Nord du Gujarat

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C’est mon troisième voyage au Gujarat, un état encore peu visité par les touristes occidentaux (ce qui n’est pas le cas des touristes indiens de plus en plus nombreux suite aux campagnes de publicité avec Amitabh Bhachhan …) mais mon premier carnet. Une longue introduction sans photos dans ce premier post pour expliciter mes choix d’arrêts, les endroits quelquefois improbables dont je vais vous parler, ma façon de voyager, avec une voiture et un chauffeur. Cette année, je repasse dans certains endroits parce qu’il m’est impossible de ne pas montrer à une des amies qui m’accompagne pour la première fois les puits d’Adalaj et de Patan, le temple de Modhera, le … et que ni l’une ni l’autre ne connaissent le grand Rann. Qu’importe, je peux retourner et retourner dans les mêmes endroits sans me lasser, ceux qui ont lu certains de mes posts le savent. Pour avoir quand même des nouveautés à me mettre devant les yeux un peu tous les jours, j’ai exploré le web de fond en comble et lu et relu le guide Gujarat en anglais, un indispensable pour cet état (Gujarat, d’Anjali Desai, India Guide publications, disponible dans les tous les hôtels gouvernementaux du Gujarat qui ont tous un petit rayon librairie avec un beau choix d’ouvrages sur l’Etat). Bref, j’avais prévu un superbe voyage, varié, avec des monuments, de la nature, de l’artisanat et nous n’avons pas été déçus … Comme d’habitude, voyage court, car je profite des vacances scolaires de février et je n’ai que 2 semaines ! Pas envie, malgré ma passion pour l’Inde de partir l’été, où j’aurais le temps de traîner un peu plus, mais la mousson ne m’emballe pas, même si la mousson doit être un moment à vivre. Peut-être un jour … On aura d’Ahmedadabad à Delhi, une voiture avec un chauffeur extra, Malkit, que je connais depuis des années, pour être flexibles, rapides, efficaces et voir des endroits improbables difficilement atteignables en transport en commun ! C’est confortable, je ne vais pas le nier. Ce sera mon 11ème voyage avec Malkit, qui vit à Delhi. Il est parti deux jours plus tôt pour nous récupérer à l’aéroport d’Ahmedabad. On va se limiter au nord de l’état pour ne pas faire trop de kilomètres. Il y a des merveilles partout, alors, pas la peine de courir dans tous les sens (même si pour certaine, je cours … , n’est-ce pas Parvat !), mais je n’ai que 14 jours sur place… Départ le jeudi 12 après le boulot pour Paris, nuit dans un hôtel vers l’aéroport et vol Air France de 10 h 40 trouvé à bon prix il y a quelques mois. Nous arrivons à 23 h 30 heure locale à Delhi et faisons la queue pour récupérer notre e-visa. Un peu long, car on a l’impression que c’est la relève des douaniers (les bureaux se vident, d’autres personnes arrivent, s’installent tranquillement derrière les ordis et les machines pour les empreintes marchent quand elles veulent. Un scan des 4 doigts de la main gauche, un autre pour ceux de la main droite, un troisième scan pour les deux pouces, une photo de notre tronche, un tampon sur le passeport et c’est parti. Le système de Visa on arrival, pour qui reste moins d’un mois est beaucoup plus simple et plus économique que VFS. Pour gagner du temps, nous avons réservé un vol domestique pour Ahmedabad à 6 h 50 du terminal 1, où je sais que nous ne pourrons rentrer que vers 3 ou 4 heures, alors on se trouve un petit coin avant la sortie définitive pour patienter et boire un premier chaï. Navette toutes les 20 mn pour le terminal 1, 10 à 15 mn de route dans un bus pourri, les formalités d’enregistrement et de dépose des bagages et nous voici attablés à 4 h du matin devant un masala dosa dans la zone des restos au premier étage. Ca pique, mais qu’est-ce que c’est bon ! Impossible de fermer un œil dans le long courrier, pas plus sur les fauteuils de l’aéroport ou dans le vol domestique. La journée va être dure … A 8 h 30, nous retrouvons notre chauffeur devant l’aéroport d’Ahmedabad et c’est parti pour une journée de fous. Nous ne restons qu’une journée à Ahmedabad, et j’ai prévu un programme un peu chargé après une nuit blanche mais cela nous ne nous en rendrons compte qu’après... La circulation est encore fluide et nous partons directement pour le puits d’Adalaj, situé à une grosse dizaine de km de là. Il est un peu tôt et la lumière n’est pas top, le puits est encore bien à l’ombre mais qu’importe, cela ne va gâcher notre plaisir. C’est ma troisième visite d’Adalaj mais c’est pas grave, j’adore les puits indiens, je suis même folle des puits indiens et Malkit m’appelle Chrisbaori, c’est dire. Il y a les énormes, les petits, les sculptés, les non sculptés, les sales, les propres, les classiques, les plus originaux, les vides, les pleins d’eau ou presque pleins … Vous allez en voir des puits si vous suivez ce carnet.





Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...
PA Parvat Globetrotter ·
Mmmmh Adalaj... Merci Christine! On attend la suite avec impatience! (j'dis ca mais moi aussi je dois continuer)
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
AL Aleph240758 Veteran ·
coucou Christine ça y est c'est parti !! superrr!!!!! et en plus on a 2 carnets à suivre !! avec celui de Fabienne[;)] quel début de printemps pour nous qui vous suivons c'est génial c'est vrai ils sont magnifiques ces baoris , j'ai un faible pour celui de Patan mais ils sont tous beaux..... merci bonne continuation à toutes les deux bisous et bon dimanche
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
NI Niclaude Regular ·
Super ! je suis partie pour le Gujarat. J'adore toutes ces découvertes que vous m'offrez... impatiente de lire les suites de Christine et Fabienne.
Nicole
CH Chris70 Regular ·
Après Adalaj, direction le Dada Hari Ni Vav et sa mosquée, situé dans un quartier populaire au nord de la vieille ville, quartier spécialisé dans le charbon de bois. Du toit de la mosquée, vue sur les sacs de charbons prêts à partir ou stockés là pour le marché local ?. Comme d’habitude, pas même un touriste indien alors que ce puits est sensationnel. La mosquée et le tombeau adjacent ne sont pas mal non plus …









On est passé devant le Calico Museum avec un petit pincement au cœur en voyant les quelques touristes qui attendaient l’ouverture : j’avais tenté par mail une réservation pour ce samedi 13 février dès début janvier sans succès. Aucune place pour ce samedi. Il faut dire qu’il y a une seule visite par jour, pour 15 personnes seulement. Notre passage éclair à Ahmedabad ne nous donnait pas d’autre possibilité, un grand regret. J’ai visité ce musée en 2011 et c’est une merveille à ne pas rater.

Entre le puits et la jolie mosquée du 15e siècle, la Rani Rupvati, nous croisons un mariage en pleine rue, les femmes dansent en rond quasi au milieu d’un carrefour, des musiciens mettent une sacrée ambiance. Les tenues sont éclatantes de couleurs, ça y est nous sommes en Inde, la vraie, la colorée, la bruyante, la surpeuplée. Pour le moment, c'était plutôt calme ...



