🙂 Merci!
Et en plus maintenant les commentaires sont notés!!
C'est tellement caricatural, qu'il vaut mieux en rire, même si le sujet est grave.
Un débat tel quel n'a d'ailleurs aucune place sur ce forum.
Je ne crois pas en cette grand’messe arc en ciel.
Une fois de plus c’est l’Afrique vue au travers d’une énième idéologie universaliste.
Les sociétés multiculturelles sont des sociétés violentes. L’histoire de l’Afrique du Sud n’a pas attendu l’Apartheid pour baigner dans l’ostracisme et la guerre ... Entre blancs et noirs les massacres se sont succédés au cours des siècles. .. mais aussi au sein de chaque communauté... Les premiers camps d’extermination ont bien vu le jour las bas, les nazis n’ont rien inventé. Il s’agissait bien d’une volonté d’extermination par la cruauté la plus extrême entre blancs, par les Anglais sur les réfractaires Boers jusqu'aux enfants, une colonisation dans la colonisation.
Aujourd’hui encore, au moment où certains s’extasient sur la "nation arc en ciel", ce sont bien les policiers gouvernementaux blancs ou noirs qui tirent sur les mineurs en grève, les copains de Mandela qui se gavent au gouvernement, dilapident l'héritage et les fermiers blancs qui sont assassinés. L’Afrique du Sud est devenu ni plus ni moins un pays du continent comme un autre avec les mêmes tares et une réussite en berne.
Il n’a jamais été question ici de se prononcer pour ou contre l’Apartheid, la question est plus dans l’approche culturelle. Une internaute écrivait : "chaque culture a su garder ses traditions, son identité, sa langue en Afrique du Sud, (Xhosa, Zoulous etc...), et ça, c'est déjà extraordinaire;”
Pourquoi dans cet "arc en ciel" si extraordinaire, les Afrikaners n’ont pas de culture? ils seraient étrangers, invisibles dans leur propre pays? c'est passer par pertes et profits que cette communauté est présente depuis 4 siècles sur le territoire et qu’ils ont initié la seule société africaine qui propose autre chose qu’une économie de comptoir.
Et quel curieux attelage vous formez avec E.Lol qui non seulement ne trouve rien à redire à l'apartheid du siècle passé mais est favorable à sa généralisation à l'échelle du monde (les Noirs en Afrique!).
C’est quoi ce raccourci foireux??
Le contraire de l’apartheid ce n’est pas la migration pour tous! Les Africains n’ont pas pour vocation à n’être que des migrants éternels! ballotés entre fantasmes multiculturalistes des uns et boulimie des exploiteurs internationaux de l’autre.
Les sociétés africaines ne sont nées ni avec la colonisation, ni avec la décolonisation.
La réalité africaine c’est l’ethnie, plus petit dénominateur commun du possible et non la nation plaquée par des manipulateurs, fut-elle “arc en ciel”.
Encorlol, c'est comme une vieille sono cassée qui tourne en boucle,
il n'attend qu'une chose, c'est qu'on lui réponde pour relancer
son, sa ......à vrai dire je ne sais pas trop,
sa hargne, sa colère son mal être ......à tel point que ça tourne au ridicule.
Et si on le laissait tourner en rond, peut-être qu'il s'endormirait....😏😉
Christine
Doit-on comprendre que Djalma et toi, lors de votre unique séjour de trois semaines passées exclusivement dans les lieux touristiques les plus courus, vous auriez mieux cerné « la vie quotidienne » des Sud-Africains que des voyageurs multi-récidivistes?
Doit-on comprendre que ces voyageurs multirécidivistes ne fréquentent que très peu les lieux touristiques et vont surtout se perdre dans les villages Xhoshas et Zoulous pour y prendre la température et taper la causette avec les autochtones?.. Puis passer ensuite leurs soirées dans les Shebeen de Soweto ou... d'ailleurs?
Je n'ai pas plus cerné la vie quotidienne ( en 5 semaines) des Sud Africains que ne l'ont fait les quelques multirécidivistes de Vf ( A moins que ce soit l'inverse)...Suffit de voir les descriptifs de leur parcours qui se ressemblent étrangement tous pour une grande majorité d'entre eux et lire aussi leurs commentaires essentiellement axés sur les bébêtes de la savane.. .Ton cas est bien différent puisque tu vis à priori à mi temps là bas... Tu dois bien sûr connaitre un maximum de la vie des populations noires autochtones je n'en doute pas un seul instant.
Pour ma part , c'est peut-être un hasard, mais c'est le seul pays où je n'ai pratiquement pas fait de rencontres, (je veux dire simplement partager une discussion autour d'un repas) à part celle de mes hôtes en guest farm et , comme Solene, les quelques autostoppeurs ramassés sur la route.Une seule fois c'était pourtant bien engagé :j'avais rencontré un couple de camionneurs ( un blanc et un noir qui faisaient la route ensemble) On avait tout de suite sympathisé et partagé nos victuailles autour d'un braai dans une guesthouse et commencé une discussion autour d'un verre...Il était à peine 19h....A 20h la patronne des lieux est venue faire comprendre ( en afrikans) à mes deux "copains" qu'il était l'heure de l'extinction des feux et elle a éteint la lumière! On s'est retrouvé dans l'obscurité la plus complète et chacun a alors regagné sa chambre!
Je comprends très bien ce besoin européen de croire, que la fraternité l'emportera mais nous en sommes loin.
Le récent vote de la loi sur la redistribution des terres sans aucune compensation financière est une véritable déclaration de guerre. L'Afrique du Sud est dans un processus à l'algérienne avec un parti gouvernemental unique qui tire sa légitimité de la lutte contre l'apartheid comme une rente, corrompu de toutes parts et sans cesse réélu... Les générations qui n'ont pas connu l'apartheid adhèrent de moins en moins à cette fossilisation politique. L'horizon de l'Afrique du Sud est la guerre pas forcement celle à laquelle on croit.
J’ai lu différents messages.
Mme Attila m’a enlevé quelques mots de la bouche.
En tant que multirécidiviste qui ne considère pas qu’il n’a fait que prendre des photos d’animaux sur un parcours classique et touristique…
qui ne considère pas qu’il sait mais comme il le disait à un sudaf « après 20 ans, je suis toujours un touriste mais peut-être un touriste qui commence à comprendre quelques choses sur l’AFS… »…
Je vais me permettre de mettre mon grain de sel.
En essayant de ne pas avoir l’air de donner de leçons mais juste de dire des choses.
A chacun après d’y accorder de l’attention ou pas.
