Salut a tous.
Comparé à beaucoup de carnets de voyage qui sont posté ici, mon récit n’a rien d’aventureux ni de très exotique, il n’est qu’un carnet de vacances de nos deux semaines en Thailande du 19 décembre 2005 au 3 janvier 2006. C’est le récit que j’ai écrit pour mon site mais comme je sais que la majorité d’ entre nous ne clique jamais sur le lien en signature et que le récit est assezlong je vous propose d'en mettre une partie ici chaque jour avec une photo. Si vous êtes impatient ou que vous voulez voir toutes les photos, (et il y en a un paquet ! ) tout est sur mon site !
Let's go :
Mardi 20 décembre 2005
On se pose à BKK (Bangkok) à 6h30 locale (Il y a 6 heures de plus en Thaïlande qu'en France), le vol a duré 10h45 et bien que nous n'ayons pas dormi nous n'avons quasiment pas vu passer ce long vol, qu'on redoutait un peu pourtant Les "impressions de temps" sont parfois bizarres
Arnaud m'a réservé des places sur un des vols Bangkok – Chiang Mai de la Thai Airways et du coup on n'a même pas à récupérer nos valises, elles suivent sur les deux vols. En attendant que notre vol décolle, on traîne un peu dans l'aéroport. A part les boutiques qui vendent des orchidées en boites, il n'y a rien de bien différent des autres aéroports et pour l'instant on n'est guère dépaysé !
L'avion pour CM (Chiang Mai) est également un 747-400 et malgré les seulement 45 minutes du vol, la Thai réussit encore à nous faire manger! La réputation d'excellence du service de cette compagnie n'est vraiment pas usurpée ! On verra bien la différence au retour sur Gulf Air...
Une fois à Chiang Mai on passe le service d'immigration, comme dans tous les pays ou nous sommes allés il faut regarder la caméra puis le fonctionnaire nous agrafe une feuille dans les passeports. On récupère nos valises qui sont déjà arrivées et on part dans le pick-up-taxi que la GH a envoyé comme prévu pour nous récupérer. Il fait beau, le soleil brille, seule surprise il fait un peu moins chaud que ce à quoi je m'attendais, il doit y avoir "seulement" 18°...
Nous arrivons une quinzaine de minutes plus tard à la guest house. Celle là je ne l'ai pas trouvé sur VF (Voyage Forum), mais sur le forum du Routard ou les deux frères français qui la tiennent sont très actifs. Ils m'ont filé quelques renseignements sur la Thaïlande et comme ils étaient sympas je me suis dit que pour commencer ce voyage sans stresser autant aller chez des français.
Ils nous font préparer un des Bungalows de la Guest House que j'ai réservé et payé depuis plusieurs mois. Je le précise car c'est la seule GH ou l'on m'a demandé de régler à la réservation. Ici nous payons 500 Baths (10 €) la nuit pour un bungalow avec lit double et salle de bains avec eau chaude plus 100B (2€) pour un lit d'appoint soit un total de 600B/nuits.
Le plus grand des deux frères semble sympa bien que bavard et hâbleur, la guest house est jolie, tout en bois, décorés avec des objets Thaïs, il y a quelques statues dans le jardin, un petit bassin où nagent des poissons, c'est sympa, on dirait que j'ai eu raison de réserver ici.
A midi précis, comme prévu, un gars de chez Budget m'amène la voiture qu'on a louée pour 2 semaines. Au départ on pensait louer une voiture tout simple mais vu la faible différence de prix on s'était finalement laisser tenter par un gros pick-up 4x4 Toyota avec un moteur de 3.0 litres et une boite automatique... Soyons fou !
On prend notre premier repas thaïlandais à la GH, du poulet cuit dans du lait de noix de coco. Avec du riz bien sur. Je ne me souviens plus du nom du plat mais je me rappel bien que c'était franchement bon !
Le grand nous vante les treks de la GH « qu'ils ont monté eux même à la sueur de leurs fronts »… Krys et moi échangeons un regard puis je plonge le nez dans ma bière, là il en fait vraiment trop !
De toutes façons pas de « treks » pour nous et la question ne s'était pas réellement posé, nous ne restions pas assez longtemps à CM pour voir ce que j'avais envie de visiter aux alentours et pour en plus faire un … « trek » J'hésite sur le terme trek car il y a dans ce mot une idée de difficulté sportive qui est, à mon avis presque toujours absente des randonnées proposées à Chiang Mai. Comment je le sais alors que je n'en ai pas fait ? Simple, ces treks sont au programme de tous les séjours organisés à CM et si vous voulez vendre quelque chose au plus grand nombre ça ne peut être difficile …
Le «trek» classique se compose d'une marche dans la forêt, d'une ballade sur un éléphant, d'une descente de rivière sur un radeau en bambou et d'une nuit dans la jungle. On le trouve souvent allié avec la visite à telle ou telle minorité ethnique. Bien que le gars de la GH nie que ces villages soient des « zoos humains » entretenus pour montrer de l'indigène au gentil touriste ( ce dernier étant un grand pourvoyeur de deniers auprès des organisateurs de treks), tout ce que j'ai lu et vu à ce sujet m'a convaincu du contraire et j'ai préféré m'abstenir, de toutes façons à partir du moment où tout le monde fait la même chose j'ai du mal à imaginer que ça puisse rester « authentique » bien longtemps.
Histoire de profiter de la demi-journée restante nous allons au Wat Phrathat Doi Suthep un des temples les plus sacrés du Nord de la Thaïlande, à une quinzaine de km au N/O de CM.
C'est moyen comme trajet de prise en main du 4x4, je m'en aperçois vite, car la conduite du paquebot à gauche sur les petites routes en lacets qui montent au temple ajouté à la fatigue qui commence à se faire sentir, c'est assez rude mais tout ce passe bien et on y arrive sans encombres.
Le Wat Phrathat ( Wat = temple ) est posé sur les flancs du Doi Suthep. (Doi = Mont ) qui culmine à 1685 mètres. La légende raconte qu'au XIV° siècle, un moine apporta à la cour du Roi des reliques du Bouddha. Elles furent placées sur un éléphant blanc qui entama l'ascension du Doi Suthep. Avant le sommet le pachyderme s'arrêta, barrit et tomba raide mort. A cet endroit on construisit un chedi pour abriter les saintes reliques. ( Un « chedi » désigne un bâtiment en forme de cloche pointue qui abrite dans ses fondations des reliques. On le nomme aussi parfois « stupa ») L'édification du chedi et du temple commença à la fin du XIV°. Aujourd'hui le chedi, de style Lan Na ( un style architectural qui émergea au XI° siècle) est toujours le joyau du wat.
On passe entre les deux superbes nagas (des serpents légendaires à multiples têtes, génies des eaux, qui auraient protégé Bouddha d'un déluge ) qui gardent le grand escalier de plus de 300 marches qui permet d'accéder au temple. En haut on est dirigé vers la caisse pour payer quelques centaines de baths de droits d'entrée et on accède au temple. On ne voit pas encore le chedi mais on peut admirer les chapelles et les autels eux aussi de style Lan Na.
La déco est chargée, à base de nagas, de dorures, de couleurs vives et éclatantes et de mosaïques de petits morceaux de miroir colorés qui brillent de milles feux. De grands arbres ceinturés d'étoffes multicolores étendent leurs ombres au-dessus des bâtiments …
Tout ça est superbe et photogénique même s'il y a pas mal de monde.
Nous nous déchaussons pour pénétrer dans le saint du saint du temple. Là il y a VRAIMENT beaucoup de monde et une vision frappante s'offre à nous : autour du chedi brillant tourne une marée humaine composée de fidèles et de simples visiteurs. La plupart des gens s'arrêtent devant les différents autels, allument une bougie ou posent une fleur de lotus avant de s'agenouiller et de se recueillir tandis que quelques pignoufs photographient dans tous les sens et vont presque jusqu'a shooter les fidèles et les moines sous le nez. Il parait que tout ça ne les dérange pas trop... Mouais … J'ai tout de même du mal à penser que ça ne dérange pas qui que ce soit d'être photographié comme un animal curieux...
Ouf, merci de vos première réactions, je ne vous cache pas que j'étais un peu nerveux, même si sur VF les gens sont globalement très sympa, comme je donne mon avis et que je ne trouve pas tout géniaââââl il ya toujours le risque de se faire descendre par celui qui ce sent personellement agressé parce que moi je n'ai pas aimé qqchose que lui adore !
Khrapka Commençons par le plus simple, Krys a bien aimé la Thailande parce que les gens sont simple, sympa et rigolent facilement.
Elle et moi sommes en général d'accord d'ailleurs ( c'est mieux 😎 )à et même si je fais souvent mon récit a la première personne "je" parce que je trouve ça plus "souple" que le "nous" ou le "on" je m'exprime pour nous et ma conclusion de la dernière page est aussi la sienne.
Ma fille ... Elle a 14 ans1/2 et à cette age officiellement en dehors de l'ordinateur, de MSN, des Sms aux copains/copines et des mangas tout est naze ! Mais evidement je ne suis pas dupe et j'ai/nous savons que ça lui a plu parce que c'est ma fille que je la connais bien et que je sais quand qqchose lui déplait et que là ça n'a pas été le cas. Mais pas question qu'elle nous l'avoue, elle perdrait la face !! 😎🤪😎
Bon, plus sérieusement, c'est vrai que ton style est agréable et se lit très facilement.
Pas de détails inutiles, une approche "vécu réel" et une narration globalement très objective.
Sur ton site perso, j'ai beaucoup apprécié ta réflexion sur "les pignoufs", réflexion que j'invite d'ailleurs tout le monde à consulter : http://perso.wanadoo.fr/patrick.carnets/thailande/pages/thai_jour14e.htm
Pour le couple de sexagénaires, je suppose que des problèmes de copyright t'on empêché d'employer "les bidochons" 😉
Thailsacien : On a excercé sur moi des pressions insupportable pour que je ne puisse pas faire cette journée ! 😉
En ce qui concerne les Bidochons, ça aurait sous entendu que le problème n'était que Français, sur les deux cas que nous a raconté Sunny il l'était ( ben oui elle parle français donc trimaballe des français !) mais malheureusement il est plus généralement occidental puisque dans le resto ça parlait anglais et allemand.
Quand à cette page je l'ai revu/revu/revu/revu jusqu'a obtenir quelques chose de relativement calme, au départ elle était bien plus violente et j'avais un titre plus grossier qui commençait par "co et finissait par "ards" avec deux "n" au milieu ! 😉
Je t'ai envoyé ce texte en MP, mais je pense qu'il doit figurer ici aussi :
Ton site et tes récits sont vraiment épatants : je m'étais déjà régalée avec ton voyage en Turquie, et je continue à lire tes vacances de Noël en Thaïlande avec le même plaisir.
J'aime beaucoup ta manière d'écrire, avec l'humour et l'objectivité dont tu fais preuve tout au long de tes expériences, bonnes ou parfois un peu décevantes.
Et tes photos sont superbes elles aussi.
J'y retournerai un peu plus tard, difficile de s'en détacher !
Amicalement.
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Alors la suite du premier jour ... ça dégénère un peu ... pourvu qu'on m'envoie pas le Clémenceau (comprenne qui pourra 😉 )--
Nous redescendons à la GH et la traversée de Chiang Mai nous dévoile un aspect de la circulation que nous rencontrerons quotidiennement : les deux roues ! Il y en a partout et dans tous les sens ! Je mets en pratique LE conseil qu'on m'a donné sur VF lorsque je m'interrogeais sur la pertinence de louer une voiture : "Vas-y doucement et ça ce passera bien". Et ça passe effectivement, la boite automatique me facilite les choses, ça avance tout seul, au pas, et je n'ai plus qu'à m'occuper d'éviter les mobylettes et les vélos qui arrivent à contresens ou déboîtent d'un coup. Et quand ça ne passe vraiment plus parce qu'il y en a dans tous les sens et bien il suffit de s'arrêter et d'attendre que ça passe à nouveau ! Le calme des Thaïlandais joue et personne ne s'énerve. C'est réellement surprenant pour un occidental habitué à se faire incendier quand il ralentit de 10 km/heure ou s'arrête pour se garer !
D'ailleurs un détail illustre bien le calme des conducteurs : il y a, sur certains feux rouge Thaïs, des chiffres lumineux qui décomptent la durée restante avant le changement de couleur. Cette durée semble le plus souvent tourner autour de 80 secondes, mais une fois, nous en verrons un décompter... 240 secondes !! 4 minutes à un feu rouge ! Je ne vous dis pas les crises que ça provoquerait en France ! Mais en Thaïlande pas de klaxon, d'appel de phare ou d'énervement ils patientent sereinement. L'explication vient probablement d'un des traits de caractère principal des Thaïlandais : la bonne humeur. D'ailleurs le fait d'être agréable, jovial, souriant et plus encore est désigné par le terme « Sanouk ». Etre sanouk est un état d'esprit général à tel point que même les mannequins en plastique qui servent de présentoir aux fringues se fendent la poire ! (Et que ceux qui me connaissent arrêtent de penser «Ouais, ben Patrick on ne risque pas de dire qu'il est sanouk ! »)
A la GH je vais me doucher en premier... Enfin j'essaye parce que j'ai beau attendre, l'eau reste froide. Le chauffe eau électrique (individuel) a rendu l'âme et pas moyen d'avoir de l'eau chaude dans le bungalow pour ce soir... Je me douche quand même mais … c'est FROID !!!
Fatiguée, Alex s'est endormie. Elle s'est enroulé dans la fine couverture mais frissonne malgré tout, il faut dire que la fraicheur de la nuit est vite rentrée dans le bungalow. Krys va voir les frangins pour en avoir une autre couverture mais au bout de quelques minutes elle revient contrarié car ils lui ont répondu que toutes les couvertures étaient sur les lits et qu'il n'y en avait pas d'autre.
J'en entends déjà certains dire « Et alors c'est pas un 4 étoiles » et je suis d'accord avec eux... SAUF QUE quand j'avais demandé par mail si je devais amener quelques choses coté literie, ils m'avaient répondu qu'ils avaient tout ce qu'il fallait «…draps, couettes et couvertures» (je cite le mail). De couette je n'en ai pas vu l'ombre et couverture semble devoir rester au singulier. Oserais-je relever que la GH étant loin d'être pleine il devait être possible d'en récupérer une sur un autre lit… Etonnant les frangins semblaient si sympas par mail… On se débrouille, on entasse les pulls sur ma fille et pour éviter d'avoir à la réveiller, on mange à la GH avant de se coucher.
