Un petit tour au Tamil Nadu

This discussion is in French, the community’s main language.

ZE
Bonjour Christine c'est un vrai régal de suivre ton carnet! Lors de notre voyage au Tamil Nadu et Kerala nous n'avons pas pu voir de site Ayyanar , erreur fondamentale !!! J'ignorais qu'il y en avait plusieurs . Rien que ces lieux totalement insolites et magnifiques méritent qu'on y retourne ! Merci de partager toutes ces merveilleuses trouvailles !
Gabriele
PE
Bonsoir, Merci de prendre le temps de rédiger un compte-rendu aussi riche et de poster autant de photos. Lors de de notre voyage au Tamil nadu en février 2019, la découverte du Chettinad et notamment des temples Ayyanar fut un temps fort de notre voyage... Pour l'instant je ne reconnais dans tes photos et d'après tes indications aucun lieu visité, ce qui montre le riche patrimoine de la région ... et le fait aussi que nous ne l'avons qu'entrevu. Et pourtant j'avais passé beaucoup de temps aussi à essayer de repérer les sites intéressants, mais nous n'avons disposé d'un chauffeur qu'une demi-journée et il connaissait mal le secteur et parlait très peu anglais. En effet, nous avions fait le choix d'utiliser pour l'essentiel les transports en commun, ce qui limite le nombre de découvertes possibles, surtout quand on ne dispose que de 2 semaines... C'est un élément dont il me faudra me souvenir pour un futur voyage !
CH
Gisèle et Gabrielle, merci de vos encouragements.

En fait, des sites ayyanars, il y en a des tonnes, tout les 4 ou 5 km, presque dans chaque village. Il faut regarder sur Google maps en zoomant au maximum, ils sont tous indiqués ! On s'est arrêté pour en voir une douzaine, sans trop nous éloigner de la grande route ce jour là et de notre itinéraire les jours suivants mais on aurait pu en voir beaucoup plus avec plus de temps. Il y en a beaucoup aussi du côté de Pondicherry, mais plus modernes je dirais, avec des statues en ciment très colorées.

Samedi 29 février, de Trichy à Pudukkottai suite

Je continue de décrire le même site, je n'avais pas pu insérer toutes les photos ...

Au milieu, un peu plus loin chevaux et éléphant anciens, statuettes d’hommes et de femmes, pierres, lances, cabane-temple moderne avec lampadaire et hauts-parleurs, prêtre torse nu, arbre aux souhaits (ici ce sont des centaines de bangles en verre qui sont suspendus,

armées de vaches de différentes tailles entourant les statues noires de la déesse (c’est une déesse, elle a des seins). Nous ne savons pas où donner de la tête tant c’est riche de formes, de couleurs, de motifs peints sur les statues. Pas mal de têtes de bonhommes cassés traînent ça et là.

Nous arrivons enfin au second ayyanar que j’avais prévu, qui s’avère être le 5ème de la matinée, celui nommé Sangilli Karrupar sur la carte. Un peu plus moderne que les autres, il a un temple en dur, couvert de carrelage à l’extérieur, et à côté, un féroce Ayyanar de plus de 2,5 m de haut, rouge en short bleu, dents et langues sortis de la bouche.



Ici aussi, des vieux chevaux et vaches ayant perdu leurs couleurs, des plus récents, mais jolis quand même car en terre cuite peintes,

(et c’est beaucoup moins raides que les statues en béton, qui il faut le dire, sont plutôt mastoc , un Nandi tout ce qu’il y a de plus normal (étonnant), sur un piédestal rouge et blanc, comme les murs des temples.

La petite vache en terre cuite peinte a bien meilleure allure non ?

On quitte la grande route par la droite, en passant sous une grande arche pour s’enfoncer dans la campagne, en direction de Narthamalai, notre prochaine étape.

Avant d’y arriver, encore un petit bois sacré contre la falaise, Pathinettampadi karrupar temple ayyanar entre quelques arbres, toujours des vieux chevaux faisant une allée processionnelle menant à une volée d’escalier, 7 marches taillées dans la roche, avec les sempiternelles lances noires, qui sont juste contre la haute falaise.





On revient sur nos pas pour une petite grimpette dans les rochers qui nous mène à un petit temple ancien où un groupe de pèlerins fait une puja.

Des chèvres se baladent sur les rochers, en contrebas, de l’eau dans un creux de la roche forme une espèce de piscine et regorge de lotus ou nénuphars (je n’ai encore pas compris la différence). Contre la falaise, un temple plus récent adossé à la roche, qui est malheureusement fermé. Le groupe de pèlerin nous appelle et nous convie à partager leur repas (ils ont avec eux des tonnes de gamelles en métal), dès qu’ils auront fini leurs prières, dans 30 mn disent-ils. C’eût été sans doute sympathique mais Pandi nous dit que cela va prendre bien plus de temps et que nous avons encore un programme chargé … il est midi passé et nous n’avons vu que deux choses de mon immense liste de la journée … Bref, après une séance photo souvenir, nous prenons congé du groupe. Il fait, au milieu de ces roches, une chaleur épouvantable. Pas le moindre coin d’ombre, excepté sous un arbre temple fourmilière ripoliné de jaune où certains membres du groupe vont déposer des offrandes.



La campagne est belle jusqu’à Narthamalai, les rizières sont vertes pour la plupart, les meules de foin sèchent sur les rochers, les gens travaillent dans les champs, les cocotiers rythment le paysage.



Nous voici enfin au pied de la colline de Narthamalai, impressionnante vue d’en bas, où nous devrions trouver un joli temple, le Vijayalaya Cholisvaram, datant du VIIIème ou Xème siècle. Pandi nous fournit un parapluie pour nous protéger du soleil … sympa mais pas si facile pour marcher en dévers sur des roches … La grimpette n’est pas si compliquée qu’il n’y paraît vu d’en bas, n’eût été la chaleur. La roche n’est pas glissante du tout. Nous arrivons en vue d’un temple en briques et béton, très moche, où des jeunes prennent un semblant de frais à l’ombre des murs. Derrière eux, un trou dans la roche, avec un temple de Shiva creusé dans le rocher en contrebas, où l’on devine un Limgam décoré. On continue la grimpette pour tomber sur un joli temple ancien entouré de cinq templions (panchavattas).



Derrière, deux temples creusés dans la roche, côté à côte. De là- haut, la vue est magnifique sur les environs. Au pied de la falaise sur laquelle nous évoluons, un immense plan d’eau, des rizières, au loin, des grands rochers.



Nous redescendons tranquillement sous une cagna d’enfer. On descend un peu trop bas et par chance, nous tombons sur un nouveau bois sacré contre la falaise, au milieu de quelques arbres et broussailles, que nous admirons de loin car il faudrait prendre des risques pour descendre, c’est très escarpé. Nous ne tentons pas le diable…



Dans un village en passant, un très vieux chariot (pas enfermé complétement dans un abri métallique comme partout en ville mais seulement surmonté de quelques tôles rouillées pour le protéger des intempéries) nous fait de l’œil. Pandi stoppe immédiatement la voiture et nous voilà parties, pour admirer les sculptures mais en arrivant, petite appréhension car des singes ont élu domicile dans le chariot et nous ne sommes guère téméraires, d’autant que nous avons nos lunettes. Des femmes sortent du minuscule temple moderne mais décati qui jouxte le chariot pour voir ce que nous faisons. Elles semblent ébahies que nous prenions ce vieux truc en photo.



Un peu plus loin, nous arrivons devant chez un potier, qui a quelques chevaux tout prêts, mais qui font plus d’un mètre de haut. Comment pourrions -nous rapporter de tels objets ? On demande si par hasard il n’a pas de petits formats. Oui, il en a dit-il et il revient triomphalement avec ce qui ressemble à un faon et à une marquise. Nous sommes bien ennuyées de le décevoir et de ne rien lui acheter mais non, on ne va pas s’encombrer avec des horreurs pareilles.

On retombe sur un nouveau site Ayyanar dans les environs du village d’Oorapatti. J’ai noté, selon les indications de Pandi que c’était Achkalam Kathu ayyanar, un peu identique à ceux déjà vus, des chevaux, certains très grands (au moins 2 mètres, d’autres plus petits, des grands ayyanars en terre cuites assis sur des espèces de maisons ou temples très basiques, un arbre sacré, des lances colorées (première fois), et des chèvres un peu partout, qui grimpent sur les escaliers et sans doute sur les statues de temps en temps.



Sur le même site, quelques ayyanars plus récents, colorés assez violemment, en turquoise et en rose bonbon, dans les broussailles et sous un auvent sommaire en tôle ondulée. A côté du auvent, un énorme cheval plus haut que le toit, très ancien. Sommes une fois de plus émerveillées, quelle journée !



Une allée processionnelle très large, nous emmène à la découverte d’immenses chevaux, plus ou moins cassés mais cela reste magique. Combien de temps ces lieux vont-ils encore durer ? Nous arrivons au bout de l’allée, au bord d’un petit chemin qui fait face à un étang et là, un magnifique cheval monte la garde.

Ouah ! Quel site. Je ne me rappelais pas que c’était si extraordinaire mais l’écriture de ce journal, en visionnant attentivement les photos prises ce jour là montre une telle variété de chevaux, avec des détails très différents selon les sites (j’ai lu quelque part que les prêtres sont de la caste des potiers et que c’est eux, à une époque, qui façonnaient les chevaux du bois sacrés, commandés par avance par les fidèles), d’où la variété des styles. Ici, les très grands, sont particulièrement exceptionnels, avec des détails sur la tête (clochettes, harnais, naseaux) particulièrement impressionnants.

Un peu plus loin, nous tombons sur un autre bois sacré, bien plus petit, China Ayyanar, qui signifie selon Pandi « Petit Ayanar ». Une cinquantaine de vaches et chevaux en terre cuite, quelques Ayyanar en terre cuite, des lances colorées, mais surtout, des vraies vaches faméliques et des chèvres qui se baladent au milieu, au risque de tout écraser.Les cris du vacher qui essaient de les éloigner ne semblent pas les effrayer. Nous tremblons pour les statues … Comme d’habitude, nous devons être pieds nus, au milieu des épines, des bouses et des crottes de chèvres. Ici par contre, pas d’immondices, tout est net.



Quelques kilomètres plus loin, je remarque en passant un charmant village, avec de nombreuses jolies maisons blanches ou bleues pâles, aux toits de chaume. Un super joli village, si rare et si photogénique que je demande à Pandi de s’arrêter pour prendre quelques photos. Je m’enfonce un peu dans les rues de terre battue, mes compagnons me suivent, sachant que quand je démarre, ils ne vont pas pouvoir me retenir et alors, autant me suivre … et là, surprise, c’est un énorme village, avec des centaines de maisons identiques ou presque.