Un poil d’Histoire.
L'AFS était occupée par les Koï et les San.
Et les blancs et les noirs sont des envahisseurs. Récents.
Les deux envahisseurs ont massacré, traité en esclave de concert.
Une partie des zoulous ont eu une expansion guerrière dans sa zone puis bien au-delà.
Les Swazis sont là parce que repoussés vers les montagnes Lebombo. Les habitants du Lesotho ne sont pas dans leurs montagnes pour rien...
Les Thonga ont été repoussés au fin fond du Maputaland, de même les Tembe.
La colonisation a été comme toutes les colonisations…Violente, raciste
L’expansion zouloue aussi.
On oublie un poil que nos amis anglais n'étaient pas des exemples angéliques en afrique australe. La menace de faire paraître le « white book » a fait disparaître tous les « blue book » (et ceux qui savent pas de quoi je parle, et ben ils reliront mon carnet sur la Namibie !).
La colonisation Boer était de plus « messianique »…Les Boers, élus par un Dieu qui leur avait donné la Bible (l’Ancien Testament ) écrite en Hollandais de l’époque.
Le régime d'apartheid qui prit le pouvoir était bien de même nature que ceux de l'Allemagne nazie ou de l'URSS de Staline... et de tous leurs compères de même acabit.
Ce régime a fait exploser toute possibilité de société...On vit séparé.
Dresser les uns contre les autres, une arme bien utile...diviser pour mieux régner. Et surtout ne pas permettre d'éducation. Un peu de propagande, de fake news dirait-on aujourd'hui.
Très lentement, ce régime a été miné et a fini par céder.
Sous la pression économique et sous la pression internationale. Sous la pression des organisations sudaf.
Et se sont mises en place diverses organisations oubliées ? Je me souviens de ma première "visite" à Robben...
Question ? A part l'ANC ? Autre chose ? Ben oui, m'sieur...le PAC pan african congress), le parti communiste pour ne citer qu'eux.
Pas toujours très classieuses d'ailleurs les manoeuvres entre les factions libératrices...
Mandela était le chef de la fraction armée et militaire de l'ANC...donc pas ce stade un gentil pacifiste et fleur bleue.
Fraction armée qui a réalisé un certain nombre d'attentas avec des morts (somme toute peu ! mais y a-t-il un "peu" quand on parle de morts).
La répression gouvernementale a été dure , très. Cruelle, très.
Les règlements de compte entre les opposants...les "collabos", les pas "collabos"...durs aussi.
Le port du collier sudaf n'est pas particulièrement plaisant.
A fini par céder, pas pacifiquement dans la joie et la bonne humeur…
Il aurait pu y avoir un véritable bain de sang entre révolte et vengeance…Ce n’a pas été le cas, même si, des violences il y a eu.
C'est aussi de ceux qui auraient du être du même côté que les choses ont été très violentes. L'Inkhata. Et des morts noires, il y en a eu.
Pour moi, le mot « pardon » a pris un sens nouveau en AFS. Pas de règlement de compte général , la commission de réconciliation, Mandela prenant le thé avec la femme de celui qui l’a fait emprisonné.
Comprendre que si le pays chassait « les blancs »…de pays il n’y aurait plus, rapidement.
On négocie toujours avec ses ennemis. Une négociation c'est savoir perdre quelque chose.
Première visite à Robben:
Le guide est un ancien locataire...pour sabotage.
Libéré peu avant 1994.
"Quand je suis sorti, je voulais tuer tous les blancs. Je voulais même tuer Mandela qui pactisait avec eux. Cela a duré 6 mois. Un matin, en regardant ma petite nièce qui jouait...je me suis dit ""Quel monde tu veux lui laisser ? Un monde de massacre et de violence ou un monde où on peut lui rebâtir un avenir ? C'est à ce moment là que j'ai compris !
Merci à vous de venir en AFS pour y dépenser votre argent et nous voir. Nous avons besoin de vous. Nous allons rebâtir un nouveau monde, ici en AFS.""."
Il ne faut toujours pas croire que Mandela à sa sortie de sa résidence surveillée...n'a rencontré que de bonnes fées dans une ambiance "embrassons-nous".
Ma fille, blonde comme une boer, a séjourné en AFS.
Carte de bibliothèque.
"vous êtes de quelle race ?" lui demande la préposée.
"?"
"ben, oui, ? white, black, colored, indian, asiatic... ?"
"ben, white..."
(sous l'allemagne nazie, on traquait la moindre trace de sang "juif". de même sous le régime d'Apartheid on traquait la trace de sang noir....le test du crayon dans les cheveux par exemple. si de sang noir il y avait (même une gouttelette, direction l'autre côté !)
(précision, il n'y a qu'une race d'homme. Homo sapiens sapiens et c'est tout ! pour ceux qui veulent en savoir un poil plus sur nos origines génétiques...et ben y'z'ont qu'à relire mes carnets ! Ouais, ceux du multirécidiviste etc etc).
Michelle Obama dans son livre parle également de race...
Il faut enlever nos lunettes européennes.
Le guide San qui nous guidait vers les San paintings
Se revendiquait San. S'est moqué ouvertement des "noirs" avec leurs cheveux crépus avec lesquels il ne voulait surtout pas être confondu. Il était, pour lui, de race San.
La jeune femme Xhosa avec laquelle j'ai commencé en zoulou, s'est revendiquée Xhosa pas Zoulou.Zoulou qu'elle savait parler, comprenait (en plus la différence n'est pas gigantesque) mais qu'elle ne voulait pas parler parce qu'elle était Xhosa.
Le guide Xhosa a fini par parler en zoulou avec moi...parce que quand même, un français qui parle zoulou, c'est pas commun.
La notion de race est présente. Le mot race n'est pas, là-bas, un gros mot mais plus une revendication d'appartenance et un construit social.
Si vous n'abordez pas les choses en changeant de lunettes vous êtes hors sujet.
Merci à toi Michel d’avoir pris le temps de répondre de cette façon.
L’histoire d’abord et les témoignages des premiers concernés,
tout cela dans un état d’esprit constructif.
C’est tout à fait ce que j’espérais en démarrant cette discussion.....apprendre
Sans polémique, sans parti pris.
Bien sûr d’autres intervenants, qui se reconnaîtront, ont répondu dans le même état d’esprit que toi.
Encore merci à toi et à eux.
