Les petites "galères"?
by José
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J'ai beaucoup aimé ton récit. Je randonne avec un âne et j'envisage de faire la même chosqe avec un duo d'âne. Dans mes escapades précédentes j'ai eu des moments te tension mais moins cruels.
Avec cela de particulier que mon âne est de petite taille 1.17 cm au garrot et que la poussette dans les moments de réflexion du bourricot est plus facile.
janodecarpentras
C'est la Saint-Sylvestre. Un bateau de croisière sur le Nil à Louxor. Le bus va venir nous chercher dans quelques heures pour nous amener à l'aéroport. Le buffet est dressé : il regorge de plats plus appétissants les uns que les autres. Nous nous servons copieusement et trinquons à la nouvelle année.
Quelques heures plus tard, dans l'avion, j'avertis une crispation suspecte de mon système intestinal. Je ne suis pas la seule, il y a la queue et elle s'allonge de minutes en minutes. Visages crispés et contrits des anciens commensaux, un murmure circule "les crudités. On le savait pourtant". Soudain une épouvantable rumeur, vite confirmée, se répand dans l'avion "Ils ont fermé les toilettes". Il reste presque deux heures de vol. Au fur et à mesure que les minutes s'égrènent un nombre toujours croissant de passagers se recroqueville sur leur siège. La douleur envahit les visages. Résister, respirer, résister, respirer. Enfin, le choc tant attendu des roues sur le tarmac. Ils ouvrent les portes : une véritable ruée de claudiquants vers les lieux d'aisance, qui n'ont jamais aussi bien porté leur nom.
C'était il y a vingt ans et chaque fois que je nous revois tous, infortunés compagnons de galère, dans notre course éperdue : .
Quelques heures plus tard, dans l'avion, j'avertis une crispation suspecte de mon système intestinal. Je ne suis pas la seule, il y a la queue et elle s'allonge de minutes en minutes. Visages crispés et contrits des anciens commensaux, un murmure circule "les crudités. On le savait pourtant". Soudain une épouvantable rumeur, vite confirmée, se répand dans l'avion "Ils ont fermé les toilettes". Il reste presque deux heures de vol. Au fur et à mesure que les minutes s'égrènent un nombre toujours croissant de passagers se recroqueville sur leur siège. La douleur envahit les visages. Résister, respirer, résister, respirer. Enfin, le choc tant attendu des roues sur le tarmac. Ils ouvrent les portes : une véritable ruée de claudiquants vers les lieux d'aisance, qui n'ont jamais aussi bien porté leur nom.
C'était il y a vingt ans et chaque fois que je nous revois tous, infortunés compagnons de galère, dans notre course éperdue : .
Le passage de frontières:
Après un mois passé au Kirghisztan à Bishkek à donner des cours de francais, mon copain et moi voulions profiter de nos deux semaines de vacances pour visiter l'Ousbéquistan avant de rentrer en France. On se rensigne auprès d'amis pour savoir comment gagner Tashkent en Ousb. depuis Bishkek (le lonely nouvelle edition n'etait pas sorti, on ne parle pour ainsi dire pas russe t eux pas anglais) et ils nous répondent que c'est tres facile, qu'il y a un bus qui part le soir, qu'il faut le prendre a tel endroit, que ca coute tant... etc...
Bref, le bonheur, on embarque avec nos sacs un soir à 21h pour nos petites vacances, tous contents que cela s'organise si bien.
