Voyage au bout de ma rue
by Timouss
This discussion is in French, the community’s main language.
Original post
De ma banlieue, monter dans le bus et le métro, c'est déjà commencer un voyage au long court.
J'aime m'asseoir et contempler ce melting pot bigarré.
L'Hindoue et son sari chatoyant accompagnée de son mari aux cheveux si bien lissés, l'Africaine et son bébé emballé sur son dos, les Antillaises et leur rire tonitruant, la femme voilée qui ne laisse entrevoir qu'un regard de braise, la Maghrébine et ses mains tatouées au henné, le gigantesque Allemand dont l'appareil-photo brinqueballe sur son ventre, le groupe de Japonais avec les doigts en V, le Pépé ronchon qui maugrée contre tout et tous, la Mémé qui joue des coudes pour s'asseoir à "sa" place, la dame "BCBG" qui balance un grand coup de poussette de marché dans les jambes "des p'tits jeunes pour leur apprendre la politesse", les ados qui se bécotent, le mouflet dans sa poussette qui braille plus fort que la sonnerie du portable de sa mère qui ne s'occupe pas de lui, le SDF dont tout le monde s'écarte, la mère de famille chargée sous le faix de ses cabas d'où poignent les poireaux, le groupe de jeunes qui se chamaillent, l'écolière qui révise une dernière fois, l'étudiant qui griffonne une formule, la prof qui corrige ses copies, le jeune cadre dynamique qui met au point sa réunion, la dame un peu trop maquillée à la jupe juste un peu trop courte…
Et puis, tous les autres perdus dans leurs rêves ou leurs soucis.
Et le conducteur, stoïque derrière son volant. Il doit en avoir des anecdotes à raconter à la fin de sa journée!!!
🙂 Très joli poème en prose.
On dirait une chanson de Jacques Lanzmann chantée par l'autre Jacques (Dutronc) "et moi, et moi, et moi..."
On dirait une chanson de Jacques Lanzmann chantée par l'autre Jacques (Dutronc) "et moi, et moi, et moi..."
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Merci Fabricia.
Bonne journée.
Timouss
Bonne journée.
Timouss
Bien observé. Bravo
Bonjour Veroar,
Et encore, j'ai oublié celui qui cogite sur ses mots croisés, celui qui se creuse le tête avec le Sudoku, celui qui lit le journal, celui qui lit par-dessus l'épaule de celui qui lit le journal ....
Bonne journée.
Timouss
Et encore, j'ai oublié celui qui cogite sur ses mots croisés, celui qui se creuse le tête avec le Sudoku, celui qui lit le journal, celui qui lit par-dessus l'épaule de celui qui lit le journal ....
Bonne journée.
Timouss
Super, continue à nous écrire des petits textes de ce genre, ils apprennent à regarder un peu plus autour de soi.
Merci
Merci
Eh bé, Timouss, t'en vois des choses dans ta rue !
T'as vu aussi la mémé qui pousse son déambulateur sur le trottoir inégal, qui le soulève si rageusement que tu te demandes pourquoi elle en a besoin ? T'as vu aussi le cycliste, la tête dans le guidon qui se glisse entre les passants en criant "attention-attention" ? Et les deux copains en scooter, l'un le casque au coude, l'autre le casque en chapeau de soleil rejeté à l'arrière du crâne, le pot d'échappement trafiqué qui vibrionne furieusement ? Et le type qui fait hurler sa musique, qui attend au feu rouge et démarre au vert sur les chapeaux de roue ? Et les deux gamines qui gloussent en se montrant les textos et les photos du week-end d'enfer qu'elles ont passé ? Et t'as vu aussi l'homme à la malette qui semble deviser tout seul, le portable invisible ? Et la petite vieille toute courbée qui sort subrepticement de son cabas en toile enduite noire les morceaux de pain qu'elle jette aux pigeons grasouillets qui grouillent autour de ses jambes ? Et celui qui se gare sur l'emplacement réservé aux handicapés, verrouille sa portière et part d'un air dégagé ? Et celui qui découvre la contredanse sur son pare-brise, fulmine et la jette ? Et les pervenches toujours par deux qui se penchent sur la vitre, regardent si l'heure indiquée sur le p'tit papier est juste et sortent le carnet à souche glissé sous la ceinture et rédigent le pensum ? T'as reçu aussi dans les jambes, l'eau savonneuse du commerçant qui lave son bout de trottoir ? Et la dame qui attrape son reflet dans la vitrine et réajuste sa jupe ou tapote ses cheveux ? Celle-là, c'est peut-être toi ou moi ?
Ah la rue, vaut mieux l'observer qu'y être non ?😏
Dom.
T'as vu aussi la mémé qui pousse son déambulateur sur le trottoir inégal, qui le soulève si rageusement que tu te demandes pourquoi elle en a besoin ? T'as vu aussi le cycliste, la tête dans le guidon qui se glisse entre les passants en criant "attention-attention" ? Et les deux copains en scooter, l'un le casque au coude, l'autre le casque en chapeau de soleil rejeté à l'arrière du crâne, le pot d'échappement trafiqué qui vibrionne furieusement ? Et le type qui fait hurler sa musique, qui attend au feu rouge et démarre au vert sur les chapeaux de roue ? Et les deux gamines qui gloussent en se montrant les textos et les photos du week-end d'enfer qu'elles ont passé ? Et t'as vu aussi l'homme à la malette qui semble deviser tout seul, le portable invisible ? Et la petite vieille toute courbée qui sort subrepticement de son cabas en toile enduite noire les morceaux de pain qu'elle jette aux pigeons grasouillets qui grouillent autour de ses jambes ? Et celui qui se gare sur l'emplacement réservé aux handicapés, verrouille sa portière et part d'un air dégagé ? Et celui qui découvre la contredanse sur son pare-brise, fulmine et la jette ? Et les pervenches toujours par deux qui se penchent sur la vitre, regardent si l'heure indiquée sur le p'tit papier est juste et sortent le carnet à souche glissé sous la ceinture et rédigent le pensum ? T'as reçu aussi dans les jambes, l'eau savonneuse du commerçant qui lave son bout de trottoir ? Et la dame qui attrape son reflet dans la vitrine et réajuste sa jupe ou tapote ses cheveux ? Celle-là, c'est peut-être toi ou moi ?
Ah la rue, vaut mieux l'observer qu'y être non ?😏
Dom.
Bonjour Pondy,
Je croyais que tu habitais Grenoble et je m'aperçois que tu es ma voisine !!!😉😉😉
Bonne journée.
Timouss
Je croyais que tu habitais Grenoble et je m'aperçois que tu es ma voisine !!!😉😉😉
Bonne journée.
Timouss
Et voilà, que veut dire la distance, nous sommes voisine d'un même voyage, celui de ta rue..
Je n'ai pas d'escargot, ni de mésanges qui zinzinulent mais j'ai des mites alimentaires qui sortent sournoisement du placard..
J'ai aussi l'abruti qui fait ronfler son moteur, lâchant des nuages bleus sous la fenêtre Le voisin de gauche qui, malencontreusement casse l'anse de son sac et dans le même temps sa bouteille d'huile, glissade douloureuse assurée Celui de droite qui confond la poubelle avec un panier de basket et les glooonng des bouteilles de bière qui se brisent retentissent. Le facteur pris d'un coup de fatigue qui met délicatement le papier rose recommandé notifié absent quand t'es chez toi peinarde Les p'tits jeunes du dessus qui soupirent à l'heure de la sieste, tu en deviens rêveuse Et sûrement que tu connais celui qui décide que t'es désagréable, te croise et dont le regard plane si haut au-dessus de ta tête que t'existe pas. Et aussi celle que tu ne veux surtout pas rencontrer et qui est là, pile en face de toi. Tu vas écouter aimable et attentive, blablabla tous ses soucis en te disant "y'en a encore pour longtemps!".
Oui, oui, nous sommes voisines, enfin p'têtre pas..mais nous sommes tous -des gens-
Dom.
J'ai aussi l'abruti qui fait ronfler son moteur, lâchant des nuages bleus sous la fenêtre Le voisin de gauche qui, malencontreusement casse l'anse de son sac et dans le même temps sa bouteille d'huile, glissade douloureuse assurée Celui de droite qui confond la poubelle avec un panier de basket et les glooonng des bouteilles de bière qui se brisent retentissent. Le facteur pris d'un coup de fatigue qui met délicatement le papier rose recommandé notifié absent quand t'es chez toi peinarde Les p'tits jeunes du dessus qui soupirent à l'heure de la sieste, tu en deviens rêveuse Et sûrement que tu connais celui qui décide que t'es désagréable, te croise et dont le regard plane si haut au-dessus de ta tête que t'existe pas. Et aussi celle que tu ne veux surtout pas rencontrer et qui est là, pile en face de toi. Tu vas écouter aimable et attentive, blablabla tous ses soucis en te disant "y'en a encore pour longtemps!".
Oui, oui, nous sommes voisines, enfin p'têtre pas..mais nous sommes tous -des gens-
Dom.
Pour Pondy

Il s'agit d'un groupe musical, les Zimmers. Tu as remarqué la Mamie et son déambulateur ?😎😎😎

Il s'agit d'un groupe musical, les Zimmers. Tu as remarqué la Mamie et son déambulateur ?😎😎😎
Bonjour Léa,
C'est un clin d'oeil à leurs "ainés"...
Merci pour ton appréciation.
Timouss
C'est un clin d'oeil à leurs "ainés"...
Merci pour ton appréciation.
Timouss
Merci pour le voyage Timouss, 🙂
Quand j'ouvre la porte de la maison ...
c'est le troupeau de vaches que je vois brouter dans le champ d'à côté c'est le tracteur que j'entend au loin et qui s'approche c'est la voiture jaune du facteur qui rentre dans la cours avec son klaxonne c'est le voisin d'en face qui passe à vélo pour chercher son pain ....
on n'est pas voisine, mais pas très loin non plus ... juste quelques kilomètres.
Quand j'ouvre la porte de la maison ...
c'est le troupeau de vaches que je vois brouter dans le champ d'à côté c'est le tracteur que j'entend au loin et qui s'approche c'est la voiture jaune du facteur qui rentre dans la cours avec son klaxonne c'est le voisin d'en face qui passe à vélo pour chercher son pain ....
on n'est pas voisine, mais pas très loin non plus ... juste quelques kilomètres.
Pascale.
Neuf heures.
Le matin est déjà bien levé dans cette petite cour parisienne au nord de la capitale. J’emporte mon sac, mon casse-croûte, mon livre et je m’apprête à me rendre au travail. Je franchis la porte et allume une dernière cigarette avant d’en être privée pendant plusieurs heures. J’aperçois la gardienne du bâtiment qui balaie sa cour garnie de plantes, une cigarette au bec.
« Bonejourrr, vous allez au trrravail ? » me demande-t-elle de son accent serbe qu’elle n’a heureusement pas encore réussi à perdre depuis vingt années de résidence en France.
La porte automatique bippe le son de l’ouverture, je pénètre dans la rue déjà pleine d’activités et j’emprunte la rue Myrha… L’Orient qui regorge de librairies musulmanes, de couturiers africains et de bâtiments qui s’effritent lentement, rasés par des bulldozers tandis que les femmes flânent avec leurs bambins qui n’ont pas encore pris le chemin de l’école. Des femmes qui marchent dans la douceur pluvieuse de la matinée, coiffées, maquillées et majestueuses comme des Reines de Saba et lentement… Trèèèèès lentement… Allez, je traverse pour me rendre sur l’autre trottoir encore dénudé de présence humaine… J’imagine à chaque fois que je passe dans cette rue, la langueur du continent africain où c’est shanti shanti.
Faut pas être pressé…
Bonne raison de marcher sur le trottoir opposé car j’évite la boutique qui vend des poules vivantes d’où l’odeur nauséabonde et pestilentielle me retourne violemment dès le réveil. Un homme à la peau d’ébène passe la tête à travers la porte d’un des nombreux cafés et m’interpelle avec un grand sourire carnassier immaculé : « Ca va chélie ? ». La vue du Sacré Cœur s’estompe peu à peu alors que je me rapproche du petit marché de Château Rouge pour prendre le métro. Je passe devant des stands de légumes aux couleurs qui attirent le regard bien que je reste concentrée sur le sol pour voir s’il n’y a pas de reste de peau de maïs dont tout le monde semble friand. Surtout en ce moment, les mamas africaines attendent devant la bouche de métro, leur cabas collé à leur jupe longue et s’évertuent à crier : « Maïs, maïs, maïs !!!!! »
Plus faim. Je prépare ma carte orange à l’avance en descendant les escaliers. L’heure tourne et les minutes résonnent dangereusement ; est-ce l’ambiance d’ici qui me fait traîner si paresseusement au point de toujours me dépêcher pour ne pas arriver en retard au travail ? Cependant, difficile les premières fois de conserver sa patience lorsque je vois la foule défiler avec nonchalance près du guichet, bloquant ainsi le passage des machines destinés à bouffer les tickets. Qui dire des femmes qui discutent juste devant, en rigolant spontanément sans pudeur et d’autres qui cherchent tranquillement leur ticket dans leur sac ? Se bousculer à cette station est monnaie courante. Dépasser sans vergogne fait parti du paysage journalier, sans chichi et sans outrance ; alors je me glisse entre deux bavardes et me dirige dans le tunnel de « l’ennui parisien ». Parfois, des jeunes hommes aux traits persans vendent toute sorte de bricole, fausses lunettes de soleil Gucci passant par des ceintures aux marques inconnues… Le train arrive et je m’installe à une place, si possible en dehors des va-et-vient parce qu’une fois que l’on s’arrête à la station de la Gare du Nord, c’est le marché de Château Rouge concentré dans un wagon, version plus excentrée de l’Afrique.
Au retour, pressée entre quatre personnes, je descends à la Gare du Nord. Je remets tranquillement mon livre dans mon sac et prends la sortie du Faubourg Saint Denis.
Il est bientôt 19h30.
L’odeur d’encens au bois de santal embaume le quartier indien… La concentration humaine y est plus dense, la musique indienne plus importante et sonore ; les gens ne crient pas mais le bruit est présent. Le dépaysement ne me quitte pas, shanti shanti est de rigueur et parce que j’ai eu un si grand coup de cœur pour l’Inde, je ne peux m’empêcher de revenir à la maison avec des petits snacks pour les déguster en entrée. Sombres de peau et riches en couleur, les Indiens ne perdent pas leurs habitudes à parler devant les boutiques, les femmes en sari choisissent consciencieusement les mangues les plus juteux et ça traîne en longueur… Je longe la grande rue et me dit que j’aurais dû prendre un vélib’… Fait beau en ce moment mais la circulation est toujours aussi folle, je ne suis pas encore très téméraire.
Bah, j’ai fini de travailler… Je peux bien me laisser aller...
Le matin est déjà bien levé dans cette petite cour parisienne au nord de la capitale. J’emporte mon sac, mon casse-croûte, mon livre et je m’apprête à me rendre au travail. Je franchis la porte et allume une dernière cigarette avant d’en être privée pendant plusieurs heures. J’aperçois la gardienne du bâtiment qui balaie sa cour garnie de plantes, une cigarette au bec.
« Bonejourrr, vous allez au trrravail ? » me demande-t-elle de son accent serbe qu’elle n’a heureusement pas encore réussi à perdre depuis vingt années de résidence en France.
La porte automatique bippe le son de l’ouverture, je pénètre dans la rue déjà pleine d’activités et j’emprunte la rue Myrha… L’Orient qui regorge de librairies musulmanes, de couturiers africains et de bâtiments qui s’effritent lentement, rasés par des bulldozers tandis que les femmes flânent avec leurs bambins qui n’ont pas encore pris le chemin de l’école. Des femmes qui marchent dans la douceur pluvieuse de la matinée, coiffées, maquillées et majestueuses comme des Reines de Saba et lentement… Trèèèèès lentement… Allez, je traverse pour me rendre sur l’autre trottoir encore dénudé de présence humaine… J’imagine à chaque fois que je passe dans cette rue, la langueur du continent africain où c’est shanti shanti.
Faut pas être pressé…
Bonne raison de marcher sur le trottoir opposé car j’évite la boutique qui vend des poules vivantes d’où l’odeur nauséabonde et pestilentielle me retourne violemment dès le réveil. Un homme à la peau d’ébène passe la tête à travers la porte d’un des nombreux cafés et m’interpelle avec un grand sourire carnassier immaculé : « Ca va chélie ? ». La vue du Sacré Cœur s’estompe peu à peu alors que je me rapproche du petit marché de Château Rouge pour prendre le métro. Je passe devant des stands de légumes aux couleurs qui attirent le regard bien que je reste concentrée sur le sol pour voir s’il n’y a pas de reste de peau de maïs dont tout le monde semble friand. Surtout en ce moment, les mamas africaines attendent devant la bouche de métro, leur cabas collé à leur jupe longue et s’évertuent à crier : « Maïs, maïs, maïs !!!!! »
Plus faim. Je prépare ma carte orange à l’avance en descendant les escaliers. L’heure tourne et les minutes résonnent dangereusement ; est-ce l’ambiance d’ici qui me fait traîner si paresseusement au point de toujours me dépêcher pour ne pas arriver en retard au travail ? Cependant, difficile les premières fois de conserver sa patience lorsque je vois la foule défiler avec nonchalance près du guichet, bloquant ainsi le passage des machines destinés à bouffer les tickets. Qui dire des femmes qui discutent juste devant, en rigolant spontanément sans pudeur et d’autres qui cherchent tranquillement leur ticket dans leur sac ? Se bousculer à cette station est monnaie courante. Dépasser sans vergogne fait parti du paysage journalier, sans chichi et sans outrance ; alors je me glisse entre deux bavardes et me dirige dans le tunnel de « l’ennui parisien ». Parfois, des jeunes hommes aux traits persans vendent toute sorte de bricole, fausses lunettes de soleil Gucci passant par des ceintures aux marques inconnues… Le train arrive et je m’installe à une place, si possible en dehors des va-et-vient parce qu’une fois que l’on s’arrête à la station de la Gare du Nord, c’est le marché de Château Rouge concentré dans un wagon, version plus excentrée de l’Afrique.
Au retour, pressée entre quatre personnes, je descends à la Gare du Nord. Je remets tranquillement mon livre dans mon sac et prends la sortie du Faubourg Saint Denis.
Il est bientôt 19h30.
L’odeur d’encens au bois de santal embaume le quartier indien… La concentration humaine y est plus dense, la musique indienne plus importante et sonore ; les gens ne crient pas mais le bruit est présent. Le dépaysement ne me quitte pas, shanti shanti est de rigueur et parce que j’ai eu un si grand coup de cœur pour l’Inde, je ne peux m’empêcher de revenir à la maison avec des petits snacks pour les déguster en entrée. Sombres de peau et riches en couleur, les Indiens ne perdent pas leurs habitudes à parler devant les boutiques, les femmes en sari choisissent consciencieusement les mangues les plus juteux et ça traîne en longueur… Je longe la grande rue et me dit que j’aurais dû prendre un vélib’… Fait beau en ce moment mais la circulation est toujours aussi folle, je ne suis pas encore très téméraire.
Bah, j’ai fini de travailler… Je peux bien me laisser aller...
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