Salut,
Auriez-vous une agence de location de voiture a conseiller sur PM ?
J ai pris contact avec Centaure, que l on retrouve dans le lonely P, j aimerais bien d autres avis avant de me decider.
Merci
david
Bonjour,
Bien que ce sujet ait été traité, je reviens dessus car nous avons fini notre dessin de circuit. Je me suis accordé un break de 15 jours et la je dois avancer, concrétiser (fini le temps des rêves je dois passer à l’action !) car la date du départ approche.. C’est début novembre 2010 Je recherche des locations de voiture pour la péninsule de Valdés, Bariloche, Salta, Mendoza et San Pedro de Atacama pour des locations de 4 jours à 6 jours en rendant le véhicule à l'endroit ou on a loué la voiture. Ma question est la suivante : Qui a une bonne adresse de location de voiture ? J’ai lu aussi qu’il était préférable de louer une voiture à garde haute. Pouvez-vous me dire quel est le nom de ces voitures qui ont cette garde haute ? Nous ne sommes que 2. Nous serons à Bariloche fin décembre et pour le reste en janvier, c’est parait il la saison des pluies… Faut il un 4x4 ? (je pensais à Salta en allant vers Cachi et aussi en allant vers San Antonio de Las Cobres ou nous passerons). Ce sont des boucles et le nombre de km illimités n’est peut être pas nécessaire ? Il me restera ensuite la recherche de location d’hébergements (hôtels ou autres). Alors vos bons conseils seront les bienvenus. Je dis Merci à tous de vos petits et grands conseils. Paul
Voici les endroits ou nous souhaitons louer une voiture Péninsule de Valdés 4 jours du 15 au 18 novembre 2010 (Puerto Madryn) Bariloche 4 jours du 21 au 25 décembre 2010 (Route des 7 lacs) Mendoza 3 jours Tout début janvier 2011 vers le 3 je crois. Salta 6 jours 8 janvier 2011 (Ruines de Quilmes et vers le nord Pumamarca) San Pedro de Atacama 5 jours vers le 18 janvier 2011
Bien que ce sujet ait été traité, je reviens dessus car nous avons fini notre dessin de circuit. Je me suis accordé un break de 15 jours et la je dois avancer, concrétiser (fini le temps des rêves je dois passer à l’action !) car la date du départ approche.. C’est début novembre 2010 Je recherche des locations de voiture pour la péninsule de Valdés, Bariloche, Salta, Mendoza et San Pedro de Atacama pour des locations de 4 jours à 6 jours en rendant le véhicule à l'endroit ou on a loué la voiture. Ma question est la suivante : Qui a une bonne adresse de location de voiture ? J’ai lu aussi qu’il était préférable de louer une voiture à garde haute. Pouvez-vous me dire quel est le nom de ces voitures qui ont cette garde haute ? Nous ne sommes que 2. Nous serons à Bariloche fin décembre et pour le reste en janvier, c’est parait il la saison des pluies… Faut il un 4x4 ? (je pensais à Salta en allant vers Cachi et aussi en allant vers San Antonio de Las Cobres ou nous passerons). Ce sont des boucles et le nombre de km illimités n’est peut être pas nécessaire ? Il me restera ensuite la recherche de location d’hébergements (hôtels ou autres). Alors vos bons conseils seront les bienvenus. Je dis Merci à tous de vos petits et grands conseils. Paul
Voici les endroits ou nous souhaitons louer une voiture Péninsule de Valdés 4 jours du 15 au 18 novembre 2010 (Puerto Madryn) Bariloche 4 jours du 21 au 25 décembre 2010 (Route des 7 lacs) Mendoza 3 jours Tout début janvier 2011 vers le 3 je crois. Salta 6 jours 8 janvier 2011 (Ruines de Quilmes et vers le nord Pumamarca) San Pedro de Atacama 5 jours vers le 18 janvier 2011
Bonjour à tous,
Nous partons à deux en Argentine en décembre (pour un mois) et nous souhaitons louer une voiture, probablement de El Calafate à Bariloche (4 jours) et puis à Salta (7 jours). Est-ce que quelqu'un aurait une expérience avec la location des voitures en Argentine? Mieux faire sur Internet ou sur place? Des sites/compagnies à conseiller? Quel devrait être un bon prix pour une petite voiture?
Merci d'avance pour toute info!
Katerina
Nous partons à deux en Argentine en décembre (pour un mois) et nous souhaitons louer une voiture, probablement de El Calafate à Bariloche (4 jours) et puis à Salta (7 jours). Est-ce que quelqu'un aurait une expérience avec la location des voitures en Argentine? Mieux faire sur Internet ou sur place? Des sites/compagnies à conseiller? Quel devrait être un bon prix pour une petite voiture?
Merci d'avance pour toute info!
Katerina
ARGENTINE-BOLIVIE, août 2007
Nous avons fait un voyage magnifique d’un mois en Argentine au mois d’août dernier. Je me suis beaucoup aidée de ce forum pour la préparation du voyage. Ce récit est donc ma petite contribution au forum et a essentiellement pour but d’aider les suivants dans leur préparation par quelques infos pratiques.
Pour accompagner, vous pouvez voir une sélection de photos (on en a fait pratiquement 2000, c’est dire la beauté des paysages !) sur http://carotic.free.fr/Argentine-Bolivie
En préambule je voulais juste dire que tout ce qu’on a fait est faisable sans problème ; certes, ça fait beaucoup de kilomètres mais on n’a pas eu pour autant l’impression de passer notre vie dans les transports ni de courir (évidemment si on dispose de plus de temps tout ne sera que mieux apprécié...). Et contrairement à ce qu’on avait beaucoup entendu par les agences notamment, la Patagonie au mois d’août, ça se fait ! On a sûrement eu de la chance avec le temps, mais j’ai été en contact avec un belge qui avait fait à peu près le même parcours l’année d’avant, avec une météo aussi favorable. On n’a pas eu du tout de vent, donc il a fait froid mais sans plus (comme en hiver en France, on met un bon manteau, des gants... et voilà). En fait c'est sur la Péninsule de Valdes qu'on a eu le plus froid, à cause du vent. Les journées sont un peu courtes vu que le soleil se couche aux alentours de 17h, 17h30 mais l’avantage c’est que le soleil est toujours bas et donc la lumière géniale pour les photos !!! L’itinéraire n’est pas forcément des plus optimisés mais nous avions plusieurs contraintes : nos dates de congé non modulables et retrouver nos amis arrivant en Argentine par le sud du Chili à une date précise aussi.
Le parcours : 4/08 Paris-BA 5/08 arrivée BA ; Puerto Iguazu (avion) 6/08 Iguazu 7/08 Iguazu ; départ pour BA (bus) 8/08 BA 9/08 BA-Calafate (avion) 10/08 El Calafate (Perito Moreno) 11/08 El Calafate-El Chalten (bus) 12/08 El Chalten 13/08 El Chalten + retour El Calafate (bus) 14/08 El Calafate (Croisière Todo glaciares) 15/08 El Calafate – Rio Gallegos (Bus) connection pour Puerto Madryn (bus) 16/08 Puerto Madryn 17/08 Péninsule de Valdes 18/08 Trelew-BA-Salta (avion) 19/08 Salta 20/08 Salta-Cafayate 21/08 Cafayate-Cachi-Chicoana 22/08 Chicoana-Tilcara-Purmamarca 23/08 Purmamarca-Abra Pampa-Iruya 24/08 Iruya-Humahuaca-Tilcara 25/08 Tilcara-La Quiaca (Bus) ; Villazon-Tupiza (Train) 26/08-29/08 Tour en 4x4 dans le Sud Lipez, de Tupiza à Tupiza via Uyuni 30/08 Tupiza-Villazon (Train) ; La Quiaca-Salta (Bus) 31/08 Salta-Santa Rosa de Tastil (AR) ; Salta-BA (avion) 01/09 BA-Paris (Avion)
En détails : On avait réservé les vols intérieurs depuis la France, par internet via l’agence Equinoxe (basée à Buenos Aires, ce qui permet d’avoir des tarifs « locaux ») et les hotels à Puerto Iguazu (pour ne pas avoir à galérer en arrivant, et en Patagonie (on n’avait pas envie de se retrouver à la rue là-bas à cette saison !!) ; pour le reste on a improvisé sur place.
4/08 Départ de Roissy. Vol avec Air France (peut-être un peu plus cher que d’autres compagnies, mais au moins vol direct et d’après ce que nous ont dit des argentins sur Aerolineas argentinas, il y a beaucoup de vols de bagages sur les vols internationaux).
5/08 : Arrivée autour de 8h à l’aéroport international de Buenos Aires (Ezeiza). Taxi pour Aeroparque (40 minutes un dimanche matin ; 26$US) Avion pour Puerto Iguazu à 12h25, arrivée 14h10 (en théorie ; 1h30 de retard en pratique !) Taxi (nous avait été envoyé par l’hotel) 50$ (l’aéroport est assez loin de Puerto Iguazu) Hotel : La Sorgente Posada Av. Cordoba 454 réservé par internet. 145$/nuit (le plus cher du voyage, mais on voulait quelque chose de bien pour se remettre du vol transatlantique ; on n’a pas été déçus ; de loin le meilleur petit déjeuné de tout le voyage) Resto : La esquina, bof : bruyant, buffet style ClubMed
6/08 : Chutes d’Iguazu côté Argentin Il faut bien 8h pour tout faire à pied sur la journée. Bus local jusqu’aux chutes (départ toutes les 30 minutes) Entrée du parc : 30$ (valable 2 jours) Sendero Macuco (sentier (environ 3h AR) dans la jungle jusqu’à une petite chute, à faire tôt le matin pour voir plein d’animaux, après il y a trop de passage et déjà au retour on n’a pratiquement plus rien vu) Garganta del Diablo ; Circuito inferior + Isla San martin (dernier départ du bateau à 15h45) ; Circuito superior ; nous on n’a pas voulu faire le tour en zodiac (trop « à touriste » à notre goût ; si vous le faites prévoir un change, les gens étaient complètement trempés à la sortie)
7/08 : Chutes d’Iguazu, côté Brésilien + barrage Itaipu + parc aux oiseaux On a fait ce tour au Brésil avec le même taxi que pour venir de l’aéroport (pour un prix raisonnable que j’ai oublié de noter). Il est possible de tout payer en pesos. Entrée parc des chutes 35$ ; Barrage Itaipu 21$ ; Parc aux oiseaux 30$ On a été un peu déçus par le parc aux oiseaux car on avait lu qu’ils étaient dans leur environnement naturel ; certes on se balade dans la forêt, mais les oiseaux sont bel et bien en cage comme dans n’importe quel zoo...)
Si vous pouvez, les chutes sont vraiment à voir des 2 côtés, la vue y est complètement différente. Si vous n’avez qu’une journée, je conseillerais le côté argentin, plus complet puisqu’on peut les voir d’en haut et d’en bas.
17h45 Départ en Bus pour BA, en cama (pratiquement complètement allongés) avec El Tigre de Iguazu (Très bien, très confortable ; pas de souci pour dormir ; d’après notre expérience plus tard, le service et les repas sont très nettement supérieurs à ceux qu’on a eu sur les bus Andesmar). 155$
08/08 Buenos Aires Arrivée à 12h30 à Retiro, en avance sur l’heure prévue. Hotel Varela, chambre double avec douche, 48$ : glauque (pas de fenêtre, pas de chauffage) mais très peu cher pour un hotel en plein cœur de San Telmo (ça passe pour 1 nuit mais on n’y serait pas restés plus longtemps !!) Balade dans le centre de Buenos Aires (San Telmo, MicroCentro...). Nous on n’a pas vraiment aimé Buenos Aires, une ville à l’européenne sans trop d’intérêt (sauf si on a envie de faire des musées, y’en a à tous les coins de rue) du coup on a même reculé notre vol à la fin du séjour pour ne pas y rester plus longtemps.
09/08 BA – El Calafate : 3h30 de vol Taxi jusqu’à El Calafate, aéroport assez loin de la ville. Hotel : Hostel del Glaciar libertador (auberge de jeunesse, site très bien fait sur internet) Chambre double avec salle de bain 96$/nuit ; petit dej en sus pour 12$/personne (la version chambre double est vraiment comme une chambre d’hotel nickel, sinon possibilité aussi de dortoir).
10/08 El Calafate « Tour alternativo » Glacier Perito Moreno : 128$ + 30$ entrée parc national Guide très sympa, chauffeur (« el indio ») super pour repérer les animaux le long de la route. L’alternatif n’était qu’une inversion par rapport aux autres tours opérateurs : on a commencé par le Belvédère et on a fini par le tour en bateau (l’avantage c’est qu’on était tout seuls sur le belvédère pour admirer en paix le glacier. Départ 9h (le jour commence à pointer son nez), retour 16h
Pas beaucoup de restos ouverts à Calafate à cette époque ; on est allés plusieurs fois dans une pizzeria, et une fois au resto Casimiro (assez chic et donc pas donné, mais bife de lomo, le meilleur jamais mangé !), le tout sur l’avenue principale.
11/08 El Calafate – El Chalten : départ 8h, arrivée 11h30 ; Compagnie Caltur ; 80$ AR D’après ce qu’on avait lu, il n’y a que 3 bus par semaine, mais d’après ce qu’on a vu, il y en avait tous les jours... A notre arrivée, il neigeait, on n’y voyait rien, on est que 3 à avoir débarqué du bus et y’avait personne d’autre dehors... Là on était vraiment au bout du monde !!! Heureusement notre hotel n’était qu’à 2 pas. Hosteria Kalenshen : 120$/nuit, (site sur internet) avec piscine intérieure chauffée (la seule du village donc à certaines heures fait office de piscine municipale). Détail qui a son importance car par mauvais temps (comme cela a été le cas toute cette journée), il n’y a rien à faire à El Chalten (Pas de TV, par d’internet à cause de la neige...). On a eu un peu peur d’avoir 3 jours comme ça mais heureusement le temps c’est levé le lendemain. Le seul resto, et seul autre hotel du village ouvert à cette époque où logeaient la plupart des autres « aventuriers » est le Rancho Grande (auberge de jeunesse).
12/08 El Chalten Attention les journées sont assez courtes : jour de 9h à 17h en gros Matin une fois le temps dégagé : Balade dans la neige : Chorillo del Salto (12km AR) Midi au resto Rancho Grande ; puis balade digestive jusqu’au premier mirador sur le chemin du lago Torres. Vue la neige qui était tombée, pas possibilité de balade plus longue sans raquette et c’était pas possible d’en louer à cette époque (on aurait juste pu en avoir par un ami de la proprio de l’hotel...)
13/08 El Chalten Balade jusqu’à la Laguna Capri ; vue sur le Fitz Roy ; 4h30 dans la neige avec de longues pauses photo. Le chemin avait été bien tassé et marqué par les gardes du parc, donc pas besoin de raquettes.
17h-20h15 retour en bus à El Calafate
14/08 El Calafate Croisière en bateau, compagnie Fernand Campbell (toutes les agences vendent la même croisière) : « Todo Glaciares » 175$ + 18$ de transfert en bus + 30$ entrée parc national
15/08 Transfert vers la Péninsule de Valdes : Départ 12h de El Calafate (le seul départ plus tôt était en plein milieu de la nuit), arrivée 16h30 Rio Gallegos (Compagnie TAQSA, 33$, réservé la veille au soir) Départ de Rio Gallegos à 18h (Andesmar, en semi-cama 144$ ; y’avait plus de place en cama – il n’y en a que 6 dans les bus Andesmar ; on n’avait pas réservé car sur internet, site de l’office du tourisme de rio gallegos, on avait trouvé d’autres horaires plus intéressants, mais apparemment les infos du site ne sont pas bonnes...) Les infos sur les horaires de bus & co dans la région étant assez difficiles à trouver je vous donne une adresse mail d’une agence de « transport de passagers » à El Calafate, située dans la gare routière, qui nous avait donné de bonnes infos sur place : freddy@cotecal.com.ar)
16/08 Puerto Madryn Arrivée à 12h30. Installation à l’Hotel International (démarchage dans la rue) : appart pour 4 : 160$/nuit Pas possible de faire d’excursion dans l’après-midi. Balade sur la plage, d’où on aperçoit déjà des baleines. Resto El nautico : excellent rapport qualité/prix (menu varié, très bon, ambiance sympa)
17/08 Péninsule de Valdes Excursion dans la péninsule depuis Puerto Madryn 150$ (bateau inclus) + entrée parc national 40$ Génial pour voir les baleines à moins d’1 mètre et qui passent sous le bateau. Par contre il n’y a pas beaucoup d’autres animaux à cette époque (on a vu quelques lions et éléphants de mer de loin). L’excursion à Punta tombo n’est pas à faire à cette saison, il n’y a pas de pingouins (on a vu les 2 premiers qui arrivaient en mer).
18/08 Puerto Madryn-Salta Transfert de Puerto Madryn à l’aéroport de Trelew en bus (navette qui fait le tour des hotels, à réserver la veille auprès du gérant de l’hotel). Vol à 9h45 pour BA, arrivée à 11h30 ; puis vol BA-Salta en théorie 17h-19h30, en pratique plus de 2h de retard. Hotel Terra Oscura sur calle Cordoba: dortoir de 6, 25$/personne Resto Martinez (sur la place en face de l’hotel), très bon et pas cher. Les meilleures empanadas que nous ayons goutées pour 1$ l’empanada !
19/08 Salta Prospection pour location de voiture, on a fait toutes les agences ouvertes un dimanche : Salta Rent a car : 325$/jour pour un SUV urbain (rien d’autre à proposer) ; drop off Tilcara 220$ Asis : 280$/jour pour Kango Argentina car rental : 250$/jour km libre, pour Volvo full ou Kango Drop off possible à Purmamarca 170$, Tilcara 195$, Humahuaca 220$ ou La Quiaca 350$ Hertz (fermé) Earth : 187$/jour en cash pour Volvo full ; drop off n’importe où pour 1$/km On a pris cette dernière option. On avait un peu peur pour la taille de la voiture, à 4 avec nos 4 gros sacs à dos, mais sans problème les 4 sacs sont rentrés dans le coffre (qui sont bcp plus grands que sur les voitures européennes !) Voiture correcte, avec roue de secours et barre pour tracter (ça ne nous a heureusement pas servi à nous, mais à dépanner une autre voiture bloquée sur une grosse pierre!) PM : petite excursion sans grand intérêt sinon passer le temps dans Salta et les alentours (cerro, San Lorenzo...) Cette journée de transition avait pour but d’attendre nos copains qui sont eux venus en bus depuis Puerto Madryn (moins cher que l’avion mais pratiquement 40 heures de bus, direct avec Andesmar !)
20/08 Début de notre « road trip » : Salta-Cafayate par la route 68 (goudronnée) et la quebrada de Cafayate (quebrada de las Conchas) ; départ vers 11h30 de Salta, arrivée vers 17h30 à Cafayate, en prenant tout notre temps pour plein de photos, avec détour vers le lac artificiel de Dique Cabra Corral et petite balade - comme l’avait conseillé mlefevre dans son récit de voyage sur ce même forum – sur une piste qui part sur la gauche sans indications à une vingtaine km au nord de Cafayate, large vallée désertique de rochers multicolores. C’est beau et y’a personne ! A faire aussi, s’arrêter au niveau de 3 cruces (les 3 croix), et monter en haut de la dune sur la droite ; vue magnifique sur la vallée. Hôtel : Hospedaje del Centro 30$/pers, simple et correct, sans petit dej (pris sur la place) 21/08 Cafayate-Chicoana Départ de Cafayate à 10h30 (un peu tard) par la Ruta 40; arrivée à 14h à Molinos (essence 45l pour 100$, 330km depuis Salta) ; encore 1h30 de route de terre merdique et chaotique jusqu’à Cachi (le pire tronçon des 7 jours de voiture) ; Cachi-Chicoana : 3h30 de route goudronnée ; on a fini de nuit, c’était un peu galère et en plus du coup on manque une partie du paysage... donc prévoir de partir plus tôt le matin. Hotel del Sol : 20$/pers (chambre de 6 lits pour 4) sans petit dej (pris sur la place).
22/08 Chicoana-Purmamarca Départ 9h, passage par Salta à 10h (essence : 25l, 51$ pour 210km) puis direction Jujuy par la route pittoresque de la corniche, traversée forêt luxuriante (ça change des paysages désertiques !), détour par las Lagunas de Yala (chemin de terre assez raide). Arrivée à Tilcara vers 16h. Tous les restos sauf 1 sont fermés à cette heure-là. Réservation hotel pour dans 3 jours. Retour sur nos pas pour arrivée à 18h 18h30 à Purmamarca (avec sur la route arrêt au niveau de la Paleta del Pintor, à voir idéalement comme nous au coucher du soleil, d’en haut d’une bute !) Hotel El Cardon chambre avec chauffage (intéressant pour faire sécher le linge !) pour 4 à 160$/nuit avec vue exceptionnelle sur la montagne aux 7 couleurs (petit dej inclus) Le soir on tombe sur une fête de village typique répétition pour la fête de la Pachamama qui a lieu le 30 août.
23/08 Purmamarca-Iruya Balade autour de la Montagne aux 7 couleurs (Camino de los Colores, 3km). Puis départ vers 11h direction Abra Pampa via la ruta 40 qui traverse le Salar (route de terre mais rectiligne et correcte). Vaut mieux pas tomber en panne là car on n’a croisé personne (sauf 1 voiture, en panne justement qui était bien contente de nous voir passer !) : 170km/3h30. Essence à Abra Pampa. Puis direction Iruya : 65 km de route goudronnée (la 9) puis bifurcation à gauche sur la 13 : route de terre merdique (mais moins que ce à quoi on s’attendait en lisant les récits précédents sur internet : il y a de gros efforts d’entretien, la route n’est pas prête d’être goudronnée mais elle est de moins en moins chaotique, donc on passe sans problème sans 4x4 => 54km en 2h30 ; au retour quand même on s’est pris une pierre sur le pare-brise, que nous a envoyée un abruti d’âne, donc attention aux chutes de pierre en passant près des falaises – une fois qu’on est redescendu dans la vallée – elles ne sont pas sécurisées). Une ligne électrique est en train d’être tirée jusqu’à Iruya, pour l’instant c’est limité aux panneaux solaires.
24/08 Iryua-Tilcara Iruya : départ à 11h. 2h15 pour faire les 54km de la ruta 13 (ou 113). Repas à Humahuaca. Arrivée 15h30 à Tilcara. On fait laver la voiture intégralement à la station essence pour 9$ (extérieur + intérieur – on n’en revenait pas du prix vu l’état de la voiture après 7 jours de poussière !!!) Hotel Malka : sympa : bungalow pour 4 pour 140$ (petit dej pas inclus mais on avait une cuisine pour se le préparer) Resto La Playa sur Belmonte, très bon.
25/08 Tilcara-La Quiaca ; Villazon-Tupiza Le passage de cette fameuse frontière Argentino-Bolivienne a quelquechose d’assez mystérieux, puisqu’apparemment en Argentine à moins de 300km de cette frontière que des milliers de touristes et d’argentins traversent chaque mois, personne ne sait ce qui se passe. A la gare routière de Salta, personne – ni les renseignements, ni aucune des compagnies se rendant là-bas - n’a su (voulu) nous renseigner sur les horaires des bus/trains partant de Villazon. Et même en téléphonant à une compagnie à La Quiaca, impossible d’avoir de réponse. Il faut quand même savoir que les différentes compagnies argentines (Balut, FlechaBus, Andesmar...) ont des succursales à Villazon à côté de leurs homologues boliviennes...!! Donc insh’Allah on verra bien ce qui se passe de l’autre côté... Départ 9h45 donc de Tilcara (normalement 9h15) avec la compagnie Balut (bus très bien, on avait des places en haut juste devant le pare-brise, nickel pour admirer dans l’autre sens la Quebrada de Humahuaca). Arrivée à 12h30 à La Quiaca Passage de la frontière sans problème, en 30 minutes... L’avantage d’être touriste, on a une file spéciale réservée, donc on passe un peu devant tous les « locaux ». La gare routière est assez loin, la gare encore plus, donc avec les sacs à dos ça se fait mais un petit taxi n’aurait pas fait de mal, surtout que l’altitude se fait sentir ! C’est pas encore ici qu’on aura des sous : le seul distributeur de la ville est HS (apparemment c’est rare quand il ne l’est pas), donc prévoir d’avoir de la monnaie pour pouvoir avoir des bolivianos car les changes ne prennent pas non plus la CB. Il y a 1h de décallage par rapport à l’Argentine (il est 1h de moins). Il y a un bus qui part à 15h mais d’après ce que j’ai lu sur internet, les bus boliviens sont loin d’être sûrs... Donc comme on est samedi, on va tenter notre chance par le train (Expresso del Sur) qui part à 15h30. Le guichet pour vendre les billets n’ouvre qu’à 14h. Les horaires et les tarifs de cette page sont valables : http://www.fca.com.bo/...jeros/itinerario.jpg On a pris nos places en classe « salon » pour 22bo (à peine 2€). On avait rencontré un bolivien qui nous avait dit que jusqu’à Tupiza c’était pas la peine de prendre « ejecutivo » (la classe au-dessus), que la seule différence c’était qu’ils donnaient couverture et repas. Effectivement c’est très bien comme ça. Arrivée vers 18h15 à Tupiza.
Je passe sur les 4 jours dans le sud lipez. Tout était organisé parfaitement par l’agence Tupiza Tour, donc pas vraiment de truc à savoir, les détails se trouvent partout sur les forums et les sites de agences.
30/09 Pour le retour, on a aussi pu prendre le train, le jeudi matin ; le Wara Wara, cette fois. J’avais lu qu’il était beaucoup moins bien que l’Expresso del Sur. En fait c’est effectivement plus populaire, il s’arrête plus souvent mais sinon c’est nickel (y’a pas la télé comme dans l’Expresso et c’est pas plus mal !!). Départ 9h05 et arrivée à 12h15 à Villazon (pour 13Bo en classe « popular ») (équivalent 13h15 argentin) Cette fois-ci on prend un taxi pour 3Bo/personne jusqu’à la frontière, que l’on passe encore rapidement. A peine arrivés à la gare routière de La Quiaca, on se fait happer par un bus d’Andesmar qui part 5 minutes plus tard (à 14h) pour Salta, donc même pas à attendre, timing nickel. Pour info Balut a des départs à 8h50, 10h, 15h, 20h et 00h ; et FlechaBus 15h30 et 23h15. Et puis y’en a plein d’autres qui vont ailleurs. On s’est fait juste avoir parce qu’ils nous ont dit qu’il était direct et mettait 6h pour aller à Salta. En fait le bus s’est arrêté 3 fois, dont pratiquement 2h à Jujuy... Donc arrivée à plus de 23h à Salta. Heureusement à la gare routière de Salta, y’a plein de démarcheurs d’hotels qui attendent. On est donc allés à l’auberge de jeunesse Backpackers, taxi payé par eux, pour une chambre double avec sdb privée et petit dej pour 50 pesos pour 2 ! On mourrait de faim (avec cet enchaînement on n’avait rien mangé) et on a pu aller au resto que nous avaient conseillé plein d’argentins : « les meilleures empanadas d’Argentine » : Doña Salta, en face du couvent. Effectivement très bonnes et très juteuses (mais j’ai quand même préféré celles de chez Martinez).
31/08 Salta Le vendredi on a reloué une voiture pour la journée chez Hertz, ce qui nous a permis d’être libres pour faire la Quebrada del Toro et rendre la voiture à l’aéroport. Comme Martinez fait aussi des trucs à emporter, on avait nos empanadas comme encas !
Voilà voilà un voyage génial qui se termine, j’espère que ce récit servira à d’autres ! Pour info, partout sauf en Bolivie on a eu des douches chaudes.
Les 2 seules mauvaises expériences de l’Argentine : l’argent (CB visa) et les vols intérieurs 1) Venir avec des Euros en liquide (pas la peine d’avoir des dollars). Pourquoi en liquide ? : je ne m’étalerai pas sur le sujet, il y a plusieurs discussions sur le forum là-dessus, mais notre expérience c’est : Avec une CB visa (normale ou premier), impossible de retirer plus de 300 pesos (soit 70€) à chaque fois. Il est possible de retirer plusieurs fois de suite, mais bon ça multiplie les commissions. Nous n’avons pas non plus réussi à obtenir de l’argent aux guichets des banques, ils nous renvoyaient d’une banque à l’autre, et même après plus d’une heure de parlementations pour essayer de savoir pourquoi on ne pouvait pas retirer d’argent, ça n’a rien donné (la banque locale a appelé Visa, qui renvoyait la faute sur notre banque à nous...). Je précise que le blocage ne venait pas de notre banque ni du plafond de retrait à l’étranger puisqu’en Bolivie nous n’avons eu aucun soucis. Au final, à notre retour notre banque nous a remboursé les frais de retrait. Mais bon vaut mieux essayer de voir avec eux avant le départ. Et pour info les banques ferment à 15h !
Changer l’argent à l’aéroport international ; le taux de change y est de loin le plus intéressant (pas au premier bureau de change Global exchange, cher et plein de monde, mais aller jusqu’au Banco de la Nacion), à Aeroparque le taux de change est du vol. Nous on a eu un peu peur d’arriver trop tard pour notre vol à Aeroparque donc on n’a pas pris le temps de changer à Ezeiza, on aurait dû on avait largement le temps... Du coup on a changé à Iguazu, à la frontière avec le Brésil (taux de change normal).
2) Prévoir de la marge sur les vols intérieurs d’Aerolineas argentinas, il y a TRES souvent du retard. Une spécialité : faire des regroupements de vols quand il y a plusieurs vols pour une même destination dans la même journée et qu’ils ne sont pas pleins => retard assuré pour le premier, et au moment de rentrer dans l’avion on vous annonce : « placement libre », un scandale, y’avait des mamans qui n’arrivaient du coup pas à avoir de place à côté de leur gamin... Même si on ne vous le signale pas, normalement vous avez droit à un repas en cas de retard, s’adresser au guichet de la compagnie et demander un Voucher.
Sur les vols intérieurs, on vérifie que l’étiquette sur votre bagage correspond bien à celle que vous avez avec votre carte d’embarquement avant de sortir de l’aéroport (c’est bien ça doit éviter les vols de bagage !) Donc pensez à bien garder votre carte d’embarquement jusqu’au bout !
Pour accompagner, vous pouvez voir une sélection de photos (on en a fait pratiquement 2000, c’est dire la beauté des paysages !) sur http://carotic.free.fr/Argentine-Bolivie
En préambule je voulais juste dire que tout ce qu’on a fait est faisable sans problème ; certes, ça fait beaucoup de kilomètres mais on n’a pas eu pour autant l’impression de passer notre vie dans les transports ni de courir (évidemment si on dispose de plus de temps tout ne sera que mieux apprécié...). Et contrairement à ce qu’on avait beaucoup entendu par les agences notamment, la Patagonie au mois d’août, ça se fait ! On a sûrement eu de la chance avec le temps, mais j’ai été en contact avec un belge qui avait fait à peu près le même parcours l’année d’avant, avec une météo aussi favorable. On n’a pas eu du tout de vent, donc il a fait froid mais sans plus (comme en hiver en France, on met un bon manteau, des gants... et voilà). En fait c'est sur la Péninsule de Valdes qu'on a eu le plus froid, à cause du vent. Les journées sont un peu courtes vu que le soleil se couche aux alentours de 17h, 17h30 mais l’avantage c’est que le soleil est toujours bas et donc la lumière géniale pour les photos !!! L’itinéraire n’est pas forcément des plus optimisés mais nous avions plusieurs contraintes : nos dates de congé non modulables et retrouver nos amis arrivant en Argentine par le sud du Chili à une date précise aussi.
Le parcours : 4/08 Paris-BA 5/08 arrivée BA ; Puerto Iguazu (avion) 6/08 Iguazu 7/08 Iguazu ; départ pour BA (bus) 8/08 BA 9/08 BA-Calafate (avion) 10/08 El Calafate (Perito Moreno) 11/08 El Calafate-El Chalten (bus) 12/08 El Chalten 13/08 El Chalten + retour El Calafate (bus) 14/08 El Calafate (Croisière Todo glaciares) 15/08 El Calafate – Rio Gallegos (Bus) connection pour Puerto Madryn (bus) 16/08 Puerto Madryn 17/08 Péninsule de Valdes 18/08 Trelew-BA-Salta (avion) 19/08 Salta 20/08 Salta-Cafayate 21/08 Cafayate-Cachi-Chicoana 22/08 Chicoana-Tilcara-Purmamarca 23/08 Purmamarca-Abra Pampa-Iruya 24/08 Iruya-Humahuaca-Tilcara 25/08 Tilcara-La Quiaca (Bus) ; Villazon-Tupiza (Train) 26/08-29/08 Tour en 4x4 dans le Sud Lipez, de Tupiza à Tupiza via Uyuni 30/08 Tupiza-Villazon (Train) ; La Quiaca-Salta (Bus) 31/08 Salta-Santa Rosa de Tastil (AR) ; Salta-BA (avion) 01/09 BA-Paris (Avion)
En détails : On avait réservé les vols intérieurs depuis la France, par internet via l’agence Equinoxe (basée à Buenos Aires, ce qui permet d’avoir des tarifs « locaux ») et les hotels à Puerto Iguazu (pour ne pas avoir à galérer en arrivant, et en Patagonie (on n’avait pas envie de se retrouver à la rue là-bas à cette saison !!) ; pour le reste on a improvisé sur place.
4/08 Départ de Roissy. Vol avec Air France (peut-être un peu plus cher que d’autres compagnies, mais au moins vol direct et d’après ce que nous ont dit des argentins sur Aerolineas argentinas, il y a beaucoup de vols de bagages sur les vols internationaux).
