Mercredi 17 juin - Jour 10
Réveil à 4h15 et départ à 4h35 pour pouvoir photographier Horse Shoe Bend un peu avant le lever de soleil qui a lieu un peu après 5h00. J'y suis bien évidement seul. Encore une fois je trouve que les minutes qui précèdent le sunrise offrent une super lumière, meilleure que celle qui suit le lever de soleil.
Je repasse au Page Boy, je charge mes affaires dans le coffre, et m'éloigne dans le soleil levant vers … les Antelope Canyons. J'ai longtemps hésité à y aller, tout ce que j'ai lu dessus sur VF me donnant plutôt envie de fuir que d'aller y dépenser mes dollars, surtout en ce qui concerne Upper … Mais il faut d'abord que j'explique ce que sont ces canyons. Ce sont des fissures dans la roche, ces fissures ont été élargies et érodées par les eaux qui y passent depuis des milliers d'années lorsque des orages sur les montagnes avoisinantes provoquent de brusques montées d'eau (les « flash floods »). Du coup ces canyons ont des formes tarabiscotées et surprenantes. Les deux canyons les plus connus et officiellement ouverts au public autour de Page sont situés sur le territoire des Navajos. L'un est sous le niveau du sol et on y descend par des escaliers métalliques : c'est Lower Antelope. L'autre est une fracture dans une montagne, il n'y a donc pas à descendre : c'est Upper Antelope. Ce dernier présente en plus une spécificité : lorsque le soleil est au zénith, les rayons arrivent à se frayer un passage dans le canyon et s'il y a de la poussière ou du sable en suspension dans l'air, les rayons se matérialisent ...
Ces endroits devenant de plus en plus populaires, les Navajos ont compris qu'ils tenaient là des gisements de dollars, du coup il y a de plus en plus de monde et les prix d'accès augmentent d'année en année… Mais comment faire l'impasse sur ces canyons sans avoir ensuite des remords ? Donc, me voilà en route vers Lower Antelope, le moins fréquenté des deux. A 8h00 un gros 4x4 arrive avec quelques Navajos dedans. Le temps est couvert et des français devant moi s'inquiètent d'éventuels risques de flash floods, sur quoi les Navajos les rassurent : no risk ! Le tarif est de 20 $ plus 6 $ de droit d'entrée pour la journée sur le territoire Navajo. Petit plus, ici, il suffit demander le Photograph Pass (gratuit à ce jour) pour pouvoir se promener seul le temps que l'on veut dans le canyon. Mais vu la façon dont les choses sont exposées au guichet, on jurerait que ce Pass est payant !
Un jeune gars m'emmène au départ du canyon, une simple fissure dans le sol où il ne faut pas être gros pour pouvoir se glisser ! Je passe ensuite 2h30 à faire des photos (trépied vraiment indispensable) et à parcourir le canyon de bout en bout dans les deux sens pour ressortir par cette même fissure. Plusieurs groupes me croiseront en suivant leurs guides qui jouent quelques airs de guitare ou de flûte, ce qui crée une ambiance particulière dans l'étroit canyon.
Je ressors à 10h30 et bien que l'autre canyon soit juste de l'autre côté de la route, je dois retourner sur Page, au bureau d'Antelope Tours. Je me suis en effet laisser convaincre que pour les photos il était préférable de visiter Upper Antelope avec un groupe et un guide « spécial photo » : les avantages de cette formule étant de rester plus longtemps sur le site et d'avoir un guide qui s'assure qu'on puisse photographier sans avoir trop de monde dans le cadre. Ca s'appelle très logiquement un « Photograph tour » et ça coûte un peu plus cher qu'un « Classic tour ». Du coup, j'ai payé 50 $ (qui comprennent à nouveau 6 $ d'entrée sur le territoire Navajo que j'ai déjà payé à Lower mais c'est un prix forfaitaire et je n'ai pas envie de discuter pour 6 $) au lieu d'une vingtaine pour une visite « simple » et je dois retourner à Page pour le départ du tour.
Nous sommes une bonne trentaine dans deux gros 4x4 qui repartent vers Upper Antelope. Il faut des tous terrains car si Lower est juste à côté de la route, il y a un bout de désert qui sépare la route de Upper, du coup, impossible d'y aller par ses propres moyens et le tour de « tape-cul » dans les gros 4x4 des Navajos est impossible à éviter. Une fois sur place il y a une dizaine d'autres jeeps, chacune avec son troupeau de photographes, parce que bien sûr, c'est à cette heure-là que la plupart des photographes et des gens veulent venir ! Forcément, à l'intérieur par moments ça fait un peu empoignade genre « Hey, retiens ton groupe moi j'ai des photographes ! / Mais MOI AUSSI j'ai des photographes alors TOI retiens ton groupe !! ». Or, nous ne sommes pas dans une immense gare mais dans un étroit canyon alors fatalement, avoir une photo en plan large sans personne dessus devient une gageure ! Et ça me gave vite … très vite ! Le pire c'est que je ne peux même pas dire que je sois déçu puisque je m'attendais exactement à ça, mais là au moins je n'aurai pas de remords !
Anecdote rigolote, en discutant avec un francophone du groupe, on s'aperçoit qu'il connaît VF et donc … LeTigre ! C'est ça la célébritude : être connu jusqu'à Upper Antelope Canyon, Arizona, USA !
Nous retournons à Page alors qu'il commence à pleuvoir et je me dis que j'ai tout de même eu de la chance car ça a été couvert toute la matinée sauf vers midi où le soleil a réussi à darder quelques rayons dans le canyon.
Je récupère ma voiture et je pars en direction de Monument Valley ...
Un conseil! Ne regardez pas ce carnet de voyage ou alors vous serez pris d'une subite envie de faire le même parcours! Tout ceci est superbe et si bien raconté!🙂
On est (nous sommes) au moins deux a partager cet avis 😎
C'est Noël et j'avais téléphoné au père Noël de me passer une panoplie de "raconteur de voyages"..........il n'y avait rien de semblable dans son stock, ou alors il m'a oublié ou alors il est sourd..
Alors la suite LeTigre...😉
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
C'est Noel alors avançons de plusieurs jours d'un coup ! 😉
Mercredi 17 juin - Jour 10 (suite)
Pour une fois, je fais les 3 petites heures de trajet (qui dureront en fait 4 heures car ce coup-ci je « perds » une heure pour de bon lorsque je passe de l'Arizona à l'Utah) en gardant le toit fermé car la météo n'est vraiment pas terrible. A tel point que j'arrive en vue du View dans ce qui ressemble fort à une petite tempête de sable ! Comme l'hôtel est situé sur le territoire Navajo, il faut payer les 6 $ de droit d'entrée dans la nation Navajo pour y accéder. (En écrivant ce récit, je me rends compte que c'est en fait la troisième fois dans la même journée que je paie ce droit d'entrée ! Je suis quasi un bienfaiteur de la nation Navajo !)
De toute façon, où qu'on dorme, il faudra payer les 6 $ pour pouvoir voir les pitons rocheux. Et comptabiliser 6 $ lorsqu'on choisit de dormir au View c'est un peu ridicule puisque la nuit y coûte 240$ ce qui n'est pas vraiment donné même si le le rapport prix/plaisir n'est pas forcément mauvais puisque le View possède un énorme plus, quelque chose qu'il est le seul à offrir : son emplacement et le fait que toutes les chambres donnent sur les fameux « Mittens », ces pitons rocheux vus dans tout un tas de westerns (et ne vous jetez pas sur le dictionnaire, je vous offre la traduction : le mot « mitten » est tout simplement l'anglicisation du mot français « mitaine » certains ayant probablement trouvé que les rochers ressemblaient à des mitaines … Sans commentaires !)
Je fais le check-in et pose mes affaires dans la jolie chambre, meublé sobrement mais avec gout. Je prends une photo de la vue depuis le balcon avant de repartir en direction de Mexican Hat. J'y ai théoriquement un rendez-vous avec Mokahlki, un habitué de VF lui aussi en plein circuit Ouest Américain, sauf qu'on a défini le lieu mais pas l'heure du rendez vous et comme ici non plus il n'y a pas de GSM je ne peux pas le joindre. Espérons qu'il n'ait pas eu de changement de programme et qu'il soit lui aussi réglé sur les horaires de repas américains, c'est-à-dire avec un dîner précoce.
On parle tellement souvent de Mexican Hat sur VF que je m'attendais au moins à une petite ville. Je passe donc tranquillement devant quelques motels en pensant trouver LA ville au prochain virage. Sauf que je suis de nouveau en pleine campagne et que je dois bien me rendre à l'évidence, Mexican Hat c'était ça : des motels, une station service et un restaurant ! C'est justement dans ce restaurant que j'ai rendez-vous : le Swingin' Steak, ainsi nommé car le cowboy qui remplit le rôle de cuistot fait cuire sa viande sur un grill qui se balance au-dessus d'un barbecue géant. J'y arrive à 18h15. Je fais le tour des quelques personnes présentes : pas de français. Je prends une bière histoire d'attendre. Une bière locale, une « Polygamy Porter », brassée par les mormons et dont le « Why Just Have One ? » est bien sûr une accroche publicitaire en rapport avec la polygamie des mêmes mormons. Ils m'étonneront toujours ces Ricains, à la fois si rigoristes et si débridés… Comme au bout d'une demi-heure il n'y a toujours pas de français en vue, je commande une autre bière et … à manger ! Le choix est simple puisqu'il consiste à choisir entre le New York Steak ou le T-Bone ! Le type qui prend les commandes a une casquette qui a dû être neuve quand Geronimo était encore un papoose et il alterne gorgée de bière et clope avec une bonne régularité ! Il gribouille sa feuille et la donne au cuistot, un grand type barbu avec une chemise à carreaux et un stetson sur la tête ; et s'il n'a pas de revolver à la hanche ce doit être uniquement parce que ça le gêne pour faire cuire la viande ! Après quelques minutes sur le grill balançoire, quand la viande est à point, il la jette sur un plat rectangulaire, ajoute une louche de haricots blancs qui mijotent dans un faitout depuis des heures sur un poêle brûlant, un peu de salade, un toast … Et voilà mon gars, régale-toi !
Tout en mangeant, je constate que le ciel s'est peu à peu dégagé et que tout semble en train de se réunir pour qu'on ait un beau coucher de soleil sur les Mittens de Monument Valley.
Vers 19h15, j'ai terminé mon repas, le ciel s'est complètement dégagé et il n'y a toujours pas de Français en vue. J'hésite … Que faire, attendre alors que Mokahlki a peut être changé ses plans ou repartir sur Monument Valley pour photographier le coucher de soleil ? Je demande l'addition, ici aussi ils me font le coup du « tip included » pour un total de 39$! Bien que le repas ait été bon, il faut bien admettre que le Swingin' Steak, (quasi ?) seul restaurant digne de ce nom à Mexican Hat, me donne plus l'impression d'un attire touriste qu'autre chose … 19h30, toujours personne, je me lève et je pars (j'apprendrai quelques jours plus tard qu'Angelo et moi nous sommes manqués de quelques minutes voire moins car il est arrivé vers … 19h30 !).