La mosquée Rani Rupvati aux belles fenêtres ajourées, aux balcons sculptés est située au bord d’une grande avenue passante dans un quartier populaire. Dans la cour de la mosquée, des hommes assis tranquillement au soleil, discutent entre eux et nous invitent à rentrer dans la salle de prière. Je n’osais pas car premier jour oblige, et habitude encore non prise, j’ai oublié de me munir d’un foulard et je suis tête nue. Je leur montre piteusement mes cheveux mais ils me font signe que ce n’est pas un problème, que je peux rentrer dans la mosquée.



On passe de l’autre côté du fleuve pour une pause repas bienvenue au resto de l’Hôtel Toran en face de l’ashram de Gandhi (hôtel gouvernemental qui peut faire par téléphone des réservations pour les autres hôtels gouvernementaux, utilisé par le passé pour assurer notre logement à Palitana et bien plus pratique que de passer par le site de l’office de tourisme du Gujarat où le système de réservation et de paiement reste un mystère !) où l’on nous offre toute une documentation sur le Gujarat (carte et dépliants divers).

On essaie de trouver, à la demande de C. passionné par l’architecture du Corbusier « le palais des filateurs ». Je n’avais pas prévu, donc pas regardé l’emplacement et la fatigue aidant, j’ai pas eu l’idée d’ouvrir mon guide Lonely téléchargé sur ma tablette ! On tourne et on retourne dans le quartier à l’aide d’un vague plan Google imprimé à la hâte avant le départ par C indiquant « Palais des filateurs ». Après une grosse demi -heure de recherches infructueuses, de tours et de demi-tour, on abandonne et nous dirigeons vers la Shreyas Foundation, une fondation philanthropique qui possède, en plus d’écoles et d’espaces de loisirs pour les enfants, un joli musée tribal que j’ai découvert en 2013. Les pièces exposées m’avaient conquises et comme je connais l’intérêt de mes compagnons pour ce genre de choses, il me fallait leur montrer.

Nous arrivons un peu trop tôt dans le parc de la Shreyas foundation et même si les employés sont déjà à leurs postes, tant à la caisse qu’au musée, l’heure c’est l’heure et avant l’heure, c’est pas l’heure. On doit donc patiemment attendre à l’ombre sous des arbres, devant une magnifique mangeoire à oiseaux, un chabutra, une spécificité d'Ahmedabad. On en voit beaucoup dans les pols de la vieille ville, en plus ou moins bon état.



A 15 h tapantes, nous avons les tickets, le saint graal pour pénétrer dans le petit musée. Photos interdites, sacs et appareils dans une consigne, on ne sait jamais, s’il nous prenait l’envie de tricher, et nous voici partis pour une riche découverte des arts tribaux du Gujarat, essentiellement du Kutch d’ailleurs. Dans le couloir, des gros coffres en bois sculptés, faisant office d’armoires dans les maisons et bhungas, d’énormes poteries en terre cuite, des chaises, fauteuils et autres objets en bois. Dans les vitrines et les salles, une multitude d’objets utilitaires très décorés, des tissus brodés, des bijoux somptueux, des reconstitutions d’habitats tribals … Hélas pas de photo à vous montrer ! Même chose pour le toy museum, situé dans le même parc, qui vaut aussi la visite.
CA Carassou Veteran ·
Bravo Christine pour ce debut de carnet...je les lis tous....de quoi me donner l'envie si un jour mon dos opéré me permettrait des excapades indiennes dans ce Gutjarat que j'ai laissé en dehors de mes explorations Bien sûr comme d'autres j'attends la suite Françoise
CH Chris70 Regular ·
Françoise, Fabienne, Niclaude, Marie Jo et autres lecteurs

J'espère que je ne suis pas trop longue à lire. C'est mon premier carnet en ligne et du coup, je le fais un peu comme le journal de bord que j'ai l'habitude de faire ... sans doute trop détaillé. Il faudra sans doute attendre quelques jours pour la suite, demain, retour au boulot !
AL Aleph240758 Veteran ·
coucou Christine, continue comme ça c'est super je découvre encore des beautés en attendant mon prochain voyage !!! je commence à regarder le prix des billets d'avion !!!! et les démangeaisons commencent à me titiller !!!
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
PA Parvat Globetrotter ·
Non tu n'es pas trop longue à lire au contraire! On n'a pas envie que ca s'arrête [:)] C'est bien gai de retourner au Gujarat et de découvrir ou revoir des beautés... D'avantage de photos peut être?
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
NI Niclaude Regular ·
Hello Christine, excellent ton carnet, non pas trop long du tout, j'accepterai même plus de détails encore... [;)] Tes photos sont très belles, tout ça me donne vraiment envie. Bon courage pour le boulot, mais n'oublie pas tout de même que nous attendons la suite [:/]
Nicole
GI Gilloug Veteran ·
On essaie de trouver, à la demande de C. passionné par l’architecture du Corbusier « le palais des filateurs ». Je n’avais pas prévu, donc pas regardé l’emplacement et la fatigue aidant, j’ai pas eu l’idée d’ouvrir mon guide Lonely téléchargé sur ma tablette ! On tourne et on retourne dans le quartier à l’aide d’un vague plan Google imprimé à la hâte avant le départ par C indiquant « Palais des filateurs ». Après une grosse demi -heure de recherches infructueuses, de tours et de demi-tour, on abandonne

Petit conseil de navigation. Depuis 4 ans j'ai découvert l'application "CityMaps2go" (sur Iphone mais ca doit exister pour Android) qui est géniale !

On la paye une fois pour toute (même pas 3 euros). EN fait c'est une appli spécialisée dans la compression de données. Une fois installée : on peut télécharger des cartes du monde entier. En Inde il y a une répartition par Etats. Il doit donc y avoir Gujarat (plus certaines villes).

Bref: l'avantage est qu'une fois installée, la puce GPS de notre téléphone fonctionne sur la carte sans utiliser ni internet ni connexion réseau !!!! C'est hyper fiable ! A tel point que selon l'orientation du telephone dans la main, l'appli nous montre le faisceau directionnel !!!

Elle ne permet pas de tracer des itinéraires (car fonctionne sans connexion) mais on peut placer à l'avance des points de repères et donc les trouver une fois sur place.

Je m'en suis servi dans le Madhya Pradesh et le Rajasthan notamment dans les bus ou trains ! car ca permet de voir à quelle distance on se trouve du prochain arrêt...

En tout cas appli génial pour n'importe quelle destination à l'étranger car on ne se perd jamais !!!

Merci Christine pour ton carnet ! Vivement la suite !
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
CH Chris70 Regular ·
Merci Gilles pour ces infos.

En fait, j'ai un GPS sur ma tablette avec l'Inde (Garmind) et je m'en sers souvent pour me repérer ou me déplacer mais c'est le nom "Palais des filateurs", que le copain avait trouvé sur Internet sur un site consacré au Corbusier qui n'allait pas. Tu comprendras pourquoi dans mon prochain post ... mais pas avant mercredi.

