Coucou Carmen
Un carnet très instructif, mais il manque la suite.🤪 Tu n'as pas envie de le finir?
Pas le temps et pas vraiment envie de revenir sur ce carnet alors juste quelques photos commentées pour la dernière visite au Ladakh, en compagnie de Jean-Louis.
L'après-midi nous nous rendons dans le dernier village ouvert au tourisme en septembre 2017.
Moins de 20 touristes étrangers sont venus ici lorsque nous arrivons au village.

Les montagnes, servant de frontière entre les frères ennemis, Pakistan et Inde, se découpent au loin sur un ciel bleu à souhait. C'est impressionnant, cet ilot de verdure dans ce paysage à dominante minérale.

A côté de la seule habitation du village, se trouve des bâtiments où sèche du fourrage.

Grâce à notre chauffeur et son épouse, nous sommes accueillis par les seuls habitants du village: un couple de personnes agées, et leur fille d'environ une quarantaine d'années, qui a 2 enfants si j'ai bien retenu. Jean-Louis?
Voici le couple de personnes âgées qui vivent la-bas, ils n'ont pas de véhicule et comptent sur les camions de l'armée pour se déplacer. Lorsque nous sommes arrivés, le monsieur était assis sous un arbre entrain d'attendre un éventuel passage d'un camion de l'armée.

Les habitants nous reçoivent et nous offrent le thé et des biscuits. L'épouse de notre chauffeur fait le service et tous les 2 nous servent de traducteur.

Nous sommes reçus dans un salon typique ladakhi avec des meubles très bien décorés et très beaux.

A l'extérieur, une tente est placé avec un militaire à l'intérieur qui est chargé du contrôle du check up.

Voici la route qui permet d'aller vers la frontière pakistanaise et le glacier du siachen et juste avant le panneau de contrôle qui interdit l'accès aux touristes étrangers.

Lorsque je vois que je n'ai pas le droit d'aller plus loin, je suis tellement désolée, que l'épouse du chauffeur intercède pour que puisse aller jusqu'au pont. Je suis la seule à être autorisée. Ni JF ni Jean-louis ne peuvent y aller.
Arrivée au niveau du pont, je photographie le paysage en face.

ET voici le fameux pont que je n'ai absolument pas le droit de fouler. A partir de là, seuls les indiens munis d'un permis spécial, peuvent aller plus loin. Les étrangers n'ont pas le droit d'aller plus loin.

En tout cas, c'était grisant de franchir une barrière pour faire ces quelques mètres où j'étais la seule à avoir le droit d'aller. 😏 Merci Jean-Louis de m'avoir permis de pouvoir aller la-bas.

Je tiens à préciser que nous n'avons pas visité de temple dans ce village.
En repartant, je donne quelques billets à l'épouse du chauffeur, pour qu'elle remercie de notre part la fille du couple pour nous avoir reçus.
Puis, avant de partir, le vieux monsieur quitte l'arbre sous lequel il était assis et demande à notre chauffeur si nous acceptons de le déposer. Notre réponse est évidement oui.
Et encore une fois, le monsieur monte devant à côté de l'épouse, malgré mes protestations alors que nous ne sommes que 2 à l'arrière sur une banquette de 3 places et qu'eux sont 2 sur une seule banquette!!!
Nous le déposons à Saserla, puis nous retournons à notre hôtel à Sumur.

Pendant le trajet, nous expliquons à Jean-Louis que nous ne continuerons pas notre découverte en allant vers Turtuk, nous sommes fatigués et nous en avons marre des hébergements basiques ladakhis, de la poussière...Bref, demain, nous rentrons vers Leh où nous passerons 2 nuits, et nous avons pris nos billets d'avion pour le jour d'après, pour redescendre en avion vers Delhi. Nous avons déjà réservé une nuit au Sheraton et nous avons une semaine la-bas à organiser.
Nous demandons à Jean-Louis de nous rendre service en acceptant que le couple le conduise demain à Turtuk, car je voudrais que la jeune épouse qui a été si charmante avec moi puisse profiter jusqu'au bout de sa première découverte de la nubra valley.
Jean-louis nous fait remarquer qu'il peut très bien prendre le bus et qu'il en a l'habitude et que ça le gène d'accepter. Mais j'insiste et lui fait remarquer que sans un client à conduire à Turtuk, ils n'iront pas la-bas, et la jeune épouse ne découvrira jamais ce coin, ce que je veux éviter.
Quant à nous, nous demanderons à l'hôtel à Sumur de nous appeler un autre taxi. JL finit par accepter de se laisser convaincre par mes arguments.
Arrivés sur place, j'explique le changement de situation à Sonam qui n'est pas du tout d'accord pour que je fasse appeler un autre chauffeur et et qui tient à nous ramener. Il faut que j'insiste vraiment, et que je lui dise que je veux qu'il conduise mon ami français à Turtuk pour qu'il finisse par accepter, mais je sens bien que ça ne lui plaît pas. Il me dit que j'ai payé pour 5 jours à la nubra et qu'il faudrait que je demande au mantra cottage qu'on me rembourse, ce que je refuse catégoriquement. Je lui explique que j'offre ma 5ème journée à mon ami français et là il finit par accepter.
Nous faisons nos adieux émus à nos 2 tourtereaux ladakhis et encore plus émus à Jean-Louis.
J'ai eu l'immense plaisir et le plus grand honneur de rencontrer un grand homme: merci à toi Jean-Louis, merci infiniment.
Le lendemain, un autre taxi nous conduira à Leh au grand dragon hôtel où nous dormirons dans une chambre climatisée, insonorisée.

A l'accueil de l'hotel, une jeune hôtesse habillée en tenue traditionnelle attend un client important. Nous en profitons pour l'immortaliser.

Le reste de la journée nous permettra de profiter de notre chambre très confortable, du restaurant...

Le lendemain nous retournons au mantra cottage qui est complet. Heureusement que nous n'y étions pas allés la veille sans prévenir, il n'aurait pas pu nous accueillir.
Nous y passons notre dernière nuit que nous avions déjà réservée, puis le jour d'après nous redescendons vers Delhi en avion.
Là s'arrête mon récit et mon voyage au Ladakh.
Pour être vraiment honnête, de nous 2, c'est moi qui tenais absolument à aller la-bas. Jf ne voulait pas venir en Inde et il a accepté pour me faire plaisir. J'ai beaucoup aimé tous les endroits que j'ai découverts. Ce fut un vrai choc culturel, et j'ai beaucoup appris. Pour JF c'est différent, lui ne veut absolument plus y remettre les pieds alors que moi, bah pourquoi pas??? Mais pas tout de suite.🤪
Voilà la miss. Nous partons bientôt aux USA: le Colorado et le nouveau Mexique seront bientôt nos terrains de jeux, entre badlands, pueblos, et villes..... en espérant qu'il n'y ait pas de shutdown aussi long. Je reconnais que la préparation de ce nouveau voyage, la surcharge de travail...et d'autres aléas m'avaient fait oublier ce carnet......
Et très honnêtement, je croyais même qu'il était déjà tombé aux oubliettes. En fait, ce n'est pas le carnet dont je garderai le meilleur souvenir!! Sorry!
Hop, c'est fini, et maintenant à toi de raconter ta vision du Ladakh.😛
Bises.