l'occident s'est choisi le systeme qui fonctionne le mieux pour lui. Rajout indispensable à mon avis.
Et l'occident ne se développe que dans une seule direction.
"Les flux de migrations, c'est vers l'occident qu'ils vont" ; pas seulement, et ce n'est apparemment pas la tendance actuelle.
"D'ailleurs, les resultats sont la" quels résultats ?
"C'est bien que c'est en occident que se trouve le bonheur." Ca c'est trés discutable.
l'agréssivité du monde occidental
by Solimann
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Que ce soit clair, je ne suis pas pour l'excision des petites filles ! mais je dis que avant de vouloir corriger les défauts des autres cultures il faut déja corriger les notres. Même si je trouve mauvaise une pratique dans un pays, je n'ai rien à dire car je ne sais pas à quoi ca correspond.
"L'extermination des Amérindiens et des Aborigènes d'Australie n'a pas laissé de choix, etc." Les occidentaux ne font pas mieux aujourd'hui et c'est certainement les pires prédateurs et agresseurs de la planète: par exemple plusieurs personnes de ce forum auraient la volonté d'exterminer les yanomamis car ces derniers pratiquent la pédophilie et que ca ne va pas dans le sens de leur morale.
Combien de langues et de dialectes disparaissent chaque mois ? tu penses vraiment que les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
Le lavage de cerveau, que l'on fait subir au monde entier avec toutes ces émissions débiles ?? les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
et on peut encore en rajouter.
Je ne dis pas que les autres cultures ne sont pas agressives, je pense que les musulmans, s'ils avaient le plein pouvoir seraient beaucoup plus agressifs encore.
Il n'y a pas longtemps j'ai vécu un peu avec les nomades au Tibet, ce fut pour moi une expérience extraordinaire. Leur beauté intérieure et leur pureté m'a complétement bouleversé et m'a fait même arracher quelques larmes, jamais je n'avais vu cela dans ma vie. Ces gens qui ne vont pas à l'école, qui n'ont même pas un arbre pour s'abriter, qui ont peu d'oxygène à respirer (la pression est faible à cette altitude) ont quelque chose de précieux. leur pureté est comme de l'or massif. Ce serait criminel, (le mot n'est pas trop fort) de leur imposer (c'est le mot) même vos écoles ect... C'est nous qui devons apprendre d'eux.
Les Chinois n'ont pas réussi à casser le nomadisme (pas complètement en tous cas), je n'ose pas penser ce qu'auraient pu faire les occidentaux s'ils avaient eu le contrôle de cette région. Ils auraient certainement imposé leur système politique (démocratie: système miracle), construit des écoles, des musées ect... ils auraient certainement donné aux tibétain une vie beaucoup plus confortable, plus facile, ect...mais à quel prix... A quel prix bon sang ! Sans le vouloir ils auraient certainement massacré ce qu'il y a de plus précieux dans cette culture.
Je ne nie pas les horribles massacres perpéter par les chinois, les tortures ect... mais finalement le nomadisme existe avec ce quelque chose que les chinois n'ont pas réussi à détruire et cette invasion à permit au monde de découvrir cette formidable philosophie qu'est le bouddhisme tibétain.
Souvent certains mouvements humanitaires pensent faire le bien, aller dans le bon sens, et finalement détruise ce que la terre comporte encore de plus précieux. C'est pour cela que je veux me battre.
"L'extermination des Amérindiens et des Aborigènes d'Australie n'a pas laissé de choix, etc." Les occidentaux ne font pas mieux aujourd'hui et c'est certainement les pires prédateurs et agresseurs de la planète: par exemple plusieurs personnes de ce forum auraient la volonté d'exterminer les yanomamis car ces derniers pratiquent la pédophilie et que ca ne va pas dans le sens de leur morale.
Combien de langues et de dialectes disparaissent chaque mois ? tu penses vraiment que les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
Le lavage de cerveau, que l'on fait subir au monde entier avec toutes ces émissions débiles ?? les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
et on peut encore en rajouter.
Je ne dis pas que les autres cultures ne sont pas agressives, je pense que les musulmans, s'ils avaient le plein pouvoir seraient beaucoup plus agressifs encore.
Il n'y a pas longtemps j'ai vécu un peu avec les nomades au Tibet, ce fut pour moi une expérience extraordinaire. Leur beauté intérieure et leur pureté m'a complétement bouleversé et m'a fait même arracher quelques larmes, jamais je n'avais vu cela dans ma vie. Ces gens qui ne vont pas à l'école, qui n'ont même pas un arbre pour s'abriter, qui ont peu d'oxygène à respirer (la pression est faible à cette altitude) ont quelque chose de précieux. leur pureté est comme de l'or massif. Ce serait criminel, (le mot n'est pas trop fort) de leur imposer (c'est le mot) même vos écoles ect... C'est nous qui devons apprendre d'eux.
Les Chinois n'ont pas réussi à casser le nomadisme (pas complètement en tous cas), je n'ose pas penser ce qu'auraient pu faire les occidentaux s'ils avaient eu le contrôle de cette région. Ils auraient certainement imposé leur système politique (démocratie: système miracle), construit des écoles, des musées ect... ils auraient certainement donné aux tibétain une vie beaucoup plus confortable, plus facile, ect...mais à quel prix... A quel prix bon sang ! Sans le vouloir ils auraient certainement massacré ce qu'il y a de plus précieux dans cette culture.
Je ne nie pas les horribles massacres perpéter par les chinois, les tortures ect... mais finalement le nomadisme existe avec ce quelque chose que les chinois n'ont pas réussi à détruire et cette invasion à permit au monde de découvrir cette formidable philosophie qu'est le bouddhisme tibétain.
Souvent certains mouvements humanitaires pensent faire le bien, aller dans le bon sens, et finalement détruise ce que la terre comporte encore de plus précieux. C'est pour cela que je veux me battre.
"Les Sages ne se lamentent ni sur les morts ni sur les vivants"
La Bhagavad Gita-
l'occident s'est choisi le systeme qui fonctionne le mieux pour lui. Rajout indispensable à mon avis.
Faux. Le choix du developpement scientifique et intellectuel en general, le choix de la tolerance envers les minorités, le choix des echanges commerciaux, tout cela est le systeme qui fonctionne le mieux pour toutes, je dis bien toutes, les civilisations. D'ailleurs, c'est comme cela que le monde arabe, au debut du deuxieme millenaire, etait devenu le centre du monde, le foyer de civilisation le plus rayonnant. En Andalousie musulmane se concentraient les plus grands savants. Les juifs vivaient en securite, quand ils etaient pourchassés en terre chretienne. Les Arabes assuraient un lien commercial entre l'orient et l'occident, source de prosperite. Certains musulmans actuels feraient bien d'en prendre de la graine.
Et l'occident ne se développe que dans une seule direction.
Faux encore. Le developpement est scientifique, philosophique, politique, artistique, commercial, social, juridique... Ce sont les dictatures du tiers-monde qui ne vont que dans une seule direction : la-bas, on n'a pas le droit de penser differemment du pouvoir ; pas une tete qui depasse. En occident, tu peux tres bien etre religieux dans un Etat laic, lutter contre les compagnie petrolieres qui provoquent des marees noires alors que les lobbies sont puissants, militer dans un parti anti-democratique alors quenous sommes en democratie. Tout le monde se "developpe" dans la direction qu'il veut. Certes, comme partout il y a de la propagande, mais plutot moins qu'ailleurs ; ne pas oublier que certains de journaux les plus pro-Bush (comme le Washington Post) sortaient parfois des articles denoncant le president americain.
"Les flux de migrations, c'est vers l'occident qu'ils vont" ; pas seulement, et ce n'est apparemment pas la tendance actuelle.
Ceux qui emigrent des pays pauvres en Afrique et au Moyen-Orient vont en Europe. Ceux qui emigrent de l'Amerique Centrale vont aux USA. Le Canada attire de plus en plus de jeunes chercheurs du monde entier. Ca ne te suffit pas ?
La France, par exemple, est un pays d'immigration. C'est heureux : l'immigration est un signe de bonne sante pour un pays, et une chance de brassage des populations.
"D'ailleurs, les resultats sont la" quels résultats ?
Pele-mele : une esperance de vie jamais vue ; une alphabetisation qui permet aux masses d'avoir un esprit critique et de ne pas seulement subir en silence ; la paix (il n'y a pas de guerre entre deux pays democratiques, et les pays europeens ne se sont pas tapé dessus depuis plus d'un demi siecle, ce qui semble parti pour durer) ; tres peu de malnutrition (meme parmi les sans-emplois), a tel point que c'est plutot le probleme inverse qui se pose ; un confort technologique qui permet aux femmes d'etre libres (on ne se rend plus compte aujourd'hui a quel point la machine a laver fut une revolution) ; un recul du fanatisme religieux (meme s'il en reste) ; etc...
Faux. Le choix du developpement scientifique et intellectuel en general, le choix de la tolerance envers les minorités, le choix des echanges commerciaux, tout cela est le systeme qui fonctionne le mieux pour toutes, je dis bien toutes, les civilisations. D'ailleurs, c'est comme cela que le monde arabe, au debut du deuxieme millenaire, etait devenu le centre du monde, le foyer de civilisation le plus rayonnant. En Andalousie musulmane se concentraient les plus grands savants. Les juifs vivaient en securite, quand ils etaient pourchassés en terre chretienne. Les Arabes assuraient un lien commercial entre l'orient et l'occident, source de prosperite. Certains musulmans actuels feraient bien d'en prendre de la graine.
Et l'occident ne se développe que dans une seule direction.
Faux encore. Le developpement est scientifique, philosophique, politique, artistique, commercial, social, juridique... Ce sont les dictatures du tiers-monde qui ne vont que dans une seule direction : la-bas, on n'a pas le droit de penser differemment du pouvoir ; pas une tete qui depasse. En occident, tu peux tres bien etre religieux dans un Etat laic, lutter contre les compagnie petrolieres qui provoquent des marees noires alors que les lobbies sont puissants, militer dans un parti anti-democratique alors quenous sommes en democratie. Tout le monde se "developpe" dans la direction qu'il veut. Certes, comme partout il y a de la propagande, mais plutot moins qu'ailleurs ; ne pas oublier que certains de journaux les plus pro-Bush (comme le Washington Post) sortaient parfois des articles denoncant le president americain.
"Les flux de migrations, c'est vers l'occident qu'ils vont" ; pas seulement, et ce n'est apparemment pas la tendance actuelle.
Ceux qui emigrent des pays pauvres en Afrique et au Moyen-Orient vont en Europe. Ceux qui emigrent de l'Amerique Centrale vont aux USA. Le Canada attire de plus en plus de jeunes chercheurs du monde entier. Ca ne te suffit pas ?
La France, par exemple, est un pays d'immigration. C'est heureux : l'immigration est un signe de bonne sante pour un pays, et une chance de brassage des populations.
"D'ailleurs, les resultats sont la" quels résultats ?
Pele-mele : une esperance de vie jamais vue ; une alphabetisation qui permet aux masses d'avoir un esprit critique et de ne pas seulement subir en silence ; la paix (il n'y a pas de guerre entre deux pays democratiques, et les pays europeens ne se sont pas tapé dessus depuis plus d'un demi siecle, ce qui semble parti pour durer) ; tres peu de malnutrition (meme parmi les sans-emplois), a tel point que c'est plutot le probleme inverse qui se pose ; un confort technologique qui permet aux femmes d'etre libres (on ne se rend plus compte aujourd'hui a quel point la machine a laver fut une revolution) ; un recul du fanatisme religieux (meme s'il en reste) ; etc...
par exemple plusieurs personnes de ce forum auraient la volonté d'exterminer les yanomamis car ces derniers pratiquent la pédophilie et que ca ne va pas dans le sens de leur morale.
Foutaises et calomnie. On ne parle pas d'exterminer, mais tout betement d'interdire certaines pratique. Ce ne signifie pas la mort d'une culture : les cultures ne sont pas figees, elles naissent, evoluent, fusionnnent, se melangent... Une culture qui n'accepte pas d'evoluer est une culture qui se meurt.
Combien de langues et de dialectes disparaissent chaque mois ? tu penses vraiment que les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
Ils n'y sont certainement pas pour rien, mais ils ne sont pas la source de tous les maux. Les ethnies du tiers-monde savent tres bien s'exterminer entre elles, rassure-toi.
Le lavage de cerveau, que l'on fait subir au monde entier avec toutes ces émissions débiles ?? les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
On n'est pas obligé de regarder la TV. La preuve : refusant de me faire preparer l'esprit pour les pubs Coca-Cola, je n'ai pas de televiseur, et je m'en passe tres bien. Reste que les TV des dictatures sont bien souvent bien plus propagandistes, plus laveuses de cerveaux.
Il n'y a pas longtemps j'ai vécu un peu avec les nomades au Tibet, ce fut pour moi une expérience extraordinaire. Leur beauté intérieure et leur pureté m'a complétement bouleversé et m'a fait même arracher quelques larmes, jamais je n'avais vu cela dans ma vie.
C'est quoi encore cette histoire de pureté ? La pureté de la race ?
Ce serait criminel, (le mot n'est pas trop fort) de leur imposer (c'est le mot) même vos écoles ect...
Mais bien sur, ce serait vachement criminel de leur apprendre l'esprit critique, des fois qu'ils se revolteraient contre l'envahisseur chinois ou contre les lamas qui les reduisaient a l'esclavage a l'epoque de la theocratie feodale bouddhiste...
ils auraient certainement donné aux tibétain une vie beaucoup plus confortable, plus facile, ect...mais à quel prix... A quel prix bon sang !
Et donc ? A quel prix ? On attend toujours...
cette invasion à permit au monde de découvrir cette formidable philosophie qu'est le bouddhisme tibétain.
Allons, allons, tu ne vas tout de meme pas ceder a la derniere mode occidentale de paresse intellectuelle. [:P] Le bouddhisme est une religion, pas une philosophie.
Foutaises et calomnie. On ne parle pas d'exterminer, mais tout betement d'interdire certaines pratique. Ce ne signifie pas la mort d'une culture : les cultures ne sont pas figees, elles naissent, evoluent, fusionnnent, se melangent... Une culture qui n'accepte pas d'evoluer est une culture qui se meurt.
Combien de langues et de dialectes disparaissent chaque mois ? tu penses vraiment que les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
Ils n'y sont certainement pas pour rien, mais ils ne sont pas la source de tous les maux. Les ethnies du tiers-monde savent tres bien s'exterminer entre elles, rassure-toi.
Le lavage de cerveau, que l'on fait subir au monde entier avec toutes ces émissions débiles ?? les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
On n'est pas obligé de regarder la TV. La preuve : refusant de me faire preparer l'esprit pour les pubs Coca-Cola, je n'ai pas de televiseur, et je m'en passe tres bien. Reste que les TV des dictatures sont bien souvent bien plus propagandistes, plus laveuses de cerveaux.
Il n'y a pas longtemps j'ai vécu un peu avec les nomades au Tibet, ce fut pour moi une expérience extraordinaire. Leur beauté intérieure et leur pureté m'a complétement bouleversé et m'a fait même arracher quelques larmes, jamais je n'avais vu cela dans ma vie.
C'est quoi encore cette histoire de pureté ? La pureté de la race ?
Ce serait criminel, (le mot n'est pas trop fort) de leur imposer (c'est le mot) même vos écoles ect...
Mais bien sur, ce serait vachement criminel de leur apprendre l'esprit critique, des fois qu'ils se revolteraient contre l'envahisseur chinois ou contre les lamas qui les reduisaient a l'esclavage a l'epoque de la theocratie feodale bouddhiste...
ils auraient certainement donné aux tibétain une vie beaucoup plus confortable, plus facile, ect...mais à quel prix... A quel prix bon sang !
Et donc ? A quel prix ? On attend toujours...
cette invasion à permit au monde de découvrir cette formidable philosophie qu'est le bouddhisme tibétain.
Allons, allons, tu ne vas tout de meme pas ceder a la derniere mode occidentale de paresse intellectuelle. [:P] Le bouddhisme est une religion, pas une philosophie.
Salut,
Je ne désire pas polémiquer, parce que rester impartial est assez difficile et peut-être impossible. C'est l'esprit humain qui est bien souvent perturbé et pousse les humains à agir sans discernement. Quand tu dis
Les occidentaux ne font pas mieux aujourd'hui et c'est certainement les pires prédateurs et agresseurs de la planète
en fait, ce sont tous les peuples qui, un jour ou l'autre, ont dominé leurs voisins qui se sont comportés de façon exécrable.
