaines de mètres plus loin. Cette ruelle vaut vraiment le déplacement. Quiconque maintient que Singapour est la perle aseptisée de l’Asie devrait y aller faire un tour, et se rendre compte que Singapour a bien dû faire place à certaines pratiques humaines, hélas !, bien connues et bien regrettables. Tout le long, on n’arrête pas d’être interpellé par des grappes de filles et par leurs macs qui proposent des options alléchantes : il suffit de choisir une fille et d’entrer dans une de ces maisons délabrées….. Les prix varient entre 50 et 150 SGD selon les services, pour un local ou pour un travailleur étranger aux capacités monétaires visiblement limitées. Quel prix ferait-on à un Blanc (car il faut savoir appeler les choses par leurs noms) particulièrement aventureux ?
Un peu plus loin, si on remonte dans lorong 14, en s’éloignant de Geylang Road, on peut tourner à droite dans Talma Road et aller jusqu’au Lorong 8. Des douzaines de filles font le trottoir, surtout des PRC (filles de la République Populaire de Chine) et des Indonésiennes. Il arrive de temps à autre qu’elles disparaissent en quelques secondes, aspirées par les ruelles encore plus petites qui poussent vers l’intérieur des blocs de maisons. Il doit y avoir des sentinelles plantées à des endroits stratégiques pour donner le signal que la police arrive. Curieux, car Singapour reconnaît officiellement la prostitution pratiquée à Geylang. Mais il n’est pas étonnant qu’une certaine criminalité se soit développée dans un tel contexte. On peut imaginer les sordides réseaux qui encerclent des centaines de filles de leurs pattes nuisibles et répugnantes.
Le plus triste, peut-être, ce sont les Indiennes qui se trouvent au milieu de ce quartier. Les saris dont elles sont enveloppées et les tikkas qu’elles portent sur leurs fronts annoncent haut et fort leur identité. Pourquoi plus triste que le reste ? C’est peut-être un préjugé de ma part, mais ayant été très intéressé par l’hindouisme et la culture hindoue en général, je sais à quel point ceux qui appartiennent à cette culture sont attachés à leurs coutumes conservatrices, modestes, voire puritaines. De voir ces filles, ces femmes, vendues dans la rue par des matrones elles-mêmes vêtues de saris et porteuses d’un beau tikka rouge sur le front, je ne peux être que choqué.
Le meilleur moyen d’aller dans le quartier de Geylang est de prendre le MRT (le métro de Singapour), en allant à Changi (l’aéroport) ou en en revenant, et de descendre à la station AlJunied. La nuit tombe vite sous les Tropiques et vers 6 heures du soir, il fait déjà plutôt sombre. En sortant de la station AlJunied, on traverse tout d’abord une petite esplanade avant de tomber sur l’Avenue Sims. Il y a pas mal de monde en chemin : des gens qui vendent des fruits sur le trottoir ou sur quelques maigres carrés d’herbe (ne vous attendez pas à un gazon superlatif comme on en voit partout ailleurs à Singapour !), des gens qui semblent attendre on ne sait trop quoi, qu’on ne distingue pas trop bien dans l’obscurité naissante. Si on n’était pas à Singapour, on pourrait s’inquiéter de leurs intentions, mais heureusement, l’affluence générale de Singapour ne pousse probablement pas beaucoup de gens au crime. Qui plus est, Singapour dispose d’un système punitif qui sait décourager les mauvaises actions.
Le mieux est de passer par ici après une bonne douche tropicale, car la moiteur de l’air ajoute au dépaysement. On peut aussi mieux sentir les odeurs, c’est comme si les moisissures qui grignotent les maisons se réveillaient sous la pluie…. Arrivé sur Sims Avenue, on tourne à droite pour arriver au carrefour Sims/AlJunied, et on tourne à gauche dans AlJunied Road. Sur le côté droit, il y a quelques restaurants où on ne trouve que des locaux, Chinois, Malais, autres résidents temporaires à Singapour. On arrive au croisement Geylang Road / AlJunied Road. Au coin le New Cathay Hotel. Ces quelques pas depuis la station AlJunied, l’affaire de 10 minutes à peine, suffisent bien pour démontrer que tout n’est pas pimpant à Singapour. Sans être franchement repoussant, ce quartier n’est pas reluisant. Mais tout dépendra de l’expérience et du nerf de tout un chacun. Certains trouveront le quartier très glauque et un peu inquiétant. D’autres diront « on a vu pire ! » (et pire il y a !).
Au coin opposé, un premier groupe de filles. Des Thaies, on les reconnaît bien à leur attitude décontractée et aux éclats de rire qui parsèment leurs bavardages. Si on continue tout droit dans la continuation de AlJunied Road, on se trouve dans le « lorong 22 » de Geylang (« lorong » veut dire « allée » ou « chemin »). Plusieurs filles sont alignées au bord d’un trottoir douteux. Tout mâle de passage sera accroché par les filles ainsi que les deux ou trois macs qui les chaperonnent. Si, au contraire, on tourne à droite et on remonte Geylang Road, on a du mal à trouver son chemin à travers les tables qui débordent de plusieurs restaurants jusqu’au bord de la rue. Entre les restaurants, de nouveau des filles, plantées à la porte de maisons obscures. On entrevoit des escaliers étroits et décrépis qui montent vers les étages…
Mais plutôt que rester dans Geylang Road, prenez la petite ruelle de traverse à partir de Lorong 22, immédiatement après le carrefour Geylang/AlJunied, et qui court parallèle à Geylang Road jusqu’au lorong 10, 8 ou 6, quelques bonnes centaines de mètres plus loin. Cette ruelle vaut vraiment le déplacement. Quiconque maintient que Singapour est la perle aseptisée de l’Asie devrait y aller faire un tour, et se rendre compte que Singapour a bien dû faire place à certaines pratiques humaines, hélas !, bien connues et bien regrettables. Tout le long, on n’arrête pas d’être interpellé par des grappes de filles et par leurs macs qui proposent des options alléchantes : il suffit de choisir une fille et d’entrer dans une de ces maisons délabrées….. Les prix varient entre 50 et 150 SGD selon les services, pour un local ou pour un travailleur étranger aux capacités monétaires visiblement limitées. Quel prix ferait-on à un Blanc (car il faut savoir appeler les choses par leurs noms) particulièrement aventureux ?
Un peu plus loin, si on remonte dans lorong 14, en s’éloignant de Geylang Road, on peut tourner à droite dans Talma Road et aller jusqu’au Lorong 8. Des douzaines de filles font le trottoir, surtout des PRC (filles de la République Populaire de Chine) et des Indonésiennes. Il arrive de temps à autre qu’elles disparaissent en quelques secondes, aspirées par les ruelles encore plus petites qui poussent vers l’intérieur des blocs de maisons. Il doit y avoir des sentinelles plantées à des endroits stratégiques pour donner le signal que la police arrive. Curieux, car Singapour reconnaît officiellement la prostitution pratiquée à Geylang. Mais il n’est pas étonnant qu’une certaine criminalité se soit développée dans un tel contexte. On peut imaginer les sordides réseaux qui encerclent des centaines de filles de leurs pattes nuisibles et répugnantes.
Le plus triste, peut-être, ce sont les Indiennes qui se trouvent au milieu de ce quartier. Les saris dont elles sont enveloppées et les tikkas qu’elles portent sur leurs fronts annoncent haut et fort leur identité. Pourquoi plus triste que le reste ? C’est peut-être un préjugé de ma part, mais ayant été très intéressé par l’hindouisme et la culture hindoue en général, je sais à quel point ceux qui appartiennent à cette culture sont attachés à leurs coutumes conservatrices, modestes, voire puritaines. De voir ces filles, ces femmes, vendues dans la rue par des matrones elles-mêmes vêtues de saris et porteuses d’un beau tikka rouge sur le front, je ne peux être que choqué.
J’avais promis d’écrire quelques lignes sur Jakarta. Commençons par les transports. Jakarta n’est pas une ville facile d’usage. Il n’y a pas la facilité de déplacement qui rend des villes telles Singapour, Kuala Lumpur ou Bangkok agréables. Je parle ici des systèmes de « Skytrain » et de métro souterrain de KL ou de Bangkok et du MRT (métro) de Singapour. Pour ce qui est du trajet aéroport-ville, le train de KL est imbattable : fréquent, pas cher, propre et rapide (moins d’une demi-heure pour une distance considérable). Pour aller en ville à partir de Changi, l’aéroport de Singapour, il faut moins d’une demi-heure que ce soit par le MRT ou en taxi. Le taxi coûte rarement plus de 20 SGD (dollars de Singapour), c.à-.d. 10 euros. Jakarta serait plutôt comparable à Bangkok de ce point de vue, car il faut prendre le taxi ou le bus (je n’ai jamais essayé le bus à Jakarta; c’est une formule pratique et bien sûr peu onéreuse à Bangkok). Comptez au moins une demi-heure pour le trajet à Jakarta, et ça vous coûtera aux alentours de 100, 000 IDR (rupiah indonésiens), c.à-.d. 7 euros.
Je trouve souvent les taxis plus miteux à Jakarta qu’à Bangkok. Le seul endroit où j’ai jamais eu le moindre problème pour payer un taxi, c’est à KL, où les chauffeurs ne sont pas toujours très honnêtes et essayent parfois de gonfler les prix ou de ne pas rendre la monnaie. Singapour, Jakarta, Bangkok : pas le moindre problème. Cependant, il faut parfois insister à Bangkok pour utiliser le compteur. Ne pas s’étonner, à Bangkok ou à Jakarta, de ce que le chauffeur demande de l’argent en cours de route entre la ville et l’aéroport. Ce n’est pas une entourloupe, il s’agit de payer les tarifs d’utilisation des voies expresses. Ayez un peu de liquide sur vous pour cela, l’affaire de quelques dizaines de baht ou de quelques 10, 000 rupiah.
Une fois en ville, j’ai toujours utilisé les taxis à Jakarta. Les chauffeurs de taxis sont toujours très aimables. Mais attention, il arrive qu’on se retrouve en rade loin d’un endroit où on puisse facilement arrêter un taxi. Ou alors, on doit faire la queue, comme cela m’est arrivé au Carlton Ritz Plaza, de l’autre côté du "mall" « Pacific Place », un samedi soir. Presque aucun taxi ne passait et il y avait une très longue queue…. Plus d’une demi-heure avant d’avoir son tour ! Attention aussi, à Singapour, quand il pleut, les queues peuvent être très longues aussi et beaucoup de taxis ne s’arrêtent pas parce qu’ils ont été « bookés ». Munissez-vous de deux ou trois numéros de compagnies de taxis pour pouvoir « booker » le votre, cela vous coûtera 2 ou 3 SGD de plus mais mieux vaut ça qu’attendre stupidement une demi-heure, voire une heure !
La dernière chose que je dirai sur les transports, c’est que les distances sont énormes à Jakarta et qu’un trajet qui « normalement » prend 15minutes peut devenir plus d’une heure s’il y a du trafic. Jakarta est parsemé de petites rues et ruelles, de véritables goulots d’étranglement. Il est arrivé à des gens de mettre 3 heures pour aller de la ville à l’aéroport….
Je trouve souvent les taxis plus miteux à Jakarta qu’à Bangkok. Le seul endroit où j’ai jamais eu le moindre problème pour payer un taxi, c’est à KL, où les chauffeurs ne sont pas toujours très honnêtes et essayent parfois de gonfler les prix ou de ne pas rendre la monnaie. Singapour, Jakarta, Bangkok : pas le moindre problème. Cependant, il faut parfois insister à Bangkok pour utiliser le compteur. Ne pas s’étonner, à Bangkok ou à Jakarta, de ce que le chauffeur demande de l’argent en cours de route entre la ville et l’aéroport. Ce n’est pas une entourloupe, il s’agit de payer les tarifs d’utilisation des voies expresses. Ayez un peu de liquide sur vous pour cela, l’affaire de quelques dizaines de baht ou de quelques 10, 000 rupiah.
Une fois en ville, j’ai toujours utilisé les taxis à Jakarta. Les chauffeurs de taxis sont toujours très aimables. Mais attention, il arrive qu’on se retrouve en rade loin d’un endroit où on puisse facilement arrêter un taxi. Ou alors, on doit faire la queue, comme cela m’est arrivé au Carlton Ritz Plaza, de l’autre côté du "mall" « Pacific Place », un samedi soir. Presque aucun taxi ne passait et il y avait une très longue queue…. Plus d’une demi-heure avant d’avoir son tour ! Attention aussi, à Singapour, quand il pleut, les queues peuvent être très longues aussi et beaucoup de taxis ne s’arrêtent pas parce qu’ils ont été « bookés ». Munissez-vous de deux ou trois numéros de compagnies de taxis pour pouvoir « booker » le votre, cela vous coûtera 2 ou 3 SGD de plus mais mieux vaut ça qu’attendre stupidement une demi-heure, voire une heure !
La dernière chose que je dirai sur les transports, c’est que les distances sont énormes à Jakarta et qu’un trajet qui « normalement » prend 15minutes peut devenir plus d’une heure s’il y a du trafic. Jakarta est parsemé de petites rues et ruelles, de véritables goulots d’étranglement. Il est arrivé à des gens de mettre 3 heures pour aller de la ville à l’aéroport….
Un restaurant que je recommanderai chaudement, c’est le Potato Head, au Pacific Place, près de la Bourse. Le Pacific Place est un « shopping mall » (centre commercial) très bien : les magasins sont beaux et plusieurs restaurants sympas vous attendent aux étages supérieurs. Le Potato Head se trouve à l’extérieur du « mall », les gens de la sécurité sont tous très charmants et se feront un plaisir de vous indiquer le chemin. Il n’est pas rare qu’ils prennent 5 à 10 minutes de leur temps pour vous accompagner. Cela m’est arrivé dans d’autres endroits également. Je ne saurai pas dire à quel point les gens sont gentils à Jakarta.