J’étais l’année dernière en Afrique du Sud,
un guide au Kruger, pendant un walk nous a raconté comment il a vécu l’apartheid,
il nous a aussi parlé du jour où Mandela est sorti de prison,
Son témoignage était poignant, son esprit de non-revanche aussi.
j’y retourne cette année en octobre
et j’ouvrirai les yeux d’une autre manière encore avec présent à l’esprit les posts de certains.
Michel, très très bon voyage en Écosse 😉
Notre guide San se moquant des noirs et de leurs cheveux crépus était...
un gros plaisantin ?
Un raciste ?
Ben quand même un peu raciste non ?
Nombreux sudaf ont longuement décrié, devant moi, les nigérians...
C'est un poil raciste de dire, les nigérians sont des brutes violentes, non ?
Le collier sudaf autour du cou d'immigrés ?
Monsieur est Pédi, sa femme est Sipédi...les futurs beaux-parents voient d'un mauvais oeil cette union...parce que Pédi et Sipédi...
Canoë en Namibie. Le Namibie nous affirme qu'il n'ira jamais à Joburg.
"en 10 minutes je serais mort. c'est trop violent et s'ils voient que je suis namibien..."
On m'a affirmé que Ramaphosa (le président actuel qui joue sa tête actuellement) ne serait jamais président parce qu'il était...Venda !
Il y a du racisme dans la société sudaf. Du racisme noir / noir, noir / brun ou vice versa, blanc / noir et vice versa, nationaux et immigrés...
Bref du racisme dans toutes les couches de la société et dans toutes les "races"...(race au sens vu plus haut, donc ici on a le droit d'écrire race sans être un crétin, un raciste ou les deux, cf Mme Obama).
Ces éléments sont vus avec ces exemples...d'un point de vue, non-blanc.
En plus de la nature humaine qui n'est pas toujours très bonne...l'afs a connu cette terrible fracture raciale. Raciale blanc et noir mais aussi entre les "races noires", les races asiatiques etc etc etc...n'oublions pas que les Bantoustan permettaient (selon la doctrine raciste) de leur permettre de vivre "entre eux", de chaque races...
Connie est d'origine allemande. Andrews est sudaf (d'origine anglo saxonne). A été policier. Est parti d'afs vers les années 94 puis est revenu.
4 millions de blancs ont quitté l'afs au début des années 90. Pas mal sont revenus. Il y a eu un véritable "trou d'air" en matière de cadres formés.
Ils ont une ferme. Au début, 1000 ha...ce qui fait d'eux des hooby farmer...à moins de 5000 ha on est une hobby farmer.
Ils ont repris, rénovés une ferme. Pour en faire une maison d'hôte, un lodge. Ils sont aussi éleveurs (attention, qui dit élevage, dit barbelés)....et oui, en Vendée aussi, il y a des barbelés...des chemins désignés et des chemins privés avec des barbelés pour les vaches.
Ils managent cette ferme / lodge l'ont agrandi.
50 personnes vivent là.
Dont 46 employés noirs.
qu'ils gèrent. J'emploie ce terme parce que c'est leur mot.
Ils les emmènent chez le médecin les aident pour les papiers etc etc...
L'une des employée est mariée. Son mari l'a abandonnée. Elle a eu une maison du "gouvernement".
Mais elle l'a vendue.
Elle s'est remariée. L'homme boit. A fini par la violer...sida en prime.
On le prend en charge
Avec le temps, on parle plus librement. On tombe d'accord pour dire que l'aide devrait être donnée en priorité aux femmes bien plus conscientes de leurs responsabilités.
La plupart des anciens n'ont que très peu d'éducation. Leurs enfants font un bond en avant.
Comme la région.
Initialement dans le noir dès la nuit tombée. Maintenant on voit des lumières la nuit. Bien plus et de plus en plus. C'est à cela aussi qu'on mesure le changement.
Les habitations ont changé, aussi.
Sont-ils racistes ? Ont-ils été racistes ?
On a vécu dans un monde bien particulier. D'abord on était jeune. On ne comprenait pas tout. On vivait aussi dans une propagande où le danger était de basculer dans le grand soir....massacre et communisme.
Le bourrage de crâne bien réel.
Les jeunesses hitlériennes du coin. Les jeunes enfants de 16 ans qui défendent jusqu'à la mort d'Hitler la ville de Berlin sont-ils responsables et coupables ?
Aujourd'hui, ils vivent un mea culpa permanent aux yeux des voyageurs.
Ils reconnaissent aussi que...
Tous les matins, il faut expliquer ce qu'il y a à faire. Et ré expliquer tous les jours. Parce qu'autrement ce ne sera pas fait. Est-ce une caricature ou y a-t-il un fond de réalité ?
Et il y a des matins où je me retiens de dire...bon, les gars, vous comprenez ou pas ? vous vous y mettez ou pas ?
Nous entendrons les mêmes mots à plusieurs endroits.
Dans une guest house proche de Louis Tritchard.
Monsieur et Madame sont hollandais. Ont travaillé pour des organisations humanitaires et sont restés pour faire leur vie et apporter leur pierre.
Ils ont un petit fascicule (à mon sens ni raciste, ni plein de vieilles rengaines ou de lieux communs. Perdu le fascicule...flûte !
Pourquoi les noirs sont en retard et les blancs en avance à un rendez-vous ?
Notion plus élastique du temps et ces choses et de l'importance de l'heure.
D'ailleurs les noirs qui ont réservé pour un mariage arriveront avec 2 heures de retard "c'est toujours la même chose!"
Pourquoi un noir demandera plus souvent une journée de libre pour un problème familial ?
Parce que sa famille est bien plus grande, elle ne s'arrête pas aux enfants et parents mais s'agrandit aux cousins et autres tantes et autres oncles et autres membres...
Pourquoi les mamas noires se demandent pourquoi la voiture avec 4 personnes blanches ne s'arrêtera pas ? Alors qu'il reste de la place...
Parce que nous dans la voiture on est bien plus serré...c'est cela la famille.
Il y a eu aussi...ailleurs
Les zimbabwéens ont bien plus gentils...plus serviables...
Serviables ou serviles ? La mamie avait bien 70 ans...
Il y a eu aussi...
Nous, les jeunes blancs c'est dur. Avec la discrimination positive on est les derniers de la liste. Etre une jeune blanc mâle de 20 ans, c'est être le plus défavorisé pour trouver un travail.
Les noirs avec 2500 rands, ils peuvent vivre. Nous on y arrive pas.
Ils reçoivent des allocations pour envoyer les enfants à l'école mais ils préfèrent acheter une belle voiture...
Tout celà ne vous rappelle rien ?
D'abord la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans le sien ?