Au passage de la guérite Navajo je montre le ticket obtenu précédemment et je passe sans problèmes (encore heureux il aurait plus manqué que je doive repayer une quatrième fois !). Le parking sur le côté du View regroupe déjà quelques photographes, je les rejoins et immortalise les rayons rougeoyant du soleil illuminant de leurs derniers feux les mythiques pitons rocheux …
Retour à la chambre, vidage quotidien des cartes mémoire, préparation des affaires pour perdre un minimum de temps le lendemain matin et réglage du téléphone pour qu'il sonne 1 heure avant le lever du soleil histoire de pouvoir prendre son temps …
Jeudi 18 juin - Jour 11
Le GSM vibre, c'est l'heure de se lever… J'entrouvre vaguement un œil… Il fait jour … Quelque chose ne colle pas … Par la baie vitrée dont je me suis bien gardé de fermer les stores hier soir, j'aperçois la lueur intense du soleil qui va émerger de derrière les Mittens …
... EMERGER DE DERRIERE LES MITTENS ???
Mais il devrait faire encore nuit puisque le soleil ne doit se lever que dans une heure ! Je saute du lit et je me jette sur mon appareil photo tout en réalisant ce qui s'est passé : j'ai bien avancé ma montre mais j'ai oublié de mettre mon GSM à l'heure de Monument Valley !! Fuck, fuck, fuck !!!
Je prends quelques clichés depuis mon balcon tout en réfléchissant à la meilleure façon de m'organiser avec une heure de retard ! Je décide de partir faire le Monument Valley Loop tout de suite avant qu'il n'y ait trop de monde dessus. Et c'est un des autres avantages du View, il suffit de sortir du parking pour être sur le site ! Je roule tranquillement en m'arrêtant aux différents viewpoints. Les vues sont splendides mais je soupçonne ceux qui ont nommé ces endroits - comme Elephant Butte, Camel Butte ou The Hub par exemple ! - d'avoir abusé du calumet de la paix ! Malgré mon heure de retard au réveil, je suis encore dans le bon timing puisque à part un 4x4 d'Allemands je ne rencontre personne sur le loop. De plus, il fait extrêmement beau et je prends même quelques minutes pour faire des photos de la voiture et moi ! En remontant vers l'hôtel je croise les pick-up des Navajos qui partent avec leurs chargements de touristes dans la benne. 2h30 après avoir quitté le parking du View j'y suis de retour
Pour régler le problème de l'absence de réseau GSM depuis plusieurs jours, je me résous à acheter une carte prépayée à la boutique de l'hôtel car à mon grand étonnement on ne peut pas appeler directement l'international depuis les téléphones des chambres.
Pour la première fois de ce voyage, je prends le temps d'avaler un breakfast … Ce qui me permet de dépenser le bon de 5 $ qu'on m'a remis lors du check-in (cela met le breakfast à 6 $). Je fais aussi un tour à la boutique mais je ne vois rien qui me plaise. Je quitte donc le View pour aller voir si je trouve quelques souvenirs qui ne fassent pas trop camelote et qui ne coûtent pas un œil ou un bras dans la boutique du Gouldings Lodge. Bingo, je trouve mon bonheur dans la boutique de l'ancien hôtel le plus proche de Monument Valley !
Je me dirige vers Moab tandis que de gros nuages remplissent le ciel. Je fais un arrêt à Mexican Hat pour photographier le rocher à l'origine du nom du patelin, puis je monte jusqu'à « Gooseneck » pour voir la vue sur les méandres de la San Juna River qui, effectivement, peuvent évoquer, vaguement, le cou d'une oie … Par contre vu les nuages et la lumière pourrie je laisse tomber le tour de « Valley of Gods », ce sera pour la prochaine fois ! Et comme il pleut lorsque je passe l'embranchement menant à « Needles Overlook » & « Anticline Overlook » je décide également de ne pas y aller. Lorsque j'arrive à Moab j'ai juste le temps de faire le check-in à l'Inca Inn à 219 $ pour 3 nuits et de décharger mes sacs avant qu'il ne tombe un gros orage. Comme j'ai du temps puisque j'ai fait l'impasse sur les excursions que je devais faire en route, mais que je n'en ai pas suffisamment pour entreprendre la moindre randonnée et que de toute façon la météo ne s'y prête pas, je vais au Visitor Center de Arches National Park. Cela vous aura peut être échappé mais c'est le premier Visitor Center où j'ai le temps d'aller depuis le début du voyage. J'en ressors bluffé par le savoir-faire des Américains pour la présentation de leur parc, tout y est expliqué de façon ludique, claire et intéressante … Beau boulot !
Le ciel s'est bien dégagé, comme à chaque fois la météo a changé à une vitesse impressionnante et j'en profite pour faire un repérage dans le parc pour me rendre compte du temps qu'il me faudra demain matin pour aller au parking de Devil's Garden qui est tout au bout du parc.
De retour à Moab, je passe au supermarché pour acheter de l'eau et quelques barres de céréales sans chocolat, ce qui est toujours aussi compliqué et pour en trouver je suis obligé d'écumer tout le magasin ! Je finis par en dégotter quand même et je ressors en plus avec deux grosses barquettes de mûres qui m'ont furieusement fait envie quand je suis passé au rayon des fruits. D'ailleurs au passage, contrairement à ce qui est souvent dit ou tout au moins sous-entendu, les fruits sont parfaitement accessibles dans les magasins, le fait de se gaver de saloperies grasses et sucrées au lieu d'avoir une alimentation un peu plus saine ne semble décidément être qu'une question de mode de vie …
A l'heure prévue je suis devant le Moab Brewery, le resto-pub-brasserie où j'ai rendez-vous avec « le Spartiate », encore un gars connu sur VF. On se reconnaît sans problèmes même si nous ne nous sommes jamais vus et Patrick - hé oui le Spartiate est aussi un Patrick ! - qui a établi son camp de base à Moab depuis plusieurs jours, me présente la bière Scorpion Ale, brassée sur place ! Un peu plus tard, Floyd77 - vous aurez deviné, encore un VFien - accompagné de son épouse, nous rejoint. Et nous passons une très agréable soirée à goûter la bière, à nous échanger des tuyaux sur les pistes de Moab et à rigoler ! Le repas et les bières nous coûtent 27 $ par personne et le tip est encore une fois inclus d'office dans l'addition.
Vendredi 19 juin - Jour 12
Réveil 4h40, départ 5h00, arrivée sur le parking du « Devil's Garden Trailhead » à 5h45.
Je me gare sur le parking, je suis seul et c'est sous un ciel d'un bleu pur et tandis que le soleil se lève que je commence à marcher pour admirer Pine Tree Arch, Tunnel Arch, Landscape Arch, Wall Arch, Partition Arch, Navajo Arch, Double O Arch, Private Arch … Devinez-vous pourquoi ce parc national s'appelle Arches ??
Parmi les 2000 arches rocheuses du parc certaines sont monumentales d'autre de taille plus commune mais la plupart sont superbes. Ce qui est étonnant c'est que plusieurs arches ont visiblement et brutalement évoluées naturellement lors des 70 dernières années alors que si on pense que l'évolution géologique se compte en millions d'années, la probabilité de voir quoi que ce soit changer lors des quelques dizaines d'années de la vie d'un humain est infinitésimale ! Et pourtant en 1940, un énorme bloc de rocher est tombé de Skyline Arch, doublant d'un coup la taille de l'arche. Plus récemment, dans la journée du 1 er septembre 1991, un bloc de 180 tonnes s'est détaché de la déjà fine Landscape Arch sans qu'on sache pourquoi ! Encore plus récemment, en pleine nuit du 4 aout 2008, c'est la pourtant imposante Wall Arch qui s'est écroulée !
A Double O Arch, je vais jusqu'au rocher nommé Dark Angel. J'ai beau en faire le tour et bien le regarder … S'il m'arrive de voir des visages dans le relief de certaines roches, là, j'ai du mal à voir les liens entre ce menhir et un … Ange Noir ! Je continue ensuite sur Primitive Loop qui offre d'autres points de vue. Supposé être dangereux, il n'est en fait pas plus difficile que la première partie du chemin. Et surtout il passe sur une crête rocheuse dominant une partie du parc et qui me donne l'impression pendant quelques minutes d'être le « King of the World »
Après 2h45 de calme absolu et de panoramas somptueux je retombe sur le chemin principal et je reprends plutôt brutalement contact avec le reste du monde en croisant un groupe de braillards …
Je repasse à Landscape Arch pour faire quelques photos sans les ombres, puis je reprends la voiture, bien décidé à aller voir le maximum d'Arches … Sauf que lorsque j'arrive à Sand Arch, une famille de Bidochons locaux a pris possession des lieux avec chaises pliantes et jouets de plage ! Devant le spectacle une pensée me traverse l'esprit : qu'est ce que je suis heureux, seul, sur les chemins à l'aube … J'admire tout de même plusieurs autres arches et rochers aux formes surprenantes avant que la lumière ne devienne trop plombante … et que je ne sois lassé de voir des olibrius courir partout sur les rochers !
Je retraverse le parc puis Moab. Si hier j'ai négligé Needles Overlook pour cause de météo non convenable, aujourd'hui je compte me rattraper. Et j'ai bien raison, non seulement le paysage le long de la route est splendide mais comme on me l'avait dit, la vue depuis Needles Overlook offre un panorama à couper le souffle … Je sais bien qu'on pourrait croire que j'abuse de cette expression et des superlatifs mais je vous promets que je suis très en dessous de la réalité, les mots et même les photos ne peuvent en rien rendre les vues des parcs de l'ouest américain …
Je quitte Needles Overlook. Si je tourne à droite je rejoins la route de Moab. Si je prends à gauche je me dirige sur Anticline Overlook qui est – paraît-il - encore plus époustouflant que Needles Overlook. Sauf que, pour arriver ici, j'ai parcouru 15 miles de route puis 7 miles de « gravel road » sans croiser qui que ce soit. Si je vais à Anticline, je pars pour 16 miles de gravel road de plus, probable que je n'y croise personne et le risque de crevaison n'est pas négligeable … Bon, pas la peine de tergiverser très longtemps, j'ai pas envie de galérer, j'ai pas envie de chercher le cric, j'ai pas envie de chercher la roue de secours, j'ai pas envie de me dégueulasser, j'ai pas envie de devoir faire réparer une roue … Vous l'aurez compris, ma réputation d'aventurier dusse-t-elle en pâtir, je n'irai pas à Anticline Overlook ! Je rentre tranquillement sur Moab et je me promène un peu dans cette ville sympa. Pourtant, au départ, rien ne destinait Moab à devenir la « Mecque du VTT » qu'elle est aujourd'hui puisque c'était une ville de mineurs. Ses habitants durent entreprendre une totale reconversion lorsque l'exploitation des mines d'uranium s'arrêta au milieu des années ‘80 et il semble bien que les habitants de Moab l'aient faite « à l'américaine », c'est à dire à fond ... et avec succès !
Neddles overlook, là ou l'expression " à perte de vue " prends toute sa dimension !!!
Merci Patrick pour cette livraison de Noël.
Tes photos me réconcilient quelque peu avec MV que je n'ai pas variment apprécié (ciel plombé) et surtout tu confirmes, il faut se lever tôt pour pouvoir profiter des bons éclairages.
Comme j'ai toujours un fuseau horaire de décalage...............
Le Gooseneck sur le san Juan, c'est sympa aussi.......on pourrait se laisser abuser et croire que c'est le Colorado 😉😉
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
Ah oui.........les spécialistes 😉
Tiens dans mon genre, mercredi j'ai vendu à un collègue que le lac Ontario se jettait dans le St Laurent et que même cet endroit s'appelle Niagara Falls. Il m'a crû....
Et maintenant...comment je fais vu que j'ai vérifié et que ma théorie est tombée dans le lac......Erié !!