Le cadre est très agréable : terrasse, une salle ouverte sur l’extérieur, et un escalier qui mène à une mezzanine. La décoration est faite de vieux volets et portes aux peintures défraîchies qui couvrent entièrement les murs. Le personnel est charmant, la nourriture est excellente, dans le genre « fusion » entre l’Asie et l’Europe. 😛 On y mange très bien pour moins de 20 euros par personne, boisson comprise (bons vins au verre). Il faut dire que la gérante, Émilie, une charmante grenobloise, est attentive à ce que tout soit bien et soigné. Bons cocktails, bonne musique, vraiment un endroit très agréable.
Ce qui m’a frappé, cette dernière fois que je suis passé à Jakarta, c’est la profusion de sapins de Noël dans les centres commerciaux. Si vous êtes en manque de décoration de Noël, je peux vous recommander d’aller voir à Jakarta ! 😎 Dans nombres de centres commerciaux, tous les vendeurs et vendeuses sont affublés de bonnets de Noël rouge et blanc. Dans un immeuble de bureaux sur Jalan Simatupang, sur la ceinture sud de Jakarta, quelle surprise d’assister, sur le coup de midi, à un récital de chansons traditionnelles de Noël par quelques chanteurs accompagnés d’une harpe énorme ! C’est quand-même remarquable de voir ça dans le pays qui a la plus nombreuse population musulmane au monde, alors qu’aux Etats-Unis il est presque interdit de faire référence publique à Noël – on souhaite plutôt « une bonne saison de fêtes » (« a good holiday season »).
Ce qui m’avait vraiment amusé, à Singapour, c’est de voir des annonces commerciales placées par des hôtels et des restaurants pour attirer les clients à venir y passer un « Noël typiquement chinois » ! J’espère un jour avoir le plaisir d’entendre des chants de Noël traditionnels chinois….. 😉
Le cadre est très agréable : terrasse, une salle ouverte sur l’extérieur, et un escalier qui mène à une mezzanine. La décoration est faite de vieux volets et portes aux peintures défraîchies qui couvrent entièrement les murs. Le personnel est charmant, la nourriture est excellente, dans le genre « fusion » entre l’Asie et l’Europe. 😛 On y mange très bien pour moins de 20 euros par personne, boisson comprise (bons vins au verre). Il faut dire que la gérante, Émilie, une charmante grenobloise, est attentive à ce que tout soit bien et soigné. Bons cocktails, bonne musique, vraiment un endroit très agréable.
Ce qui m’a frappé, cette dernière fois que je suis passé à Jakarta, c’est la profusion de sapins de Noël dans les centres commerciaux. Si vous êtes en manque de décoration de Noël, je peux vous recommander d’aller voir à Jakarta ! 😎 Dans nombres de centres commerciaux, tous les vendeurs et vendeuses sont affublés de bonnets de Noël rouge et blanc. Dans un immeuble de bureaux sur Jalan Simatupang, sur la ceinture sud de Jakarta, quelle surprise d’assister, sur le coup de midi, à un récital de chansons traditionnelles de Noël par quelques chanteurs accompagnés d’une harpe énorme ! C’est quand-même remarquable de voir ça dans le pays qui a la plus nombreuse population musulmane au monde, alors qu’aux Etats-Unis il est presque interdit de faire référence publique à Noël – on souhaite plutôt « une bonne saison de fêtes » (« a good holiday season »).
Ce qui m’avait vraiment amusé, à Singapour, c’est de voir des annonces commerciales placées par des hôtels et des restaurants pour attirer les clients à venir y passer un « Noël typiquement chinois » ! J’espère un jour avoir le plaisir d’entendre des chants de Noël traditionnels chinois….. 😉
Noël est la fête du solstice d'hiver de l'Occident ...
(le "culte" des sapins -de Noël- est d'origine germanique "païenne")
Toutes les cultures ont une fête aux solstices (et équinoxes), la Chine aussi :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Solstice_d'hiver_(f%C3%AAte_chinoise)
🙂
Toutes les cultures ont une fête aux solstices (et équinoxes), la Chine aussi :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Solstice_d'hiver_(f%C3%AAte_chinoise)
🙂
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Tout le monde sait que le solstice d’hiver, comme les autres moments-clé de l’année déterminés par l’astronomie, est un moment de fête et de célébration dans diverses cultures. Donc, nous pouvons imaginer que les Chinois (aux moins ceux de Singapour) aient leur version de Noël : anges voletant au-dessus de la crèche au pied d’un sapin de Noël surchargé de boules multicolores et pulvérisé de flocons de neige artificiels, cheminée où brûle un bon gros feu de bois (artificiel bien sûr), bonnes odeurs de gâteaux aux épices traditionnels … ??? 😉
Revenons à Jakarta. Voici quelques photos prises de ma chambre à l’hôtel Mulia, lors de mon dernier passage. Deux vues vers le sud : tout un tas de grands immeubles avant Block M (qu’on ne voit pas), avec au premier plan un terrain de golf situé en pleine ville. Vue vers l’est : le stadium de Senayan et, au-delà, la forêt de grands immeubles modernes de Kuningan, le quartier d’affaires (le « Triangle d’Or » ou « Golden Triangle »). Vue vers l’ouest : vous apprécierez le « kampong » aux toits de tuiles rouges et la verdure au milieu des immeubles, avec tout au fond, perdu dans la grisaille, la ceinture sud de Jakarta. Il est rare, sinon exclus, de voir jusqu’aux montagnes volcaniques qui forment l’épine dorsale de l’île de Java, bien qu’elles ne soient pas si éloignées que ça (je ne les ai jamais vues).
Un endroit que j’aime particulièrement, c’est le restaurant de plein air Pulau Dua, au bord du petit lac de Taman Ria, pas loin de l’hôtel Mulia, c.à-.d. à l’ouest de Kuningan. C’est à 15 minutes en taxi du centre de Jakarta (le « Monas » ou monument national), avant d’arriver aux quartiers sud (Block M, Kemang etc.). On y mange bien et pas cher, typiquement indonésien. 😛 On nous y reconnaît, et surtout Y qui comme d’habitude a charmé tout le monde - quand nous partons, c’est comme si nous quittions des amis. Une autre raison pour laquelle les gens de la maison ont bien reconnu Y, c’est qu’elle avait exprimé une telle admiration pour le « sambal » qu’on y sert, la dernière fois que nous y étions passés, il y a presque un an de ça. Jour après jour, elle s’en était fait un véritable régal!
C’est un lieu particulièrement agréable et décontracté, les gens y viennent par groupes entiers pour s’y délasser autour d’une table, mais je n’y ai jamais vu un seul étranger (en dehors de nous-mêmes). Il y a une tribune et de temps à autre des chanteurs, des musiciens ou autres spectacles, mais nous n’avons pas eu la chance d’y assister.
Revenons à Jakarta. Voici quelques photos prises de ma chambre à l’hôtel Mulia, lors de mon dernier passage. Deux vues vers le sud : tout un tas de grands immeubles avant Block M (qu’on ne voit pas), avec au premier plan un terrain de golf situé en pleine ville. Vue vers l’est : le stadium de Senayan et, au-delà, la forêt de grands immeubles modernes de Kuningan, le quartier d’affaires (le « Triangle d’Or » ou « Golden Triangle »). Vue vers l’ouest : vous apprécierez le « kampong » aux toits de tuiles rouges et la verdure au milieu des immeubles, avec tout au fond, perdu dans la grisaille, la ceinture sud de Jakarta. Il est rare, sinon exclus, de voir jusqu’aux montagnes volcaniques qui forment l’épine dorsale de l’île de Java, bien qu’elles ne soient pas si éloignées que ça (je ne les ai jamais vues).
Un endroit que j’aime particulièrement, c’est le restaurant de plein air Pulau Dua, au bord du petit lac de Taman Ria, pas loin de l’hôtel Mulia, c.à-.d. à l’ouest de Kuningan. C’est à 15 minutes en taxi du centre de Jakarta (le « Monas » ou monument national), avant d’arriver aux quartiers sud (Block M, Kemang etc.). On y mange bien et pas cher, typiquement indonésien. 😛 On nous y reconnaît, et surtout Y qui comme d’habitude a charmé tout le monde - quand nous partons, c’est comme si nous quittions des amis. Une autre raison pour laquelle les gens de la maison ont bien reconnu Y, c’est qu’elle avait exprimé une telle admiration pour le « sambal » qu’on y sert, la dernière fois que nous y étions passés, il y a presque un an de ça. Jour après jour, elle s’en était fait un véritable régal!
C’est un lieu particulièrement agréable et décontracté, les gens y viennent par groupes entiers pour s’y délasser autour d’une table, mais je n’y ai jamais vu un seul étranger (en dehors de nous-mêmes). Il y a une tribune et de temps à autre des chanteurs, des musiciens ou autres spectacles, mais nous n’avons pas eu la chance d’y assister.
Non, je n’ai pas rapetissé Y. 😉 Elle vient juste de trouver la valise idéale, sur Orchard Road à Singapour.🙂
Kemang est un quartier qui vaut le coup d’être visité. Comme tant de quartiers de Jakarta, une fois qu’on quitte les rues principales, on se retrouve comme dans un village. Ce sont les « kampong » de Jakarta, surprenant par leur caractère parfois encore rural. Petites maisons aux jolis toits de tuiles rouges, des arbres partout, des guinguettes au bord des rues pour grignoter un petit morceau pas cher, des ruelles biscornues etc…. Kemang est un peu différent car c’est un quartier « haut de gamme » très apprécié par les expatriés. On y trouve un tas de magasins, de bars, de restaurants etc. d’une taille plus abordable que les grands centres commerciaux du centre ville. On peut par exemple aller boire un coup à l’Eastern Promise, à deux pas de l’hôtel Grand Kemang. L’atmosphère est plutôt anglo-saxonne, et ça pourrait déplaire à certains (je n’en raffole pas moi-même, à vrai dire, je n’y passe que pour rencontrer des gens), mais on y sert une bonne cuisine indienne et le petit jardin à l’arrière est un endroit idéal pour descendre une bière en fin d’après-midi.
Enfin, laissez-moi finir par quelques mots sur un bar, ou un pub si on veut, que j’aime beaucoup, le Jaya Pub. Il se trouve de l’autre côté de Jalan Thamrin par rapport à l’hôtel Sari Pan Pacific, dans le centre de Jakarta, entre le grand carrefour du Grand Indonesia et du Grand Hyatt et la grande esplanade du Monas. Pour s’y rendre, le mieux est de descendre en taxi à l’hôtel (qui se trouve sur le côté est de Jalan Thamrin), de prendre la passerelle qui franchit l’avenue vers le côté ouest, puis remonter quelques 200 mètres vers le sud. Là vous verrez le Jaya Pub un peu en retrait de l’avenue. Prenez l’escalier et n’hésitez pas à pousser la porte. Si vous n’êtes pas certains, demandez à l’hôtel et on vous renseignera sans aucun doute.
C’est un pub qui ne date pas d’hier. Pour dire, je le connais depuis le début des années 1980 et il n’a d’ailleurs pas beaucoup changé. Le cadre est peut-être un peu miteux (on dirait « grubby » en anglais), mais la clientèle est sympathique, on bavarde très facilement avec tout le monde, gens de la maison aussi bien que clients. Asseyez-vous au bar devant la scène minuscule et profitez de la musique « live ». On en sert tous les soirs. Parfois d’un style douteux (à mon goût) du genre vieilles balades américaines (« crooners ») ou « country », mais c’est toujours assez amusant quand-même. Il arrive qu’il y ait des musiciens qui y frappent un bon petit blues de derrière les fagots ou un rock bien solide.
C’est le genre de pub où on se fait vite des amis, la bonne humeur bon enfant des indonésiens aidant. Y en tout cas est devenue immédiatement populaire et s’y est certainement faite des admirateurs quand elle s’est mise à danser (il lui suffit de peu pour s'y mettre!). D’ailleurs, partout où nous sommes allés en Asie, j’ai bien remarqué que les gens ont spontanément des sentiments amicaux pour ceux qui viennent d’autres pays asiatiques. Mais quel genre de clientèle y trouve-t-on ?, me demanderez vous. Et bien, surtout des Indonésiens et quelques autres asiatiques (Chinois, Japonais, Coréens …), plus quelques occidentaux pour « assaisonner », dirons-nous. Nous ne sommes pas ici dans un de ces pubs dominés par les Anglo-saxons, ouf ! Les gens sont en général d’âge un peu plus mûr, on est surtout dans la trentaine bien avancée et plus.
Pour être parfaitement honnête, s’il n’y a pas de ces filles ou de ces femmes qui racolent bien ouvertement dans la plupart des lieux fréquentés par les occidentaux, je crois qu'on y trouve bien de temps en temps une ou deux femmes d’abord assez facile. Je juge d’après les avances, sympathiques et pas trop pesantes, qu’on m’avait faites une fois que j’étais assis au bar et que Y avait disparu au fond du pub, captivée par une longue partie de pool. Mais soyons clairs, ce ne sont pas forcément des prostituées. Ah ! Dernier détail : on peut y manger, mais ça ne casse pas des briques.
Enfin, laissez-moi finir par quelques mots sur un bar, ou un pub si on veut, que j’aime beaucoup, le Jaya Pub. Il se trouve de l’autre côté de Jalan Thamrin par rapport à l’hôtel Sari Pan Pacific, dans le centre de Jakarta, entre le grand carrefour du Grand Indonesia et du Grand Hyatt et la grande esplanade du Monas. Pour s’y rendre, le mieux est de descendre en taxi à l’hôtel (qui se trouve sur le côté est de Jalan Thamrin), de prendre la passerelle qui franchit l’avenue vers le côté ouest, puis remonter quelques 200 mètres vers le sud. Là vous verrez le Jaya Pub un peu en retrait de l’avenue. Prenez l’escalier et n’hésitez pas à pousser la porte. Si vous n’êtes pas certains, demandez à l’hôtel et on vous renseignera sans aucun doute.