Apres 3h de route, arrêt du bus. On se réveille et on voit quelques personnes sortir du bus. On regarde dehors et on voit que l'on est à une frontiere. Je me dit "chic, deja en Ouzbéquistan!". On sort donc du bus avec pour seuls bagages nos passeports (ni sous, ni dico de russe, on se reveillaient tout juste, on avaient pas tout notre tete), on laisse tout le reste dans le bus. On fait la queue et on se retrouve devant le militaire qui nous dit "niet kazak visa". La, panique: ca n'était pas la frontiere Ousbek, mais la Kazak... Car ce que nos amis n'avaient pas pensé à nous dire (pour eux, ca n'est pas un probleme, il peuvent circuler librement), c'est que la route allait bien jusqu'a Tashkent, mais entre temps, elle passe par le Kazakstan. On essaye de parlementer, mais on avait donc oublié notre dico ds le bus. Le militaire nous envoie vers son pote qui nous dit pareil "niet kazak visa". on avait compris. Ils finissent par nous envoyer du coté kazak. La, meme phrase: "niet kazak visa". Finalement, une gentille kazak comprend notre situation et negocie pour nous un bakchich pour le garde kazak et vient nous dire (vive le langage des mains!) qu'avec 5$ chacun ils nous laisse passer. Nous, tous contents, on lui dit oui. Sauf qu'on avait pas un sous sur nous, tout etait dans le bus. qui entre temps etait passé du coté kazak ou on avait pas le droit d'aller. On explique ca a la dame qui nous regarde alors avec un regard qui disait: " vous seriez pas un peu des boulets, vous?". Ce qui etait tres vrai a ce moment la .
Bref, on s'est fait escorté par la garde kazak pour aller chercher nos affaires dans le bus et reconduit gentillement de l'autre coté de la frontiere... coté kirghize. Et la, meme avec nos sous, nos efforts pour soudoyerl e garde etaient vains car un chauffeur de taxi l'avait plus soudoyer pour nous empecher de passer et nous proposer ses services apres: passer au Kazakstan pour 100$... autant dire qu'il s'est fait envoyer sur les roses.
Donc, à 1H du mat', nous voila comme deux galériens à la frontiere (autant vous dire qu'il n' a pas de buvette pour se remettre) à faire du stop avec 5 ou 6 chauffeurs de taxis crapuleux autour de nous.
Heureusement, on a fini par trouver un minibus qui nous a ramené à Bishkek ou on est arivé tous penauds chez nos amis.
Puisqu'on ne pouvaient pas passer par le nord, il fallait donc passer par le sud... 30H de route plus loin, nous sommes arrivés à Tashkent, bien crevés mais finalement bien contents d'avoir traversés tout le kirghisztan car c'était mangifique, rihe en rencontres et en vodka!
Aller, une petite galère des Barrés de la Lune de retour de Roumanie!
Le pare-brise et le squat à Buda
Retour vers la France. Le bus file sur l’autoroute Hongroise, on vient de passer Budapest. Les Barrés de la Lune récupèrent de leur mois d’itinérance roumaine, se rappellent les magnifiques souvenirs, pensent déjà à la suite du projet, des expos, un échange entre des enfants, un retour en Roumanie à noël… JeanFy, au volant, est seul maître à bord.
Tout roule donc pour le mieux, quand la quiétude ambiante est brutalement rompue par un énorme bruit inhabituel. Tous les visages se tournent vers l’avant : à la place du pare-brise, il n’y a plus maintenant qu’une vitre brisée, avec deux gros trous juste à la hauteur de la tête de notre chauffeur ! !
On a continué au ralentit jusqu’à la prochaine aire d’autoroute, heureusement pas trop éloignée et on est tous descendus pour mesurer l’étendue des dégâts. Là, je vous assure qu'on ne faisait pas les fiers non plus ! C'est arrivé le vendredi soir. On a appelé Europe assistance, qui nous a envoyé le samedi matin une énorme dépanneuse rouge, avec deux camionneurs, pour tracter le bus jusqu'à une usine Renault Véhicule Industrie (un signe ? Le Cabaret de la Lune, à Lyon, est installé dans une friche industrielle qui appartenait à ... Renault Véhicule Industrie !).
