Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est
by GeorgesOZ
This discussion is in French, the community’s main language.
Dao, tu conais la signification, c'est quand meme beaucoup plus mignon que Carlita!!!😛😄😏
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Une etoile? 😛😉
Une etoile? 😛😉
Oui Georges, c'est ça, c'est plus mignon que Carlita (ça fait travelo brésilien, MDR)
A+
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Mee dao ngaam yer yoo tee faa! 😉
Je pense en avoir assez écrit sur l’histoire de la Chine ! Il faudrait prendre le temps de « digérer » et de récapituler, et sans doute de corriger les erreurs qui se sont inévitablement glissées ici et là 😇. En ce qui concerne les populations, bien des choses ont été dites déjà sur celles de la Chine et leurs débordements hors de la Chine. J’avais commencé cette très longue étude parce qu’au départ je m’intéressais surtout aux peuples de l’Asie du sud-est (ceux qui s’étonneraient de cette déclaration n’ont qu’à revisiter mon chapitre initial pour comprendre !). Il est temps maintenant de nous pencher un peu plus sur ces « débordements », et effectivement d’en arriver à plus de détails sur le peuplement de l’Asie du sud-est (on imagine combien de temps cela prendra ! 😮). Mais il me semble logique, au point où nous en sommes, de déferrer encore là-dessus, et d’examiner tout d’abord la diaspora Han.
Chine Jaune et Chine Bleue En mandarin, on désigne les Chinois résidant hors de leur pays sous le terme de « Huaqiao ». « Hua » veut dire « pays » et « Qiao » exprime le fait de « rester loin de chez soi ». Ce terme ne remonte qu'aux dernières années du 19-ème siècle, mais l'émigration elle-même a une histoire beaucoup plus ancienne. Un autre terme, « Nanyang », désigne les Chinois émigrés en Asie du Sud-Est, de « Nan (2)» qui veut dire sud et « Yang (2)» qui veut dire « océan ». Il y eut plusieurs vagues d’émigration chinoises le long de l’histoire de la Chine. Pour mieux comprendre les facteurs qui ont déterminé cette émigration, il faut commencer par se pencher sur certaines aspects spécifiques de la culture chinoise.
Françoise Mengin, directrice de recherche à la FNSP (Fonds d’Analyse des Sociétés Politiques; FASOPO, Paris), écrit dans « Cambodge : la variable chinoise » sur les pôles antagonistes entre lesquels le pouvoir central chinois, qu’il ait été impérial, républicain ou même communiste, a oscillé d’une période à l’autre. Elle oppose une « Chine Jaune », celle de la tradition, agraire et bureaucratique, à une « Chine Bleue », celle de l’ouverture, des marchands …. et des pirates ! La Chine du Nord avait toujours été le berceau d'une civilisation agraire contrôlée par une bureaucratie centralisée. Probablement liée à l’esprit communautaire d’une société fondamentalement agraire, la doctrine confucéenne considérait les activités privées comme déficientes en légitimité. Dans la mesure où les commerçants généraient des profits qui n’étaient pas redistribués, il n’étaient pas conformes, et les confucianistes orthodoxes les assignèrent au bas de l'échelle sociale, avec les brigands et les criminels 😕😮 ! Ils occupaient une position inférieure à celle des agriculteurs et des artisans - les lettrés et les officiels étant au sommet de la hiérarchie. Il y a donc eu depuis très longtemps cette tendance sous-jacente, dans la « Chine Jaune », à ne pas valoriser le commerce et à vouloir « éradiquer le marchand ». Cette facette de la Chine répugnait également à l’émigration. En effet, l’émigrant était celui qui abandonnait sa terre et qui négligeait ses obligations familiales, ce qui est presque criminel d’un point de vue confucéen.
Cette « Chine Jaune », on la retrouve très bien dans la doctrine communiste, soit dit en passant. Quoiqu’on ait dit contre Confucius dans la Chine de Mao, les pratiques sévères et répressives qui ont caractérisé son régime trahissent encore la persistance des formes extrêmes et puritaines de la doctrine confucéenne. Il se peut même que la dictature des Khmers Rouges, résolument agraire, soi-disant communiste et sans nul doute affiliée par son idéologie au maoïsme, ait été inspirée par les tendances extrêmes de la même tradition. Si on est choqué par la violence de cette idéologie, n’oublions pas que le premier acte de Confucius quand il devint Grand Ministre de la Justice de la principauté de Lu fut d’ordonner une exécution capitale ! On voulait de l’ordre dans les rangs ! 🏴☠️🏴☠️🏴☠️😠
Quant à la « Chine Bleue », c’est celle des explorations maritimes du 15-ème siècle, des provinces côtières et des communautés marchandes tournées vers l’outre-mer. C’est bien encore le pôle vers lequel est attirée la Chine des réformes et de l’ouverture promue par Deng Xiaoping à partir de 1978, avec l’appel aux capitaux des Chinois d’outre-mer.
Les communautés chinoises d’outre-mer ont donc été tour à tour répudiées ou courtisées par la mère patrie. Cette opposition fondamentale entre une « Chine Jaune » et une « Chine Bleue » allait avoir de profondes répercussions sur le développement économique de la Chine comme sur la création des multiples communautés de Chinois d'outre-mer.
On peut s’étonner du fait que la culture chinoise n’ait pas valorisé le commerce. On a souvent à l’esprit l’image de commerçants Chinois qui dans le monde entier font preuve d’un sens remarquable de l’entreprise. Cela ne cadre pas avec la doctrine confucéenne, semblerait-il. Mais sous certains angles, on retrouve quand-même bien des traits confucéens, ne serait-ce que l’éthique du travail que presque tous les Chinois semblent partager. De plus, les Chinois de l’étranger conservent sans aucun doute un sens profond de la famille et de la solidarité communautaire.
C’est tout pour aujourd’hui !
Chine Jaune et Chine Bleue En mandarin, on désigne les Chinois résidant hors de leur pays sous le terme de « Huaqiao ». « Hua » veut dire « pays » et « Qiao » exprime le fait de « rester loin de chez soi ». Ce terme ne remonte qu'aux dernières années du 19-ème siècle, mais l'émigration elle-même a une histoire beaucoup plus ancienne. Un autre terme, « Nanyang », désigne les Chinois émigrés en Asie du Sud-Est, de « Nan (2)» qui veut dire sud et « Yang (2)» qui veut dire « océan ». Il y eut plusieurs vagues d’émigration chinoises le long de l’histoire de la Chine. Pour mieux comprendre les facteurs qui ont déterminé cette émigration, il faut commencer par se pencher sur certaines aspects spécifiques de la culture chinoise.
Françoise Mengin, directrice de recherche à la FNSP (Fonds d’Analyse des Sociétés Politiques; FASOPO, Paris), écrit dans « Cambodge : la variable chinoise » sur les pôles antagonistes entre lesquels le pouvoir central chinois, qu’il ait été impérial, républicain ou même communiste, a oscillé d’une période à l’autre. Elle oppose une « Chine Jaune », celle de la tradition, agraire et bureaucratique, à une « Chine Bleue », celle de l’ouverture, des marchands …. et des pirates ! La Chine du Nord avait toujours été le berceau d'une civilisation agraire contrôlée par une bureaucratie centralisée. Probablement liée à l’esprit communautaire d’une société fondamentalement agraire, la doctrine confucéenne considérait les activités privées comme déficientes en légitimité. Dans la mesure où les commerçants généraient des profits qui n’étaient pas redistribués, il n’étaient pas conformes, et les confucianistes orthodoxes les assignèrent au bas de l'échelle sociale, avec les brigands et les criminels 😕😮 ! Ils occupaient une position inférieure à celle des agriculteurs et des artisans - les lettrés et les officiels étant au sommet de la hiérarchie. Il y a donc eu depuis très longtemps cette tendance sous-jacente, dans la « Chine Jaune », à ne pas valoriser le commerce et à vouloir « éradiquer le marchand ». Cette facette de la Chine répugnait également à l’émigration. En effet, l’émigrant était celui qui abandonnait sa terre et qui négligeait ses obligations familiales, ce qui est presque criminel d’un point de vue confucéen.
Cette « Chine Jaune », on la retrouve très bien dans la doctrine communiste, soit dit en passant. Quoiqu’on ait dit contre Confucius dans la Chine de Mao, les pratiques sévères et répressives qui ont caractérisé son régime trahissent encore la persistance des formes extrêmes et puritaines de la doctrine confucéenne. Il se peut même que la dictature des Khmers Rouges, résolument agraire, soi-disant communiste et sans nul doute affiliée par son idéologie au maoïsme, ait été inspirée par les tendances extrêmes de la même tradition. Si on est choqué par la violence de cette idéologie, n’oublions pas que le premier acte de Confucius quand il devint Grand Ministre de la Justice de la principauté de Lu fut d’ordonner une exécution capitale ! On voulait de l’ordre dans les rangs ! 🏴☠️🏴☠️🏴☠️😠
Quant à la « Chine Bleue », c’est celle des explorations maritimes du 15-ème siècle, des provinces côtières et des communautés marchandes tournées vers l’outre-mer. C’est bien encore le pôle vers lequel est attirée la Chine des réformes et de l’ouverture promue par Deng Xiaoping à partir de 1978, avec l’appel aux capitaux des Chinois d’outre-mer.
Les communautés chinoises d’outre-mer ont donc été tour à tour répudiées ou courtisées par la mère patrie. Cette opposition fondamentale entre une « Chine Jaune » et une « Chine Bleue » allait avoir de profondes répercussions sur le développement économique de la Chine comme sur la création des multiples communautés de Chinois d'outre-mer.
On peut s’étonner du fait que la culture chinoise n’ait pas valorisé le commerce. On a souvent à l’esprit l’image de commerçants Chinois qui dans le monde entier font preuve d’un sens remarquable de l’entreprise. Cela ne cadre pas avec la doctrine confucéenne, semblerait-il. Mais sous certains angles, on retrouve quand-même bien des traits confucéens, ne serait-ce que l’éthique du travail que presque tous les Chinois semblent partager. De plus, les Chinois de l’étranger conservent sans aucun doute un sens profond de la famille et de la solidarité communautaire.
C’est tout pour aujourd’hui !
C’est qu’on n’entend pas une mouche voler dans cette « classe » ! Ou bien j’ai des « élèves » particulièrement assidus, plongés dans le plus profond de leurs « études », ou bien ils sont tous partis faire l’école buissonnière 😉 ! Tant pis, il faut que je continue le « programme » ! Nous en sommes toujours à l’émigration chinoise…… Boum devrait s’y intéresser, au moins, car c’est bien lui qui s’impatientait de ne pas encore avoir « vu » un seul Chinois quitter la Chine !
Émigrations chinoises jusqu’au début des Ming
Les Chinois ont commencé à émigrer par voie terrestre dès les tous premiers siècles de l’histoire de la Chine. Les Zhou, qui avaient mis un terme aux Shang au 11-ème siècle avant J.C., avaient été particulièrement sévères et martiaux et réprimaient violemment tout écart de conduite 🤪😠. Les récalcitrants à leur administration rigide durent fuir, et beaucoup le firent vers le sud du Yangtze, « vers les montagnes humides et les côtes peuplées de Taï » (d’après « Les Chinois d’outremer des Tchou à Deng Xia Ping : des origines historiques et géographiques d ‘un phénomène migratoire plus que millénaire », de Pierre-Arnaud Chouvy, paru dans Cybergeo, Journal Européen de Géographie). À mon avis, ayant lu d’autres sources, dire que les Chinois fuyant le nord ont fait pression sur des Taï uniquement, c’est un peu simpliste, car il y avait aussi d’autres peuples dans le sud de la Chine.
Mais la formidable poussée méridionale des populations chinoises commença réellement sous le Premier Empereur Shi Huangdi. Il chassa les brigands et les populations minoritaires méprisées vers la région de Yue, c.à-d. le sud de la Chine. Cette région comprenait entre autres le royaume indépendant de Nanyue, le « Yue du sud ».. Quand Shi Huangdi conquit ce royaume, il le colonisa avec des dizaines de milliers de criminels, de brigands et de marchands (j’ai expliqué dans le passage précédent que les marchands faisaient compagnie aux criminels aux échelons les plus bas de la hiérarchie confucéenne) qui furent forcés de quitter le nord de la Chine avec leurs familles.
Quant aux Chinois hors de Chine, les « Huaqiao » ou les « Nanyang », les Arabes enregistraient aux 7-ème et 8-ème siècles déjà de nombreux marchands Tang qui vivaient avec leurs familles aux embouchures du Tigre et de l’Euphrate. Le marchand Arabe Masuoti ( ?) visitant Srivijaya en 943 y vit beaucoup de Chinois cultivant les terres, surtout à Palembang (dans l’île de Sumatra). Ces gens s’y étaient installés pour fuir le chaos qui régnait en Chine vers la fin de la dynastie Tang. Souvenez-vous que quand la dynastie Tang sombra en 907 dans le désordre général (voir « Époque Tang (618 à 907 après JC) – IV: Turcs et Proto-Mongols »), les Chinois perdirent beaucoup de territoires au nord, ce qui provoqua des vagues importantes de migration vers le sud, et donc aussi vers l’étranger.
