Les grands projets se préparent, et souvent bien en avance. Plus le temps du départ approche, plus les doutes se font prégnants. Est-ce possible, est-ce que je ne tire pas trop sur la ficelle ? Mais d’expérience on sait que lorsque l’action est engagée, l’esprit se libère quelque peu, et les incertitudes reléguées au second plan, fournissent le piment de l’aventure.
Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.
Volcan Tuzgle
Volcan San Francisco
Volcan Socompa
Cette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !
Itinéraire de ces 9 jours
Dans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.
Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose.
De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.
Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables.
Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.
Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.
Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, o�� les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.
Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer
Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.
Quiquillon d'Orpierre
A 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.
La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.
Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.
Pic de Bure
Crête des Bergers
Avec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.
mon vélo pour pays "civilisés"
Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.
Dévoluy, massif calcaire
Nous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.
Col de Rioupes
Dans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus !
Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !
Pilier Desmaison Pic de Bure
Un signe du passé
L’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.
Nous y sommes
Une descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.
Le Drac
Nous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.
Deuxième jour : environs de Corps à Bourg-d’Oisans 65 km 1400 m de dénivelé col de Parquetout et col d’Ornon
Comme prévu, le temps promet une journée magnifique. Suite à la pluie de la nuit passée, les jeux de lumière avivés entre soleil levant, montagnes et brumes sont du meilleur effet, donnant des perspectives étonnantes aux sommets, qui s’enflamment bien au-dessus du brouillard, distillant une illusion d’Himalaya.
au sortir de la tente en levant les yeux
Quelques kilomètres sur la N83, calme à 6h30, nous conduisent à Corps.
calme à 6h30 mais vite la quitter, ça ne va pas durer
Là après quelques achats de nourriture, nous prenons le temps de discuter avec un jeune couple de Polonais, originaire de Cracovie. Ils sont lancés dans un périple en stop depuis la Pologne jusqu’au Portugal. Ils sont pleinement satisfaits, étant assez facilement pris lorsqu’ils lèvent le pouce.
Juste à la sortie de Corps, une route confidentielle, la D 212 mène en direction du village de Sainte-Luce et ensuite au col de Parquetout à 1382 m. Ce dernier donne accès au Valbonnais et aux premières belles vallées de l’Oisans. Son versant nord offre une descente très raide par endroits, au milieu d’une forêt qui prodigue fraîcheur et humidité.
dur dur
on m'a dit 17%
L'Obiou, point culminant du Dévoluy, pas loin de 2900 m
Une épingle vertigineuse
Après une halte dans le village d’Entraigues, le temps de manger quelques bons gâteaux, nous attaquons le col d’Ornon.
Une petite parenthèse sur la circulation automobile et le respect de la réglementation en matière de distance de sécurité lors du dépassement des vélos en France. Une proportion non négligeable d’automobilistes se fiche et contrefiche de la réglementation, qui stipule que lors du dépassement d’un vélo, il faut laisser une distance de 1,5 m. Bien souvent, si un véhicule vient en face, la voiture qui double le vélo force le passage sans même ralentir, et l’espacement se réduit à 50 cm, voire moins.
Sans parler du fait que nombre de véhicules doublent en virage sans visibilité, d’où risque de collision frontale avec une voiture ou une moto venant en face. Ce qui a failli se produire à l’entrée d’Entraigues, la voiture venant en face ayant pilé et s’étant arrêtée le temps que l’imprudent nous doublant avec inconscience puisse se rabattre juste avant le choc frontal !
Quand je compare notre pratique de la conduite automobile avec ce que j’ai connu dans des pays comme l’Espagne, il y a encore du pain sur la planche pour tendre vers une attitude plus respectueuse des autres usagers de la route.
A mon sens, avant de mettre une restriction supplémentaire à 80km/h, d’ailleurs pas encore vraiment rentrée dans les mœurs après un mois de mise en vigueur, il serait judicieux de faire respecter une multitude d’autres règles existantes et imposées par le code de la route. En effet, des bolides lancés à vive allure, à quatre ou deux roues on en voit encore pas mal. Mais les motos, même à très grande vitesse sont rarement dangereuses pour les vélos. Mais peut-être suis-je trop indulgent avec elles, en tant qu’ancien motard, qui a commis beaucoup de très grands excès de vitesse dans une jeunesse lointaine ? Même si cela remonte à longtemps, j’en conviens ce n’est pas une excuse !
Donc, nous montons le col d’Ornon sans difficulté particulière sur 700 m de dénivelé, et sans circulation. En effet, il est midi et c’est l’heure du repas, donc plus grand monde sur la route. Le sommet à 1371 m est atteint vers les 13h30. Au col, un petit restaurant tombe à point nommé. Halte obligatoire, une fois encore entrecôte grillée. Cette fois la cuisson « bleue » est respectée et nous nous régalons.
On y est
Une descente agréable, elles le sont généralement toutes, nous conduit dans l’une des « Mecque » des sports de montagne en Oisans, Bourg-d’Oisans. Petite ville située au pied du mythique col du Lautaret et juste quelques kilomètres avant l’accès à la vallée de la Bérarde, coin du massif où s’est écrite une partie significative de l’histoire de l’alpinisme à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, en particulier par des guides comme le père Gaspard qui effectua la première ascension retentissante de la Meije en 1877.
fin de descente du col d'Ornon
Dans cette descente du col d’Ornon, j’ai perdu mon compteur. Comme je suis un accroc des chiffres, j’en ressens une vraie frustration. Par chance pourrais-je dire, je l’ai perdu au bon endroit. En effet, à Bourg-d’Oisans en période touristique les cyclistes sont légion, les grimpettes célèbres comme le Lautaret, le Galibier, Ornon, l’Alpe d’Huez, le Glandon ou la Croix de Fer les attirant de toute l’Europe, voire de plus loin.
Donc les magasins de vélos bien achalandés en compteurs de tous types ne manquent pas. Rapidement j’en trouve un plus sophistiqué que celui que je viens de perdre. Il me donne tout un tas de données, en particulier il affiche le pourcentage de la montée, gadget sans doute inutile, mais amusant ! Parfois je me trouve ridicule d’être tant accroc à ces données éphémères qui ne sont pas l’essence du voyage à vélo. Probablement, faut-il y chercher un soutien psychologique lorsque je reste collé à 5 km/h et que je peux constater que la côte est à 10% ?
Ce qui est étonnant avec ces compteurs de plus en plus sophistiqués, c’est la complexité, apparente ou non, pour les mettre en ordre de marche. Il y a bien un petit dépliant explicatif, écrit minuscule, il faut bien trouver la place pour une vingtaine de langues ! Donc première opération, trouver la version française ou à défaut anglaise. Malgré cette première approche explicative, qui dévoile en gros les secrets et subtilités des réglages multiples, il est nécessaire de faire preuve d’un peu d’intuition afin de saisir la symbolique des schémas.
N’ayant pas réussi à tout comprendre, je suis retourné chez le vendeur. Gentiment un mécano m’a expliqué et a d’ailleurs fait lui-même les manipulations, en mettant cependant un certain temps. Le patron du magasin qui partait faire un tour à vélo, passant par l’atelier m’a fait cette remarque : « moi ces engins je les règle à coups de pied, je n’ai pas la patience de mettre une demi-heure à les régler. Je me demande si je vais continuer à en vendre. »
Cela m’a un peu réconforté, tout était dit, je ne suis donc pas le seul à être un peu, même parfois beaucoup, largué par tous ces engins dernier cri !
Nous passons la nuit dans un camping au pied de la fameuse montée de l’Alpe d’Huez. Le prix est loin d’être doux, 17,34 euros chacun, après avoir eu droit à un rabais, que nous n’avions d’ailleurs pas demandé !
Troisième Jour : Bourg-d’Oisans à Sainte-Marie de Cuines 68 km 1665 m de dénivelé, cols du Glandon et de la Croix de Fer
En ce troisième jour, nous allons effectuer la montée de deux cols que je ne connaissais pas, ni à vélo, ni à moto ou en voiture. En perspective des grosses chaleurs annoncées, d’ailleurs comme celles des jours précédents, nous démarrons à 6h30. Mais pour être prêt à temps, il nous faut à peu près une heure et demie, certes sans trop nous presser, mais sans traîner non plus. Tout replier, puis prendre le temps d’un petit déjeuner consistant afin de ne pas succomber à un coup de fringale une heure après le départ. Donc, cela nécessite de se réveiller à 5 heures, et en cette fin juillet il fait encore nuit à ce moment. Il nous faut alors débuter notre rangement à la frontale.
En moins d’une dizaine de kilomètres nous sommes au pied des difficultés. Tout commence assez tranquillement. Dans le premier village nous achetons quelques bons gâteaux bien consistants et caloriques pour la pause de 10 heures.
Le premier petit « coup de cul »se présente au barrage du Verney, avec une portion de route en lacets tracée au beau milieu du barrage. Puis après cet ouvrage hydraulique, les difficultés vont s’enchaîner jusqu’au suivant, le barrage de Grand Maison. 13 kilomètres le long desquels les sections aux pourcentages importants parfois supérieurs à 8% sont nombreuses. La route nous gratifie même d’une redescente intermédiaire, donc de l’altitude à reconquérir pour atteindre le célèbre col du Glandon.