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection"
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"
"Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"
Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
Bon voilà, j'ai pris mon temps, mais j'ai dégusté ton carnet! J'ai été le lire sur ton site, pour le connaître d'une traite et selon mes envies, mais j'ai aimé regarder les photos sur VF car on est vraiment plongé dedans. Les photos, elles sont vraiment superbes et très bien mises en valeur, c'est un régal pour les yeux.... Le texte, attrayant, plaisant à lire, bref c'est du lourd!
J'ai passé un sacré bon moment et merci de nous l'avoir fait partager🙂
Sylvie
P.S: je suis même, ( je ne sais pas si je dois le dire, carrément jalouse) de la qualité de tes photos😊
Du coup, je me dis, zut il va falloir que je retourne là et là pour faire mieux!😉
P.S: je suis même, ( je ne sais pas si je dois le dire, carrément jalouse) de la qualité de tes photos😊
Du coup, je me dis, zut il va falloir que je retourne là et là pour faire mieux!😉
Ben justement, on pourra les voir quand ces photos ?!
ça traîne, ça traîne... 😉😉
Christine
Vendredi 19 juin - Jour 12 (suite)
J'ai un dilemme grave à résoudre. Ce soir je veux monter voir le sunset sur Delicate Arch. Sur VF, Sedonax m'a briefé : l'idéal est de quitter le parking pour entamer la balade entre 1h15 et 1h30 avant le coucher du soleil, soit vers 19.15 / 19.30 puisqu'aujourd'hui le sunset aura lieu à 20h45. Et comme il faut 45 min pour monter, arrivé en haut ça laissera une demi-heure pour admirer la lumière décliner sur Delicate Arch. Il fait beau et ça devrait être superbe mais nous sommes vendredi et j'ai repéré ce matin que le parking du chemin qui monte à Delicate Arch n'est pas immensément grand. J'ai été un peu trauma par mes deux tentatives avortées de Mariposa Grove je me dis donc qu'il faudrait que j'arrive assez tôt pour avoir de la place sur le parking… Donc … je quitte l'Inca Inn à 18h00, j'arrive sur le parking à 18h35 et bien sûr j'y trouve une place de suite, et juste en face du départ du chemin en plus !
J'entame la rando à 18h45, je fais un rapide stop pour photographier les quelques pétroglyphes indiens et me faire piquer par les moustiques qui attendent le touriste, puis j'attaque la montée. Le morceau de bravoure de la promenade c'est un loooong passage de slickrock en plein cagnard. J'y laisse quelques litres de transpiration, surtout que je n'arrive pas à attraper ma bouteille de flotte en marchant et que j'ai décidé de ne pas m'arréter avant d'avoir fini ce passage ! Une fois passée cette montée sur la roche, le reste ce fait plutôt facilement. J'atteins le sommet 40 minutes après avoir quitté le parking et là, je constate qu'il y a déjà plein de photographes avec leurs appareils sur trépieds qui attendent LE moment. L'avantage du lieu est qu'une crête rocheuse s'étale en face de l'arche et que tout le monde peut trouver sa place sans problèmes. Je regarde amusé « les poseurs » venir prendre la pose pour la photo sous l'arche. Les gens arrivent régulièrement sur la crête et certains sont dans un état à faire peur, ils ne sont plus rouges, ils sont écarlates ! L'heure avance, le soleil descend sur l'horizon et les poseurs continuent à venir faire leur cirque sous l'arche … Ca devient plus agaçant que drôle, je me retiens mais ce n'est pas moi qui ouvre les hostilités en les sifflant pour qu'ils dégagent du cadre.
Le panorama est – encore une fois ! – vraiment splendide. Il faut faire un petit effort pour réussir à faire abstraction de l'affluence de monde, mais même avec tout ce monde l'endroit est impressionnant. Quant à voir, seul, le soleil se coucher sur l'arche est probablement un rêve dorénavant utopique étant donné la renommée du lieu, mais quel plaisir ce doit être !
L'ombre avance et alors qu'elle atteint le pied de l'arche les gens continuent à arriver, la plupart semblent savoir qu'il faut voir le sunset sur Delicate Arch mais ne sont pas au courant des bons horaires … Le nombre de personnes présentes sur cette crête devient impressionnant ! Et d'un coup, j'ai un flash : tout ce monde va redescendre en même temps, quitter le parking en même temps et se retrouver sur l'unique route du parc en même temps … En clair ça va prendre 3 plombes pour retourner à l'hôtel… Et je n'ai pas envie de mettre 3 plombes surtout que je dois plus ou moins retrouver l'autre Patrick pour siffler quelques Scorpion Ales ! Du coup, je prends une dernière photo puis replie le trépied et remballe le matos et – alors que les gens continuent à arriver en masse – j'entame la descente. Et là, je ne sais pas ce qui me prend, je ne suis pas sportif, j'ai déjà pas mal de miles dans les pattes depuis le matin et pourtant je marche de plus en plus vite ! Lorsque le chemin le permet, je cours même … C'est du grand n'importe quoi !!! Mais j'ai une pêche d'enfer et très franchement j'ignore pourquoi ! Effet Moab ? Effet Scorpion Ale ? Effet « Cours, Patrick, cours » ? Je l'ignore, la seule chose de sûre c'est qu'entre le moment où j'ai quitté la crête en face de Delicate Arch et celui où je monte dans ma voiture il ne s'écoule que 23 minutes ! Je sors bien évidemment tout tranquillement du parc et je prends même le temps de photographier Balanced Rock avec une lumière nettement meilleure qu'à midi !
Après un rapide passage par l'hôtel je retrouve LeSpartiate au Moab Brewery pour une nouvelle soirée de rigolade. Nous apprendrons plus tard que Floyd77 était, lui aussi dans la salle mais nous ne nous sommes pas vus ! Dommage ! Ce second soir on s'en tire pour 34 $ par personne et nous sommes apparemment acceptés comme « habitués » puisque cette fois le pourboire est laissé à notre bon vouloir ! Quant au souvenir mémorable de cette soirée c'est à mon camarade Spartiate que je le dois, qui répondit, du fond du cœur, lorsque le serveur nous demanda si nous voulions une xième bière : « Of course ! … We are French !! »
Samedi 20 juin - Jour 13
Avant de faire la sortie « off road » avec Tag-A-Long, je veux aller prendre quelques photos du lever de soleil à Arches et notamment du point de vue donnant sur Delicate Arch, à l'opposé d'où j'étais le soir précédent. Je me rends sur place mais le ciel est chargé et il n'y a pas à proprement parler de lever de soleil. Tant pis.
Je retourne à l'Inca Inn et rejoins la cabane de Tag-A-Long à pied pour 7h15. Là, angoisse : les autres clients sont une belle brochette d'Américains moyens avec gobelets de café XXL à la main ! La matinée va être longue !!! Et puis … Miracle ! Ils partent tous pour faire du rafting sur le Colorado ! Un énergumène aussi épais qu'une brindille avec grosses chaussures de marche, pantalon coupé aux genoux, grande chemise qui lui arrive aux cuisses, long foulard sur la tête et petits gants de conduite se pointe alors : « Hi Patrick, I'm Chris, I'm your guide ! ». Il m'explique que les autres inscrits au trip n'arrivant pas, nous allons partir juste nous deux dans le 4x4 (où, en théorie, on s'entasse à beaucoup plus que 2 !). Le loustic est sympa et le fait d'être le seul passager étant assez inespéré, je peux faire péter (intérieurement !) un : « OH MY GOD !! I'm so lucky, it's amazing !!! »
D'ailleurs je profite d'être le seul dans la voiture quant, à peine partie Chris met la clim' en route. Je lui demande avec un grand sourire si ça le dérange que j'ouvre plutôt ma fenêtre : j'aime avoir de l'air. Il me regarde, surpris, puis percute que je ne suis pas Américain et éclate de rire « Of course, Patrick ! »
Chris et son look d'enfer me raconte qu'il est guide à Moab depuis le début de la saison et qu'avant il a bossé quelques années au Nouveau Mexique puis à Page. Même si « guide touristique » comme job ça fait plutôt sourire, il est pro et semble tout connaître sur Moab. J'apprends pas mal de choses, notamment en ce qui concerne son passé de ville minière, le fait que la majeure partie des rentrées financières de la ville soient encore issues de la mine et non du tourisme et le fait qu'ils soient bien ennuyés avec les déchets de l'uranium extrait des montagnes pendant des décennies. Je crains d'avoir compris qu'à Moab comme ailleurs dans le monde on ait décidé de les enterrer …
Après quelques kilomètres de route, on attrape un chemin vers les mines de potasse, on passe devant un « Balanced Rock » puis au « Thelma & Louise Point », ce qui nous permet de discuter cinéma et de constater que comme je le dis au départ de ce récit, qu'on le veuille ou non, nous baignons dans la culture américaine : alors qu'on parle des premiers films de Spielberg il me suffit de siffler les 5 notes « gimmick » du film « Rencontre du 3 ème type » pour qu'il me donne instantanément le titre original du film ! J'ai aussi une discussion sur l'écologie avec Chris et en conclusion de son propos, il me dit qu'il est persuadé que les gens (sous-entendu, les Américains !) vont changer pour intégrer le respect de la planète dans leur façon de vivre. Je lui dis que je suis malheureusement persuadé du contraire et … j'éclate de rire tout en lui sortant un « You know what ? THIS is the biggest difference between American people and French people, you're always optimistic ... not us, not me ! » (Tu sais quoi ? CA c'est la plus grosse différence entre les Américains et les Français, vous êtes toujours optimistes … pas nous, pas moi !)
On croise la Schaffer trail et on la remonte jusqu'à la route de Canyonlands. Le ciel est malheureusement bien couvert et les photos sont sans intérêt mais les vues réelles sont impressionnantes. Nous nous arrêtons sur le bords de la piste et Chris me montre des os de dinosaures qui sont enchâssés dans un rocher. Je souris en coin car malgré son look de pirate, que ce soit dans la voiture où lorsqu'on descend voir de plus prés quelques choses, Chris ne lâche jamais sa bouteille thermos et boit consciencieusement toutes les 10 minutes une grande gorgée de boisson énergétique… probablement pour éviter la déshydratation !
Le fait d'avoir un chauffeur me permet d'apprécier le paysage sans avoir à me soucier des contraintes de la conduite mais sinon, tout le trajet et assez tranquille et à moins d'être impressionnable c'est plus une sympathique promenade qu'un réel trip tout terrain.
Une fois revenue sur la route, on file jusqu'à Mesa Arch, ce qui tombe bien puisque j'ai l'intention d'y aller le lendemain matin pour le lever de soleil. Mais pour l'instant l'endroit appartient aux « poseurs » qui tour à tour viennent devant l'arche … Je ne pense pas qu'ils seront là à 5h00 du mat'.
On rentre tranquillement sur Moab, Chris m'indique quelques endroits à voir pour l'après midi et il me dépose à l'Inca Inn. Je lui donne un bon pourboire tout en étant conscient qu'avec 8 clients dans la voiture Chris aurait bien mieux gagné sa matinée mais de mon côté, si j'ai passé une bonne matinée, à 7 ou 8 dans le 4x4 je n'aurais probablement pas eu la même appréciation …
Le Colorado
Chris mon guide - pirate me montre des os de dinosaures enchassés dans la roche
Joli point de vue sur la Shaffer trail ...