Toi-même le dis en critiquant ce que font les Chinois au Tibet, ce qu'ont fait les colons européens dans les Amériques ou en Australie, ou ailleurs. Ce qu'ont fait les troupes de Gengis Khan en Europe Orientale n'est guère mieux, la manière dont sont traités les non musulmans dans les pays musulmans n'est pas très reluisant non plus (les dhimmis). Je pourrais ajouter que la manière dont les Aztèques traitaient leurs ennemis était bien cruelle, et je pourrais aussi parler des sociétés d'Afrique noire qui faisait du commerce d'esclaves (d'autres noirs donc) avec les Européens.
C'est chaque fois la même chose des humains s'estiment supérieurs à d'autres humains, en raison de leur force, de leur sexe, de leur religion, de leurs connaissances, etc., et en profitent pour dominer d'autres humains qu'ils estiment inférieurs. Je disait plus haut qu'ils ont l'esprit perturbé parce qu'ils ne se rendent pas compte que leur "supériorité" ne va pas durer bien longtemps.
Philippe
Je ne désire pas polémiquer, parce que rester impartial est assez difficile et peut-être impossible. C'est l'esprit humain qui est bien souvent perturbé et pousse les humains à agir sans discernement. Quand tu dis
Les occidentaux ne font pas mieux aujourd'hui et c'est certainement les pires prédateurs et agresseurs de la planète
en fait, ce sont tous les peuples qui, un jour ou l'autre, ont dominé leurs voisins qui se sont comportés de façon exécrable.
Toi-même le dis en critiquant ce que font les Chinois au Tibet, ce qu'ont fait les colons européens dans les Amériques ou en Australie, ou ailleurs. Ce qu'ont fait les troupes de Gengis Khan en Europe Orientale n'est guère mieux, la manière dont sont traités les non musulmans dans les pays musulmans n'est pas très reluisant non plus (les dhimmis). Je pourrais ajouter que la manière dont les Aztèques traitaient leurs ennemis était bien cruelle, et je pourrais aussi parler des sociétés d'Afrique noire qui faisait du commerce d'esclaves (d'autres noirs donc) avec les Européens.
C'est chaque fois la même chose des humains s'estiment supérieurs à d'autres humains, en raison de leur force, de leur sexe, de leur religion, de leurs connaissances, etc., et en profitent pour dominer d'autres humains qu'ils estiment inférieurs. Je disait plus haut qu'ils ont l'esprit perturbé parce qu'ils ne se rendent pas compte que leur "supériorité" ne va pas durer bien longtemps.
Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
J'ai toujours été une demeurée de l'informatique, là je ne fais pas exception et je n'arrive pas à changer de police et mettre toutça plus petit .... Brèf, j'avais envie de partager cet article après une soirée-débat le 8 mars organisée par la LICRA (Ligue Internationale contre le racisme et l'antisemitisme), mais je ne savais pas où le caser. Plus particulièrement je suggère avec (sans ironie) gentillesse une bonne lecture à ceux qui pensent que le "jardin du voisin est toujours plus ...". __ Le Conseil des ministres algérien a approuvé mardi soir une série d'amendements à l'actuel Code de la famille, largement défavorable aux femmes, maintenant néanmoins le tuteur pour le mariage de la femme, a-t-on appris mercredi de source officielle.
Maintien du tuteur pour le mariage
Selon l'actuel Code de la famille, adopté en 1984 sous le régime du parti unique du FLN (Front de libération nationale), la femme ne peut ni se marier, ni accomplir certains actes de la vie courante, sans l'aval d'un homme de sa famille : père, frère, oncle, cousin, même moins âgé qu'elle. Selon un communiqué du Conseil des ministres, le texte maintient "le wali (tuteur) pour le mariage de la femme, y compris majeure".La révision prévoit, toutefois, "la soumission de la polygamie au consentement préalable de la ou des épouses et de la future épouse, et à l'autorisation du président du tribunal qui devra vérifier le consentement ainsi que l'aptitude de l'époux à assurer l'équité et les conditions nécessaires à la vie conjugale". L'actuel Code de la famille reconnaît la polygamie et la répudiation. Un homme peut avoir jusqu'à quatre épouses, les répudier et les reprendre à sa guise. Les amendements obligent "les futurs époux à produire un certificat médical attestant qu'ils ne sont pas atteints de maladies contre-indiquant le mariage". Le nouveau texte prévoit aussi "l'obligation pour l'époux d'assurer, en cas de divorce, le logement à ses enfants mineurs dont la garde est confiée à la mère", et que l'âge légal du mariage soit de 19 ans, pour les hommes comme pour les femmes. Il est actuellement respectivement de 21 ans et 18 ans, mais en pratique cette règle n'est pas appliquée, les juges accordant très souvent une dérogation pour être en conformité avec la charia (loi coranique) qui autorise le mariage dès que la jeune fille est pubère. Ces amendements "visent (...) à renforcer les droits de la femme à laquelle la Constitution garantit l'égalité citoyenne", affirme le communiqué du Conseil des ministres. Le président Abdelaziz Bouteflika s'était engagé, au lendemain de sa réélection l'an dernier, à améliorer le sort des femmes soumises au Code de la famille. Une commission installée par ses soins avait proposé des amendements, notamment sur la polygamie, des conditions draconiennes à la répudiation, et la suppression du tuteur, qui avaient été adoptés en août 2004 par le Conseil de gouvernement. Les islamistes et les conservateurs s'étaient mobilisés contre ces amendements. Le nouveau texte adopté par le Conseil des ministres doit dorénavant être voté par les deux chambres du Parlement.
AFP 23/02/2005
Maintien du tuteur pour le mariageSelon l'actuel Code de la famille, adopté en 1984 sous le régime du parti unique du FLN (Front de libération nationale), la femme ne peut ni se marier, ni accomplir certains actes de la vie courante, sans l'aval d'un homme de sa famille : père, frère, oncle, cousin, même moins âgé qu'elle. Selon un communiqué du Conseil des ministres, le texte maintient "le wali (tuteur) pour le mariage de la femme, y compris majeure".La révision prévoit, toutefois, "la soumission de la polygamie au consentement préalable de la ou des épouses et de la future épouse, et à l'autorisation du président du tribunal qui devra vérifier le consentement ainsi que l'aptitude de l'époux à assurer l'équité et les conditions nécessaires à la vie conjugale". L'actuel Code de la famille reconnaît la polygamie et la répudiation. Un homme peut avoir jusqu'à quatre épouses, les répudier et les reprendre à sa guise. Les amendements obligent "les futurs époux à produire un certificat médical attestant qu'ils ne sont pas atteints de maladies contre-indiquant le mariage". Le nouveau texte prévoit aussi "l'obligation pour l'époux d'assurer, en cas de divorce, le logement à ses enfants mineurs dont la garde est confiée à la mère", et que l'âge légal du mariage soit de 19 ans, pour les hommes comme pour les femmes. Il est actuellement respectivement de 21 ans et 18 ans, mais en pratique cette règle n'est pas appliquée, les juges accordant très souvent une dérogation pour être en conformité avec la charia (loi coranique) qui autorise le mariage dès que la jeune fille est pubère. Ces amendements "visent (...) à renforcer les droits de la femme à laquelle la Constitution garantit l'égalité citoyenne", affirme le communiqué du Conseil des ministres. Le président Abdelaziz Bouteflika s'était engagé, au lendemain de sa réélection l'an dernier, à améliorer le sort des femmes soumises au Code de la famille. Une commission installée par ses soins avait proposé des amendements, notamment sur la polygamie, des conditions draconiennes à la répudiation, et la suppression du tuteur, qui avaient été adoptés en août 2004 par le Conseil de gouvernement. Les islamistes et les conservateurs s'étaient mobilisés contre ces amendements. Le nouveau texte adopté par le Conseil des ministres doit dorénavant être voté par les deux chambres du Parlement.
AFP 23/02/2005
Elle était débout la ville !!!
"mais tout betement d'interdire certaines pratique."
Parce que toi avec ton oeil d'occidental (version 2005, je précise) tu trouble cela pas bien, parceque c'est contraire à tes moeurs, à tes intérêts, ect... d'autres générations ont fait les mêmes erreurs, penses tu que ta génération possède la vérité ? et qui te donne le droit d'interdire à des gens qui se trouve à l'autre bout de la terre et qui ne t'ont rien demandé ? mais seulement tu es le plus fort (économiquement, c'est tout), car c'est l'homme blanc qui mène la planète entière.
"C'est quoi encore cette histoire de pureté ? La pureté de la race ? "
Est ce que j'ai parlé de race ? Que racontes tu ? Ces nomades sont imprégnés de cet environnement mystérieux et sublime, de ces paysages majestueux et cela se ressent dans leur manière d'être, cela se voit à travers leurs yeux (fenêtre de l'âme), cette pureté, c'est un fait, est extrémement émouvante et je n'ai jamais vu ca chez un autre être humain.
bien sur, ce serait vachement criminel de leur apprendre l'esprit critique, des fois qu'ils se revolteraient contre l'envahisseur chinois ou contre les lamas qui les reduisaient a l'esclavage a l'epoque de la theocratie feodale bouddhiste...
Es tu sûr toi même d'avoir l'esprit critique ? alors pourquoi ne te révoltes tu pas face à tout ce qu'on te fait avaler dans ce monde occidental. Pourquoi leur enlèves tu des qualités que toi tu penses avoir ? ce sont des êtres humains comme toi. Et les tibetains se sont révoltés face à l'envahisseur chinois, non ?
Et donc ? A quel prix ? On attend toujours...
Je ne vais pas me répéter, va voir mes posts précédents.
Allons, allons, tu ne vas tout de meme pas ceder a la derniere mode occidentale de paresse intellectuelle. [:P] Le bouddhisme est une religion, pas une philosophie.
Toujours tes affirmations tranchées ! as tu une connaissance profonde du bouddhisme pour parler ainsi ?
Parce que toi avec ton oeil d'occidental (version 2005, je précise) tu trouble cela pas bien, parceque c'est contraire à tes moeurs, à tes intérêts, ect... d'autres générations ont fait les mêmes erreurs, penses tu que ta génération possède la vérité ? et qui te donne le droit d'interdire à des gens qui se trouve à l'autre bout de la terre et qui ne t'ont rien demandé ? mais seulement tu es le plus fort (économiquement, c'est tout), car c'est l'homme blanc qui mène la planète entière.
"C'est quoi encore cette histoire de pureté ? La pureté de la race ? "
Est ce que j'ai parlé de race ? Que racontes tu ? Ces nomades sont imprégnés de cet environnement mystérieux et sublime, de ces paysages majestueux et cela se ressent dans leur manière d'être, cela se voit à travers leurs yeux (fenêtre de l'âme), cette pureté, c'est un fait, est extrémement émouvante et je n'ai jamais vu ca chez un autre être humain.
bien sur, ce serait vachement criminel de leur apprendre l'esprit critique, des fois qu'ils se revolteraient contre l'envahisseur chinois ou contre les lamas qui les reduisaient a l'esclavage a l'epoque de la theocratie feodale bouddhiste...
Es tu sûr toi même d'avoir l'esprit critique ? alors pourquoi ne te révoltes tu pas face à tout ce qu'on te fait avaler dans ce monde occidental. Pourquoi leur enlèves tu des qualités que toi tu penses avoir ? ce sont des êtres humains comme toi. Et les tibetains se sont révoltés face à l'envahisseur chinois, non ?
Et donc ? A quel prix ? On attend toujours...
Je ne vais pas me répéter, va voir mes posts précédents.
Allons, allons, tu ne vas tout de meme pas ceder a la derniere mode occidentale de paresse intellectuelle. [:P] Le bouddhisme est une religion, pas une philosophie.
Toujours tes affirmations tranchées ! as tu une connaissance profonde du bouddhisme pour parler ainsi ?
"Les Sages ne se lamentent ni sur les morts ni sur les vivants"
La Bhagavad Gita-
Parce que toi avec ton oeil d'occidental (version 2005, je précise) tu trouble cela pas bien, parceque c'est contraire à tes moeurs, à tes intérêts, ect...
Que viennent foutre mes moeurs et mes interets ? Il est question, tout betement, de droits humains et de liberté. L'excision est une entrave a la liberté de la femme. La soumission des femmes en pays musulman aussi. Un curé bouddhiste qui commande a un peuple de part sa ssituation religieuse, c'est une entrave a la liberté de ses sujets, a leur liberté de choix. Tout simplement.
et qui te donne le droit d'interdire à des gens qui se trouve à l'autre bout de la terre et qui ne t'ont rien demandé ? mais seulement tu es le plus fort (économiquement, c'est tout), car c'est l'homme blanc qui mène la planète entière.
Te rends-tu compte que tu as une vision profondemment ethniciste, raciste du monde ? Certains voient les juifs comme ceux qui apportent le malheur a leur pays, certains voient les arabes de la meme maniere, et toi tu vois les blancs pareil. Or, ce ne sont pas les blancs qui decident pour les autres : tu nies le travail courageux de tous les Africains defenseurs des droits de l'Homme qui se battent contre l'excision, de tous les democrates arabes qui se battent au peril de leur vie contre les dictateurs locaux, de tous les Indiens qui tentent de se battre pour l'eductation de leurs enfants et militent pour l'ecole pour tous, etc...
De plus, refuser l'evolution des cultures du tiers-monde est egalement une forme de racisme contre les Noirs, les Arabes, les Asiatiques : tu leur refuses la possibilite et la capacite d'evoluer vers un futur moins sombre que ce qu'ils connaissent actuellement : malnutrition, guerres ethniques, epidemies, mortalite infantile, etc...
Si on suit ton raisonnement, on devrait interdire aux Africains de reclamer les tri-theraphies a faible prix : tout ce qui vient des mechants blancs ne peut etre que mauvais, donc, laissons-les crever du sida !
Est ce que j'ai parlé de race ? Que racontes tu ?
Tu fonctionnes par allusions et sous -entendu ; tu ne cesses de glisser des mots comme "purete" en esperant que ca passe ; or la "purete" est l'ennemi de l'humanite : c'est un vecteur de haine et d'exclusion, c'est le contraire de l'echange, du metissage, Il n'y a que les integristes qui reclamentr un retour a la "purete". Vive l'impurete !
Ces nomades sont imprégnés de cet environnement mystérieux et sublime, de ces paysages majestueux et cela se ressent dans leur manière d'être, cela se voit à travers leurs yeux (fenêtre de l'âme), cette pureté, c'est un fait, est extrémement émouvante et je n'ai jamais vu ca chez un autre être humain.
Tu t'embrouilles... Mais tu ne m'expliques toujours pas en quoi le fait que les tibetains sont impregné par leur environnement (merci du renseignement) soit un signe de purete. Le sens des mots, c'est important. J'attend, il me faut quelque chose de plus substantiel que des cliché pechés dans Himalaya l'enfance d'un chef.
Es tu sûr toi même d'avoir l'esprit critique ? alors pourquoi ne te révoltes tu pas face à tout ce qu'on te fait avaler dans ce monde occidental.
Mais c'est precisemment ce que je fais. Je refuse la TV (je n'en ai pas). Je combat le tout-bagnole et d'autres atteintes a l'environnement. Je combat la betise des integristes chretiens, qui sont les integristes locaux. Je combat la pub (j'achete surtout des journaux sans pub, comme N'empeche que voir le bouddhisme comme une philosophie, c'est un truc d'occidental fasciné par l'orient. Ayant perdu confiance dans leur propre clergé, certains occidentaux ont besoin de se trouver de nouveaux reperes, a travers une spiritualite qu'ils refusent de qualifier de religion, car ce terme est connoté negativement dans leur esprit.
Un philosophe n'a pas besoin de pratiquer des rites pour reflechir au monde.
Que viennent foutre mes moeurs et mes interets ? Il est question, tout betement, de droits humains et de liberté. L'excision est une entrave a la liberté de la femme. La soumission des femmes en pays musulman aussi. Un curé bouddhiste qui commande a un peuple de part sa ssituation religieuse, c'est une entrave a la liberté de ses sujets, a leur liberté de choix. Tout simplement.
et qui te donne le droit d'interdire à des gens qui se trouve à l'autre bout de la terre et qui ne t'ont rien demandé ? mais seulement tu es le plus fort (économiquement, c'est tout), car c'est l'homme blanc qui mène la planète entière.
Te rends-tu compte que tu as une vision profondemment ethniciste, raciste du monde ? Certains voient les juifs comme ceux qui apportent le malheur a leur pays, certains voient les arabes de la meme maniere, et toi tu vois les blancs pareil. Or, ce ne sont pas les blancs qui decident pour les autres : tu nies le travail courageux de tous les Africains defenseurs des droits de l'Homme qui se battent contre l'excision, de tous les democrates arabes qui se battent au peril de leur vie contre les dictateurs locaux, de tous les Indiens qui tentent de se battre pour l'eductation de leurs enfants et militent pour l'ecole pour tous, etc...