Au niveau du deuxième barrage
Mais, heureusement avec l’heure matinale, l’ombre dispensée par la forêt est très bénéfique à l’économie des forces. Les cyclistes équipés de vélo de course sont nombreux. Bien évidemment, ils nous dépassent systématiquement. Et parfois, même souvent, cloué à 5 km/h dans une pente raide, cela me donne un petit coup au moral de me faire doubler par des vélos qui vont deux fois plus vite.
Après le deuxième barrage, nous arrivons en zone d’altitude et la forêt cède la place aux prairies. La perspective s’élargit, les sommets environnants se font plus présents. Le but se rapproche très nettement.
le deuxième lac
au centre le col du Glandon
Le col n'est plus loin
Enfin, nous atteignons le col du Glandon perché à 1924 m. Nous y côtoyons beaucoup de monde, cyclistes, motards, automobilistes et randonneurs. Deux autres voyageurs à vélos, des Italiens sont engagés dans un tour de 8 jours en bike packing. Si je n’avais pas décidé de tester mon matériel pour le mois de septembre, je serais bien parti avec mon vélo carbone et mon matériel similaire à celui des Italiens.
Tout ce monde rien de plus normal, nous sommes au cœur de l’été et le temps est au beau fixe. Les risques d’orage sont minimes. Nous faisons une longue pause, assis dans l’herbe, contemplant les chemins qui partent à l’assaut des montagnes, et nous prenons le temps d’un casse-croûte consistant.
On ne coupe pas au rite
Il ne nous reste plus que 2,5 km et un peu plus d’une centaine de mètres de dénivelé pour atteindre le col de la Croix de Fer à 2067 m. Là, la densité touristique est bien supérieure qu’au col du Glandon. De grands parkings sont organisés pour parquer les voitures.
Généralement les grandes traversées précédentes à travers les Alpes je les ai effectuées en juin ou septembre, le tourisme y est nettement moins important et les températures plus clémentes. Nous pédalons depuis notre départ avec des chaleurs entre 30 et 40 degrés l’après-midi. J’ai par moments l’impression de me trouver quelque part dans les forêts laotiennes ou dans les plaines d’Argentine sur la « ruta 40 ».
Au col, il nous faut presque faire la queue pour prendre la traditionnelle et rituelle photo du vélo devant le panneau indiquant le lieu et son altitude. Sur le ciel se dressent les aiguilles d’Arves, très caractéristiques de par leurs pyramides parfaites qui culminent à plus de 3500 m.
encore le rite
foule à la Croix de Fer
Les aiguilles d'Arves jouent avec les nuages
Une immense descente de 22 km nous mène dans la vallée de la Maurienne. Nous nous arrêtons dans le premier village en fond de vallée, Sainte-Marie de Cuines. Nous en avons assez pour aujourd’hui. Il faut dire que nos sacoches sont conséquentes, que la montée a été longue et raide et pour couronner le tout, la chaleur particulière forte.
Nous nous installons dans le camping de la ville, pour le prix de 10 euros par personne. Le Tour de France arrive presque à son terme. Au bar du camping nous assistons à la télévision à l’arrivée d’étape par un peloton groupé. Les derniers kilomètres sont parcourus à 60 km/h, et les coureurs se préparent à accélérer pour le sprint final en ajoutant encore quelques km/h à leur vitesse déjà stupéfiante sur plat !
Juste à la sortie du camping se trouve une pizzeria. Cela me donne encore une fois l’occasion de faire des comparaisons sur les diverses entrecôtes grillées déjà consommées. Alors là chapeau ! Viande excellent et goûteuse, cuisson « bleue » parfaite, tout en ayant une viande grillée en surface, et une belle épaisseur. 20/20 sans contestation possible. Je sais que je vais peut-être contrarier les végétariens et autres végans.
Quatrième Jour : Sainte-Marie de Cuines au lac du Mont Cenis 68 km et 1677 m de dénivelé
Nous commençons la journée par la remontée de la vallée de la Maurienne sur plus de 50 km en suivant l’axe principal. Ce n’est pas toujours agréable, cependant généralement la route est bordée de belles bandes cyclables, ce qui est un vrai plus sur ces grands itinéraires. Le trafic sans être important tôt le matin, est cependant significatif par intermittence. Et ça fonce pas mal, heureusement sur notre bande cyclable nous nous sentons un peu à l’abri. Les 80km/h, beaucoup ne les respectent pas. Je me suis laissé dire que les flashes des radars ont été en nette hausse en ce mois de juillet.
Nous passons au pied des impressionnants forts de l’Esseillon, barrière constituée de 5 forts, dont la redoute Marie-Thérèse. L’histoire de ces forts a de quoi nous étonner. Ils furent construits à une époque où la région appartenait au royaume de Piémont-Sardaigne. Leur édification date du début du XIX siècle, afin de se protéger d’une éventuelle invasion de la France, car la route d’accès au Piémont par le col du Mont Cenis avait été nettement améliorée. Mais ces infrastructures militaires tenant un verrou sur l’Arc en amont de Modane ne virent jamais le moindre combat.
Redoute Marie-Thérèse
Dans le village de Termignon, nous faisons notre petite halte rituelle pour acheter quelques portions de tartes à la myrtille ou à la framboise. Je signale que dans les Vosges où j’habite, on ne parle pas de myrtilles mais de brimbelles, et leur ramassage est un vrai culte, mais la rifle n’est pas toujours autorisée. Nous en profitons aussi pour remplir notre bidon à la fontaine publique sur la place centrale.
Ce qui est pratique en France, il n’est pas besoin de se charger en eau. Il est bien rare de faire plus de 30 km sans rencontrer une fontaine dans un village ou une source en bordure de route. Et dans les Alpes ces dernières sont nombreuses et prodiguent une eau claire et fraîche, généralement de bonne qualité, bien que parfois elles subissent des pollutions en particulier à cause du bétail. Dans ce court voyage il m’arrivera à deux reprises de prendre de l’eau à même un ruisseau au milieu de la végétation. Par mesure de sécurité j’y ajouterai une pastille d’hydroclonazone. Ces dernières se trouvent un peu partout conditionnées en petit tube par cent, à un prix modique.
Là aussi les prix fluctuent, une fois 4 euros (je crois me souvenir) et une fois 11
Nos vélos attirent l’attention d’un jeune homme, nous engageons la conversation. Il rentre d’une traversée de 3 semaines au Tadjikistan. Il nous décrit avec enthousiasme et les yeux brillants les beautés des montagnes tout au long de cette route d’altitude. Il y était en VTT, mode bike packing, avec un système de fixation ingénieux de bidons d’eau le long des 4 branches de fourches, arrière et avant. Nous apprendrons peu de temps après le drame qui s’y est déroulé, l’attaque revendiquée par l’EI de 7 vélo-voyageurs, dont 4 périrent.
Nous atteignons le village de Lanslebourg-Mont-Cenis, situé déjà à plus de 1300 m d’altitude. Cela va nous rendre l’ascension du col assez facile. En effet, il ne nous reste plus que 800 m de dénivelé à franchir. Cette montée sera ponctuée de vrombissements de motos, qui parfois lâchent vraiment les chevaux.
En particulier, nous serons dépassés par deux, dont je n’ai pas eu le temps de noter la marque, car elles sont passées sans doute à 200 km/h, voire plus. Les pilotes, manifestement très expérimentés, maîtrisaient leur machine à la perfection, et ils ralentissaient à peine dans les courbes relativement marquées. Bien que cela soit totalement déraisonnable, je ne peux m’empêcher d’éprouver un réel plaisir à voir ces bolides rugissants, surtout quand les pilotes sont très bons !
Le col du Mont Cenis
Au col, qui affiche une altitude de 2083 m, nous nous arrêtons dans l’auberge qui s’y trouve. Et là, tout en dégustant un coca bien frais, nous buvons les paroles de la propriétaire des lieux, douée d’un vrai don de conteuse. Elle nous égrène les nombreux événements qui se sont déroulés ici au cours des siècles, voire des millénaires.
Il est question d’hommes préhistoriques, d’Hannibal qui perdit 36 de ses 40 éléphants, de Charlemagne qui apprit en passant des cols d’où le mot école, d’un roi de Bavière et de l’origine du nom de l’Edelweiss, de Napoléon et aussi du Tour de France. Que d’histoires étonnantes, parfois vraiment marrantes, qu’elles soient vraies ou fausses, cela n’a pas d’importance ! Nous avons passé un superbe moment à rêver en compagnie de cette dame en habit traditionnel, à l’écouter convoquer les esprits du lieu, et sa verve explicite nous a permis de les visualiser traversant le col au fil des siècles et des saisons.
Hannibal, Napoléon et le Tour de France
Nous quittons notre conteuse après avoir demandé à sa fille de nous remplir ma poche à eau MSR en vue du bivouac au-dessus du lac. Nous laissons la route principale pour rejoindre le bord ouest puis sud du lac en suivant un itinéraire rapidement dénué de goudron.
lac du Mont Cenis
Sur un promontoire une centaine de mètres au-dessus du lac nous nous installons. Pas toujours évident de trouver un endroit plat en montagne.
en face Pointe de Ronce 3600 m
Nous nous apprêtons à passer une nuit magnifique entourés de montagnes culminant à plus de 3600 m à la pointe de Ronce. Hélas, nous ne verrons pas la plus longue éclipse de lune du XXIème siècle, car cette dernière à ce moment restera cachée derrière les pics qui nous dominent.