Je monte dans la Sebring et je pars directement voir les pétroglyphes indiens sur les roches le long de la route que Chris m'a indiquée, puis je me gare au parking de Corona Arch. L'endroit est géré par le BLM, il y a donc un cahier comme à The Wave pour signaler qu'on est entré/sorti du spot. Le chemin est facile à part à quelques endroits ou a été installé des cables ou des échelles pour faciliter le passage, mais avec mes godasses de Spiderman, même pas besoin de ça, je passe sans les utiliser.
En remplissant le registre du BLM, j'avais bien vu que deux groupes étaient montés mais vu les nombres portés (30 et 12 personnes) j'avais voulu croire à une blague mais en arrivant en vue de l'immense arche je constate que malheureusement c'est la réalité, deux groupes sont là-haut, le plus nombreux n'est pas le plus gênant, ce doit être le club d'escalade local mais la horde de 12 est composée de gamins qui courent partout et qui hurlent … Le ciel est toujours couvert, je fais quelques photos et je redescends. Dommage ; dans d'autres conditions de fréquentation et de météo l'immense arche doit rendre sacrément bien !
Le soir, je dîne encore une fois au Moab Brewery (21 $) après avoir été 5, après avoir été 2 j'y suis seul et c'est nettement moins marrant ! Ensuite je retourne à Arches NP pour profiter du coucher de soleil puisque le ciel s'est bien dégagé, encore une fois la rapidité à laquelle la météo change est étonnante.
Finalement!!!😉 Il sait...notre Explorateur qu'il faut savoir attendre pour apprécier plus encore, les grandes et belles choses!
Qu'a-t-on besoin pour faire un tel travail: de bons pieds, bon oeil! "un appareil photo"! un PC et une sacrée tête! c'est un bicats (X4) de VF, "LeTigre", magnifique!
Un délice pour les yeux et pour l'esprit.🙂
Merci Patrick.
Dimanche 21 juin - Jour 14
Réveil à 4h00, départ de Moab à 4h20.
A 5h20 je passe l'entrée du parc Canyonlands et 10 minutes plus tard je suis devant le parking de Mesa Arch. C'est encore la nuit mais une autre voiture vient de se garer, ses feux sont encore allumés. Ce parking-là est grand et pour ne pas coller l'autre je me pose à l'autre bout du parking. A peine suis-je descendu de voiture que l'Autre me hurle un truc comme quoi « On ne sait pas trop où va se lever le soleil parce qu'il y a des nuages » … Oullllllllaaaaaaaaa … C'est le matin mon gars, on est dans un parc, au milieu de la nature, c'est calme, j'ai pas envie de parler, j'ai pas envie de t'entendre brailler, j'ai envie d'apprécier ce calme et pis d'façons le soleil va se lever au même endroit que d'habitude : à l'Est. Ma réponse fuse donc, laconique : « Yes ! ». Le but recherché est atteint, le mec se tait, il prend son sac sur l'épaule et part … en courant ! Re - Oullllaaaaaaaaaaaaaaaaaaa … ça promet … J'arrive sur le spot, puis j'attends, appuyé au rocher, m'imprégnant de la sérénité du lieu.
Deux autres gars arrivent, ce n'est pas une surprise : on les avait entendus discuter de loin. On se salue et le premier type, visiblement frustré de ne pouvoir discuter avec moi, attaque : « Where do you come from ? ». Un des deux arrivants vient de New York et l'autre de San Francisco. Et les voilà partis à discuter, à se demander où va se lever le soleil et à se montrer sur les écrans de leurs appareils ce qu'ils ont photographié la veille. Qu'est ce qu'ils parlent fort ! On dit souvent du Français ou de l'Italien que ce ne sont pas des discrets et bien je peux vous affirmer que l'Américain n'en est pas un non plus !! Ils parlent comme s'ils étaient dans un bar bruyant … Pfffffffffff les boulets !!! Je ne vois pas trop ce que je pourrais faire … Je pense bien à les balancer dans le vide mais comme ils sont 3 et moi seul ce n'est pas gagné ! Donc je me casse, je prends du large, je les laisse brailler comme des veaux et je vais photographier le paysage depuis la falaise au-dessus de l'arche. Je reviens quelques minutes avant le lever de soleil, une jeune femme est arrivée entre temps, elle ne semble pas super bien réveillée mais elle au moins, se tait !
Il faut savoir que de cette arche, à l'aube, il y a 2 superbes photos à faire. Toutes les deux sont fugaces et dépendent grandement de l'état du ciel. La première c'est lorsque le soleil se lève derrière les montagnes lointaines, on utilise alors l'arche comme cadre. La seconde, celle que je veux, apparaît quelques dizaines de minutes plus tard et est constituée par le rayonnement du soleil qui éclaire la falaise sur le côté de l'arche, la luminosité réfléchie embrase alors l'entourage de l'arche d'un splendide orangé.
Le premier type s'est installé pour choper le lever de soleil et l'autre est quelques pas derrière lui. A eux deux, ils occupent 100% des espaces disponibles pour prendre LA photo. L'arche est en effet assez petite et les possibilités de cadrage pas très variées. Le soleil se pointe et le shooting commence. Le premier vérifie après CHAQUE photo le résultat et l'autre ne semble pas savoir comment on arrête les bip-bip de son appareil, et comme il n'a pas de déclencheur souple et qu'il utilise le retardateur de son Nikon ça donne donc pour chaque photo une série de bip, un bip long puis le déclenchement … Et j'ai l'impression que lui aussi fait du HDR multi-exposition … Serait ce la nouvelle plaie du photographe ? Je shoote en plan large mais j'aimerais bien qu'ils libèrent un peu de place une fois que leurs photos seront faites … Sauf que … sauf que … Ben ils ne bougent pas !!! Au bout d'un moment je craque, je sors l'appareil du trépied, je monte les ISO et je vais shooter à main levée juste à côté du premier type. Quand je dis à côté c'est juste à côté, je ne le touche pas mais c'est pas loin ! Il tourne la tête, me regarde … et retourne dans les réglages de son appareil. Je crois que c'est clair ce con ne bougera pas, pour la photo avec l'arche en encadrement c'est mort !
Par contre, si le soleil arrive à percer les nuages, l'embrasement de l'arche ne devrait plus tarder, alors je me mets tout de suite en place sur le coté de l'arche. J'ai vu des photos cadrées ainsi et j'aime assez le rendu. Et pour ne pas qu'un des cakes vienne se mettre devant j'utilise mon grand angle au maximum ce qui me permet de me mettre au plus près de l'arche. Et j'attends, en apparence tranquille, en fait, intérieurement je bous.
Quelques minutes plus tard, ça ce produit, l'arche s'embrase ! Et là, je prends tout mon temps pour photographier. Et même plus que tout mon temps ! Normalement j'aurais libéré la place après quelques clichés mais là … non ! Du coin de l'œil je vois les deux autres qui tournent partout pour essayer d'avoir une bonne visée latérale … Y'en a pas les gars, vous donnez pas de mal à chercher j'occupe LA place … Et puis c'est fini, un nuage cache le soleil, l'arche redevient banale … J'entends le type qui ne m'a pas lâché la place tout à l'heure dire à l'autre « He could shoot faster » … Et ouais mon pote, il pourrait photographier plus vite … s'il voulait … mais là, il voulait pas du tout, du tout, du tout …
Je m'apercevrai plus tard que dans l'énervement j'ai oublié de rabaisser les ISO et que j'ai allégrement photographié à 1250 ISO ! Les logiciels de post traitement font des merveilles mais quand-même … Et si dorénavant il faut se battre pour photographier, je vais purement et simplement laisser tomber ces endroits qui ne sont réellement superbes que pendant un laps de temps bien précis et qui, de ce fait, concentrent tous les photographes au même moment, la photo-fight c'est pas mon truc …
Je ressors du parc à 7h15. Malgré tout j'ai eu de la chance d'avoir un rayon de soleil car le ciel est maintenant complètement couvert. Je décide de ne pas aller à Dead Horse SP, la météo ne s'y prête pas et je veux essayer de ne pas arriver trop tard chez les Goblins.
Je fais une partie de la route sous les averses mais à nouveau le ciel se dégage et lorsque j'arrive à Goblins SP il fait beau. Pour avoir le soleil dans le dos et non en pleine face, je traverse le champ de lutins pétrifiés. L'avantage là-bas étant qu'on ne peut pas se perdre puisque la plateforme du parking reste visible d'où qu'on soit ! Pour l'instant je suis seul et je passe un bon moment à m'étonner et à admirer les champignons de terre et de roche, résultant eux aussi du travail de millions d'années d'érosion. A un endroit, on arrive sur un autre champ rocheux avec une grande « tour blanche » en plein milieu… A croire que ce site a été créé après avoir lu le Seigneur des Anneaux !!!
Par contre coté photo, c'est pas la joie ! Dans un environnement non habituel tel que celui-ci, la cellule de l'appareil n'a aucune couleur « moyenne » sur laquelle se référer et la balance des blanc qui sert à donner des couleurs aussi proche que possible des originales est complètement « dans les choux » ! Ca je suis habitué, mais ici s'y rajoute le soleil qui est déjà haut et qui plombe bien ! A tel point que sur un même massif de Goblins Champignonesques, suivant l'angle du soleil par rapport à la prise de vue, les couleurs changent radicalement, comme on le voit sur les photos ! Et les logiciels de retouche ne peuvent pas – encore – faire des miracles, si la lumière est mauvaise, le plus grand prodige de Photoshop n'en fera pas une belle photo naturelle !
Je quitte le parc vers 10h30 alors qu'arrivent plusieurs groupes de gens bruyants. Je crois d'ailleurs que je ne comprendrai jamais pourquoi la plupart des gens semblent avoir une propension à gueuler dès qu'ils sont en pleine nature !
Qui a dit « c'est la journée je râle tout le temps » ? » !!!
C'est vrai ça, pourquoi faut il que le gens braillent toujours comme des veaux lorsqu'ils sont devant de tels spectacles ?
Quand même tu as eu droit à cette belle photo de Mesa Arch qui s'embrase au lever du solei et en même temps à ta petite revanche.
"He could shoot faster » … Et ouais mon pote, il pourrait photographier plus vite … s'il voulait … mais là, il voulait pas du tout, du tout, du tout … "
En tout cas merci pour ces belles photos, Mesa Arch n'était pas à mon programme et c'est encore un regret de plus.
On continue ?
Angelo
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
Hi !
J'ai adoré ton récit à "mesa arch", je visualisais carrement la scène au fur et à mesure que je lisais.Voilà ça fait les "mecs" et en fin de comptes c'est des gros boulets qui font chier le monde, moi je dis ils l'ont bien mérité 100 points pour THE tiger man.Le souci dans l'histoire c'est que je ne suis pas sûr qu'ils aient compris ce qui leur est arrivé et qu'ils reccomenceront la même.Fuck that kind of people with selfish thinking.
Bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Bonsoir Patrick,
Tu me fais plaisir, 🙂 Merci, merci beaucoup, je suis toujours aussi éblouie.
Patakioooooooooooooooo !! 🙂
Je suis trèèèèèèèèèès content de te voir ... Quand on est sur VF c'est que ça va 😉
Je viens de temps en temps me ressourcer en espérant pouvoir admirer de près, au plus vite ces merveilles que tu mets si bien en valeur.