5/08 : Arrivée autour de 8h à l’aéroport international de Buenos Aires (Ezeiza). Taxi pour Aeroparque (40 minutes un dimanche matin ; 26$US) Avion pour Puerto Iguazu à 12h25, arrivée 14h10 (en théorie ; 1h30 de retard en pratique !) Taxi (nous avait été envoyé par l’hotel) 50$ (l’aéroport est assez loin de Puerto Iguazu) Hotel : La Sorgente Posada Av. Cordoba 454 réservé par internet. 145$/nuit (le plus cher du voyage, mais on voulait quelque chose de bien pour se remettre du vol transatlantique ; on n’a pas été déçus ; de loin le meilleur petit déjeuné de tout le voyage) Resto : La esquina, bof : bruyant, buffet style ClubMed
6/08 : Chutes d’Iguazu côté Argentin Il faut bien 8h pour tout faire à pied sur la journée. Bus local jusqu’aux chutes (départ toutes les 30 minutes) Entrée du parc : 30$ (valable 2 jours) Sendero Macuco (sentier (environ 3h AR) dans la jungle jusqu’à une petite chute, à faire tôt le matin pour voir plein d’animaux, après il y a trop de passage et déjà au retour on n’a pratiquement plus rien vu) Garganta del Diablo ; Circuito inferior + Isla San martin (dernier départ du bateau à 15h45) ; Circuito superior ; nous on n’a pas voulu faire le tour en zodiac (trop « à touriste » à notre goût ; si vous le faites prévoir un change, les gens étaient complètement trempés à la sortie)
7/08 : Chutes d’Iguazu, côté Brésilien + barrage Itaipu + parc aux oiseaux On a fait ce tour au Brésil avec le même taxi que pour venir de l’aéroport (pour un prix raisonnable que j’ai oublié de noter). Il est possible de tout payer en pesos. Entrée parc des chutes 35$ ; Barrage Itaipu 21$ ; Parc aux oiseaux 30$ On a été un peu déçus par le parc aux oiseaux car on avait lu qu’ils étaient dans leur environnement naturel ; certes on se balade dans la forêt, mais les oiseaux sont bel et bien en cage comme dans n’importe quel zoo...)
Si vous pouvez, les chutes sont vraiment à voir des 2 côtés, la vue y est complètement différente. Si vous n’avez qu’une journée, je conseillerais le côté argentin, plus complet puisqu’on peut les voir d’en haut et d’en bas.
17h45 Départ en Bus pour BA, en cama (pratiquement complètement allongés) avec El Tigre de Iguazu (Très bien, très confortable ; pas de souci pour dormir ; d’après notre expérience plus tard, le service et les repas sont très nettement supérieurs à ceux qu’on a eu sur les bus Andesmar). 155$
08/08 Buenos Aires Arrivée à 12h30 à Retiro, en avance sur l’heure prévue. Hotel Varela, chambre double avec douche, 48$ : glauque (pas de fenêtre, pas de chauffage) mais très peu cher pour un hotel en plein cœur de San Telmo (ça passe pour 1 nuit mais on n’y serait pas restés plus longtemps !!) Balade dans le centre de Buenos Aires (San Telmo, MicroCentro...). Nous on n’a pas vraiment aimé Buenos Aires, une ville à l’européenne sans trop d’intérêt (sauf si on a envie de faire des musées, y’en a à tous les coins de rue) du coup on a même reculé notre vol à la fin du séjour pour ne pas y rester plus longtemps.
09/08 BA – El Calafate : 3h30 de vol Taxi jusqu’à El Calafate, aéroport assez loin de la ville. Hotel : Hostel del Glaciar libertador (auberge de jeunesse, site très bien fait sur internet) Chambre double avec salle de bain 96$/nuit ; petit dej en sus pour 12$/personne (la version chambre double est vraiment comme une chambre d’hotel nickel, sinon possibilité aussi de dortoir).
10/08 El Calafate « Tour alternativo » Glacier Perito Moreno : 128$ + 30$ entrée parc national Guide très sympa, chauffeur (« el indio ») super pour repérer les animaux le long de la route. L’alternatif n’était qu’une inversion par rapport aux autres tours opérateurs : on a commencé par le Belvédère et on a fini par le tour en bateau (l’avantage c’est qu’on était tout seuls sur le belvédère pour admirer en paix le glacier. Départ 9h (le jour commence à pointer son nez), retour 16h
Pas beaucoup de restos ouverts à Calafate à cette époque ; on est allés plusieurs fois dans une pizzeria, et une fois au resto Casimiro (assez chic et donc pas donné, mais bife de lomo, le meilleur jamais mangé !), le tout sur l’avenue principale.
11/08 El Calafate – El Chalten : départ 8h, arrivée 11h30 ; Compagnie Caltur ; 80$ AR D’après ce qu’on avait lu, il n’y a que 3 bus par semaine, mais d’après ce qu’on a vu, il y en avait tous les jours... A notre arrivée, il neigeait, on n’y voyait rien, on est que 3 à avoir débarqué du bus et y’avait personne d’autre dehors... Là on était vraiment au bout du monde !!! Heureusement notre hotel n’était qu’à 2 pas. Hosteria Kalenshen : 120$/nuit, (site sur internet) avec piscine intérieure chauffée (la seule du village donc à certaines heures fait office de piscine municipale). Détail qui a son importance car par mauvais temps (comme cela a été le cas toute cette journée), il n’y a rien à faire à El Chalten (Pas de TV, par d’internet à cause de la neige...). On a eu un peu peur d’avoir 3 jours comme ça mais heureusement le temps c’est levé le lendemain. Le seul resto, et seul autre hotel du village ouvert à cette époque où logeaient la plupart des autres « aventuriers » est le Rancho Grande (auberge de jeunesse).
12/08 El Chalten Attention les journées sont assez courtes : jour de 9h à 17h en gros Matin une fois le temps dégagé : Balade dans la neige : Chorillo del Salto (12km AR) Midi au resto Rancho Grande ; puis balade digestive jusqu’au premier mirador sur le chemin du lago Torres. Vue la neige qui était tombée, pas possibilité de balade plus longue sans raquette et c’était pas possible d’en louer à cette époque (on aurait juste pu en avoir par un ami de la proprio de l’hotel...)
13/08 El Chalten Balade jusqu’à la Laguna Capri ; vue sur le Fitz Roy ; 4h30 dans la neige avec de longues pauses photo. Le chemin avait été bien tassé et marqué par les gardes du parc, donc pas besoin de raquettes.
17h-20h15 retour en bus à El Calafate
14/08 El Calafate Croisière en bateau, compagnie Fernand Campbell (toutes les agences vendent la même croisière) : « Todo Glaciares » 175$ + 18$ de transfert en bus + 30$ entrée parc national
15/08 Transfert vers la Péninsule de Valdes : Départ 12h de El Calafate (le seul départ plus tôt était en plein milieu de la nuit), arrivée 16h30 Rio Gallegos (Compagnie TAQSA, 33$, réservé la veille au soir) Départ de Rio Gallegos à 18h (Andesmar, en semi-cama 144$ ; y’avait plus de place en cama – il n’y en a que 6 dans les bus Andesmar ; on n’avait pas réservé car sur internet, site de l’office du tourisme de rio gallegos, on avait trouvé d’autres horaires plus intéressants, mais apparemment les infos du site ne sont pas bonnes...) Les infos sur les horaires de bus & co dans la région étant assez difficiles à trouver je vous donne une adresse mail d’une agence de « transport de passagers » à El Calafate, située dans la gare routière, qui nous avait donné de bonnes infos sur place : freddy@cotecal.com.ar)
16/08 Puerto Madryn Arrivée à 12h30. Installation à l’Hotel International (démarchage dans la rue) : appart pour 4 : 160$/nuit Pas possible de faire d’excursion dans l’après-midi. Balade sur la plage, d’où on aperçoit déjà des baleines. Resto El nautico : excellent rapport qualité/prix (menu varié, très bon, ambiance sympa)
17/08 Péninsule de Valdes Excursion dans la péninsule depuis Puerto Madryn 150$ (bateau inclus) + entrée parc national 40$ Génial pour voir les baleines à moins d’1 mètre et qui passent sous le bateau. Par contre il n’y a pas beaucoup d’autres animaux à cette époque (on a vu quelques lions et éléphants de mer de loin). L’excursion à Punta tombo n’est pas à faire à cette saison, il n’y a pas de pingouins (on a vu les 2 premiers qui arrivaient en mer).
18/08 Puerto Madryn-Salta Transfert de Puerto Madryn à l’aéroport de Trelew en bus (navette qui fait le tour des hotels, à réserver la veille auprès du gérant de l’hotel). Vol à 9h45 pour BA, arrivée à 11h30 ; puis vol BA-Salta en théorie 17h-19h30, en pratique plus de 2h de retard. Hotel Terra Oscura sur calle Cordoba: dortoir de 6, 25$/personne Resto Martinez (sur la place en face de l’hotel), très bon et pas cher. Les meilleures empanadas que nous ayons goutées pour 1$ l’empanada !
19/08 Salta Prospection pour location de voiture, on a fait toutes les agences ouvertes un dimanche : Salta Rent a car : 325$/jour pour un SUV urbain (rien d’autre à proposer) ; drop off Tilcara 220$ Asis : 280$/jour pour Kango Argentina car rental : 250$/jour km libre, pour Volvo full ou Kango Drop off possible à Purmamarca 170$, Tilcara 195$, Humahuaca 220$ ou La Quiaca 350$ Hertz (fermé) Earth : 187$/jour en cash pour Volvo full ; drop off n’importe où pour 1$/km On a pris cette dernière option. On avait un peu peur pour la taille de la voiture, à 4 avec nos 4 gros sacs à dos, mais sans problème les 4 sacs sont rentrés dans le coffre (qui sont bcp plus grands que sur les voitures européennes !) Voiture correcte, avec roue de secours et barre pour tracter (ça ne nous a heureusement pas servi à nous, mais à dépanner une autre voiture bloquée sur une grosse pierre!) PM : petite excursion sans grand intérêt sinon passer le temps dans Salta et les alentours (cerro, San Lorenzo...) Cette journée de transition avait pour but d’attendre nos copains qui sont eux venus en bus depuis Puerto Madryn (moins cher que l’avion mais pratiquement 40 heures de bus, direct avec Andesmar !)
20/08 Début de notre « road trip » : Salta-Cafayate par la route 68 (goudronnée) et la quebrada de Cafayate (quebrada de las Conchas) ; départ vers 11h30 de Salta, arrivée vers 17h30 à Cafayate, en prenant tout notre temps pour plein de photos, avec détour vers le lac artificiel de Dique Cabra Corral et petite balade - comme l’avait conseillé mlefevre dans son récit de voyage sur ce même forum – sur une piste qui part sur la gauche sans indications à une vingtaine km au nord de Cafayate, large vallée désertique de rochers multicolores. C’est beau et y’a personne ! A faire aussi, s’arrêter au niveau de 3 cruces (les 3 croix), et monter en haut de la dune sur la droite ; vue magnifique sur la vallée. Hôtel : Hospedaje del Centro 30$/pers, simple et correct, sans petit dej (pris sur la place) 21/08 Cafayate-Chicoana Départ de Cafayate à 10h30 (un peu tard) par la Ruta 40; arrivée à 14h à Molinos (essence 45l pour 100$, 330km depuis Salta) ; encore 1h30 de route de terre merdique et chaotique jusqu’à Cachi (le pire tronçon des 7 jours de voiture) ; Cachi-Chicoana : 3h30 de route goudronnée ; on a fini de nuit, c’était un peu galère et en plus du coup on manque une partie du paysage... donc prévoir de partir plus tôt le matin. Hotel del Sol : 20$/pers (chambre de 6 lits pour 4) sans petit dej (pris sur la place).
22/08 Chicoana-Purmamarca Départ 9h, passage par Salta à 10h (essence : 25l, 51$ pour 210km) puis direction Jujuy par la route pittoresque de la corniche, traversée forêt luxuriante (ça change des paysages désertiques !), détour par las Lagunas de Yala (chemin de terre assez raide). Arrivée à Tilcara vers 16h. Tous les restos sauf 1 sont fermés à cette heure-là. Réservation hotel pour dans 3 jours. Retour sur nos pas pour arrivée à 18h 18h30 à Purmamarca (avec sur la route arrêt au niveau de la Paleta del Pintor, à voir idéalement comme nous au coucher du soleil, d’en haut d’une bute !) Hotel El Cardon chambre avec chauffage (intéressant pour faire sécher le linge !) pour 4 à 160$/nuit avec vue exceptionnelle sur la montagne aux 7 couleurs (petit dej inclus) Le soir on tombe sur une fête de village typique répétition pour la fête de la Pachamama qui a lieu le 30 août.
23/08 Purmamarca-Iruya Balade autour de la Montagne aux 7 couleurs (Camino de los Colores, 3km). Puis départ vers 11h direction Abra Pampa via la ruta 40 qui traverse le Salar (route de terre mais rectiligne et correcte). Vaut mieux pas tomber en panne là car on n’a croisé personne (sauf 1 voiture, en panne justement qui était bien contente de nous voir passer !) : 170km/3h30. Essence à Abra Pampa. Puis direction Iruya : 65 km de route goudronnée (la 9) puis bifurcation à gauche sur la 13 : route de terre merdique (mais moins que ce à quoi on s’attendait en lisant les récits précédents sur internet : il y a de gros efforts d’entretien, la route n’est pas prête d’être goudronnée mais elle est de moins en moins chaotique, donc on passe sans problème sans 4x4 => 54km en 2h30 ; au retour quand même on s’est pris une pierre sur le pare-brise, que nous a envoyée un abruti d’âne, donc attention aux chutes de pierre en passant près des falaises – une fois qu’on est redescendu dans la vallée – elles ne sont pas sécurisées). Une ligne électrique est en train d’être tirée jusqu’à Iruya, pour l’instant c’est limité aux panneaux solaires.
24/08 Iryua-Tilcara Iruya : départ à 11h. 2h15 pour faire les 54km de la ruta 13 (ou 113). Repas à Humahuaca. Arrivée 15h30 à Tilcara. On fait laver la voiture intégralement à la station essence pour 9$ (extérieur + intérieur – on n’en revenait pas du prix vu l’état de la voiture après 7 jours de poussière !!!) Hotel Malka : sympa : bungalow pour 4 pour 140$ (petit dej pas inclus mais on avait une cuisine pour se le préparer) Resto La Playa sur Belmonte, très bon.
25/08 Tilcara-La Quiaca ; Villazon-Tupiza Le passage de cette fameuse frontière Argentino-Bolivienne a quelquechose d’assez mystérieux, puisqu’apparemment en Argentine à moins de 300km de cette frontière que des milliers de touristes et d’argentins traversent chaque mois, personne ne sait ce qui se passe. A la gare routière de Salta, personne – ni les renseignements, ni aucune des compagnies se rendant là-bas - n’a su (voulu) nous renseigner sur les horaires des bus/trains partant de Villazon. Et même en téléphonant à une compagnie à La Quiaca, impossible d’avoir de réponse. Il faut quand même savoir que les différentes compagnies argentines (Balut, FlechaBus, Andesmar...) ont des succursales à Villazon à côté de leurs homologues boliviennes...!! Donc insh’Allah on verra bien ce qui se passe de l’autre côté... Départ 9h45 donc de Tilcara (normalement 9h15) avec la compagnie Balut (bus très bien, on avait des places en haut juste devant le pare-brise, nickel pour admirer dans l’autre sens la Quebrada de Humahuaca). Arrivée à 12h30 à La Quiaca Passage de la frontière sans problème, en 30 minutes... L’avantage d’être touriste, on a une file spéciale réservée, donc on passe un peu devant tous les « locaux ». La gare routière est assez loin, la gare encore plus, donc avec les sacs à dos ça se fait mais un petit taxi n’aurait pas fait de mal, surtout que l’altitude se fait sentir ! C’est pas encore ici qu’on aura des sous : le seul distributeur de la ville est HS (apparemment c’est rare quand il ne l’est pas), donc prévoir d’avoir de la monnaie pour pouvoir avoir des bolivianos car les changes ne prennent pas non plus la CB. Il y a 1h de décallage par rapport à l’Argentine (il est 1h de moins). Il y a un bus qui part à 15h mais d’après ce que j’ai lu sur internet, les bus boliviens sont loin d’être sûrs... Donc comme on est samedi, on va tenter notre chance par le train (Expresso del Sur) qui part à 15h30. Le guichet pour vendre les billets n’ouvre qu’à 14h. Les horaires et les tarifs de cette page sont valables : http://www.fca.com.bo/...jeros/itinerario.jpg On a pris nos places en classe « salon » pour 22bo (à peine 2€). On avait rencontré un bolivien qui nous avait dit que jusqu’à Tupiza c’était pas la peine de prendre « ejecutivo » (la classe au-dessus), que la seule différence c’était qu’ils donnaient couverture et repas. Effectivement c’est très bien comme ça. Arrivée vers 18h15 à Tupiza.
Je passe sur les 4 jours dans le sud lipez. Tout était organisé parfaitement par l’agence Tupiza Tour, donc pas vraiment de truc à savoir, les détails se trouvent partout sur les forums et les sites de agences.
30/09 Pour le retour, on a aussi pu prendre le train, le jeudi matin ; le Wara Wara, cette fois. J’avais lu qu’il était beaucoup moins bien que l’Expresso del Sur. En fait c’est effectivement plus populaire, il s’arrête plus souvent mais sinon c’est nickel (y’a pas la télé comme dans l’Expresso et c’est pas plus mal !!). Départ 9h05 et arrivée à 12h15 à Villazon (pour 13Bo en classe « popular ») (équivalent 13h15 argentin) Cette fois-ci on prend un taxi pour 3Bo/personne jusqu’à la frontière, que l’on passe encore rapidement. A peine arrivés à la gare routière de La Quiaca, on se fait happer par un bus d’Andesmar qui part 5 minutes plus tard (à 14h) pour Salta, donc même pas à attendre, timing nickel. Pour info Balut a des départs à 8h50, 10h, 15h, 20h et 00h ; et FlechaBus 15h30 et 23h15. Et puis y’en a plein d’autres qui vont ailleurs. On s’est fait juste avoir parce qu’ils nous ont dit qu’il était direct et mettait 6h pour aller à Salta. En fait le bus s’est arrêté 3 fois, dont pratiquement 2h à Jujuy... Donc arrivée à plus de 23h à Salta. Heureusement à la gare routière de Salta, y’a plein de démarcheurs d’hotels qui attendent. On est donc allés à l’auberge de jeunesse Backpackers, taxi payé par eux, pour une chambre double avec sdb privée et petit dej pour 50 pesos pour 2 ! On mourrait de faim (avec cet enchaînement on n’avait rien mangé) et on a pu aller au resto que nous avaient conseillé plein d’argentins : « les meilleures empanadas d’Argentine » : Doña Salta, en face du couvent. Effectivement très bonnes et très juteuses (mais j’ai quand même préféré celles de chez Martinez).
31/08 Salta Le vendredi on a reloué une voiture pour la journée chez Hertz, ce qui nous a permis d’être libres pour faire la Quebrada del Toro et rendre la voiture à l’aéroport. Comme Martinez fait aussi des trucs à emporter, on avait nos empanadas comme encas !
Voilà voilà un voyage génial qui se termine, j’espère que ce récit servira à d’autres ! Pour info, partout sauf en Bolivie on a eu des douches chaudes.
Les 2 seules mauvaises expériences de l’Argentine : l’argent (CB visa) et les vols intérieurs 1) Venir avec des Euros en liquide (pas la peine d’avoir des dollars). Pourquoi en liquide ? : je ne m’étalerai pas sur le sujet, il y a plusieurs discussions sur le forum là-dessus, mais notre expérience c’est : Avec une CB visa (normale ou premier), impossible de retirer plus de 300 pesos (soit 70€) à chaque fois. Il est possible de retirer plusieurs fois de suite, mais bon ça multiplie les commissions. Nous n’avons pas non plus réussi à obtenir de l’argent aux guichets des banques, ils nous renvoyaient d’une banque à l’autre, et même après plus d’une heure de parlementations pour essayer de savoir pourquoi on ne pouvait pas retirer d’argent, ça n’a rien donné (la banque locale a appelé Visa, qui renvoyait la faute sur notre banque à nous...). Je précise que le blocage ne venait pas de notre banque ni du plafond de retrait à l’étranger puisqu’en Bolivie nous n’avons eu aucun soucis. Au final, à notre retour notre banque nous a remboursé les frais de retrait. Mais bon vaut mieux essayer de voir avec eux avant le départ. Et pour info les banques ferment à 15h !
Changer l’argent à l’aéroport international ; le taux de change y est de loin le plus intéressant (pas au premier bureau de change Global exchange, cher et plein de monde, mais aller jusqu’au Banco de la Nacion), à Aeroparque le taux de change est du vol. Nous on a eu un peu peur d’arriver trop tard pour notre vol à Aeroparque donc on n’a pas pris le temps de changer à Ezeiza, on aurait dû on avait largement le temps... Du coup on a changé à Iguazu, à la frontière avec le Brésil (taux de change normal).
2) Prévoir de la marge sur les vols intérieurs d’Aerolineas argentinas, il y a TRES souvent du retard. Une spécialité : faire des regroupements de vols quand il y a plusieurs vols pour une même destination dans la même journée et qu’ils ne sont pas pleins => retard assuré pour le premier, et au moment de rentrer dans l’avion on vous annonce : « placement libre », un scandale, y’avait des mamans qui n’arrivaient du coup pas à avoir de place à côté de leur gamin... Même si on ne vous le signale pas, normalement vous avez droit à un repas en cas de retard, s’adresser au guichet de la compagnie et demander un Voucher.
Sur les vols intérieurs, on vérifie que l’étiquette sur votre bagage correspond bien à celle que vous avez avec votre carte d’embarquement avant de sortir de l’aéroport (c’est bien ça doit éviter les vols de bagage !) Donc pensez à bien garder votre carte d’embarquement jusqu’au bout !
Un mois en Argentine 2010/2011
Patagonie – NOA (Salta et sa région) – Iguazú – Buenos Aires
Pour ceux qui souhaitent découvrir l'Argentine, voici notre expérience d'un voyage inoubliable d'un mois: l'itinéraire que nous avons parcouru (y compris nos "coups de cœur" et nos conseils) et les informations pratiques sur les coûts, le transport, l'hébergement et les excursions.
ITINERAIRE
1. Lu 6/12: Bruxelles – Madrid - Rio de Janeiro (avion)
2. Ma 7/12: Rio de Janeiro – Buenos Aires (avion)
3. Me 8/12: Puerto Madryn – Ushuaia (avion), 3 nuits à Ushuaia (hostel Torre al Sur)
Notre voyage commence par une grève sauvage des contrôleurs aériens espagnols. On part trois jours plus tard ce qui nous fait perdre notre premier vol interne et par conséquent, on doit sauter la première étape de notre voyage…
Plan original: départ vendredi soir, arrivée à Buenos Aires samedi matin, avion pour Trelew dimanche après-midi, 3 nuits à Puerto Madryn, excursions à Punta Tombo (1 jour, manchots de Magellan) et Peninsula Valdés (1 jour, baleines).
Plan modifié: départ lundi matin, arrivée à Buenos Aires mardi matin, bus pour Puerto Madryn mardi après-midi, arrivée à Puerto Madryn mercredi matin, départ à Ushuaia mercredi soir… Enfin, reprise de notre plan original!
Première rencontre avec la Patagonie à couper le souffle: Ushuaia et le canal Beagle vus du ciel.
4. (Je 9/12): Ushuaia: laguna Esmeralda
Dans la matinée, on part pour un petit trekking dans la Valle de los Lobos pour arriver à la laguna Esmeralda. La balade n'est pas très bien indiquée, on se perd dans les marais sous la pluie mais les paysages et la laguna en valent la peine… On passe l'après-midi relax à Ushuaia et le soir on goute pour la première fois la viande – vraiment aussi bonne qu'on le dit.
5. (Ve 10/12): Ushuaia: canal Beagle et Parque National Tierra del Fuego
A 9h, on part pour une navigation sur le canal de Beagle, une excursion de 5h. On fait cette excursion notamment pour voir les manchots de Magellan qu'on a ratés à Puerto Madryn. On voit également des lions de mer, des cormorans royaux, le phare des'éclaireurs et une estancia.
Après la navigation, on part au Parque National Tierra del Fuego, on commence la balade à la fin de la ruta 3 et on continue par une partie de "Sendero Costero" (on n'a pas eu assez de temps, il vaut mieux prévoir une journée entière). De nouveau, on a eu de la pluie. Le parc est aménagé pour des balades faciles, pas de trekking sauvage et difficile. S'il faut choisir, le trekking à El Chaltén est bien plus impressionnant.
6. (Sa 11/12): Ushuaia – El Calafate (avion), 2 nuits à El Calafate (hostel Lago Argentino)
On arrive à El Calafate en début d'après-midi, un paysage complètement différent de celui à Ushuaia. On est impressionné par la couleur turquoise du Lago Argentino derrière lequel se dressent les montagnes couvertes de neige. A l'hôtel, où le personnel est très efficace, on réserve en quelques minutes l'excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno le lendemain (avec Hielo y aventura), le prochain hôtel, le bus pour El Chaltén, le bus pour Bariloche et on fait laver notre linge. On loue des vélos pour découvrir la ville, il fait très bon mais avec un vent très fort ce qui rend la ballade assez difficile… Avec nos jumelles, on peut observer des flamands roses.
7. (Di 12/12): El Calafate: glacier Perito Moreno
A 7h, on part pour l'excursion "Big Ice" qui va rester un highlight de notre voyage. On commence la visite par les passerelles (1h), ensuite on prend le bateau pour arriver à la forêt à côté du glacier (10min), on passe par la forêt (1h) pour arriver à l'endroit où on est divisé en trois groupes de 10 personnes et on commence le trekking sur le glacier (3h30), avec des crampons aux pieds. Ce qu'on voit est absolument magnifique, on est au milieu du glacier avec des lagunes bleues. Il faut une bonne condition physique pour cette excursion et prévoir de la nourriture (on peut aussi acheter des sandwichs aux passerelles) sans oublier les crèmes solaires etc. On est de retour à El Calafate vers 17h.
8. (Lu 13/12): El Calafate – El Chaltén (bus), 2 nuits à El Chaltén (hostel Patagonia): trekking Laguna Torre (6h, Cerro Torre)
On quitte El Calafate pour une nouvelle destination, El Chaltén (à 3h en bus). Sur la route, on voit des paysages magnifiques et en arrivant à El Chaltén, on a la chance de voir les deux pics – Cerro Torre et Fitz Roy. On dépose les bagages à l'hôtel (réservé par le biais de l'hôtel précédent) et on part pour le trekking ver la Laguna Torre pour une vue sur le Cerro Torre. Il fait très beau mais il y a du vent (comme partout en Patagonie).
9. (Ma 14/12): El Chaltén: trekking Laguna de los Tres (8-10h, Cerro Fitz Roy)
Troisième jour de trekking – cette fois-ci vers la Laguna de los Tres pour une vue sur Cerro Fitz Roy. On découvre également Laguna Sucia et Laguna Capri. La journée est ensoleillée, le trekking est long mais, à part la dernière montée assez dur(prévoir une heure de grimpette), pas trop difficile. Le temps prévu par les guides est de 8h aller-retour, on le fait à l'aise en 10h. En termes de beauté naturelle, on classe cette excursion à côté de celle au glacier Perito Moreno.
10. (Me 15/12): El Chaltén – Perito Moreno (bus), 1 nuit au village Perito Moreno (hôtel Belgrano)
Après un très bon petit-déjeuner dans le bar à côté de l'hostel, on entame notre "road trip" sur la légendaire ruta 40 avec la destination finale – Bariloche. Il fait nuageux, le Cerro Torre n'est pas visible. On passe la majeure partie du premier jour (de 9h à 21h) sur la route non asphaltée... On passe par des paysages presque deserts. On passe la nuit au village Perito Moreno (pas intéressant, mais une étape obligatoire) dans un hôtel sans charme.
11. (Je 16/12): Perito Moreno – Bariloche (bus), 2 nuits à Bariloche (hostel Periko's)
On arrive à Bariloche après une journée dans le bus vers 21h. On demande à l'hôtel de nous réserver une voiture pour le lendemain.
12. (Ve 17/12): Bariloche: Ruta de los Siete lagos
On part (à 10h30) à la découverte de la route des sept lacs. La route (RN 234) est d'abord asphaltée maispas pour longtemps – très vite on se retrouve sur une route caillouteuse et tout sauf reposante. On passe par Villa la Angostura, on croise plusieurs lacs (on ne sait pas s'ils sont vraiment sept…), les paysages sont beaux, on dirait les Alpes. San Martin de los Andes, où on s'arrête, est mignon mais trop petit et on est content de passer la nuit à Bariloche plutôt qu'ici (contrairement ce qu'on conseille sur les forums). Au retour (RP 63, RN 237), on passe par la Vallée enchantée, un paysage assez intéressant, notamment pour ceux qui ne vont pas visiter le nord-ouest. On rend la voiture (à 19h30), on se dit que c'est presque par miracle qu'on ne l'ai pas endommagée vu l'état des routes… On termine notre séjour à Bariloche par une fondue suisse J
13. (Sa 18/12): Bariloche – Mendoza (bus de nuit, 16h)
14. (Di 19/12): arrivée à Mendoza: Maipú (route de vin), 1 nuit à Mendoza (hostel Campo Base)
On arrive à Mendoza à 8h du matin, après 16h de bus. La ville est encore endormie, c'est dimanche. Après avoir acheté un ticket de bus pour Salta pour la suite et après s'être installé à l'hôtel, on part à Maipú pour découvrir les fameux vignobles. Le départ est compliqué car on n'a pas de monnaie pour le bus (10-173). On finit par acheter une carte pour 3 AR (mais difficile à trouver) – on conseille vivement d'avoir de la monnaie pour Mendoza si vous voulez utiliser le transport public (de même pour Buenos Aires). On loue des vélos chez Coco Bikes (comme conseillé dans Lonely Planet). Il y a pas mal de trafic ce qui rend la ballade un peu pénible. On visite la seule bodega ouverte le dimanche, CARINAE (20 AR la visite avec la dégustation). On a préféré les vignobles autour de Cafayate dans le nord-ouest.
15. (Lu 20/12): Mendoza – Salta (bus de nuit, 18h)
16. (Ma 21/12): arrivée à Salta, 1 nuit à Salta (hostel Condor Pass)
Après avoir trouvé un hostel, on loue une voiture pour 5 jours. L'agence nous aide avec notre itinéraire (boucle au sud et au nord de Salta, on commence par le sud). On visite ensuite la ville et on monte en téléphérique sur la colline qui surplombe la ville.
17. (Me 22/12): Salta – Cafayate ("Quebrada de las Conchas") – ruines de Quilmes, nuit à Cafayate (hostel Rusty K)
Première jour de notre road trip: RN 68, 320km, 10:00 – 15:00 (5h): Salta – Cafayate, 15:30 – 18:30 (3h): Cafayate – ruines de Quilmes – Cafayate, route asphaltée à part une petite partie près des ruines de Quilmes
La route est asphaltée mais peut être dangereuse à cause des pierres qui se décrochent des parois rocheuses et tombent sur la route. Nous nous arrêtons aux érosions les plus intéressantes (selon les indications dans le guide du Routard). Le paysage est très beau, avec des formations rocheuses, la dernière partie se transforme en vignobles. A Cafayate, on s'installe à l'hôtel et on part pour le ruines de Quilmes, ici, le dernier morceau de route est non asphalté. On passe la soirée à l'hôtel où est organisé un "asado", une soirée très sympa avec d'autres personnes qui logent à l'hôtel. On n'a pas envie de quitter Cafayate mais on décide finalement de partir afin de nous laisser une marge à cause de la météo qui peut être à cette époque iimprévisible. Mais si possible, on conseille de rester au moins 2 nuits.
18. (Je 23/12): Cafayate – Cachi (Vallées Calchaquies), nuit à Cachi (hôtel Nevado Cachi)
Deuxième jour: RN 40, 170km, 8:50 – 12:20 (3,5h): Cafayate – Angostaco – Molinos, 13:00 – 14:30 (1,5h): Molinos – Cachi, route non asphaltée
Cette partie de notre "road trip" nous a fait le plus peur (surtout en nous basant sur les informations dans les guides qui, selon nous, ont une tendance à exagérer un peu), mais au final, ça allait, pas trop vite (170km en 5h), mais ça allait quand même. Il s'agit, selon nous, d'une des plus belles parties de notre "road trip" dans le NOA. Par moments, on se croit dans un western tourné aux Etats-Unis. On fait une pause à Molinos. On arrive à Cachi en début d'après-midi. Il serait possible de continuer jusqu'à Salta (3,5h) mais on nous l'a déconseillé à l'agence de location à cause du brouillard qui tombe sur la route de Cachi en fin de journée. En plus, le voyage de 5h est assez fatiguant, mais si on conduit à deux, cela devrait être faisable (en partant de Cafayate avant 8h).
19. (Ve 24/12): Cachi – Salta – Purmamarca ("Quebrada de Humahuaca"), 2 nuits à Purmamarca (Hospedaje)
Troisième jour: RN 33 + RN 9 ("voie rapide"), 410km, 8:30 – 16:30 (8h): Cachi – Salta (passage à 12:00) – Purmamarca, route asphaltée
La route de Cachi monte jusqu'à 3 248 m, elle tourne pas mal. On passe par la "recta Tin Tin" (une ligne droite de 14km) et par le Parque National de los Cordones. En passant par Salta, il commence à pleuvoir très fort, on décide donc de passer par la route 9 et pas par la Cornisa, comme prévu initialement, (plus jolie mais très étroite) mais par la voie rapide. Les paysages sont très verts dans cette partie mais on ne voit pas grand chose à cause de la pluie. On passe ensuite par la Quebrada de Humahuaca (il arrête de pleuvoir), on admire la vallée de peintres et on arrive à Tilcara. On ne trouve pas de logement (cher, pas bien ou complet –c'est Noël) et on retourne à Purmamarca (à 20min de Tilcara), un village plus calme que Tilcara.
20. (Sa 25/12): Purmamarca – Tilcara – Humahuaca ("Quebrada de Huamaca") – Salinas Grandes
Quatrième jour: RN 9 + RN 52, 280km, 9:40 – 16:40 (7h): Purmamarca – Tilcara (pétit déj) – Humahaaca – Purmamarca (passage à 13:40) – Salinas Grandes – Purmamarca, route asphaltée
On part à Tilcara pour prendre un petit déjeuner (à Purmamarca, tout est fermé), on visite ensuite Humahuaca (tout comme Tilcara, ce village n'a pas de grand intérêt). On continue encore un peu au nord de Humahuaca et on fait ensuite un demi-tour et on décide de partir pour les Salinas Grandes (on a hésité car le ciel a été couvert mais au final il s'est dégagé). La route pour Salinas Grandes (RN 52) est superbe, elle monte jusqu'à 4 170 m. Les salinas sont assez impressionnantes. On reste une demi-heure sur place.
21. (Di 26/12): Purmamarca – Salta, 2 nuits à Salta (hostal Catedral)
Cinquième jour: RN 9 ("la Cornisa"), 220km, 11:30 – 16:00 (4,5h): Purmamarca – Tilcara – Salta (passage à 15:00) – San Lorenzo – Salta, route asphaltée mais par endroits étroite et sinueuse
On commence la matinée par une ballade d'environ 1h à pieds autour de Purmamarca (Paseo de los siete Colores), également faisable en voiture (route non asphaltée). On passe ensuite par Tilcara pour visiter la pucará (pas de grand intérêt mais il y a des belles vues sur les alentours) et on part à Salta, cette fois-ci par la Cornisa. On fait un détour à San Lorenzo, un village résidentiel très chic près de Salta, on monde complètement différent de celui qu'on a vu à Tilcara ou Humahuaaca. On prend un helado chez Rosmarie (un des meilleurs qu'on ai goûté en Argentine). A Salta, pas mal de logement sont fermés mais on trouve finalement un hostel simple près du centre. On nous conseille de garer la voiture dans un parking surveillé (20AR).
22. (Lu 27/12): Salta
Première chose le matin, on rend la voiture. On est un peu stressé (on a la franchise de 4000AR) mais elle a rien. Le reste de la journée est relax. On aurait pu ajouter une journée à Cafayate au lieu de passer une journée de plus à Salta, mais on a voulu une marge… Avec le recul, on se dit toujours qu'on l'aurait fait différemment J
23. (Ma 28/12): Salta – Iguazú (bus de nuit, 22h)
24. (Me 29/12): arrivée à Iguazú, 2 nuits à Puerto Iguazú (hostel Parque Iguazú)
On est dans la région des Missiones, on arrive à Puerto Iguazú à 13:30, il fait très chaud et lourd. On combine ça avec la fatigue et on choisit probablement le pire hostel dans la ville. Mais on est excité par l'excursion du lendemain – les fameuses chutes d'Iguazú.
25. (Je 30/12): Iguazú (chutes du côté argentin)
On commence la visite des chutes par le côté argentin (on conseille dans cet ordre). Il continue à faire très chaud et lourd. On met de la crème solaire et du produit anti-moustique. Le bus pour aller aux chutes part toutes les 20min, on prend celui à 8:20 et on arrive à l'entrée du parc avant 9h, il y a déjà pas mal de touristes. On visite le parc dans l'ordre suivant (selon le plan qu'on reçoit à l'entrée): sendero verde – circuit intérieur (pas possible d'aller sur l'île de St Martin, trop d'eau) – circuit supérieur – Garganta del Diablo (le plus impressionnant, on y va a pieds et on retourne en train) – sendero macuco (on se beigne dans une lagune). On termine la visite avant 18h, donc il faut prévoir environ 10h, transport inclus.
26. (Ve 31/12): Iguazú (chutes du côté brésilien), Iguazú – Buenos Aires (avion), 4 nuits à Buenos Aires (hostel Carlos Gardel)
On nous déconseille de nous rendre du côté brésilien par nos propres moyens donc on le fait par le biais d'une agence de voyage (Crucero del Norte), on a acheté les tickets la veille. On part du terminal des bus à 8h10 et on arrive à l'entrée du parc vers 9h30. Le côté brésilien est encore plus touristique que le côté argentin, il est moins sauvage mais les vues des chutes sont plus impressionnantes. En fait, la plupart des chutes se trouvent sur le côté argentin donc on les voit mieux depuis le Brésil. Il vaut mieux prévoir la visite le matin, on a alors le soleil derrière nous pour prendre les photos des chutes. On peut payer en pesos argentin mais on vous rend le reste en devise brésilienne – prévoir p-ê un peu de liquide en devise brésilienne. On prend le bus de retour à 13h (suffisant pour la visite), on arrive à Puerto Iguazú à 14h, donc au total il faut compter environ 6h, transport inclus. On prend l'avion pour Buenos Aires dans l'après-midi. Une fois à Buenos Aires (Aéroport aeroparque)on prend le transport publicpour l'hôtel, solution très bon marché, mais il faut avoir de la monnaie. On fête le nouvel an sur Plaza Dorrego à San Telmo (où on dort également), une ambiance très animée!
27. (Sa 1/1): Buenos Aires
Il fait très chaud. On visiteBuenos Aires: le centre (Plaza De Mayo avec la Casa Rosada, avenida 9 julio, etc.) et Puerto Madero. On assiste également au départ du "Paris – Dakar".
28. (Di 2/1): Buenos Aires – delta de Tigre
On continue la visite de la capitale: San Telmo (marché aux puces), la Recoleta (cimitière avec la tombe d'Evita Perón, musée des beaux arts), Palermo Hollywood et Palermo Viejo.
29. (Lu 3/1): Buenos Aires
On quitte Buenos Aires pour passer une journée dans la nature, pour échapper à la chaleur de la capitale. On part à la découverte du delta de Tigre. On prend le Tren de la costa pour nous y rendre. On prend ensuite un bateau qui nous amène à Tres costas, l'île sur lequel on peut faire une petite balade sympa.
30. (Ma 4/1): Buenos Aires – Madrid – Bruxelles (avion)
Dernier jour à Buenos Aires, on termine la visite par la Boca (maisons colorées à El Caminito), un endroit très touristique mais un "must" de la visite de Buenos Aires, et le centre (le Congrès). On prend notre avion pour Madrid à 22h40.
31. (Me 5/1): arrivée à Bruxelles
On arrive à Bruxelles à 18h30. Voilà un magnifique voyage qui se termine.
Nos "coups de cœur"
1. Patagonie: arrivée à Ushuaia en avion – une vue magique sur la ville est le canal Beagle; paysages autour de El Calafate avec la couleur turquoise de Lago Argentino et El Calafate même; excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno; trekking à El Chaltén vers Laguna de los Tres pour voir le Fitz Roy (trekking autour de El Chaltén en général)
2. Mendoza by night
3. NOA: Cafayate et la route de Cafayate à Cachi
4. Iguazú: chutes de côté brésilien
Conseils sur l'itinéraire
1. selon notre expérience (voir début de notre voyage), il vaut mieux prévoir une bonne marge entre arrivée en Argentine et le premier vol interne
2. Parque National Tierra del Fuego – prévoir au moins une journée entière
3. El Chaltén – le temps change beaucoup ici, il vaut mieux prévoir une marge au cas où il fait mauvais quelques jours (et s'il fait beau, tant mieux, il y a pas mal de possibilité de trekking) – idéalement, prévoir au moins 3 nuits
4. si vous n'avez pas assez de temps (et que vous avez assez d'argent), il vaut mieux utiliser les vols internes et sauter la partie entre El Calafate et Salta (Bariloche, Mendoza): Buenos Aires – (Trelew) – Ushuaia – El Calafate – Salta (par Buenos Aires) – Iguazú – Buenos Aires
5. prévoir trois nuits à El Calafate, deux à Cafayate et passer moins de temps à Buenos Aires (deux nuits sont suffisants) et à Salta
6. Salta – éviter fin janvier/février (saison de pluie) – certaines routes peuvent être impraticables
Autres conseils pratiques
1. dans presque tous les hôtels, on peut faire laver son linge, donc ne pas prendre trop de choses avec
2. éviter d'échanger de l'argent dans les banques (à cause des files), préférer les bureaux de change (on a eu un bon taux à Ezeiza – le meilleur de tout le voyage - , malgré le fait que les guides déconseillent d'y échanger de l'argent)
3. pour la Patagonie, prévoir des vêtements bien chauds, qui sèchent rapidement et ne pèsent pas beaucoup
4. on peut économiser sur les restos en Patagonie en préparant sa propre nourriture dans les hostels
5. à Iguazú, utiliser un produit contre les moustiques (peut être acheté sur place)
6. prévoir de la monnaie pour les bus à Mendoza et Buenos Aires
COUTS (par personne)
Vol Bruxelles – Buenos Aires (aller-retour): 1.020 EUR
Vols internes: 680 EUR
Sur place: 2.000 EUR
Total: 3.700 EUR
TRANSPORT
Avion
Tous les vols réservés sur cheaptickets.com (prix indiqué est par personne):
1. Bruxelles – Buenos Aires (Iberia, aller retour, 19:05-9:20): 1.020 EUR
2. Buenos Aires – Trelew (Aerolineas Argentinas, 16:10-18:10): 130 EUR, taxe d'aéroport à Trelew: 17,55AR
3. Trelew – Ushuaia (Aerolineas Argentinas, 18:50-21:00): 310 EUR, taxe d'aéroport à Ushuaia: 28AR
4. Ushuaia – El Calafate (LAN, 10:05-11:25): 100 EUR
5. Iguazú – Buenos Aires (LAN, 17:30-19:25): 140 EUR
Bus "longue distance"
Pour les bus de longue distance, la différence de pris entre "cama" et "semi-cama" est minimale, on conseille les "cama" qui sont beaucoup plus confortable (les trajets sont très longs vu les distances) avec un meilleure service (on vous sert à manger et à boire comme dans l'avion mais la qualité varie d'une compagnie à l'autre). On a préféré "Andesmar", on déconseille "Via Tac". On a réservé sur place (quelques jours avant ou même le jour même), il y avait toujours de la place mais il nous est arrivé qu'il n'y avait plus de "cama" (mais en sachant que c'était la période de Noël).
32. Buenos Aires – Puerto Madryn (Via Tac, 18h, "cama"): 352AR
33. El Calafate – El Chaltén (2,5h): 75AR
34. El Chaltén – Bariloche (Chaltén Travel, 2 jours, avec une nuit au village Perito Moreno): 440AR
35. Bariloche – Mendoza (Andesmar, "cama"): 415AR
36. Mendoza – Salta (Via Tac, "semi-cama"): 369AR
37. Salta – Puerto Iguazú (Flecha Bus, 22h, "cama"): 464AR
Voiture
On a loué des voitures sur place (à Bariloche pour une journée et à Salta pour 5 jours). Il est conseillé de faire une "boucle" (de rendre la voiture au point de départ), cela revient moins cher. On n'a pas trouvé d'agences qui offrent une assurance complète, on a toujours eu une franchise. Pour tout déplacement sur route non asphaltée, comptez une moyenne de 30/35 km/h (exemple: Cafayate – Cachi => 150km = +/- 5 ou 6 heures de route) avec arrêt photos. Il est possible de rouler un peu plus vite mais vous vous exposez aux risques de dégâts qui peuvent coûter cher compte tenu des franchises élevées et de l'impossibilité de prendre une assurance complète.
Que ce soit à Bariloche ou à Salta, nous avons loué nos véhicules auprès de petite agences locales. Faites-en deux ou trois et comparez les prix, la différence de prix peut être relativement importante. Pour les routes et les itinéraires, n'hésitez pas à demander à l'agence de location même, ils ont des plans assez bien fait et peuvent vous renseigner sur l'état des routes.
Pour le reste, appliquez les consignes de sécurité de base que vous appliqueriez partout ailleurs et en particulier dans les centres urbains (ne laissez pas d'objet de valeur dans la voiture, montrez-vous courtois et patient au volant etc.). En ce qui concerne l'essence les prix varient de 0,8 à 0,9 euros pour de la super. Il y a de nombreuses pompes à essence mais dans le doute il vaut toujours mieux ne pas risquer et faire le plein tout les 300/400 km en fonction, évidemment, du type de véhicule (cylindrée, type de carburant, 4x4 etc.) que vous aurez loué.
Rien d'autre de bien spécial à signaler. Hormis les quelques routes non asphaltées (ruta 40 etc.) et les routes permettant d'accéder aux coins les plus reculés, le réseau routier n'est pas mauvais. Nous avons eu une Volkswagen Gol (chez nous une Polo - modèle produit pour l'Amérique latine) et une Citroën C3 et nous nous en sommes parfaitement sorti. Le 4x4 serait, bien entendu, plus indiquer pour certaines routes mais il n'est pas indispensable sauf, encore une fois, si vous prévoyez de vous rendre dans des endroits particulièrement reculés et difficiles d'accès. Compte tenu du prix qui peut aller jusqu'à 5 fois le prix d'un véhicule "normal", si l'itinéraire ne prévoit pas de "off-road", c'est une option à écarter.
Transport de l'aéroport et en ville (bus, taxi, vélo)
1. transfert de l'aéroport Ezeiza à la station de bus Retiro (bus "Manuel Tienda León"): 50AR; dépôt de bagages à Retiro: 20AR (un grand sac) / 10AR (un petit sac)
2. transfert de Puerto Madryn à l'aéroport de Trelew (bus): 11AR; dépôt de bagages à la station de bus de Puerto Madryn: 5AR (un locker)
3. transfert de l'aéroport à Ushuaia à l'hôtel (taxi): 25AR
4. transfert de l'aéroport à El Calafate à l'hôtel (bus, réservé d'avance via l'hôtel): 33AR
5. location de vélo à El Calafate pour 2,5h: 40AR
6. location de vélo à Maipú pour toute la journée: 30AR
7. location de pédalo à Salta pour 20min: 15AR
8. taxi à Salta (par trajet): 6AR
9. transfert de Puerto Iguazú à l'aéroport (bus): 20AR
10. bus à Buenos Aires, y compris de Aeroparque au centre: 1 – 1,5AR (il faut la monnaie!)
11. taxi à Buenos Aires (par trajet): 20AR
12. taxi à l'aéroport Ezeiza (30min.): 140AR; emballage de bagages: 50AR/pièce
HEBERGEMENT
Sauf indications contraires, le prix indiqué est pour deux personnes dans une chambre double d'une auberge de jeunesse, petit-déjeuner compris (très basique), salle de bain commune, cuisine, Internet (si non, Internet n'est pas cher – environ 1AR/10min.). A part Salta, Purmamarca et Iguazú, on a fait des réservations d'avance (pas forcément nécessaire, mais après un long trajet on apprécie). La plupart des hostels ont leur site Internet. Pendant la période de fin d'année, certains hostels ferment pour une semaine, mais on trouve toujours où dormir. On a eu des douches chaudes partout. Dans presque tous les hostels on pouvait faire laver notre linge (20 – 30AR/7kg de linge).
1. Ushuaia: hostel Torre al Sur (108AR)
2. El Calafate: hostel Lago Argentino (130AR)
3. El Chaltén: hostel Patagonia (180AR, pas d'Internet et sans petit-déjeuner – pris dans le bar à côté pour 22AR/personne – très bon)
4. Perito Moreno: hôtel Belgrano (140 AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, petit-déjeuner 15AR/personne)
5. Bariloche: hostel Periko's (180AR, salle de bain privée)
6. Mendoza: Campo Base (170AR, salle de bain privée, sans petit-déjeuner) – à éviter (chambres pas propres), on conseille les hostels sur av. Arístides Villanueva
7. Salta: Condor Pass (150AR, salle de bain privée, pas possible d'utiliser la cuisine) – à éviter (chambres propres mais une très mauvaise ambiance dans l'hostel)
8. Cafayate: Rusty K (120AR, pas d'Internet) – la meilleure auberge qu'on ait eue, avec une soirée "asado" (35AR/personne)
9. Cachi: Nevado Cachi (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, sans petit-déjeuner)
10. Purmamarca: Hospedaje (90AR, petit déjeuner 10AR/personne, pas d'Internet, pas de cuisine, salle de bain privée) – près de la place (à gauche dans la rue qui passe devant l'église, une maison jaune à droite), sinon les autres voyageurs nous ont conseillés "Pequeño Inti" (fermé 1 semaine à Noël – lors de notre passage)
11. Salta: Hostal Catedral (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, sans petit déjeuner)
12. Iguazú: Hostel Parque Iguazú (130AR, salle de bain privée) – à éviter (cuisine très salle), de l'extérieur on pourrait conseiller: Hostel INN (en peu en dehors mais avec une piscine), Iguazú Falls (près du terminal des bus) ou Los Troncos (complet lors de notre passage)
13. Buenos Aires: hostel Carlos Gardel (140AR, pas de service de laverie)
NOURRITURE
Quelques remarques:
- le dîner est servi assez tard, pas avant 20h, plutôt vers 21-22h
- la cuisine argentine est assez lourde et grasse, basée sur la viande avec pas beaucoup de légumes
- les portions sont énormes
A goûter absolument:
- viande (parilla)
- cuisine régionale de Salta: empanadas, humitas, tamales, provoleta
- cuisine "importée": pizza, glace, chocolat de Bariloche
- vin: malbec de Mendoza (vin rouge), shiraz de San Juan (vin rouge) e torrontés de Cafayate (vin blanc)
Exemples des prix:
- empanada: 4-5AR
- 0,5l d'eau: 2-4AR
- 0,5l de coca-cola: 5-8AR
- glace: à partir de 7AR
- bar müesli: 3AR
- 100g de chocolat artisanal: 14AR
- sandwich à Ushuaia: 22AR
- una "piquada" (plateau de fromages et de charcuteries): 20A
- dîner: 170AR (Buenos Aires, Patagonie), 120AR (NOA)
- déjeuner: 120AR (Buenos Aires, Patagonie), 90AR (NOA)
Restos qu'on peut conseiller:
- Cantina Nautica à Puerto Madryn
- Bodegón Fueguino à Ushuaia (beau cadre)
- restos sur av. Arístides Villanueva à Mendoza (bonne ambiance)
- Doña Salta à Salta (pour la cuisine régionale – meilleures empanadas qu'on ai goûtées, on est retourné plusieurs fois)
- Las Cabras à Buenos Aires (Palermo Viejo, pour une parilla)
- Casal Catalan à Buenos Aires (San Telmo, pour les spécialités catalanes, un excellent resto – on est allé deux fois, plus cher que les autres– dîner 270-370AR)
- El Federal (San Telmo, bar/resto)
EXCURSIONS
A part la location des voitures, les prix indiqués sont par personne:
1. Ushuaia (les excursions organisées à l'hôtel):
- Laguna Esmeralda (Valle de los Lobos, mini-trekking d'une demi-journée): 60AR (50AR taxi + 10AR entrée)
- Canal Beagle (navigation de 5h): 235AR
- Parque Nacional Tierra del Fuego: 135AR (70AR taxi + 65AR entrée)
2. El Calafate (l'excursion organisée à l'hôtel):
- Big Ice (une journée, trekking sur le glacier Perito Moreno): 795AR (720AR + 75AR entrée)
3. Bariloche (voiture louée à l'hôtel):
- Sept Lacs (une journée, en voiture louée chez "Correntoso Rent a Car" – VW Gol, prix pour la voiture): 380AR (260AR location avec km illimité + 120AR essence/400km)
4. Mendoza:
- Maipú (une journée ou moins, route des vins): 55AR (bus local, vélo, visite d'une bodega)
5. Salta:
- boucle "Salta" (5 jours, en voiture louée – Citroën C3, prix pour la voiture): 1550 AR + entrées (1050AR location avec 1700km, 480AR essence, 20AR parking à Salta, 10AR entrée aux ruines de Quilmes/personne, 10AR entrée au púcara à Tilcara/personne)
6. Iguazú:
- chutes d'eau côté argentin (une journée): 100AR (15AR bus + 85AR entrée)
- chutes d'eau côté brésilien (une demi-journée): 140AR (45AR bus + 95AR entrée)
7. Buenos Aires:
- delta de Tigre (une journée): 78AR (3,5AR bus de San Telmo à Maipú pour prendre le train, 32AR Tren de la Costa, 19,50AR bateau pour aller à Tres Bocas, 1AR train de Maipú à Retiro, 24AR taxi de Retiro à San Telmo)
Patagonie – NOA (Salta et sa région) – Iguazú – Buenos Aires
Pour ceux qui souhaitent découvrir l'Argentine, voici notre expérience d'un voyage inoubliable d'un mois: l'itinéraire que nous avons parcouru (y compris nos "coups de cœur" et nos conseils) et les informations pratiques sur les coûts, le transport, l'hébergement et les excursions.
ITINERAIRE
1. Lu 6/12: Bruxelles – Madrid - Rio de Janeiro (avion)
2. Ma 7/12: Rio de Janeiro – Buenos Aires (avion)
3. Me 8/12: Puerto Madryn – Ushuaia (avion), 3 nuits à Ushuaia (hostel Torre al Sur)
Notre voyage commence par une grève sauvage des contrôleurs aériens espagnols. On part trois jours plus tard ce qui nous fait perdre notre premier vol interne et par conséquent, on doit sauter la première étape de notre voyage…
Plan original: départ vendredi soir, arrivée à Buenos Aires samedi matin, avion pour Trelew dimanche après-midi, 3 nuits à Puerto Madryn, excursions à Punta Tombo (1 jour, manchots de Magellan) et Peninsula Valdés (1 jour, baleines).
Plan modifié: départ lundi matin, arrivée à Buenos Aires mardi matin, bus pour Puerto Madryn mardi après-midi, arrivée à Puerto Madryn mercredi matin, départ à Ushuaia mercredi soir… Enfin, reprise de notre plan original!
Première rencontre avec la Patagonie à couper le souffle: Ushuaia et le canal Beagle vus du ciel.
4. (Je 9/12): Ushuaia: laguna Esmeralda
Dans la matinée, on part pour un petit trekking dans la Valle de los Lobos pour arriver à la laguna Esmeralda. La balade n'est pas très bien indiquée, on se perd dans les marais sous la pluie mais les paysages et la laguna en valent la peine… On passe l'après-midi relax à Ushuaia et le soir on goute pour la première fois la viande – vraiment aussi bonne qu'on le dit.
5. (Ve 10/12): Ushuaia: canal Beagle et Parque National Tierra del Fuego
A 9h, on part pour une navigation sur le canal de Beagle, une excursion de 5h. On fait cette excursion notamment pour voir les manchots de Magellan qu'on a ratés à Puerto Madryn. On voit également des lions de mer, des cormorans royaux, le phare des'éclaireurs et une estancia.
Après la navigation, on part au Parque National Tierra del Fuego, on commence la balade à la fin de la ruta 3 et on continue par une partie de "Sendero Costero" (on n'a pas eu assez de temps, il vaut mieux prévoir une journée entière). De nouveau, on a eu de la pluie. Le parc est aménagé pour des balades faciles, pas de trekking sauvage et difficile. S'il faut choisir, le trekking à El Chaltén est bien plus impressionnant.
6. (Sa 11/12): Ushuaia – El Calafate (avion), 2 nuits à El Calafate (hostel Lago Argentino)
On arrive à El Calafate en début d'après-midi, un paysage complètement différent de celui à Ushuaia. On est impressionné par la couleur turquoise du Lago Argentino derrière lequel se dressent les montagnes couvertes de neige. A l'hôtel, où le personnel est très efficace, on réserve en quelques minutes l'excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno le lendemain (avec Hielo y aventura), le prochain hôtel, le bus pour El Chaltén, le bus pour Bariloche et on fait laver notre linge. On loue des vélos pour découvrir la ville, il fait très bon mais avec un vent très fort ce qui rend la ballade assez difficile… Avec nos jumelles, on peut observer des flamands roses.
7. (Di 12/12): El Calafate: glacier Perito Moreno
A 7h, on part pour l'excursion "Big Ice" qui va rester un highlight de notre voyage. On commence la visite par les passerelles (1h), ensuite on prend le bateau pour arriver à la forêt à côté du glacier (10min), on passe par la forêt (1h) pour arriver à l'endroit où on est divisé en trois groupes de 10 personnes et on commence le trekking sur le glacier (3h30), avec des crampons aux pieds. Ce qu'on voit est absolument magnifique, on est au milieu du glacier avec des lagunes bleues. Il faut une bonne condition physique pour cette excursion et prévoir de la nourriture (on peut aussi acheter des sandwichs aux passerelles) sans oublier les crèmes solaires etc. On est de retour à El Calafate vers 17h.
8. (Lu 13/12): El Calafate – El Chaltén (bus), 2 nuits à El Chaltén (hostel Patagonia): trekking Laguna Torre (6h, Cerro Torre)
On quitte El Calafate pour une nouvelle destination, El Chaltén (à 3h en bus). Sur la route, on voit des paysages magnifiques et en arrivant à El Chaltén, on a la chance de voir les deux pics – Cerro Torre et Fitz Roy. On dépose les bagages à l'hôtel (réservé par le biais de l'hôtel précédent) et on part pour le trekking ver la Laguna Torre pour une vue sur le Cerro Torre. Il fait très beau mais il y a du vent (comme partout en Patagonie).
9. (Ma 14/12): El Chaltén: trekking Laguna de los Tres (8-10h, Cerro Fitz Roy)
Troisième jour de trekking – cette fois-ci vers la Laguna de los Tres pour une vue sur Cerro Fitz Roy. On découvre également Laguna Sucia et Laguna Capri. La journée est ensoleillée, le trekking est long mais, à part la dernière montée assez dur(prévoir une heure de grimpette), pas trop difficile. Le temps prévu par les guides est de 8h aller-retour, on le fait à l'aise en 10h. En termes de beauté naturelle, on classe cette excursion à côté de celle au glacier Perito Moreno.
10. (Me 15/12): El Chaltén – Perito Moreno (bus), 1 nuit au village Perito Moreno (hôtel Belgrano)
Après un très bon petit-déjeuner dans le bar à côté de l'hostel, on entame notre "road trip" sur la légendaire ruta 40 avec la destination finale – Bariloche. Il fait nuageux, le Cerro Torre n'est pas visible. On passe la majeure partie du premier jour (de 9h à 21h) sur la route non asphaltée... On passe par des paysages presque deserts. On passe la nuit au village Perito Moreno (pas intéressant, mais une étape obligatoire) dans un hôtel sans charme.
11. (Je 16/12): Perito Moreno – Bariloche (bus), 2 nuits à Bariloche (hostel Periko's)
On arrive à Bariloche après une journée dans le bus vers 21h. On demande à l'hôtel de nous réserver une voiture pour le lendemain.
12. (Ve 17/12): Bariloche: Ruta de los Siete lagos
On part (à 10h30) à la découverte de la route des sept lacs. La route (RN 234) est d'abord asphaltée maispas pour longtemps – très vite on se retrouve sur une route caillouteuse et tout sauf reposante. On passe par Villa la Angostura, on croise plusieurs lacs (on ne sait pas s'ils sont vraiment sept…), les paysages sont beaux, on dirait les Alpes. San Martin de los Andes, où on s'arrête, est mignon mais trop petit et on est content de passer la nuit à Bariloche plutôt qu'ici (contrairement ce qu'on conseille sur les forums). Au retour (RP 63, RN 237), on passe par la Vallée enchantée, un paysage assez intéressant, notamment pour ceux qui ne vont pas visiter le nord-ouest. On rend la voiture (à 19h30), on se dit que c'est presque par miracle qu'on ne l'ai pas endommagée vu l'état des routes… On termine notre séjour à Bariloche par une fondue suisse J
13. (Sa 18/12): Bariloche – Mendoza (bus de nuit, 16h)
14. (Di 19/12): arrivée à Mendoza: Maipú (route de vin), 1 nuit à Mendoza (hostel Campo Base)
On arrive à Mendoza à 8h du matin, après 16h de bus. La ville est encore endormie, c'est dimanche. Après avoir acheté un ticket de bus pour Salta pour la suite et après s'être installé à l'hôtel, on part à Maipú pour découvrir les fameux vignobles. Le départ est compliqué car on n'a pas de monnaie pour le bus (10-173). On finit par acheter une carte pour 3 AR (mais difficile à trouver) – on conseille vivement d'avoir de la monnaie pour Mendoza si vous voulez utiliser le transport public (de même pour Buenos Aires). On loue des vélos chez Coco Bikes (comme conseillé dans Lonely Planet). Il y a pas mal de trafic ce qui rend la ballade un peu pénible. On visite la seule bodega ouverte le dimanche, CARINAE (20 AR la visite avec la dégustation). On a préféré les vignobles autour de Cafayate dans le nord-ouest.
15. (Lu 20/12): Mendoza – Salta (bus de nuit, 18h)
16. (Ma 21/12): arrivée à Salta, 1 nuit à Salta (hostel Condor Pass)
Après avoir trouvé un hostel, on loue une voiture pour 5 jours. L'agence nous aide avec notre itinéraire (boucle au sud et au nord de Salta, on commence par le sud). On visite ensuite la ville et on monte en téléphérique sur la colline qui surplombe la ville.
17. (Me 22/12): Salta – Cafayate ("Quebrada de las Conchas") – ruines de Quilmes, nuit à Cafayate (hostel Rusty K)
Première jour de notre road trip: RN 68, 320km, 10:00 – 15:00 (5h): Salta – Cafayate, 15:30 – 18:30 (3h): Cafayate – ruines de Quilmes – Cafayate, route asphaltée à part une petite partie près des ruines de Quilmes
La route est asphaltée mais peut être dangereuse à cause des pierres qui se décrochent des parois rocheuses et tombent sur la route. Nous nous arrêtons aux érosions les plus intéressantes (selon les indications dans le guide du Routard). Le paysage est très beau, avec des formations rocheuses, la dernière partie se transforme en vignobles. A Cafayate, on s'installe à l'hôtel et on part pour le ruines de Quilmes, ici, le dernier morceau de route est non asphalté. On passe la soirée à l'hôtel où est organisé un "asado", une soirée très sympa avec d'autres personnes qui logent à l'hôtel. On n'a pas envie de quitter Cafayate mais on décide finalement de partir afin de nous laisser une marge à cause de la météo qui peut être à cette époque iimprévisible. Mais si possible, on conseille de rester au moins 2 nuits.
18. (Je 23/12): Cafayate – Cachi (Vallées Calchaquies), nuit à Cachi (hôtel Nevado Cachi)
Deuxième jour: RN 40, 170km, 8:50 – 12:20 (3,5h): Cafayate – Angostaco – Molinos, 13:00 – 14:30 (1,5h): Molinos – Cachi, route non asphaltée
Cette partie de notre "road trip" nous a fait le plus peur (surtout en nous basant sur les informations dans les guides qui, selon nous, ont une tendance à exagérer un peu), mais au final, ça allait, pas trop vite (170km en 5h), mais ça allait quand même. Il s'agit, selon nous, d'une des plus belles parties de notre "road trip" dans le NOA. Par moments, on se croit dans un western tourné aux Etats-Unis. On fait une pause à Molinos. On arrive à Cachi en début d'après-midi. Il serait possible de continuer jusqu'à Salta (3,5h) mais on nous l'a déconseillé à l'agence de location à cause du brouillard qui tombe sur la route de Cachi en fin de journée. En plus, le voyage de 5h est assez fatiguant, mais si on conduit à deux, cela devrait être faisable (en partant de Cafayate avant 8h).
19. (Ve 24/12): Cachi – Salta – Purmamarca ("Quebrada de Humahuaca"), 2 nuits à Purmamarca (Hospedaje)
Troisième jour: RN 33 + RN 9 ("voie rapide"), 410km, 8:30 – 16:30 (8h): Cachi – Salta (passage à 12:00) – Purmamarca, route asphaltée
La route de Cachi monte jusqu'à 3 248 m, elle tourne pas mal. On passe par la "recta Tin Tin" (une ligne droite de 14km) et par le Parque National de los Cordones. En passant par Salta, il commence à pleuvoir très fort, on décide donc de passer par la route 9 et pas par la Cornisa, comme prévu initialement, (plus jolie mais très étroite) mais par la voie rapide. Les paysages sont très verts dans cette partie mais on ne voit pas grand chose à cause de la pluie. On passe ensuite par la Quebrada de Humahuaca (il arrête de pleuvoir), on admire la vallée de peintres et on arrive à Tilcara. On ne trouve pas de logement (cher, pas bien ou complet –c'est Noël) et on retourne à Purmamarca (à 20min de Tilcara), un village plus calme que Tilcara.
20. (Sa 25/12): Purmamarca – Tilcara – Humahuaca ("Quebrada de Huamaca") – Salinas Grandes
Quatrième jour: RN 9 + RN 52, 280km, 9:40 – 16:40 (7h): Purmamarca – Tilcara (pétit déj) – Humahaaca – Purmamarca (passage à 13:40) – Salinas Grandes – Purmamarca, route asphaltée
On part à Tilcara pour prendre un petit déjeuner (à Purmamarca, tout est fermé), on visite ensuite Humahuaca (tout comme Tilcara, ce village n'a pas de grand intérêt). On continue encore un peu au nord de Humahuaca et on fait ensuite un demi-tour et on décide de partir pour les Salinas Grandes (on a hésité car le ciel a été couvert mais au final il s'est dégagé). La route pour Salinas Grandes (RN 52) est superbe, elle monte jusqu'à 4 170 m. Les salinas sont assez impressionnantes. On reste une demi-heure sur place.
21. (Di 26/12): Purmamarca – Salta, 2 nuits à Salta (hostal Catedral)
Cinquième jour: RN 9 ("la Cornisa"), 220km, 11:30 – 16:00 (4,5h): Purmamarca – Tilcara – Salta (passage à 15:00) – San Lorenzo – Salta, route asphaltée mais par endroits étroite et sinueuse
On commence la matinée par une ballade d'environ 1h à pieds autour de Purmamarca (Paseo de los siete Colores), également faisable en voiture (route non asphaltée). On passe ensuite par Tilcara pour visiter la pucará (pas de grand intérêt mais il y a des belles vues sur les alentours) et on part à Salta, cette fois-ci par la Cornisa. On fait un détour à San Lorenzo, un village résidentiel très chic près de Salta, on monde complètement différent de celui qu'on a vu à Tilcara ou Humahuaaca. On prend un helado chez Rosmarie (un des meilleurs qu'on ai goûté en Argentine). A Salta, pas mal de logement sont fermés mais on trouve finalement un hostel simple près du centre. On nous conseille de garer la voiture dans un parking surveillé (20AR).
22. (Lu 27/12): Salta
Première chose le matin, on rend la voiture. On est un peu stressé (on a la franchise de 4000AR) mais elle a rien. Le reste de la journée est relax. On aurait pu ajouter une journée à Cafayate au lieu de passer une journée de plus à Salta, mais on a voulu une marge… Avec le recul, on se dit toujours qu'on l'aurait fait différemment J
23. (Ma 28/12): Salta – Iguazú (bus de nuit, 22h)
24. (Me 29/12): arrivée à Iguazú, 2 nuits à Puerto Iguazú (hostel Parque Iguazú)
On est dans la région des Missiones, on arrive à Puerto Iguazú à 13:30, il fait très chaud et lourd. On combine ça avec la fatigue et on choisit probablement le pire hostel dans la ville. Mais on est excité par l'excursion du lendemain – les fameuses chutes d'Iguazú.
25. (Je 30/12): Iguazú (chutes du côté argentin)
On commence la visite des chutes par le côté argentin (on conseille dans cet ordre). Il continue à faire très chaud et lourd. On met de la crème solaire et du produit anti-moustique. Le bus pour aller aux chutes part toutes les 20min, on prend celui à 8:20 et on arrive à l'entrée du parc avant 9h, il y a déjà pas mal de touristes. On visite le parc dans l'ordre suivant (selon le plan qu'on reçoit à l'entrée): sendero verde – circuit intérieur (pas possible d'aller sur l'île de St Martin, trop d'eau) – circuit supérieur – Garganta del Diablo (le plus impressionnant, on y va a pieds et on retourne en train) – sendero macuco (on se beigne dans une lagune). On termine la visite avant 18h, donc il faut prévoir environ 10h, transport inclus.
26. (Ve 31/12): Iguazú (chutes du côté brésilien), Iguazú – Buenos Aires (avion), 4 nuits à Buenos Aires (hostel Carlos Gardel)
On nous déconseille de nous rendre du côté brésilien par nos propres moyens donc on le fait par le biais d'une agence de voyage (Crucero del Norte), on a acheté les tickets la veille. On part du terminal des bus à 8h10 et on arrive à l'entrée du parc vers 9h30. Le côté brésilien est encore plus touristique que le côté argentin, il est moins sauvage mais les vues des chutes sont plus impressionnantes. En fait, la plupart des chutes se trouvent sur le côté argentin donc on les voit mieux depuis le Brésil. Il vaut mieux prévoir la visite le matin, on a alors le soleil derrière nous pour prendre les photos des chutes. On peut payer en pesos argentin mais on vous rend le reste en devise brésilienne – prévoir p-ê un peu de liquide en devise brésilienne. On prend le bus de retour à 13h (suffisant pour la visite), on arrive à Puerto Iguazú à 14h, donc au total il faut compter environ 6h, transport inclus. On prend l'avion pour Buenos Aires dans l'après-midi. Une fois à Buenos Aires (Aéroport aeroparque)on prend le transport publicpour l'hôtel, solution très bon marché, mais il faut avoir de la monnaie. On fête le nouvel an sur Plaza Dorrego à San Telmo (où on dort également), une ambiance très animée!
27. (Sa 1/1): Buenos Aires
Il fait très chaud. On visiteBuenos Aires: le centre (Plaza De Mayo avec la Casa Rosada, avenida 9 julio, etc.) et Puerto Madero. On assiste également au départ du "Paris – Dakar".
28. (Di 2/1): Buenos Aires – delta de Tigre
On continue la visite de la capitale: San Telmo (marché aux puces), la Recoleta (cimitière avec la tombe d'Evita Perón, musée des beaux arts), Palermo Hollywood et Palermo Viejo.
29. (Lu 3/1): Buenos Aires
On quitte Buenos Aires pour passer une journée dans la nature, pour échapper à la chaleur de la capitale. On part à la découverte du delta de Tigre. On prend le Tren de la costa pour nous y rendre. On prend ensuite un bateau qui nous amène à Tres costas, l'île sur lequel on peut faire une petite balade sympa.
30. (Ma 4/1): Buenos Aires – Madrid – Bruxelles (avion)
Dernier jour à Buenos Aires, on termine la visite par la Boca (maisons colorées à El Caminito), un endroit très touristique mais un "must" de la visite de Buenos Aires, et le centre (le Congrès). On prend notre avion pour Madrid à 22h40.
31. (Me 5/1): arrivée à Bruxelles
On arrive à Bruxelles à 18h30. Voilà un magnifique voyage qui se termine.
Nos "coups de cœur"
1. Patagonie: arrivée à Ushuaia en avion – une vue magique sur la ville est le canal Beagle; paysages autour de El Calafate avec la couleur turquoise de Lago Argentino et El Calafate même; excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno; trekking à El Chaltén vers Laguna de los Tres pour voir le Fitz Roy (trekking autour de El Chaltén en général)
2. Mendoza by night
3. NOA: Cafayate et la route de Cafayate à Cachi
4. Iguazú: chutes de côté brésilien
Conseils sur l'itinéraire
1. selon notre expérience (voir début de notre voyage), il vaut mieux prévoir une bonne marge entre arrivée en Argentine et le premier vol interne
2. Parque National Tierra del Fuego – prévoir au moins une journée entière
3. El Chaltén – le temps change beaucoup ici, il vaut mieux prévoir une marge au cas où il fait mauvais quelques jours (et s'il fait beau, tant mieux, il y a pas mal de possibilité de trekking) – idéalement, prévoir au moins 3 nuits
4. si vous n'avez pas assez de temps (et que vous avez assez d'argent), il vaut mieux utiliser les vols internes et sauter la partie entre El Calafate et Salta (Bariloche, Mendoza): Buenos Aires – (Trelew) – Ushuaia – El Calafate – Salta (par Buenos Aires) – Iguazú – Buenos Aires
5. prévoir trois nuits à El Calafate, deux à Cafayate et passer moins de temps à Buenos Aires (deux nuits sont suffisants) et à Salta
6. Salta – éviter fin janvier/février (saison de pluie) – certaines routes peuvent être impraticables
Autres conseils pratiques
1. dans presque tous les hôtels, on peut faire laver son linge, donc ne pas prendre trop de choses avec
2. éviter d'échanger de l'argent dans les banques (à cause des files), préférer les bureaux de change (on a eu un bon taux à Ezeiza – le meilleur de tout le voyage - , malgré le fait que les guides déconseillent d'y échanger de l'argent)
3. pour la Patagonie, prévoir des vêtements bien chauds, qui sèchent rapidement et ne pèsent pas beaucoup
4. on peut économiser sur les restos en Patagonie en préparant sa propre nourriture dans les hostels
5. à Iguazú, utiliser un produit contre les moustiques (peut être acheté sur place)
6. prévoir de la monnaie pour les bus à Mendoza et Buenos Aires
COUTS (par personne)
Vol Bruxelles – Buenos Aires (aller-retour): 1.020 EUR
Vols internes: 680 EUR
Sur place: 2.000 EUR
Total: 3.700 EUR
TRANSPORT
Avion
Tous les vols réservés sur cheaptickets.com (prix indiqué est par personne):
1. Bruxelles – Buenos Aires (Iberia, aller retour, 19:05-9:20): 1.020 EUR
2. Buenos Aires – Trelew (Aerolineas Argentinas, 16:10-18:10): 130 EUR, taxe d'aéroport à Trelew: 17,55AR
3. Trelew – Ushuaia (Aerolineas Argentinas, 18:50-21:00): 310 EUR, taxe d'aéroport à Ushuaia: 28AR
4. Ushuaia – El Calafate (LAN, 10:05-11:25): 100 EUR
5. Iguazú – Buenos Aires (LAN, 17:30-19:25): 140 EUR
Bus "longue distance"
Pour les bus de longue distance, la différence de pris entre "cama" et "semi-cama" est minimale, on conseille les "cama" qui sont beaucoup plus confortable (les trajets sont très longs vu les distances) avec un meilleure service (on vous sert à manger et à boire comme dans l'avion mais la qualité varie d'une compagnie à l'autre). On a préféré "Andesmar", on déconseille "Via Tac". On a réservé sur place (quelques jours avant ou même le jour même), il y avait toujours de la place mais il nous est arrivé qu'il n'y avait plus de "cama" (mais en sachant que c'était la période de Noël).
32. Buenos Aires – Puerto Madryn (Via Tac, 18h, "cama"): 352AR
33. El Calafate – El Chaltén (2,5h): 75AR
34. El Chaltén – Bariloche (Chaltén Travel, 2 jours, avec une nuit au village Perito Moreno): 440AR
35. Bariloche – Mendoza (Andesmar, "cama"): 415AR
36. Mendoza – Salta (Via Tac, "semi-cama"): 369AR
37. Salta – Puerto Iguazú (Flecha Bus, 22h, "cama"): 464AR
Voiture
On a loué des voitures sur place (à Bariloche pour une journée et à Salta pour 5 jours). Il est conseillé de faire une "boucle" (de rendre la voiture au point de départ), cela revient moins cher. On n'a pas trouvé d'agences qui offrent une assurance complète, on a toujours eu une franchise. Pour tout déplacement sur route non asphaltée, comptez une moyenne de 30/35 km/h (exemple: Cafayate – Cachi => 150km = +/- 5 ou 6 heures de route) avec arrêt photos. Il est possible de rouler un peu plus vite mais vous vous exposez aux risques de dégâts qui peuvent coûter cher compte tenu des franchises élevées et de l'impossibilité de prendre une assurance complète.
Que ce soit à Bariloche ou à Salta, nous avons loué nos véhicules auprès de petite agences locales. Faites-en deux ou trois et comparez les prix, la différence de prix peut être relativement importante. Pour les routes et les itinéraires, n'hésitez pas à demander à l'agence de location même, ils ont des plans assez bien fait et peuvent vous renseigner sur l'état des routes.
Pour le reste, appliquez les consignes de sécurité de base que vous appliqueriez partout ailleurs et en particulier dans les centres urbains (ne laissez pas d'objet de valeur dans la voiture, montrez-vous courtois et patient au volant etc.). En ce qui concerne l'essence les prix varient de 0,8 à 0,9 euros pour de la super. Il y a de nombreuses pompes à essence mais dans le doute il vaut toujours mieux ne pas risquer et faire le plein tout les 300/400 km en fonction, évidemment, du type de véhicule (cylindrée, type de carburant, 4x4 etc.) que vous aurez loué.
Rien d'autre de bien spécial à signaler. Hormis les quelques routes non asphaltées (ruta 40 etc.) et les routes permettant d'accéder aux coins les plus reculés, le réseau routier n'est pas mauvais. Nous avons eu une Volkswagen Gol (chez nous une Polo - modèle produit pour l'Amérique latine) et une Citroën C3 et nous nous en sommes parfaitement sorti. Le 4x4 serait, bien entendu, plus indiquer pour certaines routes mais il n'est pas indispensable sauf, encore une fois, si vous prévoyez de vous rendre dans des endroits particulièrement reculés et difficiles d'accès. Compte tenu du prix qui peut aller jusqu'à 5 fois le prix d'un véhicule "normal", si l'itinéraire ne prévoit pas de "off-road", c'est une option à écarter.
Transport de l'aéroport et en ville (bus, taxi, vélo)
1. transfert de l'aéroport Ezeiza à la station de bus Retiro (bus "Manuel Tienda León"): 50AR; dépôt de bagages à Retiro: 20AR (un grand sac) / 10AR (un petit sac)
2. transfert de Puerto Madryn à l'aéroport de Trelew (bus): 11AR; dépôt de bagages à la station de bus de Puerto Madryn: 5AR (un locker)
3. transfert de l'aéroport à Ushuaia à l'hôtel (taxi): 25AR
4. transfert de l'aéroport à El Calafate à l'hôtel (bus, réservé d'avance via l'hôtel): 33AR
5. location de vélo à El Calafate pour 2,5h: 40AR
6. location de vélo à Maipú pour toute la journée: 30AR
7. location de pédalo à Salta pour 20min: 15AR
8. taxi à Salta (par trajet): 6AR
9. transfert de Puerto Iguazú à l'aéroport (bus): 20AR
10. bus à Buenos Aires, y compris de Aeroparque au centre: 1 – 1,5AR (il faut la monnaie!)
11. taxi à Buenos Aires (par trajet): 20AR
12. taxi à l'aéroport Ezeiza (30min.): 140AR; emballage de bagages: 50AR/pièce
HEBERGEMENT
Sauf indications contraires, le prix indiqué est pour deux personnes dans une chambre double d'une auberge de jeunesse, petit-déjeuner compris (très basique), salle de bain commune, cuisine, Internet (si non, Internet n'est pas cher – environ 1AR/10min.). A part Salta, Purmamarca et Iguazú, on a fait des réservations d'avance (pas forcément nécessaire, mais après un long trajet on apprécie). La plupart des hostels ont leur site Internet. Pendant la période de fin d'année, certains hostels ferment pour une semaine, mais on trouve toujours où dormir. On a eu des douches chaudes partout. Dans presque tous les hostels on pouvait faire laver notre linge (20 – 30AR/7kg de linge).
1. Ushuaia: hostel Torre al Sur (108AR)
2. El Calafate: hostel Lago Argentino (130AR)
3. El Chaltén: hostel Patagonia (180AR, pas d'Internet et sans petit-déjeuner – pris dans le bar à côté pour 22AR/personne – très bon)
4. Perito Moreno: hôtel Belgrano (140 AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, petit-déjeuner 15AR/personne)
5. Bariloche: hostel Periko's (180AR, salle de bain privée)
6. Mendoza: Campo Base (170AR, salle de bain privée, sans petit-déjeuner) – à éviter (chambres pas propres), on conseille les hostels sur av. Arístides Villanueva
7. Salta: Condor Pass (150AR, salle de bain privée, pas possible d'utiliser la cuisine) – à éviter (chambres propres mais une très mauvaise ambiance dans l'hostel)
8. Cafayate: Rusty K (120AR, pas d'Internet) – la meilleure auberge qu'on ait eue, avec une soirée "asado" (35AR/personne)
9. Cachi: Nevado Cachi (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, sans petit-déjeuner)
10. Purmamarca: Hospedaje (90AR, petit déjeuner 10AR/personne, pas d'Internet, pas de cuisine, salle de bain privée) – près de la place (à gauche dans la rue qui passe devant l'église, une maison jaune à droite), sinon les autres voyageurs nous ont conseillés "Pequeño Inti" (fermé 1 semaine à Noël – lors de notre passage)
11. Salta: Hostal Catedral (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, sans petit déjeuner)
12. Iguazú: Hostel Parque Iguazú (130AR, salle de bain privée) – à éviter (cuisine très salle), de l'extérieur on pourrait conseiller: Hostel INN (en peu en dehors mais avec une piscine), Iguazú Falls (près du terminal des bus) ou Los Troncos (complet lors de notre passage)
13. Buenos Aires: hostel Carlos Gardel (140AR, pas de service de laverie)
NOURRITURE
Quelques remarques:
- le dîner est servi assez tard, pas avant 20h, plutôt vers 21-22h
- la cuisine argentine est assez lourde et grasse, basée sur la viande avec pas beaucoup de légumes
- les portions sont énormes
A goûter absolument:
- viande (parilla)
- cuisine régionale de Salta: empanadas, humitas, tamales, provoleta
- cuisine "importée": pizza, glace, chocolat de Bariloche
- vin: malbec de Mendoza (vin rouge), shiraz de San Juan (vin rouge) e torrontés de Cafayate (vin blanc)
Exemples des prix:
- empanada: 4-5AR
- 0,5l d'eau: 2-4AR
- 0,5l de coca-cola: 5-8AR
- glace: à partir de 7AR
- bar müesli: 3AR
- 100g de chocolat artisanal: 14AR
- sandwich à Ushuaia: 22AR
- una "piquada" (plateau de fromages et de charcuteries): 20A
- dîner: 170AR (Buenos Aires, Patagonie), 120AR (NOA)
- déjeuner: 120AR (Buenos Aires, Patagonie), 90AR (NOA)
Restos qu'on peut conseiller:
- Cantina Nautica à Puerto Madryn
- Bodegón Fueguino à Ushuaia (beau cadre)
- restos sur av. Arístides Villanueva à Mendoza (bonne ambiance)
- Doña Salta à Salta (pour la cuisine régionale – meilleures empanadas qu'on ai goûtées, on est retourné plusieurs fois)
- Las Cabras à Buenos Aires (Palermo Viejo, pour une parilla)
- Casal Catalan à Buenos Aires (San Telmo, pour les spécialités catalanes, un excellent resto – on est allé deux fois, plus cher que les autres– dîner 270-370AR)
- El Federal (San Telmo, bar/resto)
EXCURSIONS
A part la location des voitures, les prix indiqués sont par personne:
1. Ushuaia (les excursions organisées à l'hôtel):
- Laguna Esmeralda (Valle de los Lobos, mini-trekking d'une demi-journée): 60AR (50AR taxi + 10AR entrée)
- Canal Beagle (navigation de 5h): 235AR
- Parque Nacional Tierra del Fuego: 135AR (70AR taxi + 65AR entrée)
2. El Calafate (l'excursion organisée à l'hôtel):
- Big Ice (une journée, trekking sur le glacier Perito Moreno): 795AR (720AR + 75AR entrée)
3. Bariloche (voiture louée à l'hôtel):
- Sept Lacs (une journée, en voiture louée chez "Correntoso Rent a Car" – VW Gol, prix pour la voiture): 380AR (260AR location avec km illimité + 120AR essence/400km)
4. Mendoza:
- Maipú (une journée ou moins, route des vins): 55AR (bus local, vélo, visite d'une bodega)
5. Salta:
- boucle "Salta" (5 jours, en voiture louée – Citroën C3, prix pour la voiture): 1550 AR + entrées (1050AR location avec 1700km, 480AR essence, 20AR parking à Salta, 10AR entrée aux ruines de Quilmes/personne, 10AR entrée au púcara à Tilcara/personne)
6. Iguazú:
- chutes d'eau côté argentin (une journée): 100AR (15AR bus + 85AR entrée)
- chutes d'eau côté brésilien (une demi-journée): 140AR (45AR bus + 95AR entrée)
7. Buenos Aires:
- delta de Tigre (une journée): 78AR (3,5AR bus de San Telmo à Maipú pour prendre le train, 32AR Tren de la Costa, 19,50AR bateau pour aller à Tres Bocas, 1AR train de Maipú à Retiro, 24AR taxi de Retiro à San Telmo)
Bonjour,
Après avoir galéré des semaines pour trouver LE loueur idéal et moins cher sur l'Argentine et le Chili, avoir demandé un devis à Autoescape, comme toujours, avoir consulté les compagnies locales, puis allemandes, etc., nous sommes tombés sur Argentina Excepcion. J'ai fait une recherche pour avis sur Internet, et comme ils étaient tous excellents, nous leur avons demandé un devis. Pour les assurances, le kilométrage illimité, le pass pour le Chili, etc., avec un parc "en constante rénovation, un interlocuteur d'une amabilité et d'un professionnalisme rares nous payons chez eux l'Opel Corsa cinq portes 1763 € pour 33 jours contre 3018 € chez Autoescape (par exemple).
http://www.argentina-excepcion.com/index.php?option=com_content&task=view&id=35&Itemid=40
Location de voiture Catégorie E – Chevrolet Corsa 5 portes 33 jours de location
Inclus dans cette location : Km : Illimités Pass au Chili Impôts et taxes
Non inclus dans cette location : Impôts locaux : 1% de la valeur à régler sur place
Assurance : Le véhicule est assuré en responsabilité civile au tiers transportés et non transportés, dommages des biens, des choses et des personnes dans une limite de 3.000.000 Pesos (environ 1.000.000 usd). Protection en cas de heurt, vol, incendie et collision. Franchise à payer par le client uniquement en cas de vol et de tonneau.
Un permis de conduire national, européen, est suffisant pour conduire une voiture de location en Argentine comme au Chili. Conducteurs : Plusieurs personnes peuvent s’inscrire comme conducteur au moment de la prise du véhicule. Coût 45 usd pour la durée de la location
1) Assurance bris de glace et pneu. Vous êtes couvert par l’assurance si vous recevez sur une vitre ou le pare brise une pierre qui dans ce cas vous oblige à remplacer une de ces pièces. En revanche, si une personne vous casse volontairement une vitre pour vous voler un objet dans la voiture, dans ce cas l’assurance ne vous couvre pas. Si jamais il s’agit d’un vol et que l’autoradio est volé par exemple, vous devriez régler la vitre cassée plus l’autoradio. Concernant les pneus, l’assurance vous couvre si une des roues se casse durant votre trajet. En revanche, si vous crevez et que vous continuez à rouler le remplacement de la jante n’est pas couvert.
2) Roue de secours La roue de secours disponible dans les véhicules est de même diamètre que les 4 roues normales.
3) Catégorie de voiture En Argentine comme au Chili et en particulier en Patagonie, 80% du réseau routier est en piste. Ces accès sont en bon état et consolidées car ils sont utilisés par les patagoniens et ce sont les seuls moyens d’accès entre chaque ville. Les pistes ne sont pas plus dangereuses que des routes goudronnées, en revanche il ne faut pas dépasser les 70 km/heure et cela avec n’importe quel type de véhicule. Dans leur majorité les routes sont plates. La Chevrolet Corsa Ford est un véhicule très correct et vous pourrez tout à fait circuler sans problème sur l’ensemble du réseau routier. En revanche, d’une manière générale un 4x4 apporte confort, sécurité et liberté. Mais c’est aussi le véhicule le plus cher.
4) Conditions d’annulation • Plus de 96 heures avant le départ : 35 USD de frais de dossier déduit du montant global
• Moins de 96 heures avant le départ : 30% du prix de la location
Prix TTC de la location : 2.170 usd ou 1.763 euros - taux du jour pris sur http://fr.finance.yahoo.com/ (Taux du 16 Juin 2010 - 1 USD = 0,8123 EUR)
La suite de l'appréciation au retour...
Pascale
Après avoir galéré des semaines pour trouver LE loueur idéal et moins cher sur l'Argentine et le Chili, avoir demandé un devis à Autoescape, comme toujours, avoir consulté les compagnies locales, puis allemandes, etc., nous sommes tombés sur Argentina Excepcion. J'ai fait une recherche pour avis sur Internet, et comme ils étaient tous excellents, nous leur avons demandé un devis. Pour les assurances, le kilométrage illimité, le pass pour le Chili, etc., avec un parc "en constante rénovation, un interlocuteur d'une amabilité et d'un professionnalisme rares nous payons chez eux l'Opel Corsa cinq portes 1763 € pour 33 jours contre 3018 € chez Autoescape (par exemple).
http://www.argentina-excepcion.com/index.php?option=com_content&task=view&id=35&Itemid=40
Location de voiture Catégorie E – Chevrolet Corsa 5 portes 33 jours de location
Inclus dans cette location : Km : Illimités Pass au Chili Impôts et taxes
Non inclus dans cette location : Impôts locaux : 1% de la valeur à régler sur place
Assurance : Le véhicule est assuré en responsabilité civile au tiers transportés et non transportés, dommages des biens, des choses et des personnes dans une limite de 3.000.000 Pesos (environ 1.000.000 usd). Protection en cas de heurt, vol, incendie et collision. Franchise à payer par le client uniquement en cas de vol et de tonneau.
Un permis de conduire national, européen, est suffisant pour conduire une voiture de location en Argentine comme au Chili. Conducteurs : Plusieurs personnes peuvent s’inscrire comme conducteur au moment de la prise du véhicule. Coût 45 usd pour la durée de la location
1) Assurance bris de glace et pneu. Vous êtes couvert par l’assurance si vous recevez sur une vitre ou le pare brise une pierre qui dans ce cas vous oblige à remplacer une de ces pièces. En revanche, si une personne vous casse volontairement une vitre pour vous voler un objet dans la voiture, dans ce cas l’assurance ne vous couvre pas. Si jamais il s’agit d’un vol et que l’autoradio est volé par exemple, vous devriez régler la vitre cassée plus l’autoradio. Concernant les pneus, l’assurance vous couvre si une des roues se casse durant votre trajet. En revanche, si vous crevez et que vous continuez à rouler le remplacement de la jante n’est pas couvert.
2) Roue de secours La roue de secours disponible dans les véhicules est de même diamètre que les 4 roues normales.
3) Catégorie de voiture En Argentine comme au Chili et en particulier en Patagonie, 80% du réseau routier est en piste. Ces accès sont en bon état et consolidées car ils sont utilisés par les patagoniens et ce sont les seuls moyens d’accès entre chaque ville. Les pistes ne sont pas plus dangereuses que des routes goudronnées, en revanche il ne faut pas dépasser les 70 km/heure et cela avec n’importe quel type de véhicule. Dans leur majorité les routes sont plates. La Chevrolet Corsa Ford est un véhicule très correct et vous pourrez tout à fait circuler sans problème sur l’ensemble du réseau routier. En revanche, d’une manière générale un 4x4 apporte confort, sécurité et liberté. Mais c’est aussi le véhicule le plus cher.
4) Conditions d’annulation • Plus de 96 heures avant le départ : 35 USD de frais de dossier déduit du montant global
• Moins de 96 heures avant le départ : 30% du prix de la location
Prix TTC de la location : 2.170 usd ou 1.763 euros - taux du jour pris sur http://fr.finance.yahoo.com/ (Taux du 16 Juin 2010 - 1 USD = 0,8123 EUR)
La suite de l'appréciation au retour...
Pascale
Bonsoir, nous nous rendons mon mari et moi en Patagonie en avril. Nous hésitons à faire une étape à la péninsule de Valdès, n'étant pas sûr des animaux présents à cette époque. Les baleines, d'accord elles ne seront pas là, mais pour le reste? Quelqu'un at-il déjà fait cette partie de la Patagonie en avril? Merci
Bonjour,
Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire.
Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili.
Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier.
Je me propose de vous le livrer.
Bonjour à tous,
Nous partons du 25 septembre au 13 octobre en Patagonie. Pour le moment, seuls les billets d'avion Paris - Buenos Aires sont pris, vols directs de nuit avec Air France.
Nous avons défini quelques lieux incontournables que nous voulons absolument voir : région de Bariloche avec notamment la route des sept lacs, la région d'El Chalten et El Calafate. Malgré cela, l'itinéraire reste très flou dans nos têtes.
Nous pouvons nous payer les vols intérieurs en avion et des locations de voiture. Nous sommes plutôt orientés nature, paysages grandioses, randonnée d'une journée.
Sachant cela, pouvez-vous nous proposer des itinéraires svp ?
Merci d'avance pour votre aide précieuse !
Caroline
Nous partons du 25 septembre au 13 octobre en Patagonie. Pour le moment, seuls les billets d'avion Paris - Buenos Aires sont pris, vols directs de nuit avec Air France.
Nous avons défini quelques lieux incontournables que nous voulons absolument voir : région de Bariloche avec notamment la route des sept lacs, la région d'El Chalten et El Calafate. Malgré cela, l'itinéraire reste très flou dans nos têtes.
Nous pouvons nous payer les vols intérieurs en avion et des locations de voiture. Nous sommes plutôt orientés nature, paysages grandioses, randonnée d'une journée.
Sachant cela, pouvez-vous nous proposer des itinéraires svp ?
Merci d'avance pour votre aide précieuse !
Caroline
5 semaines en Patagonie octobre-novembre/2005.
Bonjour à tous, j'ai bien profité du forum pour la préparation de ce voyage, donc à mon tour de vous faire part de mon escapade en Argentine.
Dates : du 19/10 au 21/11/2005 Voyage à 2 avec mon homme
Parcours : en voiture uniquement, depuis Buenos Aires en descendant par la cote jusqu'à Santa cruz, puis remontée par la Cordillère jusqu'à Copahue (au nord de Zapala) et retour via Neuquen, Bahia Blanca et Carilo.
Prix : les prix d'hotels indiqués sont pour 1 nuit chambre double avec petit dej sauf exception. Les prix des hotels montent à partir de la 2e quinzaine de décembre et jusqu'à février mais globalement nous n'avons eu aucune difficulté à trouver au jour le jour. Il y a des différences de prix entre touristes étrangers et locaux, mais cela reste très raisonnable.
Budget : environ 18 000 FRF chacun tout compris pour les 5 semaines.
Guide : lonely planet en anglais de 8/2005.
Avion Lyon-B.Aires : Alitalia 715 euros ttc sur leur site environ 1.5 mois à l'avance. Si vous avez beaucoup de bagages, pensez à prendre avec vous une piece de 0.50 euros pour le chariot ! Attention ! pour le départ de Buenos aires à l'international l'aéroport ezeiza réclame une taxe de 53 ars par personne environ (c'est du vol mais on n'a pas le choix, et pas payable par carte évidemment). Pour protester : http://www.aa2000.com.ar/index.php
Location de voiture : europcar 2960 ars pour 30 jours (compter 1 ars =2 FRF c'est le plus simple). Equipe sympa à coté de la plaza san martin rue Maipu ( Voiture : Gol essence 4 portes sans clim (cela n'aurait servit à rien d'ailleurs sur cette destination) : super voiture pour les routes non goudronnées : je vous la conseille, c'est sommaire mais costaud, seul petit inconvénient, le coffre pas très grand. 2 conducteurs, franchise de 6000 frf environ si nous avions eu un gros pb (vol par exemple);Mais tout s'est très bien passé : même pas un petit impact sur le pare brise ! A savoir : Beaucoup d'endroits sont mal desservis par les transports en commun (de beaux parcs nationaux notamment), nous n'avons donc vraiment pas regretté ce choix. Seul hic : il n'est pas possible de traverser la frontière chilienne avec une voitutre de location. L'essence est beaucoup moins chère en patagonie (à peu près 1.20 ars/l contre 1.90 a Buenos aires)
Voici le récit (en gras, les vrais coup de coeur) :
Buenos aires : nous sommes arrivés tôt le matin, 2 nuits pour commencer (hotel ayamitre très correct pour 90 ars yc petit déj à ce moment là). Au retour, nous l'avons comparé avec l'ibis : 98 ars sans petit dej mais plus calme : à notre goût c'est mieux mais réservez à l'avance sur leur site : il est tout le temps complet ! Un petit dej pour 2 avec café, ou chocolat et croissants coûte 10 ars a peu près. Visite de la ville : bus faciles à utiliser et bon marché : ne vous contentez pas du métro !
Départ le samedi 22/10 matin : aucun pb pour sortir de la ville ! il suffit de penser à demander à l'avance par où accéder à la voie rapide. Direction La plata, visite du musée d'histoire naturelle : de belles collections mais vous serez déçus si vous connaissez celui de Londres ! Nuit à Pinamar : hotel days inn sur la plage avec piscine chauffée 180 ars avec petit dej, sympa pour une 1ere nuit à la mer ! Pour avoir visité cette portion de cote, préférez Carilo parmi les différents villages (plus huppé mais charmant : hotel marcin : 4* sympa même si le service est moyen. 250 ars la nuit). http://www.hotelmarcin.com.ar/
Mar del plata (avant le passage de bush) : ville sympa, hotel super -> gran hotel iruna : reservez si vous pouvez. 131 ars avec vue sur la mer c'est du niveau 4* et le petit déj est succulent. http://www.hoteliruna.com/
Viedma : ville sympatique le long d'une rivière, hotel nijar : très bon rapport qualité prix (82 ars).
Puerto Piramides (peninsule de valdes) : eh oui, c'était la bonne époque pour les baleines, les hotels sont plutot chers en rapport qualité prix, mais si vous êtes en voiture, ça vaut le coup de rester là plutot qu'a trelew. hotel aca 107 ars moyen mais accueil sympatique. les baleines ??? prendre un petit bateau plutôt le soir (16h30) : pour nous c'était magique, la lumière était belle, l'équipage, dont c'était le dernier tout de la journée, pas trop pressé, et les autres touristes... silencieux ! Etape Vraiment recommandée lors de la saison. le tour de la péninsule vaut le coup également (lions de mer, oiseaux...) ainsi que le passage à Punta Tombo pour ses manchots en route vers le sud. Ne vous laissez pas impressionner par les routes en terre (ce seront les 1ères si vous faites le même itinéraire que nous), renseignez vous simplement à l'avance sur leur condition.
Trelew : étape sympa, hotel libertador ok 122 ars.
Comodoro rivadavia : idem mais attention aux hotels sur cette partie de cote : ils sont peu nombreux et pris d'assaut par les groupes et les hommes d'affaires, jusqu'à porto san julian, réservez si vous pouvez. Ici nous avons « échoué » dans la mini suite du Lucania palace : TOP (jaccuzi, peignoir, chocolats sur l'oreiller, vue mer, super petit dej et compagnie...pour la modique somme de 302 ars), ils ont aussi d'autres chambres moins chères, et non dispo quand nous sommes passés ! Sinon les autres hotels qui restaient en ville n'étaient pas chers...mais vraiment pas top du genre chambre sans fenêtre et odeur de renfermé au mieux...;(oui, oui, j'ai fait ma chochotte et alors ?). http://www.lucania-palazzo.com/
Si vous êtes en voiture, ne ratez pas le monument national foret pétrifiée au sud ouest de caleta olivia. C'est vraiment magnifique et le petit détour en vaut la peine.
Puerto san julian : changement de standing, il n'y avait vraiment plus rien, et là nous avons Vraiment échoué à l'hotel de la station service à l'entrée de la ville 50 ars, propre mais minuscule. Faites le circuit en boucle au nord de la ville (en voiture) : la cote est très belle !
El calafate : restez au moins 2 nuits pour voir le glacier perito moreno un jour de beau temps et pour les balades aux alentours. 2 hotels testés : kapenke (bien mais un peu cher 250 ars) et l'hotel kalken 90 ars en cash (vous pouvez souvent négocier en proposant de payer cash : ok s'ils vous font au moins 10% de rabais, sinon payez plutôt par cartes : elles sont bien acceptées quasiment de partoutet les com bancaires sont moins fortes. Autre conseil : toujours à cause des commissions retirez plutôt de grosses sommes à la fois (surtout si vous êtes 2, vous pouvez répartir le risque !). Tous les distributeurs ne délivrent pas 2000 ars mais la plupart oui, si vous êtes dans une grande ville cherchez un peu ! Si vous faites le meme trajet que nous IMPORTANT : faites le plein de cash à El calafate : vous n'aurez plus de distributeur avant la ville de perito moreno et les stations service n'accepte pas les cartes. faites aussi le plein d'essence d'ailleurs (oui, je sais, le lonely planet le dit, mais comme nous faisions le parcour dans l'autre sens, nous ne l'avons découvert qu'à la fin de cette portion de route, passage d'ailleurs intitullé comment survivre à la route 40...peut etre valait il mieux ne pas le lire avant...).
El chalten : bonne surprise : une grosse partie de la route depuis el calafate est goudronnée alors que la carte ne l'indiquait pas ! Super B&B nostofagus : 100 ars cash et super resto également : le malbec allez y vraiment, c'est le meilleur que nous ayons testé pendant le voyage. la aussi les balades autour du fitz roy sont tops, mais attention certains panneaux en bois sont trompeurs et un jour, nous avons fait 8h de marche alors que nous pensions simplement faire un petit détour au départ de la pancarte (3h de plus que prévu !..et apparemment nous ne sommes pas les seuls...). Heureusement les jours sont assez longs (couché du soleil vers 20h00). Pour les ballades nous avons ensuite regretté de ne pas être restés plus longtemps (2 nuits seulement). A el chalten allez aussi déguster la biere artisanale dans le petit bar le long de la rue principale. La patronne est très sympa et l'ambiance chaleureuse.
ROUTE 40 ! Oui on se sent un peu seuls : pas beaucoup d'autres voitures ni dans notre sens, ni dans l'autre, des cailloux, du sable de la boue...Mais restrospectivement c'était bien ! guanacos, choiques (espèces d'autruches), piche (vous découvrirez la bestiole sur place). Evitez simplement comme nous de « couper » en choisissant de dormir à l'estancia l'oriental dans le parc perito moreno : c'est beau, mais en tous les cas lorsque nous y sommes allés les routes étaient vraiment limite praticables sans 4x4 et nous n'avons pas pu voir la plus grande partie des sites intéressants (c'est peut être mieux + tard dans la saison mais en tous cas évitez l'oriental : c'est du vol pur et simple et il n'y a pas d'autre choix à moins de refaire dans l'autre sens sur route non goudronnée au moins 200km). les prix sont les même qu'aileurs...ils changent juste la devise : USD au lieu d'Ars (soit 3 fois le prix normal). C'est vrai qu'ils sont loin de tout mais quand même ! En plus le standing est loin d'être ce que l'on attend pour 100 USD (kitch et peau de guanaco sur le lit en prime), ils n'élèvent quasiment aucune bête et ne vous apprendront pas grand chose sur la vie d'une estancia : il faut plutôt les considérer comme une auberge attrape nigauds que nous avons été... Rien à voir avec l'estancia Telken au sud de la ville de Perito moreno où nous avons dormi le lendemain (ne ratez pas les canons sur la route ni les grottes de la pinturas...apparement c'est magnifique, mais nous, nous ne l'avons su qu'après). Pour revenir à Telken les hotes sont vraiment charmants, le repas délicieux, vous apprendrez plein de choses sur la vie d'agriculteur en argentine. 100USD quand même et ne vous attendez pas à du grand luxe, mais si c'était à refaire, à Telken nous retournerions ! (les estancias sont chères en général en argentine). http://www.interpatagonia.com/..._telken/index_i.html
Los antigos : Retour à la civilisation (vous le ressentirez vraiment à perito moreno-la ville- où vous pourrez faire le plein, et retirer des sous !). Super étape à l'hotel antigua patagonia : allez y ! c'est l'un des meilleurs coups de coeur du voyage pour 190 ars. ainsi que le resto agua grande. http://www.antiguapatagonia.com.ar/
Esquel : sympa
Los alerces : parc national, lac et belles balades, dormez avec la vue sur les étoiles au quime quipan (nuit + repas du soir et petit dej pour 2 à 270 ars). Belle journée de farniente au bord du lac.
El bolson : étape bien sympa, notamment pour le marché artisanal, les boutiques de souvenirs et le resto Jauga (steak aux morilles...je ne vous dit que ça : des vraies morilles, pas des petites et pas qu'un peu !)...sans parler des glaces !
Bariloche : c'est beau, beaucoup de choses à voir dans le coin, si vous avez une voiture, ne restez pas en ville, allez dormir dans une cabana (beaux chalets tout confort en fait) le long du lac en partant vers l'ouest, en direction du Cerro otto. (70ars le notre avec kitchenette mais sans petit dej : mirador del lago).
Vila la angostura : Si vous devez faire un choix pour y aller, passez plutôt par la route de la vallée enchantée : moins de lacs mais magnifique (nous avons pris les 2 routes) ! Mélange de lacs et forêts, ne ratez pas le parc arrayanes (espève d'arbres unique au monde). là nous nous sommes fait un petit plaisir à la cabana akermann 150ars sans petit dej mais avec ordinateur dans la « chambre » (un vrai appart en fait avec cuisine), piscine (un peu fraiche quand même) et vue magnifique. http://www.akermann.com.ar/ Allez manger au Tinto bistro (excellent et très bon vin aussi).
San martin de los andes : dormez à la Masia 130 ars, on se sent chez soi. et mangez au regional : service excellent et spécialistés locales de qualité (plateau de fromage et charcuterie notamment). Nombreuses ballades encore autour de san martin, mais nous n'avons pas regretté l'option voiture de location !
Caviahue-copahue : nous y sommes allés sur les conseils d'un couple d'argentins...Ce n'était pas vraiment la saison et nous nous sommes retrouvés dans un espèce de village fantome avec fumeroles volcaniques et congères...qui nous laissera de bon souvenirs (1 hotel ouvert, très bien par bonheur avec vue sur le lac : hotel neuquen, 184 ars avec les 2 repas du soir + petit dej, personnel très sympa).
Choel Chole : Neuquen ne nous a pas inspirés, nous nous sommes donc retrouvés là petit hotel 2** propre et fonctionnel à 55 ars, mais à choisir, allez plutôt à Rio colorado.
Puis retour à Mar del plata, malheureusement, convention d'avocats ce jour là, et pas deplace au gran hotel iruna...Puis quelques jours à Carilo et retour à Buenos aires. taxi pour l'aéroport 35 ars dans ce sens (plutot 60 ars en sens inverse).
Le bilan 10 100 km plus tard ??? En vrac : De beaux souvenirs, une nature bien plus diversifiée qu'on ne pourrait le penser avant de partir, de grands espaces, des gens sympas, de la bonne viande, du bon vin (le malbec particulièrement), des bonnes glaces, du gibier, de la truite, des belles balades à pied, du vent, des oiseaux (choiques, flamants roses, ibis, perroquets, oies de magellans...;), les clous du spectacle à notre goût : le glacier du Périto moréno et les baleines. Si vous êtes en Argentine à cette saison profitez-en et choisissez cette destination si vous aimez la nature.
Et si vous avez fait le même type de voyage (location de voiture) à Madagascar, au Kenya, en Inde ou en Tanzanie, je suis preneuse de renseignements !
Le monde est beau ouvrez grands les yeux et préservez-le ! http://www.defipourlaterre.org/
Bon vent à tous !!!
Bonjour à tous, j'ai bien profité du forum pour la préparation de ce voyage, donc à mon tour de vous faire part de mon escapade en Argentine.
Dates : du 19/10 au 21/11/2005 Voyage à 2 avec mon homme
Parcours : en voiture uniquement, depuis Buenos Aires en descendant par la cote jusqu'à Santa cruz, puis remontée par la Cordillère jusqu'à Copahue (au nord de Zapala) et retour via Neuquen, Bahia Blanca et Carilo.
Prix : les prix d'hotels indiqués sont pour 1 nuit chambre double avec petit dej sauf exception. Les prix des hotels montent à partir de la 2e quinzaine de décembre et jusqu'à février mais globalement nous n'avons eu aucune difficulté à trouver au jour le jour. Il y a des différences de prix entre touristes étrangers et locaux, mais cela reste très raisonnable.
Budget : environ 18 000 FRF chacun tout compris pour les 5 semaines.
Guide : lonely planet en anglais de 8/2005.
Avion Lyon-B.Aires : Alitalia 715 euros ttc sur leur site environ 1.5 mois à l'avance. Si vous avez beaucoup de bagages, pensez à prendre avec vous une piece de 0.50 euros pour le chariot ! Attention ! pour le départ de Buenos aires à l'international l'aéroport ezeiza réclame une taxe de 53 ars par personne environ (c'est du vol mais on n'a pas le choix, et pas payable par carte évidemment). Pour protester : http://www.aa2000.com.ar/index.php
Location de voiture : europcar 2960 ars pour 30 jours (compter 1 ars =2 FRF c'est le plus simple). Equipe sympa à coté de la plaza san martin rue Maipu ( Voiture : Gol essence 4 portes sans clim (cela n'aurait servit à rien d'ailleurs sur cette destination) : super voiture pour les routes non goudronnées : je vous la conseille, c'est sommaire mais costaud, seul petit inconvénient, le coffre pas très grand. 2 conducteurs, franchise de 6000 frf environ si nous avions eu un gros pb (vol par exemple);Mais tout s'est très bien passé : même pas un petit impact sur le pare brise ! A savoir : Beaucoup d'endroits sont mal desservis par les transports en commun (de beaux parcs nationaux notamment), nous n'avons donc vraiment pas regretté ce choix. Seul hic : il n'est pas possible de traverser la frontière chilienne avec une voitutre de location. L'essence est beaucoup moins chère en patagonie (à peu près 1.20 ars/l contre 1.90 a Buenos aires)
Voici le récit (en gras, les vrais coup de coeur) :
Buenos aires : nous sommes arrivés tôt le matin, 2 nuits pour commencer (hotel ayamitre très correct pour 90 ars yc petit déj à ce moment là). Au retour, nous l'avons comparé avec l'ibis : 98 ars sans petit dej mais plus calme : à notre goût c'est mieux mais réservez à l'avance sur leur site : il est tout le temps complet ! Un petit dej pour 2 avec café, ou chocolat et croissants coûte 10 ars a peu près. Visite de la ville : bus faciles à utiliser et bon marché : ne vous contentez pas du métro !
Départ le samedi 22/10 matin : aucun pb pour sortir de la ville ! il suffit de penser à demander à l'avance par où accéder à la voie rapide. Direction La plata, visite du musée d'histoire naturelle : de belles collections mais vous serez déçus si vous connaissez celui de Londres ! Nuit à Pinamar : hotel days inn sur la plage avec piscine chauffée 180 ars avec petit dej, sympa pour une 1ere nuit à la mer ! Pour avoir visité cette portion de cote, préférez Carilo parmi les différents villages (plus huppé mais charmant : hotel marcin : 4* sympa même si le service est moyen. 250 ars la nuit). http://www.hotelmarcin.com.ar/
Mar del plata (avant le passage de bush) : ville sympa, hotel super -> gran hotel iruna : reservez si vous pouvez. 131 ars avec vue sur la mer c'est du niveau 4* et le petit déj est succulent. http://www.hoteliruna.com/
Viedma : ville sympatique le long d'une rivière, hotel nijar : très bon rapport qualité prix (82 ars).
Puerto Piramides (peninsule de valdes) : eh oui, c'était la bonne époque pour les baleines, les hotels sont plutot chers en rapport qualité prix, mais si vous êtes en voiture, ça vaut le coup de rester là plutot qu'a trelew. hotel aca 107 ars moyen mais accueil sympatique. les baleines ??? prendre un petit bateau plutôt le soir (16h30) : pour nous c'était magique, la lumière était belle, l'équipage, dont c'était le dernier tout de la journée, pas trop pressé, et les autres touristes... silencieux ! Etape Vraiment recommandée lors de la saison. le tour de la péninsule vaut le coup également (lions de mer, oiseaux...) ainsi que le passage à Punta Tombo pour ses manchots en route vers le sud. Ne vous laissez pas impressionner par les routes en terre (ce seront les 1ères si vous faites le même itinéraire que nous), renseignez vous simplement à l'avance sur leur condition.
Trelew : étape sympa, hotel libertador ok 122 ars.
Comodoro rivadavia : idem mais attention aux hotels sur cette partie de cote : ils sont peu nombreux et pris d'assaut par les groupes et les hommes d'affaires, jusqu'à porto san julian, réservez si vous pouvez. Ici nous avons « échoué » dans la mini suite du Lucania palace : TOP (jaccuzi, peignoir, chocolats sur l'oreiller, vue mer, super petit dej et compagnie...pour la modique somme de 302 ars), ils ont aussi d'autres chambres moins chères, et non dispo quand nous sommes passés ! Sinon les autres hotels qui restaient en ville n'étaient pas chers...mais vraiment pas top du genre chambre sans fenêtre et odeur de renfermé au mieux...;(oui, oui, j'ai fait ma chochotte et alors ?). http://www.lucania-palazzo.com/
Si vous êtes en voiture, ne ratez pas le monument national foret pétrifiée au sud ouest de caleta olivia. C'est vraiment magnifique et le petit détour en vaut la peine.
Puerto san julian : changement de standing, il n'y avait vraiment plus rien, et là nous avons Vraiment échoué à l'hotel de la station service à l'entrée de la ville 50 ars, propre mais minuscule. Faites le circuit en boucle au nord de la ville (en voiture) : la cote est très belle !
El calafate : restez au moins 2 nuits pour voir le glacier perito moreno un jour de beau temps et pour les balades aux alentours. 2 hotels testés : kapenke (bien mais un peu cher 250 ars) et l'hotel kalken 90 ars en cash (vous pouvez souvent négocier en proposant de payer cash : ok s'ils vous font au moins 10% de rabais, sinon payez plutôt par cartes : elles sont bien acceptées quasiment de partoutet les com bancaires sont moins fortes. Autre conseil : toujours à cause des commissions retirez plutôt de grosses sommes à la fois (surtout si vous êtes 2, vous pouvez répartir le risque !). Tous les distributeurs ne délivrent pas 2000 ars mais la plupart oui, si vous êtes dans une grande ville cherchez un peu ! Si vous faites le meme trajet que nous IMPORTANT : faites le plein de cash à El calafate : vous n'aurez plus de distributeur avant la ville de perito moreno et les stations service n'accepte pas les cartes. faites aussi le plein d'essence d'ailleurs (oui, je sais, le lonely planet le dit, mais comme nous faisions le parcour dans l'autre sens, nous ne l'avons découvert qu'à la fin de cette portion de route, passage d'ailleurs intitullé comment survivre à la route 40...peut etre valait il mieux ne pas le lire avant...).
El chalten : bonne surprise : une grosse partie de la route depuis el calafate est goudronnée alors que la carte ne l'indiquait pas ! Super B&B nostofagus : 100 ars cash et super resto également : le malbec allez y vraiment, c'est le meilleur que nous ayons testé pendant le voyage. la aussi les balades autour du fitz roy sont tops, mais attention certains panneaux en bois sont trompeurs et un jour, nous avons fait 8h de marche alors que nous pensions simplement faire un petit détour au départ de la pancarte (3h de plus que prévu !..et apparemment nous ne sommes pas les seuls...). Heureusement les jours sont assez longs (couché du soleil vers 20h00). Pour les ballades nous avons ensuite regretté de ne pas être restés plus longtemps (2 nuits seulement). A el chalten allez aussi déguster la biere artisanale dans le petit bar le long de la rue principale. La patronne est très sympa et l'ambiance chaleureuse.
ROUTE 40 ! Oui on se sent un peu seuls : pas beaucoup d'autres voitures ni dans notre sens, ni dans l'autre, des cailloux, du sable de la boue...Mais restrospectivement c'était bien ! guanacos, choiques (espèces d'autruches), piche (vous découvrirez la bestiole sur place). Evitez simplement comme nous de « couper » en choisissant de dormir à l'estancia l'oriental dans le parc perito moreno : c'est beau, mais en tous les cas lorsque nous y sommes allés les routes étaient vraiment limite praticables sans 4x4 et nous n'avons pas pu voir la plus grande partie des sites intéressants (c'est peut être mieux + tard dans la saison mais en tous cas évitez l'oriental : c'est du vol pur et simple et il n'y a pas d'autre choix à moins de refaire dans l'autre sens sur route non goudronnée au moins 200km). les prix sont les même qu'aileurs...ils changent juste la devise : USD au lieu d'Ars (soit 3 fois le prix normal). C'est vrai qu'ils sont loin de tout mais quand même ! En plus le standing est loin d'être ce que l'on attend pour 100 USD (kitch et peau de guanaco sur le lit en prime), ils n'élèvent quasiment aucune bête et ne vous apprendront pas grand chose sur la vie d'une estancia : il faut plutôt les considérer comme une auberge attrape nigauds que nous avons été... Rien à voir avec l'estancia Telken au sud de la ville de Perito moreno où nous avons dormi le lendemain (ne ratez pas les canons sur la route ni les grottes de la pinturas...apparement c'est magnifique, mais nous, nous ne l'avons su qu'après). Pour revenir à Telken les hotes sont vraiment charmants, le repas délicieux, vous apprendrez plein de choses sur la vie d'agriculteur en argentine. 100USD quand même et ne vous attendez pas à du grand luxe, mais si c'était à refaire, à Telken nous retournerions ! (les estancias sont chères en général en argentine). http://www.interpatagonia.com/..._telken/index_i.html
Los antigos : Retour à la civilisation (vous le ressentirez vraiment à perito moreno-la ville- où vous pourrez faire le plein, et retirer des sous !). Super étape à l'hotel antigua patagonia : allez y ! c'est l'un des meilleurs coups de coeur du voyage pour 190 ars. ainsi que le resto agua grande. http://www.antiguapatagonia.com.ar/
Esquel : sympa
Los alerces : parc national, lac et belles balades, dormez avec la vue sur les étoiles au quime quipan (nuit + repas du soir et petit dej pour 2 à 270 ars). Belle journée de farniente au bord du lac.
El bolson : étape bien sympa, notamment pour le marché artisanal, les boutiques de souvenirs et le resto Jauga (steak aux morilles...je ne vous dit que ça : des vraies morilles, pas des petites et pas qu'un peu !)...sans parler des glaces !
Bariloche : c'est beau, beaucoup de choses à voir dans le coin, si vous avez une voiture, ne restez pas en ville, allez dormir dans une cabana (beaux chalets tout confort en fait) le long du lac en partant vers l'ouest, en direction du Cerro otto. (70ars le notre avec kitchenette mais sans petit dej : mirador del lago).
Vila la angostura : Si vous devez faire un choix pour y aller, passez plutôt par la route de la vallée enchantée : moins de lacs mais magnifique (nous avons pris les 2 routes) ! Mélange de lacs et forêts, ne ratez pas le parc arrayanes (espève d'arbres unique au monde). là nous nous sommes fait un petit plaisir à la cabana akermann 150ars sans petit dej mais avec ordinateur dans la « chambre » (un vrai appart en fait avec cuisine), piscine (un peu fraiche quand même) et vue magnifique. http://www.akermann.com.ar/ Allez manger au Tinto bistro (excellent et très bon vin aussi).
San martin de los andes : dormez à la Masia 130 ars, on se sent chez soi. et mangez au regional : service excellent et spécialistés locales de qualité (plateau de fromage et charcuterie notamment). Nombreuses ballades encore autour de san martin, mais nous n'avons pas regretté l'option voiture de location !
Caviahue-copahue : nous y sommes allés sur les conseils d'un couple d'argentins...Ce n'était pas vraiment la saison et nous nous sommes retrouvés dans un espèce de village fantome avec fumeroles volcaniques et congères...qui nous laissera de bon souvenirs (1 hotel ouvert, très bien par bonheur avec vue sur le lac : hotel neuquen, 184 ars avec les 2 repas du soir + petit dej, personnel très sympa).
Choel Chole : Neuquen ne nous a pas inspirés, nous nous sommes donc retrouvés là petit hotel 2** propre et fonctionnel à 55 ars, mais à choisir, allez plutôt à Rio colorado.
Puis retour à Mar del plata, malheureusement, convention d'avocats ce jour là, et pas deplace au gran hotel iruna...Puis quelques jours à Carilo et retour à Buenos aires. taxi pour l'aéroport 35 ars dans ce sens (plutot 60 ars en sens inverse).
Le bilan 10 100 km plus tard ??? En vrac : De beaux souvenirs, une nature bien plus diversifiée qu'on ne pourrait le penser avant de partir, de grands espaces, des gens sympas, de la bonne viande, du bon vin (le malbec particulièrement), des bonnes glaces, du gibier, de la truite, des belles balades à pied, du vent, des oiseaux (choiques, flamants roses, ibis, perroquets, oies de magellans...;), les clous du spectacle à notre goût : le glacier du Périto moréno et les baleines. Si vous êtes en Argentine à cette saison profitez-en et choisissez cette destination si vous aimez la nature.
Et si vous avez fait le même type de voyage (location de voiture) à Madagascar, au Kenya, en Inde ou en Tanzanie, je suis preneuse de renseignements !
Le monde est beau ouvrez grands les yeux et préservez-le ! http://www.defipourlaterre.org/
Bon vent à tous !!!
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
Nous allons parir en sac à dos.
Nous sommes tout au début de la construction de notre voyage avec un budget moyen pour une durée de 3 mois. Nous n’avons pas encore fait d’itinéraire et nous acceptons bien volontiers toute idée de toute nature. On a juste fait une esquisse.
Pour commencer j’ai une grande question : Peut on louer une voiture en Argentine et la rendre par exemple 300 km plus loin. ? et quel en est le prix ? Et est ce qu’il est possible de passer au Chili avec ?
Ma 2eme question est : Avez-vous une idée du cout moyen d’une nuit d’hôtel pour un couple. Et idem pour le prix des resto. ? Notre voyage est prévu du 15 novembre au 15 février 2011
Merci beaucoup pour vos réponses.
Paul
Nous sommes tout au début de la construction de notre voyage avec un budget moyen pour une durée de 3 mois. Nous n’avons pas encore fait d’itinéraire et nous acceptons bien volontiers toute idée de toute nature. On a juste fait une esquisse.
Pour commencer j’ai une grande question : Peut on louer une voiture en Argentine et la rendre par exemple 300 km plus loin. ? et quel en est le prix ? Et est ce qu’il est possible de passer au Chili avec ?
Ma 2eme question est : Avez-vous une idée du cout moyen d’une nuit d’hôtel pour un couple. Et idem pour le prix des resto. ? Notre voyage est prévu du 15 novembre au 15 février 2011
Merci beaucoup pour vos réponses.
Paul
Rarement la préparation d’un voyage a été aussi laborieuse ! L’Argentine et le Chili offrent tous les 2 une immensité de possibilités, les choix ont été difficiles. Patagonie, oui mais par où arriver ? Argentine ou Chili ?... Et avec quelle extension : Iguaçu ? Bariloche ? Valdès ? Chiloé ? Puerto Montt ? … Et pour tout ça, que 3 semaines …
Ce qui a finalement déterminé nos choix fut : la cohérence géographique (rester dans le monde des glaciers) se donner du temps pour en voir moins mais le voir bien (pas d’extension) en arrivant par Santiago, la possibilité d’enchaîner aussitôt vers Punta Arenas sans avoir à changer d’aéroport (à la différence de Buenos Aires).
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Notre goût pour la liberté nous a incités à ne rien réserver depuis la France hormis les 2 dernières nuits à Santiago. En contrepartie, il fut nécessaire de prévoir de la marge qui fut utile, notamment à Torres del Paine. J’y reviendrai.
PN = Parc National
Ven 10 Nov 2006– Vol de nuit AF Paris/Santiago Sam – Vol LAN Chile Santiago/Punta Arenas (Chili) – Arrivée vers 17h - Nuit à Punta Arenas Dim – Bus pour Ushuaia (Argentine) - Arrivée vers 19h - Nuit à Ushuaia Lun – Croisière sur le Canal de Beagle - Nuit à Ushuaia Mar– Rando dans le PN de la Terre de Feu - Nuit à Ushuaia Mer– Vol LAN Argentina Ushuaia/El Calafate - Arrivée vers 19h - Nuit à El Calafate Jeu– Préparation de la visite du PN Los Glaciares (Sud) - Nuit à El Calafate Ven– PN Los Glaciares : les glaciers Spegazzini, Upsala et Onelli sur des bras du Lago Argentino - Nuit à El Calafate Sam– PN Los Glaciares : mini trekking sur le Perito Moreno - Nuit à El Calafate Dim– Journée de transition - Nuit à El Calafate Lun– Bus pour El Chalten - Arrivée vers midi - Préparation de la visite du PN Los Glaciares (Nord) - Nuit à El Chalten Mar– Rando vers la laguna de los Tres au pied du Fitz Roy - Nuit à El Chalten Mer– Rando vers la laguna Torre au pied du Cerro Torre - Nuit à El Chalten Jeu– Retour en bus vers El Calafate – Arrivée vers 10h30 - Nuit à El Calafate Ven – Bus versPuerto Natales (Chili) - Arrivée vers 14h – Préparation de la visite du PN Torres del Paine - Nuit à Puerto Natales Sam – Journée de transition - Nuit à Puerto Natales Dim – Départ pour le PN Torres del Paine et rando vers la base de las Torres - Nuit au Refugio Las Torres Lun – Rando dans la Vallée des Français - Nuit au Refugio Paine Grande (ex Péhoé) Mar– Rando vers le Gacier Grey – Retour à Puerto Natales - Nuit à Puerto Natales Mer– Bus pour Punta Arenas – Arrivée vers 10h30 - Visite de la pingüineras Seno Otway - Nuit à Punta Arenas Jeu– Visite de Punta Arenas – Vol LAN Punta Arenas/Santiago – Arrivée vers 23h - Nuit à Santiago Ven– Visite de Santiago - Nuit à Santiago Sam 2 Déc– Vol de nuit AF Santiago/Paris
BUDGET :
Le Peso, chilien (pour éviter toute confusion, j’écrirai Ch$) et argentin (Ar$) 1 000 Ch$ = 1, 5 € 1 Ar$ = 0, 25 €
Dépenses préalables : Vol A/R direct de nuit Air France Paris/Santiago : 1 116 €/p On trouve facilement moins cher en acceptant des escales. Le choix est très large. Vol A/R LAN Chile Santiago/Punta Arenas : 291 €/p
Principales dépenses sur place : Vol LAN Argentina Ushuaia/El Calafate : 581 Ar$/p. Réservation à la dernière minute (donc, plein pot). Le bus revient beaucoup moins cher … Entrées des sites et excursions diverses (vous trouverez tous les détails au niveau de la description des sites) : environ 380 € pour nous 2 (hors Torres del Paine) Rando dans Torres del Paine (refuges inclus) : 362 € pour nous 2 (détails dans chapitre correspondant) Hébergement (hors refuges de Torres del Paine) : 700 € (37 €/nuit en moyenne) en catégorie "moyenne". Je n’indique pas le total sur place, il n’est absolument pas significatif (nous avons beaucoup dépensé dans les restaurants, tels de gros gourmands que nous sommes… 😛). Pour plus de détails, voyez les chapitres suivants.
GUIDES :
Lonely Planet Argentine - Version française - 1è édition Guide du Routard Chili 2006-2007 – Tous 2 manquent d’explications structurées pour organiser ses propres visites dans les PN. Nous avons préparé nos sorties en consultant sur place les centres d’informations et les agences locales.
TRANSPORTS :
1 – Vols
L’ère du e-ticket est arrivée. Et c’est tant mieux pour nous, c’est tellement plus simple.
Paris/Santiago - Air France Achetés mi Septembre sur le site d’Air France : 1 116 € l’A/R. e-ticket. Direct, 13h de vol de nuit dans un très gros porteur (B777). Je déteste … trop gros … ça me fait peur … comment ça tient en l’air ?... Santiago/Punta Arenas – LAN Chile Achetés mi Septembre sur Voyages-sncf.com : 291 € l’A/R. e-ticket. Moins cher que sur le site de Lan Chile. Escale à Puerto Montt sans changer d’avion. Le gros intérêt de ce vol est qu’il partait 3 heures après notre arrivée à Santiago, du même aéroport ; on pouvait donc enchaîner. Néanmoins, il n’y a pas de temps à perdre. Nous avons eu quelques sueurs froides en voyant la queue devant les postes de douane. Il faut prendre la file de droite qui, normalement, est réservée aux Chiliens. C’est juste, mais ça se fait … Ne flânez pas ! Ushuaia/El Calafate – LAN Argentina Achetés 2 jours avant à Ushuaia auprès de Rumbo Sur (San Martin 350): 581 Ar$ l’Aller. e-ticket. Paiement par Amex. Taxe d’aéroport = 13 Ar$/p à payer après l’enregistrement des bagages.
2 – Bus longues distances
Plus habitués à l’Asie qu’à l’Amérique du Sud, nous avons été surpris de trouver des bus très confortables, ponctuels, sûrs. Mais moins folkloriques qu’en Asie … Et plus chers.
Punta Arenas/Ushuaia – Bus Pacheco – 21 000 Ch$/p – départ 9h – arrivée 19h El Calafate/El Chalten – Bus Chalten Travel – 50 Ar$/p – départ 8h – arrivée midi El Chalten/El Calafate – Bus Cal Tur – 50 Ar$/p – départ 6h30 – arrivée 10h30 El Calafate/Puerto Natales – Bus Cootra – 50 Ar$/p – départ 8h30 – arrivée 14h Puerto Natales/Punta Arenas – Bus Pacheco – 3 000 Ch$/p – départ 7h30 – arrivée 10h30
Nous achetions nos billets aux bureaux de la compagnie de bus dès que nous étions en mesure de savoir quand partir. Aucun problème, l’offre est grande. Paiement cash la majorité du temps. Siège numéroté. Les passages à la frontière sont assez longs : il faut que tous les passagers se présentent et fassent tamponner leur passeport, à la sortie et à l’entrée. C’est long, surtout quand on attend dans le vent … mais ça se fait … Le plus beau voyage fut El Calafate/El Chalten. Essayez d’obtenir les 2 places de devant, à droite (à l’opposé du chauffeur qui bouche la vue). Paysages extraordinaires pendant 4 heures, avec notamment, si le temps est dégagé, une approche vers le Fitz Roy très impressionnante.
3 – Transport urbain
Juste pour donner une idée …
Taxi Punta Arenas/Aéroport : 6 000 Ch$ Taxi Ushuaia/Aéroport : 10 Ar$ Minibus Ushuaia/PN : entre 10 et 20 Ar$/p selon l’arrêt dans le PN Taxi El Calafate/Aéroport : 28 Ar$ Bus CentroPuerto Santiago/Aéroport : 1 200 Ch$/p Métro Santiago : 370 Ch$ le ticket
HEBERGEMENT :
Partout, l’accueil est serviable et chaleureux, presque familial. Souvent, le propriétaire, même quand il avait une chambre à nous louer, nous a proposé de garder nos sacs pour que nous puissions poursuivre plus librement notre recherche.… Vraiment sympa ! Literie impeccable et sdb toujours très propre, même quand elle est commune. Bon à savoir : en Novembre, nos premiers choix étaient souvent complets … Il y a du monde, surtout dans les petits hôtels indiqués dans les guides. Les horaires des petits déjeuners sont flexibles et s’adaptent aux départs matinaux. Enfin, bien sûr, partout, ils gardent les bagages.
Prix indiqués pour nous 2.
Punta Arenas : Tous nos choix étaient complets. On a fini par trouver 2 lits à Hostal Danae (ex Macarena - Guide du Routard) - O’Higgins 765 Dortoir, sdb commune, petit dej inclus. 14 000 Ch$ cash (7 000 Ch$/p en fait). Propre, accueil adorable, mais pour dépanner seulement. Les 2 jeunes Suisses qui partageaient notre chambre sont sortis quand nous on s’est couché et sont rentrés peu avant notre réveil ! On n’a pas été gênés par leurs ronflements 😛 !!
Pour le retour, on avait réservé une chambre plus intime et plus confortable : Hostal Art Nouveau – Lautaro Navarro 762 - mail : chefbrocolino@hotmail.com En face du bureau des bus Pacheco. Chambre double, sdb privée, petit déj buffet (8 chambres seulement pourtant) inclus. 36 000 Ch$ - Internet gratuit à disposition.
Ushuaia : Nahuel B&B (Lonely Planet) – 25 de Mayo 440 Chambre double, sdb commune, petit déj inclus. 110 Ar$ cash. Excellente literie. Sdb très propre. Accueil amical. Très bonne adresse. Mais attention, la maîtresse de maison est TRES bavarde, méfiez-vous si vous avez un bus ! Dans mon espagnol hésitant, je lui ai demandé combien de chambres elle avait. J’ai eu ma réponse mais j’ai aussi eu la composition de sa famille, l’âge de ses filles, ce qu’elles font, sa position sur l’avortement, la place de la femme en Argentine, la dernière grande rupture du Perito Moreno, l’ambiance à Ushuaia … On n’a plus dit un mot, on ne pouvait pas, on a juste essayé de comprendre ce flot de paroles … et puis, on a été sauvé par le klaxon du taxi. Adorable ! mais bavarde. Choisissez bien votre moment pour poser votre question et … accrochez-vous.
El Calafate : Hosteria Sir Thomas (LP) – Espora 257 Chambre double, sdb privée, petit déj inclus. 130 Ar$ cash. Chambre surchauffée par un chauffage individuel que l’on peut couper. Ouf ! Accueil timide (mais après Ushuaia, ça nous a fait des vacances !) mais très serviable. Habitués aux départs très matinaux pour les excursions, les petits déjeuners sont assurés efficacement. Très bonne adresse.
El Chalten : Posada Poincenot (LP) – à gauche du Rio Grande Il est vivement recommandé de réserver son hébergement à El Chalten à cette période. Nous demandons à notre hôte de l’hosteria Sir Thomas de nous aider (trop dur pour nous de nous débrouiller en espagnol au téléphone). Elle s’en charge volontiers, efficacement et gracieusement. Effectivement, toutes les adresses (pas trop chères) données par le LP étaient complètes. Nous décidons de décaler d’une journée notre programme et parvenons ainsi à réserver 3 nuits à la Posada Poincenot. Pour garantir ma réservation, la posada a souhaité que je paie à l’hosteria Sir Thomas qui m’a donné un voucher en échange. Pas de mauvaise surprise. Chambre double (quadruple même), sdb privée. 160 Ar$ cash. Aucun charme. Genre UCPA. En 3 jours, pas vu une femme de ménage … à ce prix-là, on pouvait l’espérer non ?… Cela dit, spacieux et propre. Surchauffée, et malgré les recommandations, on coupe le chauffage pour pouvoir dormir. Petit déj américano très copieux en sus pris au Rio Grande voisin pour 15 Ar$/p. Je ne conseille pas cette adresse, trop chère. Je suis sûre qu’on doit pouvoir trouver mieux.
Puerto Natales : Hotel Los Pinos (GdR) – Philippi 449 Chambre double, sdb privée, petit déj inclus. 25 000 Ch$ cash. Accueil gentil. Là encore, l’horaire du petit déj s’adapte à vos départs. Grand salon/séjour confortable pour préparer son trekking dans Torres del Paine et au retour pour mettre à jour son carnet de voyage. Consigne à bagages, ça va de soi. Très bonne adresse.
Santiago : Hotel El Libertador Coup de gueule !
J’avais réservé par internet 2 nuits à l’hôtel Plaza Londres (42 000 Ch$) en suivant les recommandations de VF. Tout était confirmé. Echange de mails sympas avec l’hôtel. Ils devaient venir nous récupérer à l’aéroport de Santiago tardivement. Effectivement, René, le chauffeur bavard, est bien là, à 23h, malgré notre retard d’1h. Tout démarre bien ! 30 minutes plus tard et la tête farcie par les plaisanteries de René, nous arrivons au Plaza Londres. Superbe petit hôtel sur une place, dans un quartier pavé de Santiago. Beaucoup de charme. On nous attend. Parfait. Mais, mais … ils sont désolés nous disent-ils, l’hôtel est complet et ils ont dû nous réserver une chambre dans un hôtel voisin, le Libertador. Déception … René nous y dépose. Et on se retrouve à 23h45 dans une grande chambre d’un gigantesque hôtel impersonnel, bruyant, sans aucun charme. Le genre de grand machin sans intérêt qu’on essaie toujours d’éviter ! Le seul minuscule intérêt qu’on y a trouvé c’est le petit déj buffet (on est des gros gourmands, en particulier au petit déj) où on s’est gavé de cerises, de fraises, d’abricots (c’était la pleine saison) ! Tant qu’à faire !
Evitez à tout prix El Libertador, c’est sans intérêt. Au pire, si vous devez y séjourner, exigez une chambre qui ne donne pas sur la rue, c’est horriblement bruyant.
Le Plaza Londres semble très bien mais attention donc à la fiabilité de leur réservation.
Cela dit, on a bien été récupéré à l’aéroport et on a payé au Libertador ce qui était prévu au Plaza Londres (alors que Le Libertador était à 70 000 Ch$). Sur ce point là, ils ont parfaitement assuré. Mais c’était vexant de voir le peu de cas qu’ils ont fait de nous face à un groupe. Bien sûr ça se comprend, ça n’empêche la déception ...
REPAS :
D’abord, un petit mot sur les pique-niques : lors des journées en rando ou en excursion, nous emportions notre pique-nique. Aucun problème pour les préparer. Les supermercados (qui sont ici de petites superettes de quartier, ne vous attendez pas à l’Auchan de Val d’Europe !) comme les plus petites épiceries et autres boulangeries ferment suffisamment tard le soir (vers 22h) pour pouvoir s’organiser. Et on peut toujours les garder au frais sur le rebord de la fenêtre de l’hôtel. Les légumes(qu’on m’avait dit introuvables, terrible présage pour moi qui suis un vrai lapin !) sont effectivement moins présents que chez nous et sont rustiques (entendez par là, assez abimés). Néanmoins, on a toujours réussi à trouver nos tomates pour agrémenter nos sandwiches. Quant aux pommes, elles sont délicieuses. Le pain des supermercados est très bon, croustillant et moelleux tout à la fois, ne le snobez pas. Vous trouverez aussi quelques petites épiceries proposant des sandwiches tout prêts (au poulet, au thon, au jambon …) si, comme nous, vous êtes un peu feignants 😛…
Pour ce qui est des restaurants (plus souvent fréquentés le soir qu’à midi, d’ailleurs bon nombre sont fermés à midi), eux aussi servent jusque tard. Nous avons rarement aussi bien mangé en voyage (je vous l’ai dit, on est des gros gourmands) ! Un très grand choix de restau, des produits frais, de la viande extraordinaire en Argentine, du poisson et des fruits de mer au Chili, des légumes variés (oui, des légumes ! je croyais qu’on en trouvait peu ! Faux.) Sans oublier le chocolat. Les magasins de chocolat font souvent salon de thé où il est très agréable de venir prendre son café avec une barre de chocolat choisie dans les vitrines. Mmmmh, j’en salive encore. Seul problème, et non des moindres : le prix. Les bons restau sont assez chers. Encore une fois, l’Asie est bien loin …
Voici néanmoins quelques bons souvenirs : Sauf indication contraire, les prix que j’indique sont pour nous 2, pour une entrée, un plat et 2 petites bouteilles d’eau (généralement l’eau est servie en bouteille plastique de 50cl). Pas de dessert, pas de vin, pas de café.
Ushuaia : C’est le domaine de l’araignée de mer (centolla) si vous êtes en saison. C’est délicieux, froid en salade, ou chaud en plat. Cependant, ça reste plus cher que le poisson. Bodegon Fuegino (LP) – San Martin 859 70 Ar$ pour 2 (CB), pour un repas goûteux dans une ambiance chaleureuse. La Casa de los Mariscos (LP) – San Martin 232 60 Ar$ pour nous 2 (CB), ambiance décontractée, grand choix de fruits de mer (mariscos) Le Kaupé (LP) – Roca 470 Cuisine délicieuse, très fine, mais beaucoup, beaucoup trop chère (284 Ar$ avec 3 verres de vin) et bon sang, vraiment trop cul serré !! Pffff …. L’eau, servie d’office, est facturée (alors que, naïvement, je pensais que ça faisait partie du service). Seulement si vous avez un (grand) événement à fêter ...
El Calafate : Enorme choix de restaurants. Ici, la viande argentine (bœuf et agneau) est reine et les parrilla (je ne sais pas s’il faut un s au pluriel …) sont nombreuses. Nous avons opté la plupart du temps pour des buffets (parrilla libre) qui offrent, en plus de la viande à volonté (bœuf, agneau, poulet, saucisses …), un très grand choix de crudités (à volonté aussi et toujours servies, même dans les restaurants plus classiques, avec l’assaisonnement à part). Et ce n’est pas très cher, rapport quantité/prix on est largement gagnant. Quant à la qualité, à ce stade, même un peu moins bonne, la viande reste succulente ! On s’est littéralement goinfrés, il n’y a pas d’autres mots !... Notre préférée : Tierra Bendita, Gobernador Gregores 1170. Buffet à 24 Ar$/p, de l’entrée au dessert, boisson non comprises (1 eau ou 1 coca = 2 Ar$). Ne manquez pas la purée de potiron et le vinaigre balsamique sur les crudités. Très bien aussi, juste au coin de la même rue, l’Estilo Campo (à l’angle de la 9 de Julio). Buffet à 21 Ar$/p boisson non comprises. Pas d’agneau le midi. Toujours dans les parrilla libre, le Rick’s Parrilla (Av Libertador 1091) est beaucoup moins bien. 32 Ar$/p en plus ! Ici, ce sont des serveurs qui apportent la viande (bien sûr toujours à volonté mais c’est moins bien) et le buffet de crudités est moins varié. Paiement cash dans ces 3 parrilla libre. En restauration plus classique, nous avons eu un vrai coup de cœur pour El Puesto (LP - angle G.Mayono et 9 de Julio). Le medalon de lomo est à tomber par terre (bien meilleur que les viandes des parrilla libre, il faut le reconnaître). Vin au verre pour 10 Ar$ pour un grand verre de 18 cl !!! Beaucoup plus cher que les parrilla libre, on en a eu pour environ 100 Ar$ (CB) pour nous 2 (entrée, plat et verre de vin) mais ça les vaut. Réservez ou venez tôt, c’est petit et très réputé donc très vite plein.
Un petit conseil : ne prenez pas votre café au restaurant. Préférez plutôt les boutiques de chocolat qui vous permettront de goûter aux différentes barrettes de chocolat avec votre café. Enfin … vous faites ce que vous voulez après tout … c’est vos vacances !
El Chalten : Malgré une impression tristoune de bout du monde quand on arrive en plein après-midi, El Chalten cache quelques restau sympas. La Senyera, Av Lago del Desierto (à côté du supermercado) Restaurant de cuisine locale. C’est bon, l’ambiance est sympa. Pas grand monde … Nous avons goûté à la carbonada, plat typique argentin. C’est un ragoût de boeuf accompagné de potiron, maïs, patate douce et pêche. Un vrai régal pour 22 Ar$ le plat. On y est revenu le lendemain ! Avec l’entrée, le plat, l’eau et le café, on en a eu pour 60 Ar$ cash pour nous 2. L’intérieur du Ruca Mahuida (LP) – Lionel Terray 104 - est superbe et la cuisine raffinée mais les portions sont vraiment légères. C’est le genre de restaurant où il parait incongru d’avoir faim. Pourtant, quand on a passé la journée à grimper vers le Fitz Roy, on a vraiment envie de plus consistant … Vraiment cher en plus. 120 Ar$ cash pour nous 2. On a très largement préféré la Senyera. On n’a pas eu le temps de tester le Malbec, déjà conseillé sur VF. Nous y sommes entrés, ça a l’air effectivement très bien. Next time …
Puerto Natales : El Asador Patagonica (GdR) – Arturo Prat 158 Nous avons testé le Cordero al Palo, c’est de l’agneau cuit "à la roue". C’est fondant et très goûteux. Pain maison, vin au verre. Belle portion pour les gourmands que nous sommes. 20 000 Ch$ pour nous 2. Pour prendre le café : Cielo de Palo, sur la petite place également, avec un poêle dans la petite salle. A Puerto Natales, les restaurants ferment tard. Pas d’inquiétude, vous pourrez donc manger sans problème en rentrant de votre trek à Torres del Paine.
Punta Arenas : La Luna (GdR), attention, l’adresse du GdR est fausse, c’est O’Higgins 1017 Beau restau jaune et bleu, belle carte, poisson, crabe … 13 000 Ch$ pour nous 2. On a bien sûr planté notre petit fanion sur les cartes qui recouvrent les murs et qui ont fait l’originalité de ce restaurant (pas fous, on ne l’a pas planté sur la France mais sur le drapeau du bas où il y avait moins de monde). Les patrons ont d’ailleurs bien compris l’intérêt marketing qu’ils pouvaient retirer de cette habitude. Néanmoins, ça n’est pas le seul intérêt, on y mange très bien. Nous y sommes d’ailleurs allés 2 fois (non, on n’a pas planté 2 fanions, on n’est pas égocentriques à ce point
!).
La Marmita (LP) – Plaza Sampaio 678
On peut difficilement trouver un accueil plus amical. Ecoutez ça : la Marmita fut le premier restau de notre voyage. Nous arrivions de Paris. Or on aime bien, le premier soir, se faire un vrai gros plaisir. Un peu cher mais coup de cœur du LP. Allez, on y va ! La patronne nous accueille avec un grand sourire (ce premier sourire, ah, ça y est, le voyage commence !). Elle parle quelques mots de français. On se fait le grand jeu du premier soir : Pisco Sour, araignée de mer, coquille st Jacques, congre, saumon, café … on mange bien. C’est cher, mais c’est vraiment bon. Nous partons heureux de ce premier repas réussi qui marque le début de notre voyage. Le lendemain, on partait pour Ushuaia ... 18 jours plus tard, à la fin de notre voyage, nous revoici à Punta Arenas pour prendre notre vol de retour vers Santiago. Nous aimons les symboles, nous décidons de retourner à la Marmita, histoire de boucler la boucle. On entre, la patronne nous voit, nous sourit et me prend dans ses bras, me fait un bon gros bisou et nous demande en français comment s’est passé notre voyage ! vous croyez ça, vous ?! Moi, je n’en suis toujours pas revenue !! Vous avez dans cette anecdote un résumé de l’accueil que l’on a reçu partout !
Dommage que ce soit si cher : 26 000 Ch$ pour nous 2 avec 2 pisco sour (sans vin).
Santiago : Ocean Pacific’s (GdR) - Av. Ricardo Cumming 221 Quel restaurant fabuleux ! Plusieurs salles en enfilade, on s’y perd, au décor de Nautilus ! C’est un restaurant que l’on visite. Allez aux WC, ça fait aussi partie du voyage ! 2 cartes séparées : fruits de mer et poissons, avec la photo de chaque plat. Facile, du coup. J’ai pris du poisson : du congre maï maï. Je me suis régalée. Philippe, lui, a fait le choix un peu moins heureux d’une salade froide de fruits de mer. Du coup, nous avons partagé nos plats. Oui, je sais, je suis trop bonne avec lui. Plat autour de 7-8 000 Ch$. Pour nous 2, avec 2 verres de vin : 20 000 Ch$. Le restaurant est flanqué d’une boutique d’artisanat, notamment des porte bouteilles en simili cuir de toute beauté pour 13 000 Ch$. Voila un cadeau très original pour accompagner dignement la bouteille de bon vin chilien offerte à vos amis. Mercado Central (GdR) Tout autre ambiance : populaire, vivante et authentique. Nous avons voulu éviter le trop envahissant Donde Augusto, et avons choisi, un peu au hasard le local # 14. Nous y avons mangé du poisson frais pour moins de 4 000 Ch$/p. Simple et bon.
SITES NATURELS :
Dans l’ordre de notre voyage (et non de nos préférences) :
1 – La Terre de Feu (Argentine)
La ville étape : Ushuaia Jolie petite ville au bord du canal de Beagle. Une grande rue commerçante (San Martin) où on trouve tout. Une matinée nous a suffi à organiser nos visites et à trouver un vol pour el Calafate (reculant devant les 36h de bus …). Nous passerons 3 nuits à Ushuaia soit 2 jours pleins. 1 pour le canal de Beagle, l’autre pour randonner dans le parc. A mon avis, c’est le minimum.
Croisière sur le canal de Beagle 140 Ar$ /p – Départ 15h, retour 19h. Sur le port touristique, de nombreuses agences proposent des croisières sur le canal de Beagle, chacune vantant ses spécificités. Difficile de faire son choix. Dans ces cas là, on se réfère aux recommandations des guides (GdR et LP). Nous choisissons donc l’agence Tres Marias qui propose une croisière sur un petit voilier en petit groupe (nous serons une dizaine). Nous réservons pour un départ ce même après-midi, à 15h. L’intérêt de cette croisière est son côté moins usine. Petit groupe, mais petit bateau et sur le petit pont, on est transi, malgré un beau soleil. Prévoyez le bonnet ! Le voilier glisse lentement sur le canal, pour arriver devant une petite île couverte de lions de mer et de cormorans. Sur fond de cimes enneigées, c’est superbe ! Ensuite, un arrêt à l’Ile H où nous débarquons. Ici, nous serons seuls, puisque l’agence a l’exclusivité de cette île. Petite rando d’1h30 où le guide-capitaine du voilier nous décrit la flore et les oiseaux rencontrés (notamment des cormorans de roche aux yeux rouges assez surprenants). La pluie et le froid nous glacent et le thé offert au chaud bien serrés les uns contre les autres dans la petite cabine est le bienvenu ! Retour au port vers 19h15. Rien d’exceptionnel dans cette croisière, juste un très bon moment passé sur un canal au bout du bout du monde … Pour ceux dont le budget est serré, on peut s’en passer.
Randonnée dans le Parc National Tierra del Fuego 20 Ar$/p (entrée du PN) + 30 Ar$/p (navettes AR) C’est à l’Office du Tourisme, sur la San Martin, que nous trouverons toutes les infos nécessaires : dans un anglais parfait, une jeune femme nous détaille les différentes randos du parc ainsi que le système de navettes le desservant. On ressort de là muni d’un petit plan du parc et des horaires de bus : départ quasiment toutes les heures, 3 stations différentes en ville, 4 arrêts différents dans le parc, prix selon la distance (de 10 à 20 Ar$) – On peut prendre le billet en open. Très souples, très fiables, très pratiques, ces navettes évitent de devoir revenir à son point de départ et nous laissent une totale liberté dans les randonnées. Ainsi donc, le lendemain à 8h30, nous grimpons dans le micro bus qui nous déposera à 9h00, à l’intérieur du parc, à Crossroad, point de départ de la randonnée que nous avons choisie. Magnifique rando (rando 2 Costera Trail du petit plan) le long de la côte qui offre de superbes vues sur la baie Lapataia, les criques de galets verts et les montagnes. 3h de rando facile. Nous consacrerons l’après-midi à enchaîner de petites boucles faciles dans la région de Lapataia. Paysages verdoyants puis tourbières rouges, barrages de castors, malheureusement nous ne verrons pas les propriétaires, et toujours le blanc des sommets en toile de fond. A 16h, nous attendons un bus à l’arrêt Lapataya Bay et 40 minutes plus tard, nous sommes dans notre B&B ! Vous l’aurez compris : ce parc se visite en parfaite autonomie !
2 – Parc National Los Glaciares (Argentine)
2 points d’entrée : au Sud El Calafate et au nord El Chalten. Tellement différents qu’il serait dommage de n’en faire qu’un seul.
2a – Partie Sud du Parc
La ville étape : El Calafate En arrivant au terminal de bus, il faut descendre la grande volée d’escaliers pour se retrouver dans la rue principale (Av Libertador). Petite ville moderne née du tourisme, elle est fort agréable même s’il lui manque une âme argentine. On trouve tout, ouvert tard le soir : restaurants, épiceries, bars, salons de thé, agences, boutiques, DAB … On y flâne avec plaisir. C’est aussi le meilleur endroit pour l’achat d’artisanat (dans notre programme bien sûr, je ne dis pas de toute l’Argentine). La ville est distante de 50 à 80 km des entrées du parc. Il faut prévoir au minimum 2 jours pleins à El Calafate. Ici encore, c’est à l’Office du Tourisme (au bout –à l’Ouest- de la rue principale San Martin) que nous aurons une idée des 3 régions principales du parc à visiter depuis El Calafate : 1 - les glaciers Upsala et Onelli depuis le Lago Argentino, 2 - l’incontournable Glacier Perito Moreno bien sûr et enfin 3 - le Lago Roca. Par choix et par économie (puisqu’il aurait fallu payer transport et entrée du parc une 3ème fois), nous abandonnerons la randonnée à Lago Roca. Après avoir consulté plusieurs agences locales, nous réserverons 2 excursions auprès d’EuroTur (San Martin 1025). Paiement CB pour les 2.
Croisière Todos Los Glaciares D’abord, une croisière sur un des bras du Lago Argentino pour s’approcher des glaciers Spegazzini, Upsala et Onelli. Croisière au nom un peu pompeux de "todos los Glaciares" 210 Ar$/p (transport+croisière) + 30 Ar$/p (entrée PN) Départ de l’hôtel à 7h15, retour à l’hôtel à 17h Bus jusqu’à l’embarcadère de Puerto Bandera où l’on paie le droit d’entrée au PN et d’où l’on embarque sur un énorme catamaran. Nous voguons pendant quelques heures sur un bras du Lago Argentino. Moment d’émotion quand on s’approche des énormes icebergs bleus curaçao qui dérivent. Long arrêt devant les glaciers Spegazzini et Upsala. On débarque ensuite (vers 13h) à la Bahia Onelli pour pique-niquer (pique-nique à notre charge). 20 minutes de marche nous conduisent à la petite baie. Elle est entourée de glaciers et le lac glaciaire est couvert de petits glaçons aux formes variées. Un vrai paradis s’il ne faisait pas si froid. Même si elle est ultra-touristique, ultra encadrée, ultra organisée, on a beaucoup aimé cette croisière. Les arrêts sont suffisamment longs pour bien en profiter et le pique-nique sur la baie Onelli est agréable si vous ne restez pas au restaurant mais poussez jusqu’au glacier pour pique-niquer, dans le vent certes, mais devant un spectacle naturel superbe. Couvrez-vous.
Minitrekking sur le Glacier Perito Moreno Organisé par Hielo y Aventura (revendu entre autres par EuroTur au même prix que Hielo y Aventura directement, on a vérifié) qui a le monopole de ce type d’activité sur le Perito Moreno. 250 Ar$/p (transport+minitrekking) + 30 Ar$/p (entrée PN) Départ de l’hôtel à 7h, retour à l’hôtel à 16h On débarque sur la partie Sud du Perito. Quelques explications de glaciologie par un guide, Carlos, un beau brun ténébreux. On chausse ensuite des crampons et, en petits groupes (<10), on part sur la glace, finalement avec Paula, jolie brunette. Philippe est content, moi je regrette le beau brun … Pendant 1h30, on va s’y promener. Bien sûr, on ne va pas très loin, bien sûr on n’est pas seul et on aperçoit souvent un autre groupe, bien sûr c’est touristique et ça n’est pas la grande aventure, seuls dans l’immensité blanche, mais c’est quand même une expérience unique, en tous cas, pour nous, c’était une grande première, nous n’avions jamais marché sur un glacier. Le plus impressionnant étant bien sûr les crevasses bleu outremer. Aucun danger et accessible à tous, avec en plus une petite surprise à la fin du périple. Chut … Les guides parlent espagnol, quelques-uns parlent anglais. A vous de choisir votre groupe au moment du départ sur la glace. Mesdames, mettez-vous à l’espagnol pour partir avec Carlos !!!.... Pique-nique (toujours à notre charge) au bord du lac glaciaire, face au Perito. Comme toujours dans le froid et dans le vent. Bien couverts, ça n’est que du bonheur. La veille, nous avions acheté un bonnet qui couvrent les oreilles. Pas très sexy mais ultra efficace ! Aahhh …. que c’est bon ! Après cette expérience de marche sur le glacier, transfert en bus jusqu’au fameux mirador. Nous aurons 1 heure pour profiter de la vue et espérer, en vain, une éclaircie. C’est un peu court, 2 heures auraient été parfaites. Nous avons manqué de chance au niveau temps mais qu’importe … Le bruit du glacier qui s’effrite dans l’eau est inoubliable ! C’est une belle journée. Le Perito Moreno est beaucoup plus impressionnant que les autres glaciers. C’est pourquoi, je conseillerais de faire ces 2 excursions dans cet ordre.
La vue sur le Perito Moreno depuis les miradors est le point d’orgue de la visite de ce PN. L’excursion peut se faire sans tour organisé, avec les bus locaux (sans le mini trekking sur la glace) pour sûrement beaucoup moins cher.
D’un autre côté, nous avons entendu chez Rumbo Sur qu’ils proposaient également un trek beaucoup plus long sur le glacier (5h de marche, je crois), ce qui doit permettre de s’aventurer bien plus loin. Apparemment, c’est plus physique que le minitrekking (quoiqu’accessible) et surtout il faut être bien équipé en vêtements imperméables (pantalon notamment). Détail très important : d’après ce qu’on a compris, cette option n’inclut pas le passage au mirador, il faut alors revenir le lendemain et repayer transport et droit d’entrée si on veut vraiment aller jusqu’au mirador. Nous avons entendu tout cela d’une oreille et ça reste à confirmer …
Et s’il fallait choisir ou serrer le budget ? Dans ce cas, je conseillerais de faire la croisière "todos los glaciares" et le lendemain de prendre simplement un bus local pour aller au mirador du Perito Moreno (incontournable). Et de laisser tomber le minitrekking sur la glace. Seulement s’il fallait vraiment choisir ….
Pour ces 2 excursions, le bus vient nous chercher et nous redépose à l’hôtel. Organisation hyper rodée.
2b – Partie Nord du Parc
La ville étape : El Chalten Difficile de tomber sous le charme de El Chalten. Pas vraiment une ville, plutôt un agglomérat de pensions, hôtels, restaurants. Posés les uns à côté des autres, sans harmonie. Pas jolie du tout. Et on sent qu’elle ne cherche pas à l’être. Quand on y arrive vers midi en bus, après avoir quitté la proprette Calafate, l’impression est dure. Tout est désert, les restau sont tous fermés, les épiceries ne rouvrent qu’à 16h … Bouh … Seul au Rio Grande, grande auberge centrale, l’ambiance bat son plein en permanence. Mais quel cadre magnifique avec la chaîne du Fitz Roy en toile de fond ! Et voila bien qui suffit à compenser. L’après midi libre permet d’organiser ses randonnées et d’aller en repérages. Nous n’aurons plus le même œil les 2 jours suivants car nous aurons passé, comme tout le monde, la journée en montagne, et retrouvé le bourg seulement en soirée. Et cette étape fut finalement un très grand bonheur. En fait, ce qui est magique ici, c’est que nous sommes DANS le parc. Les randonnées démarrent du bourg. Pas de bus à prendre. On est totalement autonome, on part de l’hôtel avec son petit sac à dos et juste les affaires pour la journée. Ca, c’est génial. Le bus qui nous amenait de Calafate s’est arrêté à l’office du tourisme (à l’entrée de El Chalten) où nous avons écouté sagement les consignes des rangers et récupéré les petits dépliants indiquant les possibilités de randos. C’est suffisant. Inutile de faire les frais d’une autre carte. Les lunch box du Rio Grande sont hors de prix (20 Ar$). Une petite épicerie (un peu plus bas en face, à côté d’une laundry) vend des sandwiches tout faits très bien et bien moins chers (6 Ar$). Vous trouverez aussi de très bonnes pommes dans les supermercados, des barres de céréales et autres fruits secs. Attention, en Novembre, il est nécessaire de réserver (tout au moins si on veut loger dans du pas trop cher). Nous avons réservé dès notre arrivée à El Calafate (donc 4 jours plus tôt) et avons déjà dû composer. Pensez-y ! Attention encore, la CB ne sert quasiment à rien ici, ni en paiement, ni en retrait. Prévoyez du cash.
Voici décrites les 2 randonnées que nous avons faites :
Laguna de Los Tres Aucun droit d’entrée 4h de montée (750m de dénivelé) jusqu’à la laguna de los Tres au pied de l’impressionnant Cerro Fitz Roy - Un peu plus de 3h pour redescendre. Le sentier au départ grimpe gentiment la colline. Il n’a pas besoin d’être balisé : c’est un véritable sillon creusé profond dans le sol. Très vite, on domine un paysage grandiose. Le Lago Viedma au fond illumine le paysage de son bleu turquoise. Tout est très propre, la seule trace de l’homme ici est ce profond monorail qui traverse la lande. Pendant 3h, tout est facile, jusqu’à Rio Blanco. Beaucoup de randonneurs s’y reposent, pique-niquent, se rafraîchissent dans le Rio dont l’eau est potable. Il reste alors 1h de montée, 400m de dénivelé et là, ça se corse … Aucune difficulté technique cela dit, il suffit d’un peu de souffle, d’un peu de muscles dans les cuisses et d’un peu d’agilité ; ça grimpe fort. Pendant le dernier 1/4h, les très fortes bourrasques glacées, de face, nous mettent en garde et nous rappellent que nous sommes dans l’univers de la montagne et que nous y sommes juste tolérés. Rien de plus. Anoraks verrouillés, gants et bonnets bien enfoncés, on continue à braver les éléments. Face à nous, le très majestueux Fitz Roy, agressif, vertical, violent. A droite, un glacier bleu immobile domine un lac totalement gelé, recouvert de neige aux reflets bleutés. Magique, magnifique, mais on sent trop le piège ce qui n’empêche pas quelques fous de s’aventurer sur le lac … A gauche des rochers rouges. Non, Philippe, tu ne vas pas rapporter ce caillou de 3 kg ? Non ?!! Ah ben si … (en fait, il fait 1, 550 kg, je viens de le peser, car, oui, il est bien là 🤪!!). Ce n’est pas fini, il faut encore grimper dans un pierrier où les piquets jaunes balisant la fin de cette randonnée ont disparu. Qu’importe, ici l’intuition suffit et tous les chemins mènent à Rome. Pas à pas, on progresse. Les derniers mètres sont les plus difficiles tant le vent est fort. Tellement fort que l’imaginaire aidant, on finit par croire que le Fitz Roy nous repousse, nous prévient que nous ne sommes pas les bienvenus, nous minuscules fétus de paille. Qu’avons-nous à faire dans ce milieu minéral, glacial, hostile qui n’est pas le nôtre ? Pourtant, on insiste. Et enfin, on atteint le sommet … Enfin. Et là, sous nos pieds, en contrebas, la Laguna de Los Tres. Celle pour qui on a enduré cette dernière heure si éprouvante. Mais, bon sang, comme elle la mérite !! Vert émeraude, reflets turquoise sur les bords, entourée de parois verticales, glacées, blanches, dominée par le grand Fitz Roy, géant furieux, hurlant, soufflant sa fureur sur son monde. On pique-niquera là-haut en cramponnant nos sandwiches à 2 mains. Pause rapide car trop éprouvante, physiquement et moralement. Le Fitz Roy dégage un tel charisme que nous ressentons une humilité respectueuse face à ce géant immobile. Sentiment très fort qui prend aux tripes. Je suis convaincue que les passionnés de montagnes comprennent ce que je veux dire. Accrochez-vous, et montez jusqu’en haut. C’est un souvenir à vie. Pour info, toutes pauses incluses, nous avons démarré à 8h45 et étions revenus à 16h45.
Laguna Torre Aucun droit d’entrée 3h de montée (250m de dénivelé) jusqu’à la laguna Torre au pied du Cerro Torre - Un peu plus de 2h pour redescendre. Randonnée facile, qui pendant un temps, va longer les eaux turquoise du rio Fitz Roy. La Laguna Torre est un petit lac occupant les moraines du Glacier Grande. Cerro Torre en toile de fond. Le temps se couvre et nous pique-niquerons au bord de la Laguna sans chercher à rejoindre le Mirador Maestri qui ne nous apporterait rien de plus. Retour tranquille. Rando bien plus facile que la précédente mais beaucoup moins spectaculaire. Toutes pauses incluses, nous avons démarré à 8h50 et étions revenus à 14h40.
Remarque : ne vous chargez pas en eau, vous trouverez de l’eau potable tout au long de ces 2 randonnées. Prévoyez juste une petite bouteille vide ou, mieux, un gobelet.
3 – Parc National Torres del Paine (Chili)
La ville étape : Puerto Natales Nous sommes maintenant au Chili. Petite bourgade beaucoup plus authentique que Calafate. Quelques restau répartis autour d’une place carrée. Quelques rues commerçantes. Artisanat sans intérêt. C’est trop tard, et si vous aviez pensé que vous retrouveriez le bel article vu à Calafate ici à Puerto Natales, c’est raté ! On s’en mord les doigts ! A force de vouloir porter léger le plus longtemps possible lors de nos voyages, que de fois on se sera mordu les doigts. J’vous le dis, on finira manchots 😛 ! Le parc est à plus de 100 km de Puerto Natales. Impensable de faire plusieurs A/R … Il faut s’y rendre, y randonner et y dormir en refuge. Un peu d’organisation est nécessaire mais les guides (ceux qui parlent) sont inutiles.
Le Parc National Torres del Paine – Comment organiser sa visite ? C’est auprès de Path@gone (cliquez ici), agence locale réputée et gérante de certains refuges du parc, que, le vendredi, nous allons nous renseigner pour organiser notre visite. Nous voulons rester autonomes et nous avons 4 jours devant nous. Que pouvons-nous faire ? Julia regarde les disponibilités en refuges. Tout est complet pour le lendemain. Zut. En partant le dimanche, il reste 3 jours, 2 nuits. Elle nous propose alors une alternative au W complet, impossible en 2 nuits (sauf à marche forcée) : 1 nuit au Refugio Las Torres, 1 traversée du Lago Pehoe, 1 nuit au Refugio Péhoé. Et 3 journées presque pleines pour randonner (n’oubliez pas qu’à cette époque les journées sont longues et qu’à 21h il fait encore jour). Cette proposition nous convient parfaitement.