Pas de bol, en Hongrie, tout est fermé le samedi et le dimanche. L'Assistance décide alors de rapatrier tout le monde en France en bus, sauf le chauffeur et sa copine : JeanFy et Marie. JeanFy arrive à négocier une chambre d'hôtel supplémentaire (l'assistance paie l’hôtel) pour le "mécanicien" et sa copine. On se retrouve donc avec 2 chambres d’hôtel gracieusement payée par l’assistance. Bien sûr, on n’a pas de mécanicien et le faux mécano n'a pas sa copine avec nous, mais ce n’est pas grave, l'objectif était d’obtenir une chambre d’hôtel supplémentaire !
Ils sont donc 4 à rester à Buda. Voyant ça, et n'ayant aucune envie de rentrer à Lyon tout de suite, je décide de rester aussi avec Nico. Sachant que si le bus n’était pas réparé le jeudi, l'assistance rapatriait tout le monde en avion en France. Enfin, du moins les 4 restés officiellement à Budapest ! Donc on se retrouvait à deux à devoir rentrer en stop de Hongrie !! Mais bon, ça fait partie des petits risques et des petits plaisirs du voyage !
On reste donc à 6 à Buda avec 4 places d’hôtel et un bus sans pare-brise. Les autres repartent en bus climatisé, avec 2 chauffeurs qui n'aiment pas les Roumains et qui n'acceptent même pas qu'on emmène un oreiller à l'intérieur du bus ! Nous, on va à l’hôtel et on cale le bus à côté, à l'extérieur du parking payant de l’hôtel et on installe tranquillement le squat. On camoufle le pare-brise cassé avec des rideaux et des bâches quand même.
La première nuit on dort à 3 dans une chambre pour 2. Les 4 qui ont officiellement droit à l’hôtel vont prendre de supers petit-dèj’ le matin à l’hôtel pendant que Nico et moi mangeons dans la poussière au pied du bus. Heureusement les autres se débrouillent toujours pour détourner de la charcuterie, des croissants, du miel, des œufs… malgré les vigiles qui les surveillent de près, peu habitués à voir une bande de jeunes mal habillés dans cet hôtel. On joue à cache-cache avec les femmes de ménage pour aller prendre des douches incognitos dans les chambres pendant 5 jours.
Le bus est juste devant une salle de sport branchée, on a bien rigolé en voyant la mine dégoûtée des minettes, venues faire leur sport à la salle en short moulant - string - soutien gorge provocateur et petits escarpins fashions, qui font un détour pour ne pas passer trop près de nous, des fois qu'on les salisse avec nos sales gueules et nos vêtements sales et déchirés !! Et encore, on a pu se laver à l’hôtel !! (je ne sais d'ailleurs pas si les femmes de ménage ont réussit à récupérer les douches après notre passage, l'eau était tellement noire !!)
Le lendemain on est quand même allé visiter Budapest, une très jolie ville, y’a pas à dire, mais beaucoup trop "propre" et touristique à notre goût ! ! Pour nous c’est clair, le Cabaret doit survivre, malgré la blessure du bus Bouscal et le repos forcé en Hongrie, et on ne peut tout de même pas faire les "touristes de bases" pendant 5 jours, à enchaîner les visites de musées et monuments, à payer pour avoir le droit d’admirer la vue sur la ville ! ! On passe donc les 2 jours suivants à faire la manche dans la rue pour les touristes. Flûte traversière et guitare, toujours les mêmes airs, jonglage tant bien que mal, mais ça marche ! ! On se fait plaisir, le Cabaret est toujours vivant et fier, et en plus ça nous paye la nourriture ! !
Nos 5 jours forcés à Buda ne se seront donc pas si mal passés que ça et nous repartons vers la France le jeudi midi, avec un pare-brise neuf, et un auto-stoppeur, rencontré dans une rue de Buda, et qui nous suivra jusqu’en France.
Le pare-brise et le squat à Buda
Retour vers la France. Le bus file sur l’autoroute Hongroise, on vient de passer Budapest. Les Barrés de la Lune récupèrent de leur mois d’itinérance roumaine, se rappellent les magnifiques souvenirs, pensent déjà à la suite du projet, des expos, un échange entre des enfants, un retour en Roumanie à noël… JeanFy, au volant, est seul maître à bord.