Cinquième Jour : col du Mont Cenis à Pregelato 59 km 1659 m de dénivelé colle delle Finestre
Nous commençons par une somptueuse descente, depuis le lac du Mont Cenis jusqu’à la ville de Suze, de l’ordre de 1500 m sur un goudron magnifique, quasiment seuls aucune circulation tôt le matin, des routes de rêve comme les Italiens savent en faire.
Village abandonné sous le barrage
Après quelques achats et avoir assisté à un départ massif de trailers nous nous dirigeons vers le pied du colle delle Finestre, culminant à 2176 m, gros morceau de plus de 1600 m de dénivelé. Il marquera le passage le plus exigeant de notre parcours.
Petite route confidentielle, où nous avons bon espoir de nous retrouver seuls. Mais, logiquement, si son parcours étonnant sur la carte nous a vraiment intrigués, d’autres aussi regardent les cartes et leurs curiosités. Donc légion seront les vélos sur ce parcours, les motos relativement présentes, et heureusement les voitures assez rares.
Cette montée présente des passages de très forte déclivité et dès le départ, au-delà des 10%. Je vais prendre un coup de fatigue après 400 m, et je me demande bien comment je vais surmonter les 1200 m supérieurs. Cependant, comme toujours le corps s’adapte et la fatigue sera dominée, même si la vitesse restera lente. La vitesse moyenne de la journée se situera en dessous des 10km/h ! Le tiers supérieur n’est pas goudronné et nous effectuerons les 3 ou 4 derniers km en poussant nos vélos, bel exercice de patience et d’obstination. Quand je pense que le Tour d’Italie est passé par ce col !
vue du sommet du colle delle Finestre
Colle delle Finestre
Au sommet, nous avons la bonne surprise de découvrir une route excellente descendant sur la vallée de la station de Sestriere. Nous nous arrêtons au camping de Pragelato, le prix est de 5,5 euros par personne, trois fois moins qu’à Bourg-d’Oisans ! Une pluie d’orage peu fournie mais relativement longue est la bienvenue en fin de soirée, elle participe à atténuer la canicule ambiante.
deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili,
Bonjour Luc
Je constate que l'Atacama t'attire de nouveau! Une question me vient à l'esprit au sujet des sommets à 6000m rassure moi ce sera bien à pied et non à vélo que vous comptez les gravir?!
J'aurais bien aimé être de la partie mais ça fait un bail que je ne suis pas monté sur un vélo!
Bonjour Jean-Michel, effectivement les sommets on les fera à pied. Le Tuzgle on quittera la ruta 40 vers les 4400 et on ira à vélo jusque vers 5000 où on compte bivouaquer, puis les 550 derniers mètres à pied. On risque fort de les pousser un peu, mais dans ces balades on s'inscrit dans un autre temps, le cerveau a déconnecté des horloges qui tournent inexorablement .
Pour le Paso San Francisco la route passe à 4800, sans doute on poussera nos vélos sur un ou deux km et une centaine de mètres de dénivelé pour ne pas les laisser trop en vue, même si peu de monde passe.
Le dernier le Socompa sera le gros morceau, la route passe à 3800 et le sommet est à 6060. On va demander aux douaniers argentins de laisser nos vélos dans leurs locaux, si on peut. On va tout faire pour y arriver sur ces sommets, mais ce n'est jamais sûr dans ces coins où la tempête de vent est une constante, la grosse chaleur la journée et le grand froid la nuit. Un de nos principaux soucis sera le ravitaillement en eau, même si sur nos vélos on pense avoir jusqu'à 15 litres.
C'est justement parce qu'on n'est pas sûr d'y arriver que ça donne envie.
Le vélo je n'en fais pas tellement non plus. Mais tu sais bien que le corps s'adapte incroyablement quand on l'écoute, et on va rentrer doucement dans la danse. Si les premiers jours le corps dit stop à midi voire avant et bien on l'écoute. Et généralement il est très reconnaissant et au bout de dix jours il est toujours d'accord et ne dit plus rien quand on le "martyrise" du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit. D'ailleurs je me demande si dans la partie chilienne en basse altitude on ne va pas devoir rouler de nuit pour éviter les très fortes chaleurs que l'on ne va pas manquer d'avoir en dessous de 2000 m d'altitude.
JE SUIS PRENEUR DE TOUS LES CONSEILS.
Bonne journée
Luc
Sixième Jour : Pragelato à Cervières 41 km 1173 m de dénivelé par le col de Bousson
Encore une journée magnifique qui s’annonce. Nous avons vraiment de la chance, les prévisions météorologiques n’étaient pas aussi optimistes, pratiquement toute la semaine était sous risques d’orages. Certes, il y en a bien eu quelques petits en soirée, mais peu violents et de courte durée, juste de quoi rafraîchir un peu l’air en cette période de canicule.
La fatigue commence à se faire sentir. Ce matin nous attaquons par 500 m de dénivelé en direction de la station de ski de Sestriere. Il y règne une atmosphère calme et avenante. Pris sous le charme, nous y passons plus d’une heure entre achats de provisions et contemplation assis à une terrasse de café sur la place centrale.
Les choses sérieuses de la journée vont commencer. Nous avons décidé de rejoindre la France par le col de Bousson, qui se gravit par une piste du côté italien, et du côté français nous descendrons par un chemin de randonnée et parfois directement à travers les prairies d’altitude du Queyras.
Cette fois encore, je m’attendais à un chemin confidentiel loin des foules, mais je me suis encore trompé. Tout d’abord nous sommes au cœur des vacances d’été et de plus dimanche. Avec ce beau temps, bien évidemment la montagne est particulièrement attirante. Donc notre piste va s’avérer être un axe particulièrement emprunté, randonneurs, cyclistes en VTT, quelques motos, beaucoup de voitures et bouquet final, une armada de quads va dans un nuage de poussière dense nous doubler au moment de notre pause casse-croûte.
On pousse durant plusieurs km
des spectatrices
séance de séchage pendant la pause casse-croûte
La carte, au 1/ 250 000, que nous avons n‘est pas très précise et ce n’est pas toujours évident de trouver le bon chemin en direction de notre col. La pente est raide, la piste assez cabossée, donc nous nous lançons dans une longue séance de poussage. Un passage nécessitera de se mettre à deux, l’un accroché au guidon, l’autre au porte-bagages pour faire progresser nos « gros mulets ».
J’ai remarqué que confronté à des déclivités importantes sur mauvais goudron ou en absence de revêtement, en restant sur le vélo et en forçant comme une brute à s’épuiser rapidement, on avance moins rapidement qu’en poussant « tranquillement » son vélo. Donc en application de cette constatation nous prenons régulièrement de l’altitude dans une touffeur très intense sans fatigue excessive. Nos réserves d’eau sont englouties bien avant la mi-montée. Qu’à cela ne tienne, une pastille dans l’eau du ruisseau fera l’affaire. Le plus difficile sera d’attendre une heure que l’effet purificateur soit effectif. Nous n’aurons pas cette patience !
Nous atteignons le refuge Mautino une centaine de mètres de dénivellation sous le col. La pente s’est très nettement redressée, nous sommes à la limite de pousser les vélos à deux. Une petite halte, un coca frais, et paradoxe le prix en est inférieur à celui pratiqué dans la vallée, 2,5 au lieu de 3 euros. Encore un petit effort et nous voilà à notre col Bousson à 2169 m.
Refuge Mautino
Une famille italienne arrivant du côté français s’y arrête. Nous entamons une discussion sympathique émaillée d’éclats de rire du fait des différents sujets abordés. Le summum sera atteint quand je leur avouerai que nous avions quelques réticences sur l’accueil italien, après que notre président de la République ait vertement critiqué le chef du gouvernement italien. Mais tout s’est bien terminé par des : viva Italia et viva France !
Col de Bousson
Devant nous l’immensité du Queyras s’impose, région que je connais très bien, pour y avoir pratiqué la randonnée, le ski à peaux de phoque, l’escalade et un certain nombre de traversées à vélo. C’est l’un des coins dont je suis tombé inconditionnellement amoureux. On peut partir s’y cacher dans des recoins ignorés, de toute beauté. Et puis c’est aussi ces souvenirs de pentes raides à ski sur des neige de rêve, avec un dernier virage dans les fleurs, qui prennent rapidement la place de la neige qui se retire en mars ou avril.
Après cette montée du côté italien dans la foule, nous nous retrouvons seuls, quel contraste. Une piste assez large sur quelques centaines de mètres nous conduit sur un petit éperon, et alors elle semble retourner en Italie en plongeant dans un raidillon. Du côté français pas la moindre trace. Une tourbière nous barre le passage, mais nous allons la traverser en prenant appui sur des zones pas trop spongieuses. Ouf ! tout s’est à peu près bien passé.
à l'attaque de la tourbière
Où est le chemin?