Sur le coup de 4 ou 5 heures du mat' la fraîcheur nous réveille... Chiang Mai est surnommée la Perle du Nord. C'est NORD le mot important de cette phrase et en décembre au NORD, les nuits sont fraîches. Surtout quand LA couverture est fine !
Mercredi 21 décembre 2005
Vers 7h00 on est réveillé par le délicat bruit des voitures, des camionnettes et des touk-touks qui passent sur la route juste a coté des bungalows... Forcément comme les parois sont fines, à l'heure de pointe du matin on n'est pas loin d'avoir l'impression de dormir sur la route…
Je me lève de mauvaise humeur, maintenant j'ai vraiment l'impression d'avoir été pris pour une truffe ! Car cette question AUSSI je l'avais posé ! J'avais lu sur un forum un message prétendant que les Bungalows de la GH était bruyants et j'avais demandé aux frangins de me dire franchement si c'était le cas. La réponse avait été ( je cite encore une fois) « ... CM est comme toutes les grandes villes d'Asie, propice du fait de son climat à la vie de la population en extérieure qui y demeure très active. A moins que tu habites dans un lieu reculé sans activité il ne devrait pas avoir de problèmes. » Bla, bla, bla...
Evidement quand on lit ça il est facile d'interpréter les réponses de la bonne manière, mais sur le coup il est difficile d'imaginer qu'on est en train de vous entourlouper volontairement. La seule vraie réponse franche et claire que j'aurais du recevoir est : « Le matin oui c'est bruyant dans les bungalows, le reste de la journée non »
J'ai posé deux questions précises et ils m'ont raconté des salades deux fois alors peu importe le prix de la chambre, son emplacement ou quoi que ce soit d'autre, quand on me baratine je ne sais pas vous, mais moi c'est clair que ça ne me rend pas sanouk du tout ! Partant de là il y a 3 solutions : râler, partir ou laisser filer. Vu l'embrouille, j'ai l'intuition que râler ne servira à rien et je n'ai en plus pas trop envie de me "prendre le chou" en vacances. On a moyennement envie de perdre encore du temps à trouver une nouvelle GH et il ne reste que 2 nuits à passer ici, nuits que nous avons de toutes façons payé d'avance, si on se tire c'est tout bénéfice pour eux … On laisse filer, on restera ici mais je suis sacrément déçu surtout que du coup un méchant doute s'est insinué dans mon esprit, j'ai prévu une bonne partie des nuits de ces vacances dans des guest houses et si elles sont toutes comme celle-ci ça va être carrément pénible...
On petit-déjeune vite fait et on attaque le programme du jour qui aurait du être la visite de Chiang Mai mais par manque de temps ( le retard dû au vol annulé) on a décidé de laisser tomber...
La photo : Nan, c'est pas Thuan c'est l'esprit Sanouk que je n'avais pas ce matin là !
Comme mes petits camarades, je te felicite pour ce recis, je prend donc et je resiste, la decision de suivre tes aventures par episode (sauf pour les liens vers les "pignoufs" 😉), non pas de les lires sur ton site perso. Donc continue a nous distiler tes episodes stp.
J'apprecie d'autant plus que je ne connais pas C.M. 😄
"L'endroit où l'on vit est toujours les vacances des autres"
"Ceux qui luttent ne sont pas sûr de gagner... ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu d'avance..."
I'm still hoping to go grab a beer with any of you somewhere around my neighborhood - i.e. Bangkok - Thailande
Un vrai régal que de te lire !!!
Vivement la suite de vos aventures ... à moins que je ne succombe à l'envie de cliquer sur ton lien et tout lire d'une traite ce soir.
Félicitations et bienvenue au club des (vrais) amoureux de la Thaïlande !
@+, Sabaïdee
J'ai le mal du pays pour un pays qui n'est pas le mien ... (A. David-Neel)
Je n'ai pas eu la patience d'attendre et je suis allée sur ton site pour lire la suite de ton récit. Je l'ai lu d'une seule traite et il est vraiment trés agréable à lire. De plus tes photos sont trés jolies. J'envisage d'aller en Thaîlande au mois de novembre prochain et cela me permet d'avoir une petite idée car je ne connais pas du tout l'Asie. Nous avons voyagé de la même manière que toi avec notre fille de 15 ans cette année en Afrique du Sud et à Madagascar. Comme pour la tienne, au départ ce n'était pas l'euphorie !!! mais elle est rentrée enchantée, et je sais que ces deux voyages l'auront particulièrement marquée.
Il n'y a pas d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie (Alphonse de Lamartine).
J'ai passé quelques heures délicieuses, hier après-midi, car je n'ai pas pu résister à la lecture de ton voyage intégral illustré de nombreuses photos sur ton Site.
Mais c'est avec un grand plaisir que je relirai chaque jour les 15 chapitres un par un...
La Thaïlande comme j'aimerais la visiter un jour, qui sait ? 😛
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
🏴☠️ ..... Moi j'ai fait l'inverse, j'ai d'abors été voir ton site car je savais que tu étais allé en Thailande et j'ai eu la surprise de voir que j'ai emprunté quelques uns de tes sentiers lors de mon voyage en Janv. Fev....... tels que le parc de Khao Yai, les temples de Phanom Rung, Muang Tam ( même emballement poétique pour celui ci ..... trop beau au coucher du soleil ..... ), Phimai, mais là tu n'as pas eu affaire comme nous à cet éléphant qui tape aux portes des bars et joue de l'harmonica ....... 🤪, si, si je te jure, j'ai même une photo ...... et j'ai aussi découvert que comme moi, tu avais été impressioné par cette galerie du Siam Paragon à Bangkok ...... j'ai même avec les photos pu retrouver des gens rencontrés, comme Jo à Khao Yai et certains gibbons et éléphants ..... 😉 ....... et même l'ami Serge avec la même chemise en plus ..... 😄
Et voilà que cet aprés midi, je découvre qu'il y a aussi un carnet sur VF .....
Super quoi, et en plus celà me faira économiser d'écrire un carnet, car tu as tout trop bien raconté ....... que rajouter de plus ....... !
Langevine : ça va à la réunion, vous tenz le choc avec ces foutus moustiques ? 😕
Sinon, c'est effectivement le but premier du site, de montrer aux gens avec gosses qu'il ya une voie entre les voyages "de d'jeunes avec sac à dos" pas toujours reproductibles et les voyages de TO en groupes et autocar. Hors on trouve super facilement les sites de TO ( je dirais même qu'on ne trouve que ça, tapez Thailande dans Google et vous verrez ) assez facilement les sites de globetrotters mais entre les deux : pas grand chose.
Alan : fais voir la photo de l'éléphant ! T'es sur que t'avais pas abusé de chang .. beer !?? 😏.
pour Jo on parle bien du gars qui émmène chaque après midi les touristes se baigner dans la source d'eau chaude ?? L'a un métier difficile encore celui là ! 😎😎😎 ( je lui ai dit d'ailleurs ! )
Quant a Serge, que veux tu il ne change JAMAIS de chemise c'est son coté économe !! 😏😏😏
( suite du trip. Dans les épisodes précédents nous étions allés au Doi Suthep puis nous nous étions aperçu que d'aller dans une Guest House tenu par deux français à Chiang Mai n'était peut être pas la meilleure idée que nous ayons eu ! ...)--
Suite du Mercredi 21/12 ...
Nous partons voir les éléphants du camp de Chiang Dao à une cinquantaine de km au Nord de CM. Je suis impatient d'y être car nous n'avons jamais approché ces gros animaux d'aussi prés que nous allons pouvoir le faire.
Après les petites routes d'hier, mon pick-up « paquebot » se révèle en fait rapidement super agréable à conduire. Et je passe inaperçu car on dirait bien qu'ici tout le monde à un pick-up. C'est pratique un pick-up, ça sert à tout transporter : des gens (record constaté : 18 personnes), des bagages de toutes sortes, une popote ambulante sur laquelle cuit de la nourriture pendant que la voiture roule, du bétail, du fourrage … Quel que soit votre besoin, un pick-up peut y répondre ! Et ici, ce ne sont pas des vieux trucs à moitié pourris comme on en a vu dans d'autres pays visités. Ici la plupart des voitures sont récentes et si on considère que l'état des bagnoles est un indicateur du niveau de richesse du pays j'ai la sensation que même si la Thaïlande est encore classé parmi les pays "émergents" les Thaïs ont une furieuse envie de passer rapidement au niveau supérieur.
( NdR : Mon copain Serge m'a expliqué qu'entre les prix de départ moins élevés et les taxes plus faibles les voitures, qui sont quasiment toute Japonaise ou Coréenne, coûtent en Thailande à peu près la moitié des prix Français et un gros 4x4 comme celui que j'avais loué coûte environ 16000 euros à l'achat. En ce qui concerne la croissance thailandaise, comme j'ai de la suite dans les idées, j'ai vérifié au retour et selon l'INSEE (lien ici) en moyenne sur 2002, 2003 & 2004 la Thailande à eu un taux de croissance de 5, 6% quand celui de la France atteignait royalement 1, 4%. )
On arrive à Chiang Dao juste pour assister au bain des éléphants puis au spectacle qui montre ce que les éléphants peuvent faire au débardage des troncs d'arbres ainsi que quelques trucs comme celui-ci : savez vous qu'en multipliant par 2 la circonférence du pied d'un éléphant, on obtient la hauteur de l'animal ? Je sais ce n'est pas forcément le genre de chose qui sert tous les jours mais sait-on jamais ! Il y a aussi un jeune éléphant qui peinturlure de l'Art abstrait à base de courbes et de points sur une toile. En tout cas ça à l'air de lui faire plaisir et le simple fait qu'il réussisse à peindre en restant sur la toile est déjà un exploit !
Nous tentons ensuite de faire un tour d'éléphant mais ça n'est pas possible, des groupes de touristes sont partis faire la balade avec tous les éléphants du parc ! En attendant qu'ils reviennent on s'assied pour boire un coup et la bonne odeur de cuisine me donnant faim on commande à manger, ouvrant ainsi la liste des repas ou nous serons les seuls "Farangs " ( Mot thaï désignant les étrangers blancs et qui viendrait du mot « Français » déformé par le temps et la prononciation locale) du restaurant.
Prix du bon repas pour 3 personnes avec les boissons : 200 baths soit 4 euros ! ( 50 baths = 1 € ) Ouaouh ! Comme ça, alors que nous sommes dans un endroit touristique on vient d"exploser notre record des « repas à prix bas » qui était de 9 euros pour 3 en Turquie ! Je savais que la nourriture n'était pas cher en Thaïlande mais là c'est moins cher que pas cher ! Et surtout il semble bien qu'on ne soit pas obligé d'aller dans des cantines crasseuses pour trouver ces prix …
Les groupes sont revenus et les pachydermes sont à nous. Comme on ne peut monter qu'à 2 personnes par animal et que nous sommes 3, même moi j'arrive à compter qu'il va nous falloir 2 éléphants. Tarif pour le grand tour d'une heure : 1200 baths (24€)… l'éléphant ! Donc 48€ en tout, ce n'est pas que le prix soit énorme pour des européens, c'est la différence entre le prix de la nourriture et le prix du tour d'éléphant qui me surprend puisque avec le prix d'une heure d'éléphant nous pourrions faire 12 repas !
On fait un tour dans la jungle environnante, rien de vraiment inoubliable mais ça nous permet de constater que même au pas on est pas mal secoué sur un éléphant !
Des radeaux en bambou descendent tranquillement le courant de la rivière mais nous n'en profiteront pas car d'autres activités toutes aussi touristiques nous attendent !
En retournant sur Chiang Mai je prends la route qui va à Mae Sa et je laisse Krys & Alex a une snake farm (Elevage de serpents), vu mon grand amour de ces bestioles il aurait fallu que je sois maso pour y aller surtout que les filles m'ont raconté ensuite qu'ont voit certains serpents de TRES près !
Comme sur cette route on peut trouver quasiment toutes les spécialités touristiques thaïlandaises, on s'arrête un peu plus loin à une serre aux orchidées (Comme ça, ça sera fait !) Même si depuis quelques années les orchidées ont cessé d'être des plantes aristocratiques et quasiment impossibles à garder dans nos maisons et appartements il est tout de même impressionnant d'en voir autant de variétés réunis. Si nous ignorions que ces plantes poussent sans terre, se nourrissant en absorbant l'humidité ambiante par les racines et les feuilles, nous le devinerions en les voyant suspendues, racines pendantes, juste maintenus par un petit pot percé. Les orchidées sont en effet des épiphytes, c'est à dire qu'elles poussent sur un hôte végétal ou minéral qui lui sert uniquement de support physique, elle ne le parasite pas.
On termine involontairement par quelques choses de moins touristique puisque vers Samoeng, on se perd (littéralement) dans la campagne en suivant une jolie petite route qui devient un chemin … puis un petit chemin … puis un petit chemin défoncé... J'ai un 4x4 donc il n'y a pas de soucis ça ce passe bien mais comme au bout d'une heure on n'est toujours pas retombé sur une route on fait demi-tour pour revenir sur nos pas. A Samoeng je demande à des Thaïs « Chiang Mai ? », coup de bol ce n'est pas trop difficile à prononcer, ils me comprennent et ils m'indiquent par gestes la bonne route.
A la GH le chauffe eau électrique a été réparé et nous pouvons enfin prendre une douche chaude … Je confirme que c'est vachement mieux qu'une douche froide !
Ce soir là, nous tentons d'aller au Thanam Restaurant dont certains disent sur le forum qu'il est le meilleur resto de CM mais nous n'arrivons pas à le trouver et on se rabat sur celui que nous avait indiqué les gars de la GH, le Dalaabaa, qui est dans la même rue que la GH. C'est un peu branché avec une déco un rien moderne mais ce qui est franchement drôle est de voir tous les serveurs et les serveuses avec un bonnet de Père Noël sur la tête ! Et oui on s'approche de Noël ! On commande un peu au hasard et quand les plats arrivent les filles ont un peu de mal car c'est pas mal épicé mais je suppose que pour des Thaïs se seraient à peine très légèrement relevé ! Quant au prix de ce resto, il sera de moins de 30€ pour nous 3, donc même dans un resto classique les prix restent très bon marché.
( à suivre ...)
L'Artiste :
Et en détail on jurerait que ça donne " Rhhhhhhhhhaaa Lovely ! " :
Tiens, click ICI tu accède directement à la galerie Photos de Chaing Mai et de ses environs, ça colle avec le texte mais il n'y a aucun commentaires ! 🙂
Oui, oui c'est bien le même Jo, je l'ai bien reconnu sur la photo et nous avons été voir les chauve souris, les grottes et fait avec lui le même demi journée que toi .......