Tout roule donc pour le mieux, quand la quiétude ambiante est brutalement rompue par un énorme bruit inhabituel. Tous les visages se tournent vers l’avant : à la place du pare-brise, il n’y a plus maintenant qu’une vitre brisée, avec deux gros trous juste à la hauteur de la tête de notre chauffeur ! !
On a continué au ralentit jusqu’à la prochaine aire d’autoroute, heureusement pas trop éloignée et on est tous descendus pour mesurer l’étendue des dégâts. Là, je vous assure qu'on ne faisait pas les fiers non plus ! C'est arrivé le vendredi soir. On a appelé Europe assistance, qui nous a envoyé le samedi matin une énorme dépanneuse rouge, avec deux camionneurs, pour tracter le bus jusqu'à une usine Renault Véhicule Industrie (un signe ? Le Cabaret de la Lune, à Lyon, est installé dans une friche industrielle qui appartenait à ... Renault Véhicule Industrie !).
Pas de bol, en Hongrie, tout est fermé le samedi et le dimanche. L'Assistance décide alors de rapatrier tout le monde en France en bus, sauf le chauffeur et sa copine : JeanFy et Marie. JeanFy arrive à négocier une chambre d'hôtel supplémentaire (l'assistance paie l’hôtel) pour le "mécanicien" et sa copine. On se retrouve donc avec 2 chambres d’hôtel gracieusement payée par l’assistance. Bien sûr, on n’a pas de mécanicien et le faux mécano n'a pas sa copine avec nous, mais ce n’est pas grave, l'objectif était d’obtenir une chambre d’hôtel supplémentaire !
Ils sont donc 4 à rester à Buda. Voyant ça, et n'ayant aucune envie de rentrer à Lyon tout de suite, je décide de rester aussi avec Nico. Sachant que si le bus n’était pas réparé le jeudi, l'assistance rapatriait tout le monde en avion en France. Enfin, du moins les 4 restés officiellement à Budapest ! Donc on se retrouvait à deux à devoir rentrer en stop de Hongrie !! Mais bon, ça fait partie des petits risques et des petits plaisirs du voyage !
On reste donc à 6 à Buda avec 4 places d’hôtel et un bus sans pare-brise. Les autres repartent en bus climatisé, avec 2 chauffeurs qui n'aiment pas les Roumains et qui n'acceptent même pas qu'on emmène un oreiller à l'intérieur du bus ! Nous, on va à l’hôtel et on cale le bus à côté, à l'extérieur du parking payant de l’hôtel et on installe tranquillement le squat. On camoufle le pare-brise cassé avec des rideaux et des bâches quand même.
La première nuit on dort à 3 dans une chambre pour 2. Les 4 qui ont officiellement droit à l’hôtel vont prendre de supers petit-dèj’ le matin à l’hôtel pendant que Nico et moi mangeons dans la poussière au pied du bus. Heureusement les autres se débrouillent toujours pour détourner de la charcuterie, des croissants, du miel, des œufs… malgré les vigiles qui les surveillent de près, peu habitués à voir une bande de jeunes mal habillés dans cet hôtel. On joue à cache-cache avec les femmes de ménage pour aller prendre des douches incognitos dans les chambres pendant 5 jours.
Le bus est juste devant une salle de sport branchée, on a bien rigolé en voyant la mine dégoûtée des minettes, venues faire leur sport à la salle en short moulant - string - soutien gorge provocateur et petits escarpins fashions, qui font un détour pour ne pas passer trop près de nous, des fois qu'on les salisse avec nos sales gueules et nos vêtements sales et déchirés !! Et encore, on a pu se laver à l’hôtel !! (je ne sais d'ailleurs pas si les femmes de ménage ont réussit à récupérer les douches après notre passage, l'eau était tellement noire !!)