Voici au final et dans le détail, comment ça s’est déroulé :
Dimanche 07h00 : Depuis l’hôtel, bus régulier jusqu’à la Laguna Amarga dans le PN – 15 000 Ch$/p AR On paie ici le droit d’entrée du PN = 15 000 Ch$/p – On récupère un plan qui suffit pour ce qu’on a à faire - Minibus jusqu’au Refugio Las Torres – 1 000 Ch$/p 10h20 : Refugio Las Torres - On s’installe (c’est rapide, on enferme nos vêtements de rechange et on ne prend qu’un petit sac à dos contenant notre pique-nique), on se tartine de protection solaire (si !!) et on relace les chaussures de marche. 10h40 : C’est parti pour la rando vers Las Torres (détaillée plus bas) ! 18h40 : Retour (8h toutes pauses incluses), éblouis ! Nuit au Refugio Las Torres
Lundi 09h00 : Minibus jusqu’à la Laguna Amarga – 1 000 Ch$/p 09h45 : Bus régulier inter parc jusqu’au Refugio Pudeto - gratuit (chouette !) 12h00 : Traversée par bateau du Lago Pehoe jusqu’au Refugio Pehoe, nouvellement rebaptisé Paine Grande – 17 000 Ch$/p AR, billet open. 12h30 : Refugio Paine Grande – On s’installe (un peu plus long, c’est plus grand) - 13h10 : Départ pour la rando vers la Vallée des Français (détaillée plus bas) 18h15 : Retour (après 5 heures de marche sous une pluie battante), trempés ! 22h00 : Philippe finit de faire sécher les chaussettes et les pantalons sur un poêle du refuge. C’est pratique mais la concurrence est rude ! Nuit au Refugio Paine Grande
Mardi 08h30 : Départ pour la rando vers le Glacier Grey (détaillée plus bas) 16h00 : Retour (7h30 toutes pauses incluses), déjà nostalgiques ! 18h30 : Retour par bateau au Refugio Pudeto – déjà payé 19h00 : Retour en bus à Puerto Natales – déjà payé
En fait, ces 3 randos constituent les 3 "branches verticales" du W. Nous ferons les horizontales par bus ou par bateau. … Mais si, avec un plan, vous comprendrez tout de suite ce que je veux dire ... Toujours soucieux de porter léger et de nous simplifier la vie, nous optons pour l’hébergement en pension complète (petits dej, pique-nique et repas du soir), lit fait à Las Torres, location d’un sac de couchage à Paine Grande. Le confort a un prix : 215 € pour nous 2 pour ces 2 nuits en pension complète. Bigre. Et si on inclut les transports et l’entrée du parc, ça nous conduit gentiment à un total de 362 € pour cette visite de Torres del Paine. Gloups 😕🤪…. Bon, allez, c’est ça ou rien. Nous n’avons pas fait jouer la concurrence. On a signé chez Path@gone aussitôt et payé en CB. Je ne sais pas si ça serait revenu moins cher de réserver les refuges beaucoup plus tôt depuis la France … Peut-être … Pour limiter les frais, un bon moyen pour les courageux que nous ne sommes pas : camping complet et autonomie au niveau des repas. On a croisé plusieurs de ces purs et durs avec leurs énormes sacs sur le dos. Quant au W complet à pied, il évite quelques trajets en minibus (au coût dérisoire par rapport à tout le reste : 1 000 Ch$/p) mais surtout l’A/R en bateau sur le Lago Peheo (17 000 Ch$/p quand même). Cela dit, cette traversée sur le lac est absolument magnifique ! Nous avons croisé des non-marcheurs qui venaient spécialement pour cette balade sur le lac. Bref, c’est très cher mais ça les vaut et si c’était à refaire on referait pareil, avec même une nuit en plus au Refugio Paine Grande pour ne pas avoir à courir vers la Vallée des Français. Cette fois, le temps nous a manqué (alors que nous en avions !). C’est le problème de ne pas vouloir réserver à l’avance ... Peut-être aurions-nous dû ?... C’est l’éternel dilemme entre organisation et liberté …
Pour mieux préparer ces 3 randos, en sortant de Path@gone, nous avons acheté la Trekking Map n°13 (en vente partout). Ca nous a rassurés (enfin, euh … c’est surtout moi la grande angoissée, Philippe lui était prêt à partir les mains vides !) et ça nous a permis de nous approprier le trek (ça c’est vrai pour nous 2) mais, sincèrement, vous pouvez en faire l’économie, elle ne sert à rien, le plan offert à l’entrée du parc est largement suffisant. A l’intérieur du parc, l’organisation des bus, minibus, bateau est bien rodé !... Ce qui parait bien tendu sur le papier, se fait très simplement et sans stress. Les quelques transferts en bus permettent de voir des guanacos (lamas sauvages).
Les refuges : Refugio de Las Torres Un nouveau bâtiment tout neuf vient doubler l’ancien. C’est dire le succès ! Il s’agit de grands bâtiments proposant des chambres de 6 en lits superposés. Casier que l’on peut verrouiller si l’on a pensé à apporter un cadenas (oui, j’y avais pensé ! angoissée, certes, mais organisée ! l’un entraîne l’autre me direz-vous …). Les sanitaires sont super propres. Grand restau central. Mais dans ce grand bâtiment tout neuf, la propreté ne compense pas le manque d’âme … Ca va venir, j’en suis sûre … Lit fait = oreiller, draps et couvertures fournis. Mmmh, qu’on dort bien !
Refugio Pehoe ou Paine Grande Il vient d’être renommé Paine Grande. Ici encore, un immense bâtiment dont les chambres, toujours de 6, sont disposées pour avoir toutes une jolie vue. Et quelle vue !! Dédale de couloirs. Grande salle de restaurant et bar à l’étage. Des petits coins salons avec gros poêle un peu partout. Une vraie ambiance, chaleureuse, simple et amicale. Ici, oreiller, sac à viande et sac de couchage (propre et épais) fournis. Bien sûr tout est prévu et on peut laisser son sac en consigne (sous clé, numéroté) pour partir en rando avant de reprendre le bateau du soir. J’aurais vraiment aimé passer une nuit de plus ici, d’abord pour avoir plus de temps pour faire ou refaire la Vallée des Français (au sec), ensuite parce que vraiment l’ambiance y est très agréable et les touristes, tous marcheurs, respectueux du repos d’autrui. Next time ….
Les pique-niques (lunch box) sont fournis le matin au petit déjeuner (système de voucher ultra simple). Ils sont frais, copieux et suffisants. Inutile de prévoir du rab. Par personne : 2 sandwiches, 1 pomme, 1 barre de chocolat aux amandes, 1 barre de céréales, 1 bouteille d’eau (50cl), 1 nectar de pêche. Pas mal, non ?
Des détails sur ces 3 randos :
Las Torres (refugio Las Torres – mirador Las Torres) 9, 5 km aller - 800 m de dénivelé – 8h (tout inclus) – 1 heure de montée difficile. On a eu un peu de mal à trouver le démarrage. Soit parce qu’on on est des nouilles, soit parce que le balisage au sortir du refuge est un peu léger. Bon, sûrement les 2 … Il faut se diriger vers la très chic Hosteria de Las Torres et la contourner à gauche. Vous franchirez plus loin un petit ruisseau sur une passerelle métallique. Après, y a plus qu’à suivre le sentier. Beaucoup de monde au départ et petit à petit ça s’effiloche … Très vite, on réussit à avoir l’impression d’être seuls. Magnifique randonnée, aux paysages variés et aux parois raides, noires, dénudés du massif Torres del Paine qui nous domine. Buissons de fleurs rouges, lac bleu vert, torrent glaciaire bouillonnant, bleu, pensées sauvages jaunes, violettes … Faut-il en rajouter ?... Après 1h30 d’une montée raide mais sans difficulté, on arrive au camping Chileno. On poursuit pour arriver à la guarderia (2h40 de marche depuis le début) où l’on pique-nique (torrent d’eau potable). Après 3/4h de repos, nous voila prêts pour l’assaut final ! Il reste la partie la plus difficile, l’ascension vers Las Torres. Cette dernière heure sera très éprouvante. Elle s’effectue dans un pierrier où il vaut mieux avoir les mains libres plutôt qu’encombrées par des bâtons totalement inutiles ici. Il faut monter haut les genoux parfois. Avouons-le, ça m’a épuisée ! En plus, on n’en voit pas le bout et, comble de malchance, alors qu’il a fait très beau depuis le début, les nuages viennent maintenant boucher l’horizon … de nombreux randonneurs redescendent déjà. On est les 2 seuls crétins à contre sens … pour voir quoi ? une grosse masse de nuages blancs bien opaques ! … Pfff … moral en berne : je suis en train de me crever pour rien !! Pas le choix, de toute façon. Philippe est devant, gaillard, une vraie chèvre ! Moi, je me traîne … De temps en temps, il se rappelle que j’existe, se retourne, me lance "ça va ?..." "mais oui, mais oui, ça va, grmffff … tu parles …… 🏴☠️ " Pfff… Motivation dans les chaussettes ! Il atteint le sommet bien avant moi. Alors lentement il se retourne, me regarde (en contre bas), hoche la tête en signe d’encouragement et me sourit. Je connais ce sourire, je sais ce qu’il signifie. Non, on n’a pas fait tout ça pour rien ! Effet magique, toute la fatigue s’évanouit, mon moral remonte en flèche, mon énervement disparaît et je galope sur les derniers rochers. En 3 minutes, j’ai rejoint Philippe, face à un paysage époustouflant ! Si je n’avais pas écrit dans mon carnet de voyage la difficulté de cette dernière heure, je l’aurais déjà totalement oubliée, tant la beauté de ce paysage nous fait oublier tout ce qu’on a enduré pour y arriver. Pour ceux qui veulent garder la surprise (et ils ont raison !) passez au paragraphe suivant. Pour les autres … imaginez … un immense amphithéâtre, caché par ces maudites caillasses : au fond les 3 Torres, hautes, extrêmement verticales, dénudées, fières. A leurs pieds, un lac vert émeraude alimenté par des centaines de gouttières plus ou moins gelées provenant de la glace bleue accrochée à la paroi pourtant bien raide. Vent et ciel pâle ajoutent au dramatique de la scène. Des nuages, certes, mais qui passent et qui dévoilent les 3 Torres plus souvent qu’ils ne les cachent. C’est magnifique. On frissonne d’émotions. Paysage grandiose, minéral, froid, qui se mérite et qui, comme toujours, prend tellement plus de valeur parce qu’on a souffert pour arriver ici ! Ce qui est amusant, c’est le fait que, une fois de plus, on découvre tout ça au tout dernier moment. Comme si la Patagonie prenait un malin plaisir à cacher ses trésors. Tout ça n’a qu’un seul but : vous encourager à faire cette randonnée jusqu’au bout. Courage ! c’est extraordinaire. La descente est plus facile, dopés par ces magnifiques images. Et je vous promets une très bonne nuit !
Vers la Vallée des Français (refugio Paine Grande – campamento italiano) 8 km aller – 150 m de dénivelé – 5h (tout inclus) – facile "Vers" la vallée, car on n’a pas été au bout … Nous sommes partis tard, sous un ciel plombé qui n’a pas tardé à péter …. Depuis le refuge, le sentier démarre près de la maison des gardes. Facile, il sillonne dans la lande et grimpe très gentiment. Nous pique-niquons sous la grisaille et la bruine, un bout de fesse posé sur un rocher. Précautionneusement, on poursuit, on regarde maintenant beaucoup nos pieds pour déjouer les pièges du sentier gadouilleux. On chantonne en cœur "la gadoue, la gadoue, la gadoue …". Après 2h de marche, on arrive près d’une rivière glaciaire. De l’autre côté, le camp des Italiens. Entre les 2, une passerelle ! Une vraie, suspendue. Mais elle est suffisamment large pour que je réussisse à la traverser sans trop d’émoi. J’ai même pu un peu frimer : j’ai lâché le câble ! sans les mains ! non ? si !! Nous avons poussé jusqu’au Glacier qu’on a aperçu sous la brume et on a rebroussé chemin. On n’a donc rien vu de la Vallée des Français. On a juste senti qu’on manquait quelque chose de grandiose … Tant pis, la balade, très facile, était quand même très agréable. On est rentré avec nos pantalons trempés (qui n’étaient pas imperméables, grave erreur !) qu’on a fait sécher (enfin, c’est surtout Philippe qui s’y est collé) autour des poêles en compagnie de pantalons italiens, canadiens, suisses … Ca crée une super ambiance agrémentée de l’odeur internationale des chaussettes .… Que nous aimerions refaire cette rando dans de meilleures conditions ! La leçon : prévoyez un pantalon, ou mieux un surpantalon, imperméable !.... Sinon, vous risquez la corvée de poêle !
Glacier Grey (refugio Paine Grande – albergue Grey) 11 km aller – 200 m de dénivelé – 7h (tout inclus) – très facile Démarrage aussi près de la maison des gardes (avec des chaussures, chaussettes et pantalons ultra secs ! Merci Philippe !). C’est la plus facile. On grimpe tout doucement en longeant un lac. Cette fois, le temps était de notre côté et la vue sur le Glacier Grey est magnifique. Une mer de glace. A la différence des autres, il a beaucoup moins de traces grises de moraines. Ce qui lui donne une allure plus pure. En contrebas, des petits glaçons tout bleu sur le Lago Grey. On a poussé jusqu’au refuge du Lago Grey. Mais de là, aucune vue sur le Glacier. Il aurait fallu pousser encore 1h (aller) de plus jusqu’au campamento Los Guardas pour en voir davantage. Ce qu’on avait déjà vu nous a suffi et après un solide pique-nique, nous sommes redescendus aidés par un vent de dos efficace ! Bizarre, ceux qui montaient avaient l’air moins heureux que nous …. Aucun problème pour attraper notre bateau à 18h, nous avons même eu le temps de prendre tous 2 une bonne douche avant !
Ces 3 jours passés dans le parc sont inoubliables et de loin, ont été le clou de notre voyage. Pour nous, il est clair que le confort, certes payé chèrement, a largement contribué à la qualité et à la force de ces souvenirs. A chacun de voir. Et si c’était à refaire, j’ajouterais une nuit de plus à Paine Grande pour faire la Vallée des Français dans de meilleures conditions (pas climatiques, ça, on ne peut que subir … mais au moins pouvoir partir plus tôt).
4 – La pinguineras de Seno Otway (Chili)
La ville étape : Punta Arenas Petite ville étape sans grand intérêt. Nous y avons passé notre première nuit avant de partir vers Ushuaia, puis en fin de voyage, une nuit encore avant de reprendre un vol vers Santiago. C’est lors de cette dernière journée, que nous avons eu le temps d’aller visiter la pingüineras Seno Otway. Les bus Fernandez propose un départ quotidien à 16h pour 5 000 Ch$ /p AR. Retour vers 19h.
La pingüineras 5 000 Ch$/p (bus AR) + 4 000 Ch$/p (entrée de la réserve) 1h de bus pour parcourir les 65 km de piste qui mènent à la réserve en bord de Détroit de Magellan. Là, un sentier de caillebotis en boucle nous guide vers la plage. Cà et là, quelques miradors bien inutiles car les pingouins sont tout proches. On les sent habitués à la présence humaine, sans la craindre (tant mieux). Ils vivent leur vie, se dandinant, se chamaillant, se bécotant, jouant, piaillant … Nous n’en avons pas vu autant que les guides en promettaient. Information abusive ou mauvaise période ? Qu’importe, ils étaient suffisamment nombreux et suffisamment proches pour que nous passions un bon moment, bien trop court. Le bus repart à 18h. C’est un peu court … Dommage. Signalons au passage le sympathique chauffeur du bus Fernandez qui s’arrête et nous signale (en espagnol) les animaux sauvages à repérer : renards, nandous, divers oiseaux et un truc dans la mer (pas compris !! c’est quoi ? c’est où ?... une baleine ? un pingouin ? trop tard … rien vu, tant pis 😕). Les hispanophones s’en sortiront mieux que nous …
Les PN - Parlons préférence (pingüineras hors jeu) : 1 – Torres del Paine, car la randonnée y est reine. Le W est un must, au minimum ce qu’on a fait (les 3 verticales du W). 2 – Los Glaciares Nord – Fitz Roy, pour l’autonomie que l’on a à El Chalten. 3 – Los Glaciares Sud – Perito Moreno, tellement bleu, tellement extraordinaire 4 – Ushuaia, très beau mais moins dépaysant que le reste. Paysages plus sages, plus convenus. C’est bien pour commencer. Coup de chance (?) : notre voyage a été crescendo.
DIVERS :
L’accueil et la langue : que dire de plus ? Ils sont serviables, aimables, attentifs. Faites l’effort de les aborder en espagnol. N’ayant ni l’un ni l’autre appris cette langue à l’école, nous baragouinions … eh bien, personne ne nous a jamais fait répéter. Ils ont toujours fait l’effort de comprendre ce qu’on voulait. Et répondaient toujours lentement. Un vrai plaisir. Logistique : partout des cybercafés, des banques, des DAB (sauf à El Chalten), des épiceries, des restaurants, des agences de bus … Voyage facile. La carte bancaire : elle est bien acceptée mais il faut quand même pas mal de cash : dans les petits hôtels que nous avons fréquentés, pour payer les bus, à El Chalten ... Pour retirer de l’argent avec une Eurocard, à défaut du logo Mastercard, sélectionnez le réseau Cirrus sur le menu initial. Ca ne se devine pas … Et rappelez-vous que vous avez intérêt à retirer de grosses sommes puisque la commission de votre banque est forfaitaire. L’American Express est bien acceptée aussi. C’est tellement rare que ça mérite d’être signalé. Le climat à cette époque : froid et vent. Beaucoup de vent. Une seule journée de pluie. Il faut bien se couvrir : bonnet avec les oreilles couvertes (on les a achetés sur place), écharpe, gants, polaires, bon coupe-vent (indispensable) … En moyenne, les températures ne dépassaient pas 10°C, parfois franchement moins. Le vent accentue énormément l’impression de froid glaciaire. Vous avez compris : ce n’est pas l’Ile Maurice ! Un conseil : multipliez les couches. Même si c’est désagréable de porter en début de randos le sweat, la polaire, l’anorak … petit à petit, on est content de les ré-enfiler. Attention aussi au soleil, il est particulièrement mauvais puisque nous sommes ici juste sous le trou de la couche d’ozone. Prévoyez une bonne protection. La végétation à cette époque : des petites fleurs de montagnes qui se cramponnent aux rochers pour résister aux bourrasques. Discrètes et belles … L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de monde. C’est la 1ère fois en 17 ans de voyage que nous avons un peu cherché nos hôtels (d’habitude, le premier est toujours le bon, ici, il était souvent complet)… Un tourisme de randonneurs, pas mal de seniors, sac à dos, du plus léger au plus lourd, respectueux de la nature. International. Sympathique. L’itinéraire : Ah, alors là !! Ce fut le grand débat à la maison pendant des semaines 🤪 !! Pour la première fois de ma vie de voyageuse, j’ai pris, lors de sa préparation, ce voyage en grippe. Difficile à organiser (Buenos Aires ou Santiago ?... Les randonnées, elles sont à notre niveau ? le W, c’est quoi ? on le fait, on le fait pas ? sans sac de couchage, on pourra quand même dormir en refuge ?…), difficile surtout de faire des choix (une extension ? mais il faut plusieurs jours pour la plus courte … pas d’extension ? dans ce cas, 3 semaines, ça risque d’être un peu large ….), la crainte de galérer (et comment on va de Ushuaia à Calafate ? le bus, c’est vraiment long, même si on aime ça …), la crainte aussi de se barber (des glaciers, encore des glaciers, toujours des glaciers …). Vous le voyez, beaucoup de doutes, d’hésitations, de revirements … Au point que j’ai fini par être vraiment sceptique en partant. Un comble ! La volonté aussi de composer un itinéraire, sans réserver (fidèles à nos habitudes) donc en se laissant du temps pour parer à toute éventualité !... du coup, vous noterez 2 journées "de transition". Autant il y a quelques années, j’aurais trouvé cette "perte de temps" insupportable, autant finalement, ici et maintenant, nous avons beaucoup apprécié ces petites journées de break … C’est l’âge vous croyez
???
Alors, au final ???.... Ce fut un des voyages qui nous a fait le plus de bien et on est revenus totalement enchantés !
Toute la logistique s’est réglée très facilement sur place, toutes nos questions ont trouvé réponse très rapidement, sans effort, sans aucune galère. Et puis surtout les paysages grandioses, vierges, rudes, vident énormément la tête et nous ont permis d’évacuer une grosse fatigue accumulée depuis des mois. Aucune lassitude à voir tant de glaciers. Non, aucune. En fait, ils sont tous différents et chacun a son charme, sa spécificité. Randonnées ou excursions, les moyens sont variés pour en profiter.
La montagne est un environnement bien particulier. Je sens les mordus sourire, l’air entendu. Bien sûr. Nous, nous ne sommes pas de grands connaisseurs de la montagne. Là, on a découvert l’envoûtement qu’elle peut créer, son côté sauvage et oppressant (dans le bon sens) est très régénérateur et remet les pendules à l’heure.
Et puis, bien sûr, il y a les randonnées qui ont beaucoup apporté … J’en reparlerai plus bas.
Ce fut parfait pour nous, sans aucune ombre au tableau. Mais mon scepticisme aurait pu trouvé sa raison d’être : qu’aurions-nous fait pendant 5 jours à Puerto Natales si les refuges de Torres del Paine avaient tous été complets ?...
Alors, après tout ce blabla, la conclusion de tout ça ? Si c’était à refaire, on le referait tout pareil (dans ce sens-là, via Santiago, sans extension) mais je réserverais les refuges pour faire le W complet. Et tant pis pour les contraintes que ça impose … C’est mon conseil. Path@gone peut vous y aider (cliquez ici).
Les randonnées : c’est toute l’épaisseur d’un voyage en Patagonie. Elles permettent de s’approcher des grands sommets et de découvrir les beautés cachées de la Patagonie, notamment les lacs glaciaires à leurs pieds. Si vous le pouvez, ne vous privez surtout pas de ces plaisirs ! D’abord pour le spectacle de la nature, ensuite pour le plaisir de l’effort (jamais insurmontable même si parfois l’arrivée mérite un peu de motivation mais j’espère que la lecture de mon carnet vous la fournira, c’est un de ses buts en tous cas). Pas besoin d’être un alpiniste chevronné, toutes ces randonnées sont accessibles à tout marcheur habitué. On croise ici beaucoup plus de seniors que de jeunes étudiants ; avec nos 44 ans, nous étions parfaitement dans la moyenne. Pour une fois 😛 !
Pas de risque de mal des montagnes, on reste trop bas.
Les sentiers que nous avons suivis sont bien balisés. On trouve toujours une carte (à l’office du tourisme ou à l’entrée du parc) qui décrit bien les randonnées de base. Nous n’avons jamais sorti notre boussole. Sentiers ultra propres également. Pas un mégot, pas un plastique, pas une cannette. Eh bien, ça aussi, ça repose … Nous ne rencontrerons que des randonneurs très attentifs à ne laisser aucune trace derrière eux. Un vrai bonheur dont le prix est de remporter ses déchets. En effet, pas de poubelles non plus qui risquent toujours de déborder ou d’être renversées. Prévoyez des sachets en plastique qui feront office de poubelle.
Plutôt que de vous charger avec des litres d’eau, préférez une bouteille vide ou mieux un gobelet. Tous les ruisseaux sont potables. Bien pratique et bien agréable …
Pour les randos décrites ici, tout guide (celui qu’on écoute, pas celui qu’on lit) est totalement inutile. Profitez au contraire de ces espaces, seuls, à votre rythme.
Soyez bien équipés : nous étions trop légers sur l’imperméabilité de nos pantalons … Des chaussures de marche à tige basse nous ont suffi.
Photos : rien ne ressemble plus à un glacier qu’un autre glacier et nous serons les seuls à faire la différence entre le Glacier Upsala et le Glacier Grey … (mais nous la ferons !) Voila bien un album qui va manquer de variété et qui va vite saoûler nos amis. Enfin, heureusement je sais qu’il y en a au moins une qui se pâmera devant le Perito Moreno. Mais, soyons honnêtes, c’est bien minéral et nos quelques photos de pingouins ne suffiront pas à apporter un peu de vie. Alors, pensez à photographier des scènes de vie pour animer votre album.
Attention, gros danger de surexposition sur la glace. Réglez la sensibilité au mini.
L'artisanat : rien de transcendant mais des petits trucs sympa à El Calafate. Attention, à el Chalten, Puerto Natales ou Punta Arenas, il n’y a rien. Les prix nous ont paru fixes (en tous cas, nous on n’a pas cherché à marchander).
Pour ceux qui aiment le monde des sorcières, des fées, l’ambiance de Tolkien, une petite boutique très originale : Los Super Duendes del Pariso, dans une venelle perpendiculaire à la rue principale à Calafate (je n’ai pas d’adresse plus précise).
On a beaucoup aimé : 🙂 L’accueil cordial partout. Evidemment, le plaisir retrouvé (oui, ça faisait un petit moment pour nous ….) de la randonnée. Les paysages époustouflants et ce sentiment d’humilité respectueuse qu’engendre la montagne. L’entretien des sentiers de randonnée. Le climat rigoureux (pour marcher, c’est tellement plus agréable, et puis, en vrais Lorrains, on préfère le froid au chaud). La viande, les fruits de mer, les crudités, les pommes, le chocolat Amargo Crocante de la Laguna Negra de Calafate, le pain, le vin …. Mmmmmhhh ….. quel régal !
On a moins aimé : 😕 Le vent glacial et violent. On comprend ici que les 40ème Rugissants n’ont pas été ainsi nommés en référence aux légères brises marines … Les prix.
En conclusion … Ne venez pas ici pour faire de vraies rencontres avec des Indiens. Non. Par contre, venez ici pour randonner au milieu de paysages grandioses, austères, rudes, éblouissants. Les images des glaciers gigantesques, des énormes icebergs bleus curaçao dérivant sur des lacs laiteux, des pics acérés, des lacs verts ou bleu-turquoise sont fantastiques. Surtout quand elles arrivent après une randonnée de plusieurs heures dans une nature préservée et superbe. Certes, ces petites villes qui vivent du tourisme manquent cruellement d’authenticité mais, ne boudons pas notre plaisir, que c’est sympa d’avoir le choix entre de très nombreux restaurants, des épiceries ouvertes tard le soir, des petits bars chaleureux ...! Amateurs de grands espaces, de belles randonnées et de bonnes viandes, la Patagonie vous attend.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Notre goût pour la liberté nous a incités à ne rien réserver depuis la France hormis les 2 dernières nuits à Santiago. En contrepartie, il fut nécessaire de prévoir de la marge qui fut utile, notamment à Torres del Paine. J’y reviendrai.
PN = Parc National
Ven 10 Nov 2006– Vol de nuit AF Paris/Santiago Sam – Vol LAN Chile Santiago/Punta Arenas (Chili) – Arrivée vers 17h - Nuit à Punta Arenas Dim – Bus pour Ushuaia (Argentine) - Arrivée vers 19h - Nuit à Ushuaia Lun – Croisière sur le Canal de Beagle - Nuit à Ushuaia Mar– Rando dans le PN de la Terre de Feu - Nuit à Ushuaia Mer– Vol LAN Argentina Ushuaia/El Calafate - Arrivée vers 19h - Nuit à El Calafate Jeu– Préparation de la visite du PN Los Glaciares (Sud) - Nuit à El Calafate Ven– PN Los Glaciares : les glaciers Spegazzini, Upsala et Onelli sur des bras du Lago Argentino - Nuit à El Calafate Sam– PN Los Glaciares : mini trekking sur le Perito Moreno - Nuit à El Calafate Dim– Journée de transition - Nuit à El Calafate Lun– Bus pour El Chalten - Arrivée vers midi - Préparation de la visite du PN Los Glaciares (Nord) - Nuit à El Chalten Mar– Rando vers la laguna de los Tres au pied du Fitz Roy - Nuit à El Chalten Mer– Rando vers la laguna Torre au pied du Cerro Torre - Nuit à El Chalten Jeu– Retour en bus vers El Calafate – Arrivée vers 10h30 - Nuit à El Calafate Ven – Bus versPuerto Natales (Chili) - Arrivée vers 14h – Préparation de la visite du PN Torres del Paine - Nuit à Puerto Natales Sam – Journée de transition - Nuit à Puerto Natales Dim – Départ pour le PN Torres del Paine et rando vers la base de las Torres - Nuit au Refugio Las Torres Lun – Rando dans la Vallée des Français - Nuit au Refugio Paine Grande (ex Péhoé) Mar– Rando vers le Gacier Grey – Retour à Puerto Natales - Nuit à Puerto Natales Mer– Bus pour Punta Arenas – Arrivée vers 10h30 - Visite de la pingüineras Seno Otway - Nuit à Punta Arenas Jeu– Visite de Punta Arenas – Vol LAN Punta Arenas/Santiago – Arrivée vers 23h - Nuit à Santiago Ven– Visite de Santiago - Nuit à Santiago Sam 2 Déc– Vol de nuit AF Santiago/Paris
BUDGET :
Le Peso, chilien (pour éviter toute confusion, j’écrirai Ch$) et argentin (Ar$) 1 000 Ch$ = 1, 5 € 1 Ar$ = 0, 25 €
Dépenses préalables : Vol A/R direct de nuit Air France Paris/Santiago : 1 116 €/p On trouve facilement moins cher en acceptant des escales. Le choix est très large. Vol A/R LAN Chile Santiago/Punta Arenas : 291 €/p
Principales dépenses sur place : Vol LAN Argentina Ushuaia/El Calafate : 581 Ar$/p. Réservation à la dernière minute (donc, plein pot). Le bus revient beaucoup moins cher … Entrées des sites et excursions diverses (vous trouverez tous les détails au niveau de la description des sites) : environ 380 € pour nous 2 (hors Torres del Paine) Rando dans Torres del Paine (refuges inclus) : 362 € pour nous 2 (détails dans chapitre correspondant) Hébergement (hors refuges de Torres del Paine) : 700 € (37 €/nuit en moyenne) en catégorie "moyenne". Je n’indique pas le total sur place, il n’est absolument pas significatif (nous avons beaucoup dépensé dans les restaurants, tels de gros gourmands que nous sommes… 😛). Pour plus de détails, voyez les chapitres suivants.
GUIDES :
Lonely Planet Argentine - Version française - 1è édition Guide du Routard Chili 2006-2007 – Tous 2 manquent d’explications structurées pour organiser ses propres visites dans les PN. Nous avons préparé nos sorties en consultant sur place les centres d’informations et les agences locales.
TRANSPORTS :
1 – Vols
L’ère du e-ticket est arrivée. Et c’est tant mieux pour nous, c’est tellement plus simple.
Paris/Santiago - Air France Achetés mi Septembre sur le site d’Air France : 1 116 € l’A/R. e-ticket. Direct, 13h de vol de nuit dans un très gros porteur (B777). Je déteste … trop gros … ça me fait peur … comment ça tient en l’air ?... Santiago/Punta Arenas – LAN Chile Achetés mi Septembre sur Voyages-sncf.com : 291 € l’A/R. e-ticket. Moins cher que sur le site de Lan Chile. Escale à Puerto Montt sans changer d’avion. Le gros intérêt de ce vol est qu’il partait 3 heures après notre arrivée à Santiago, du même aéroport ; on pouvait donc enchaîner. Néanmoins, il n’y a pas de temps à perdre. Nous avons eu quelques sueurs froides en voyant la queue devant les postes de douane. Il faut prendre la file de droite qui, normalement, est réservée aux Chiliens. C’est juste, mais ça se fait … Ne flânez pas ! Ushuaia/El Calafate – LAN Argentina Achetés 2 jours avant à Ushuaia auprès de Rumbo Sur (San Martin 350): 581 Ar$ l’Aller. e-ticket. Paiement par Amex. Taxe d’aéroport = 13 Ar$/p à payer après l’enregistrement des bagages.
2 – Bus longues distances
Plus habitués à l’Asie qu’à l’Amérique du Sud, nous avons été surpris de trouver des bus très confortables, ponctuels, sûrs. Mais moins folkloriques qu’en Asie … Et plus chers.
Punta Arenas/Ushuaia – Bus Pacheco – 21 000 Ch$/p – départ 9h – arrivée 19h El Calafate/El Chalten – Bus Chalten Travel – 50 Ar$/p – départ 8h – arrivée midi El Chalten/El Calafate – Bus Cal Tur – 50 Ar$/p – départ 6h30 – arrivée 10h30 El Calafate/Puerto Natales – Bus Cootra – 50 Ar$/p – départ 8h30 – arrivée 14h Puerto Natales/Punta Arenas – Bus Pacheco – 3 000 Ch$/p – départ 7h30 – arrivée 10h30
Nous achetions nos billets aux bureaux de la compagnie de bus dès que nous étions en mesure de savoir quand partir. Aucun problème, l’offre est grande. Paiement cash la majorité du temps. Siège numéroté. Les passages à la frontière sont assez longs : il faut que tous les passagers se présentent et fassent tamponner leur passeport, à la sortie et à l’entrée. C’est long, surtout quand on attend dans le vent … mais ça se fait … Le plus beau voyage fut El Calafate/El Chalten. Essayez d’obtenir les 2 places de devant, à droite (à l’opposé du chauffeur qui bouche la vue). Paysages extraordinaires pendant 4 heures, avec notamment, si le temps est dégagé, une approche vers le Fitz Roy très impressionnante.
