J10 Vendredi 19 juin
Village – Ubud – Padangbai – Gili Trawengan – Gili meno
Ce matin, Kompiang nous a préparée un petit déjeuner à emporter, des bananes, des mandarines. Elle guette avec nous l’arrivée de notre taxi à 6h15. Le taxi arrive, il nous mène jusqu’a Ubud, à l’agence Wahana océan gili. Une compagnie de speed boat au départ de padangbai.
A l’agence, nous achetons deux tickets. 600 000 roupies par personnes, comprenant:
un trajet en mini bus: de Ubud à padangbai
un speed boat aller de padangbai à a gili trawangan
un speed boat retour de gili trawengan à padangbai
un mini bus de padangbai jusqu’a Ubud.
Le vendeur est très gentil, il est en costume de cérémonie. Il nous parle en français. Il aime la France et les français, et travail dure pour apprendre la langue. Il nous montre son couteau traditionnel. Et nous explique qu’ un homme est décédé, et qu’il va y avoir une grande cérémonie aujourd’hui. Nous discutons un bon moment avec ce jeune balinais.
Nous retirons une somme d’argent au distributeur avant d’aller à gili meno, l’ecran nous affiche un message assez déconcertant: « vous ne pouvez plus retirer d’argent avant 30 jours ».
Le mini bus arrive. Le chauffeur se présente: Wayan. Il s’excuse car avant de prendre la route il doit faire une bénédiction dans la voiture. Il installe une petite offrande sur le tableau de bord, au dessus de cette offrande sa main s’agite en cercles, nous ressentons une certaine magie… Il prend une fleur présente dans son offrande et la dépose derrière son oreille. Nous voila protégé, c’est parti mon kiki! Nous partons en direction des gili avec la boule au ventre (concernant le message lors du retrait)…. En route, le mini bus se rempli petit à petit. Tout le monde part pour les gili dans le mini bus, il y a quelques français avec qui nous discutons, il y a aussi des allemands.
Après un trajet de deux heures, le mini bus nous laisse à Padandbai.

De là nous nous présentons à l’agence wahana océan gili en bordure du port. Nous présentons notre ticket, pour le faire confirmer.
Nous attendons notre speed boat au port, il y a essentiellement des jeunes qui attendent. Ça sent la fête! La musique se fait entendre sur le port, tout le monde danse. Il y a un soleil de plomb. On a l'impression d'aller à Ibiza. Tous dans la bonne humeur, nous prenons place dans le speed boat vers 11h00, nous sommes intoxiqués par le gazole, nous ouvrons le hublot.. quelque 1 heure plus tard, le speed boat s’arrête d’abord à senguigui (port de lombok), des passagers descendent, d’autres montent dans le bateau. Par le hublot, nous apercevons la population locale, par son habillement, bien différente de Bali. Lombok est une île musulmane. Les gens sont habillés différemment qu'a Bali et Java encore.

Le bateau se remet en marche, nous allons en direction de gili Air où des passagers descendent, et d’autres montent. Nous arrivons enfin à Gili trawengan où nous débarquons à 12h40. L’eau est d’un bleu qui vous ébloui presque les yeux!
Les gili sont des petites îles faisant partie de l'île de Lombok.
Chacun notre tour, nous descendons par l’échelle du bateau les pieds dans l’eau.
Beaucoup de locaux tiennent une petite pancarte d’hotel, avec le nom de leur client. Il y a beaucoup d’hotel en bord de plage. On nous propose des transports en calèche, ce que nous refusons. Nous nous renseignons pour la navette (bateau public) qui mène à Gili Meno à l’office du tourisme situé face au port. A notre grande surprise, il y en a seulement deux par jour, une à 11h00 (pour cet horaire c’est raté!), une à 16h00, au prix de 70 000 roupies pour deux , soit 35000 roupies par personne. à peu pres 2 euros) L’homme au guichet est d’une froideur incroyable et complètement « désagréable ». Nous ne sommes plus à Bali ici….
Nous nous installons sur la plage, et prenons un bain de soleil. L’eau est chaude, le pied!!

