Bonsoir,
La libéralisation totale du ciel européen date tout de même de 1997, date à laquelle le marché intérieur français a été ouvert à la concurrence européenne. British Airways a tenté l'expérience via sa filiale AIR LIBERTE/TAT mais a baissé les bras en 2000 alors que les pertes du pôle français reculaient nettement.
Swissair a voulu faire de même en procédant à la fusion AOM/AIR LIBERTE, le résultat a été pire !
Enfin, AIR LIB, pire que pire !!
Quand toutes les chances françaises sont passées à la trappe en 2003, tout le monde en France a conclu qu'il était impossible de gagner de l'argent en se posant comme challenger à Orly face à Air France.
easyJet, depuis deux ans qu'elle s'y est installée, gagne de l'argent à Orly. La base est proportionnellement la plus forte de tout le réseau EZY en termes de remplissage des vols. La rentabilité est moindre que d'autres bases en raison des charges lourdes.
easyJet c'est en effet un site web performant (ce qui n'est plus un avantage concurrentiel et de nombreuses cies comme AF sont passées à la commission zéro), un personnel de tout âge (on peut avoir 50 ans et être embauché sans problème chez EZY, contrairement à certaines compagnies qui posent une limite) embauché avec un contrat anglais (impot à la source et charge sociales plus basses, au final un PNC EZY basé Orly gagne plus qu'un PNC AF sur réseau Europe, ma meilleure amie est PNC AF et on a pu comparer...). Après, c'est vrai que les avions sont neufs, achetés en masse (enfin toutes les low-cost ne peuvent pas se le permettre et beaucoup utilisent encore pas mal de Boeing 737-300 d'occasion), que le marketing est simple mais efficace. EZY est présente dans cinq bases hors UK : Paris-Orly, Genève, Mulhouse-Bâle, Dortmund et Berlin.
Au sol, il arrive que le personnel sous-traité ne soit pas toujours au top. L'assistance au sol a été libéralisée depuis bien longtemps et ce sont des cies privées qui essaient de s'alligner sur les exigences de leurs divers clients (à ORLY, Servisair traite EZY mais aussi Air Europa qui n'est pas une low-cost), ce qui n'est pas toujours simple, surtout si le personnel vient à manquer. Le service s'améliorera avec le temps. Mais comparer un A319 EZY (156 sièges) à un A300B4 Air Inter (314 sièges), n'est ce pas un peu exagérer ? A Berlin, les avions étant au contact de l'aérogare et sans passerelle, l'embarquement se fait par les deux portes en cinq minutes chrono. Avec les passerelles à Orly, il est de maxi dix minutes. Le placement étant libre, il faut que les gens avancent vers l'arrière en entrant dans l'avion. Psychologiquement, tout le monde préfère occuper en premier les places de devant...
Bons vols sur easyJet, si vous allez cette semaine sur Nice, je m'occuperai de votre sécu/confort avec plaisir !
Mercure