Le bonheur s'installe au cœur du Masai-Mara

This discussion is in French, the community’s main language.

PY
Bonjour Bernard,

Mon post état pourtant adressé à Yolande et Eric et voici que c'est toi, Bernard de ton prénom, qui me réponds….Etrange courtoisie en vérité. Mais nous n'allons pas nous offusquer pour si peu. Toutefois répondre à la place d'un autre ne fut-il pas dans ta vérité est un manque d'égard...C'est cela tu t'es égaré mais notre binôme heureusement non, lui qui cruise et nous réserve encore de belles images et un texte qui enthousiasme notre imagination.

Si Yolande photographie en RAW, le réglage de l'appareil n'a pas d'importance, c'est en post-traitement que l'on agira si besoin sur la température de couleur, qui semble effectivement un peu chaude sur notre écran calibré, mais juste sur certaines photos (p.e. autruches). Cela dépend aussi de l'heure de prise de vue.

Cela peut être aussi un choix qui alors n'a rien à voir avec la postproduction mais plutôt avec sa décision esthétique ou le réglage de son appareil. Par ailleurs, pour info, la couleur peut aussi se régler à la prise de vue.

Bateleur ou Bateleur des savanes! Je préfère la poésie des mots au dictat de la désignation bien que des noms d'oiseaux j'en connaisse quelques uns[:)]. Bateleur des savanes me plaît. Je vagabonde alors comme nos deux compères sur des pistes terriblement chaotiques. Va pour Bateleur des savanes dont j'apprécie aussi le vol. C'est mon choix!
pygmalion
JE
Bonsoir Eric et Bernard j'adore vos joutes très sympathiques, cela met de la fantaisie dans les réponses et aussi beaucoup d'humour. Donc pour résumer oui j'ai pris de gros risques pour le croco, exceptionnellement Michel m'avait autorisée à descendre sur les rochers, certainement voulait-il se débarrasser de moi. Il n'a pas réussi. Même pas vrai. Oui je photographie en RAW+JPEG base résolution pour me rappeler les couleurs avec une B des B en AWB mais parfois je trouve cela trop fade et sur Lightroom je passe en couleur naturelle ce qui effectivement ajoute une légère dominante jaune, j'essaie de ne pas trop pousser les curseurs mais je rajoute un peu de vibrance Mes réglages pour le croco le 400 monté sur le 7D Mark II soit 640 à ISO 125 f/ 5,6 au 1/640s et pour le bateleur 500 ISO f/ 6,3 1/1600.

Je vous souhaite une bonne fin de soirée.

Prenez bien soin de vous aussi, à demain Yolande
Yol + D'Jack
BL
Bonjour Yolande,

Encore bravo pour la photo du croco, belle netteté avec une "vitesse" de 1/125 s sur un équivalent 640 mm, la stabilisation du 7 D II fonctionne bien mais pas que...

C'est toujours avec beaucoup d'intérêt que je lis la prose de ton homme (et la tienne) et c'est avec le même intérêt que je vois tes photos, même si sévèrement (mais justement, hein) jugées par MDH..

Tu dis prendre du RAW+jpeg pour te rappeler les couleurs, je suis interloqué au niveau de mon vécu (qui est imposant, mais je vais faire un régime)... En effet, le jpeg que te donne ton boîtier ne "donne" pas les vraies couleurs, il résulte du dématriçage du RAW par le logiciel embarqué de ton boîtier avec application des options que tu as choisies :

température de couleur, qui n'influence pas seulement la tonalité "chaude" (jaune) ou "froide" (bleu) mais aussi l'équilibre magenta/cyan

saturation dans le choix de style

choix de rendu, par exemple "ton chair "

espace colorimétrique (sRGB ou Adobe RGB)

exposition, une surexposition les couleurs dénaturera les couleurs par désaturation

Toutes ces modifications sont possibles dans le traitement de ton RAW et de façon entièrement réversible, avec même plus d'options, notamment plus d'espaces colorimétriques disponibles (intérêt pour l'impression uniquement, pas pour la vue sur écran où le gamut de l'écran est déjà limitant par rapport aux deux espaces classiques).

Maintenant, si ton mode de prise de vue est celui conseillé par le Maître, oublie tout ce que j'ai dit, "Magister dixit !".

Michel m'avait dit il y a un certain temps (il n'était pas encore ambassadeur Fuji) qu'il bloquait sa température de couleur sur 5600 Kelvin, sais-tu s'il pratique toujours ainsi ? De même qu'il bloque sur ses objectifs avec force chatterton toutes les options qu'il n'utilise pas (pré-mise au point, type d'AF, etc.).

Et merci pour ton indulgence amusée, Éric adore m'asticoter, mais courtoisement, s'pas ? et moi-même ne suis sans (aucun) doute pas exempt de tout reproche.

Bonne continuation (de carnet, encore une fois, il n'y a pas que les intervenants qui le suivent, la majorité silencieuse est très très majoritaire)

Prends soin de toi et de tes proches et

Vale!

BL
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr WILIPI photographie animalière
JE
Bonjour, bonjour !

