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Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..."
KIDS IN BOLIVIA.

Pour l'instant, c'est juste un teazer, j'ai encore pas mal de tri à faire dans les photos, mais j'ai monté un clip de 6 mn pour passer le temps. vimeo.com/216367570

Pour résumer l'affaire, nous sommes partis 2 semaines en Avril ( du 7 au 23 exactement), nous étions en famille à 7 nous, nos trois filles et 2 de leurs copains ( qui avaient payé leur billet d'avion, faut pas déconner non plus !😠 😏 ) Nous avions deux 4x4 réservés chez Boliviamotors ( petita rentacar) à Cochabamba, chaque véhicule nous a coûté 2100$ + les km au dessus de 2500 nous ont coûté 275$ de plus par véhicule, soit 2375$ / voiture, soit très cher... Les billets d'avion : 700 € avec Boliviana de aviacion, une compagnie, comment vous dire ? Un peu rustique...Pas d'écran, repas très correct, petit déjeûner à gerber, sauf pour ceux qui aiment quand c'est bien bien sucré, même le café est pré-sucré...😠 La nourriture, pas cher du tout, des petites gargottes tout du long de la route où vous mangez très bien pour 2 ou 3€. Les courses se font dans des épiceries, pas de super marché sauf à Cochabamba et Tarija mais on ne les a pas fréquentés. La gastronomie n'est pas très variée ni élaborée comme elle peut l'être au Pérou, mais on trouve de bons restaus ( dont l'exceptionnel Cayenas à Cochabamba) Les Boliviens, pour ma fille qui arrivait d'Argentine c'était un choc, en Argentine, tout le monde se tape dans le dos, se tutoie, s'appelle mon pote. Tu passes la frontière à Villazón et d'un seul coup tu vouvoies, tu appelles les dames "Signora", les jeunes filles "Signorita", les hommes "cabalero" (sic), les plus jeunes "juven"...Tout de suite , ça calme...On pourrait donc croire à première vue que le bolivien est froid et distant, mais il est très facile de briser la glace pour peu qu'on parle quelques mots d'espagnol, je m'y étais donc mis avant de partir et nous avions avec nous Camille et Antoine qui traînent là bas depuis 4 mois et commencent à très bien le parler. Les Boliviens se sont avérés être très accueillants, sympathiques , toujours prêts à aider et à rigoler . Les Bus, il y en a quasiment partout, c'est un système de transport idéal pour ce pays sauf dans le Sud Lipez ou dès que vous voulez sortir des pistes et routes principales. Les flics sont avenants, polis, prêts à donner un coup de main en cas de problème, ne nous ont montré strictement aucun signe de corruption. L'insécurité est surtout liée à la conduite en montagne sur des pistes bordant des ravins assez vertigineux. La faune : les lamas, les condors ( surtout les condors) les vigognes ( en pagaille !) les renards, les viscache, les flamands roses, pas mal de rapaces de tout poils, des migales grosses comme des pamplemousses, un serpent , des petits cochons d'inde, des espèces de perroquets, des guêpiers ( Mizque/Tarija), des nandous ( tout plein dans le sud Lipez). Les logements : des bivouacs, des refuges sommaires, un gîte à Tarija et des hôtels somptueux : on a un peu tout essayé. Le climat : sec, sec, sec. Nous avons vu quelques gouttes de pluie au début, une soirée et une matinée un peu nuageuses et du bleu, du bleu, du bleu...le vent a très peu soufflé sauf à la laguna Verde et quand nous sommes passés sur le salar ( tempétueux une journée). Les températures, jusque 30° en journée à Tarija et Cochabamba et...entre moins 15 et moins 20 la nuit à laguna Celeste ( totalement inhabituel en cette saison)

le trajet : J1 arrivée à Cochabamba, prise en main des véhicules et 3 h de route jusqu'à Mizque (hôtel) J2 Mizque-the middle of nowhere : bivouac à 3500 m J3 Bivouac-Rosilias au sud de Tarija J4 Trek dans la vallée des condors la bien nommée J5 Route vers Tupiza en passant par la piste Sud et en remontant sur la cordiliera de Sama J6Tupiza- balade à cheval et courses J7 Tupiza Guadalupe (Sud Lipez, nuit chez l'habitant) J8 Guadalupe- laguna Celeste ( bivouac) J9 Laguna Celeste-Laguna verde ( refuge) J10 laguna Verde-Hostal los flamencos J11 los flamencos-Salar d'Uyuni ( bivouac) J12 salar d'Uyuni ( Hostal sal de luna à Colchani) J13 Marché d'Uyuni puis route vers Oruro ( pas prévu au départ) - hotel Gran Sucre ( très nul...) J14 Route vers Cochabamba, hotel "la tua casa" ( exceptionnel)

la carte :



Suite page 2 - 2e post : Jours 1 et 2
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Un mois dans les Andes, péripéties en altitude
Salut tout le monde,

message modifié le 23 juin 2013

J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.

D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11

post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;

post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365

message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.

Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.

Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,

Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.

Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.

Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.





Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).



Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.

La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.



La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!

Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence à stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là où nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.

Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.

Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!

Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.





Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.



Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,









Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),

différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)



les viscaches,

Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.



puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).



Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.

L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!

Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.

Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.

Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.



Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.





J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.

Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.



A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.

1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.

Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;







Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.







S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,



la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.



Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....





Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.

Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!

Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.

Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.



Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.

Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!



Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.

Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!

Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!

C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
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Voyage en famille au Pérou
Bonjour à tous !

Voici le récit de notre séjour de 16 jours au Pérou, entre le 18 avril et 05 mai 2014. (Lima > Paracas > Nazca > Arequipa > Vallée de la Colca > Lac Titicaca > Cusco et la vallée sacrée> Lima) Comme beaucoup, le forum m'a énormément aidée à organiser ce voyage comme nos précédents, et j'en profite pour remercier ceux qui ont répondu à mes questions durant la préparation ! Cette fois je souhaite participer un peu en vous faisant le récit de notre séjour. Petite présentation tout d'abord ; nous sommes une famille de 4 : les parents et nos filles de 7 et 10 ans. J'ai organisé le voyage en prenant mon temps, tout était réservé avant de partir ( autant parce que nous voyageons en temps limité, avec des enfants, que parce que je me sens plus efficace ainsi!). Nous avons fait appel à deux agences pour certaines parties du voyage ( arrivée à Lima/Paracas/Nazca; puis sur la partie Puno), le reste a été réservé directement. Je ferai un point pratique à la fin du carnet, et je serai heureuse de lire vos commentaires ou questions s'il y en a!

Vendredi 18 avril Nous voilà à l'aéroport de Roissy, prêts à partir sur notre vol de 17h pour Madrid, avec Air Europa. C'est alors qu'à l'enregistrement, on nous fait une belle frayeur : apparemment, pas de places pour nous ! Je n'avais en effet pas pu imprimer nos cartes d'embarquement comme je le fais habituellement, du moins pas pour le vol Paris/Madrid, puisqu'il n'est pas opéré par Air Europa mais par Air France... 20 minutes de stress, et finalement, nous pouvons embarquer pour Madrid, où nous patienterons 4 heures avant de nous envoler pour Lima. Le vol de nuit est, pour nous qui voyageons avec des enfants, un très bon choix.

Samedi 19 avril A notre arrivée, très matinale, nous sommes accueillis par une représentante de l'agence Mystery Peru que j'ai choisie pour le début de notre séjour. Nous quittons en effet tout de suite Lima pour Paracas, avec un transport privé ( j'avais d'abord pensé prendre le bus, mais finalement, pour 4 personnes, le surcoût était infime; et c'était très confortable pour nous!) Le voyage vers Paracas est agréable, on longe d'abord la ville de Lima côté océan, et notre chauffeur nous expliquera pas mal de choses tout au long du trajet. Je vérifie également que mon espagnol basique me permet de me débrouiller ! Nous prenons un petit-déjeuner vers Chincha, et arrivons pour 10h30 à Paracas. Nous profitons de cette première journée pour nous reposer : j'ai choisi un bel hôtel ( "San Agustin" ) pour que les filles profitent de la piscine, mon mari des transats, mais dans le but que tout le monde soit en pleine forme pour la suite du programme ! On se promène aussi dans Paracas, où nous mangeons le soir ( "Hierba Lucha") , l'ambiance est agréable, il y a pas mal de monde car c'est le week-end de Pâques.



Dimanche 20 avril Aujourd'hui, les choses sérieuses commencent! Nous avons réservé le tour des îles Ballestas, gilets de sauvetage pour tout le monde, et nous voilà partis ! Nous sommes environ 20, essentiellement des touristes venus de Lima pour le week-end de Pâques. Malgré les commentaires parfois négatifs sur ce site, nous avions choisi d'y aller, à la base pour que les filles voient les animaux; et finalement nous avons beaucoup apprécié, pour plein d'autres raisons: la vue sur la péninsule, le candélabre, les milliers oiseaux, les mammifères marins (dont je ne citerai pas les noms de peur d'écrire des bêtises!), le ciel d'un bleu pur, les îles au relief déchiqueté...



De retour au port, nous sommes attendu pour un tour dans la réserve de Paracas. J'ai été subjuguée par ce désert aux couleurs variées, nous passons là environ 3 heures hors du temps, accompagnés par notre guide très sympathique, et plutôt doué en français! Nous nous découvrons des points de vue sur plusieurs plages magnifiques, en particulier la Playa Roja qui vaut à elle seule le déplacement.





Nous ferons aussi un arrêt au Centre d'interprétation, qui est uniquement tourné sur la faune, la flore et la géologie. Le musée est quant à lui fermé depuis le tremblement de terre, et pas prêt d'ouvrir de nouveau ses portes d'après ce qu'on nous a dit. Nous restons donc un peu sur notre faim concernant la culture des Paracas, qui est finalement assez peu mise en valeur et sur laquelle nous espérions en apprendre plus... C'est le seul bémol de notre séjour sur Paracas.

Nous rentrons donc vers 13h30 et mangeons au même endroit que la veille, et nous profitons encore de la piscine jusqu'en fin d'après-midi. Notre guide vient ensuite nous chercher pour nous déposer à l'arrêt de bus Cruz del Sur, il faut enregistrer ses bagages comme dans un aéroport! Les filles se font une copine durant notre attente, il est amusant de voir comme les enfants ont peu besoin de mots pour lier connaissance! On grignote dans le bus et nous arrivons à Nazca, qui nous apparaît comme une ville animée même en ce début de soirée. Un taxi nous attend, qui nous emmène directement à la guest-house "Nazca House", où nous nous installons et nous endormons très vite, car la journée a été longue!

Lundi 21 avril On démarre tôt, et sans petit-déj ce matin : nous avons prévu le survol des lignes de Nazca, alors autant voyager l'estomac léger ! Sur le chemin de l'aérodrome, je me rends compte que j'ai oublié de prendre les anti-nauséeux, dommage pour mon mari qui est très sensible au mal des transports, il devra se contenter de l'homéopathie : les 5 dernières minutes du vol seront très difficiles pour lui ! Les pilotes sont sympas, et à 4 passagers, nous remplissons le petit avion. Notre avis sur ce survol est positif : après un petit temps d'adaptation sur le premier géoglyphe, on arrive très bien à les repérer, l'ensemble est grandiose et, à côté des figures connues comme la baleine, le singe, le colibri ou l'astronaute, on repère aussi d'innombrables lignes droites ou des formes géométriques, sur lesquelles nous aurons plus d'infos plus tard. Le relief est aussi spectaculaire. Les pilotes sont sympas, l'ambiance rassurante. Pour toute la famille, ce moment a été l'un des tops du voyage!





De retour sur le plancher des vaches, on rentre prendre un solide petit-dèj, et notre guide nous emmène ensuite à Chauchilla tout en nous parlant de la culture des Nazcas. Il fait déjà un soleil de plomb quand nous arrivons sur le site perdu au milieu d'une zone désertique, alors que nous sommes en milieu de matinée : je n'ose pas imaginer ce qu'il en est à midi en été !! Nous avions déjà vu quelques images des momies qui reposent dans des trous à l'air libre. Les longues chevelures tressées et l'état de conservation des corps sont frappants...



En rentrant sur Nazca, nous visitons les aqueducs de Cantayo, de curieux puits "en escargot" qui sont pour un bon nombre encore en état de fonctionnement aujourd'hui. Le site n'est pas très étendu, nous y sommes seuls, c'est très beau!...



Notre guide nous ramène ensuite dans le centre-ville, et nous choisissons d'aller manger au " El Porton" puisque le resto que j'avais repéré est fermé. Excellente décision : on y est chaleureusement accueillis, on mange dans une cour intérieure ombragée, et je déguste mon premier Lomo saltado et mon premier Pisco Sour !



Notre journée ayant déjà été bien remplie, nous allons ensuite à l'hôtel Nazca Lines, juste en face : moyennant finances, on peut s'installer au bord de la piscine de ce bel hôtel, ce qui nous va très bien puisque nous devons patienter jusque 22h pour prendre notre bus vers Arequipa. On en profite aussi pour réserver la conférence en français au planétarium à 18h. Après avoir bien profité des chaises-longues, nous assisterons donc à une projection commentée d'un film sur les lignes et sur la vie de Maria Reiche ( qui a d'ailleurs longuement séjourné dans cet hôtel). Les filles apprécieront beaucoup les explications du guide et le moment, en fin de visite, où elles essaieront le télescope ! Le prix d'entrée pour la piscine incluait une collation, que nous prenons donc ensuite, avant de rentrer à pieds à notre hébergement où sont restées nos valises. Nous nous promenons donc dans la rue principale, sur la Plaza et dans une église encore ouverte. Nous discutons un moment avec nos hôtesses, qui laissent gentiment leur salon à disposition des gens qui partent vers Arequipa en soirée. Notre guide nous ramène ensuite au terminal de bus Cruz del Sur, où l'embarquement est un peu plus désordonné qu'à Paracas. J'avais demandé à l'agence des places en bas, c'est à dire les plus spacieuses, mais aussi celles qui "bougent" le moins; or, au moment de monter, on s'aperçoit que nos places sont à l'étage ( les vouchers retirés plus tôt dans la journée n'étaient pas très clairs sur ce point...) . Ce n'est pas bien grave en soi, nous serons remboursés par l'agence; mais avec la conduite très brusque du chauffeur et la qualité de la route, mon mari passera une nuit absolument abominable, rattrapé par son mal des transports ! En revanche, les filles dorment sans souci ! Les prestations de l'agence Mystery Peru s'arrêtent ici, et en dehors de cette histoire de places dans la mauvaise catégorie, sans doute due à Cruz del Sur d'ailleurs, nous avons été ravis des guides qui nous ont accompagnés.
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On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili!
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici : onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...

Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...

23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !

Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...

Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
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Un mois Pérou et Bolivie
Bonjour à tous,

Nous voici revenus de notre périple qui s'est déroulé entre le 22 septembre et le 21 octobre 2018. Notre programme était à l'origine:

- Vol KLM Marseille- Amsterdam-Lima - 10 jours région Cuzco : Vallée sacrée, Trek Salkantay en autonomie, Machu Picchu - Lac Titicaca côtés Pérou et Bolivie - La Paz - Sud Lipez et Salar d'Uyuni en autonomie

On va voir qu'on a un peu du changer nos plans contraints et forcés.

Je remercie au passage ce forum et particulièrement cette rubrique de carnets de voyage qui m'a permis d'organiser la partie Salkantay et surtout Sud Lipez (Lolobe et Tberney entre autres). A mon tour maintenant de rédiger notre carnet qui je l'espère sera utile à d'autres. Bien sur, si vous avez besoin d'infos complémentaires, n'hésitez pas à me le demander en MP.

Je précise que ces vacances ont été organisés par moi seul, sans agence bien sur. Pour la partie Pérou, j'avais réservé en avance les logements (Bnb pour la plupart). Pour le Sud Lipez, seule la voiture avait été réservée, les hébergements ont été improvisés. C'est parti.

Bonne lecture.
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Northern Chile, Andean impressions.
Alright, this year, we're heading back to South America!

The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.

Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.

So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!

Not to Argentina, though...

Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!

In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.

Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.

Is the suitcase packed with all-season clothes?

Are the driver’s license and passport ready?

Bank cards and a few euros too?

Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!



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To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!

1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco

2- Around San Pedro



3- From San Pedro to Cariquima



4- From Cariquima to Putre



5 - From Putre to Arica



Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
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Notre traversée du désert de l'Atacama à vélo (Chili, Bolivie et Argentine)
A vélo dans l’Atacama (Chili, Bolivie et Argentine) Cette région d’Amérique du Sud m’a toujours fasciné, les raisons en sont multiples. En premier lieu, il s’agit du désert le plus aride du monde, certains endroits, de mémoire d’homme, n’auraient pas vu une goutte d’eau. Je me souviens dans ma jeunesse, de ma mère, férue d’histoires mystérieuses et d’autres énigmes. Elle me montrait ses livres élaborant les hypothèses les plus étonnantes, voire farfelues, sur les fameux pétroglyphes, localisés entre Pérou et Chili dans ces immensités qui dominent l’océan Pacifique. Plus récemment, je regardais les images magnifiques du Dakar, le journaliste était abasourdi de découvrir un cycliste seul au milieu de ce désert, loin de tout. Il a eu de ce fait un sujet tout trouvé pour son intervention télévisée quotidienne, son commentaire : en 4x4, nous montons ce col en trois heures et ce cycliste lourdement chargé met trois jours. Et pour terminer, il y a trois ans, lors d’une traversée de l’Amérique du Sud à vélo, j’avais effleuré ce désert mythique sur une distance de mille kilomètres de piste.

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »

Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.

Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.

Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool. Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.

Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !

Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.

Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure. Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.

Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.

Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora. Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable. Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...

Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !



Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.

Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.

Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres. La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.

Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins. Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.

Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.

Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.

En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora

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Carnet de voyage Pérou/Bolivie été 2011
Voyage Pérou / Bolivie été 2011

D’abord un grand merci à tous les forumistes qui nous ont permis de préparer ce nouveau voyage. Ma fille Zoé est toute excitée à l’idée de découvrir un nouveau continent, ses étendues sauvages, ses montagnes majestueuses et sa culture inca encore bien présente et enfin respectée, après avoir été quasiment anéantie par les Conquistadores voleurs pilleurs. lundi 18 juillet

départ tôt le matin mal réveillés mais très excités. Vol Ibéria via Madrid. Après 4h d’attente nous embarquons pour Lima dans un “vieux” A340 bondé. Le survol de l’Amazonie puis de la Cordillère des Andes au soleil couchant nous donne un avant goût prometteur de ce qui nous attend. Ce sera la brume épaisse qui recouvre Lima! comme une mer de nuages dont les îles sont les sommets environnants, léchés par la chaleur du couchant. Les formalités douanières achevées avec nonchalance, nous sommes recueillis par César, chauffeur débonnaire et débrouillard, dépêché par nos hôtes, chargé de nous amener à nôtre point de chute dans le quartier de Chorrillos, au bord de l’océan, en dehors des endroits fréquentés. A la frontière des “favellas” du sud.

Cette maison d’hôtes a appartenu à un de mes amis et les nouveaux propriétaires veulent garder l’esprit d’accueil instauré par mon pote. Ca commence bien, même si c’est tout nouveau pour eux.

mardi 19 juillet

Après un bon petit déjeuner revigorant (on en a besoin car le décalage horaire fait des siennes), nous nous plongeons dans le quartier, accompagnés de notre hôtesse Elsita (qui ne parle qu’espagnol) pour changer argent et acheter une puce pour le téléphone mobile. Notre espagnol n’étant que très rudimentaire, c’est avec force gestes que nous nous faisons comprendre. Mais l’apprentissage de la langue se fera facilement au cours du voyage.... A noter que pour retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques, certaines banques prennent des commissions et d’autres pas. Ces obligations étant réalisées, le reste de la journée est dédié à la découverte de Lima emmitouflée dans son manteau de brume hivernale. Nous jetons notre dévolu sur le “centre historique” et la Plaza de Armas fourmillant de touristes alpagués par des “guides locaux” attirés par les dollars mais surveillés par une police débonnaire. Journée passée à marcher, visiter et découvrir une ville très attachante.

mercredi 20 juillet

Après une nouvelle nuit passée à Chorrillos, quartier grouillant et coloré, nous prenons un bus local en direction de Pisco. Ce dernier nous déposera sur la Panamericana Sur après 4h de trajet (20 soles/personne) puis un taxi jusqu’à Paracas. A noter que la compagnie Cruz del Sur assure ce trajet en direct mais l’agence que nous avions contactée à Lima n’était pas au courant (en fait, le bus reliant Lima à Ica s’arrête à Paracas!). Hôtel puis balade sur la plage, suivis par les pélicans en partie nourris par des pêcheurs du coin qui soulagent les touristes de quelques soles en échange d’une photo “inoubliable” prise en compagnie des palmidés gourmands gobant les poissons lancés à la volée. scénario convenu “attrape touristes” imaginé par les pêcheurs. Classique.



jeudi 21 juillet

Ce matin nous partons en bateau faire le tour des îles Ballestas. Balade touristique mais plaisante malgré le ciel voilé qui donne une teinte terne aux rochers couverts de guano. Peut importe, les colonies d’oiseaux et d’éléphants de mers répondent présent et se laissent photographier sans relâche affichant une certaine nonchalance. L’après-midi est consacré à musarder dans le petit village touristique, la balade au sein de la réserve nous ayant été déconseillée par des routards rencontrés... et le LP!

Le soir venu nous prenons le “fameux” bus Cruz del Sur pour Arequipa via Ica. A noter que la gare routière de Paracas est à 100m de notre Hôtel! Trajet de nuit, confortable.

vendredi 22 juillet

Arrivée par un matin frais et ensoleillé à Aréquipa. A peine sortis du bus nous sautons dans un taxi qui nous dépose à la Casa de Avila qui sera notre point de replis pour les jours suivants. Immense bâtiment entourant un grand et paisible jardin. Accueil chaleureux, chambres spacieuses et simples. A 5 mn à pied de la Plaza de Armas. Une fois douchés et restaurés nous partons à la découverte de cette ville attachante qui s’étend au pied du Misti, magnifique volcan conique coiffé de neige. Sous un soleil qui chauffe rapidement notre peau. Visite troublante et instructive du museo Santury où se trouve la Princesse des glaces. Après un déjeuner dans un restaurant où on nous arnaque avec le sourire, nous partons visiter le couvent Santa Catalina, ville dans la ville, à ne pas rater. Puis nous écumons la rue Jerusalen qui concentre les agences de trekking. C’est à Colca Trek que nous rencontrons une personne parlant parfaitement français qui nous conseillera très bien. En effet, je désire nous acclimater au mieux car ma fille de 13 ans n’est pas habituée à randonner au delà de 3000m, même si nous nous sommes déjà retrouvés au dessus des 4000m en Indes il y a 3 ans. Nuit fraîche mais agréable. Sommeil réparateur.

samedi 23 juillet

Nous partons en taxi privé (négocié avec l’hôtel à un prix correct) pour Chiguata, petit village peu fréquenté à 40 mn d’Arequipa. Pendant que le chauffeur nous attend, lézardant au soleil sur l’inévitable plaza de armas, nous partons randonner à la découverte de la campagne paisible, au hasard des chemins qui traversent de petits hameaux de paysans. Nous arriverons quasiment au pied du Misti à plus de 3000m. Jolie balade qui s’avère être une bonne “mise en bouche” pour notre acclimatation. Nous ne croiserons que des paysans surpris de nous voir et des animaux de bât. De retour à Arequipa, nous poursuivons notre visite de la ville et planifions la suite du voyage.

dimanche 24 juillet

Levés rudement à 2h30 pour partir dans le canyon de Colca à la Cruz del Condor. Trajet en mini bus peu confortable où nous tentons de “finir” notre nuit, malgré une personne malade. Je passe les détails! Petit déjeuner réparateur à Chivay avant de reprendre la piste alors que le soleil se lève. On avale les km et la poussière, en faisant quelques pauses photos/lama/pièges à touristes convenus jusqu’au Cruz del Condor surplombant quelques 1200m d’à pic dans le cañon. Nous sommes alors à 3600m et l’altitude se fait sentir, surtout dès que l’on marche pour trouver le spot idéal pour photographier ces superbes oiseaux. Parmi le flot de touristes ayant colonisés le promontoire... Tels des piafs patauds caquetants sur un îlot perdu! Malgré l’affluence, ça vaut le coup. En témoigne le nombre de photos que j’ai pu réaliser! Retour sur Chivay où nous allons nous prélasser dans des thermes d’eau sulfureuse, en plein soleil. Hmm c’est bon! le déjeuner, local et copieux se prend dans un restaurant où se concentrent les touristes venus “faire” l’excursion. Puis retour sur Arequipa en passant par la Reserva Salinas et un col à 4960m. Somptueux panorama sur les volcans alentours. Je marche difficilement contre le vent violent, sous l’effet de l’altitude. Les autres occupants du bus ont préféré rester blottis et à l’abri!

Durant la descente, nous croiserons lamas, alpacas et vigognes dans des paysages magnifiques et sauvages.

Ce soir nous prenons le bus pour Cusco.

lundi 25 juillet

Arrivée plus que matinale à Cusco, le soleil venant à peine de se lever. La fraîcheur de l’aube est palpable. le taxi nous emmène sur la place de l’église à San Blas, quartier sur les hauteurs de la ville. Mais il faut encore marcher sur l’escalier qui monte raide. Les sacs paraissent plus lourds que d’habitude à cette altitude (3300m)! Zoé est rapidement essoufflée et je n’en mène pas large... avec 21kg sur le dos+ le sac photo! Nous arrivons enfin à l’hospedaje del artesiano où nous passerons nos prochaines nuits. Sympathique auberge avec un grand patio qui s’éclaire au soleil du matin. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons prendre un petit dèj qui devrait bien nous réchauffer. Sur les conseils de Fredi le gérant de l’auberge, nous descendons une ruelle raide, étroite et pavée jusqu’au bon Pasteur, boulangerie dont les effluves parfument la rue. Un régal. Puis nous remontons à l’auberge, prendre une douche chaude et réparatrice pour, ensuite... redescendre explorer la ville!... Ca c’est le meilleur moyen de poursuivre notre acclimatation!... vive les ruelles, fort agréables au demeurant, du quartier San Blas! Propres et restaurés nous partons donc à la découverte de Cusco, sous un grand soleil revigorant. Bien que pleine de touristes et autres “zonards européens”, cette ville est attachante. nous nous perdons dans les ruelles et les marchés d’artisanat où nous nous faisons régulièrement accoster pour nous vendre toutes sortes de choses en “pur alpaca”. Il faut vraiment faire attention, comparer les prix et marchander, pour ne pas trop se “faire arnaquer”... ce qui est humain!... surtout quand on sait que les revenus des cusquenios proviennent quasi exclusivement du tourisme. Sur la plaza de armas, nous assistons au défilés des écoles pour la fête nationale péruvienne; chaque jour durant la semaine vont défiler différents corps de métiers, pour finir par les militaires. Puis nous organisons les jours suivants dont la visite du Machu Picchu. Heureusement que nous avons Fredi et Allan (à l’auberge) qui vont nous tirer d’un mauvais pas. En effet, si j’ai réservé les billets de train pour le Machu (et 6 semaines avant le départ c’était déjà trop juste!) je n’avais pu le faire pour les billets d’entrée, car le site internet était trop lent (surchargé?) et donc il n’y avait plus de place pour le 28/07!... venir jusqu’ici, avoir le train mais pas les entrées au Machu... nous étions effondrés! Mais Allan, travaillant aussi pour une agence locale a pu me trouver les 2 dernières places (dans le lot des pré-réservées des agences!)... ceci a été finalisé 20mn avant la clôture des réservations!! OUF! Nous convenons de la location d’un taxi/guide pour nous emmener de site en site le long de la Vallée Sacrée sur les 2 jours suivants (200 soles/j, correct).

mardi 26 juillet

Après un petit dèj au bon Pasteur, désormais incontournable, nous retrouvons notre chauffeur fort sympathique qui sera donc notre guide pour la journée. Nous allons à Pisacq, visiter les ruines. Quelques haltes sont prévues pour faire des achats (si on veut!), des photos, ... il est intarissable, nous racontant l’histoire des lieux visités agrémentés d’anecdotes... Arrivés à Pisacq en fin de matinée, nous sommes surpris par le nombre de touristes (il est peut-être préférable d’y aller plus tôt... ou plus tard dans l’après-midi). Nous nous frayons un passage entre les groupes guidés qui font la queue, pour essayer de trouver un peu de calme. Nous sommes alors en plein soleil et à près de 3000m d’altitude. Malgré la fréquentation, les ruines de la citadelle inca valent le détour. Nous marcherons 2 bonnes heures durant, le retour à la voiture se faisant par un chemin inédit et ardu ... nous étions seuls! A noter que si vous choisissez cette option, demandez à votre chauffeur de vous attendre au village et prenez le chemin descendant de la citadelle au village de Pisacq. Super balade assurée!

Nous retournons ensuite sur Cusco en s’arrêtant à Tambo Machay, Qenko et surtout les imposantes ruines de Saqsaywaman qui surplombent Cusco.

Après un dîner réparateur, nous allons nous coucher. A noter que le mal de tête a disparu et que les escaliers ne sont plus un calvaire!

mercredi 27 juillet

Contre toute attente “on” nous a changé de chauffeur. mais le nouveau étant un copain du premier, nous ne perdrons rien au change. Direction Chinchero, village agréable et ensoleillé, sur un plateau cerné de hauts sommets enneigés. Tout est paisible, hormis la ruelle concentrant les boutiques à touristes et la place... de l’église où les marchands à la sauvette ont installé leur bardas à même le sol. Ambiance plus sympathique qu’ailleurs. A noter que ce n’est pas jour de marché. l’église est magnifique, murs et plafonds entièrement recouverts de fresques racontant la vie des saints et de Jésus, telles une immense BD! A ne pas manquer! Nous nous dirigeons vers les très connues Salinas, spectaculaire site à flan de montagne où on extrait le sel depuis l’époque inca. Les touristes sont accueillis “comme il se doit” mais le lieu vaut vraiment la peine d’être arpenté.



Nous poursuivons notre visite de la Vallée Sacrée par les terrasses de Moray, à quelques km du petit village de Maras où se déroule le traditionnel défilé de la fête nationale, tous les gamins sont en uniforme repassé mais poussiéreux (en fait une partie des enfants vient de Moray et environs à pied par la piste!... 9 bons km!). Bel endroit mais nous y arrivons peu après un bus de touristes beuglants au centre des terrasses en gradins très bien restaurées. A noter qu’il existe d’autres terrasses en ruines ignorées des touristes séparées des premières par un relief du terrain... Nous y étions seuls, au soleil chauffant du midi. Un régal.

Nous traversons de nouveau Maras très animé en direction d’Urubamba où nous irons déjeuner au marché ( je regrette de ne pas être resté à Maras pour manger sur la Plaza de armas au milieu des villageois). Nous sommes les seuls étrangers, les bus bondés de touristes s’arrêtant aux restaurants alignés le long de la route principale. enfin, nous atteignons Ollantaytambo, terme de notre journée où nous posons les sacs dans une “hospedaje” à l’entrée de la petite ville, au calme au fond d’un jardin fleuri. Nous nous retrouvons alors faisant la queue pour monter les terrasses escarpées qui gardent les ruines incas. Des dizaines de bus déversant des flots de touristes bruyants. La tour de Babel c’est ici!

jeudi 28 juillet

Ce matin nous prenons le train pour le Machu Picchu. Petit dèj à la gare d’Ollanta. On a le temps car le train part à 8h30 (pas de train plus tôt car je m’y suis pris trop tard pour la réservation: 6 semaines avant de partir pourtant!). Sur le quai, touristes et vendeurs des sempiternels souvenirs. Habituel. Arrivée à Aguas Calientes, village qui semble née du tourisme: les hôtels alternent avec les pizzerias et les magasins de souvenirs. Les rues peuplées de touristes partant ou revenant du Machu Picchu. Bus hors de prix pour monter au site (ne sachant pas si Zoé était capable d’enchaîner la montée à pied et la balade, d’autant plus que nous n’avions pas pu partir tôt, j’ai opté pour le bus). Queue pour déposer un sac à la consigne, queue pour pénétrer dans l’enceinte, queue pour grimper les escaliers escarpés. Mais quel endroit!! Inoubliable... Incontournable... malgré la fréquentation. Il paraît d’ailleurs que pour préserver le site il ne faudrait pas plus de 1000 à 1500 visiteurs/j alors qu’il en passe entre 2000 et 2500! Nous sommes rentrés en fin d’après midi à Aguas exténués et ravis, malgré un ciel plus que couvert... mais qu’importe!

Nous partons à la recherche d’un hôtel car pas de retour possible sur Ollanta le jour même!... Il faut vraiment réserver très tôt ses billets de train et d’entrée au Machu TRES longtemps à l’avance, quitte à adapter le reste du voyage! Bon c’est facile car on a l’impression qu’ici il y a plus d’hôtels que de chiens errant! Nous trouvons vite. hospedaje sobre et propre mais cher (40$US la nuit+ petit dèj!). La nuit sera très bruyante. Je n’ai pas aimé ce village... du moins ce que le tourisme excessif en a fait... car ce lieu niché au creux de montagnes comme des pains de sucre emmitouflés d’une forêt de nuages devait être beau et paisible... à l’Origine!

vendredi 29 juillet

Retour sur Cusco. Avant de prendre le bus pour Copacabana et la Bolivie via Puno, nous visitons l’église de San Blas et la cathédrale. Superbe édifice mais les commentaires de l’audio guide me laissent un peu perplexe...