En plus ce jour là, j'étais pas vraiment au point après une journée dans l'avion, une nuit blanche et des visites illico en arrivant !
CH Chris70 Regular ·
Un long paragraphe consacré à l’obtention du fameux permis de boire, indispensable au Gujarat. Ce fut tellement épique que je ne résiste pas à l’envie de raconter cet épisode. Cela pourra servir à d’autres … Ce n’est pas que l’alcool me soit indispensable mais j’aime bien boire une bière après une longue journée de visite et de soleil.

Il est temps d’aller à l’hôtel et de se trouver un permis et des bières pour le séjour … L’hôtel Toran ne fournissait pas de permis et nous a indiqué un hôtel voisin où se le procurer. Nous y étions allés après le repas sans succès. Il nous fallait l’attestation de logement d’un hôtel d’Ahmedabad et comme nous n’étions pas encore passé à celui que j’ai réservé par mail, impossible. Donc vers 16 h 30, on retraverse toute la ville pour aller à l’hôtel Volga, réservé à 1400 la chambre sans petit déj. On est crevés, on descend les bagages et je demande illico à la réception de me faire un papier pour obtenir dans une officine spécialisée le fameux permis de boire … Là, le visage du patron change du tout au tout et il ne veut pas me faire ce papier : « pas d’alcool ici ! ». Je lui explique que nous ne boirons pas d’alcool dans son hôtel, que nous voulons juste notre permis, que dès demain, nous partons et que nous ne pourrons pas avoir de permis avant Bhuj, dans 4 ou 5 jours … J’insiste, le ton monte (de son côté, car je crois me souvenir que je suis étonnamment restée assez calme, cela ne me ressemble guère !) Finalement, la décision est prise de ne pas rester dans cet hôtel, sans bière de tout le voyage, je ne resterai pas zen tout le temps ... Nous partons pour le quartier de Khanpur, où se trouve les grands hôtels où l’on peut récupérer le permis, les filles vont visiter un hôtel milieu de gamme pendant que je vais voir au Cama pour le permis. J’ai déjà séjourné dans cet hôtel en 2013 avec mon mari, qui aime bien son confort et quand je suis en Inde avec lui, je n’hésite pas à monter en gamme pour éviter les conflits et la mauvaise humeur. L’officine pour le permis est située au sous-sol de l’hôtel et là encore, on m’explique que je dois avoir un papier officiel d’un hôtel - et tous les hôtels ne le font pas - certifiant que nous y sommes hébergés. Je commence à voir les bières s’éloigner à toute vitesse. On me dit que si nous dormons au Cama, il n’y aura pas de problème, nous aurons notre papier, nos permis et nos bières. Je connais les prix du Cama … Le type me dit d’aller voir les prix et de négocier et là, surprise, à l’accueil, si chic accueil, où l’on nous fait asseoir pour répondre à mes questions, on m’annonce des chambres à 2000 avec le petit déjeuner, petit déjeuner que je sais bien copieux et varié. On va visiter les chambres à 2000 et là surprise du chef, elles sont aussi bien que celles payées 4500 il y a 3 ans (peut-être les fauteuils sont-ils un peu moins chics) avec un balcon en prime, vue sur la Sabarmati bien agréable depuis que les bidonvilles attenants à la berge ont été démoli. J’avais regardé sur internet les prix pratiqués par le Cama et il n’y avait rien en dessous de 3500, et pourtant, les chambres à 2000 sont sur le dépliant 2016. On nous explique que ces chambres ont été dévaluées il y a un mois etc … Nous n’hésitons pas et nous retrouvons avec une grande chambre, un balcon, une belle salle de bains. On redescend au sous-sol muni du fameux papier de l’hôtel. Le permis, gratuit, permet d’obtenir le droit d’acheter 10 bières par jour (c’est un comble, 6,5 l de bière par personne pour une soirée !) Comme nous n’avons une attestation que pour une nuit, on peut avoir 10 bières par personne. Du coup, on décide de ne prendre que deux permis car 20 bières devraient suffire pour le voyage entier pour nous trois. C’était sans compter sur l’esprit tatillon des fonctionnaires, comprenant dans nos échanges avec C. que ces 20 bières seront bues dans d’autres villes. Et c’est parti pour 45 mn de formalités, des photocopies de nos passeports, de notre plan de voyage, ville par ville et jour par jour (même si nous ne prenons que 10 bières chacune, il nous faut le permis pour chacune des villes traversées, pour pouvoir boire un coup légalement dans notre chambre, bien cachés !) Nous plaisantons avec le personnel qui nous apprend qu’ils sont des employés du gouvernement même si leur boutique (une officine gouvernementale donc) est située dans un hôtel. On nous fait asseoir, on nous prend en photo, on signe les photocopies, on répond à des tonnes de questions … Nous avons enfin, le précieux sésame mais ce n’est pas fini … Deux cartons de 10 bières sont apportées sur le bureau et un employé tend chaque bouteille, une à une à l’autre gus, qui avec un lecteur code barre, scanne chaque bouteille. Chacune des bouteilles est en effet équipée d’un code barre long comme le bras, et c’est munies d’un papier contenant les références de chaque bière, papier agrafé à notre permis que nous quittons la boutique - bureau, deux cartons de bières dans les bras pour remonter, aussi discrètement que possible dans notre chambre. La plaisanterie aura duré plus de 45 mn et je pense me rappeler avoir signé comme un ministre alors qu’en 2013, il me semblait qu’en 5 mn toute l’opération avait été réglée, sans code-barre, sans programme de notre circuit. Les codes- barres nous font devenir propriétaires des bières (que nous avons payé une somme ridiculement basse, 100 rs la bière Kingfisher de 65 cl, que ce soit de la régulière à 5 % ou de la strong à 8 % ! ) et si on fait du trafic, gare à nous, les code-barres seront là pour nous trahir !

Retour dans la chambre pour un semblant de toilette avant de ressortir en ville. Malkit regarde depuis le balcon l’autre rive de la Sabarmati et essaie de localiser le palais des filateurs. Il ne lâchera pas le morceau, le bougre !

Il fait quasi nuit quand nous sommes enfin prêts pour une ballade dans la vieille ville, malgré la fatigue accumulée. On va quand même pas rester à l’hôtel alors qu’Ahmedabad nous tend les bras. Rickshaw pour le temple de Swaminarayan, au cœur de la vieille ville, temple tout illuminé et coloré. C’est le début de la puja du soir, la musique bat son plein, les fidèles arrivent, nous regardons tout cela un peu hébétés. Cela fait 31 heures que nous sommes debout et les dernières 10 heures ont été bien occupées, la chaleur assez terrible, pour nous qui sommes habituées aux températures hivernales.



Malkit a la mission de nous faire refaire le Heritage tour, tour qu’il connaît bien pour l’avoir fait déjà 4 fois par le passé. On passe devant la statue du poète gujarati, devant un ou deux pols connus et là mince ou plutôt chic, le passage dérobé entre deux pols est fermé à cette heure et il improvise un autre tour, pour récupérer la rue habituelle. C’est magnifique, une rue inconnue (pourquoi ne la font-ils pas visiter lors des héritages tours organisés par la ville ?), avec des maisons en bois sculptés, des brackets très beaux, et cerise sur le gâteau, des boutiques et des boutiques de rubans, des dizaines de boutiques proposant des rubans de toutes les largeurs, superbement brodés. On les voudrait tous et là, le moment est bien difficile quand nous comprenons que nous sommes dans le quartier des grossistes et que nous ne pourrons acheter que par rubans entiers, soit 9 m à chaque fois. Habituellement, dans les merceries indiennes, on fait couper des morceaux d’1 ou 2 m, on en rapporte des tonnes de différents parce qu’on ne sait pas quoi choisir, que tout est magnifique. C’est bien joli, c’est pas très cher mais que faire de 9 m ? On s’entend G et moi pour un très beau ruban vert brodé d’une vingtaine de cm de haut que nous aurons pour 500 roupies, une misère pour les couturières habituées aux tarifs français …. On ne sait pas encore ce qu’on en fera mais …



Les photos de nuit sont pas terribles mais j'ai pas mieux ...