Juste pour te faire râler, on a eu le droit à un superbe python sur la route en rentrant le soir .......
Je vais essayer d'ici quelques jours de mettre en ligne cet éléphant de Phimai, le temps que ma douce finisse de trier ses photos ...... c'est vrai que j'avais abusé de Singha beer, mais on était quatre à avoir vu et entendu cet éléphant, et impossible de le confondre avec les superbes serveuses de l'endroit ........ enfin serveurs....euses ........ mais mignonnes quand même ........ 😉
Quant a Serge, que veux tu il ne change JAMAIS de chemise c'est son coté économe !!
En fait, j'ai 31 chemises, toutes identiques. 🙂
Comme ça je ne perds pas de temps devant ma penderie le matin et je peux directement m'asseoir sur ma terrasse pour le petit déj' en face des rizières 😛.
Je me joins aux autres pour te féliciter, nous allons partir en thailande cet été, ma cherie et nos 3 enfants et te lire est à la fois fort rassurant et nous fait trépigner d'impatience.
Je prendrais le temps plus tard de lire la suite...
Jeudi 22 décembre 2005
Nous sommes à nouveau réveillés par le bruit de la route et ça me gonfle.
On avale notre breakfast et on prend la route en direction du Sud et du parc National du Doi Inthanon. Le Doi Inthanon est le plus haut sommet du pays, il mesure 2585m et est le point central du parc national du même nom qui abrite de nombreuses espèces d'animaux dont certaines assez rares, mais il est surtout renommé pour les 400 espèces d'oiseaux qui y nichent.
Sur tout le parc il y a sept chutes d'eau mais seules trois sont facilement accessibles (en clair, près de la route).On s'arrête à la première, celle de Mae Klang. J'ai la cascade pour moi tout seul et je passe trois plombes à faire des photos dans tous les sens ! Je remercie d'ailleurs ma femme et ma fille qui poireautent longuement pendant que je cherche le bon angle, la bonne lumière, le bon point de vue …
La seconde chute où nous nous arrêtons, celle de Wachirathan, est bien plus large que la première et elle projette tellement d'embruns dans les airs qu'en approchant on croirait qu'il bruine. Nous déjeunons sur place de poulet et de poisson grillé au barbecue et ici aussi, les seuls farangs, c'est nous.
On reprend la voiture pour continuer jusqu'au sommet du Doi Inthanon. La haut, il fait frais et on est complètement dans le brouillard, on ne voit rien du panorama qui doit être superbe mais la forêt humide qui couvre le sommet me laisse penser que le soleil ne doit pas souvent luire la haut. Des rhododendrons de 3m de haut, des azalées de 2m, des troncs d'arbres géants et recouverts de mousses, des lianes enchevêtrées, des racines qui émergent des marais et qui sont aussi grosses que des branches, c'est superbe et ça nous rappelle l'autre forêt humide que nous avions traversé il y a quelques années, sur l'île de la Gomera aux Canaries.
On redescend sur CM en s'arrêtant au passage pour aller voir le Phra Mahathat Naphamethanidon qui est constitué de deux chedis en marbre érigés en 1989 en hommage à la royauté thaïlandaise. Ils sont énormes, creux et abritent chacun une statue de Bouddha. Des épisodes de la vie de Bouddha les décorent, en peinture à l'intérieur, en céramique à l'extérieur. Tout autour il y a de jolis jardins bien entretenus par des bataillons de jardinières .
Peu après nous faisons notre premier plein de gasoil. Il n'y a que quelque baths de différence de prix entre les différents carburants et le gasoil coûte environ 24 baths le litre soit 50 centimes d'euros … Et il paraît que les carburants ont augmenté de 20% en un an.
Nous repartons ensuite sur Chiang Mai pour tenter de trouver les « fabriques artisanales » qui sont « sur la route à l'Est de Chiang Mai » (dixit le GdRoutard) et qui produisent des soieries, des objets en teck, des poteries et des ombrelles..
On les suppose plus loin de la ville qu'elles ne le sont et ce n'est que lorsqu'on retourne sur CM que nous les trouvons, mais trop tard, il est 19h00 et elles sont fermées. Nous sommes un peu surpris et puis, on voit la taille des parkings et on comprend que la plupart des clients doivent venir en groupes avec des autocars et sachant qu'a cette heure cette clientèle est gentiment dans les hôtels on devine que les commerçants, pardon les artisans, n'ont aucuns intérêts à rester ouvert. Remarquez ça doit être de l'artisanat à grande échelle pour fournir tout ce monde. De toutes façons tant pis, pas d'ombrelles peintes ou d'autres merveilles pour nous !
Pour ce dernier soir à CM, nous allons voir LE fameux marché de nuit de Chiang Mai…
Bien sur il y a des cuisines « de rues » ou on peut manger à peu près de tout pour 3 fois rien. Bien sur, on peut goûter des trucs bizarres puisqu' il y a une vieille femme qui vend des larves et autres insectes frits. Bien sur les fringues ne coûtent quasiment rien mais on n'a pas fait 10 000 km et payé 3 billets d'avion à 900€ chaque pour gratter quelques dizaines d'euros sur des jeans et j'ai du mal à croire que ce soit à cause du faible prix des T-shirts que ce marché est si renommé … Pourtant à part ça il n'y a rien… On en fait 3 fois le tour, on cherche, et cherche encore, on a même droit à la coupure de courant et aux commerçants qui allument aussitôt des lampes et des bougies ce qui laisse penser que l'incident est fréquent … Mais la question qu'on se pose encore est : "Mais qu'y trouvent donc ceux qui en parlent comme d'un lieu génial ??"
Du coup on retraverse la rivière pour voir si dans les restaurants qui la borde il y en a un d'acceptable. On passe sans s'arrêter devant les "steak houses" qui jouent du rock 'n roll tonitruant c'est trop américain pour nous. Finalement on choisit la "Brasserie" (c'est le nom du resto) dont la terrasse est plus calme puisque ici la musique est du rythm'n blues chanté par une Thaïe à la belle voie rauque. Pas trop Thaïlandais mais bon, toujours moins pire que le reste.
Vendredi 23 décembre 2005
Le bruit de la route nous réveille, pour la dernière fois j'espère…
On déjeune, on paie les repas et les petits déjeuners et on quitte Chiang Mai sans regrets car il n'y a vraiment pas grand chose qui nous ai plu ici, que ce soit la ville, trop grande, trop bruyante, trop pollué ou cette guest house.
Nous nous arrêtons au « Thai Elephant Conservation Center », près de Lampang. Nous avions lu un article dans National Geographic qui disait que c'était un des "centres à éléphants" les plus sérieux du Nord puisqu'en plus d'apprendre à de jeunes éléphants les taches liées à l'exploitation forestière ils soignent les éléphants blessés.
Si je peux me permettre une digression, et comme c'est mon site je fais ce que je veux, je dirais que je me trompe peut être mais j'ai le sentiment que les Thaïlandais sont un peu embêtés avec leurs éléphants. Autrefois ils leurs servaient à l'exploitation forestière mais aujourd'hui cette exploitation intensive a diminué ( C'était nécessaire car plus de 40% des forêts Thai ont disparus depuis les années 60, pensez-y quand vous achèterez un salon de jardin en teck !) mais les éléphants sont toujours là. Les Thaïs sont historiquement et culturellement attachés à ces animaux mais un éléphant ça vit longtemps et j'imagine qu'à nourrir ça coûte légèrement plus cher que pour un chat ou un chien, d'où le problème. Pas mal des pachydermes sont occupés dans des « centres » ou ils participent à des spectacles pour les touristes mais à long terme je ne sais pas ce qu'ils deviendront … Fin de la digression !
Ici aussi donc, nous avons droit à une démonstration du travail des éléphants. Les animaux sont plus nombreux qu'à Chiang Dao et le spectacle est mieux présenté, plus attrayant. Et ici aussi un éléphant peint, mais lui c'est un pro et ce qu'il fait ressemble à quelque chose ! Autant j'avais eu l'impression le mérite du premier éléphant peintre n'avait été que de garder le pinceau sur la feuille, autant celui-ci m'impressionne avec ses dessins de fleurs.
A la fin du spectacle on passe voir les éléphants blessés qui sont soignés ici. Certaines blessures font mal rien qu'à les voir… Je tente de me souvenir de ce que j'ai lu dans National Geo… En voyant un des éléphants avec une patte salement amochée ça me revient celui-ci a marché sur une mine anti-personnelle au Cambodge, cet autre, manifestement aveugle a eu les yeux crevés par son propriétaire car il avait fait une fausse manœuvre …
Ce qui nous a un peu ennuyé c'est que s'il y a de nombreux panneaux pour montrer les photographies prises lors des visites de la famille royale il n'y en a aucun pour expliquer pourquoi les animaux se sont retrouvés ici et quels sont les soins qui leurs sont prodigués, bref le coté clinique n'est pas du tout mis en avant. Dommage.
[à suivre ....)
Aujourd'hui aussi il faut 2 photos !
D'abord la chute d'eau de Mae Klang dans le Parc du Doi Inthanon :
Et puis un pro du pinceau de Lampang qui je vous jure a peint ça devant nos z'yeux z'ébahis :
On reprend la route pour quelques dizaines de kilomètres jusqu'au temple de Lampang, le Wat Phra That Lampang Luan. L'entrée est ici aussi gardé par des nagas, mais ils sont bien plus ternes que ceux du Doi Suthep, ils n'ont pas du être restaurés depuis longtemps. Personne n'a l'air de savoir grand chose sur ce temple sinon qu'il est de style Lan Na, que certains détails en bois sont superbes, que sa chapelle centrale est en bois avec un triple toit ce qui en ferait le plus ancien édifice en bois de Thaïlande puisqu'il aurait été construit autour de 1500. Ca ne fait pas lourd mais c'est tout ce que j'ai trouvé sur ce temple et c'est d'ailleurs quelques chose qui me surprendra à plusieurs reprises, il semble qu'on connaisse bien plus de choses sur l'Egypte d'il y a 4000 ans que sur la civilisation et les monuments Siamois qui n'ont pourtant « que » quelques siècles …
On continue vers Sukhotai et vers midi et demi comme tout le monde a faim, on s'arrête dans un "boui-boui" sur le bord de la route.
( NdR : Un des problèmes de ce récit est qu'en français il n'y a pas de mot correct pour décrire les innombrables endroits ou on peut manger de la cuisine Thaïe le long des routes, « restaurant » ne convient guère et « gargote » ou « boui-boui » ont une consonance péjorative regrettable. Ce sont pourtant ces mots qui conviennent le moins mal !)
Là ce n'est pas triste car jamais un seul touriste n'a du mettre les pieds ici et évidement les deux femmes qui font à manger ne parlent pas un mot d'autre chose que le Thaï. Par contre elles rigolent ! Alex et moi nommons aussitôt Krys « Responsable des repas » et elle se retrouve chargé de la mission de nous ramener à manger ! Elle s'en sort en montrant ce qu'elle veut dans la mesure ou elle reconnaît les aliments disponibles, et quand la femme ne comprend pas elle fait signe à Krys de passer coté fourneau ! Tout le monde se fend la poire, c'est sanouk ! Le repas, les boissons plus 2 paquets de gâteaux pou nous coûte 155 Baths, soit 3€ ! Ca je confirme que c'est vraiment sanouk !
Le reste de la route se déroule sans rien de particulier hormis quand j'évite un serpent d'environ 1 mètre qui traverse la route, ce qui, en Thaïlande n'a rien de particulier !
Nous arrivons en fin d'après midi à l'étape suivante, le Lotus Village à Sukhothai, c'est Sawadeekha, la grenouille verte aux yeux rouge de VF qui me l'a recommandé et dés que nous arrivons dans les jardins qui entourent la guest house, mes craintes sur le fait qu'elles soient toutes plus ou moins inconfortables s'envolent car celle-ci est vraiment superbe. Elle est tenue par un couple Franco-Thai et se compose de plusieurs maisons traditionnelles en teck. Le bois est verni, les chambres sont grandes, propres, et calmes. Le tout est entouré de verdure et d'arbres qui apporte de la fraîcheur. Et pour seulement 780 baths/nuit.
Le soir nous suivons la recommandation de Tan, la patronne du Lotus et nous allons diner au Dream Café qui malgré son nom est un restaurant ! La déco est jolie, l'ambiance sympa et c'est assez bon. A la fin du repas le serveur nous amène le livre d'or et un survol rapide des appréciations portées nous fait parcourir le monde puisque le resto étant cité dans le Lonely Planet il récupère une clientèle internationale.
Samedi 24 décembre 2005
Réveil en douceur avant l'aube, il n'y a que le bruit des oiseaux … quel pied !
Il est six heures, il fait encore nuit, mais nous voulons être au Parc Historique de Sukhotaï le plus tôt possible pour éviter les touristes qui ne manqueront pas d'être nombreux en ce samedi.
Les petits déjeuners sont servis à partir de 6h30 et nous y sommes quelques minutes plus tard. Tan est là, souriante et si vous y allez je vous conseille de goûter ses pancakes. Je ne suis pas du genre à m'enthousiasmer pour rien mais les pancakes à la noix de coco du Lotus Village sont sans contestations possibles les meilleurs que j'ai mangé du séjour !!
En une quinzaine de minutes nous arrivons au Parc Historique. Cette dénomination concerne en fait plusieurs ensembles de monuments éloignés les uns des autres de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres, et on m'a bien expliqué sur VF que le but du jeu était de louer des vélos pour visiter tranquillement. Seulement on arrive déjà à une caisse et pas de vélos en vue. On suppose qu'ils seront après, on paie ce que le gars nous demande et on continue. Sur le coté de la route il y a des monuments, statues de Bouddha et chedis. On s'arrête pour aller les voir, nous sommes quasiment seuls et c'est vraiment bien...