Une fois de plus, ma curiosité et mon culot ont payé, car nous voici en train de converser avec un couple charmant (en fait, c’est plutôt Pandi qui converse et nous traduit ce que ces personnes lui expliquent. Ce village existe depuis 1941-1942. Ce sont des gens qui viennent de Madurai, leur village aurait été rasé pour construire un aérodrome et ont les a délocalisé ici. Ils parlent de religion, toutes les religions sont égales, Dieu est unique, ils évoquent Jésus, Shiva, Mahomet etc … L’histoire paraît bien étrange …



Ils nous envoient au temple, où des personnes parlant anglais pourront nous renseigner un peu mieux, car ils le sentent, ils ont piqué notre curiosité. Nous voilà tous les trois partis dans les rues qui se ressemblent toutes, pas facile de se repérer, même pour les locaux j’imagine. Beaucoup de maisons sont fermées par un cadenas. A un moment, un jeune, qui semble un peu simple d’esprit nous demande d’enlever nos chaussures pour continuer à marcher dans les rues. Nous approchons du temple, explique-t-il à Pandi et le territoire devient sacré, d’où les pieds nus ! Effectivement, on arrive au temple, un grand édifice en bambou et chaume, ouvert sur les côtés, où des hommes vêtus en orange nous accueillent. Ils nous expliquent le principe de ce village, construit effectivement dans les années 40 pour les membres d’une religion nouvelle (une secte ?), basée à Madurai. Un des prêtres écrit sur mon carnet le nom du village, le nom de la religion, et ce que je dois écrire sur Google pour avoir les renseignements appropriés à leur sujet. Je n’ai pas pensé à prendre une seule photo, ni du temple, très étonnant de sobriété et de naturel, ni des prêtres ! La religion ou secte se nomme Maraki kaitheenda Salai Andavargal Meimathan.

Mon quota de photo est dépassé, alors, je vous demande un peu d'imagination pour la suite de la journée ...

Nous arrivons vers 16 h 30 vers Sittanavasal, LE site du coin, le seul payant, surveillé par l’ASI, et là, cela ne passe pas trop, on trouve cela bof, tant pour le prix (300 rs /1) , pour 5 mn de visite, photos absolument interdites. Il y a là des grottes jaines, somme toute assez petites, qui contiennent de très anciennes fresques. La grotte a été creusée dans une falaise très haute, très raide au 7ème siècle. Les peintures murales sont faites avec des couleurs végétales, on peut deviner des lotus et quelques personnages mais rien de transcendant. En tout cas pas, après la journée passée dans les bois sacré ou sur les rochers de Narthamalai. Je pense, et mon amie aussi qu’on peut s’en passer sans problème... il y a tant d'autres choses à voir dans les environs. Nous verrons d’ailleurs le lendemain, de bien plus belles peintures dans des grottes du Chettinad, peut-être moins anciennes, encore que, à 100 ans près ...

Il y a à Sittanavasal beaucoup de monde, ce qui n’arrange pas notre impression mitigée, donc un groupe d’étudiants en architecture (c’est écrit sur leur bus).

Dernier arrêt du jour pour un petit temple perdu que j’ai repéré je ne sais où, le temple Ariyur Sri Neenakshi Sura reswar car je ne retrouve rien sur cet endroit sur internet en recherchant au retour. Bref ! j’avais écrit cela sur le programme donné à Pandi, et il n’a de cesse de nous le trouver. Nous voici donc parti avec l’aide de Google maps, dans une campagne complètement perdue, et on arrive devant un site Ayyanar, encore un, assez petit (quelques chevaux entourant un pierre carrelé sur laquelle reposent les statues noires. Pas de quoi se déplacer mais ce n’est pas cela que nous cherchons mais un temple en dur, ancien. Les locaux, inquiets de nous voir traîner par là, viennent voir ce que nous fabriquons devant le bois sacré et nous suivent, en moto s’il vous plaît (ils nous précèdent plutôt), au temple, qui se trouve au bout d’un petit chemin de terre, à 300 m tout au plus du bois sacré. Joli petit temple en pierre blonde, avec un petit vimana, entouré de cocotiers. Rien d’exceptionnel mais nous n’étions pas loin … Les locaux ne nous lâchent pas, ayant sans doute peur que nous dérobions quelque chose car ils ne sont pas là pour demander des selfies ou nous faire la conversation. On sent une certaine inquiétude.

Nous ne nous attardons pas, il est déjà tard et comme d'habitude, nous n’avons pas réservé d’hôtel. Celui repéré hier soir sur internet est mal placé et nous inspire peu. Nous allons à celui indiqué par Yann 55 sur son blog, qui comme d’habitude ont une bonne adresse, le Shivalaya hôtel, où pour 950 nous avons une grande chambre sans AC, mais avec la wifi car elle se trouve presque au- dessus de la réception, alors que celles avec clim à 1800 rs, dans une autre aile du bâtiment ne captent pas la wifi. Comme nous allons rester 3 nuits, on va voir si on supporte la chaleur. L’envie de wifi l’emportera et nous resterons dans notre chambre avec fan, et balcon ou plutôt coursive.

Nous partons en ville chercher un bar où boire une Kingfischer, sans succès. Le bel hôtel Grand, où nous prendrons nos petits déj et nos dîners tous les jours ne sert pas d’alcool (c’est pourtant un chouette hôtel avec des chambres à 3000 rs !) et nous indique le Shivalaya pour boire un verre. Il est tard, nous sommes épuisées et n’allons pas retourner là-bas, où il n’y a rien à manger. D’ailleurs, il est où ce bar au Shivalaya ? Repas au resto de l’hôtel Grand, très chouette, très bon, très climatisé, pour un des repas le plus cher du séjour, 800 rpies mais nous nous sommes laissées aller, d’autant que nous n’avons rien mangé ce midi, trop occupées à courir les Ayyanars. En fait, c'est le soda qui nous a augmenté la note ! De l'eau pétillante que l’on nous a servi en verre avec une paille et facturé 100 roupies le verre, au lieu des 20 habituels pour une bouteille de 60 cl !

Je ne sais pas faire court, alors excusez tous les détails ...
CH
Bonsoir Arielle

J'ai relu une partie de ton carnet (que j'avais pourtant déjà lu 2 fois, à sa sortie et quelques mois avant de partir) et je me rends compte que oui, nous avons eu peu d'endroits en commun, mais sur la fin, cela va se rejoindre ... J'ai pesté hier soir en voyant la photo du bassin du temple à 16 km de Mahaballipuram, que j'ai raté car je n'ai pas bien relu mes notes et n'y ai plus pensé quand j'étais là bas, et j'aurais eu le temps de ... Tu comprendras quand j'en arriverai à cette dernière journée.

Sinon, je choisis toujours de prendre une voiture avec chauffeur, pour optimiser le peu de temps sur place. Et nous rencontrons toujours des indiens avec qui parler, même si ce n'est pas dans les transports en commun. C'est moins bon marché mais cela reste fort raisonnable et les journées sont très riches en découvertes comme tu peux le lire.

Christine
CH
Dimanche 1er mars : immersion dans le Chettinad

Après un petit déjeuner très copieux au resto de l’hôtel Grand qui va devenir notre QG, nous prenons une autoroute ou une 4 voies, très belle, vide, bordée de cocotiers tout du long. On ne devine pas du tout le Chettinad, tout près.

Le programme de la journée est chargé, tout comme hier. J’ai lu et relu des carnets de voyages, des blogs et les propositions touristiques proposées par l’Hôtel Sarathas Vilas du Chettinad, disponibles en PDF sur leur site. 120 km dans la journée avec de nombreux arrêts.

Direction plein sud ... Nous passons devant le beau fort de Thirumayan sans nous arrêter, pour aller jusqu’à Pillayarpatti, visiter le temple de Ganesh(42 km), un temple daté du 11e, 12e ou 13e (vu sur internet, et cela reste vague ...) où il y a beaucoup d’animations, deux mariages et sans doute un remariage car les gens sont très âgés. Le temple est bien joli, avec un grand bassin devant, bordé de cocotiers. Quelques vilaines affiches publicitaires énormes dénaturent un peu les abords.



Beaucoup de familles sont là aujourd’hui, c’est dimanche on vient de raser des enfants, qui ont maintenant le crâne enduit d’une poudre jaune et le front barré d’un trait de cendre.

L’intérieur du temple est coloré (les dalles du plafond, en pierre, sont très belles, peintes de scènes mythologiques assez fines, de ce qui ressemble à des kolams très compliqué (au plafond, appelle-t-on aussi cela des kolams ?) , les chapiteaux des colonnes ornés d’animaux mythologiques sont peints de couleurs vives.

Toutes les personnes rencontrées et photographiées sont très souriantes, enchantées qu’on leur prête attention.

Nous sommes les seules touristes. Nous regardons longuement les fidèles opérer, c’est fascinant. Entre le bassin et le temple, sur une petite esplanade, un grand carré en métal sans fond d’1,20 m de côté, où des personnes viennent briser des noix de coco fraîches. Une femme fraichement tondue donne à son mari des noix de cocos qu’elle tire d’un énorme sac, et je te fracasse une noix, puis deux, puis dix, puis vingt …



Pandi nous expliquera plus tard que pour certains rites, correspondants à des remerciements pour un vœu accompli, les gens peuvent en briser une centaine, voire mille. Nous sommes un peu dubitatives mais pourquoi pas. En tout cas ce couple en a bien brisé une cinquantaine. Le jus de coco s’écoule par le fond du carré et mouille l’esplanade.

Devant le bassin, les traditionnels marchands de fleurs et les vendeurs de bouquets d’herbes.



4 km plus loin, arrêt à Kundrakudi, pas prévu sur ma liste mais conseillé par Pandi, pour voir deux jolis temples plus ou moins construits sur de la roche. Il y en a un troisième sur le sommet d'un rocher, mais nous n'y grimperons pas, il est plutôt moderne pour pour nous contenter du temple grotte de Shiva, juste en contrebas et d'un temple coloré dédié à Murugan juste à côté.

Le temple grotte n'est pas mal mais pas extraordinaire non plus. Sommes en train de rebrousser chemin après quelques photos mais traînons un peu pour regarder un homme accrocher dans le sol à l’aide de clou des peaux de chèvres retournées pour les faire sécher quand arrive un prêtre qui nous demande de le suivre.



Quelques pas en arrière et c’est l’émerveillement absolu, derrière une simple porte en bois, des sculptures peintes extraordinaires, encore très colorées, très anciennes. Mes recherches ultérieures sur internet n’ont pas donné grand chose, époque Pandya, mais cette dynastie a rêgné du 6e au 13e siècle selon les endroits ...





Désolée pour la mauvaise qualité des photos mais en intérieur, c'est compliqué avec mon APN.

Juste à côté, un temple de Murugan avec des plafonds très colorés. Il est presque midi …







Sur le petit marché de bondieuseries devant le temple, achat de hautes boîtes en métal qui pourront contenir les bangles en verre achetés quelques jours plus tôt qui attendent dans une bouteille en plastique. Devant le temple, un énorme édifice en tôle ondulée protège le chariot du temple qui doit être bien imposant, mais comme d’habitude, pas un trou pour deviner son allure. Un beau bovin peint dans un camion ... juste devant le temple



7 petits kilomètres plus loin, nous voici arrivés à Koviloor, pour voir le temple Kottarleeshwarar, dédié à Vishnou - Murugan.



Il est midi passé, déjà presque l’heure de la fermeture mais nous tentons notre chance par une entrée latérale, située devant le bassin qui semble être ouverte. Bingo. Juste derrière la porte entrouverte, une cérémonie a lieu, prêtres et fidèles sont assis par terre, à côté d’un petit autel improvisé et psalmodient.



Ils nous font signe d’entrer et de faire le tour du temple, qui est magnifique, une fois de plus (très belles colonnes sculptées comme partout). Le temple aurait été construit au 11e siècle, mais vu les sculptures, il a été remanié au 15e à mon avis. Visite en musique car les sons de la pujas résonnent dans tout l’édifice. C’est très sympa, les photos sont autorisées (mais comme c’est très sombre, cela ne donne pas grand-chose finalement).