Une sente à peine marquée nous permet d’amorcer la descente. Elle se transforme en chemin creux très étroit. Cela pose un problème, car les sacoches avant ont tendance à frotter sur l’herbe de part et d’autre. Donc encore une fois, c’est par moments en poussant nos vélos que nous continuons notre descente. Mais assez vite les choses vont s’arranger et c’est dans un cadre magnifique que nous allons rejoindre la petite ville de Cervières sur la route du col de l‘Izoard. Cette journée aura été atypique à vélo, mais quel plaisir, et peut-être aussi un peu de souffrance, elle nous aura procuré.
Le Queyras
ses montagnes
Juste à l’embranchement du col de l’Izoard, un restaurant, un cyclo au long cours y déguste une grosse assiette de charcuterie locale agrémentée de fromages des montagnes environnantes. Il nous tente, nous faisons comme lui. Il a l’air vraiment taciturne. On sent très bien qu’il n’a absolument pas envie que nous lui adressions la parole. Il est dans sa bulle et compte bien y rester. Au moment de partir, il nous adresse un salut calibré au minimum, et attaque la montée de l’Izoard à 19 heures. Sans doute va-t-il trouver un coin pour installer sa tente un peu plus haut du côté du lieu-dit le Laus.
On sent la Provence
Au fait, et nous, où allons-nous dormir ? Je ne me vois pas me lancer dans l’Izoard ce soir, André non plus d’ailleurs. La serveuse gentiment, nous propose de nous mettre dans le terrain sur le côté du restaurant. Nous ne nous le faisons pas répéter.
Septième Jour : Cervières Guillestre 42 km 789 m de dénivelé col de l’Izoard
Pour ma part, nuit pas très bonne, dans les herbes de notre terrain vague, je n’ai pas fait attention à la pente et ma tente penchait vers le bas et sur le côté, j’ai eu la flemme de la déplacer ce qui m’a valu une nuit que je qualifierai presque d’infernale !
Magnifique montée matinale vers ce col mythique du tour de France. J‘avais lu, qu’au cours de l’un des tout premiers Tours de France, alors que la route était encore de terre, et que ces coins apparaissaient comme terriblement sauvages, peuplés de loups et autres bêtes prêtes à se jeter sur les pauvres cyclistes isolés, au moment d’attaquer la montée l’un des coureurs ayant distancé et de loin tous ses concurrents, s’est subitement souvenu de ce qu’on lui avait raconté d’horrible sur ce recoin de montagne. Son courage l’abandonnant, il avait sagement attendu d’être rejoint par le peloton pour ne pas monter seul ! Est-ce vrai ou non ? Quelle importance ?
De nos jours, une belle route goudronnée serpente à travers la forêt, et en ce matin à 6h30 la ronde infernale des engins à moteur n’a pas encore commencé, et dans un air pas encore surchauffé, cette ascension est très plaisante. Nous dépassons le refuge Napoléon, qui marque le dernier kilomètre, et par une succession de lacets en espace dégagé nous débouchons au col à 2360 m.
Refuge Napoléon à 1 km du col
monument en l'honneur des constructeurs de la route
Au sommet, un monument a été érigé en reconnaissance au général Berge, qui coordonna les travaux de routes stratégiques entre France et Italie. Ces routes ont par la suite été exploitées touristiquement avec l’ouverture de la RGA (route des grandes Alpes) inaugurée en 1911.
La descente sur Guillestre est des plus étonnantes. Tout d’abord un passage extraordinaire, la Casse Déserte, zone géologique particulière, de grands pierriers constellés d’aiguilles ruiniformes donnent un cachet étonnant au lieu. Sur quelques kilomètres on pourrait s’imaginer dans un désert lointain en Asie ou en Amérique du Sud.
La Casse déserte
Nous nous arrêtons à la plaque commémorative de deux grands coureurs qui ont participé à quelques-uns des 35 Tours de France qui sont passés par l’Izoard, Louison Bobet et Fausto Coppi.
Au détour d’un virage nous avons une belle vue sur Château Queyras. Encore un lieu étonnant, place fortifiée occupée depuis un millénaire. Vers 1700, Vauban va remanier le site pour en faire une véritable place forte, époque où l’on convoitait facilement les territoires voisins.
Brunissard, Arvieux
Château Queyras
Puis nous descendons la vallée du Guil, haut lieu des sports d’eau, en particulier le kayak.
Nous arrivons vers midi à Guillestre sous une chaleur écrasante. Le compteur de mon vélo à l’ombre monte jusqu’à 43°. Nous traversons le marché au centre de la vieille ville. A ces régions de Haute Provence avec toutes leurs senteurs représentent le paradis sur terre. La France, à mon sens, reste le plus magnifique endroit du monde pour se balader. On va toujours de belles surprises en belles surprises, même quand on connaît bien la région traversée.
Différents aspects du Guil (3 photos)
A côté du marché, un restaurant, encore une occasion de faire une étude comparative de l’entrecôte grillée, pas mal, mais 17/20 et pas 20/20 comme dans la vallée de la Maurienne !
Nous nous installons au camping municipal et ne bougeons pas de l’après-midi, nous sommes écrasés de chaleur.
Huitième Jour : Guillestre à Selonnet 69 km et 1416 m de dénivelé
Encore une journée bénie des dieux nous semble promise. Nous sommes très nettement sur l’itinéraire de retour sur Orpierre. Comment éviter les axes très encombrés des vacances aux environs du lac de Serre-Ponçon ? Notre choix sera le bon. Dans un premier temps jusqu’après Embrun nous suivons la D994, jolie petite route qui serpente en hauteur, au trafic quasi nul, qui permet de magnifiques points de vue sur la vallée et les montagnes environnantes, certes agrémentée de quelques petites côtes, mais ce n’est que du bonheur aux heures matinales. D’ailleurs nous y croisons des vélos, ce qui prouve tout l’intérêt de l’itinéraire. Quelques kilomètres sur la grande route N94 nous conduisent à Savines-le-Lac. De là, nous allons nous échapper par la D954, en poursuivant notre route sur la rive sud du lac, et non le traverser par le long pont de Savines.
partie sud du lac de Serre-Ponçon
Partie nord
Cependant, nous n’avons pas dérogé à la traditionnelle pause gâteaux. J’ai découvert une spécialité du coin, une magnifique tarte aux framboises sur un lit très épais de chocolat. Mama mia ! Ça vous donne des calories pour la journée, et cela s’avère être un antidote des plus efficaces contre le coup de fringale à vélo !
Que de monde autour de ce lac, une multitude de campings fleurissent de toutes parts afin d’héberger toutes ces personnes attirées par ce plan d’eau aux dimensions gigantesques, dans l’espoir d’un peu de fraîcheur. Au moment de la construction du barrage, entre 1957 et 1959, qui est à l’origine de ce lac, les contestations avaient été très vives. Certes l’ancien village de Savines a été noyé, ce qui ne fait jamais plaisir lorsqu’on y habite, mais l’essor économique et touristique en a été prodigieusement accéléré. Et actuellement, je pense que plus personne ne se plaint du barrage et de son plan d’eau, étant donné la manne financière que cela apporte.
Dans la partie sud du lac, nous allons faire un petit détour par le col de Pontis, qui culmine à 1301 m, 400 m de dénivelé par une route oubliée de la circulation, avec des points de vue extraordinaires sur une eau au bleu intense. Petit détour à l’allure de havre de paix. Dans le village du même nom que le col, le temps semble s’écouler au rythme des siècles derniers, les personnes rencontrées prenant le temps de vous parler. Une habitante du lieu m’a même proposé d’aller remplir ma bouteille à la fontaine municipale, vrombissante de guêpes et abeilles. Elle avait peur que dans un mouvement de panique je me fasse assaillir par cette multitude, certes un peu inquiétante. Mais prenant mon courage à deux mains et tenant compte de ses conseils je me suis plongé dans cette faune virevoltante et j’en suis ressorti ma bouteille pleine et sans une piqûre, sous le regard amusé des spectateurs. Il faut dire que les piqûres de guêpes, même si on n’est pas allergique c’est douloureux.
Arrivée dans le village de Pontis
Chapelle Saint-Michel sur le lac de Serre-Ponçon
Col de Pontis, loin de l'agitation du lac en dessous
Je me souviens de m’être fait attaquer au cours d’une escalade dans le Verdon. J’en garde un souvenir impressionné, car il n’y avait pas moyen de fuir, et ce fut très douloureux car l’une d’elles avait eu la mauvaise idée de me piquer au centre du mamelon du sein gauche en rentrant sous mon t-shirt. Et il avait fallu continuer à progresser dans du dur bien vertical malgré les lancements aigus sous une chaleur de plomb.