Je vous fais un petit topo sur Sukhotaï histoire que vous compreniez ce que vous voyez sur les photos. Cette cité fut la capitale du premier royaume du Siam au XIII° siècle. Les différents temples du site datent de la fin du XIII° et du début du XIV° et marquent le tournant entre l'influence hindoue des temples bâtis par les Khmers les siècles précédents et l'influence cinghalaise ( du Sri Lanka ) qui prend ici de plus en plus d'importance. De la juxtaposition de ces styles en émerge ici un nouveau qu'on appelle « le style Sukhotaï »
Quand la restauration du site commença en 1960, il ne restait pas grand chose des temples qui avaient été laissés à l'abandon pendant des siècles. En 1991 Sukhotaï, Si Satchanalai et Kamphaeng Phet, trois ensembles de temples de la région furent classés par l'Unesco
Nous reprenons la voiture pour aller un plus loin, toujours sans trouver de location de vélos. Après avoir vu un second ensemble de monuments, nous nous rendons à l'évidence, nous sommes en train de visiter le parc … en voiture ! Bouuuh, c'est maaaaal ! On supposera que les locations de vélos sont en face de l'entrée principale, là où doivent s'arrêter les bus et les taxis mais comme il y a plusieurs entrées/sorties latérales, si on arrive par-là on peut très bien sillonner le parc sans jamais passer devant ces vélos.
Sur un grand lac autour duquel nous passons plusieurs fois, est posé un gros … truc qui doit représenter une fleur de lotus, ce n'est pas que ce soit moche, c'est juste que ce gros machin rose vif est surprenant au milieu des monuments centenaires en pierre !!
On termine par le grand Bouddha assis du Wat si Chum (15m de haut). Quelques asiatiques finissent de se recueillir puis, pour de longues minutes nous sommes seuls avec l'immense statue. La sérénité du lieu est remarquable.
Pour aller au musée, on repasse près du lac où est le gros lotus rose et ce qu'on voit me conforte dans l'idée que nous avons bien fait d'arriver tôt car maintenant de nombreux groupes parcourent le site et le calme c'est envolé.
A l'entrée du musée, je me renfrogne car les photos sont interdites. De toutes façons le problème est vite réglé puisque à la caisse ils n'ont pas de monnaie et comme nous n'en avons plus non plus puisqu'on a déjà raclé les fonds de poches pour payer les multiples entrés du parc ou personne n'avaient de monnaie non plus, ils ne nous restent que des gros billets. Du coup on n'y va pas !
On continue la route pour aller jusqu'aux ruines du wat Chetuphon voir les restes de la silhouette d'un bouddha marchant. C'est étonnant ces immenses silhouettes... ( A suivre demain ... )
Je rentre juste de Mumbai et je vois que j'ai vraiment du retard de lecture ....
Super ton récit, j'adore et les photos sont superbes, je vais aller voir ton site sans attendre la suite je crois 😉
Comme je compatis pour la douche froide.... 😏
Quant aux serpents, je rigole devant mon écran... tu sais qu'il y en a à Angkor ? enfin c'est ce que le routard dit (avec des scorpions en prime)... tu vas y aller quand même ? 😉
Superbe cette photo d'éléphant qui peint des fleurs.🙂
Les éléphants dans les villes comme à Bangkok, c'est horrible, les pauvres sont si loin de leur milieu naturel, au milieu de la foule et de la pollution.....
Le marché de Chang Mai est un marché où les gens vendent beaucoup de "faux", pas vraiment d'intérêt, juste une balade à faire le soir
Dis donc Serge, tu vas arrêter de nous faire baver avec ton petit déj sur la terrasse en face des rizières 😠
Et bah moi aussi j'ai craquée😉 Je n'ai pas pu attendre la suite et je suis allée te lire en entier hier à minuit sur ton site. J'ai qu'un mot à dire: BRAVO. Quel plaisir, Patrick de te suivre au jour le jour avec ta famile. Ton récit mérite d'être sur la liste des bestsellers de VF🙂 Il y a tout ce qu'il faut, l'emotion, l'humour, l'histoire, anecdotes, couleurs et parfums. Je t'ai suivi pas à pas pour revoir tous ces endroits que j'aime aussi et surtout pour me dire qu'il y a tant de choses encore à découvrir en Thailande.
Quant aux serpents, je rigole devant mon écran... tu sais qu'il y en a à Angkor ? enfin c'est ce que le routard dit (avec des scorpions en prime)... tu vas y aller quand même ?
Comme ça fait un moment que je pense à y aller j'avais lancé un lonnnng thread intitulé "serpents à Angkor" sur le forum du GdR ( quand je ne connaissais pas ici) ou finalement il s'était dégagé qu'il y avait tellement de monde a Angkor que les pauv'bestiaux se tiraient bien plus vite que les touristes approchaient ! Et moi ça m'arrange ! 😉
Ceci dis, comme nous l'allons voir bientôt je me suis aperçu que cet non-amour des serpents semble plus venir du fait que j'ai la trouille que comme on en voit jamais ici on risque pas de s'habituer, car a Kao Yai quand tout le monde ne se préoccupait que de shooter ( photgraphiquement parlant) le serpents qui était devant nous, je faisait comme tout le monde hors, un vrai phobique serait resté pétrifié !
Mida : Merci également ! 😊
Et bah moi aussi j'ai craquée😉 Je n'ai pas pu attendre la suite et je suis allée te lire en entier hier à minuit sur ton site.
Ca c'est le problème ! Les derniers jours je vais poster dans une indifférence polie car tous ceux susceptible d'être intéréssé auront été lire !! 😊😉😊
Ton récit mérite d'être sur la liste des bestsellers de VF
Et non, parce que c'est ça qu'est bien c'est que j'ai rien a vendre !! 😎😎
Mais j'ai compris l'idée et même si je suis TRES heureux de toutes ces réactions positives ( j'ai passé 6 semaines à faire la partie Thailande, au moins je ne me suis pas cassé pour rien ! 😛 ) il ya ici beaucoup de carnets beacoup plus captivants que le mien, qui raconte de réelles aventures humaines poignantes ou de vrai voyage initiatiques, à coté le mien n'est qu'un gentil récit de week end à la plage. Trainez un peu dans les "anciens " carnets vous verrez ...
Néamoins, encore un GRAND merci à tous de vos réactions positives 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂
Nous avons terminé la visite de Sukhothaï en fin de matinée et on décide de remonter une cinquantaine de km plus au Nord, à Si Satchanalai, un autre parc moins connu ou la foule n'est pas à redouter.
On mange en arrivant la-bas et on bat notre record du « repas pas cher » puisque nous déjeunons pour 135 Baths (moins de 2, 5 € !) !
Comme à Sukhothai la plupart des bâtiments remontent au XIV° bien qu'il semble que la cité de Si Satchanalai date, elle, du XII°siècle. Elle fut florissante jusqu'au XVI° siècle puis à cause des guerres incessantes avec les Birmans elle déclina et fut abandonnée au XVIII°. Le site fut dégagé de la jungle au XX° siècle, mais de grands arbres entourent encore les ruines, semblant attendre pour les engloutir à nouveau.
Il y a plus d'une centaine de temples sur tout le site, une bonne partie sont situés à l'intérieur des remparts de l'ancienne cité de Si Satchanalai et sont du style Sukhothai. Ici on se rend bien compte que les temples n'ont pas été taillés dans la roche ni bâti en massif mais construit avec des briques puis recouverts de stuc (plâtre) pour les décorations finales. Le problème est que ce dernier matériau résiste mal aux outrages du temps, surtout dans les pays ou il y a une mousson. Et à moins de restaurer les temples « à neuf » il n'était évidemment pas possible de recréer ces décorations.
Quelques chedis et Bouddhas sont encore au milieu de la forêt et il faut gravir un long escalier avant de pouvoir les admirer ...
Il y a d'autres temples un peu plus loin vers le village de Chaliang, ils sont plus vieux (XIII°s) et de style Khmer, nous donnant un avant goût de ceux que nous verrons dans quelques jours…
On retourne sur Sukhotai et on fait un tour sur le marché ou un détail nous fait sourire : vous imaginez un marché classique en France avec l'étal et le vendeur debout derrière ? Et bien là-bas c'est pareil sauf que sous la halle qui abrite une partie du marché, les commerçants, des femmes le plus souvent, sont assis en tailleurs SUR leurs étals !
Pour changer j'ai faim et on achète quelques gaufres. Elles sont si bonnes que je les ai avalés au bout de 100 mètres!
On retourne en acheter, les vendeuses pouffent et nous offrent quelques beignets... Qui sont si bons que j'ai tout mangé au bout de 50 mètres!
On retourne donc encore une fois en acheter et je pense qu'il est inutile de vous préciser que cette fois les vendeuses rigolent pour de bon !
Dimanche 25 décembre 2005
Après avoir pris notre breakfast et réglé la note nous quittons le Lotus de bonne heure, nous avons une grosse journée de route puisque ce soir nous devrons être près de Pak Chong environ 450 km plus au Sud/Est..
Je redoutais un peu cette journée, à cause de la longueur du trajet mais en fait ça ce passe bien, c'est le plus souvent de l'autoroute gratuite, nous ne traversons quasiment pas de villes et ça roule bien.
A midi, histoire de voir la différence par rapport à la France on s'arrête pour déjeuner dans une station type « autoroute ».
Premier constat : c'est bien moins cher que chez nous, logique.
Second constat : c'est aussi mauvais qu'en France !
Troisième constat : Alex et moi apprenons à nos dépends que la-bas, même sur les autoroutes tout est TRES épicé ! Sans penser que nous sommes en Thaïlande, on a rajouté les sachets de sauces qu'il y avait avec les gobelets de nouilles… La première bouchée nous arrache la tête! Alex laisse tomber, pas moi, j'ai faim ! Je mange les deux gobelets de noodles… Mais a la fin du repas j'ai la désagréable impression d'avoir roulé un « french kiss » à un dragon. Et un vieux qui ne s'était pas lavé les dents depuis longtemps en plus !!!
Comme on a de l'avance, on passe par Lopburi pour voir le fameux temple « aux singes » le Prang Sam Yot. Ce temple a été construit pendant que la ville était sous domination Khmer entre les X° et XIII° siècles. C'était à l'origine un temple hindou dont les 3 prangs (Les 3 tours à encorbellements ou si vous préférez les 3 tours qui ressemblent à des épis de maïs) représentaient les 3 dieux principaux de l'hindouisme : Brahma, Shiva et Vishnou. Il fut transformé en sanctuaire bouddhiste au XVII° et est devenu l'exemple de ce qu'on appelle le « style Lopburi ».
La légende raconte que c'est le dieu hindou Rama qui donna ce temple à son fidèle lieutenant, Hanuman le dieu singe. Depuis, les macaques à longue queue on prit possession du temple et de ses alentours. Le plus surprenant est de les voir se balader en centre ville, secouer les fils électriques et s'agripper aux grilles qui les empêchent de pénétrer sur les balcons.
Les singes font ce qu'ils veulent ici, ils sont respectés par les habitants de la ville et il faut faire gaffe à eux car ils ont vite fait de vous chaparder quelque chose. Enfin ça c'est ce que disent les bouquins, car ce que je vois c'est qu'il y a 3 personnes chargés de surveiller les singes afin qu'ils ne soient pas trop pénibles, s'ils collent les visiteurs de trop près, ils les font dégager d'un coup de badine ou de lance pierre ! C'est moyen comme respect ! Encore une chose surprenante, ils donnent à manger aux singes des œufs durs, des berlingots de gélatine multicolore et des petites bouteilles de lait chocolaté. Plutôt surprenant comme nourriture pour des animaux …
On reprend la route jusqu'à Pak Chong. De là, nous prenons LA route qui conduit au Parc National de Khao Yaï. C'est ensuite qu'arrive la galère du jour car la Green Leaf Guest House semble impossible à trouver ! Je sais qu'elle est à une petite dizaine de km de Pak Chong et j'ai la photo tirée de leur site Internet montrant le devant de la GH : un resto avec une avancée sur laquelle court une bougainvillée et à côté un panneau Pepsi. Seulement il doit y avoir plus de 50 endroits qui ressemblent à ça dans les environs !
Après une heure à faire et refaire la dizaine de km où devrait se trouver le Green Leaf je me résous à leur téléphoner. Mais arrive ce à quoi je m'attendais, entre mon anglais moyen et l'accent Thaïlandais de mes interlocuteurs, la compréhension téléphonique est difficile, alors aux grands maux les grands remèdes, dés que je vois quelqu'un devant une habitation, je m'arrête en montrant la photo de la GH. De cette manière on y arrive enfin et il faut bien constater que malgré qu'il y ai une enseigne marqué « Green Leaf » on a du passer plusieurs fois devant sans le voir !
C'est encore une fois Sawadeekha qui nous a conseillé cette GH et elle a été claire et précise dans sa description : « Chambres simples et propres, sans eau chaude, mais l'intérêt principal de cette guest house est de séjourner vraiment dans une ambiance Thaïe et surtout de profiter des excursions qu'ils organisent dans le Parc de Khao Yaï qui est tout proche ».
Un des gars de la maison, nous accueille avec le sourire et nous montre notre chambre où il y a deux grands lit King Size … « Is it ok ? » nous demande t-il ( C'est bon ?) « Bien sur que c'est bon, on va même être vachement bien ici ! » Surtout pour 200baths ( 4 € ) la nuit !
Pendant qu'on boit une big Chang (bière Thai grand modèle) avant de dîner celui qui nous a accueilli nous apporte plusieurs albums photos où on peut voir les clichés des animaux qu'ils ont rencontré dans le parc, ça va des éléphants sauvages jusqu'au python d'au moins 6 mètres ( il est plus long que la largeur de la route !) en passant par diverses espèces de singes et d'oiseaux. L'excursion coûte 1150 baths/personne ( 23 €) et s‘étale sur une journée et demie, un jour dans le parc à voir les animaux qui veulent bien se montrer et une demi-journée à l'extérieur pour voir d'autres curiosités locales…
Vivement demain ! ... ( à suivre .. )
Un prang a Si Satchanalai :
Et un visage saisissant à Lopburi. Ne vos y trompez pas, c'est nous qui sommes DANS le temple, donc enfermés, et lui qui est dehors ...
Lundi 26 décembre 2005
Le départ pour le parc est prévu à 8h mais je suis debout bien avant. En attendant que les filles arrivent, je bois tranquillement un café en regardant les Thaïlandais vaquer à leur vie quotidienne.
Les femmes de la GH sont déjà en train de cuisiner, les gosses sont tout beau tout propre et mangent avant d'aller à l'école. J'ai bien dit mangent, pas de tartines, de corn flakes ou d'autres trucs de ce genre la, ils démarrent avec un vrai repas à base de riz
Peu après 7h00, trois moines, pieds nus, drapés de leur robe safran passent pour avoir leur nourriture journalière. Les moines bouddhistes n'ont pas le droit de travailler pour gagner de l'argent et ne possèdent rien d'autre que leur robe et une sorte de chaudron-panier (le baat) qui leur sert à recueillir la nourriture. Ils passent tôt le matin dans les rues et les gens leur donnent de quoi se nourrir.