Nous sortons discrètement en contournant les fidèles, faisons le tout du grand bassin, photographions des jeunes qui font la lessive des maillots d’une équipe sportive, complètement immergés (les jeunes et les maillots) dans le bassin



et découvrons, derrière la voiture qui nous attend à un endroit choisi judicieusement par Pandi, dans une grande maison Chettiar (en tout cas, l’intérieur y ressemble mais c’est un tel capharnaüm que l’on ne sait plus finalement), un grand musée consacré à la culture du Chettinad, un peu poussiéreux mais avec de superbes objets et des carrelages en carreau ciment d’Athangudi. L’entrée est à la discrétion des visiteurs semble-t-il, quand nous aurons terminé ! Deux femmes nous mènent dans toutes les salles et tentent de nous expliquer le rôle des objets (vie quotidienne, liturgie, jouets, tissus, photos nombreuses …). On leur donne 100 rs en partant et elles sont tout sourire. Belle somme semble-t-il.

Nous voici partis pour Karaikudi, situé à 5 km et son quartier des antiquaires, pas très animé à cette heure. Comme nous sommes dimanche, beaucoup de magasins sont fermés mais il y en a suffisamment pour notre bonheur.



Heureusement que nous sommes passées à l’ATM ce matin car nous craquons chacune pour une vieille cloche, moi pour une espèce de toupie en bois colorée (qui s’avèrera être une décoration de plafond des maisons chettiars que nous verrons par la suite in situ) et de deux objets en bois de d’environ 50 cm de hauteur (un bracket sculpté avec éléphant et animal mythologique et un objet étrange, ressemblant à un de ceux vus au musée tout à l’heure, dont on m’explique que c’était pour stocker les cuillères et ustensiles de cuisine. Une petite folie, enfin, pas tant que cela !). Egg paratha dans une cantine populaire pour 230/3. La ville est moche (en tout cas ce qu’on en voit), sans aucun style et ne donne pas envie de s’y attarder.

A suivre
RO
coucou Chris! Bon voilà je suis inscrit, je vais enfin pouvoir suivre le récit de tes aventures[:)]bizzzzz
CH
Coucou Rob

Tu n'étais pas obligé de t'inscrire pour lire ... enfin, il ne me semble pas.

Je continue sur la journée du dimanche 1er mars : immersion dans le Chettinad partie 2

Après un chai et quelques gâteaux au lait, nous voici partis pour Kottaiyur, à peine à 6 km plus au nord. Ce sont nos premiers vrais villages chettiars et nous sommes épatées par la grandeur de ces masions, comme ils disent, qui sont plutôt des palais. Elles sont nombreuses à Kottaiyur, plus ou moins décaties, plus ou moins colorées. Nous traversons le village à pied, quasi désert à cette heure bien chaude, admirons les maisons et les rues fleuries.







Nous rentrons dans une espèce de minoterie ou pour l’instant, c’est le curcuma qui est moulu.



Quelques femmes passent, d’énormes sacs sur la tête, une ou deux mobylettes mais cela se limite à cela.



Nous retrouvons Pandi qui nous attend à l’ombre à la sortie du village et repartons pour un autre village Chettiar, Pallathur, à 5 km un peu plus au nord encore. Encore une promenade à pied, (c’est le compteur de pas sur le smartphone qui va être content), pour regarder encore et encore, les maisons décorées. Elles sont énormes, on estime qu’elles doivent faire, pour la plupart 4 à 500 m2 au sol, pour 2 ou 3 étages …





Certaines maisons sont bien abîmées, d’autres manquent à l’appel, laissant d’énormes espaces en friche dans les rues. Il va falloir se préoccuper de ce patrimoine qui va disparaître vite fait si personne n’y prend garde mais comment entretenir des demeures pareilles dans ce pays de mousson ?

Un petit tour de voiture et en moins de 3 km, nous voici devant un site Ayyanar (le premier de la journée, il faut le signaler !) Sri Sollai Andavar à côté du village de Kothari, assez récent ou tout du moins rénové et utilisé car à côté du grand temple carrelé, une série de chevaux en terre cuite nous fait de l’œil. Le temple est très gros, très coloré, avec un petit gopuram d’entrée monté sur une structure métallique.



On devine au loin, la rangée de chevaux blancs



Sur presque chacun d’eux, des choses écrites en fuschia en tamoul (le nom des donateurs ?).



Les chevaux sont bien jolis, tout blanc avec les oreilles noires ou colorées à l’intérieur en orange, turquoise, violine ou fuschia. Les harnais sont colorés également. Traditionnel arbre à souhaits avec des bracelets, grand cheval moderne blanc que nous estimons à 5 m vu la taille de Cathy qui fait la tare, soutenu par un Ayyanar.



Des petits chevaux en terre cuite modernes, très jolis, dans un coin, nous font de l’œil. Nous n’aurons de cesse d’en trouver pour en rapporter, sans succès et quand nous en verrons des transportables, à Pondicherry, il sera trop tard, les valises et les sacs cabines seront pleins à craquer !

Pandi cherche un autre site ayyanar que j’ai noté dans le programme, à Thiruvelangudi et ce n’est pas de la tarte. Il est à 7 km, perdu dans la campagne. Google nous le situe dans une savane et après nous être garé, nous partons en exploration, en suivant les chemins qui semblent les plus fréquentés. Au bout d’un moment, on pense jeter l’éponge car nous tournons en rond dans les épineux et les broussailles quand apparaît fort opportunément (il y a toujours quelqu’un …) un gardien de chèvre, qui se demande bien ce que nous foutons là ! Il indique à Pandi, toujours intéressé par de nouvelles découvertes et qui est avec nous, la direction à prendre. Très petit bois sacré avec quelques chevaux, mais à mon sens, cela ne vaut pas le détour après les merveilles vues la veille.

Je ne vous mets même pas de photo, histoire "d'économiser" mon quota de 300 qui s'épuise à vue d'oeil.

4 km plus loin, nous sommes à Athangudi, le village des artisans de carreaux ciments. Comme j’ai une passion pour les carreaux ciment depuis longtemps, je me réjouis de cette visite. Pandi nous arrête dans un atelier situé un peu avant le village, en pleine campagne, un atelier qu’il connaît et où nous sommes bien accueillis. Les artisans savent très bien que nous n’achèterons rien, c’est bien trop lourd et quel intérêt de rapporter un seul carreau, mais la règle du jeu veut que nous laissions un petit billet pour le temps passé à nous expliquer le processus. Pandi nous l’annonce avant de rentrer en nous disant que les travailleurs sont très pauvres … On se régale et regardons la fabrication d’une dizaine de carreaux.

A la base, il faut des cadres en métal, une plaque de verre, de la couleur, un peu de sable et du ciment. Ils sont assez incroyables de dextérité et travaillent en équipe de deux personnes.



Un groupe fait des carreaux à motifs, pendant que l’autre prépare des carreaux unis (il en faut aussi …) Nous donnerons à chacun des groupes, histoire de ne pas faire de jaloux. Le cadre métallique est huilé, puis posé sur la plaque de verre (il y en a des centaines qui attendent). Une couche de peinture assez épaisse (faite avec quoi, mystère) est posée sur la plaque de verre, soit directement soit en passant par le biais d’un autre cadre métallique, plus petit, qui permettra de faire les motifs les plus complexes.



Le premier carreau fini, la couleur blanche déposée dans le cadre intermédiaire est parfaite.

La dame, qui s’occupe des couleurs, utilise des louches de différents formats pour déposer la peinture. Pour certains motifs, qui ne nécessitent pas de cadre intermédiaire, elle prend ses doigts et effectue quelques opérations dans la peinture pour faire les motifs, puis dépose une fine couche de sable avec un peu de ciment qu’elle tamise.



Puis elle passe le carreau à son collègue qui le remplit de ciment sec, tapote et le retourne pour nous montrer le design obtenu.



Pas mal pour un carreau fait en 3 mn, avec les doigts !

C’est maintenant prêt pour aller sécher au soleil, debout, cadre et plaque de verre compris. Ils nous expliquent, après moult démonstration de différents designs, qu’il faut deux jours de séchage au soleil, 2 jours dans de l’eau (il y a des bacs partout avec des carreaux qui trempent), puis encore 3 jours au soleil. Enfin, on peut enlever le cadre et la plaque de verre et une merveille apparaît, toute brillante. Nouvelle démonstration de leur savoir-faire et des carreaux magnifiques, lisses, brillants apparaissent. Les 100 roupies sont les bienvenues pour ces pauvres gens, qui travaillent dans des conditions assez terribles (la dame porte des gants en plastique, n’a pas de masque sur le visage, et pourtant, la peinture doit être bien toxique.

Nous les quittons à regret et arrivons dans Athangudi où il y a de nombreux ateliers, qui exposent leur production. Nous ne visitons pas mais prenons toutefois quelques photos des productions, exposées comme chez nous, sur des panneaux verticaux. Chaque atelier a l’air spécialisé dans quelques motifs, tous très variés, tant en design qu’en couleur. Superbe.



Pandi nous arrête dans la seule maison du village qui se visite contre un ticket d’entrée de 100 rs, la Lakshmi house ou Athangudi Palace. Nous voyons deux immenses pièces (l’entrée avec de magnifiques colonnes en teck de Birmanie, et une grande et longue pièce, très haute de plafond juste derrière, qui ressemble à une salle de bal. On ne voit rien d’autre et cela manque un peu de vie. 100 rs par personne pour à peine 10 mn … nous ne regrettons pas notre donation aux artisans !

Kanadukathan, le village où j’avais prévu de dormir mais que Pandi nous a déconseillé pour des questions de commodités pour les repas et du prix des hébergements, même si pour cela, il a du faire beaucoup plus de km que prévu, est à moins de 8 km par une jolie route. Nous arrivons aux abords du village vers le marché hebdomadaire, qui par chance a lieu le dimanche. Nous nous baladons entre les étals de légumes et de poissons un moment (il n’y a quasiment que cela)





avant d’aller visiter le village. Les maisons sont très belles, mais c’est absolument sans vie et nous aurions eu du mal à trouver à manger, et surtout notre petite bière quotidienne … C’est sans regret. Les rues sont quasi désertes. Dans une, deux maisons font toute la longueur de la rue, c’est impressionnant.



Un petit temple avec bassin nous fait de l’œil. Mon appareil photo redéconne depuis Athangudi et cela ne s’arrange pas. Il ne fait plus que des photos en 4K (je crois mais en réalité, des MP4 de 1 secondes, inexploitables, je le découvrirai en rentrant …) et vient de passer en japonais. J'ai récupéré une photo de mon amie qui en a très peu parce qu'elle fait plutôt de la vidéo.

Je passe tout le voyage du retour jusqu’à Pudukkottai (30 km quand même) à tenter de régler le problème. Heureusement, j'ai le mode d’emploi complet sur la tablette… La seule solution trouvée a été de le réinitialiser, non sans avoir retiré la carte SD par précaution …, j’aurais trop de peine à perdre les photos de cet incroyable voyage.

Il fait nuit quand nous arrivons à Pudukkottai, et nous trouvons enfin, bien caché, derrière le parking, sans aucune indication, le bar de l’hôtel où nous commandons une bière, accompagnée d’une vague assiette de légumes crus, alors que les clients voisins, des hommes bien entendus, ont quelques coupelles d’amuse-gueules !