Pas sûr qu'on ait tant de leçon à donner...
Les bidonvilles des années 50 pour les travailleurs immigrés, le racisme, les ratonnades...
Rencontre avec un jeune couple sudaf.
J'ai crevé un pneu.
vous n'aviez pas des Michelin ?
Réponse de la jeune femme du tac au tac...C'est vrai que français, le premier mot qu'on a l'esprit c'est "arrogant"...
Arrogant...
C'est bien une image qui nous colle à la peau...est-ce bien une image ou aurions nous une fâcheuse tendance à donner des leçons au monde entier ?
J'ai régulièrement entendu...
Pour des français vous êtes sympas...
Normal, en fait, on est payé par le gouvernement français pour aller à l'étranger et changer notre image...
J'ai aussi rencontré des belges flamands dont la première question a été
Vous êtes français ?
Parce que si vous aviez été des belges francophones on ne vous aurait pas adressé la parole !
On se détend
Avec le couple sudaf ci-dessus, l'histoire finit bien. Avec des français qui au final ont plus visité l'afs qu'eux mêmes...et qui apprennent le zoulou...
Merci de venir aussi souvent dans notre pays.
On se recrispe...
Papy casquette (le papy qu'on rencontre en province avec la casquette et la tenue papy).
Fatalement il nous cause...
De tout et de rien, de notre périple.
avec moi, il n'y a pas de problème avec eux.
je parle aussi leur langue
donc je peu interagir avec eux...
et quand vous irez au Cradle of Humankind...ne croyez pas tout ce qu'ils disent !
Et pour ceux qui ne savent pas ce que c'est le cradle et humankind...flûte. Ils n'ont qu'à relire mes posts !
Bref du racisme il y a...
Petite ville dans laquelle on refait le plein.
Station service black. Bruit agitation monde...c'est vivant de chez vivant, y'a de l'ambiance.
Le black riche, jeune, dans son coupé à la mode, sono à fond méprise le black pompiste bien plus que tout blanc à l'horizon (blanc qu'il n'y a a pas hormis nous d'ailleurs...
La station blanche est plus loin, dans le quartier blanc. Proprette, calme, peu active...presque mortelle...
D'ailleurs les Spars sont généralement blancs et les pick and pay généralement noirs.
Des personnes d'origine indienne...
on a un vrai problème avec les noirs....
Ben oui, il reste du racisme.
Ben oui, y'a des cons partout.
Ben oui, il y a toujours des frontières invisibles (ou pas) entre quartiers, magasins, entrées de ville...
Plus qu'ailleurs ????
Où se trouve cet ailleurs ?
Les premiers Afrikaners se sont installés dans la région du Cap en 1652, en de ça de la ligne de partage des pluies, soit à 1000 kms des premières tribus noires qui pratiquaient l’agro-pastoralisme. Aucun intérêt pour ces quelques milliers de colons à rechercher la confrontation avec des millions de zoulous & co ...
La guerre des frontières n’a commencé que plus d’un siècle plus tard. Idem au XIXe siècle lorsque les Boers poussés par l’hostilité britannique et galvanisés par leur messianisme biblique ont recherché de nouvelles terres plus au centre, vidées de leur population suite à un nettoyage ethnique entre tribus ... comme le souligne Michel cette histoire a opposé aussi bien les blancs et noirs que chaque clans entre eux.
L’antériorité de la terre appartient pour 30% aux Afrikaners.
Je pose une question, qui suis-je aujourd'hui pour juger les Afrikaners? ...Qu’aurais-je fait si fuyant les persécutions religieuses eu Europe, je me serai retrouvé en face de la réalité d’un autre continent... venant d’une civilisation qui connaissait déjà l'évolution des techniques agraires, l’horloge et l’imprimerie, confronté à des populations à moitié nues, pratiquant encore des rituels jusqu’aux sacrifices humains et portant la sagaie?
Je vais me permettre de mettre mon grain de sel.
En essayant de ne pas avoir l’air de donner de leçons mais juste de dire des choses.
A chacun après d’y accorder de l’attention ou pas.
1-Un poil d’Histoire...L'AFS était occupée par les Koï et les San.
Et les blancs et les noirs sont des envahisseurs. Récents.
Les deux envahisseurs ont massacré, traité en esclave de concert.
Une partie des zoulous ont eu une expansion guerrière dans sa zone puis bien au-delà.
Les Swazis sont là parce que repoussés vers les montagnes Lebombo. Les habitants du Lesotho ne sont pas dans leurs montagnes pour rien...
Les Thonga ont été repoussés au fin fond du Maputaland, de même les Tembe.
La colonisation a été comme toutes les colonisations…Violente, raciste
L’expansion zouloue aussi.
On oublie un poil que nos amis anglais n'étaient pas des exemples angéliques en afrique australe. La menace de faire paraître le « white book » a fait disparaître tous les « blue book » (et ceux qui savent pas de quoi je parle, et ben ils reliront mon carnet sur la Namibie !).
La colonisation Boer était de plus « messianique »…Les Boers, élus par un Dieu qui leur avait donné la Bible (l’Ancien Testament) écrite en Hollandais de l’époque.
Le régime d'apartheid qui prit le pouvoir était bien de même nature que ceux de l'Allemagne nazie ou de l'URSS de Staline... et de tous leurs compères de même acabit.
Ce régime a fait exploser toute possibilité de société...On vit séparé.
Dresser les uns contre les autres, une arme bien utile...diviser pour mieux régner. Et surtout ne pas permettre d'éducation. Un peu de propagande, de fake news dirait-on aujourd'hui.
Très lentement, ce régime a été miné et a fini par céder.
Sous la pression économique et sous la pression internationale. Sous la pression des organisations sudaf. etc ...etc....
2-De la notion de "race".Ma fille, blonde comme une boer, a séjourné en AFS.
Carte de bibliothèque.
"vous êtes de quelle race ?" lui demande la préposée.
"?"
"ben, oui, ? white, black, colored, indian, asiatic... ?"
"ben, white..."
(sous l'allemagne nazie, on traquait la moindre trace de sang "juif". de même sous le régime d'Apartheid on traquait la trace de sang noir....le test du crayon dans les cheveux par exemple. si de sang noir il y avait (même une gouttelette, direction l'autre côté !)
(précision, il n'y a qu'une race d'homme. Homo sapiens sapiens et c'est tout ! pour ceux qui veulent en savoir un poil plus sur nos origines génétiques...et ben y'z'ont qu'à relire mes carnets ! Ouais, ceux du multirécidiviste etc etc).