Le ciel est clair et étoilé, la température est nettement plus fraîche que les jours précédents lorsque nous mettons le nez dehors. Nous avons entendu le feulement du léopard à trois reprises, c’est un mâle imposant, nous explique Motoron, il a rodé dans notre périmètre, sans doute parce que la présence humaine l’indispose ou que ce domaine est sien. Les photographes démarrent à 6 h 15, nous les suivons d’un quart d’heure après avoir nettoyé les abords du camp hormis les ornières laissées par les roues et les restes d’un foyer, seul un œil avisé pourrait remarquer l’occupation nocturne de cinq personnes dans cette clairière. La faune se réveille doucement, seules les cigognes dans la rivière s’activent pour préparer leur breakfast. Un superbe lion, assis à deux pas du chemin, nous scrute en baillant, je l’immortalise avec le compact que Yolande m’a prêté mais je ne pense pas que ce cliché fera la Une ! Les damalisques semblent être les plus actifs dès potron-minet car de nombreuses mères entraînent leurs rejetons à la course tandis que les célibataires des deux sexes se livrent à des parades étonnantes : l’apprentissage du flirt, m’explique d’un air malicieux Motoron. Nous cherchons en vain le léopard signalé hier dans l’enchevêtrement végétal bordant le ruisseau. Mikaël conduit doucement, à l’écoute de son voisin que l’on sent très attentionné, soudain il me désigne un monticule à deux cents mètres au moins : « jackal ». Armé de mes jumelles, je tente de distinguer ce qu’il me montre et ne découvre qu’au bout d’un moment deux têtes. « Non, non, à côté, il y a quatre bébés ». Même avec la qualité de mon matériel, je ne vois rien, aussi, pour me faire plaisir, nous nous enfonçons dans la brousse. Effectivement, nous sommes vers le terrier de la famille, les parents sont inquiets mais les enfants, assez turbulents ne font aucun cas de nous : ils sont à croquer. Je crois que de tous les repérages que Motoron aura faits pendant ce séjour, c’est celui qui m’aura le plus scotché. Bien sûr, nous avons rapidement déguerpi pour ne pas inquiéter les canidés, ne pas attirer d’autres personnes et ne pas nous mettre en porte-à-faux avec l’administration car seul le professionnel est autorisé au hors-piste. Vers 8 h 00, nous montons jusqu’au belvédère pour un tour d’horizon sur la plaine, les reliefs avoisinants et la mythique Mara, les flancs de la colline sont recouverts d’un joli gazon très vert et les brouteurs affluent pour s’en repaître. Yol et Michel n’ont pas trouvé les chacals mais un rhinocéros noir qu’ils nous invitent à admirer, ils sont tellement rares au Kenya. Ce beau porteur doit peut-être sa survie au public qui le harcèle à longueur de journée, tenant les braconniers à distance ? Je dénombre vingt-sept voitures, la majorité à cheval sur les bas-côtés. Mais, revenons à nos cabotins, ils ont, eux aussi, attiré la foule, ce qui veut dire que vingt autres bagnoles ont piétiné le couvert végétal pour assister aux espiègleries des chiots. Dans cette cohue le Land n’a pas réussi à se faufiler vers le terrier et c’est à distance que ses deux occupants lorgnent la famille mbweha dans sa cour de récréation. On ne s'en lasse pas.
Yol + D'Jack
JE
Désolée erreur de manip je crois que ce n'est pas mon jour.

Impalas dans la belle lumière matinale





Martin-chasseur à tête grise (Halcyon leucocephala)

Outarde, mais laquelle ?

Des jeunots Canis mesomelas !

Rhinocéros noir (Diceros bicornis)

Après la pause-café sur Look-out Hill, nous descendons vers le sud, la Tanzanie et le Serengeti sont derrière les collines qui ferment le panorama. Un important groupe de vautours oricous s’est rassemblé autour et dessus une termitière, ce qui n’est pas courant, ces charognards, hors lors de la curée sont en général solitaires ou en couple. Là, ils se dandinent, s’épouillent, se reniflent, étendent leurs ailes sans un bruit car ce grand volatile est peu bavard. Qu’on s’intéresse à ces éboueurs de la brousse, surprend nos amis africains ! Il est vrai que cette espèce avec sa tête rouge et son cou déplumé, n’a pas une physionomie plaisante à l’instar du vautour africain ou de celui du Cap. Peut-être sont-ils là parce qu’un guépard sévit dans le secteur et qu’un éventuel festin se profilerait à l’horizon ? Le félin est tranquillement couché sous un épineux, très éloigné du chemin, Mikaël, encouragé par son coéquipier, s’avance dans la brousse pour que je puisse le contempler correctement mais quitte rapidement ce no man’s land interdit. En milieu de matinée, nous contournons Ashnil Bush Camp, bifurquons à droite sur une piste secondaire qui s’enfonce dans un paysage vallonné, plus sauvage et inhabité ! Nous tournons encore à droite sur un passage à peine marqué butant sur une rivière asséchée qui s’appellerait Keekorok, nous la traversons et la suivons vers l’aval jusqu’à un bosquet : notre récompense est là, couchée dans les herbes, indifférente à notre présence. Il s’agit d’un adulte de taille modérée donc une femelle, me dit l’expert. Ce félin est le plus racé du monde animal et je comprends qu’il soit le chéri des visiteurs. Nous informons l’équipe technique de notre découverte mais elle tarde à venir, il faut dire que l’accès n’est pas évident dans ce dédale de chemins et de traces, nous sommes obligés d’aller à son devant et de l’amener sur le site que nous lui abandonnons aussitôt pour ne point attirer la curiosité : le pisteur a fait son travail ! Vautour Oricou prêt à s'envoler.





Photos de fin de matinée à suivre.
Yol + D'Jack
RJ
Il faut patienter pour voir le léopard maintenant ? Roohhh
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
BL
Le ciel est magnifique !

Pour l'outarde, mon consultant préféré, ma blonde, donne une femelle d'Outarde à ventre noir, Lissotis (ci-devant Eupodotis) melanogaster, Black-bellied Bustard. On peut hésiter avec une femelle de la quasi similaire Outarde de Hartlaub, mais elle est moins fréquente à Masai Mara.

On attend les photos, suspense, suspense, de Dame Leopard...
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr WILIPI photographie animalière
JE
suite. Prête pour la chasse.



Bof.... un peu trop gros.