En ce qui concerne l’émigration chinoise vers l’Asie du sud-est, prenons tout d’abord l’exemple du Cambodge. Les contacts avaient été nombreux entre la Chine et les différents royaumes Khmer, mais il n’y avait que peu de résidents Chinois à Angkor. Cependant, un envoyé de la dynastie Yuan avait remarqué, au tournant des 13-ème et 14-ème siècles, qu’il y avait déjà beaucoup de Chinois au Chenla (Cambodge). Un siècle après sa fondation en 1434, c.à-.d. au début de la dynastie Ming, Phnom Penh comptait près de 3000 résidents Chinois, surtout des marins et des marchands. Cette immigration était donc essentiellement masculine et les mariages avec des femmes locales étaient nombreux. Une communauté sino-khmère se développait donc dès cette époque. Au Cambodge comme dans d’autres pays de l’Asie du sud-est, la langue chinoise d’origine a même été oubliée de nos jours dans beaucoup de familles chinoises ou en partie chinoises. C’est donc l’«ethos entrepreneurial » qui est déterminant dans le processus d’identification des Sino-khmer, comme c’est le cas pour les Sino-thaï en Thaïlande. Les Sino-Thaï dont la famille poursuit une ou plusieurs activités commerciales s’identifient et sont identifiés aux Chinois, alors qu’à l’inverse les familles dont les membres ont renoncé au principe de la libre entreprise sont assimilées aux Thaï. Ce raisonnement est d’ailleurs poussé si loin que les Thaï en viennent à penser que ceux d’entre eux qui réussissent bien dans les affaires ont, par nécessité, du sang chinois 😇 ! (« Legs coloniaux et formation de l’Etat dans le monde chinois », de Françoise Mengin; FNSP, FASOPO, Paris).
Au 15-ème siècle, Zheng He, le fameux amiral eunuque du début de la dynastie Ming, nota dans ses livres que de nombreux Chinois vivaient dans l’empire de Majapahit, surtout dans la région de Surabaya à l’est de l’île de Java. Beaucoup étaient originaires de la province de Guangdong, ou de Zhangzhou et Quanzhou, tous deux des districts de la province de Fujian. Ces immigrés en Indonésie venaient donc du sud de la Chine. Il y avait eu un nombre d’expéditions maritimes chinoises vers les îles indonésiennes auparavant, et sans doute il y eut des déserteurs qui s’y installèrent. Zheng He avait aussi remarqué qu’il y avait beaucoup de Chinois sur les côtes de Bornéo.
Émigrations chinoises jusqu’au début des Ming
Les Chinois ont commencé à émigrer par voie terrestre dès les tous premiers siècles de l’histoire de la Chine. Les Zhou, qui avaient mis un terme aux Shang au 11-ème siècle avant J.C., avaient été particulièrement sévères et martiaux et réprimaient violemment tout écart de conduite 🤪😠. Les récalcitrants à leur administration rigide durent fuir, et beaucoup le firent vers le sud du Yangtze, « vers les montagnes humides et les côtes peuplées de Taï » (d’après « Les Chinois d’outremer des Tchou à Deng Xia Ping : des origines historiques et géographiques d ‘un phénomène migratoire plus que millénaire », de Pierre-Arnaud Chouvy, paru dans Cybergeo, Journal Européen de Géographie). À mon avis, ayant lu d’autres sources, dire que les Chinois fuyant le nord ont fait pression sur des Taï uniquement, c’est un peu simpliste, car il y avait aussi d’autres peuples dans le sud de la Chine.
Mais la formidable poussée méridionale des populations chinoises commença réellement sous le Premier Empereur Shi Huangdi. Il chassa les brigands et les populations minoritaires méprisées vers la région de Yue, c.à-d. le sud de la Chine. Cette région comprenait entre autres le royaume indépendant de Nanyue, le « Yue du sud ».. Quand Shi Huangdi conquit ce royaume, il le colonisa avec des dizaines de milliers de criminels, de brigands et de marchands (j’ai expliqué dans le passage précédent que les marchands faisaient compagnie aux criminels aux échelons les plus bas de la hiérarchie confucéenne) qui furent forcés de quitter le nord de la Chine avec leurs familles.
Quant aux Chinois hors de Chine, les « Huaqiao » ou les « Nanyang », les Arabes enregistraient aux 7-ème et 8-ème siècles déjà de nombreux marchands Tang qui vivaient avec leurs familles aux embouchures du Tigre et de l’Euphrate. Le marchand Arabe Masuoti ( ?) visitant Srivijaya en 943 y vit beaucoup de Chinois cultivant les terres, surtout à Palembang (dans l’île de Sumatra). Ces gens s’y étaient installés pour fuir le chaos qui régnait en Chine vers la fin de la dynastie Tang. Souvenez-vous que quand la dynastie Tang sombra en 907 dans le désordre général (voir « Époque Tang (618 à 907 après JC) – IV: Turcs et Proto-Mongols »), les Chinois perdirent beaucoup de territoires au nord, ce qui provoqua des vagues importantes de migration vers le sud, et donc aussi vers l’étranger.
En ce qui concerne l’émigration chinoise vers l’Asie du sud-est, prenons tout d’abord l’exemple du Cambodge. Les contacts avaient été nombreux entre la Chine et les différents royaumes Khmer, mais il n’y avait que peu de résidents Chinois à Angkor. Cependant, un envoyé de la dynastie Yuan avait remarqué, au tournant des 13-ème et 14-ème siècles, qu’il y avait déjà beaucoup de Chinois au Chenla (Cambodge). Un siècle après sa fondation en 1434, c.à-.d. au début de la dynastie Ming, Phnom Penh comptait près de 3000 résidents Chinois, surtout des marins et des marchands. Cette immigration était donc essentiellement masculine et les mariages avec des femmes locales étaient nombreux. Une communauté sino-khmère se développait donc dès cette époque. Au Cambodge comme dans d’autres pays de l’Asie du sud-est, la langue chinoise d’origine a même été oubliée de nos jours dans beaucoup de familles chinoises ou en partie chinoises. C’est donc l’«ethos entrepreneurial » qui est déterminant dans le processus d’identification des Sino-khmer, comme c’est le cas pour les Sino-thaï en Thaïlande. Les Sino-Thaï dont la famille poursuit une ou plusieurs activités commerciales s’identifient et sont identifiés aux Chinois, alors qu’à l’inverse les familles dont les membres ont renoncé au principe de la libre entreprise sont assimilées aux Thaï. Ce raisonnement est d’ailleurs poussé si loin que les Thaï en viennent à penser que ceux d’entre eux qui réussissent bien dans les affaires ont, par nécessité, du sang chinois 😇 ! (« Legs coloniaux et formation de l’Etat dans le monde chinois », de Françoise Mengin; FNSP, FASOPO, Paris).
Au 15-ème siècle, Zheng He, le fameux amiral eunuque du début de la dynastie Ming, nota dans ses livres que de nombreux Chinois vivaient dans l’empire de Majapahit, surtout dans la région de Surabaya à l’est de l’île de Java. Beaucoup étaient originaires de la province de Guangdong, ou de Zhangzhou et Quanzhou, tous deux des districts de la province de Fujian. Ces immigrés en Indonésie venaient donc du sud de la Chine. Il y avait eu un nombre d’expéditions maritimes chinoises vers les îles indonésiennes auparavant, et sans doute il y eut des déserteurs qui s’y installèrent. Zheng He avait aussi remarqué qu’il y avait beaucoup de Chinois sur les côtes de Bornéo.
Eh! Mais il n’y a plus que moi sur ce poste ! C’est que j’ai encore pas mal de choses à dire sur les populations d’Asie. Nous n’avons fait que commencer ! Mais ce serait sympa qu’il y ait un peu de réactions de temps en temps, sinon je vais devoir prendre acte d’un vote de non-popularité par absence de votes 🤪😇, et je vais garder mes histoires pour moi-même !
Bonjour Georges,
je viens chaque jour lire ton post et les messages des intervenants... toujours très interessant et j'apprécie d'en apprendre un peu plus sur le peuple de Chine et d'Asie... Je reste silencieux car je suis bien incapable d'apporter la moindre pierre à ton édifice.... 😊 J'espère que d'autres viendront réagir car il est normal que tout narrateur ait besoin de public (moi y compris mais mes histoires n'ont rien à voir avec les voyages)... Amicalement... René
je viens chaque jour lire ton post et les messages des intervenants... toujours très interessant et j'apprécie d'en apprendre un peu plus sur le peuple de Chine et d'Asie... Je reste silencieux car je suis bien incapable d'apporter la moindre pierre à ton édifice.... 😊 J'espère que d'autres viendront réagir car il est normal que tout narrateur ait besoin de public (moi y compris mais mes histoires n'ont rien à voir avec les voyages)... Amicalement... René
Ne demandes pas ton chemin à quelqu'un qui le connait.... tu risquerais de ne pas te perdre.
R.B. de Braslaw
La vie n'est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir...
D. Glocheux
Salut Georges,
C'est parce que tu nous a pas donné d'image sur cette page, qui est néanmoins tres interressante (comme les 8premieres)😛😄😏 Bon alors je mis colle!!! A+
PS : par contre on en croise beaucoup de nos jours des Chinois, des Coréens et des Japonais a Angkor😛😄😏
C'est parce que tu nous a pas donné d'image sur cette page, qui est néanmoins tres interressante (comme les 8premieres)😛😄😏 Bon alors je mis colle!!! A+
PS : par contre on en croise beaucoup de nos jours des Chinois, des Coréens et des Japonais a Angkor😛😄😏
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Salut Pierre et René !
Bien content de savoir que vous suivez toujours. Je dois avouer, je sais bien que le poste est parfois plutôt sec. Eh ! Ce n’est pas exactement comme si je revenais de la plage avec quelques jolies photos à montrer ! Merci à Pierre pour avoir illustré Angkor ! 🙂
Mais en parlant de jolies photos, pourquoi ne pas donner quelques autres échantillons de ma collection de belles images tirées des fameux « livres de mariée » de la période Ming ? 😉
Bien content de savoir que vous suivez toujours. Je dois avouer, je sais bien que le poste est parfois plutôt sec. Eh ! Ce n’est pas exactement comme si je revenais de la plage avec quelques jolies photos à montrer ! Merci à Pierre pour avoir illustré Angkor ! 🙂
Mais en parlant de jolies photos, pourquoi ne pas donner quelques autres échantillons de ma collection de belles images tirées des fameux « livres de mariée » de la période Ming ? 😉
Émigrations chinoises des Ming aux Qing
Il faudra revenir plus en détail sur les différents groupes de Chinois d’outremer, les « Huaqiao ». Satisfaisons-nous pour l’instant d’un minimum d’explication quant à leur origine géographique. Sous les Song et les Yuan, Quanzhou avait pris la place de Guangzhou comme port principal de la Chine. Il faut noter que ce sont deux noms complètement différents pour les Chinois : Quan(2) Zhou(1) – Guang(3) Zhou(1). Quanzhou a été pendant de longs siècles la source principale d’émigration des Chinois vers l’Asie du sud-est et Taiwan. De nos jours encore, l’immense majorité, plus de 90% des Chinois d’outremer provient des régions côtières méridionales de Chine, c.à.d. des provinces du Zhejiang, du Fujian et du Guangdong qui s’étendent du sud de Shanghai jusqu’à pratiquement la frontière avec le Vietnam (voir la carte).
Au lieu de favoriser le commerce extérieur comme l’avaient fait les Yuan avant eux, les Ming au début de leur dynastie le répriment en assimilant le commerce à du trafic illégal ! La peur inspirée par leurs pratiques répressives provoque des émigrations massives vers les côtes de l’Asie du sud-est. Les Ming en arrivent à assimiler l’émigration à un acte criminel ! Sous les Ming (comme sous les Qing après eux), l’émigration est passible de la peine de mort et la cour peut demander l’extradition des Chinois installés durablement outremer ! 😠😕🏴☠️
Cependant, les Ming légalisent en 1567 le commerce entre les provinces méridionales du Fujian et du Guangdong et l'Asie du Sud-Est. Peut-être reconnaissent-ils enfin les bienfaits qu’ils tirent du commerce avec l’étranger ? C’est effectivement l’époque à laquelle les Européens importent des cultures d’origine américaine qui transforment l’agriculture chinoise. Le commerce maritime se développe sans frein, surtout grâce aux Hokkien du Fujian. L'émigration chinoise s'en trouve facilitée. Par ailleurs, la population chinoise connaît une croissance importante à cette époque, résultant d’une agriculture plus riche, résultant elle-même de l’introduction des plantes américaines, Cela cause un surplus démographique. C’est une tendance naturelle d’exporter ses surplus, et donc dans ce cas … des gens ! Au milieu du 17-ème siècle, la population chinoise de villes comme Banten et Batavia en Indonésie est estimée entre 3 et 5 000 individus, semblable par exemple à celle d’Ayutthaya au Siam (l'actuelle Thaïlande) ou de Hoi An au Vietnam.