A la GH j'avais remarqué que les femmes préparaient des sachets de riz et les posaient sur un coin de table. Mais c'est celui qui semble être le patriarche de la maison qui les dépose dans le baat des moines. La scène se passe en silence, les moines continuent leur chemin, je les suis du regard. A la maison d'a coté c'est une jeune fille d'une quinzaine d'années qui dépose les sachets, prenant bien soin de ne pas toucher les moines, c'est interdit aux femmes. Ensuite elle s'agenouille et les moines psalmodient ce que j'imagine être l'équivalent d'une bénédiction avant de reprendre leur route. La scène se répète chaque jour dans chaque ville et village de Thaïlande, rituel immuable et séculaire ...
Ne cherchez pas, il n'y a pas de photos. Je ne vole toujours pas de photos, et j'estime toujours déplacé de photographier ce genre de moment …
Les gamins partent dans des songthaews, ces taxis collectifs qui sont des pick-up avec des banquettes installées sur les cotés et une armature par-dessus sur laquelle est fixée une bâche servant de toit. Il peut monter pas mal de personnes la-dedans, et quand tous les sièges sont occupés, il y a encore de la place debout sur les plates-formes arrière. D'ailleurs un des gosses y prend place, debout en plein air et le pick-up redémarre. Je souris intérieurement en pensant à ma fille qui pour aller au collège, monte dans son car ultra moderne et doit boucler sa ceinture de sécurité…
Les hommes de la maison préparent la voiture pour l'excursion en y mettant des bouteilles d'eau, les boites de nourriture que les femmes viennent de remplir pour le repas de midi et des fruits.
J'essaie de deviner quels sont les liens entre les Thaïs qui sont ici. Il y a tout d'abord les « patrons » du Green Leaf, Nine et sa femme qui semblent avoir une quarantaine d'années. Puis deux dames d'une soixantaine d'années qui font tout le temps à manger et qui sont probablement les mères et belle-mère. Il y a aussi le patriarche dont j'ai parlé tout à l'heure, ce doit être le père de Nine ou de son épouse. Et enfin 3 gars qui doivent avoir entre 20 et 25 ans, Jo, Lek et Phum qui font les excursions avec Nine et eux, je n'arrive pas à deviner s'ils sont de la famille ou pas !
A 8h05, on monte dans le pick-up. C'est bien nous sommes peu, il y un couple de Français d'une quarantaine d'années, deux Italiens d'une vingtaine d'années qui avec leurs grosses Ray Ban et leurs bermudas semblent un peu tombés de la lune et nous 3. Coté Thaïlandais c'est Nine et Lek qui nous emmènent.
Avant le parc, premier arrêt, Nine - qui se fait aussi appeler Birdman - nous montre de petits oiseaux verts (Chloropsis sonnerati) dans un arbre. Une fois dans le parc on s'arrête à de nombreuses reprises pour regarder différents animaux : un varan arboricole (Varanus bengalensis) sur un tronc d'arbre, un calao (Buceros Bicornis) sur une branche, un écureuil géant (Ratufa bicolor) au milieu des feuilles, un autre varan (Varanus salvator) dissimulé tout la-bas dans les arbres… A chaque fois c'est évidemment Birdman et Lek qui nous montrent les animaux, sans eux nous ne verrions rien, et à chaque animal ils sortent une lunette fixée sur un trépied qui permet de voir les animaux comme s'ils étaient à 1 mètre. Les deux Thaïs se marrent tout le temps et prennent des photos en mettant les compacts numériques des participants devant la lunette.
Nous laissons ensuite le pick-up pour partir à pied dans la jungle. On passe les guêtres prêtées par le Green Leaf, sortes de surchaussettes qu'on enfile sous les chaussures et qui remontent jusqu'aux genoux qui sont destinés à empêcher les tiques de s'infiltrer par les bas de pantalon. ( Parce que nous sommes à la saison sèche, à la saison humide ça sert à empêcher les sangsues de passer).
Je pouffe en voyant les Italiens et leurs bermudas qui arrivent au-dessus des guêtres. C'est clair que les tiques ne pourront passer par le bas. Mais au-dessus des guêtres le chemin est grand ouvert …
Au milieu des arbres géants Birdman cherche les singes. Il les repère grâce à leurs cris et il nous montre un groupe de gibbons (Hylobates lar) qui s'en donnent à cœur joie dans les grands arbres. Certains sont blancs, d'autres noirs. Je lui demande s'il s'agit de 2 espèces différentes, il sourit et répond : « Some are white, some are black but it's the same species, like humans !(Certains sont blancs, certains sont noirs mais c'est la même espèce comme les humains !) Jolie réponse ! Il nous apprend aussi que les gibbons ne viennent jamais au sol même pour manger, qu'ils passent leurs vies dans les arbres. Et que ce sont les femelles qui poussent ces longs cris rauques si caractéristiques … Après ça qui osera dire que les humains ne sont pas proches des singes ??? ( Aie ! Pas taper les filles !!😛 )
Forcément on sympathise avec les deux autres français : Valérie et Hervé. Ils ont prévu de se balader autour du monde pendant de long mois et sont en Asie du Sud-Est depuis déjà plusieurs semaines. Veinards ! ( Leur blog ici )
On marche pendant 3 petites heures, admirant les arbres immenses qui sont surtout beaucoup plus haut que chez nous, les troncs filant droit vers le ciel pour attraper la lumière.
Nous nous arrêtons pour déjeuner devant un des étangs du parc, a coté il y a une tour d'observation d'où on doit voir un tas de choses intéressantes en fin de journée lorsque les animaux viennent boire. Rien qu'en restant au sol on aperçoit au loin un serpent traverser l'eau et des loutres qui longent le bord pour chercher à manger. Nine nous dit qu'il est rare de les voir, nous sommes donc chanceux !
On rejoint le pick-up et on roule un peu dans le parc. On observe un couple de petits cervidés des Muntjacs rouges (Muntiacus muntjak) dans les sous bois et au loin une grosse biche (Cervus unicolor) au milieu d'une prairie. Un peu plus loin des groupes entiers de macaques à courte queue (Macaca mulatta) sont assis sur la route et sur les accotements.
(... la suite demain avec " 'sont fous ces Thais !)
( ... suite . Nous sommes dans le parc de Kao Yai et ... La journée se poursuit à la cascade de Haew Suwat. Son nom ne vous dit rien mais peut être que quand je vous aurais dit que c'est celle d'où saute Leonardo Dicaprio dans le film « The Beach » lorsqu'il arrive sur l'île ça vous rappellera quelque chose…
Au loin Birdman nous fait de grands signes pour qu'on vienne voir les deux calaos qui batifolent dans un arbre tout près. Il rigole comme un gosse et shoote les oiseaux avec tout ce qui peut prendre une photo que ce soit des compacts numériques ou même des GSM ! On sent vraiment qu'il est au moins aussi heureux que nous d'être là. On est très loin du guide qui annone son texte appris par cœur ! Au bout d'un bon moment il jette un oeil à sa montre et fait « Let's go, it's elephant time ! ( « Allons y c'est l'heure des éléphants » ) on repart dans le pick-up et au détour d'un virage un groupe d'éléphants (Elephas maximus) déboule de la forêt juste devant nous, à croire que Nine avait rendez-vous avec eux !
Alors que la nuit tombe on fait un détour par un des camps de camping du parc ce qui nous donne l'occasion de voir un gros cerf (Cervus unicolor) fouillant méthodiquement les sacs poubelles d'un gros conteneur puis on continue la route vers la GH. Il semble que ce soit LE moment pour voir mes amis les reptiles car sur les photos qu'on a regardé hier à la GH, toutes celles de serpents avaient été prises de nuit sur la route ! Et ça ne loupe pas, au bout de quelques kilomètres je vois sur l'asphalte un serpent d'une soixantaine de centimètres d'un joli vert fluo. Puis tout va très vite, Birdman stoppe la voiture, Lek descend, il enlève une de ses tong et coince la tête du serpent sur la route, il le prend et revient vers la voiture avec le serpent à la main... Euh … il fait quoi là ? S'il fait mine de monter derrière avec ça moi je saute ! Mais non, il remonte tranquillement dans la cabine et on redémarre. Là j'hallucine GRAVE !
On s'arrête un peu plus loin, tout le monde descend et Lek pose délicatement le serpent au sol. Je lui pose LA question « Is it venimous ? » (Est-il venimeux ?) Je suis sur qu'il va rigoler et me répondre « No, of course no » ( Non, bien sur que non). Et effectivement il rigole … mais sa réponse est légèrement différente de celle que j'attendais : « Yes ! Deadly ! » (Oui ! Mortellement !) Je le regarde ébahi et... je rigole aussi ! Sont fous ces Thaïs !!
Le serpent s'est replié comme un ressort, en position d'attaque, mais tout le monde s'en fout et s'agglutine autour pour le photographier. Les flashs crépitent et la vipère ( Trimeresurus popeiorum ) doit croire qu'elle est à Hollywood, du coup elle garde la pause et ne bouge plus ! Je me surprends à m'approcher à moins d'un mètre ( sur le coté quand même !) pour la photographier ! Lorsque nous partons le serpent est toujours dans la même position, comme tétanisé …
On rejoint la GH à 19h30 passé. On est resté presque 12 heures dans le parc. Au moins quand les Thaïs « vendent » une excursion d'un jour, c'est un jour : presque 12 heures. Ca change par rapport à d'autres pays où nous sommes allés et où un trip de deux jour dans le désert peut commencer le lundi à 10h et se terminer le mardi à 9h ce qui, vu d'une certaine façon fait 2 jours : lundi et mardi !!
A peine arrivé et la voiture vidée, Nine repart pour emmener les Italiens à la gare de Pak Chong tandis que Lek, que j'appelle désormais Snakeman vu ses exploits de tout à l'heure, nous amène les cartes de menu. Ici tout le monde est là pour que la guest house tourne et est polyvalent. En France, si à peine revenu d'excursion on demandait à un guide d'emmener les menus aux tables puis de servir j'imagine sans peine la réponse acide : Hey, c'est bon, laisse moi arriver ! Et pis d'façons j'suis guide moi ici, je m'occupe des excursions, pas questions que je fasse le serveur, chacun son job ! On mange avec Valérie et Hervé. Ils s'étaient arrangés avec Birdman pour qu'il les laisse en fin de journée dans un des campings du parc, mais quand nous étions passés tout à l'heure il ne restait plus de tentes en location, du coup Valérie & Hervé étaient revenus à la GH et ils s'interrogeaient sur le meilleur moyen de retourner aux camps le lendemain matin car s'il y a bien des bus qui vont jusqu'à l'entrée du parc ensuite c'est le système D qui s'impose, il faut faire du stop pour rejoindre les camps et ça marche plus ou moins bien … Ils me confortent dans mon opinion comme quoi pour voyager sans avoir sa propre voiture implique d'avoir du temps, voir beaucoup de temps
Mardi 27 décembre 2005
Nous avons la matinée pour nous puisque la demi-journée d'excursion n'a lieu que l'après midi. Nous avons deux solutions : soit aller à la ville la plus proche, Pak Chong, pour y traîner soit retourner dans le parc voir la nature. Comme on n'aime pas les villes le choix est vite fait. Du coup nous emmenons Valérie et Hervé jusqu'à un des campings du parc. Le plus marrant est que dans la voiture nous nous apercevons que nous avons déjà discuté ensemble sur … Voyage Forum !!! Le monde est petit je vous le dis !!
Après les avoir laissé, nous faisons un tour en voiture dans le parc. A un moment je vois un serpent noir d'au moins 2 mètres de long traverser rapidement la route, ça nous passe un peu l'envie de faire une promenade à pieds surtout que renseignement pris auprès des Thaïlandais de la GH, ce devait être un Cobra Royal !
On retourne déjeuner à la GH puis on repart en songthaews pour la demi-journée d'excursion. Notre guide est Jo et nos compagnons du jour sont tous arrivés dans la matinée, il y a 2 Suissesses, 2 Anglais, 2 Hollandais et nous. Tous on entre 20 et 30 ans ce qui fait de moi le plus vieux du groupe ! Coool ils me doivent tous le respect et une place assise dans le pick-up !
L'excursion commence par une baignade. En général, les baignades dans des eaux douteuses ce n'est pas mon truc et je ne partais vraiment pas pour mettre ne serait ce qu'un pied dans l'eau. Seulement en arrivant devant la résurgence de la source, l'eau est si limpide et sa température si bonne que je ne peux résister ! Jo, les deux Anglais, Alex et moi nous baignons joyeusement !
Nous descendons ensuite dans une immense grotte où dorment des chauves souris (Emballonura alecto). Une d'entre elles, est réveillée et me fais un joli show en se nettoyant !
Mais le plus impressionnant de la journée est lorsqu'on assiste en fin de journée à l'envol de plus de 2 millions de chauves souris, elles forment comme un immense serpent dans le ciel et quand elles nous passent au-dessus de la tête on entend le bruissement de l'air dans leurs ailes et on sent le souffle d'air déplacé par les bestioles de quelques grammes. Fascinant.
(NdR : Pour les mauvais esprits – comme moi – qui se demanderaient comment on peut compter 2 millions de chauve souris la réponse est : un appareil photo automatique situé à la sortie de la grotte et qui prend un cliché toutes les secondes tant que les chauves souris sortent. On détermine ensuite le nombre moyen de bestioles par clichés, on multiplie par le nombre de clichés … et on obtient environ « plus de 2 millions » !)
Alors qu'on repart, Jo fait d'un coup arrêter le pick-up, il a repéré sur un mur plusieurs geckos (Gekko gekko) de différentes tailles. Ils sont étonnants avec leurs points orange et leurs gros yeux…
A la GH, après le repas on discute un bon moment avec l'Anglaise, Tara. Elle et son boyfriend Dimitri voyagent autour du monde depuis près de 2 ans. Ils ont visité, quasiment toute l'Amérique du sud, la Polynésie, la Nouvelle Zélande, l'Australie … Ils ont une trentaine d'années et honnêtement… Ca (me) donne une furieuse envie de faire comme eux ! Dans une autre vie peut être… En tout cas ce soir là c'est la grande forme ( peut être grâce à la Chang beer ??) puisque dans le même temps, j'arrive à tenir une discussion en anglais ET à plaisanter, en anglais également avec Jo que je me suis empressé de rebaptiser… Batman !! (Bat = chauve souris).