Retour après la sieste.
Yol + D'Jack
JE
À midi, nous nous garons sous un saussage tree, au bord de la Sand River. Le sol est jonché des fleurs de ce colossal arbre, les fruits, gros comme des saucisses pendant au bout de longues tiges. Le site est idyllique, calme et désert : que demander de plus ! Le lit de la rivière est large, un flot rare, peu profond et limpide se glisse sur un sable ocre avec des effets brun foncé. Des zèbres, une famille de girafes s’abreuvent en amont tandis que des buffles se prélassent dans une flaque proche. Le cuisinier prépare le déjeuner et le dîner aidé de Yolande pour la corvée de pluches, je me porte volontaire pour le rinçage des légumes dans le courant d’une onde pure ! Nous profitons de cette eau claire pour faire une toilette sommaire dans la cuvette, pas la même ! Après le moment de détente quotidien, nous levons le camp, Yolande et Michel d’un côté, nous de l’autre. C’est bien sûr Œil de Lynx qui fait la première découverte, du côté de la Keekorok River en la personne d’une lionne puis une seconde sur le bord opposé, la plus proche semble très absorbée pendant que sa compagne dévore les restes d’un bébé élan mais s’enfuit à notre arrivée. En fait, ce que je n’ai pas perçu mais qui est la raison pour laquelle nous sommes venus là, est la présence du léopard dans un arbre. Celui-ci s’est fait subtiliser sa chasse par les deux frangines, l’une mange et l’autre surveille. Les opérateurs prennent le relais, tandis que nous regagnons la piste distante d’une cinquantaine de mètres. Les photographes resteront jusqu’au soir et constateront que profitant d’un moment d’inattention des lionnes, la panthère est descendue de son perchoir pour récupérer son bien afin de le croquer tranquillement, perchée sur sa fourche. Les rangers qui sillonnent le parc à la recherche des contrevenants ne viennent pas dans les secteurs isolés, préférant ceux où se pressent les touristes, ça rapporte davantage ! Presque 3 heures à observer cette merveille.

Une des chapardeuses. Contre jour



Evidemment j'ai raté la descente

pour la récupération d'une partie de sa pitance.

Sous différentes lumières changeantes.



Il est temps de partir.
Yol + D'Jack
JE
Tout étant source d’intérêt pour moi, nous roulons doucement, Mikaël s’arrêtant à ma demande : pour un buffle crevé dans un étang, des guêpiers, aisément reconnaissables par leurs silhouettes et leurs couleurs chatoyantes mais aussi par leurs piaillements caractéristiques, deux jeunes lions allongés dans les graminées, des buffles, des hippos et un crocodile cohabitant dans la même piscine. À la tombée du jour, nous sommes arrivés à notre hébergement au bord de la Sand River, en réalité à deux pas de notre pique-nique site de midi. Rien n’indique que l’on peut se poser là, mais Motoron connaît parfaitement les endroits autorisés pour son patron, celui-ci est particulièrement beau et sauvage. Nous garons les voitures sous la ramure d’un arbre imposant et installons nos équipements vers le couchant. Le majordome, toujours attentif au bien-être de ses hôtes est descendu dans la rivière pour creuser un trou dans lequel nous allons prendre notre bain, économisant ainsi l’eau du réservoir et les allées et venues quotidiennes pour le ravitaillement. Quatre buffles ont décidé, eux aussi, d’en faire de même, ils sont à 150 mètres de nous, totalement indifférents à la présence humaine. Pendant ce temps, le pot-au-feu mijote, comme il se doit, dans sa gamelle. Mikaël découvre et apprécie la cuisine traditionnelle française à base de produits régionaux tels des navets, des carottes, des pommes de terre, du chou et des poireaux, sans oublier une viande de bœuf moelleuse et goûteuse, un verre de Gevrey-Chambertin aurait été un bon mariage mais nous n’avons qu’une seconde bouteille de champagne pour trinquer, tout juste à bonne température. On ne va ni se plaindre ni écrire à Voyage Forum ou Tripavisor que le frigo avait des faiblesses ou qu’il manquait deux degrés dans le baquet ! Tu t’en sors bien sur ce coup-là, mon cher Maestro ! Fleurs magnifiques d'un buisson dans la savane ?

Fleurs de l'arbre à saucisses (Kigelia africana).





Préparation du pot au feu. Lavage des légumes dans la Sand River.

A la prochaine ......
Yol + D'Jack
BL
Superbe reportage superbement illustré, si, si !
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr WILIPI photographie animalière
MA
Bonjour Bernard,

qu'il bloquait sa température de couleur sur 5600 Kelvin

whaouu c'est beaucoup, perso je bloque le mien à 5.000 K. Je trouve que c'est mieux pour la colorimétrie et la cohérence de bloquer à une température donnée, on gagne du temps au post-traitement.
https://apprentisvoyageurs.com
MA
Que c'est beauuu, j'aime beaucoup votre texte ... et les photos de madame

Ca y est, j'ai à nouveau envie d'aller en Afrique ... merci et bravo [:)]
https://apprentisvoyageurs.com
PY
Bonjour Max68, Bernard, Eric, Yolande et les autres confinés,

C'est vrai ce carnet est super, texte et images à l'avenant. En effet il suscite bien des émotions et quelques regrets. Il donne aussi envie de s'immerger de nouveau dans la brousse. J'aime bien le coté baroudeur de ce trip. Franchement ça nous a manqué dans les parcs de l'Ouest du Kenya.

Les félins sont bien représentés. Et ce guépard sur sa motte, sur ce fond, la classe! Toujours une belle émotion de rencontrer les léo, les lions aussi, enfin quand ils mangent proprement.