Après une descente aérienne tout en lacets étroits, nous rejoignons la route en provenance de la vallée de l’Ubaye et nous allons souffrir de la chaleur dans de belle côtes en ce début d’après-midi. Puis au fort Joubert nous nous dirigeons vers Seyne. Encore un col à plus de 1300 m, dont la montée semble infinie, du sommet duquel nous nous laissons glisser jusqu’au village de Selonnet. Un camping privé s’y trouve, il accepte de nous accueillir pour une nuit au prix assez fort de 14 euros par personne, bien que nous soyons seuls à part un couple de cyclistes hollandais. Les manipulations de fichiers sur ordinateur pour payer sont dignes de la bureaucratie soviétique ! Cependant, il mérite plein d’étoiles, car en fond coule une minuscule rivière dans laquelle j’ai eu la joie de voir plusieurs belles truites fario. Encore un petit test d’entrecôte grillée au centre du village, pas mal.
camping désert, pourtant fin juillet
Restes de fortifications , Selonnet
Neuvième jour : Selonnet à Orpierre 83 km et 1038 m de dénivelé
Au cours de cette dernière étape nous traversons des recoins perdus de Haute Provence par des routes loin de toute circulation, du très beau vélo. Deux petits cols ajoutent une touche pimentée à la journée. Nous rejoignons Laragne-Montéglin par des températures caniculaires. Dans les villages traversés pas âme qui vive, tout le monde reste planqué à l’abri de murs protégeant du soleil et de son incandescence. Puis, rapidement en évitant en partie la terrible route du Buëch, au trafic infernal, nous retrouvons l’adorable village d’Orpierre, qui ponctue cette itinérance de 9 jours.
Village de Turriers
col des Sagnes
Dixième jour : sans le vélo
Orpierre et ses environs, je vous en dévoilerai quelques secrets. La balade dans ses garrigues et ses gorges, vous êtes à peu près assuré de vous retrouver seul, sauf à voir quelques belles truites paisibles dans des vasques encore pleines, perdues dans de magnifiques petits torrents calcaires à la roche sculptée par les eaux. Et puis après rien ne vous empêche de vous replonger dans une foule sympathique dans l’un des bistrots du village en buvant une bonne bière, voire deux si affinité !
Conclusion
Même si nous n’avons pas fait l’ensemble du parcours prévu initialement, il nous aurait fallu quelques jours supplémentaires, nous avons encore une fois pu constater que la France a tenu ses promesses, certes avec un peu d’Italie. La diversité infinie en peu de kilomètres, je ne connais pas d’autre pays au monde capable de la prodiguer à ce point.
Et cela je l’ai expérimenté en de multiples occasions à travers toute la France, ses nombreux massifs montagneux, ses rivières et fleuves, ses plaines, ses plateaux et ses côtes maritimes escarpées ou sablonneuses à l'infini. À chaque fois le plaisir est le même, au petit bémol près du 1,5 m de distance lors du dépassement que de trop nombreux automobilistes ne respectent pas, et ils vous doublent en trombe au risque de vous renverser et de vous donner un billet pour la tombe, et juste pour ne pas perdre quelques sacro-saintes secondes. En 2017, 172 cyclistes ont été tués en France, et combien de milliers blessés ? Certes tous les cyclistes ne sont pas, non plus, exempts de torts, s’affranchissant aussi souvent du code de la route, surtout en ville !
N’empêche la France à vélo, malgré ce gros désagrément du frôlement par les voitures, c’est le top ! En guise de conclusion enthousiaste et optimiste, le voyage en France à vélo me fait penser à cette belle tirade d’un remarquable article écrit par un des participants du dernier ’’Born to Ride’’ lu dans le numéro d’été de la fabuleuse revue 200 le vélo de route autrement, où il est question d’une chevauchée effrénée le long de la côte atlantique sur 1140 km, et certes une arrivée en Espagne : ‘’D’un clocher l’autre des cathédrales hier aux sémaphores aujourd’hui…. Comme une idée fixe, la clé de nouvelles frontières, de nouveaux mondes dans un pays que l’on croit connaître.’’
Bonjour Luc
Encore une escapade à bicyclette que j’ai parcouru de bout en bout avec toujours autant d’admiration et de respect... D’autant quand cette escapade se passe « dans mes terres » que vous me permettez de découvrir autrement.
J’avoue , je n’ai pas lu vos 54 carnets mais chaque fois que j’en parcours un, je suis estomaqué de vos capacités et parfois amnégation sur votre engin, d’autant que j’en serais fichtrement incapable ( et ne me dites pas, si, si, je connais mes limites à plus de 50 ans ....)
Mais cette façon de parcourir le monde, à la force du mollet et au rythme des coups de pédales, je dis chapeau, et continuerais à vous suivre, au moins par le truchement de vos récits...
Merci !
"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux."
Marcel Proust
Bonjour Bruno, merci pour le petit mot, ces terres sont aussi un peu les miennes, même si je préfère habiter dans les Vosges, je reste un Lyonnais " défroqué".
Ce mode du voyage à vélo il faut y entrer et après cela va tout seul. Il est très difficile d'en parler en dehors de la description même d'un voyage. Certains parfois pensent qu'à travers ce type de compte-rendu je veux mettre en exergue l'homme fort. Alors que ce n'est absolument pas le cas, j'essaie de faire passer une certaine philosophie du voyage, que ce soit en France ou dans le désert de Gobi. Et le plaisir est aussi intense dans un cas comme dans l'autre.
Le plus étrange, c'est que je n'aime pas forcément faire du vélo, mais le voyage à vélo c'est différent. Pourtant je vis dans un endroit qui est le paradis du vélo, multitude de petites routes très tranquilles avec des tas de cols bien raides et des vues magnifiques sur les Alpes une fois au sommet, en particulier sur la trilogie Eiger, Mönch, Jungfrau.
Les distances en elles-mêmes, ainsi que les dénivelés ne signifient rien, c'est l'envie de partir un peu au hasard pas seulement de la route, mais des rencontres et des points de chute, en essayant de se déconnecter des horloges qui rythment notre vie.
Et puis aussi avoir envie de se soumettre aux aléas du temps. A vélo c'est un peu (en moins engagé) comme lorsque vous êtes dans une grande paroi du genre les Drus ou l'arête sud de la Noire de Peutrey, vous êtres très attentif aux évolutions climatiques à court terme. Le temps et les intempéries veulent vraiment dire quelque chose. Votre relation à la planète est autre, vous la sentez plus vivre. Certes à vélo, il suffit de sortir la carte bleue et vous avez un super hôtel, et ce n'est pas possible dans les 1200 m de l'arête de la Noire de Peutrey!
La France, c'est absolument magnifique, cependant l'engagement est relatif, car si on craque devant les intempéries on sort la carte bleue. C'est pour cela que des expéditions plus lointaines à vélo sont encore vécues différemment. On ressent plus le poids de notre vulnérabilité, une forme de masochisme diraient certains.
Il arrive loin de tout en altitude, de se coucher avec une certaine angoisse devant un ciel menaçant, sachant qu'une chute de neige risquerait de rendre impossible toute marche en avant comme en arrière. On se sent tout petit devant les éléments. On choisit ses créneaux pour minimiser le risque sans pouvoir jamais l'exclure. Cette forme de voyage où l'on s'engage, selon la forme de pensée qui est propre à chacun de nous, cela procure une vraie jouissance. Je pourrais disserter encore longuement.
Mais vous verrez, vous êtes encore jeune d'après votre profil VF, et vous n'êtes pas retraité. il vous manque donc la plus importante des richesses, le temps et le luxe de vous dire: dans ce créneau, je décide de ne plus regarder ma montre, il est midi ou minuit c'est pareil.
Mais les pièges de la retraite sont bien réels, on va vous dire "maintenant que tu ne travailles plus, fais ci fais ça". Les parents, les frères, les enfants, les petits-enfants et le reste. Certes, les proches et la famille sont l'essence de la vie, mais il faut savoir mettre un peu les holla et programmer des espaces plus ou moins longs pour soi, et là abandonner la trépidation de notre monde, et alors le voyage à vélo se vit comme une retraite dans un monastère à ciel ouvert.
Et puis en écoutant son corps, pas besoin d'entraînement exigeant comme l'alpinisme difficile et engagé, on rentre dans le rythme progressivement. Très vite le bienfait de cet effort vous envahit et la vélo thérapie se met en branle. Le miracle se réalise, les maux de la vieillerie, genre arthrose disparaissent avec la fabrication en masse d'endorphine et très vite vous avez plus que l'impression d'avoir 18 ans.
Le voyage classique je ne le dénigre pas, le pratiquant avec mon épouse. C'est tellement différent, les motivations sont autres qu'il est impossible de faire des comparaisons. Le plus du voyage à vélo, il fait maigrir, car dans les voyages classiques j'ai vite fait de succomber aux menus et aux cartes des vins des grands restaurants et hôtels. Alors qu'à vélo je vis avec motivation comme une ascèse ma platée de riz au détour d'un bivouac sauvage.
Voilà quelques réflexions qui font partir à vélo.
Luc
Le plus du voyage à vélo, il fait maigrir, car dans les voyages classiques j'ai vite fait de succomber aux menus et aux cartes des vins des grands restaurants et hôtels. Alors qu'à vélo je vis avec motivation comme une ascèse ma platée de riz au détour d'un bivouac sauvage.
A chacun sa conception de l'ascèse. Quand je lis qu'au cours de votre périple cyclopédique, outre la platée de riz au détour d'un bivouac, un jour c'est des gâteaux, un autre une tarte aux myrtilles ou un autre encore une assiette de charcuterie... 😉
Sinon, plus sérieusement, pourquoi utilisez-vous de l'hydroclonazone dans la mesure où il existe désormais des désinfectant apparemment plus efficace?
Bonjour Alain, pour des comptes-rendus qui vous horripilent, vous les lisez pour le moins avec attention, en restituant le détail. Ne seriez-vous pas masochiste au-delà des limites à vous imposer cette torture?
