Est-ce que d'autres résidents à l'étranger ont ressenti cela ?
Ce plaisir, après des mois d'absence, de s'installer à une terrasse de café et regarder la vie, si différente, les gens qui passent, les feux qui s'allument et s'éteignent pour nous permettre de passer, ce vieux monsieur qui promène son chien en laisse et ce jeune homme qui vient lui dire bonjour et caresse le chien - je ne peux pas citer toutes les scènes exotiques auxquelles j'assiste.
Ce sentiment de plénitude, d'une espèce d'amour universel pour nos vies différentes et pourtant complémentaires, est-ce que d'autres l'ont ressenti ?
J'aime ma vie au Vietnam et j'aime aussi Paris, est-ce grave, docteur ? Qui nous force à opposer des expériences, alors qu'elles sont simplement complémentaires ? J'ai tout lu sur Paris, le Vietnam, sur F, et pourtant, je ne me reconnais dans rien. Mes voisins m'ont toujours dit bonjour quand j'habitais Paris, ils étaient même capables de sourire ! Mes amis du Vietnam me manquent pourtant aussi, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs qualités, leurs défauts, leurs qualités, leurs défauts...
Et si nous n'étions qu'un mélange de tout ça ?
Notre culture orginelle à nous est enrchie d'autres cultures, ou amoindrie, selon les moments, mais il n'empêche, tout cela forme un tout cohérent où l'être humain - dont je suis un petit maillon - se reconnaît, s'expose à des contradictions, réfléchit, se contredit, pourquoi pas ? mais évolue, forcément.
Si je résume, la question se pose : ai-je le droit d'aimer Paris et le Vietnam ?
Original post
Le cynisme de l'extrême solitude est un calvaire qu'atténue l'insolence (Cioran)