Comme sous les Ming, l’émigrant est pour les Manchu de la dynastie Qing celui qui abandonne sa terre et qui néglige ses obligations familiales, ce qui est fondamentalement condamnable d’un point de vue confucéen. Les Qing interdissent aux Chinois de s’émigrer et de commercer à l’étranger. Ils veulent aussi empêcher les derniers supporteurs des Ming d’y établir des bases. Mais leurs décrets sont largement ignorés. Au début de leur dynastie, les Qing adoptent une politique de « terre brûlée » de 1662 à 1681 pour combattre le fameux pirate Koxinga qui écume les côtes du sud et finit par se mettre au service de la cause Ming. Ils vident une partie des côtes de leurs populations pour que Koxinga ne puisse y trouver du ravitaillement. Ce faisant, ils condamnent des centaines de milliers de familles à l’errance et ruinent l’économie de régions entières. Par conséquent, le nombre de Chinois qui choisissent l’émigration augmente considérablement. On se rend compte à quel point les Chinois Han ont dû détester les Manchu qui avaient mis le grappin sur leur pays ! 🤪😠
Enfin, une émigration massive dans le monde entier - une véritable diaspora - a lieu au 19-ème siècle, causée par les guerres et la famine qui sévissent en Chine. La plupart des émigrés sont des illettrés, des paysans peu éduqués et des travailleurs manuels. Ils sont connus sous le nom de « coolies » (“travail forcé”). Mais il y a aussi des raisons externes à cette émigration. Elle devient importante après l’abolition de l’esclavage dans les colonies européennes. Faisant face à un manque de main d’œuvre, les colonisateurs européens cherchent à remplacer les esclaves africains par des travailleurs à gages chinois et indiens. Un planteur de la Guyane Britannique disait par exemple apprécier « le physique solide et le passé misérable qui donne tant d’ardeur au travail à la main d’œuvre chinoise ». Bonjour l’exploitation de la sueur humaine! 😕 On promet souvent une bonne paye et de bonnes conditions de travail aux hommes qui signent pour plusieurs années, mais la réalité est presque toujours bien autre ! Beaucoup meurent déjà en route vers des destinations telles que l’Afrique du Sud ou l’Amérique du Sud, à cause des mauvaises conditions de transport. Une fois arrivés à destination, on les trompe souvent sur leurs salaires et il leur est impossible de retourner dans leur pays au terme de leurs contrats.
Mon prochain petit chapitre sera dédié à l’émigration chinoise aux Etats-Unis, ce qui fera plaisir à notre ami Olivier (Boumbastic) et aux autres adeptes de Lucky Luke. 🙂
Au lieu de favoriser le commerce extérieur comme l’avaient fait les Yuan avant eux, les Ming au début de leur dynastie le répriment en assimilant le commerce à du trafic illégal ! La peur inspirée par leurs pratiques répressives provoque des émigrations massives vers les côtes de l’Asie du sud-est. Les Ming en arrivent à assimiler l’émigration à un acte criminel ! Sous les Ming (comme sous les Qing après eux), l’émigration est passible de la peine de mort et la cour peut demander l’extradition des Chinois installés durablement outremer ! 😠😕🏴☠️
Cependant, les Ming légalisent en 1567 le commerce entre les provinces méridionales du Fujian et du Guangdong et l'Asie du Sud-Est. Peut-être reconnaissent-ils enfin les bienfaits qu’ils tirent du commerce avec l’étranger ? C’est effectivement l’époque à laquelle les Européens importent des cultures d’origine américaine qui transforment l’agriculture chinoise. Le commerce maritime se développe sans frein, surtout grâce aux Hokkien du Fujian. L'émigration chinoise s'en trouve facilitée. Par ailleurs, la population chinoise connaît une croissance importante à cette époque, résultant d’une agriculture plus riche, résultant elle-même de l’introduction des plantes américaines, Cela cause un surplus démographique. C’est une tendance naturelle d’exporter ses surplus, et donc dans ce cas … des gens ! Au milieu du 17-ème siècle, la population chinoise de villes comme Banten et Batavia en Indonésie est estimée entre 3 et 5 000 individus, semblable par exemple à celle d’Ayutthaya au Siam (l'actuelle Thaïlande) ou de Hoi An au Vietnam.
Comme sous les Ming, l’émigrant est pour les Manchu de la dynastie Qing celui qui abandonne sa terre et qui néglige ses obligations familiales, ce qui est fondamentalement condamnable d’un point de vue confucéen. Les Qing interdissent aux Chinois de s’émigrer et de commercer à l’étranger. Ils veulent aussi empêcher les derniers supporteurs des Ming d’y établir des bases. Mais leurs décrets sont largement ignorés. Au début de leur dynastie, les Qing adoptent une politique de « terre brûlée » de 1662 à 1681 pour combattre le fameux pirate Koxinga qui écume les côtes du sud et finit par se mettre au service de la cause Ming. Ils vident une partie des côtes de leurs populations pour que Koxinga ne puisse y trouver du ravitaillement. Ce faisant, ils condamnent des centaines de milliers de familles à l’errance et ruinent l’économie de régions entières. Par conséquent, le nombre de Chinois qui choisissent l’émigration augmente considérablement. On se rend compte à quel point les Chinois Han ont dû détester les Manchu qui avaient mis le grappin sur leur pays ! 🤪😠
Enfin, une émigration massive dans le monde entier - une véritable diaspora - a lieu au 19-ème siècle, causée par les guerres et la famine qui sévissent en Chine. La plupart des émigrés sont des illettrés, des paysans peu éduqués et des travailleurs manuels. Ils sont connus sous le nom de « coolies » (“travail forcé”). Mais il y a aussi des raisons externes à cette émigration. Elle devient importante après l’abolition de l’esclavage dans les colonies européennes. Faisant face à un manque de main d’œuvre, les colonisateurs européens cherchent à remplacer les esclaves africains par des travailleurs à gages chinois et indiens. Un planteur de la Guyane Britannique disait par exemple apprécier « le physique solide et le passé misérable qui donne tant d’ardeur au travail à la main d’œuvre chinoise ». Bonjour l’exploitation de la sueur humaine! 😕 On promet souvent une bonne paye et de bonnes conditions de travail aux hommes qui signent pour plusieurs années, mais la réalité est presque toujours bien autre ! Beaucoup meurent déjà en route vers des destinations telles que l’Afrique du Sud ou l’Amérique du Sud, à cause des mauvaises conditions de transport. Une fois arrivés à destination, on les trompe souvent sur leurs salaires et il leur est impossible de retourner dans leur pays au terme de leurs contrats.
Mon prochain petit chapitre sera dédié à l’émigration chinoise aux Etats-Unis, ce qui fera plaisir à notre ami Olivier (Boumbastic) et aux autres adeptes de Lucky Luke. 🙂
Eh! Mais il n’y a plus que moi sur ce poste ! C’est que j’ai encore pas mal de choses à dire sur les populations d’Asie. Nous n’avons fait que commencer ! Mais ce serait sympa qu’il y ait un peu de réactions de temps en temps, sinon je vais devoir prendre acte d’un vote de non-popularité par absence de votes, et je vais garder mes histoires pour moi-même !
Shanti Georges... 😉
Pas évident d’intervenir tu sais. Cela dit je comprends ta frustration d’avoir l’impression de poster dans le vide. J'ai hésité à intervenir lorsque tu as évoqué Taiwan, le message de Pelenalaka sur le passé instrumentalisé m'a lui aussi vivement intéressée. J’avais rédigé une réponse mais je la trouvais tellement hors sujet et surtout tellement polémique que j’ai préféré ne pas la poster. Bref...
Une petite info qui te fera sûrement plaisir. Je m'envole pour l’Asie la semaine prochaine. Après avoir modifié x fois mon itinéraire j'avais finalement opté pour un circuit qui m'emmènerait au Cambodge tout d'abord, au Vietnam puis au Laos et enfin en Birmanie. A lire tes textes je ressentais cependant comme un petit pincement. Et la Chine ? Ben oui, on ne se refait pas 😏. L’idée d’un petit détour était plus que tentante, j’avais juste une frontière à traverser, mais pour ce faire il m’aurait fallu réduire le temps imparti aux autres pays, ça n’était pas trop jouable. Je me suis néanmoins mise à douter. Chaque jour un peu plus. J’y vais ? Je n’y vais pas ? Jusqu'à ce matin où j'ai lu le message de Tokara (message 132). J'ai regardé le film sur les maisons hakka du Fujian (je connais des Hakka drôlement sympas à Taipei). Le Fujian… depuis le temps que j’avais envie d’y aller (inclus dans le circuit n°2 établi il y a quelques mois). Et toi qui en parlais si souvent. Ca a fait déclic : évidemment que j’allais y aller ! J'ai révisé mon itinéraire dans la journée, je te promets que je ne plaisante pas. Au final je zappe le Vietnam, ça sera pour une autre fois, je vais au Fujian à la place avec peut-être un saut dans le Zhejiang je ne sais pas encore. Comme quoi, non seulement ta discussion est lue mais dans mon cas elle a même des incidences directes sur mes « vacances ».
Shanti Georges... 😉
Pas évident d’intervenir tu sais. Cela dit je comprends ta frustration d’avoir l’impression de poster dans le vide. J'ai hésité à intervenir lorsque tu as évoqué Taiwan, le message de Pelenalaka sur le passé instrumentalisé m'a lui aussi vivement intéressée. J’avais rédigé une réponse mais je la trouvais tellement hors sujet et surtout tellement polémique que j’ai préféré ne pas la poster. Bref...
Une petite info qui te fera sûrement plaisir. Je m'envole pour l’Asie la semaine prochaine. Après avoir modifié x fois mon itinéraire j'avais finalement opté pour un circuit qui m'emmènerait au Cambodge tout d'abord, au Vietnam puis au Laos et enfin en Birmanie. A lire tes textes je ressentais cependant comme un petit pincement. Et la Chine ? Ben oui, on ne se refait pas 😏. L’idée d’un petit détour était plus que tentante, j’avais juste une frontière à traverser, mais pour ce faire il m’aurait fallu réduire le temps imparti aux autres pays, ça n’était pas trop jouable. Je me suis néanmoins mise à douter. Chaque jour un peu plus. J’y vais ? Je n’y vais pas ? Jusqu'à ce matin où j'ai lu le message de Tokara (message 132). J'ai regardé le film sur les maisons hakka du Fujian (je connais des Hakka drôlement sympas à Taipei). Le Fujian… depuis le temps que j’avais envie d’y aller (inclus dans le circuit n°2 établi il y a quelques mois). Et toi qui en parlais si souvent. Ca a fait déclic : évidemment que j’allais y aller ! J'ai révisé mon itinéraire dans la journée, je te promets que je ne plaisante pas. Au final je zappe le Vietnam, ça sera pour une autre fois, je vais au Fujian à la place avec peut-être un saut dans le Zhejiang je ne sais pas encore. Comme quoi, non seulement ta discussion est lue mais dans mon cas elle a même des incidences directes sur mes « vacances ».
Je m'envole pour l’Asie la semaine prochaine. …. Au final je zappe le Vietnam, ça sera pour une autre fois, je vais au Fujian à la place avec peut-être un saut dans le Zhejiang je ne sais pas encore. Comme quoi, non seulement ta discussion est lue mais dans mon cas elle a même des incidences directes sur mes « vacances ».
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Je découvre donc les pouvoirs d’influence que j’exerce sur mes confrères et consœurs de VF ! Non, je plaisante 😉 ! C’est sympa que tu aies trouvé de nouvelles motivations pour visiter certains coins de cette bonne vieille Asie, mais comme elle est infinie, décider où aller est toujours un choix difficile. Sais-tu que je n’ai été que deux fois en Chine ? Je suis jaloux de toi 😮😕🙂. C’est que j’aimerais bien y aller, moi, au Fujian et au Zhejiang, puis redescendre et me rapprocher des « terrains » que j’ai déjà « reconnus » (oh ! légèrement !) en Asie du sud-est !
Mais je ne peux pas me plaindre. Dans 4 jours, je suis en route pour le Népal, en passant par Jakarta puis Bangkok. Je ne sais pas sur quel pied danser de joie, de retourner dans ces coins (à part Jakarta, mais là c’est professionnel) que j’aime tellement ! 😛😎
Je continue en attendant de « potasser » mon sujet. J’ai des pistes à suivre. Il va falloir que j’introduise les grands groupes linguistiques de la région, par exemple, car sans un minimum de repères linguistiques (sans avoir besoin de connaître les langues, je ne veux pas effaroucher mon public !) on est complètement perdu quand on aborde les peuples de l’Asie du sud-est !
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Je découvre donc les pouvoirs d’influence que j’exerce sur mes confrères et consœurs de VF ! Non, je plaisante 😉 ! C’est sympa que tu aies trouvé de nouvelles motivations pour visiter certains coins de cette bonne vieille Asie, mais comme elle est infinie, décider où aller est toujours un choix difficile. Sais-tu que je n’ai été que deux fois en Chine ? Je suis jaloux de toi 😮😕🙂. C’est que j’aimerais bien y aller, moi, au Fujian et au Zhejiang, puis redescendre et me rapprocher des « terrains » que j’ai déjà « reconnus » (oh ! légèrement !) en Asie du sud-est !