C’est un pub qui ne date pas d’hier. Pour dire, je le connais depuis le début des années 1980 et il n’a d’ailleurs pas beaucoup changé. Le cadre est peut-être un peu miteux (on dirait « grubby » en anglais), mais la clientèle est sympathique, on bavarde très facilement avec tout le monde, gens de la maison aussi bien que clients. Asseyez-vous au bar devant la scène minuscule et profitez de la musique « live ». On en sert tous les soirs. Parfois d’un style douteux (à mon goût) du genre vieilles balades américaines (« crooners ») ou « country », mais c’est toujours assez amusant quand-même. Il arrive qu’il y ait des musiciens qui y frappent un bon petit blues de derrière les fagots ou un rock bien solide.
C’est le genre de pub où on se fait vite des amis, la bonne humeur bon enfant des indonésiens aidant. Y en tout cas est devenue immédiatement populaire et s’y est certainement faite des admirateurs quand elle s’est mise à danser (il lui suffit de peu pour s'y mettre!). D’ailleurs, partout où nous sommes allés en Asie, j’ai bien remarqué que les gens ont spontanément des sentiments amicaux pour ceux qui viennent d’autres pays asiatiques. Mais quel genre de clientèle y trouve-t-on ?, me demanderez vous. Et bien, surtout des Indonésiens et quelques autres asiatiques (Chinois, Japonais, Coréens …), plus quelques occidentaux pour « assaisonner », dirons-nous. Nous ne sommes pas ici dans un de ces pubs dominés par les Anglo-saxons, ouf ! Les gens sont en général d’âge un peu plus mûr, on est surtout dans la trentaine bien avancée et plus.
Pour être parfaitement honnête, s’il n’y a pas de ces filles ou de ces femmes qui racolent bien ouvertement dans la plupart des lieux fréquentés par les occidentaux, je crois qu'on y trouve bien de temps en temps une ou deux femmes d’abord assez facile. Je juge d’après les avances, sympathiques et pas trop pesantes, qu’on m’avait faites une fois que j’étais assis au bar et que Y avait disparu au fond du pub, captivée par une longue partie de pool. Mais soyons clairs, ce ne sont pas forcément des prostituées. Ah ! Dernier détail : on peut y manger, mais ça ne casse pas des briques.
Bonjour Georges,
Merci pour ces instantanés de Jakarta, tel que tu les vit. C'est vraiment sympa de partager, et super interessant de te lire ! J'aime bien tes petites histoires concernant les pubs et autres resto de la ville, on a presque l'impression d'y être 🙂
Merci pour ces instantanés de Jakarta, tel que tu les vit. C'est vraiment sympa de partager, et super interessant de te lire ! J'aime bien tes petites histoires concernant les pubs et autres resto de la ville, on a presque l'impression d'y être 🙂
Tous mes voyages en images : sur mon blog
Il faut aussi que je vous parle d’un grand magasin « avec une différence », c.à-.d. du Sarinah. Il est à deux pas du Sari Pan Pacific, sur Jalan Thamrin. Il commence sérieusement à dater et fait piètre figure comparé aux centres commerciaux flambant neuf tels le Pacific Place, le Senayan Plaza, le Grand Indonesia etc. Mais ce qui le distingue, ce sont ses deux derniers étages où on trouve un choix impressionnant de produits artisanaux indonésiens, à des prix qui ne se discutent pas mais qui sont assez corrects. C’est une espèce d’emporium à l’indienne. J’aime y passer de temps à autre pour acheter un ou deux batiks. Je vous mets quelques photos pour que vous puissiez voir à quoi ça ressemble.
J‘espère que vous saurez admirer comme moi la beauté de ces batiks, mais il faut les voir de près pour vraiment apprécier. Et surtout il faut voir comment on les fait. Les meilleurs sont les « batik tulis », c.à-.d. ceux que l’on « écrit », parce que la pose de la cire se fait par un stylet qu’on tient dans la main, et on "dessine" véritablement le motif que l’on passera à une couleur donnée (en craquant un peu la cire pour laisser passer un peu de couleur en filigrane – cet effet typique du batik). Et pour chaque couleur que l’on superpose sur une pièce donnée, on recommence à zéro : on fait fondre la cire, on lave, puis on passe à une couche de cire suivante. C’est un travail impressionnant.
Le « batik tulis » s’oppose au batik "standard" pour lequel la cire est mise en place (pour chaque passage de couleur) à travers des motifs métalliques (c’est comparable à des blocs d’imprimerie). Mais même pour cette fabrication plus simple et plus rapide, où on se contente de répéter le même motif sur l'étendue de la pièce que l’on travaille, il faut une manipulation cire - couleur - fonte de la cire - lavage pour chaque couleur successive. Tout ça explique un peu les prix. Un « batik tulis » peut valoir une petite fortune. C’est en tout cas, à mon humble avis (car il y en aura toujours pour rouspéter !) en Indonésie qu’on fait les plus beaux batiks.
Les batiks les plus traditionnels sont ceux qui ont ces belles couleurs marron, ochre et indigo (photos 2, 3 et 4 - photo 5, c'est un châle, tres beau, et photo 5 une nappe de table). Ce sont les sarongs que les femmes indonésiennes portent traditionnellement. Dans le pays, à Java en tout cas, on voit presque toutes les femmes porter ce genre de sarong. Avec les paysages, les physiques typiques des gens, les couleurs, le climat, les odeurs et tout, c’est vraiment très, très beau. 😎 Je connais peu d ‘endroits aussi beaux et aussi saisissants que l’Indonésie. Je comparerais peut-être à l’Inde, où les femmes portent encore beaucoup leurs habits traditionnels (et magnifiques).
J‘espère que vous saurez admirer comme moi la beauté de ces batiks, mais il faut les voir de près pour vraiment apprécier. Et surtout il faut voir comment on les fait. Les meilleurs sont les « batik tulis », c.à-.d. ceux que l’on « écrit », parce que la pose de la cire se fait par un stylet qu’on tient dans la main, et on "dessine" véritablement le motif que l’on passera à une couleur donnée (en craquant un peu la cire pour laisser passer un peu de couleur en filigrane – cet effet typique du batik). Et pour chaque couleur que l’on superpose sur une pièce donnée, on recommence à zéro : on fait fondre la cire, on lave, puis on passe à une couche de cire suivante. C’est un travail impressionnant.
Le « batik tulis » s’oppose au batik "standard" pour lequel la cire est mise en place (pour chaque passage de couleur) à travers des motifs métalliques (c’est comparable à des blocs d’imprimerie). Mais même pour cette fabrication plus simple et plus rapide, où on se contente de répéter le même motif sur l'étendue de la pièce que l’on travaille, il faut une manipulation cire - couleur - fonte de la cire - lavage pour chaque couleur successive. Tout ça explique un peu les prix. Un « batik tulis » peut valoir une petite fortune. C’est en tout cas, à mon humble avis (car il y en aura toujours pour rouspéter !) en Indonésie qu’on fait les plus beaux batiks.
Les batiks les plus traditionnels sont ceux qui ont ces belles couleurs marron, ochre et indigo (photos 2, 3 et 4 - photo 5, c'est un châle, tres beau, et photo 5 une nappe de table). Ce sont les sarongs que les femmes indonésiennes portent traditionnellement. Dans le pays, à Java en tout cas, on voit presque toutes les femmes porter ce genre de sarong. Avec les paysages, les physiques typiques des gens, les couleurs, le climat, les odeurs et tout, c’est vraiment très, très beau. 😎 Je connais peu d ‘endroits aussi beaux et aussi saisissants que l’Indonésie. Je comparerais peut-être à l’Inde, où les femmes portent encore beaucoup leurs habits traditionnels (et magnifiques).
J'aime bien tes petites histoires concernant les pubs et autres resto de la ville, on a presque l'impression d'y être
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Merci, comme d’habitude, ça fait plaisir de savoir qu’il y a des gens que cela intéresse et divertit. 🙂 J’ai un petit côté « boui-boui » et endroits louches qui ne plaît pas à tout le monde … Par contre, je peux garantir que je ne m’ennuie pas ! 😉
Merci, comme d’habitude, ça fait plaisir de savoir qu’il y a des gens que cela intéresse et divertit. 🙂 J’ai un petit côté « boui-boui » et endroits louches qui ne plaît pas à tout le monde … Par contre, je peux garantir que je ne m’ennuie pas ! 😉
Par contre, je peux garantir que je ne m’ennuie pas ! 😉
ça je m'en doute !!
Merci pour ton explication sur la fabrication des batiks, je ne savais même pas ce que c'était 😊🤪 En tous cas, ils sont très beaux sur tes photos : Tu m'en offre un à Noël dis dis ?? 😉😏😄
Rassure toi, tu as des lecteurs ! Comme je n'ai pas de vacances à Noël, il faut bien que j'occupe mes heures de bureau 😉
A bientot !
ça je m'en doute !!
Merci pour ton explication sur la fabrication des batiks, je ne savais même pas ce que c'était 😊🤪 En tous cas, ils sont très beaux sur tes photos : Tu m'en offre un à Noël dis dis ?? 😉😏😄
Rassure toi, tu as des lecteurs ! Comme je n'ai pas de vacances à Noël, il faut bien que j'occupe mes heures de bureau 😉
A bientot !
Tous mes voyages en images : sur mon blog
Il faut que j’en dise un peu plus sur les gens. Je l’ai déjà dit plusieurs fois, je crois, je trouve les gens de Jakarta d’une très grande gentillesse. 🙂 Je les aime vraiment beaucoup. Ils ont des physiques tellement variés, c’est assez incroyable. Certains ressemblent parfaitement à des Japonais, ont la peau très blanche et des traits fins. D’autres sont beaucoup plus foncés de peau, mais ont encore des yeux bien asiatiques, et comme j’en avais déjà fait la remarque, les yeux asiatiques tiennent beaucoup plus à ce fameux repli dit « mongolien » de la paupière, du côté intérieur du visage c.à-.d. vers le nez, qu’à la forme effilée vers l’extérieur de la paupière comme on l’imagine le plus souvent. Combien de fois suis-je tombé fasciné par la beauté des yeux des gens ! Il n’est pas du tout difficile de concevoir que ces gens soient les descendants de peuples qui auraient migré à partir du sud de la Chine, il y a de ça quelques milliers d’années.
Beaucoup ont déjà les yeux en amande plus symétriques (pour être plus précis : plus allongés et avec un axe de symétrie horizontal), avec le repli mongolien moins marqué. J’attribue (peut-être faussement) cette forme des yeux aux peuples océaniques – des yeux tels que le dessinateur italien Hugo Pratt donnait aux habitants des îles Pacifiques dans les aventures de l’aventurier vénitien Corto Maltese (voir « La ballade de la mer salée » 😉). Je place deux photos montrant ces yeux « océaniques », par contraste avec des yeux typiquement « mongoloïdes du sud ».
Il y a aussi quantité de gens aux physiques bien moins asiatiques, de toute évidence les descendants des habitants originels de l’archipel (« Tanah Air », ou « Terre – Eau », c’est ainsi que les Indonésiens appellent leur immense archipel – il serait plus juste, en fait, de parler d’archipels au pluriel), ceux qui avaient précédé les vagues migratoires Malayo-Polynésiennes. Et il y a bien sûr toutes les gammes intermédiaires dans ce vaste bouillon de culture.
Je vous mets enfin une photo prise d ‘un immeuble sur Jalan Simatupang, à la limite sud de Jakarta. Au-delà de la ceinture sud, on reste certes dans l’agglomération de Jakarta mais il n’y a plus que des « kampong » les uns après les autres jusqu’à la chaîne de montagnes volcaniques qui forme l’épine dorsale de l’île de Java, et il n’y a plus ces grands nids d’immeubles typiques de la mégapole. La photo est prise avec vue vers le nord, c.à-.d. vers le centre de Jakarta. Tout devant, sous nos pieds pour ainsi dire, nous voyons le « kampong » typique de Cilandak, avec une jolie mosquée agrémentée d’un jardin. Les quartiers de Block M (sur la gauche) et de Kemang (sur la droite), puis les grands immeubles du quartier d’affaires de Kuningan (encore plus loin sur la droite), et sur la gauche l’hôtel Mulia, le centre commercial Senayan Plaza et Taman Ria, dont j’ai parlé plus haut : tout ça se trouve plus loin vers le centre de Jakarta, mais j’ai égaré les photos correspondantes. À cause de la pollution ou de la couverture nuageuse, on n’arrive de toute façon pas à voir jusqu’au centre de Jakarta, et il faudrait encore au moins doubler la distance d’ici au centre pour aller plus loin et arriver au bord de mer, à la limite nord de Jakarta.
Beaucoup ont déjà les yeux en amande plus symétriques (pour être plus précis : plus allongés et avec un axe de symétrie horizontal), avec le repli mongolien moins marqué. J’attribue (peut-être faussement) cette forme des yeux aux peuples océaniques – des yeux tels que le dessinateur italien Hugo Pratt donnait aux habitants des îles Pacifiques dans les aventures de l’aventurier vénitien Corto Maltese (voir « La ballade de la mer salée » 😉). Je place deux photos montrant ces yeux « océaniques », par contraste avec des yeux typiquement « mongoloïdes du sud ».
Il y a aussi quantité de gens aux physiques bien moins asiatiques, de toute évidence les descendants des habitants originels de l’archipel (« Tanah Air », ou « Terre – Eau », c’est ainsi que les Indonésiens appellent leur immense archipel – il serait plus juste, en fait, de parler d’archipels au pluriel), ceux qui avaient précédé les vagues migratoires Malayo-Polynésiennes. Et il y a bien sûr toutes les gammes intermédiaires dans ce vaste bouillon de culture.