Sur mon smartphone le rendu colorimétrique des images de Yolande est différent. Le jaune y est moins envahissant et du coup le résultat global plus équilibré . Je ne me l'explique pas mais c'est bien.

Les boitiers canons ont un rendu natif qui me donnerai presque envie de switcher. Je ne sais pas si les réflex nikon font jeu égale. Mais je pense que les jaunes sont bien au dessus du lot. Peut-êre donnent-ils des tons plus naturels, enfin cela dépend du boitier et du réglage....non pas taper!

Yolande et Eric, la pause syndicale s'achève.... Dans l'attente de la suite de vos aventures africaines[:)].
pygmalion
JE
Bonjour Bernard

Alors pour le croco si je ne me trompe pas la vitesse que j'ai indiquée et au 1/640e et non au 1/125e quant à la température de couleur je ne me souviens pas que Michel m'avait fait bloquer à 5600K je pense qu'il m'avait indiqué plutôt en AWB. Pas sûre....de moi. Merci pour tous tes renseignements. Des vrais puits de science les Blesl....Yes Amicalement Yolande
Yol + D'Jack
MA
Les boitiers canons ont un rendu natif qui me donnerai presque envie de switcher. Je ne sais pas si les réflex nikon font jeu égale.

oui, les rendus natifs ne sont pas les mêmes. Nikon est beaucoup plus neutre dans ses images natives, perso je préfère, c'est plus simple pour le post-traitement et en plus je préfère des images plus douces. Après si on ne veut pas reprendre un minimum les photos Canon est peut-être plus indiqué.

Perso je ne connais que l'Afrique Australe, mais c'est vrai que le Kenya donne bien envie.

Pour moi le gros plus du voyage de Yolande et Michel c'est les camps itinérants, seul au milieu du bush c'est une sensation incomparable ... nous avions connu ça à Moremi dans le delta de l'Okavango [:P]
https://apprentisvoyageurs.com
JE
Merci Jean François

Ravie que notre partition te plaise et te donne envie de retourner en Afrique pour notre part nous sommes des inconditionnels mais dommage que les sons et les odeurs ne puissent pas être en accompagnement. Un grand merci pour les appréciations. Peut être que si cela intéresse à la fin je joindrai un diaporama rappelant le séjour. Bonne soirée Amicalement Yolande
Yol + D'Jack
MA
Oui, oui pour le diaporama [:P]

Et oui tu as raison, les sons et les odeurs sont des éléments importants. [:)] Notamment les nuits avec tous les "bruits" des animaux, fabuleux

Si je te dis qu'une nuit à Chitake, Mana Pools (ce qui signifie que le prochain être humain est au moins à 50 kms) nous avons eu un groupe de 4 lions qui sont passés au pied de notre tente en feulant ça doit te parler [;)].

En entendant leurs pas et leurs respirations ...
https://apprentisvoyageurs.com
JE
Et oui mais sur le toit de la voiture c'est plus tranquille en principe. Mana pools c'est au Zimbawe. De là nous étions partis en canoë avec un guide et 3 autres canoës, le soir nous dormions sous des moustiquaires sur une légère armature, au bord du Zambèze, génial un matin très tôt un léopard est passé entre nos moustiquaires individuelles pour rejoindre la rivière. Là on retient son souffle et on ne bouge plus. Mais quelle expérience 100 Kms comme cela de Mana pools à la frontière du Mozambique. Que de souvenirs Bonne soirée Yolande
Yol + D'Jack
MA
canoë avec un guide ... Zambèze, génial un matin très tôt un léopard est passé entre nos moustiquaires individuelles pour rejoindre la rivière. Là on retient son souffle et on ne bouge plus. Mais quelle expérience 100 Kms comme cela de Mana pools à la frontière du Mozambique.

trop fort trop beau [:P] [:)]
https://apprentisvoyageurs.com
JE
Bonsoir Jean-François, Bernard, Eric, Régis et autres confinés aguerris,

La discussion se complique sérieusement pour moi qui en étais resté au "Le Rouge et le Noir" que je situais plutôt en Franche-Comté, mais "le Rouge et le Jaune", en Afrique : quèsaco ? J'y perds mon latin que j'avais pourtant enrichi depuis le lycée (ça fait un bail) avec des mots tels qu'Acynonix jubatus, Torgos tracheliotos, Crocuta crocuta, Ceratotherium simum et j'en passe. Je ne parle pas du R.V.B, de température de couleur, du poids, parfois lourd, des photos, du rendu natif, de dematrizage du raw........ je leur préfère les expert(e)s en couleurs de plumage de piafous, même si dans ce domaine, je constate qu'il faut parfois être tatillon.

Vous verrez, dans le prochain message, l'une des trois ou quatre photos que je revendique, prise avec un minuscule Canon, exceptionnellement noir (ils ne sont pas tous rouges). Je me prépare au pire !

Bien cordialement. Jacky.
Yol + D'Jack
PY
Bonsoir, bonsoir

De là nous étions partis en canoë avec un guide et 3 autres canoës, le soir nous dormions sous des moustiquaires sur une légère armature, au bord du Zambèze, génial un matin très tôt un léopard est passé entre nos moustiquaires individuelles pour rejoindre la rivière. Là on retient son souffle et on ne bouge plus. Mais quelle expérience 100 Kms comme cela de Mana pools à la frontière du Mozambique.