Mais je ne peux pas me plaindre. Dans 4 jours, je suis en route pour le Népal, en passant par Jakarta puis Bangkok. Je ne sais pas sur quel pied danser de joie, de retourner dans ces coins (à part Jakarta, mais là c’est professionnel) que j’aime tellement ! 😛😎
Je continue en attendant de « potasser » mon sujet. J’ai des pistes à suivre. Il va falloir que j’introduise les grands groupes linguistiques de la région, par exemple, car sans un minimum de repères linguistiques (sans avoir besoin de connaître les langues, je ne veux pas effaroucher mon public !) on est complètement perdu quand on aborde les peuples de l’Asie du sud-est !
Salut Georges,
Ne t'inquiètes je continue a suivre même si je ne manifeste pas. Tu n'as pas besoin de m'appater avec des BD, il y a deja beaucoup d'images 😮😊😇 même si parfois les "bulles" sont un longues et laborieuses a lire 😉
Mon prochain petit chapitre sera dédié à l’émigration chinoise aux Etats-Unis, ce qui fera plaisir à notre ami Olivier (Boumbastic) et aux autres adeptes de Lucky Luke. 🙂
Ne t'inquiètes je continue a suivre même si je ne manifeste pas. Tu n'as pas besoin de m'appater avec des BD, il y a deja beaucoup d'images 😮😊😇 même si parfois les "bulles" sont un longues et laborieuses a lire 😉
Mon prochain petit chapitre sera dédié à l’émigration chinoise aux Etats-Unis, ce qui fera plaisir à notre ami Olivier (Boumbastic) et aux autres adeptes de Lucky Luke. 🙂
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
😉Salut Boumba,
Ne t'inquiètes je continue a suivre même si je ne manifeste pas. Tu n'as pas besoin de m'appater avec des BD, il y a deja beaucoup d'images 😮😊😇 même si parfois les "bulles" sont un longues et laborieuses a lire 😉
Oui mais en fait tu suits que pour les images de Georges!!!😛 Je te connais look ling!!!
A+
Ne t'inquiètes je continue a suivre même si je ne manifeste pas. Tu n'as pas besoin de m'appater avec des BD, il y a deja beaucoup d'images 😮😊😇 même si parfois les "bulles" sont un longues et laborieuses a lire 😉
Oui mais en fait tu suits que pour les images de Georges!!!😛 Je te connais look ling!!!
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Oui mais en fait tu suits que pour les images de Georges!!!😛 Je te connais look ling!!!
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lôok ling sài wâen dtaa!
On se demande bien pourquoi il se met ces belles lunettes, si ce n’est pour mieux voir les images !
lôok ling sài wâen dtaa!
On se demande bien pourquoi il se met ces belles lunettes, si ce n’est pour mieux voir les images !
Les émigrations chinoises vers les Etats-Unis au 19-ème siècle
Les premiers Chinois arrivent aux Etats-Unis vers 1820. Tout d’abord, peu de Chinois vont en Amérique, surtout des marchands, des étudiants, des marins. Mais la pauvresse qui sévit en Chine pendant la période troublée du milieu et de la deuxième moitié du 19-ème siècle, avec les deux guerres de l’opium et la révolte des Taiping, pousse des millions de Chinois à l’exode. La plupart vont vers l’Asie du sud-est, mais quelques milliers, surtout de la province de Guangdong, vont en Californie pour faire fortune pendant la ruée vers l ‘or de 1849. Les Chinois appellent la Californie « la montagne d’or » ! Les Chinois émigrent aussi aux États-Unis pour travailler à la construction de la première voie ferrée transcontinentale, dans les plantations du sud après la guerre civile, et dans l’agriculture et la pêche en Californie. Ce sont surtout des hommes et de bons travailleurs. Ils fournissent la majeure partie de la main d’œuvre nécessaire pour construire les sections difficiles de la Central Pacific Railroad à travers les montagnes de la Sierra Nevada et à travers le Nevada, souvent dans des conditions climatiques extrêmes. Bien sûr, on leur donne les travaux les plus pénibles et ils sont moins bien payés que les blancs. Inutile de dire que beaucoup y perdent leur vie.
En 1851, on compte 2716 Chinois aux États-Unis. Le rapport homme/femme parmi les Chinois immigrés est de 1685 pour une en Californie en 1852, 2% en 1855, et atteint à peine 5% en 1890 ! La prostitution devient rampante et le marché du sexe devient très lucratif dans la communauté chinoise. D’après les documents américains de 1870, 61% des 3536 Chinoises en Californie sont des prostituées. Du début de la ruée vers l’or jusqu’à 1882, quelques 300, 000 Chinois arrivent aux États-Unis.
Les Chinois sont victime du racisme des blancs. Il y a des massacres vers 1870, et les Chinois se trouvent forcés de se concentrer dans les fameuses Chinatowns. Ils n’ont pas le droit de se marier avec des blanches et ne peuvent pas acquérir la citoyenneté américaine. À cause du racisme et des difficultés énormes qu’ils ont à s’adapter à la culture américaine, ils s’intègrent très peu dans la société américaine. Cela les mène à former des associations et des sociétés de coopération et d’entre aide pour survivre. Beaucoup de ces associations continuent à fonctionner jusque longtemps au 20-ème siècle.
Pour commencer, les Chinois ne sont pas aidés par leur apparence étrange. Parce qu’ils essayent de retourner autant que possible en Chine (il n’est pas certain combien y arrivent effectivement !), ils ne peuvent pas couper la natte mandchoue qu’ils haïssent et qu’ils doivent continuer à porter en signe d’allégeance à l’empereur Manchu, sous peine de mort. 🏴☠️
J’en profite pour faire une digression (vous me connaissez !). Je suis sûr que comme moi vous vous êtes souvent posé la question, en regardant un de ces films chinois, à quelle époque l’histoire peut bien se dérouler. Il suffit de se rappeler cette natte mandchoue et il est immédiatement évident que, par exemple, l’histoire du film très connu « Tigre et Dragon » (« Crouching Tiger, Hidden Dragon »), se situe à l’époque Qing (en fait sous le règne de l’empereur Qianlong). Et moi qui parfois trouve le Mandarin un peu rêche à l’oreille, je dois le dire : quel superbe Mandarin on parle dans ce film ! Même avec mes notions très rudimentaires, j’arrive à capter quelques petites phrases, : « wo (3) bu (4) zhi (1) dao (neutre)! », « Je ne sais pas ! », dit Shu Lien (Michelle Yeoh) à Seigneur Te quand il lui suggère qu’il y a des sentiments profonds et inavoués entre elle et Li Mu Bai ! Et plus loin, « Ta (1) shi (4) wo (3) de (neutre)! », « Elle est à moi ! », ou « Laissez-la-moi ! », dit le bandit Lo quand ses hommes sont sur le point de se ruer sur Jen (Zhang Zhiyi - mignonne à croquer!). Plus tard, Jen dit à Lo qu’elle est Manchu…. Et Lo, hors-la-loi, ne porte bien sûr pas la natte mandchoue!
Revenons aux États-Unis. En plus du mépris que les Blancs ont pour les autres races, il y a aussi un problème de jalousie. Les prospecteurs d’or Chinois, par exemple, arrivent à trouver de l’or sur les sites abandonnés par les Blancs. Héritiers de l’enseignement du confucianisme, les Chinois ont une éthique du travail, de l’épargne et de la solidarité familiale et communautaire. En plus, ils ont un sens développé de l’organisation. Tout cela leur permet de réussir là où les autres perdent courage et échouent. La position des Chinois se trouve aggravée par la décision prise en 1854 par la Cour Suprême de Californie de ne pas leur permettre de témoigner contre des citoyens Blancs, y compris dans des cas de meurtres. Cette décision est prise sur la base de l’opinion publique que « les Chinois sont une race de gens naturellement inférieurs, incapables de progrès ou de développement intellectuel au-delà d’un certain degré, comme leur histoire l’a démontré. Ils diffèrent par le langage, leurs opinions, la couleur, leur physique. Il y a entre eux et nous une différence insurmontable », et de ce fait « ils n’ont pas le droit de faire perdre la vie à un citoyen par leur témoignage ». Par conséquent, les crimes commis contre les Chinois ne peuvent plus être poursuivis en justice ! Cela bien entendu cause une augmentation de la violence raciste, et des émeutes sont menées contre les Chinois, par exemple à San Francisco en 1877. Il est difficile de trouver une démonstration plus fragrante et plus puante de racisme pur et dur 😠😕, et ce n’est pas à l’honneur d’un pays qui se proclame haut et fort dans le monde entier comme porteur du flambeau de la liberté universelle!
Pour donner une idée numérique de cette émigration vers les Etats-Unis, j’ai fait un petit graphe à partir des estimations et recensements américains, de 1840 à nos jours. Notez que j’ai dû multiplier les Chinois par 10 pour qu’on puisse mieux les voir sur le graphe (échelle de droite). Leur immigration aux Etats-Unis n’est véritablement importante qu’après la deuxième Guerre Mondiale. Ce n’est par exemple qu’entre 1970 et 1980 que leur nombre a dépassé 500, 000.
La photo (San Francisco, 1910) donne l’image classique du « Fils du Ciel » Chinois aux Etats-Unis. On retrouve bien la caricature des bandes dessinées de Lucky Luke.😉
Les premiers Chinois arrivent aux Etats-Unis vers 1820. Tout d’abord, peu de Chinois vont en Amérique, surtout des marchands, des étudiants, des marins. Mais la pauvresse qui sévit en Chine pendant la période troublée du milieu et de la deuxième moitié du 19-ème siècle, avec les deux guerres de l’opium et la révolte des Taiping, pousse des millions de Chinois à l’exode. La plupart vont vers l’Asie du sud-est, mais quelques milliers, surtout de la province de Guangdong, vont en Californie pour faire fortune pendant la ruée vers l ‘or de 1849. Les Chinois appellent la Californie « la montagne d’or » ! Les Chinois émigrent aussi aux États-Unis pour travailler à la construction de la première voie ferrée transcontinentale, dans les plantations du sud après la guerre civile, et dans l’agriculture et la pêche en Californie. Ce sont surtout des hommes et de bons travailleurs. Ils fournissent la majeure partie de la main d’œuvre nécessaire pour construire les sections difficiles de la Central Pacific Railroad à travers les montagnes de la Sierra Nevada et à travers le Nevada, souvent dans des conditions climatiques extrêmes. Bien sûr, on leur donne les travaux les plus pénibles et ils sont moins bien payés que les blancs. Inutile de dire que beaucoup y perdent leur vie.
En 1851, on compte 2716 Chinois aux États-Unis. Le rapport homme/femme parmi les Chinois immigrés est de 1685 pour une en Californie en 1852, 2% en 1855, et atteint à peine 5% en 1890 ! La prostitution devient rampante et le marché du sexe devient très lucratif dans la communauté chinoise. D’après les documents américains de 1870, 61% des 3536 Chinoises en Californie sont des prostituées. Du début de la ruée vers l’or jusqu’à 1882, quelques 300, 000 Chinois arrivent aux États-Unis.
Les Chinois sont victime du racisme des blancs. Il y a des massacres vers 1870, et les Chinois se trouvent forcés de se concentrer dans les fameuses Chinatowns. Ils n’ont pas le droit de se marier avec des blanches et ne peuvent pas acquérir la citoyenneté américaine. À cause du racisme et des difficultés énormes qu’ils ont à s’adapter à la culture américaine, ils s’intègrent très peu dans la société américaine. Cela les mène à former des associations et des sociétés de coopération et d’entre aide pour survivre. Beaucoup de ces associations continuent à fonctionner jusque longtemps au 20-ème siècle.
Pour commencer, les Chinois ne sont pas aidés par leur apparence étrange. Parce qu’ils essayent de retourner autant que possible en Chine (il n’est pas certain combien y arrivent effectivement !), ils ne peuvent pas couper la natte mandchoue qu’ils haïssent et qu’ils doivent continuer à porter en signe d’allégeance à l’empereur Manchu, sous peine de mort. 🏴☠️
J’en profite pour faire une digression (vous me connaissez !). Je suis sûr que comme moi vous vous êtes souvent posé la question, en regardant un de ces films chinois, à quelle époque l’histoire peut bien se dérouler. Il suffit de se rappeler cette natte mandchoue et il est immédiatement évident que, par exemple, l’histoire du film très connu « Tigre et Dragon » (« Crouching Tiger, Hidden Dragon »), se situe à l’époque Qing (en fait sous le règne de l’empereur Qianlong). Et moi qui parfois trouve le Mandarin un peu rêche à l’oreille, je dois le dire : quel superbe Mandarin on parle dans ce film ! Même avec mes notions très rudimentaires, j’arrive à capter quelques petites phrases, : « wo (3) bu (4) zhi (1) dao (neutre)! », « Je ne sais pas ! », dit Shu Lien (Michelle Yeoh) à Seigneur Te quand il lui suggère qu’il y a des sentiments profonds et inavoués entre elle et Li Mu Bai ! Et plus loin, « Ta (1) shi (4) wo (3) de (neutre)! », « Elle est à moi ! », ou « Laissez-la-moi ! », dit le bandit Lo quand ses hommes sont sur le point de se ruer sur Jen (Zhang Zhiyi - mignonne à croquer!). Plus tard, Jen dit à Lo qu’elle est Manchu…. Et Lo, hors-la-loi, ne porte bien sûr pas la natte mandchoue!