15 minutes de repos dans la chambre avant de repartir pour le resto de l’hôtel Grand (il faut dire qu’on y est bien est que l’on ne ressent pas le besoin d’explorer cette ville poussiéreuse et assez moche, que nous parcourons en voiture matin et soir. Le resto est agréablement frais, chic et néanmoins bon marché. Ce soir, nous allons éviter le soda et l’addition sera bien plus légère.
CH
Lundi 2 mars : le Chettinad, encore et encore

Petit déjeuner au resto habituel. 2 cafés chacune, des jus de fruits à gogo, un très beau buffet à l’indienne. La dame préposée au service nous reconnaît (nous sommes les seules touristes depuis ces 2 jours) et nous apporte plusieurs fois des petites choses sucrées que son collègue vient de cuisiner. Nous allons éclater ...

Nous commençons notre journée par le site ayyanar d’Elangudipatti, dont j’ai lu tant de louanges... Situé à l’orée du village de Namanasamudran, à une dizaine de km au sud -ouest de Puddukotai, le bois sacré commence par une longue allée processionnelle de 2 à 300 m de long, très large. Allée composée de chevaux, de vaches ou buffles, de quelques éléphants très anciens, ayant beaucoup soufferts du temps, des singes et surtout d’un cyclone survenu en 2018.





Pas mal de branchages voire de troncs d’arbre sont couchés sur les terres cuites,



et les singes s’en donnent à cœur joie …





Au bout de l’allée, vers le temple proprement dit, composé d’une simple pierre au sol où reposent des statues noires d’Ayyanar, certaines habillées d’un tissu blanc, un énorme arbre, de plus de 300 ans nous dit-on, est tombé sur les chevaux, tout à côté du temple, sans toucher le temple, c’est donc un miracle. Bof ! C’est la désolation.



C’est certainement un grand site, mais ce n’est pas notre préféré, sans doute à cause de cet arbre couché, de la largeur incroyable de l’allée de chevaux, beaucoup moins intime que celle vue le premier jour. Finalement, une fois de plus, ce ne sont pas les sites les plus reconnus qui nous émeuvent et nous plaisent le plus. Pourtant, la vie va reprendre, dans le bois sacré, deux nouveaux arbres ont été planté (encore minuscules) et le prêtre de service, les arrose consciencieusement. Par contre, il semble que personne n’ai l’idée ou l’intention d’évacuer l’énorme arbre tombé à terre. Incredible India !

Nous revoici à Thirumayan, à 11 km au sud d’Elangudipati, au pied du joli fort (que nous ne visiterons pas, par radinerie peut-être, par manque de temps surement), car nous prendrons le temps pour deux temples superbes, en partie maçonnés, en partie creusés dans la roche, que l’on atteint en contournant le fort, repérés comme toutes les pépites, sur le site internet Purattatva de Saurabh Saxena. Une petite rue nouvellement pavée mène au premier temple, le Sathyamurthi Perumal temple, dédié à Vishnou.

Le second, dédié à Shiva est juste à côté, dans une ruelle parallèle. Ils contiennent, comme d’habitude de superbes colonnes ornées de sculptures de dieux et déesses plus grandes que des humains, sur lesquelles on devine encore quelques couleurs. On peut prendre ici toutes les photos qu’on veut (sauf le sanctum, bien entendu) , et l’on ne s’en prive pas. Mais comme d’habitude, les photos en intérieur ne sont pas terribles ! Dans le temple de Vishnou, sous la roche, des dizaines et des dizaines de statuettes de cobra, le serpent Ananta.



Devant le temple, juste en face de la grande route (il faut sortir par une porte latérale), un grand bassin hexagonal à degré. De là, une belle vue sur les murailles du fort.



On refait un petit tour dans le temple de Vishnou pour essayer de repérer les représentations des avatars (pour trouver mon Varaha chéri en fait …). Le prêtre est sympa et pose pour une photo souvenir. Les deux temples sont de la même époque, construits au 9ème par les Pandyas.

Le second temple, le Satyagiriscara est très beau aussi. Il renferme de nombreuses statuettes noires de graisse que personne ne nous interdit de photographier et tout un attirail de véhicules – animaux pour les processions, en bois et en papier mâché, dont un canard tout rigolo, un paon, des chevaux et le drôle d’animal, vache à tête de femme. Un immense et superbe Lingodbhava avec une statue de Shiva intégré à mi-hauteur retient notre attention.



Le prêtre du temple, bien pensif



Nous repartons pour Kadiapatti, un village tout proche, pour voir de nouvelles maisons chettiars. La plupart sont très décrépies, certaines sont même complètement en ruine voire ont disparu, laissant des trous béants.





Aucune maison ne semble ouverte à la visite mais nous réussissons à voler quelques photos des entrées et de leurs belles colonnes à travers quelques grilles.





Certains murs sont à moitié effondrés, c’est triste. Pourtant certaines rues ont fière allure.



Celle-ci mène à l'hôtel de luxe, le Chidambara Vilas, que nous devinons au loin, repeint fraîchement en blanc, où nous nous payons le culot de demander si nous pouvons boire un pot. Nous arrivons en même temps qu’un groupe Kuoni de français qui viennent visiter le Chettinad en une demi-journée entre Tanjore et Madurai. Comme il est déjà quasi midi, j’imagine qu’ils ne doivent pas voir grand-chose !

Boire un pot dans un hôtel chic est une super solution pour visiter de plus près ces palais Chettiars. Nous en verrons beaucoup plus que dans la maison d’Athangudi pour à peine plus cher. L’endroit pour prendre un verre est situé au bord d’une magnifique piscine, dans un décor de rêve. Nous commandons un thé et une bouteille de soda, et pour 225 rs, nous arrive une grande théière qui nous fera 5 grandes tasses et une bouteille de soda de 600 ml. Nous déambulons dans les pièces de réception, admirons les portes sculptées, les colonnes, les brackets et les chapiteaux en bois, (c’est là que je repère des objets collés aux chapiteaux, qui ressemblent fort à la toupie achetée hier chez le brocanteur), tout est source d’admiration. Nous demandons par curiosité les tarifs des chambres, 8500 rps la nuit avec le petit déjeuner et 1000 rs le repas !







Après cette pause bienvenue, nous reprenons la route. A la sortie du village un beau bassin à escalier très ancien semble-t-il (mais étrangement, il jouxte un temple plutôt moderne) retient notre attention. Les chiens qui sont autour ont raison de notre enthousiasme... On revient à petit pas à la voiture, sans avoir pris une seule photo. Courageuses mais pas téméraires et l’une comme l’autre craignons les chiens, qui là sont bien trop nombreux à notre goût.

On repère soudain une pancarte de l’ASI pour un site jaïn, non prévu au programme mais tant qu’à y être, comme dit Cathy, on ne mégotte pas. Après quelques centaines de mètres sur une toute petite route, nous voici devant le Kanagarakandi Jaïn monument, qui doit être dans le grand enclos grillagé. En fait, un immense enclos pour une minuscule stèle ! On reverra ce genre de chose un des jours suivants. Beaucoup de bruit pour rien.

Par contre, ce petit détour nous a permis de passer devant un temple moderne dédié à Shasta, (reconnaissable à son véhicule, le tigre, nous explique Pandi), qui a fière allure avec deux monumentales statues à forme humaine (Shasta ou Ayyanar ?), peintes en bleu, d’au moins 5 m de hauteur. Derrières, des énormes chevaux modernes, des éléphants de la même facture, tout cela devant un joli bassin. Je l’ai bien repéré sur Google Maps au retour. Nommé Sathaiya Puranai Puskhalai Samaetha, il est situé dans le hameau de Kannankarakudi, où l’on passe pour rejoindre Kothamangalam.



La suite de la journée très bientôt...
CH
Finalement, en triant les photos pour préparer ce post hier soir, je me suis rendue compte que j’aurais plus de 20 photos pour finir la journée, donc j’ai repris le post précédent, qui n’avait pas atteint les 20 pour le compléter. Donc avis aux amateurs qui auraient déjà lu ma bafouille déposée hier soir … Il y a quelques ajouts.

De toutes façons, je vais arrêter de me torturer l’esprit pour le nombre de photos, c’est décidé, quand j’ai atteint mon quota de 300 (très bientôt), j’ouvre un autre carnet « un petit tour au Tamil Nadu 2 » car je ne pourrais pas relater Tanjore, Pondichery et Mahabalipuram … Dommage quand même, car si les 3 villes citées ont déjà été largement montrées, j'ai quand même quelques petites surprises.

Mardi 2 mars : Chettinad encore, 2de partie

Un peu avant d’arriver à Kothamangalam, un beau et grand temple, dédié à Shiva puisque sur tout le mur d’enceinte, des grands Nandis se reposent…

Devant le temple, un énorme bassin avec quatre grandes volées d’escaliers (sur Google maps, on voit que le bassin est aussi gros que le temple. Il est appelé West Shiva Temple, et effectivement, de l’autre côté du village, il y aurait un East Shiva temple avec les même caractéristiques, sauf que le bassin est carré avec des niveaux bien marqués (incroyable comme on voit tout sur Google maps, sauf que je l’ai vu au retour ! – la prochaine fois, car il y aura une prochaine fois au Chettinad, je prendrai le temps d’étudier Google maps pour dégotter de nouvelles choses. Il y a dans cette région des grands bassins maçonnés partout et j’aime beaucoup les bassins et les puits …). Le temple est fermé mais nous en faisons néanmoins le tour. Une jolie entrée avec des arcades, deux gopurams assez hauts, d’autres structures colorées. Bel endroit.

Nous arrivons enfin à Kothamangalam, connu pour ses maisons chettiars et en particulier le Sarathas Vilas, rénovés et tenus par des architectes français. On décide d’y prendre un café pour admirer les lieux.

Dans la grande salle de réception, une expo photo d’un certain Henk Oochappan, indiqué comme un photographe belge et des jolis dessins de la région. Apparemment, ils font des expositions temporaires régulièrement. Nos deux expressos, très serrés, arrivent (120 rs/1). Nous profitons un peu du jardin, très beau, fleuri et arboré. Il y a également une petite piscine, pas mal d’antiquités et d’objets ethniques, dont des grands chevaux et vaches anciens en terra cotta, ce qui nous mets un peu mal à l’aise car que font ces chevaux dans cette maison ? Achetés neufs et vieillis mais cela semble étonnant pour la plupart vu leur facture ? Achetés à des temples ? Les chambres sont à 7000 rs, Cathy, qui a visité trouve que c’est cher pour ce que c’est . C’est immense dit-elle, au moins 45 m2, mais un peu tristounet. Nous n’avons guère envie de traîner dans le village pour voir d’autres maisons chettiars, nous avons eu notre dose et elles se ressemblent toutes finalement … A posteriori, je me dis que je n’en ai pas assez vu … Etait-ce la chaleur, le trop plein de découvertes ? Depuis que nous avons quitté Trichy, nous avons vu tant d’endroits superbes et variés. Peut-être trop en 3 jours pour réussir à digérer tout cela !

Par contre, à la sortie du village, nous avons encore l’énergie pour déambuler sur un site ayyanar tout au bord de la route, avec pas mal de chevaux anciens,





Des plus modernes mais joliment colorés







mais aussi, beaucoup de personnages un tas incroyables de petits bonhommes en terre cuite très colorés nous fait bien envie, un peu comme mis de côté, mais ce qui est au temple doit rester au temple …



Un cheval moderne, très grand, un temple coloré, des statues d’Ayyanar complètent le tout.





Le site est assez grand et intéressant. Etrangement, je ne le retrouve pas sur Google maps. Il y a un ayyanar d’indiqué mais perdu au milieu d’un bosquet, en rase campagne, cela ne peut pas être ce site, vraiment au bord de la route.