Samedi 30 juillet

Halte ennuyeuse et froide dans la gare routière de Puno. Le soleil se lève avec une odeur tenace de poisson. Le lac Titicaca est à 2 pas. Nous repartons dans un bus poussif, longeant le lac aux teintes changeantes au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel d’un bleu profond et pur. Nous sommes à plus de 3800m d’altitude. Les montagnes sculptées de glaciers de la Cordillère Real sont comme incrustées dans l’azur. C’est magnifique et j’en oublie la nuit difficile passée de le bus (pourtant “cama”) plus que vieillissant. Zoé dort à points fermés. On passe la frontière à pied entre 2 bus. Attente modérée pour changer de l’argent (en boutique ou dans la rue c’est le même taux) puis pour “tamponner” les passeports. Enfin on arrive à Copacabana sous un soleil déjà chaud. Estival! Galère pour trouver une chambre vu qu’on a rien réservé! En fait il est préférable de réserver si l’on veut directement prendre le bateau pour l’Isla del Sol à l’embarcadère du port (ils partent vers 13h30). On finit par trouver notre bonheur à Las Olas (grâce à un désistement de dernière minute), cadre superbe pour un prix “modique” : 40$US la nuit petit dèj compris avec vue imprenable sur le lac (pour mémoire, c’est ce que l’on a payé à Aguas Calientes!).

On descend vers l’embarcadère pour malgré tout tenter une excursion vers l’Isla del Sol, même si les bateaux sont tous partis (il est 15h). Mais le prix pour une embarcation privée est exorbitant. Engageant la conversation avec des “touristes bolivien” on se retrouve à partager un bateau pour visiter des îles flottantes bien artificielles construites pour les touristes qui y viennent pêcher des truites dans un bassin pour les manger. C’est l’occasion de rencontrer des gens bien sympathiques. De retour à notre chambre, Zoé s’endort dans le hamac, exténuée par la balade à une telle altitude, tandis que je prépare le feu dans le poêle à bois... il fait froid la nuit!

Dimanche 31 juillet

C’est LA journée de transport. Longue, ennuyeuse. Exténuante. On se lève “tôt” dans le froid matinal pour aller prendre le petit dèj au marché, parmi les locaux, avant de prendre le bus pour La Paz où, théoriquement, nous attendent Lisa et Johann. Le petit bus démarre à 8h du matin, dévalant la route en longs méandres surplombant la rive du lac Titicaca, dans la fraîche clarté du matin. Puis l’on stoppe pour embarquer dans un canot qui nous fait traverser un des nombreux recoins du lac, tandis que le bus vide emprunte une barge. Puis nous reprenons la route jusqu’à la gare routière “du cimetière” de La Paz. Ville que nous prendrons le temps de découvrir à notre retour de “trek”. Un taxi plus loin et nous nous retrouvons à la gare centrale. A peine les bagages en main, nous voyons arriver Lisa... Quelle ponctualité, pour un rendez-vous donné par mail il y a plus de 15j!... sans nous connaître autrement que par le web! Petit dèj dans les courants d’air glacial de la gare routière, durant lequel on fait connaissance. Beaucoup de mendiants, “zonards” et agents de sécurité dans cette gare où il faut donc surveiller étroitement ses bagages. Billets de bus (encore!) pour Oruro d’où nous prendrons le train de nuit pour Tupiza, pré réservé par Tupiza Tour. Bus local où nous sommes les seuls étrangers. Inconfortable. Voyage agrémenté par des films de série Z que tonitrue une TV d’un autre âge. Têtes pleines du cahotement du bus agrémenté du brouhaha strident de la TV, saupoudré du ronflement de quelques passagers. Arrivée à Oruro dans la brume glaciale du crépuscule, un taxi nous jette à la gare où nous nous engouffrons dans le train. La plupart des passagers sont des touristes étrangers. Nous ne verrons quasiment rien d’un paysage a priori superbe. Dîner dans le wagon restaurant bringuebalant, où toute tentative de porter la fourchette à la bouche relève d’un exploit... Puis film DVD sur TV “géante” avant de plonger dans un sommeil saccadé.

Lundi 1er Août

Arrivée à Tupiza. Le soleil matinal ne parvient pas à nous réchauffer, tant le vent soutenu nous glace la couenne, projetant des milliers de grains de sable qui nous mitraillent le visage. On se croirait dans un western. Notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’agence. Discussion car il est possible que nous ne puissions réaliser le circuit prévu en raison d’une neige abondante et inhabituelle tombée il y a 3 semaines. Le vent continu ayant formé des congères! Nous partons à “l’aventure” dans un toy land cruiser en bon état, accompagnés d’une cuisinière. Mais après une demi heure de route, une pierre vicieuse perfore le radiateur!

Nous attendons 2 heures dans le vent mais avec une vue splendide sur la “quebrada de Palala” ravines ocre/rouge aux reflets bleutés ciselées par le vent (encore lui!) et les pluies. Enfin un nouveau 4X4 arrive. Le temps de transférer les bagages et les réserves d’essence et nous repartons sur une piste sinueuse et déserte.



Nous faisons halte dans un “hameau” à l’entrée d’une petite vallée pour déjeuner dans une petite épicerie qui propose l’essentiel pour dépanner un voyageur étourdi... ou un “routier” dans le besoin. Elle est tenue par 3 indiennes sans âge qui nous regardent manger, un sourire édenté et débonnaire accroché à leurs lèvres.

Nous repartons rapidement sur une route toujours déserte, traversant des cañons déserts et sauvages, animés par un vent tourbillonnant. Notre chauffeur nous permettant régulièrement de marcher durant 30 à 40 minutes pour nous dégourdir les jambes et nous imprégner de ces lieux changeant au gré des rayons du soleil se jouant des rochers et du sable en mouvement. On arrive à San Antonio de Lipez village perdu à 4200m, surgi au détour d’un méandre du torrent asséché que nous suivons. Sous un soleil rougi, comme préparant sa couche sur ce paysage aride. Désert le village. Nous nous aventurons dans la rue principale, les sens en éveils. Bruits du vent entre les maisons. Puis nous croisons des enfants surpris de nous voir (autant que nous!) sortant de nulle part, joueurs et hilares. Nous retournons sur la place de l’église où nous avait laissé notre 4X4, accompagnés des gamins. Nous arriverons à notre auberge rustique et spartiate, alors que la nuit est tombée. Dans un froid sec qui nous hérisse l’échine. Les doudounes sont les bienvenues. Toujours seuls. Nous installons nos duvets dans notre chambre qui se réduit à l’essentiel et nous préparons au goûter, thé brûlant et biscuits secs, installé par notre cuisinière qui va préparer le dîner dans une cuisine attenante. Poêle à bois et terre battue.

Bon repas copieux et réparateur. Notre chauffer nous briefe sur le trajet de demain. Partie de cartes endiablée. Puis c’est l’épreuve du coucher: se déshabiller en un éclair avant de s’engouffrer dans le duvet... et garder les vêtements au chaud pour le lever!... à la lumière de nos frontales!

Mardi 2 Août

Nuit très froide. Réveil à l’aube. Personne n’ose aventurer ne serait ce qu’une main hors du duvet. Vu que nous avons tous le bout du nez glacé! Petit dèj’ rapidement englouti et nous voilà de nouveau sur la route. Soleil et froid toujours au rendez-vous. Paysages toujours superbes et changeants. Stop au “vieux” village fantôme de San Antonio où les conquistadores ont longtemps exploité les mines d’argent... et les habitants..... Seuls les viskashs (kangourous andins) ont recolonisé l’endroit. Ce sont de gros lapins avec des pattes arrières surdimensionnées et une queue d’écureuil... comme de gros chinchillas quoi! On est toujours seuls. On poursuit le périple sur des pistes cahoteuses entre 4000 et 5000m. Nous nous approchons du volcan Uturuncu sans pouvoir le gravir (ce qui était initialement prévu) en raison du vent et des congères qui se sont formées. Trop dangereux. En effet, même si la neige a fondu et la piste globalement dégagée, les faces nord sont encore bien blanches et les gués souvent glacés. On est parfois obligé de dégager les torrents de leur couverture instable pour ne pas déchirer les pneus en traversant le manteau glacé qui s’effondre sous le poids du 4X4.

Pose à la superbe Laguna Celeste, en partie recouverte d’une épaisse couche de glace. Nous y restons une bonne heure à déambuler dans ce paysage magique et désolé.

Arrivée en fin d’après midi à notre gîte étape, toujours aussi spartiate que le précédent. Ici aussi l’eau, quand il y en a, est glacée. Mais la douche ne fonctionne pas... de toute façon personne n’avait envie de se doucher à l’eau froide... à 4300m et à 5°C environ! Goûter et bon repas. J’emmène Zoé braver la nuit glaciale et planter notre regard dans le ciel lacté d’étoiles. On se croirait en plein espace. Dans la navette spatiale! Puis de nouveau l’épreuve du couchage.... A noter que nous ne sommes plus seuls... Deux 4X4 on déversé leur contenu de touristes (tout comme nous!) avec qui nous échangeons nos impressions.

Mercredi 3 Août Réveil glacé... on se prépare vite. Question d’entraînement. Petit dèj partagé avec les autres groupes. Les autres trekkeurs sont aussi transis que nous... cherchant un réconfort dans le café du matin. Les véhicules s’ébrouent et nous partons en convoi peu après l’aube. Luminosité contrastée caractéristique du matin en altitude. On s’en lasse pas! Après quelques passages de gués on aborde la laguna Hedionda vert orangé en raison du soufre dissout dans l’eau. En partie gelée. Tout le monde reste sur la “plage” enneigée. Je m’aventure sur la glace tout en la testant du pied.... sauf qu’elle cède brutalement! J’ai eu juste le temps de prendre une photo!... je me débats, de l’eau jusqu’aux cuisses.... étrangement tiède l’eau!... tout en protégeant l’appareil photo je m’extirpe de la laguna, sous les rires des autres et le regard inquiet de ma fille. Hors de l’eau il fait soudainement froid! je me change rapidement et nous continuons notre route, traversant des paysages lunaires saupoudrés de neige. Arrivée cahoteuse sur la rive de la Laguna Verde. d’un vert turquoise saisissant, battue d’écume soulevée par le vent quasi permanent . Au loin, le Licancabur que nous ne pourrons pas non plus gravir. Sempiternels vent et congères. Nous ferons halte au bord de la Laguna Kollpa (si je ne me trompe pas!) où se déverse une eau chaude volcanique. Une “piscine” de pierres accueille les touristes. Nous déjeunons dans une grande salle bruyante et quelconque. Une indienne vend des produits de première nécessité. Nous reprenons la piste qui est de plus en plus fréquentée. Elle grimpe à Sol de Manana (près de 5000m) où on se retrouve au milieu de geyser bruyants crachant leurs volutes soufrées. Entre les bulles boueuses qui donnent vie aux cratères. Paysages d’Origine du Monde.

Notre gîte étape est aussi basique que les précédents... eau congelée dans les conduites, plus d’électricité... seul luxe un poêle à bois qui fuit où je peux tenter de faire sécher mes chaussures. Nous repartons vite pour assister au coucher du soleil sur la Laguna Colorada, lac rougeoyant au pied d’un volcan éteint. Roche noire maculée de neige découpant un ciel bleu intense. Spectacle somptueux qui nous laisse sans voix. Les flamants roses et les lamas animent ce décors digne d’un film fantastique. Nous passons quelques heures à déambuler sur les rives de cette apparition. Imprégnés de la magie du lieu.

Nous attendons le coucher du soleil et sommes les derniers à regagner le gîte. Dîner bon enfant. Nous échangeons nos plats avec les autres groupes. Faut dire que les cuisinières se surpassent quotidiennement, préparant une abondante nourriture locale et goûteuse. On en oublie le froid qui atteint un niveau inégalé. Emmitouflés dans nos doudounes comme des scaphandres d’astronautes, nous sortons du gîte pour nous vautrer dans le ciel cristallin. Et, comme le chantent les indiens, ouvrir les yeux pour cueillir les étoiles. Nous nous couchons avec la rapidité d’un ravitaillement de F1!

Jeudi 4 Août

Nous sommes les derniers à partir. Les autres ont eu le courage de se réveiller à l’aube pour assister au lever du soleil sur la Laguna Colorada. Pas de chauffage dans le 4X4. On roule à vue au travers d’un pare brise occulté par le gel. Nous descendons progressivement vers la Laguna Negra et le désert de Siloli, parsemé de rocs comme en suspension. Le volcan Ollagüe imprime l’horizon du haut de ses 5865m fumants. Mais impossible à gravir. Vent et congères.... Toujours. La piste nous bringuebale jusqu’à la voie ferrée westernienne transportant minerais et sel de la Bolivie au Chili. Contrôle militaire débonnaire.

Nous pénétrons le Salar de Chiguana en traversant un entrelacs de coraux et d’algues fossilisés témoins d’un ancien lac... il y a quelques millions d’années.... à 3600m d’altitude environ. Halte à la gruta de las galaxias, grotte couverte d’algues fossilisées, jouxtant la cueva del diablo, grotte contenant des tombes Chullpas pillées. Le tout coiffé de cactus pétrifiés.



Le soleil couchant éclaire notre arrivée à l’hôtel de sel qui sera notre point de chute de la nuit. Sur une rive du Salar de Uyuni. Hormis le fait qu’il soit entièrement construit de briques de sel, sa qualité première est que l’on peut bénéficier d’une douche chaude!.... Si si... même s’il faut débourser 10 bolivianos et que l’attente ressemble à celle endurée dans une administration bien de chez nous. Mais la douche est longuement fêtée... Comme une résurrection! La nuit étoilée est presque tiède, comparée aux précédentes... il est vrai que nous sommes à 3600m et sans vent!... Il fera même trop chaud dans mon duvet...

Vendredi 5 Août

Après une “grasse matinée” (lever 7h!), nous roulons enfin sur la piste du Salar de Uyuni. Crissements et craquèlements sous les pneus du 4X4. Le soleil déjà haut joue avec les cristaux de sel... rien que pour nous éblouir. Ombres contrastées des îles de rocs sur cette immensité d’un blanc scintillant. Yeux écarquillés derrière les lunettes de soleil. Emerveillés.... et c’est que le début! Halte sur l’Isla Incahuasi, recouverte de cactus tendus comme des doigts de géants. Nous sommes quasiment seuls car les autres touristes, arrivés plus tôt, on déjà visité l’île et en sont à la pause près des 4X4 alignés sur la grève, comme des bateaux posés à marée basse. Nous en profitons pour déambuler sur les chemins et faire chauffer les cartes mémoire des appareils photo.

Nous repartons vers le volcan Tunupa que nous apercevons au loin... difficile d’apprécier les distances sur une telle étendue!... on roule bon train et pourtant on à l’impression de faire du sur place! Arrivée saisissante sur l’île en traversant un gué car l’eau crée un fin nappage sur le sel où tout se reflète... Impression d’être en suspension. On perd du temps à trouver un gîte dans le petit village de Coquesa car ceux espérés par notre chauffeur sont tous pleins. On jette notre dévolu sur un bâtisse de sel, très spartiate.... pas de douche... Pas grave on est propres d’hier! Nous prenons possession de la chambre et repartons sur une piste cahoteuse pour enfin grimper un volcan. petite altercation avec notre chauffeur et la cuisinière qui n’ont “pas compris” notre demande de panier repas pour nous restaurer en cours de rando (ils s’imaginaient qu’on déjeunerait au retour)... Munis de nos sandwiches, biscuits et bouteilles de maté de coca (légère collation au vu de ce qui nous attend!) nous débutons l’ascension du Tunupa. Pente très raide et caillouteuse qui débute à 3800m. Le soleil tape dur à cette altitude et l’air sec nous ramone les bronches. Zoé est vite essoufflée... mais courageuse, continue sa rude progression tel le Sisyphe de la mythologie...La pente s’adoucit enfin. Le pas se fait moins lourd et les poumons ne sont plus des soufflets de forge. On s’arrête à plus de 4500m pour admirer le paysage saisissant tout en dévorant notre pitance. Il se fait tard mais nous décidons de poursuivre un peu l’ascension. On ne peut se résigner à redescendre de suite! Mais nous ne pourrons atteindre le “balcon” du volcan à 5000m car le soleil rougeoie et Zoé a tout donné. je la comprend et suis fier d’elle! Le pic sommital du Tunupa, à 5400m, nous enveloppe de son ombre.

Il est temps de rebrousser chemin. Le retour est bien plus facile même s’il est “casse pattes”. On se régale de la lumière qui enveloppe les îles au loin et donne cet atmosphère ouaté au Salar. Nous arrivons au 4X4, les cuisses éreintées, les genoux surchauffés. A peine de retour au gîte, le chauffeur nous propose une balade sur le Salar pour regarder le couchant sur le Tunupa. Je suis seul à accepter l’invitation. Il stoppe le 4X4 à quelques km de l’île. Je déambule sur le Salar... plein du silence profond. Comme irrigué de son flux. Surprenante situation... seule la lumière changeante du couchant paraît mobile. Vivante. le village de Coquesa paraît inhabité. je reste là 2 heures à regarder le soleil retoucher ce paysage d’un autre âge comme un peintre modifiant une toile qu’il ne finira jamais. Le froid m’imprègne peu à peu mais je ne le ressens pas. Comme anesthésié... sensation irréelle. J’en oublie parfois de prendre des photos... Le soleil est maintenant couché. Le froid est bien présent et nous retournons au gîte où 2 groupes nous ont rejoints. La nuit sera “douce” comparée aux précédentes. Mais je serai réveillé par une courte, dense et intrigante pluie... puis par les aboiements d’un chien... ça c’est tout comme chez nous!

Samedi 6 Août

Nous partons après le lever du soleil que nous ne pourrons donc pas admirer. Nous roulons vers Colchani puis Uyuni. C’est donc le dernier jour de notre circuit... Semaine trop vite passée. Au milieu de “nulle part” le chauffeur stoppe. Nous voyons le Tunupa se dessiné sur l’horizon, tout comme les reliefs environnants... comme encore embrumés de la nuit passée. Moteur coupé, le silence est encore une fois saisissant. Presque pesant. Le Salar est vraiment un lieu fascinant où l’on ressent l’emprise du minéral. Comme plongé dans la Préhistoire. Drôle de saut dans le temps!

Après quelques achats réalisés auprès des petits marchands de Colchani, nous roulons sur Uyuni. Le vent vigoureux tournoie entre les maisons. Poussière et déchets comme en suspension. Nous visitons le traditionnel cimetière de locomotives et pénétrons dans cette ville toute surgie d’un western de série B. Nous quittons chauffeur et cuisinière et attendons notre bus qui doit nos ramener à La Paz. Le quartier de la “gare routière” s’anime à la nuit tombée, dans le froid venteux. impression de pauvreté omniprésente. Nous embarquons dans un bus qui doit avoir quelques milliers d’aller/retours su la capitale, à en juger par son état très fatigué... proche du délabrement. Le trajet s’avère mouvementé. Sportif même. Durant les premières heures, la piste en tôle ondulée torture le bus et nos pauvres vertèbres. Ma tête heurtant régulièrement la fenêtre qui reste entrouverte laissant passer le froid poussiéreux. Un ou deux gués ferons gîter et tanguer dangereusement notre bus qui couine, geint et grince de toutes parts... Puis c’est au tour des WC chimiques de rendre l’âme et déverser une odeur nauséabonde dans la travée. Arrêt pipi dans un bled sans nom surgit de la nuit poussiéreuse et sans étoiles. Un passager se fait courser par un chien errant...

Dimanche 7 Août

Nous arrivons enfin à La Paz dans le froid matinal, fourbus et endoloris, pas fâchés de marcher enfin sur un sol ferme... comme après une longue traversée océanique. Hostal Naira que j’avais pris soin de réserver (la veille!) sur les conseils de l’agence de Tupiza. Nous passons tous sous une douche revigorante. Puis balade en ville où nous découvrons le quartier des vendeuses de foetus de lama et autres décoctions toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Zoé est à la fois fascinée et dégoûtée. Nous allons déjeuner dans un restaurant argentin qui se remplit de locaux venus en famille. Ambiance chaleureuse et repas pantagruélique. L’heure des adieux est venue. Nous laissons Lisa et Johann poursuivre leurs aventures vers Arequipa et la Cordillère Blanche. Super semaine avec ce couple “démarché” sur VF... merci VF!! Nous continuons notre découverte de la ville. Derniers cadeaux. Nuit bruyantissime dans l’Hostal pourtant sympa et confortable.

Lundi 8 Août

Avion LAN pour Lima. Voyage un peu long car escale à Santa Cruz. Mais confortable. César nous récupère à l’aéroport de Lima. Il fait nuit. Accueil toujours aussi chaleureux à l’auberge. Repas délicieux et nuit réparatrice.

Mardi 9 Août

Journée dédiée à la poursuite de la découverte de Lima. Le ciel est toujours aussi couvert, le gris bleuté métallique du ciel se mélangeant au gris vert de l’océan. Mise en jambe matinale avant la visite des musées. Le taxi que nous hélons ne sait en fait pas où se trouve le musée d’archéologie et d’anthropologie et nous perd dans les rues de Pueblo Libre. Puis nous allons découvrir le MALi (Museo de Arte de Lima) qui est en partie en réfection. L’après-midi sera passé à nous promener au hasard dans Miraflores avant de regagner “notre” quartier Chorillos.

Mercredi 10 Août

C’est le départ. Adieux à nos hôtes, L'immuable César nous accompagne à l’aéroport. Puis galère Ibéria jusqu’à Bordeaux: Attentes interminables à Lima puis Madrid. Personnel fermé et peu aimable, ne sachant que dire “on embarque bientôt”.Carrément “Je m’en foutiste” à Madrid. Attitude qu’on peut “laisser passer” à une compagnie Low Cost... mais vu le prix payé pour le vol.... j’ai jamais vu ça! Bref j’en fais quand même pas une affaire d’état!... Chacun doit avoir des histoires croustillantes au sujet des compagnies aériennes!

Arrivée à Bordeaux. bien secoués par le jet lag. C’est quand qu’on repart???
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Notre traversée du Sud Lipez à vélo
Notre traversée du Sud Lipez à vélo Novembre 2013

Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.

Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.

1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
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L'Altiplano en liberté
Bonjour,

Voici le compte rendu que j'avais fait à Krikri, donc ne vous étonnez pas du style narratif...

Deux jours d'acclimatation à La Paz puis 21 jours en 4x4, 3800 km parcourus.

Un petit mot sur Aldo et ses Rolls Royce : http://www.rentacarpetita.com/INICIOFREN.htm Suisse installé en Bolivie depuis près de trente ans, très gentil, très serviable, ses 4x4 sont vraiment bien préparés et dignes de confiance, c'est de l'horlogerie suisse (ok ok elle était facile !) Aldo fournit des cartes détaillées, points GPS, une fois le briefing fait, vos éventuels doutes et angoisses s'évanouissent, la Bolivie c'est un peu l'autoroute A6 sans les bouchons en fait ! N'hésitez pas à lui poser des questions lors de la préparation de votre voyage, il a l'air un peu rustre comme ça mais en fait il vous répondra avec plaisir ! Aldo loue un grand appart douillet au dessus du garage, certes c'est plus cher qu'un hôtel local mais bien pratique pour charger la voiture etc... Il envisage une retraite bien méritée dans 3 à 5 ans, donc n'hésitez pas et foncez, c'est une occasion unique de visiter l'altiplano par ses propres moyens ! Voilà, la page pub est terminée, place au récit en images.

Bon allez, je vais faire un effort mais c'est vraiment parce que c'est toi !

Je commente pas les photos que tu reconnaitras, je mettrais un petit mot pour ce que tu connais pas uniquement

Mercredi 8 aout

Rouen- Paris Saint Lazare - Roissy - Miami 8 ou 10 heures (je sais même plus tellement je veux l'effacer de ma mémoire !) d'escale interminable, entre les 30°C extérieur et l'aéroport trop climatisé, avec des polaires sur le dos plus nos blousons de ski (plus de place dans les sacs à dos pour cause de couette volumineuse...)

Jeudi 9 aout

Arrivée à La Paz vers 6 heures du matin, il fait encore nuit, taxi pour le garage d'Aldo. On avait loué son appart au dessus (bien pratique !), on déballe notre bordel, douche, café... Le matin briefing avec Aldo, puis l'après midi casa de cambio, petite ballade puis supermarché pour les courses. Le soir on est morts, couchés super tôt.

Vendredi 10 aout

Journée dans La Paz. Apéro avec Aldo et un couple de belges qui partent le lendemain en même temps que nous.

Pas de photos de La Paz, j'ai préféré ne pas me balader avec mon sac photo, on s'est contenté d'un jetable argentique pas encore développé.

Samedi 11 aout

On a fixé le départ à 7 heures, les belges sont ponctuels, on démarre El Coche et c'est parti pour une grosse demie heure de stress, entre la prise en main du véhicule, la sortie de La Paz puis la traversée d'El Alto avec une circulation qui commence à se densifier, j'en menais pas large ! On fait le plein (du bas uniquement, pas le toit) à Patacamaya, on bifurque vers Sajama, très vite, ca fleure bon la nature et les grands espaces !

lever de soleil, on claque la bise à Aldo, à nous l'aventure !









on s'installe au bord de lagune Huana Cota (un peu après Tomarapi, où on retournera le lendemain matin pour acheter du pain) pour notre première nuit



Ça te convient comme compte rendu ?

à suivre !

hop, la suite !

Dimanche 12 aout :

Premier petit dèj, nuit impeccable, pas froid du tout bien au contraire, très confortable. Je ne regrette pas la couette, plus grande que le matelas, elle nous recouvre entièrement et apporte une bonne sensation de confort et de douillet. D'ailleurs je ne me suis même pas mis dans le duvet, que j'ai laissé grand ouvert au dessus de moi comme une couverture (j'aime pas être engoncé dans un duvet !) Par contre, moi qui vais systématiquement pisser la nuit...faut de la volonté pour se sortir du lit ! Du gel sur les vitres intérieures, rien sur les vitres extérieures, air sec oblige. On comprend vite qu'il faudra oublier les départs matinaux, on ouvre le capot pour réchauffer le moteur, on est face au soleil par hasard mais dorénavant, on réfléchira systématiquement à notre orientation en s'installant le soir. Quand El Coche veut bien démarrer, retour à Tomarapi, on achète du pain à l'hôtel, photos de l'église, puis direction les bains. On est seuls, on remplit le registre, la veille il y avait eu foule, au bas mot 25 personnes. On commence par la grande piscine à côté des habitations, puis on migre vers la petite piscine où vous vous étiez baigné. On repart, tjs les seuls touristes, direction la foret de quenuas, où l'on pique nique du midi. Puis traversée de Sajama direction la vallée des geysers. On s'installe pas sur le parking, j'aime pas ça, ça fait pas assez "nature", on s'installe un peu plus loin en quittant la piste (y'a des traces un peu en "hors piste", j'ai moins de scrupules à rouler n'importe où) On profite tranquillement des geysers, repas, nuit.

















Lundi 13 aout :

Reveil, petit dèj, réchauffage moteur, village de Sajama, paiement du parc en sortant, direction Tambo Quemado. Plein du bas, formalités côté bolivien, on comprend tant bien que mal où et comment faire pour le fameux numero de memorizacion... Puis côté chilien, on poirote une bonne heure et demie au même guichet que les camions, et grosso modo ca nous aura mis 3 bonnes heures tout inclus pour passer les deux frontières. Il est 13 heures bien tassé, arret pique nique au bord du lac Chungara, en contrebas de la route, là où il y a une espèce de jetée. Là gros regret, je vois bien une piste qui s'éloigne de la route mais je me dis qu'on pourra la rejoindre plus tard, et plus tard, je ne vois plus rien, on n'aura qu'une vue éloignée des lagunes de cotaconi, qu'on aurait pu je pense atteindre en prenant cette piste. Sur l'espèce de parking où on voit les lagunes de cotaconi, deux mecs de la dde locale qui nous disent qu'il y a 4 jours de festivités religieuses à Putre, 15 aout oblige. On tourne vers le village de Parinacota, et on se pose à l'entrée du village au bord du bofedale sur le petit bout de piste qui rejoint le bitume vers Putre. Nos premières viscaches qu'on continue à regarder depuis notre lit, on est en bord de piste au pied du bofedale d'un côté, des rochers de l'autre.

















Ça sera tout pour aujourd'hui, la suite demain avec de l'inconnu pour toi, une petite boucle vers le nord avec redescente par ma fameuse quebrada de Allane !

Lundi 13 aout :

On quitte Parinacota par le nord, en laissant la route de Putre dans notre dos. C'est Aldo qui nous dit qu'on pourrait faire cette boucle (bien qu'il ne l'ait jamais faite) quand je lui fait part de mon intention d'aller voir la quebrada au nord de Putre (qu'il ne connait pas non plus), pour ma part, au vu de mes cartes mapsource et de google earth, je pensais que c'était de la petite piste de montagne bien galère, il n'en sera rien. Très vite après Parinacota, on grimpe les montagnes derrière le village pour se retrouver sur un haut plateau.

sur notre droite Parinacota et Pomerape (puis Sajama quand il ne sera plus masqué)

sur notre gauche des montagnes colorées (le site de Suriplaza dont je t'avais parlé) et un bofedale qui vient égayer la plaine aride.

La piste est très bonne, large, visiblement entretenue récemment. Au bout d'une quarantaine de kilomètres, oh surprise, on rejoint du bitume et des travailleurs, ils sont visiblement en cours de bitumage jusqu'à Parinacota, d'où la qualité de la piste précédemment.

on descend en pente douce du plateau pour se retrouver le long d'un long canyon

un petit village dont j'ai oublié le nom, et son église

Une quarantaine de kilomètres plus au nord, on arrive à la ville de Visviri (que l'on ne croise pas, on prend la piste vers l'ouest quand le bitume tourne vers l'est vers la ville, frontalière avec la Bolivie, route + poste frontière, et aussi quasiment frontière avec le Pérou mais pas de route vers le Pérou par contre) Donc le bitume est là pour "désenclaver" cette ville paumée, tout de même relativement importante, pas loin d'être aussi grand que Putre. On tourne donc sur la piste vers l'ouest, en traversant une voie ferrée. Piste nettement plus "intime" mais qui reste roulante pour l'instant.

derrière les montagnes c'est le Pérou, je me demande si il y a un tunnel ou si la voie ferrée escalade... certainement qu'elle va vers Cuzco ?

un bofedale sur fond de montagnes colorées, sous la glace, on voit des petits poissons !

le volcan Tacora

Fini le terrain plat, on commence de la grimpette assez ardue, pendant une dizaine de kilomètres, on est perchés assez haut

on va déjeuner au bord de ce mélange lagune/salar, en passant à côté de la ville plus ou moins abandonnée de General Lagos.

des flamands pas très roses

visiblement, je reste contemplatif devant les lieux !

et en repartant on s'aperçoit qu'on était passé au Pérou sans s'en rendre compte cap plein sud maintenant

à la sortie du mini village de Villa Industrial, le pont existant est détruit, une minibifurcation vers un gué où on préfère être prudents, c'est Véronique qui est de corvée de traversée à pieds, et qui se nettoie les pieds !

c'est fissuré quasiment à perte de vue

nous y voilà à ma quebrada !

descente en serpentant à flanc de montagne, tout à fait dans le style de l'arrivée sur Tupiza (ou le départ pour vous !)

nous vlà au fond

la remontée de l'autre côté du canyon est moins spectaculaire, en plus soleil de face quand on se tourne vers le canyon

Comme je le pensais, c'est un endroit parfait pour camper, on peut s'éloigner un peu de la piste (même si y'a pas un chat...) et aller se poser en bordure de rivière le long des petits méandres. Mais la pensée de la douche chaude qui nous attend à Putre l'emporte !

arrivée sur Putre, le Terrace Lodge est plein, on se trouve un petit hotel sans charme mais propre et eau chaude + parking privé, en plein centre ville à moins de 100 mètres de la place du village. En effet, c'est la fête au village, les processions religieuses avec fanfare s'enchainent, en partant de l'église qui est sur la place du village. Pas de photos, prises avec le jetable pas encore développé. Resto, après coup on hallucinera entre le prix de la vie au Chili, qui plus est dans des endroits touristiques comme Putre ou San Pedro, et en Bolivie. Au lit !

Au final belle boucle sympa, on a vraiment apprécié, ça méritait une nuit au bord de la rivière ! J'ai détaillé mais n'y prend pas gout, ça ne sera pas toujours comme ça !

Mercredi 15 aout :

J'achète 20 litres d'essence en bidon, bonne idée, ca aurait été certainement trop juste pour rejoindre Pisiga le lendemain. On prend la petite piste vers le site de El Chaco, et on la poursuit vers les hauteurs, le Cerro Milagro dont on avait parlé. Un minimini lit de ruisseau pas asséché mais encore gelé, des collines/montagnes dénudées très chouettes. Retour sur la route pour prendre la piste vers Surire juste après. Plein de curiosités géologiques mais un camion en sens inverse toutes les 5 minutes environ ! Petit dèj à Guallatire, arrivée au salar, on ne suit pas la piste vers (je ne sais pas ce qu'il y a en fait : une usine/mine/carrière ?) mais on tourne à gauche, pour longer le bord nord du salar en direction de l'est, puis le bord est en direction du sud. Dans le coin sud est du salar, on arrive aux thermes de Polloquere, où on se pose pour la nuit. Trois militaires (il y a une petite caserne au nord du salar, juste après que l'on ait bifurqué à gauche) arrivent en voiture, en fait ils jouent eux aussi aux touristes, se prennent en photo à tour de rôle devant la piscine. Peut être viennent ils d'une autre partie du Chili et sont ils affectés içi pour quelques mois ? Mon espagnol n'est pas assez bon pour communiquer de manière compréhensible avec eux, par contre ils nous disent qu'on peut se baigner, que l'eau est chaude, on le savait déjà, c'est un peu pourquoi on est venus se poser içi ! Ils s'en vont, à nous la piscine. Baignade, gradient de température important qui va du trop chaud au limite frais, et fond qui va du petit gravier au vaseux. Le petit mur protège un peu du vent mais il fait pas bien chaud qd même...

Vous y étiez allé à ces thermes ? Je n'ai pas vu de photos me semble t'il ?

