De plus, refuser l'evolution des cultures du tiers-monde est egalement une forme de racisme contre les Noirs, les Arabes, les Asiatiques : tu leur refuses la possibilite et la capacite d'evoluer vers un futur moins sombre que ce qu'ils connaissent actuellement : malnutrition, guerres ethniques, epidemies, mortalite infantile, etc...
Si on suit ton raisonnement, on devrait interdire aux Africains de reclamer les tri-theraphies a faible prix : tout ce qui vient des mechants blancs ne peut etre que mauvais, donc, laissons-les crever du sida !
Est ce que j'ai parlé de race ? Que racontes tu ?
Tu fonctionnes par allusions et sous -entendu ; tu ne cesses de glisser des mots comme "purete" en esperant que ca passe ; or la "purete" est l'ennemi de l'humanite : c'est un vecteur de haine et d'exclusion, c'est le contraire de l'echange, du metissage, Il n'y a que les integristes qui reclamentr un retour a la "purete". Vive l'impurete !
Ces nomades sont imprégnés de cet environnement mystérieux et sublime, de ces paysages majestueux et cela se ressent dans leur manière d'être, cela se voit à travers leurs yeux (fenêtre de l'âme), cette pureté, c'est un fait, est extrémement émouvante et je n'ai jamais vu ca chez un autre être humain.
Tu t'embrouilles... Mais tu ne m'expliques toujours pas en quoi le fait que les tibetains sont impregné par leur environnement (merci du renseignement) soit un signe de purete. Le sens des mots, c'est important. J'attend, il me faut quelque chose de plus substantiel que des cliché pechés dans Himalaya l'enfance d'un chef.
Es tu sûr toi même d'avoir l'esprit critique ? alors pourquoi ne te révoltes tu pas face à tout ce qu'on te fait avaler dans ce monde occidental.
Mais c'est precisemment ce que je fais. Je refuse la TV (je n'en ai pas). Je combat le tout-bagnole et d'autres atteintes a l'environnement. Je combat la betise des integristes chretiens, qui sont les integristes locaux. Je combat la pub (j'achete surtout des journaux sans pub, comme N'empeche que voir le bouddhisme comme une philosophie, c'est un truc d'occidental fasciné par l'orient. Ayant perdu confiance dans leur propre clergé, certains occidentaux ont besoin de se trouver de nouveaux reperes, a travers une spiritualite qu'ils refusent de qualifier de religion, car ce terme est connoté negativement dans leur esprit.
Un philosophe n'a pas besoin de pratiquer des rites pour reflechir au monde.
La civilisation occidentale
XIMENA GONZÁLEZ
En quoi les occidentaux se comportent-ils comme des êtres civilisés ? Peut-être qu’un des traits caractéristiques de l’homme occidental civilisé, quand on aborde la question de la civilisation simplement au niveau des comportements et non pas en tant que trait spécifique d’une culture, est la retenue qu’il s’impose, visible dans ce qu’il considère comme constituant le respect primordial dû aux autres, la non-interférence dans la sphère privée d’autrui, dans l’intimité des autres.
Ainsi, ce qui étonnera peut-être un observateur venu des pays du « Sud », sera l’ordre se dégageant de toute la vie sociale européenne, perceptible dans le ton bas des conversations et des rires aussi bien dans la rue que dans les sphères dites privées, la quasiabsence de contacts physiques spontanés entre inconnus, le vouvoiement, la retenue physique tendant à un maintien rigide dans les mouvements les plus quotidiens, la rareté des manifestations extérieures de sensations ou de sentiments, la précision dans la gestion de l‘emploi du temps individuel et social, bref une sorte de calfeutrage social, de silence circonscrivant un périmètre de sécurité préservant l’intimité des gens les uns vis-à-vis des autres.
En quoi toute cette retenue peut-elle être le signe de l’homme civilisé ? A première vue et uniquement sous cet angle, la civilisation serait la pratique d’une certaine manière de concevoir le respect dû aux autres comme à soi-même. Respecter autrui reviendrait alors à ne pas avoir de contact physique avec lui, à ne pas le toucher, ne pas lui imposer son bruit, ses odeurs, ses mots.
Respecter autrui serait alors gommer au maximum sa présence, ne pas interférer, et surtout ne pas déranger les autres. Comportement inscrit dans les normes sociales, conduisant par exemple mon voisin à me demander de fermer ma fenêtre l’été, car mes rires trop bruyants perturbent le silence dans lequel doit pouvoir se déployer sa vie privée.
L’homme civilisé occidental se définirait alors par une certaine retenue comportementale, qu’il s’impose à lui-même autant qu’il l’impose aux autres, fruit d’une auto-limitation dans l’extériorisation de ce qu’il nomme ses « pulsions ». La civilisation occidentale serait lisible dans une sorte de repli vers l’intérieur, dans l’intériorisation de tout ce qui a trait aux sensations et aux sentiments. L’homme occidental pourrait ainsi se définir comme l’homme intérieur. Car ce périmètre de silence et de réserve constituerait le cadre nécessaire à l’élaboration de son intimité.
Toute cette retenue serait alors le gage d’un gain inestimable : l’intériorité de l’homme occidental.
Le problème étant qu’à force de se replier en soi, l’homme occidental aurait tendance à se replier sur soi, dans une difficulté toujours plus grande à faire lien avec les autres. Le mal contemporain des sociétés occidentales serait celui d’une dé-liaison du corps social, d’une fragmentation dont on peut se demander si elle ne contamine pas l’individu lui-même, dans l’élaboration de son identité propre. La sur-consommation d’antidépresseurs, de somnifères et de médicaments censés guérir les maux de l’âme, ne serait-elle pas le symptôme d’une solitude et d’un mal-être dont souffriraient les Européens, signe d’un excès de civilisation, de sur-civilisation pourrions-nous dire, qui à force d’imposer tant de retenue dans les comportements, finirait par bâtir des barrières infranchissables entre les individus, les laissant isolés les uns des autres, comme perdus sur une île déserte possédant néanmoins l’inestimable avantage du tout confort « high-tech » ? La sur-civilisation européenne ne verserait-elle pas alors en ce sens dans une sorte de barbarie du sujet, de « dé-subjectivisation » en masse des individus la composant ? Le barbare, ne serait-il pas celui qui ne sachant plus comment entrer en contact avec les autres, ne trouve plus le chemin qui le conduit à lui-même ?
Bien sûr, les traits esquissés ici sont quelque peu forcés. Mais il s’agit pour nous de tenter de comprendre un phénomène complexe, qui tout en ne se laissant évidemment pas ramener uniquement à celui d’une sur-civilisation comportementale, peut y trouver une clef de lecture permettant de relier les uns aux autres les différents problèmes que nous avons soulignés ici.
Nous allons donc tenter de reconstituer le lien qui peut s’établir entre l’idée d’un processus civilisateur compris comme intériorisation des normes et des pulsions, celle d’une auto-limitation du sujet créatrice de son intériorité, et celle d’un mal européen contemporain, celui de l’autoréférence vide d’un sujet, peinant à trouver dans son existence collective les clefs de son existence propre.
Pour tenter de comprendre en quoi la civilisation telle qu’elle se pense en occident se définit bien comme processus d’intériorisation d’un certain nombre de normes, régulant les comportements individuels et sociaux, nous analyserons dans un premier temps la manière dont la psychanalyse, domaine privilégié de l’exploration et de la théorisation de l’intériorité du sujet humain, définit le mouvement qui aboutit à la naissance de la civilisation, à travers les analyses élaborées à ce sujet par son illustre fondateur, Sigmund Freud. Puis nous nous arrêterons sur les réflexions du sociologue Norbert Elias selon lesquelles le processus de civilisation tend dans sa dynamique même à la mise en place d’une intériorité se définissant par un mouvement d’enfermement sur soi. L’analyse de ces deux pensées nous servira de base pour mieux comprendre le problème de la barbarie du processus de civilisation que nous avons exposé, et que nous nommons ici sur-civilisation. 1. La civilisation comme refoulement des pulsions et intériorisation des normes
Nous allons donc dans un premier temps tenter de comprendre comment cette intériorité, que nous avons caractérisée comme étant le propre de l’homme occidental, est tributaire d’une pensée de l’autocensure, du refoulement des pulsions, et surtout comment elle est paradigmatique d’une certaine manière de penser ce qu’est la civilisation. Ce qui nous intéresse ici, dans la démarche de S. Freud, est que la civilisation est envisagée comme ce qui se constitue à partir de ce refoulement des pulsions et des instincts, civilisation dont la dynamique propre aboutirait à un processus d’intériorisation des interdits et des normes.
L’idée principale que nous étudierons à partir du texte de Freud Malaise dans la civilisation, est qu’au fur et à mesure que la civilisation se développe, le renoncement aux pulsions se fait de l’intérieur même de l’individu, et que c’est ce renoncement vis-à-vis des désirs et des pulsions qui dote ainsi l’individu d’une intériorité comprise ici comme conscience morale : la dynamique limitatrice de la civilisation est intériorisée par l’individu.
Le point de départ de la réflexion de Freud sur la civilisation est l’interrogation suivante : qu’est ce qui pousse les hommes à vivre ensemble, et à se constituer ensuite comme civilisation ? Il s’agit en fait pour Freud de proposer une sorte de genèse de la vie collective pensée en analogie avec le développement psychique de l’individu, qu’il explique à partir de la confrontation entre l’économie libidinale (Eros), et la nécessité (Ananké), source du premier regroupement social, point nodal de la civilisation. L’économie libidinale serait cette puissance, qui tendrait à joindre les individus entre eux : ainsi l’homme de la femme et la femme de ses enfants. La nécessité quant à elle serait celle d’avoir à travailler pour subsister, aboutissant à l’union des forces et à la répartition des tâches. La confrontation de ces énergies, par la limitation qu’elles s’imposent l’une à l’autre, aboutit alors à la première création du vivre ensemble : la famille. « La vie en commun des humains avait donc pour fondement : premièrement la contrainte au travail créée par la nécessité extérieure, et secondement la puissance de l’amour, ce dernier exigeant qu’en fussent privés ni l’homme de la femme, son objet sexuel, ni la femme de cette partie séparée d’elle-même qu’était l’enfant. Eros et Ananké sont ainsi devenus les parents de la civilisation humaine dont le premier succès fut qu’un plus grand nombre d’êtres purent rester vivre en commun. » [« La civilisation doit tout mettre en oeuvre pour limiter l’agressivité humaine et pour en réduire les manifestations à l’aide de réactions psychiques d’ordre éthique. » [. La civilisation domine donc la dangereuse ardeur agressive de l’individu en affaiblissant celui-ci, en le désarmant, et en le faisant surveiller par l’entremise d’une instance en lui-même, telle une garnison dans une ville conquise » [www.alia2.net
XIMENA GONZÁLEZ
En quoi les occidentaux se comportent-ils comme des êtres civilisés ? Peut-être qu’un des traits caractéristiques de l’homme occidental civilisé, quand on aborde la question de la civilisation simplement au niveau des comportements et non pas en tant que trait spécifique d’une culture, est la retenue qu’il s’impose, visible dans ce qu’il considère comme constituant le respect primordial dû aux autres, la non-interférence dans la sphère privée d’autrui, dans l’intimité des autres.
Ainsi, ce qui étonnera peut-être un observateur venu des pays du « Sud », sera l’ordre se dégageant de toute la vie sociale européenne, perceptible dans le ton bas des conversations et des rires aussi bien dans la rue que dans les sphères dites privées, la quasiabsence de contacts physiques spontanés entre inconnus, le vouvoiement, la retenue physique tendant à un maintien rigide dans les mouvements les plus quotidiens, la rareté des manifestations extérieures de sensations ou de sentiments, la précision dans la gestion de l‘emploi du temps individuel et social, bref une sorte de calfeutrage social, de silence circonscrivant un périmètre de sécurité préservant l’intimité des gens les uns vis-à-vis des autres.
En quoi toute cette retenue peut-elle être le signe de l’homme civilisé ? A première vue et uniquement sous cet angle, la civilisation serait la pratique d’une certaine manière de concevoir le respect dû aux autres comme à soi-même. Respecter autrui reviendrait alors à ne pas avoir de contact physique avec lui, à ne pas le toucher, ne pas lui imposer son bruit, ses odeurs, ses mots.
Respecter autrui serait alors gommer au maximum sa présence, ne pas interférer, et surtout ne pas déranger les autres. Comportement inscrit dans les normes sociales, conduisant par exemple mon voisin à me demander de fermer ma fenêtre l’été, car mes rires trop bruyants perturbent le silence dans lequel doit pouvoir se déployer sa vie privée.
L’homme civilisé occidental se définirait alors par une certaine retenue comportementale, qu’il s’impose à lui-même autant qu’il l’impose aux autres, fruit d’une auto-limitation dans l’extériorisation de ce qu’il nomme ses « pulsions ». La civilisation occidentale serait lisible dans une sorte de repli vers l’intérieur, dans l’intériorisation de tout ce qui a trait aux sensations et aux sentiments. L’homme occidental pourrait ainsi se définir comme l’homme intérieur. Car ce périmètre de silence et de réserve constituerait le cadre nécessaire à l’élaboration de son intimité.
Toute cette retenue serait alors le gage d’un gain inestimable : l’intériorité de l’homme occidental.
Le problème étant qu’à force de se replier en soi, l’homme occidental aurait tendance à se replier sur soi, dans une difficulté toujours plus grande à faire lien avec les autres. Le mal contemporain des sociétés occidentales serait celui d’une dé-liaison du corps social, d’une fragmentation dont on peut se demander si elle ne contamine pas l’individu lui-même, dans l’élaboration de son identité propre. La sur-consommation d’antidépresseurs, de somnifères et de médicaments censés guérir les maux de l’âme, ne serait-elle pas le symptôme d’une solitude et d’un mal-être dont souffriraient les Européens, signe d’un excès de civilisation, de sur-civilisation pourrions-nous dire, qui à force d’imposer tant de retenue dans les comportements, finirait par bâtir des barrières infranchissables entre les individus, les laissant isolés les uns des autres, comme perdus sur une île déserte possédant néanmoins l’inestimable avantage du tout confort « high-tech » ? La sur-civilisation européenne ne verserait-elle pas alors en ce sens dans une sorte de barbarie du sujet, de « dé-subjectivisation » en masse des individus la composant ? Le barbare, ne serait-il pas celui qui ne sachant plus comment entrer en contact avec les autres, ne trouve plus le chemin qui le conduit à lui-même ?
Bien sûr, les traits esquissés ici sont quelque peu forcés. Mais il s’agit pour nous de tenter de comprendre un phénomène complexe, qui tout en ne se laissant évidemment pas ramener uniquement à celui d’une sur-civilisation comportementale, peut y trouver une clef de lecture permettant de relier les uns aux autres les différents problèmes que nous avons soulignés ici.
Nous allons donc tenter de reconstituer le lien qui peut s’établir entre l’idée d’un processus civilisateur compris comme intériorisation des normes et des pulsions, celle d’une auto-limitation du sujet créatrice de son intériorité, et celle d’un mal européen contemporain, celui de l’autoréférence vide d’un sujet, peinant à trouver dans son existence collective les clefs de son existence propre.
Pour tenter de comprendre en quoi la civilisation telle qu’elle se pense en occident se définit bien comme processus d’intériorisation d’un certain nombre de normes, régulant les comportements individuels et sociaux, nous analyserons dans un premier temps la manière dont la psychanalyse, domaine privilégié de l’exploration et de la théorisation de l’intériorité du sujet humain, définit le mouvement qui aboutit à la naissance de la civilisation, à travers les analyses élaborées à ce sujet par son illustre fondateur, Sigmund Freud. Puis nous nous arrêterons sur les réflexions du sociologue Norbert Elias selon lesquelles le processus de civilisation tend dans sa dynamique même à la mise en place d’une intériorité se définissant par un mouvement d’enfermement sur soi. L’analyse de ces deux pensées nous servira de base pour mieux comprendre le problème de la barbarie du processus de civilisation que nous avons exposé, et que nous nommons ici sur-civilisation. 1. La civilisation comme refoulement des pulsions et intériorisation des normes
Nous allons donc dans un premier temps tenter de comprendre comment cette intériorité, que nous avons caractérisée comme étant le propre de l’homme occidental, est tributaire d’une pensée de l’autocensure, du refoulement des pulsions, et surtout comment elle est paradigmatique d’une certaine manière de penser ce qu’est la civilisation. Ce qui nous intéresse ici, dans la démarche de S. Freud, est que la civilisation est envisagée comme ce qui se constitue à partir de ce refoulement des pulsions et des instincts, civilisation dont la dynamique propre aboutirait à un processus d’intériorisation des interdits et des normes.