Repas (il doit être 15 h ou presque, cela devient une habitude, mais vu les petits déjeuners pantagruéliques, ça passe) dans un resto populaire, où nous sommes tous assis en ligne (les tables sont très peu larges et ne permettent pas de se mettre en vis-à-vis). Sur la traditionnelle feuille de bananier, on nous sert du riz, des bhindis en sauce, des jeunes jack fruits en curry et du poulet grillé, le tout à volonté (sauf le poulet) pour 450 rs/3. Achats de petits gâteaux au lait, un petit thé et nous retournons sur Pudukkottai, que nous n’avons pas encore visité et il semble que le temple Brahadambal , associé au temple Bharagathamba vaille le coup.

De l’extérieur, il ne paie pas de mine et ressemble à un hangar, il faut dire que des grandes grilles bleues barrent l’entrée.

De la rue, impossible de deviner l’immensité et l’intérêt de ce temple. Après avoir passé le mandapa d’entrée à colonne, qui forme comme un long corridor, nous arrivons dans un très grand temple avec d’énormes colonnes sculptées de personnages, en pierre naturelle jusqu’au niveau des chapiteaux.

Ensuite, c’est un déluge de couleurs pastels, bleu, vert, jaune, rose …







Le plafond est complètement peint, le sol l’est par endroit de jolis kolams. Temple de Shiva ou de Murugan ? Les deux je pense car il y a des Nandis mais également le paon, véhicule de Murugan. Il est possible de monter sur le toit en prenant un passage sur un côté et comme à Sriramgam, nous nous retrouvons à admirer les templions colorés et le gopuram.



Le temple est en partie construit sur la roche et des escaliers creusés dans le roc permettent d’arriver à un bassin naturel, tout en haut, vers l’autre temple, rupestre, bien plus ancien datant du 7ème siècle.

Là, très beau mât en métal, avec des sculptures représentant Shiva, Parvati et Ganesh. Sur une face, Shiva et Parvati assis sur un Nandi, sur une autre, Ganesh sur sa souris ou son rat, quasi aussi gros que lui, sur une autre, un personnage que je n’arrive pas à identifier (Shiva seul peut-être).



Beaucoup de coins et de recoins dans ce temple, très intéressant. Je pensais qu’il nous restait encore des temples à voir car j’avais inscrit sur le programme « temple Brahadambal + temple rupestre de Bharagathamba + temple de Gokarnesvara » mais tout est au même endroit, 3 temples en 1 …, nom principal, Gokarnesvara. Un peu compliqué tout cela !

Comme Pudukkottai n’incite pas trop à la balade (je pense que si, en relisant des trucs sur internet depuis mon retour …, il faudra que j’y retourne) et que, il faut le dire, nous sommes épuisées car depuis 10 jours, nous n’avons jamais arrêté, nous rentrons à l’hôtel assez tôt pour une fois et zonons un peu dans la chambre, entre la lessive, le rangement des sacs, un peu de lecture et d’internet, le temps passe vite.

Une petite bière au bar. Encore une fois, nous avons royalement droit à une assiette de concombres alors que les tables d’à côté, ont plein de coupelles ! Petit tour au supermarché qui jouxte l’hôtel Grand , hypermoderne, avec plein de produits occidentaux (mayonnaise, Nutella, Kit Kat, barres chocolatées …) avant d’aller dîner. Entre les clients du resto de ce midi dans le bouiboui d’un village et ceux du supermarché et du resto, ce sont vraiment deux mondes qui se côtoient, ou plutôt sont sur deux lignes différentes et ne se rencontrent pas.

Je termine ici ce carnet, avec une dernière photo du temple de Pudukkottai, et demain, j'entame "Un petit tour au Tamil Nadu 2"... puisque je suis à 297 photos ...

ST
Quelles belles photos ! Vivement que je puisse traverser les western ghats et faire un tour dans le si attachant Tamil Nadou. Ici au Kérala, nous attendons avec impatience la reprise des activités (à partir du 20 avril, normalement et très progressivement). [:)]
PA
Bonjour Christine, Je suis toujours ton carnet avec plaisir, où je retrouve les lieux que j'ai vus et ceux à côté desquels je suis passé il y a presque 2 ans. Tu seras d'accord avec moi, on ne peut pas tout faire!

Comme Pudukkottai n’incite pas trop à la balade (je pense que si, en relisant des trucs sur internet depuis mon retour …, il faudra que j’y retourne)

Ah mais si!! C'est sûr, la ville n'est pas super funky au premier abord, mais si tu te balades un peu, tu te rends compte que c'est une petite bourgade sympathique avec quelques quartiers agréables. Il y a notamment celui du Government Museum au nord de la ville où se trouvent la plupart des temples importants. D'ailleurs, tu mentionnes le temple de Pudukkottai, mais duquel s'agit-il? Pour ma part, j'ai visité un très joli temple que je suppose être celui de Bragadambal, mais je ne suis pas certain... Je cherche toujours mais tes photos ont l'air de montrer que ce n'est pas celui-là.

Sinon une ou deux remarques à droite à gauche de ton carnet: - Dommage qu'à Narthamalai tu ne sois pas allée voir l'Ayyanar en contrebas du temple de Choliswaram. En fait, pas besoin d'emprunter le sentier un peu casse-gueule (je l'ai compris seulement au retour), il suffisait de revenir sur ses pas et d'emprunter le petit chemin en bas qui part du village et va jusqu'au temple d'Ayyanar. - Et non, kothu paratha n'est pas synonyme d'egg paratha Comme tu l'as dit, le kothu paratha est fait de parathas coupés en petits morceaux et revenus avec des légumes, épices, viandes ou œuf. L'egg paratha est juste un paratha, la galette, mais à l'œuf. Par contre il existe bien un egg kothu paratha, celui qui tu as régulièrement mangé a priori 😉 Désolé mais j'étais obligé, c'est un de mes plats préférés!
CH
Bonsoir

Si si, il s'agit du même temple, j'avais noté le nom en lisant et relisant ton carnet, puis un autre nom de temple cité par Saurabh Saxena, Gokarneswara que je comptais visiter mais c'est le même comme je l'explique. Va voir son article : http://puratattva.in/2011/03/13/thirukokarnam-gokarnesvara-temple-20 pour en être sûr. Je te joins une photo, moins bien réussie que la tienne mais tu verras que nous avons visité le même endroit. En regardant sur Google maps versus satellite, on voit bien la roche avec le bassin naturel tout en haut du temple et tout au fond. En fait, il y aurait même 4 temples en 1 : sur la rue, l'entrée avec le corridor serait Sri Bragadambal, ensuite, Sri Venkateswara, puis sri Bharagathmabla pour finir avec Sri Brahamdanbal. Pourquoi S. Saxena l'appelle Gokarneswara, mystère ?? En fait, c'est un immense complexe quasi tout couvert de toits.



Thirukokarnam est un quartier de Pudukkottai à ce que je comprends en regardant Google maps ou une petite ville accolée. En cliquant sur les noms des temples sur Gmaps, on a pas mal de photos et on voit bien que c'est celui que nous avons visité l'un et l'autre. Par contre, je n'ai pas vu la statue en bois que tu as mis sur ton carnet. Sortie ce jour là pour une occasion particulière j'imagine.

Pour le site Ayyanar près de Narthamalai, oui c'est dommage, j'avais pourtant noté sur mon planning de chercher ce bois sacré en voyant tes photos, mais je ne l'ai pas relu sur place, et on avait tellement chaud après la montée sur les roches pour accéder au temple, que j'ai zappé ! Je vois bien maintenant que tu expliques ton retour, qu'il aurait fallu passer par le bord des rizières et du petit lac. Une autre fois ... Je compte bien retourner au Tamil Nadu pour aller plus au sud et à Madurai, donc de Chennai, il faudra repasser par là... au moins pour un des trajets. Par contre, on en a vu un autre tout près de là, de loin, quand nous avons oublié de tourner pour rejoindre le chemin où nous attendait la voiture, en continuant trop loin sur la roche. Mais de loin car la descente semblait périlleuse. Très près d'un petit hameau de 3 ou 4 maisons.

Merci pour l'explication Egg paratha, Kottu Paratha ... Je pense que j'ai surtout aimé les Kottu Egg parathas mais notre chauffeur appellait toujours cela des egg paratha, pourtant il y avait bien les légumes et les épices. J'ai vraiment adoré ce plat aussi, cela se sent non car on en a mangé très souvent. Sinon, on a aussi mangé très souvent north indian très bon, mais, même si les noms étaient identiques, cela ne ressemblait pas trop à ce qu'on mange au nord, excepté le Paneer Tikka, mais comme c'est basic à cuisiner, ils ne peuvent guère se tromper. J'ai testé 2 fois un Navratan Korma qui ne ressemblait pas du tout, rouge et épicé !, le paneer Bhurji était bon mais bien plus sec, pour le reste ça ressemblait mais pas vraiment le gout de ce que j'ai l'habitude dans le nord. Finalement, idlis, utthapams et autres trucs au riz, c'était plutôt au petit déjeuner alors que quand j'en trouve dans le nord, j'en prends pour le dîner.

Christine
PA
Merci pour ton explication sur le temple de Gorkarnewara, tu me donnes le fin mot de l'histoire! Oui, ta photo me montre maintenant qu'il s'agit bien du même temple, et j'avais bien vu qu'il était composé de plusieurs parties. La grande statue en bois était justement dans une autre partie du temple, derrière une porte en bois au fond de l'allée que tu as prise en photo. Elle était presque fermée, mais comme je suis un peu curieux, je l'ai ouverte et j'ai pu visiter (de mémoire, je n'ai pas relu mon carnet et je me trompe peut-être sur des détails) deux ou trois minutes pendant qu'un brahmane ronflait sur l'autel. Puis un autre est arrivée en trombe et m'as mis dehors en me disant que cette partie était interdite aux non-hindous. Cette partie m'a semblé plus ancienne. C'était en tout cas très différent et plus archaïque que ce qu'il y avait dans le temple principal. Il y a avait ensuite une autre partie extérieure avec un petit bassin. Je ne me rappelle pas avoir vu de quatrième. Très beau temple en tout cas, mais j'y avais trouvé les brahmanes assez stricts et sévères.

On trouve en effet des plats d'Inde du Nord au Tamil Nadu et je sais qu'il sont préparés de manière légèrement différente, mais je t'avoue que je n'ai même pas essayé. C'était ma vraie première fois en Inde du Sud et même si je connaissais bien la cuisine tamoule, en faire l'expérience sur place, c'était autre chose. Puis j'aurais pu ne me nourrir que de dosa, idli, uthappam et kothu paratha, ce que j'ai quasiment fait d'ailleurs. J'adore la cuisine du Nord, mais celle du Sud n'a rien à lui envier et est plus saine!
RA
Bonjour [;)]

Je compte bien retourner au Tamil Nadu pour aller plus au sud et à Madurai, donc de Chennai, il faudra repasser par là... au moins pour un des trajets.

Petite suggestion : un site ayyanar à l'entrée Nord de Mallur au Sud de Salem



et zoom sur le côté gauche de la photo



beaucoup d'ambiance dans le village ... à moins que ce ne fut qu'un heureux hasard [:P] voir les photos (Mallur, Salem et Yercaud : 16 photos à partir de la 81ème) dans mon album, lien ci-dessous :

https://goo.gl/photos/74GAnjdRZKQWPys18
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
RA
Bonsoir [;)]

Pudukkottai n'est pas super funky au premier abord, mais si tu te balades un peu, tu te rends compte que c'est une petite bourgade sympathique avec quelques quartiers agréables.