On traverse une partie de la vieille ville au milieu de la foule, des klaxons, des odeurs, avant d’arriver vers la grande mosquée où vers 20 h, nous nous engouffrons dans des rickshaws pour regagner Khampur, un peu plus calme. Une petite bière à partager dans la chambre, repas à l’hôtel et dodo illico.

Dimanche 14 février : de Ahmedabad à Surendranagar

Après un petit déjeuner royal, il nous faut caser les 19 bières restantes dans nos valises, ce qui n’est pas une mince affaire. Pas question de laisser les cartons dans la voiture au vu et au su de tout le monde ! Nous quittons l’hôtel vers 9 h, direction le palais des filateurs … Malkit a repéré du balcon un bâtiment de béton, avec un escalier, une rampe d’accès, des ouvertures en béton qui pourrait bien être ce que nous cherchons (on a vu hier soir sur internet des photos dudit "Palais des filateurs"). Nous nous promenons un moment dans la cour et le jardin, inspectons les détails pour en arriver à la conclusion que non, ce n’est pas un bâtiment du Corbu, les ouvertures ne ressemblent pas aux photos vues hier sur internet. Beau bâtiment néanmoins, même s’il n’est pas de notre architecte vedette. Retour à la voiture, nouvelles recherches qui cette fois ci, vont se révéler efficaces. J’ai la bonne idée (un peu tard je l’avoue !) d’ouvrir le guide Gujarat Lonely planet sur la tablette et la lecture de la description des œuvres architecturales du Corbu à Ahmedabad fait tilt ! Le palais des filateurs et la Mills Owner association ne font qu’un. Maintenant que nous avons le nom en anglais, la tâche est moins ardue. En deux temps trois mouvements nous nous trouvons devant un énorme bâtiment de béton, accessible sur le devant par une rampe en béton, des grandes ouvertures, les couleurs du Corbu par petite touche ici et là. Il se prépare quelque chose (une fête du livre jeunesse) et on ne veut pas nous laisser rentrer. On insiste pour pouvoir faire le tour, on promet de faire vite et de ne pas faire de photos … En traversant une espèce de cuisine – office en plein air remplie de monde qui prépare à manger pour la fête, on se retrouve à l’arrière du bâtiment, magnifique, avec des murs végétalisés. Dommage que la visite ne soit pas possible. Les horaires affichés sont surréalistes, du style 10 h 30 – 11 h 30 chaque matin du lundi au vendredi seulement.



Nous quittons Ahmedabad (à regret, 1 journée, c’est bien trop court, même si ce n’est pas la première fois), pour sa proche banlieue pour revoir Sarkhez Roza, un complexe musulman du milieu du 15e siècle (mosquée, tombes, mausolées, palais, ghats …) de toute beauté et puisque c'est sur notre route, pourquoi s'en priver ... A l’arrivée, la grande place devant l’entrée est remplie de dizaines de policiers, de militaires et d’une foule incroyable : que se passe-t-il donc ? On s’approche et on nous laisse rentrer mais la plupart des bâtiments ne sont pas accessible. Une équipe de cinéma a investi les lieux, tout le monde s’affaire, à s’occuper des décors, donner des directives, regarder son téléphone. Les murs des édifices sont recouverts de milliers de petites lampes, cela va être féérique à la nuit tombée. Au milieu de la cour, sous le pavillon central, des somptueux tapis, des coussins brodés, des objets anciens attendent les acteurs. La mosquée est inaccessible, tout comme le grand mausolée. Nous nous promenons juste un moment dans les tombes ouvragées restées ouvertes au public.

Il nous faut trouver le village de potiers repéré sur internet lors de mes nombreuses recherches pour ce voyage. Je n’ai qu’un nom « Sarkhej Kumbharwaad » et l’unique indication trouvée mentionne « derrière Sarkhez Roza », le problème c’est que Sarkhez est assez étendu … On demande autour de nous et on nous indique un espèce de hameau que nous traversons à pied de part et d’autres, en demandant aux personnes croisées « Kumbharwaad, Kumbharwaad ? ». Mauvaise technique car les indiens répondent toujours oui et nous errons dans deux ruelles sans succès, rencontrons pas mal de gamin, une femme à sa vaisselle et son charmant bébé dans une balançoire improvisée.



Retour à la voiture, départ pour un autre quartier, on roule un peu et miracle, on aperçoit au loin des tas de pots en terre. Kumbharwaad doit être par là … Bingo, nous arrivons dans la zone des potiers et passons là un moment très intéressant : des hommes sont occupés à agrandir et façonner des pots à l’aide d’un gros maillet en bois. Le pot de départ va plus que doubler de volume.

La terre est noire et les pots terminés et cuits une première fois sont recouverts par les femmes d’un liquide rouge.

Il y a de nombreuses opérations avant que les pots ne rejoignent les marchés …





On assiste à la préparation d’un four sommaire, des sacs de jute, du bois, des semelles de chaussures en caoutchouc !! On imagine que le caoutchouc a une fonction bien précise (durée ou intensité du feu) car bonjour la pollution. Il y a un énorme tas de semelles récupérées …. Chaque fois que nous en verrons traîner sur les routes, dans les villages, nous aurons une pensée pour les potiers, qui vivent 6 mois par an dans ce village éphémère, composé d’ateliers et d’un quartier de maison plus que sommaire (plutôt des abris en plastique et tôle ondulée, le sol en terre battue recouvert, dans celle où nous sommes rentrés, d’immenses affiches sans doute destinées à rendre le sol plus vivable ; un bébé est installé dans un berceau en bois identique à ceux vus dans les musées, simple mais efficace).



Les hommes eux, travaillent sous des toiles tendues sur des piquets pour protéger du soleil et peut-être des intempéries). On quitte la place des potiers (traduction littérale de « Kumbhar vaad », je l’apprendrai au retour !, kumbhar signifiant potier en hindi ou en gujararati) et faisons une toute petite pause architecturale en visitant une des ruines de palais de Sarkhez Roza, aperçue de loin depuis le complexe de tombes : colonnes assez simple, balcon ouvragé, vue sur le site de l’autre côté. Le lac est complètement à sec, et c’est bien moins photogénique qu’en octobre, avec les reflets des bâtiments, les buffles dans l’eau, les femmes à la lessive. Allez en prime quelques photos de l'automne, bien plus jolies que ce que j'ai pu faire cette année ...