Je vous mets enfin une photo prise d ‘un immeuble sur Jalan Simatupang, à la limite sud de Jakarta. Au-delà de la ceinture sud, on reste certes dans l’agglomération de Jakarta mais il n’y a plus que des « kampong » les uns après les autres jusqu’à la chaîne de montagnes volcaniques qui forme l’épine dorsale de l’île de Java, et il n’y a plus ces grands nids d’immeubles typiques de la mégapole. La photo est prise avec vue vers le nord, c.à-.d. vers le centre de Jakarta. Tout devant, sous nos pieds pour ainsi dire, nous voyons le « kampong » typique de Cilandak, avec une jolie mosquée agrémentée d’un jardin. Les quartiers de Block M (sur la gauche) et de Kemang (sur la droite), puis les grands immeubles du quartier d’affaires de Kuningan (encore plus loin sur la droite), et sur la gauche l’hôtel Mulia, le centre commercial Senayan Plaza et Taman Ria, dont j’ai parlé plus haut : tout ça se trouve plus loin vers le centre de Jakarta, mais j’ai égaré les photos correspondantes. À cause de la pollution ou de la couverture nuageuse, on n’arrive de toute façon pas à voir jusqu’au centre de Jakarta, et il faudrait encore au moins doubler la distance d’ici au centre pour aller plus loin et arriver au bord de mer, à la limite nord de Jakarta.
Il est temps que je revienne à la population de la Thaïlande, dont je parlais il y a maintenant quelques bonnes semaines. Je rappelle que je me base sur une étude faite pour le Congrès américain, elle-même basée sur un recensement fait en 1987.
Les « Montagnards » (1) Les « Montagnards » (« hill tribes » en anglais, qu’on peut traduire par « tribus des collines, ou hautes terres ») incluaient les groupes ethniques vivant dans les montagnes du nord et du nord-ouest de la Thaïlande dans la région connue, à cause de la production illégale d’opium, sous le nom de Triangle d’Or. Jusqu’aux années 1970, le gouvernement central Thaï considérait ces groupes principalement en tant que cultivateurs d’opium engagés dans des activités illégales. Depuis, les minorités des hautes terres, par leurs propres efforts et grâce à des projets de conversion agricole organisés par le gouvernement (on leur a appris à planter des choux ! – « kàlàm plee »), ont trouvé leur place dans l’économie de marché légale du pays.
Parmi les groupes les plus importants, il y avait les Karen (Kariang, Yang), les Hmong (Meo, Miao), les Mien (Yao), les Lahu (Mussur), les Akha (Kaw), et les Lisu ou Lisaw. Certains de ces groupes étaient des arrivés récents. De par leur croissance naturelle et par leurs migrations successives, la population des hautes terres avait augmenté de 100, 000 en 1948 à 700, 000 vers la fin des années 1980, d’après les estimations du Ministère de l’Intérieur. Les langues parlées par les peuples des hautes terres tombaient grosso modo dans trois catégories linguistiques: - Tibéto-Birmane (une sous-famille de la famille Sino-Tibétaine) ; - Mon-Khmer (une sous-famille de la famille Austro-Asiatique) ; - et la petite famille Miao-Yao. La langue du groupe le plus nombreux, les Karen, était généralement considérée comme Sino-Tibétaine, mais certaines autorités l’incluaient dans la sous-famille Tibéto-Birmane ou la plaçaient dans une catégorie à part. Les locuteurs des autres langues comprises dans la catégorie Tibéto-Birmane - Akha, Lisu, Lahu, et Jinghpaw (Kachin) – ont été estimés entre quelques centaines d’individus (Jinghpaw) et à peu près 25, 000 personnes (Akha). La catégorie Mon-Khmer incluait un nombre de groupes. Citons d’abord les Khui qui dénombraient entre 100, 000 et 150, 000 vers le milieu des années 1960. Les Khui passaient pour être largement assimilés dans la société Thaï. Ils vivaient principalement dans la partie est/centrale de la Thaïlande, mais on trouvait aussi des villages Khuy au Laos (ou un recensement récent leur donne un nombre supérieur à 50, 000) et au Cambodge. Une autre source (http://msea-ling.info/dt-library/librnew.shtml) leur accorde un nombre approximatif de 300, 000 personnes. Beaucoup de Khui sont bilingues et parlent aussi Lao ou Isaan Lao. On leur donne aussi les noms suivants : Sui, Suay ou Soai (c’est ainsi que les Thaï les appellent), Kui Souei, Kui ou Kuy, Kuay, Khamen-Boran.
Les « Montagnards » (1) Les « Montagnards » (« hill tribes » en anglais, qu’on peut traduire par « tribus des collines, ou hautes terres ») incluaient les groupes ethniques vivant dans les montagnes du nord et du nord-ouest de la Thaïlande dans la région connue, à cause de la production illégale d’opium, sous le nom de Triangle d’Or. Jusqu’aux années 1970, le gouvernement central Thaï considérait ces groupes principalement en tant que cultivateurs d’opium engagés dans des activités illégales. Depuis, les minorités des hautes terres, par leurs propres efforts et grâce à des projets de conversion agricole organisés par le gouvernement (on leur a appris à planter des choux ! – « kàlàm plee »), ont trouvé leur place dans l’économie de marché légale du pays.
Parmi les groupes les plus importants, il y avait les Karen (Kariang, Yang), les Hmong (Meo, Miao), les Mien (Yao), les Lahu (Mussur), les Akha (Kaw), et les Lisu ou Lisaw. Certains de ces groupes étaient des arrivés récents. De par leur croissance naturelle et par leurs migrations successives, la population des hautes terres avait augmenté de 100, 000 en 1948 à 700, 000 vers la fin des années 1980, d’après les estimations du Ministère de l’Intérieur. Les langues parlées par les peuples des hautes terres tombaient grosso modo dans trois catégories linguistiques: - Tibéto-Birmane (une sous-famille de la famille Sino-Tibétaine) ; - Mon-Khmer (une sous-famille de la famille Austro-Asiatique) ; - et la petite famille Miao-Yao. La langue du groupe le plus nombreux, les Karen, était généralement considérée comme Sino-Tibétaine, mais certaines autorités l’incluaient dans la sous-famille Tibéto-Birmane ou la plaçaient dans une catégorie à part. Les locuteurs des autres langues comprises dans la catégorie Tibéto-Birmane - Akha, Lisu, Lahu, et Jinghpaw (Kachin) – ont été estimés entre quelques centaines d’individus (Jinghpaw) et à peu près 25, 000 personnes (Akha). La catégorie Mon-Khmer incluait un nombre de groupes. Citons d’abord les Khui qui dénombraient entre 100, 000 et 150, 000 vers le milieu des années 1960. Les Khui passaient pour être largement assimilés dans la société Thaï. Ils vivaient principalement dans la partie est/centrale de la Thaïlande, mais on trouvait aussi des villages Khuy au Laos (ou un recensement récent leur donne un nombre supérieur à 50, 000) et au Cambodge. Une autre source (http://msea-ling.info/dt-library/librnew.shtml) leur accorde un nombre approximatif de 300, 000 personnes. Beaucoup de Khui sont bilingues et parlent aussi Lao ou Isaan Lao. On leur donne aussi les noms suivants : Sui, Suay ou Soai (c’est ainsi que les Thaï les appellent), Kui Souei, Kui ou Kuy, Kuay, Khamen-Boran.
des projets de conversion agricole organisés par le gouvernement
Je crois que passer sous silence le rôle personnel du Roi (et de la Reine) dans ces projets est un oubli majeur, sinon une faute !
🙂
Je crois que passer sous silence le rôle personnel du Roi (et de la Reine) dans ces projets est un oubli majeur, sinon une faute !
🙂
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Dans la catégorie des locuteurs de langues Mon-Khmer, il y avait aussi les Tin, environ 20, 000; et plusieurs groupes plus petits comprenant les Lua (également appelés Lawa, environ 9, 000) les Khmu (environ 7, 600) et les Chaobon (ce qui signifierait « les gens du haut » en thaï? environ 2, 000). Le nombre indiqué pour les Khmu ne se rapportait qu´à ceux qui étaient présumés vivre dans les hautes terres dans un habitat plus ou moins traditionnel. De même que pour les Khui (ou Suay, voir poste précédent), un grand nombre de Khmu auraient déjà eu un mode de vie à la Thaï et n’auraient donc pas été comptés en tant que Khmu dans le recensement. Nous reviendrons sur les Khmu, qui sont l’un des groupes ethniques les plus importants du Laos (où ils seraient approximativement 400, 000).
Les langues Miao-Yao étaient parlées par deux peuples, les Hmong et les Mien, tous deux originaires de la Chine. Les termes Miao et Yao sont chinois, et j’en ai déjà longuement parlé dans « Hmong/Miao et Mien/Yao – Confusion des Termes» et quelques contributions qui ont suivi (voir mon poste précédent « Peuples de la Chine et de l’Asie du Sud-Est », pages 13 et 14 – c’est celui qui a été fermé pour avoir dépassé 500 messages, et j’avoue m’y perdre un peu !). Les Hmong et les Mien vivaient encore en Chine aussi bien que dans d’autres pays du sud-est asiatique. Appelés Meo par les Thaï, les Hmong commencèrent à arriver en Thaïlande à la fin du 19-ème siècle, et certains continuèrent à migrer directement de la Chine ou d’autres pays voisins, en particulier du Laos. Au nombre de quelques 50, 000 en 1970, les Hmong étaient un des groupes les plus nombreux des hautes terres. 40, 000 Hmong de plus fuirent du Laos en Thaïlande en 1975, mais vers la fin des années 1980 beaucoup d’entre eux avaient émigré ailleurs (surtout aux États-Unis).
Les Mien étaient arrivés encore plus récemment, la plupart venant du Laos après 1945. Ils étaient estimés à 30, 000 dans les années 1980. Les Mien, et surtout les Hmong, furent parmi les groupes affectés par les opérations sécuritaires du gouvernement Thaï qui commencèrent au milieu des années 1960. Ces actions eurent lieu en partie parce que les Hmong, comme les autres groupes montagnards, détruisaient à ce qu’on disait les forêts pour pratiquer leur culture traditionnelle, et en partie parce que leurs revenus venaient surtout de la culture de l’opium.
Les langues Miao-Yao étaient parlées par deux peuples, les Hmong et les Mien, tous deux originaires de la Chine. Les termes Miao et Yao sont chinois, et j’en ai déjà longuement parlé dans « Hmong/Miao et Mien/Yao – Confusion des Termes» et quelques contributions qui ont suivi (voir mon poste précédent « Peuples de la Chine et de l’Asie du Sud-Est », pages 13 et 14 – c’est celui qui a été fermé pour avoir dépassé 500 messages, et j’avoue m’y perdre un peu !). Les Hmong et les Mien vivaient encore en Chine aussi bien que dans d’autres pays du sud-est asiatique. Appelés Meo par les Thaï, les Hmong commencèrent à arriver en Thaïlande à la fin du 19-ème siècle, et certains continuèrent à migrer directement de la Chine ou d’autres pays voisins, en particulier du Laos. Au nombre de quelques 50, 000 en 1970, les Hmong étaient un des groupes les plus nombreux des hautes terres. 40, 000 Hmong de plus fuirent du Laos en Thaïlande en 1975, mais vers la fin des années 1980 beaucoup d’entre eux avaient émigré ailleurs (surtout aux États-Unis).
Les Mien étaient arrivés encore plus récemment, la plupart venant du Laos après 1945. Ils étaient estimés à 30, 000 dans les années 1980. Les Mien, et surtout les Hmong, furent parmi les groupes affectés par les opérations sécuritaires du gouvernement Thaï qui commencèrent au milieu des années 1960. Ces actions eurent lieu en partie parce que les Hmong, comme les autres groupes montagnards, détruisaient à ce qu’on disait les forêts pour pratiquer leur culture traditionnelle, et en partie parce que leurs revenus venaient surtout de la culture de l’opium.
Comme nous parlions des groupes locuteurs de langues Mon-Khmer, comment pourrait-on oublier les Khmer eux-mêmes ? Vers le milieu du 15-ème siècle, une grande partie de la région ouest de l’empire Khmer était passée sous le contrôle d’Ayuthaya (voir postes précédents « Les royaumes Thaï et Sukhothaï » et « Ayutthaya – L’influence culturelle hindoue »). Bouddhistes Theravada et cultivateurs de riz irrigué, les Khmer parlaient une langue du groupe Mon-Khmer et étaient les héritiers d’une longue et complexe tradition politique et culturelle. Beaucoup d’entre eux restèrent dans la région qui était passée sous domination Thaïe. Cinq siècles plus tard, le long conflit civil au Cambodge qui commença avec le renversement du régime Lon Nol en 1975 et inclut le renversement, avec le support du Vietnam, du régime Pol Pot en 1979, eut comme résultat que des centaines de milliers de Khmer supplémentaires arrivèrent à la frontière Thaïlande-Cambodge. Une partie de ces gens était effectivement entrée en Thaïlande.
Si les Khmer résidant de longue date et les réfugiés Khmer étaient inclus, il y avait quelques 600, 000 à 800, 000 Khmer en Thaïlande dans les années 1980. Beaucoup d’entre les Khmer de longue résidence parlaient Thaï, parfois en tant que première langue, et les similitudes religieuses et autres avaient contribué avec le temps aux mariages mixtes Thaï-Khmer et à l’assimilation des Khmer dans la société Thaïe. Les Khmer nouvellement arrivés, cependant, n’ avaient pas encore été assimilés.
Il y a bien sûr beaucoup plus de choses à dire sur les Khmer en Thaïlande, mais j’en laisse le soin à ceux qui en savent plus que moi sur ce sujet.