Le lendemain on est quand même allé visiter Budapest, une très jolie ville, y’a pas à dire, mais beaucoup trop "propre" et touristique à notre goût ! ! Pour nous c’est clair, le Cabaret doit survivre, malgré la blessure du bus Bouscal et le repos forcé en Hongrie, et on ne peut tout de même pas faire les "touristes de bases" pendant 5 jours, à enchaîner les visites de musées et monuments, à payer pour avoir le droit d’admirer la vue sur la ville ! ! On passe donc les 2 jours suivants à faire la manche dans la rue pour les touristes. Flûte traversière et guitare, toujours les mêmes airs, jonglage tant bien que mal, mais ça marche ! ! On se fait plaisir, le Cabaret est toujours vivant et fier, et en plus ça nous paye la nourriture ! !
Nos 5 jours forcés à Buda ne se seront donc pas si mal passés que ça et nous repartons vers la France le jeudi midi, avec un pare-brise neuf, et un auto-stoppeur, rencontré dans une rue de Buda, et qui nous suivra jusqu’en France.
Guillaume
" Entre ton rêve et toi, il n'y a que toi ! " (Proverbe Touareg)
" Entre ton rêve et toi, il n'y a que toi ! " (Proverbe Touareg)
[:/]Euuuh, je viens de relire, l'intégralité de ce post juste avant mon départ dimanche.....histoire de me faire une sorte d'auto-vaccination contre mon très classique stress du départ....
Du coup, je souhaite bien n'avoir rien, mais alors là, absolument rien à vous raconter à mon retour et surtout pas d'histoire d'avion hein !
Du coup, je souhaite bien n'avoir rien, mais alors là, absolument rien à vous raconter à mon retour et surtout pas d'histoire d'avion hein !
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
http://www.catherinegil.com
http://www.catherinegil.com
Et voilà. On croit parfois être discret, mais cette histoire a bien failli me couter la colère des ancètres...
Ca commence par une histoire qui s’est passé il y a très longtemps. Il y a tellement longtemps qu’aujourd’hui plus personne ne s’en rappelle vraiment.
L’un des chefs du village de Téma, au nord ouest du Burkina Faso, envoya ses sujets tailler dans la colline un roc démesuré. Les dieux en colère firent rouler le roc au bas de la colline, ne laissant que les cadavres des malheureux sur son passage. Aujourd’hui, la colline transperce la plaine telle une insolente protubérance rocheuse, parsemée, dit-on, d’ossements humains. Sur le roc, on peut encore voir la marque des coups de haches, mais personne ne s’en approche plus jamais. La colère des ancêtres serait terrible. Au contraire, pour attirer sur nous leur bienveillance, les féticheurs du village continuent d’apporter sur les lieux offrandes et sacrifices.
Alors que Salif et moi nous trouvons dans les broussailles desséchées du sanctuaire, un enfant vient nous chercher et nous fait savoir que le chef du village nous demande. Après un interminable rituel de salutations et de protocoles, nous apprenons que les dieux demandent une compensation pour nous avoir permis de nous approcher d’un site sacré [:P]. Pour nous faire pardonner, nous en serons d’une poignée de noix de cola, amende symbolique qui sera sans plus attendre reversée aux ancètres décidément bien exigeants.
Ca commence par une histoire qui s’est passé il y a très longtemps. Il y a tellement longtemps qu’aujourd’hui plus personne ne s’en rappelle vraiment.
L’un des chefs du village de Téma, au nord ouest du Burkina Faso, envoya ses sujets tailler dans la colline un roc démesuré. Les dieux en colère firent rouler le roc au bas de la colline, ne laissant que les cadavres des malheureux sur son passage. Aujourd’hui, la colline transperce la plaine telle une insolente protubérance rocheuse, parsemée, dit-on, d’ossements humains. Sur le roc, on peut encore voir la marque des coups de haches, mais personne ne s’en approche plus jamais. La colère des ancêtres serait terrible. Au contraire, pour attirer sur nous leur bienveillance, les féticheurs du village continuent d’apporter sur les lieux offrandes et sacrifices.