Jeudi 16 aout :

Réveil à l'ombre, chouette ambiance entre vapeur d'eau et reflets. Direction Colchane dans un premier temps pour le retour en Bolivie. Cette portion Surire-Colchane est l'une de celles que j'ai préféré, rien de spectaculaire mais une sensation de sauvage et d'espace, une chaine enneigée avec un volcan fumant en point de mire (l'Ollague ?), de nombreux bofedales plus ou moins gelés...j'ai vraiment adoré ce passage. Arrivée à la frontière, c'est un peu le bordel, on sait pas trop où aller, si il y a un peu de passage dans le sens Bolivie => Chili, personne dans le sens Chili => Bolivie. Une bonne heure pour faire la paperasse (et oui qd même...), deux trois courses dans Pisiga, puis station essence, avec une 8aine de militaires armés qui surveillent. Le pompiste refuse catégoriquement de remplir le réservoir du haut, je lui montre l'autorisation spéciale qu'Aldo nous a dit de présenter, il s'en moque complètement, ce sera niet ! C'est pas trop grave, il y a une station essence à Salinas de Garcia Mendoza. Environ 80 kilomètres de bitume en longeant le salar de Coïpasa, avant de bifurquer sur une piste vers le sud, village d'Escara puis on entre doucement sur le territoire Chipaya, espèce de no man's land désertique peuplé de "huttes" en adobe un peu partout. A la sortie du village de Chipaya en lui même, ça se complique, mini pistes qui partent un peu partout vers les huttes alentours, on sait pas où aller... On fait machine arrière et on demande à qq'un dans le village, qui nous dit qu'il faut tourner à droite vers le centre du village, et non pas continuer tout droit comme on l'a fait. On tourne donc, et trois gués un peu inquiétants coup sur coup, dont l'un avec un trou ou on trempe tout de même le bas du capot. A l'un des gués, un mec en vélo rigole doucement en voyant Véro traverser à pied ! La piste se poursuit, quand trois mecs sortis de nulle part nous abordent, à un endroit ou des rochers bloquent la piste. Ils nous demandent 20 bolivianos (taxe de passage pr traverser le territoire chipaya) et nous disent que la bonne piste, c'est à droite, d'où le blocage de ce qui nous semblait la piste principale. On est pas super rassurés, un peu suspicieux tout de même, on trouve ça bizarre de quitter la bonne piste et de se retrouver de nouveau à moitié paumés sur des petites pistes un peu partout... On poursuit tant bien que mal, avec moult demis tours et tours de cons, et on finit par tomber sur ce qui semble être la piste principale, le gps indique Conception de Belen à une dizaine de kilomètres, ça a l'air bon. Ah on s'en souviendra de cette traversée du territoire Chipaya ! Conception de Belen, qui semble abandonné, mais non, après la partie abandonnée du village, une partie encore habitée. Plein sud, on rejoint après une quinzaine de kilomètres la vraie grosse piste qui mène à Salinas de Garcia Mendoza. Nous voilà aux abords du salar d'Uyuni, pas encore bien blanc, avec la presqu'ile dominée par le volcan Tunupa. La nuit tombe, je suis littéralement lessivé par cette grosse journée de route et ces problèmes de navigation, on opte pour un hôtel ! Pas de bol, l'eau est coupée 22 heures sur 24, le propriétaire de l'hôtel, guide touristique qui parle anglais, nous explique qu'à cette époque, l'eau est réservée à l'agriculture locale. Ce village s'ouvre doucement au tourisme, 2-3 hôtels, mais pas encore de restos à touristes, on mange avec les gens du village dans une petite gargotte sympa, menu unique : bouillon de légumes, poulet-riz-patates. Nuit douillette.



















aux abords du salar de Coïpasa







l'église de Conception de Belen



Vendredi 17 aout :

Toujours pas d'eau le matin, tant pis, on saute un tour pour la douche chaude... On fait le plein, la station service nous autorise enfin à remplir le toit. Direction la presqu'ile et les villages de Jirira puis Coquesa. Après la longue journée d'hier, aujourd'hui ça va être tranquille vu qu'on a prévu de dormir sur le salar. Cap au sud ouest, vers une ile à 25 km environ de l'ile "habitée". Un 4x4 sur place, qui part une petite heure plus tard, le chauffeur vient nous dire un petit mot, on le recroisera deux jours plus tard à la laguna Verde. On déjeune, puis petit coup de ménage dans El Coche, puis je me rase ! Après midi tranquille, pas de vent de midi à 14 heures grosso modo puis le vent se lève doucement pour s'accentuer au fil du temps.



dans le village de Coquesa





la rampe d'accès de Coquesa



















Tu le dis si t'en as marre hein !

Samedi 18 aout :

On reprend la direction sud est jusqu'à l'île "habitée", puis au gps on se dirige vers la rampe de sortie de Colcha K que l'on atteint sans problème. On a pas croisé d'endroits avec de beaux polygones sur le salar, je suis assez déçu. La piste est bien pourrie, jamais vu pareille tôle ondulée... On finit par atteindre San Juan non sans quelques égarements (on a voulu prendre des pistes "latérales" pour éviter cette tôle ondulée...). On cherche du pain, quelques épiceries mais pas de pain le matin on nous dit... On poursuit vers San Augustin, assez gros village niché au bord d'un rio dans un petit canyon, et on remonte ce rio, chouette paysage jusqu'à Villa Alota. De nouveau, recherche de pain, de nouveau, on ne trouve pas de pain. Pique nique du midi (il est plutôt 14 heures, ça sent déjà la grosse journée...) dans la vallée de las rocas puis on quitte le bitume en direction des lagunes qui s'enchainent (Honda etc...) On aurait peut être du prendre la seconde option, c'est à dire continuer le bitume vers la frontière et bifurquer sud sur une autre piste, car c'est bien merdique, grosse caillasse... Première lagune isolée puis on atteint la laguna Honda et celles qui suivent. Il doit être dans les 16 heures, il y a un hôtel au bord de je ne sais plus quelle lagune, on se tâte, on décide de continuer (je me dis qu'on va passer à l'arbre de pierre à une bonne heure pour la luminosité, puis qu'on va arriver à colorada pour le soleil couchant, je me trompe...) J'ai adoré ce passage, les lagunes puis le désert de Siloli, je regrette d'avoir du speeder comme on l'a fait, même si je me suis accordé tout de même de nombreux arrêts photos, le fait de passer par là en fin d'après midi donne une superbe lumière. Le soleil est de plus en plus bas, il touche bientôt le haut des montagnes que l'on longe...c'est le drame, on arrive aux amas rocheux de l'arbol de piedra alors que le soleil s'est caché depuis 5 minutes. On descend sur la laguna colorada, on va se poser au parking prêt du "mirador"(la maison en fait, qui surplombe la lagune). La nuit tombe, on voit les lumières du refuge à deux kilomètres de là. Cuisine et bouffe rapide, de l'eau dans la vaisselle sale, que l'on laisse dehors, ce sera un bon plan : l'eau gelée va "emprisonner" la sauce tomate et bien décaper la vaisselle ! Ce sera notre seconde et dernière journée "de merde" trop longue en route, j'avais carrément mal évalué le temps de parcours, en partie à cause de nos errements du matin (et de nos très nombreux arrêts photos mais ça c'est habituel et prévisible !).











le pittoresque cimetière du village de San Juan

la descente sur San Augustin

entre San Augustin et Villa Alota









la laguna Honda









Dimanche 19 aout :

Petite balade côté mirador, paiement de l'entrée de la réserve, achat de pain, arrêt flamands. Direction la douane d'Apacheta, le douanier, sympa, parle anglais, et nous explique le pourquoi de cette douane à 80 km de la frontière. Il nous demande où on va et s'assure alors qu'on a bien compris qu'il faudrait repasser içi quand on reviendra de San Pedro, oui oui, on a bien compris ! Sol de manana, on a adoré, on a vu les principaux grands sites géothermiques de la planète (Yellowstone en été et en hiver, Nouvelle Zélande, Islande), mais c'est la première fois qu'on voit une telle variété de couleurs dans des mudpools, que l'on a presque toujours vus grises. Par contre, vent + altitude = frisquet ! Descente sur le salar de Chalviri et les thermes de Polques, baignade paradisiaque ! Je tente un peu de hors piste vers le désert de Dali mais le sable est assez mou, on patauge un peu, j'irais pas jusqu'aux rochers. En route vers la laguna Verde, on bifurque de suite vers la laguna Verde et la piste qui suit en surplomb le bord nord, et on va se poser sur la "plage" au coin nord ouest de la laguna. Un petit peu déçu par sa couleur, je l'attendait plus "flashy", pourtant, le vent est bien là, pas de doute !



































Lundi 20 aout :

Reveil, petit dèj, réchauffage moteur...on passe entre les deux lagunes, poste frontière, direction le Cerro Toco. Début de la grimpette, on sent bien l'altitude ! Le vent remonte la pente, on l'a dans le dos, c'est pas plus mal ! On voit deux personnes déchausser leurs crampons, que l'on croise ensuite: deux chiliens qui nous disent que pour le "vrai" sommet, il faut remonter la cuvette neigeuse et que sans crampons ca craint car plaques de glace. On continue en longeant cette cuvette de neige, et on voit bien les plaques de glace, on ne va pas tenter le diable et on continue la grimpette légerement sur la droite sur la zone caillouteuse denneigée. On reussit quand même à atteindre un point où la vue bascule au nord côté bolivien, mais le Licancabur et la laguna blanca sont cachés. Ca nous va bien qd même, vue magnifique, superbes couleurs, et cratère soufré à proximité. Redescente vent dans le nez, il fait vraiment très froid. Descente sur SPA, douane et immigration, hôtel en centre ville, on a bien du gagner 25 degrés, ca fait bizarre de se retrouver en T shirt !































Mardi 21 aout :

En matinée, vallée de la mort et gorge du diable (nom approximatif ? je ne me souviens plus trop...). On cale dans la montée sableuse de la vallée de la mort, comme vous non ? Dans le labyrinthe de la gorge du diable, on s'enfonce, sans carte du coin et au bout de 3/4 d'heure on commence à se demander si on en ressortira un jour, on décide de revenir sur nos pas car on veux pas y passer la journée et c'est tout de même assez monotone comme paysage. Retour à SPA, petit resto, départ pour El Tatio. Au bout d'une trentaine de km, sans le savoir, on poursuit sur la piste non bitumée, plus proche des montagnes que la route bitumée, que l'on prendra au retour. Aucun soucis avec les gardes pour le fait de dormir sur place. Direction la piscine, assez spéciale : par moments, il y a des remontées d'eau très chaude du fond, qui brule presque, tout du moins trop chaud pour être supportable, par des petits trous, il faut rester sur ses gardes pour être pret à bouger ! Le site est splendide sous la lumière de fin d'après midi, et totalement désert.











tu connais le nom de ce volcan sur la route d'El Tatio, avec son cratère jaune qui fumaille ?











Mercredi 22 aout :

On est réveillé à l'aube par les premieres voitures de tours operators. En effet, ca fume bcp plus qu'hier après midi, mais sans le soleil, c'est un peu fade. Puis le soleil se lève, et la foule repart petit à petit passé 9 heures. On repart vers SPA, un renard vient nous dire aurevoir ! Petit resto à SPA, puis on part pour les lagunes Miscanti et Miniques. Arrivés là bas, c'est le drame, les gardes de l'entrée du parc nous disent qu'on n'a pas le droit de dormir sur place, qu'on risque de mourir de froid...! C'est vrai qu'il y a beaucoup de vent et qu'il fait pas chaud, mais on en a vu d'autres. J'essaye tant bien que mal de parlementer mais c'est niet, ils veulent que l'on sorte de l'enceinte du parc pour la nuit. Super déçus car ces deux lagunes sont vraiment magnifiques et j'aurais aimé admirer les montagnes en toile de fond s'éteindre au coucher de soleil. En fin d'après midi, on redescend donc et on s'installe en vrac en bord de piste pour la nuit. Y'a pire comme paysage, mais ca vaut pas les lagunes !















la grande lagune Miscanti

et la petite lagune Miniques qui la jouxte



Jeudi 23 aout :

Lever, ptit dèj, retour à Spa. En milieu d'après midi, direction la vallée de la Lune, avec une vue en surplomb avant de descendre dedans. Vallée de la Lune, coucher de soleil, resto, hôtel, nuit !



















Vendredi 24 aout :

Double plein d'essence, douane + immigration à SPA, nous voilà repartis vers la Bolivie. On doit remonter à la douane d'Apacheta, on refait donc la route en sens inverse : laguna Verde => désert de Dali => thermes de Polques => sol de manana =>douane...super pratique leur truc ! On redescend à Polques pour une baignade toujours aussi agréable, puis on prend la piste vers l'est juste au nord de Polques, à travers le salar de Chalviri. Première petite lagune exploitée, puis la laguna Hedionda sur fond d'Uturuncu, où on s'arrpete pour la nuit.











samedi 25 aout :

Reveil bien frais, sans aucun doute notre nuit la plus froide, toute l'eau est gelée, y compris le bidon de dix litres encore plein d'Aldo. On déjeune tranquille, oh surprise, un 4x4 qui arrive en face, et qui vient s'arreter à dix mètres de nous ! La piste longe la lagune sur 500 mètres mais y'a pas assez de place, c'est à dix mètres de nous qu'il s'arrète... Deux autres suivront, et rebelote deux fois : ils s'arretent juste à côté de nous ! Bref... On prend la piste, rapidement la descente dans le canyon qui précède les deux villages de Quetena. Vraiment splendide ce coin, un autre de mes (nombreux !) coups de coeur. On longe ensuite le canyon, tu sais, celui dont on avait parlé avec la photo sur le site du TO (ce qu'il appelait le canyon du Belvédère). En fait je pense que la photo est prise le long du canyon post-bifurcation de Barrancas, en allant à pied au bord. Les coordonnées gps vues sur Google Earth, à l'ouest du canyon, sont en fait celles de la bifurcation vers Barrancas. On descend dans le canyon direction Barrancas, le gué qui me fait penser à vous, et le village blotti au fond de son canyon. Encore un coup de coeur, j'ai adoré l'ambiance western qui en ressort ! On traverse les deux Quetena, puis la sortie de la réserve nationale Avaroa, personne dans la maison, tant pis, de toute façon pas de soucis, on avait payé une seconde entrée à la laguna Verde, vu que notre première entrée à la laguna Colorada, valable 4 jours, était périmée. Peu après, nous voilà au croisement pour la laguna Celeste. C'est parti pour 26 kilomètres d'enfer, très vite, la piste se détériore et c'est la plupart du temps sur un champs de caillasse qu'il faut monter, des grosses caillasses plates qui craquent sous les roues...on va mettre 1 heure 45 pour faire ces 26 kilomètres, mais le jeu en valait la chandelle, on finit par arriver en vue de la laguna Celeste, superbe, couleur laiteuse, quelques flamands roses, l'Uturuncu en toile de fond, et personne d'autre que nous. Ballade le long de la lagune, où le côté sous le vent voit s'ammonceler tous les morceaux de glace.































Dimanche 26 aout :

On pensait avoir une nuit glaciale mais non, réveil relativement "doux", dû à la légère couche nuageuse. C'est reparti pour la descente infernale, au bout d'une dizaine de kilomètres, un mec sur une petite moto arrive en face : un garde de la réserve Avaroa, qui nous demande si on est passé hier à la maison des gardes et qui nous demande notre ticket du parc. Retour sur la piste principale, on poursuit vers San Pablo de Lipez, piste assez "cabossée" qui ne fait que monter/descendre en restant plus ou moins à flanc de montagne entre 4000 et 5000. On pique nique au bord d'un petit rio qui va se jeter dans une lagune toute proche. Longue journée, on arrive sur San Pablo assez tardivement et du coup, un peu fainéants, on se dit qu'on pourrait aller voir l'hôtel Tayka. On se garde devant l'hotel, aucune voiture, porte d'entrée fermée. On fait le tour de l'hotel et on finit par voir la famille bolivienne à l'intérieur, papa + maman + grand mère + enfants, qui manifestement vivent comme des coqs en pate ! Le prix est assez exorbitant, 115 US dollars la nuit, tant pis, on va se retrancher dans notre carosse...mais la femme discute avec son mari et ils nous proposent un petit arrangement entre amis, nuit + repas pour 500 bolivianos, sans inscription dans le registre, en dessous de table en gros... Marché conclus ! La meilleure douche chaude de toute notre vie ! La gentille femme nous concocte un repas de rêve, copieux et varié, ca nous change de nos spaghettis + meatballs habituelles ! Par contre pas de chauffage dans l'hotel (il y a bien des radiateurs mais peut etre qu'ils ne les allument que qd il y a du monde ? ), un gros poêle à bois dans la salle à manger mais il restera éteint. Demain on arrivera à Tupiza, ca veut dire que notre nuit précédente à la laguna Celeste était la dernière que l'on passait dans notre carosse.

















Lundi 26 aout :

Petit dèj de luxe à l'hôtel puis départ. Un peu avant San Vicente, gros doute, on ne sait pas trop par où aller. Aldo nous a donné une feuille écrite en espagnol avec des points gps qui détaillent ce passage, mais les points gps ne semblent pas bons du tout, plus de 3 minutes par rapport à notre position. Je m'aperçois en plus que j'ai merdé dans ma cartographie, je n'ai pas mis San Vicente dans le gps. Pas mal de petits allers retours, on finit par se décider et on suit une petite piste qui est régulièrement entrecoupée de petits ravins dus au ruissellement des petits rios qui descendent de la montagne... Puis un effondrement qui coupe totalement la piste, on cherche un peu à pieds, on finit par voir que les traces vont dans le lit de la rivière que l'on longe plus ou moins. On finit par arriver sur un de mes points gps, tant pis pour San Vicente et l'hypothétique tombe de Butch Cassidy. Pique nique au bord d'une rivière, puis fin de la route vers Tupiza. Dans la descente finale vers Tupiza, un accident : un 4x4 dont la bache qui etait sur le toit semble s'etre détachée et prise dans les roues, le 4x4 est en vrac mais dans son malheur, il est allé se planter côté montagne plutôt que dans le précipice ! On s’arrête, l'un des deux mecs nous demande si on peut lui prêter la clé de notre voiture. Je ne comprend pas bien ce qu'il veut en faire, il a un Toyota, nous un Nissan, et forcément, quand il essaye de démarrer sa voiture, ca ne marche pas... Ils nous demandent si on peut emmener l'un des deux à Tupiza : pas de soucis mais "mucho photographico", je préfère les prévenir que ca va pas être le Paris-Dakar ! On finit la splendide descente sur Tupiza et on dépose le mec en ville : "cuanto cuesta" qu'il me dit, "nada" que je lui répond !

Bref, un peu de péripéties mais on arrive à bon port. Je me doutais que l'arrivée sur Tupiza vaudrait son pesant de cacahouètes, on a pas été déçus, vraiment splendide et spectaculaire ! On va au plus simple à l'hôtel Mitru, possibilité de garer sa voiture dedans, c'est donc parfait !

















mardi 27 aout :

Journée autour de Tupiza et balade dans les différents canyons, quebradas etc...



















Mercredi 29 aout :

En route pour Potosi, ca a beau être goudronné, pas loin de 5 heures de route qd même. La traversée de Potosi...humm...content qd j'ai garé la voiture ! On vise un hôtel que deux francais croisés hier nous ont conseillé. L'hôtel n'a pas de parking mais juste à côté, un autre avec parking. Ca se révèle assez glauque, bien que propre, par contre prix défiant toute concurrence : 25 bol par tête ! (sans pti dèj)



















Jeudi 30 aout :

L’hôtel miteux qui file le bourdon + l'envie de couper le trajet en deux (les 5 heures pour à peine 300 km entre Tupiza et Potosi nous ont calmé !) + le fait qu'on a eu le temps de pas mal tourner hier après midi dans Potosi + pas de visite de mines car Véronique = claustro : on décide de ne pas rester une seconde journée, de profiter de la matinée à Potosi puis de partir sur Oruro. On cherche désespérément un café, car sans mon café du matin je suis grognon ! mais on trouve rien, les adresses du guide sont soit fermées soit inexistantes (vive les guides qui ressortent soit disant tous les ans mais qui n'ont pas été réactualisées depuis un bail !). Du maté de coca oui, du café non...un jus d'orange pressé fera l'affaire. On part pour Oruro en milieu de matinée, on s'y trouve un bon hôtel avec parking privé. Ambiance vraiment différente de Potosi, ville plus "moderne" mais pas super exaltante. Un marché géant vraiment pittoresque. Super pizza le soir, et défilé avec tambours et trompettes de classes d'écoles. Pas de photos j'ai fait ma feignasse !

Vendredi 31 aout : Direction La Paz, pas de problèmes, El Coche retrouve son bercail entier ! On range notre bordel, apéro au garage puis resto avec Aldo le soir.

Samedi + dimanche : Réveil à 3 heures du matin, direction l'aéroport, La Paz - Santa Cruz -Miami - Paris - Rouen !

Le mot de la fin en images !







Voilà, fini les petits épisodes matinaux ;)
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Some trips are born twice - Peru April - May 2025
Some trips are born twice.

Ours was supposed to happen in 2020. Everything was ready: the itinerary, the flight tickets, hotel reservations and Machu Picchu, the rental car, dreams of high altitudes and wide-open spaces. And then the world stopped.

Like so many other plans, our trip to Peru was put on hold. Disappointment was followed by a more concrete reality: paperwork, endless back-and-forth, and battles to recover some of the costs we’d already paid.

The years went by. Life moved on, with its shifting priorities and unexpected twists. Rescheduling this trip wasn’t possible until 2025.

The itinerary stayed mostly true to what we’d imagined five years earlier. One major difference, though—in 2020, we’d planned to rent a car and explore the roads completely independently. Most importantly, we hadn’t included the three-day Ausangate trek, due to lack of time.

For 2025, our plans evolved. 4x4 rental prices had skyrocketed, and when we looked at our schedule more closely, we realized quite a few days didn’t actually need a vehicle. So we made a different choice and opted for private drivers instead. A decision we never regretted. Always punctual, thoughtful, and available... they were so much more than just drivers.

All our reservations were made in January, except for the trek, which we booked in February.

Finding reliable drivers on our own was tough, so we asked Laurent from Tout Pérou to handle it for us. Going through Tout Pérou also gave us a discount on the train ride to Aguas Calientes, so Laurent booked those tickets too. He also bought our Machu Picchu entrance tickets at the same price we would’ve paid on the official website. When comparing domestic flight prices, we found it was cheaper to book from Peru, so Laurent took care of those as well.

This time, nothing was going to stop us. Peru was waiting. And we were ready. 🙂
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Tranches de voyage - l'Amazonie péruvienne
Bonjour à tous et toutes

Après mon premier carnet sur la Chine (accessible ici pour les curieux: https://voyageforum.com/discussion/ma-traversee-chine-en-30-jours-sud-nord-d8102904/ ) et les bons retours qu'il a obtenu, et vu aussi que je prends un certain plaisir à écrire, voici mon second carnet consacré cette fois-ci au Pérou, et plus précisément à sa partie amazonienne.

Pour poser le contexte général, j'ai laissé tomber mon boulot et ma vie en France pour partir vadrouiller autour du monde, je voyage en continu depuis 2 ans maintenant, et comme je ne vais pas faire un carnet pour raconter 2 ans de voyage, j'ai donc décidé de me contenter de certaines parties qui m'ont plu ou marquées. C'est pourquoi j'ai décidé d'appeler mes prochains carnets "tranches de voyage". Ces "tranches de voyage" seront des récits de périodes plus ou moins longues, généralement se concentrant sur des régions bien précises des pays que j'ai traversés, ou alors sur des activités particulières que j'aurais réalisées durant mon périple et susceptibles d'intéresser le public de voyageurs qui se trouve sur ce forum.

Passons maintenant au contexte particulier de ce récit. Après une année complète à parcourir l'Asie en bus, moto, scooter, train, bateau ou auto-stop, j'ai eu envie de changer et de me frotter à un mythe, au plus grand road-trip de tous les road-trip: faire la route panaméricaine depuis l'extrême nord de l'Alaska jusqu'à l'extrême sud de l'Argentine à Ushuaia. Dans cette optique, j'ai acheté un 4x4 au Canada et depuis je traverse tous les pays d'Amérique, en direction du sud, toujours vers le sud... Lorsque commence ce récit, cela fait presque 9 mois que je roule sur les routes de ce continent fabuleux et je suis au Pérou depuis un peu moins de 10 jours...

Mercredi 7 Juin 2017:

Enfin j'arrive à Yurimaguas.

Il est 15 heures passées, c'est parfait, je vais avoir le temps de chercher tranquillement un hôtel pour cette nuit et surtout le plus important: un garage pour ma voiture. Si d'ordinaire mes recherches d'hébergements sont conditionnées par un lieu sécurisé pour garer ma voiture car j'essaie le moins possible de laisser ma voiture stationnée dans la rue de nuit, cette fois-ci le challenge se corse un peu car je vais devoir trouver un garage ou un parking de confiance qui voudra bien garder mon véhicule une douzaine de jours, le temps pour moi de faire une excursion dans cette fameuse amazonie Péruvienne. En effet, j'ai pour premier projet de rejoindre la ville d'Iquitos, or celle-ci ne s'atteint qu'en bateau ou avion. Je vais donc être obligé de laisser ma "bigmobile" (le petit surnom affectueux de ma voiture) pour reprendre mes vieilles habitudes, uniquement chargé de mon sac à dos!

Voici mon trajet prévu sur le fleuve, depuis Yurimaguas jusqu'à Iquitos:



"Bienvenidos à YURIMAGUAS - Iquitos 668 km - Manaus 2550 km - Océano Atlantico 4050 km" m'annonce fièrement un panneau à l'entrée de la ville.

Je n'ai pas l'intention d'aller si loin, Iquitos me suffira. Pour le moment, mes plans immédiats sont d'atteindre le centre-ville, et de commencer mes recherches de logement et de parking.

Depuis hier, une chaleur humide règne en maitre malgré le temps ensoleillé, ce qui me change des jours précédents dans les montagnes de Chachapoyas. Cela fait 2 jours que je suis parti de Chachapoyas et j'ai remis le short et les sandales, il fait vraiment trop chaud pour supporter mon pantalon et mes chaussures de randonnée qui m'ont accompagné ces 2 derniers mois, depuis que j'ai quitté la côte Caraibe colombienne en fait. Yurimaguas n'est pas une grande ville, et j'ai vite fait le tour du centre: une petite dizaine d'hôtels tout au plus occupent la place. Au moins je serais vite fixé!

Mes premières démarches ne me satisfont pas vraiment: soit l'hôtel n'est certes pas cher (25-30 soles soit env. 7-8 euros) mais est peu engageant et surtout sans possibilité de laisser la voiture, soit je trouve des hôtels avec garage mais plus haut en standing (pas de chambre à moins de 70 soles (env. 19 euros) et un parking qui coute 15 sol (env. 4 euros) par tranche de 24 heures. Trop cher pour mon budget... Par chance, je découvre un escalier coincé entre un casino et une boutique de téléphone portable avec une pancarte qui m'invite à monter à l'étage: "Hay habitaciones - wifi -cochera". Je tente ma chance et bingo! L'hostal Antonio's est un très bon choix: les prix vont de 40 sol (env. 11 euros) pour une chambre simple sans clim mais très propre jusqu'à 110 sol (env 30 euros) pour des chambres familiales climatisées. Mais surtout, le patron peut garder ma voiture chez lui pour la modique somme de 5 sol (moins de 1,50 euros) par jour! J'arrive à négocier la chambre pour 30 sol (8 euros) aidé par le fait que je laissais ma voiture au moins 10 jours et par la promesse de revenir au même hôtel lors de mon retour d'Iquitos. J'accompagne donc Antonio jusque chez lui pour découvrir sa maison en chantier où je pourrais laisser mon véhicule: Le chantier est fermé et sécurisé la nuit, et la journée seuls les ouvriers (qu'Antonio connait tous) peuvent rentrer, c'est parfait! Antonio possède non seulement l'hotel qui porte son nom, mais aussi une petite supérette et une grosse quincaillerie en ville, c'est une figure locale!

J'en profite pour lui demander des infos sur les prix et les horaires des bateaux vers Iquitos, il me répond qu'il n'y a tout simplement rien de fixe et que je dois aller me renseigner directement au port.

Malgré le fait que la nuit arrive, je vais donc tater le terrain pour demain, le port n'étant situé qu'à environ 800 mètres du centre et donc facilement accessible à pieds, et puis ça me fera une petite ballade pour finir la journée. Arrivé au port, je ne suis pas plus avancé car les principaux bateaux "à quai" (je met ce terme entre guillemets car en fait il n'y a pas de quais!) sont soit vides, soit remplis de bétail ou de marchandises diverses et variées, mais aucun n'a l'air prévu pour accueillir des passagers comme moi. Seul un navire, le "Bruno" a l'air d'être équipé pur le transport de passagers, mais on m'informe rapidement que le capitaine est absent pour le moment, que le bateau ne part pas avant demain matin matin et que de toutes façons il est plein.

OK, je reviendrais donc demain car la nuit est maintenant tombée. Si ce bateau est plein, il va donc falloir que j'attende le suivant, cela ne me gène pas, je suis prêt à passer un jour ou 2 de plus ici si nécessaire, de toutes façons je verrai ça demain, pour l'instant je prends une moto-taxi pour me ramener en ville et je vais manger dans un petit boui-boui local un menu à 15 sol (env. 4 euros) à base de "chaufa" qui est un riz cantonnais adapté à la sauce péruvienne. De manière générale, j'ai été surpris par le nombre de restaurants "chinois" au Pérou, mais aussi en Equateur ou en Bolivie: la "comida china" est populaire dans cette région du monde!

Jeudi 8 Juin 2017:

Bien que la chambre soit confortable, je n'ai pas passé une si bonne nuit que ça: en effet l'isolation est mauvaise et comme mon logement donne sur la rue la plus passante de la ville, j'ai eu droit à une ambiance citadine marquée. Entre klaxons incessants, motos pétaradantes et conversations animées sous ma fenêtre, difficile de s'endormir avant 2 heures du matin! Rajoutez à ça la chaleur moite de la nuit et le ronronnement du ventilateur et vous aurez le descriptif d'une superbe nuit en voyage...

Me voici donc revenu au port en espérant cette fois-ci obtenir plus d'informations que la veille. Le "Bruno" est toujours là, et est rempli de nombreuses personnes et plus encore de marchandises.



Cette fois-ci, je n'ai pas à chercher bien loin puisque à peine monté à bord je suis interpellé par un homme assis sur sa chaise en plastique et attablé avec son cahier et son carnet de tickets. C'est le responsable de la billeterie et il cherche encore des gens pour remplir son bateau!

"Holà Señor! Si vous voulez embarquer pour Iquitos, c'est par ici que ça se passe! -Oui je suis intéressé lui répondis-je. Quand part le bateau et combien coute le ticket? L'homme regarde sa montre, fait une petite moue qui feint la réflexion pendant 2 secondes et m'annonce: -On part entre 11 heures et midi. et le billet coute 120 soles (env 32 euros) en hamac avec tous les repas compris. Sinon c'est 250 soles (env 69 euros) en cabine, mais à moins de payer pour 2 personnes, il vous faudra la partager avec quelqu'un. -OK pour une place en hamac! De toutes façons, avec cette chaleur humide, je pense qu'un hamac sera plus agréable qu'une cabine. Il est 9h30, c'est un timing parfait! J'ai juste le temps de rentrer à l'hôtel, de prendre mes affaires et de revenir ici. -Combien de temps dure le trajet jusqu'à Iquitos? lui demandai-je Nouvelle moue dubitative de mon interlocuteur qui m'annonce finalement: -3 jours. Si Dieu le veut!"

J'achète donc mon billet, je file à l'hôtel en mototaxi récupérer mon sac à dos et je reviens finalement au bateau à 10h30, c'est parfait, il me reste une bonne demi-heure.

Première question à régler: il me faut donc un hamac vu que j'ai payé pour. Mais voilà, la hamac n'est pas compris dans le prix, et comme je n'ai pas le mien, je vais être obligé d'en louer ou d'en acheter un. Les prix sont ma foi très honnête: 20 sol (env 5,50 euros) la location pour toute la durée du trajet ou 45 sol (env 12,50 euros) si je veux l'acheter, sachant qu'il n'est pas neuf et a déjà servi de nombreuses fois à la location. Je choisis la location, et après m'être installé dans un des derniers emplacements disponibles, je passe à l'étape suivante: la visite du bateau. Mais je suis sans cesse abordé par des vendeurs ambulants qui me proposent au choix de l'eau, des biscuits, toute sorte de nourriture, des couvertures, des tupperwares avec des couverts... En fait, il faut faire des provisions d'eau potable, car on en trouvera que très peu durant la traversée, ou alors à des prix élevés. J'achète donc un tupperware et des couverts qui me serviront de gamelle pour recevoir mes repas, ainsi que quelques biscuits et gateaux fantaisies.

Le bateau possède 3 niveaux: le premier est uniquement consacré au stockage des marchandises et aux machines, sur le second la majeure partie de l'espace est réservé aux passagers (mais cela n'empêchera pas le capitaine d'y loger des dizaines de palettes d’œufs et de fruits), et le 3ème niveau est sur le pont supérieur où se situent les cabines ainsi que quelques hamacs supplémentaires abrités par un auvent.



Je me suis installé avec la plus grande partie des passagers au second niveau. Les plafonds métalliques possèdent des barres spécialement prévues pour attacher les hamacs, chacun s'installe là où il trouve de la place et comme il y a beaucoup de monde, les hamacs sont collés les uns aux autres. Pas mal de gens voyagent même par terre, directement sur le sol où ils ont étendu une couverture: des familles entières se sont ainsi installées entre les hamacs. Il faut également enjamber les très nombreux bagages qui sont posés là ce qui donne une ambiance générale de grand bazar, ce qui n'est pas pour me déplaire!



Le bateau est équipé d'éviers pour se laver, ainsi que de toilettes qui servent également de douches. L'état de l'ensemble est comment dire... assez repoussant! Mais j'en ai vu d'autres! C'est l'eau du fleuve (boueuse) qui est utilisée, elle est sensée être filtrée, mais elle coule marron... Bref, ça pour se laver ou piquer une tête dans le fleuve c'est pareil, je comprend les recommandations pour se munir de suffisamment d'eau potable pour la durée du trajet!

Le bateau devait soi disant partir vers 11h , mais ce n'est finalement qu'à 16h30 que nous quitterons Yurimaguas!