Si les Khmer résidant de longue date et les réfugiés Khmer étaient inclus, il y avait quelques 600, 000 à 800, 000 Khmer en Thaïlande dans les années 1980. Beaucoup d’entre les Khmer de longue résidence parlaient Thaï, parfois en tant que première langue, et les similitudes religieuses et autres avaient contribué avec le temps aux mariages mixtes Thaï-Khmer et à l’assimilation des Khmer dans la société Thaïe. Les Khmer nouvellement arrivés, cependant, n’ avaient pas encore été assimilés.
Il y a bien sûr beaucoup plus de choses à dire sur les Khmer en Thaïlande, mais j’en laisse le soin à ceux qui en savent plus que moi sur ce sujet.
Après avoir adressé mes meilleurs voeux pour le Nouvel An à mes lecteurs 🙂, je vais clore cette étude faite en 1987 pour le Congrès des Etats-Unis. Voici quelques mots sur les relations entre les différents groupes ethniques et régionaux de Thaïlande, avec comme exemple les habitants ethniquement Lao du nord-est du pays (l’Isaan, qui représente à peu près un tiers du pays que ce soit au point de vue superficie ou population).
Il est bon de rappeler que, premièrement, je traduis assez librement : une traduction au mot à mot n’est pas assez « fluide », et de plus la structure du texte original n’est pas toujours à mon goût. Ceux qui me le reprocheront n’auront qu’à aller chercher le texte dans sa version originale (j’en ai donné le lien dans « Population: Ethnicité, Régionalisme et Langage »).
Deuxièmement, il est de toute évidence (mais il faut le rappeler pour prévenir ceux qui se complaisent à enfoncer des portes ouvertes) qu’on ne peut pas traiter sérieusement de ces sujets compliqués et aux mille ramifications en l’espace de quelques courts paragraphes. J’espère seulement faire partager mes recherches (opinions exprimées par autrui) et mes réflexions (plus personnelles) et donner ainsi un point de départ à ceux que les sujets que j’aborde intéressent.
Troisièmement …. c’est bien d’avoir un « troisièmement », ça fait « bien balancé », mais je n’ ai pas de « troisièmement « !
Thaïlande - Relations Ethniques et Régionales : Isaan Dans le passé, le gouvernement avait souvent ignoré les besoins des régions éloignées. Une administration négligente et corrompue, plus une taxation lourde, avaient affecté les Thaï-Lao (« Isaan ») peut-être plus que les autres. Avant l’établissement par le roi Mongkut du contrôle central, par ses administrateurs, au 19-ème siècle, la région Thaï-Lao était gouvernée par des princes locaux Lao qui étaient en fait vassaux du monarque Thaï. La corvée et la taxation oppressive supportaient la rapide expansion d’une cour, d’une bureaucratie et de l’armée Thaï. Des révoltes paysannes furent réprimées. Des changements sociaux et économiques ne commencèrent qu’avec le règne du Roi Bhumibol, qui au début des années 1960 fut assisté dans ces efforts par le Premier Ministre Sarit Thanarat, lui-même originaire du Nord-Est. Des programmes de développement communautaire et agricole furent couplés avec des mesures contre l’insurrection. Ces efforts continuèrent jusque dans les années 1980 avec des résultats mitigés. Les problèmes s’étaient accumulés avec le temps et les solutions étaient difficiles. Les tensions et le potentiel de conflit entre le gouvernement central et les Thaï-Lao ne pouvaient pas se comprendre seulement, ou même principalement, en termes ethniques. À part l’ethnie et le caractère régional, il fallait considérer un nombre d’autres facteurs incluant le caractère inadéquat de la plupart des mesures de réforme économique et le manque de sensitivité ou le comportement répressif des administrateurs. La compréhension insuffisante par les Thaï Centraux des formes sociales et des pratiques différentes des leurs en Isaan contribuaient à la mauvaise gestion des situations locales et à l’imposition de soi-disant réformes sans la pleine considération des effets de ces modifications sur les populations locales. Les Thaï-Lao avaient une relation culturelle et linguistique plus proche avec les peuples du Laos qui était renforcée par le commerce et des relations familiales. Le Laos était perçu par beaucoup de gens du Nord-Est comme étant leur patrie. Il y a un contexte énorme aux rrlations entre l'Isaan et la Thaïlande en tant que nation, que l'on pourra développer selon l'intérêt qui sera (ou ne sera pas) exprimé par ceux qui suivent ce poste.
Il est bon de rappeler que, premièrement, je traduis assez librement : une traduction au mot à mot n’est pas assez « fluide », et de plus la structure du texte original n’est pas toujours à mon goût. Ceux qui me le reprocheront n’auront qu’à aller chercher le texte dans sa version originale (j’en ai donné le lien dans « Population: Ethnicité, Régionalisme et Langage »).
Deuxièmement, il est de toute évidence (mais il faut le rappeler pour prévenir ceux qui se complaisent à enfoncer des portes ouvertes) qu’on ne peut pas traiter sérieusement de ces sujets compliqués et aux mille ramifications en l’espace de quelques courts paragraphes. J’espère seulement faire partager mes recherches (opinions exprimées par autrui) et mes réflexions (plus personnelles) et donner ainsi un point de départ à ceux que les sujets que j’aborde intéressent.
Troisièmement …. c’est bien d’avoir un « troisièmement », ça fait « bien balancé », mais je n’ ai pas de « troisièmement « !
Thaïlande - Relations Ethniques et Régionales : Isaan Dans le passé, le gouvernement avait souvent ignoré les besoins des régions éloignées. Une administration négligente et corrompue, plus une taxation lourde, avaient affecté les Thaï-Lao (« Isaan ») peut-être plus que les autres. Avant l’établissement par le roi Mongkut du contrôle central, par ses administrateurs, au 19-ème siècle, la région Thaï-Lao était gouvernée par des princes locaux Lao qui étaient en fait vassaux du monarque Thaï. La corvée et la taxation oppressive supportaient la rapide expansion d’une cour, d’une bureaucratie et de l’armée Thaï. Des révoltes paysannes furent réprimées. Des changements sociaux et économiques ne commencèrent qu’avec le règne du Roi Bhumibol, qui au début des années 1960 fut assisté dans ces efforts par le Premier Ministre Sarit Thanarat, lui-même originaire du Nord-Est. Des programmes de développement communautaire et agricole furent couplés avec des mesures contre l’insurrection. Ces efforts continuèrent jusque dans les années 1980 avec des résultats mitigés. Les problèmes s’étaient accumulés avec le temps et les solutions étaient difficiles. Les tensions et le potentiel de conflit entre le gouvernement central et les Thaï-Lao ne pouvaient pas se comprendre seulement, ou même principalement, en termes ethniques. À part l’ethnie et le caractère régional, il fallait considérer un nombre d’autres facteurs incluant le caractère inadéquat de la plupart des mesures de réforme économique et le manque de sensitivité ou le comportement répressif des administrateurs. La compréhension insuffisante par les Thaï Centraux des formes sociales et des pratiques différentes des leurs en Isaan contribuaient à la mauvaise gestion des situations locales et à l’imposition de soi-disant réformes sans la pleine considération des effets de ces modifications sur les populations locales. Les Thaï-Lao avaient une relation culturelle et linguistique plus proche avec les peuples du Laos qui était renforcée par le commerce et des relations familiales. Le Laos était perçu par beaucoup de gens du Nord-Est comme étant leur patrie. Il y a un contexte énorme aux rrlations entre l'Isaan et la Thaïlande en tant que nation, que l'on pourra développer selon l'intérêt qui sera (ou ne sera pas) exprimé par ceux qui suivent ce poste.
Meilleurs voeux pour 2010 Georges, ainsi qu'à tous tes lecteurs ! 🙂
Les cours reprennent, je n'avais même pas fait attention ! J'ai de quoi m'occuper pour ma pause déjeuner de ce midi, merci Georges !
Les cours reprennent, je n'avais même pas fait attention ! J'ai de quoi m'occuper pour ma pause déjeuner de ce midi, merci Georges !
Tous mes voyages en images : sur mon blog
Je vous mets enfin une photo prise d ‘un immeuble sur Jalan Simatupang, à la limite sud de Jakarta. Au-delà de la ceinture sud, on reste certes dans l’agglomération de Jakarta mais il n’y a plus que des « kampong » les uns après les autres jusqu’à la chaîne de montagnes volcaniques qui forme l’épine dorsale de l’île de Java, et il n’y a plus ces grands nids d’immeubles typiques de la mégapole. La photo est prise avec vue vers le nord, c.à-.d. vers le centre de Jakarta. Tout devant, sous nos pieds pour ainsi dire, nous voyons le « kampong » typique de Cilandak, avec une jolie mosquée agrémentée d’un jardin. Les quartiers de Block M (sur la gauche) et de Kemang (sur la droite), puis les grands immeubles du quartier d’affaires de Kuningan (encore plus loin sur la droite), et sur la gauche l’hôtel Mulia, le centre commercial Senayan Plaza et Taman Ria, dont j’ai parlé plus haut : tout ça se trouve plus loin vers le centre de Jakarta, mais j’ai égaré les photos correspondantes. À cause de la pollution ou de la couverture nuageuse, on n’arrive de toute façon pas à voir jusqu’au centre de Jakarta, et il faudrait encore au moins doubler la distance d’ici au centre pour aller plus loin et arriver au bord de mer, à la limite nord de Jakarta.
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Comme je viens juste de passer quelques jours à Jakarta (de nouveau !), j’ai eu l’occasion de reprendre ces photos « égarées ». Le ciel était bien dégagé car il avait plu les journées précédentes et on voit très bien jusqu’au centre d’affaires de Kuningan (Cilandak et sa jolie mosquée au premier plan). Et pour la première fois, j’ai pu voir (ou discerner ?) le massif volcanique plus au sud, à quelques 20 ou 30 kms de la ceinture sud de Jakarta (comme ce n'est pas trop évident, j'ai tracé le contour de la montagne).
Je parlais des batiks… Je me rappelle un poste sur les «odeurs » des voyages. Pour moi, l’Indonésie, c’est l’odeur de cire des batiks. Mettez votre nez dessus et humez …. hmmmm ! C’est aussi l’odeur des kretek, les cigarettes parfumées au clou de girofle. On voit les hommes fumer en se donnant des poses « importantes »….
J’ai aussi profité de ce dernier passage à Jakarta pour goûter au « kopi luwak ». Le Kopi Luwak est récolté dans les excréments d'une civette asiatique, le luwak (Paradoxurus hermaphroditus ; nom commun Civette palmiste hermaphrodite ou Civette palmiste commune, voir photo). Dans le tube digestif du luwak, les sucs gastriques, composés d'enzymes qui divisent les chaînes de protéines en chaînes plus petites ou en acides aminés individuels, font subir une transformation bénéfique aux arômes des grains de café. Il est produit essentiellement dans l'archipel indonésien, à Sumatra, Java, Bali, Sulawesi, aux Philippines (où on l’appelle café Motit) et dans le Timor oriental. Le kilo vaut parfois plus de 1000 dollars.
C’est le café le plus cher du monde. En 2009, le prix d’une livre de café (propre!) variait entre USD$300 aux Philippines et jusqu’à USD$1400 aux États-Unis. J’ai payé une tasse de ce café 100, 000 Rp + 21.5% de taxe, c.à-.d. environs 8.5 euros en tout, à l’hôtel Borobudur.
Le luwak se nourrit principalement de fruits tels que le chiku, la mangue, le rambutan et le café. On le trouve dans les forêts, les parcs et les jardins de banlieue s’il contiennent des arbres fruitiers et de la végétation laissée à l’état naturel. Le luwak prend soin de choisir les baies de café les plus mûres, mais ne digère pas la graine. Cependant, une combinaison unique d’enzymes dans son estomac apporte au café un goût spécial en décomposant les protéines qui donnent son amertume au café. Les graines, récupérées dans les excréments du luwak, sont lavées puis légèrement torréifiées pour ne pas détruire leur arôme complexe. Le propre (!) du Kopi Luwak est sa très faible amertume. Je dois avouer ne pas avoir trouvé un goût tellement différent à ce café, mais je ne suis bien sûr pas un grand connaisseur. Je me contente bien du café ordinaire (on produit un excellent café un peu partout en Indonésie), surtout dans sa formule « café tubruk », la version locale du « café turc ».
Comme je viens juste de passer quelques jours à Jakarta (de nouveau !), j’ai eu l’occasion de reprendre ces photos « égarées ». Le ciel était bien dégagé car il avait plu les journées précédentes et on voit très bien jusqu’au centre d’affaires de Kuningan (Cilandak et sa jolie mosquée au premier plan). Et pour la première fois, j’ai pu voir (ou discerner ?) le massif volcanique plus au sud, à quelques 20 ou 30 kms de la ceinture sud de Jakarta (comme ce n'est pas trop évident, j'ai tracé le contour de la montagne).
Je parlais des batiks… Je me rappelle un poste sur les «odeurs » des voyages. Pour moi, l’Indonésie, c’est l’odeur de cire des batiks. Mettez votre nez dessus et humez …. hmmmm ! C’est aussi l’odeur des kretek, les cigarettes parfumées au clou de girofle. On voit les hommes fumer en se donnant des poses « importantes »….
J’ai aussi profité de ce dernier passage à Jakarta pour goûter au « kopi luwak ». Le Kopi Luwak est récolté dans les excréments d'une civette asiatique, le luwak (Paradoxurus hermaphroditus ; nom commun Civette palmiste hermaphrodite ou Civette palmiste commune, voir photo). Dans le tube digestif du luwak, les sucs gastriques, composés d'enzymes qui divisent les chaînes de protéines en chaînes plus petites ou en acides aminés individuels, font subir une transformation bénéfique aux arômes des grains de café. Il est produit essentiellement dans l'archipel indonésien, à Sumatra, Java, Bali, Sulawesi, aux Philippines (où on l’appelle café Motit) et dans le Timor oriental. Le kilo vaut parfois plus de 1000 dollars.