Alors que Salif et moi nous trouvons dans les broussailles desséchées du sanctuaire, un enfant vient nous chercher et nous fait savoir que le chef du village nous demande. Après un interminable rituel de salutations et de protocoles, nous apprenons que les dieux demandent une compensation pour nous avoir permis de nous approcher d’un site sacré [:P]. Pour nous faire pardonner, nous en serons d’une poignée de noix de cola, amende symbolique qui sera sans plus attendre reversée aux ancètres décidément bien exigeants.
Petites et grosses galeres... je vais vous raconter juste une anecdote, qui fut qu'une toute petite frayeur.
Je suis alle a Thessalonique en 1999, accompagne de mes parents et de ma petite soeur de 12 ans, pour aller voir ma grande soeur qui travaillait la bas a l'epoque, dans je ne sais quelle institution europeenne.
Nous logions dans un hotel du centre-ville, au 3e ou 4e etage ; je dormais avec ma petite soeur et mes parents dans une chambre a cote. Cette nuit la, vers 1h du matin je suis reveille par un grondement comme le bruit d'un camion, bien que notre chambre donne cote cour. Puis je sens mon lit bouger, pas violemment mais plutot onduler. Cela dure 30s puis plus rien. Ma petite soeur se reveille, me demande "Qu'est-ce que c'etait?". "un tremblement de terre je pense". "Ah bon" et elle se retourne dans son lit et se rendort aussitot. Je reste meduse, ne sachant trop que faire puis decide qu'apres tout effectivement il n'y a rien de mieux a faire que se rendormir.
Le lendemain mes parents me disent que eux sont alles sur le balcon et que beaucoup de gens sont descendus dans la rue, le tremblement de terre etait apparemment assez fort (quelque chose comme 6.5 a une cinquantaine de kms de la) mais il n'y a pas trop eu de degats. Et mes parents ont bien ri quand je leur ai raconte le "flegme" de ma petite soeur [;)]
Je suis alle a Thessalonique en 1999, accompagne de mes parents et de ma petite soeur de 12 ans, pour aller voir ma grande soeur qui travaillait la bas a l'epoque, dans je ne sais quelle institution europeenne.
Nous logions dans un hotel du centre-ville, au 3e ou 4e etage ; je dormais avec ma petite soeur et mes parents dans une chambre a cote. Cette nuit la, vers 1h du matin je suis reveille par un grondement comme le bruit d'un camion, bien que notre chambre donne cote cour. Puis je sens mon lit bouger, pas violemment mais plutot onduler. Cela dure 30s puis plus rien. Ma petite soeur se reveille, me demande "Qu'est-ce que c'etait?". "un tremblement de terre je pense". "Ah bon" et elle se retourne dans son lit et se rendort aussitot. Je reste meduse, ne sachant trop que faire puis decide qu'apres tout effectivement il n'y a rien de mieux a faire que se rendormir.
Le lendemain mes parents me disent que eux sont alles sur le balcon et que beaucoup de gens sont descendus dans la rue, le tremblement de terre etait apparemment assez fort (quelque chose comme 6.5 a une cinquantaine de kms de la) mais il n'y a pas trop eu de degats. Et mes parents ont bien ri quand je leur ai raconte le "flegme" de ma petite soeur [;)]
http://pierreauxusa.hautetfort.com
Petites galères cubaines... qui finissent bien !