Le texte ' sur ARCHE MESA... Si si, j'adore😉😉
j'aurais libéré la place après quelques clichés mais là … non ne vous donnez pas de mal à chercher j'occupe LA place …Et ouais mon pote, il pourrait photographier plus vite … s'il voulait … mais là, il voulait pas du tout, du tout, du tout
… j'adore!😎🙂 même si 😊même si la French Touch en prend un coup
Lis un peu ce que dit l'Ecole de la courtoisie Française/ note pour les francophones/
A déchiffrer les règles de mise en forme de la société française, parce qu'ils sont disposés à interagir, à agir avec subtilité et efficacité dans n'importe quel environnement.
😇
To decipher rules shaping the French society, because they are willing to interact and act with subtlety and efficiency in any environment
C'est bien ainsi que tu le pensais 😎 j'en suis convaincue!🙂
Ils ont raison nous sommes tous ainsi 😎😇
A chaque fois que je me dis " laisse béton ce truc ça sert à rien, tout le monde s'en tape " il y a un qqun qui me tient à coeur qui vient me dire que ce n'est pas complètement vrai ... alors ...
Dimanche 21 juin - Jour 14 (suite)
Je roule sur la route 24 à la vitesse limite de 65 miles, ce qui fait un bon 100 km/heure. Encore une surprise, globalement on roule réglementairement plus vite qu'en France. D'un autre côté les routes sont plus larges et plus droites ! Autre différence notable, les conducteurs respectent un espace de sécurité plus grand et si on roule à la française, on donnera l'impression de coller à la voiture qui précède. Je traverse Hanksville et … je fais demi-tour, j'ai déjà vu des trucs bizarres mais des morceaux d'engins agricoles transformés en squelettes de dinosaures jamais ! Je serais curieux de voir à quoi ressemble le loustic qui a fait ces sculptures !!
Je continue la 24 et après le bled suivant, Caineville, je traverse une zone troublante de plusieurs kilomètres… D'immenses montagnes grises sans le moindre végétal, sans le moindre signe de vie à part des traces de roues de motos qui grimpent les parois abruptes puis semblent disparaître … Le ciel est gris, le paysage est gris … Drôle d'ambiance … Je n'aimerais pas tomber en panne dans le coin alors que le jour tombe … Ici, les films où un groupe de jeunes tombe en panne de voiture dans l'aire d'action d'une famille de psycho-killers-fin-de-race-dégénérés-amoureux des tronçonneuses prennent tout de suite plus de consistance !
Ne cherchez pas il n'y a quasiment pas de photos, je n'ai pas osé m'arrêter des fois qu'un de ces cinglés soit dans le coin !
Mais non, il n'y a tout simplement pas de photo parce qu'entre l'immensité et le ciel gris ça ne rend absolument rien !
Peu à peu les rochers reprennent des couleurs. Encore quelques virages et la végétation réapparaît. Après le panneau indiquant l'entrée dans Capitol Reef National Park la route passe devant une belle cabane construite en pierres. C'était l'habitation de la famille Behunin, ils faisaient partie des premiers pionniers Mormons qui arrivèrent dans la région en 1882 et, dans cette petite cabane de quelques mètres carrés ils vivaient à 10 !
Quelques virages plus loin, une autre cabane, un peu plus grande et en bois cette fois : l'ancienne école de Fruita, le village Mormons où je ne devrais pas tarder à arriver. Cette salle de classe tout droit sortie de « La Petite Maison dans la Prairie » fut ouverte en 1896, accueillie jusqu'a 26 élève s et servie jusqu'en 1941 !
Je reprends la route et effectivement, j'arrive dans une véritable oasis de verdure où s'est établi une colonie de Mormons au XIXème siècle : Fruita. C'est saisissant comme le paysage a changé en quelques kilomètres, et si la phrase qui revient le plus souvent dans les récits de voyageurs qui passent par cet endroit est que ça ressemble à un bout de paradis c'est … parce que c'est le cas ! Sur une paroi rocheuse j'observe quelques pétroglyphes indiens promis à une disparition certaine au fur et à mesure que la paroi s'érode puis je m'arrête au Visitor Center pour prendre des docs sur le parc : il y a même une version Frenchie !
Je roule tranquillement vers la scenic road quand je passe devant une espèce de toute petite prairie où sont couchées, le plus naturellement du monde, à quelques mètres de la route, des biches !!!
Une fois sortit de cette oasis, les montagnes offrent une superbe palette de couleurs, cette scenic road mérite bien son nom, j'ai vu pas mal de rochers depuis le début du trip mais là c'est … éblouissant ! Au bout de la route, partent deux « unpaved roads ». L'une d'entre elles est fermée à cause des orages de la veille qui ont provoqué des flashs floods et l'ont endommagée. Je me dis qu'une fois de plus j'ai encore relativement de la chance car je peux parcourir la scenic road décapoté et sous le soleil alors qu'hier ça devait être le déluge.
Le reste de la Hwy 24 jusqu'à Torrey est un peu moins éblouissant puisqu'elle n'est « que » superbe ! Je passe au Panorama Point qui offre une belle vue sur les « Goosenecks » de la Sulphur Creek mais une fois encore, tout comme les autres goosenecks que j'ai vu, ça ne vaut pas le Horseshoe Bend de Page !
Dimanche 21 juin - Jour 14
A Torrey, j'ai reservé à l'Austin ChuckWagon, le « General Store » qui remplit également le rôle d'épicerie générale, de boulangerie, de laverie, de restaurant … enfin qui fait tout quoi ! Après en avoir discuté sur VF j'ai booké pour 47$ la nuit une des anciennes chambres situées au-dessus de l'épicerie et une fois encore le forum a été de bon conseil car elle est très bien ! Je « visite » Torrey mais c'est vite fait, une petite ville tranquille de l'ouest américain comme il y en a tant, deux rues principales « Main Street » et « Central Street » et pis .. c'est tout !
Vers 18h00 étant donné qu'on ne peut pas dire qu'il y ait un choix monstrueux côté resto, j'atterris tout naturellement au « fameux » Café Diablo. Comme toujours, je suis accueilli avec le sourire et une phrase sympathique, on me demande où je veux être placé (inside ou outside) et on me sert un grand verre d'eau ... ou plus exactement un grand verre de glaçons avec un peu d'eau ! Je regarde la carte, la serveuse me prévient en riant : quoique je prenne, je serai surpris ! Et c'est vrai qu'il y a une recherche incontestable dans la présentation des plats et dans la façon de cuisiner, ce qui est d'autant plus surprenant qu'on est chez les cow-boys ! Je prends une salade « variée et de saison » puis un bon et joli plat, le tout accompagné de deux bonnes bières pression locale. A ce stade, je n'ai plus faim mais là où ils sont géniaux c'est qu'au lieu de me demander si je veux un dessert, ce à quoi j'aurais répondu « No, thank you » la demoiselle me PRESENTE les desserts : un grand plateau de pâtisseries maison. Et comme je suis un gourmand je ne résiste pas et je prends une part de gâteau … qui se révèlera excellent ! Ce n'était pas raisonnable mais c'était vachement bon !!
Je me sens obligé d'insister sur le fait que, comme ailleurs, la notion de service est bien présente, on a rempli mon verre d'eau – et de glaçons ! – dès que j'en ai bu, on m'a demandé si tout allait bien, si c'était bon, si je voulais autre chose et le tout avec le sourire. Quant aux plats, ils se sont enchaînés parfaitement, sans devoir attendre des heures entre chaque. Bien sûr, c'est peut être dû au fait que le personnel soit rémunéré uniquement par le pourboire qu'on laisse avec son addition mais c'est bien plaisant d'être traité comme un client et non comme un emmerdeur …
Par contre, ce resto hors normes est un peu cher puisque la moyenne de mes repas tourne à 34 $ alors que ce soir j'en ai eu pour 64 $. D'un autre côté j'en garde un bon souvenir et je crois que si je repasse un jour par ici … j'y retournerais !
Je file voir le sunset depuis le Panorama Point, mais si on gagne de superbes couleurs dues à la belle lumière, on hérite aussi de grandes zones d'ombre et il est bien difficile de sortir de belles photos, alors retour au ChuckWagon. Avant de rejoindre ma chambre je m'offre un truc auquel je suis devenu accro depuis que j'y ai goûté quelques jours auparavant : le « Frappucino Coffee » de Starbucks ! Ceux qui connaissent Torrey sont déjà en train de rigoler parce qu'il va se passer quelques siècles avant qu'il y ait un Starbucks, mais ce dont je vous parle est vendu en bouteille dans les frigos qu'on trouve partout aux US et … It's ssooooooooooooooooooo gooooooooooooooooooooood !!!
Bonsoir,
Hé! Hé! faut pas faire peur aux âmes sensibles😮
laisse béton ce truc ça sert à rien, tout le monde s'en tape
😠 quelle idée!!! on attend tous la suite...
il y a un qqun qui me tient à coeur qui vient me dire que ce n'est pas complètement vrai ... alors ...
Très très gentil 😊
... ALORS BIEN ENTENDU ON CONTINUE...😮
Je compte bien me régaler jusqu au boût sauf pour...
Le ciel est gris, le paysage est gris … Drôle d'ambiance … Je n'aimerais pas tomber en panne dans le coin alors que le jour tombe … Ici, les films où un groupe de jeunes tombe en panne de voiture dans l'aire d'action d'une famille de psycho-killers-fin-de-race-dégénérés-amoureux des tronçonneuses prennent tout de suite plus de consistance
😕 brrrr, pas certaine de passer par le même circuit.
Si j'ai la chance de pouvoir repartir aux Usa je tenterai de faire un petit compte-rendu, pas comme vous! je n'auserais pas comparer mes photos🤪
Ben tu vois, avec le temps qu'il fait ces derniers temps par ici quelques photos de la route 24 sous le soleil ça fit un bien fou !!
Hanksville et la vallée des dégénérés amoureux de leurs tronçonneuses 😮 c'est vrai que ce coin de l'Utah à quelque chose d'un peu inquietant....... mais il renferme aussi le superbe Factory Butte !! Tu l'as oublié celui-là 😠😠😠
Par contre, tu as bien fait de choisir un "Frappucino Coffee" dans le frigo du General Store parceque le café qu'ils y servent au percolateur est une vraie horreur. Sûrement le plus mauvais café servi à l'Ouest de Santa Fé !!
Bonne soirée.
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
Hanksville et la vallée des dégénérés amoureux de leurs tronçonneuses 😮 c'est vrai que ce coin de l'Utah à quelque chose d'un peu inquietant....... mais il renferme aussi le superbe Factory Butte !! Tu l'as oublié celui-là 😠😠😠
Non, mais je ne savais pas que ça s'appelait comme ça avant de revenir ! 😉
Par contre, tu as bien fait de choisir un "Frappucino Coffee" dans le frigo du General Store parceque le café qu'ils y servent au percolateur est une vraie horreur. Sûrement le plus mauvais café servi à l'Ouest de Santa Fé !!
J'ai jamais testé le café - perco.
J'ai tenté 3 fois des expressos ( d'ailleurs on devrait pas dire des expressi ??? 😉 ) une fois sur le port de Monterey, et deux fois à Moad dans cette boutique étrange qui semblait être une " librairie - Bibliothèque - café " Ce qui est rigolo c'est qu'a chaque fois il y avait un panneau expliquant que l'expresso est tout petit !
Bravo Angelo!🙂
Tu redonne du baûme et du courage à Patrick afin que l'on puisse lire la suite, entre connaisseurs, ça marche! YES ! je vous lis avec attention et plaisir.
Bonne fin de soirée a vous.
Le café-Librairie-Bibliothèque de Moab a le bon réflexe car effectivement un espresso c'est tout petit, petit.