Revenons aux États-Unis. En plus du mépris que les Blancs ont pour les autres races, il y a aussi un problème de jalousie. Les prospecteurs d’or Chinois, par exemple, arrivent à trouver de l’or sur les sites abandonnés par les Blancs. Héritiers de l’enseignement du confucianisme, les Chinois ont une éthique du travail, de l’épargne et de la solidarité familiale et communautaire. En plus, ils ont un sens développé de l’organisation. Tout cela leur permet de réussir là où les autres perdent courage et échouent. La position des Chinois se trouve aggravée par la décision prise en 1854 par la Cour Suprême de Californie de ne pas leur permettre de témoigner contre des citoyens Blancs, y compris dans des cas de meurtres. Cette décision est prise sur la base de l’opinion publique que « les Chinois sont une race de gens naturellement inférieurs, incapables de progrès ou de développement intellectuel au-delà d’un certain degré, comme leur histoire l’a démontré. Ils diffèrent par le langage, leurs opinions, la couleur, leur physique. Il y a entre eux et nous une différence insurmontable », et de ce fait « ils n’ont pas le droit de faire perdre la vie à un citoyen par leur témoignage ». Par conséquent, les crimes commis contre les Chinois ne peuvent plus être poursuivis en justice ! Cela bien entendu cause une augmentation de la violence raciste, et des émeutes sont menées contre les Chinois, par exemple à San Francisco en 1877. Il est difficile de trouver une démonstration plus fragrante et plus puante de racisme pur et dur 😠😕, et ce n’est pas à l’honneur d’un pays qui se proclame haut et fort dans le monde entier comme porteur du flambeau de la liberté universelle!
Pour donner une idée numérique de cette émigration vers les Etats-Unis, j’ai fait un petit graphe à partir des estimations et recensements américains, de 1840 à nos jours. Notez que j’ai dû multiplier les Chinois par 10 pour qu’on puisse mieux les voir sur le graphe (échelle de droite). Leur immigration aux Etats-Unis n’est véritablement importante qu’après la deuxième Guerre Mondiale. Ce n’est par exemple qu’entre 1970 et 1980 que leur nombre a dépassé 500, 000.
La photo (San Francisco, 1910) donne l’image classique du « Fils du Ciel » Chinois aux Etats-Unis. On retrouve bien la caricature des bandes dessinées de Lucky Luke.😉
Eh! Mais il n’y a plus que moi sur ce poste !
Fishing for compliments ?
Danielle
Fishing for compliments ?
Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
Pas vraiment Danielle, mais comme l’a reconnu René, c’est sécurisant de savoir qu’il y a « quelqu’un dans la salle ». Je l’ai déjà dit, je fais mes petites études pour mon propre plaisir pour commencer, donc je continuerai quoi qu’il arrive. Mais c’est motivant d’avoir un forum sur lequel livrer mes notes et mes réflexions. Et malgré les nombreuses assurances que j’ai recues - merci à vous tous : toi pour commencer, Henri, René, Catherine, tokala ou tokara ( ?), Marie, Olivier, Pierre, geob, bouchon78800, pachot, Bernard et DOM151, de m’avoir apporté vos réponses ; et merci aussi à mes lecteurs silencieux (j’espère qu’il y en a quelques uns !) – malgré ces assurances, donc, je me demande parfois si je ne me retrouve pas tout seul à déblatérer vainement sur mon podium 😇🙁 ! Mes doutes sont légitimes, je sais très bien que VF est avant tout un lieu d’échanges de vues et d’informations sur les aspects logistiques et bassement matérialistes du voyage, pour ne pas dire tourisme (je n'ai rien contre). J’imagine très bien que même les forumistes un peu plus « pointus » et ayant un intérêt pour les pays et les cultures qu’ils ont visités ou veulent visiter, puissent se lasser à la longue de ce qui est devenu un véritable marathon intellectuel !
Mon point de vue :
- Ceux qui veulent savoir où trouver un logis propre et pas cher sur une jolie plage ;
- Ceux qui veulent savoir comment aller de A à B le plus vite et le moins cher, ou le plus confortablement ;
- Ceux qui veulent savoir quels sites archéologiques valent le déplacement, quels restaurants et quels bars sont « incontournables » (j’ai une sainte horreur de ce genre d’expression);
Tous ceux-là trouveront ce genre d’informations un peu partout.
Mais ceux qui voudront chercher un peu plus loin et essayer de plonger un peu dans « l’âme » des pays et des cultures qu’ils visitent, je veux dire par là qui visent un peu plus haut que l’amateurisme, auront souvent du mal à trouver l’information qu’ils recherchent. Je fais partie de ce dernier lot (sans cracher sur les plages, les sites connus, les restaurants ni les bars, oh ! loin de là !). Je fais mes recherches, et j’en fais part à d’autres - vous. Comme je ne vous « vois » pas, sur le forum, j’aime bien vous « entendre » !
Mon point de vue :
- Ceux qui veulent savoir où trouver un logis propre et pas cher sur une jolie plage ;
- Ceux qui veulent savoir comment aller de A à B le plus vite et le moins cher, ou le plus confortablement ;
- Ceux qui veulent savoir quels sites archéologiques valent le déplacement, quels restaurants et quels bars sont « incontournables » (j’ai une sainte horreur de ce genre d’expression);
Tous ceux-là trouveront ce genre d’informations un peu partout.
Mais ceux qui voudront chercher un peu plus loin et essayer de plonger un peu dans « l’âme » des pays et des cultures qu’ils visitent, je veux dire par là qui visent un peu plus haut que l’amateurisme, auront souvent du mal à trouver l’information qu’ils recherchent. Je fais partie de ce dernier lot (sans cracher sur les plages, les sites connus, les restaurants ni les bars, oh ! loin de là !). Je fais mes recherches, et j’en fais part à d’autres - vous. Comme je ne vous « vois » pas, sur le forum, j’aime bien vous « entendre » !
Merci Georges pour tes histoires passionnantes, surtout n'arrêtes pas 😉
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
Hahaha! En parlant de singe, là tu nous as gâtés ! Elles sont plus mignonnes que ton avatar !
Bonjour Georges,
De retour de Chine, je vois que tes pérégrination litéraires dans l'histoire de ce pays ont bien avancée pendant mes vacances !!
Je reprend donc depuis le début, car ton récit m'avait énormément interessé avant mon départ, et le relire avec maintenant cette vision nouvelle de la Chine que j'ai grace à mon voyage sera forcément tout autant passionnant.
Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ? Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
C'est p'tet pas tout à fait faux ça 😉
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé.
C'est vrai que j'ai remarqué qu'en Chine il n'y a pas vraiment d'histoires, de légendes, comme on peut en avoir en Europe. A part le Voyage vers l'Ouest bien sur. Par contre, l'Histoire (avec un grand H) est elle même remaniée et racontée de façon légendaire. Ce qui fait qu'il est parfois difficile de séparé la réalité de l'imaginaire et de savoir ce qui s'est réellement passé.
Je vais me permettre ici de faire une de ces digressions qui me font tant plaisir, pour passer quelques explications étymologiques. En effet, il est de mon avis qu’on comprend beaucoup mieux les relations historiques, culturelles et autres entre les divers peuples quand on se penche un peu sur leurs langues.
Voila un sujet qui m'interesse ! L'étude d'un pays pasant toujours pour moi par l'étude de la langue ! D'ailleurs, le chinois est une langue reellement passionnante !
Je sais, je suis incorrigible avec mes petites obsessions, et je dois dégoûter pas mal de mes lecteurs!
Non non au contraire, ton récit est passionnant, et tes petites digressions ne font que le pimenter !
J’avais mentionné « la fascination des occidentaux pour les cheveux magiques de leurs amantes asiatiques ». J’ai retrouvé le livre dont j’ai tiré ça, il s'agit de Shanghai Baby, de Wei Hui.
Interessant ça, je note, pour l'offrir à mon oncle (qui vit à Shanghai). Je lui avait offert à Noel dernier "La Vie sexuelle dans la Chine ancienne", de Robert Van Gulik (un passionné de la Chine qui a écrit plusieurs romans policier). J'ai feuilleté ce livre avant de lui offrir, il avait l'air vraiment passionnant, ce qui m'a été confirmé par mon oncle qui l'a dévoré.
Bon, j'ai fais une pause à la page 3 (vous êtes bavards sur ce post !! 😏) Je m'en vais lire la suite maintenant !
De retour de Chine, je vois que tes pérégrination litéraires dans l'histoire de ce pays ont bien avancée pendant mes vacances !!
Je reprend donc depuis le début, car ton récit m'avait énormément interessé avant mon départ, et le relire avec maintenant cette vision nouvelle de la Chine que j'ai grace à mon voyage sera forcément tout autant passionnant.
Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ? Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
C'est p'tet pas tout à fait faux ça 😉
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé.
C'est vrai que j'ai remarqué qu'en Chine il n'y a pas vraiment d'histoires, de légendes, comme on peut en avoir en Europe. A part le Voyage vers l'Ouest bien sur. Par contre, l'Histoire (avec un grand H) est elle même remaniée et racontée de façon légendaire. Ce qui fait qu'il est parfois difficile de séparé la réalité de l'imaginaire et de savoir ce qui s'est réellement passé.
Je vais me permettre ici de faire une de ces digressions qui me font tant plaisir, pour passer quelques explications étymologiques. En effet, il est de mon avis qu’on comprend beaucoup mieux les relations historiques, culturelles et autres entre les divers peuples quand on se penche un peu sur leurs langues.
Voila un sujet qui m'interesse ! L'étude d'un pays pasant toujours pour moi par l'étude de la langue ! D'ailleurs, le chinois est une langue reellement passionnante !
Je sais, je suis incorrigible avec mes petites obsessions, et je dois dégoûter pas mal de mes lecteurs!
Non non au contraire, ton récit est passionnant, et tes petites digressions ne font que le pimenter !
J’avais mentionné « la fascination des occidentaux pour les cheveux magiques de leurs amantes asiatiques ». J’ai retrouvé le livre dont j’ai tiré ça, il s'agit de Shanghai Baby, de Wei Hui.
Interessant ça, je note, pour l'offrir à mon oncle (qui vit à Shanghai). Je lui avait offert à Noel dernier "La Vie sexuelle dans la Chine ancienne", de Robert Van Gulik (un passionné de la Chine qui a écrit plusieurs romans policier). J'ai feuilleté ce livre avant de lui offrir, il avait l'air vraiment passionnant, ce qui m'a été confirmé par mon oncle qui l'a dévoré.
Bon, j'ai fais une pause à la page 3 (vous êtes bavards sur ce post !! 😏) Je m'en vais lire la suite maintenant !
Tous mes voyages en images : sur mon blog
De retour de Chine …..
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Veinarde ! 😛
Par contre, l'Histoire (avec un grand H) est elle même remaniée et racontée de façon légendaire. Ce qui fait qu'il est parfois difficile de séparé la réalité de l'imaginaire et de savoir ce qui s'est réellement passé. - --
Je vais revenir là-dessus, ça faisait déjà partie de mes projets (aie aie aie ! une digression de plus !)
Voila un sujet qui m'interesse ! L'étude d'un pays pasant toujours pour moi par l'étude de la langue ! D'ailleurs, le chinois est une langue reellement passionnante ! - --
Nous sommes tout à fait sur la même longueur d’onde 🙂 ! J’avais fait un an de mandarin avec un professeur de Taiwan …. en 1975-1976 ( !!!), ça m’avait énormément plu. J’en retiens un petit sens de l’écriture, de la prononciation et de la dynamique de la langue.
Non non au contraire, ton récit est passionnant, et tes petites digressions ne font que le pimenter ! - --
Ca fait plaisir à entendre ! ”It’s music in my ear!” 🙂😎
Interessant ça, je note, pour l'offrir à mon oncle (qui vit à Shanghai). Je lui avait offert à Noel dernier "La Vie sexuelle dans la Chine ancienne", de Robert Van Gulik …. J'ai feuilleté ce livre avant de lui offrir, il avait l'air vraiment passionnant, ce qui m'a été confirmé par mon oncle qui l'a dévoré. - --
Haaaaa ! l’érotisme asiatique ….. 😛🙂😎😉
Veinarde ! 😛
Par contre, l'Histoire (avec un grand H) est elle même remaniée et racontée de façon légendaire. Ce qui fait qu'il est parfois difficile de séparé la réalité de l'imaginaire et de savoir ce qui s'est réellement passé. - --
Je vais revenir là-dessus, ça faisait déjà partie de mes projets (aie aie aie ! une digression de plus !)