L’idée principale que nous étudierons à partir du texte de Freud Malaise dans la civilisation, est qu’au fur et à mesure que la civilisation se développe, le renoncement aux pulsions se fait de l’intérieur même de l’individu, et que c’est ce renoncement vis-à-vis des désirs et des pulsions qui dote ainsi l’individu d’une intériorité comprise ici comme conscience morale : la dynamique limitatrice de la civilisation est intériorisée par l’individu.
Le point de départ de la réflexion de Freud sur la civilisation est l’interrogation suivante : qu’est ce qui pousse les hommes à vivre ensemble, et à se constituer ensuite comme civilisation ? Il s’agit en fait pour Freud de proposer une sorte de genèse de la vie collective pensée en analogie avec le développement psychique de l’individu, qu’il explique à partir de la confrontation entre l’économie libidinale (Eros), et la nécessité (Ananké), source du premier regroupement social, point nodal de la civilisation. L’économie libidinale serait cette puissance, qui tendrait à joindre les individus entre eux : ainsi l’homme de la femme et la femme de ses enfants. La nécessité quant à elle serait celle d’avoir à travailler pour subsister, aboutissant à l’union des forces et à la répartition des tâches. La confrontation de ces énergies, par la limitation qu’elles s’imposent l’une à l’autre, aboutit alors à la première création du vivre ensemble : la famille. « La vie en commun des humains avait donc pour fondement : premièrement la contrainte au travail créée par la nécessité extérieure, et secondement la puissance de l’amour, ce dernier exigeant qu’en fussent privés ni l’homme de la femme, son objet sexuel, ni la femme de cette partie séparée d’elle-même qu’était l’enfant. Eros et Ananké sont ainsi devenus les parents de la civilisation humaine dont le premier succès fut qu’un plus grand nombre d’êtres purent rester vivre en commun. » [« La civilisation doit tout mettre en oeuvre pour limiter l’agressivité humaine et pour en réduire les manifestations à l’aide de réactions psychiques d’ordre éthique. » [. La civilisation domine donc la dangereuse ardeur agressive de l’individu en affaiblissant celui-ci, en le désarmant, et en le faisant surveiller par l’entremise d’une instance en lui-même, telle une garnison dans une ville conquise » [www.alia2.net
que de blabla et d'écritures sur ce sujet ....vous n'avez pas un petit voyage à préparer ? le forum regorge de questions de nombreux voyageurs qui n'attendent que des réponses ....
chris06
Evidemment lorsqu'il s'agit de remettre peu en question le monde occidental, cela est pris au mieux pour du blabla. Mais pensez vous aux milliers d'innocents dans nos prisons (certes pour des raisons différentes de ceux d'autres pays, mais en prison quand même), aux milliers de personnes dépressives, à toutes les sortes de polutions que crée le monde occidental ? A ce mépris de l'essentiel au profit du secondaire, du superficiel ? A cette agressivité sans bornes qui perdure de génération en génération ? etc...
"Les Sages ne se lamentent ni sur les morts ni sur les vivants"
La Bhagavad Gita-
Tiens, le troll relance.
A ce mépris de l'essentiel au profit du secondaire, du superficiel ? A cette agressivité sans bornes qui perdure de génération en génération ? etc...
Superficiel et secondaire comme passer des heures à polémiquer sur internet comme tu le fais ? L'agressivité dont tu fais preuve sur ce forum ?
Bon OK moi aussi je passe du temps sur internet et moi aussi des fois je suis agressif. Mais moi je suis bien content d'être français et pas habitant du bengladesh...
Superficiel et secondaire comme passer des heures à polémiquer sur internet comme tu le fais ? L'agressivité dont tu fais preuve sur ce forum ?
Bon OK moi aussi je passe du temps sur internet et moi aussi des fois je suis agressif. Mais moi je suis bien content d'être français et pas habitant du bengladesh...
"Superficiel et secondaire comme passer des heures à polémiquer sur internet comme tu le fais ?
L'agressivité dont tu fais preuve sur ce forum ?
Bon OK moi aussi je passe du temps sur internet et moi aussi des fois je suis agressif."
C.Q.F.D. Bravo ! Tu as bien montré que nous autres, on passe souvent beaucoup de temps à battre du vent alors qu'il y a des choses plus essentielles dans la vie et qui rapprochent plus l'être humain à sa nature profonde : la beauté de la nature, la beauté du monde; toutes ces merveilles que nous avons la chance de voir en voyageant. le soufle de l'air sur ma peau, le rire des enfants, la beauté d'une fleur, d'un visage, ect. Ecoutons le chant de la vie.
Bon OK moi aussi je passe du temps sur internet et moi aussi des fois je suis agressif."
C.Q.F.D. Bravo ! Tu as bien montré que nous autres, on passe souvent beaucoup de temps à battre du vent alors qu'il y a des choses plus essentielles dans la vie et qui rapprochent plus l'être humain à sa nature profonde : la beauté de la nature, la beauté du monde; toutes ces merveilles que nous avons la chance de voir en voyageant. le soufle de l'air sur ma peau, le rire des enfants, la beauté d'une fleur, d'un visage, ect. Ecoutons le chant de la vie.
"Les Sages ne se lamentent ni sur les morts ni sur les vivants"
La Bhagavad Gita-
Tu ne mets pas la pagaille, maintenant qu'on te connais, tu nous amuses.
+1
Lepiaf, il ne te faut vraiment pas grand chose pour t'amuser; tu dois beaucoup t'amuser quand tu voyages, lorsque tu apercois des gens qui ont une vision du monde totalement différente de la tienne. A moins que tu évites tout contact sérieux avec la population des pays que tu visites comme beaucoup de touristes, ce qui semble être ton cas vu la manière dont tu réagis. Dommage quand même.
"Les Sages ne se lamentent ni sur les morts ni sur les vivants"
La Bhagavad Gita-
En baisse, doit s'appliquer.
la beauté de la nature, la beauté du monde; toutes ces merveilles que nous avons la chance de voir en voyageant. le soufle de l'air sur ma peau, le rire des enfants, la beauté d'une fleur, d'un visage, ect.
Ecoutons le chant de la vie.
Oh, oui, et dansons dans les prés avec des couronnes de fleurs, embrassons les gentilles abeilles et les gentilles grenouilles, c'est gentil les grenouilles, et buvons l'eau des rivieres en nous eclaboussant mutuellement dans de grands eclats de rire. Ainsi le monde sera beau (a part peut-etre une bonne chiasse a cause de l'eau des rivieres), et l'amour sera comme un cheval sauvage. Et puis, si tous les enfants du monde pouvaient se donner la main, ca ferai une chaine tellement longue que la guerre, eh ben y en aurait pus. Mais les occidentaux, ils sont pas cool, ils veulent pas laisser les enfants du monde se donner la main. Tout ca, c'est de leur faute.
Hare Khrishnaaaaaaaaa, Hare Khrishna....
Oh, oui, et dansons dans les prés avec des couronnes de fleurs, embrassons les gentilles abeilles et les gentilles grenouilles, c'est gentil les grenouilles, et buvons l'eau des rivieres en nous eclaboussant mutuellement dans de grands eclats de rire. Ainsi le monde sera beau (a part peut-etre une bonne chiasse a cause de l'eau des rivieres), et l'amour sera comme un cheval sauvage. Et puis, si tous les enfants du monde pouvaient se donner la main, ca ferai une chaine tellement longue que la guerre, eh ben y en aurait pus. Mais les occidentaux, ils sont pas cool, ils veulent pas laisser les enfants du monde se donner la main. Tout ca, c'est de leur faute.
Hare Khrishnaaaaaaaaa, Hare Khrishna....
Alain peyrefitte, qui a préfacé un recueil d'articles de presse nommé l' '"Aventure du 20e
siècle" . il dit, à propos du sous-développement : "Ce que nous appelons aujourd'hui le sous-développement, nous oublions que c'est l'état
naturel de l'Humanité, depuis l'origine. Faut-il donc se demander pourquoi les quatre
cinquièmes des Hommes appartiennent toujours au Monde sous-développé ? Il est plus
logique de se poser la question inverse : Pourquoi, il y a quatre siècles environ, est
apparue une forme de civilisation qui, améliorant sans cesse ses performances, permet
aujourd'hui à un cinquième des Hommes d'échapper à cette tragique destinée ?" Ce que j'en pense, c'est que nous irons construire ailleurs et pendant qu'ils s'appauvriront
chez nous. Donnez nous leur désert en échange et ils voudront le récupérer deux
générations plus tard.
Sollimann est un troll !! a éviter de toute urgence !!!!!
siècle" . il dit, à propos du sous-développement : "Ce que nous appelons aujourd'hui le sous-développement, nous oublions que c'est l'état
naturel de l'Humanité, depuis l'origine. Faut-il donc se demander pourquoi les quatre
cinquièmes des Hommes appartiennent toujours au Monde sous-développé ? Il est plus
logique de se poser la question inverse : Pourquoi, il y a quatre siècles environ, est
apparue une forme de civilisation qui, améliorant sans cesse ses performances, permet
aujourd'hui à un cinquième des Hommes d'échapper à cette tragique destinée ?" Ce que j'en pense, c'est que nous irons construire ailleurs et pendant qu'ils s'appauvriront
chez nous. Donnez nous leur désert en échange et ils voudront le récupérer deux
générations plus tard.
Sollimann est un troll !! a éviter de toute urgence !!!!!
"Pourquoi, il y a quatre siècles environ, est apparue une forme de civilisation qui, améliorant sans cesse ses performances,
Notre monde occidental améliore ses performances dans certains domaines mais pas dans d'autres. (et même au détriment d'autres domaines). Pense par exemple à la pollution de toute sorte que crée notre monde occidental : pollution nucléaire, electromagnétique, psychique ect ...
" permet aujourd'hui à un cinquième des Hommes d'échapper à cette tragique destinée ?"
C'est quand même croire à la supériorité de l'occident cette affirmation et ce n'est voir que le côté matériel des choses. Crois tu que cette partie du monde echappe à sa tragique destinée ? la maladie, la soufrance, la solitude et la mort est le lot de chaque être humain sur cette planète. Le probleme de la solitude étant même plus accentué en occident.
"Sollimann est un troll !! a éviter de toute urgence !!!!!" Là je n'avoue ne pas comprendre.
Notre monde occidental améliore ses performances dans certains domaines mais pas dans d'autres. (et même au détriment d'autres domaines). Pense par exemple à la pollution de toute sorte que crée notre monde occidental : pollution nucléaire, electromagnétique, psychique ect ...
" permet aujourd'hui à un cinquième des Hommes d'échapper à cette tragique destinée ?"
C'est quand même croire à la supériorité de l'occident cette affirmation et ce n'est voir que le côté matériel des choses. Crois tu que cette partie du monde echappe à sa tragique destinée ? la maladie, la soufrance, la solitude et la mort est le lot de chaque être humain sur cette planète. Le probleme de la solitude étant même plus accentué en occident.
"Sollimann est un troll !! a éviter de toute urgence !!!!!" Là je n'avoue ne pas comprendre.
"Les Sages ne se lamentent ni sur les morts ni sur les vivants"
La Bhagavad Gita-
"Sollimann est un troll !! a éviter de toute urgence !!!!!"
Là je n'avoue ne pas comprendre.
Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Lepiaf, tu n'as que ça à dire ?
C'est suffisant pourtant. Me semble que lepiaf explique clairement!!! Et moi je rajoute: N'est-t'il pas comme dirais chose Ta polémique ce n'est pas foutu. Ces questions que tu nous poses Moi et d'autres on s'en fous-tu? DeCléricy
C'est suffisant pourtant. Me semble que lepiaf explique clairement!!! Et moi je rajoute: N'est-t'il pas comme dirais chose Ta polémique ce n'est pas foutu. Ces questions que tu nous poses Moi et d'autres on s'en fous-tu? DeCléricy
J’en appelle à vous ô Muses
Où tant ma vie passe et s’use
Qu’encore et toujours j’aime
Mes soeurs Galère et Bohème
"N'est-t'il pas comme dirais chose
Ta polémique ce n'est pas foutu."
???????????
"Ces questions que tu nous poses
Moi et d'autres on s'en fous-tu?"
Si tu t'en fous vraiment pourquoi réponds tu à mon post ?
Sans rancune.
Ta polémique ce n'est pas foutu."
???????????
"Ces questions que tu nous poses
Moi et d'autres on s'en fous-tu?"
Si tu t'en fous vraiment pourquoi réponds tu à mon post ?
Sans rancune.
"Les Sages ne se lamentent ni sur les morts ni sur les vivants"
La Bhagavad Gita-
Completement d'accord avec toi nakata.
Ce solimann n'a aucun argument, il vit dans sa bulle d'ado en se croyant omniscient;
Note pour solimann: Notre mode de vie "capitaliste" n'existe que depuis 50 ans, pour grossir; que fais tu des 2500 ans les précédants, des auteurs de l'antiquité, des philosophes, ingénieurs, scientifiques, et j'en passe des XVII, XVIII, XIX eme siecle ? tu les insultes comme tu insultes ceux qui pensent par eux-memes sans répéter ce qu'ils ont entendu, comme tu le fais dans tes posts primaires.
De toute façon l'argent a toujours été un moteur de competition entre les hommes, de l'ancienne Perse jusqu'au Nasdaq; de meme je ne connais pas beaucoup de peuples qui ait été epargnés des guerres ou autres violences.
Je te lance un défi: propose 1000e à chaque habitant de cette planete, et compte ceux qui acceptent et ceux qui refusent: tu n'auras que 0, 00000001% de refus, constitué eventuellement de religieux et de personnes assez riches qui s'offusqueront que tu les ai confondus avec des mendiants. Et proportionnellement avec la démographie mondiale ce ne sera pas en occident que tu auras distribué le plus d'argent.....
Donc stp arrete de généraliser, c'est vraiment énervant voire méprisant:comment peut tu prétendre être dans la tête de centaines de millions d'individus? à entendre tes propos on dirai que t'as jamais dépassé la rocade....
a l'avenir quand tu t'ennuies, plutot que de venir ici visite http://www.takatrouver.net/ ca va te plaire
Si je ne prends pas de gants avec toi excuse c'est que je les ai perdus;
Ne fais pas la gu**le j'ai perdu 5mn alors que le temps est si précieux... j'aurai pu te laisser baigner et couler dans ton ignorance
Ce solimann n'a aucun argument, il vit dans sa bulle d'ado en se croyant omniscient;
Note pour solimann: Notre mode de vie "capitaliste" n'existe que depuis 50 ans, pour grossir; que fais tu des 2500 ans les précédants, des auteurs de l'antiquité, des philosophes, ingénieurs, scientifiques, et j'en passe des XVII, XVIII, XIX eme siecle ? tu les insultes comme tu insultes ceux qui pensent par eux-memes sans répéter ce qu'ils ont entendu, comme tu le fais dans tes posts primaires.
De toute façon l'argent a toujours été un moteur de competition entre les hommes, de l'ancienne Perse jusqu'au Nasdaq; de meme je ne connais pas beaucoup de peuples qui ait été epargnés des guerres ou autres violences.
Je te lance un défi: propose 1000e à chaque habitant de cette planete, et compte ceux qui acceptent et ceux qui refusent: tu n'auras que 0, 00000001% de refus, constitué eventuellement de religieux et de personnes assez riches qui s'offusqueront que tu les ai confondus avec des mendiants. Et proportionnellement avec la démographie mondiale ce ne sera pas en occident que tu auras distribué le plus d'argent.....
Donc stp arrete de généraliser, c'est vraiment énervant voire méprisant:comment peut tu prétendre être dans la tête de centaines de millions d'individus? à entendre tes propos on dirai que t'as jamais dépassé la rocade....
a l'avenir quand tu t'ennuies, plutot que de venir ici visite http://www.takatrouver.net/ ca va te plaire
Si je ne prends pas de gants avec toi excuse c'est que je les ai perdus;
Ne fais pas la gu**le j'ai perdu 5mn alors que le temps est si précieux... j'aurai pu te laisser baigner et couler dans ton ignorance
"que fais tu des 2500 ans les précédants, des auteurs de l'antiquité, des philosophes, ingénieurs, scientifiques, et j'en passe des XVII, XVIII, XIX eme siecle ?"