Rien à voir avec l'énorme ration de chez Starbucks (pas trop mauvais à mon goût).
Ce qui me dérange c'est la notion de single or double Shot pour un espresso.
J'ai répondu "double" à l'Outfitters d'Escalante et je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit 🤪🤪🤪
Salut Patrick, mais là c'est l'heure de la tisane 😇
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
J'espère que je ne me suis pas trompé avec mes histoires de café !! parceque toi, tu veilles au grain 🙂
A bientôt et n'oublies pas, tu vas nous prépare un carnet de voyage !!
Angelo
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
J'espère que je ne me suis pas trompé avec mes histoires de café !! parceque toi, tu veilles au grain 🙂
je veille au grain ou j'ai un grain? Hahaha😉
mokahlki >>> La famosa caffettiera moka, molto diffusa in Italia, >> un espresso anzi (plutôt) due caffè espresso.
Porzione di caffe' macinato necessaria 7 g ± 0, 5, Temperatura dell'acqua in uscita dal gruppo 88 ºC ± 2 ºC,
Temperatura bevanda in tazza 67 ºC ± 3 ºC, Pressione di immissione dell'acqua 9 bar ± 1, tempo di percolazione 25 secondi ± 2, 5 secondi. Voici la recette c'est correct?
A bientôt et n'oublies pas, tu vas nous prépare un carnet de voyage !!
Comment veux-tu que j'ose le faire en ayant de tels exemples, je vais me ridiculiser avec mes photos🏴☠️ et 17 jours improvisés.
Mais vous! Patrick et toi vous aimez les sensations fortes:
avec Toi à White and Red Canyon
2 indiens ... franchement leurs regards n'étaient pas des plus sympas et traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs sur ces lieux*
et Patrick avec son massacre à la tronçonneuse près deFactory Butte 'pas de photos.'...'dégénérés-amoureux des tronçonneuses ... je n'ai pas osé m'arrêter des fois qu'un de ces cinglés soit dans le coin '! Hihihi !
Euh ...Euh...hum...je ne vous suivrais jamais sur place🤪
Merci pour la rectification, due caffè espresso.
Mon italien est hélàs équivalent à mon anglais, je dois faire des efforts encore 😊
Pour la recette du moka, d'accord à 100%, et je confirme que la question de la pression est cruciale.
En dessous de 6 bars il n'y a pas de miracle......c'est un jus infâme !!!
Bien sûr le choix du café est important, Lavazza ou Illy.
Pour le carnet, je suis certain que tu auras de quoi nous épater avec 17 jours improvisés, et les indiens, les demeurés armés de tronçonneuses t'épargneront, j'en suis certain.
Vas donc leur passer le bonjour !!
Bonne soirée.
Angelo.
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
😊quelle honte😊 je suis profondément désolée ! vous voyez j'en ai un gros grain! 🏴☠️🏴☠️🏴☠️
je vous demande de bien vouloir m'excuser tous et en particulier, Patrick et Angelo, je ne me suis pas relue et ne comprends pas pourquoi ...
pas oserais... "VERGOGNA" ...HONTE A MOI 😠😠
Je ne l'avais pas vu !! Et puis c'est devenu presque normal, alors plus grand monde ne relève les fautes aujourd'hui !!
Bonne soirée.
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
J'aimerais savoir combien vous avez payer la location de voiture pour les 18 jours de votre circuit et, aussi le prix moyen des chambres d'hôtels en euros. Merci beaucoup. Cordialement Jean Marc
OK merci Patrick, j'aimerais savoir également pour la location de voiture si les klm était illimité et, combien de klm tu as parcourus en tout et si le prix des chambres d'hôtels que tu as louées est le même pour 2 personnes ? Bien cordialement.
Si un jour tu veux partir en croisière en méditerranée avec costa je peux te fournir des infos.
J'ai ENFIN lu ton carnet dans son intégralité... un carnet qui conjugue tout ce que j'aime : humour, infos, anecdotes, détails, et bien sûr, magnifiques photos !
Plusieurs choses m'ont frappée : déjà, le peu de temps qui s'écoule entre l'heure de ton réveil et celle où tu pars de l'hôtel 😛. Ensuite, le nombre de VFistes que tu as eu l'occasion de croiser ! Dingue ! Et pour finir, que tu aies pu passer autant de temps aux USA sans allumer la télé et boire de pepsi (ou plutôt de glaçons au pepsi 😛) ! Heureusement que Las Vegas t'a réconcilié avec la civilisation 😛😛😛
Tes photos sont bien entendu magnifiques, mais ce qui m'a beaucoup plu, c'est que tu ne prennes pas que les clichés classiques et que tu nous montres aussi l'envers du décor. (l'entrée de Upper Antelope, les environs de The Wave... sans parler des chambres d'hôtel !). Et les photos des animaux, des églises, des panneaux, des outils agricoles etc. Tout ça, j'adore ! Ca rend le récit tellement vivant !
Bref, un grand BRAVO sur toute la ligne !
Pour terminer, je t'envie d'avoir fait un tel voyage seul. J'ai adoré le faire avec mon mari et mon fils, mais moi qui suis plutôt une solitaire et qui adore visiter une ville seule pour retourner 3 fois au même endroit à différentes heures de la journée ou me balader le nez en l'air sans but précis, me lever tôt le matin et passer une journée chargée en visites pour finir sur les rotules... le faire à une telle échelle et dans de tels paysages, au gré de ses propres envies et sans devoir se soucier de ne pas "fatiguer" les autres, ça me fait envie ! Mais bon, avoir un chauffeur n'a pas que des inconvénients 😊
Ciao ciao, Tiger ! Well done !
Circuit dans l'Ouest : http://voyageforum.com/v.f?post=2744058
Floride-Louisiane : http://voyageforum.com/v.f?post=3536861
Une semaine à New York : http://voyageforum.com/v.f?post=4550454
New York, again http://voyageforum.com/v.f?post=5593646
déjà, le peu de temps qui s'écoule entre l'heure de ton réveil et celle où tu pars de l'hôtel
Efficacité ? 😉
Les affaires remballés le soir, juste le minimun qui reste sorti, la tronche sous la flotte et GO !
Bref, un grand BRAVO sur toute la ligne !
Merci beaucoup ! 😎😎😎
Coté photo je me rends de plus en plus compte que l'écueil que beaucoup ne savent pas éviter ( et ce quelques soit le pays ) c'est le tri draconien qu'il faut s'imposer.
Bien sur pour celui qui a pris les photos, chaque cliché éveil un souvenir mais pour le lecteur deux ( ou plusieurs ) photos avec un très léger changement sont ... des photos redondantes !
Lundi 22 juin - Jour 15
Réveil 5h30. Départ 5h45. Il fait beau mais frais puisque le thermomètre de la Sebring indique 45°F, soit seulement 7,2°C ! La route, désormais la Byway 12, traverse la Dixie Forrest. J'y croise d'abord des troupeaux de vaches en liberté puis des biches et des cerfs … et quand je dis DES ce n'est pas deux ou trois c'est « des tas de » !! Du coup, malgré les 35°F / 1,6°C ambiant (il ne doit pas faire chaud dans le coin en hiver quand on voit la température fin juin !) je replie la capote, c'est quand même plus pratique pour photographier ! Toute la traversée de cette forêt entre Torrey et Boulder sera un enchantement matinal.
A 7h15 je suis à Boulder et je bifurque sur le Burr Trail pour la parcourir sa partie « paved». J'y admire encore une fois des rochers avec des couleurs incroyables et une fois de plus je suis très heureux d'avoir un cabriolet qui me permette d'apprécier pleinement les hautes falaises. Je ne m'aventure pas sur la partie « unpaved » du Burr Trail et à 9h00 je suis de retour à Boulder sur la Byway 12 en direction d'Escalante.
Sachant que j'ai déjà utilisé - et plusieurs fois ! - tous les superlatifs que je connais et que je finis par manquer de mots, je me vois obligé d'écrire à nouveau que « la route passe au milieu de massifs rocheux comportant une diversité de couleurs incroyable, ce qui donne des vues splendides, et impressionnantes » et pourtant même si les mots sont semblables, impossible de se lasser car les paysages sont encore différents.
Peu après être passé juste sur la crête de la montagne, j'ai l'œil attiré par une grosse masse noire perchée sur le flanc de la falaise : un vautour ! Je me gare, prends l'appareil et constate qu'il y en a en fait une bonne quinzaine perchée sur la paroi … on se croirait dans Lucky Luke ! C'est pas aujourd'hui que vous aurez ma peau les gars !
Vous avez vu la taille des piafs ? Ces Américains, il faut toujours qu'ils fassent plus gros !
A 09h50 je tourne en direction du site de « Devil's Garden » (oui, encore un ! Ce qui confirme que si on avait interdit d'utiliser les mots Devil, God et Angel à ceux qui ont nommé les spots ils auraient été bien ennuyés !). Il faut ½ heure pour y aller, on ne peut pas le louper, il est le long de la route et on ne peut pas s'y perdre puisque le site est tout petit. En prenant tout son temps on passe une grosse demi-heure sur place à photographier des rochers où je discerne de nombreux visages ( et je vous jure que je suis clean, je n'ai rien bu ni rien fumé ! ) puis de nouveau ½ heure pour revenir à Escalante.
Je roule maintenant en direction de Canonville et du Kodachrome Basin State Park que j'atteins à 12h30. Même si la température doit être en dessous des normales saisonnières, les 28° de plus que ce matin permettent de dire qu'il ne fait pas vraiment froid ! Je passe d'abord en voiture à Chimney Rock puis, je commence à marcher sur le tout petit Nature Trail Loop qui ne prend même pas 10 minutes. Je poursuis par l'Angel Palace Trail, juste de l'autre côté de la route. Pour faire la boucle qui offre de belles vues sur les environs, il faut environ 45 minutes. Je reprends la voiture pour changer de parking et je vais jusqu'à Shakespeare Arch. Puis comme j'ai encore de l'énergie et du temps, je décide de me faire le Panorama Trail. Pourtant il n'est pas clair celui-là : sur le doc remis à l'entrée il est indiqué qu'il mesure entre 3 et 6 miles … Soit du simple au double ! Et sur le chemin ce n'est guère mieux : les panneaux indiquent les directions des viewpoints mais comme ici aussi la personne qui a nommé les rochers devait avoir fumé un peu trop le calumet de la paix, il faut pas mal d'imagination pour savoir quand on a atteint le spot. Une des seuls vraiment reconnaissable est une colonne rocheuse nommée Fred Flintstone Spire, la colonne de Fred Pierrafeu en français ! Et, il faut bien reconnaître qu'a contre-jour il y a une certaine ressemblance avec le personnage de dessin animé ! Mais mis à part ce rocher, c'est sans trop savoir où je passe et où je ne passe pas que je fais une grande boucle qui passe par Panorama viewpoint et qui me prend quasiment 2 heures.
Je quitte Kodachrome SP vers 17h pour rejoindre Tropic et faire le check-in au Bybee's Steppingstone Motel, un motel sympathique avec une grande chambre spacieuse et claire pour 155 $ les 2 nuits.
Pour le dîner, je pourrais aller juste en face du motel, au Pizza Place, mais il est complètement vide et je lui préfère Clarcke's qui, comme l'Austin ChuckWagon, fait épicerie générale, station essence et à peu près tout ce qu'on peut imaginer quand il n'y a qu'un seul commerce dans une petite ville américaine. J'y fais un repas correct mais sans plus pour 32 $.