Et une photo d'une photo vue d'avion prise dans le complexe de Sarkhej : on voit bien l'organisation du site (la mosquée, le grand mausolée, les tombes et le lac). En février, plus une goutte d'eau.
CH Chantalmrs Regular ·
Merci Christine pour ce récit qui me replonge dans ma visite d'Ahmenabad où , grâce à tes conseils avisés, j'ai pu visiter le magnifique Calico museum ..... avec les commentaires et sous l'oeil du "dragon" ! Pour moi, la formalité "biere" semblait plus simple avec juste présentation du passeport .... jusqu'à ce que le zélé employé constate que mon entrée en Inde datait de plus d'un mois ..... et là ..... plus droit à la bière [:(] [:(] [:(]
CH Chris70 Regular ·
Cela me fait penser qu'au départ de la "transaction", il y avait un grand couac que j'ai oublié mais ta mésaventure me l'a rappelé ! Les mecs de l'officine voulait ABSOLUMENT un tampon de l'aéroport d'Ahmedabad, tampon que je n'avais bien évidemment pas, étant arrivée à Delhi, pour m'octroyer le permis. J'ai du parlementer un moment (je les voulais mes bières !) et dire qu'on n'a jamais d'autre tampon que celui des bureaux de l'immigration (j'avais bien sur celui de Delhi !), et de leur raconter mes divers vols intérieurs en Inde sans trace sur mon passeport ... Les discussions à ce propos ont du prendre au moins 5 à 10 mn des 45 consacrées au permis ! Voir des femmes demander un permis doit les perturber un peu !
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
J'embarque avec plaisir sur ce carnet ! Destination que je connais absolument pas et que je vais découvrir virtuellement [:)]

Par contre si un jour j'y vais ... je me contenterais de Coca ça doit être plus facile à obtenir [:P]
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
CH Chris70 Regular ·
Je vais essayer d'être plus concise ...

Après une petite heure de route, arrêt à Viramgam, où j'ai repéré, je ne sais plus comment ni où sur internet un immense réservoir bordé d'un ou deux temples mais surtout de centaines de petits sanctuaires du 12e siècle.



le Munsar Talav est un lac artificiel construit au 12e siècle par la reine Solanki Minal Dev bordé de quasi 300 temples miniatures dédiés à Shiva et de 2 ou 3 plus imposants. On admire le temple principal et marchons une centaine de mètres au bord de l’eau longeant les petits sanctuaires, quasi tous identiques. Nous ne ferons pas le tour du Talav, pas utile par cette chaleur vu la répétition architecturale.



Une femme lave des énormes sacs dans le lac, des bergers arrivent avec des troupeaux de buffles qui descendent se rafraîchir dans l’eau verte. L'un deux porte de magnifiques boucles d'oreille et une veste brodée.







Tout à côté du lac, un hameau où devant chaque maison est suspendu un dessus de porte brodé, plus ou moins ancien selon les maisons …

PA Parvat Globetrotter ·
La prochaine fois que je vais au Gujarat, je m'arrêterai à Virangam, ca a l'air waouh! Merci Christine!
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
AL Aleph240758 Veteran ·
coucou Christine merci de nous faire découvrir comme toujours des endroits incroyables on est gâté entre Viramgam, Ahmedabad ça fait rêver et après on ouvre le carnet de Fabienne et là on découvre Bidar !!!!! c'est le top !!! je ne me lasserai jamais de ce pays , que de trésors cachés merci , merci et je suppose que les surprises vont se poursuivre , c'est génial bisous
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
CH Chris70 Regular ·
C'est sur la route de Wadhwan et Wadhwan, c'est vraiment waouh !

Bon, nous n'y sommes pas encore parce que le village de Dedadara, une douzaine de kilomètre avant Wadhwan vaut plus que le détour pour son réservoir - puits -temple du 10e siècle, le Gangvo Kund,



les gens sympas et étonnés de nous voir déambuler dans les rues et intéressés par leur vie quotidienne.



Dans une cour, fabrication artisanale de papad qui sèchent sur des charpoys

Sur la place principale, sous l'auvent d'une grande maison, l'assemblée des vieux

Wahwan est une petite ville fortifiée datant du 12e siècle que j’adore. C’est une ville à l’ambiance particulière, avec de superbes restes architecturaux, des puits originaux, des énormes portes magnifiquement sculptées, des fortifications encore impressionnantes. Elle a été quasiment abandonnée pour Surendranagar, créée à la fin du 19e à 4 ou 5 km de là, pour des questions d’infrastructures. Surendranagar est moderne et sans intérêt mais possède un hôtel plutôt pas mal déjà testé deux fois.



Le Madva vav du 13ème siècle et ses petites pyramides. Il y a deux puits de ce type dans le village





Les portes et les brackets de quasi toutes les maisons de la vieille ville sont sculptés, mais menacent ruine ...

Une des portes monumentale de la ville, au pied du marché Des fresques dans les cours intérieures, bien cachées ... Je ne les ai découvertes que lors de mon troisième passage

L'occupation de fin de journée des femmes de Wadhwan, le nouage bandhani des foulards qui seront teints sur place puis vendu une misère sur tous les marchés de la région. Quand on paie 100 rs un magnifique foulard noué, je me demande combien a touché la pauvre femme qui a passé des heures à entortiller ses fils. Fin de journée seulement car un passage dans la ville le matin m'avait laissé sur ma faim, aucune noueuse sur les pas de porte. Une autre spécialité de Wadhwan, les pots en cuivre. Je vous laisse imaginer le vacarme dans la rue des ferblantiers, quand ils tapent tous en coeur ...
CH Chris70 Regular ·
Coucou Oui, tu as raison, que de merveilles partout. Et en rentrant, je me rends compte qu'à 30 km de Wadhwan, j'ai raté Sayla, Muli etc ... Il ne faudrait pas je retourne sur internet pour faire des recherches sur les dates des monuments qui me manquent, je retombe invariablement sur des merveilles oubliées qui ne me donnent qu'une envie, celle d'y retourner ...

Pour la suite des endroits incroyables (et il va y en avoir ...), il faudra attendre quelques jours car je dois bosser un peu pour le lycée demain ... Je comprends pourquoi j'ai jamais fait de carnet sur VF, cela prend un temps dingue mais quel plaisir aussi de vous voir apprécier mes "découvertes". Bon, c'est souvent un peu galère à trouver, heureusement que je circule en voiture.

Et oui, Bidar donne envie. Je ne me suis jamais trop intéressée au sud mais quelques endroits comme cela vont peut-être me faire changer d'avis. Bises
GI Gilloug Veteran ·
Magnifique ! Continue ce carnet ! Ca donne envie de découvrir le Gujarat pour la prochaine fois !
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
EN Encorelle Regular ·
Bonjour Chris70 Comme je suis les carnets de Fabienne, j'ai eu vent du votre et je m'y accroche :-) Merciiiii de ce partage, je ne connais pas encore le Gujarat mais il est sur ma liste "Inde"!
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
FA FabGreg Globetrotter ·
Depuis 4 ans j'ai découvert l'application "CityMaps2go" (sur Iphone mais ca doit exister pour Android) qui est géniale !

On la paye une fois pour toute (même pas 3 euros). EN fait c'est une appli spécialisée dans la compression de données. Une fois installée : on peut télécharger des cartes du monde entier. En Inde il y a une répartition par Etats. Il doit donc y avoir Gujarat (plus certaines villes).