Salut,
Pour ces lignes ainsi que celles qui suivent je dis chapeau! Chapeau pour cette belle analyse sur l'histoire de l'Afrique du sud depuis l'époque des San jusqu'à nos jours... Chapeau également pour la réflexion sur les "races" concept dénué de tout fondement scientifique qui par ailleurs ne date que de la seconde guère mondiale...
30pc ? ... Alors il en reste 70pc , c'est bon ça !😇
En effet , si tu te poses la question c'est que tu juges , toi ? et que réponds tu ?
Qu'aurais tu fait ? inventé l'apartheid ? t'aurais fait ce qu'on fait les français en Algérie ?
Ce que faisaient aussi ceux qui arrivaient sur le Continent Américain, chassés d'Europe pour des raisons semblables ? qu'ont ils fait eux ? aux indiens ? aux noirs qu'ils ont volés ?
Moi je ne me pose pas la question de savoir ce que j'aurais fait , je n'aurais pas fait ce qu'ils ont fait c'est tout !
Lillie, tu n’en sais rien!
Penser cela ne t’aurait pas épargné face au danger, mais t’inquiète je t’aurais défendu avec ou sans tongs.
La criminalisation éternelle des colons n’est pas la solution. Les colons ont un rôle positif dans bien des domaines. Je ne connais aujourd’hui aucun amérindien ou zoulou qui revendique un retour au néolithique, stade auquel ils étaient confinés avant l’arrivée des Européens ou un Algérien pour une nostalgie de la féodalité ottomane.
En Afrique du Sud, prendre la terre aux fermiers blancs par des campagnes d'assassinat et une nationalisation autoritaire ne solutionnera pas la réforme agraire. Surtout lorsqu’il s’agit de s’accaparer la maison de famille pour laisser les terres agricoles en friche comme ce fut tristement le cas au Zimbabwe.
Quel qu’ait été le passé, Il faut bosser, montrer ce que l’on est capable de faire sinon l’héritage se dilapide vite...
Encorlol, c'est comme une vieille sono cassée qui tourne en boucle,
il n'attend qu'une chose, c'est qu'on lui réponde pour relancer..
Et si on le laissait tourner en rond, peut-être qu'il s'endormirait....😏😉
Impossible, je suis toujours en action! et intarissable sur le sujet .
Par exemple, savais-tu que le premier Président du Zimbabwe (1980 / 1987) s'appelait Canaan BANANA!
Il a profité de sa position de Chef de l'exécutif pour taxer profondément ses plus proches collaborateurs cuisinier, garde du corps, jardinier...Toujours les mêmes qui trinquent!
BANANA a fui aux USA puis en Afrique du sud où Mandela en personne l'a persuadé de se livrer à la justice de son pays. Condamné à 10 ans de prison, il a pu retrouver rapidement sa liberté.
Tu vois y'a encore du boulot!
Un lien intéressant au sujet de la criminalité en AFS.
Beaucoup de chiffres...
Les lieux de plus fortes criminalité.
businesstech.co.za/...ng-you-need-to-know/
un autre
www.saps.gov.za/services/crimestats.php
Je ne relaie pas la criminalité par "races"...(rappel: on a le droit de parler de "races" cf plus haut). N'étant pas certain de l'objectivité des sources...
Les statisques ci-dessus sont claires.
L'afs est un pays violent. Très violent par endroit (moi qui passe mon temps à rassurer les futurs voyageurs, je le rappelle).
Une violence qui prend ses racines dans le pays lui-même. Un pays de conquête, un pays où on est armé, un passé violent.
Plus tous les maux supplémentaires, la pauvreté, la drogue, le chômage, les femmes abandonnées, tous ceux qui sont "différents"...
Une violence qui s'exerce en premier lieu sur la population la plus pauvre, la population noire. Exercée souvent par les plus pauvres, la mauvaise partie de la population noire.
D'un tenant de guest house
Ici, j'ai ma fence électrique, des gardiens la nuit, 2 gros chiens. Je suis un peu parano peut-être mais je viens de Joburg
D'Andrews dans sa ferme isolée
J'ai une fence électrifiée
D'un autre
Veillez bien à attendre que le portail soit fermé derrière vous pour que personne n'entre.
Soyons clairs
Ben, oui, les gens se protègent
Imaginez-vous vivre là-bas. Vous mettez une fence ou pas si vous connaissez les chiffres sur les fermes attaquées ?
Vous fermez automatiquement votre voiture ou pas ?
Vous voyagez là-bas.
Vous fermez votre porte de chmabre ou pas ?
Vous êtes rassurés d'avoir un établissement protégé ou pas ?
Vous allez dans un coin ou un logement pour lequel sur un site x ou y des clients ont écrit "c'est pas safe. on s'est retrouvé avec un gars dans notre chambre" ?
Ceux qui ont les moyens de se protéger se protègent et habitent dans des coins les plus safe possible et protégés.
Feriez-vous différemment ?
Vous vous voyez entendre "vous pouvez sortir tranquille et aller où vous voulez..."
Les plus pauvres se protègent aussi. Ils créent des milices dans certains endroits. Certaines écoles sont cadenassées comme Fort Knox.
Bon...cette violence ne concerne que très peu, pas de bol, le touriste.
Savoir ne pas aller dans un centre-ville après la fermeture des magasins, ne pas considérer la plage de Durban comme la promenade des anglais, avoir de la méfiance près des grands hôtels etc etc
Evitez Joburg ?
On vit à Joburg. on sait que ce n'est pas sûr mais on a choisi de vivre quand même...en étant attentifs.
Une discussion avec des sudaf
La question ? le shoot to kill. Un policier tire, désotmais il a le droit, sous condition, de tirer pour neutraliser. Ils étaient pour.
Donc oui, il ne faut pas partir le nez au vent partout.
Rassurez-vous, la seule fois où on m'a menacé, c'était un blanc, ivrogne qui trainait...(pas de déchéance pire. Blanc , pauvre, alcoolique ou drogué, sdf)
En 20 ans !
J'ai vu quelques jeunes qui faisaient les kékés. Quelques garnements qui voulaient impressionner...
Mais j'ai évité scrupuleusement les endroits pas top et me suis appliqué les règles que je professe.
La discussion est partie, il me semble, d'une remarque , grosso modo, " sur les blancs riches et racistes enfermés dans leurs bunkers et les pauvres noirs dans leurs bidonvilles".
AFS encore terre d'inégalité. Oui.
Inégalité plus par l'argent que par la race (je redis pas qu'on peut dire race, cf plus haut).