En fait , il n'y a pas vraiment d'horaires précis, les bateaux ne partent que lorsqu'ils sont pleins (de marchandises et de passagers), et même en général surchargés, chaque voyage devant être rentabilisé au maximum.

J'ai donc eu tout loisir d'observer le manège du chargement. Absolument toutes les marchandises sont chargées à dos d'homme, que ce soit des cartons divers, des cageots de fruits et légumes ou même des mototaxis entières, qui nécessitent 5 hommes chacune pour être soulevées et embarquées! Le travail de ces dockers de l'Amazone est très dur: le soleil cogne, la chaleur est humide, le sol est boueux et jonché d'ordures et ils font des centaines d'allers-retours par jour entre les cales du bateau et les semi-remorques garées à quelques mètres du rivage (on ne peut pas ici parler de quai!).

Un vrai travail de forçat!



Comme Iquitos n'est reliée au reste du pays que par voie fluviale ou aérienne, absolument toutes sortes de marchandises sont embarquées: des fruits et légumes, des meubles, des palettes entières de vêtements et d'objets divers, des pièces auto et même un minibus compléteront notre chargement. D'autres bateaux sont consacrés aux transport de matériaux de construction comme des planches de bois, des briques, des sacs de ciment tandis que d'autres encore sont réservés au transport d'animaux vivants comme les poulets entassés par milliers dans des cages en plastique ou alors ce navire amarré juste à coté du notre qui contient une bonne centaine de cochons et presque autant de vaches!



Je profite également de cette attente avant le départ pour faire la connaissance des autres occidentaux qui comme moi vont faire cette traversée. Il doit bien y avoir entre 150 et 200 personnes à bord, et nous sommes une petite dizaines de backpackers à avoir tenté l'aventure, la plupart des touristes qui vont jusqu'à Iquitos font le trajet en avion car le voyage en bateau est long et surtout aléatoire.

Il y a donc avec moi Géraldine, une suissesse étudiante qui a terminé son stage de 6 mois à l'université de Lima et qui s'offre un mois de découverte du Pérou avant de rentrer au pays et soutenir son mémoire de fin d'études en Septembre. Je fais également la connaissance de Laura et Bérénice, 2 jeunes filles françaises qui parcourent l'Amérique du sud. Elles avaient acheté un van au Chili qu'elles ont revendu et font le Pérou en sac à dos avant d'aller en Bolivie puis au Paraguay. Mike l'américain et Jenny l'hollandaise se sont rencontrés dans une "éco-ferme" pour volontaires occidentaux non loin de Piura et depuis ils ne se quittent plus. Sandrine est une française qui voyage seule en Amérique du sud. Chouchou et Loulou sont un très jeune couple d'étudiants allemands (ils ne doivent même pas avoir mon âge à eux 2) qui ont décidé de faire une pause dans leur cursus universitaire. Je les appellerai comme ça durant tout ce carnet car j'avoue que j'ai oublié leurs prénoms... Et puis aussi car ils sont reliés par une corde invisible qui les empêche de s'éloigner l'un de l'autre de plus de 10 mètres et qu'ils n'arrêtent pas de s'appeler de petits noms remplis de guimauve rose dégoulinante d'arc-en-ciel... Et enfin il y a Gargamel. Gargamel est australien tout comme sa copine, et tout comme elle il arbore un vrai look de zonard avec des tatouages et des piercings sur tout le corps, des vêtements déchirés dont un superbe t-shirt "I LOVE VOMIT" de très bon gout et surtout une coupe de cheveux étonnante: malgré ses 27 ans, il est déjà chauve à la manière de Gargamel, et ses cheveux blonds restants lui retombent sur les épaules ce qui lui confère un look qui fait rire tous les enfants car bizarrement il ne leur fait pas peur, il est toujours souriant et il émane de lui une gentillesse naturelle qui contraste très fortement avec l'apparence qu'il s'est donnée...

Au final, cet échantillon de touristes backpackers est assez représentatif de tous les voyageurs que j'ai pu rencontrer durant mon périple, il ne manquait là que les groupes en circuit organisé et les familles...

Nous levons donc l'ancre un peu après 16 heures, soit juste avec 4 heures de retard sur l'horaire qui m'avait été annoncé. Mais je n'ai finalement pas trop à me plaindre: Laura et Bérénice m’apprennent en effet qu'elles sont sur le bateau depuis la veille à 10h du matin! Le capitaine leur avait promis que le bateau partait à midi, puis à 16h, puis à 19h, puis le lendemain matin, puis à midi... Bref cela faisait 30 heures qu'elles attendaient le départ sur le pont! Mieux vaut tard que jamais, et surtout mieux vaut ne pas être pressé...

L'ambiance à bord est excellente, malgré les conditions assez basiques, malgré la chaleur humide, malgré la promiscuité entre voyageurs, et malgré le bruit pénible et incessant des moteurs du navire. Heureusement que j'ai installé mon hamac à l'avant où le ronflement des moteurs est quand même atténué. Mais ma principale activité ainsi que celle de tout un chacun va être de tuer le temps. En effet, j'ai fait le tour du bateau en moins de 5 minutes, il me reste 3 jours à occuper. Et comme un imbécile, je n'ai pas pris de livre... Le navire descend le fleuve et avance très lentement, autour de 15 km/h environ je dirais, ce qui me laisse largement le temps de contempler le paysage! Paysage qui d'ailleurs se révélera quasiment identique du début jusqu'à la fin: nous naviguons en zig-zag sur la rivière Huallaga, (qui deviendra ensuite le Marañon, puis enfin l'Amazone lorsqu'il sera rejoint par l'Ucayalli) afin d'éviter les bancs de sable, et les berges sont constituées par un épaisse forêt équatoriale, la célèbre forêt amazonienne!

Sauf qu'ici les ordres de grandeur sont démultipliés. Rien qu'à Yurimaguas, la rivière fait déjà plusieurs centaines de mètres de largeur et son débit est 2 fois supérieur à celui du Rhône à Arles pour donner un élément de comparaison. Et plus nous allons descendre le fleuve, plus cette largeur et cette immensité vont se faire ressentir. Nous avons 3 jours de "route" et plus de 668 km avant d'atteindre le port d'Iquitos...



A 18h précises, une cloche retentit: c'est l'heure du repas!

Tout le monde prend alors sa gamelle et fait la queue devant les cuisines situées à l'arrière du bateau. Les repas sont consistants, mais très basiques: du riz en grande quantité, agrémenté d'un petit morceau de viande en sauce, soit du bœuf, soit du poulet. Un ou deux morceaux de pomme de terre accompagne parfois ce plat, mais vers la fin du voyage seuls subsisteront le riz et la viande.



La journée s'écoule lentement et chacun s'occupe comme il peut, il n'y a pas grand chose à faire à part regarder le paysage qui défile lentement...







La nuit est finalement tombée mais il n'est pas question pour autant de dormir! Des lampes ont été allumées tout les 3 mètres environ, tout le monde discute plus ou moins fort avec son voisin, les enfants courent partout sur le pont, certains écoutent de la musique pour essayer de couvrir le bruit des turbines... Une chose m'épate dans cette obscurité: le bateau continue à avancer, toutes les 30 secondes, un puissant projecteur éclaire la rive ou le fleuve afin d'éviter un éventuel obstacle ou banc de sable.

Par curiosité, je vais voir le capitaine qui tient la barre et je lui demande comment il fait pour se repérer. "Il faut connaitre le fleuve presque par cœur me dit-il. Il faut savoir quel embranchement prendre (il y en a des dizaines, le fleuve faisant des méandres et créant des centaines d’îles, et parfois l’embranchement le plus large n'est pas forcément le plus court, le plus rapide ou le plus simple à passer), il faut connaitre l'emplacement des principaux bancs de sable répertoriés, et essayer de deviner à la forme du courant et des vaguelettes où sont les bancs de sables temporaires qui se forment ici et là, et surtout les éviter! Et ceci d'autant plus que le niveau des eaux varie fortement suivant la période de l'année, et qu'un passage sûr et rapide en Février ne l'est plus forcément en Août!..." Je reste admiratif devant cette expérience, je n'ai pas vu d'instruments particuliers (en tout cas pas de GPS), peut être des cartes, seulement une radio... Chapeau bas!

L'heure avance et je vais tenter de dormir, de passer ma première nuit à bord. Dormir dans un hamac ne me pose pas de problèmes, bien au contraire j'aurais tendance à aimer ça, j'ai d'ailleurs expérimenté ce mode de sommeil plusieurs fois en Amérique centrale et en Colombie. Sauf qu'ici les conditions ne sont pas idéales.

Tout d'abord la promiscuité: les hamacs sont très rapprochés les uns des autres et même si ils sont disposés en quinconce, on se touche les uns les autres. Il faut alors user de précision en déplaçant de quelques centimètres les cordes qui tiennent chaque hamac, afin de trouver LA position où on ne touche plus ses voisins, position qui sera à retrouver au milieu de la nuit... Outre le bruit et l'activité permanente, il y a aussi le problème de ces fichues ampoules qui attirent toutes sortes d'insectes étranges, et dont certains ne me veulent pas que du bien. Je suis obligé de me tartiner d'anti-moustique puissant si je ne veux pas me retrouver transformé en framboise le lendemain matin! Le produit repoussant est efficace, mais il pue un peu et surtout rend la peau très grasse... Pas l'idéal dans cette chaleur nocturne toujours humide... Au final j'arrive à dormir par tranches, le calme s'étant à peu près installé à partir de 2 heures du matin...

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Pérou: pays enchanteur aux mille couleurs (trois semaines en août 2012)
Avant de commencer, je voudrais faire mes remerciements à Lalo, Amario, Alainb6, Tokala, Dervoyage, Cmtm pour leur carnets qui m’ont aidé à préparer mon voyage

Les prix que je donne sont en Soles : en gros il faut diviser par 3 pour avoir le prix en euros

ITINERAIRE : LIMA - PARACAS - NAZCA - AREQUIPA - PUNO - LAC TITICACA - CUZCO - MACHU PICCHU - VALLEE SACREE

LIMA - BARRANCO dans la grisaille

Vendredi 03 Août : Vol à 7h15 avec Iberia, on part 10mn en retard pour Madrid où l’on arrive à l’heure à 9h05. Je prends mon temps car j’ai 2h40 de transit ! Je prends la navette et je m’installe dans un café. Décollage à 12H40, arrivée à Lima à 17H35 heure locale. A la récupération des bagages, il y avait des chiens qui passaient entre les gens et les bagages tout en les sentant. J’y ai droit aussi, ça fait tout drôle ! A la sortie, j’ai bien le chauffeur de l’Hôtel qui m’attend. La nuit commence à tomber et il y a une bruine. Il y a aussi du trafic. Je suis très bien accueillie à l’hôtel 3B Barranco, j’ai une chambre au Rdc très bien, spacieuse, avec produits d’accueil, pas de chauffage mais bonnes couvertures. Je ne fais rien de spécial le soir.

Sa 04 août : levé à 7h. Après le petit déjeuner, je marche jusqu’au centre de Barranco, ça fait 10mn. Photo d’un beau jardin, puis je tombe sur le pont des soupirs où plein de gens sont en train de laver à grandes eaux. Je descends vers l’océan pacifique. Il y a peu de monde. Je vois bien une blonde, étrangère, mais elle a l’air occupée avec son appareil et avec les mouettes. Moi, je remonte doucement et profite de la vue. J’ai les jumelles et je vois les surfeurs. La fille remonte à mon niveau et là je décide de lui parler en lui demandant si elle était allée au beau jardin du dessus. Elle me répond que non, qu’elle vient de la côte et là on entame la discussion. Elle s’appelle Fiona et est anglaise. Et bien voilà c’est parti pour une journée à deux ! En remontant on arrive à la place ou il y a la Bibliothèque et faisons un arrêt à Starbuck où je prends un jus d’orange. On discute de la suite de la journée et elle me dit qu’elle veut aller dans le centre de Lima. Je lui dis ok mais que je voudrais juste récupérer mon guide à l’hôtel. De là, on prend un taxi.

On se fait déposer au début de la Plaza de Armas et on commence la visite par la Cathédrale qui ferme à 13h (10S/). Impressionnante ! Puis Couvent de San francisco. Après on va déjeuner. C’est notre premier repas, je prends un bœuf sauté (lomo saltado), c’est servi avec du riz + sauce + coriandre. C’est trop bon pour 12S/ et on a bu de la bière péruvienne. On discute avec un vieux couple qui a une boisson marron. C’est de la hierba luisa et la dame nous dit qu’ici c’est servi gratuit. Elle demande au serveur qu’il nous en donne. Il y a aussi une grande table avec une famille avec qui nous discuterons plus tard.

Apres le déjeuner on retourne vers la Plaza de armas avec le Palacio de Gobierno où il y a le changement de garde au même moment. Derrière nous, s’est mise la fameuse famille et le petit voulait me faire un bisou, c’était trop mignon et on a ainsi commencé à discuter. La dame m’explique qu’elle était française, qu’elle s’était mariée à un péruvien et qu’ils sont en vacances dans la famille. On marche un peu avec eux jusqu’à une galerie couverte que l’on traverse tranquillement tout en discutant. A la sortie de la galerie on continue avec Fiona notre chemin vers l’Eglise De la Merced.(entrée libre) mais j’ai plus de batterie pour les photos aie aie aie ! On va ensuite à la Plaza san Martin. De là, un monsieur de la sécurité nous parle en anglais, très sympa et nous raconte même une blague ! On lui demande au sujet des taxis pour rentrer, surtout savoir de quel coin on doit repartir par rapport à la Place. Il nous montre et s’occupe lui-même de négocier le taxi. Il nous dit que ça fera 12 S/ pour les 2 (et il nous précise que c’est grand maxi 15S/). Faut compter 20mn pour Barranco et on arrive à l’hôtel de Fiona à 18H. On se donne RV pour 20h car à 18H30 elle doit rencontrer son groupe de randonnée. Je rentre à pied à l’hôtel, c’est seulement à 5mn. Il fait nuit et je trace. Apres une bonne douche bien chaude, je commence à traiter les photos et retourne donc à l’Hôtel de Fiona pour 20H. Elle m’attend à la réception et me fait connaitre son groupe. On part manger là où il y a les restos sous le Pont des soupirs (puente de los suspiros). On est 13, ça fait une bonne tablée. Le resto s’appelle Javier, c’est cher car touristique. Pour finir la soirée, on monte au Mirador avec vue de nuit sur la côte pacifique et de là on se sépare.

Di 05 août : Matin, je prends le bus Metropolitano depuis l’arrêt Balta jusque Colmena pour arriver à la Plaza San Martin, le bus met 20mn. De là, je marche jusqu’à l’Eglise Merced pour faire les photos que je n’ai pas pu faire hier. Je vais au centre commercial d’en face puis fais un peu une zone piétonne où ya pas mal de commerces d’ouverts pour un dimanche. Je marche jusque Plaza de Armas reprendre quelques photos avec une meilleure luminosité et tombe sur un défilé sur le parvis du Palacio del gobierno ! Je suis en hauteur et parle un bon moment avec un vieux monsieur gentil comme tout. En repartant, je tombe cette fois sur une procession ! J’hallucine, c’est trop bien ! Il y a des danseuses avec des costumes traditionnels aux couleurs roses ou encore violettes, des messieurs costumés, menés par la musique de la fanfare et les pitreries d’un homme qui porte un costume de singe. Tout est inattendu et d’autant plus magique ! Plus tard, j’essaye de trouver un endroit où changer de l’argent et comme je m’étais pas rendu compte qu’on était dimanche et bien les banques sont pas ouvertes alors je cherche ça et là si par miracle j’arriverai à changer de l’argent. Du coup, je dévie vers un immense boulevard et demande à des dames policières où je pouvais changer de l’argent. Elle me montre des gens avec un tablier vert et me disent que je pouvais changer par eux d’une manière légale mais bon moi ça me gène vraiment de sortir mes sous devant tout le monde et je laisse tomber l’affaire. Du coup je continue à marcher et fini par tomber dans un quartier non touristique avec beaucoup de monde, des marchands dans la rue. Je me dirige vers un parc pour souffler un peu.

Dans le parc universitaire, sans être mal à l’aise, je ne suis pas super à l’aise non plus ! Il y a pas mal d’hommes assis là, à me regarder. Je dois être l’attraction du moment car la seule touriste à cet endroit, c’est moi ! Je ne m’éternise donc pas et cherche à rejoindre la Place San Martin que je retrouve sans trop de complication. Je reprends le Métropolitano et descends à Bulevar, au centre de Barranco.

Je vais pour rentrer à l’hôtel mais quand j’arrive sur une place où l’on voit bien la mer je me dirige vers elle et me balade sur un très joli sentier qui surplombe les falaises. Je rentre à l’hôtel pour laisser mon sac à dos et repars légère avec l’envie de continuer ce sentier. C’est très chouette, ça doit être la balade du dimanche car il y a du monde et quand on va direction Miraflores on voit les parapentes qui jouent avec le vent. Très agréable moment avant de passer à autre chose !
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Un mois dingue en Bolivie et au Pérou
Voici le récit de notre extra voyage d’1 mois en Bolivie- Perou sac à dos, mon pote Christian et moi, Patrick (chacun 58 ans)

Tout d’abord le circuit fait en juillet 2017- oui je sais j’ai mis du temps à cette mise en ligne mais depuis j’ai été au Myanmar, Canada, Oman, Vietnam. Et maintenant que notre futur trip en Namibie l’été prochain est booké, je me lance dans ce retour arrière de 2 ans. Après énormément de recherches sur de nombreux blogs perso, carnets de voyages et forum de voyages, on a finalisé notre circuit :

J1 : départ de Bruxelles J2 :arrivée La Paz- transfert le soir sur Uyuni J3 :Uyuni-Tupiza J4 :Tupiza J5 :Tupiza- sud Lipez J6 :sud Lipez J7 :sud Lipez J8 :sud Lipez- Uyuni-La Paz J9 :La Paz-Rurrenabaque J10 :Amazonie J11 :Amazonie J12 :Amazonie J13 :Amazonie J14 :Amazonie J15 :Amazonie-Rurrenabaque J16 :Rurrenabaque-La Paz- Copacabana J17 :Copacabana-isla del sol J18 :isla del sol-Puno J19 :Puno- Cusco J20 :Cusco J21 :Cusco-Ollantaytambo J22 :Ollantaytambo- Pisac J23 :Pisac- Cusco J24 :inca trail J25 :inca trail J26 :inca trail J27 :Machu picchu- Cusco J28:Cusco J29 :Cusco-La paz J30 :La Paz- départ J31 :arrivée

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Entre Argentine et Bolivie
Iguazu, Uyuni, Altiplano, Cordillère, autant de noms mythiques qui résonnent à l'oreille des voyageurs comme des promesses de découvertes inoubliables. Nous partons pour 8 semaines à la découverte de ces espaces grandioses. En voici un aperçu:

13/06: Nous embarquons vers CDG puis, peu avant minuit, décollons vers Buenos Aires. Le vol se déroule sans histoire quand vers 5h du matin, encore endormis, nous entendons la commandante de bord nous annoncer qu'elle a du faire demi-tour en plein océan à cause d'une fuite hydraulique et que nous allons retourner à Paris. C'est une grosse déception car nous craignons de passer de longues heures d'attente et notre journée de redécouverte de Buenos Aires est fichue...

14/06 : vers 7h30 nous atterrissons sous la bienveillante protection des pompiers qui refroidissent les freins. Une fois dans l'aérogare il nous faut encore faire la queue au comptoir pour obtenir une carte d'embarquement sur le nouveau vol programmé avec un nouvel avion à 13H30. Avec un peu de retard nous nous installons dans nos sièges d'autant plus de plaisir que l'heure annoncée pour l'arrivée est 22h, donc pas trop tard pour profiter de l'hôtel réservé et récupérer un peu de ces longues heures de vol et d'attente. Cette fois, le vol se déroule sans contretemps et à 22h précises nous atterrissons à Buenos Aires. Les formalités de police se déroulent très rapidement, les bagages sont vite récupérés et, à la sortie, le guichet Tienda Leon nous tend les bras pour réserver une voiture qui nous emmène de suite vers l'hôtel en 45 minutes.

15/06 : un copieux petit déjeuner buffet nous cale avant d'affronter la fraîcheur matinale de l'hiver qui nous surprend un peu quand nous partons à la recherche d'un distributeur de billets qui nous délivre chichement ses pesos (4500 maximum par retrait). Un taxi nous conduit vers l'aeroparque. Nous redécouvrons la grande avenue du 9 juillet et ses encombrements et en 40 minutes nous sommes arrivés. En 1h50 Latam nous mène à Puerto Iguazu en survolant d'abord les buildings tentaculaires de Buenos Aires, le gigantesque estuaire du rio de la Plata puis les immenses étendues agricoles des plaines argentines qui, peu à peu, cèdent la place à des zones forestières denses. Juste avant l'atterrissage, nous apercevons le rio Iguazu qui déroule ses courbes et un nuage de brume marquant l'emplacement des chutes. Le bus assure la desserte en porte à porte des hôtels du centre et à 15h nous pouvons déposer nos bagages à l’hôtel Lilian. Un peu affamés, notre première envie est de trouver un restaurant qui pourra calmer notre fringale. Le premier trouvé sera le bon et un biftec de chorizo accompagné de fritas papas aura vite raison de notre appétit. Une rapide découverte de la ville paisible aux maisons basses noyées sous la végétation nous mène sur les bords du rio. Le ciel gris, la poussière rouge des rues, la végétation créent une ambiance bien particulière et dépaysante.

IGUAZU 16/06 : nous empruntons le bus à la gare routière pour rejoindre le parc des chutes d'Iguazu, distantes d'environ 20 kms. L'ambiance est plutôt calme en ce début de matinée et la foule que nous craignions n'est, par chance, pas au rendez-vous. Suivant les conseils « avisés » de notre guide papier nous commençons par le circuit inférieur qui, par un système d'escaliers et de passerelles métalliques humides et glissantes, permet de découvrir la base de plusieurs cascades environnées de roche rouge et ocre baignant dans une végétation luxuriante. Le soleil est de la partie et des arcs-en-ciel soulignent la vapeur blanche qui s'échappe du pied des chutes. Le spectacle vaut particulièrement par le nombre et la répartition des cascades alignées sur un arc rejoignant les deux rives du rio. A la fin du parcours nous rejoignons le sentier supérieur qui domine les cataractes d'où s'échappent des volutes de brume emportées par la brise. Le bouillonnement et la puissance des chutes accompagnées du bruit permanent de l'eau constituent un remarquable spectacle mais nous laissent un peu sur notre faim car nous avons l'impression d'un spectacle déjà vu ailleurs et pas complètement exceptionnel. Heureusement la gorge du diable, dernier belvédère sur la rive argentine nous fera changer d'avis tellement la puissance du fleuve est impressionnante. Dans un fracas incroyable l'eau dévale une large gorge d'où remontent des nuées ballottées par les mouvements d'air.



Avant d'emprunter le petit train qui transporte les visiteurs vers la garganta nous avions achetés quelques empanadas pour calmer notre fringale mais les coatis voraces qui rodent autour des tables de pique nique se sont précipités pour déchirer le sac les contenant et nous en voler une grande partie !!!



Avant de quitter le parc, nous décidons de parcourir à nouveau le sentier inférieur dans le sens opposé et nous apprécions beaucoup ce nouveau parcours avec une luminosité différente du matin.

17/06 : aujourd'hui, nous partons sur la rive brésilienne. Le soleil est bien présent à nouveau et l'air matinal vif (6°). Le chauffeur du bus oublie un peu trop souvent de tenir le volant et de regarder la route mais le bus doit connaître le chemin... Le contrôle des passeports à la frontière est rapide et il n'est que 9h quand nous arrivons à l'entrée du parc. Après avoir acheté les billets d'entrée nous montons dans un bus à impériale. Croyant bénéficier d'une vue élargie nous nous précipitons à l'étage, ce qui nous permet de nous geler durant tout le trajet sans bénéficier du moindre paysage car la route serpente en forêt. Accompagnés par la foule des visiteurs nous empruntons le sentier en balcon qui domine le rio et rapidement offre des vues spectaculaires sur l'ensemble des chutes. Nous apprécions cette vue panoramique sur la rive visitée la veille. Le sentier rejoint rapidement les abords de la gorge du diable et une passerelle spectaculaire permet de plonger au cœur des embruns où les flots bouillonnants sont à portée de main. Il faut un peu se frayer un chemin dans la foule qui use et abuse des selfies devant les chutes mais le spectacle est vraiment impressionnant.



Difficile de se résoudre à quitter les lieux tellement la fascination est grande devant la force des éléments. De retour à l'entrée du parc il suffit de parcourir 200 mètres pour trouver le parc des oiseaux qui sera notre promenade de l'après-midi. Dans un cadre forestier plaisant et calme d'immenses volières permettent d'observer de près toucans, ibis rouges, flamands, perroquets colorés, etc...







Le parcours est très intéressant et la multitude de couleurs chatoyantes fascinante. Le même chauffeur de bus que le matin nous ramène à Puerto Iguazu avec toujours autant de fougue !!!
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La Bolivie, enfin...
Ca y est, nous voici rentré de notre séjour en Bolivie, les yeux et la tête encore émerveillés des paysages rencontrés. Et après avoir recueilli tant et tant de précieuses informations sur ce site, c'est à mon tour de venir conter et tenter d'aider les forumeurs qui envisagent de partir à la découverte de ce pays. Bien sur, je suis à disposition pour tout détail qui pourrait vous être utile.

Avant de démarrer, je veux remercier tous ceux qui, par leurs expériences et leurs conseils, m'ont permis de préparer ce "fabuleux voyage"... (certains se reconnaitront peut-être dans les lignes et photos qui vont suivre...).

C'est à Sucre que tout commence, le vendredi 15 septembre 2017.

Après une nuit récupératrice passée à l'hôtel Su Merced (nous sommes arrivés hier au soir de Madrid), nous filons chez "Biz Rent a Car" à quelques pas de là afin d'établir un premier contact physique avec le loueur de 4x4. Nous y rencontrons Alejandra, avec laquelle nous avions échangé mails et communications téléphoniques afin d'effectuer la réservation. Le contact est bon, et le fait qu'elle parle le français nous aide beaucoup. Présentation du véhicule (Mitsubishi Montero Sport de 72000 kilomètres) qui semble en parfait état; il est livré avec un réservoir supplémentaire de 85 litres (soit 160 litres d'autonomie) fixé sur la galerie de toit, à coté de la pelle et de la seconde roue de secours. Puis, breafing sur la conduite dans le sud Lipez et sur le salar : sans être alarmiste, Alejandra se montre suffisamment convaincante pour attirer notre attention sur les difficultés que nous pourrons rencontrer.... Rendez-vous est pris demain matin pour le paiement et la prise en charge du véhicule.

En attendant, nous partons à pied pour le couvent de la Recoleta : le souffle est court dans la montée qui nous y emmène, mais ça va (nous sommes à 2850 m), et le léger mal de tête de ce matin disparait. Après la visite, déjeuner au Mirador, presqu'en face. Puis direction le centre ville : c'est aujourd'hui le début des festivités prévues en l'honneur de la vierge de Guadelupe; aux dires d'Alejandra, ce serait le second évènement de cette importance en Bolivie après le carnaval d'Oruro : bonne surprise !!!

Samedi 16 septembre 2017 : toujours à Sucre.

Cette nuit, nous avons découvert que les fanfares font partie des nuits boliviennes, si bien que le sommeil n'a pas été terrible. A 9h30, nous sommes chez Biz : signature du contrat de location, paiement, prise en main du véhicule avec essai dans les rues de Sucre, et encore des conseils de conduite (je ne suis pas un "pro" du 4x4 hors piste : mon expérience se limite à un inoubliable séjour en Namibie il y a 3 ans). Courses au petit supermarché tout proche de l'hôtel. L'après-midi se passe dans le centre de Sucre, à suivre le défilé des nombreux groupes représentant les villes et villages alentours : festival de couleurs, de danses et de musiques.











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Peru-Bolivia 2017: A Month in the Andes
Here we go...

It’s been almost a month since we got back, and my head is still over there... Just like every time... For my own sake, I know travel journals are useful for travelers planning a trip to a country. But selfishly, they’re also helpful for me—to put the final stone on each journey and revisit it from time to time, just for the memories...

So, this trip won’t be any different, and I invite you to follow along on our Andean adventure, from Lima to the Southern Lipez, from December 16, 2016, to January 14, 2017. It’s a chronological journal because I don’t know how to approach it any other way. It doesn’t hold any absolute truths—just my experiences and feelings, which are obviously personal and not objective!

But if it inspires you to visit these magical countries (and I assume you’re already interested if you’re here) or gives you a couple of tips, then I’ll consider it a win!

So, let’s hit the road for the land of wide-open spaces!

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Un mois au Pérou en septembre 2011 (Nazca Arequipa Lac Titicaca Cuzco Trujillo Lima)
Nous avons choisi d'aller au Pérou cette année-là car une amie nous a envoyé une carte postale du Machu Picchu et nous sommes tombés amoureux de la vue. Nous avions aussi le souvenir du dessin-animé de notre enfance "Les mystérieuses cités d'Or". Nous avons décidé d'inclure absolument dans notre voyage la cité Inca et le lac Titicaca mais aussi les lignes de Nazca et le vol des condors. Nous avons voyagé sac au dos, en routard. Nous avons effectué les trajets longue distance en bus grande classe et nous avons logé dans de petits hostels.

Jour 0 : Vol au départ de Marseille. Arrivée Lima en fin de soirée

Notre périple débute par un lever très matinal (4h 30) de chez une copine, trop sympa, avec un bon petit dej. Puis elle nous dépose à l’aéroport de Marseille pour notre vol à 6h pour Lima via Amsterdam (environ 20 h de trajet).

Arrivés à Lima très fatigués car nous avons très peu dormi. L’atmosphère est étouffante, lourde et pesante et le ciel n’est pas de la partie. Mais nous sommes très enthousiastes pour notre périple et tous ces beaux jours que nous allons passer au Pérou. Nous trouvons facilement un taxi "officiel" de l’aéroport, vu le nombre énorme de chauffeurs qui accueillent ou accostent les touristes dès leur sortie d’avion. Nous préférons jouer la sécurité dans notre premier trajet pour aller à notre hôtel.

Pour notre première nuit à Lima, nous dormons dans le quartier San Isidro, dans un hôtel 3 étoiles proche de la gare routière (Cruz del Sur). Nous l’avons réservé de France. D’extérieur, l’hôtel semble très accueillant malgré des grilles de protection de 2 mètres de haut. Nous visitons notre chambre et nous installons confortablement pour dormir et dormir encore pour être les plus frais possible car le lendemain re-réveil à 6h pour un départ vers Nazca en bus. Apres moult discussions en espagnol, la réceptionniste, très agréable et accueillante, nous réserve le taxi pour le lendemain matin 6h30 et la visite du planétarium de Nazca du lendemain soir.

Taxi "vert" de l'aéroport, 50 soles Hostel Collacocha, San isidro, 40 usd la chambre double avec petit déjeuner

Jour 1 : Lima-Nazca (6-7 h bus)

Notre trajet pour Nazca s’effectue en bus de luxe, grand confort en siège tout cuir au rdc en VIP. Pensez à réserver 2 à 3 jours à l’avance votre bus, nous l’avions acheté de France. Nous avons choisi Cruz del sur car cette compagnie a très bonne réputation dans les guides. Nous voilà partis pour 6 h à 7 h de bus sur la Panaméricaine sud. Même en classe confort, le trajet paraît interminable. Mais le plaisir d’être là, et de voir ces étonnantes étendues de terre et de sable le long de la côte pacifique brumeuse, des paysages dignes des plus beaux westerns, nous font oublier notre fatigue et la longueur du trajet.

Arrivés à la gare routière de Nazca en début d'après-midi, notre premier souci est de trouver un taxi qui va nous emmener voir les lignes depuis le mirador. En effet, nous ne voulons pas effectuer le survol en avion car beaucoup d'accidents se sont produits. Nous savons qu'il est possible de faire l'aller-retour dans l'après-midi, avant de reprendre un bus de nuit pour Arequipa. Ca y est, il va falloir se débrouiller en espagnol cette fois-ci !!!! Un taxi nous dit OK après une petite négociation et nous conseille d'acheter rapidement nos billets pour Arequipa. En effet, c'est jour de fête à Nazca et il nous dit que les bus doivent être pleins… Le bus Cruz del Sur que nous voulions prendre à 22h le soir même est complet. Hélas, nous aurions dû le réserver depuis la France lui aussi, mais nous n'étions pas sûrs de trouver l'excursion pour les lignes aussi facilement dès la sortie de la gare routière. Nous allons voir d'autres compagnies réputées sûres, et là tout est complet aussi. Commençant à stresser un peu, nous faisons le tour des autres compagnies, moins bien cotées. Complet ! Full ! Completo !!! Nous devons nous résoudre à passer une nuit à Nazca pour prendre le bus le lendemain. Nous retournons chez Cruz del Sur. Départ le lendemain à 14h. Plutôt déçus, nous perdons un jour sur notre planning, qui plus est à Nazca, où nous savons qu'il n'y a rien à faire, et nous devons rajouter une nuit d'hôtel, non prévue au départ, puisque nous devions dormir dans le bus. Cela nous permettait aussi d'éviter un trajet long et monotone de jour. Tant pis, ce sont les aléas du voyage. Combien y avait-il de chances pour qu'on tombe sur LA fête de Nazca ?! Notre chauffeur nous propose un hôtel à "tarif négocié". Effectivement, le tarif est bien moins cher que celui affiché à la réception. Satisfaits, nous prenons la chambre, voyant qu'elle est notée dans le Routard et qu'il y a un petit mirador d'où l'on pourrait apercevoir les lignes… Nous nous précipitons en haut, mais manifestement il y a erreur sur le descriptif, on ne voit rien aux alentours, mis à part la vue sur la place d'armes… et les préparatifs de la "fiesta" !