En aucun cas je remets en cause le génie de ces philosophes, ingénieurs, scientifiques. Je ne comprends pas très bien ton post. Mais, comme je le disais tout à un prix à payer et le progrès technique se fait toujours au détriment d'autres choses.
" comment peut tu prétendre être dans la tête de centaines de millions d'individus?"
Je n'ai jamais prétendu de choses pareilles !
" ... j'aurai pu te laisser baigner et couler dans ton ignorance "
qui des 2 se croit omniscient ?
En aucun cas je remets en cause le génie de ces philosophes, ingénieurs, scientifiques. Je ne comprends pas très bien ton post. Mais, comme je le disais tout à un prix à payer et le progrès technique se fait toujours au détriment d'autres choses.
" comment peut tu prétendre être dans la tête de centaines de millions d'individus?"
Je n'ai jamais prétendu de choses pareilles !
" ... j'aurai pu te laisser baigner et couler dans ton ignorance "
qui des 2 se croit omniscient ?
"Les Sages ne se lamentent ni sur les morts ni sur les vivants"
La Bhagavad Gita-
alors chers amis utopistes retener ceci
entre gris clair et gris foncé
entre gris clair et gris foncé
du sac a dos a l'hotel 5 etoiles!
Je suis assez d'accord avec toi Solimann! Qu'est-ce que le progrès?........Aujourd'hui nos pays du nord pillent les richesses des pays dit du sud.........On consomme et on détruit notre planète à petit feu.....dans une société de plus en plus individualiste qui fait l'apologie de la consomation......ou tout est à acheter, à vendre (ou presque)!.......Vive le nombrilisme et l'arrogance!
Franchement vous en avez pas marre de ces discours simplistes et manichéens ? Les gentils pauvres spolliés par les méchants riches.
Non mais franchement on dirait des discussions de lycéens rebelles qui refont le monde en croyant avoir tout compris...
Vous croyez pas que la réalité est un peu plus complexe et mitigée ? Que les pays riches et le mode de vie occidental n'a pas que des mauvais cotés ? Que les pays pauvres ont aussi une part de responsabilité dans leur situation (quid des dictateurs qui pillent l'afrique et l'empechent de se développer depuis des décennies ?) ?
Certes il y a des choses qui ne vont pas comme par exemple les aides allouées à l'agriculture des pays riches qui empechent les agriculteurs du tiers-monde d'exporter. Mais pitié ne mélangez pas tout.
Parfaitement d'accord avec toi. Ces histoire des gentils et des méchants, telles qu'elles apparaissent, c'est vraiment ne pas tenir compte de multiples facteurs.
N'importe quel système culturel, social, économique apporte des avantages et des inconvénients, quoique le terme "inconvénient" me semble inapproprié puisque ce sont des gens qui souffrent.
Dire également que notre société occidentale apporte des richesses matérielles mais aussi la solitude et l'abandon, c'est ne pas aller regarder de près ce que ces mots signifient sur tout la planète.
La solitude et l'abandon, ne concernent pas seulement les personnes âgées chez nous, mais de nombreuses catégories de personnes dans toutes les cultures. Pensons aux veuves en Afghanistan sous le régime taliban, condamnées à mendier ou se prostituer. Cet exemple est particulièrement frappant puisqu'il concerne un régime anti-occidental. Il y a aussi toutes les femmes d'Amérique latine ou d'ailleurs, mises enceintes puis abadonnées par des hommes. Elles sont elles-mêmes parfois rejetées par leur famille ou mises à l'écart, condamnées à se débrouiller pour vivre.
Les exemples sont malheureusement trop nombreux. La soufrance est universelle.
Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
Je m'attendais à ce type de réponse.....je vous invite donc à lire et écouter ces quelques documents!-
1. LA DETTE DU TIERS MONDE ?
La dette est une catastrophe pour l’humanité, maintenant dans la plus extrême pauvreté des contrées entières possédant pourtant d’importantes richesses matérielles et humaines. Une tragédie sous-jacente, qui provoque en aval une multitude de drames insupportables. Mais cette tragédie n’est pas arrivée toute seule comme peut survenir un tremblement de terre ou un cyclone dévastateur. Elle est la conséquence de choix géopolitiques bien précis. Surtout elle est un puissant mécanisme de subordination des pays du Sud, un nouveau colonialisme en somme. Comme toujours, elle s’est jouée en 5 actes.
Acte 1 : les années 1960-1970
Après la seconde guerre mondiale, les États-Unis ont instauré le plan Marshall pour la reconstruction de l’Europe. Ils ont investi massivement dans l’économie européenne pour l’aider à se remettre debout et les pays européens sont redevenus très vite des partenaires commerciaux privilégiés. De plus en plus de dollars (la monnaie de référence) circulent à travers le monde, et les autorités américaines tentent de freiner les demandes de conversion de dollars en or, pour ne pas assécher leurs coffres-forts. Elles encouragent alors les investissements des entreprises américaines à l’étranger, pour éviter le retour des dollars en excès et une flambée de l’inflation chez eux. Voilà pourquoi dans les années 1960, les banques occidentales regorgent de dollars (les eurodollars) pour lesquels elles sont en recherche de débouchés et d’investissements. Elles les prêtent alors aux pays du Sud, qui cherchent à financer leur développement, notamment les États africains nouvellement indépendants et les pays d’Amérique latine.
A partir de 1973, le choc pétrolier apporte des revenus confortables aux pays producteurs de pétrole qui les placent à leur tour dans les banques occidentales : ce sont les pétrodollars. Là aussi les banques les proposent aux pays du Sud, à des taux faibles pour les inciter à emprunter. Tous ces prêts provenant de banques privées constituent la partie privée de la dette extérieure des PED.
S’ajoutent à cela les États du Nord où à partir de ce choc pétrolier, la crise s’est installée. Les marchandises produites au Nord ont du mal à trouver preneur à cause de la récession et du début du chômage massif. Ces pays riches décident alors de distribuer du pouvoir d’achat au Sud, afin de les inciter à acheter les marchandises du Nord. D’où des prêts d’État à État, souvent sous forme de crédits d’exportations. En gros, je te prête 10 millions à bas taux, à condition que tu achètes chez moi des marchandises pour 10 millions... C’est la partie bilatérale de la dette extérieure des PED.
Le troisième acteur de cette histoire de l’endettement est la Banque mondiale. Institution née en 1944 alors que les États-Unis étaient en position de force sur la scène internationale, elle est profondément antidémocratique puisque le système adopté pour les États-membres est “1 dollar, 1 voix”. Les États-Unis possèdent plus de 17 % des droits de vote (ce qui leur fournit une minorité de blocage), alors que le groupe formé par 24 pays d’Afrique subsaharienne n’en détient que 2 %. A partir de 1968, son président est Robert McNamara, ancien ministre de la Défense américain qui a géré l’escalade de la guerre au Vietnam. Par l’intermédiaire de la Banque mondiale, McNamara va agir pour contrecarrer l’influence soviétique et les différentes tentatives nationalistes. Son combat va se placer sur le plan financier. De 1968 à 1973, la Banque mondiale va accorder davantage de prêts que pendant toute la période 1945-1968.
Ces prêts ont plusieurs buts parfaitement clairs. Tout d’abord soutenir les alliés stratégiques des États-Unis (Mobutu au Zaïre, Suharto en Indonésie, la dictature brésilienne puis plus tard les dictatures argentine et chilienne...) pour renforcer la zone d’influence américaine. Ils servent également à stopper le développement de certaines politiques visant à l’obtention d’une indépendance économique (Nasser en Egypte avec la nationalisation du canal de Suez, N’Krumah au Ghana, Manley en Jamaïque, Sukarno en Indonésie, etc.).
La Banque mondiale incite les pays du Sud à emprunter dans l’espoir affiché de financer la modernisation de leur appareil d’exportation et les connecter au marché mondial. C’est la partie multilatérale de la dette extérieure des PED.
Pendant ces années, l’endettement est encore supportable pour les pays du Sud car ces prêts leur permettent malgré tout de produire davantage, donc d’exporter plus et de récupérer des devises pour les remboursements et de nouveaux investissements.
Ces trois intervenants (banques privées, États du Nord, Banque mondiale), avec la complicité des classes dirigeantes du Sud, sont à l’origine d’une augmentation exponentielle de la dette (elle est multipliée par 12 entre 1968 et 1980), précédant un tournant tragique.
Acte 2 : la crise de la dette
A la fin de l’année 1979, pour sortir de la crise qui les frappe, lutter contre une inflation importante et réaffirmer leur leadership mondial après les échecs cuisants au Vietnam en 1975, en Iran et au Nicaragua en 1979, les États-Unis amorcent un virage ultralibéral, qui sera poursuivi après l’élection de Ronald Reagan à la présidence. Depuis quelques mois déjà, le Royaume Uni fait de même avec le gouvernement de Margaret Thatcher. Paul Volcker, le directeur de la Réserve Fédérale américaine, décide une forte augmentation des taux d’intérêt américains dans le but d’attirer les capitaux et ainsi de relancer la machine économique américaine. Les investisseurs de toute la planète sont donc fortement incités à placer leur argent aux États-Unis. Mais quel rapport avec la dette ?
C’est que jusque là les taux d’intérêt des emprunts accordés aux États du Sud étaient certes faibles, mais variables et liés aux taux américains. De l’ordre de 4-5 % dans les années 1970, ils passent à 16-18 % au moins, voire davantage au plus fort de la crise, car la prime de risque devient énorme. Par conséquent, du jour au lendemain, le Sud doit rembourser trois fois plus d’intérêts. En plein milieu du jeu, les règles ont été changées de façon délibérée : le piège s’est refermé.
De surcroît, les pays du Sud sont confrontés à un autre changement brutal : la baisse des cours des matières premières et des produits agricoles qu’ils exportent. La grande majorité des prêts a été contractée dans des monnaies fortes comme le dollar. Au cours des années 1970, les pays débiteurs doivent donc se procurer de plus en plus de devises pour rembourser leurs créanciers. Ils tentent alors d’exporter encore plus (café, cacao, coton, sucre, arachide, minerais, pétrole, etc.) pour récupérer davantage de devises, ce qui fait encore baisser les cours, vu l’absence de demande supplémentaire au Nord. Le Sud se retrouve pris dans l’étau de la dette sans bien sûr pouvoir faire face à ses échéances. C’est la crise de la dette.
En août 1982, le Mexique est le premier à annoncer qu’il n’est plus en mesure de rembourser. C’est la fin de l’acte 2, court mais brutal.
Acte 3 : les plans d’ajustement structurel
Cette crise de la dette résonne comme un coup de tonnerre dans le monde politique et économique. Les institutions internationales, censées réguler le système et prévenir les crises, n’ont rien vu venir.
Dès qu’un pays est contraint de stopper ses remboursements, le Fonds Monétaire International (FMI) arrive en pompier financier. Mais un drôle de pompier, qui a exacerbé le vice des pyromanes...
Plus personne d’autre ne veut prêter à ces pays qui ne peuvent plus rembourser. Le FMI est leur seul recours. Il accepte de prêter l’argent nécessaire (qui permet surtout de sauver les créanciers - souvent privés - du Nord), au taux fort bien sûr, mais à condition que le pays concerné accepte de mener la politique décidée par ses experts : ce sont les fameuses conditionnalités du FMI. En un mot, la politique économique de l’État endetté passe sous contrôle du FMI et de ses experts ultralibéraux. Là se situe l’apparition d’une nouvelle colonisation : une colonisation économique. Même plus besoin d’entretenir une administration et une armée coloniale sur place, le mécanisme de la dette se charge tout seul de gérer la dépendance.
Les mesures préconisées sont inscrites dans un Plan d’ajustement structurel (PAS), qui correspond toujours au même schéma : abandon des subventions aux produits et services de première nécessité : pain, riz, lait, sucre, combustible... ; austérité budgétaire et réduction des dépenses, en général baisse drastique des budgets sociaux “non-productifs” (santé, éducation, subventions aux produits de base) ; dévaluation de la monnaie locale ; taux d’intérêt élevés, pour attirer les capitaux étrangers avec une rémunération élevée ; production agricole toute entière tournée vers l’exportation (café, coton, cacao, arachide, thé etc.) pour faire rentrer des devises, donc réduction des cultures vivrières et déforestation pour gagner de nouvelles surfaces ; ouverture totale des marchés par la suppression des barrières douanières ; libéralisation de l’économie, notamment abandon du contrôle des mouvements de capitaux et la suppression du contrôle des changes ; fiscalité aggravant encore les inégalités avec le principe d’une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la préservation des revenus du capital ; privatisations massives des entreprises publiques, donc un désengagement de l’État des secteurs de production concurrentiels... La potion est très amère.
Par exemple, au Mali, Alpha Oumar Konaré est élu Président en 1992, après la dictature du général Moussa Traoré. Sa politique est docile à l’égard du FMI et son but est le rétablissement des grands équilibres macro-économiques. Il s’applique à promouvoir les activités marchandes privées et à assainir le secteur public, comme on dit au FMI. Les effectifs de la fonction publique passent alors de 45 000 en 1991 à 37 700 en 1998, et les salaires publics subissent une baisse en valeur réelle comprise entre 11 % et 18 %. La pression fiscale est passée de 8, 5 % en 1988 à 14 % en 1998, tandis que les dépenses courantes sont passées de 15 % du PIB à 10, 8 %. Et le gouvernement est tout fier d’en déduire que sur le plan des grands équilibres, “la politique d’ajustement a permis une amélioration notable” ! Sur les 90 entreprises publiques en 1985 au Mali, il en reste 36 en 1998, 26 ayant été liquidées et 28 privatisées. Si bien qu’en 1988, 75 % des recettes fiscales du gouvernement passaient dans la masse salariale de ses fonctionnaires, contre 27 % en 1998. C’est ce que le gouvernement qualifie d’ “assainissement notable des dépenses”. Et ça continue : en 2000, audits de la Caisse de Retraite du Mali (CRM) et de l’Institut National pour la Prévoyance Sociale (INPS) et adoption d’un plan d’assainissement de leurs finances ; vente de 60 % du capital d’Électricité du Mali (EDM) ; vente de l’Hôtel de l’Amitié ; privatisation à 35 % de la Société Nationale des Tabacs et Allumettes du Mali (SONATAM), avec privatisation totale en vue ; liquidation de la Société Malienne de Matériel de Travaux Publics (SLMTP), de l’Office des Relais Touristiques (ORT) et de la Société Nationale de Recherche et d’Exploitation Minière (SONAREM).
Pourtant le niveau de vie des populations ne décolle pas pour autant. Quelques chiffres suffisent : en 1999, le taux brut de scolarisation primaire est de 56 % ; le nombre moyen d’élèves par enseignant dans le primaire est 79 ; 27 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition ; 59 % de la population a accès à un centre de santé à moins de 15 km ; 17 % des logements sont équipés de l’eau courante et 12 % de l’électricité.
Autre exemple : en juillet 1999, le FMI a accordé un crédit à Madagascar. En échange, le gouvernement procède à d’importantes réformes structurelles, comme la privatisation de la seconde banque publique du pays (une banque agricole), ainsi qu’à la libéralisation des secteurs des télécoms, de la pêche et des ressources minières. La compagnie pétrolière publique (Solima) fut privatisée avec retard, en juin 2000 seulement. Mais, comme le pays appliquait gentiment la politique qu’on entendait lui imposer, il méritait une nouvelle bouffée d’oxygène financière. Dès juillet 2000, la première tranche d’un nouveau crédit d’ajustement structurel de la Banque mondiale fut débloquée. C’est donnant-donnant...
En outre, le FMI a l’habileté de faire reposer la responsabilité de ces décisions sur les gouvernements en place au Sud. Tous les ans, chaque État doit établir des rapports analysant la situation économique et traçant des perspectives pour l’avenir. Dans un sens ultralibéral, bien évidemment. Les prêts et rééchelonnements divers ne sont accordés qu’à condition que ces rapports aillent dans le “ bon ” sens, complétés par des visites de gentlemen de la Banque Mondiale ou du FMI pour s’en assurer directement. En fait, les institutions financières internationales font signer par les autorités en place la liste de leurs propres revendications, pour mieux expliquer le cas échéant qu’elles n’ont fait qu’entériner les choix des autochtones... Le mécanisme de la dette est un mécanisme de subordination très subtil et très impressionnant.