De moins en moins par la race.
Et ? En 20 ans, j'affirme que les choses ont changé. Dans de nombreux endroits les township ont disparu, remplacés par des lotissements. Les shaks sont bien moins nombreux.
Les maisons sont plus grandes...bien nombreuses sont celles qui ne dépareraient pas dans nos villes et lotissements (quand on met des colonnes pour faire chic c'est qu'on a plus de moyens).
Les routes, les bords de route, l'éclairage, l'accès à l'eau, aux toilettes...
Beaucoup d'endroits ont changé.
On considère que les townships de Cape Town accueillaient 80 % de la population il y a 20 ans. 40 aujourd'hui.
La partie de population très pauvre a diminué de 50 %.
Les townships eux-mêmes ont changé. Ne pas confondre townships et shaks.
Une vraie frange de population noire, moyenne ou moyenne supérieure est apparue.
Le problème reste le sous-emploi chronique. La mauvaise utilisation des aides et efforts faits. Une immigration importante. (et ce n'est pas un discours "c'est la faute aux immigrés").
A la descente de voiture, devant ce restaurant c'est en français que je suis interpelé...Un congolais...qui me propose "de tout".
Donc, oui, une partie de la population blanche a une fâcheuse tendance à se protéger et se regrouper. Sont-ils d'ailleurs tous sudaf ?
(au fait, vous feriez quoi, vous ?)
Oui, une partie de la population noire est toujours dans des townships miséreux.
Le fond du problème est-il toujours racial ?
Loin de moi de dire que tous les blancs ne sont pas racistes (et la même phrase en remplaçant blancs par noirs).
Mais aujourd'hui, l'apartheid légué est plus économique.
Faut-il déclencher une vaste opération "redistribution des terres"?
D'abord, elle ne règlerait pas tout, loin de là.
Ce n'est pas parce que vous avez une terre que vous savez la cultiver et que vous pouvez la rendre rentable.
Elle déjà en marche, pas à marche forcée certes.
L'exemple du Zimbabwe hante les esprits sudaf. De grenier à blé géré par une minorité blanche il est passé à un pays de famine régulière à majorité noire.
Il faut remplacer blanc et noir par capable et incapable. Pas que les blancs soient a priori plus capables mais que pour l'instant la capacité à...reste à ceux qui ont l'éducation, le savoir faire. Mais celà change. Tous ces gamins qui sortent des écoles vers 14 heures...ont grandi pour certains, grandiront pour d'autres et deviendront des managers efficaces. Qu'importe la couleur de leur peau.
Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) :
Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres.
Une plus grande mixité. Les noirs
Remarque :
Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).
Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai.
On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé).
On voit beaucoup de noirs venant de RDC.
Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.
Ce qui change
Bien sûr et malheureusement il y toujours des townships etdes bidonvilles
Mais
Il y a 15 ans, la « publicité » dans l’avionconsacrait une page à la « nouvelle maison ». 10 m2, une porte et une fenêtreavec des murs en parpaings. C’était le « progrès ».
De l’électricité, un éclairage public, un accès à l’eau…C’étaitdéjà un progrès.
Dans certains endroits on voit bien qu’ils ont été remplacéspar des « lotissements » déjà bien plus humains. On remarque unpanneau solaire avec une réserve d’eau sur le toit d’une maison qui commence àressembler à une maison. Un petit bout de terrain. De l’électricitéindividuelle.
Il y a du chemin à faire…Les toilettes. On retrouve déjà destoilettes extérieures. Actuellement, certaines associations essaient deconvaincre sur l’importance d’avoir des toilettes à l’intérieur, non pas sur lethème sanitaire mais sur le thème « avoir des toilettes intérieures c’estclasse, cela vous pose un homme »
Il faut dire qu’avoir des toilettes extérieures hormis nosconsidérations européennes c’est le risque du viol ou du serpent furtif
Du chemin à faire
Par exemple au Kwazulu Natal où cela m’a paru très marquant.De toute évidence, il y a eu accès à des parcelles de terrain pour la constructionde sa maison. Problème…Aucune vision deplan d’urbanisme. On construit partout, n’importe où, n’importe quoi. Comme sion avait jeté des pierres au hasard et qu’à chaque endroit où une pierre esttombée on a construit.
Evidemment, c’est mieux qu’un bidonville les uns sur lesautres mais…Comment on fait pour avoir une route d’accès, un réseau d’eau, unréseau des eaux usées
Autre gros problème…On a donné des terrains voir des maisonsdans des lotissements (ou au hasard)…On retrouve donc des constructions sommestoutes de « de base » à « très correctes »…Mais pour gagnerquelques rands (rands bien utiles) le lopin de terre est sous loué à un pluspauvre qui y bâti…ce qu’il peut…soit une petite habitation de tôles et decarton…Et on se retrouve avec le même problème. Sans fin ?
Mais
Cela n’a l’air de rien mais un pont pour piétons qui passe par-dessusla route, ce n’est pas rien parce qu’avant c’était roulette russe avec lacirculation.
Mais
On fait des trottoirs…Des trottoirs ? Et oui…Si vous êtespiétons, voir cyclistes, si vos enfants essaient d’aller à l’école à pied, untrottoir le long de la route ce n’est pas rien !
De même, des abris bus…De même des « gendarmes couchés »et des panneaux pour faire réduire la vitesse avant les écoles, à tout endroitoù les piétons passent
Des races
Les portugais ont « découvert » l’afrique du sudet les hollandais ont fait de Cape Town un point de ravitaillement. Les anglais ont récupéré la mise.
LA lecture facile pour connaître l’histoire romancée del’AFS, « L’alliance » de Michener.
A l’arrivée il n’y avait pas de noirs à la pointe de l’afrique ! ???
Ben non, le premier contact avec des noirs c’est bien plus tard, presque 200 ans plus tard, avec les Xhosa. Et bien plus à l’Est sur la Great Fish River au-delà de Grahamstown.
Qui était là ?
Des Khoï et des San. Les Khoï éleveurs et les San chasseurs cueilleurs. Repoussés par les noirs bantous venus du nord-est.
Et ils ne sont pas noirs mais bruns.
Rappel : Aucune idéologie n’est à voir dans ces propos, juste une réalité. Nous sommes tous des Homo sapiens sapiens, il n’y a pas de race juste des différences de couleur et de morphologie. Pas de différence non plus de valeurs autres que culturelles.
Les « hollandais » sont plutôt grands et blonds, les Khoï petits et bruns, c’est tout.