Nous repartons ensuite pour 1 heure sur la Panaméricaine, à 50 soles le trajet. Le vent commence à se lever, dispersant partout de la poussière dans l'atmosphère. Nous arrivons au premier mirador des lignes de Nazca. D'une dizaine de mètres de haut, il faut payer un billet pour monter (2 soles/personne). Nous arrivons à distinguer 2 figures : un lézard et un oiseau (ou un arbre ?). La dernière est plus difficile à observer à cause du vent qui commence à souffler fort. A notre retour, le chauffeur nous propose une "extension de visite" (évidemment). Pour 30 soles de plus, un site à 15 minutes. Un peu déçus par les lignes, nous pensons que nous sommes venus à Nazca pour ça, donc autant en profiter. Nous acceptons. Là, personne pour prendre les billets, donc ce sera gratis pour l'entrée ! Les dessins sont complètement différents, au loin sur la montagne. On peut voir plusieurs figurines : une famille complète dont une petite fille. Au retour, nous nous arrêtons encore sur des lignes tracées dans le désert, mais cette fois sans mirador. Nous allons peut être percer leur mystère ? Le vent souffle vraiment beaucoup et nous luttons pour nous diriger vers les lignes. Au sol, on ne voit pas grand chose, juste des pierres retournées, mais parfaitement alignées formant une droite.

Nous rentrons en espérant arriver à temps pour visiter le planétarium de l'hôtel Nazca Lines. Normalement la version en français est à 18 heures (la veille, le réceptionniste de l'hôtel de Lima a appelé pour connaître l'heure exacte). Attention, pas de conférence si pas assez de monde. Nous avons de la chance, nous arrivons pile à l'heure et tombons sur une conférence avec un groupe en français (20 soles). Pendant une heure, le guide nous explique les origines des lignes de Nazca avec une animation projetée sur la voûte. Indication de points d'eau ou constellations, le mystère reste entier... Nous comprenons mieux pourquoi le site est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En tout cas, cela nous rappelle "Les Mystérieuses Cités d'Or". Ensuite, nous sortons explorer le ciel et découvrons les constellations de l'hémisphère sud. Il y a même un télescope pour regarder la lune ! Enchantés de notre après-midi à Nazca, nous mangeons dans un restaurant avec une terrasse en bambou à l'étage, très agréable. Nous prenons notre premier apéritif péruvien, le pisco sour. Nous commandons du poisson et de la viande. Tout est très bon. Cela laisse présager de fabuleux plats péruviens pour tout notre voyage. Nous allons ensuite voir "la fête du village" qui se résume à du monde, des petits stands artisanaux, des pétards et de la musique.

Hotel El Mirador, place des armes, Nazca (60 soles la chambre double avec sdb et petit déjeuner) Info pratique : Planetario, hôtel Nazca Lines, Bolognesi s/n, Nazca (20 soles)

Jour 2 : Nazca – Arequipa (9 h de bus) 2300 m Après un petit déjeuner pris sur la terrasse embrumée, nous allons sur internet pour préparer nos futurs déplacements. Ensuite, épisode comique dans les cabines téléphoniques : Florent n'y rentre qu'à moitié (les Péruviens ne sont pas grands) et doit parler espagnol pour les réservations (instant comique). Nous bouclons ainsi quasiment tous nos hôtels jusqu'à la fin du séjour. Une bonne chose de faite, ça a bien pris deux heures. Nous ne souhaitons pas aller visiter le cimetière de Chauchilla. Puisque nous avons du temps, visite de Nazca et du marché en attendant le départ du bus dans l'après midi. Nous découvrons avec plaisir les fruits, légumes et spécialités locales. Beaucoup de maïs, de patates, de choses inconnues aussi. Nous mitraillons de photos. Le marché est, avec le recul, l'un des plus diversifié que nous ayons fait. Nazca c'est vraiment la ville de la poussière. On se retrouve le soir recouvert d'une pellicule brune. Il pleut un jour par an seulement… Nous prenons notre bus Cruz del Sur pour 9 heures de trajet. Finalement, le paysage, bien que monotone, n'est pas si moche que ça. Nous arrivons crevés à Arequipa, de nuit. Notre auberge est agréable, la chambre grande, parquetée, et l'eau est chaude ! A 2300 mètres, c'est important.

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)

Jour 3 : Arequipa

Son nom signifie "c'est ici qu'on s'arrête". Patrie du célèbre écrivain Mario Vargas Llosa, elle fut touchée plusieurs fois par des tremblements de terre mais conserve de précieux édifices des 15e et 16e siècles. Fondée par l’Inca Huayna Capac, elle fut embellie des siècles plus tard durant la Conquête et sa particularité réside dans l’utilisation du “sillar", une pierre volcanique. Le bijou en est sans conteste le monastère de Santa Catalina, construction massive où l’ocre et le rouge alternent avec le blanc et le bleu. C'est notre première visite dans Arequipa. L'entrée est chère (35 soles), mais ça vaut le coup. Nous prenons un guide parlant français pour une visite commentée de 2 heures. Très instructive. On circule dans d’étroites ruelles pour la visite des cellules, des chapelles décorées de peintures et ornements religieux. 400 personnes y vivaient à l'époque, et 120 encore de nos jours. Ensuite nous finissons la visite à notre rythme. Le monastère de Santa Catalina est une véritable petite ville dans la ville, avec ses ruelles bordées de maisonnettes colorées, ses places et ses fontaines, un décor qui rappelle la lointaine Andalousie. C’est un lieu de calme et de sérénité, en plein cœur de la ville.

En parcourant la place des Armes, nous cherchons une excursion sur plusieurs jours pour le Canyon de Colca. Nous souhaitons dormir vers Chivay ou Yanque, voir les condors et aller directement à Puno sans repasser par Arequipa. N'étant pas fan de randonnée à pied, nous préférons visiter le canyon uniquement en bus, et par une agence locale pour nous simplifier la vie et avoir les explications d'un guide. Nous trouvons finalement une agence très sympa : tenue par Carmen, elle nous propose un combiné qui nous plait (2 jours/1 nuit avec des arrêts touristiques sur le trajet), nous réserve les billets Chivay-Puno et négocie en plus un hôtel pas cher à Puno. Nous nous baladons à pas lents dans les ruelles très agréables d'Arequipa. La ville blanche est quand même en altitude et l'oxygène est plus rare. Le centre historique est superbe. Nous découvrons que la ville est bordée de deux volcans éteints (Misti et Chachani), aux sommets enneigés. Nous prenons notre premier "menu turistico" à 5 soles, comprenant une soupe copieuse, une entrée, un plat, un dessert et un verre de chicha (boisson à base de maïs, bof bof)… Nous sommes agréablement surpris.

Ensuite, nous prenons pour la première fois le "collectivo" (1 sole !) pour Sabandia, un village à 10 km à l'est d'Arequipa, pour voir des cultures en terrasses. Le trajet est folklorique, dans ce petit bus local. Nous découvrons les joies des bus bondés, où Florent peut à peine s'asseoir, vu sa corpulence. Il trouve néanmoins des interlocuteurs sympathiques : des écoliers le branchent en espagnol. Nous descendons à Sabandia et partons à l'aventure, sans trop savoir où aller pour tomber sur les terrasses. Partant sur la droite du village, nous nous rendons compte que cela ne va pas être facile. Nous ne savons pas vraiment ce que nous cherchons et notre guide papier n'était pas très explicite. Se baladant au hasard, nous croisons un cavalier. Nous voyant intéressés, il nous propose un tour à cheval dans les terrasses pour 20 soles chacun pendant ½ heure. Bingo ! Exactement ce qu'on cherchait ! Nous vérifions l'état des montures, qui semblent un peu maigres, mais pas blessées. Nous voilà donc à cheval, au pas tranquille. La ballade est moyenne, il y a des travaux partout. Nous arrivons enfin au "point de vue" sur les terrasses avec les volcans au fond, dont le Misti, aux faux airs de Mont Fuji. C'est magnifique. L'homme nous prend en photo avec nos montures. Nous sommes ravis, d'autant que le paysage est à la hauteur de nos espérances. Nous rentrons ensuite par un petit cours d'eau et nous finissons par un petit galop. Je reste un peu sur ma faim : j'ai entendu parler des chevaux de Paso péruvien, qui marchent d'une façon particulière, mais pas ceux là ! Nous rentrons ensuite en bus, la nuit tombant.

Nous retournons à notre agence pour modifier nos dates pour le Colca afin de profiter d'Arequipa un jour de plus (d'ou changement de réservation pour l'excursion, du bus pour Puno, de hôtel à Puno…). Pour remercier Carmen de sa gentillesse, nous lui offrons un savon de Marseille que nous avons emporté comme cadeau. Nous lui expliquons qu'il est fabriqué près de notre maison. Nous allons ensuite dîner sur la place des armes, à l'étage. Nous tombons sur un restaurateur qui fait visiter sa cuisine pour attirer les clients. C'est une sorte de rôtisserie. Il fait de la cuisine pré-inca. Bingo ! Par l'odeur alléchés, nous nous asseyons sur la terrasse au premier étage. La vue est sublime. Mais on est à 2300 mètres et nous devons garder nos blousons. En plus la pollution se fait terriblement ressentir. Finalement nous rentrons terminer notre repas à l'intérieur. Nous mangeons notre premier alpaga grillé, avec du maïs et plusieurs sortes de patates. C’est une viande tendre et exquise. Délicieux ! Ensuite le restaurateur nous emmène sur les toits pour admirer la vue. Super sympa.

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)

Jour 4 : Arequipa et alentours

Le matin, visite de la ville, l’une des plus séduisantes du Pérou colonial, et qui a su conserver son patrimoine (elle a récemment été classée par l´Unesco Patrimoine Mondial de l´Humanité). Les pierres c'est bien beau, mais le vivant, c'est aussi bien. Nous allons ensuite faire un tour au marché couvert d'Arequipa. C'est un marché local, très local, avec les étalages à l’arrache (plutôt des planches sur des tréteaux), des stands de boucherie /poissonnerie sans réfrigération ou encore des légumes posés à même le sol. Coloré et varié, nous découvrons une multitude de sortes de patates, de fromages inconnus, et même des stands de fruits en pyramide. Nous nous laissons tenter par des jus de fruit "sin agua" (sans eau, d'où moins de risques pour nos estomacs européens), carrément pas chers et délicieux. Cela nous fait un vrai petit déjeuner, équilibré en plus. Nous nous faisons accoster par des papis de 80 ans et tapons la discute avec eux. Marché agréable vraiment typique à visiter, un régal.

Ensuite nous allons visiter l'église de la Compaña, et surtout son cloître, sublime. Ensuite, forts de notre expérience de la veille, nous prenons un colectivo pour aller dans le quartier résidentiel de Yanahuara. Vue imprenable sur les volcans et église en lave blanche. En marchant dans les ruelles, nous tombons sur un restaurant alléchant avec une terrasse fleurie. Les clients semblent être des habitués. Je tente le "ceviche" de crevettes, pas encore prête pour le poisson. Ce sont des crevettes crues, marinées avec du piment, des oignons crus et servies avec des patates et du mais (et oui encore). Florent prend un plat de viandes mixtes. Délicieux. Décidément la cuisine péruvienne est pleine de surprises. Nous attrapons ensuite un bus qui va à Cayma, à 3 km. Vue sur les volcans dont on ne se lasse pas, mais le village n'a rien d'exceptionnel. Nous rentrons à Arequipa, pour visiter la cathédrale. Nous nous achetons enfin nos bonnets péruviens. Ils vont nous servir pendant tout le reste du voyage. Ensuite nous allons faire un tour à "la boutique de la Coca", où nous achetons des chocolats à la coca (délicieux) et des bonbons à la coca pour le lendemain. Epuisés, nous nous couchons à 21h après avoir grignoté quelques bricoles achetées dans une petite épicerie. Nous renouons avec nos traditionnels biscuits "Oreo" de routards. Demain, départ pour le Colca !

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
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19 jours dans la région de Salta + Salar / Iguazu
Bonjour,

Ayant une nouvelle fois bien profité des informations du forum pour préparer mon voyage, je vais tenter de contribuer à mon tour en faisant un retour rapide sur mon périple.

Parcours suivi (19 jours) : Buenos Aires / Salta / Cachi / Cafayate (2 nuits) / Salta / Tupiza / Tour 4 jours Salar / Tupiza / Humahuacah / Tilcara (2 nuits) / Salta / Iguazu (2 nuits) / Buenos Aires

Moyens de transport : - vols internes : BA-Salta / Salta-Iguazu / Iguazu-BA - location de voiture 4 jours pour la boucle Sud de Salta - autres trajets en bus (dont bus de nuit Salta - La Quiaca pour rejoindre la frontière bolivienne)

Budget : 6.000 euros à 2 tout compris

Conseils / Coups de coeur : - coup de coeur pour les trajets Salta - Cachi (ruta 33) puis Cachi - Cafayate (ruta 40) où on se retrouve souvent seuls perdus au milieu de décors superbes comme la recta tin tin ou la quebrada de las flechas - Cafayate est une halte agréable pour visiter la région et profiter des bodegas - si vous souhaitez marcher un peu, je vous conseille de faire la balade des cascades du rio colorado (4h tranquillement) et je recommande fortement de partir avec un guide. j'ai d'ailleurs un guide à vous conseiller car apparemment certains ne sont là que pour l'argent : Gustavo Condori (0387154534286) qui en plus d'être rassurant sur le chemin à suivre donne de nombreuses infos sur la faune et la flore (et prend moins d'argent que les autres : 150$ par pers.) - Salar : rien à rajouter à tout ce qui est dit sur le sujet. Les paysages sont superbes. Nous sommes partis avec La Torre Tours pour 1300 bolivianos (+50 pour le sac de couchage et 200 pour les diverses entrées). Prestation sans souci et un peu moins cher que le leader Tupiza Tours. - Humahuacah : il faut absolument aller voir la montagne Hornocal aux couleurs magnifiques (facilement organisable depuis Humahuacah) - Tilcara : nous avons beaucoup apprécié la halte dans ce village de montagne paisible avec visite de la Pucara et balade à la Garganta del Diablo - Purmamarca : se fait rapidement sur la route du retour vers Salta (prévoir 1h pour faire la balade autour de la montagne aux 7 couleurs) - Iguazu : un peu un choc du fait de la masse de touristes mais un décor superbe et immanquable. un seul conseil : essayez d'aller à l'ouverture au parc argentin et foncez direct à la Garganta del Diablo pour profiter du spectacle avant qu'il n'y ait trop de monde (nous étions les premiers sur place et ça change tout)

Quelques restaurants : - Buenos Aires : la Estancia pour les amateurs de viande - Cafayate : la Casa de las Empanadas (je vous laisse deviner leur spécialité) ; le restaurant de la bodega nanni très bon - Tupiza : euh non ... en fait là je vous mets au défi de trouver un bon resto autre qu'une pizzeria - Puerto Iguazu : la Rueda (un peu chic mais très bon)

Quelques hôtels : - Cachi : la Casa de Campo de la Paya (superbe adresse très confortable avec table d'hôte dans un cadre magnifique à 10km de Cachi) - Cafayate : Casa Arbol (notre seule auberge de jeunesse) particulièrement recommandable pour ses conseils sur les visites à faire dans le coin (le guide pour la balade c'est eux) et bien située - Tupiza : même commentaire que pour les restos - Tilcara : hostal Antigua Tilcara

Voilà pour concentré de ces 19 jours magnifiques mais je me tiens à la disposition de ceux qui souhaiteraient davantage de précisions !

Jérôme
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Bolivia: Exploring the South Lipez by Self-Drive
Hi everyone,

The idea of traveling to Bolivia came to me after seeing Jean-François (Max68)’s photos on his website. I thought we *had* to see those stunning landscapes with the colorful lagoons for ourselves. But a self-drive trip didn’t seem doable at first. A few years ago, everyone advised against going to the South Lipez with just one car.

Laguna Kara

It was only after reading Laurent (Lolobe) and Pascal (Pepe874)’s travel journals—who explored the South Lipez solo with a car from Biz Rent a Car—that I thought we might be able to do the same. Meanwhile, we’d already contacted a local agency to organize a trip with a driver and guide. But the idea of a self-drive adventure really appealed to us. With encouragement and tips from Thierry (Tbernay) and Jean-François (Max68), we decided to plan our own self-drive trip. I’d like to thank them for their advice—it was *super* helpful. And a big thanks to all the other forum members for the info shared during our prep!

Laguna Colorada

Planning this trip happened during a tough time for our family. My mother-in-law’s illness and passing, plus a few health issues of my own, made us doubt the trip multiple times and nearly scrap the whole thing.

We booked our international flights in February with Swiss. They offered the best balance of travel time and price from Switzerland. Swiss operates Zurich–São Paulo with their own fleet, and São Paulo–Santa Cruz with GOL. In June, GOL canceled the Saturday flight and rebooked us on Sunday. Spending over 24 hours in that huge Brazilian city didn’t work for us at all, so we asked Swiss to put us on the next Zurich–São Paulo flight. Too bad—we lost a day in Bolivia and had to skip the Tarabucco market on Sunday.

Right after, we also booked the car in February. After contacting Imbex and Biz, we went with Biz. Not speaking Spanish, we were relieved to communicate with Alejandra in French. The contact was great—she answered all our questions patiently. Sometimes it took a few days to get a reply, but we could also reach her on WhatsApp. After our trip, we can *only* recommend Biz for rentals in Bolivia. The cars are well-prepped for the South Lipez tracks. The agency is reliable, and the vehicles are new and well-maintained.

“Our” car, a Toyota Hilux

While planning, we realized the presidential elections would happen while we were in Bolivia. The risk of *bloqueos* (roadblocks and protests) was very real. But in Bolivia, *bloqueos* seem common—you always have to account for that kind of hassle. In late August/early September, Uyuni and the Salar region were blocked for days, leading to food, fuel, and cash shortages. Worried about a blockade in Uyuni and missing the Salar, we decided to visit it first *just in case*.

On election day, the whole country shut down. Planes were grounded, buses and taxis couldn’t circulate, and private cars were banned. There were a few exceptions—ambulances, police, or certain professions—but as tourists, we couldn’t get permission to drive. We asked the embassy, and Biz even requested a permit from the electoral office. So we had to plan to be somewhere with things to do *without* the car.

We decided not to book any accommodations in advance—a first for us. Usually, we plan our stops and reserve lodges, hotels, or campgrounds well ahead. This time, only the room in Sucre was booked, so we’d have a base when we arrived.

In July, Alex (Delhenry) reached out to propose joining part of the trip. He didn’t realize we were leaving in October. Still, we got fresh updates when he returned from the South Lipez. Thanks, Alex—your tips, especially about the Guadalupe–Tupiza stretch, were *super* useful.

In September, we connected with Jean-Louis (Avx) and Anne (Xeta), who were also heading to Bolivia in October, one and two weeks after us. We had dinner with Jean-Louis and his friend after our South Lipez trip and stayed in touch with Anne. It was great to chat with them! Unfortunately, Anne and her husband had a much rockier trip—they got hit hard by post-election issues.

Climbing Volcán Tunupa

Our itinerary wasn’t set in stone—we decided to wing it on the spot. Two weeks before departure, I reconnected with Alejandra at Biz to move the car rental up by a day. With the elections, we wanted to leave Sucre ASAP and focus on the South Lipez. Outside Uyuni and Tupiza, the risk of blockades was zero. We also planned a two-night buffer in Sucre before our flights, just in case. It might sound overcautious, but in hindsight, we made the right call. If we’d left Sucre a day later, we wouldn’t have made it to Potosí—it was completely blocked. On the way back, we *just* dodged blockades in Potosí and elsewhere. Sometimes, you’ve gotta trust your gut.

Here’s our route—only the first two nights in Sucre were booked ahead:

D1 Departure from Switzerland

D2 Sucre (La Selenita)

D3 Sucre (La Selenita)

D4 Colchani (Hotel de Sal Luna Salada)

D5 Jirira (Auberge Doña Lupe)

D6 On the Salar (in the car)

D7 A few kilometers from Estancia Catal (in the car)

D8 Laguna Hedionda (Hotel Los Flamencos)

D9 Laguna Colorada (Lodge by the lagoon)

D10 Middle of nowhere, en route Laguna Verde–Mina Horsu–Quetena Chico (in the car)

D11 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)

D12 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)

D13 Guadalupe (Guest room at Celia’s)

D14 Along the Rio Grande (in the car)

D15 Tupiza (Hotel Mitru)

D16 Tupiza (Hotel Mitru)

D17 Sucre (La Selenita)

D18 Sucre (La Selenita)

D19 Santa Cruz (Hotel Sun)

D20 Departure from Santa Cruz

D21 Arrival in Switzerland

As you can see, we spent 13 nights in the South Lipez. Initially, we’d planned for nine, but Jean-François (Max68) suggested staying longer. Great advice—we didn’t regret it one bit. We could’ve even added 2–3 more days without getting bored.

Self-driving in the South Lipez takes some prep and a good GPS. We kept it simple and used maps.me to navigate. It’s a solid app—just save your waypoints ahead of time. For some stretches, I used Google Earth to visualize the tracks and sites. If you stick to the tour operator routes, you *almost* can’t get lost. But we often veered off the beaten path and took different routes. Some days, we didn’t see another car. So in case of a breakdown, it’s key to have water and food for several days. In some spots, there’s *zero* signal—your phone won’t work. Another must: it gets *cold* in the South Lipez, and a good sleeping bag is essential. We brought down sleeping bags rated for -10°C and didn’t regret it during our car nights.

The Dalí Desert

Some tracks are *super* rocky—flat tires are a real risk. On those stretches, maps.me’s estimated travel time was way off. Some sections barely let us go over 15 km/h.

Lots of forum members recommend doing the South Lipez “loop” from Tupiza to Uyuni—ending with the Salar—to avoid Uyuni’s crowds. That might work for organized tours, but for self-drive, the direction *doesn’t* matter. I’ll say this: the few vehicles we saw mostly came from Tupiza and Chile, not Uyuni. So if starting from Uyuni works better for you, go for it! Ending in Tupiza means heading toward warmer weather. For our planned stops and climbs, starting in Uyuni helped with acclimatization. Spending a few nights between 3,600–3,800 m before going over 4,000 m is a smart move.

Uyuni Salt Flats in the morning

Overall, we barely saw anyone—except at Laguna Hedionda and Chalviri. There were several tour groups at Hotel Los Flamencos (Laguna Hedionda), but we didn’t cross paths during the day. Hardly anyone on the Salar, on the roads, or at the lodges in the evenings. The *only* place that shocked us was Chalviri. We’d planned to stay there, but it was fully booked—and we counted *forty* tour jeeps on-site. This was around noon! At the Polques hot springs (Chalviri), it was *packed*—we quickly nixed the idea of a dip. Plus, the vibe wasn’t great: soaking right by the road with lodges and restaurants in the background? Meh. Still, lots of tourists love it, so it’s up to you.

For the photos, I kept the colors and mood we saw. The lagoons’ hues are often stunning, but some online photos are *way* over-edited and oversaturated. The South Lipez’s landscapes are breathtaking—no need for excessive retouching.

If you don’t want to read all the details, the start of the travel journal is here: https://voyageforum.com/v.f?post=9888761;a=9888761
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Retour d'une traversée à vélo du salar d'Uyuni et du Sud Lipez (octobre 2018)
Bonjour à tous,

Ayant pioché de nombreuses infos ici pour préparer mes voyages, je publie un compte rendu détaillé d'un parcours que nous venons d'effectuer à vélo ces dernière semaines (du 23 octobre au 4 novembre 2018). La région du Salar d'Uyuni et du Sud Lipez est connue en Bolivie pour ses paysages merveilleux, et attire de nombreux touristes, via des tours organisés en 4x4. Cette région attire aussi quelques cyclistes ; cela semble d'ailleurs être la seule alternative aux tours et aux 4x4 pour avoir la chance de se rendre dans cette région du monde, bien que de très rares marcheurs courageux aient parcouru cet itinéraire. En ce qui nous concerne, nous ne souhaitions pas parcourir ce coin exceptionnel en 4x4, et encore moins dans un tour organisé, minuté et pressé. Malgré la longueur et la difficultée annoncée, le vélo semblait être l'alternative idéale ! Au delà de ce descriptif, j'ai pour projet de publier dans les mois à venir un carnet de voyage qui sera plus général sur notre voyage, dont j'ajouterai le lien ici.

Quelques précisions sur nous et sur notre itinéraire :

- Niveau sportif : je fais du vélo depuis longtemps, et suis correctement entrainé, sans être un sportif de haut niveau ! Mon seul voyage à vélo date de 2008 : j'avais alors traversé les Alpes de Genève à Nice, seul, à seulement 17 ans. J'en gardais le souvenir d'une belle aventure, et j'ai toujours eu envie de retenter cette expérience. Gauthier, de son côté, n'avait jamais fait de vélo ; mais, étant habitué à courir, son entrainement était similaire au mien (il a tout de même terminé 15min devant moi lors d'un semi marathon en avril dernier à Lyon...). Il n'en reste pas moins que de se lancer dans un tel parcours à vélo constituait un beau défi. Il fait probablement parti de ceux qui avaient fait le moins de vélo de toute leur vie avant de se lancer sur cette route ! Cela est aussi la preuve que le voyage à vélo est accessible y compris à ceux qui ne sont pas cyclistes pratiquants - à condition bien sur d'être à peu près en forme... !

- Préparation de l'itinéraire : nous nous sommes penchés sur notre itinéraire et sur les étapes tardivement, après avoir acheté notre équipement au Brésil, au moment où nous sommes entrés en Bolivie. Nous avons alors repéré le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez, qui semblent être des itinéraires incontournables pour beaucoup de cyclo voyageurs qui passent dans la Région ; mais ils sont aussi considérés comme des parcours particulièrement difficiles, principalement en raison de l'état des pistes, de l'altitude et de l'isolement. Comme beaucoup, nous avons hésité à prendre cette route, et nous nous sommes décidés définitivement seulement quelques jours avant le départ. Même si je ne comprends pas toujours tout ce que je lis, j'aime lire la presse lors de mes voyages ; et, quelques jours avant de nous lancer dans cette aventure, j'avais lu un article sur l'aménagement à venir de la route entre le salar et la laguna colorada. Dans les prochaines années, cette route devrait être goudronnée, pour développer le tourisme. C'était donc maintenant ou jamais... Avant ce parcours, nous avons parcouru environ 300km à vélo entre Santa Cruz et Potosi (principalement entre Santa Cruz et Samaipata, puis entre Sucre et Potosi, la pluie et l'état de la route ne nous ayant pas permis de réaliser la portion Samaipata - Sucre à vélo). Santa Cruz étant située à 400m d'altitude et Potosi à 4100m, cette partie nous a permis de nous entrainer à grimper. Symboliquement, nous aurons gravi les andes à vélo depuis lebas ! Nous avons passé une journée à défricher le "sujet sud lipez" 2 jours avant de démarrer le parcours depuis Uyuni : nous avons éplucher les sujets sur voyage forum, avons lu différents blogs, et nous sommes servis du document qui fait référence à ce sujet : http://www.tour.tk/pdf/cycling-southwest-bolivia.pdf

- Equipement : nous avons acheté l'ensemble de notre équipement à Sao Paulo (magasin "The Bike Culture" pour les vélos, et décathlon pour le reste). Nous avons choisi des vélos "hybrides", type VTC. Nous sommes satisfaits de ce choix, mais nous aurions du changé les roues et pneus pour qu'ils soient plus adaptés aux terrains que nous avons traversés (au moment de l'achat, nous ne savions pas que nous allions passer par cette région). Sur mon vélo, j'ai cassé 3 rayons sur la route arrière, qui a fini le parcours en étant sérieusement voilée (irréparable). En revanche, nous n'avons pas regrettés les suspensions à l'avant : elles nous ont bien aidé sur cette piste, notamment sur les morceaux en "tôle ondulée". Globalement, pour cet itinéraire, étant donné l'état des pistes, on gagnerait grandement en confort avec un équipement purement tout terrain. En ce qui concerne le reste de notre équipement, nous avions 2 portes bagages chacun : un basique à l'arrière, type topeak, et un thule à l'avant, fixé sur la fourche. Grand écart entre la finition de ces produits : le porte bagage le moins cher que nous avons acheté nous a coûté moins de dix euros montage inclus en Bolivie, le plus coûteux 10 fois plus cher (thule tour rack, mais on paye l'innovation de la fixation !). Nous avions 6 sacoches achetées chez decath (comme l'essentiel de notre équipement), dont 2 premiers prix qui ont bien tenu le choc sur les 800km : 4 sacoches pour moi et 2 pour Gauthier ! Nous avions fixé la tente (MRS hubba hubba, très légère, que nous utilisons pour la rando) sur l'un des deux porte bagage avant, et un petit sac sur l'autre (en plus de deux sacoches). Cet équipement n'est pas haut de gamme et pourtant nous n'avons eu aucune mauvaise surprise ; une seule creuvaison sur la totalité du parcours (aucune sur la portion entre Uyuni et SPDA), et aucun soucis mécanique. Après nettoyage et révision à l'arrivée, les vélos sont ressortis presque neufs de l'aventure en dehors de quelques rayures. Cela prouve que, pour un voyage assez court, un équipement peu coûteux (au regard des rolls royce que possèdent certains !) est suffisant, et ouvre à presque toutes les bourses l'accès au voyage à vélo.

- Outils utilisés : * GPS garmin extrex 20 avec carte OSM : nous l'avons utilisé au quotidien pour planifier nos étapes, afficher les profils altimètriques, etc. Un GPS est indispensable pour ce parcours ; les smartphones peuvent éventuellement faire l'affaire, mais le GPS à pile me semble quand même plus fiable (précision et autonomie). * iOverlander : une application bien connue de ceux qui voyagent en campingcar/van, car les membres recensent les lieux de camping et de bivouac. Sur ce parcours, l'application permet de localiser les lieux où il sera possible de planter sa tente à l'abri du vent. Trés précieux ! * mapsme et windymaps : nous avons installé ces app sur la tablette, elles ont des cartes très précises que l'on peut utiliser en étant hors ligne (après téléchargement des dites cartes). Les 2 sont basées sur OSM. Le poids des cartes à télécharger est beaucoup plus light sur mapsme, mais les windymaps ont pour avantage un affichage très qualitatif du relief, avec des courbes de relief bien détaillées. * le document cité plus haut (http://www.tour.tk/pdf/cycling-southwest-bolivia.pdf) ainsi que nos différentes notes nous ont également bien servis au quotidien.

- Logistique et ravitaillement : c'est un point sur lequel nous avions été alerté grâce aux différents retours cumulés. En ce qui concerne l'eau, les points mentionnés sur le document pdf sont justes ; ces points sont réguliers. Nous avions jusqu'à 16L d'eau sur nos vélos (8L chacun), mais nous avons atteint ce maximum uniquement sur 4 étapes (Uyuni, San Juan, Laguna Hedionda, hotel desertio). Je confirme ce qu'on peut lire ailleurs ; on a jamais dépassé 2jours sans eau, et j'estime même notre durée maximum sans voir de point d'eau à 30h (du matin du jour 7 à la laguna Hedionda - ecolodge los flamencos - au début d'après midi du jour 8 - passage à l'hôtel desertio). En revanche, il est plus dur de trouver à manger. Nous nous sommes ravitaillés à notre départ à Uyuni, puis principalement à San Juan : à notre départ à San Juan nous avions une dizaine de repas dans nos sacoches, pour environ 7kg (soupes, pâtes, sauces, boites de thon, avoine, biscuits, café, etc.). Il est possible de manger dans la plupart des hébergements, mais ce n'est pas toujours garanti : les "tours" ont la priorité, car ces hébergements sont conçus pour eux. On vous dira parfois qu'il n'y a rien à manger alors que les cuisinières sont affairées... ou bien on vous demandera d'attendre la fin du repas des tours organisés pour vous offrir les restes ! D'autres fois on vous mêlera aux groupes et vosu aurez le droit pour pas très cher au rituel "sopa de verdura, pasta con salsa". On trouve des épiceries à Huallajara, le petit village après la laguna colorada ; la laguna colorada constitue le seul endroit où se ravitailler après San Juan (mais à ce stade il ne reste que 2 à 3 jours de route).

En synthèse, cette traversée d'Uyuni à San Pedro de Atacama (SPDA), aura représenté pour nous : - 530km, dont 470km environ sur des pistes d'état variable : de très bon (du côté du salar) à très, très mauvais (sur la partie centrale du sud lipez : cailloux et sable empêchent d'avancer et obligent régulièrement à pousser le vélo). - 13 jours, 52 heures de vélo (hors pauses), soit 4h par jour en moyenne. Nos étapes vont de 1h30 à 6h, ce qui représente en réalité, avec les pauses, des journées totales allant de 2h à 9h. - 10,17km/h en moyenne, mais avec de grosses différences selon les jours : de 5,5 km/h sur l'étape la plus difficile/pénible (nous avons beaucoup marché-poussé à cause du sable) à 19,1km/h le dernier jour grâce à la longue descente vers SPDA (2150m de D-). - 5 nuits de bivouac en pleine nature (entre 3700 et 4700m d'altitude) et 7 nuits dans les hébergements que nous avons croisés. Ces petits hostels, en général utilisés par les tours organisés restent très spartiates : il n'y a parfois pas d'eau courante (donc pas de douches), et l'électricité n'y est assurée que par groupe électrogène, en général 2 ou 3 heures le soir. - un isolement partiel : nous n'avons eu qu'une seule connexion wifi en 13jours (à la laguna Colorada) et le réseau mobile est très limité (nous n'avions pas de sim bolivienne). Il y a du réseau à Colcha K et San Juan, mais au delà c'est inexistant ou presque. En revanche, nous n'étions pas les seuls dans ces déserts, parcourus par de nombreux tours organisés. Nous avons croisés plusieurs 4x4 par jour (de quelques uns à plusieurs dizaines selon les zones et les jours). D'un côté cela atténue voire dégrade l'expérience du désert que certains peuvent rechercher ; d'un autre côté, cela constitue une forme de sécurité en cas de gros pépin. Les tours se sont plusieurs fois arrêtés pour discuter avec nous. A deux reprises nous avons pu avoir de l'eau et un peu de nourriture, mais cela aurait probablement été possible à chaque passage de 4x4 si nous avions demandé. - une météo excellente (quasiment aucun nuage en 13jours!) et des températures pas si froides que ça au regard de l'altitude (après San Juan de Rosario, on est toujours au dessus de 4200m d'altitude, et jusqu'à 4900m). En cette saison (octobre), entre 20 et 30 degrès la journée ; minimum autour de -5/-8 la nuit (mesuré vers 5h30 sur un lieu de bivouac à 4700m). - beaucoup de vent : c'est LA difficulté principale de ce parcours. Le vent se lève progressivement et atteint sa "vitesse de croisière" généralement en milieu de journée, cela dépend des zones (entre 11h et 14h). Il peut devenir très froid au dessus de 4700m ; enfin, à toute altitude, il peut génèrer des bourasque de sable qui sont très désagréables. Quoiqu'il arrive, après 15h, votre préoccupation principale, si vous campez, sera de trouver un lieu abrité pour planter la tente (l'utilisation d'iOverlander peut grandement vous simplifier la tâche !).