Oui là j'imagine, pas de bruit, respiration en mode furtif...Ca me rappelle Ihaha au Botswana. Nous campions près du Chobé (4x4+tente sur le toi). En milieu de nuit un éléphanteau s'est fait dévorer sur la rive par des lions. Nous entendions ses cris, les rugissements des fauves et les os du l'animal céder sous la pression des mâchoires. Un peu plus tard, le festin terminé, la troupe s'est installée au pied de notre véhicule rugissant de plus belle (la voiture tremblait). Ils sont restés là au pied du véhicule, à pousser la chansonnette environ une bonne heure puis sont repartis dans le bush. Le lendemain nous sommes allés prudemment sur la dépouille de l'animal. Les lions l'avaient dévorés vivant par l'intérieur. Evidemment pas de mise à mort par strangulation…
pygmalion
GI
Bonjour,

Comme Jean François je trouve que Nikon est plus neutre dans les couleurs, mais cela dépendant de beaucoup de choses comme les réglages de l’appareil, de l’appareil lui même et aussi des réglages de l’écran sur le quel on suit ce carnet.
Nathalie

Photos et carnets de voyage : http://www.girardinphoto.net
BL
Bonjour Nathalie,

Je ne pense pas que l'on puisse dire qu'une marque de capteur, Sony ou Canon ou... soit plus neutre qu'une autre. Certes on entend souvent que Canon favorise les tons de chair et que Nikon a un rendu plus froid.

Mais la neutralité n'existe pas.

Le même RAW Canon développé, avec tous les curseurs à zéro, par Camera Raw (LR et Photoshop), DPP (le logiciel dématriceur propriétaire Canon) et Capture One donnera des différences de rendu visibles sur un écran étalonné (dit "calibré"). Il en sera de même pour un RAW résultant d'un capteur Sony (ou autre).

Ensuite sans même aller jusqu'au daltonisme, notre dématriceur RGB interne, notre couple rétine/cerveau n'est pas absolument identique. Notre perception des couleurs est possiblement différente d'un individu à l'autre.

Enfin peut intervenir notre système optique, avec sa lentille, le cristallin qui "jaunit" la vision avec l'âge (ou une exposition intense aux UV, ou...). J'ai été opéré de la cataracte à gauche, l'œil droit qui devait suivre n'a pas été opéré dans la foulée pour des raisons que vous pouvez deviner. Quand je ferme un œil, j'ai l'impression d'avoir une température de couleur différente à droite et à gauche.

Cela n'empêchera pas le photographe safariste soigneux d'étalonner sa balance des blancs avec une charte de gris, bien évidemment placée à l'endroit du sujet principal, lion, éléphant, léopard ou crocodile... Ch'sais pas pourquoi, mais il y a de moins en moins de photographe safariste soigneux...

Amitiés à tous et bises aux autres

BL

PS : Jacky, Rouge, c'est Canon, Jaune Nikon, les deux marques antagonistes (c'est du folklore, en fait...). Et nous sommes tous impatients d'admirer ton Grand'Œuvre...
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr WILIPI photographie animalière
GI
C’est ce que je voulais dire, mais en plus simple !
Nathalie

Photos et carnets de voyage : http://www.girardinphoto.net
RJ
Comme tout le monde veut régler sa balance des blancs, je vous invite à lire cet article
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
PY
Bonjour Bernard,

Hé, hé, hé! La part oh combien déterminante du sujet dans la prise de vue. Nous sommes tout de même en nombre à penser, mieux à percevoir, que les boitiers nikon et canon ont des rendus colorimétriques natifs différents. Difficile de dire à ce niveau ce que ressent le système objectif/capteur mais nous ici sur ce forum et vivants, affirmons collégialement et cordialement que ce n'est pas une simple rumeur.Ce que nous comparons est différent. Cela ne tient donc pas à nos yeux mais à la manière dont le système objectif/ capteur traite et restitue l'information. Du coup la subjectivité serait plutôt du coté de nos machines pas si neutre que cela... oh!

Décidément le confinement porte à la rêverie...être ou ne pas être[;)].
pygmalion
PY
Bonjour Régis,

La charte mettrait t'elle nos boitiers d'accord? Bonne article et merci.
pygmalion
JE
Bonjour à tous.

Avant dernier Jour.

Couchés de bonne heure, nous nous réveillons en pleine forme, malgré les rugissements continuels des lions maraudant dans les parages. Nous plions bagage un peu après 6 h 00, alors que les premiers rayons du soleil colorent le ciel vers l’orient, c’est l’heure où la hyène rejoint sa tanière après une nuit d’errance. Nous tombons sur un immense troupeau de buffles, il doit y en avoir cinq ou six cents qui broutent sans inquiétude car, sans doute ont-ils payé leur tribut aux prédateurs qui n’ont cessé de hurler. Un étrange borborygme emplit la savane : sont tous ronchons ces bovins ! Un peu plus loin en amont de la rivière et près de Sand River Camp, une grande famille de lions, gueules maculées de sang, se repose d’une longue chasse, entre les lionceaux et leurs géniteurs, ils sont seize ce qui semble être un chiffre courant dans la réserve. Plusieurs franchissements existent dans ce secteur, mais il n’y a pas assez de profondeur pour les crocodiles, malheureusement pour les herbivores, les carnassiers ont pris le relais car il y a d’autres lions à l’affût, un clan tanzanien me signale Motoron qui les connaît tous : un couple et quatre mioches se disputant un os qu’ils ont peine à attraper. Tout autour de nous et par-delà la proche frontière, la plaine légèrement vallonnée fourmille de troupeaux, il y en a des dizaines de milliers, toujours aussi peu décidés à sauter l’obstacle.