Une lecture suggérée celle de Jarred Diamond sur ce sujet.
TOUTES les femmes non africaines sont issues au final d’une grand-mère unique venue de la région des grands lacs vers 200 000 avant JC (étude sur la transmission des gênes mitochondriaux transmis uniquement par lesovules).
TOUS les hommes non africains sont issus d’un grand-pèreunique originaire du même endroit vers 150 000 avant JC (études sur la transmission via le gêne Y des spermatozoïdes).
Pour les africains c’est moins uniforme uniquement parcequ’au sein du continent africain la diversité d’origine a été plus grande et l’entonnoir génétique plus large.
Les migrations bantous sont historiquement bien connues et universellement reconnues. Les Bantous sont noirs. Les Koï et les San sont bruns, c’est un fait bien visible sur cette côte Est.
Les derniers San non absorbés se trouvent dans le Kalahari (« les dieux sont tombés sur la tête »), les Khoï toujours plus ou moins « reconnaissables ».
Petite taille, peau brune, minceur et chez les femmes persiste souvent le gêne de la stéatopygie (les fesses extrêmement rebondies, voir les malheurs de la « Vénus hottentote »).
Evidemment, un grand brassage de population a eu lieu mais on retrouve des morphologies caractéristiques, typiques au fil des rencontres.
Tout cela pour dire que sur cette façade Est, on retrouve clairement la trace des premiers occupants.
A noter que plus on monte vers le Nord plus c’est l’Afrikans LA langue parlée et écrite, l’anglais s’éteint. Par les blancs et par beaucoup de noirs ou coloured.
Ville blanche / ville noire :
C’est criant dans les petites villes.
En arrivant vous savez vite si vous arrivez par le« quartier noir » ou le « quartier blanc ». Officiellement rien de tout cela…Mais la ségrégation raciale est remplacée par une ségrégation par l’argent voir plus subtilement par le mode de vie.
Donc quartier riche / quartier pauvre / quartier intermédiaire ou quartier à « l’européenne », quartier à « l’africaine » ou quartier intermédiaire.
Vite vous voyez quel est le magasin où vont les blancs et celui où vont les noirs. Les « européens » et les « africains ».
Ma fille qui a bossé en AFS le disait bien. Blancs et noirs travaillent ensemble dans la journée mais le soir chacun retourne dans "son" camp...
Exemple criant dans une petite ville, la station service :
On s’arrête dans le centre…Pas un client blanc à part nous. La rue est noire.
Un noir avec un gros 4x4 (musique à fond), un jeune noir avec une mini cooper décapotable intérieur cuir (musique à fond aussi, pour qu’on remarque bien la voiture ?), une voiture déglinguée…C’est un peu la pagaille, le brouhaha, la vie quoi.
Les 2 « riches » ne descendront pas de la voiture et ne croyez pas que leur attitude ne sera pas un rien méprisante pour le pompiste.
A peine 500 mètres plus loin, nouvelle station service…Pas un noir (sauf les pompistes). Le calme absolu. Tous les clients sont blancs.
Nous avons tous 23 paires dechromosomes. La moitié vient de la mère, l’autre du père.
Une de ces paires est dite« sexuée » puisqu’elle détermine notre sexe. Les hommes sont XY, les femmes XX.
Le Y vient donc obligatoirement du père…qui lui même l’a eu de son père, qui l’a eu de son père…Il y a donc un premier Y, donné par le premier père… « Adam » !
Les chromosomes contiennent tout notre matériel génétique et le support de cette information c’est l’ADN…ADN qui est contenu dans le noyau de toutes nos cellules…Tout homme a donc dans son ADN les mêmes informations Y que son père…sauf si il y a au cours de la multiplication des cellules : une mutation !
De père en fils le même Y se transmet…sauf si il y a une mutation…si il y a mutation, elle se transmet de père en fils
Imaginez que l’on repère sur le Y des mutations génétiques. Imaginons que l’on puisse dater le moment où cette mutation est apparue. Imaginez que l’on puisse placer géographiquement les porteurs de cette mutation. On va retrouver l’endroit où vivait« Adam » et à quelle époque !
L’ « Adam » de tous les Homo sapiens (homme actuel), mâles, non-africains vivait dans la région des grands lacs africains il y a plus de 50 000 ans. Tous les hommes non africains ont une seule et même origine génétique (et la grande majorité des africains aussi).
Ces hommes se sont déplacés et ont été séparés…et dans chaque groupe de nouvelles mutations sont apparues
M 130 et M 174 sont partis vers l’Inde et l’Australie, M91 vers le sud…M 89 vers le nord
Au fil des millénaires des branches se sont rajoutées
M 89 (90 à 95 % des non africains)a donné entre autres M 9 (1 homme !) qui a donné entre autres M 45 (peuplement de l’Europe, de la Chine et des Amériques) !
La branche Ouest de M 45 est M 173, l’une des branches M 173 est M 343 et dans M 343 il y a un sous-groupe R1 b….
Et pour les filles me direz-vous ?
Dans nos cellules, il y a un noyau qui contient de l’ADN…et un autre organe (la mitochondrie) qui contient aussi de l’ADN
Dans l’ovule (qui est une cellule)il y a une mitochondrie…il n’y a pas de mitochondrie dans un spermatozoïde
Donc l’ADN des mitochondries de la femme ne peut venir que de leur mère…et de leur grand-mère maternelle etc etc
Donc si on analyse selon le mêmeprincipe l’ADN des mitochondries des femmes…on trouve la première femme « Eve » et son chemin génétique au cours des siècles
A approfondir notamment via le net
En ce qui me concerne, je suis d’une grande banalité, sorti d'Afrique, ai tourné vers l’ouest, parcours classique pour finir cro-magnon en France métropolitaine. J’ai participé à une étude mondiale il y a plus de 10 ans qui cherchait des volontaires curieux et payants pour financer les recherches sur des humains plus intéressants.
Pour le côté « brun » :Le « type morphologique » classique c’est la peau brune, les cheveux noirs bouclés, petite taille.
Les fesses plus que rebondies…Il est décrit, sous toute réserve, qu’il était possible, même si c’est d’un goûtd outeux, de poser un verre de bière sur la courbure du bas du dos.
Une femme non-africaine :
L’homme (le sapiens en ce qui nousconcerne dans la discussion) est apparu dans la région des grands lacs. Les groupes d’humains ont migré dans toutes les directions.