Bref: l'avantage est qu'une fois installée, la puce GPS de notre téléphone fonctionne sur la carte sans utiliser ni internet ni connexion réseau !!!! C'est hyper fiable ! A tel point que selon l'orientation du telephone dans la main, l'appli nous montre le faisceau directionnel !!!

Elle ne permet pas de tracer des itinéraires (car fonctionne sans connexion) mais on peut placer à l'avance des points de repères et donc les trouver une fois sur place.

J'ai utilisé avec satisfaction l'appli Maps.me. Gratuite, téléchargement de carte pour chaque pays souhaité, ce qui permet de se diriger sans la moindre connexion. Validé pour le Myanmar et la Thaïlande. Pas de carte disponible à ce jour pour l'Iran, mais la plupart des pays sont couverts.

J'ai été impressionné par la justesse des localisations des temples de Bagan.

Possibilité de demander des itinéraires. Possibilité aussi de suivre le trajet suivi. Possibilité aussi de positionner des repères, par ex. son hébergement si pas déjà renseigné sur la carte.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
EN Encorelle Regular ·
je veux y aller aussi copine! [;)]
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
EN Encorelle Regular ·
Oui suite à la publication du post conseillant l'appli CityMaps2go j'ai trouvé aussi celle-ci aussi: Maps.me, gratuite et l'ai téléchargé...à tester donc. Dommage qu'il n'y ait pas encore l'Iran d'accessible, mais bon! s'il y a l'Inde déjà c'est pas mal pour moi. Je trouve toujours de très bons conseils sur ce site, suis fane! Beau WE à vous tous
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
GI Gilloug Veteran ·
Tu as une 15aine de cartes d Iran sur citymaps2go
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
GI Gilloug Veteran ·
33 pour être exact [;)]
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
EN Encorelle Regular ·
Ok merciiii Gilloug!
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
AL Aleph240758 Veteran ·
on va être nombreuse à vouloir y aller !! moi aussi !!
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
CH Chris70 Regular ·
Ce lundi 15 février, grosse journée de route jusqu'à Mandvi, dans le Kutch, plus de 300 km que j’ai prévu de couper avec divers arrêts.

Le premier, repéré sur le guide Gujarat en anglais est à une grosse vingtaine de kilomètres de Surendranagar, le petit village de Pratappur, où un lac artificiel octogonal m’a semblé intéressant. C’est à 2 ou 3 km de la grande route, donc pas de détour ou presque... Tout à l’entrée du village, on repère un temple peint qui jouxte un gros point d’eau. Cela doit être là. Au pied du temple, deux étranges constructions en pierre marquent la descente pavée pour le réservoir. On retrouvera ces constructions à divers endroits du réservoir, marquant çà et là les différentes entrées. Le réservoir octogonal, bordé de gaths date du 17e siècle. Pourquoi un tel « monument » dans ce si petit village ? Comme dans tous les points d’eau, il y a quelques femmes occupées à la lessive, un peu plus loin, d’autres sont à la corvée d’eau au bord d’un puits.

Une capture sur Google maps pour vous donner une idée de l'endroit. Un minuscule village ...







Un homme arrive, se présente comme le maire du village et nous invite à boire un chaï chez lui. On traverse à pied le minuscule village par une rue assez large, bien entretenue (j’ai noté « plus que propre » sur le carnet), tout comme les abords du village où nous sommes garés, bordée de maisons assez cossues. Nous faisons forte impression, tous les regards sont braqués sur nous, comme toujours dans ces villages perdus.

Le maire a une jolie et grande maison, une cour intérieure ornée de brackets en béton ou pierre colorées de toutes les couleurs, comme dans les temples de Swaminarayan, le sol de la véranda est en carreau ciment bleu, vert et jaune, celui de la cour en morceau de carrelage cassés. Communication approximative en attendant le chaï avec quelques hommes du voisinage, curieux de voir les invités du maire.

Des gamines curieuses et souriantes, en tenue d’écolière passent le pas de la porte pour venir voir les blancs becs que nous sommes.

En attendant le thé, je me faufile dans la rue et suis invitée dans la maison d’en face par des femmes hilares et j’ai les honneurs de toute la maison où j’entrevois toutes les générations, jusqu’à la grand-mère agonisante sur un charpoy dans une pièce hyper sombre … Je me serais bien passée de la visite à l’aieule attendant la mort ! Là aussi, belle et grande maison, le sol de la cour est carrelé, la cuisine est installée sous un auvent mais les rangements sont réfléchis et bien organisé.

Drôle de village qui ne ressemble à aucun de ceux que nous avons traversé lors de nos précédents voyages. Mais il nous faut reprendre la route, on n'est pas rendus comme on dit par chez moi ... Suite très prochainement, je suis en vacances demain midi ! Yes !
PA Parvat Globetrotter ·
Yes! Super les photos! J'aime particulièrement celle des jeunes femmes dans le rickshaw coloré décapotable
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
CH Chris70 Regular ·
Merci Oui, demain vacances bien méritées que je vais apprécier même si je ne bouge pas et vais me consacrer au jardinage, au farniente et au carnet [;)] qui n'avance guère vite !
CH Chris70 Regular ·
Longue route pour le Kutch ... On traverse un paysage assez triste de salines industrielles des montagnes de sel juste au bord de l'autoroute, des paludiers travaillant et vivant dans des conditions terribles juste au bord de l'autoroute, des immenses pylônes électriques partout, puis des usines à droite, des usines à gauche ... Le sud du Kutch est très industrialisé. Enfin, 200 km tout rond après Pratappur, nous voici à Anjar où se tient le lundi le marché hebdomadaire.

Ce ne fut pas une explosion de couleur (encore que les saris colorés étaient nombreux quand même mais nous les avons à peine regardé ce jour là) mais de noir et blanc. Noir comme la tenue des femmes rabaris, descendues en nombre de leurs villages au marché, blanc comme celles de leurs maris, aux vestes à plis caractéristiques.

Les femmes sont couvertes par un long tissu noir, souvent brodé en rouge en bas, mais ont des vêtements plus colorés dessous. L’impression générale est celle de femmes en noir, étrange en Inde où la couleur est reine ! La plupart ont en bandoulière un gros sac en tissu brodé et bordé d’une espèce de ruban froncé, cela ressemble plus à un gros oreiller qu’un sac mais cela a l’air d’être typique puisque nous retrouvons cet accessoire sur de nombreuses femmes. Les enfants qui les accompagnent sont habillés à l’occidentale ou presque.



Elles se regroupent par quatre ou cinq pour discuter en pleine rue ou boire un chaï dans une petite échoppe. Partout, des groupes de femmes en grande discussion, plus loin des groupes d’homme. Dans toutes les rues, des couples qui arrivent ou qui repartent ensemble une fois le marché terminé.

Les jeunes femmes ne portent pas encore le long tissu noir, prérogative des femmes mariées peut-être ? Le corsage est exactement sur le même même modèle, mais très coloré. C'est pratique, tu as un bon patron, et hop, toujours le même travail à faire, pas d'angoisse devant le morceau de tissu à couper ...



