C’est le café le plus cher du monde. En 2009, le prix d’une livre de café (propre!) variait entre USD$300 aux Philippines et jusqu’à USD$1400 aux États-Unis. J’ai payé une tasse de ce café 100, 000 Rp + 21.5% de taxe, c.à-.d. environs 8.5 euros en tout, à l’hôtel Borobudur.
Le luwak se nourrit principalement de fruits tels que le chiku, la mangue, le rambutan et le café. On le trouve dans les forêts, les parcs et les jardins de banlieue s’il contiennent des arbres fruitiers et de la végétation laissée à l’état naturel. Le luwak prend soin de choisir les baies de café les plus mûres, mais ne digère pas la graine. Cependant, une combinaison unique d’enzymes dans son estomac apporte au café un goût spécial en décomposant les protéines qui donnent son amertume au café. Les graines, récupérées dans les excréments du luwak, sont lavées puis légèrement torréifiées pour ne pas détruire leur arôme complexe. Le propre (!) du Kopi Luwak est sa très faible amertume. Je dois avouer ne pas avoir trouvé un goût tellement différent à ce café, mais je ne suis bien sûr pas un grand connaisseur. Je me contente bien du café ordinaire (on produit un excellent café un peu partout en Indonésie), surtout dans sa formule « café tubruk », la version locale du « café turc ».
J’ai parlé, dans « Thaïlande - Relations Ethniques et Régionales : Isaan », des relations entre le gouvernement central Thaï et la province du nord-est, autrement connue sous le nom de « Isaan », et entre autres des mesures positives prises vis-à-vis de cette province à partir des années 1960. Si les mesures politiques Thaï ont été très bénéficiaires à l’Isaan sur le plan de l’éducation, des transports, de l’électricité à la portée de tous et des institutions démocratiques, il y a eu un aspect négatif. L’introduction du Thaï comme langue administrative et de l’éducation (particulièrement après la Deuxième Guerre Mondiale) a presque complètement réussi à éliminer la forme écrite de l’Isaan (Rogers, 1996). Cette perte est probablement le résultat principal des efforts de la Thailande Centrale pour acculturer l’Isaan (d’après « Isan: The Planning context for language maintenance and revitalisation », de John Draper, Second Language Learning & Teaching, USQ: University of Southern Queensland = Université du Sud du Queensland, Australie ; http://www.usq.edu.au/users/sonjb/sllt/4/Draper04.html).
Cette forme écrite de la langue Isaan existe pourtant. On peut encore la voir sur les murs de vieux temples Isaan sous la forme « Thaï Noi », une orthographe Mon-Khmer de la période de Sukhothai (voir Yenchuay, 2002), et quelques gens de l’Isaan peuvent la lire. L’alphabétisation en “Thaï Noi » est restreinte à quelques individus de la vieille génération, à quelques moines et académiciens, par exemple quelques enseignants de l’Université de Mahasarakham et une poignée de moines du Wat Mahawanaram (Wat Pa Yai) d’Ubon Ratchatani.
Cependant, elle est très peu enseignée de nos jours. Cela a des conséquences fondamentales pour la région, parce que l’Isaan n’a pas encore été remplacé par le Thaï en tant que langue maternelle : 88% des Isaan parlent un dialecte Isaan chez eux, 11% parlent Isaan et Thaï, et seul 1% des Isaan n’utilisent que le Thaï Central. Le fait que les Isaan n’aient pas recours à une forme écrite de leur langue implique qu’ils doivent exprimer leurs opinions économiques et politiques et communiquer entre eux sur ces sujets par l’intermédiaire d’une langue écrite qui n’est pas leur langue maternelle.
En l’absence d’une forme écrite « vivante », il est probable que l’Isaan ne sera jamais assuré comme une langue régionale officielle de la Thailande, et par conséquent fera partie des 6000 « langues locales » destinées à s’éteindre un jour ou l’autre (Kraus, 1992, dans Ash, Little Doe Fermino & Hale, 2001).
Voici, dans ce contexte, une citation intéressante du roi Bhumibhol, qui figure en préface du dictionnaire Isaan – Thaï Central publié par l’Université de Khon Kaen & Sahawittayalai Isaan, 1989 :
« Les langues sont un outil de l’humanité. Elles permettent d’exprimer des opinions et sont des objets de beauté, par exemple sous la forme de littérature. Il faut soigneusement les préserver…. »
Il appartient aux Isaan eux-mêmes de décider de la course à suivre pour remédier à ce problème, pour autant bien sûr qu’ils reconnaissent bien là un problème ! John Draper, quant à lui, suggère que dans une approche bilingue, les Isaan pourraient apprendre l’Isaan en tant que langue à l’école, et pourraient bénéficier d’une éducation bilingue Isaan / Thaï aux niveaux élémentaires et primaires. Les cours en Isaan devraient comprendre une forme écrite de l’Isaan pour avoir une chance de réussir à long terme.
Mais il y aurait bien des obstacles à un tel projet. Les parents peuvent penser, par exemple, que leurs enfants ne peuvent pas apprendre deux langues en même temps ou que leurs enfants seront ridiculisés pour le fait de connaître l’Isaan d’une façon formelle. « Food for thought » comme on dit en Anglais......
Cette forme écrite de la langue Isaan existe pourtant. On peut encore la voir sur les murs de vieux temples Isaan sous la forme « Thaï Noi », une orthographe Mon-Khmer de la période de Sukhothai (voir Yenchuay, 2002), et quelques gens de l’Isaan peuvent la lire. L’alphabétisation en “Thaï Noi » est restreinte à quelques individus de la vieille génération, à quelques moines et académiciens, par exemple quelques enseignants de l’Université de Mahasarakham et une poignée de moines du Wat Mahawanaram (Wat Pa Yai) d’Ubon Ratchatani.
Cependant, elle est très peu enseignée de nos jours. Cela a des conséquences fondamentales pour la région, parce que l’Isaan n’a pas encore été remplacé par le Thaï en tant que langue maternelle : 88% des Isaan parlent un dialecte Isaan chez eux, 11% parlent Isaan et Thaï, et seul 1% des Isaan n’utilisent que le Thaï Central. Le fait que les Isaan n’aient pas recours à une forme écrite de leur langue implique qu’ils doivent exprimer leurs opinions économiques et politiques et communiquer entre eux sur ces sujets par l’intermédiaire d’une langue écrite qui n’est pas leur langue maternelle.
En l’absence d’une forme écrite « vivante », il est probable que l’Isaan ne sera jamais assuré comme une langue régionale officielle de la Thailande, et par conséquent fera partie des 6000 « langues locales » destinées à s’éteindre un jour ou l’autre (Kraus, 1992, dans Ash, Little Doe Fermino & Hale, 2001).
Voici, dans ce contexte, une citation intéressante du roi Bhumibhol, qui figure en préface du dictionnaire Isaan – Thaï Central publié par l’Université de Khon Kaen & Sahawittayalai Isaan, 1989 :
« Les langues sont un outil de l’humanité. Elles permettent d’exprimer des opinions et sont des objets de beauté, par exemple sous la forme de littérature. Il faut soigneusement les préserver…. »
Il appartient aux Isaan eux-mêmes de décider de la course à suivre pour remédier à ce problème, pour autant bien sûr qu’ils reconnaissent bien là un problème ! John Draper, quant à lui, suggère que dans une approche bilingue, les Isaan pourraient apprendre l’Isaan en tant que langue à l’école, et pourraient bénéficier d’une éducation bilingue Isaan / Thaï aux niveaux élémentaires et primaires. Les cours en Isaan devraient comprendre une forme écrite de l’Isaan pour avoir une chance de réussir à long terme.
Mais il y aurait bien des obstacles à un tel projet. Les parents peuvent penser, par exemple, que leurs enfants ne peuvent pas apprendre deux langues en même temps ou que leurs enfants seront ridiculisés pour le fait de connaître l’Isaan d’une façon formelle. « Food for thought » comme on dit en Anglais......
Comme je viens juste de passer quelques jours à Jakarta (de nouveau !),
ah c'est donc pour ça qu'on ne te voyait plus !!
Si je trouve kretek une bonne idée, le kopi luwak ne me tente pas du tout ! (en même temps, je n'aime pas le café... alors du café récupéré dans des excréments...) Mais le luwak en lui même est drolement mignon !! Merci pour les photos !
ah c'est donc pour ça qu'on ne te voyait plus !!
Si je trouve kretek une bonne idée, le kopi luwak ne me tente pas du tout ! (en même temps, je n'aime pas le café... alors du café récupéré dans des excréments...) Mais le luwak en lui même est drolement mignon !! Merci pour les photos !
Tous mes voyages en images : sur mon blog
le luwak en lui même est drolement mignon
- --
pas etonnant comme remarque, venant d'un renard! 😉
Je continue sur l’article de Draper: l’Isaan est sans doute, après l’extrême sud de la Thailande, la région la moins intégrée du pays, et pourrait être accusée de « régionalisme ».
J’ouvre ici une parenthèse sur la question de l’incorporation de l’Isaan dans la nation thaïe. L’article de Draper dit qu’elle a été « relativement récente, l’Isaan ayant été annexé du Laos en 1907 ». Beaucoup d’encre a déjà coulé sur ce sujet dans VF (voir par exemple http://voyageforum.com/v.f?post=2365747;#2365747). L’Isaan faisait auparavant partie du royaume de Lan Xang, qu’on peut considérer comme l’antécédent du Laos. Il est tout à fait juste que ce royaume, comme le royaume du Cambodge, était vassal du Siam. Cela n’implique pas cependant un degré élevé d’incorporation politique et administrative dans le passé.
On pourrait peut-être comparer cette situation à celle du « Saint Empire Romain » du Moyen-âge européen, en fait un empire germanique (c’était l’époque par exemple du fameux empereur Frédéric Barbe Rousse, au 12-ème siècle). L’Autriche d’aujourd’hui en faisait partie, puis poursuivit un chemin séparé sous les Habsbourg (l’époque de l’empire Austro-Hongrois) avant d’être annexée à l’Allemagne nazie. Ce que je veux dire en utilisant cette comparaison, qui a bien évidemment une valeur limitée, c’est que l’incorporation d’une région ou d’un pays dans un état donné n’implique pas du tout une cimentation parfaite. Donc, pour retomber sur nos pieds, on peut comprendre que Draper parle « d’incorporation récente » de l’Isaan dans la nation thaïe. Pour être un peu abrupt, le degré « d’appartenance légitime » d’une région à un pays donné peut se discuter.
La rébellion contre le gouvernement central a été endémique dans les régions éloignées de l’Isaan jusque dans les années 1980 (Rogers, 1996). L’historien et écrivain Artha Nantachukra de l’université de Mahasarakam établit un lien direct entre la politique poursuivie par le gouvernement (sous-entendu « central ») et l’abolition de l’Isaan en tant que langue administrative. De telles initiatives avaient pour but « d’affaiblir la culture populaire …. de faciliter le contrôle à partir de Bangkok ». Nantachukra démontre le lien entre cette manipulation linguistique et les ressentiments sous-jacents qui persistent en Isaan (d’après Tha Hla, 1995, cité dans Rogers, 1996).
Les effets psychologiques de parler une langue maternelle qui est mise “hors-la-loi” à l’école, et d’être forcé d’utiliser une autre langue pour l’éducation et à toutes fins officielles, enlèvent effectivement sa légitimité à un peuple. Que des brèches surviennent dans la fabrique psychologique et socioculturelle n’est pas étonnant. Un sentiment souvent exprimé dans les histoires sur l’Isaan est la crainte des parents de se voir rejetés et abandonnés par leurs enfants « thaïfiés». On suggère ici de lire les récits du candidat au prix Nobel Pira Sudham, par exemple « Le Pays de la Mousson », 1993 (j’avoue ne pas encore l’avoir lu !).
Du point de vue de la Thaïlande en tant que nation, des initiatives pour maintenir ou revitaliser l’Isaan en tant que langue formelle peuvent être perçues comme facteurs de déstabilisation, voire sécessionniste. Pour le moins, elles seraient suspectes de polariser la situation politique locale. Parmi les obstacles à donner un statut plus formel à l’Isaan en tant que langue, il y a aussi qu’on peut le stigmatiser pour sa similitude avec le Lao, la langue de la République Démocratique Populaire du Laos, un pays que les Thaïs considèrent souvent comme inférieur au leur.
Il n’est peut-être pas facile pour un « Français moyen » de vraiment comprendre (autrement qu’intellectuellement) un tel problème. La France a, elle aussi, fait preuve d’une grande habileté dans son histoire pour « intégrer » ses minorités en « gommant » les cultures locales. Ceux qui sont encore conscients d’une culture propre bien différente de la culture officielle française (Bretons, Basques, Alsaciens et autres) pourront plus facilement sympathiser avec la situation de l’Isaan.
J’ouvre ici une parenthèse sur la question de l’incorporation de l’Isaan dans la nation thaïe. L’article de Draper dit qu’elle a été « relativement récente, l’Isaan ayant été annexé du Laos en 1907 ». Beaucoup d’encre a déjà coulé sur ce sujet dans VF (voir par exemple http://voyageforum.com/v.f?post=2365747;#2365747). L’Isaan faisait auparavant partie du royaume de Lan Xang, qu’on peut considérer comme l’antécédent du Laos. Il est tout à fait juste que ce royaume, comme le royaume du Cambodge, était vassal du Siam. Cela n’implique pas cependant un degré élevé d’incorporation politique et administrative dans le passé.