Certains migrant vers le nord sont sortis du continent africain puis ont continué vers le Moyen Orient pour atteindre le couloir eurasien (Europe à gauche, Asie à droite puis Australie, Amériques …). C’est de ce groupe là que sont originaires tous les hommes (et femmes) du monde (non africain).
Non africain par rapport à tous les autres groupes ayant migré vers Est, Ouest et Sud et qui sont restés en Afrique.
La femme non africaine est donc une femme qui a les gênes de ces groupes.
Il y a cependant une différence génétique assez notable entre les Africains et les autres populations du monde, c'est la présence d'ADN néanderthalien chez les non Africains.
En Afrique du sud, toutes les élections sont avant tout raciales, à l'image des fractures du pays.
Les Noirs 79% de la population votent pour les partis noirs (en moyenne 76% des suffrages), les Blancs, les Indiens et les Métis 20% de la population pour la Democratic Alliance & co qui totalisent tout autant de suffrages.
Le seul mystère réside dans le taux de participation.
Il en est de même dans toute l'Afrique, les élections tournent à l'ethno-comptabilité. L'ethnie la plus nombreuse détenant définitivement le pouvoir au détriment des autres minoritaires.
On peut mesurer ainsi le blocage et les ravages des chimères universalistes appliquées à tout un continent.
Toui! Lorsque j'ai lu ça je me suis dit « Tiens, v'là un Vendéen qui apprend le zoulou et se met à parler p'tit nègre. On n'est pas sorti du shebeen. ». 😉
Ensuite, tu as montré, s'il en était besoin, qu'en effet un voyageur pouvait connaître et avoir réfléchi à l'histoire contemporaine du pays qui l'habite. De même qu'Attila pose les données de la problématique à laquelle devront faire face le futur président et son parti.
Assez loin, donc, des cris d'orfraie des touristes de passage comme des fantasmes des idéologues de service.
Ce soir, les résultats encore provisoires sont assez différents de ceux de l'article cités ce matin par Lilie-la-passionaria. Au niveau national, l'ANC gagne presque deux points, DA en perd trois et EFF en gagne plus d'un. Vu de France, cela semble marginal et il est acquis que Ramaphosa restera président. En réalité, si c'est confirmé, voire amplifié, cela change tout. Le président doit faire face à une forte opposition interne de la part de ceux qui sont dans le fromage et verraient bien Zuma-le-Zoulou revenir, un score au-dessus de 55% lui donnera plus de latitude pour appliquer son programme d'éradication de la corruption (faisons-lui crédit; il a par ailleurs la confiance des milieux économiques), mais aussi de tenir à distance EFF (gauche radicale) et ses revendications suicidaires. Quant à la Democratic Alliance, elle n'a que ce qu'elle mérite, hélas, suite à des dissensions et à un programme qui se résumait à « nous ou le chaos ». Pas mal de Blancs ont voté pour l'ANC, par réalisme, dans leur propre intérêt comme dans celui du pays.
Notons que le Western Cape, seule province gouvernée par DA ne sera, si elle l'est, conservée que d'extrême justesse
Nous verrons demain.
P.S. Pour l'anecdote: le parti VF+ (extrème-droite, bien qu'ils s'en défendent) obtient 3% des votes et le FN (Front Nasionaal), 0,5%.
Hola Lila , creo que en francés puedes escribir pasionaria con dos "s".
J'espère qu'on nous passera cette digression, surtout si on l'appelle aparté. 😇
Non, je ne parle pas l'afrikaans. Sais-tu qu'en Afrique du Sud, le plus grand nombre de locuteurs de cette langue importée ne sont ni blonds, ni blancs mais Coloured (métis)? De même que la majorité des locuteurs du français sont Noirs.
... quand j'ai lu tes critiques acerbes lors de l'incendie de NDDP je me suis dit (...)
ou alors il ne pleure jamais ?
S'il est une tour dont l'effondrement me ferait pleurer, c'est celle de Babel. Pleurer de joie.
Un peu de musique? Un Camerounais (y en a marre des Maliens 😉) dont le clip est tourné au Lesotho (dans les gorges de l'Orange River, me semble-t-il)
www.youtube.com/watch?v=DJHXlc7Afzk
(Bon, il se la joue un peu seigneur de guerre façon Lavilliers, mais c'est l'Afwik)
L'accent afrikaans est moche à nos oreilles, j'en conviens mais il y a pire : l'accent québecois ... imagine un montréalais te susurrer à l'oreille un "Je taiééme!!", rien de moins sexy😛
Quant à la traduction, nos 2 spécialistes de d'Af Sud te répondront peut être.
salut michel
je comprend ton attachement a un pays pas a l ads mais tout est personnel
personnellement je n ai pas fait l effort d apprendre le setswana
la plupart des sud af au botswana font des pieds et des mains pour ne pas retourner chez eux malgre une politique botswanaise qui a serre la vis sur les permis de sejour et de travail
ils preferent aller en australie nouvelle zelande
comment expliquer un tel decalage avec ta description
je ne passe pas la frontiere avec ma plaque du botswana et ne suis pas la seule
c est peut etre de la paranoia
trevor noah a une vision plutot differente jacob cyril julius load sheding gupta mais bon c est un humoriste il est la pour faire rire... sans fondement ?
j ai un ami francais marie a une motswana a capetown elle s est sentie mal a l aise etant couple mixte regards des autres
on ne peut pas nier que l ads est dans le mur pannes d electricite probablement pas pour tout le monde..croissance en berne xenophobie on ne se venge plus sur les nationaux mais sur tout ce qui vient des pays avoisinants brules dans des pneus qui va aller y investir?
et maintenant quoi un nouveau gogo qui va vouloir s en mettre plein les poches c est la malediction du continent que j aime depuis que j y aie vecu de 7 a 17 ans et maintenant depuis 18 ans
hello l egalité en Afrique du sud c est maintenant une equipe de rugby ou y a des noirs et des blancs
tous tellemant dopés que la moitié ils sont morts avant 50 ans
si on peut pas se promener tranquilles sans trambler alors c est comme l amerique du sud : laisser tomber et aller ailleure.
il y a des braves gens ici, qu'y veulent que tout le monde est pareil.
les chevaux aussi sont pareils sauf qu y a ceux qui gagnent et y a ceux qui perdent
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course...
He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright,
Farewell, you foreign devil. Safe travels.
hello to all travelers with their eyes wide open to the desert...
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.")
Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either.
But here’s the thing—I had photos...
So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand.
It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years.
For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not...
It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.)
Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate.
And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries.
Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story.
Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023.
This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers.
As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart.
Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library.
I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott.
After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel.
My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*.
This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year!
This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean