Bonjour,
Je vais me permettre d'ajouter mon grain de sel à celui de Christian (qui est toujours de bon conseil).
Je n'ai pas eu l'occasion de tester le Nikon D80 qui a très bonne réputation, mais j'utilise toute l'année dans mes voyages professionnels qui m'amènent surtout à être dans des régions humides le Canon 400D qui est, si mes informations sont exactes, le Canon Rebel Xti (autre pays, autre appellation !).
Comme j'ai eu déjà l'occasion de l'écrire sur d'autres sujets relatifs à la photo, je préfère travailler avec cet appareil photo parce qu'il est léger, facile à manipuler et peu encombrant. Je suis convaincue, même si des lecteurs trouveront peut-être mon propos un peu parano ou sexiste, que certains appareils sont plus particulièrement conçus pour des mains d'hommes plus larges et plus fortes.
Quoiqu'il en soit, le Canon 400D est aussi un appareil robuste qui résiste bien aux petits chocs inévitables dans le fond d'un sac à dos, quand on grimpe, quand on chute, etc... (testé en situation ! 😉).
Enfin, côté humidité : mon travail m'amène toujours à l'utiliser en contrées humides ou sur des bateaux. Je suis plongeuse moi-même et si je n'ai pas encore descendu cet appareil dans un caisson, je ne vais pas tarder à le faire. Néanmoins, je peux confirmer que le Canon 400D fonctionne parfaitement en prenant la pluie toute une journée (comme en Islande en septembre), il suffit de le garder à l'abri autant que possible sous un vêtement et le sortir pour déclencher et l'essuyer soigneusement avec un chiffon sec aussitôt pour éviter, comme Christian le souligne fort justement, que la pluie ne s'infiltre dans les compartiments sensibles de l'appareil. J'étais aussi sur un catamaran dans le Pacifique en juin dernier, et comme chacun sait un catamaran peut causer quelques surprises agréables ou non, comme ce que tu appelles fort joliment le "spray" et qui me fait toujours craindre le pire. Mais... on apprend très vite à connaître le mouvement du bateau et au pire on demande au skipper d'indiquer quels sont les endroits du catamaran plus susceptibles d'être sous les embruns et les vagues non désirées. Il se fera un plaisir aussi de réduire parfois sa vitesse quelques minutes le temps de te permettre de photographier le coucher du soleil ou les dauphins qui dansent autour du bateau. Une conversation aimable et sympathique dès le premier jour avec le skipper te permettra d'expliquer pourquoi tes photos sont importantes pour ton travail, et il collaborera plus aisément.
Un truc que j'utilise parfois quand je travaille en condition de "spray" potentiel : j'enveloppe mon appareil dans un sachet plastique zippé comme ceux que tu utilises probablement dans ton réfrigérateur ou congélateur. Dans le sac à dos, ça permet à l'appareil de rester à l'abri de toute pluie tropicale, ou vague inattendue, etc... Sur pied, il recouvre au moins la partie supérieure de l'appareil tant que je n'ai pas terminé mon cadrage, mes réglages de hauteur de pied, ma mise en scène de l'image, etc... (récemment devant une somptueuse chute d'eau en Islande, sous la pluie et dans les embruns) :

Sur un bateau, je glisse le sachet par-dessus l'objectif et le haut de l'appareil pour le protéger au maximum des embruns, jusqu'à ce que je sois prête à déclencher.
A noter que les embruns sur les bateaux sont forcément salés, donc davantage corrosifs que l'eau douce de la pluie. Il convient donc chaque soir de nettoyer soigneusement son appareil et les objectifs avec un petit chiffon doux légèrement humidifié pour éliminer les traces de sel résiduelles.
Quant à la qualité des prises de vue, elle dépend de tellement de critères que c'est très difficile de juger. Cela dépend aussi de la qualité de l'objectif choisi. Avec le Canon 400D (ou Rebel Xti) je travaille avec un 10-22 mm et un 60 mm macro (excellent aussi pour les portraits et les paysages !). Le 10-22 mm peut être légèrement déformant si tu as des personnages dans ton cadre, sur les bords ; mais il est parfait pour les couchers de soleil évidemment et les photos de lagons, etc...
Dernier point : il est prudent d'acheter de petits sachets de Silica gel qui vont absorber l'humidité ambiante et assécher les éléments de l'appareil photo. Mais en pratique... c'est valable dans les contrées réellement tropicales (et en mer sur un catamaran la brise est constante et on ne peut pas parler d'humidité ambiante) et à condition d'enfermer réellement l'appareil avec un sachet d'absorbant d'humidité à l'intérieur d'un petit bidon étanche. On voit réellement la différence le matin quand on sort l'appareil du bidon. Sinon, par précaution, pourquoi pas le sachet dans le sac de l'appareil photo, mais l'absorbant joue son rôle très vite et ne suffit pas puisque le sac continue à laisser filtrer lui-même l'humidité. J'étais en Polynésie en juin (Tahiti et Marquises) et l'hygrométrie aux Marquises dans la forêt était importante, mais pas sur les côtes ni en bateau... Et je n'ai pas utilisé de Silica gel... Et je n'ai eu aucun problème d'humidité.
Voilà pour ma petite expérience. Pour résumer, et en fonction de tes besoins, je dirais que le Canon Rebel Xti est certainement un très bon compromis.
Bon voyage...
🙂
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