À 8 h 40, nous nous réfugions à l’ombre d’un gros figuier pour le conventionnel café ou thé en compagnie de nombreux gnous et zèbres qui viennent à proximité se désaltérer dans l’eau limpide de la Sand River. Michel ayant sans doute besoin d’un peu de solitude, nous confie à Mikaël et part pour je ne sais quel prétexte avec son auxiliaire. La flotte, source de vie, attire la faune, les animaux sont partout en groupes restreints ou en immenses troupeaux sur les deux rives de la rivière, outre les habituels que je ne citerais pas, on peut distinguer des phacochères et deux cobs des roseaux, aussi appelés redunca, les deux mâles se tiennent à l’écart des autres espèces, ce sont les premiers que nous avons le bonheur de voir. Les lions, eux aussi, occupent le territoire, nous voyons trois clans en à peine quarante-cinq minutes et un splendide solitaire. Des babouins olive éparpillés dans la prairie, assis sur leur postérieur, cherchent leur nourriture dans l’herbe. Leur posture et leur mimique me font penser aux géladas des Hauts Plateaux d’Abyssinie, leurs cousins, essentiellement herbivores. La broussaille qui croît dans le secteur a attiré des oiseaux, il n’y a pas foule comme dans certains parcs d’Afrique Australe ou plus encore en Éthiopie, mais on distingue des hirondelles, des bulbuls, des barbets, des merles, des tourterelles, des pigeons verts, des rolliers et un serpentaire esseulé au milieu d’une centaine de vautours africains. Ces grands planeurs ont atterri sur le chemin, le gué et la berge escarpée de la rivière, indifférents à notre présence. Pas de « Kill » en vue, ils sont là pour se refaire une beauté, s’épouillant, se trempant les fesses et le bec dans l’eau ou emmagasinant de la chaleur.







Allez viens mon pote !

Non tu ne passeras !



Les vautours africains,



très photogéniques, pour moi.



A suivre....
Yol + D'Jack
JE
reprise



Le soleil étant au zénith, c’est l’heure de la croustille, nous filons vers notre ficus où la table est mise pour un déjeuner plus copieux que les autres jours. Michel n’est pas très en forme, outre le fait qu’il fume comme un pompier d’où une voix rocailleuse, il traîne une vieille fièvre paludéenne et préfère s’allonger pendant que nous descendons à la rivière prendre un bain de pieds, les buffles sont toujours là et deux cobs des roseaux, beaucoup plus farouches que les bovidés. Les fameux « crossings », seraient imminents, Motoron ayant reçu des informations. Mais non, toujours rien, pourtant, les troupeaux sont massés de part et d’autre de la barrière liquide, on pourrait, d’ailleurs, se poser la question du sens de leur migration ? Un léger indice, toutefois, les crocodiles sont concentrés en face et les hippopotames leur ont abandonné le domaine. Nous n’en voyons qu’un qui court à travers la brousse, la gueule de travers, nous le sentons à la fois inquiet et irascible, il passera juste sous le nez du Land qui nous suit à distance. Nous croiserons encore moult herbivores, des girafes, des éléphants, les premiers aujourd’hui, des buffles, une famille de lions vers Serena Lodge, trois chacals, papa et maman autruches en compagnie de leurs autruchons et sur le chemin du retour, un magnifique serval qui surgit d’un buisson à deux pas de nous. Notre arrêt attire plusieurs voitures, pratiquement les premières de la journée. Pendant que les passagers se bousculent pour photographier le gros chat tacheté, Motoron discute avec les chauffeurs qu’il connaît tous et me transmet leur remarque : « qui est ce type seul avec toi qui ne prend pas de photos ? », c’est effectivement assez rare, mais je peux proclamer que le voyage et la contemplation existaient avant les naissances de Niepce et Daguerre.

Rassemblement pour gagner la rivière.









Hirondelle à ventre roux ?

A suivre...
Yol + D'Jack
BL
Bonjour Yolande et Jacky,

Yolande, j’adore tes photos de vautours, tout particulièrement celle après la reprise. Jacky, j’adore ton style à l’humour discret. Pour l’hirondelle, je dirai oui, à ventre roux.

Merci du partage

BL
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr WILIPI photographie animalière
PY
Bonjour, bonjour,

Jacky j'observe dans le texte que tu as bien la fibre ornitho. Tous ces noms d'oiseaux….superlatif [:)]! Si la prise de vue peu parfois perdre le rapport au sujet, je constate que des mots bien ciselés peuvent le restituer...Chapeau! A te lire on se balade. En ces temps contraints c'est une bénédiction. Alléluia !

Yolande je kiffe grave tes images. A l'instar de Bernard j'ai un faible pour les vautours. Comme eux je ne laisse rien traîner dans mon assiette[;)]. Un plus pour les scènes des lions joueurs et le portrait du vautour en fin de page. L'hirondelle est une réussite (Qu'elle focale?) . Les images d'ambiance de la migration débutante font que finalement on y est sous ce cagnard! A la verticale je suppose?
pygmalion
JE
Bonsoir Eric et Bernard

Merci pour vos compliments, nous sommes vraiment très touchés, cela nous fait du bien.

Oui j'aime prendre des photos particulièrement des laissés-pour-compte de la savane que nous aimons bien comme: hyènes, vautours (et serpents particulièrement absents durant ce séjour, d'ailleurs trop peu souvent observés lors de tous nos voyages en Afrique sauf Boomslang et Puff Adder). Nous serions aux anges de voir des caracal, serval, ratel porc-épic mais nous avons rarement eu l'occasion de les contempler. Pour l'hirondelle prise au 400x1,6=640 à ISO 200 f/5,6 au1/500s, elle est très recadrée.

Bonne soirée Amicalement Yolande et Jacky
Yol + D'Jack
MU
Bonjour tous les deux,

j'aime prendre des photos particulièrement des laissés-pour-compte de la savane

C'est vrai que ces images rendent les vautours photogéniques, je n'aurais jamais cru ça possible! Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
RJ
Des photos de vautour sont très belles, mais je ne les ai jamais mis dans les laissés pour compte à la différence des Impala par exemple.