Un soir au début des années quatre-vingt. Mon vol arrive très tard à La Havane... et je "vestibule" devant le tourniquet, qui tourne, tourne, tourne... pas de valise (et donc pas de cadeaux à distribuer dès le premier soir à la famille) ! Un saut au bureau des objets égarés, description laborieuse, données personnelles pour qu'ils puissent m'appeler ou vice-versa (la chance d'avoir un téléphone qui marche...), etc., bref, la procédure classique ! L'ennui, c'est que l'aéroport est à 20 km et qu'il faudra impérativement y revenir lorsque mon précieux bagage sera arrivé. Une attente quelque peu anxieuse s'installe, un jour, deux jours, j'appelle régulièrement pour savoir si... Enfin, le troisième jour, une lueur d'espoir. Va donc pour l'aéroport (je ne vous dis pas la persuasion qu'il a fallu, malgré un papier dûment tamponné, pour accéder au fameux bureau, situé en-deçà de la douane !). Mine de rien, ma valise m'attend bien tranquillement dans un coin, elle a un petit air tout à fait innocent. Je réalise aux rires des douaniers et à leur commentaire "Tienes una maleta dissidente" (tu as une valise "dissidente") qu'elle est allée faire un crochet.... par Miami ! L'histoire a acquis une certaine célébrité...
Fin des années soixante-dix. Mon vol arrive tard à la Havane. Il y a beaucoup de monde devant les guichets de l'immigration (j'ai toujours l'impression d'être dans la file qui avance le moins vite !). A l'époque, il fallait une réservation d'hôtel pour entrer dans le pays. Pas de problème, j'ai loué une nuit à l'hôtel Lincoln, le plus économique. Ensuite, on verra. Ca passe... tout va bien. Mais je n'avais pas informé de mon arrivée, donc personne ne m'attend. A l'époque, le dollar n'était pas légalisé et les Cubains n'avaient absolument pas le droit d'en avoir - même un - en poche. Idem pour les transports, je dois donc payer mon taxi en pesos, impossible à changer ailleurs que sur place. Saut au guichet de change de l'aéroport... qui est fermé ! J'avise un vieux taxi avec un vieux chauffeur, je lui explique le problème. Il me gratifie d'un "veremos" (nous verrons) et me véhicule sans encombre jusqu'au Lincoln. Il est près de 2h00 du matin... Il m'accompagne à la réception et nous tentons de convaincre le caissier à moitié endormi de lui régler la course en pesos, je rembourserai demain matin dès que le bureau de change de l'hôtel sera ouvert et aura pu m'échanger mes précieux billets verts.... Finalement, il accepte de mauvaise grâce. Mais je suis quand même une cliente... Je crève de soif. Le bar est fermé (pensez-vous, à cette heure !). On m'attribue une chambre, au 2e étage, l'ascenseur est en panne et ma valise est lourdre. Mon premier geste, me rafraîchir un peu. Pas d'eau ! Il faut croire que tous les saints se sont ligués contre moi... Je tente une sortie pour essayer de trouver un sceau d'eau quelque part. Un vieil homme est en train de nettoyer le couloir. Il doit me trouver un peu agitée, me demande "Que pasa ?"... et je lui sort tout d'un trait, sans respirer - pas de pesos - rien à boire - pas d'ascenseur - pas d'eau au robinet- etc. Et je rentre dans ma chambre, un peu confuse d'avoir "déballé" mes problèmes devant lui, qui n'en peut rien, le pauvre. Vingt minutes plus tard, on toque discrètement à ma porte. C'est le vieux Monsieur. Dans sa main gauche, un sceau d'eau pour la salle-de-bain, dans sa main droite... une merveilleuse limonade citron pressé à la minute, délicieusement fraîche ! La bise que je lui ai faite à du s'entendre dans tout l'hôtel...