Nous rejoignons une échoppe de chaï pour une petite pause et nous profitons de la présence de groupes de femmes pour leur tirer le portrait. Chaque groupe ne reste pas bien longtemps. Le rituel est le même à chaque fois : elles s’installent sur une planche faisant office de banc, on leur apporte une tasse de chaï et une soucoupe, elles versent le chaï dans la soucoupe pour qu’il refroidisse plus vite, elles boivent cela vite fait et elles repartent aussitôt pour être illico remplacées par un autre groupe. Les hommes ne boivent pas le thé là, sans doute ont-ils un autre endroit. En tout cas, c’était un superbe moment. Pour avoir la plus grande variété de visages et de costumes, de sourires, nous aurions pu rester au stand de chaï toute l’après-midi …







On passe deux bonnes heures à Anjar, qui en aurait mérité beaucoup plus mais il nous reste de la route à faire avant Mandvi … Nous ferons l’impasse sur Mundra et Bhadreshwar, tant pis pour la mosquée de Mundra, le temple de Bhadreshwar ... Je prévois toujours trop de choses, je devrais le savoir ! Une occasion de repasser par là ...

Belle route sans trop de circulation ni de trou. A 18 h 30, nous sommes devant la Rukmavati guesthouse de Mandvi, petit hôtel super bien situé, avec une terrasse sympa, juste en face du pont principal et d'une colonie d'oiseaux, quasi en face des chantiers navals. Une très bonne adresse. Il fait encore jour, nous sommes très à l'ouest.
AL Aleph240758 Veteran ·
un mot magnifique !!!! merci dans un hameau j'avais vu des gamines vêtues de costumes traditionnels, en as-tu vu également



ainsi que des femmes avec ces corsages , plus besoin de soutien-gorge



Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
CH Chris70 Regular ·
Merci Marie Jo Oui j'ai des photos similaires mais il faut me laisser le temps d'arriver dans les villages du nord de Bhuj... Je suis pas rapide avec ce carnet. Encore quelques belles découvertes à vous faire partager, dont le nord extrême du Gujarat avec Ambaji et Poshina entre autre mais patience
EN Encorelle Regular ·
Merci pour ces écrits, ces superbes photos de femmes, de costumes d'hommes....j'adore leur veste blanche à plis! Long à écrire, ....mais à lire, ça passe trop vite!
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
CH Chris70 Regular ·
Merci de me suivre et d'apprécier. J'adore leurs vestes mais elles sont surtout belles de dos d'où toutes ces photos de dos pour les hommes. J'ai regardé pour acheter une veste de rabari , mais c'est pas simple ... Des vieilles tachées (mais vraiment tachée holi !) chez des brocanteurs ou des fausses brodées en couleur pour les touristes alors j'ai jeté l'éponge... J'ai quelques saris anciens très beaux que je sors d'une malle de temps en temps pour rêver, achetés en friperie à des femmes sur des marchés. Il faudrait tomber sur une occasion pour une veste de rabari ... Je n'ai pas dit mon dernier mot sur ce sujet...
CH Chris70 Regular ·
Mardi 16 février

Journée consacrée à Mandvi et ses environs qui ne manquent pas d'atouts ... A peine réveillée, je file sur le pont tout proche admirer les oiseaux





Visite rapide du Vijay Vilas Palace, un palais grandiloquent construit dans les années 1920 par le Maharadjah de Bhuj pour y passer l’été. Le palais est très connu en Inde et attire les foules car il a servi de décor à de nombreux films Bollywood … A cette heure matinale, il est déjà envahi par des groupes d’écoliers et d’étudiants en voyages scolaires.

Puis, petite balade sur la plage aux éloliennes, bien plus tranquille qu'en octobre. Il faut dire que la mer est encore froide à cette saison et qu'il est tôt. Pas de hordes d'écoliers cette fois-ci mais quelques familles, les éternels chameaux et chevaux pour promener les touristes indiens.





Notre prochaine étape est encore plus tranquille, Madhwa, un village de pêcheurs à une dizaine de km à l’est de Mandvi. La plage est déserte ou presque … un pêcheur étale et retourne de minuscules crevettes sur un espace bétonné (de la nourriture pour les animaux et/ou de l’engrais pour l’agriculture, nous n'avons pas bien compris)



un peu plus loin, un autre trie à la main les crevettes pêchées ce matin, mélangées à des minuscules morceaux de plastiques et autres ordures. C’est un travail de patience …

Tout à côté, des poissons, destinés aussi à l’agriculture sèchent sur des morceaux de bois. Nous faisons une longue promenade sur la plage déserte, jusqu’aux bateaux qui attendent la future marée. Un homme tend des filets , c’est tranquille et très beau.





Arrêt (un de plus !) dans un village de potiers sur la route du retour. Dans une cour, un homme façonne des pots de terre, ou plutôt des contenants ressemblant à des bouteilles pendant qu’une femme recouvre ceux déjà cuits d’une couleur rouge, comme nous l’avons déjà vu faire à Kumbharwaad. Le travail du matin ou de la veille a du être consacré à la fabrication de nichoir à oiseaux, de petites cloches, de perles, il y en a plein qui sèchent dans la cour. Ici la terre est blanche et pas noire, mais quelle idée de tout teinter en rouge !





Derrière la cour, pas mal d’animation … On s’approche et assistons au montage d’un four en plein air. Des femmes et des adolescents apportent des dizaines d’énormes pots décorés à des hommes qui les installent avec dextérité sur un énorme tas de pots. Entre chaque rangée de pots, de la paille. Tout à côté, un énorme four moderne en briques et métal avec une énorme porte, qui sert peut-être pour les plus petites pièces.





En fait, il s’agit de tout un quartier de potiers. Devant une maison, un énorme tas de terre, avec d’énormes blocs secs (on se demande bien comment cela peut devenir des poteries …) et à côté, une femme accroupie qui réduit les blocs en poudre avec un maillet en bois des plus sommaires ! Encore un travail ingrat et titanesque …



Sur la route de Mandvi, un oratoire bleu au pied d’un arbre avec des dizaines de berceaux miniatures, un endroit ou faire des vœux pour avoir des enfants sans doute

PA Parvat Globetrotter ·
Un régal!
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
AL Aleph240758 Veteran ·
c'est magnifique !!!! je voyage avec toi tes photos sont superbes !!! merci
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
CH Chris70 Regular ·
Merci et pardon pour ma lenteur, mais les vacances finalement me laissent moins de temps que je ne l'espérais ...

Après avoir déjeuné d'un magnifique thali, nous partons pour le chantier naval qui cette année est en pleine effervescence (enfin, bien plus qu'en 2013 ...) Trois bateaux sont à nouveau "en construction" ou plutôt, en reprise de construction, on voit bien que c'est relativement récent, vu la différence entre les couleurs du bois, bien grisé pour la structure générale, tout frais tout doré pour les nouvelles parties.



On passe un long moment tout près du pont à regarder le travail titanesque d'une équipe qui tente de faire rentrer une énorme poutre dans la coque par un système de poulie bien archaïque. La poutre avance centimètre par centimètre et nous jetons l'éponge pour nous diriger vers le bateau suivant. Là aussi, c'est la même manoeuvre pour rentrer une poutre. Les ouvriers sont sympathiques et nous laissent nous approcher mais pas question de rentrer dans le bateau tant que la poutre n'y est pas complètement, ce qui peut, selon nos estimations prendre une bonne heure.