Voila un sujet qui m'interesse ! L'étude d'un pays pasant toujours pour moi par l'étude de la langue ! D'ailleurs, le chinois est une langue reellement passionnante ! - --
Nous sommes tout à fait sur la même longueur d’onde 🙂 ! J’avais fait un an de mandarin avec un professeur de Taiwan …. en 1975-1976 ( !!!), ça m’avait énormément plu. J’en retiens un petit sens de l’écriture, de la prononciation et de la dynamique de la langue.
Non non au contraire, ton récit est passionnant, et tes petites digressions ne font que le pimenter ! - --
Ca fait plaisir à entendre ! ”It’s music in my ear!” 🙂😎
Interessant ça, je note, pour l'offrir à mon oncle (qui vit à Shanghai). Je lui avait offert à Noel dernier "La Vie sexuelle dans la Chine ancienne", de Robert Van Gulik …. J'ai feuilleté ce livre avant de lui offrir, il avait l'air vraiment passionnant, ce qui m'a été confirmé par mon oncle qui l'a dévoré. - --
Haaaaa ! l’érotisme asiatique ….. 😛🙂😎😉
Encore moi 😉
Il faut donc ne pas oublier, quand on parle des grandes inventions qui nous viennent des Chinois, celle du …. papier-cul !
Faudra m'expliquer pourquoi il n'en mette pas dans les toiletets publiques alors 😄
Et au fait, tu n'a pas parlé de la période "des printemps et des automnes" ? J'avais repéré cette période au musée de Shanghai, car j'ai adoré ce nom poétique ! http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_des_Printemps_et_des_Automnes
Le moment est venu pour apporter un peu de lumière sur le terme « Chine ». Il dérive probablement de la dynastie Jin. Il y a une certaine ironie quant à l’usage du terme « Chine ». Qu’on y pense un peu ! Les Mongols, qui avaient donc renversé les Jin, donnaient ce nom à la partie de la Chine qu’ils ne contrôlaient pas (initialement). Les Mongols avaient donc fait l’amalgame entre Chinois et Jin, alors que les Jin étaient des Jurchen, donc les ancêtres des Mandchous qui plus tard, sous la dynastie Qing, allaient maintenir les Chinois Han sous une domination répressive, par exemple en leur imposant le crâne rasé et le port de la fameuse natte. (Vous suivez toujours? 😇) Il y a d’autres explications possibles, mais celle-ci semble être la plus simple et la plus probable.
Très claire ton explication ! Et très interessant à savoir !
- du papier comme monnaie, une autre invention chinoise (en fait, les Song en avaient déjà fait usage).
Oui j'ai vu au musée de Shanghai (toujours lui, très bien fait ce musée !) que le papier monaie était utilisé en Chine bien avant son apparition chez nous !
À part le fait que les voisins des Chinois ont été énormément influencés par leur culture, on commence à se rendre compte, avec un tant soit peu de réflexion, que le système chinois est en fait très simple, d’une logique foudroyante, je l’ai dit ! RRR a aussi observé que dans le fond, le chinois, c’est simple !
Oui je m'en suis rendu compte, le chinois est basé sur la logique ! Maintenant la logique dans l'écriture, les associations d'idée qui permettent de créer de nouveau idéogramme, et parfois logique uniquement quand on l'a expliqué, autrement elle peut etre difficile à comprendre. D'ailleurs un chinois de Taiwan me disait que le chinois de Chine évolue tellement vite que parfois quand il vient en Chine, il ne comprend pas certains idéogrammes récent car il n'arrive pas à comprendre l'association d'idée qui a permi de les créer. (je n'ai malheuresement plus l'exemple en tête...)
Fin de la page 4 de cette discussion... Je vais déjeuner !
Il faut donc ne pas oublier, quand on parle des grandes inventions qui nous viennent des Chinois, celle du …. papier-cul !
Faudra m'expliquer pourquoi il n'en mette pas dans les toiletets publiques alors 😄
Et au fait, tu n'a pas parlé de la période "des printemps et des automnes" ? J'avais repéré cette période au musée de Shanghai, car j'ai adoré ce nom poétique ! http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_des_Printemps_et_des_Automnes
Le moment est venu pour apporter un peu de lumière sur le terme « Chine ». Il dérive probablement de la dynastie Jin. Il y a une certaine ironie quant à l’usage du terme « Chine ». Qu’on y pense un peu ! Les Mongols, qui avaient donc renversé les Jin, donnaient ce nom à la partie de la Chine qu’ils ne contrôlaient pas (initialement). Les Mongols avaient donc fait l’amalgame entre Chinois et Jin, alors que les Jin étaient des Jurchen, donc les ancêtres des Mandchous qui plus tard, sous la dynastie Qing, allaient maintenir les Chinois Han sous une domination répressive, par exemple en leur imposant le crâne rasé et le port de la fameuse natte. (Vous suivez toujours? 😇) Il y a d’autres explications possibles, mais celle-ci semble être la plus simple et la plus probable.
Très claire ton explication ! Et très interessant à savoir !
- du papier comme monnaie, une autre invention chinoise (en fait, les Song en avaient déjà fait usage).
Oui j'ai vu au musée de Shanghai (toujours lui, très bien fait ce musée !) que le papier monaie était utilisé en Chine bien avant son apparition chez nous !
À part le fait que les voisins des Chinois ont été énormément influencés par leur culture, on commence à se rendre compte, avec un tant soit peu de réflexion, que le système chinois est en fait très simple, d’une logique foudroyante, je l’ai dit ! RRR a aussi observé que dans le fond, le chinois, c’est simple !
Oui je m'en suis rendu compte, le chinois est basé sur la logique ! Maintenant la logique dans l'écriture, les associations d'idée qui permettent de créer de nouveau idéogramme, et parfois logique uniquement quand on l'a expliqué, autrement elle peut etre difficile à comprendre. D'ailleurs un chinois de Taiwan me disait que le chinois de Chine évolue tellement vite que parfois quand il vient en Chine, il ne comprend pas certains idéogrammes récent car il n'arrive pas à comprendre l'association d'idée qui a permi de les créer. (je n'ai malheuresement plus l'exemple en tête...)
Fin de la page 4 de cette discussion... Je vais déjeuner !
Tous mes voyages en images : sur mon blog
"Parler en Thaï, par exemple, c’est pour moi comme faire un tableau à coups de pinceaux, à l’impressioniste !"
superbe !!! 🙂 moi quand je tente de parler Viet celà serait plutôt du surréalisme.... 😎.... celà fait rire tout le monde !!! (et une femme qui rit.... vous connaissez la suite.... je ne suis donc pas pressé de me perfectionner dans cette langue...) 😉
J'ai entendu dire que ce dicton vient d'un "déformation ethymologique"... Que les mots "jouir" et "rire" aurait la même racine. En Hebreu je crois bien.
Bon si je retrouve qui m'avait dit ça, je vous donne plus d'info 😉
superbe !!! 🙂 moi quand je tente de parler Viet celà serait plutôt du surréalisme.... 😎.... celà fait rire tout le monde !!! (et une femme qui rit.... vous connaissez la suite.... je ne suis donc pas pressé de me perfectionner dans cette langue...) 😉
J'ai entendu dire que ce dicton vient d'un "déformation ethymologique"... Que les mots "jouir" et "rire" aurait la même racine. En Hebreu je crois bien.
Bon si je retrouve qui m'avait dit ça, je vous donne plus d'info 😉
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la peau très blanche
- --
Un leitmotiv des critères de beauté en Asie, et dans d’autres parties du monde d’ailleurs, exception faite des pays occidentaux. D’après mon expérience (limitée), les Chinoises ont souvent des très belles peaux blanches, avec une texture de porcelaine.
Exception faite des pays occidentaux ? Je n'en suis pas sure. Il y a même pas un siècle, il était très mal vu pour les femmes françaises bourgeoise d'être bronzée. Quelle idée de vouloir ressembler à une paysanne ?? Ma grand-mère, quand elle était petit (années 20, début années 30) devait avoir toujours un chapeau et des gants pour sortir, sa mère avait également une ombrelle pour se protéger du soleil et surtout garder une peau bien blanche de "femme du monde".
Et c'est toujours le cas en Chine. Mon ami chinois chez qui j'ai logée à Shanghai pense qu'il y a une sorte de "racisme" envers les peaux mattes. Il m'a donné son impression quand je lui ai fait part de mon étonnement quand, essayant de bronzer à l'arrière d'un bateau sur le Lac de l'Ouest à Hanghzou, un chinois est gentiment venu me preter l'ombrelle de sa copine restée à l'intérieur !
Exception faite des pays occidentaux ? Je n'en suis pas sure. Il y a même pas un siècle, il était très mal vu pour les femmes françaises bourgeoise d'être bronzée. Quelle idée de vouloir ressembler à une paysanne ?? Ma grand-mère, quand elle était petit (années 20, début années 30) devait avoir toujours un chapeau et des gants pour sortir, sa mère avait également une ombrelle pour se protéger du soleil et surtout garder une peau bien blanche de "femme du monde".
Et c'est toujours le cas en Chine. Mon ami chinois chez qui j'ai logée à Shanghai pense qu'il y a une sorte de "racisme" envers les peaux mattes. Il m'a donné son impression quand je lui ai fait part de mon étonnement quand, essayant de bronzer à l'arrière d'un bateau sur le Lac de l'Ouest à Hanghzou, un chinois est gentiment venu me preter l'ombrelle de sa copine restée à l'intérieur !
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Pourquoi pas? Au point ou nous en sommes, nous pouvons elargir la discussion a l'influence de l'hebreu sur la bonne humeur et le plaisir sexuel! Mais la, je ne pourrai pas suivre par contre 🤪.
Et malgré les nombreuses assurances que j’ai recues - merci à vous tous : toi pour commencer, Henri, René, Catherine, tokala ou tokara ( ?), Marie, Olivier, Pierre, geob, bouchon78800, pachot, Bernard et DOM151, de m’avoir apporté vos réponses ; et merci aussi à mes lecteurs silencieux (j’espère qu’il y en a quelques uns !) – malgré ces assurances, donc, je me demande parfois si je ne me retrouve pas tout seul à déblatérer vainement sur mon podium 😇🙁 !
2 personnes bien disctinctes mais qui n'ont pas intervenues au même moment 😉
Tokala (Xiao Hú en chinois 🙂 )
2 personnes bien disctinctes mais qui n'ont pas intervenues au même moment 😉
Tokala (Xiao Hú en chinois 🙂 )
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Ca y est j'ai rattrapé mon retard !
Bon je ne garantie pas que je suis prete pour une intéro surprise, ton post est très très riche ! Mais vraiment très interessant.
Pour l'histoire plus récente, je te conseille de lire "Mao, l'histoire inconnue", de Jung Chang et John Halliday (nom facile à retenir...) Livre conseillé par mon oncle lors de mon séjour à Shanghai et que j'ai acheté en rentrant en France. Vu le pavé, je ne l'ai que commencé... Il permet d'ouvrir le yeux sur des aspects de l'histoire recentes de la Chine de qu'on connait, qu'on soupçonne, mais dont on ne mesure pas toujours l'ampleur.
Pour l'histoire plus récente, je te conseille de lire "Mao, l'histoire inconnue", de Jung Chang et John Halliday (nom facile à retenir...) Livre conseillé par mon oncle lors de mon séjour à Shanghai et que j'ai acheté en rentrant en France. Vu le pavé, je ne l'ai que commencé... Il permet d'ouvrir le yeux sur des aspects de l'histoire recentes de la Chine de qu'on connait, qu'on soupçonne, mais dont on ne mesure pas toujours l'ampleur.
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Tokala (Xiao Hú en chinois 🙂 )
- --
petit tigre ... ou petite cruche (!)? Et Tokala. ca vient d'ou?
je ne garantie pas que je suis prete pour une intéro surprise
- --
alors rangez vos cahiers et vos livres, et prenez une feuile blanche! vous allez expliquer m'expliquer pourquoi Koxinga est populaire et reconnu par les Chinois de Taiwan, ceux de la Republiwque Populaire de Chine, par les emigres Hokkien, et meme par les Japonais..... Et attention, on ne copie pas sur son voisin, hein! 😉
l'histoire recentes de la Chine de qu'on connait, qu'on soupçonne, mais dont on ne mesure pas toujours l'ampleur. - -- C'est pour ca que je ne veux pas m'y lancer!
l'histoire recentes de la Chine de qu'on connait, qu'on soupçonne, mais dont on ne mesure pas toujours l'ampleur. - -- C'est pour ca que je ne veux pas m'y lancer!
je ne garantie pas que je suis prete pour une intéro surprise
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alors rangez vos cahiers et vos livres, et prenez une feuile blanche! vous allez expliquer m'expliquer pourquoi Koxinga est populaire et reconnu par les Chinois de Taiwan, ceux de la Republiwque Populaire de Chine, par les emigres Hokkien, et meme par les Japonais..... Et attention, on ne copie pas sur son voisin, hein! 😉
euh... m'sieur, j'peux pas.. faut que j'aille à l'infirmerie la... 😏😄
euh... m'sieur, j'peux pas.. faut que j'aille à l'infirmerie la... 😏😄
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petit tigre ... ou petite cruche (!)? Et Tokala. ca vient d'ou?