Je termine la journée en allant à Bryce NP pour repérer les lieux afin de décider où me placer pour le sunrise de demain matin.
Mardi 23 juin - Jour 16
Réveil 4h30. Départ 4h45. Je suis à 5h20 à Bryce Point, le viewpoint que j'ai préféré pour assister au lever de soleil, j'ai le sentiment que c'est d'ici que j'aurais le meilleur angle pour photographier le splendide panorama, meilleur que de Sunrise point où on se prend le soleil qui se lève en pleine face …
Il y a un peu de monde dont quelques Français et sur le coup je suis un peu inquiet que le cirque de Mesa Arch se reproduise mais non, tout le monde chuchote, sensible au calme de l'endroit.
Cela fait une bonne dizaine de jours que je vois des rochers de toutes les couleurs mais l'amphithéâtre de Bryce … Whaoooooooouh, c'est encore autre chose !
Quand le soleil est bien levé et les cartes mémoires bien pleines, je ressors du parc pour aller m'envoyer un Frappucino (j'suis accro j'vous dis !) au Ruby's Inn Store. Dans le magasin ça parle Français de partout, ça faisait bien longtemps que je n'en avais pas entendu tant ! Il semble que tous les groupes qui passent à Bryce dorment au Ruby's Inn … et comme Bryce est au programme de tous les Tours Opérateurs … Par la force des choses je retomberai d'ailleurs sur certains groupes dans le parc. L'avantage d'être seul c'est que comme je ne parle pas (encore) tout seul, on ne devine pas que je suis français et que je peux comprendre les inepties que certains racontent à haute voix !
Quand je retourne dans le parc, le soleil est déjà haut sur l'horizon, je repars du tout premier viewpoint et je me les « fais » tous jusqu'au dernier. Certains ne donnent rien parce que la lumière est mauvaise mais d'autres, tels que Natural Bridge, sont magnifiques.
Il est 13 heures et j'ai un gros cas de conscience : il fait chaud, j'ai encore les pieds en compote d'avoir écumé Kodachrome Park hier, je n'ai absolument pas envie de marcher et je suis persuadé d'avoir eu les plus belles vues sur les rochers depuis les balcons des viewpoints … Sauf que … j'ai mauvaise conscience ! Avoir tout simplement la flemme de marcher dans un endroit où il est assez probable que je ne revienne jamais de ma vie : c'est pô bien ! Surtout que j'ai le mode d'emploi du trail en tête : « … Partir de Sunset Point pour enchainer Navajo Trail et Queens Garden trail en remontant à Sunrise Point et en revenant par le rim… Peut se faire en 2 heures ... Pas trop difficile … Dans l'autre sens il y a une très forte montée avant l'arrivée à Sunset point, qui en fait est une descente si on part de Sunset Point… » Je tergiverse, hésite puis … attaque la descente du trail !
Effectivement depuis Sunset Point, la descente du « Najavo Loop » est réellement impressionnante, je plains ceux qui remontent par là ! En bas, deux pins ont réussi à pousser dans cet univers minéral, je me fais encore une fois la réflexion que certains végétaux ont vraiment une sacrée « volonté » de pousser. Cet endroit est nommé Wall Street probablement en référence aux murs de roches qui entourent le chemin. Comme à peu près partout à Bryce, ça parle beaucoup français, à croire que depuis mon départ il s'est passé quelque chose de grave et que tous les Français se sont expatriés pour venir ici !!!
Après la forte descente, le chemin adopte un angle nettement moins incliné, les indications sont bien visibles mais à un moment je me retrouve devant deux panneaux, l'un indiquant « End of trail » et l'autre, à l'opposé, « Sunrise Point ». A priori je vais vers Sunrise et n'ai rien à faire de la fin du chemin, je suis donc les autres promeneurs vers Sunrise mais … ce panneau « End of trail » m'intrigue et je rebrousse chemin pour aller voir ce qu'il y a à la fin du chemin. Bien m'en prend, car c'est « at the end of the trail » qu'on comprend pourquoi ce chemin se nomme « Queen's garden trail ». Et, fort de ce savoir qui éclaire d'un jour nouveau toute cette journée (!), je peux continuer le chemin vers son point de départ, le Sunrise point (en fait, le quiproquo avec les panneaux vient du fait que j'ai d'abord fait une partie du Navajo Loop et que j'ai rattrapé le Queen's Garden Trail un peu avant son terminus).
Dans ce sens, la dernière partie du chemin passe au milieu des hoodoos (les aiguilles rocheuses) et c'est un feu d'artifice ininterrompu de panoramas si spectaculaires qu'ils en coupent le souffle. Même si je m'arrête souvent pour photographier et que je me retourne toutes les 30 secondes pour tenter de m'imprégner des vues, j'atteins finalement le rim, le bord de la falaise. Quand je pense que j'ai failli ne pas faire cette rando par pure flemme ! Merci à ma conscience de m'avoir « obligé » à descendre parmi les hoodoos !!
Je ressors du parc et retourne tranquillement au motel, j'ai un boulot déprimant à faire : ranger les sacs de voyages pour le retour ! J'ai décidé de le faire aujourd'hui car la voiture est juste devant la chambre et je me doute bien que demain, à Vegas, les choses seront différentes.
Je prends mon dernier vrai repas chez Clarcke's. Un petit détail me fait sourire, hier c'était une énorme femme qui avait pris ma commande et aujourd'hui c'est un grand type tout maigre ! Je prends le désormais classique New York steak et les tout aussi classiques bières pression pour 38 $.
Mercredi 24 juin - Jour 17
Même plus besoin de quoi que ce soit pour être réveillé à 4h45 ! Je charge mes sacs, le gros dans le coffre, le plus petit sur le siège arrière et je pars à 5h15. C'est ma dernière journée complète aux Etats Unis …
Je traverse le parc national de Zion dont le nom, surprenant, vient du livre des Mormons ou Zion désigne la cité de Dieu (sachant que c'est à l'origine un mot Hébreux faisant référence à la capitale de la terre Sainte). Mais il est encore un peu trop tôt et du coup les splendides couleurs sont encore dans les ombres. C'est dommage … La solution ? En arrivant en vue des cabanes des rangers côté sud du parc, faire demi-tour, retraverser complètement le parc dans l'autre sens puis, faire à nouveau demi - tour et le re-retraverser intégralement encore une fois ! Et c'est toujours un vrai bonheur que de rouler dans ce genre d'endroit en cabriolet … Je sais que j'insiste lourdement avec le cab' mais … c'est VRAIMENT bien !!!
A 8h45 je passe pour de bon les guérites des rangers et je file vers ma dernière étape ....
je suis étonné que tu sois surprise par "le peu de temps qui s'écoule entre l'heure de ton réveil et celle où tu pars de l'hôtel délai".
Tu as une famille donc tu comprends la différence entre se dire "j'y vais" et "les enfants on va y aller......"😉
Sinon je trouve aussi que c'est un carnet très agréable à lire, avec une vision subjective et des anecdotes très plaisantes.🙂
Même toute seule, je pense qu'il me faudrait un peu plus que 15 minutes. Enfin non, peut-être pas, remarque. Ou tout juste, alors 😛
Circuit dans l'Ouest : http://voyageforum.com/v.f?post=2744058
Floride-Louisiane : http://voyageforum.com/v.f?post=3536861
Une semaine à New York : http://voyageforum.com/v.f?post=4550454
New York, again http://voyageforum.com/v.f?post=5593646
Mercredi 24 juin - Jour 17 (suite)
Le trajet se fait à bonne allure et je récupère une heure pour cause de changement de Time Zone. L'arrivée sur Vegas se fait facilement grâce au GPS. Sans cet accessoire si pratique, je n'ose imaginer l'enfer que ce doit être pour se repérer entre les différentes sorties, surtout quand on est seul dans la voiture. La circulation est chargée, il y a des travaux, je n'ai pas vraiment le temps de regarder le paysage, tout juste un coup d'œil à la tour du Stratosphère puis je sors de la voie rapide et je débouche sur le Strip. Arrêté au feu rouge mes yeux se portent sur l'immense affiche posée sur la façade du Pink Flamingo : un couple souriant mais la femme a un sourire si carnassier qu'elle fait presque peur !!! Mon hôtel, le Bill's Gamblin, est juste à côté, il est à taille humaine - ce qui signifie tout petit par rapport aux hôtels usines de Vegas – et je l'ai choisi pour ses tarifs attractifs et sa position centrale sur le Strip. Je suis un panneau « Self parking » mais c'est celui du Pink Flamingo, pas grave, il suffit de suivre le panneau « Exit », de refaire un tour gratuit autour de l'hôtel, de repérer ou est l'entrée du self parking du Bill's Gamblin et de s'y engouffrer ! Trop facile ! Il est 10h45 et je suis garé. Un petit coup d'ascenseur et je débouche dans le casino. Une nouvelle fois, on se croirait dans un film, il n'est même pas 11 heures du matin et un tas de gens sont avachi devant les machines à sous ! Comme dans tous les autres hôtels de mon trip, aucun problème avec le fait que je sois en avance sur l'heure théorique du check-in qui était en théorie à 14h00. En découvrant ma chambre je pense qu'a 56$ la nuit c'est un des hôtels qui me coûtent le moins cher et que c'est ici que la chambre est la plus grande !
Avant de partir à la découverte de celle qu'on surnomme « Sin City », la cité du péché, je passe un coup de téléphone chez moi, ma fille me demande si je vais jouer et comme je lui répond qu'évidemment non puisque je n'ai pas une once de gène de joueur elle s'étonne : « Mais alors que vas-tu faire jusqu'à ce soir ? » et effectivement lorsqu'on est jamais allé à Vegas, pas toujours évident de comprendre que chaque hôtel se visite et que chacun est un univers à lui seul : le Caesar Palace est un fac-similé de la Rome Antique, le Bellagio est inspiré du luxe Italien et du lac de Côme, le Paris est – bien sûr – inspiré de la « plus belle ville du monde », le Louxor de l'Egypte Antique, le Venetian de Venise, etc, etc. ! On pourrait continuer longtemps cette liste puisque rien que sur le Strip, le boulevard principal qui traverse la ville, on trouve une trentaine d'hôtels et que Vegas offre plus de 155 000 chambres !
Je passe mon après-midi à arpenter quelques-uns des hôtels qui bordent le Strip. Je commence sous un ciel bleu et une chaleur étouffante par le déjà ancien Caesar Palace, je poursuis par le Bellagio, le Paris, le New York New York, l'Excalibur et le Louxor. Accessoirement, alors qu'on entend et lit dans les médias et sur le net que Vegas est à l'agonie, que les hôtels sont vide et que tous les travaux sont arrêtés, je peux constater que les travaux du Aria Resort & Casino et ses milliers de chambres vont bon train jour … et nuit !
Encore une fois la météo a changé du tout au tout et en fin d'après-midi je me fais tremper sous le déluge de pluies d'orage ! Les réseaux d'évacuation des eaux pluviales sont très moyennement efficaces et d'immenses flaques d'eau se forment le long des trottoirs, flaques dans lesquelles se font un plaisir de rouler les voitures, aspergeant joyeusement quelques pouffettes style Paris Hilton qui se sont fait coincer à une intersection et qui, comme dans une série américaine, se mettent à hurler en faisant de petits bonds sur place ! Esthétiquement, les trottoirs luisants sont très jolis, mais à l'utilisation ils sont extrêmement glissants et dangereux. Devant moi, une jeune femme qui porte les tongs de rigueur se prend un terrible valdingue, ses pieds quittent le sol, son corps part en arrière et sa tête heurte le sol, il lui faudra plusieurs minutes pour se relever. Décidément, Vegas n'est vraiment pas faite pour la pluie !