J'ai pris quelques notes, étapes par étapes, sur notre parcours, que je vais publier à la suite de ce message dans les prochains jours. Nous avons également réalisé de courtes vidéos (le son et le cadrage ne sont pas toujours au rendez vous...), consultables sur le google drive suivant : https://drive.google.com/folderview?id=19Oweg_9kWT4PO6mscsv8VVpawWq-Mo3k Je mettrai des photos étape par étape dans les messages.

Si vous avez des questions ou bien si vous hésitez à aller poser vos roues dans ce coin du monde, n'hésitez pas à me contacter :)

Olivier
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Trois semaines en Bolivie par Breizhdub
EN ROUTE... Bon bah voila, c'est parti, me voila dans le train pour Paris, de laquelle je m'envole pour la Bolivie demain matin. Voici a peu pres 6 semaines que je prépare cette aventure de trois semaines ou j'ai prévu de voir un bon bout de terre de ce pays. 3 semaines pour un pays comme celui-ci, ce n'est pas énorme, car des photos et récits que j'ai pu parcourir sur VF, les quatres coins de ce pays en valent la chandelle.

POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...

DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:

Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?

Exact

Et donc vous partez seul, style routard?

Exact

C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?

Je suis développeur Web

Tres bien, cela consiste en quoi?

Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.

Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?

Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.

Je travaille pour XXX.

Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?

J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...

Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?

Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne

Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.

Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!

Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:

Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??

Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...

Ok

Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
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Pérou mai-juin 2017
· Samedi 20 mai : LIMA

Arrivés à 18h 30 pris un taxi à l’aéroport (dans une entreprise avant de sortir 60 soles). Trajet jusqu’à l’hôtel long car bouchons ++. Hotel casa del Mochilero, j’ai détesté cet auberge, quand nous sommes arrivés, la « chambre » n’était pas prête et elle était sale. L’ambiance dans les parties communes est comme une chouille perpétuelle avec échange et consommation de divers produits stupéfiants… ambiance routards enfumés dont les souvenirs de voyage seront limités

· Dimanche 21 mai : BUS LIMA-TRUJILLO

Départ à 8 heures, 10 heures de trajet avec la compagnie Cruz del Sur ++ très bon service à bord. Hôtel enkanta 64 soles en dortoir miteux. Salle de bain sale.

· Lundi 22 mai : TRUJILLO-CHICLAYO

Visite Chan-Chan musée fermé le lundi Visite temple de la lune et musée Trajet en bus 3-4 heures Hôtel Solek un peu loin de la ville mais propre.

· Mardi 23 mai : CHICLAYO-BAGUA GRANDE

Hôtel Cesar 30 soles +

· Mercredi 24 mai : BAGUA GRANDE-CHACHAPOYAS

Visite KUELAP super site archéologique et le téléphérique récemment installé (1 mois quand nous y étions) est juste impressionnant, on passe dans les vallées brumeuses à une altitude assez vertigineuse ( phobique du vide vous aurez peut être du mal à le vivre…) mais ça vaut le coup d’œil c’est vraiment magnifique.

Hôtel Auberge chachapoyas backpackers 43 soles la nuit chambre double sans sales de bain ++ super accueil, propre.

· Jeudi 25 mai : CHACHAPOYAS-POMACHOCHAS

Sur le conseil du gérant de l’auberge de chacha, nous sommes allés à choctamal lodge (fermé quand nous y étions) le cadre est super et il y a des mangeoires à colibris. Nous en avons vu beaucoup, mais pas la loddigésie. Ensuite dans le même village on a voulu visiter la réserve privée. Malheureusement le gérant n’était pas là, et l’employé (fermier/guide) qui habite à coté n’avait pas le droit de faire visiter sans son accord. Prévoir des bottes, hautes herbes et souvent humide. Sur la route entre chacha et poma nous nous sommes arrêtés à la réserve d’HEUMBO +++ centre d’interprétation/lodge. Le lodge était inoccupé mais la grille de l’entrée était ouverte alors nous sommes entrés et y avons vu la loddigésie et pleins d’autres colibris tous aussi différents et sublimes les uns des autres. Départ pour Pomachochas hôtel Lago Azul ++ 40 soles.



· Vendredi 26 mai : POMACHOCHAS-MOYOBAMBA

On a voulu visiter Albra Patricia et Alto Nieva mais les zones protégées étaient fermées à double tour (barrière et cadenas) quand nous sommes passés devant avec le taxi. Bien dommage. Du coup on a tracé la route en allant directement à Moyobamba. En cherchant l’hôtel indiqué sur le guide la Casa de Seizo (qu’on ne trouvera jamais). On arrive au lodge Wakanki +++ également indiqué sur le guide mais comme ferme d’orchidée. La chambre est à 60 dollars la nuit. L’endroit est extraordinaire, à lisière de jungle c’est un paradis à orchidées et colibris. Le seul bémol est que les chambres ne sont pas équipées de portes moustiquaires, ni même de moustiquaire pour le lit. Ça, ce fut le gros problème du séjour, car il y eu (sans exagérer) au moins 20 espèces d’insectes différents dans la chambre. Et l’eau du robinet est trouble quand il pleut. Malgré ces inconvénients, j’ai adoré le séjour dans ce Lodge.

La ville de Moyobamba est très agréable et quand nous y étions il y avait des fêtes, tout le monde dansait sur la place d’arme c’était amusant et bon-enfant. Nous avons aussi profité un Café le Aromacafe Jr.San Martin n°183. Déguster des cafés, capuccinos, glaces artisanales gâteaux fait maison…. Tant de bonnes choses. On a également acheté le Café bio local mis en vente dans le magasin. Nous organisons aussi pour le lendemain un tour avec la guide Jacqueline Sarmiento qui travaille en collaboration avec le Lodge. Nous lui demandons également de contacter par téléphone l’agence qui organise les tours dans le parc de Tingana, pour nous inscrire.

· Samedi 27 mai : TOUR ORGANISE

Nous passerons la journée avec la guide 100 soles et un chauffeur 150 soles 1. 08h00 Randonnée zone protégé de Morro de calzada. Ça nous a un peu énervé de faire cette activité. Elle n’a pas su nous montrer des animaux/oiseaux alors qu’on avait insisté sur le fait qu’on voulait voir la faune. 2. 12h00 repas local (riz/haricot rouge/poulet) 3. 14h00 Tour en bateau (on a du payer la place de notre guide qui est venue avec nous alors qu’elle ne nous a rien expliqué c’est le guide du parc qui nous délivrait les informations sur les animaux…) parc naturel Santa Elena ++ on aurait aimé faire cette activité avant la randonnée car on aurait vu beaucoup plus d’animaux à 8 heures qu’à 14 heures… 4. Visite d’une ferme à papillons ++ Elle a voulu nous faire visiter un autre endroit dans la ville de Moyobamba (encore un coup à nous faire raquer pour acheter des trucs) je ne sais plus ce que c’était mais on a préféré rentrer pour profiter des colibris au Lodge avant que la nuit ne tombe.

· Dimanche 28 mai : TOUR TINGANA/YURIMAGUAS



Levés à 5 heures (45 minutes de route) le tour débute à 6 heures. Guide au top je pense que c’est Juan Izuisa il voyait absolument tout et connaissait tous les animaux. Le tour comprend petit déjeuné et déjeuné. On a vu toucans, singe 4 espèces, chouettes, serpents nocturne, oiseaux, coatis, paresseux… Départ pour Yurimaguas 4-5 heures de trajet avec changement à Tarapoto. Hôtel à Rio Huallaga 150 soles. On se rend dans le local de Huayruro tour (juste à coté de l’hôtel) pour organiser notre tour et payer (on avait, au préalable 2 jours avant, communiquer avec Miguel le gérant). C’est 600 soles environ par personne pour 4 jours 3 nuits. Prévoyez que des soles ils n’ont pas voulu prendre un de nos billet en dollar car c’était « écrit » dessus. Bref …

· Lundi 29 mai : YURIMAGUAS –LAGUNAS

Départ en bateau à 7 heures (5heures de trajet pour nous ce jour là). On a dormi à l’hôtel Hospedaje Eco 50 soles la nuit. Très pratique on peut laver du linge, convivial propre avec moustiquaire aux portes de chambre. On rencontre Miguel (le dirigeant du tour opérateur) qui nous explique comment va se dérouler la journée du lendemain ce que l’on désire manger pendant les 4 jours… On se fait une amie française qui va également faire un tour mais de 3 jours avec un autre tour opérateur.

· Mardi 30 mai : PACAYA SAMIRIA

Petit déjeuner dans l’agence. Ce qui nous a saoulé dès le matin car on croyait que c’était dans l’hôtel et Miguel ne nous avez pas expliqué les choses de cette façon. On prend « la route » pour rejoindre la rivière. On arrive avec la pluie. Notre guide Jeffrey et notre cuisinière Sonia préparent notre pirogue et bâchent nos affaires pendant que l’on va s’inscrire sur le registre du parc. Début du tour sous la pluie torrentielle. On s’arrête à la première case en bambou au dessus de l’eau pour manger pates à la sauce tomate. On verra paresseux, singes, toucans, grenouilles, capucins, serpents, on a péché des poissons. Le soir on dort dans une grande cabane au dessus de l’eau il y a plusieurs chambres sans porte, les murs en bambou, le sol en bois, la toiture en feuille de palmier. Douche et toilette. Grande cuisine et salle à manger. Les personnes cherchant le confort, passez votre chemin. Il y a des cafards et pleins d’araignées, la nourriture est basique, on mange de la banane plantin à tous les repas. Une fois des frites, souvent des omelettes, deux fois du poisson des pates 2 fois. Jamais de fruits et je trouve ça complètement con sachant qu’il y avait des cagettes entières de fruit (banane, oranges…) et qu’on en a pas eu une seule fois. Les lits sont inconfortable, sale et humide mais heureusement il y a des moustiquaires ( et ça vaut tout l’or du monde à ce moment précis)



· Mercredi 31 juin : PACAYA SAMIRIA En plus nous avons vu des dauphins, des loutres, des tortues et plein d’oiseaux. La deuxième cabane ne dispose pas de douche il faut se laver dans la rivière. On fait une sortie nocturne le soir et on verra des bébés crocodiles 2 mètres le bébé quand même lol.



· Jeudi 1 juin : PACAYA SAMIRIA

Randonnée dans la forêt (4heures)bottes obligatoires. Si vous n’en avait pas de toute façon l’agence vous en prête sauf si vous faites plus de 43 de pointure car mon conjoint à voulu s’acheter des basquettes sa pointure du 45, il n’a jamais trouvé. Bref quoi qu’il en soit nous avions nos propres bottes. Les miennes très pratiques, étaient larges au niveau des mollets si bien que je faisais rentrer de la boue sans arrêt. Mais sinon c’était une super randonnée, mais avec quelques passage technique où il fallait beaucoup d’équilibre pour passer d’une rive à l’autre en traversant sur des planches immergées une rivière avec des crocodiles et poissons électriques. Sans ça tomber à l’eau avec nos appareils photos… nous enchantait pas non plus… il y eu quelques moment de stress oui. En dehors de ça notre guide est vraiment doué. Il attrape les tortues et les bébés croco à mains nues. Il connait beaucoup de plantes.



· Vendredi 2 juin : RETOUR SUR LAGUNAS Retour sur Lagunas entre deux averses, il doit pleuvoir 2 fois par jour à cette période. On profite encore des animaux que l’on peut observer perroquets, toucans, tortues… On part à 8h30 de la cabane on arrive à 14h30. On donnera un pourboire à notre guide et la cuisinière. Sans aucun remerciement, et des au revoir brefs. J’ai trouvé leur attitude méprisante et malvenue. On retourne à l’hôtel (hospedaje eco) retour à la civilisation.



· Samedi 3 juin : RETOUR à YURIMAGUAS PUIS TARAPOTO

Départ le Lagunas à 6h20, arrivés à 13h30 à Yuri. On se pause dans un restaurent pour regarder la coupe de la champions ligues. Yuri-Tarapoto 10 soles par tête. A Tarapoto hôtel la PATARASHCA 140 soles super hôtel avec piscine le pied. Le restaurent dans l’hôtel super bon. Super retour à la civilisation pour le coup. On profite pour se promener dans la ville qui est plutôt charmante à l’orée de la jungle.

· Dimanche 4 juin : TRARAPOTO-TINGO MARIA

Trajet Tarapoto à Tingo Maria 10 heures. A Tingo le Green Hôtel 90 soles est un bon compromis entre confort et prix abordable chambre petite mais très propre. Toit terrasse pour le petit déjeuner avec vue sur la rivière et la jungle un régal pour les yeux. La ville est très animée et agréable.

· Lundi 5 juin : TINGO-CERRO DE PASCO-TARMA

On a voulu visiter la mine en activité à Cerro de Pasco mais c’était inerdit. Une fois parti de la ville on s’est rendu compte qu’il y avait (en cherchant sur internet) un cimetière coloré et différent de ce que l’on peut voir ailleurs… reste à confirmer. La ville est froide et en altitude 4300mètres et le mal des montagnes se faisait un peu ressentir, mais ca allait. Il y a quelque chose de spécial dans cette ville qui la rend attirante mais malheureusement il y a peu d’activité et d’infrastructure pour les touristes. Donc ce n’est pas évident de savoir ce que l’on peut faire et visiter. On redescend sur Tarma qui est à 3000 mètres on se sent déjà mieux. C’est une ville accueillante assez jolie.

· Mardi 6 juin : TARMA-HUANCAYO Visite du village la Conception, visite du couvent Santa Rosa Ocopa qui a l’air authentique en haut du village à coté de la forêt. Mais c’est fermé le Mardi donc on n’a pas pu rentrer. Visite de la Ville achat de produits bio et locaux.

· Mercredi 7 juin : HUANCAYO-LIMA

Départ à 8h45 arrivée à 17h15. Hotel Intencity Miraflores ce n’est pas simple de trouver car il n’est pas indiqué enfaite il est juste à coté de la boulangerie. A 15/20 min à pied du centre, grande cuisine disponible. Les chambres sont grandes, il y a plusieurs terrasses.

· Jeudi 8 juin : LIMA

Ville moderne, dynamique, riche du point de vue de l’histoire et de la culture du pays (pré hispanique, pré incas, hispanique…). Très belle ville avec beaucoup de magnifiques façades coloniales

Visite du centre historique églises et cathédrale, catacombe+++.

Visite de Miraflores, il y a un café qui fait des churros trop bon le café MANOLO parc Kennedy +++ et marche jusqu’à la mer.

· Vendredi 9 juin : LIMA

Visite du musée Larco +++ Visite du quartier Barranco qui est bohème il y a un super bon glacier BLU la gelateria Jr 28 de Julio 202 +++



· Samedi 10 juin : LIMA-DEPART PARIS

Visite du quartier de Victoria. Les fontaines, le stade et le Musée MALI

Fin d’après midi départ pour Paris
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Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques...
Bonjour tout le monde!

2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais aussi de remercier (directement et/ou indirectement) les différents membres de ce forum auprès desquels j'ai pu glaner toutes les informations nécessaires. De même, je me devais de rendre la pareille à tous ceux qui pourraient trouver quelques astuces dans les prochaines lignes... N'hésitez pas!

Pour ce trip, dont les billets ont été bouclés 15 jours avant le départ, on aura passé un mois (du 19/07 au 20/08) en Amérique du Sud, en arrivant à Buenos Aires et en repartant de La Paz. Pour se déplacer, on aura utilisé tous les moyens de locomotion. Ce voyage nous amènera sur les points suivants: - Buenos Aires - les chutes d'Iguazu - la région de Salta et le Nord ouest de l'Argentine - Tupiza - Le Sud Lipez et le salar d'Uyuni - Copacabana et le lac Titicaca - La Paz et ses alentours

Mais on y reviendra plus tard... Alors, embarquez! A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
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Retour de 2 semaines dans le sud péruvien
Retour de 2 semaines dans le sud péruvien de Christine et Thierry

Ca y est le voyage est terminé mais que de bons souvenirs.......... T Nous sommes partis du 25 avril au 11 mai 2016 JOUR 1: Départ pour Lyon, où nous aurons notre premier vol Lyon- Madrid, ( 7h00 du matin ) Nous avons ensuite 2h00 d'escale à Madrid avant de repartir pour 12h00 vol direction LIMA. Nous avions choisi la compagnie LAN -IBERIA, dans l'ensemble plutôt satisfait des prestations. Nous arrivons donc vers 18h30 à l'aéroport de LIMA

C'est notre coup de cœur en terme de logement de notre voyage, c'est un hôtel au confort simple, voir très simple pour l'eau chaude, mais plein de charmes, , il possède un toit terrasse ou on peut y voir des tortues, des perroquets ..... C 'est sur cette terrasse que nous avons pris le petit déjeuné (non compris dans le prix de la chambre) . La dame qui s'occupe de l hôtel est charmante, elle nous a même dépannés de quelques soles a notre arrivée puisque nous n'avions pas eut le temps de changer notre argent ( arrivée a l'hôtel à 20h00) . Nous partons donc manger à proximité puis retour à l'hôtel.

JOUR 2 :

Nous consacrons le fin de matinée à visiter le centre historique de LIMA (magnifique) puis allons manger chez TATAN'S où je mange la meilleurs ceviche de notre séjour.....accompagnée bien sur d'un PISCO SOUR!!!!!! A ne pas rater e couvent St Domingo avec une vue imprenable sur LIMA. En fin d après midi, nous allons à MIRAFLORES (quartier de LIMA) afin de voir la mer et ses surfeurs.....Nous n avons pas vraiment aimé l'aspect bétonné de MIRAFLORES, mais nous avons pu réserver là-bas le train pour le machu picchu à l'agence Pérou rail ( nous n'avions pas encore réservé). En rentrant, nous nous arrêtons au "parque de la reserva" situé en périphérie de Lima. C'est un parc publique ( mais entrée payante 4 soles) et le soir on peut y voir une féerie des eaux, il faut y aller la nuit, mais c'est vraiment un parc très chouette. A heures fixe, il y a un spectacle, son et lumière (vraiment de bonne qualité ) et ensuite il y a plein de fontaines de forme et de couleurs différentes. Retour à notre hôtel (en métropolitain).

JOUR 3 : Départ pour AREQUIPA , nous avions réservé un vol interne. Arrivé à Arequipa dans l'après midi, nous étions logés à " LOS ANDES" , un logement plutôt simple mais sans attrait particulier. Le gros avantage est que ce bed and breakfast est très bien situé à seulement 20 m de la place d'arme d'Arequipa, de plus les chambres sont grandes et trés propres, ils sont venus nous chercher à l'aéroport. Première visite d'Arequipa et de la place d'armes superbe........ couché de soleil sur la terrasse de l'hôtel, ensuite nous allons manger au restaurant '"el colibri" conseillé par le routard...ben, bof bof pour nous on a pas été enchanté du tout, repas pas terrible et service inexistant ( à oublier).

JOUR 4 : Visite d'Arequipa, avec son petit tour au marché couvert avec dégustation de jus de fruits, puis visite du monastère SANTA CATALINA un incontournable qui vaut vraiment le détour.... On profite de la fin d après midi pour se faire une pause "bière" dans un bar a bière (qui propose plein de bières artisanales péruviennes différentes........... (Chela Wasi Bar). Nous partons ensuite à la recherche d'une agence pour réserver notre treck du lendemain. Nous avons longtemps hésiter, entre le faire seul, prendre une agence francophone, après réflexion, notre choix , c'est porté sur l'agence " scheiwtzer" plutôt pour son prix que pour autre chose ( 140 soles / pers). Dernier repas pris à Arequipa, nous allons au ZIG-ZAG, le repas y est délicieux, on rentre se coucher pas trop tard, car départ pour le trek a 3h30.

JOUR 5 : Départ pour le trek 3 jours et 2 nuits pour le canyon Del Colca, un minibus vient nous chercher, nous prenons nos sacs à dos complets car nous ne repasserons pas par Arequipa après le trek, après 3h00 de route nous nous arrêtons à la croix du condor, belvédère spectaculaire duquel nous observons le vol majestueux des condors, puis pause pour le petit déjeuner. Vers 10h30 nous nous retrouvons pour le départ du trek, nous serons un groupe de 7 personnes , 5 américains et nous !!!!! Pour des personnes ne parlant pas l'anglais, on est servi!!! c'est pas grave ils sont hyper sympathiques et puis en parlant doucement et en utilisant des mots simples, on se fait bien comprendre......nous partons de cabanaconde ( 3287 m ) pour rejoindre San juan de chucho ( 2300 m) Evelyne notre guide péruvienne nous accompagne..... Nous laissons nos sacs( les plus gros ) dans une auberge de Cabanaconde et c'est parti pour la descente infernale......nous avons environ 3 h de descente, il faut savoir quand même que c'est trés physique ....la descente est raide et escarpée et le soleil tape fort......tout ça pour vous dire, que au bout de 2h1/2 de marche, j ai eut mal a la tête, mal au cœur, des nausées....etc bref, une belle insolation au fond du Canyon Del Colca ( là, ou il n'y a rien de rien!) heureusement les guides étaient là, ils m ont fait sentir une préparation à base d'herbes ( je ne sait pas ce que c était ) qui m'a requinquée, et j'ai pu doucement finir la randonnée, nous arrivions a San juan De Chucho, "chez gloria" . Le logement est sommaire, mais l'ambiance est conviviale, pas d électricité, et repas frugal, Le lendemain debout 7h00 pour aller jusqu'a l'oasis de Sangalle, avant le départ nous prenons un bon petit déjeuner composé de crêpes à la banane et au chocolat...........

JOUR 6: Cette journée est nettement plus reposante que la veille, la traversé de nombreux petits villages est intéressante, de plus le guide nous propose plein d explications sur la flore variée que nous rencontrons . Arrivé à sangalle vers les 12h00. Sangalle est un petit oasis , entoure de petites piscines alimentées par l'eau des montagnes, donc après midi baignade, farniente................. Thierry a même du coup pu jouer au rami avec nos amis américains, on se couche tôt car demain c'est la remontée........1000m de dénivelé en 3h00 à remonter!!!

JOUR 7 Encore fatiguée de mon expérience précédente, je préfère remonter en mule, donc Thierry partira a 4h30 à pied et moi à partir de 6h00 en mule. L 'expérience de la remontée en mule, est vraiment très éprouvante, car la remontée est raide, de plus ces bêtes, marchent à coté du précipice et bien sur n'en font qu'a leur tête, histoire d'aller brouter un peu d'herbe n'importe où!!!!! Quand a Thierry , il a en a profité pour remonter tel une flèche , il arrive épuisé mais enchanté. Ensuite la guide nous accompagne à Cabanaconde ou un petit déjeuner nous est proposé (on en profite pour récupérer nos sacs) , ensuite nous allons faire une pause (très touristique) aux sources d'eau chaudes de la Calera. Nous allons jusqu'a Chivay, ou nous dépose notre guide, car nous devons prendre un bus touristique 4M(pour nous rendre a Puno. Attention au niveau du temps, nous étions vraiment juste pour avoir notre car heureusement que nous avions bien averti notre guide car sinon je pense que c'était raté. Le trajet en bus est trés confortable, dans le bus il y a une hôtesse qui est au petits soins, nous faisons plusieurs haltes, nous arrivons a Puno a 19h00, à l'arrivée l'hôtesse nous aide même a trouver un taxi et nous accompagne jusqu' à la chambre que nous avions réservé ( hasard des choses, c 'est chez une amie à elle ) . Nous arrivons, à kusillo's posada, une chambre d hôte tenue par Jenny, une dame trés charmante et accueillante. Nous avons une grande et belle chambre, un lit King size, à notre arrivée jenny nous apporte un plateau avec thé et maté de coca et nous fournie plein d'explications sur la ville et les visites à faire, elle nous conseille aussi de bons restaurants. Pour ce soir, le restaurant, ce sera MOJSA : Repas très bon et excellent rapport qualité prix (encore une ceviche pour moi et alpaga pour Thierry). Nous lui expliquons, que le lendemain nous devons partir pour aller visiter les iles AMANTANI. Nous lui demandons si nous pouvons laisser nos sacs, chez elle , ce qui ne lui pose aucun soucis.

JOUR 8: Nous décidons de partir vers 8h30 ( waouh une grasse matinée!!!) Jenny nous sert un petit déjeuner terrible, au top : Œufs brouillés aux poivrons pour Thierry et crêpes à la banane et au lait concentré pour moi , ainsi que salade de fruits, pains frais de variété différentes......etc. Pour nous rendre sur les iles Amantani, nous avons suivit les conseils de Romain. Nous sommes allés a CAPACHICA en collectivo (afin de rejoindre le bateau pour les iles), superbe expérience, surtout que nous nous sommes aperçu que ce jour là à CAPACHICA c'était la fête du village. Toute la population était apprêtée en costume, musique etc.......du coup nous y sommes restés un moment, puis nous avons cherché une moto taxi pour rejoindre l'embarcadère pour aller sur l' ile Amantani, où nous attendait YVAN (une famille)

Nous avons pris un le bateau qu'utilise tous les habitants de l'île pour se rendre sur le continent. Amantani est une île d'environ 4000 habitants on dirait que là bas le temps c'est arrêté, il n y a pas de voiture, tout est vert , paisible..... Yvan nous emmène dans sa maison, une jolie petite maison, où Il vit avec sa femme , son fils et sa petite fille de 13 mois. Il est très gentil , il nous fait à manger pour midi ( soupe de légume et de quinoa, parfumée au herbes ) puis nous propose d'aller au Pachamama, un sommet à 4000m ( nous sommes déjà à 3800m) et on grimpe encore, mais arrivé en haut, nous avons une vue magnifique qui domine tout le lac ............. Nous redescendons pour prendre le repas avec Yvan et sa famille, au menu : Maïs, galette de fromage, œuf et thé a la muna ( herbe locale ). Yvan nous propose d'aller à la soirée des touristes, qui se déroule à la salle communale, nous y allons, mais à notre arrivée, nous sommes très déçus (et oui quelle mascarade de voir tous les touristes en habits péruviens tentant vainement de pratiquer les danses péruviennes) fatigués nous avons préféré aller nous coucher .

JOUR 9: Après un bon petit déjeuné : Pancakes fait par Yvan notre hôte, nous partons pour l'île Taquille, dans un bateau touristique. J'ai moins aimé Taquille, peut être est ce du au fait qu'il y avait beaucoup de touristes sur cette îe, que j ai trouvé moins authentique que Amantani. Le bateau nous dépose à 500 marches du centre du village ( et hop, on grimpe encore), petite visite du village et de l'artisanat local, puis encore 500 marches et retour sur Puno en bateau. Nous retournons à kusillo's posada où nous attend Jenny, elle nous suggère d'aller au restaurant ' los Balcones de Puno' un restaurant spectacle , très sympa, de plus c'est là que Thierry a pu déguster du " cuy" ......

JOUR 10: Journée " tranquille" puisque après un excellent déjeuné chez Jenny, nous partons pour Cusco, en bus touristique ( tourismomer, ) même si je n'aime pas les "bus touristiques" j'ai trouvé cela plutôt pas mal. En effet, cela nous a permis de découvrir des sites par forcement connus, le bus fait 4 haltes durant le trajet, du coup cela a un coté reposant de se " laisser porter" , nous avons visité entre autre The Andahuaylillas church une église somptueuse........ Arrivée à 17h00 a Cusco, ou nous attend William, un français marié a une péruvienne ( de plus tout jeune papa!! ) ou nous logerons pendant les prochains jours. William, nous emmène chez lui, il a un bel appartement idéalement bien situé à Cusco, mais le + surtout c'est que william, connait extrêmement bien la région et donne tous les conseils et tous les itinéraires du coin pour optimiser nos visites . Apres être installé confortablement chez William, en sa compagnie nous organisons nos visites pour les prochains jours, au début nous pensions prendre un taxi privé, mais du coup, avec les indications de William, nous avons opté pour un autre programme.

JOUR 11 : PISAQ: William nous explique comment se rendre en collectivo jusqu'a PISAQ, en plus comme nous sommes jeudi , c'est le jour du marché, il nous recommande de commencer par faire le marché ( qui est immense ) puis ensuite mous négocions un taxi afin de monter sur le site ( il y a moins de monde l'après midi ), nous nous acquittons du boleto touristique, au passage j explique ( en franglais/spanol) que nous souhaitons une fois au site redescendre a pied ( suggestion de William) mais le garde me dit que la route est fermée et qu' il faudra redescendre en taxi ( ce qui plait a notre taxi ). Arrivé sur le site , nous n'avons pas envie de redescendre en taxi ( ca flaire l'arnaque....) et en effet la route que nous voulions prendre est bien fermée, mais il existe un autre chemin pour redescendre à pieds (ce que le garde c 'était bien gardé de nous dire......).Et c est donc reparti pour une descente de 2 h00 à travers le site, heureusement que les paysages valent le coup notamment les vestiges des tombes incas à flanc de montagne).De retour a Pisaq (on en a profité pour acheter tous nos souvenirs), nous rentrons en collectivo à Cusco. Comme il n'est pas trop tard, nous en profitons pour visiter la ville, le soir nous allons manger a INKAZUELA (guide du routard) restaurant à recommander, carte originale et appétissante et service impeccable !!(avec un serveur parlant le français)

jour 12:

On continue notre programme de la vallée sacrée, par contre on prévoit un sac car le soir nous ne rentrons pas chez william, nous dormirons à Agua calientes . Départ en collectivo pour CHINCHERO, visite du site, le village est magnifique, il y a de nombreuses échoppes avec des tisseuses, plein de démonstration, de plus le site est plutôt calme ( ce n est pas le jour du marché, donc il y a bien moins de monde). Puis nous partons à la recherche d'un taxi pour nous rendre à MORAY, un jeune homme nous propose de le faire pour moins cher que ce que nous avions prévu ( William nous avait donné les indications de tarif). Visite du site de MORAY, puis le jeune homme nous dépose à MARAS, ou William nous a suggéré une ballade de 8 a 10 km jusqu'aux salines, nous en profitons pour pique niquer (j'avais acheté des avocats et des pains à chinchero). Visite des salines de Maras qui sont très impressionnantes, puis nous les traversons complètement pour rejoindre la route Urubamba -Ollantaytambo , ou nous faisons du stop pour récupérer un collectivo pour nous rendre à Ollantaytambo. Arrivée a Ollantaytambo, nous allons visiter la forteresse, très impressionnante cette ancienne forteresse inca, est faites de terrasses qui semblent interminables ( et on grimpe encore....) A 18h00 nous nous présentons à la gare , afin de prendre le train" Perou rail" pour nous rendre a Agua calientes , afin d'aller au machu picchu. Je n'ai vraiment pas aimé tout le " business" fait autour du machu picchu. Compte tenu que nous n'avions pas beaucoup de temps, ( passer par hydro electrica nous aurait fait perdre trop de temps) nous n'avions pas d autre solutions que de prendre le train ( hors de prix). Nous prenons donc le train à 18h30, il y a beaucoup de monde et tout n'est pas très bien organisé, heureusement dans le train , il nous propose une collation, nous n'avons pas pu profité du paysage , vu l'heure tardive ou nous prenions le train. Nous arrivons donc à agua calientes à 21h00, l'hôtel vient nous récupérer. J'ai choisi un hôtel peu cher sur le guide du routard ( vu le peu de temps que nous allons y passer ....) "los caminantes" se fut la pire nuit de notre séjour, la chambre sans fenêtre, empestait l'odeur de moisi, heureusement on y a pas trainé. Levé 4h00 pour aller prendre le bus pour le machu picchu, on avait choisi de faire la montée en bus et de redescendre à pieds . jour 13: Ca y est c'est le grand jour, on se presse devant les bus, il y a déjà une foule interminable , mais on est bien placé, au moment de monter dans le bus, la personne qui vérifie les billets nous arrête, en effet il y a une erreur dans nos billets, le mien est pour monter et celui de Thierry uniquement pour redescendre!!!!! Lors de la réservation de nos billet ( à Cusco) la personne c'est trompé, sauf que là il ne veulent pas que l'on prenne le bus....après négociation et une grande perte de temps, ils nous autorisent à monter. Nous arrivons sur le site à l'ouverture, c'est grandiose, nous passons beaucoup de temps a visiter le site qui est immense....à 9h00 nous allons vers la Montana car nous avions pris ce site aussi. J'avais beaucoup hésité car je n'étais pas sur d'y arriver, mais nous y sommes allés doucement ( 2160 marches et 600 m de dénivelé) c est dur mais cela vaut vraiment le coup, en haut la vue est splendide...... Ensuite nous sommes redescendus, pris encore un peu de temps pour visiter le site, manger un morceau (nous avions prévu des sandwichs) puis nous sommes redescendu tranquillement à agua calientes ( encore 1700 marches ) où nous nous sommes promenés en attendant notre train ....et en buvant une petite cusquena (bière péruvienne). Arrivé à 18h00 à Ollantaytambo, nous prenons un collectivo pour rentrer à Cusco, au passage nous nous arrêtons dans un petit resto à cusco, où pour 15 soles , nous avons salades à volonté et 1/4 de poulet ( los todos pollos). Nous arrivons épuisés mais plus qu'heureux de notre journée.... JOUR 14/ ca sent la fin..... Dernier jour à Cusco, nous en profitons pour finir nos achats, aller au marché artisanal, aller au marché SAN PEDRO, boire un jus de fruit, puis nous flânons dans la ville. Par hasard nous nous trouvons sur une place, où des stands sont installés et proposent toutes les spécialités culinaires de la région, nous en profitons pour gouter divers produits locaux. En début d'après midi nous prenons un taxi pour nous rendre au Sacsayhuaman, forteresse inca situé à 2km de Cusco. Elle est constituée de pierres immenses, ensuite nous sommes allés voir le christ blanc puis nous sommes redescendu à Cusco à pieds, visite du quartier de San blas, de quelques musés (sans grands intérêts). Pour le dernier soir , nous sommes allés manger au restaurant " ciciolina" c'est un restaurant de bon standing, on y mange certes très bien, mais trop 'international" pour moi ............... JOUR 15/ le départ Comme notre avion était prévu à 15h00, nous profitons de notre matinée pour continuer notre visite de Cusco, Thierry profite de 5 mn pour se faire couper les cheveux et se faire raser, puis nous nous arrêtons dans un petit restaurant, fréquenté uniquement par des péruviens ou nous pouvons déguster des empanadas accompagné de chicha moradavde quoi terminer notre périple sur une note vraiment locale...... 13h00, nous remercions william, pour son accueil, sa gentillesse, et nous prenons le taxi, pour l'aéroport........ Le retour a été un peu plus mouvement car contre nous avons eut un léger contre temps. En effet au départ de Cusco, l'avion a pris plus de 1h1/2 de retard , il n 'a pas pu décoller car l’aéroport de Lima a été fermé suite a un incident technique, du coup arrivé à Lima, tous les avions étaient en retard et les gens couraient de partout.........................