Par contre si tu arrives à rendre le marabout photogénique ..... Parce qu'il y a du boulot [:P]
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
BL
Régis, essaie notre nouvelle (bikoze site piraté) galerie marabout... Moi, je leur trouve la beauté des censés "laids", bien trop injustement méprisés, comme hyènes, hippos, bucorves, pintades, etc. Et bien sûr les vautours que des photos comme celles de Yolande devraient contribuer à réhabiliter, sans parler de leur utilité dans l'écosystème de la savane (les marabouts itou).

Portez-vous bien, vale, quoi !

BL
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr WILIPI photographie animalière
JE
Bonjour Régis, C'est vrai qu'avec sa tête quasi chauve, son cou déplumé, son gros bec et sa poche pendante, cet oiseau n'est vraiment pas esthétique, de plus, le fait de souvent se nourrir de charogne et de squatter les dépotoirs, n'arrange pas son image, mais en vol, il est assez gracieux, faisant parfois songer, lorsqu'il plane haut dans le ciel, aux images des reptiles volants disparus il y a "belle heurette" ! Je conçois qu'un photographe, même averti, aura beaucoup de difficulté à améliorer l'image de cet échassier, y compris avec les progrès de la technique chez les Canon, Nikon et autres qui permettent pourtant de mystifier la réalité. Pour ce géant ailé, ça va être difficile !

Bien cordialement. Jacky.
Yol + D'Jack
RJ
On dirait qu'il a reçu une bombe atomique sur la tête
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
RJ
Même comme ça j'arrive pas à le trouver beau
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
JE
Bonjour Bernard,

Bien d'accord avec toi en ce qui concerne les "mal aimés" du monde animal. Personnellement, je les apprécie tous, sauf peut-être, les glossines et les culicidaes, surtout de sexe faible, du moins lorsqu'ils me tournent autour ! J'aime bien les photos de ton site, principalement celle vers l'hippo et celle avec le pygargue et le vautour. Bien cordialement. Jacky.
Yol + D'Jack
JE
Bonjour à tous,

Cette ultime nuit en brousse aura été quasi silencieuse, même pas un chant d’oiseau, mais c’était le cas chaque jour : ils sont où les piafs, pas de moustiques non plus, d’autre part ? Les photographes sont partis à l’aube sous un ciel chargé de nuages et une température douce pour une dernière leçon. De notre côté, nous plions bagage, mais Mikaël a égaré ses lunettes, elles sont restées dans la toile qu’il vient de rouler en boule avec les piquets et les sardines. Il lui faut un certain temps pour démêler l’ensemble et récupérer ses verres sans lesquels il est handicapé. Fera-t-il l’affaire vis-à-vis de MDH qui désirerait fidéliser un chauffeur pour ses prochaines escapades ? Il nous a demandés à tous les trois, ce que nous pensions des compétences de Mikaël et nous avons tous donné un avis positif, sachant qu’une telle expérience est assez différente de l’ambiance prévalant dans les TO et les Lodges, où il n’y a pas souvent de tente à monter et de pot-au-feu ou de langouste à cuisiner en plein air ! Les voitures sillonnent déjà l’immensité du parc, nous les avions presque oubliées pendant notre stop vers la Sand River. Les buffles sont toujours près de la forêt galerie mais les lions ne sont pas très loin, suffit de repérer les embouteillages : il y a plus de bagnoles que de félins, la famille comptant pourtant 17 membres. Moi, ce sont les hyènes qui me passionnent et Motoron connaît leur retraite. Sans doute les a-t-il commandées pour me faire plaisir car nous en croisons une qui s’enfuit de sa démarche saccadée, des adultes et des petits qui s’éloignent de quelques mètres à notre approche, plus loin, nous en apercevons d’autres isolées au milieu d’un immense troupeau de gnous, ceux-ci ne prêtant aucune attention à leur présence. Le clou est au bord de la rivière où une femelle et un pitchoun encore noir se livrent à des gestes tendres et touchants, ceux-là mêmes immortalisés par Yolande, précédemment. Je ne me lasse pas d’observer ces créatures très sociables tant décriées par tout le monde, la preuve, il n’y a absolument personne dans ce secteur pourtant proche de nombreux camps et c’est tant mieux, le visiteur, ici, ne semblant être qu’à la recherche du « kill », du « crossing » ou des gros chats ! C’est sur ces belles images que se termine notre « Retour à Masaï-Mara », nous réglons nos comptes (sans violence) et saluons avec un pincement au cœur et quelques bises, ce sacré bonhomme avec qui nous aurons vécu des moments inoubliables. Il va continuer son errance en solitaire avant de retrouver sa chère et tendre Christine pour une virée vers Magadi, je les envie ! Ce matin Michel me propose d'aller vers le terrier des hyènes, que nous n'avions pas vu hier car occupés sur un autre site d'observation. Très tôt dans la belle lumière, nous tombons sur une famille qui rentrait de la chasse et nous passons beaucoup de temps à les observer, poursuites, mêlées, chapardages, menaces et nourriture des plus jeunes : un régal.













L'important: nourrir les petits

en régurgitant.

Belles scènes dont nous ne nous lassons pas.
Yol + D'Jack
JE
Nous quittons la famille pour retrouver ceux qui étaient restés au terrier. Là, stupeur plus personne, sauf une adulte et un minot que je nommerai Fripouille, car lui n'était pas décidé à quitter les lieux et il s'en suit une succession de caprices, de fuite, de grognements, de protestation, de mimiques, un long moment de pur rigolade . Je termine donc ce séjour en nageant dans le bonheur. Yol.

Fripouille. Non je ne veux pas partir.







Salut Fripouille....