Ma vision éclectique de la ville
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
PA
Exactement là où je voulais en venir. Ça me rappelle mes longues balades au hasard des quartiers de la ville.
MA
Bonjour Christine,

J'avoue que j'ai un peu de mal à te suivre après être resté quelques temps sans te lire car je te lis ailleurs en Alaska [;)] A te lire, j'ai l'impression de voyager avec vous et d'être emporté dans le tourbillon d'en voir le maximum en un minimum de temps... Je voudrais réagir et répondre à une photo, à une remarque, mais déjà te voilà partie ailleurs où j'aurais envie de réagir aussi... Alors du coup comme les réponses viennent après ton texte, tout au bas de la page où l'on est bien loin ailleurs, ma réponse ne voudrait plus rien dire si je réagis à ce que je viens de lire au début. Je sais pas si je suis clair… Depuis que je te lis, tout en reconnaissant l’ambiance, je me demande si je vais enfin reconnaître des lieux que j’ai visités. Enfin, Kanadukathan ! A l’époque je n’avais pas noté ce nom, car j’avais demandé à mon Pandi à moi de m’amener à Karaikudi et il m’a conduit là et moi, tout bête, - c’était mon premier voyage en Inde, j’ai cru que je me trouvais à Karaikudi. Ce n’est que plus tard que j’ai compris mon erreur. Quel dommage que ton appareil soit tombé en panne à ce moment-là et quel dommage que je ne puisse pas te montrer quelques photos ! Pour moi, c’était la plus belle ville du Chettinad. Que des palais, partout. Pas de rues goudronnées, que de la terre battue. Vide d’habitants exceptés quelques vieillards et enfants. Seuls des chèvres et des moutons erraient dans les rues. Moi j’ai pris mon temps j’ai dû y passer plusieurs heures. J’ai eu la chance qu’on m’accorde l’autorisation d’entrer dans plusieurs de ces maisons-palais. Un enchantement ! Merveilleux ! Des parents pauvres des propriétaires - riches et loin en Amérique, en Angleterre ou… à Paris - gardaient les lieux et vivaient dans ces magnifiques demeures dans un total dénuement et sans aucun confort. Ni eau courante, ni électricité !
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
MA
Je réagis avec Bonheur et tristesse à Elangudipatti. A cette époque - en 2008 - personne ne connaissait ce lieu que j'avais repéré je ne sais où par mes propres recherches. Même Pandi ne connaissait pas et m'a remercié de le lui avoir fait connaître. Pour moi c'était un lieu magique et plein de spiritualité. Pourquoi tu dis Bof ! parce que les gens disent que c'est un miracle que le temple ait été épargné. C'est arrivé en des tas d'endroits dans le monde que des édifices religieux aient été épargnés "miraculeusement" notamment au Ladakh et au Népal, mais en France aussi... En tous cas quand j'ai visité ce site, certes beaucoup de chevaux étaient cassés et abîmés, mais je leur traivai beaucoup de cachet justement. Et de nombreux autres resplendissaient de couleurs. Dommage encore que je ne puisse joindre de photos pour que tu compares et voies le site avec son arbre majestueux bien planté sur ses racines...
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
RA
Bonjour [;)]

Dommage encore que je ne puisse joindre de photos pour que tu compares et voies le site avec son arbre majestueux bien planté sur ses racines...

Ah bon et qu'est-ce qui t'en empêche ?



L'arbre près du temple en 2013
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
RA
Re-bonjour [;)]

Kanadukathan. Pas de rues goudronnées, que de la terre battue. Vide d’habitants exceptés quelques vieillards et enfants. Seuls des chèvres et des moutons erraient dans les rues.

En février 2008 les rues étaient goudronnées mais peu fréquentées





sauf peut être devant le palais du maharaja



Il y avait une bonne offre de logement de luxe - ou semi-deluxe comme ils disent par là-bas [:P]

Le Chettinadu Mansion



le Visalam CGH Earth hotel

"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
CH
Bonsoir

J'ai l'impression que les lecteurs peuvent joindre des photos mais pas moi ( ou alors ils ont augmenté mon quota 😃😃 car la dernière fois que j'ai écrit un post sur ce carnet j'étais à 297, d'où mon second carnet avec même titre et seconde partie qui est resté moins de 24 h en ligne, supprimé par la modération. Vu ce que tu as rajouté on dépasse les 300.

Après le dîner, j'essaie de rajouter un post avec photos pour voir... Je vous tiens au courant

Christine
CH
Allez, je teste l'envoi de photos ...

Mardi 3 mars : de Pudukkottai à Tanjore par les petites routes

Nous partons pour Tanjore mais nous avons des choses à voir avant … J’ai repéré sur le site de Saurabh Saxena un temple dans un tout petit village, Malaiyadippati qui ne fait pas un gros détour. Il faut juste prendre des routes de campagnes plutôt que la grande route... enfin presque !

Dans la campagne, sur la droite, à une trentaine de km de Pudukkottai dans un village, un vieux temple nous fait de l’œil. Depuis la route, on a repéré un très vieux et grand mandapa. On s’arrête et c’est une belle surprise. Même si il en manque un peu des morceaux, il est très ancien, du 7ème siècle pour de nombreuses parties (Pallava) avec des ajouts des Cholas du 9ème et du 13e siècle. Il s’agit du Kundrandrakoil Shiva temple à Kunnandarkovil. Le mandapa aux 1000, ou 100 colonnes a la forme d’un chariot, on voit une roue tirée par un cheval.

Le corridor d’entrée a un soubassement avec des statues de femmes assez basiques, qui commencent au buste.



On nous explique que c’est de ce coin que viennent les pierres du temple de Tanjore. Au bout du temple, des excavations dans la roche. Juste à côté, un temple ancien aussi mais encore en activité. Devant, un très beau Nandi sculpté finement sous un petit mandapa très basique.



Un temple assez grand perdu dans un minuscule village, qui a du à l’époque être une ville d’importance. J'ai beaucoup aimé cette visite, dans ce coin perdu, une impression de découvrir un endroit inexploré. J'aime bien les endroits perdus ... mais au retour, quand j'ai recherché des renseignements sur ce temple, je me suis rendue compte qu'il était sur le site de S. Saxena, et je ne l'avais pas noté sur mon planning !!

Nous reprenons la route pour la suite du programme. Nous sommes en rase campagne, c’est encore plus perdu que dans le Chettinad et sur une partie de la route, sèchent les céréales qui attendent d’être piétinées par les voitures et surtout les camions pour faciliter l’extraction des grains. On s’arrête faire quelques photos, les femmes qui travaillent sont étonnées par notre présence mais charmantes.





Sur Google maps hors ligne, que j'aime bien consulter pour situer où nous sommes, je repère un temple Ayyanar mais c’est vraiment perdu dans les broussailles, un peu loin de la route et j’ai bien cru qu’on allait crever. Un seul cheval ancien et vraiment très galère pour y parvenir. On ne peut pas toujours avoir tout juste … Par contre, juste un peu avant le temple, un banian majestueux, immense, impressionnant avec ses branches racines grosses comme des arbres de chez nous. C’est Perdaman forest temple Amman Kurai Kattu mais pas la peine de chercher, vraiment trop compliqué.

AL
Géniaaaalllllll ça marche !! tu peux donc continuer [;)]
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
CH
C'est écrit en bas de ce message que le carnet contient 304 photos et que le nombre maximum a été atteint. Je n'ai plus de lien pour télécharger de photos. [:/] Suis effectivement bloquée pour la suite... Je vous parle quand même de deux endroits que nous avons adoré, Malayadipatti et Visalur sans photo ... mais avec les liens sur le site de Saurab Saxena qui en a quelques unes

Nous arrivons au temple de Vishnou que j’avais prévu à Malayadipatti, à tomber par terre au niveau des sculptures peintes sur les murs, (dhotis à carreaux vert par exemple, particulièrement jolis). Le temple est à moitié rupestre, et de l’extérieur il ne paie pas de mine, car on a rajouté devant la grotte, un petit bâtiment en pierre, d’à peine 1 m,20 de profondeur, sans doute pour protéger les sculptures de la grotte car ces sculptures sont inouïes. Impossible de faire des photos, le prêtre veille et nous n’en aurons qu’un souvenir ému. Saurabh Saxena a réussi à en voler quelques unes, pas très bonnes mais cela vous donnera une idée de la beauté des sculptures peintes : http://puratattva.in/2011/01/08/maliyadipatti-the-hill-of-the-holy-25 Les sculptures peintes ont des yeux en nacre, une particularité de ce temple. Vishnou, couché sur le serpent Ananta est une merveille. Il est noir, énorme, a des bagues en argent sur les mains et les pieds. Les statues sont peintes en vert et rouge. On reste un long moment, bouches bées à admirer tout cela. Dans l’esprit de Sittanavasal en 10 fois mieux à mon goût, même si les peintures sont beaucoup moins anciennes. Le temple grotte daterait du 6ème siècle et l'ASI a cru que les peintures étaient contemporaines aux sculptures. Il s'avère que non, du 16e ou 17e siècle d'après les dernières études. (le message où je détaille tout cela précisément a été supprimé et j'ai la flemme de rechercher ...) Le prêtre se déride un peu en voyant notre enthousiasme, nos exclamations et remarques et nous faisons ensuite un brin de causette mais impossible d’espérer la moindre photo. Un peu au-dessus, sur la colline rocheuse, un temple dédié à Shiva, plus simple mais très intéressant avec les sculptures des Saptas Matrikas, Les deux temples sont du 6ème siècle, c’est incroyable.

Le prêtre, plutôt sympa maintenant que nous sommes là depuis presque une heure nous indique un site jaïn à 3 km de là.

En fait, on se retrouve à Visalur, également indiqué par S. Saxena, que je n’avais pas réussi à localiser sur Google Maps ou pas souhaité visiter car les photos sur le site étaient moyennes. Visalur, c’est un temple deux en un ! Un ancien temple chola du 9ème siècle, excusez du peu … et juste à côté, un temple ayyanar avec des éléphants et des chevaux en pierre (Saxena n'en parlait pas, pour lui, seul les très vieux temples sont intéressants !) http://puratattva.in/2011/04/13/visalur-vasukisvaramudaiya-mahadeva-temple-17

Une longue rangée de lances et de clochettes à l’arrière du temple, et pas mal de détritus au pied des lances, dommage. Le temple moderne est coloré, fermé par des grilles est ouvert sur un côté car le prêtre est en action. Il renferme de jolies pièces dont un magnifique cheval en pierre joliment sculpté. Contre le temple, deux chevaux cabrés modernes, peint en orange vif nous montrent leur virilité. Devant le temple, des éléphants et des chevaux en pierre. Pas de terre cuite par ici, c’est la pierre qui est la reine. Je passe les détails sur les grands chevaux modernes, les Ayyanars colorés et grimaçants, disposés çà et là sur l’esplanade.