Aurais-je mal mis l'accent sur le "hu" ? Non pour le tignre c'est un accent qui descent et qui monte... Tokala signifie "petit renard", en Sioux. (quand je te dis que je me passionne pour les langues 😉) (et je ne releverai pas la cruche 🤪😏)
Aurais-je mal mis l'accent sur le "hu" ? Non pour le tignre c'est un accent qui descent et qui monte... Tokala signifie "petit renard", en Sioux. (quand je te dis que je me passionne pour les langues 😉) (et je ne releverai pas la cruche 🤪😏)
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Oui je m'en suis rendu compte, le chinois est basé sur la logique !
Maintenant la logique dans l'écriture, les associations d'idée qui permettent de créer de nouveau idéogramme, et parfois logique uniquement quand on l'a expliqué, autrement elle peut etre difficile à comprendre.
Salut, oui et non, difficile pour nous car "notre logique" est totalement différente de la leure🤪🙂😄😏!!!
Si on avait "baigné" depuis la tendre enfance😇 dans leur systeme de pensé, on trouverais ça enfantin!!! (logique🙂)
Pour preuve un lettré chinois de Canton ou de Pékin pourra lire le meme idéogramme le comprendre, mais le prononcé différament!!!! Alors que nous et un anglais pourront lire le meme mot (meme alphabet) le prononcer a peu pres pareil, mais pas comprendre la signification et encore mieux, avoir des significations différentes (faux amis!!!) D'ou la remarque que le chinois est plus logique si on comprend le systeme de pensé et c'est ça qui est difficile!!!🙂
Apres c'est sur que le fait que leur écriture étant "encore vivante", il peut etre difficile de suivre, si on est a un moment déconnecter de ce syteme de pensé!!!
A+
Salut, oui et non, difficile pour nous car "notre logique" est totalement différente de la leure🤪🙂😄😏!!!
Si on avait "baigné" depuis la tendre enfance😇 dans leur systeme de pensé, on trouverais ça enfantin!!! (logique🙂)
Pour preuve un lettré chinois de Canton ou de Pékin pourra lire le meme idéogramme le comprendre, mais le prononcé différament!!!! Alors que nous et un anglais pourront lire le meme mot (meme alphabet) le prononcer a peu pres pareil, mais pas comprendre la signification et encore mieux, avoir des significations différentes (faux amis!!!) D'ou la remarque que le chinois est plus logique si on comprend le systeme de pensé et c'est ça qui est difficile!!!🙂
Apres c'est sur que le fait que leur écriture étant "encore vivante", il peut etre difficile de suivre, si on est a un moment déconnecter de ce syteme de pensé!!!
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
oui et non, difficile pour nous car "notre logique" est totalement différente de la leure🤪🙂😄😏!!!
Ci-dessous le lien d'une page que j'aime bien. C'est assez drôle. Je ne comprends pas l'illustration "au restaurant" par contre, il y a quelque chose qui m'échappe. Si quelqu'un a une idée...
http://blog.tongo.asia/2008/12/07/differences-entre-la-culture-occidentale-et-asiatique/
Ci-dessous le lien d'une page que j'aime bien. C'est assez drôle. Je ne comprends pas l'illustration "au restaurant" par contre, il y a quelque chose qui m'échappe. Si quelqu'un a une idée...
http://blog.tongo.asia/2008/12/07/differences-entre-la-culture-occidentale-et-asiatique/
Salut,
pour le restaurant je pense que c'est le volume sonore!!!🙂
Mais assez simplifié mais assez vrai!!!!!!!
A+
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Salut RRR,
Le volume sonore ouiii !! Je n'avais pas du tout pensé à ça. Merci. 😉
Le volume sonore ouiii !! Je n'avais pas du tout pensé à ça. Merci. 😉
De rien😇
J'ai adoré le shémat pour les problemes!!!!🙂 Trop vrai!!!
A+
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Tres bien vu! 🙂
Tellement bien vu pour la facon de faire la fete! Mais ce que je ne comprends pas, c'est "les choses nouvelles"
Tellement bien vu pour la facon de faire la fete! Mais ce que je ne comprends pas, c'est "les choses nouvelles"
Aurais-je mal mis l'accent sur le "hu" ? Non pour le tignre c'est un accent qui descent et qui monte...
Tokala signifie "petit renard", en Sioux.
(quand je te dis que je me passionne pour les langues 😉)
(et je ne releverai pas la cruche 🤪😏)
- --
Tokala, du sioux, comment n’y avais-je pas pensé ???? Le Lakota/Dakota a du charme, je le reconnais. As-tu lu Hanta Yo, de Ruth Beebe-Hill? Il y abatí un debut de discussion là-dessus, et sur les Sioux en général (mais ca avait dégénéré comme seuls les Français savent faire dégénérer une discussion….). Je te donne le lien o-k-z-où :
http://voyageforum.com/v.f?post=1425760;search_string=Hanta%20Yo;
« xiao hú » : les tons … oui, mais « xiao » devrait alors s’écrire avec le troisième ton également (descendant/remontant) ….😇
Ne t’inquiète pas, la cruche c’était une petite pique pas méchante ! 🙂😉
Tokala, du sioux, comment n’y avais-je pas pensé ???? Le Lakota/Dakota a du charme, je le reconnais. As-tu lu Hanta Yo, de Ruth Beebe-Hill? Il y abatí un debut de discussion là-dessus, et sur les Sioux en général (mais ca avait dégénéré comme seuls les Français savent faire dégénérer une discussion….). Je te donne le lien o-k-z-où :
http://voyageforum.com/v.f?post=1425760;search_string=Hanta%20Yo;
« xiao hú » : les tons … oui, mais « xiao » devrait alors s’écrire avec le troisième ton également (descendant/remontant) ….😇
Ne t’inquiète pas, la cruche c’était une petite pique pas méchante ! 🙂😉
J’en arrive à un sujet qui je pense est incontournable pour ceux qui s’intéressent à la diaspora chinoise : d’où viennent-ils, et quelles relations existent entre eux ? Sujet inépuisable !
Quatre Groupes de Chinois d’Outremer Nous avons vu que la grande majorité des Chinois d’outremer provient des régions côtières méridionales de Chine, c.à.d. des provinces du Zhejiang, du Fujian et du Guangdong (voir la carte). Ces provinces correspondent à une grande partie de la région de Yue. Au nord-est, il y avait Minyue, centré le long de la rivière Min au Fujian. À l’extrême sud, il y avait le royaume de Nanyue qui était indépendant jusqu’à la dynastie Han. Il y eut plusieurs vagues d’émigration de Han venus du nord vers le sud de la Chine, et les peuples non-Han qui y étaient à l’origine se trouvèrent refoulés vers l’Asie du sud-est ou vers les montagnes les plus reculées, ou alors sinisés et dilués dans le creuset ethnique et culturel Han. Donc, grosso modo, tous ces Chinois d’outremer venus de la même super-région de Yue sont effectivement des Han. Cependant, si pour les non-Chinois tous les Chinois sont les mêmes, ce n’est absolument pas ainsi qu’ils se perçoivent eux-mêmes !
Quatre grandes divisions existent au sein des communautés de Chinois d'outremer, basées sur une identité linguistique et de localité. Même à l'autre bout du monde depuis plusieurs générations, le pays natal d'une famille chinoise reste celui des aïeux ! Ces quatre grandes divisions sont les Teochiu, les Hokkien, les Hakka et les Cantonais. Ces divisions procèdent de sentiments identitaires vécus et ne tiennent pas forcément compte des divisons linguistiques. Ainsi, les dialectes Teochiu et Hokkien appartiennent au groupe Minnan, lui-même partie du groupe Min (il y a bien évidemment un rapport avec la rivière du même nom), mais les locuteurs de l'un ou de l'autre dialecte se considèrent comme différents. Les Teochiu forment ce que l'on estime être le plus puissant et le plus riche des réseaux souterrains, et l'une des toutes premières multinationales du monde 😮 ! Les membres de ces réseaux font preuve d'une loyauté exceptionnelle à l'organisation.
Si les Teochiu sont les plus riches des Chinois d’outremer, il n'y a qu'en Thaïlande où ils constituent la majorité de ceux-ci. Bangkok réunit ainsi la plus grande population Teochiu urbaine mondiale. Par ordre de grandeur de population, ils arrivent en deuxième position au Vietnam, en Malaisie, à Hong Kong, à Singapour, au Canada et aux États-Unis. Au 20-ème siècle, leurs activités commerciales comprenaient le trafic de riz qu'ils ont dominé pendant la Seconde Guerre mondiale, et ….. celui de l'héroïne du Triangle d'Or 😮😕. Les Hokkien se chargeaient également du transport et de la commercialisation de l'héroïne, activités hautement lucratives et convenant parfaitement aux structures, aux règles de comportement et aux codes de conduite de ces organisations. Les Hokkien sont les Chinois les plus nombreux et les plus répandus dans le monde. La grande majorité d'entre eux est installée à Taiwan, à Singapour, en Malaisie, aux Philippines et en Indonésie. Pendant la dernière Guerre Mondiale, les Hokkien furent persécutés par les Japonais et perdirent la position dominante qu'ils occupaient depuis le début du 14-ème siècle en Asie du sud-est, alors que les Teochiu bénéficièrent de leur ralliement et de celui de la Thaïlande au Japon.
Les Cantonais viennent bien évidemment de la province du Guangdong (Canton). Les « vrais » Cantonais sont les Punti, ou Bundi (« Boon Dei en cantonais veut dire « local ») avec lesquels les Hakka ont eu énormément de frictions quand ils ont émigré vers le sud de la Chine (voir plus bas). Au contraire des Teochiu, des Hokkien et des Hakka qui s’installèrent principalement en Asie du sud-est, les Cantonais émigrèrent surtout vers les pays occidentaux (Canada, États-Unis). En Asie du sud-est, c’est surtout en Indonésie qu’ils sont présents.
Les Hakka sont les « derniers venus », comme leur nom l'indiquerait. Ils se réclament être les descendants des premières vagues de migration du nord vers le sud, datant du 4-ème siècle quand les Xiongnu avaient saccagé la Chine du nord. En Chine, ils avaient un statut déconsidéré et ils ont donc été des migrants et des Huaqiao par excellence. Du Jiangxi au Guangxi et du Fujian au Guangdong (surtout), les Hakka entrèrent en contact avec les "natifs' (Punti ou Bendi) à la suite des différentes crises économiques que connut la Chine. Une forte animosité caractérisait ces contacts. Il y eut par exemple des guerres féroces entre clans Hakka et Punti entre 1855 et 1867, dans le delta de la Rivière des Perles au Guangdong, résultant en près d’un million de morts (!) 🏴☠️🏴☠️🏴☠️. Les survivants des clans vaincus étaient souvent vendus comme « coolies » en destination de Cuba et de l’Amérique du sud, alors que les femmes étaient vendues comme prostituées à Macao 🏴☠️🏴☠️🏴☠️. La solidarité dont les Hakka font preuve s'est probablement développée en réaction à l'hostilité à laquelle ils ont souvent été confrontés. Leur habitat montagnard et leurs habitations aux caractéristiques défensives sont également issus de la concurrence brutale à laquelle ils se livrèrent avec les Punti. Ils sont connus pour être parmi les plus conservateurs des Chinois en ce qui concerne la préservation des coutumes.
Les Hakka ont longtemps vendu leur riz aux Teochiu qui se chargeaient de le commercialiser. Ils finirent par accompagner les Teochiu dans leurs voyages le long des côtes de la Mer de Chine méridionale, et lorsque les Teochiu devinrent les principaux commerçants de riz en Thailande et au Vietnam, leur participation active à ce commerce fit des Hakka le quatrième groupe le plus important des Chinois d’outremer. Leur influence vient également du fait qu’ils ont fourni un certain nombre d’hommes politiques notoires, dont Sun Yat-Sen, le père de la république de Chine en 1911, Lee Kuan Yew que les familiers avec Singapour connaissent très bien, et Deng Xiao Ping lui-même.
Nous avons donc d’une part les Teochiu et les Hokkien, issus de la partie septentrionale de la région qui nous intéresse au sud de Shanghai. Ils sont apparentés, linguistiquement en tout cas, et ils se sont souvent trouvés associés dans les mêmes entreprises commerciales. Et d’autre part, nous avons les Hakka et les Cantonais, surtout issus de la partie méridionale de cette région, et qui ont été des ennemis mortels avant de quitter la Chine.
NB : On relève le rôle prépondérant joué par les Chinois dans le commerce (on pourrait peut-être dire « trafic ») du riz, comme c’est le cas en Thailande si j’ai bien compris, rôle que Boumbastic nous avait fait remarquer il y a déjà quelques bonnes pages en arrière (il nous avait indiqué un article du Figaro sur le sujet).