Nous avons pu attraper notre vol (traversée à la course de l aéroport) lima/ Madrid à la dernière minute (les portes étaient fermées, l'embarquement terminé!!!!!). Et de même tout c'est enchainé pour le vol Madrid /Lyon que nous avons eut de justesse................

Résultat malgré tout, arrivés bien à l heure, juste un retard pour les bagages ( en effet la pour qu'ils puissent suivre....................!!!!!) ils sont arrivés à Lyon avec le vol suivant et nous ont été livrés le sur lendemain............ Bref de superbes souvenirs et une destination que je recommande pour des gens un peu sportif. christine
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3 semaines au Pérou en octobre 2014 "fait main".
Nous sommes deux couples d’amis (la soixantaine), qui avions décidé d’organiser nous-même, notre voyage au Pérou en totalité. Sans passer par des agences, choisissant notre propre itinéraire et nos moyens de déplacements. Nous avons tout fait sur internet, en essayant de contacter directement chaque hôtel. Nous avons lu beaucoup de blogs français et espagnols, ce qui nous a beaucoup aidés. Notamment un grand merci à "ELLOBO" que j'ai beaucoup sollicité. Nous avions décidé de faire : 3 nuits à Lima, 3 nuits à Arequipa, 1 nuit à Cabanaconde, 2 nuits à Yanke, 2 nuits à Puno, 3 nuits à Cusco, 1 nuit à Aguas Calientes, 2 nuits à Ollantaytambo, 1 nuit à Pisac, 1 nuit à Lima.



Il faut quand même préciser que dans le groupe, il y avait une personne, espagnole d’origine et une autre qui parlait un peu. Un de nos objectifs était de faire le voyage sans escales, et sur Air France nous avions trouvé des vols Paris - Lima et Lima – Paris directs, ce qui nous allait très bien.

Vendredi 03/10/2014 - jour 1 Un couple venant du sud et l’autre du nord, nous nous sommes rejoint à Roissy, le 3/10/2014 pour commencer notre voyage. Départ 14h30, arrivée 19h, heure locale (2h00 du matin heure Française) Nous avions réservé, trois nuits à l’hôtel « El Patio » qui proposait de nous envoyer un taxi (van) à l’aéroport pour 70 soles, ce que nous avions accepté. Arrivée à l'hôtel 21h45, installation dans les chambres. L’hôtel était très bien, avec des jolis jardins et plusieurs terrasses, les chambres spacieuses et propres. Pris un coffre à la réception de l’hôtel, car pas de coffre individuel dans les chambres. Le Wi-fi fonctionne quand on est proche de la réception, mais dans les chambres il est trop faible. Même à la réception, je ne peux pas voir les mails sur la tablette. Le Wi-fi est trop faible. Seul le logiciel « Whatsapp » fonctionne. Couchés 23h, avec le décalage horaire, cela fait 24h que nous sommes levés. Hôtel « El Patio » calle E. Diez Canseco, Miraflores, Lima. http://www.hostalelpatio.net/espanol/index.html

Samedi 04/10/2014 - jour 2 Départ de l’hôtel 9h. Nous savions que pour changer des Euros, il y avait des agents de change assermentés dans plusieurs quartiers. Nous les avons cherché et trouvé (ils ont des vestes bleues). Le change est très avantageux et il n’y a aucune commission. C’est bizarre de voir ces personnes, avec plein d’argent dans les mains et dans les poches, mais c’est très courant là-bas, en plus il y a quand même toujours des policiers près de ces agents de change. Nous sommes partis à pied au marché de Surquillo. Très typique. Il nous a bien plu. Puis nous avons marché jusqu’à la promenade en front d’océan, belle balade, très agréable, au calme par rapport au reste de la ville très bruyante. Et avons suivi cette promenade, jusqu’à des hôtels que nous avions vu sur internet, pour le dernier jour de notre voyage (retour de Cusco). Retenu des chambres à l’hôtel «Torreblanca» pour le 21/10/2014, et payé d’avance. On verra plus tard que c’est une erreur. Mais nous ne pouvions pas le savoir à ce moment la. Ne payez pas entièrement le prix des chambres à l’avance. De là, nous avons pris un taxi direction le quartier Barranco pour voir le pont des soupirs. La place des Armas de ce quartier est agréable avec son église de la «Santisima Cruz». Le pont était en travaux, donc fermé. Mais promenade sous le pont en direction de l’océan. Quand on s’est arrêté pour boire à une terrasse, nous avons appris que la veille et le jour des élections ils n’avaient pas le droit de servir de l’alcool. Nous sommes montés au mirador et passés à coté de l’église de «l’ermita». Elle est bien abîmée, donc fermée. Puis retour sur la place des Armas de ce quartier. Comme il n’y a plus grand-chose à voir, nous décidons de retourner en taxi au marché de Surquillo. Nous décidons comme beaucoup de locaux, de manger sur place un «ceviche» mixte, plat emblématique du pays, poissons et fruits de mer crus coupés en petits morceaux et marinés dans du jus de citron. Très piquant, mais excellent. La bouche est en feu au début, puis cela s’améliore, notamment en mangeant la patate douce. A la sortie du marché on cherche un bar pour prendre un café. Mais pas trouvé. Apparemment les péruviens ne boivent pas ou très peu de café. On décide d’aller au musée Larco l’après midi. Taxi jusqu’au musée. Le trajet est beaucoup plus long que prévu. Musée très complet, la vie et les mœurs des Incas sont bien expliqués. Très instructif. Taxi pour revenir à l’hôtel. On achète dans une petite épicerie, de quoi prendre l’apéro dans un des salons de l’hôtel, au 1er étage (l’hôtel ne propose aucune boisson). Nous choisissons d’aller souper au restaurant « TROPICANA » proche de l’hôtel, inscrit sur le routard. Très moyen à déconseiller. Le temps a été gris toute la journée, mais on nous avait prévenu que c’est souvent le cas à Lima. Vous direz peut être qu’on prend beaucoup le taxi, mais vu le prix pour quatre personnes, ce n’est vraiment pas la peine de s’en priver. Marché de Surquillo : angle de l’avenue Paseo de la Republica et Narciso de la colina. Au bord de la voie Express, qui sépare le quartier Miraflores du quartier Surquillo. Musée Larco : http://www.museolarco.org/fr/ Restaurant « TROPICANA» : rue Schell 448, Miraflores. Angle calle Shell et avenida La Paz. Taxi du musée Larco à l’hôtel El Patio = 20 soles.



Dimanche 05/10/2014 - jour 3 Commandé à la réception de l’hôtel, le taxi pour le lendemain matin, pour aller à l’aéroport. Départ de l’hôtel 09h00. Pris un taxi pour aller dans le centre de Lima. Arrêt à la place «San Martin». Jolie place avec des bâtiments à l’architecture agréable. A pied nous marchons dans la rue piétonne «Jiron de la Union», jusqu’à la place Mayor (des armas). Dans cette rue piétonne, de jolies architectures sont visibles. La place Mayor est très jolie, avec de belles couleurs. Nous allons vers la basilique «San Francisco». Elle est fermée à cause des élections. Heureusement que l’on a visité le musée Larco hier après midi. Le soleil arrive et il fait chaud. On continue notre marche à la recherche du marché aux fleurs. Mais il n’est pas où le plan du livre «Lonelyplanet» l’annonce. Après avoir demandé, il s’avère que ce marché est bien plus loin que prévu. On abandonne. On se promène sur le bord d’un fleuve, où il y a des travaux pour faire une route en rétrécissant le lit du fleuve. Retour vers la place Mayor, et continuation vers le marché central et le quartier chinois en empruntant une jolie rue piétonne (Jiron Ucayali). Le marché est très moyen et le quartier chinois banal. On cherche un resto pour manger. On ne trouve pas le premier annoncé dans le «Lonelyplanet». Le second annoncé dans le «routard» est fermé. Finalement on choisi de manger au bord du fleuve. «El Mirardorde Chabuca». Bien mangé, cadre vieillot mais très agréable. On marche jusqu’à la place «San Martin». En route, on visite l’église de la Merced. C’est la seule ouverte. Elle est très chargée, mais belle, vaut quand même la visite. Le vent se l��ve. On prend un taxi pour aller au bord de l’océan pour profiter du soleil. Mais arrivé à destination, le ciel est couvert, et il fait froid. Plus de soleil. C’est raté. Vers 16h45, on repart en direction de l’hôtel. Le soir mangé dans un «Pollo» dans le quartier Miraflores. C’est un restaurant spécialisé dans le poulet sous toutes ses formes. Il y a en a beaucoup au Pérou. Pas mal. Les taxis avec les bandes quadrillées, ne passeraient pas le contrôle technique en France. Par ailleurs les rues sont pleines de «nids de poules» plus ou moins énormes. Encore aujourd’hui nous nous posons la question : Y a t’il un permis de conduire au Pérou ? Ils conduisent comme dans une épreuve spéciale de rallye. Les clignotants, les stops, les feux tricolores et même parfois la police, ils ignorent !!! Restaurant «El Mirador de Chabuca» :Calle Santa 137 Cercado de Lima. A 3 minutes de la Place Mayor. http://www.tripadvisor.fr/...ima_Lima_Region.html Restaurant depollo : «Don Belisario» angle avenida Alfredo Benavides (n° 500), et avenida La Paz. Taxi de l’hôtel El patio au centre de Lima (place St Martin) = 20 soles.



Lundi 06/10/2014 - jour 4 A 10h50 départ en taxi pour l’aéroport. Le taxi passe par la route qui longe l’océan, en contrebas de la promenade. Très agréable, et rapide. Décollage Lima 13h40, arrivée à Arequipa 14h45. Il fait très beau & chaud. Les taxis commandés à l’hôtel nous attendent. Ce sont 2 voitures, car pas de «van». Arrivé à l’hôtel à 16h00. Personnel très sympathique. Installation. Grandes & belles chambres. Un beau jardin avec une tortue. Hôtel très bien, à 10 minutes à pied de la place des Armas. Réservé le resto du soir (ZIGZAG). Allés place des Armas, voir pour le bus Puno à Cusco. Bu au 1er étage d’un coté de la place des Armas pour avoir une belle vue. Visite de la cathédrale, et de l’église de la Compania, ainsi que des rues avoisinantes. Le soir, allé au resto. Très bien mangés. Resto cher (pour le Pérou), mais «super». Hôtel « Casa de Avila » :http://www.casadeavila.com/elhotel.html Restaurant du soir « ZIGZAG » :Gastronomie Alpandina - Zela 210 - Arequipa. Téléphone : 0051 54 206020 http://www.zigzagrestaurant.com/fra/contactos.html

Mardi 07/10/2014 - jour 5 Départ de l’hôtel à 9h30. Direction le marché central. Très bien, très grand, très variés. Bu du jus de fruit dans le marché. Visite de l'église St Dominique, simple avec des voûtes en briques. Puis cloître de la Compania, avec des boutiques «huppées». Joli cloître. Nous marchons dans les rues près de la place des Armas, en entrant dans différentes maisons pour voir les jardins intérieurs. Sur la place des Armas, acheté des bonbons de coca et allé à l’office de tourisme, pour le bolleto touristico du Canyon de Colca. On peut aussi l’acheter à Chivay. Puis pris la rue St Augustin. Entrée dans une bibliothèque ou université. Un professeur parlant français, nous signale que l’on peut monter sur des toits terrasses pour avoir une belle vue. On continue sur la rue St Augustin jusqu’à l’église St Augustin. Très belle façade. L’intérieur paraît bien, mais il y a la messe. Visite d’une ancienne demeure coloniale, la Casa De Moral. Très belle. Style espagnol. On était tous seuls dans la maison. En direction de l’hôtel, dans la rue Puente Bolognesi, entre la place des Armas et la calle Sucre, sur la gauche, nous trouvons un resto au fond d’une cour intérieure avec un menu à 9 soles. Beau décor. Personnel sympa. Il n’y a que des péruviens. Mangé 1 entrée, 1 plat et un dessert, avec une boisson. Pris le café dans la partie salon du resto. Bien. Belle petite cour intérieure. Mais nous avons fait une terrible erreur. Nous avons bu la boisson du menu qui est préparé à l’avance avec de l’eau du robinet. On verra plus tard que ce sera fatal. Retour à l’hôtel. Reparti à 15h45, pour le couvent Santa Catalina. Visite guidée avec une guide que l’on ne comprenait pas bien, car elle ne parlait pas fort et ne prononçait pas très bien. De plus je pense qu’elle ne comprenait pas toujours ce qu’elle disait. Un jeune homme c’est joint à nous pour cette visite guidée. Puis visite une nouvelle fois, nous seuls, à notre rythme. La nuit tombe, et les lumières s’allument. Ils mettent aussi des bougies et des lanternes dans les pièces des maisons. Fini la seconde visite vers 18h00. Le photographe du groupe attend 18h30 que la nuit soit complète pour refaire une visite et des photos. Les 3 autres se reposent à l’entrée. Sorti du couvent à 19h00. En effet 2 fois par semaine, le couvent est ouvert jusqu'à 20h. Allé directement au resto «Hatunpa», tout près du couvent. Spécialité de pommes de terre. C’est spécial, mais sans plus, le personnel est sympa. Il fallait le faire pour connaître. Couvent SantaCatalina : http://www.santacatalina.org.pe/ Restaurant du soir« Hatunpa » : Calle ugarte n° 208. http://www.tripadvisor.fr/...Arequipa_Region.html



Mercredi08/10/2014- jour 6 Départ de l’hôtel à 9h30. Visite du musée Sanctuarios, de la momie Juanita. D’abord un film explicatif, puis visite guidée par une jeune française, du musée. Une jeune fille nous accompagne. Très instructif. Allé à l’église St Augustin, pour voir l’intérieur. Mais comme hier il y a la messe. Donc impossible. On achète les billets de bus Puno – Cusco, dans une des agences Place des Armes avec la compagnie de bus Turismomer. Revenus vers l’hôtel. En chemin, arrêt dans un petit resto tout simple ou que des péruviens mangent. Mangés pour presque rien. Mais moins bien qu’hier. Ce resto est tout proche de l’hôtel. Et surtout, on fait la même erreur qu’hier. On boit la boisson servie avec le menu, qui est à base d’eau du robinet. A 13h00, nous sommes à l’hôtel. Repos. Le centre ville peut être fait à pied sans aucune difficulté. Pas besoin de taxi. Commandé à l’hôtel un taxi pour 15h30. Taxi jusqu’au mirador de Yanahuara. Jolie place. Belle vue sur la ville et les montagnes. L’église est fermée. Promenade dans les rues avoisinantes et sur la place. Regardé les produits des vendeurs d’articles artisanaux installés sur le mirador. On décide de descendre à pied vers le centre ville en passant par de petites rues. Traversé le pont et remonté jusqu’à la place St Francisco. Petite halte. Puis allé vers la place des Armas. Dans la rue des magasins modernes, (rue Mercaderes), arrêt dans une pâtisserie, salon de thé. Les gâteaux au Pérou sont énormes. On continue dans cette rue commerçante, jusqu‘à une petite place, ou des acteurs font un petit spectacle, on regarde un moment. Retour à la place des Armas, par la même rue commerçante. On s’assoit sur un banc, pour se reposer et profiter de la vie autour de nous. Des collégiennes parlent avec nous et nous prennent en photos. Nous montons au 2ème étage sur une terrasse pour manger au «Portal de Flores». Nous surplombons la place des Armas. C’est très joli. On nous prête des ponchos en Lama. Très chaud et très lourd. C’est très bien. Retour à l’hôtel à 20h30. 2 des 4 personnes sont malades toute la nuit. On est en train de payer notre imprudence avec les boissons des menus. On s’est polarisé sur le «soroche», le mal des montagnes, et on a complètement oublié les risques de «tourista». Des débutants !!!!!!!!!! Musée Sanctuarios Andinos : Calle La Merced n° 110. Tout proche de la place des Armas. www.ucsm.edu.pe/santury Restaurant du midi : «El Sabor Criollo» : calle Sucre n° 421. Restaurant du soir «Portal de Flores» : Portal de Flores n° 102. Au 2ème étage. A l’angle de la place des Armas et de la calle Mercaderes.



Jeudi 09/10/2014– jour 7 Après nous êtrerenseigner sur la circulation au Pérou, nous avions commandé à l’hôtel (avant de partir au Pérou), une voiture avec chauffeur pour faire le canyon de Colca et aller à Puno (4 jours). Elle arrive à 09h00. Départ 09h15. Il fait très beau & chaud. Le chauffeur s’appelle Juan. Sorti d’Arequipa en 20 minutes. On passe près d’une immense usine de fabrication de ciment. Les montagnes autour d’Arequipa ne sont pas jolies. Le MISTI ressemble à un tas de ciment. Pas de rocher, seulement un cône lisse. Le paysage est aride, voir désertique. Seule au fond des vallées, il y a de la végétation, grâce à l’irrigation. On monte progressivement. A partir de 4.000 m d’altitude, on commence à voir des vigognes. Plusieurs arrêts pour des photos. Une personne est très malade. Heureusement, on peut mettre son siège quasiment en couchette. Nous nous arrêtons prendre le maté de coca le plus haut du monde, à Patahuasi (3.550 m d’altitude). Une autre n’est pas bien aussi. Comme elle a très faim, elle mange des chips et des bonbons de coca pour tenir le coup. On continue de monter de façon plus prononcée. Encore plusieurs arrêts pour des photos. Nous traversons une zone avec des nuages et nous avons quelques gouttes de pluie. Nous nous arrêtons bien sur à Patapampa un col à 4.910 m d’altitude. Il fait beau. Le second malade va beaucoup mieux. Les bonbons de coca ont donné un «coup de fouet». Nous sentons l’altitude. On monte 5 marches d’escalier et on est essoufflé. Il fait très beau. Puis nous amorçons la descente vers Chivay. Elle est très prononcée. On descend de 4.910 m à 3.600 m d’altitude en peu de kms. La route est très abîmée. Mangés à Chivay dans un self. Puis route du Canyon. Il pleut légèrement. Route peu entretenue jusqu’à Yanke, route mieux entretenue jusqu’à Maca. Puis piste, comme les chemins forestiers en montagne, en France. Plusieurs passages à guet lorsque l’on traverse des cours d’eau descendants de la montagne qui traversent la route (la piste). Temps très gris. Juste avant le mirador de Cruz del Condor, la piste devient nettement plus praticable. Après le mirador, c’est une belle route qui descend jusqu’à Cabanaconde. Arrivé à l’hôtel à 16h00. L’hôtel est très joli et pittoresque. Nous avons un rocher dans notre chambre. Mais la tête du second malade tourne et il se couche. Il passe une mauvaise nuit. La prise de 3 ou 4 bonbons de coca pendant la journée lui a donné des coups de fouet pour tenir le coup pendant le voyage, mais à la digestion, son pancréas n’a pas apprécié du tout. Hôtel «Kuntur Wassi» : http://www.arequipacolca.com/fr

Des vigognes



Des lamas



Des alpacas



Vendredi 10/10/2014 – jour 8 Les 2 personnes valides vont au mirador d’ACHACHIHUA, à 15 minutes à pied de Cabanaconde. Beau point de vue sur le canyon, ils voient 4 condors dont 2 qui s’approchent très près d’eux. Ils sont seuls au mirador. Cette promenade est vraiment à recommander. Départ de l’hôtel en voiture à 10h00. Arrêt au mirador de TAPAY et de Cruz del Condor. Belle vue sur le canyon, mais pas de condor. Différents arrêts photos à des miradors. Le mirador de Wayra Punku est un beau point de vue. Vu des tombes creusées dans la roche à Choquetico. Arrêt à Maca. Bu du jus de Tuna (fleur de cactus), sensé aider pour l’arrêt de la diarrhée. Puis allé jusqu’à Chivay pour manger. Mangés dans un autre self que celui d’hier. Puis reparti à Yanke (10 kms). Arrivé à l’hôtel «Miskiwasi» de Yanke. Il reste 1 chambre sur les 2 chambres réservées, pour cette nuit. Pour la nuit prochaine, il n’y a pas de problème. Discussion. Ils se sont trompés dans les réservations, Nous montrons au propriétaire de l’hôtel, nos échanges de mail, sur la tablette. Il reconnaît son adresse mail. Il est très embêté. Il propose de prendre la chambre libre, et il connaît quelqu’un qui peut héberger l’autre couple. Nous refusons de nous séparer. Une personne de notre groupe et le chauffeur vont voir 3 hôtels très proches, pour voir s’il y a de la place pour une nuit. 2 sont complets et le 3ème trop cher. Pendant ce temps, le propriétaire de l’hôtel nous offre des boissons. A leur retour, le propriétaire propose d’aller avec lui voir une chambre d’hôte en face. Une personne de notre groupe va voir, et visite les chambres. Les chambres sont simples, mais propres et toutes neuves. Il y a 2 chambres de libre. Nous décidons d’y aller. La dame s’occupant de cette chambre d’hôte «La Cantuta», est très gentille. Il y a un petit jardin. Nous sommes les seuls. Installation. Elle a ouvert la chambre d’hôte en mai 2014. Le propriétaire de l’hôtel est soulagé, il nous aide à porter les valises. Nous demandons à la dame de la chambre d’hôte si elle peut nous faire le repas du soir. Oui. Elle prend même tout de suite la commande des plats que nous désirons. Puis allés aux bains chauds municipaux «LosTambos» de Yanke. SUPER. Super décor. On passe un petit pont suspendu qui se balance pour traverser la rivière, pour arriver aux bains. Bains très chauds au bord d’une rivière. L’eau chaude provient d’une source qui descend des montagnes. C’est très très bien. Les 3 bassins sont construits en pierres. Cela nous fait beaucoup de bien. Il existe un peu plus loin des bains pour touristes. Mais ce ne sont pas des bains, mais des piscines avec beaucoup de monde. Nous sommes bien contents d’avoir été dans les bains municipaux. Puis retour à la chambre d’hôte. On se lève tôt, car on est réveillé tôt. Le soir par contre on se couche tôt. Apparemment les péruviens sont des gens qui se lèvent très tôt. Chambre, et table d’hôtes «La Cantuta» : calle Lima, sans n°. http://colcalacantuta.com/







Samedi 11/10/2014 – jour 9 Au petit déjeuner, la propriétaire de la chambre d’hôte, propose une tisane avec une plante de son jardin (eter), pour arrêter la diarrhée. C’est radical. Nous faisons les valises et les mettons dans la salle de restaurant. Nous demandons à la dame de la chambre d’hôte si elle peut nous faire le repas du midi. Oui. Elle prend même tout de suite la commande des plats que nous désirons. Le chauffeur lui téléphonera au moment du retour pour qu’elle sache à quelle heure elle doit préparer le repas. Départ de la chambre d’hôte à 8h30. Arrêt à la place principale de Yanke. Entré dans l’église qui est ouverte. Il fait très beau, ciel bleu. On regarde les marchands d’articles artisanaux présents sur la place. Nous voyons au loin un volcan qui est toujours en activité depuis 8 ans. Puis allé à Chivay. N’arrivant pas à retirer de l’argent dans 2 distributeurs de billets, on entre dans la banque pour demander pourquoi les retraits ne fonctionnent pas. Ils répondent que les distributeurs automatiques des petites villes acceptent seulement les cartes à bande, et pas les cartes à puces. Nous sommes trop avancés technologiquement. On pourra retirer à Puno et Cusco. Visite du marché et de la place principale. Le chauffeur nous signale que la route vers Lari est une piste et qu’il y a beaucoup de Kms. Nous décidons de ne pas y aller. Nous partons pour COPORAQUE. Petit village presque en face de Yanke, mais sur l’autre rive du canyon.Village pittoresque très pauvre. En arrivant, dans une ruelle, nous apercevons un groupe de personnes avec de la musique. Nous assistons à une procession en musique et en dansant, effectuée par les gens du village habillés en costumes de fête. Un vieux monsieur prend 2 personnes de notre groupe par la main et les fait danser avec lui, dans la procession. Repos sur la place principale. Juan, le chauffeur voit une dame qu’il connaît, et lui demande à quoi correspond cette procession. C’est la fête de St Sébastien, pour que les cultures soient productives. Retour vers Yanke. On passe voir un mirador, qui donne sur le cours d’eau au fond du canyon, et sur un centre thermal avec piscines d’eau chaude. Très joli. Arrivés à Yanke pour manger à la chambre d’hôte à 13h00. La tisane du matin a été radicale. Un super médicament de «grand-mère». Nous demandons où en acheter. La dame répond que nous n’en trouverons pas, car cette plante qui ressemble à l’aneth, est cultivée dans les jardins, mais n’est pas vendue. Dommage. A la fin du repas gros orage très court. Comme les jours précédents dans le canyon, il fait très beau le matin, puis les nuages arrivent vers 12h00, il pleut un peu vers 16h00, puis le soleil revient juste avant de se coucher. Aujourd’hui, la pluie a été plus tôt et plus forte. Le propriétaire de l’hôtel «Miskiwasi» est venu chercher nos bagages, pour les mettre directement dans une de nos chambres. Nous payons la chambre d’hôte et les repas et remercions vivement la dame pour sa gentillesse. Installation dans les chambres de l'hôtel, initialement prévues, à 15h00. Très belles chambres. Repos. Vers 16h15, nous partons visiter Yanke, à pied. Promenade dans les rues très pauvres. Les gens nous disent bonjour quand ils nous croisent. C’est vraiment pauvre. Un gamin court après 2 moutons qui s’échappent. On a tout de même vu un tracteur, ce doit être le seul du village. On a vu un maréchal ferrant, qui ferrait un cheval. Rentré à l’hôtel à 18h45. Repas 19h00 à l’hôtel. Une bonne soupe et de l’alpaca super bon. Très bon repas avec salade de fruit. Très bel hôtel. Le propriétaire nous a offert l’apéritif, il veut vraiment effacer le couac de la veille. Hôtel à recommander malgré l’erreur de réservation. La chambre d’hôte aussi est à recommander. Plante médicinale ETER, super pour arrêter la diarrhée. Hôtel «Miskiwasi» : Calle Liman° 202, Yanque. Telef:0051959444851 http://www.booking.com/...e/miskiwasi-bed.html L’hôtel n’a pas de site internet.





Dimanche12/10/2014 – jour 10 Départ de l’hôtel à 8h30. Arrêt à Chivay pour acheter des bananes et des pommes. Puis départ pour Puno. Nous demandons au chauffeur Juan, de s’arrêter à peu près au milieu de la montée pour s’acclimater. En effet la montée de Chivay, 3.600 m d’altitude, au col de Patapampa à 4.910 m d’altitude, est très prononcée, en peu de kms. De plus la route est très abîmée jusqu’au col. Arrêt de 20 minutes. Puis arrêt au col à 4.910 m d’altitude. Nous repassons à Patahuasi (3.550 m d’altitude). Puis peu d’arrêts pour les photos. Arrêt près d’un très grand lac (Lagunillas, 4.444 m d’altitude). Depuis Patahuasi, nous sommes toujours entre 4.000 et 4.500 m d’altitude. Le paysage est toujours aride. Nous voyons des flamants roses. A un moment nous descendons et suivons une vallée avec une rivière, que l’on longe pendant beaucoup de kms. Puis on prend un raccourci pour gagner du temps, mais la route est très abimée. Arrivée à Puno à 14h40. Personne n’a été malade ou fatigué. Nous quittons notre chauffeur, qui lui, repart pour Arequipa. Cette formule de voiture avec chauffeur est extrêmement pratique et d’une grande souplesse. Elle nous a coûté 2.200 soles pour 4 personnes, pour 4 jours. Mais c’est vraiment à recommander. Installation à l’hôtel. Tous les prix sont en $. Ce qui nous irrite, nous le faisons savoir à la réceptionniste. Nous utilisons le coffre fort de la chambre. C’est le seul hôtel à avoir un coffre dans la chambre, avec celui de Yanke. C’est gratuit, seulement une caution de 50 soles pour la clef. Hôtel vieillot, mais propre. Le Wi-fi ne fonctionne pas du tout, dans tout l’hôtel. Par contre il y a un PC fixe à disposition des clients près de la réception. Sortis vers 15h30. Allés à la place des Armas. Visité la cathédrale. Elle est à l’image de la ville, triste. Nous prenons un taxi pour aller au port, pour savoir comment fonctionne le transport vers les îles. Sur les blogs, nous avions lu qu’il fallait aller jusqu’au phare, pour avoir le contact avec les habitants des îles, pour échapper aux agences. Dès la sortie du taxi des vendeurs nous accostent, mais nous refusons poliment. Nous allons jusqu’au phare et parlons avec les habitants des îles. Il y a des navettes toutes les heures. Pas la peine de réserver. On nous montre les billetteries. Puis on flâne près des bars du port et des petites échoppes d’articles artisanaux. Taxi du port à la place des Armas. Puis flâné dans la rue piétonne (JR Lima). On regarde les 2 restos proposés par le guide du Routard. On choisi celui qui propose un spectacle et des plats que l’on recherche. Retour à l’hôtel, pour repos et s’habiller pour le soir. A19h15, partis pour le resto. Après la commande, le spectacle de danse commence. Il dure environ 2h00 avec beaucoup de changement de costumes. SUPER. De plus nous avons bien mangé. Dans ce restaurant, il y a la partie resto à l’entrée, ou se trouvent les touristes et le spectacle. Et dans la salle du fond et au 1erétage, c’est un «pollo» (spécialiste du poulet). Nous avons eu le soleil toute la journée. Hôtel «HOTEL CASONA COLON INN S. A. C” : www.coloninn.com Calle Jr Tacna N° 290 – Puno. Tel : 0051-51351432 Restaurant du soir «LA CHOZA de OSCAR» : rue Jr. Libertad n° 340-354. http://www.lachozadeoscar.com/



Lundi 13/10/2014 – jour 11 Bon petit déjeuner. Départ de l’hôtel à 9h45. Il fait beau, ciel bleu. Visité le marché tout proche de l’hôtel. Bien organisé. Visite d’une église avec une façade pittoresque. On essaye de retirer de l’argent, après demande si les cartes à puce sont acceptées. Oui. Mais transaction refusée. On essaye avec une autre CB, sans résultat. La banque nous dit que c’est la connexion avec notre banque qui ne se fait pas. Donc carte non reconnue. C’est comme le Wi-fi de l’hôtel. La ville de Puno n’est pas forte en connexion internet. Après on flâne dans la rue piétonne. Rentrés à l’hôtel pour prendre des vêtements pour aller sur le lac. A terre il fait très chaud au soleil. Taxi de l’hôtel au port. Sur la promenade qui mène au phare, vu des petits enfants en uniforme. Très joli. Acheté les billets du bateau à 11h00, juste quand un bateau partait. Acheté les taxes des îles. Nous montons dans le bateau et attendons. Il fait très beau et très chaud. On aurait dû attendre une heure, mais en une demi heure le bateau se rempli, et nous partons. L’air du lac nous rafraichi. Arrivé sur l’île, le chef de l’île Uros, nous explique leur histoire. Il nous propose de nous emmener sur l’île principale vieille de 350 ans, avec son bateau pour 10soles/personne. Nous le faisons. Le bateau navette nous rejoindra sur l’île principale après. Tout est fait pour «faire du fric». Mais il faut tout de même le voir, c’est le seul endroit au monde de ce type. On ne regrette pas. La langue parlée à Puno en dehors de l’Espagnol est «l’Aymara», surtout pas les personnes vivant sur les îles. Retour à Puno à 14h30. Nous décidons d’aller au terminal terrestre des bus pour voir comment demain nous allons partir. Donc taxi du port au terminal. Difficultés pour trouver les bureaux de «Turismomer». Finalement on nous informe qu’ils ont un bureau sur le bord du lac, un peu après le port. Nous prenons 2 taxis vélos et, retour au port d’où nous venons. Nous devons marcher encore 5 minutes pour trouver les bureaux. La personne nous informe qu’en réalité c’est leur terminal, les bus arrivent et partent d’ici. Mais il faut aller au bureau en ville pour obtenir les billets. Elle téléphone et nous confirme que nous sommes bien inscrits. Par chance ce bureau est à 50 m de notre hôtel. Donc nouveau taxi du port à l’hôtel. Nous voulions essayer les «pousses pousses» à moteur. Mais c’est trop cher. Donc taxi pour remonter à l’hôtel. A 16h30, nous sommes allés chercher les billets de bus. Heureusement que l’on c’est pris à l’avance. Si nous aurions dû faire tout cela à 7h00 le lendemain matin avec les bagages, cela aurait été très dur, voir impossible. Puis flâner dans les rues avoisinantes la place des Armas. Rentré à l’hôtel à 17h45. Parti manger à 19h15, au resto «Incabar», rue piétonne. Le second préconisé par le Routard. Bien mangé. Nos deux femmes ont beaucoup apprécié Puno. Ville moins touristique et historique mais, plus près de la vie de tous les jours des péruviens. Restaurant dusoir «Incabar» :rue Jiron Lima n° 348. C’est la rue piétonne qui part de la place des Armas. http://www.tripadvisor.fr/...uno_Puno_Region.html



Mardi 14/10/2014– jour 12 Levée 5h45. Fait et descendu les valises avant de déjeuner à 6h15. Le taxi nous dépose au terminal du bus à 6h55. Nous sommes les premiers, et tout au fond du bus. Départ du bus 7h30. Il fait très beau. Dans le car, un guide nous explique le voyage avec les étapes. Et une hôtesse nous donne à boire. Montée pour sortir de Puno, avec vue sur le lac Titicaca. Arrêt à Pukara. Nous n’avons pas visité le musée. Arrêt au col de la Raya à 4.335 m d’altitude. Ce col marque le changement de région de Puno à Cusco. Très joli décor. Il ne fait pas froid, seulement frais. On s’arrête pour manger à Sicuani, un joli resto réservé à cette compagnie de bus. Pris des photos avec des alpacas. Arrêt à Racchi. Temple Inca. Pas visité, car visite en express. Arrêt au village Andahuaylillas (3.083 m). Très joli petit village. Promenade dans les rues, car tous les touristes sont dans l’église. Le voyage c’est très bien passé. Cette compagnie est très bien. La seule interrogation, est que nous n’avons pas réussi à nous connecté au wi-fi du car. Arrivée à Cusco à17h15. Le taxi de l’hôtel nous attend au terminal Turismomer. C’est un Hunday H1. Le transfert à l’hôtel est gratuit. Il y a 4 hôtels Amaru à Cusco. Nous allons à l’aéroport pour chercher des personnes pour un autre hôtel Amaru. On dépose d’abord les 5 personnes et leurs bagages près d’un autre hôtel Amaru. Quand on voit toutes les marches qu’ils ont à monter, on prend peur. Heureusement pour nous, le taxi peut nous déposer devant la porte de l’hôtel, malgré la ruelle très étroite. Tant mieux. Cet hôtel est hyper bien placé. On prend les chambres. Grosse déception avec une des 2 chambres, qui nous a été octroyée. Elle ne correspond pas aux photos, au prix et à la catégorie que nous avions réservée (petite, rien pour ranger, et le comble, les WC et la salle de bains sont en mezzanine, chambre 211). Grosse discussion à la réception pour avoir une autre chambre (cela a servi qu’on parle espagnol). Après avoir fortement insisté, on nous propose une autre chambre pour la nuit. Ce n’était pas la catégorie qu’on avait choisie, mais au moins les toilettes et la salle de bains étaient au même niveau. On accepte de passer la nuit dans cette chambre, mais on demande à changer de chambre le lendemain matin. A 19h30, on part manger sur la place des Armas, dans une pizzeria. Bien, avec vue sur la place. Puis promenade autour de la place et retour à l’hôtel. Le Wi-fi fonctionne que près de la réception de l’hôtel. Compagnie de bus «Turismomer» : Bureau à Puno = rue Jr. Tacna N° 336. www.turismomer.com.pe Hotel «Amaru I» : rue Cuesta de San Blas n° 541. http://www.amaruhostal.com/espanol/serv.php Attention il y a 4 hôtels Amaru à Cusco. Ils sont tous de la même société, mais situés à des endroits différents dans la ville.