On pourrait peut-être comparer cette situation à celle du « Saint Empire Romain » du Moyen-âge européen, en fait un empire germanique (c’était l’époque par exemple du fameux empereur Frédéric Barbe Rousse, au 12-ème siècle). L’Autriche d’aujourd’hui en faisait partie, puis poursuivit un chemin séparé sous les Habsbourg (l’époque de l’empire Austro-Hongrois) avant d’être annexée à l’Allemagne nazie. Ce que je veux dire en utilisant cette comparaison, qui a bien évidemment une valeur limitée, c’est que l’incorporation d’une région ou d’un pays dans un état donné n’implique pas du tout une cimentation parfaite. Donc, pour retomber sur nos pieds, on peut comprendre que Draper parle « d’incorporation récente » de l’Isaan dans la nation thaïe. Pour être un peu abrupt, le degré « d’appartenance légitime » d’une région à un pays donné peut se discuter.
La rébellion contre le gouvernement central a été endémique dans les régions éloignées de l’Isaan jusque dans les années 1980 (Rogers, 1996). L’historien et écrivain Artha Nantachukra de l’université de Mahasarakam établit un lien direct entre la politique poursuivie par le gouvernement (sous-entendu « central ») et l’abolition de l’Isaan en tant que langue administrative. De telles initiatives avaient pour but « d’affaiblir la culture populaire …. de faciliter le contrôle à partir de Bangkok ». Nantachukra démontre le lien entre cette manipulation linguistique et les ressentiments sous-jacents qui persistent en Isaan (d’après Tha Hla, 1995, cité dans Rogers, 1996).
Les effets psychologiques de parler une langue maternelle qui est mise “hors-la-loi” à l’école, et d’être forcé d’utiliser une autre langue pour l’éducation et à toutes fins officielles, enlèvent effectivement sa légitimité à un peuple. Que des brèches surviennent dans la fabrique psychologique et socioculturelle n’est pas étonnant. Un sentiment souvent exprimé dans les histoires sur l’Isaan est la crainte des parents de se voir rejetés et abandonnés par leurs enfants « thaïfiés». On suggère ici de lire les récits du candidat au prix Nobel Pira Sudham, par exemple « Le Pays de la Mousson », 1993 (j’avoue ne pas encore l’avoir lu !).
Du point de vue de la Thaïlande en tant que nation, des initiatives pour maintenir ou revitaliser l’Isaan en tant que langue formelle peuvent être perçues comme facteurs de déstabilisation, voire sécessionniste. Pour le moins, elles seraient suspectes de polariser la situation politique locale. Parmi les obstacles à donner un statut plus formel à l’Isaan en tant que langue, il y a aussi qu’on peut le stigmatiser pour sa similitude avec le Lao, la langue de la République Démocratique Populaire du Laos, un pays que les Thaïs considèrent souvent comme inférieur au leur.
Il n’est peut-être pas facile pour un « Français moyen » de vraiment comprendre (autrement qu’intellectuellement) un tel problème. La France a, elle aussi, fait preuve d’une grande habileté dans son histoire pour « intégrer » ses minorités en « gommant » les cultures locales. Ceux qui sont encore conscients d’une culture propre bien différente de la culture officielle française (Bretons, Basques, Alsaciens et autres) pourront plus facilement sympathiser avec la situation de l’Isaan.
Je vais revenir un peu en arrière. Dans « Langues et Populations de l’Asie du sud-est – Récapitulation (suite) », j’avais proposé qu’on pouvait baser un plan d’étude logique des peuples de l’Asie du sud-est sur l’ordre chronologique de leur arrivée successive dans cette région. J’avais tenté de dérouler le fil de cette chronologie en tenant compte des études génétiques, linguistiques, archéologiques etc…., tout au moins dans la mesure où j’ai pu accéder à des explications raisonnables et compréhensibles (car le sujet est touffu et, je le répète, je ne suis pas un expert !). Je suis parfaitement conscient que je n’ai pas pu aller jusqu’au fond des théories diverses qui sont proposées par les « experts » - j’espère bien un jour en avoir le temps. Voici, pour le moment en tout cas, un ordre chronologique qui me semble justifié :
- (1) aborigènes antérieurs aux migrations de peuples asiatiques venus de Chine (cela inclut les aborigènes de l’Inde, des îles Andaman, les Semang, les Negritos, les Mélanésiens et les aborigènes australiens, et quelques autres) ;
- (2) locuteurs austro-asiatiques (dont les Mon-Khmer) ;
- (3) locuteurs austronésiens (Malais et Cham) ;
- (4) locuteurs Taï-Kadaï ;
- (5) locuteurs Tibéto-birmans ;
- (6) locuteurs Hmong-Mien (Miao-Yao) ;
- (7) chinois Han.
J’ai décidé de faire l’impasse sur les peuples (1) et (2), parce que je dois avouer ne strictement rien connaître à leur sujet. J ‘ai longtemps parlé des Austronésiens (3). J’ai déjà parlé des Hmong-Mien (6). J’ai discuté en longueur des Han (7) (j’avais d’ailleurs commencé par eux) et j’ai dédié mes pages les plus récentes aux Taï-Kadaï (4). Il me reste donc à aborder les Tibéto-birmans (5). Mais tout d’abord, je voudrais faire une remarque.
J’avais au départ l’intention de surtout considérer une période qui couvre les quelques derniers millénaires, mais j’ai dû me rendre compte qu’il fallait tenter d’aller un peu plus loin en arrière, par exemple quand j’ai discuté des haplogroupes du chromosome Y. L’impression que j’avais tirée de mes quelques lectures était alors que les grandes lignes des mouvements de population en Asie pouvaient se résumer à :
- (1) un centre d’expansion il y a quelques 35 à 40, 000 ans (si je me rappelle bien) quelque part en Asie Centrale ;
- (2) un mouvement d’expansion du nord vers le sud à partir durant les derniers millénaires.
Cela est bien simplifié, c’est bien évident. Mais je ne vais pas recommencer à écrire dans le détail tout ce que j’ai écrit depuis fin août ! Par contre, il faut bien que je prenne note du fait qu’il faudra bien essayer de « réconcilier », ou mieux de « connecter » un jour ou l’autre ce noyau supposé de l’Asie Centrale avec les populations (1) et (2). Je suis en train de lire un livre de Stephen Oppenheimer, un généticien britannique qui est passé par Oxford, qui s’intitule « Out of Eden » (« Sortie de l’Eden »). Oppenheimer a des vues plus qu’intéressantes sur les sujets dont nous traitons ici, mais il faut dire qu’il est parfois plutôt dense ! Cependant, un point intéressant que je relève dans son livre concerne la « colonisation » de l’Asie, il y a plusieurs dizaines de milliers d’années de ça, à partir de foyers de population initiaux qui se seraient établis le long du littoral, grosso modo de l’Arabie jusqu’aux côtes de la Chine. Cette colonisation aurait d’après lui procédé en un mouvement convergent vers l’intérieur du continent asiatique à partir surtout du sous-continent indien (vers le nord et donc vers l’Asie Centrale), de l’Indochine (vers le nord et dirigé vers le Plateau Tibétain), et des côtes Pacifiques (vers l’ouest donc).
Ce qui me frappe dans tous ça, c’est qu’en allant plus loin dans le temps que ce que j’ai considéré, il y aurait plutôt eu un mouvement du sud vers le nord (Oppenheimer offre même l’hypothèse que les dentitions « sinodontes » du nord auraient pu évoluer à partir des dentitions « sundadontes » du sud). Donc, quand on dit que les peuples de l’Asie du sud-est sont principalement dérivés de la Chine du sud, il se pourrait bien qu’il s’agisse d’un reflux relativement récent.
Il faut que je précise qu’Oppenheimer, comme la majorité des autres experts, ne croit pas qu’il y ait eu de développement régional de l’espèce humaine à partir d’Homo Erectus , par exemple l’Homme de Java ou l’Homme de Pékin (Zhoukoudian en Chine), antérieur à notre espèce humaine moderne. Il ne croit pas qu’ils aient évolués pour devenir « l’homme moderne asiatique ». Ou, pour être plus prudent, il ne voit aucun indice génétique qui pourrait indiquer cette évolution. Cela n’exclue pas complètement qu’il n’y ait pas pu avoir d’apport génétique d’humains localement évolués à partir d’Homo Erectus, mais alors un tel apport aurait été négligeable.
- (1) aborigènes antérieurs aux migrations de peuples asiatiques venus de Chine (cela inclut les aborigènes de l’Inde, des îles Andaman, les Semang, les Negritos, les Mélanésiens et les aborigènes australiens, et quelques autres) ;
- (2) locuteurs austro-asiatiques (dont les Mon-Khmer) ;
- (3) locuteurs austronésiens (Malais et Cham) ;
- (4) locuteurs Taï-Kadaï ;
- (5) locuteurs Tibéto-birmans ;
- (6) locuteurs Hmong-Mien (Miao-Yao) ;
- (7) chinois Han.
J’ai décidé de faire l’impasse sur les peuples (1) et (2), parce que je dois avouer ne strictement rien connaître à leur sujet. J ‘ai longtemps parlé des Austronésiens (3). J’ai déjà parlé des Hmong-Mien (6). J’ai discuté en longueur des Han (7) (j’avais d’ailleurs commencé par eux) et j’ai dédié mes pages les plus récentes aux Taï-Kadaï (4). Il me reste donc à aborder les Tibéto-birmans (5). Mais tout d’abord, je voudrais faire une remarque.
J’avais au départ l’intention de surtout considérer une période qui couvre les quelques derniers millénaires, mais j’ai dû me rendre compte qu’il fallait tenter d’aller un peu plus loin en arrière, par exemple quand j’ai discuté des haplogroupes du chromosome Y. L’impression que j’avais tirée de mes quelques lectures était alors que les grandes lignes des mouvements de population en Asie pouvaient se résumer à :
- (1) un centre d’expansion il y a quelques 35 à 40, 000 ans (si je me rappelle bien) quelque part en Asie Centrale ;
- (2) un mouvement d’expansion du nord vers le sud à partir durant les derniers millénaires.
Cela est bien simplifié, c’est bien évident. Mais je ne vais pas recommencer à écrire dans le détail tout ce que j’ai écrit depuis fin août ! Par contre, il faut bien que je prenne note du fait qu’il faudra bien essayer de « réconcilier », ou mieux de « connecter » un jour ou l’autre ce noyau supposé de l’Asie Centrale avec les populations (1) et (2). Je suis en train de lire un livre de Stephen Oppenheimer, un généticien britannique qui est passé par Oxford, qui s’intitule « Out of Eden » (« Sortie de l’Eden »). Oppenheimer a des vues plus qu’intéressantes sur les sujets dont nous traitons ici, mais il faut dire qu’il est parfois plutôt dense ! Cependant, un point intéressant que je relève dans son livre concerne la « colonisation » de l’Asie, il y a plusieurs dizaines de milliers d’années de ça, à partir de foyers de population initiaux qui se seraient établis le long du littoral, grosso modo de l’Arabie jusqu’aux côtes de la Chine. Cette colonisation aurait d’après lui procédé en un mouvement convergent vers l’intérieur du continent asiatique à partir surtout du sous-continent indien (vers le nord et donc vers l’Asie Centrale), de l’Indochine (vers le nord et dirigé vers le Plateau Tibétain), et des côtes Pacifiques (vers l’ouest donc).
Ce qui me frappe dans tous ça, c’est qu’en allant plus loin dans le temps que ce que j’ai considéré, il y aurait plutôt eu un mouvement du sud vers le nord (Oppenheimer offre même l’hypothèse que les dentitions « sinodontes » du nord auraient pu évoluer à partir des dentitions « sundadontes » du sud). Donc, quand on dit que les peuples de l’Asie du sud-est sont principalement dérivés de la Chine du sud, il se pourrait bien qu’il s’agisse d’un reflux relativement récent.
Il faut que je précise qu’Oppenheimer, comme la majorité des autres experts, ne croit pas qu’il y ait eu de développement régional de l’espèce humaine à partir d’Homo Erectus , par exemple l’Homme de Java ou l’Homme de Pékin (Zhoukoudian en Chine), antérieur à notre espèce humaine moderne. Il ne croit pas qu’ils aient évolués pour devenir « l’homme moderne asiatique ». Ou, pour être plus prudent, il ne voit aucun indice génétique qui pourrait indiquer cette évolution. Cela n’exclue pas complètement qu’il n’y ait pas pu avoir d’apport génétique d’humains localement évolués à partir d’Homo Erectus, mais alors un tel apport aurait été négligeable.
Ah mais te voilà.
Bonne année, et à tous les flâneurs qui passent par là. J'espère que vous allez tous bien, que la grippe H1N1 vous a épargnée ... moi, elle m'a trouvée, on a passé quelques jours ensemble, je l'ai pas mal engueulée, mais ça y est, elle est loin.
Donc, je m'annonce présente et si je comprends bien, j'ai de la lecture en retard . Je m'y mettrai donc, à bientôt.
Danielle
Bonne année, et à tous les flâneurs qui passent par là. J'espère que vous allez tous bien, que la grippe H1N1 vous a épargnée ... moi, elle m'a trouvée, on a passé quelques jours ensemble, je l'ai pas mal engueulée, mais ça y est, elle est loin.
Donc, je m'annonce présente et si je comprends bien, j'ai de la lecture en retard . Je m'y mettrai donc, à bientôt.
Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
Bonjour Danielle, et Bonne Annee! Apres ce demarrage grippe, je ne te souhaiterai pas la goutte au nez pour toute l'annee, donc!
Bon voyage au Vietnam René, c'est un pays que je ne connais pas encore, mais dont mes oncles m'ont beaucoup parlé, ce fut une de leur premier voyage. Tu nous raconteras quelques anecdotes en rentrant...