Le Monte Carlo
Vegas après la pluie 😉
En plus, après la pluie la chaleur est encore plus difficile à supporter car il fait toujours aussi chaud avec l'humidité moite en plus ! La seule échappatoire à cette moiteur : l'intérieur climatisé des casinos, ça tombe bien, non ?!
Je reviendrai un peu plus tard sur mon impression de la ville mais une chose est sûre, le spectacle est autant dans la rue avec la dégaine des gens que dans les casinos !
Après être repassé par mon hôtel, je me rends au rendez - vous avec 6 ème Sens, etttttt oui, encore une connaissance de VF ! Le rendez vous est au Miracle Mile, la galerie marchande du Planet Hollywood, ce qui me permet de voir quelques pépites qui m'auraient échappé, tel ce restaurant « Hawaiian Tropic » où le personnel est exclusivement féminin et où l'uniforme de travail est le bikini et les tongs (rappelons que la clim' est réglée comme partout ailleurs sur moins 12° !!!).
Autre surprise, lorsqu'après avoir traversé une galerie marchande relativement classique, on arrive dans ce qui pourrait être une place de village Marocain ou Tunisien et où, malgré que nous ne soyons qu'en fin d'après midi et qu'a l'extérieur le ciel soit encore bien bleu, ici, un faux ciel et un faux soleil imitent à la perfection le crépuscule. C'est 6èmeSens qui me fournira l'explication, cette partie est en fait ce qui a été conservé de l'ancien casino, le Sahara, d'où le style vaguement mauresque.
La reception du paris
L'interieur du Miracle Miles le shopping mall du Planet Hollywood
Après avoir passé mon voyage à n'en faire qu'a ma tête puisque j'étais seul, pour Vegas j'ai décidé de me laisser guider par Nico (6emeSens) histoire de voir comment une autre façons de faire.
Première étape : direction le Bill's Gamblin pour choper des coupons de réduction pour manger moins cher au self-service du Paris … Oui, je sais, ça paraît embrouillé, c'est bien pour ça que je laisse Nico et son époouse mener la manœuvre. Je vous explique : à partir d'une certaine heure, certains casinos servent de point de vente pour des billets à tarif réduit pour des spectacles (ça c'est compréhensible, il vaut mieux vendre moitié prix des billets plutôt que d'avoir des sièges vides qui rapportent zéro) mais aussi pour certains buffets d'autres casinos. Cool hein ? Oui, sauf que bien sûr, le nombre de billets à tarif réduit est limité, donc il faut être dans les premiers, donc il faut faire la queue. Au Gamblin elle c'est à l'extérieur, et comme par hasard en plein soleil … Super ! Là, on achète des coupons de réduction pour le buffet du Paris. La réduction n'est pas monstrueuse puisqu'elle n'est que de quelques dollars, à chacun d'estimer si c'est intéressant ou pas. En ce qui me concerne, c'est super interessant ( financièrement au moins ! ) puisque c'est M. et Mme 6èmeSens qui m'offre le repas !
Seconde étape : une fois les tickets en poche, direction le Paris où nous refaisons la queue pour accéder aux salles du buffet. Quand c'est notre tour, nous présentons nos coupons et nous sommes placés dans la salle Bourgogne. Quelques précisions sur le Paris : si les serveuses qui œuvrent dans le casino ont un uniforme assez sexy constitué d'un body bleu et de collants, les uniformes du personnel qui œuvre dans les salles du self sont des costumes « régionaux » probablement issus de l'imagination d'un type sous acide qui n'a pas la moindre idée d'où se trouve la France car ça ne ressemble à rien de connu … tout au moins dans notre espace-temps habituel !Les sodas sont inclus dans le prix du repas et comme promis je fais comme tout le monde, prends un Pepsi (un vrai, avec de la caféine et du sucre !) et renonce à mes bières quotidiennes. Ce qui me permet de goûter à une spécialité US que j'avais évitée jusque là (car Thank God ils ne mettent pas – encore – de glaçons dans la bière !) les glaçons au Pepsi ! Côté buffet, le choix est bien sûr énorme et même en ne prenant qu'une petite part du maximum de plats, on ne peut goûter qu'une infime partie de ce qui est proposé… Les plats sont à peu près corrects mais la plupart des desserts sont franchement bizarres … Le pire étant lorsque ça ressemble à un plat connu, un millefeuille par exemple, mais qu'a la première bouchée on s'aperçoit qu' en fait c'est quelque chose de totalement différent !
Nico propose d'aller voir le show des pirates qui a lieu devant le Treasure Island. Je suis. Au passage on regarde le magnifique show des Jets d'Eau du Bellagio. L'effet est différent de ce qu'on peut voir la journée mais c'est encore plus épatant. Une fois devant le Treasure Island, je m'aperçois rapidement qu'il y a un petit problème : je n'avais pas pensé qu'il faudrait arriver en avance, qu'il faudrait donc encore une fois poireauter debout sur le trottoir, qu'il y aurait beaucoup de monde, que tout ce monde serait entassé car une partie du trottoir est bloquée et qu'il ferait aussi chaud. J'essaye de tenir mais … c'est impossible ! Trop chaud, beaucoup trop chaud et trop de monde, beaucoup trop de monde pour moi. Je m'excuse auprès de Mr et Mme 6emeSens, nous nous fixons rendez - vous pour le lendemain matin et je les quitte, ils restent pour le show et je vais voir et photographier « Vegas by night » en retournant jusqu'au NY NY. A pied bien sûr, c'est encore ce qu'on a fait de mieux pour visiter !
Au passage je rajoute à mon tableau de chasse le Venetian et la galerie marchande du Caesar Palace. Bien sûr, oubliez toute ressemblance entre CETTE galerie marchande et ce que vous connaissez des galeries marchandes. Ici la déco est celle d'un palais romain avec au milieu un escalator en spirale alors qu'il n'en existe que cinq ou six au monde ! Je m'arrête devant le Mirage pour assister (de loin parce qu'ici aussi il y a pas mal de monde) à l'éruption d'un volcan, lumières, bruits, effets pyrotechniques … Un show en extérieur, donc gratuit …
Plusieurs heures plus tard, je suis de retour dans ma chambre d'hôtel. Je suis plus que fourbu, je n'ai tout simplement plus de pieds à force de piétiner et plus d'épaules à force de porter le sac photo. Mais, alors que cette ville est théoriquement l'archétype de ce que j'abhorre, mon sentiment sur Vegas a évolué, il est devenu plus complexe. Bien sûr, le fric, le tape-à-l'œil, le mauvais goût, les excès sont omniprésents. Bien sûr, lorsqu'on se balade sur le Strip on a l'impression de se balader dans un zoo tellement les énergumènes qu'on croise sont exotiques. Mais, après y avoir passé quelques heures, après avoir regardé plusieurs fois le show des jets d'eau du Bellagio (ceux qui me connaissent comprendront pourquoi ce spectacle m'interpelle), après avoir aperçu l'éruption du volcan du Mirage, après avoir regardé un peu plus en détail les hôtels et leurs lumières nocturnes, il m'est venu une autre impression, plus admirative celle-ci, car derrière le faux et l'entertainement on ne peut nier qu'il y ait une maîtrise technique indéniable.
Jeudi 25 juin - Jour 18
Je suis réveillé à 5h40 encore une fois sans réveil…
Quelques dizaines de minutes plus tard, je traverse le casino où il y a encore (ou déjà) du monde avachi devant les machines à sous et je sors sur le Strip pour voir s'il y a quelques choses à voir ! Mais le ciel est gris et même si Las Vegas est la ville qui ne dort jamais, il est quand même 6h du mat', ce qui veut dire qu'il n'y a que les fêtards qui errent sur les trottoirs et après une nuit de beuverie, que ce soit à Vegas ou à Triffouilly les Oies, ils sont dans le même sale état …
Je remonte dans ma chambre et pour la première fois depuis que je suis aux Etats-Unis, j'allume la télévision ! Je tombe rapidement sur un épisode d'Angel que j'ai vu depuis longtemps mais bon, le but est de passer le temps alors …
A 8h30 je quitte ma chambre, prends la voiture et roule jusqu'au parking du MGM Grand. Dans l'immense hall je retrouve les 6èmeSens. On s'entasse tous dans la Sebring, on passe faire le plein et quelques minutes plus tard on arrive au parking de l'aéroport. Rendre la voiture qui a 5400 kilomètres (3355 miles) de plus au compteur que lorsque je l'ai prise à San Francisco il y a 18 jours, est une simple formalité. Jusqu'à ce qu'un des gars, attiré par le fait qu'on soit 3 dans la voiture avec nos bagages entassés un peu partout, vienne me prendre la tête parce qu'on a mis des sacs dans le coffre sur le « bouclier de protection » de la capote et que ça a soi-disant cassé un des axes. Sauf qu'il tombe mal parce que je viens de passer 18 jours à remettre ce maudit axe pour la bonne raison qu'il était cassé dès que j'ai pris la voiture !! Marrant comme, où que ce soit dans le monde, les gens qui s'occupent des bagnoles sont plus regardants au retour qu'à l'aller. Et marrant aussi comment mon anglais, qui a du mal à sortir dans des conditions normales devient « very easy » quand je suis un peu énervé !
Il ne reste qu'à prendre la navette, à dépenser mes derniers dollars pour acheter un bouquin et un dernier Frappucino au Starbucks de l'aéroport, à constater qu'il y a des machines à sous jusque dans l'aéroport et à attendre l'embarquement. Sans le faire exprès les 6 ème sens et moi nous avions réservé le même trajet (Las Vegas – Salt Lake City – Paris) sur le même avion (Delta Airlines) à la même date, étonnant comme coïncidence, n'est ce pas ? Nous passons donc le vol retour à discuter de choses et d'autres tandis que l'hôtesse nous harcèle pour que nous fermions le volet du hublot … sauf que nous n'en avons pas envie et que si personne n'empêche le type du siège devant moi de me baisser le dossier de son siège dans la tronche, je ne vois pas pourquoi nous fermerions le hublot …
Un peu avant de l'atterrissage, on nous distribue un questionnaire estampillé « République française », rédigé EN ANGLAIS, où nous devons indiquer le numéro du vol ainsi que nos noms, prénoms, ville de départ et la place que nous occupons dans l'avion. La finalité de ce questionnaire ? Savoir qui était assis où afin qu'en cas de cas de grippe A sur un passager, les services de santé puissent soigner également les personnes qui étaient proches du malade … Mis à part le fait qu'on croirait que le gouvernement français n'a pas accès aux listings de vols où figurent la totalité des renseignements qu'on nous demande, les vacances sont bien finies …
NB : Etant persuadé que VF n'est pas prévu pour les carnets de voyages illustrés de nombreuses photos, je n'ai mis ici qu'un échantillonage de celles-ci, pour les retrouver en intégralité, il ne reste qu'a se rendre sur mon site perso !😉
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam... La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir…
40 jours dans le sud-ouest américain Compte-rendu de notre périple USA 2009 (1ère partie) 1ère partie: de Los Angeles à Monument Valley voyageforum.com/...…
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (7ème et dernière partie) 1ère partie: de Los Angeles à Monument Valley voyageforum.com/... 2ème partie: de Goosenecks…
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai…
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique. Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre…
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.