En tout cas une chose est évidente : on se marre cent fois plus dans cette guest house à 4 euros la nuit que dans tous les hôtels où nous sommes allés … C'est à méditer …
"Ca c'est le problème ! Les derniers jours je vais poster dans une indifférence polie car tous ceux susceptible d'être intéréssé auront été lire !! 😉 "
Non moi je respecte la discipline, j'attend les episodes, je ne lirai pas la derniere page du roman afin de connaitre le coupable, bref s'il ne te reste qu'un lecteur, je serai delui la ! 😛
ps : je reprend la lecture apres cette Intermède.
"L'endroit où l'on vit est toujours les vacances des autres"
"Ceux qui luttent ne sont pas sûr de gagner... ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu d'avance..."
I'm still hoping to go grab a beer with any of you somewhere around my neighborhood - i.e. Bangkok - Thailande
Mercredi 28 décembre 2005
Nous quittons le Green Leaf peu après 7h00, pour changer la journée est chargée (!) car nous voulons visiter les principaux temples de style khmers du sud de l'Issan ( la région de l'Est de la Thaïlande) et ils sont tout de même assez éloignés les uns des autres.
Nous faisons les 200km de route d'une traite, ce qui nous occupe une bonne partie de la matinée et après avoir parcouru les derniers kilomètres sur une petite route complètement défoncée on arrive au Prasat Phanom Rung ( le Temple de la Grande Montagne). Ce temple est situé au sommet d'un ancien volcan, d'où son nom. L'endroit est calme, il n'y a pas trop de monde … C'est bien.
Au X° siècle lorsque les Khmers colonisèrent la région, ils entamèrent la construction de ce temple sur un site qui servait déjà de lieu de prière. Ils bâtirent en s'inspirant des temples hindouistes et si on prend en compte les divers agrandissements successifs il aura fallu 3 siècles pour le terminer. Bien des siècles plus tard, sa restauration se déroula de 1971 à 1988.
En se promenant dans le temple on admire la conception du bâtiment mais aussi les nombreux détails, fenêtres, linteaux sculptés, nagas sacrés, statues de lions-gardiens et l'alignement parfait des nombreuses portes. D'ailleurs si vous êtes dans les environs en avril et octobre, le soleil levant et couchant s'inscrit exactement dans l'alignement des 15 portes du temple.
Comme un Piaf de VF me l'avait recommandé, nous allons ensuite voir le Prasat Muang Tham, le Temple de la Ville Basse, qui est juste au pied du volcan où est construit Phanom Rung.
Bien qu'à la lecture des différents bouquins on puisse avoir l'impression que ce temple est moins intéressant que Phanom Rung ou Phimaï il n'en est rien puisque c'est ce temple qui nous a le plus plu des trois ! Peut être parce que c'est celui dont la restauration est la plus récente mais toujours est-il que les bassins remplis d'eau, les lotus émergeant, le temple qui s'y reflète, les grands arbres qui l'entourent, tout ça concours à créer une certaine ambiance.
Il semblerait que ce temple date du XI° siècle et qu'il eut été dédié à Shiva qui est plusieurs fois représentée sur les linteaux de portes.
En tout cas les abords des temples de Thaïlande, où au moins ceux que nous avons vu, sont très entretenus, il y a quasiment à chaque fois une équipe de jardiniers en train de nettoyer les alentours des bâtiments.
On repasse déjeuner à côté de Phanom Rung puis on tente de récupérer directement la route qui va à Phimaï (Ou Pimaï si on l'écrit à la Française, puisque tous ces noms sont Thaï, traduit phonétiquement) sans prendre la petite route défoncée qui contourne toute la montagne qu'on a suivi ce matin et … on se perd !
Le bon coté des choses c'est que ça nous nous permet de nous promener dans l'Issan ! (C'est le nom de la région). On passe devant de gros bœuf d'eau aux cornes impressionnantes qui paissent dans les rizières plus où moins asséchées et au détour des villages on assiste à quelques scènes rurales comme dans là où le riz est étendu sur une toile sur la route pour, je suppose, finir de sécher.
On finit par retomber sur la bonne route et on atteint Pimaï en fin d'après midi. Nous faisons deux fois le tour de la ville au milieu des très nombreux vélos et mobylette ( Il y en a encore plus qu'à Chiang Mai !) car pour le Prasat Hin, le temple Khmer le plus réputé de Thaïlande je cherche un GRAND parking, et ce ne peut être ce petit truc que Krys viens de me désigner ! Au second tour je dois me rendre à l'évidence, elle a raison !
On se promène quasiment seul au milieu des vieilles pierres du temple qui fut bâti par les Khmers autour du X° siècle (admirez la précision de la date !) et qui servit de modèle aux grandioses temples d'Angkor. On retrouve les alignements de portes et de fenêtres. Ce qu'on remarque ici plus que sur les autres temples (mais peut être est ce du à la lumière du soir ) ce sont les différentes couleurs des pierres utilisées pour la construction : grès blanc, grès rose et latérite rouge. Arriver tard dans l'après midi nous a permis d'éviter la foule mais nous ne pourrons visiter le musée qui ferme à 16h30, décidément les musées de Thailande semblent refuser qu'on les visite !
Le dernier trajet de la journée est pour aller à Nakhon Ratchassima, dont le nom est le plus souvent raccourci en Khorat, et oui, ici, même les villes ont des diminutifs ( attendez de voir celui de Bangkok !). Pour la première fois du séjour nous allons aller à l'hôtel afin qu'après 3 nuits à se laver à l'eau froide nous puissions avoir au moins une soirée d'eau chaude avant d'aller sur Kho Chang où je ne suis pas exactement sur de savoir ce qui nous attend !
Nous trouvons sans trop de mal le Royal Princess qui nous offre tout ce qu'un hôtel de luxe puisse offrir. L'eau est si chaude qu'il faut faire attention de ne pas se brûler et la pression de l'eau manque de nous coller au mur d'en face (Comment ça : « Il exagère » ??) Force est de constater que même là, en hôtel 4 étoiles, et en haute saison, on reste très éloigné des prix occidentaux puisque la chambre ne nous coûte « que » 2450baths (50€) avec le breakfast où on peut se gaver à volonté. Si ça ne vous "parle" pas je vous rappelle qu'en France dans cette gamme de prix vous ne pouvez avoir qu'un Campanile à 60 €/nuit ou un Formule 1 à 30€/nuit. Et pour avoir été dans les 3 je peux vous dire que rien que de les comparer c'est offensant pour le Royal Princess.
Jeudi 29 décembre 2005
Pour le petit déj', le buffet du Royal Princess est bien sur … royal ! Mais malgré tout, les pancakes ne valent pas ceux du Lotus à Sukhotaï ! On a encore pas mal de kilomètres aujourd'hui pour rejoindre Kho Chang, l'île où on passera les quelques jours suivant.
Les 400 km jusqu'à Trat se font sans problèmes même s'il y a pas mal de camions un peu difficiles à doubler car nous ne sommes plus sur l'autoroute. Comme d'habitude on s'arrête au premier boui-boui sur le bord de la route quand on commence à avoir faim et on se débrouille avec le sourire et des gestes. Ce jour là on dérouille car le repas est particulièrement épicé, mais à part ces petits désagréments la Thaïlande est vraiment le pays où manger n'est jamais un problème ! Et pour les hypocondriaques qui se poseraient la question, aucun de nous 3 n'a été ne serait ce que vaguement perturbé par la nourriture !
Juste avant Trat on suit les panneaux « Pier » et quand on arrive à l'embarcadère un bateau est là. On paie notre passage 450 Baths l'aller-retour pour nous 3 plus la voiture, on charge la voiture à bord du bateau et on monte sur le pont. Alors qu'on navigue vers Kho Chang je constate ébahi que la plupart des Thaïlandais ont préféré rester dans leurs voitures, avec le moteur qui tourne et la clim' à fond !! ...
......ben, pour un premier voyage, c'est plutôt bien je trouve, surtout de ne pas avoir eu peur de louer une voiture et de rouler, ce qui est vraiment le mieux pour découvrir ce pays........va au col des 3 pagodes la prochaine fois, la route est belle............
Le trajet est rapide, une grosse demi-heure. Une fois sur l'île on suit la route vers le Sud, de toutes façons il n'y en a qu'une, pas moyen de se tromper ! Les routes sont plus étroites et plus escarpées que sur le continent et quand deux pick-up se croisent dans les virages en épingles, il arrive que ça soit un peu juste … Mais en y allant doucement, ça passe tranquille, et oui ça marche aussi ici ! En voyant les premières mobylettes j'invente une devinette : « Comment, de loin reconnaître si le conducteur de la mob' est un farang ou un Thai? C'est simple, si celui qui est sur la mob est habillé avec un chapeau et fait tout pour se protéger du soleil c'est un local. S'il est le plus déshabillé possible, faisant le maximum pour choper un méchant coup de soleil sur sa peau rose bien claire, c'est un farang !!! »
Une dizaine de km après avoir mis les roues sur Kho Chang on traverse LE haut lieu de résidence des touristes qui veulent des bars, du bruit et de la foule sur l'île : White Sand Beach. Si on tient compte que cette île n'est pas encore totalement touristisé (barbarisme personnel, croisement entre « tourisme » et « vampiriser ») l'endroit reste gentillet par rapport à d'autres plages de Thaïlande, néanmoins puisqu'il paraît que c'est une volonté gouvernementale de faire de Kho Chang le "New Phuket" il y a fort à parier que cette zone continue à s'agrandir… D'ailleurs on sent bien la pression immobilière, il y a de nombreux chantiers en cours tout le long de la cote, a tel point qu'un règlement à été instauré, interdisant sur toute l'île toute construction plus haute que les arbres existant …
En ce qui nous concerne, je suis bien content de continuer plein Sud. Peu après la nature reprend un peu ses droits et ça roule plutôt mieux car on a largué quasiment toutes les mobylettes à White Sand. On suit les panneaux « Bang Bao », un dernier virage à droite, quelques centaines de mètres puis la route s'arrête ! On se gare dans le terrain à coté qui semble servir de parking mais à peine le moteur est-il arrêté qu'un gars surgit en agitant un carnet ! Faut payer le parking ! Mon premier reflex est de soupirer, ça y est on est dans un coin touristique ET balnéaire et il va falloir en permanence mettre la main au porte-monnaie. Mais en fait ça va, le prix est très acceptable : 20 baths la journée ! Je suppose que le terrain est au gars et qu'il gagne un peu d'argent en le laissant comme parking.
On remonte le ponton en ciment, allée centrale et unique de Bang Bao qui était, il n'y a pas si longtemps encore, entièrement habité par des pécheurs. Il semble qu'il en reste quelques-uns mais il y a maintenant plus de boutiques de fringues et de souvenirs, de restos et de bureaux de ventes pour les sorties en bateau qu'autre chose. On croise des flopées des touristes de toutes nationalités qui reviennent de leur journée de plongée et j'espère qu'ils ne font que passer car cette foule bigarrée en maillot de bain me rappel furieusement la promenade le long du canal de Palavas-les-flots !
Tout au bout sur la droite un ponton neuf en bois nous emmène vers le Bang Bao Sea Hut. Je ne connais que peu de choses sur ce "resort", il n'y a que quelques photos sur leur site web et c'est principalement l'avis de mon copain Serge de VF qui m'a décidé à réserver ici mais dés que je découvre les huttes j'ai le sourire car c'est exactement comme je l'imaginais : des jolis cabanons sur pilotis au-dessus de la mer. Un faux air de Maldives ou de Seychelles pour un prix thaïlandais puisque a cette période « hautement touristique » ça ne nous coûte que 2000 baths la nuit (40€). Les huttes sont assez spacieuses, aménagé en teck et il y a même une salle de bain avec douche et eau chaude. J'A-DO-RE !
Le temps de déballer nos petites affaires et de faire quelques photos et c'est déjà l'heure de manger, alors direction le Ruan Thai Sea Food, le resto de Maprang, la belle sœur de Serge. Grâce aux photos de VF je sais ou c'est puisque j'ai reconnu l'endroit tout à l'heure quand on est passé devant ! C'est bizarre comme impression d'ailleurs, on arrive là où on n'a jamais mis les pieds et on connaît pourtant ce qu'on voit !
On s'assied et … là d'un coup on a un énôôôôôrme problème. Le menu fait je ne sais combien de pages et tout est super appétissant ! Le problème est vite résolu, on dit à Maprang d'amener ce qu'elle veut ! Et on passe la soirée à se GAVER de fruits de mer et de poissons. Tout est frais, tout est excellent et le prix … Le prix … Vous voulez vraiment connaître le prix ?
Bon, vous l'aurez voulu ! 15 euros.
NON, pas par personne, en tout !!!
Et ce qui est bien c'est que demain soir on sera obligé de manger à nouveau ici puisque nous avons un repas prévu avec Serge, sa famille et les éventuels autres membres de VF qui seront dans les environs... Et qui auront lu la proposition de rencontre du forum !
Vers 2 heures du matin je me réveille, le vent s'est levé, on l'entend bien dans les huttes. Ca va passer. Je me rendors.
Une demi-heure plus tard j'ouvre à nouveau les yeux. Ca n'est pas passé et ça à même l'air de souffler plus fort. Evidement il ne faut pas psychoter (angoisser pour n'importe quoi) n'empêche, une tempête commence toujours par de simples rafales de vent. Et lorsque ce genre de phénomène arrive, ceux qui s'en sortent bien sont souvent ceux qui réalisent rapidement qu'il est en train de se passer quelques chose d'anormal et qui réagissent pendant que d'autre prennent leur caméscope pour filmer. Je sors pour voir le ciel, si une tempête arrive il y aura des gros nuages … Mais non, le ciel est dégagé et clair, on voit des myriades d'étoiles. Tout va bien, je suppose que le vent doit se lever avec la marée qui remonte.
Vendredi 30 décembre 2005
Je me réveille juste avant que le soleil ne se lève, je laisse les filles endormies et je pars faire quelques photos. Le long du ponton les Thaïs sont déjà tous levés. Je récupère la voiture pour longer la côte et retourner à quelques points de vue que j'avais repéré hier. Au détour d'un virage je fais une rencontre improbable avec un Thai tout habillé en treillis militaire et … avec un bonnet rouge à pompon blanc de Père Noël sur la tête !!
Lorsque je reviens, on va petit déjeuner dans un resto sur le ponton car le BB Sea Hut ne fait pas du tout à manger. Le fond du restaurant est grand ouvert sur la mer et sur les bateaux multicolores Quelle vue … Et dire que nous sommes le 30 décembre, chez nous il neige et il gèle ...