Acte 4 : L’utilisation des sommes au Sud
Les emprunts massifs contractés par les dirigeants des pays du Sud n’ont pourtant que très peu profité aux populations. La majeure partie fut décidée par des régimes dictatoriaux, alliés stratégiques de grandes puissances du Nord. Une partie importante des sommes empruntées a été détournée par ces régimes corrompus. Ils ont d’autant plus facilement accepté d’endetter leur pays qu’ils ont prélevé au passage des commissions avec le soutien des autres acteurs de l’endettement. Comment expliquer qu’à sa mort, Mobutu Sese Seko, à la tête du Zaïre pendant plus de 30 ans, disposait d’une fortune estimée à 8 milliards de dollars, équivalant aux deux tiers de la dette de son pays, sans compter l’enrichissement de ses proches ? Ou qu’à Haïti, en 1986, la dette extérieure s’élevait à 750 millions de dollars lorsque la famille Duvalier, qui a gouverné d’une main de fer pendant trente ans (d’abord François - dit Papa Doc - puis Jean-Claude - dit Bébé Doc), a pris la fuite vers la Côte d’Azur française avec une fortune évaluée à plus de 900 millions de dollars ? Quelle autre explication trouver à l’enrichissement de la famille de Suharto en Indonésie dont la fortune, au moment où il a été chassé du pouvoir en 1998 après 32 ans de règne, était estimée à 40 milliards de dollars, alors que son pays était en plein marasme ?
Parfois, comme dans le cas de la dictature argentine (1976-1983), la situation est ubuesque. Pendant cette période, la dette a été multipliée par 5, 5 pour s’élever à 45 milliards de dollars en 1983, essentiellement contractée auprès de banques privées, avec l’accord des autorités américaines. Dès 1976, un prêt du FMI avait donné un signe fort aux banques du Nord : l’Argentine de la dictature était fréquentable. La junte au pouvoir a recouru à un endettement forcé des entreprises publiques, comme la compagnie pétrolière YPF dont la dette externe est passée de 372 millions de dollars à 6 milliards de dollars, elle a donc été multipliée par 16 en 7 ans. Mais les devises empruntées à cette époque ne sont pratiquement jamais arrivées dans la caisse des entreprises publiques. Les sommes empruntées aux banques des États-Unis y étaient en grande partie replacées sous forme de dépôts, à un taux inférieur à celui de l’emprunt. On a assisté alors à un enrichissement personnel des proches du pouvoir dictatorial via des commissions importantes. A titre d’exemple, entre juillet et novembre 1976, la Chase Manhattan Bank a reçu mensuellement des dépôts de 22 millions de dollars et les a rémunérés à environ 5, 5 % ; pendant ce temps, au même rythme, la Banque centrale d’Argentine empruntait 30 millions de dollars à la même banque à un taux de 8, 75 %. Tout cela s’est fait avec le soutien actif du FMI et des États-Unis, permettant un maintien du régime de terreur tout en rapprochant l’Argentine des États-Unis après l’expérience nationaliste de Peron et de ses successeurs.
Ainsi, la dette s’est accrue très vite, tout comme la richesse personnelle des proches du pouvoir. Ce fut également bénéfique pour les banques du Nord : l’argent revenait en partie dans leurs coffres, et pouvait être prêté de nouveau à d’autres qui l’ont eux aussi remboursé... De plus, la fortune des dictateurs était très utile aux banques car elle leur servait de garantie. Si soudain le gouvernement d’un pays endetté montrait de la mauvaise volonté à rembourser les prêts contractés au nom de l’État, la banque pouvait gentiment menacer de geler les avoirs personnels secrets des dirigeants, voire de les confisquer. La corruption et les détournements ont donc joué un rôle important.
Par ailleurs, l’argent qui parvenait tout de même dans le pays emprunteur a été utilisé de manière bien ciblée.
Les crédits sont allés en priorité aux méga-projets énergétiques ou d’infrastructures (barrages, centrales thermiques, oléoducs...), très souvent inadaptés et mégalomaniaques, que l’on a surnommés « éléphants blancs ». Le but n’était pas d’améliorer la vie quotidienne des populations sur place, mais plutôt de parvenir à extraire les richesses naturelles du Sud et les transporter facilement vers le marché mondial. Par exemple, le barrage d’Inga au Zaïre a permis de tirer une ligne à haute tension sans précédent de 1.900 kilomètres vers le Katanga, province riche en minerais en vue de leur extraction. Mais cette ligne ne s’est pas accompagnée de l’installation de transformateurs pour fournir de l’électricité aux villages qu’elle survole...
Cette logique prévaut encore régulièrement, comme le prouve la construction du pipe-line Tchad-Cameroun, lancé au milieu des années 1990 et permettant d’amener le pétrole de la région de Doba (Tchad, enclavé) au terminal maritime de Kribi (Cameroun), à 1.000 kilomètres de là. Sa mise en place se fait au plus grand mépris des intérêts des populations. Par exemple, à l’origine, pour indemniser les populations des dommages causés par ce projet cofinancé par la Banque mondiale et associant Shell, Exxon et Elf, les responsables ont proposé 3000 FCFA (4, 5 dollars) par pied de manguier détruit, alors que selon le député tchadien Ngarléjy Yorongar, la première production de cet arbre peut donner 1000 mangues dont chacune peut se négocier environ 100 FCFA (0, 15 dollar)...
L’achat d’armes ou de matériel militaire pour opprimer les peuples a aussi compté dans la montée de l’endettement. Nombre de dictatures ont maintenu leur emprise sur les populations en achetant à crédit des armes, avec la complicité active ou passive des créanciers. Les populations d’aujourd’hui remboursent donc une dette qui a permis d’acheter les armes responsables de la disparition des leurs, que l’on pense aux 30.000 disparus en Argentine sous la dictature (1976-1983), aux victimes du régime d’apartheid en Afrique du Sud (1948-1994) ou du génocide au Rwanda (1994). L’argent emprunté servait aussi à alimenter les caisses noires des régimes en place, pour compromettre les partis d’opposition et financer des campagnes électorales coûteuses et des politiques clientélistes.
Les prêts vont aussi en priorité à l’aide liée. L’argent sert alors à acheter des produits fabriqués par les entreprises du pays créancier, contribuant à redresser sa balance commerciale. Les besoins réels des populations des PED passent au second plan.
Infrastructures imposées par les multinationales du Nord, aide liée, achat d’armes pour une répression massive, détournements et corruption, voilà à quoi ont servi les sommes empruntées pendant des décennies.
Acte 5 : la coupe déborde
Dans les années 90, dans leur très grande majorité, les pays en développement sont tombés sous la coupe du FMI. Mais rien n’est réglé pour autant, bien au contraire. La dette continue sa course folle, on l’a vu, et les crises financières se multiplient. L’ouverture totale du Tiers Monde aux capitaux étrangers et les mesures libérales imposées par le FMI ont attiré des capitaux fortement volatils, prêts à déguerpir dès les premiers signes de fragilité économique. Ce fut le cas en Amérique du Sud en 1994, puis en Asie du Sud-Est en 1997, en Russie en 1998, de nouveau en Amérique latine en 1999, en Turquie entre 1999 et 2002, en Argentine en 2001-2002, au Brésil en 2002. Mais toujours et partout, les mêmes recettes sont imposées : de nouveaux prêts en échange d’une libéralisation accentuée de l’économie. D’ailleurs ces nouveaux prêts alourdissent la dette, mais ne sont pas destinés à restaurer un peu de bien-être pour les populations du Sud. Ils sont juste là pour permettre à l’État en crise de rembourser ses créanciers du Nord, souvent responsables d’investissements risqués et hasardeux...
A chaque fois, la priorité est donnée à la poursuite du remboursement de la dette. Ainsi, depuis la crise de 1994, les revenus des exportations de pétrole du Mexique transitent par un compte situé au États Unis, et un magistrat américain a l’autorisation de bloquer les flux de ce compte vers le Mexique s’il ne rembourse pas sa dette. Les États ainsi dominés par le FMI perdent leur souveraineté : c’est effectivement une colonisation économique.
La dégringolade du prix des matières premières se poursuit inexorablement. Ce que l’on observe ressemble bien plus à du pillage des ressources du Sud qu’à des échanges commerciaux équitables.
Au milieu des années 90, les dirigeants des pays les plus riches sont particulièrement inquiets pour le système financier international. En 1996, le sommet du G7 de Lyon décide donc de lancer une initiative fort médiatisée pour alléger quelque peu la dette des pays pauvres : l’initiative PPTE (« Pays pauvres très endettés »).
Cette initiative, renforcée au sommet du G7 de Cologne en 1999, est censée alléger la dette des pays pauvres et très endettés. Mais elle est mal née : elle ne résout rien. Elle ne concerne qu’un petit nombre de pays très pauvres (42 sur 165 PED) et son but se limite à rendre leur dette extérieure soutenable. Le FMI et la Banque mondiale essaient d’alléger la dette juste ce qu’il faut pour mettre fin aux arriérés et aux demandes de restructurations, sans même y parvenir d’ailleurs. Mais surtout ils profitent de cette initiative qui semble généreuse pour imposer un renforcement de l’ajustement structurel. Malgré une apparence de changement, la logique demeure.
Pour bénéficier d’un allégement de dette dans le cadre de l’initiative PPTE, les étapes sont nombreuses et exigeantes, et nécessitent un temps démesurément long.
Tout d’abord, les pays susceptibles d’y prétendre doivent, selon le FMI, « avoir un degré d’endettement intolérable » et « établir des antécédents positifs dans la mise en œuvre de réformes et de bonnes politiques économiques au moyen de programmes appuyés par le FMI et la Banque mondiale ». Il s’agit d’un véritable parcours du combattant. Le pays concerné par cette initiative doit d’abord signer un accord avec le FMI afin de mener pendant une période de trois ans une politique économique approuvée par Washington. Cette politique s’appuie sur la rédaction d’un Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Ce document précise dans le détail la liste des privatisations, les mesures de dérégulation économique permettant de générer des ressources pour le remboursement de la dette d’une part, et comment d’autre part les fonds résultant de l’allégement seront utilisés, notamment pour lutter contre la pauvreté. On voit la contradiction.
À l’issue de cette période de trois ans, le FMI et la Banque mondiale cherchent à savoir si la politique suivie par ce pays est suffisante pour lui permettre de rembourser sa dette. Le critère retenu pour déterminer une éventuelle insoutenabilité de la dette est le rapport entre la valeur actuelle de sa dette et le montant annuel de ses exportations. Grosso modo, si ce ratio est supérieur à 150 %, la dette est estimée insoutenable. Dans ce cas, ce pays atteint le point de décision et est déclaré admissible à l’initiative PPTE.
Un pays ayant atteint favorablement le point de décision doit alors poursuivre l’application des politiques agréées par le FMI et rédiger un DSRP définitif. La durée de cette période varie entre un et trois ans, elle est déterminée par la rédaction du DSRP et la mise en œuvre satisfaisante des réformes-clés convenues avec le FMI. Ces réformes-clés correspondent en fait à un renforcement de l’ajustement structurel des années 1980 et 1990, rebaptisé DSRP pour la circonstance.
Puis arrive le point d’achèvement. Le pays bénéficie alors d’une légère réduction du stock de sa dette extérieure de façon à la rendre soutenable. L’allégement permet finalement de faire payer les PED au maximum de leurs possibilités. En fait, on annule essentiellement les créances impayables. L’initiative PPTE est avant tout destinée à garantir la pérennité des remboursements et à dissimuler le renforcement de l’ajustement structurel sous une apparence de générosité. En 2000, soit quatre ans après le début de l’initiative, les 42 PPTE ont transféré des sommes colossales au Nord : le transfert net sur la dette a été négatif pour eux d’environ 2, 3 milliards de dollars.
Dès 2000, la CNUCED est très claire : « Les espoirs que l’on fonde actuellement sur la mise en œuvre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) ne sont pas réalistes. L’allégement de la dette envisagé ne suffira pas à rendre celle-ci supportable à moyen terme (...) ; par ailleurs, l’ampleur de l’allégement de la dette et la manière dont il interviendra n’auront pas d’effets directs majeurs sur la réduction de la pauvreté. »
Au total, 34 parmi les 42 PPTE sont des pays d’Afrique subsaharienne, auxquels il convient d’ajouter 4 pays d’Amérique latine (le Honduras, le Nicaragua, la Bolivie, le Guyana), 3 pays d’Asie (le Laos, le Vietnam et Myanmar) et le Yémen. Seuls les pays très pauvres et très endettés peuvent espérer de légers allégements. Ainsi le Nigeria est très endetté, mais comme il s’agit d’un pays producteur de pétrole, il n’est pas jugé assez pauvre. Haïti, un des pays les plus pauvres de la planète, n’est pas jugé assez endetté pour être éligible. Et les pays où vivent la plupart des pauvres de la planète ne sont pas concernés : la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, l’Argentine, le Mexique, les Philippines, le Pakistan, etc. Les PPTE ne représentent que 11 % de la population totale des PED. Comment espérer sortir de l’impasse financière actuelle où sont plongés tous les PED avec une telle initiative ?
Même ces 42 pays ne seront pas tous bénéficiaires d’allégements. En effet, le Laos ne demande pas à profiter de cette initiative, parce que ses dirigeants jugent qu’elle apporte plus d’inconvénients que d’avantages. De plus, 4 pays sont arrivés au point de décision et ont eu une réponse négative : l’Angola, le Kenya, le Vietnam et le Yémen. Leur endettement est jugé soutenable, même si par exemple l’Angola, ravagé par 25 ans de guerre civile entretenue par les multinationales pétrolières, a dû affronter en 2002 une famine sans précédent sur son territoire... Enfin, les prévisions indiquent que trois autres pays ne sont pas en mesure de bénéficier de l’initiative (à cause d’un état de guerre ou d’un manque de coopération avec les pays riches) : le Liberia, le Soudan et la Somalie, ainsi sanctionnés parce qu’ils ne sont pas politiquement corrects. L’initiative PPTE concerne donc au mieux 34 pays.
En décembre 2002, 26 pays avaient atteint le point de décision, et 6 d’entre eux avaient atteint le point d’achèvement : l’Ouganda, la Bolivie, le Mozambique, la Tanzanie, le Burkina Faso et la Mauritanie.
La CNUCED est toujours très lucide dans son rapport de septembre 2002 : « Après presque deux décennies de programmes d’ajustement structurel, la pauvreté a augmenté, la croissance est le plus souvent lente et erratique, les crises rurales se sont aggravées et la désindustrialisation a mis à mal les perspectives de croissance. Depuis deux ans la réduction de la pauvreté est devenue l’objectif fondamental des programmes et des activités des institutions financières internationales en Afrique et dans d’autres pays à faible revenu. Ce changement d’attitude mérite d’être salué. Mais y a-t-il eu une évolution des esprits ? » Ou encore : « Un examen détaillé des mesures macroéconomiques et d’ajustement structurel figurant dans les DSRP permet de constater qu’il n’y a pas de remise en cause fondamentale des conseils formulés dans le cadre de ce que l’on appelle le Consensus de Washington. » Detlef Kotte, l’un de ses cadres dirigeants, n’hésite pas à écrire : « Le FMI ou la Banque mondiale ont changé les mots, changé les sigles, changé leur mode de consultation, mais n’ont rien changé à leur credo. » On le voit, aujourd’hui le problème de la dette reste entier.
http://www.cadtm.org/texte.php3?id_article=22-- La dette immorale Interview de Daniel Mermet avec Eric Toussaint sur l’annulation de la dette du tiers monde.
Utile ! Site du comité de l’annulation de la dette du tiers monde : CADTM, www.cadtm.org
A voir : Le film de Fernando Solanas : "Mémoire d’un saccage" un film sur l’Argentine et les conséquences des politiques du FMI Projeté notamment au cinéma « Reflet Medicis », Métro Saint-Michel dans le 5eme à Paris http://www.la-bas.org/ram/050111.ram http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=584&var_recherche=dette -- Serge Halimi Entretien avec Serge Halimi autour de son livre "Le Grand Bond en arrière" et sur l’essor du libéralisme.
Livre : Serge Halimi : Le Grand Bond en arrière (Fayard) http://www.la-bas.org/ram/041220.ram http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=568 -- Elf, la pompe Afrique (1) Tour à tour président et prévenu, le comédien Nicolas Lambert recrée l’atmosphère du procès Elf, tel qu’il s’est déroulé au printemps 2003, devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Avec Nicolas Lambert et François-Xavier Verschave, président de l’association survie, retour sur la politique française en Afrique, sur des pratiques néocoloniales et des intérêts très "argentés".