Juste à côté, le temple ancien, qui n’est pas plus jaïn que moi, car il y a de nombreux Nandi sur le toit et le petit gopuram, est très joli, en pierre blonde pour le premier niveau, peint en blanc pour le second. Il ressemble à certains des temples de Mahaballipuram, tant au niveau des toitures que des colonnes. A l’intérieur, très belles sculptures en pierre noire, grasses comme il se doit, toutes vêtues de tissus blanc ou coloré et chatoyant, comme il se doit. Sur le petit gopuram (je ne sais pas si je peux appeler gopuram le petit étage qui surmonte la porte d’entrée, mais cela y ressemble un peu), une rangée de femme à moitié nue, la jupe baissée au niveau des genoux, avec les vulves bien apparentes (nous avons vu ce matin la même chose sur le temple découvert par hasard à Kunnandarkovil mais je n'ai pas mis de photos, dommage, j'aurais peut-être pu, sur le dernier message avec photo en mettre plus de 6 mais comme j'avais peur de passer du temps à télécharger pour rien, je me suis abstenue. L’une touche même le sein de sa voisine. Très suggestif tout cela. Au sommet du petit portail d’entrée, Shiva et Parvati devant une montagne, leurs deux fils se tenant de chaque côté, debout (même Ganesh) à côté de leur véhicule. Le rat est assis par terre mais Murugan tient le paon par le cou. Une merveille encore.

Cette règle des 300 photos est bien triste ... j'avais tenté, certains l'ont vu, de faire un carnet 2ème partie mais la modération l'a supprimé ! Nous avons échangé deux mails au sujet du carnet, j'ai peut-être été maladroite dans ma réponse au premier mail ... Mea culpa monsieur le modérateur ... si vous me lisez.

Il m'a répondu un peu sèchement en me prenant pour la dernière des imbéciles, en me disant si la survie de VF m'importait peu, que si mon but était de décharger sans discernement ma carte photo sans tri préalable, je n'étais pas sur le bon site (je m'excite encore mais je suis, qu'en j'y repense très énervée, je n'ai même pas répondu au modérateur qui a supprimé mon nouveau carnet sans m'avertir.) Très élégant !

S'il lit ces lignes, je vais peut-être me faire éjecter de VF, ce que je regretterai amèrement et sincèrement parce que j'y passe de long moment, à lire des carnets (sans toujours répondre...), à écrire des carnets (3 à mon actif dont un Nord du Gujarat qui a été très lu et apprécié, des années après, j'ai encore des messages privés de personnes me demandant des renseignements... et à répondre à des voyageurs de temps en temps (beaucoup moins qu'au début, c'est vrai) mais NON, je ne balance pas ma carte SD sur VF sans réfléchir, NON, je ne suis pas une imbécile qui ne pense qu'à montrer ses photos (qui ne sont pas terribles, mais qui illustrent mon propos).

Avec le confinement et le temps en plus que j'ai en ce moment, je comptais écrire un carnet sur le voyage de l'année dernière, un très original Madhya Pradesh -Rajasthan de Maheswar à Bundi en ligne quasi droite, sur deux semaines, ( je connaissais déjà Maheswar, Mandu, Dhar et Bundi mais difficile de ne faire que des coins perdus sans passer par ces endroits merveilleux quand on emmène deux personnes qui ne sont jamais allées dans ces coins) en passant dans des endroits, pour la moitié du voyage, jamais évoqués ici (Kolvi caves, Bhim Bazar (ah si, Aleph y est passée depuis peut-être ?), Jharalpatan, Gagron Fort, une balade dans les gorges de la Chambal, Kota injustement oublié et qui mérite le détour, des puits incroyables ...

En aurais-je le loisir ? Serais-je virée ces prochains jours ... A suivre.

En tout cas, vous n'aurez pas les derniers jours au Tamil Nadu, qui n'étaient pas très originaux donc vous ne manquerez pas grand chose, les sites ont déjà été chroniqués souvent. Après cette matinée dans la campagne, Tanjore et son palais décati, son "Big" Temple, Pondichery et Mahaballipuram Ah si, une superbe soirée à Kumbakonam avec des processions de chariots aurait sans doute pu intéresser les amateurs de chariots et de Nandi argentés et dorés... Ah si, les salines entre Pondi et Mahaballipuram ... Et peut-être aussi quelques rizières, temples ayyanars etc ...

Mais comme je n'ai pas été raisonnable et n'ai pas su trier mes photos pour arriver à 300 *, ben tant pis pour vous [;)] [:(] [:(]

Christine

* C'est quasi mot pour mot ce qu'on m'a écrit !
MA
A propos des photos, tu m'avais demandé de ne pas en mettre à cause de ton quota et tu l'avais notifié aussi à Ragamuffin parce que ça réduisait ton quota. Alors je n'en mettais plus et j'avais enlevé celles que j'avais mises
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
AL
Ohh j'étais trop enthousiaste hier soir ! Monsieur e Modérateur comment pouvez-vous agir ainsi avec un carnet où l'on découvre beaucoup de lieux insolites et bien documentés à l'appui de photos. C'est bien triste et très frustrant pour les personnes qui passent beaucoup , beaucoup de temps à écrire des carnets .

Marie Jo
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
ZE
Bonjour Christine, je trouve absolument incompréhensible la décision de la part du modérateur ! Quel intérêt de brimer ainsi les auteurs de carnets ? C'est justement l'ensemble , le récit d'un voyage et plein de photos, qui rend un carnet comme le tien si vivant ! J'espère que le modérateur changera d'avis en lisant nos messages et trouvera une solution pour que tu puisses continuer ton carnet que nous attendons avec impatience !
Gabriele
FA
A l’aéroport de Chennai, nous faisons connaissance avec notre chauffeur, Pandi.

Bonjour Chris70, Grâce à votre récit de voyage et vos belles photos qui me passionnent depuis le début... j'ai le plaisir de re voyager au Tamil-Nadu que j'avais visité en 2007. Merci. En février 2018, j'ai revisité le Kerala, notre chauffeur s'appelait aussi Pandi (agence Bas & Das) ... est-ce le même ?
GB
Incompréhensible! Non, vraiment pas merci "monsieur le modérateur". Par contre MERCI Christine pour avoir partagé ce carnet de voyage. Il y a parmi les lieux que tu as visités de quoi refaire un tour très intéressant au Chettinad quand nous pourrons reprendre les voyages. M E R C I !!!
MA
Incompréhensible! Non, vraiment pas merci "monsieur le modérateur". Par contre MERCI Christine pour avoir partagé ce carnet de voyage. Il y a parmi les lieux que tu as visités de quoi refaire un tour très intéressant au Chettinad quand nous pourrons reprendre les voyages. M E R C I !!!

Je me décide quand même à mettre mon grain de sel. Pourquoi voulez-vous absolument, Mesdames, que ce soit UN modérateur plutôt qu'UNE modératrice ? D'ailleurs d'après la signature du message qu'a reçu Christine, il semblerait fort que ce soit le "patron" de VF lui-même qui soit intervenu... C'est lui qui tranche en dernier ressort, quand il y a contestation de la décision d'un(e) modérateur (trice) Bon je comprends que vous soyez mécontentes et Christine aussi, mais nous savions depuis le début que le nombre de photos était limité à 300. Non, je me trompe ?
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
KE
Bonjour, Je suis d'accord avec les forumers qui m'ont précédée pour regretter de ne pouvoir jouir de la fin illustrée à bon escient de ce voyage. Je comprends bien qu'il faut des règles, même pour les récits de voyages rares, bien écrits, et particulièrement intéressants justement à cause de leur rareté. Mais pourquoi ne pas pouvoir raconter la fin sur un autre carnet. Jusque-là les récits ne se réduisent pas à un nombre de jours fixes? Oé les modérateurs, Ne pouvez-vous pas revenir sur votre décision ? Et merci de toutes façons à Christine pour nous avoir fait partager de manière aussi vivante et personnelle son Inde.
VO
Cette règle des 300 photos est bien triste... j'avais tenté, certains l'ont vu, de faire un carnet 2ème partie mais la modération l'a supprimé ! Nous avons échangé deux mails au sujet du carnet, j'ai peut-être été maladroite dans ma réponse au premier mail... Mea culpa monsieur le modérateur... si vous me lisez.

Il m'a répondu un peu sèchement en me prenant pour la dernière des imbéciles, en me disant si la survie de VF m'importait peu, que si mon but était de décharger sans discernement ma carte photo sans tri préalable, je n'étais pas sur le bon site (je m'excite encore mais je suis, qu'en j'y repense très énervée, je n'ai même pas répondu au modérateur qui a supprimé mon nouveau carnet sans m'avertir.) Très élégant !

Bonjour Christine,

Ci-dessous le courriel que nous vous avons envoyé tel quel et dont vous parlez dans votre message. À chacun de faire sa propre interprétation...

VF est en péril financièrement en ce moment et, comme nous vous avons dit, nous avons besoin de votre collaboration, ce qui implique ici de limiter votre nombre de photos par carnet (l'hébergement des photos est ce qui coûte le plus cher) et de partager l'espace restant sur les serveurs du site avec les autres membres. Il faut comprendre qu'au-delà d'un certain nombre de photos, un carnet sur le site nous coûte beaucoup plus cher à héberger qu'il nous rapporte en terme de revenus, et cela est encore plus vrai dans la situation actuelle.

Rien ne vous empêche de mettre vos photos manquantes sur un service d'hébergement cloud (chose que nous ne sommes pas...) et de mettre le lien de vos photos dans votre carnet. Ce n'est pas la solution idéale et nous préférions offrir un site sans aucune limite, mais, dans les circonstances actuelles, nous ne pouvons vous offrir mieux (300 photos par carnet).

Et, bien sûr, continuer votre carnet dans un autre pour avoir 300 photos supplémentaires à votre disposition n'est qu'une manière de contourner la limite... et vous le savez très bien.

Cordialement,

François, fondateur et administrateur

================

Bonjour,

>> Puisque j'ai atteint mon quota de photos, qui a bien baissé depuis le 9 mars... un second carnet pour poursuivre. Du coup, j'en ai 300 à nouveau et je vais me lâcher.

Bravo, vous avez trouvé la manière de ne pas respecter la limite... Merci... Vous étiez au courant de cette limite dès que vous avez débuté la rédaction de votre carnet. C'était à vous d'en tenir compte et de faire un tri de vos photos avant de les publier.

Nous vous invitons à lire ces messages au sujet de la nouvelle limite: https://voyageforum.com/v.f?post=9939484;a=9939484 https://voyageforum.com/discussion/restriction-nombre-photos-par-carnet-d9939412/

Ce n'est pas par plaisir que nous avons mis cette limite par carnet, mais par obligation financière. Si la survie de VF ne vous importe peu et que tout ce qui compte est de poster sur le site toutes vos photos sans aucun tri au préalable de votre part, vous n'êtes peut-être pas sur le bon site. Il faut que chacun fasse sa part si nous voulons que VF passe au travers de cette crise.

Merci de votre compréhension et collaboration...

Cordialement,

L'équipe VoyageForum
MyAtlas Group VoyageForum.com · MyAtlas.com
VO
Bonjour Gisèle,

Non, vraiment pas merci "monsieur le modérateur".

Le modérateur pèse le pour et le contre dont vous n'êtes pas au courant afin que l'ensemble du site puisse survivre...

Comme indiqué ci-haut, il existe des moyens intermédiaires qui permettent à l'auteur du carnet de vous montrer ses photos restantes. De notre côté, nous ne pouvons faire davantage.

Merci de votre compréhension.