Effectivement, il ne vous échappe sans doute pas que la France, ce beau pays permet d'allier belles balades à vélo et bonne bouffe, ce qui n'empêche pas la platée de riz au bivouac. Mais par contre le désert de Gobi ou de l'Atacama, là c'est riz en priorité, et parfois en exclusivité pour la semaine, coupé d'une platée de pates. Et essayez, je vous promets que le mot ascèse peut vous venir à l'esprit.
Et j'avais oublié, il m'est arrivé de perdre 7 kilos en 40 jours au désert. Cela rappelle quelque chose 40 jours au désert, particulièrement à ceux qui croient.
L'hydroclonazone pourquoi?
D'abord chaque fois que j'en ai utilisé cela a bien marché, même avec des eaux pas terribles, prises au-dessus d'un tapis de crottes de lamas.
Ensuite on les achète par cent dans un petit tube pas encombrant. Je le trouve dans la pharmacie en bas de chez moi et au plus cher 11 euros, l'ayant payé une fois 4. Des produits autres achetés au Vieux Campeur, maintenant loin de chez moi, 15 euros les 15 pastilles, alors que mes pilules m'ont toujours donné satisfaction et de plus ne donnent aucun goût à l'eau.
Merci pour la préparation, mais ça commence mal, je me suis acheté un super appareil photos pour cette balade en septembre et je rentre juste de la pêche à la truite et je crois que je viens de le flinguer en mettant l'objectif dans l'eau, snif!!
Luc
Sinon, plus sérieusement, pourquoi utilisez-vous de l'hydroclonazone dans la mesure où il existe désormais des désinfectant apparemment plus efficace?
Comme Luc j'utilise tjrs l'hydroclonazone que je trouve très pratique mais si tu connais un produit aussi facile d'utilisation pratique à transporter et efficace donne moi ton tuyau.
Comme Luc j'utilise tjrs l'hydroclonazone que je trouve très pratique mais si tu connais un produit aussi facile d'utilisation pratique à transporter et efficace donne moi ton tuyau.
Sur les conseils de consultations en maladies tropicales, j'utilise depuis de nombreuses années un désinfectant à base de DCCNa (comme le Micropur Forte) qui serait nettement plus efficace que l'Hydroclonazone. De toute façon, les pastilles ne sont efficaces qu'avec de l'eau claire. Dans mon cas, j'ai du Micropur Forte que pour désinfecter l'eau du robinet dans les pays où cette eau n'est pas potable. Une étude (ancienne) de la revue médicale Prescrire sur le sujet
Micropur hydroclonazone j'ai du utiliser les deux lorsque je ne trouvais pas l'autre. Ce sont pour moi des pastilles pour purifier l'eau claire ou moins claire. je sais seulement que l'un des deux produits est bien moins cher que l'autre..
J'a utilisé ces pastilles dans les endroits les plus perdus de la planète :Amazonie , triangle d'or jungle des Philippines et d'Indonésie, Afrique Sahélienne et équatoriale etc.. et j'ai du avoir beaucoup de chance car en consommant l'eau des rivières de tous ces pays je ne suis jamais tombé malade à part une seule fois( sans gravité) au Mali où j'avais bu plusieurs jours consécutifs et en grande quantité l'eau du fleuve Niger.
Super trajet et super carnet ! Respect total pour la performance et j'attends avec impatience le retour d'Amérique du Sud et gourmandise le carnet qui ne manquera pas de suivre, ça va être quelque chose d'enchaîner ces trois volcans.
Erwan
La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
belle bambée en effet
ca calme ..
du beau et du costo
et en plus très beau reportage
bravo
claudio
Claudio de la Faverges.
Bonjour amis cyclotouristes, claude passionné de voyages à vélo favergien et défenseur du cycliste.
plus la carte bleue est foncée et plus le bagage est léger
en anglais "the more the card is blu the less the luggage is heavy"
Bonjour Erwan, merci pour le petit mot dithyrambique, quand il n'y a que du plaisir il n'y a pas beaucoup de courage, même si on souffre un peu. Peut-être faudrait-il lancer dans la rubrique réflexion: voyage et courage, mais je crains que ça dérape rapidement.
Je viens de lire ton CR sur "kids en Bolivie", ces coins quand on y a goûté, l'addiction ne fait que se renforcer. J'y suis déjà passé deux fois, la première dans une traversée de Quito à Uyuni à travers les Andes et une autre fois dans une traversée du désert de l'Atacama de Arica à Santiago. J'ai pas mal écrit sur ces expériences qui m'ont subjugué. L'un des textes :
voyageforum.com/...ost=6627816;#6627816
Le salar d'Uyuni où vous êtes allés bivouaquer sur l'île du Pescado, je l'ai traversé deux fois, une d'ouest en est, 140 km et une autre du nord au sud 100 km, chaque fois en dormant sur l'île d'Incawasi (orthographe), en effet les cyclistes on droit d'y dormir et pas les véhiculés à moteur (racisme sélectif !!). Je me souviens dans la traversée ouest-est on avait roulé le long de l'île du Pescado, je crois me souvenir 27 km entre les deux îles. C'est vrai qu'on est dans un autre monde.
De manière étonnante, ces grands déserts de sel, car juste avant on avait traversé Coipasa, à vélo c'est facile comparé aux pistes du coin, si on ne loupe pas les zones d'entrée ou sortie, ce qui nous était arrivé la première fois en quittant Coipasa, on enfonçait jusqu'aux moyeux. Parfois on portait les vélos (pas trop souvent) et tout ça dans un décor immense où l'on voit à plus de 100 km, ça peut mettre un petit coup au moral d'être cloué à max un ou deux km/h, mais ça laisse de beaux souvenirs.
Pour cette fois en septembre, et la boucle depuis Salta, la partie Argentine, même si elle est très physique ne devrait pas poser de pb, Salta, Susque, puis ruta 40 jusqu'à Londres, puis on coupe direct à travers la montagne pour rejoindre la ruta 60 du paso San Francisco. Même si au passage on compte faire un volcan de 5550 et passer l'Abra del Acay vers les 5000 les pb logistiques ne semblent pas très compliqués.
Par contre au paso San Francisco après avoir fait le Cerro San Francisco (si on y arrive) les conditions météo peuvent être très adverses, et à vélo ça peut chauffer!! Donc après, la partie de 1000 km au Chili, ce sera plus l'aventure, points d'eau aléatoires, chaleurs terribles dans les parties basses de l'Atacama chilien (j'avais testé en quittant Arica pour la Bolivie), et puis la montée au paso Socompa d'Antofagasta, je n'ai toujours rien. Je ne sais même pas si la route est ouverte à la circulation, car elle dessert prioritairement une grande mine. Je sais seulement que Sarah Marquis dans son superbe livre"Déserts d'altitude" (même si je préfère celui sur sa traversée du bush australien, totalement époustouflant) la police ne l'avait pas laissé passer. J'ai bien l'exemple d'une amie qui au-dessus de San Pedro alors qu'elle traversait à vélo vers l'Argentine en direction du paso Sico, la police lui avait barré la route pour cause de volcan qui pétait. Elle avait attendu la nuit et était passée!!!
Voilà donc, pour cette partie chilienne je suis toujours en recherche d'informations, surtout sur les tronçons poste frontière chilien à 80 km du paso San Francisco jusqu'à Chañaral si on essaie de couper direct, puis pour la remontée d'Antofagasta jusqu'au paso Socompa. Dans cette partie tout particulièrement ravitaillement en eau sur une piste pas terrible en particulier les 100 derniers km, puis avoir au col les réserves suffisantes pour gravir les 2200 m de dénivelé du Cerro Socompa. Là aussi toute info nous serait bien utile, j'espère cependant que les douaniers chiliens ou argentins nous donneront un peu d'eau. Les plus sympas que j'ai connus, il était seul, le douanier bolivien un point frontière au nord du Sud Lipez, il nous avait dit d'attendre qu'il ferme la douane, puis il nous avait donné le poste comme chambre coucher et un grand seau d'eau. Et en plus on ne passait pas la frontière on la tangentait en restant en Bolivie. Une autre fois on avait demandé aux Argentins au paso Sico, ils n'avaient pas voulu nous héberger dans un de leurs nombreux bâtiments, mais ils nous avaient donné une bouteille d'eau.
Bonne journée et Viva Atacama
Luc
Bonjour Claude, je sais que j'ai à faire à un connaisseur. Mais j'ai eu les yeux plus gros que les mollets, car j'avais prévu en redescendant sur Serre-Ponçon d'attaquer le col du Parpaillon et de faire le sommet à pied dans la foulée à presque 3000 et puis en redescendant de l'autre côté d'attaquer la trilogie Bonnet, Cayolle et Allos. Bof, comme tu dis on était peut-être un peu calmés, même mon copain qui s'entraîne régulièrement!!! On a pris l'excuse facile de la canicule.