A l'année prochaine ! 🙂
Bonjour Tokala, depuis mon depart c'est ma 1ere connection au site... je suis reste quelques jours a Saigon puis a Cantho pour y retrouver une amie, une petite escapade de quelques jours au Cambodge.... actuellement je suis en Thailande, le 23 je serai de nouveau au Vietnam, une ile au sud du delta avant de remonter sur Hanoi en passant par Hue... Je prends des notes et vous raconterai tout ca a mon retour (debut mars)
mes meilleurs voeux a vous toutes et tous, que l'annee 2010, malgre les tourments de la vie, vous soit heureuse en tous vos desirs... Amicalement Rene
A l'année prochaine ! 🙂
Bonjour Tokala, depuis mon depart c'est ma 1ere connection au site... je suis reste quelques jours a Saigon puis a Cantho pour y retrouver une amie, une petite escapade de quelques jours au Cambodge.... actuellement je suis en Thailande, le 23 je serai de nouveau au Vietnam, une ile au sud du delta avant de remonter sur Hanoi en passant par Hue... Je prends des notes et vous raconterai tout ca a mon retour (debut mars)
mes meilleurs voeux a vous toutes et tous, que l'annee 2010, malgre les tourments de la vie, vous soit heureuse en tous vos desirs... Amicalement Rene
Ne demandes pas ton chemin à quelqu'un qui le connait.... tu risquerais de ne pas te perdre.
R.B. de Braslaw
La vie n'est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir...
D. Glocheux
Bonjour George,
comme je le disais a Tokala, c'est ma 1ere connection depuis mon depart, je suis dans un cybercafe a Phuket. Il y a 6 ans que je n'etais pas venu (la derniere chose que j'ai vu a Phuket a ete le tsunami, j'en suis parti quand l'aeroport a ete reouvert)... Une chose est sure, je ne reviendrai plus, tout comme toi j'apprecie les "boui-boui" et a Phuket (plages) ils ont quasi disparus... Il y a 2 jours que je suis la, les seuls Thais que j'ai vus sont les commercants, dans la rue il n'y a que des "blancs"... la prochaine fois j'irai au nord.
Je ne prendrai pas le temps de lire tous les messages de ton post, je le ferai plus tard, apres 2 jours de balades a pieds, je vais louer une moto pour aller voir l'arriere-pays de l'ile...
Mes meilleurs voeux a vous tous..
Rene
Ne demandes pas ton chemin à quelqu'un qui le connait.... tu risquerais de ne pas te perdre.
R.B. de Braslaw
La vie n'est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir...
D. Glocheux
Bonjour Rene et bonne annee!
Content d'entendre de tes nouvelles et de savoir que tu passes de bons moments au Vietnam et maintenant en Thailande. 🙂 Ces lieux "paradisiaques" qui sont devenus des ghettos de blancs et n'ont pratiquement plus rien a voir avec le pays, et ou les gens du pays ont perdu leur amabilite (on peut parler d'alienation), il y en a de plus en plus. 🤪 Je ne sais pas si c'est bon ou mauvais, peut-etre est-ce bon dans la mesure ou ca canalise la tres grande majorite des etrangers et donc preserve les lieux moins frequentes.
Il faudra un jour que nous racontions quelques histoires sur les boui-bouis que nous avons frequentes, qu'en dis-tu? 😉
Je te souhaite une bonne ballade en moto. De mon cote, je vais profiter d'une superbe journee a Perth (38 degres) pour sauter sur la becane et monter voir un pote du cote de Joondalup, a 50 kms de la ou je suis ces jours-ci. Je vais pouvoir faire rugir mes 600 cc sur le Freeway. 😎
Je n'ai pas delaisse ce poste. J'y reviendrai quand j'aurai avance un peu mon affaire sur les Tibeto-birmans.
Je note en passant ton avatar. Je partage ton respect et ton admiration. 🙂
Content d'entendre de tes nouvelles et de savoir que tu passes de bons moments au Vietnam et maintenant en Thailande. 🙂 Ces lieux "paradisiaques" qui sont devenus des ghettos de blancs et n'ont pratiquement plus rien a voir avec le pays, et ou les gens du pays ont perdu leur amabilite (on peut parler d'alienation), il y en a de plus en plus. 🤪 Je ne sais pas si c'est bon ou mauvais, peut-etre est-ce bon dans la mesure ou ca canalise la tres grande majorite des etrangers et donc preserve les lieux moins frequentes.
Il faudra un jour que nous racontions quelques histoires sur les boui-bouis que nous avons frequentes, qu'en dis-tu? 😉
Je te souhaite une bonne ballade en moto. De mon cote, je vais profiter d'une superbe journee a Perth (38 degres) pour sauter sur la becane et monter voir un pote du cote de Joondalup, a 50 kms de la ou je suis ces jours-ci. Je vais pouvoir faire rugir mes 600 cc sur le Freeway. 😎
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bonjour à tous les voyageurs qui ont les yeux grand ouverts sur le désert ...
je me suis toujours demandé ce que je "foutais" sur la terre. Et pourquoi mon père, mort quelques mois après ma naissance, ancien plus jeune résistant français, avait rejoint la Première Compagnie Sahariene motorisée d'Atar, et passé le reste de sa vie à réparer des moteurs de l'armée, en Algérie, en Mauritanie, au Sénégal, au Mali (qui n'existait pas sous ce nom), au Maroc et pour finir en Algérie où ma mère est née et a grandi. (croyez moi c 'est pas "cool" d'être enfant de militaire en pays occupé par la France et encore moins enfant de "pied noir"). Bien sûr, je n'ai jamais eu de réponse : les morts ne parlent pas, et l'armée ne parle pas. Seulement, voilà, j'avais des photos... Alors forcément, un jour j'ai pris la route. Je voulais voir, comprendre. C'est grâce à VF que j 'ai pu me documenter, un peu, sur le passage de la frontière Maroc Mauritanie et j'en remercie ses membres, tout comme je remercie toutes celles et tous ceux qui m'ont accueillie, pendant 14 ans, sur la route. Depuis quelques semaines, je me demande si je dois en parler ou pas.. Il se fait que les Mauritaniens ont transformé ma vie en me demandant de l'aide... Et cela, dès le mois de février 2012... (avais je une dette envers eux ? Question sans réponse) Ah ah. La belle affaire, ils m'avaient vu venir. Mais quand on vous met des enfants malades dans les bras, en vous suppliant de faire quelque chose, qu'auriez vous fait ? J'avais travaillé dans un hôpital, je connaissais un peu les règles à suivre. Je ne me suis pas posé de question. Et bien, toutes ces années J'ai rencontré des médecins, des chirurgiens, et ensemble, nous avons organisé des prises en charge, des évacuations d'enfant, des formations de chirurgiens, jusqu'à tenter de ne plus faire voyager les enfants hors de leur pays, et cela n'a jamais été simple. J'en profite pour remercier celles et ceux qui nous ont soutenus ainsi que la Chaine de l'Espoir, la Fondation Face au Monde et toutes celles et ceux qui ont tissé des liens entre nos deux pays. Malheureusement, et malgré les efforts permanents des médecins et chirurgiens mauritaniens, certains enfants n'ont pas pu être pris en charge à temps. Aujourd'hui je voudrais parler de quatre frères et soeurs, orphelins de mère, atteints d'un glaucome congénital provoquant une cécité irréversible. Leur cas m'a été confié en 2020 quelques semaines avant le grand confinement. Nous n'avons rien pu faire pour eux alors, quand leur père m'a demandé un cadeau, je me suis jetée sur mon ordinateur et j'ai écrit une histoire. A travers un conte, les enfants vont réaliser un grand voyage, explorer leur pays, réaliser un rêve. Jamais je ne pensais que ce livre serait publié, il l'a été, en 2023. Ce livre rend hommage à la Mauritanie, il est un message pour celles et ceux qui ne se conaissent rien des difficultés de la vie là bas, il porte la dureté et la beauté d'un désert immense où il est possible de se ballader en 4X4, à vélo, à pied, à dos de dromadaire, en toute sécurité, il témoigne de la bienveillance des Mauritaniens pour le voyageur. En tant que femme seule avec mon véhicule, un vieux Mercedes au chassis maintenant pourri et qui ne roule plus, j'y ai fait les plus belles rencontres de ma vie (j'ai vu d'autres coins du monde...).. Les enfants aveugles de Choum, d'Atar, de Nouadhibou et de Nouakchott sont à jamais dans mon coeur. Des lectrices bénévoles ont transcrit le livre en versio audio gratuite pour les malvoyants, il est disponible dans les bibliothèques sonores de France, de la Fondation Valentin Hauy, dans la bibliothèque suisse romande. J'ai effectué mon dernier voyage en Mauritanie avec mon vieux 4X4 afin d'offrir le livre un peu partout et surtout à ses héros et à l'école des malvoyants de Nouakchott. Ensuite, j'ai pensé que la page devait se refermer parce que je n'ai plus ni les moyens ni la force de voyager. Mes éditrices avaient choisi de lui donner ce titre : les yeux bleus du désert. Cette publication a permis à une mission d'ophtalmologues bénévoles suisses de venir opérer les glaucomes en Mauritanie. Je m'en réjouis car chaque année, ils reviennent ! Cette aventure se termine, oui, car il faut une fin à tout, mais au final, elle est née ici, dans le site de VF !! Alors oui, il fallait que je le dise : MERCI !!!!!
je me suis toujours demandé ce que je "foutais" sur la terre. Et pourquoi mon père, mort quelques mois après ma naissance, ancien plus jeune résistant français, avait rejoint la Première Compagnie Sahariene motorisée d'Atar, et passé le reste de sa vie à réparer des moteurs de l'armée, en Algérie, en Mauritanie, au Sénégal, au Mali (qui n'existait pas sous ce nom), au Maroc et pour finir en Algérie où ma mère est née et a grandi. (croyez moi c 'est pas "cool" d'être enfant de militaire en pays occupé par la France et encore moins enfant de "pied noir"). Bien sûr, je n'ai jamais eu de réponse : les morts ne parlent pas, et l'armée ne parle pas. Seulement, voilà, j'avais des photos... Alors forcément, un jour j'ai pris la route. Je voulais voir, comprendre. C'est grâce à VF que j 'ai pu me documenter, un peu, sur le passage de la frontière Maroc Mauritanie et j'en remercie ses membres, tout comme je remercie toutes celles et tous ceux qui m'ont accueillie, pendant 14 ans, sur la route. Depuis quelques semaines, je me demande si je dois en parler ou pas.. Il se fait que les Mauritaniens ont transformé ma vie en me demandant de l'aide... Et cela, dès le mois de février 2012... (avais je une dette envers eux ? Question sans réponse) Ah ah. La belle affaire, ils m'avaient vu venir. Mais quand on vous met des enfants malades dans les bras, en vous suppliant de faire quelque chose, qu'auriez vous fait ? J'avais travaillé dans un hôpital, je connaissais un peu les règles à suivre. Je ne me suis pas posé de question. Et bien, toutes ces années J'ai rencontré des médecins, des chirurgiens, et ensemble, nous avons organisé des prises en charge, des évacuations d'enfant, des formations de chirurgiens, jusqu'à tenter de ne plus faire voyager les enfants hors de leur pays, et cela n'a jamais été simple. J'en profite pour remercier celles et ceux qui nous ont soutenus ainsi que la Chaine de l'Espoir, la Fondation Face au Monde et toutes celles et ceux qui ont tissé des liens entre nos deux pays. Malheureusement, et malgré les efforts permanents des médecins et chirurgiens mauritaniens, certains enfants n'ont pas pu être pris en charge à temps. Aujourd'hui je voudrais parler de quatre frères et soeurs, orphelins de mère, atteints d'un glaucome congénital provoquant une cécité irréversible. Leur cas m'a été confié en 2020 quelques semaines avant le grand confinement. Nous n'avons rien pu faire pour eux alors, quand leur père m'a demandé un cadeau, je me suis jetée sur mon ordinateur et j'ai écrit une histoire. A travers un conte, les enfants vont réaliser un grand voyage, explorer leur pays, réaliser un rêve. Jamais je ne pensais que ce livre serait publié, il l'a été, en 2023. Ce livre rend hommage à la Mauritanie, il est un message pour celles et ceux qui ne se conaissent rien des difficultés de la vie là bas, il porte la dureté et la beauté d'un désert immense où il est possible de se ballader en 4X4, à vélo, à pied, à dos de dromadaire, en toute sécurité, il témoigne de la bienveillance des Mauritaniens pour le voyageur. En tant que femme seule avec mon véhicule, un vieux Mercedes au chassis maintenant pourri et qui ne roule plus, j'y ai fait les plus belles rencontres de ma vie (j'ai vu d'autres coins du monde...).. Les enfants aveugles de Choum, d'Atar, de Nouadhibou et de Nouakchott sont à jamais dans mon coeur. Des lectrices bénévoles ont transcrit le livre en versio audio gratuite pour les malvoyants, il est disponible dans les bibliothèques sonores de France, de la Fondation Valentin Hauy, dans la bibliothèque suisse romande. J'ai effectué mon dernier voyage en Mauritanie avec mon vieux 4X4 afin d'offrir le livre un peu partout et surtout à ses héros et à l'école des malvoyants de Nouakchott. Ensuite, j'ai pensé que la page devait se refermer parce que je n'ai plus ni les moyens ni la force de voyager. Mes éditrices avaient choisi de lui donner ce titre : les yeux bleus du désert. Cette publication a permis à une mission d'ophtalmologues bénévoles suisses de venir opérer les glaucomes en Mauritanie. Je m'en réjouis car chaque année, ils reviennent ! Cette aventure se termine, oui, car il faut une fin à tout, mais au final, elle est née ici, dans le site de VF !! Alors oui, il fallait que je le dise : MERCI !!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
Hi everyone,
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
We're planning to spend a month in Vietnam. Is hiring a guide helpful?
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
Hello everyone,
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Hello everyone,
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.
Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
Hello 🙂
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hi there,
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,

Hello to all East Africa lovers and nature enthusiasts in general,
While I prepare to share a recap of our latest trip/safari in Kenya soon, I’d like to wish you all a peaceful transition between 2025 and 2026.
Warm regards,
Puma2A.





...
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?




