Utile ! Association survie : www.survie-france.org Site de Nicolas Lambert] : //charlie.noe.free.fr
Livre : François-Xavier Verschave : Noir Chirac (Les Arenes) http://www.la-bas.org/ram/050215.ram http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=614&var_recherche=pompe+afrique -- Elf, la pompe Afrique (2) Suite de l’entretien avec François-Xavier Verschave, président de l’association Survie, et Nicolas Lambert auteur et acteur du spectacle "Elf, la pompe Afrique". Comment la France protège ses intérêts économiques et sa présence en Afrique à travers les multinationales du pétrole, par exemple, ou/et des présidents autoritaires ? Le président du Togo était un ami de Chirac, son fils le sera aussi pourvu qu’il défende les entreprises françaises notamment CMA-CGM ... http://www.la-bas.org/ram/050216.ram http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=615 -- Interview d'Eva Joly diffusée sur RFI le 21 juin 2003 et publiée, version extra-light avec adoucisseur, dans l'Express du 26 juin.
Ecoutez l'émission (21')
http://www.subversiv.com/doc/elf/eva-rfi.wmv
http://www.subversiv.com/doc/elf/eva-rfi.htm
1. LA DETTE DU TIERS MONDE ?
La dette est une catastrophe pour l’humanité, maintenant dans la plus extrême pauvreté des contrées entières possédant pourtant d’importantes richesses matérielles et humaines. Une tragédie sous-jacente, qui provoque en aval une multitude de drames insupportables. Mais cette tragédie n’est pas arrivée toute seule comme peut survenir un tremblement de terre ou un cyclone dévastateur. Elle est la conséquence de choix géopolitiques bien précis. Surtout elle est un puissant mécanisme de subordination des pays du Sud, un nouveau colonialisme en somme. Comme toujours, elle s’est jouée en 5 actes.
Acte 1 : les années 1960-1970
Après la seconde guerre mondiale, les États-Unis ont instauré le plan Marshall pour la reconstruction de l’Europe. Ils ont investi massivement dans l’économie européenne pour l’aider à se remettre debout et les pays européens sont redevenus très vite des partenaires commerciaux privilégiés. De plus en plus de dollars (la monnaie de référence) circulent à travers le monde, et les autorités américaines tentent de freiner les demandes de conversion de dollars en or, pour ne pas assécher leurs coffres-forts. Elles encouragent alors les investissements des entreprises américaines à l’étranger, pour éviter le retour des dollars en excès et une flambée de l’inflation chez eux. Voilà pourquoi dans les années 1960, les banques occidentales regorgent de dollars (les eurodollars) pour lesquels elles sont en recherche de débouchés et d’investissements. Elles les prêtent alors aux pays du Sud, qui cherchent à financer leur développement, notamment les États africains nouvellement indépendants et les pays d’Amérique latine.
A partir de 1973, le choc pétrolier apporte des revenus confortables aux pays producteurs de pétrole qui les placent à leur tour dans les banques occidentales : ce sont les pétrodollars. Là aussi les banques les proposent aux pays du Sud, à des taux faibles pour les inciter à emprunter. Tous ces prêts provenant de banques privées constituent la partie privée de la dette extérieure des PED.
S’ajoutent à cela les États du Nord où à partir de ce choc pétrolier, la crise s’est installée. Les marchandises produites au Nord ont du mal à trouver preneur à cause de la récession et du début du chômage massif. Ces pays riches décident alors de distribuer du pouvoir d’achat au Sud, afin de les inciter à acheter les marchandises du Nord. D’où des prêts d’État à État, souvent sous forme de crédits d’exportations. En gros, je te prête 10 millions à bas taux, à condition que tu achètes chez moi des marchandises pour 10 millions... C’est la partie bilatérale de la dette extérieure des PED.
Le troisième acteur de cette histoire de l’endettement est la Banque mondiale. Institution née en 1944 alors que les États-Unis étaient en position de force sur la scène internationale, elle est profondément antidémocratique puisque le système adopté pour les États-membres est “1 dollar, 1 voix”. Les États-Unis possèdent plus de 17 % des droits de vote (ce qui leur fournit une minorité de blocage), alors que le groupe formé par 24 pays d’Afrique subsaharienne n’en détient que 2 %. A partir de 1968, son président est Robert McNamara, ancien ministre de la Défense américain qui a géré l’escalade de la guerre au Vietnam. Par l’intermédiaire de la Banque mondiale, McNamara va agir pour contrecarrer l’influence soviétique et les différentes tentatives nationalistes. Son combat va se placer sur le plan financier. De 1968 à 1973, la Banque mondiale va accorder davantage de prêts que pendant toute la période 1945-1968.
Ces prêts ont plusieurs buts parfaitement clairs. Tout d’abord soutenir les alliés stratégiques des États-Unis (Mobutu au Zaïre, Suharto en Indonésie, la dictature brésilienne puis plus tard les dictatures argentine et chilienne...) pour renforcer la zone d’influence américaine. Ils servent également à stopper le développement de certaines politiques visant à l’obtention d’une indépendance économique (Nasser en Egypte avec la nationalisation du canal de Suez, N’Krumah au Ghana, Manley en Jamaïque, Sukarno en Indonésie, etc.).
La Banque mondiale incite les pays du Sud à emprunter dans l’espoir affiché de financer la modernisation de leur appareil d’exportation et les connecter au marché mondial. C’est la partie multilatérale de la dette extérieure des PED.
Pendant ces années, l’endettement est encore supportable pour les pays du Sud car ces prêts leur permettent malgré tout de produire davantage, donc d’exporter plus et de récupérer des devises pour les remboursements et de nouveaux investissements.
Ces trois intervenants (banques privées, États du Nord, Banque mondiale), avec la complicité des classes dirigeantes du Sud, sont à l’origine d’une augmentation exponentielle de la dette (elle est multipliée par 12 entre 1968 et 1980), précédant un tournant tragique.
Acte 2 : la crise de la dette
A la fin de l’année 1979, pour sortir de la crise qui les frappe, lutter contre une inflation importante et réaffirmer leur leadership mondial après les échecs cuisants au Vietnam en 1975, en Iran et au Nicaragua en 1979, les États-Unis amorcent un virage ultralibéral, qui sera poursuivi après l’élection de Ronald Reagan à la présidence. Depuis quelques mois déjà, le Royaume Uni fait de même avec le gouvernement de Margaret Thatcher. Paul Volcker, le directeur de la Réserve Fédérale américaine, décide une forte augmentation des taux d’intérêt américains dans le but d’attirer les capitaux et ainsi de relancer la machine économique américaine. Les investisseurs de toute la planète sont donc fortement incités à placer leur argent aux États-Unis. Mais quel rapport avec la dette ?
C’est que jusque là les taux d’intérêt des emprunts accordés aux États du Sud étaient certes faibles, mais variables et liés aux taux américains. De l’ordre de 4-5 % dans les années 1970, ils passent à 16-18 % au moins, voire davantage au plus fort de la crise, car la prime de risque devient énorme. Par conséquent, du jour au lendemain, le Sud doit rembourser trois fois plus d’intérêts. En plein milieu du jeu, les règles ont été changées de façon délibérée : le piège s’est refermé.
De surcroît, les pays du Sud sont confrontés à un autre changement brutal : la baisse des cours des matières premières et des produits agricoles qu’ils exportent. La grande majorité des prêts a été contractée dans des monnaies fortes comme le dollar. Au cours des années 1970, les pays débiteurs doivent donc se procurer de plus en plus de devises pour rembourser leurs créanciers. Ils tentent alors d’exporter encore plus (café, cacao, coton, sucre, arachide, minerais, pétrole, etc.) pour récupérer davantage de devises, ce qui fait encore baisser les cours, vu l’absence de demande supplémentaire au Nord. Le Sud se retrouve pris dans l’étau de la dette sans bien sûr pouvoir faire face à ses échéances. C’est la crise de la dette.
En août 1982, le Mexique est le premier à annoncer qu’il n’est plus en mesure de rembourser. C’est la fin de l’acte 2, court mais brutal.
Acte 3 : les plans d’ajustement structurel
Cette crise de la dette résonne comme un coup de tonnerre dans le monde politique et économique. Les institutions internationales, censées réguler le système et prévenir les crises, n’ont rien vu venir.
Dès qu’un pays est contraint de stopper ses remboursements, le Fonds Monétaire International (FMI) arrive en pompier financier. Mais un drôle de pompier, qui a exacerbé le vice des pyromanes...
Plus personne d’autre ne veut prêter à ces pays qui ne peuvent plus rembourser. Le FMI est leur seul recours. Il accepte de prêter l’argent nécessaire (qui permet surtout de sauver les créanciers - souvent privés - du Nord), au taux fort bien sûr, mais à condition que le pays concerné accepte de mener la politique décidée par ses experts : ce sont les fameuses conditionnalités du FMI. En un mot, la politique économique de l’État endetté passe sous contrôle du FMI et de ses experts ultralibéraux. Là se situe l’apparition d’une nouvelle colonisation : une colonisation économique. Même plus besoin d’entretenir une administration et une armée coloniale sur place, le mécanisme de la dette se charge tout seul de gérer la dépendance.
Les mesures préconisées sont inscrites dans un Plan d’ajustement structurel (PAS), qui correspond toujours au même schéma : abandon des subventions aux produits et services de première nécessité : pain, riz, lait, sucre, combustible... ; austérité budgétaire et réduction des dépenses, en général baisse drastique des budgets sociaux “non-productifs” (santé, éducation, subventions aux produits de base) ; dévaluation de la monnaie locale ; taux d’intérêt élevés, pour attirer les capitaux étrangers avec une rémunération élevée ; production agricole toute entière tournée vers l’exportation (café, coton, cacao, arachide, thé etc.) pour faire rentrer des devises, donc réduction des cultures vivrières et déforestation pour gagner de nouvelles surfaces ; ouverture totale des marchés par la suppression des barrières douanières ; libéralisation de l’économie, notamment abandon du contrôle des mouvements de capitaux et la suppression du contrôle des changes ; fiscalité aggravant encore les inégalités avec le principe d’une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la préservation des revenus du capital ; privatisations massives des entreprises publiques, donc un désengagement de l’État des secteurs de production concurrentiels... La potion est très amère.
Par exemple, au Mali, Alpha Oumar Konaré est élu Président en 1992, après la dictature du général Moussa Traoré. Sa politique est docile à l’égard du FMI et son but est le rétablissement des grands équilibres macro-économiques. Il s’applique à promouvoir les activités marchandes privées et à assainir le secteur public, comme on dit au FMI. Les effectifs de la fonction publique passent alors de 45 000 en 1991 à 37 700 en 1998, et les salaires publics subissent une baisse en valeur réelle comprise entre 11 % et 18 %. La pression fiscale est passée de 8, 5 % en 1988 à 14 % en 1998, tandis que les dépenses courantes sont passées de 15 % du PIB à 10, 8 %. Et le gouvernement est tout fier d’en déduire que sur le plan des grands équilibres, “la politique d’ajustement a permis une amélioration notable” ! Sur les 90 entreprises publiques en 1985 au Mali, il en reste 36 en 1998, 26 ayant été liquidées et 28 privatisées. Si bien qu’en 1988, 75 % des recettes fiscales du gouvernement passaient dans la masse salariale de ses fonctionnaires, contre 27 % en 1998. C’est ce que le gouvernement qualifie d’ “assainissement notable des dépenses”. Et ça continue : en 2000, audits de la Caisse de Retraite du Mali (CRM) et de l’Institut National pour la Prévoyance Sociale (INPS) et adoption d’un plan d’assainissement de leurs finances ; vente de 60 % du capital d’Électricité du Mali (EDM) ; vente de l’Hôtel de l’Amitié ; privatisation à 35 % de la Société Nationale des Tabacs et Allumettes du Mali (SONATAM), avec privatisation totale en vue ; liquidation de la Société Malienne de Matériel de Travaux Publics (SLMTP), de l’Office des Relais Touristiques (ORT) et de la Société Nationale de Recherche et d’Exploitation Minière (SONAREM).
Pourtant le niveau de vie des populations ne décolle pas pour autant. Quelques chiffres suffisent : en 1999, le taux brut de scolarisation primaire est de 56 % ; le nombre moyen d’élèves par enseignant dans le primaire est 79 ; 27 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition ; 59 % de la population a accès à un centre de santé à moins de 15 km ; 17 % des logements sont équipés de l’eau courante et 12 % de l’électricité.
Autre exemple : en juillet 1999, le FMI a accordé un crédit à Madagascar. En échange, le gouvernement procède à d’importantes réformes structurelles, comme la privatisation de la seconde banque publique du pays (une banque agricole), ainsi qu’à la libéralisation des secteurs des télécoms, de la pêche et des ressources minières. La compagnie pétrolière publique (Solima) fut privatisée avec retard, en juin 2000 seulement. Mais, comme le pays appliquait gentiment la politique qu’on entendait lui imposer, il méritait une nouvelle bouffée d’oxygène financière. Dès juillet 2000, la première tranche d’un nouveau crédit d’ajustement structurel de la Banque mondiale fut débloquée. C’est donnant-donnant...
En outre, le FMI a l’habileté de faire reposer la responsabilité de ces décisions sur les gouvernements en place au Sud. Tous les ans, chaque État doit établir des rapports analysant la situation économique et traçant des perspectives pour l’avenir. Dans un sens ultralibéral, bien évidemment. Les prêts et rééchelonnements divers ne sont accordés qu’à condition que ces rapports aillent dans le “ bon ” sens, complétés par des visites de gentlemen de la Banque Mondiale ou du FMI pour s’en assurer directement. En fait, les institutions financières internationales font signer par les autorités en place la liste de leurs propres revendications, pour mieux expliquer le cas échéant qu’elles n’ont fait qu’entériner les choix des autochtones... Le mécanisme de la dette est un mécanisme de subordination très subtil et très impressionnant.
Acte 4 : L’utilisation des sommes au Sud
Les emprunts massifs contractés par les dirigeants des pays du Sud n’ont pourtant que très peu profité aux populations. La majeure partie fut décidée par des régimes dictatoriaux, alliés stratégiques de grandes puissances du Nord. Une partie importante des sommes empruntées a été détournée par ces régimes corrompus. Ils ont d’autant plus facilement accepté d’endetter leur pays qu’ils ont prélevé au passage des commissions avec le soutien des autres acteurs de l’endettement. Comment expliquer qu’à sa mort, Mobutu Sese Seko, à la tête du Zaïre pendant plus de 30 ans, disposait d’une fortune estimée à 8 milliards de dollars, équivalant aux deux tiers de la dette de son pays, sans compter l’enrichissement de ses proches ? Ou qu’à Haïti, en 1986, la dette extérieure s’élevait à 750 millions de dollars lorsque la famille Duvalier, qui a gouverné d’une main de fer pendant trente ans (d’abord François - dit Papa Doc - puis Jean-Claude - dit Bébé Doc), a pris la fuite vers la Côte d’Azur française avec une fortune évaluée à plus de 900 millions de dollars ? Quelle autre explication trouver à l’enrichissement de la famille de Suharto en Indonésie dont la fortune, au moment où il a été chassé du pouvoir en 1998 après 32 ans de règne, était estimée à 40 milliards de dollars, alors que son pays était en plein marasme ?
Parfois, comme dans le cas de la dictature argentine (1976-1983), la situation est ubuesque. Pendant cette période, la dette a été multipliée par 5, 5 pour s’élever à 45 milliards de dollars en 1983, essentiellement contractée auprès de banques privées, avec l’accord des autorités américaines. Dès 1976, un prêt du FMI avait donné un signe fort aux banques du Nord : l’Argentine de la dictature était fréquentable. La junte au pouvoir a recouru à un endettement forcé des entreprises publiques, comme la compagnie pétrolière YPF dont la dette externe est passée de 372 millions de dollars à 6 milliards de dollars, elle a donc été multipliée par 16 en 7 ans. Mais les devises empruntées à cette époque ne sont pratiquement jamais arrivées dans la caisse des entreprises publiques. Les sommes empruntées aux banques des États-Unis y étaient en grande partie replacées sous forme de dépôts, à un taux inférieur à celui de l’emprunt. On a assisté alors à un enrichissement personnel des proches du pouvoir dictatorial via des commissions importantes. A titre d’exemple, entre juillet et novembre 1976, la Chase Manhattan Bank a reçu mensuellement des dépôts de 22 millions de dollars et les a rémunérés à environ 5, 5 % ; pendant ce temps, au même rythme, la Banque centrale d’Argentine empruntait 30 millions de dollars à la même banque à un taux de 8, 75 %. Tout cela s’est fait avec le soutien actif du FMI et des États-Unis, permettant un maintien du régime de terreur tout en rapprochant l’Argentine des États-Unis après l’expérience nationaliste de Peron et de ses successeurs.