Mercredi15/10/2014 – jour 13 Dès le réveil, on va voir à la réception pour le changement de chambre, et on nous annonce qu’on aura celle qu’on aurait du avoir. Départ de l’hôtel à 9h15. Il fait très beau. Retiré de l’argent place des Armas dans un distributeur automatique indiqué par un blog. C’est à l’angle de la place des Armas et de la rue Espaderos. On peut retirer jusqu’à 700 soles, alors que la plupart des distributeurs sont bloqués à 400 soles. Sauf ceux des aéroports qui eux sont bloqués à 1.500 soles. Enfin, cela fonctionne. On recherche l’office de tourisme pour acheter le «bolleto touristico» (130soles). Il comprend notamment le site que l’on veut visiter à Cusco, mais aussi les sites que nous allons visiter les jours suivants dans d’autres villes de la «vallée sacrée». Après nous prenons un taxi pour monter au dessus de Cusco, au site de «Sacqsayhuaman». Nous avons beaucoup de mal avec les noms en «Quechua». Langue historique de la région de Cusco et de la «vallée sacrée». A l’entrée sur le site, une personne nous aborde pour nous proposer la prestation d’un guide en anglais ou espagnol. On demande un guide en français. La personne s’éloigne. Puis une dame s’approche de nous en nous parlant français, et nous propose ses services. Elle nous guide, et nous, nous devons l’aider à améliorer son français. 2 personnes du groupe souhaitaient un guide. Cela tombe bien. Nous acceptons. Elle est très bien, très claire dans ces explications. Elle a différents fascicules avec des dessins, qui nous aident à comprendre. Finalement tout le monde a apprécié de faire la visite avec un guide. Puis descente à pied par un chemin en pierre jusqu’au quartier San Blas. Repos sur la place de San Blas et photos. Repas dans un petit resto sympa dans la rue «Tandapata», à coté de la place San Blas, qui a une belle vue sur la ville. Très agréable. Bien mangé. Puis visite de la cathédrale de Cusco. Donc acheté le «bolleto religioso». 2 personnes du groupe, ont pris un audio-guide en français. Grande et belle cathédrale. Après, direction la poste, pour acheter des timbres et envoyer les cartes postales déjà prêtes. En route, nous nous sommes arrêtés à la LAN pour avancer l’horaire du vol de retour du 21/10 pour Cusco/Lima. La personne nous donne le choix entre le vol de 17h00 et celui de 18h00. Nous choisissons celui de 18h00 (17h55). Choix qui se révèlera lourd de conséquences. Donc ramené le vol de 19h20 à 17h55. Retour à l’hôtel. Repos. Sortis à 19h30 pour aller manger au quartier San Blas. C’est le quartier des artistes, on s’attendait à une vie nocturne. Rien, personne, beaucoup de restos sont fermés. Apparemment la vie est la journée. Parmi le peu de resto ouvert on choisi celui d’un français. Il est installé au Pérou depuis 9 ans et tient ce resto depuis 7 ans. C’est un tout petit resto qui fait des plats français, mais avec des ingrédients péruviens. Mais nous sommes les seuls. Bien mangé. Restaurant du soir «La Caverne Del Oriente» calle Tandapata n° 676, quartier San Blas.



Jeudi 16/10/2014– jour 14 Nous demandons à la réception de l’hôtel, la confirmation pour le taxi pour Ollantaytambo, pour le lendemain. Départ de l’hôtel à09h30. Il fait très beau. Direction place St Francisco. Puis au marché San Pedro. Pas mal. Puis à Qorikancha. Visité Qorikancha et l’église St Dominique. Nous continuons vers la place des Armas pour voir le couvent Santa Catalina. Juste avant, nous mangeons dans un petit resto, qui est au 1er étage. Un menu à 9 soles. Il y a que des péruviens. Ce resto a une porte Inca. Visité le couvent Santa Catalina. Très bien. Retour vers la place des Armas. Entré dans la cour intérieure du musée d’histoire naturelle. Jolie et sobre. Nous visitons le couvent de la Merced. Très bien. Rentrons à l’hôtel en passant par la belle placette de las Nazarenas. A 19h00, partis manger au resto «Pachapapa» place San Blas. Il faut arriver tôt pour avoir de la place. Bien mangé, mais boissons trop chères. Restaurant du soir «Pachapapa» :http://www.cuscorestaurants.com/pachapapa/



Vendredi17/10/2014 – jour 15 Feux d’artifice près de la cathédrale à 6h50. Les Péruviens disent que c’est pour réveiller la terre. Il fait toujours aussi beau et chaud. Partis en taxi à 10h00 pour Ollantaytambo. Le paysage est comme chez nous, avec des cultures. Il y a seulement 2.000 m d’altitude d’écart. En y allant nous trouvons des nuages vers Urubamba. Arrivé à Ollantaytambo à 12h00. L’hôtel est dans une toute petite ruelle de pierre. Aucun véhicule ne passe. On a du porter les valises sur 200 m, pour les laisser à la réception de l’hôtel. On s’était mis d’accord avec eux pour ne prendre qu’un petit sac pour Aguas Calientes, puisqu’on revenait chez eux le lendemain. Déjeuner au resto (Mayupata) préconisé par l’hôtel. Bien mangé, mais cher (pour le Pérou). Les enfants à la sortie de l’école venaient chercher des fruits au restaurant. Apparemment c’est un rituel. Ils font cela, tous les mardis et vendredis, auprès de tous les restaurants de ce village. Puis taxi jusqu’à la gare. Arrivée à la gare à 14h20. L’attente du train ce passe dans un endroit très agréable et verdoyant. Monté dans le train à 15h30. Dans le train (vistadone), nous sommes, juste derrière le conducteur, ce qui nous bouche un peu la vue. Beau paysage de montagne. Ce que l’on trouve en France entre 1.000 et 1.500 m d’altitude en France, ici on est à 3.500 m. Plus on approche Aguas Calientes, plus la végétation est dense. On comprend pourquoi les sites archéologiques ont été découverts si tard. Un peu avant Aguas Calientes, on a pris un bon orage. A l’arrivée à Aguas Calientes, la personne de l’hôtel est venue nous chercher à la gare. Il n’a pas de voiture, car l’hôtel est tout près de la gare. En sortant de la gare, on traverse un marché d’articles artisanaux. L’entrée de la gare est invisible à cause de ce marché perpétuel. Comme on n’a pas de valises, on passe tout de suite acheter les billets de car pour monter demain, au Machu Picchu. Prise des chambres à 18h00. Chambre très correcte pour le petit prix. Hôtel situé près de la gare et à coté du départ des bus pour le Machu. Donc situation géographique idéale. Repas à 19h00 au restaurant français «Indio Feliz». Très bon, très beau resto. Cher (pour le Pérou), mais rien à dire. Resto immense. Mais service impeccable et rapide. Resto à ne pas manquer. Petite promenade dans les rues de la ville. Restaurant du midi «Mayupata» : Jiron Convencion sans n°, Ollantaytambo. http://www.tripadvisor.fr/...ey_Cusco_Region.html Hôtel «Inca wonder» : Pas de site internet. Il faut réserver par Booking.com. Av. Imperio de los Incas n° 524, Aguas Calientes, Machu picchu. Restaurant du soir «Indio Feliz» : http://www.indiofeliz.com/es/restaurant.html

Samedi 18/10/2014 – jour 16 Une personne a fait le Wayna Picchu, pris le bus à 5h50 après quelques minutes d’attente sous quelques gouttes de pluie. A l’arrivée à l’entrée du Machu Picchu, attente d’un bon quart d’heure, sous les gouttes de pluie de plus en plus fortes. Il faut traverser tout le site pour aller à la porte d’entrée pour monter au Wayna Picchu. Légère attente à l’entrée, pendant que les gardes mettent en place le livre de passage. La pluie s’est arrêtée. Inscrit sur le livre à 7h06. Arrivée au sommet à 7H46. Temps gris sans grande visibilité pendant toute la montée. Ce n’est pratiquement que des marches d’escalier. Près du sommet on passe par la droite pour monter, car pour descendre, on revient par la gauche. Restée très longtemps au sommet du Wayna Picchu, attendant que les nuages s’en aillent, car le site du Machu Picchu n’et pas visible. Redescendu à 09h30. Signature du registre de sortie. Elle retrouve la dernière personne du groupe qui était à la porte du Wayna Picchu, juste à ce moment là. Le soleil arrive vers 10h00/10h30. Ils sortent du site pour manger et reviennent pour faire des phots et profiter du site. 2 personnes du groupe ont fait la Montaña Macchu , pris le bus à 6h50. Elles sont montées presque au sommet, quand une personne rencontrée au point d’arrêt, leur signale qu’il leur reste encore 25 minutes de montée, et les plus durs. Ils décident donc de redescendre pour avoir le temps de visiter le site du Machu Picchu. La dernière personne du groupe qui fait que le Machu Picchu prend le car à 7h25, sans aucune attente. Nous nous retrouvons, et sortons du site, tous les quatre vers 12h30. Ceux qui n’ont pas mangé, mangent et boivent à l’entrée du site, les deux autres prennent le bus pour redescendre à Aguas Calientes. Comme il fait beau, on décide de boire dans un bar sur la place principale de la ville. Retour à l’hôtel pour récupérer les sacs laissés le matin et un peu de repos. Partis doucement vers la gare. Train à 16h22. Il recommence à tomber des gouttes de pluie. Le train est là. C’est la catégorie inférieure (expédition) à celui de l’aller (vistadone). Le toit est partiellement vitré. Nous avons tout de même droit àune boisson. Arrivée à Ollantaytambo à 18h10. Un taxi avait été retenu par l’hôtel pour venir nous chercher. Il est là. Il nous dépose sur la place des Armas. Puis marché jusqu’à l’hôtel. Installation. Très belles chambres. Apéritif de bienvenue à 19h00 avec l’anniversaire d’un ami de la propriétaire. Hôtel de 6 chambres, dans une ruelle pavée, avec un cours d’eau. Vers 20h00 mangé des pizzas et des pâtes dans un restaurant place des Armas. Correct. Restaurant du soir «Pachamama» :place des Armas, Ollantaytambo. Hôtel « Picaflor » : calle Lari n° 319. http://www.picaflortambo.com/fr/

Dimanche 19/10/2014 - jour 17 Allés au marché, puis sur le site d’Ollantaytambo. On commence la visite sous la pluie. Au bout d’un petit moment, les nuages partent doucement et le soleil arrive enfin vers 11h30. Sorti du site à 12h30. Le site est moins connu, mais nous l’avons trouvé très bien. En effet, nous voyons des blocs de roche, à différentes étapes de la taille. On voit bien le processus de construction des Incas. Repas de midi dans un resto sympa qui est au 1er étage. Retour à l’hôtel. Avec le PC portable de la réception, on peut choisir les sièges du vol de la LAN (Cusco/Lima). Et la personne de la réception nous imprime les papiers des n° de siège. Il est 15h00. Repos. Vers 17h00, baladedans les ruelles étroites de cette partie du village. Très pittoresque. Partis à 19h25 pour le repas du soir, un autre resto préconisé par l’hôtel qui nous a réservé une table. Comme il n’y a pas de taxi sur la place des Armas, à part un «pousse pousse à moteur» hors de prix, nous décidons de commencer à marcher en direction de la gare. Vers le pont, nous trouvons 2 «pousses pousses à moteur» à des prix corrects (4 soles pour les 4 personnes). Le restaurant «l’Albergue» est dans la gare. Bien mangé. Un peu cher (pour le Pérou). Retour en taxi au prix que désire le taxi, car à 21h00, il n’y a plus personne dans les rues. L’hôtel PICAFLOR, est un très bel hôtel, avec du personnel très sympa. Restaurant du soir «l’Albergue» :sur le quai de la gare d’Ollantaytambo. http://www.elalbergue.com/...-ollantaytambo-hotel

Lundi 20/10/2014- jour 18 Le taxi commandé par l’hôtel, vient nous chercher, et nous aide à porter les bagages, jusqu’à la place des Armas. Parti 9h30. C’est un Hyunday H1. Direction Urubamba, puis monté à droite en direction de Cusco, jusqu’à Chinchero. Visite d’une fabrique artisanale de vêtements en alpaca, avec explication du processus. Très bien et joli. Direction Moray par un raccourci en piste, à travers les terres et les petits hameaux. Visite de Moray, arrêt photos sur la place principale du village de Maras. Pittoresque. Visite des salines. Très joli site, des salines à 3.500 m d'altitude!!! Nous avons marché dans les salines. Repartis sur Urubamba et route jusqu’à Pisac. Arrivée à Pisac à 15h30. Prise des chambres. L’auberge offre un maté de coca et des gâteaux. Personnel sympa. Repos à l’auberge. Jolie petite auberge située sur la place principale qui est occupée en permanence par des vendeurs d’articles artisanaux. Comme hier, il a fait gris au levé du jour, puis un peu de pluie. Aujourd’hui, pas de soleil, les nuages sont restés. Sortis à 19h00 pour manger. Mais tout est fermé, sauf 3 ou 4 resto végétariens. Donc retour à l’hôtel pour manger. C’est cher (pour le Pérou), mais bon. Pendant le repas, les marchands artisanaux démontent leurs stands, et d’autres commencent à préparer les leurs. Apparemment, les vendeurs changent chaque jour. Auberge« Pisac Inn » :Place de la Constitucion n° 333. http://www.pisacinn.com/





Mardi 21/10/2014 – jour 19 Déjeuné 8h00. Pendant le déjeuner, l’hôtel fait une surprise à une des personnes de notre groupe, dont c’est l’anniversaire (ils l’ont remarqué en remplissant la fiche de l’auberge). Ils apportent un gros gâteau avec une bougie et lui chantent une chanson en espagnol. La personne est très émue car elle comprend les paroles. On en mange une tranche chacun et nous demandons à la propriétaire, après l’avoir vivement remercié, de partager le reste du gâteau avec l’ensemble du personnel de l’auberge. On prépare les valises et on les met dans la salle où on a bu le maté de coca la veille. Pendant le déjeuner, on voyait les marchands d’articles artisanaux installer leurs articles. On leur a demandé pourquoi ils démontent les stands le soir et les remontent le matin. Ils nous ont répondu que les marchands changeaient tous les jours. A 9h15 pris un taxi près du marché alimentaire, pour monter au site. Arrivée au site à 09h40. Visite du site. Très grand. Très bien. Il y a un tunnel. Ce matin il faisait beau, mais vers 11h00 les nuages sont menaçants. A 11h30, on décide de descendre à pied à Pisac par un sentier fléché. Il tombe quelques gouttes de pluie, mais cela ne dure pas. Belle descente, un peu technique au début. Il y a 3 sentiers différents pour descendre. A 12h30, on est en bas sur la place au milieu du marché artisanal. On regarde un peu le marché. Une personne de notre groupe souhaitait fortement goutter au «cuy» (cochon d’inde). Plat typiquement péruvien de la région de Cusco. Nous sommes donc allés dans un restaurant spécialisé, mais après c'être attablés, déception pas de cochon d'inde ce jour là. Par conséquent, nous sommes allés dans un resto que nous avions repéré le matin, ayant une belle vue sur un jardin fleuri. Petit resto, service un peu long, mais bien gentil et bon. Temps gris avec beaucoup de vent. Puis retour à l’hôtel à 15h20. Le taxi est déjà là. Départ à 15h25. Pendant le trajet, pluie. Arrivée à l’aéroport de Cusco à 16h25. On enregistre les bagages et on passe le contrôle. On est assis dans la salle d’embarquement, quand à 17h10, des hôtesses nous préviennent d’un retard de 10 minutes, car l’avion ne s’est toujours pas posé. Puis on nous annonce que le vol est annulé et le suivant aussi. L’avion est reparti pour Lima sans se poser à cause des intempéries. Il faut être affecté sur un vol du lendemain. Une personne du groupe, file au comptoir d’enregistrement, pendant que les autres récupèrent les bagages. En effet, c’est aux comptoirs où nous avons enregistré les bagages, qu’il faut aller pour être affecté à un autre vol. La compagnie signale que les billets ne sont pas remboursés car la cause est le mauvais temps. On peut seulement être ré affecté sur un autre vol. C’est ce que nous voulons. File d’attente importante. On téléphone à l’hôtel de Lima pour les avertir que nous n’avons pas décollé et pour annuler le taxi, qui devait venir nous chercher à l'aéroport de Lima. Quand c’est notre tour, on obtient des places dans le vol du lendemain à 08h00. Nous acceptons. Donc nous re téléphonons à l’hôtel de Lima pour les avertir que nous passerons demain pour ce faire rembourser. On demande un justificatif de l’annulation du vol, pour le montrer à l’hôtel de Lima. Ils nous donnent une impression de l’écran internet. Maintenant, il faut chercher un hôtel pour la nuit. On trouve un hôtel qui a de la place à un prix correct dans le quartier San Blas, rue «Tandapata». Rue que nous connaissons pour y avoir été manger 2 fois. Un taxi nous propose de nous y emmener, et dit pouvoir nous poser devant l’hôtel. Connaissant la rue, j’en doute fortement, mais ne dit rien. Il est 19h00, la circulation dans la vieille ville est épouvantable. On met 10 minutes pour faire 80 % du trajet, et 30 minutes pour les 20 % restant. Le taxi s’arrête en double file place San Blas, 2 personnes vont à pied voir où se trouve exactement l’hôtel dans la rue qui est très grande. Le routard le situe à une extrémité de la rue, mais on a déjà vu que le routard n’était pas toujours très fiable. On va où préconisait le routard, et l’hôtel est là. Une personne reste à l’hôtel et l’autre court au taxi pour prendre les bagages et les 2 autres personnes du groupe. On demande au taxi s’il peut venir nous chercher demain matin pour aller à l’aéroport. Le taxi accepte et un RDV est fixé à 5h50. La personne du taxi, est très gentille et paraît fiable. De plus nous lui payons plus que le prix convenu vu la durée de la course. Porté les bagages sur 300 m, comprenant une montée d’escalier. Installation dans les chambres qui sont correctes. L’hôtel est bien, pas cher, et à 10 minutes à pied, de la Place des Armas. Nous allons manger dans la Pizzéria Place des Armas, dans laquelle nous avions mangé le premier soir. Il est 19h45. Que d’émotions !!! Bien mangé, et un bon apéro s’imposait. Retour à l’hôtel. C’est tout en monté. On monte doucement. Car l’hôtel (Andean-South) est sur la colline de San Blas. Restaurant de midi : angle calle St Francisco, et calle Grau. Pisac. Ce resto a une vue sur un jardin. Hôtel « Andean-South » :calle Tandapata n° 635, quartier San Blas, Cusco. http://www.andeansouth.com/

Mercredi 22/10/2014 - jour 20 Levée 5h00. Fait les valises. Monté les bagages, 2 étages. Bu un thé. Le chauffeur de taxi vient nous chercher à l’hôtel à 5h45. Il nous aide à porter les bagages jusqu’à sa voiture. Heureusement, cette fois, les escaliers place San Blas, sont à la descente. Arrivé à l’aéroport à 6h10. A cette heure, la circulation est fluide. A l’aéroport, il y a beaucoup de monde. Comme on s’est enregistré la veille, on a juste à laisser les valises et passer par une file d’attente moins longue. A 6h45, nous sommes dans la salle d’embarquement. Le vol est prévu à 08h00, mais on nous annonce un retard de 30 minutes et ils nous offrent du café et de l’eau. Départ 08h45, arrivée à Lima à 10h00. Pris les bagages. Comme Air France n’a pas de bureaux à Lima, nous laissons nos bagages à la consigne de l’aéroport. Il n’y a pas de taxe de sortie à payer, elle est comprise dans le prix du billet d’avion. Taxi jusqu’à l’hôtel «Torreblanca», que nous avions réservé et payé, pour se faire rembourser. Quand on demande le remboursement de notre paiement, puisque nous avions téléphoné pour avertir de notre non venue, la réponse est non. Ils croyaient que nous allions prendre les chambres pour la journée. La discussion dure un bon moment. Chaque partie argumentant de son coté. On demande au moins, un geste commercial. Après un moment, ils acceptent de nous rendre 200 soles sur les 432. Pris taxi pour le centre de Lima. La circulation à l'approche du centre ville, est complètement bloquée. Nous sortons du taxi avant d’arrivée à destination. En y allant à pied, nous irons plus vite. Nous allons manger dans un couvent, rue piétonne (Jiron Ucayali), près de l’église San Pedro. Resto «l’eauvive». Très joli bâtiment, bien entretenu. Bons et très sympa. La mère supérieure est française. A recommander. Puis nous visitons la cathédrale. Jolie et grande. Nous rejoignons à pied, une rue importante, pour sortir des bouchons du centre et prendre un taxi pour l’aéroport. Du coup le trajet est extrêmement rapide. Arrivée à l’aéroport à 17h15. Récupération des bagages à la consigne. Le vol est prévu pour 21h20, mais on part avec 40 minutes de retard. Arrivée Paris : 10h00 (heure Pérou). 17h00 (heure Française). Tout à une fin. Les uns repartent pour le nord et les autres pour le sud. Hôtel à ne pas réserver «Torreblanca» :avenue José Pardo n° 1453, quartier Miraflores, Lima. http://torreblancaperu.com/ Restaurant du midi «L’Eau Vive» : rue piétonne (Jiron Ucayali) n° 370, Lima centre. http://www.tripadvisor.fr/...ima_Lima_Region.html

Très beau pays, et nous avons trouvé que les gens sont très gentils et accueillants. ADIEU PEROU!!!!
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Altiplano Bolivie tour classique... quoique!
Hello tous,

Nous revenons de Bolivie où nous avons fait un petit tour en indépendant. Tout c'est très bien passé, notamment grâce à tous ceux qui m'ont aidé, en tout premier lieu Krikri (sans elle je n'aurais même pas envisagé de le faire), mais aussi Diamina, Beregong et bien d'autres.

Je ferais un carnet mais cela risque de durer (notamment à cause du tris des photos). Donc dans un premier temps je vous rapporte notre itinéraire définitif, qui pourrait susciter des questions. Je rajouterais quelques impressions / conclusions en attendant le blog détaillé -> qui maintenant est fait ici.

J1 La Paz

J2 Sajama : très beau, notamment la balade au niveau des geysers Nuit Tomarapi Lodge, très bien

J3 Route Sajama -> Salar d’Uyuni en passant le long de la frontière Chilienne : Nogachi, Carranguillas, Cotasi, Huachacalla, Chipayas (très sympa et dépaysant, on se serait cru en Afrique avec les huttes rondes et les toits pointus), San Martin pour finir à Salinas Garcia De Mendoza où nous avons dormi à l’hôtel. Très bien comme parcours mais très hors des sentiers battus, à la boussole et parfois presque plus de pistes).

J4 Coquesa et ses momies, Salar d’Uyuni : magique, vaut à lui tout seul le voyage. Nuit sur l’île Pescado ... extraordinaire (4x4)

J5 Toujours salar, ensuite Colchani (moche), Uyuni (pour l’essence), route par San Cristobal et Culpina K. Nuit entre Villa Alota et San Augustin, superbe canyon et nuit auprès des lamas (4x4).

J6 Après deux petites balades dans la Valle De Las Rocas (très sympa) route classique Laguna Canapa, Chiar Khota, Honda, Ramaditas, Dsert de Siloli, Arbol De Piedra jusqu’à Laguna Colorada où nous avons dormi dans le Canyon au Sud (4x4) On a adoré le désert de Siloli où on a eu l’impression de rouler sur le toit du monde.

J7 Sol Manana (4.910 mètres), Thermes de Chalviri où nous avons pris un bain, Désert de Dali, Laguna Verde (plage Ouest mirador), puis … puis du spécial : nous avons pris une piste à l’Est de la laguna Verde qui passe par une mine abandonnée (Horsu) pour rejoindre la route « normale » vers la laguna Hedionda. L’Ouest Américain … eu pardon la route entre Hedionda et Quetena ! Nuit à Quetena Chico (4x4) Là nous avons retrouvé un contact avec qui ont a passé les 3 jours suivants :

J8 Laguna Celeste , Laguna Khastor et quelques copines. San Antonio De Esmoroco. Nuit Guadalupe chez l’habitant

J9 Cuidad De Roma. Extraordinaire, un Cathedral Valley en immense Suivi par Rio Seco, nuit quelque part en remontant vers Tupiza en longeant la frontière Argentine Vers Florida – nuit 4x4

J10 Visite d’un site ancien avec Granieros au fond d’un slot Canyon. Très chouette, puis route vers Tupiza par Mojitene Nuit Hôtel Mitru

J11 Journée repos à Tupiza, ville agréable … enfin repos, façon de parler car la boucle Canyon de l’Inca et Quebrada Canon est presque impossible à faire (les filles ont rebroussées chemin) Nuit Hôtel Mitru

J12 Route pour Potosi et visite de Potosi Nuit hôtel Cima Argentum (ils ont un parking)

J13 retour à La Paz Repas du soir dans restaurant Argentin - pas de nuit, vol à 4h40

J14 Visite de Bogota que nous avons beaucoup apprécié

😎😎😎
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3 semaines au Pérou en août 2013
Salut, ben voilà c'est terminé. Comme pour tous mes grands voyages j'ai écrit un carnet avec des conseils plus que mes histoires personnelles. Le contexte : Nous devions partir à deux couples, et pour des raisons de santé nos amis n'ont pu venir, donc on est parti à deux. De plus ma chère et tendre s'est fait une méchante entorse de la cheville en mars et la souplesse n'est pas revenue, donc les treks prévus ont été annulés. Je commencerai par le carnet de bord, puis l'avis sur les hôtels et enfin divers conseils.

Samedi 3 Août: Départ très matinal de Lyon vers Amsterdam avec KLM, puis attente de 4h pour un vol destination Panama City d'une durée de 10h50, attente au départ rallongée de 2h, soit 4 nouvelles heures d'attente. Vol assez agité de 3h30 car des orages sont dans les alentours. Arrivée autour de minuit à Lima, soit 7h du matin en France. Pour un départ la veille à 3h du matin, cela fait donc 27 h de suite, sans dormir ….Transfert ensuite de 45 minutes pour le quartier de Barranco (22$ en taxi) et c'est enfin le lit au D 'Osma Bed and Breafast. Dodo. BILAN : Longue journée, mais il faut savoir ce que l'on veut.

Dimanche 4 Août: Après un bon petit déjeuner, départ en métropolitan direction, Plaza de Armas. Un accueil avec des dizaines de policiers équipés tels des robocops, donnant l'impression d'être dans un album de Tintin avec le Général Alcazar !!! La Plaza n'est pas accessible ( on verra pourquoi plus tard) La Cathédrale, elle non plus ne peut être visitée, c'est donc vers le couvent St François d'Assises que nous nous dirigeons. Visite guidée obligatoire en anglais ou en espagnol, pour un coût de 7s par personne. Visite sympa, un peu rapide, les catacombes sont à voir et le tableau représentant la Cène aussi car original. Pas possible de prendre des photos !!! Ensuite direction Palacio de Torre Tagle pour une étape clic-clac puis le musée del banco nacional (gratuit)de qui possède des collections de la culture péruvienne mais surtout qui a la particularité d'être une ancienne banque avec les grands guichets, la salle des coffres, etc... Repas vers la plaza de Armas, où les policiers m'expliquent qu'il y a une manifestation et qu'ils craignent des débordements. Nous voyons effectivement un groupe qui s'agite, des caméras tournent autour. Cela semble être des personnels de santé. En fait de manifestants, si on enlève les caméramans, les journalistes, il doit rester une vingtaine de manifestants, soit un pour 10 policiers.... Promenade vers Alameda Chabuca Granda puis visite du couvent St Domingo (7s par personne et pas de films, photos oui!!!) Là aussi visite guidée à priori obligatoire, mais devant notre tête, l'employé nous permet de nous promener seuls, et c'est bien agréable, car c'est à notre rythme. Deux cloitres magnifiques et différents l'un de l'autre retiennent notre attention ainsi qu'une bibliothèque. Ensuite direction le musée de l'inquisition où j'avais lu qu'il y avait des visites en français (dixit le Routard). Que nenni et en plus une queue immense nous décourage. Que cela ne tienne il y le mercado central à côté, on y va : Typique. Direction ensuite église de la Merced, très chargée et à l'intérieur, le cloître a l'air sympa, mais on ne peut que l'apercevoir. Clic clac devant l'église et c'est le retour vers Barranco et son pont des soupirs et un belvédère sur le Pacifique. Très fatigué, on ne repart pas diner, c'est dodo. BILAN : Une bonne mise en bouche des lieux de la capitale. Peut être prendre un hôtel au centre, car si le quartier de Barranco semble sympa, il est loin et vu notre état de fatigue on n'a pu en profiter.

Lundi 5 août : Réveil matinal, petit déjeuner avalé c'est en taxi (8$) que nous nous dirigeons vers la station de bus Cruz del Sur. Une organisation parfaite, bagages d'un côté, passagers de l'autre, contrôles classiques et hop en route vers Paracas. Bus super confortable, route assez monotone, mais cela permet de voir un aspect de la vie péruvienne. Taxi (5s)de la station de bus pour l'hostal El Amigo. En 5 minutes le chauffeur essaie de nous vendre toutes les excursions possibles et lui bien sur elles sont moins chères. Check-in à l'hôtel et rencontre avec Osvaldo qui m'avait été recommandé par l'hôtel. C'est lui qui va nous faire découvrir la réserve de Paracas dans son véhicule (70 s en tout). Une personne très attachante, très compétente et très sensible. Il parle lentement et donc se fait comprendre sans problème. Les points de vue se succèdent tous différents. Pause déjeuner à Lagunilas, petit village de pêcheurs, touristique certes mais sympa. Continuation de la visite, avec d'autres points de vue et toujours beaucoup d'explications claires et dans la bonne humeur. L'arrêt à la cathédrale, le rocher détruit par le tremblement de terre de 2007 est un moment d 'émotion car Osvaldo nous parle un peu de sa famille durant ce terrible événement. La visite continue avec la recherche de fossiles de St Jacques... (on en avait mangé à midi)et c'est le retour à l'hôtel pour un peu de repos. Promenade ensuite au bord de la plage, resto El dolfin dorado avec le premier ceviche et le premier pisco sur. Waouh !! C'est fort, mais c'est bon ! Dodo BILAN : Le transfert en bus est nickel, la visite avec Osvaldo fut superbe, donc rien à changer. A suivre ...
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