Sur ces petites îles les principales occupations sont d'admirer le paysage, de se baigner et de faire de la plongée pour aller emmerder les poissons. Krys ne pouvant faire de plongée, on allie les deux premières activités en allant à la chute d'eau de Klong Plu, un peu au Sud de White Sand Beach. Ici aussi le parking est payant mais ici aussi seulement 20 baths. Par contre je trouve qu'ils ont la main lourde pour le droit d'accès : 200baths par adultes et 100 pour Alex. Soit 500b ( 10€ ) c'est (presque) un prix européen ! On suit un petit chemin qui traverse la forêt sur une centaine de mètres et on arrive en vue de la chute d'eau … Ici il y a du farang rose partout, on n'en avait plus vu autant depuis que nous étions partis de Chiang Mai ! Au pied de la chute, il y a un bassin assez grand pour pouvoir nager, l'eau y assez fraîche mais c'est bien sympa quand même.
On retourne vers le parking et on décide de manger là. Vu le nombre de touristes présent, je préfère être prudent et demander le prix du repas avant. Mais même ici ça ne nous coûte pas plus de 300B c'est certes le double de ce que nous avons payé dans les coins paumés du continent, mais ce n'est que 6€ pour trois avec les boissons …
On passe sur la côte Est pour aller à une autre cascade, celle de Than Mayom. Bonne surprise, comme on a payé l'accès à celle de Klong Plu dans la journée, l'entrée de celle-ci est gratuite. Ce qui ramène le prix de la cascade à 250 baths, donc finalement le prix était bien un prix thaïlandais ! La cascade est plus petite que la précédente mais l'avantage c'est qu'il n'y a presque personne, juste quelques Thaïs qui barbotent habillés, il n'y a de toutes façons pas assez d'eau pour nager. C'est tranquille… Il y a des multitudes de petits poissons dans l'eau et dés qu'on y met les pieds ils viennent les suçoter ! Krys adore, moi je ne supporte pas et je fais des bonds à chaque fois que l'un d'eux me touche, ce qui forcément fait marrer tout le monde !
(à suivre .. )
Photos ... Pffff je sais pas quoi choisir donc je joue la contre programmation : 2 photos de Bang bao, la nuit ...
On retourne à Bang Bao, et on va se baigner sur la jolie plage ci-dessus que j'avais vu plusieurs fois en photo sur VF grâce à Thuan et qui me tentait depuis un bon moment sur mon écran. Sable en pente douce, eau claire et chaude, palmiers … Enfin vous voyez le truc, l'enfer quoi … !!!
Comme convenu, on rencontre Serge et sa famille au restaurant de Maprang, le Ruan Thai Sea Food, (Ruan Thai signifie Maison Thaïlandaise). On échappe encore cette fois-ci au dilemme du choix lors de la commande puisque la femme de Serge (la sœur de Maprang donc pour ceux qui ne suivent rien ) commande tout un assortiment de plats. On pioche dans chacun d'entre eux et je reconfirme que tout est excellent !
Un peu plus tard Valérie et Yvan nous rejoignent, (Valérie est Valou de VF) et nous discutons de voyages et de la Thaïlande jusqu'à tard dans la nuit. Une bien bonne soirée comme on aimerait en avoir plus souvent …
Cette nuit encore le vent se lève et me réveille mais cette fois je souris avant de me rendormir, ça confirme qu'il vient avec le changement de marée.
Samedi 31 décembre 2005
Le programme du jour est : RIEN !
On passe simplement et agréablement la journée avec Serge, sa femme et ses filles à se promener, à parler de la vie en Thaïlande, à se baigner sur une plage de rêve et à déjeuner sur la dite plage
Pour finir en beauté, on passe le réveillon avec Serge et sa famille au Nirvana Resort.
Un joli petit feu d'artifice tiré sur Lonely Beach et nous voilà en 2006 !
Enfin pour nous, occidentaux dont le calendrier démarre à la naissance de Jésus car les bouddhistes dont le calendrier commence à la mort de Bouddha en 543 AVANT JC passeront en 2549 le 13 avril 2006 !
Dimanche 1 janvier 2006
Ce premier jour de l'année est couvert mais les nuages se déchirent juste au moment où on sort de la cabane, j'ai juste le temps de faire quelques photos avant qu'ils ne se referment.
Ce soir nous serons à Bangkok et même s'il reste quelques jours avant de rentrer en France avec ce retour vers la ville on sent que la fin des vacances approche.
Comme il était hors de question que je conduise dans la capitale, Arnaud s'est débrouillé pour que je rende la voiture à l'agence Budget de Pataya ( Pataya est sur la route de Kho Chang à Bangkok) et ensuite une voiture avec chauffeur nous emmènera jusqu'à l'hôtel. Je ne suis pas euphorique à l'idée d'allez faire un tour dans Pataya vu tout ce que j'ai lu/vu sur cette ville mais il n'y avait pas beaucoup d'autres solutions.
Nous quittons Bang Bao à 9h30 précise et nous sommes dans les dernières voitures à monter dans le bac de 10 heures. Il y a pas mal de monde qu retourne sur le continent et si nous étions arrivés ne serait ce que quelques minutes plus tard nous aurions du attendre le bac suivant
250 km de route ennuyeuse plus tard, on galère pour trouver l'agence Budget !
On m'avait dit que Pataya était la station balnéaire de Chonburi, nous sommes à Chonburi mais on à beau tourner et tourner encore pour essayer de rejoindre la route qui longe la mer et ou est sensé être l'agence pas moyen de la trouver. En plus la ville est complètement embouteillée avec des bagnoles dans tous les sens et des routes fermées. Passablement énervé (c'est pas sanouk les embouteillages !!) on finit par téléphoner à Arnaud, que je remercie au passage d'être là aussi un dimanche 1er janvier, et on se rend compte qu'on n'a aucune chance de la trouver puisqu'on est tout simplement pas du tout au bon endroit ! Car si Pataya est bien la "plage" de Chonburi, elle n'est pas juste à coté mais 50 km plus au Sud ! Pour un plantage cela en est un sacré !!
Pendant qu'on fonce vers Pataya Beach, Arnaud et Lee arrangent le coup avec Budget puisque malgré qu'on ai initialement prévu large avec le temps perdu dans Chonburi plus le temps nécessaire pour rejoindre Pataya on sera forcément en retard
Pataya est embouteillée et on avance au pas, comme ça on a bien le temps de se rendre compte que ce qu'on avait entendu sur cette ville n'était pas du baratin mais la stricte vérité... Bien sur la ville à des circonstances atténuantes puisque le modeste village de pécheurs qu'elle était jusqu'à la fin des années 50 devint une "base de repos" pour les GI's lors de la guerre du Viet Nam et il y avait forcément peu de chance qu'elle devienne un havre de paix et de quiétude ! Mais en voyant le nombre de couples où le mec farang balade tout fier à son bras une Thaïe dont la tenue ne laisse aucune équivoque sur la profession on ne peut que constater que les récents et supposés efforts du gouvernement Thaïlandais pour transformer la ville à la réputation sulfureuse en station balnéaire familiale ne semblent pas avoir eu beaucoup d'incidence sur le principal business de la ville qui fut et reste le sexe… Ce qui me dépasse c'est que les gens viennent ici de leur plein gré pour … comment disent-ils déjà … ah oui, pour s'amuser !! La foule, le bruit, la pollution, une plage noire de monde, un bord de mer grouillant où il y a autant de jet ski que de baigneurs et des bars à putes plein la ville c'est effectivement super amusant …
On arrive enfin à l'agence Budget. La voiture qui doit nous emmener à Bangkok est là, on gare le Toyota pour la dernière fois, on aura tout de même fait 3115 km ensemble ! On transvase les affaires, ils vérifient l'état de la voiture, on fait les papiers et je paie le prix convenu au bath près … J'aime bien ce pays où il n'y a pas de mauvaises surprises.
Pour rallier la capitale thaïlandaise, on emprunte la voie rapide à péage (prix thai : quelques dizaines de baths ! ) et en 2 heures on est à Bangkok. On sort de l'autoroute directement dans le quartier où est notre hôtel, le Bangkok Palace. J'avais un peu étudié le coin grâce à Google earth, qui permet de survoler la planète et par endroit de zoomer avec une définition hallucinante et je suis surpris de voir que le chauffeur traverse le quartier sans s'arrêter. Pourtant je me rappel que l'hôtel est tout près de la voie rapide. Puis je souviens que dans le bureau Budget de Pataya, il y a eu une discussion entre le chauffeur ( un gamin d'une vingtaine d'années qui ne parle pas un mot d'anglais ) et le type de l'agence, ce dernier finissant par sortir une carte et par montrer quelque chose dessus au chauffeur … Et je devine que le chauffeur est bêtement paumé ! Du coup on a droit à une grande promenade dans Bangkok by night, il s'arrête plusieurs fois, demande à chaque fois sa route et on finit par arriver à l'hôtel. Le prix de la nuit ici est de 2160Baths.
J'avais prévu d'aller dîner ailleurs mais la longue route nous a crevé et on mange au buffet de l'hôtel …Rien à en dire, un buffet d'hôtel à étoiles, abondant, classique et impersonnel… Ah si, un détail, un gars massacre consciencieusement des hits internationaux sur son orgue électronique pendant qu'une Thaïlandaise en minijupe rose à volants se trémousse en tapant sur un tambourin. Je la regarde d'un œil circonspect : mauvaise musicienne ou autre chose ?? Juste avant de partir j'ai lu le bouquin "Plateforme" de Houellebeck et il situe … « l'action » d'un chapitre du bouquin dans cet hôtel, le Bangkok Palace … Alors, y a t-il ou pas un salon de massages « particuliers » quelque part dans cet hôtel ? Je l'ignore toujours !
(...)
Photo la plage ou nous avons passé une bonenpartie du 31/12 et puis ... mais vous devinerez bien !
Pour ceux qui se lassent ... on s'approche de la fin ! 😉
Lundi 2 janvier 2006
Aujourd'hui on va visiter Bangkok ou plus exactement on va en effleurer son cœur historique car il faudrait de longues semaines pour visiter tout Bangkok. Et comme justement il y a plein de choses à voir, et que je n'avais pas trop envie de passer la journée le nez dans un bouquin à chercher ce que nous avions en face de nous, nous avons réservé par l'intermédiaire d'Arnaud une visite guidée « clefs en mains » avec un guide rien que pour nous.
Au sujet de Bangkok, j'ai un truc à vous apprendre si vous voulez faire les malins en société. Savez vous que le vrai nom complet de la ville est (Vous êtes assis ? ) : Krungthep mahanakhon amonratanakosin mahintara ayuthaya mahadilok popnopparat ratchathani burirom udomratchaniwet mahasathan amonpiman avatansathit sakkathattiya wisanukamprasit ? Ce qui signifie à peu près : "Cité des anges, Ecrin des gemmes divins, Terre imprenable, Grand Royaume proéminent, Délicieuse Capitale du royaume aux neuf pierres nobles, Siège suprême et Palais magnifique, Refuge des dieux et Séjour des esprits réincarnés." Heureusement on écourte ça en « Krung Thep » qui signifie « Cité des anges ». Voila vous savez désormais que Bangkok a 3 noms. Instructif, non ?
Le rendez-vous avec le guide est à 9h00 dans le hall de l'hôtel, on arrive un peu en avance et elle est déjà là, c'est une femme d'une cinquantaine d'années qui se prénomme Sunny et qui parle un excellent français. On part dans le minibus et LA bonne chose c'est qu'on roule sans aucun embouteillage car beaucoup de Thaïlandais ne travaillent pas pour ce long week-end du nouvel an. LA mauvaise chose c'est que comme ils ne travaillent pas et que c'est le nouvel an, ils vont tous prier dans les temples, et aujourd'hui nous allons principalement visiter … des temples !
Dès que nous franchissons la porte d'enceinte du Grand Palais on a la confirmation visuelle qu'aujourd'hui on ne sera pas seul sur les sites : c'est bondé !
Pour appréhender ce que nous allons voir il faut que je vous explique ce qu'est ce Grand Palais. En simplifiant un peu l'Histoire, la première capitale du Siam, fut Sukhotaï du début du XIII° jusqu'au milieu du XIV°. Ce fut ensuite Ayutaya qui remplit cette fonction mais en 1569 le royaume birman, ennemi séculaire voisin inflige une cuisante défaite au Siam en ravageant Ayutaya et en massacrant la population (D'ailleurs aujourd'hui encore les Thaïs leurs en gardent un certain ressentiment). Dans les décades suivantes les Siamois reprennent Ayutaya mais en 1767 les Birmans la mettent à nouveau à sac. Après avoir une nouvelle fois bouté les envahisseurs hors du Siam, le roi Taksin déplace en 1770 la capitale à Thonburi. Une dizaine d'années plus tard le roi suivant, Rama 1er, fondateur de la dynastie Chakri qui règne encore aujourd'hui, choisi lui de s'établir de l'autre côté du fleuve Chao Praya dans le village nommé Bangkok et en 1782 il fait bâtir dans un méandre du fleuve un Palais (qui sera la demeure officielle des rois du Siam jusqu'en 1946) et un temple nommée Wat Phra Keo pour abriter la statuette du Bouddha d'émeraude. Au cours du temps beaucoup d'autre bâtiments royaux vinrent s'y ajouter et c'est cet ensemble d'édifices tous plus fastueux les uns que les autres disséminés dans une immense enceinte de 218 hectares qu'on appelle le Grand Palais.
On « visite » comme d'habitude, je cours partout en essayant de trouver le bon angle et le moment où il y a le moins de monde pour faire LA photo (puisqu'il y a TOUJOURS un bref moment entre deux vagues de visiteurs où on peut photographier sans qu'il y ai trop de monde devant l'objectif) tandis que Krys écoute ce que raconte la guide et essaie ensuite de m'en faire un résumé.
En arrivant sur le côté du Wat Phra Keo, qui abrite toujours le Bouddha d'émeraude qui est d'ailleurs en réalité en jade, on entend un type brailler sans interruptions quelque chose dans un porte voix, je suppose que ça doit être « Veuillez entrer dans le temple par la porte de l'AUTRE côté » car sur les escaliers une foule énorme et compacte se presse pour entrer et aller prier devant cette icône. Sunny nous explique que la raison de cette affluence est qu'il est particulièrement important pour un bouddhiste de venir prier devant CE Bouddha. Je comprends mais il y a tellement de monde que ça en est flippant et pour une fois, j'abandonne, juste avant de rentrer dans le temple, je prends la tangente (c'est le cas de le dire) !