Ainsi, la dette s’est accrue très vite, tout comme la richesse personnelle des proches du pouvoir. Ce fut également bénéfique pour les banques du Nord : l’argent revenait en partie dans leurs coffres, et pouvait être prêté de nouveau à d’autres qui l’ont eux aussi remboursé... De plus, la fortune des dictateurs était très utile aux banques car elle leur servait de garantie. Si soudain le gouvernement d’un pays endetté montrait de la mauvaise volonté à rembourser les prêts contractés au nom de l’État, la banque pouvait gentiment menacer de geler les avoirs personnels secrets des dirigeants, voire de les confisquer. La corruption et les détournements ont donc joué un rôle important.
Par ailleurs, l’argent qui parvenait tout de même dans le pays emprunteur a été utilisé de manière bien ciblée.
Les crédits sont allés en priorité aux méga-projets énergétiques ou d’infrastructures (barrages, centrales thermiques, oléoducs...), très souvent inadaptés et mégalomaniaques, que l’on a surnommés « éléphants blancs ». Le but n’était pas d’améliorer la vie quotidienne des populations sur place, mais plutôt de parvenir à extraire les richesses naturelles du Sud et les transporter facilement vers le marché mondial. Par exemple, le barrage d’Inga au Zaïre a permis de tirer une ligne à haute tension sans précédent de 1.900 kilomètres vers le Katanga, province riche en minerais en vue de leur extraction. Mais cette ligne ne s’est pas accompagnée de l’installation de transformateurs pour fournir de l’électricité aux villages qu’elle survole...
Cette logique prévaut encore régulièrement, comme le prouve la construction du pipe-line Tchad-Cameroun, lancé au milieu des années 1990 et permettant d’amener le pétrole de la région de Doba (Tchad, enclavé) au terminal maritime de Kribi (Cameroun), à 1.000 kilomètres de là. Sa mise en place se fait au plus grand mépris des intérêts des populations. Par exemple, à l’origine, pour indemniser les populations des dommages causés par ce projet cofinancé par la Banque mondiale et associant Shell, Exxon et Elf, les responsables ont proposé 3000 FCFA (4, 5 dollars) par pied de manguier détruit, alors que selon le député tchadien Ngarléjy Yorongar, la première production de cet arbre peut donner 1000 mangues dont chacune peut se négocier environ 100 FCFA (0, 15 dollar)...
L’achat d’armes ou de matériel militaire pour opprimer les peuples a aussi compté dans la montée de l’endettement. Nombre de dictatures ont maintenu leur emprise sur les populations en achetant à crédit des armes, avec la complicité active ou passive des créanciers. Les populations d’aujourd’hui remboursent donc une dette qui a permis d’acheter les armes responsables de la disparition des leurs, que l’on pense aux 30.000 disparus en Argentine sous la dictature (1976-1983), aux victimes du régime d’apartheid en Afrique du Sud (1948-1994) ou du génocide au Rwanda (1994). L’argent emprunté servait aussi à alimenter les caisses noires des régimes en place, pour compromettre les partis d’opposition et financer des campagnes électorales coûteuses et des politiques clientélistes.
Les prêts vont aussi en priorité à l’aide liée. L’argent sert alors à acheter des produits fabriqués par les entreprises du pays créancier, contribuant à redresser sa balance commerciale. Les besoins réels des populations des PED passent au second plan.
Infrastructures imposées par les multinationales du Nord, aide liée, achat d’armes pour une répression massive, détournements et corruption, voilà à quoi ont servi les sommes empruntées pendant des décennies.
Acte 5 : la coupe déborde
Dans les années 90, dans leur très grande majorité, les pays en développement sont tombés sous la coupe du FMI. Mais rien n’est réglé pour autant, bien au contraire. La dette continue sa course folle, on l’a vu, et les crises financières se multiplient. L’ouverture totale du Tiers Monde aux capitaux étrangers et les mesures libérales imposées par le FMI ont attiré des capitaux fortement volatils, prêts à déguerpir dès les premiers signes de fragilité économique. Ce fut le cas en Amérique du Sud en 1994, puis en Asie du Sud-Est en 1997, en Russie en 1998, de nouveau en Amérique latine en 1999, en Turquie entre 1999 et 2002, en Argentine en 2001-2002, au Brésil en 2002. Mais toujours et partout, les mêmes recettes sont imposées : de nouveaux prêts en échange d’une libéralisation accentuée de l’économie. D’ailleurs ces nouveaux prêts alourdissent la dette, mais ne sont pas destinés à restaurer un peu de bien-être pour les populations du Sud. Ils sont juste là pour permettre à l’État en crise de rembourser ses créanciers du Nord, souvent responsables d’investissements risqués et hasardeux...
A chaque fois, la priorité est donnée à la poursuite du remboursement de la dette. Ainsi, depuis la crise de 1994, les revenus des exportations de pétrole du Mexique transitent par un compte situé au États Unis, et un magistrat américain a l’autorisation de bloquer les flux de ce compte vers le Mexique s’il ne rembourse pas sa dette. Les États ainsi dominés par le FMI perdent leur souveraineté : c’est effectivement une colonisation économique.
La dégringolade du prix des matières premières se poursuit inexorablement. Ce que l’on observe ressemble bien plus à du pillage des ressources du Sud qu’à des échanges commerciaux équitables.
Au milieu des années 90, les dirigeants des pays les plus riches sont particulièrement inquiets pour le système financier international. En 1996, le sommet du G7 de Lyon décide donc de lancer une initiative fort médiatisée pour alléger quelque peu la dette des pays pauvres : l’initiative PPTE (« Pays pauvres très endettés »).
Cette initiative, renforcée au sommet du G7 de Cologne en 1999, est censée alléger la dette des pays pauvres et très endettés. Mais elle est mal née : elle ne résout rien. Elle ne concerne qu’un petit nombre de pays très pauvres (42 sur 165 PED) et son but se limite à rendre leur dette extérieure soutenable. Le FMI et la Banque mondiale essaient d’alléger la dette juste ce qu’il faut pour mettre fin aux arriérés et aux demandes de restructurations, sans même y parvenir d’ailleurs. Mais surtout ils profitent de cette initiative qui semble généreuse pour imposer un renforcement de l’ajustement structurel. Malgré une apparence de changement, la logique demeure.
Pour bénéficier d’un allégement de dette dans le cadre de l’initiative PPTE, les étapes sont nombreuses et exigeantes, et nécessitent un temps démesurément long.
Tout d’abord, les pays susceptibles d’y prétendre doivent, selon le FMI, « avoir un degré d’endettement intolérable » et « établir des antécédents positifs dans la mise en œuvre de réformes et de bonnes politiques économiques au moyen de programmes appuyés par le FMI et la Banque mondiale ». Il s’agit d’un véritable parcours du combattant. Le pays concerné par cette initiative doit d’abord signer un accord avec le FMI afin de mener pendant une période de trois ans une politique économique approuvée par Washington. Cette politique s’appuie sur la rédaction d’un Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Ce document précise dans le détail la liste des privatisations, les mesures de dérégulation économique permettant de générer des ressources pour le remboursement de la dette d’une part, et comment d’autre part les fonds résultant de l’allégement seront utilisés, notamment pour lutter contre la pauvreté. On voit la contradiction.
À l’issue de cette période de trois ans, le FMI et la Banque mondiale cherchent à savoir si la politique suivie par ce pays est suffisante pour lui permettre de rembourser sa dette. Le critère retenu pour déterminer une éventuelle insoutenabilité de la dette est le rapport entre la valeur actuelle de sa dette et le montant annuel de ses exportations. Grosso modo, si ce ratio est supérieur à 150 %, la dette est estimée insoutenable. Dans ce cas, ce pays atteint le point de décision et est déclaré admissible à l’initiative PPTE.
Un pays ayant atteint favorablement le point de décision doit alors poursuivre l’application des politiques agréées par le FMI et rédiger un DSRP définitif. La durée de cette période varie entre un et trois ans, elle est déterminée par la rédaction du DSRP et la mise en œuvre satisfaisante des réformes-clés convenues avec le FMI. Ces réformes-clés correspondent en fait à un renforcement de l’ajustement structurel des années 1980 et 1990, rebaptisé DSRP pour la circonstance.
Puis arrive le point d’achèvement. Le pays bénéficie alors d’une légère réduction du stock de sa dette extérieure de façon à la rendre soutenable. L’allégement permet finalement de faire payer les PED au maximum de leurs possibilités. En fait, on annule essentiellement les créances impayables. L’initiative PPTE est avant tout destinée à garantir la pérennité des remboursements et à dissimuler le renforcement de l’ajustement structurel sous une apparence de générosité. En 2000, soit quatre ans après le début de l’initiative, les 42 PPTE ont transféré des sommes colossales au Nord : le transfert net sur la dette a été négatif pour eux d’environ 2, 3 milliards de dollars.
Dès 2000, la CNUCED est très claire : « Les espoirs que l’on fonde actuellement sur la mise en œuvre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) ne sont pas réalistes. L’allégement de la dette envisagé ne suffira pas à rendre celle-ci supportable à moyen terme (...) ; par ailleurs, l’ampleur de l’allégement de la dette et la manière dont il interviendra n’auront pas d’effets directs majeurs sur la réduction de la pauvreté. »
Au total, 34 parmi les 42 PPTE sont des pays d’Afrique subsaharienne, auxquels il convient d’ajouter 4 pays d’Amérique latine (le Honduras, le Nicaragua, la Bolivie, le Guyana), 3 pays d’Asie (le Laos, le Vietnam et Myanmar) et le Yémen. Seuls les pays très pauvres et très endettés peuvent espérer de légers allégements. Ainsi le Nigeria est très endetté, mais comme il s’agit d’un pays producteur de pétrole, il n’est pas jugé assez pauvre. Haïti, un des pays les plus pauvres de la planète, n’est pas jugé assez endetté pour être éligible. Et les pays où vivent la plupart des pauvres de la planète ne sont pas concernés : la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, l’Argentine, le Mexique, les Philippines, le Pakistan, etc. Les PPTE ne représentent que 11 % de la population totale des PED. Comment espérer sortir de l’impasse financière actuelle où sont plongés tous les PED avec une telle initiative ?
Même ces 42 pays ne seront pas tous bénéficiaires d’allégements. En effet, le Laos ne demande pas à profiter de cette initiative, parce que ses dirigeants jugent qu’elle apporte plus d’inconvénients que d’avantages. De plus, 4 pays sont arrivés au point de décision et ont eu une réponse négative : l’Angola, le Kenya, le Vietnam et le Yémen. Leur endettement est jugé soutenable, même si par exemple l’Angola, ravagé par 25 ans de guerre civile entretenue par les multinationales pétrolières, a dû affronter en 2002 une famine sans précédent sur son territoire... Enfin, les prévisions indiquent que trois autres pays ne sont pas en mesure de bénéficier de l’initiative (à cause d’un état de guerre ou d’un manque de coopération avec les pays riches) : le Liberia, le Soudan et la Somalie, ainsi sanctionnés parce qu’ils ne sont pas politiquement corrects. L’initiative PPTE concerne donc au mieux 34 pays.
En décembre 2002, 26 pays avaient atteint le point de décision, et 6 d’entre eux avaient atteint le point d’achèvement : l’Ouganda, la Bolivie, le Mozambique, la Tanzanie, le Burkina Faso et la Mauritanie.
La CNUCED est toujours très lucide dans son rapport de septembre 2002 : « Après presque deux décennies de programmes d’ajustement structurel, la pauvreté a augmenté, la croissance est le plus souvent lente et erratique, les crises rurales se sont aggravées et la désindustrialisation a mis à mal les perspectives de croissance. Depuis deux ans la réduction de la pauvreté est devenue l’objectif fondamental des programmes et des activités des institutions financières internationales en Afrique et dans d’autres pays à faible revenu. Ce changement d’attitude mérite d’être salué. Mais y a-t-il eu une évolution des esprits ? » Ou encore : « Un examen détaillé des mesures macroéconomiques et d’ajustement structurel figurant dans les DSRP permet de constater qu’il n’y a pas de remise en cause fondamentale des conseils formulés dans le cadre de ce que l’on appelle le Consensus de Washington. » Detlef Kotte, l’un de ses cadres dirigeants, n’hésite pas à écrire : « Le FMI ou la Banque mondiale ont changé les mots, changé les sigles, changé leur mode de consultation, mais n’ont rien changé à leur credo. » On le voit, aujourd’hui le problème de la dette reste entier.
http://www.cadtm.org/texte.php3?id_article=22-- La dette immorale Interview de Daniel Mermet avec Eric Toussaint sur l’annulation de la dette du tiers monde.
Utile ! Site du comité de l’annulation de la dette du tiers monde : CADTM, www.cadtm.org
A voir : Le film de Fernando Solanas : "Mémoire d’un saccage" un film sur l’Argentine et les conséquences des politiques du FMI Projeté notamment au cinéma « Reflet Medicis », Métro Saint-Michel dans le 5eme à Paris http://www.la-bas.org/ram/050111.ram http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=584&var_recherche=dette -- Serge Halimi Entretien avec Serge Halimi autour de son livre "Le Grand Bond en arrière" et sur l’essor du libéralisme.
Livre : Serge Halimi : Le Grand Bond en arrière (Fayard) http://www.la-bas.org/ram/041220.ram http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=568 -- Elf, la pompe Afrique (1) Tour à tour président et prévenu, le comédien Nicolas Lambert recrée l’atmosphère du procès Elf, tel qu’il s’est déroulé au printemps 2003, devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Avec Nicolas Lambert et François-Xavier Verschave, président de l’association survie, retour sur la politique française en Afrique, sur des pratiques néocoloniales et des intérêts très "argentés".
Utile ! Association survie : www.survie-france.org Site de Nicolas Lambert] : //charlie.noe.free.fr
Livre : François-Xavier Verschave : Noir Chirac (Les Arenes) http://www.la-bas.org/ram/050215.ram http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=614&var_recherche=pompe+afrique -- Elf, la pompe Afrique (2) Suite de l’entretien avec François-Xavier Verschave, président de l’association Survie, et Nicolas Lambert auteur et acteur du spectacle "Elf, la pompe Afrique". Comment la France protège ses intérêts économiques et sa présence en Afrique à travers les multinationales du pétrole, par exemple, ou/et des présidents autoritaires ? Le président du Togo était un ami de Chirac, son fils le sera aussi pourvu qu’il défende les entreprises françaises notamment CMA-CGM ... http://www.la-bas.org/ram/050216.ram http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=615 -- Interview d'Eva Joly diffusée sur RFI le 21 juin 2003 et publiée, version extra-light avec adoucisseur, dans l'Express du 26 juin.
Ecoutez l'émission (21')
http://www.subversiv.com/doc/elf/eva-rfi.wmv
http://www.subversiv.com/doc/elf/eva-rfi.htm
Ta réponse (dont la longueur est digne d'un discours de Fidel) n'a strictement rien à voir avec le sujet dont je parlais. J'aurais pu être encore plus cru en parlant de la manière dont les Mongols traitaient physiquement les peuples qu'ils avaient conquis ou celle dont les Aztèques traitaient physiquement et économiquement les peuples qu'ils avaient asservis. Ils l'ont fait sans que l'Occident n'ait son mot à dire, c'est assez évident.
C'est donc pour cette raison que je ne pense pas que l'agressivité soit une prérogative du monde occidental, mais je pense que c'est celle du fort contre le faible, car le fort s'imagine être fort pour l'éternité et cela lui monte à la tête, lui fait perdre la raison. La dette du Tiers-Monde n'est qu'un exemple de cette généralité.
C'est aussi pour cette raison que je m'oppose à cette vision manichéenne si fréquente des tout gentils et des tout méchants. Ce n'est pas comme cela que ça se passe.
En ce qui concerne spécifiquement la dette, je ne désire pas recommencer le long échange que j'avais eu avec Grobi il y a assez longtemps. La aussi, les décisions à l'emporte pièce ne sont certainement pas favorables à quiconque.
Philippe
C'est donc pour cette raison que je ne pense pas que l'agressivité soit une prérogative du monde occidental, mais je pense que c'est celle du fort contre le faible, car le fort s'imagine être fort pour l'éternité et cela lui monte à la tête, lui fait perdre la raison. La dette du Tiers-Monde n'est qu'un exemple de cette généralité.
C'est aussi pour cette raison que je m'oppose à cette vision manichéenne si fréquente des tout gentils et des tout méchants. Ce n'est pas comme cela que ça se passe.
En ce qui concerne spécifiquement la dette, je ne désire pas recommencer le long échange que j'avais eu avec Grobi il y a assez longtemps. La aussi, les décisions à l'emporte pièce ne sont certainement pas favorables à quiconque.
Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
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