Nous avons plus de chance avec le troisième boutre et nous voici à l'intérieur, à crapahuter comme on peut au milieu des clous, vis, poutres ...

Un homme est occupé à visser des écrous et nous invite à monter sur le pont supérieur où il y a beaucoup plus de monde qui travaille.

Là aussi, des systèmes de poulie pour manoeuvrer les énormes poutres, une tronçonneuse, et des outils plutôt basiques mais efficaces. Les hommes travaillent dans des conditions d'insécurité inimaginables pour nous, en sandales ou pieds nus, au milieu des énormes vis, des éclats de bois ...











Vous me pardonnerez mes approximations techniques mais je ne connaîs rien à ce monde et au vocabulaire spécifique s'y référent ... Pourtant, j'ai adoré cette visite et ce moment dans ces bateaux d'une autre époque. Il semblerait que le travail reparte mais sans aucune commune mesure avec ce qui existait encore jusqu'en 2012. J'ai lu un article intéressant à ce sujet ici : http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/inde-l-industrie-navale-coulee-par-une-loi-antipiraterie_1457517.html

Nous quittons le chantier après deux bonnes heures pour une longue promenade dans la vieille ville et le bazar bien animés et colorés.







La belle charpente du marché couvert



Une jolie maison qui a bien souffert du tremblement de terre de 2001. Encore habitée mais dans quelles conditions ... j'aurais peur que le toit me tombe sur la tête
PA Pachyderme Veteran ·
merci Christine pour tout ces partages[:)]
https://youtu.be/Zf3BvhjWTKg?si=1YaiHFtGqzqgC54P
EN Encorelle Regular ·
Ce soir c'était "la saison des femmes" au cinéma...j'étais encore dans le Gujarat avec ses beaux costumes! Merci Christine pour ce beau partage!
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
CA Carassou Veteran ·
Bonsoir Christine, La saison des femmes , film tourné au Gujarat pourrait te rappeler certains coins de la province....Je te le recommande vivement.....mais va t il passer à Vesoul? Je lis avec plaisir ton texte et scrute toutes les photos avec envie...Bravo , Bravo!, ,, Françoise
CH Chris70 Regular ·
Bonjour Françoise

J'attends la sortie de ce film à Vesoul avec impatience. Je croise les doigts ... car comme tu le dis, va-t-il ou non passer ici ? J'ai lu qu'il racontait une histoire se passant dans le Gujarat mais qu'il n'a pas pu y être tourné pour des raisons "diplomatiques", la "révolte des femmes" ayant fait peur aux villageois du Kutch, hostiles au modernisme de la réalisatrice. Elle n'a pas encore de visa d'exploitation pour le film en Inde. J'espère que tu pourras te rendre dans le Gujarat, c'est vraiment intéressant et varié. Christine
CH Chris70 Regular ·
Bonjour Julie

Tu as de la chance d'avoir vu le film, pour l'instant, j'ai juste visionné les 3 extraits minuscules disponibles sur le net et cela donne vraiment envie... Passera-t-il ou non dans ma petite ville, là est la question ?

En attendant, je vais tâcher de continuer le carnet régulièrement ... je suis fort près de mon arrivée dans les villages dont parle le film.

Christine
CA Carassou Veteran ·
Hélas il n'y aura pas de Gujarat de sitôt, j'attends une opération de la colonne vertébrale à la mi juillet....+ convalescence et le choix de la bonne saison pour explorer la région à fond...et je vieillis !, ,, Alors je lis et je regarde toutes les photos jointes Bravo à tous ceux qui envoient de quoi me faire rêver Françoise
AL Aleph240758 Veteran ·
je viens de voir la saison des femmes ...oufff !! il reflète bien la condition des femmes dans beaucoup de villages du nord de l'Inde , (Bihar, Uttar Pradesh, Madhya Pradesh ..... ) dans le sud elles sont plus libres du moins celles que je connais , le niveau de la caste est il responsable ? pas sûr ???
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
DU Dupont11 Veteran ·
Très belles photos et on sent que c'est votre troisième voyage : des lieux intéressants peu mentionnés dans les guides . J'ai visité le Gujrat en mars 2014 et ce fut une surprise agréable ( 10 voyages un peu partout en Inde depuis 1973 ) . Mes coups de coeur : 1) Ahmedabad : le puits , la grande mosquée , les petits tombeaux derrière , la mosquée Sidi Sayad , le temple hindou tôt le matin , la vielle ville et le marché informel le long du fleuve 2) Sitpur : OUI ! Une découverte : quel superbe ensemble architectural et pas qu'une rue . Quand je pense aux médiocrités de certains pays qui sont inscrites au patrimoine de l'Unesco et ça non : ! 3) Patan , puits et temple + Modhera bien sûr 4) Les nomades du Kutch avec leurs croix gammées et leurs dromadaires/camions 5) Kutch + Gir pour les animaux , lions , grues de Sibérie , etc : déception...comme d'habitude ( j'ai visité 3 réserves différentes à tigres en Asie : le seul que j'ai vu était sur le t-shirt d'un guide ! ) 6) Les gigantesques salines mais c'est du Zola ! 7) X villages à artisanat différents comme cette dame très âgée qui a été invitée et primée aux USA ! 8) Bujh : bof , vraiment bof... 9) Mandvi , OUI ! 10) Morvi : en rénovation ; dommage . 11) Rajkot pour son marché aux fleurs tôt le matin ; le reste , bof... 12) Gondal , OUI , le palais mais surtout l'immense temple 13) Junagadh : OUI , OUI ! Des palais d'architecte qui aurait visité Disneyland , un beau centre ville , la forteresse ; les grottes bouddhistes : bof... 14) Porbandar , OUi , un peu pour Gandhi mais surtout pour la plage et le port avec tous ces drapeaux sur les barques 15) Somnath : OUi pour le spectacle des pèlerins puisque l'intérieur nous est interdit 16) Diu , OUI : le fort et la cathédrale mais surtout l'extraordinaire spectacle de la criée au poissons au port tôt le matin...et ça se passe uniquement entre femmes . 17) Palitana : SUPER OUI !! 18) Lothal : bof , le Mohenjo Daro du pauvre . 19) Champaner , OUI , mosquées et singes dont un m'a fait réaliser , moi qui filme surtout et ne fait de la photo que pour dire avec mon petit Canon Ixus , une photo exceptionnelle , cf plus bas . 20) Vadodara pour son palais ( le hasard a fait que nous y fumes le jour de l'anniversaire de l'épouse de Shiva : fantastique ferveur dans le temple qui lui est dédié ) 21) Des bourgs inconnus comme Cchota Udaipur ou Sankeda , des fiançailles , des préparatifs de mariage , des marchés ruraux immenses bouchant les routes , etc : OUI ! OUI ! 22) Un hameau perdu à l'extrême nord-est avec une extraordinaire fresque naïve dans une maison ( cf photo ) : est-ce que vous savez où ? ( Je ne note JAMAIS RIEN en voyage ) Conclusion : le Gujrat est vraiment à découvrir .

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