Sunny me confirme que photographier depuis l'extérieur est autorisé, je monte le téléobjectif et au travers des portes grandes ouvertes je fais des photos de la statuette (elle ne mesure que 66cm de haut) placé sur un piédestal gigantesque recouvert d'or et habillée de sa tenue d'hiver en or pur. En effet 3 fois par an, à chaque saison, le roi vient personnellement changer la tenue du Bouddha.
Il serait trop long de détailler tout ce qu'il y a dans le Grand Palais mais on peut également voir des statues de chimère mi-homme mi-animal, le panthéon royal, la bibliothèque sacrée, des statues de démons géants chargés de repousser les mauvais esprits, une maquette de plusieurs mètres carrés d'Angkor Vat, des palais royaux et j'en oublie …
Un détail sans importance mais juste marrant à remarquer : c'est la première fois de notre vie où on se retrouve au milieu d'une telle foule de touristes où les blancs sont très minoritaires !
On continue la matinée par le temple de Wat Phra Chetuphon, plus couramment nommé Wat Po. Il est situé à côté du Grand Palais et c'est également une enceinte qui abrite plusieurs chedis, temples, sanctuaires, statues, prangs mais aussi depuis 1830 une école de massages traditionnels de renommée internationale.
Le joyau du Wat Po est l'immense Bouddha couché recouvert d'or qui mesure 45 mètres de long sur 15 mètres de haut et dont les plantes de pieds sont incrustées de 108 symboles en nacre. Le temple qui l'abrite est le plus ancien de Bangkok puisqu'il a été construit au 16° siècle alors que Ayutaya était encore la capitale du Siam.
Ici aussi, autour du magnifique Bouddha, la foule est plus que dense et le bruit de la menue monnaie jetée dans les bols à aumônes disposés tout le long de la statue qui se répercute sur les murs fait un bruit très particulier. Le plus difficile est d'arriver à détacher les yeux du Bouddha pour admirer les remarquables fresques peintes sur les murs et les volets. Tandis que mon regard revient sur le Bouddha, une pensée me frappe soudain et je ne peux m'empêcher de faire le parallèle entre le visage irradiant la sérénité du Bouddha et les représentations douloureuses du Christ crucifié qu'on trouve dans les églises …
Dans la Chapelle Principale, ( en Thaï : Phra Uposatha ou Ubosot ou Bot) on peut admirer un remarquable Bouddha en or placé sur un piédestal somptueux. Comme on s'étonne de l'opulence de la décoration Sunny nous explique que ce piédestal contient des cendres de Rama 1er et qu'en conséquence c'est la famille royale qui s'en occupe ce qui explique tout !
Dans les jardins il y a aussi de curieuses statues d'origine chinoise représentant des farangs vêtus à l'occidentale, la guide nous dit qu'elles avaient été sculptées en hommage aux grands voyageurs occidentaux du genre de Marco Polo.
Ici aussi, il y aurait encore de nombreuses choses à décrire comme par exemple les nombreux chedis recouvert de mosaïques multicolores …
(a suivre ... )
Une petite idée de l'abondance de monument du Grand Palais .. et de la foule ...
Malgré toutes mes tentatives, je n'ai pas encore réussi à placer le vrai nom de Bangkok dans une conversation mondaine...
Mais je n'ai pas renoncé à étaler ma science toute neuve ! 😛
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
(Nous avons donc visité le Wat Po et ...) Alors qu'on remonte dans le minibus pour aller déjeuner, Sunny, l'air soucieuse, nous dit que malgré ses multiples appels elle n'arrive pas à joindre le propriétaire du bateau qui est censé venir nous chercher après le repas pour faire la promenade sur les Khlongs de Thomburi. Elle a bien essayé d'avoir un autre bateau mais tous ceux qu'elle a réussi à joindre étaient réservés… On commence à établir un planning pour le lendemain matin au cas où le tour de bateau ne puisse se faire aujourd'hui, mais à force de se débattre au GSM elle arrive à en trouver un de libre : « C'est bon, dit-elle, on a un bateau de 40 places pour nous tout seul !! »
Nous arrivons au restaurant, un grand bateau à fond plat qui ne navigue plus depuis longtemps. Sunny reconnaît que ce n'est guère typique mais ce qui nous ennuie plus c'est que ce bateau sert de restaurant à de nombreux groupes de farangs et lorsqu'on voit la dégaine de certains, on réalise notre bonheur d'être loin d'eux le plus souvent possible. Car une fois encore on prend les mauvaises manières de certains occidentaux en pleine tronche, déferlante de strings qui dépassent des pantalons tailles basses, de décolletés plongeants et de shorts ras du cul. Ces individus sont vraiment de sombres pignoufs qui montrent tellement peu de respect envers les us et coutumes des gens chez lesquels ils voyagent que plusieurs pays d'Asie du Sud-Est ce sont sentis obligé de faire ce genre de panneaux pour leurs rappeler les règles de bases de la politesse. La Honte !
Nous confions d'ailleurs à Sunny notre gêne et notre dégoût de voir autant de blancs se comporter avec aussi peu de dignité, elle sourit tristement et nous raconte quelques-uns uns de ses plus mauvais souvenirs de guide, comme lorsque ce groupe de jeunes français avec qui elle voyageait s'est baigné à poil en se foutant éperdument de choquer tous les Thaïs autour ou cette semaine qu'elle du passer avec un couple d'une soixantaine d'années voyageant en individuel, lui fringué avec un short qui révélait la moitié de ses fesses dès qu'il bougeait et elle habillée trop court de partout. Sunny dû insister lourdement pour qu'elle se couvre avec un paréo à chaque fois qu'ils entraient dans un temple et à chaque fois la bonne femme enlevait le paréo dés que la sortie était en vue, c'est à dire alors qu'ils étaient encore dans le temple. C'est lamentable ! Etonnez vous ensuite que dans les sites ou il a beaucoup de touristes de ce genre les locaux regardent tous les blancs sans aucuns respect...
Après le repas on passe directement du bateau restaurant au bateau promenade et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on a de la place ! On fait un long tour dans ces khlongs qui nous donnent une petite idée de ce que devait être Bangkok autrefois, lorsque les visiteurs l'appelaient « La Venise de l'Orient ». Depuis, au gré des différents essors économiques les canaux ont été progressivement comblés et les buildings ont poussé dans tous les sens, amenant Krung Thep ( Si vous ne savez pas ce qu'est « Krung Thep », il vous suffit de lire les pages précédentes !) au rang de mégapole de l'Asie. Accessoirement le poids des gratte-ciel est si important que toute la ville, bâtie sur des sols meubles s'enfonce peu à peu...
C'est drôle parce qu'avec les poteaux électriques qui dépassent de l'eau on pourrait croire qu'on traverse une ville inondée. L'état des maisons au bord de l'eau va de « dans un sale état » à « comme neuve » Il y a aussi d'anciens bateaux qui servaient à transporter des marchandises qui ont été reconvertis en habitations. Dans tous les cas on voit que les immeubles sont justes derrière les maisons en bois et « poussent » pour conquérir l'espaces des canaux…
On pourrait d'ailleurs engager un interminable débat sur le sujet « Peut-on reprocher aux Thaïlandais de vouloir vivre dans les mêmes conditions que la plupart des occidentaux et de ce fait participer à la destruction des maisons traditionnelles anciennes ? »
On descend du bateau sur la rive Ouest du fleuve pour aller voir le temple de l'Aube : le Wat Arun, esthétiquement totalement différent des autres temples visités, peut être que sa silhouette vous dit vaguement quelque chose car il sert de symbole a l'office du tourisme thailandais et figure également sur des pièces de monnaie.
En 1769 lorsque le roi Taksin arriva d'Ayutaya dévastée pour s'établir à Thonburi, il fit transformer le petit temple existant en chapelle royale. Se sont ses successeurs Rama Ier, II et III qui firent ensuite édifier l'immense prang d'une centaine de mètres de hauteur (entre 64 et 114 mètre selon les sources !) puis ils le firent recouvrir de fragments de faïence qui selon la légende serait des morceaux de vaisselle donnée par les habitants de la ville. Son nom de Wat Arun vient d'une divinité hindoue, Aruna qui signifie « Aurore »
On grimpe l'abrupt escalier qui permet d'accéder au premier niveau du monument et on fait le tour du prang sur l'étroite plateforme qui le ceinture. Ici il ne faut pas faire le rebelle et vouloir tourner dans le sens inverse des autres car on ne pourrait pas se croiser ! On se promène ensuite un peu dans le joli jardin autour, l'ambiance y est agréable, des gamines tapent dans leurs mains pour faire éclore les fleurs d'un arbre sacré, des asiatiques font sonner des cloches sensées leur apporter du bonheur…
On prend le bac pour traverser le fleuve et juste avant d'arriver au minibus, j'aperçois un petit magasin avec plusieurs jolies têtes de bouddha. Le petit vieux m'explique les différents styles : Sukhotaï, Ayutaya, Chiang Mai, Bangkok. Je demande le prix, il me montre l'étiquette au-dessous et sans que je demande quoi que ce soit, il me fait comprendre que ce prix est divisé en deux. 1700Baths par deux ça donne 850B. Soit 17 €. J'accepte le deal et le petit vieux tout content me file des cartes postales et un petit bouddha en métal.
Vous pensez que j'aurais du discuter le prix ? Pas moi.
17 euros pour quelqu'un qui vit à l'Ouest et qui peu venir en Thaïlande ce n'est rien. Alors peu m'importe le « vrai » prix, ce qui compte c'est le prix auquel j'estime l'objet, et là j'estime que ça vaut largement les 17€ que je paie.
On retraverse la ville aussi facilement que le matin et le mini bus nous dépose devant l'hôtel.
En regagnant notre chambre, on convient avec Krys que même si le prix de l'excursion avec guide privé était élevé ( 2400baths/personne = 50€) ce qui nous avaient fait hésiter, nous avions eu raison de la faire quand même, tout c'était déroulé comme prévu, Sunny s'était débrouillée pour trouver un bateau, elle parlait très bien le français, elle ne nous a traîné dans aucune boutique de souvenirs ( c'est moi qui ai du lui demander d'attendre quand j'ai acheté ma tête de Bouddha !) et je n'ai pas l'impression qu'elle nous ai raconté des grosses conneries comme certains guides Egyptiens alors bien sur c'était cher mais il faut savoir ce qu'on veut…
Comme nous sommes encore pleins d'entrain, une bonne douche et on repart pour le nouveau centre commercial de Bangkok dont nous a parlé Serge : Le Siam Paragon. Il a ouvert le 9 décembre 2005 et c'est un truc de folie, énorme (400 000m²), gigantesque, un temple de la consommation et du luxe sur 8 niveaux comme on à même pas idée en France !! Chaque niveau est organisé par thèmes : Restaurants, Mode, Electronique, Luxe, loisirs … etc. Au niveau le plus bas il abrite le plus grand aquarium de Thailande : l'Oceanarium qui présente 30 000 animaux marins de 400 espèces différentes. Au niveau le plus haut il y a 1100 places de cinéma répartis en 14 salles, un théâtre Imax (écran hémisphérique de 180°) de 500 places et une salle d'opéra de 1600 places …
Et, moins gigantesque mais tout aussi impressionnant pour ceux qui aiment les livres il y aune énorme librairie où on peut trouve un rayon de livres en Français. La prochaine fois que j'irais à la Fnac, je chercherais le rayon des livres thaïlandais …
Après avoir passé 2 semaine a vivre en Thailande pour un coût bien inférieur a celui de la France il nous vient l'idée de comparer les prix sur des articles dont on connait les prix : Cd, Dvd, GSM Nokia, Ordinateur Sony. Et bien ici aussi ça fait mal car tout ça est entre 50 et 25% moins cher que chez nous …
Du Siam Paragon, on prend un touk-touk pour se rendre au building le plus haut de Bangkok. Bien sur avec le touk-touk aussi (surtout avec ?) je serais sensé discuter les prix, tout comme j'aurais du le faire tout à l'heure avec le taxi sans compteur qui nous a amené au Paragon. Ben non. Je prends juste la précaution de leurs demander le prix pour aller à tel endroit avant de monter et s'il me convient, pas question que je perde du temps pour gratter ½ euro …
Ce building qui domine Bangkok est la tour Bayoke II, elle mesure 309 m de haut soit à peine moins que la tour Eiffel qui en fait 321m, ses fondations s'enfoncent à 65 mètres dans le sol c'est à dire l'équivalent d'un immeuble de 22 étages, afin de lui assurer une bonne stabilité dans le sol meuble de Bangkok. Un droit d'entrée de quelques centaines de baths et trois ascenseurs ultra rapides successifs permettent d'accéder au 84° étage ou une plate forme tourne doucement. De la haut toute la ville s'offre à nous et on peut faire de jolis panoramas de la ville...
On dîne quelques étages sous le sommet au restaurant-buffet, je confirme ce que tout le monde en dit : pour un buffet ce n'est pas mauvais mais il faut y aller surtout pour l'époustouflante diversité de plats proposés. On prend a nouveau un touk-touk pour rentrer et le fait qu'on soit avec Alex n'empêche pas le conducteur de nous proposer d'aller voir un show… J'ai une idée assez précise de ce que peuvent être les shows, le soir, à Bangkok et en me marrant je lui réponds qu'on veut juste aller à l'hôtel !
(Demain, le dernier épisode et la conclusion de ces fabuleuses z'aventures ... )
La photo : Bangkok by night ... Et si vous allez SUR CETTE PAGE vous aurez un panorama à 360° de Bangkok depuis le sommet de Bayoke II
🙂 ..... Oui, le Siam Paragon grand souvenir et vraiment incroyable tout ce que l'on peut y trouver ..... Bangkok vaudrait presque la peine pour lui tout seul ......
Je plaisante bien sûr, mais impressionant ...... !
Après de long mois j'ai (enfin) reussi à mettre, non pas sur le papier, mais sur le net, le récit et les photos de ces 3 semaines en Thailande en été 2006.…
J'ai hésité à commencer ce carnet sur la Thaïlande et le Laos. C'est qu'il y en a déjà tant! Je suis partie un mois, de fin novembre à fin décembre 2018. Au…
- -- (Voir "Plongee a koh Tao" pour raccorder les wagons!) -- 3 janvier 2005: 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant…
Mieux vaut tard que jamais, je me décide aujourd'hui, 3 ans plus tard, à vous rédiger le carnet de notre séjour de fin 2015 pour notre voyage de noces, afin…
Habitant la Thaïlande depuis bientôt 15 ans, je m'y balade a vélo, VTT plutôt, un Wheeler Pro 10 passablement transformé et chaussé en pneus route et aussi en…
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!