François, fondateur et administrateur
MyAtlas Group VoyageForum.com · MyAtlas.com
MA
Je suis sincèrement désolé pour toi, Christine, mais comme je te l'ai dit dans mon message What's App, il y a quelqu'un dans cette discussion qui te soutient à fond la caisse. Or cette même personne, m'avait presque agressé il y a quelques années - Je n'ai jamais oublié - en me disant que je mettais beaucoup trop de photos dans mes messages ( je n'avais pas ouvert de carnet à cette époque !) Et cette personne me "conseillait" de "trier" mes photos ( tiens, tiens ! ) et de n'en mettre que 2 ou 3 que c'était bien suffisant... D'une manière générale ce membre aime beaucoup me conseiller. Je dirais même qu'il n'intervient dans ce que j'écris que pour relever mes erreurs - qui n'en fait pas ? - et pour me "conseiller" [;)][;)][;)] C'est vraiment désolant que ce carnet parte en vrille. Moi je te suggèrerais - tu vas me dire que me voilà promu conseiller moi aussi - de supprimer un certain nombre de photos qui pourraient te paraître trop semblables à d'autres ou superflues. Ainsi tu retomberais au- dessous du seuil des 300 photos et cela te permettrait d'illustrer la suite avec celles qui te plairait.
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
FA
Mea culpa monsieur le modérateur... si vous me lisez. Il m'a répondu un peu sèchement en me prenant pour la dernière des imbéciles, en me disant si la survie de VF m'importait peu

D'expérience, quand on crée une startup, il faut inspirer confiance, et pour cela laisser accroire que l'on est plus gros que la réalité. La grenouille qui se fait passer pour un boeuf.

Une fois des références valorisantes acquises, ce travestissement peut s'estomper, mais pas toujours. Cela dépend beaucoup de la psychologie des acheteurs.

Dans la réalité, il s'avère que, si VoyageForum est un forum d'exception dans le monde francophone (vous avez vu le niveau des échanges sur routard.com ?), l'équipe qui fait tourner la boite est des plus réduites.

Que cela soit le président-fondateur qui fasse le modérateur, cela donne une idée de la taille de l'équipe. Toute toute petite.

Si nous ne pouvons plus voyager, les entreprises du tourisme n'ont plus de chiffre d'affaires, et n'ont donc plus d'argent à dépenser en actions commerciales et marketing. Justement ce qui assure les ressources de VoyageForum.

Si VoyageForum est encore en vie dans 6 mois, cela sera déjà une sacrée réussite. Soyons donc un peu compréhensif à l'égard de mesures de survie prises évidemment sans plaisir par le fondateur.

Comme cette discussion est en mode "carnet de voyage", il sera toujours possible, une fois le beau temps revenu sur le monde du tourisme, de la compléter a posteriori.

Pour paraphraser Voltaire, un monde sans VF, cela gâcherait mes plaisirs.

Fabrice Expérience de 2 startups ayant traversé de dures crises entre 1990 et 2008, mais rien qui ne rivalise avec celle en cours. Regrettant d'avoir suggéré de créer une 2e discussion pour étendre un carnet de voyage.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
PI
D'accord avec toi.Ce serait vraiment dommage que VF disparaisse etant donne que c'est le meilleur forum de voyage.Je me sentirais orphelin sans eux. Respectons leur reglement.et perso, je trouve qu'envoyer tant de photos est faire preuve de vanites.
Raph Heaven is a place where nothing ever happens Il existe au milieu du temps, la possibilite d'une ile....(MH)
FA
envoyer tant de photos est faire preuve de vanites.

Je ne connais Chris70 que par ses contributions à VF. De leurs lectures, je n'y vois qu'un esprit de partage.

Très appréciable car de qualité.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
PI
Je n'ai rien contre quelques photos lors des echanges sur ce forum.Mais si c'est des centaines.....on se construit son propre "Blog"! Ca sert a ca.
Raph Heaven is a place where nothing ever happens Il existe au milieu du temps, la possibilite d'une ile....(MH)
FA
Personnellement, je ne cours pas le web à chercher des blogs de voyage. Par contre, j'apprécie hautement les carnets de voyage de qualité, dont ceux de Chris70. Grande qualité du texte, originalité de nombre des lieux visités (sortant vraiment des sentiers battus), et les photos y sont souvent bien plus qu'une illustration de ce qui est rapporté.

Il m'est arrivé de visiter des lieux sur la base d'une simple photo présentée dans un carnet de voyage. Par ex. le gonpa de Phuktal au Ladakh.

La limitation introduite par VF est conjoncturelle et reflète la difficulté économique du moment, ne me semblant pas l'orientation souhaitée en régime normal.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
EV
Bonjour, Je rêve d'aller voir le temple où se trouve l'alignement des chevaux en terre cuite (je suis potière) . Par 2 fois j'ai failli y aller , la première fois avec mon amie Padmini (mais son mari étant âgé elle ne pouvait pas s'absenter plus d'une nuit et de Kodaikanal c'était un peu compliqué) et la dernière fois c'était il y a 6 semaines et à cause du Covid 19 j'ai renoncé à voyager en bus depuis Kumily. Tu écris : "D'ailleurs, tu mentionnes le temple de Pudukkottai, mais duquel s'agit-il? Pour ma part, j'ai visité un très joli temple que je suppose être celui de Bragadambal, mais je ne suis pas certain... Je cherche toujours mais tes photos ont l'air de montrer que ce n'est pas celui-là.

Sinon une ou deux remarques à droite à gauche de ton carnet: - Dommage qu'à Narthamalai tu ne sois pas allée voir l'Ayyanar en contrebas du temple de Choliswaram. En fait, pas besoin d'emprunter le sentier un peu casse-gueule (je l'ai compris seulement au retour), il suffisait de revenir sur ses pas et d'emprunter le petit chemin en bas qui part du village et va jusqu'au temple d'Ayyanar."

Peux tu me dire si on parle du même temple Ayyanar ? et si oui te souviens tu précisément comment on y va ? Merci
Evelyne
PA
Bonjour Evelyne,

Je suis désolé, je ne comprends pas bien ton message… Tu parles là de trois temples qui se trouvent dans trois localités différentes.

Je rêve d'aller voir le temple où se trouve l'alignement des chevaux en terre cuite (je suis potière).

Il y a beaucoup de temples d'Ayyanar avec des alignements de chevaux au Tamil Nadu. Mais je présume que tu veux parler de celui d'Elangudipatti, dans le village de Namunasamudram, tout près de Pudukkottai. Il est facile à trouver car très connu.

Tu écris : "D'ailleurs, tu mentionnes le temple de Pudukkottai, mais duquel s'agit-il? Pour ma part, j'ai visité un très joli temple que je suppose être celui de Bragadambal, mais je ne suis pas certain... Je cherche toujours mais tes photos ont l'air de montrer que ce n'est pas celui-là.

Là, on parlait d'un autre temple à Pudukkottai, mais qui n'est pas du tout un temple d'Ayyanar. Donc rien à voir...

Sinon une ou deux remarques à droite à gauche de ton carnet: - Dommage qu'à Narthamalai tu ne sois pas allée voir l'Ayyanar en contrebas du temple de Choliswaram. En fait, pas besoin d'emprunter le sentier un peu casse-gueule (je l'ai compris seulement au retour), il suffisait de revenir sur ses pas et d'emprunter le petit chemin en bas qui part du village et va jusqu'au temple d'Ayyanar."

C'est encore un autre temple d'Ayyanar qui se trouve cette fois à Narthamalai, comme indiqué dans l'extrait que tu cites… Celui-ci est plus difficile d'accès et pas forcément destiné à la visite comme celui d'Elangudipatti. Mais on peut aller le voir aussi.

Peux tu me dire si on parle du même temple Ayyanar ?

Au final, je ne sais pas puisque tu me parles de trois temples différents. Je ne sais pas lequel tu veux voir, même si je présume que c'est celui d'Elangudipatti, car c'est le plus connu et celui dont l'alignement de chevaux est peut-être le plus important. Mais il y en a des centaines d'autres que tu peux voir...

Et je ne comprends pas bien non plus pourquoi tu demandes comment on fait pour se rendre sur les sites de ces temples. C'est très bien expliqué sur les carnets de Chris70, Yann55 et d'autres… ou sur n'importe quel guide de voyage... Je te joins le lien vers mon carnet au cas où cela t'aiderait à comprendre. https://voyageforum.com/v.f?post=9101673;#9101673

N'hésite pas si tu as d'autres questions.
EV
Ah oui je me suis mal exprimée ...je parlais de celui là: "Il y a beaucoup de temples d'Ayyanar avec des alignements de chevaux au Tamil Nadu. Mais je présume que tu veux parler de celui d'Elangudipatti, dans le village de Namunasamudram, tout près de Pudukkottai. Il est facile à trouver car très connu." Pour les liens que tu ajoutes vers les carnets de voyage , je n'arrive pas à les ouvrir. Ton récit est passionnant , je vais noter tranquillement les noms des lieux. J'ai pour le moment survolé ton carnet. Pandi c'était votre guide ? Vous l'aviez rencontré comment ?
Evelyne
PA
Dans ce cas, c'est très simple d'y aller. Il suffit de se rendre dans le village de Namunasamudram, tout près de Pudukkottai, sur la route de Karaikudi. Dans le centre du village au bord de la route, l'entrée du temple est annoncée au début d'un chemin qui monte vers un petit hameau. On peut s'y rendre à pied (c'est un peu long) ou en voiture j'imagine. Pour ma part, c'est un homme qui était à l'entrée qui m'a proposé de me monter en moto. Sinon, arrivé à Namunasamudram, il suffit de demander à un habitant, tout le monde connaît. Certains se feront un plaisir de t'amener jusqu'au départ du chemin. Personnellement, j'ai trouvé que c'était un très beau site. Certes pas le plus perdu et le plus sauvage (quoiqu'il le soit un peu aussi). Mais si tu t'intéresse à la poterie, tu pourras visiter beaucoup d'autres sanctuaires d'Ayyanar qui feront ton bonheur.

Si le lien vers mon carnet ne marche pas, tu peux aller sur mon profil et cliquer sur le lien dans la partie "carnets de voyage".
PA
Pandi c'était votre guide ? Vous l'aviez rencontré comment ?

Je n'étais avec aucun guide, j'ai voyagé en total indépendant. Je pense que tu te trompes de personne et que tu fais référence au carnet de Chris70, sur lequel nous sommes en train d'échanger...
YA
Bonjour Evelyne, Je trouve bizarre que tu ne puisses pas accéder aux carnets dont parle Pagal... En tout cas, si c'est impossible, je peux te suggérer d'aller voir mon site dont voici le lien : https://www.unendroitoualler.fr/pudukottai/

J'y décris exactement comment aller voir ce sanctuaire Ayyanar très connu et j'en indique également un autre. C'est d'ailleurs grâce au carnet de Pagal que j'ai découvert ces endroits.

Bonne journée Anne
Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
EV
Je viens d'aller voir ton site , une petite mine d'infos qui me sera bien utile Ce sera plus facile pour moi ... car je vais bien arriver à y aller ! Rentrée depuis un mois et déjà la bougeotte ! Merci
Evelyne
YA
Oui, moi aussi, j'aimerais bien y retourner bientôt... Je crois que nous sommes nombreux dans ce cas, en attendant fais-nous de belles poteries ! Anne
Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
PA
Merci Christine!!! J'ai pris énormément de plaisir à lire ton voyage au TN. Maintenant j'ai vraiment, mais vraiment envie d'y retourner lors de mon prochain séjour, je ne connais pas bien cet état. Bises [:)]
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
AL
Coucou Fabienne ça fait plaisir de te revoir sur le forum [;)]

Hé oui , le TN est riche en découvertes variées et l'envie est toujours présente pour moi aussi d'y retourner.... un jour... j'espère ...

MarieJo
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
XI
Absolument d'accord !

You might also like