Mais c'est vrai qu'une balade de 9 jours n'a rien avoir avec une de 2,5 mois, on s'installe de façon très différente dans l'effort. On se demande même si on ne retrouve pas assez vite les sensations de nos ancêtres, les hommes préhistoriques, avec l'adaptation au chaud, au froid, à l'alimentation pas toujours suffisante. Après une traversée dure de 3 mois je restais en T-shirt dès le lever du jour par des températures très négatives, alors qu'en France je suis frileux. C'est la vélo thérapie et l'un de ses nombreux effets sur le corps et l'esprit, pas besoin de paracétamol!!!
amitiés cyclo Luc
Bonjour
Nous avions croisé lors de ma visite du Sud Lipez ( en 4x4 ! ) deux cyclistes qui effectuaient le périple et avions échangé avec eux . J’étais estomaqué de leur courage allié à une sorte de folie contrôlée ( si tant est qu’une folie peut l’être ...) . J’ai également parcouru votre carnets de votre aventure là-bas, car d’aventures il s’agit dans ces conditions
Merci pour vos retours, ils justifient en eux-mêmes l’existence de ce forum, et d’autres rubriques et destinations devraient s’inspirer de l’ambiance qui y règne... comme quoi, au milieu de l’effort, on s’aperçoit que seul reste l’essentiel...
"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux."
Marcel Proust
J'ai découvert tes récits depuis peu, et en ai lu 2 ou 3 avec grand plaisir. Mais celui-ci est particulier. La raison: vous avez roulé pour une bonne partie dans mes traces!
J'ai réalisé en 2016 ce que j'appelle "Ma Traversée des Alpes". Je voulais partir de chez moi (Montpellier) et rejoindre le le Léman en passant par le chalet familial à St Gervais-les-Bains (74).
Ce trajet étant réalisé à la même époque de l'année que vous, je voulais à tout prix éviter les cols les plus connus et le monde qu'ils attirent. Je n'ai pas fait de moto donc je n'ai pas la même indulgence que toi pour les motards. 😉. Je partage ton agacement envers les chauffards qui mettent la vie des autres en danger car ils n'ont pas la patience d'attendre d'avoir de la visibilité pour doubler un cycliste.
Je voulais aussi passer par des coins qui me faisaient envie sans y avoir jamais mis les pieds et donc a fortiori les roues: le Dévoluy, le Col de la Croix de Fer, le Beaufortin dans sa partie limitrophe avec la Tarentaise. Je n'y peux rien, je suis curieux.
Je n'ai pas écrit (encore) de carnet sur cette belle traversée. Juste une intro sur un site en ébauche. Par contre j'ai fait une carte détaillée du trajet, visible sur la page en lien. Elle m'a menée d'Avignon (plutôt que Montpellier, pour raccourcir d'une portion que je connaissais) à St Gervais en passant par Orpierre (oui, oui, ..), le Col du Parquetout, les cols du Glandon et Croix de Fer, le col de Chaussy et la Madeleine (par l'alpage de St François Longchamps), le Cormet d'Arêches, St Gervais, Mégevette, Thônons. C'est assez proche, non?? J'ai du m'abstenir du col du Noyer car j'étais attendu le soir à Villelonge (sous le PArquetout) et j'ai roulé cette journée avec un tel vent de face que j'ai été très ralenti (et fatigué); j'ai été direct à Corps (par le très beau défilé).
J'ai aussi voulu éviter autant que possible les axes hyper touristiques pour favoriser les rencontres, découvrir des lieux pas forcément grandioses mais qui portent une histoire. Par exemple Izon-la-Bruisse tout près d'Orpierre (jespère que tu connais; sinon, lecture obligatoire du récit complet sur le site de l'OT de Séderon ).
Tes mots pour décrire ce que t'apporte le vélo pourraient être les miens (en mieux). Je me reconnais tant dans ce que tu écris que ça me donne un sentiment un un peu étrange. Le col de Bousson, celui-là, je ne l'avais pas repéré! Mais c'est exactement le genre de plan que je recherche, pour le meilleur et pour le pire. C'est à des détails comme çà qu'on comprend qu'on vibre aux mêmes choses. Le vélo n'est pas du tout un but, c'est l'instrument formidable de la rencontre avec un pays, ses habitants, sa culture et ... soi-même. Comme toi, je m'émerveille sur la richesse de la France, après pas mal de vadrouilles.
Tes carnets sont un encouragement à me mettre à écrire les miens.
PS: le monde au colle delle Finestre est probablement la conséquence de l'épisode épique au Giro de cette année. Les retombées d'une exposition médiatique de grands évènements sont immenses et immédiates de nos jours. Même avec internet, il faut prendre garde à ne pas tout partager. Il faut que demeurent des lieux à découvrir par une combinaison de flair, de chance et de persévérance. Je vais probablement me faire chahuter en écrivant cela, mais c'est pas grave.
Bonsoir Vincent, pas étonnant ce que tu dis, car des "câblages" identiques amènent aux mêmes conclusions. Donc quand on est penché sur une même carte nos yeux nous conduisent aux mêmes endroits
Avec ce que tu dis sur le Giro qui y est passé cette année, je comprends le nombre de vélos.
La gorge dont tu parles c'est le défilé de la Souloise, coin que je connais bien pour sa super paroi d'escalade. D'ailleurs j'y étais passé dans un autre périple à vélo en France:
Mais je ne suis pas sûr que c'est plus court que le col du Noyer, car il y a une super rampe un peu avant l'arrivée à Corps.
Non je ne connais pas Izon-la-Bruisse, mais tu aiguises ma curiosité, pourtant j'ai pas mal tourné autour d'Orpierre. Et oui la France c'est absolument fabuleux et partout. Les Causses, la Saône et beaucoup d'autres coins me laissent des souvenirs magnifiques et des impressions de très loin, je n'aurais jamais imaginé cela de la Saône!
Luc
Je reviens sur un sujet soulevé précédemment, l’ascèse, même si probablement la remarque avait pour but unique de se moquer. Mais elle soulève une vraie question sur l’esprit du voyage à vélo, que les non pratiquants ne peuvent appréhender. Je reviens sur cette question pour montrer qu’en France on peut aussi ressentir des sensations multiples très fortes, et qu’il n’est pas nécessaire de partir loin de tout pour se sentir à l’écoute du monde dans une démarche « ascétique ».
En effet, la remarque qui m’a été faite sur l’ascèse avait pris pour exemple de manière restrictive le voyage que j’ai décrit dans ce post, alors que ma réflexion était bien plus globale et abordait l’esprit du voyage à vélo en général. Cependant, il faut s’accoutumer aux « polémistes » de la toile et ne pas s’en offusquer. Mais je le remercie, car dans le cas présent, cela me permet de dire tout le bénéfice sur l’esprit et le corps que j’éprouve à travers le voyage à vélo en France.
J’avais répondu en abordant certains grands voyages à travers les déserts. Cette réponse est très incomplète et injuste pour la France, car l'ascèse à vélo en France en mangeant un gros gâteau aux framboises sur une nappe de chocolat et le lendemain une assiette de charcuterie est une réalité que je peux vivre et j’en assume totalement le terme. Je m’expose aux polémistes fous de VF qui vont me taxer d’ignare, ignorant la signification du mot. Je vais m’expliquer.
La notion d’ascèse recouvre un champ plus vaste que le simple jeûne, elle ambrasse un ensemble de pratiques intellectuelles et physiques qui poussent à l’ouverture sur le monde et sur soi. Oui, l’ouverture sur le monde passe aussi peut-être prioritairement par la tentative de connaissance de soi en préambule.
L’esprit de l’ascèse ne recouvre pas forcément uniquement le domaine religieux, même si toutes les religions l’abordent d’une manière ou d’une autre. Dans notre monde où le développement exponentiel du tourisme nous pose de vraies questions, je dirais même génère des angoisses du fait des contingence dans lesquelles on enferme généralement le voyage, le vélo est un extraordinaire moyen de le vivre différemment, de manière plus apaisée par rapport à ce que nous reprochons à notre mode de vie en matière de pollution et de surconsommation.
Le voyage « classique » souvent exige qu’en un temps imparti et bien contingenté, on essaie de voir le plus de choses possibles, la dictature du chrono, les mouvements browniens en véhicule. On cherche les logements les plus confortables en fonction de sa bourse, ce qui engendre dans certains pays, peut-être même dans tous, une surconsommation en particulier en eau. Par exemple dans une ville comme San Pedro de Atacama, lieu très à la mode pour les occidentaux, le tourisme explose et les infrastructures suivent pour se plier aux exigences de la clientèle, piscine voire golf deviennent presque des incontournables dans le choix de l'hôtel.
Et pour ce faire on récupère les rares ressources en eau des environs au détriment des populations locales. Est-ce que beaucoup se posent cette question en prenant leur douche dans ces coins. Combien se disent je vais me laver avec 5 litres d’eau ? Alors que l’on peut traverser le désert d’Atacama en prenant une douche par semaine voire moins avec très peu d’eau.
Le chrono qui nous « bouffe » la vie, toujours plus en moins de temps, et le confort matériel que l’on a tendance à rechercher en période de voyage, du fait en particulier de la fatigue engendrée, et cela même en France.
Le voyage à vélo veut s’inscrire résolument dans un autre mode de fonctionnement. La route devient le quotidien et le soleil remplace la montre. Le confort pour le confort n’est pas recherché, et je reconnais que ce n’est pas toujours facile de se plier à cette exigence de sobriété. La tentation de la carte bleue est parfois forte, surtout lorsque on est à l’aise financièrement. Mais alors, on passe à côté de l’esprit de cette tentative de connexion à la nature et avec soi. Cette approche que décrit Pierre Rabhi « Vers la sobriété heureuse ».