Un soir au début des années quatre-vingt. Mon vol arrive très tard à La Havane... et je "vestibule" devant le tourniquet, qui tourne, tourne, tourne... pas de valise (et donc pas de cadeaux à distribuer dès le premier soir à la famille) ! Un saut au bureau des objets égarés, description laborieuse, données personnelles pour qu'ils puissent m'appeler ou vice-versa (la chance d'avoir un téléphone qui marche...), etc., bref, la procédure classique ! L'ennui, c'est que l'aéroport est à 20 km et qu'il faudra impérativement y revenir lorsque mon précieux bagage sera arrivé. Une attente quelque peu anxieuse s'installe, un jour, deux jours, j'appelle régulièrement pour savoir si... Enfin, le troisième jour, une lueur d'espoir. Va donc pour l'aéroport (je ne vous dis pas la persuasion qu'il a fallu, malgré un papier dûment tamponné, pour accéder au fameux bureau, situé en-deçà de la douane !). Mine de rien, ma valise m'attend bien tranquillement dans un coin, elle a un petit air tout à fait innocent. Je réalise aux rires des douaniers et à leur commentaire "Tienes una maleta dissidente" (tu as une valise "dissidente") qu'elle est allée faire un crochet.... par Miami ! L'histoire a acquis une certaine célébrité...
Fin des années soixante-dix. Mon vol arrive tard à la Havane. Il y a beaucoup de monde devant les guichets de l'immigration (j'ai toujours l'impression d'être dans la file qui avance le moins vite !). A l'époque, il fallait une réservation d'hôtel pour entrer dans le pays. Pas de problème, j'ai loué une nuit à l'hôtel Lincoln, le plus économique. Ensuite, on verra. Ca passe... tout va bien. Mais je n'avais pas informé de mon arrivée, donc personne ne m'attend. A l'époque, le dollar n'était pas légalisé et les Cubains n'avaient absolument pas le droit d'en avoir - même un - en poche. Idem pour les transports, je dois donc payer mon taxi en pesos, impossible à changer ailleurs que sur place. Saut au guichet de change de l'aéroport... qui est fermé ! J'avise un vieux taxi avec un vieux chauffeur, je lui explique le problème. Il me gratifie d'un "veremos" (nous verrons) et me véhicule sans encombre jusqu'au Lincoln. Il est près de 2h00 du matin... Il m'accompagne à la réception et nous tentons de convaincre le caissier à moitié endormi de lui régler la course en pesos, je rembourserai demain matin dès que le bureau de change de l'hôtel sera ouvert et aura pu m'échanger mes précieux billets verts.... Finalement, il accepte de mauvaise grâce. Mais je suis quand même une cliente... Je crève de soif. Le bar est fermé (pensez-vous, à cette heure !). On m'attribue une chambre, au 2e étage, l'ascenseur est en panne et ma valise est lourdre. Mon premier geste, me rafraîchir un peu. Pas d'eau ! Il faut croire que tous les saints se sont ligués contre moi... Je tente une sortie pour essayer de trouver un sceau d'eau quelque part. Un vieil homme est en train de nettoyer le couloir. Il doit me trouver un peu agitée, me demande "Que pasa ?"... et je lui sort tout d'un trait, sans respirer - pas de pesos - rien à boire - pas d'ascenseur - pas d'eau au robinet- etc. Et je rentre dans ma chambre, un peu confuse d'avoir "déballé" mes problèmes devant lui, qui n'en peut rien, le pauvre. Vingt minutes plus tard, on toque discrètement à ma porte. C'est le vieux Monsieur. Dans sa main gauche, un sceau d'eau pour la salle-de-bain, dans sa main droite... une merveilleuse limonade citron pressé à la minute, délicieusement fraîche ! La bise que je lui ai faite à du s'entendre dans tout l'hôtel...
Je viens de tomber sur ton récit, j'aime beaucoup !!!
Je pars en Amérique du Sud en janvier et je finis par la Bolivie, j'image bien la surprise de se voir partager comme ça ses grosses couvertures ! ça doit te faire un très beau souvenir de cette gentille dame !
Je pars en Amérique du Sud en janvier et je finis par la Bolivie, j'image bien la surprise de se voir partager comme ça ses grosses couvertures ! ça doit te faire un très beau souvenir de cette gentille dame !
"Ne rêve pas ta vie, vis tes rêves"
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