Quatre Groupes de Chinois d’Outremer Nous avons vu que la grande majorité des Chinois d’outremer provient des régions côtières méridionales de Chine, c.à.d. des provinces du Zhejiang, du Fujian et du Guangdong (voir la carte). Ces provinces correspondent à une grande partie de la région de Yue. Au nord-est, il y avait Minyue, centré le long de la rivière Min au Fujian. À l’extrême sud, il y avait le royaume de Nanyue qui était indépendant jusqu’à la dynastie Han. Il y eut plusieurs vagues d’émigration de Han venus du nord vers le sud de la Chine, et les peuples non-Han qui y étaient à l’origine se trouvèrent refoulés vers l’Asie du sud-est ou vers les montagnes les plus reculées, ou alors sinisés et dilués dans le creuset ethnique et culturel Han. Donc, grosso modo, tous ces Chinois d’outremer venus de la même super-région de Yue sont effectivement des Han. Cependant, si pour les non-Chinois tous les Chinois sont les mêmes, ce n’est absolument pas ainsi qu’ils se perçoivent eux-mêmes !
Quatre grandes divisions existent au sein des communautés de Chinois d'outremer, basées sur une identité linguistique et de localité. Même à l'autre bout du monde depuis plusieurs générations, le pays natal d'une famille chinoise reste celui des aïeux ! Ces quatre grandes divisions sont les Teochiu, les Hokkien, les Hakka et les Cantonais. Ces divisions procèdent de sentiments identitaires vécus et ne tiennent pas forcément compte des divisons linguistiques. Ainsi, les dialectes Teochiu et Hokkien appartiennent au groupe Minnan, lui-même partie du groupe Min (il y a bien évidemment un rapport avec la rivière du même nom), mais les locuteurs de l'un ou de l'autre dialecte se considèrent comme différents. Les Teochiu forment ce que l'on estime être le plus puissant et le plus riche des réseaux souterrains, et l'une des toutes premières multinationales du monde 😮 ! Les membres de ces réseaux font preuve d'une loyauté exceptionnelle à l'organisation.
Si les Teochiu sont les plus riches des Chinois d’outremer, il n'y a qu'en Thaïlande où ils constituent la majorité de ceux-ci. Bangkok réunit ainsi la plus grande population Teochiu urbaine mondiale. Par ordre de grandeur de population, ils arrivent en deuxième position au Vietnam, en Malaisie, à Hong Kong, à Singapour, au Canada et aux États-Unis. Au 20-ème siècle, leurs activités commerciales comprenaient le trafic de riz qu'ils ont dominé pendant la Seconde Guerre mondiale, et ….. celui de l'héroïne du Triangle d'Or 😮😕. Les Hokkien se chargeaient également du transport et de la commercialisation de l'héroïne, activités hautement lucratives et convenant parfaitement aux structures, aux règles de comportement et aux codes de conduite de ces organisations. Les Hokkien sont les Chinois les plus nombreux et les plus répandus dans le monde. La grande majorité d'entre eux est installée à Taiwan, à Singapour, en Malaisie, aux Philippines et en Indonésie. Pendant la dernière Guerre Mondiale, les Hokkien furent persécutés par les Japonais et perdirent la position dominante qu'ils occupaient depuis le début du 14-ème siècle en Asie du sud-est, alors que les Teochiu bénéficièrent de leur ralliement et de celui de la Thaïlande au Japon.
Les Cantonais viennent bien évidemment de la province du Guangdong (Canton). Les « vrais » Cantonais sont les Punti, ou Bundi (« Boon Dei en cantonais veut dire « local ») avec lesquels les Hakka ont eu énormément de frictions quand ils ont émigré vers le sud de la Chine (voir plus bas). Au contraire des Teochiu, des Hokkien et des Hakka qui s’installèrent principalement en Asie du sud-est, les Cantonais émigrèrent surtout vers les pays occidentaux (Canada, États-Unis). En Asie du sud-est, c’est surtout en Indonésie qu’ils sont présents.
Les Hakka sont les « derniers venus », comme leur nom l'indiquerait. Ils se réclament être les descendants des premières vagues de migration du nord vers le sud, datant du 4-ème siècle quand les Xiongnu avaient saccagé la Chine du nord. En Chine, ils avaient un statut déconsidéré et ils ont donc été des migrants et des Huaqiao par excellence. Du Jiangxi au Guangxi et du Fujian au Guangdong (surtout), les Hakka entrèrent en contact avec les "natifs' (Punti ou Bendi) à la suite des différentes crises économiques que connut la Chine. Une forte animosité caractérisait ces contacts. Il y eut par exemple des guerres féroces entre clans Hakka et Punti entre 1855 et 1867, dans le delta de la Rivière des Perles au Guangdong, résultant en près d’un million de morts (!) 🏴☠️🏴☠️🏴☠️. Les survivants des clans vaincus étaient souvent vendus comme « coolies » en destination de Cuba et de l’Amérique du sud, alors que les femmes étaient vendues comme prostituées à Macao 🏴☠️🏴☠️🏴☠️. La solidarité dont les Hakka font preuve s'est probablement développée en réaction à l'hostilité à laquelle ils ont souvent été confrontés. Leur habitat montagnard et leurs habitations aux caractéristiques défensives sont également issus de la concurrence brutale à laquelle ils se livrèrent avec les Punti. Ils sont connus pour être parmi les plus conservateurs des Chinois en ce qui concerne la préservation des coutumes.
Les Hakka ont longtemps vendu leur riz aux Teochiu qui se chargeaient de le commercialiser. Ils finirent par accompagner les Teochiu dans leurs voyages le long des côtes de la Mer de Chine méridionale, et lorsque les Teochiu devinrent les principaux commerçants de riz en Thailande et au Vietnam, leur participation active à ce commerce fit des Hakka le quatrième groupe le plus important des Chinois d’outremer. Leur influence vient également du fait qu’ils ont fourni un certain nombre d’hommes politiques notoires, dont Sun Yat-Sen, le père de la république de Chine en 1911, Lee Kuan Yew que les familiers avec Singapour connaissent très bien, et Deng Xiao Ping lui-même.
Nous avons donc d’une part les Teochiu et les Hokkien, issus de la partie septentrionale de la région qui nous intéresse au sud de Shanghai. Ils sont apparentés, linguistiquement en tout cas, et ils se sont souvent trouvés associés dans les mêmes entreprises commerciales. Et d’autre part, nous avons les Hakka et les Cantonais, surtout issus de la partie méridionale de cette région, et qui ont été des ennemis mortels avant de quitter la Chine.
NB : On relève le rôle prépondérant joué par les Chinois dans le commerce (on pourrait peut-être dire « trafic ») du riz, comme c’est le cas en Thailande si j’ai bien compris, rôle que Boumbastic nous avait fait remarquer il y a déjà quelques bonnes pages en arrière (il nous avait indiqué un article du Figaro sur le sujet).
Tokala signifie "petit renard", en Sioux.
Bonsoir,
Xiao3 hu2 signifie aussi "petit renard" en chinois.
Peut-être que la capture d'écran attachée montre les caractères ...
Danielle
PS Oui, ça y est, 1 heure de boulot mais les caractères y sont
Bonsoir,
Xiao3 hu2 signifie aussi "petit renard" en chinois.
Peut-être que la capture d'écran attachée montre les caractères ...
Danielle
PS Oui, ça y est, 1 heure de boulot mais les caractères y sont
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
Oui, on voit bien les caracteres, merci! (mais 1 heure de boulot?)
Merci pour le lien Mariecurry, c'est tres bien imagé !
Comme RRR, je pense que l'illustration du restaurant indique le niveau sonore.
Tous mes voyages en images : sur mon blog
« xiao hú » : les tons … oui, mais « xiao » devrait alors s’écrire avec le troisième ton également (descendant/remontant) ….😇
En effet, sauf que cet accent ne passe pas sur VF... Mais tu avais très bien compris de toutes façons 😉
Tokala, du sioux, comment n’y avais-je pas pensé ???? Le Lakota/Dakota a du charme, je le reconnais. As-tu lu Hanta Yo, de Ruth Beebe-Hill?
Oh oui je l'ai lu ! C'est justement à la fin de mon edition de Hanta Yo que j'ai découvert "tokala", dans le lexique, et je l'ai tout de suite adopté. Je vais aller voir la discussion dont tu parles.
En effet, sauf que cet accent ne passe pas sur VF... Mais tu avais très bien compris de toutes façons 😉
Tokala, du sioux, comment n’y avais-je pas pensé ???? Le Lakota/Dakota a du charme, je le reconnais. As-tu lu Hanta Yo, de Ruth Beebe-Hill?
Oh oui je l'ai lu ! C'est justement à la fin de mon edition de Hanta Yo que j'ai découvert "tokala", dans le lexique, et je l'ai tout de suite adopté. Je vais aller voir la discussion dont tu parles.
Tous mes voyages en images : sur mon blog
Tellement bien vu pour la facon de faire la fete! Mais ce que je ne comprends pas, c'est "les choses nouvelles"
Je crois que cela signifie qu'en occident on a peur de la nouveauté alors qu'en Asie on saute dessus 😉 Exemple: le temps de diffusion du telephone portable dans la société 🙂 Merci Marie pour le lien, excellent 😉
Je crois que cela signifie qu'en occident on a peur de la nouveauté alors qu'en Asie on saute dessus 😉 Exemple: le temps de diffusion du telephone portable dans la société 🙂 Merci Marie pour le lien, excellent 😉
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
Oh oui je l'ai lu ! C'est justement à la fin de mon edition de Hanta Yo que j'ai découvert "tokala", dans le lexique, et je l'ai tout de suite adopté.
Je vais aller voir la discussion dont tu parles.
- --
Mais tu me suis donc partout ???? 😉 🙂 J’ai lu le livre 3 fois il y a 20-30 ans, et je me rappelle très bien consulter de multiples fois le lexique à la fin du livre. C’est un livre qui m’a énormément fait rêver. Il y des passages fabuleux et vraiment on imagine la vie de ces peuples avant que les blancs ne viennent les détruire 😠🤪. Il y a par exemple ce passage où le scout (le père de xxxx, le meilleur ami de Ahbleza, le héros de l’histoire) instruit les deux jeunes garçons en leur faisant observer le comportement des animaux, et entre autres « les guerriers de la nation aux ailes peintes » en parlant des papillons 😎 ! Je ne sais pas comment ça a été traduit en français (je ne lis pratiquement jamais en français), mais en anglais c’est magique, c’est traduit mot à mot du Lakota. 😛😎😉
Ca y est ! J’ai retrouvé le nom de l’ami d’Ahbleza : Tonweya ! Et correction : c’est son grand-père, scout, qui les emmène en vadrouille et les instruit. Le père de Tonweya est le chasseur Ogle, et le père d’Ahbleza est Olepi, le chef du clan. Le début du livre dépeint magnifiquement le petit clan qui se déplace, avec Olepi entouré de ses 4 guerriers à l’avant. Magique, surtout pour moi qui avais lu dans mon adolescence les livres de Karl May (dans le texte Allemand)!
Bonjour,
Si tu sais comment faire pour que les caractères ne se transforment pas en %&/(), dis-moi ! J'ai cherché de tous les côtés avant d'y arriver !
Danielle
Si tu sais comment faire pour que les caractères ne se transforment pas en %&/(), dis-moi ! J'ai cherché de tous les côtés avant d'y arriver !
Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
😉Salut Boumba,
Je dirais peut etre pas peur, mais en tout cas l'occidentale auraient tendance a observer d'abord, voir l'utilités et ensuite prendre la nouveauté si necessaire, et l'asiatique (de maniere générale) adopte tout de suite la nouveauté!!!
Mais en tout cas, je pense que c'est ce qu'est sensé représenter ce shémat aussi!!
A+
Je dirais peut etre pas peur, mais en tout cas l'occidentale auraient tendance a observer d'abord, voir l'utilités et ensuite prendre la nouveauté si necessaire, et l'asiatique (de maniere générale) adopte tout de suite la nouveauté!!!
Mais en tout cas, je pense que c'est ce qu'est sensé représenter ce shémat aussi!!
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Je dirais peut etre pas peur
Salut 3R, Oui tu as raison, j'aurai du dire méfiant, ca correspondrait plus a l'idée que représente le schéma en effet 😉
Salut 3R, Oui tu as raison, j'aurai du dire méfiant, ca correspondrait plus a l'idée que représente le schéma en effet 😉
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
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More discussions
Hi everyone,
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Good evening everyone,
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course... He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright, Farewell, you foreign devil. Safe travels.
Michel
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course... He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright, Farewell, you foreign devil. Safe travels.
Michel
hello to all travelers with their eyes wide open to the desert...
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
We're planning to spend a month in Vietnam. Is hiring a guide helpful?
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
Hello everyone,
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Hello everyone,
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.
Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
Hello 🙂
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hi there,
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,

Hello to all East Africa lovers and nature enthusiasts in general,
While I prepare to share a recap of our latest trip/safari in Kenya soon, I’d like to wish you all a peaceful transition between 2025 and 2026.
Warm regards,
Puma2A.





...
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
