Des vendeurs nous accostent et nous proposent une navette privée pour la somme de 250 000 roupies pour deux pour aller à Gili Meno. Nous refusons. Les locaux, bien qu’ils soient gentil pour la plupart, ne sont pas souriants comme à Bali.
Nous mangeons dans un warung dans l’île. Un mie goreng, et un chicken satay. Nous sommes très bien servi. Ici les plats sont bien plus épicés qu’à bali. Nous entendons l’appel à la prière et nous voyons les hommes se rendre un à un à la mosquée, tapis sous le bras. Nous sommes complètement dépaysés. Les femmes recouvrent leurs cheveux d’un voile coloré.
A 16h00, il y a plusieurs bateaux qui partent en même temps. Nous demandons au personnel de l’office de tourisme, lequel de ces bateaux est le bateau public qui se rend à Gili Meno, « on se fait presque jeter ».. « C’est pas encore celui là!!! nous lance l’homme au guichet… » Au micro il y a des annonces, mais c’est incompréhensible à la vitesse dont l’homme parle. Nous attendons encore, et demandons aux touristes qui attendent eux aussi, ils ont l’air tous aussi paumés que nous. Nous finissons par embarquer sur un petit bateau « type de pêche » pour une traversée de quelques minutes. Ça remue pas mal. On débarque enfin sur la plage à gili meno. C’est très calme et typique. L’île, à première vue, nous parait très sauvage. Ça tombe bien, c’est exactement ce que l’on voulait. Il y a beaucoup de verdure, quelques cabanes par ci et par là, mais pas de gros complexes hôteliers qui gâchent tout. Il y a 3 calèches qui attendent devant la plage qui fait office de port.




Nous avions réservé notre logement, via le site Airbnb 10 euros la nuit quelques semaines auparavant. Le loueur Sahar, m’avait dit qu’il nous attendrait sur le port le jour de notre arrivé, ou bien il suffirait de demander Sahar, tout le monde le connait. Nous croisons des jeunes vers le port, nous leur demandons où est Sahar, et nous leur donnons le nom de la cabane où nous devons loger, ils nous attendaient justement, nous les suivons à travers les petits chemins de terre de l’île, des calèches tractées par des mules nous dépassent. Il y a des forêts de cocotier.

Des poules, des vaches, des chats, en liberté. Il y a des habitations faites de taules dans les champs.




Des déchets par ci et par là, beaucoup de plastique! Quel dommage… Nous arrivons dans un petit Warung familiale situé vers l’école, appartenant à Sahar. Les jeunes nous servent gracieusement des jus de fruits frais. Que ça fait du bien avec cette chaleur! Nous apprécions beaucoup l’accueil! Le jus de fruits sifflé, les jeunes nous conduisent à notre cabane, un petit vélo d’enfant est délicatement garé devant la petite barrière. Ils nous présentent Sahar. La petite cabane est enfouie dans la verdure. Un paradis!

Nous faisons le tour de la chambre faite de bambou et de plancher en bois exotique, et de la salle de bain extérieur. Le lit est entouré de moustiquaire. Nous posons nos bagages. Enfilons nos maillots, et allons vite faire un petit tour de l’île, à la recherche d’un joli coin de plage pour du snorkelling.
Nous remarquons que chaque cocotier est taillé dans le tron, de façon à grimper jusqu’en haut pour en récupérer des noix de coco.
Denis se prend, le temps de quelques minutes, pour Robinson…





Nous nous installons sur une plage presque déserte. Nous sautons sans difficulté à l’eau. Aie aie aie… Personne ne l’avait mentionné ça… Il y a des morceaux de corail par millier dans l’eau, on se coupe les pieds. On installe nos masques et nos tuba, et là…… LE SPECTACLE COMMENCE………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. Un aquarium gigantesque s’offre à nous, et une palette de couleurs….. Waouuuu On a failli boire la tasse. Nous sommes content d’être à l’autre bout du monde pour voir une merveille de la nature pareille…. A gauche, à droite, en haut en bas, des poissons de toutes sortes et de toutes les couleurs. Le monde de Némo! Il y a du courant, on est vite déporté. On regrette les palmes..
Je retourne à la nage au bord, avec les vagues j’arrive sur un banc de corail, aie!
Denis lui, continu le spectacle, en face de lui un banc de poissons marrons et immobiles le regardent. Un poisson en tête du banc, à ouvre ses écailles à épines, l’air de dire: « hé toi ne t’approche pas, je suis dangereux », Denis pas très rassuré a préféré faire demi tour… Il s’agit peut être d’un poisson lion venimeux ? Nous restons un moment sur la plage, jusqu’au coucher du soleil. Le soleil couché, nous nous faisons violemment attaqués par les moustiques. Nous nous rhabillons en vitesse, nous nous aspergeons de produit anti-moustique tropicale, malgré çà, les sales bêtes elles nous suivent quand même, on court à toute vitesse! La nuit est noire, nous croisons des enfants, et jeunes ados qui tirent des pétards, il y a un air de fête! On se couche tôt. Le lit est sale!! très sale!! des cheveux des poils, des insectes séchés dans la moustiquaire, les oreillers et draps sentent mauvais et sont pleins de taches, berkkk!! Nous préférons dormir sur nos serviette de plage, j’ai emballé mon oreiller d’une robe que j avais porté..
Jusqu’à minuit, nous entendons des pétards et feux d’artifices tirés depuis Travengan. Nous sommes content de ne pas y dormir, vu le raffut qu’on entend d’ici.. Vers 2 heures du matin, il y a l’appel à la prière qui semble ne plus s’arrêter jusqu’à 4 heures du matin, là encore, nous l’entendons depuis Travengan.