Motoron, quant à lui, a salué son employeur sans effusion mais avec un grand respect, il rentre chez lui avec nous. Nous croisons encore beaucoup d’animaux y compris aux abords de la civilisation où ils se mêlent au bétail domestique. Dans le village, il dépose son maigre paquetage et remonte avec nous, nous demandant si nous pouvons l’emmener à Narok. La piste qui traverse les conservancies est exécrable, nous y voyons nos derniers damalisques, gazelles, phacochères, gnous, zèbres, girafes et encore plus de bovins ou d’ovins. Nous ne tardons pas à aborder des zones cultivées par une ethnie différente des Hommes Rouges qui sont comme chacun sait des éleveurs semi-nomades. Que va faire notre cicérone en ville, me direz-vous ? Dépenser son argent, bien sûr et pour acheter quoi : des vaches, pensez-vous ? Et non, Michel a réussi à le dissuader d’agrandir son cheptel, source de problème avec le monde sauvage. Il va donc s’offrir une quatrième épouse. Nous nous séparons vers une station-service, sans émotion particulière. Le trafic jusqu’à Nairobi est infernal, principalement vers l’escarpement où un interminable convoie de poids lourds roulant à faible allure, bloque la circulation. Mikaël a pour mission de nous déposer directement à l’embarquement alors que nous sommes en tenue de brousse et pas lavés depuis la veille, ni rasé, en ce qui me concerne, depuis une semaine. Ce n’était pas prévu au programme et nous le prions de nous conduire chez son employeur, Sunworld Safaris Ltd, il n’est que 16 h 15. Ce dernier n’a aucune consigne venant de Paris, nous concernant, un oubli sans doute ! Le manager, très sympa, met à notre disposition une chambre avec douches, priant le chauffeur de nous attendre et de nous conduire à l’aéroport où nous arrivons pour l’enregistrement à 18 h 30.

Notre avion de la compagnie Kenya Airways décolle à 0 h 15. Les prestations à bord sont nulles, comme le film, mais cela n’a aucune importance. Une pensée pour Mikaël qui a retrouvé sa famille à laquelle il aura beaucoup de choses à raconter, une autre pour Motoron qui convole en juste noce au bras d’une jolie « en-kitok » et enfin, une dernière pour Michel, seul dans l’immensité du Masaï-Mara avec ses clopes, un verre de whisky et ses appareils Canon. Nous devrions nous revoir au Festival de Montier-en-Der en novembre prochain. En attendant, nous laissons nos esprits vagabonder ! Merci à Mikaël, à Motoron et plus encore à Michel.

Le Méjanel, vendredi 4 octobre 2019. Jacky et Yolande.

Je m'excuse d'avoir été un peu long pour raconter, somme toute, un court voyage, je suis un peu musard, heureusement, les photos de ma "Blonde" plutôt amusette sont venues égayer cette prose.

Merci à celles et à ceux qui l'auront lue jusqu'au bout !
Yol + D'Jack
BL
Jacky,

Pas un mot de trop, on en redemanderait même ! Récit et photos homogènes en (haute) qualité, un partage riche et généreux ! Merci, merci et merci !

Bonne soirée, portez-vous bien

BL
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr WILIPI photographie animalière
GI
Magnifique toutes ces photos de hyènes ! 🤩
Nathalie

Photos et carnets de voyage : http://www.girardinphoto.net
RJ
Magnifique tout ça Jacky et Yolande ! Si l’épidémie veut bien nous laisser tranquille, j'y retourne mi novembre 🤞😍
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
MU
Si l'épiderme veut bien nous laisser tranquille,

Ah les bonheurs du correcteur automatique

Merci Yolande et Jacky pour ce récit. J'en reprendrais bien une louche pour la Zambie . Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
RO
Un grand merci Yolande et Jacky pour ce superbe retour sur le Masaï Mara. Maintenant que j'ai bien rêver devant ces magnifiques images et ce beau texte, je n'ai qu'une envie... y aller... notre voyage a été reporté fin Novembre [:)].
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
MA
Bravo pour ce magnifique carnet écrit à 4 mains et UN appareil photo [;)]

Ca veut dire qu'on peut encore voyager au Kenya "hors du temps" sans avoir trop de contact avec nos congénères ...ça donne sacrément envie. [:P] En revanche, je pense que c'est obligatoirement dans un cadre particulier, comme là avec un photographe pro, et je dois avouer que même si j'aime prendre des photos je ne me sens pas prêt à en faire le point central d'un voyage et être sous le "dictat" d'un "initié".

A j'oubliais, j'apprécie aussi beaucoup les hyènes et leurs rires [;)]

Merci encore [:)]
https://apprentisvoyageurs.com
SY
Merci à tous deux pour le partage de cette aventure pleine d'émotions. J'aime beaucoup les scènes avec les hyènes. Quelques soient les animaux rencontrés ce qui est intéressant à mon goût c'est lorsque l'on peut observer des interactions, des comportements. Votre expérience montre que même au Mara (devenu tellement touristique hélas ) on peut vivre une expérience originale. (même si personnellement je préfère la tranquillité de Meru par exemple) A quand un récit sur vos plus anciens voyages , je serais personnellement très intéressée par le partage de vos safaris dans les années 80 notamment à Aberdare, Meru (moi aussi j'ai les livres des Adamson dans ma bibliothèque [;)]) .

Un grand merci et une excellente journée de 1er mai!
https://www.routard.com/forums/t/safari-au-kenya-en-quatuor-octobre-2025/481554/25?u=karen56 https://voyageforum.com/forum/kenya-hors-sentiers-battus-d9781073/ https://www.routard.com/forums/t/evasion-au-kenya-entre-deux-confinements/276792
JE
Régis, Même si cette année nous avions décidé de profiter de notre belle région, j'espère que l'épidémie sera derrière nous et que chacun pourra aller où bon lui semble. Bon Masai Mara et à la prochaine. Jacky
Yol + D'Jack

You might also like