Un paradoxe du vélo en France, sur des routes parfois encombrées avec des automobilistes pas très respectueux des cyclistes, on arrive cependant à faire la connexion avec la nature. Pourquoi ce miracle ?
D’abord, chez le cycliste au long cours, il y a une abnégation face à la difficulté et face au danger. Ensuite, avec l’expérience il arrive à peu près à se prémunir de l‘extrême danger des chauffards (heureusement pas tous les automobilistes, mais on ne meurt qu’une fois !).
Un vélo est un point d’observation idéal dans un déplacement lent. Même dans un grand col des Alpes, où en été les routes sont prisées on connecte assez bien au monde qui nous entoure.
D'abord, du lever du jour jusque vers huit ou neuf heures du matin, il n’y a pas grand monde. Et puis, la lenteur donne cet atout, de laisser tout loisir au curieux de s’imprégner de son environnement. La zone de forêt dans les Alpes monte à peu près jusque vers les 2000 mètres d’altitude, donc durant des heures à faible vitesse dans des côtes raides on se trouve parmi les arbres. Si on a lu des livres comme « La vie secrètes des arbres, ce qu’ils ressentent comment ils communiquent » en les observant, on se remémore ses lectures et on essaie de « rentrer en communication ». Là où le véhicule à moteur passe rapidement, le cycliste a le temps de regarder, de réfléchir, de s’interroger. Et cette démarche s’il a la chance de pouvoir l’adopter durant des semaines, il pourra l’affiner. Il orientera même ses lectures en vue de cette méditation sur la route.
Et puis, le soir même bien fatigué, il va rechercher un coin pour se cacher avec sa tente. Peut-être aura-t-il pris la précaution de remplir une bâche à eau de quelques litres pour se laver à minima. S’il choisit bien, il aura même un filet d’eau courante à proximité de son lieu d’arrêt. Il s’y aspergera sans utiliser de savon. Il cherchera la pollution minimale, sans oublier cependant que nous sommes un gros virus de la planète.
Et ensuite, il aura toute la nuit pour contempler le ciel, car il aura pris la peine de s’éloigner de toute agglomération et si possible de la route. Certes en France, il n’aura pas la qualité des vues dégagées des grands déserts d’altitude. Mais déjà de quoi se plonger dans cette immensité de l’univers à la recherche de réponses. Quand je pense que l’on travaille en France actuellement sur un satellite à l’incroyable mission, qui devrait être mis en service en 2019, mais ces projets prennent toujours un peu de retard, sans doute son lancement sera pour 2020.
Cette mission consistera à mesurer et à localiser l’énergie noire et la matière noire dans l’univers, afin de pouvoir calculer (tenez-vous bien) l’accélération de l’expansion de l’univers. Seul dehors, face aux étoiles vous avez là aussi le temps de vous remémorer ce que vous avez essayé de comprendre dans des livres comme « la plénitude du vide » de Trinh Xuan Thuan ou « l’univers à portée de main » de Christophe Galfard, disciple de Stephen Hawking.
Et il ne faut pas oublier l’immense apport de l’effort physique intense tout au long de la journée, parfois sous la pluie, parfois sous la canicule, cette dernière bien d’actualité. Durant des heures, on observe son propre corps développer une belle énergie, et on est étonné de voir son adaptation au chaud, au froid, à la pluie ou aux terribles pentes. On se sent faire partie de cet environnement que l’on traverse à un rythme d’escargot, tous les sens en éveil.
La nourriture n’est qu’un aspect de cette démarche, et pas forcément le plus important. Et manger une belle tarte à 9 heures du matin et ensuite pédaler par une forte chaleur durant la journée entière pour gravir le col du Mont Cenis ou de l’Iseran, croyez-moi ce n’est pas se gaver. Le vélo a ses exigences que la marche à pied n’a pas. Tout du moins c’est ce que j’ai constaté sur mon corps. A vélo, le coup de faim, que l’on appelle le coup de fringale, vous cloue généralement sur place avec peu de préavis. A pied, l’effet est beaucoup moins brutal. Après avoir traversé des massifs montagneux comme les Alpes ou les Pyrénées à pied seul à un bon rythme, je me souviens de journées longues avec très peu de nourriture, mais en m’abreuvant dans les ruisseaux et sources, sans effet véritable sur ma vitesse et ma fatigue. A vélo par contre la sanction est immédiate. Pourquoi ?
Le vélo me fait parfois penser au TGV. Dans une autre vie, les trajets en TGV, portable coupé, représentaient des moments privilégiés de la journée où personne ne me dérangeait. Le voyage à vélo, même si vous êtes plusieurs, lorsque vous roulez vous restez face à vos pensées durant des heures, et cela pendant des semaines ou des mois. L’effet est incroyablement revigorant pour la clarté de l’esprit.
Voilà grâce à la moquerie de la part d’une personne qui ne connaît pas l’esprit du voyage à vélo (je lui pardonne sa moquerie), j’ai pu expliquer pourquoi je parlais d’ascèse en France, et j’assume le terme, même en mangeant des gros gâteaux et parfois aussi des entrecôtes bien grillées tout en ayant une belle cuisson bleue !
Tous sur nos vélos, désolé pour mon prosélytisme pour le voyage à vélo
Mais je reste ouvert au dialogue et je suis très intéressé par ce que les voyageurs mettent à titre personnel derrière le mot ascèse.
effectivement cela fait mal, et pas forcément là où l'on croit, j'explique.
Cela me rappelle des souvenirs pénibles, mais maintenant lointains. J'ai un fils qui vers les 18-20 ans était un fou furieux de vélo sans selle, il en avait toute une panoplie, et les explosait les uns après les autres. Ces vélos sont utilisés pour faire toutes les "conneries" possibles en particulier en ville, sauter par dessus le plus grand nombre de marches possibles, voire par dessus les voitures, escalade de bâtiments et de statues, rouler sur des murs en hauteur. Avec fierté il parlait de "combat street bike", ce que je n'appréciais pas vraiment, mais bon on ne fait pas toujours ce que l'on veut de ses enfants.
Bien entendu les grosses gamelles furent relativement nombreuses et à plusieurs reprises il a été emmené aux urgences par les pompiers. Mais il s'en est bien tiré, vu les risques insensés qu'il prenait. J'évitais de savoir ce qu'il faisait, la politique de l'autruche parfois est la plus adaptée.
Certes j'aurais pu couper les vivres donc tarir l'achat de vélos bizarres , mais le procédé est déloyal. Je me souvenais de ma jeunesse et de mon père qui a stoïquement aussi financé mes grosses "conneries". Tradition familiale quand il y a, il faut la conserver avec panache, même en tremblant de peur!
Parmi ses plus "belles" chutes:
1) après une course d'accélération en vue de passer en vol plané une vingtaine de marches bien raides, il donne une impulsion et le guidon lui casse dans les mains, et ce fut un roulé boulé en dévalant tout l'escalier à grande vitesse, un petit tour avec les pompiers et retour assez rapide à la maison.
2) à la réception d'un grand saut, impact brutal, le cadre explose et là il a joué à la tomate écrasée sur goudron.
Il y a eu aussi quelques chutes de murs en particulier sur les quais de la Garonne à Toulouse, des passages à travers des grilles d'égout et quelques coups où il est passé très près du gros choc frontal du fait d'espaces très limités à la réception, demandant des baïonnettes d'évitement en apparence impossibles à exécuter.
Mais ce temps est lointain, il faut bien que jeunesse se passe!!
Il ne s'agissait pas de recherche d'ascèse, mais de "forte dépendance à l'adrénaline avec tendance lourde à l'automutilation".
bonne journée Luc
Vraiment bravo pour tous vos périples et tous les reportages qui vont avec, vous etes impressionnant, un véritable aventurier des temps modernes, par rapport à mes petites sorties de deux trois jours ............
Bonsoir Serge, merci mais la balade à vélo de trois jours ou de trois mois peut apporter dans les deux cas des joies immenses. Parmi mes plus belles balades (mais elles le sont toutes) il y a un Les Vosges-Lyon en aller-retour en 4j et une remontée de la Saône en 4 jours en partant de chez moi, et le fait de traverser Lyon (ma ville) avec mon vélo de voyage et mes sacoches j'étais déjà dans le voyage et je regardais ma ville avec un autre œil. Comme quoi la magie du voyage à vélo que l'on soit loin ou près de chez soi ou que l'on parte 3 j ou 3 mois. J'avais fait un CR de cette balade le long de la Saône: https://www.myatlas.com/lucbertrand/remonter-la-saone-a-velo
Lyon à vélo c'est vraiment super, j'y ai roulé deux we quand ma fille y faisait ses études
beaucoup de pistes cyclables, les parcs : tete d'or, Miribel, Jonage le long du Rhone de la Saone
il y a de quoi faire
dans ma ville de naissance pas de pistes cyclables, mais il est vrai que partir du Vieux port
(de bonne heure le matin) jusqu'à Callelongue avec la mer toute proche tout le long ça a son charme, bon ce soir on s'est fait corriger par Lyon
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If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...