3 – Transport urbain
Juste pour donner une idée …
Taxi Punta Arenas/Aéroport : 6 000 Ch$ Taxi Ushuaia/Aéroport : 10 Ar$ Minibus Ushuaia/PN : entre 10 et 20 Ar$/p selon l’arrêt dans le PN Taxi El Calafate/Aéroport : 28 Ar$ Bus CentroPuerto Santiago/Aéroport : 1 200 Ch$/p Métro Santiago : 370 Ch$ le ticket
HEBERGEMENT :
Partout, l’accueil est serviable et chaleureux, presque familial. Souvent, le propriétaire, même quand il avait une chambre à nous louer, nous a proposé de garder nos sacs pour que nous puissions poursuivre plus librement notre recherche.… Vraiment sympa ! Literie impeccable et sdb toujours très propre, même quand elle est commune. Bon à savoir : en Novembre, nos premiers choix étaient souvent complets … Il y a du monde, surtout dans les petits hôtels indiqués dans les guides. Les horaires des petits déjeuners sont flexibles et s’adaptent aux départs matinaux. Enfin, bien sûr, partout, ils gardent les bagages.
Prix indiqués pour nous 2.
Punta Arenas : Tous nos choix étaient complets. On a fini par trouver 2 lits à Hostal Danae (ex Macarena - Guide du Routard) - O’Higgins 765 Dortoir, sdb commune, petit dej inclus. 14 000 Ch$ cash (7 000 Ch$/p en fait). Propre, accueil adorable, mais pour dépanner seulement. Les 2 jeunes Suisses qui partageaient notre chambre sont sortis quand nous on s’est couché et sont rentrés peu avant notre réveil ! On n’a pas été gênés par leurs ronflements 😛 !!
Pour le retour, on avait réservé une chambre plus intime et plus confortable : Hostal Art Nouveau – Lautaro Navarro 762 - mail : chefbrocolino@hotmail.com En face du bureau des bus Pacheco. Chambre double, sdb privée, petit déj buffet (8 chambres seulement pourtant) inclus. 36 000 Ch$ - Internet gratuit à disposition.
Ushuaia : Nahuel B&B (Lonely Planet) – 25 de Mayo 440 Chambre double, sdb commune, petit déj inclus. 110 Ar$ cash. Excellente literie. Sdb très propre. Accueil amical. Très bonne adresse. Mais attention, la maîtresse de maison est TRES bavarde, méfiez-vous si vous avez un bus ! Dans mon espagnol hésitant, je lui ai demandé combien de chambres elle avait. J’ai eu ma réponse mais j’ai aussi eu la composition de sa famille, l’âge de ses filles, ce qu’elles font, sa position sur l’avortement, la place de la femme en Argentine, la dernière grande rupture du Perito Moreno, l’ambiance à Ushuaia … On n’a plus dit un mot, on ne pouvait pas, on a juste essayé de comprendre ce flot de paroles … et puis, on a été sauvé par le klaxon du taxi. Adorable ! mais bavarde. Choisissez bien votre moment pour poser votre question et … accrochez-vous.
El Calafate : Hosteria Sir Thomas (LP) – Espora 257 Chambre double, sdb privée, petit déj inclus. 130 Ar$ cash. Chambre surchauffée par un chauffage individuel que l’on peut couper. Ouf ! Accueil timide (mais après Ushuaia, ça nous a fait des vacances !) mais très serviable. Habitués aux départs très matinaux pour les excursions, les petits déjeuners sont assurés efficacement. Très bonne adresse.
El Chalten : Posada Poincenot (LP) – à gauche du Rio Grande Il est vivement recommandé de réserver son hébergement à El Chalten à cette période. Nous demandons à notre hôte de l’hosteria Sir Thomas de nous aider (trop dur pour nous de nous débrouiller en espagnol au téléphone). Elle s’en charge volontiers, efficacement et gracieusement. Effectivement, toutes les adresses (pas trop chères) données par le LP étaient complètes. Nous décidons de décaler d’une journée notre programme et parvenons ainsi à réserver 3 nuits à la Posada Poincenot. Pour garantir ma réservation, la posada a souhaité que je paie à l’hosteria Sir Thomas qui m’a donné un voucher en échange. Pas de mauvaise surprise. Chambre double (quadruple même), sdb privée. 160 Ar$ cash. Aucun charme. Genre UCPA. En 3 jours, pas vu une femme de ménage … à ce prix-là, on pouvait l’espérer non ?… Cela dit, spacieux et propre. Surchauffée, et malgré les recommandations, on coupe le chauffage pour pouvoir dormir. Petit déj américano très copieux en sus pris au Rio Grande voisin pour 15 Ar$/p. Je ne conseille pas cette adresse, trop chère. Je suis sûre qu’on doit pouvoir trouver mieux.
Puerto Natales : Hotel Los Pinos (GdR) – Philippi 449 Chambre double, sdb privée, petit déj inclus. 25 000 Ch$ cash. Accueil gentil. Là encore, l’horaire du petit déj s’adapte à vos départs. Grand salon/séjour confortable pour préparer son trekking dans Torres del Paine et au retour pour mettre à jour son carnet de voyage. Consigne à bagages, ça va de soi. Très bonne adresse.
Santiago : Hotel El Libertador Coup de gueule !
J’avais réservé par internet 2 nuits à l’hôtel Plaza Londres (42 000 Ch$) en suivant les recommandations de VF. Tout était confirmé. Echange de mails sympas avec l’hôtel. Ils devaient venir nous récupérer à l’aéroport de Santiago tardivement. Effectivement, René, le chauffeur bavard, est bien là, à 23h, malgré notre retard d’1h. Tout démarre bien ! 30 minutes plus tard et la tête farcie par les plaisanteries de René, nous arrivons au Plaza Londres. Superbe petit hôtel sur une place, dans un quartier pavé de Santiago. Beaucoup de charme. On nous attend. Parfait. Mais, mais … ils sont désolés nous disent-ils, l’hôtel est complet et ils ont dû nous réserver une chambre dans un hôtel voisin, le Libertador. Déception … René nous y dépose. Et on se retrouve à 23h45 dans une grande chambre d’un gigantesque hôtel impersonnel, bruyant, sans aucun charme. Le genre de grand machin sans intérêt qu’on essaie toujours d’éviter ! Le seul minuscule intérêt qu’on y a trouvé c’est le petit déj buffet (on est des gros gourmands, en particulier au petit déj) où on s’est gavé de cerises, de fraises, d’abricots (c’était la pleine saison) ! Tant qu’à faire !
Evitez à tout prix El Libertador, c’est sans intérêt. Au pire, si vous devez y séjourner, exigez une chambre qui ne donne pas sur la rue, c’est horriblement bruyant.
Le Plaza Londres semble très bien mais attention donc à la fiabilité de leur réservation.
Cela dit, on a bien été récupéré à l’aéroport et on a payé au Libertador ce qui était prévu au Plaza Londres (alors que Le Libertador était à 70 000 Ch$). Sur ce point là, ils ont parfaitement assuré. Mais c’était vexant de voir le peu de cas qu’ils ont fait de nous face à un groupe. Bien sûr ça se comprend, ça n’empêche la déception ...REPAS :
D’abord, un petit mot sur les pique-niques : lors des journées en rando ou en excursion, nous emportions notre pique-nique. Aucun problème pour les préparer. Les supermercados (qui sont ici de petites superettes de quartier, ne vous attendez pas à l’Auchan de Val d’Europe !) comme les plus petites épiceries et autres boulangeries ferment suffisamment tard le soir (vers 22h) pour pouvoir s’organiser. Et on peut toujours les garder au frais sur le rebord de la fenêtre de l’hôtel. Les légumes(qu’on m’avait dit introuvables, terrible présage pour moi qui suis un vrai lapin !) sont effectivement moins présents que chez nous et sont rustiques (entendez par là, assez abimés). Néanmoins, on a toujours réussi à trouver nos tomates pour agrémenter nos sandwiches. Quant aux pommes, elles sont délicieuses. Le pain des supermercados est très bon, croustillant et moelleux tout à la fois, ne le snobez pas. Vous trouverez aussi quelques petites épiceries proposant des sandwiches tout prêts (au poulet, au thon, au jambon …) si, comme nous, vous êtes un peu feignants 😛…
Pour ce qui est des restaurants (plus souvent fréquentés le soir qu’à midi, d’ailleurs bon nombre sont fermés à midi), eux aussi servent jusque tard. Nous avons rarement aussi bien mangé en voyage (je vous l’ai dit, on est des gros gourmands) ! Un très grand choix de restau, des produits frais, de la viande extraordinaire en Argentine, du poisson et des fruits de mer au Chili, des légumes variés (oui, des légumes ! je croyais qu’on en trouvait peu ! Faux.) Sans oublier le chocolat. Les magasins de chocolat font souvent salon de thé où il est très agréable de venir prendre son café avec une barre de chocolat choisie dans les vitrines. Mmmmh, j’en salive encore. Seul problème, et non des moindres : le prix. Les bons restau sont assez chers. Encore une fois, l’Asie est bien loin …
Voici néanmoins quelques bons souvenirs : Sauf indication contraire, les prix que j’indique sont pour nous 2, pour une entrée, un plat et 2 petites bouteilles d’eau (généralement l’eau est servie en bouteille plastique de 50cl). Pas de dessert, pas de vin, pas de café.
Ushuaia : C’est le domaine de l’araignée de mer (centolla) si vous êtes en saison. C’est délicieux, froid en salade, ou chaud en plat. Cependant, ça reste plus cher que le poisson. Bodegon Fuegino (LP) – San Martin 859 70 Ar$ pour 2 (CB), pour un repas goûteux dans une ambiance chaleureuse. La Casa de los Mariscos (LP) – San Martin 232 60 Ar$ pour nous 2 (CB), ambiance décontractée, grand choix de fruits de mer (mariscos) Le Kaupé (LP) – Roca 470 Cuisine délicieuse, très fine, mais beaucoup, beaucoup trop chère (284 Ar$ avec 3 verres de vin) et bon sang, vraiment trop cul serré !! Pffff …. L’eau, servie d’office, est facturée (alors que, naïvement, je pensais que ça faisait partie du service). Seulement si vous avez un (grand) événement à fêter ...
El Calafate : Enorme choix de restaurants. Ici, la viande argentine (bœuf et agneau) est reine et les parrilla (je ne sais pas s’il faut un s au pluriel …) sont nombreuses. Nous avons opté la plupart du temps pour des buffets (parrilla libre) qui offrent, en plus de la viande à volonté (bœuf, agneau, poulet, saucisses …), un très grand choix de crudités (à volonté aussi et toujours servies, même dans les restaurants plus classiques, avec l’assaisonnement à part). Et ce n’est pas très cher, rapport quantité/prix on est largement gagnant. Quant à la qualité, à ce stade, même un peu moins bonne, la viande reste succulente ! On s’est littéralement goinfrés, il n’y a pas d’autres mots !... Notre préférée : Tierra Bendita, Gobernador Gregores 1170. Buffet à 24 Ar$/p, de l’entrée au dessert, boisson non comprises (1 eau ou 1 coca = 2 Ar$). Ne manquez pas la purée de potiron et le vinaigre balsamique sur les crudités. Très bien aussi, juste au coin de la même rue, l’Estilo Campo (à l’angle de la 9 de Julio). Buffet à 21 Ar$/p boisson non comprises. Pas d’agneau le midi. Toujours dans les parrilla libre, le Rick’s Parrilla (Av Libertador 1091) est beaucoup moins bien. 32 Ar$/p en plus ! Ici, ce sont des serveurs qui apportent la viande (bien sûr toujours à volonté mais c’est moins bien) et le buffet de crudités est moins varié. Paiement cash dans ces 3 parrilla libre. En restauration plus classique, nous avons eu un vrai coup de cœur pour El Puesto (LP - angle G.Mayono et 9 de Julio). Le medalon de lomo est à tomber par terre (bien meilleur que les viandes des parrilla libre, il faut le reconnaître). Vin au verre pour 10 Ar$ pour un grand verre de 18 cl !!! Beaucoup plus cher que les parrilla libre, on en a eu pour environ 100 Ar$ (CB) pour nous 2 (entrée, plat et verre de vin) mais ça les vaut. Réservez ou venez tôt, c’est petit et très réputé donc très vite plein.
Un petit conseil : ne prenez pas votre café au restaurant. Préférez plutôt les boutiques de chocolat qui vous permettront de goûter aux différentes barrettes de chocolat avec votre café. Enfin … vous faites ce que vous voulez après tout … c’est vos vacances !
El Chalten : Malgré une impression tristoune de bout du monde quand on arrive en plein après-midi, El Chalten cache quelques restau sympas. La Senyera, Av Lago del Desierto (à côté du supermercado) Restaurant de cuisine locale. C’est bon, l’ambiance est sympa. Pas grand monde … Nous avons goûté à la carbonada, plat typique argentin. C’est un ragoût de boeuf accompagné de potiron, maïs, patate douce et pêche. Un vrai régal pour 22 Ar$ le plat. On y est revenu le lendemain ! Avec l’entrée, le plat, l’eau et le café, on en a eu pour 60 Ar$ cash pour nous 2. L’intérieur du Ruca Mahuida (LP) – Lionel Terray 104 - est superbe et la cuisine raffinée mais les portions sont vraiment légères. C’est le genre de restaurant où il parait incongru d’avoir faim. Pourtant, quand on a passé la journée à grimper vers le Fitz Roy, on a vraiment envie de plus consistant … Vraiment cher en plus. 120 Ar$ cash pour nous 2. On a très largement préféré la Senyera. On n’a pas eu le temps de tester le Malbec, déjà conseillé sur VF. Nous y sommes entrés, ça a l’air effectivement très bien. Next time …
Puerto Natales : El Asador Patagonica (GdR) – Arturo Prat 158 Nous avons testé le Cordero al Palo, c’est de l’agneau cuit "à la roue". C’est fondant et très goûteux. Pain maison, vin au verre. Belle portion pour les gourmands que nous sommes. 20 000 Ch$ pour nous 2. Pour prendre le café : Cielo de Palo, sur la petite place également, avec un poêle dans la petite salle. A Puerto Natales, les restaurants ferment tard. Pas d’inquiétude, vous pourrez donc manger sans problème en rentrant de votre trek à Torres del Paine.
Punta Arenas : La Luna (GdR), attention, l’adresse du GdR est fausse, c’est O’Higgins 1017 Beau restau jaune et bleu, belle carte, poisson, crabe … 13 000 Ch$ pour nous 2. On a bien sûr planté notre petit fanion sur les cartes qui recouvrent les murs et qui ont fait l’originalité de ce restaurant (pas fous, on ne l’a pas planté sur la France mais sur le drapeau du bas où il y avait moins de monde). Les patrons ont d’ailleurs bien compris l’intérêt marketing qu’ils pouvaient retirer de cette habitude. Néanmoins, ça n’est pas le seul intérêt, on y mange très bien. Nous y sommes d’ailleurs allés 2 fois (non, on n’a pas planté 2 fanions, on n’est pas égocentriques à ce point
!).
La Marmita (LP) – Plaza Sampaio 678
On peut difficilement trouver un accueil plus amical. Ecoutez ça : la Marmita fut le premier restau de notre voyage. Nous arrivions de Paris. Or on aime bien, le premier soir, se faire un vrai gros plaisir. Un peu cher mais coup de cœur du LP. Allez, on y va ! La patronne nous accueille avec un grand sourire (ce premier sourire, ah, ça y est, le voyage commence !). Elle parle quelques mots de français. On se fait le grand jeu du premier soir : Pisco Sour, araignée de mer, coquille st Jacques, congre, saumon, café … on mange bien. C’est cher, mais c’est vraiment bon. Nous partons heureux de ce premier repas réussi qui marque le début de notre voyage. Le lendemain, on partait pour Ushuaia ... 18 jours plus tard, à la fin de notre voyage, nous revoici à Punta Arenas pour prendre notre vol de retour vers Santiago. Nous aimons les symboles, nous décidons de retourner à la Marmita, histoire de boucler la boucle. On entre, la patronne nous voit, nous sourit et me prend dans ses bras, me fait un bon gros bisou et nous demande en français comment s’est passé notre voyage ! vous croyez ça, vous ?! Moi, je n’en suis toujours pas revenue !! Vous avez dans cette anecdote un résumé de l’accueil que l’on a reçu partout !
Dommage que ce soit si cher : 26 000 Ch$ pour nous 2 avec 2 pisco sour (sans vin).Santiago : Ocean Pacific’s (GdR) - Av. Ricardo Cumming 221 Quel restaurant fabuleux ! Plusieurs salles en enfilade, on s’y perd, au décor de Nautilus ! C’est un restaurant que l’on visite. Allez aux WC, ça fait aussi partie du voyage ! 2 cartes séparées : fruits de mer et poissons, avec la photo de chaque plat. Facile, du coup. J’ai pris du poisson : du congre maï maï. Je me suis régalée. Philippe, lui, a fait le choix un peu moins heureux d’une salade froide de fruits de mer. Du coup, nous avons partagé nos plats. Oui, je sais, je suis trop bonne avec lui. Plat autour de 7-8 000 Ch$. Pour nous 2, avec 2 verres de vin : 20 000 Ch$. Le restaurant est flanqué d’une boutique d’artisanat, notamment des porte bouteilles en simili cuir de toute beauté pour 13 000 Ch$. Voila un cadeau très original pour accompagner dignement la bouteille de bon vin chilien offerte à vos amis. Mercado Central (GdR) Tout autre ambiance : populaire, vivante et authentique. Nous avons voulu éviter le trop envahissant Donde Augusto, et avons choisi, un peu au hasard le local # 14. Nous y avons mangé du poisson frais pour moins de 4 000 Ch$/p. Simple et bon.
SITES NATURELS :
Dans l’ordre de notre voyage (et non de nos préférences) :
1 – La Terre de Feu (Argentine)
La ville étape : Ushuaia Jolie petite ville au bord du canal de Beagle. Une grande rue commerçante (San Martin) où on trouve tout. Une matinée nous a suffi à organiser nos visites et à trouver un vol pour el Calafate (reculant devant les 36h de bus …). Nous passerons 3 nuits à Ushuaia soit 2 jours pleins. 1 pour le canal de Beagle, l’autre pour randonner dans le parc. A mon avis, c’est le minimum.
Croisière sur le canal de Beagle 140 Ar$ /p – Départ 15h, retour 19h. Sur le port touristique, de nombreuses agences proposent des croisières sur le canal de Beagle, chacune vantant ses spécificités. Difficile de faire son choix. Dans ces cas là, on se réfère aux recommandations des guides (GdR et LP). Nous choisissons donc l’agence Tres Marias qui propose une croisière sur un petit voilier en petit groupe (nous serons une dizaine). Nous réservons pour un départ ce même après-midi, à 15h. L’intérêt de cette croisière est son côté moins usine. Petit groupe, mais petit bateau et sur le petit pont, on est transi, malgré un beau soleil. Prévoyez le bonnet ! Le voilier glisse lentement sur le canal, pour arriver devant une petite île couverte de lions de mer et de cormorans. Sur fond de cimes enneigées, c’est superbe ! Ensuite, un arrêt à l’Ile H où nous débarquons. Ici, nous serons seuls, puisque l’agence a l’exclusivité de cette île. Petite rando d’1h30 où le guide-capitaine du voilier nous décrit la flore et les oiseaux rencontrés (notamment des cormorans de roche aux yeux rouges assez surprenants). La pluie et le froid nous glacent et le thé offert au chaud bien serrés les uns contre les autres dans la petite cabine est le bienvenu ! Retour au port vers 19h15. Rien d’exceptionnel dans cette croisière, juste un très bon moment passé sur un canal au bout du bout du monde … Pour ceux dont le budget est serré, on peut s’en passer.
Randonnée dans le Parc National Tierra del Fuego 20 Ar$/p (entrée du PN) + 30 Ar$/p (navettes AR) C’est à l’Office du Tourisme, sur la San Martin, que nous trouverons toutes les infos nécessaires : dans un anglais parfait, une jeune femme nous détaille les différentes randos du parc ainsi que le système de navettes le desservant. On ressort de là muni d’un petit plan du parc et des horaires de bus : départ quasiment toutes les heures, 3 stations différentes en ville, 4 arrêts différents dans le parc, prix selon la distance (de 10 à 20 Ar$) – On peut prendre le billet en open. Très souples, très fiables, très pratiques, ces navettes évitent de devoir revenir à son point de départ et nous laissent une totale liberté dans les randonnées. Ainsi donc, le lendemain à 8h30, nous grimpons dans le micro bus qui nous déposera à 9h00, à l’intérieur du parc, à Crossroad, point de départ de la randonnée que nous avons choisie. Magnifique rando (rando 2 Costera Trail du petit plan) le long de la côte qui offre de superbes vues sur la baie Lapataia, les criques de galets verts et les montagnes. 3h de rando facile. Nous consacrerons l’après-midi à enchaîner de petites boucles faciles dans la région de Lapataia. Paysages verdoyants puis tourbières rouges, barrages de castors, malheureusement nous ne verrons pas les propriétaires, et toujours le blanc des sommets en toile de fond. A 16h, nous attendons un bus à l’arrêt Lapataya Bay et 40 minutes plus tard, nous sommes dans notre B&B ! Vous l’aurez compris : ce parc se visite en parfaite autonomie !
2 – Parc National Los Glaciares (Argentine)
2 points d’entrée : au Sud El Calafate et au nord El Chalten. Tellement différents qu’il serait dommage de n’en faire qu’un seul.
2a – Partie Sud du Parc
La ville étape : El Calafate En arrivant au terminal de bus, il faut descendre la grande volée d’escaliers pour se retrouver dans la rue principale (Av Libertador). Petite ville moderne née du tourisme, elle est fort agréable même s’il lui manque une âme argentine. On trouve tout, ouvert tard le soir : restaurants, épiceries, bars, salons de thé, agences, boutiques, DAB … On y flâne avec plaisir. C’est aussi le meilleur endroit pour l’achat d’artisanat (dans notre programme bien sûr, je ne dis pas de toute l’Argentine). La ville est distante de 50 à 80 km des entrées du parc. Il faut prévoir au minimum 2 jours pleins à El Calafate. Ici encore, c’est à l’Office du Tourisme (au bout –à l’Ouest- de la rue principale San Martin) que nous aurons une idée des 3 régions principales du parc à visiter depuis El Calafate : 1 - les glaciers Upsala et Onelli depuis le Lago Argentino, 2 - l’incontournable Glacier Perito Moreno bien sûr et enfin 3 - le Lago Roca. Par choix et par économie (puisqu’il aurait fallu payer transport et entrée du parc une 3ème fois), nous abandonnerons la randonnée à Lago Roca. Après avoir consulté plusieurs agences locales, nous réserverons 2 excursions auprès d’EuroTur (San Martin 1025). Paiement CB pour les 2.
Croisière Todos Los Glaciares D’abord, une croisière sur un des bras du Lago Argentino pour s’approcher des glaciers Spegazzini, Upsala et Onelli. Croisière au nom un peu pompeux de "todos los Glaciares" 210 Ar$/p (transport+croisière) + 30 Ar$/p (entrée PN) Départ de l’hôtel à 7h15, retour à l’hôtel à 17h Bus jusqu’à l’embarcadère de Puerto Bandera où l’on paie le droit d’entrée au PN et d’où l’on embarque sur un énorme catamaran. Nous voguons pendant quelques heures sur un bras du Lago Argentino. Moment d’émotion quand on s’approche des énormes icebergs bleus curaçao qui dérivent. Long arrêt devant les glaciers Spegazzini et Upsala. On débarque ensuite (vers 13h) à la Bahia Onelli pour pique-niquer (pique-nique à notre charge). 20 minutes de marche nous conduisent à la petite baie. Elle est entourée de glaciers et le lac glaciaire est couvert de petits glaçons aux formes variées. Un vrai paradis s’il ne faisait pas si froid. Même si elle est ultra-touristique, ultra encadrée, ultra organisée, on a beaucoup aimé cette croisière. Les arrêts sont suffisamment longs pour bien en profiter et le pique-nique sur la baie Onelli est agréable si vous ne restez pas au restaurant mais poussez jusqu’au glacier pour pique-niquer, dans le vent certes, mais devant un spectacle naturel superbe. Couvrez-vous.
Minitrekking sur le Glacier Perito Moreno Organisé par Hielo y Aventura (revendu entre autres par EuroTur au même prix que Hielo y Aventura directement, on a vérifié) qui a le monopole de ce type d’activité sur le Perito Moreno. 250 Ar$/p (transport+minitrekking) + 30 Ar$/p (entrée PN) Départ de l’hôtel à 7h, retour à l’hôtel à 16h On débarque sur la partie Sud du Perito. Quelques explications de glaciologie par un guide, Carlos, un beau brun ténébreux. On chausse ensuite des crampons et, en petits groupes (<10), on part sur la glace, finalement avec Paula, jolie brunette. Philippe est content, moi je regrette le beau brun … Pendant 1h30, on va s’y promener. Bien sûr, on ne va pas très loin, bien sûr on n’est pas seul et on aperçoit souvent un autre groupe, bien sûr c’est touristique et ça n’est pas la grande aventure, seuls dans l’immensité blanche, mais c’est quand même une expérience unique, en tous cas, pour nous, c’était une grande première, nous n’avions jamais marché sur un glacier. Le plus impressionnant étant bien sûr les crevasses bleu outremer. Aucun danger et accessible à tous, avec en plus une petite surprise à la fin du périple. Chut … Les guides parlent espagnol, quelques-uns parlent anglais. A vous de choisir votre groupe au moment du départ sur la glace. Mesdames, mettez-vous à l’espagnol pour partir avec Carlos !!!.... Pique-nique (toujours à notre charge) au bord du lac glaciaire, face au Perito. Comme toujours dans le froid et dans le vent. Bien couverts, ça n’est que du bonheur. La veille, nous avions acheté un bonnet qui couvrent les oreilles. Pas très sexy mais ultra efficace ! Aahhh …. que c’est bon ! Après cette expérience de marche sur le glacier, transfert en bus jusqu’au fameux mirador. Nous aurons 1 heure pour profiter de la vue et espérer, en vain, une éclaircie. C’est un peu court, 2 heures auraient été parfaites. Nous avons manqué de chance au niveau temps mais qu’importe … Le bruit du glacier qui s’effrite dans l’eau est inoubliable ! C’est une belle journée. Le Perito Moreno est beaucoup plus impressionnant que les autres glaciers. C’est pourquoi, je conseillerais de faire ces 2 excursions dans cet ordre.
La vue sur le Perito Moreno depuis les miradors est le point d’orgue de la visite de ce PN. L’excursion peut se faire sans tour organisé, avec les bus locaux (sans le mini trekking sur la glace) pour sûrement beaucoup moins cher.
D’un autre côté, nous avons entendu chez Rumbo Sur qu’ils proposaient également un trek beaucoup plus long sur le glacier (5h de marche, je crois), ce qui doit permettre de s’aventurer bien plus loin. Apparemment, c’est plus physique que le minitrekking (quoiqu’accessible) et surtout il faut être bien équipé en vêtements imperméables (pantalon notamment). Détail très important : d’après ce qu’on a compris, cette option n’inclut pas le passage au mirador, il faut alors revenir le lendemain et repayer transport et droit d’entrée si on veut vraiment aller jusqu’au mirador. Nous avons entendu tout cela d’une oreille et ça reste à confirmer …
Et s’il fallait choisir ou serrer le budget ? Dans ce cas, je conseillerais de faire la croisière "todos los glaciares" et le lendemain de prendre simplement un bus local pour aller au mirador du Perito Moreno (incontournable). Et de laisser tomber le minitrekking sur la glace. Seulement s’il fallait vraiment choisir ….
Pour ces 2 excursions, le bus vient nous chercher et nous redépose à l’hôtel. Organisation hyper rodée.
2b – Partie Nord du Parc
La ville étape : El Chalten Difficile de tomber sous le charme de El Chalten. Pas vraiment une ville, plutôt un agglomérat de pensions, hôtels, restaurants. Posés les uns à côté des autres, sans harmonie. Pas jolie du tout. Et on sent qu’elle ne cherche pas à l’être. Quand on y arrive vers midi en bus, après avoir quitté la proprette Calafate, l’impression est dure. Tout est désert, les restau sont tous fermés, les épiceries ne rouvrent qu’à 16h … Bouh … Seul au Rio Grande, grande auberge centrale, l’ambiance bat son plein en permanence. Mais quel cadre magnifique avec la chaîne du Fitz Roy en toile de fond ! Et voila bien qui suffit à compenser. L’après midi libre permet d’organiser ses randonnées et d’aller en repérages. Nous n’aurons plus le même œil les 2 jours suivants car nous aurons passé, comme tout le monde, la journée en montagne, et retrouvé le bourg seulement en soirée. Et cette étape fut finalement un très grand bonheur. En fait, ce qui est magique ici, c’est que nous sommes DANS le parc. Les randonnées démarrent du bourg. Pas de bus à prendre. On est totalement autonome, on part de l’hôtel avec son petit sac à dos et juste les affaires pour la journée. Ca, c’est génial. Le bus qui nous amenait de Calafate s’est arrêté à l’office du tourisme (à l’entrée de El Chalten) où nous avons écouté sagement les consignes des rangers et récupéré les petits dépliants indiquant les possibilités de randos. C’est suffisant. Inutile de faire les frais d’une autre carte. Les lunch box du Rio Grande sont hors de prix (20 Ar$). Une petite épicerie (un peu plus bas en face, à côté d’une laundry) vend des sandwiches tout faits très bien et bien moins chers (6 Ar$). Vous trouverez aussi de très bonnes pommes dans les supermercados, des barres de céréales et autres fruits secs. Attention, en Novembre, il est nécessaire de réserver (tout au moins si on veut loger dans du pas trop cher). Nous avons réservé dès notre arrivée à El Calafate (donc 4 jours plus tôt) et avons déjà dû composer. Pensez-y ! Attention encore, la CB ne sert quasiment à rien ici, ni en paiement, ni en retrait. Prévoyez du cash.
Voici décrites les 2 randonnées que nous avons faites :
Laguna de Los Tres Aucun droit d’entrée 4h de montée (750m de dénivelé) jusqu’à la laguna de los Tres au pied de l’impressionnant Cerro Fitz Roy - Un peu plus de 3h pour redescendre. Le sentier au départ grimpe gentiment la colline. Il n’a pas besoin d’être balisé : c’est un véritable sillon creusé profond dans le sol. Très vite, on domine un paysage grandiose. Le Lago Viedma au fond illumine le paysage de son bleu turquoise. Tout est très propre, la seule trace de l’homme ici est ce profond monorail qui traverse la lande. Pendant 3h, tout est facile, jusqu’à Rio Blanco. Beaucoup de randonneurs s’y reposent, pique-niquent, se rafraîchissent dans le Rio dont l’eau est potable. Il reste alors 1h de montée, 400m de dénivelé et là, ça se corse … Aucune difficulté technique cela dit, il suffit d’un peu de souffle, d’un peu de muscles dans les cuisses et d’un peu d’agilité ; ça grimpe fort. Pendant le dernier 1/4h, les très fortes bourrasques glacées, de face, nous mettent en garde et nous rappellent que nous sommes dans l’univers de la montagne et que nous y sommes juste tolérés. Rien de plus. Anoraks verrouillés, gants et bonnets bien enfoncés, on continue à braver les éléments. Face à nous, le très majestueux Fitz Roy, agressif, vertical, violent. A droite, un glacier bleu immobile domine un lac totalement gelé, recouvert de neige aux reflets bleutés. Magique, magnifique, mais on sent trop le piège ce qui n’empêche pas quelques fous de s’aventurer sur le lac … A gauche des rochers rouges. Non, Philippe, tu ne vas pas rapporter ce caillou de 3 kg ? Non ?!! Ah ben si … (en fait, il fait 1, 550 kg, je viens de le peser, car, oui, il est bien là 🤪!!). Ce n’est pas fini, il faut encore grimper dans un pierrier où les piquets jaunes balisant la fin de cette randonnée ont disparu. Qu’importe, ici l’intuition suffit et tous les chemins mènent à Rome. Pas à pas, on progresse. Les derniers mètres sont les plus difficiles tant le vent est fort. Tellement fort que l’imaginaire aidant, on finit par croire que le Fitz Roy nous repousse, nous prévient que nous ne sommes pas les bienvenus, nous minuscules fétus de paille. Qu’avons-nous à faire dans ce milieu minéral, glacial, hostile qui n’est pas le nôtre ? Pourtant, on insiste. Et enfin, on atteint le sommet … Enfin. Et là, sous nos pieds, en contrebas, la Laguna de Los Tres. Celle pour qui on a enduré cette dernière heure si éprouvante. Mais, bon sang, comme elle la mérite !! Vert émeraude, reflets turquoise sur les bords, entourée de parois verticales, glacées, blanches, dominée par le grand Fitz Roy, géant furieux, hurlant, soufflant sa fureur sur son monde. On pique-niquera là-haut en cramponnant nos sandwiches à 2 mains. Pause rapide car trop éprouvante, physiquement et moralement. Le Fitz Roy dégage un tel charisme que nous ressentons une humilité respectueuse face à ce géant immobile. Sentiment très fort qui prend aux tripes. Je suis convaincue que les passionnés de montagnes comprennent ce que je veux dire. Accrochez-vous, et montez jusqu’en haut. C’est un souvenir à vie. Pour info, toutes pauses incluses, nous avons démarré à 8h45 et étions revenus à 16h45.
Laguna Torre Aucun droit d’entrée 3h de montée (250m de dénivelé) jusqu’à la laguna Torre au pied du Cerro Torre - Un peu plus de 2h pour redescendre. Randonnée facile, qui pendant un temps, va longer les eaux turquoise du rio Fitz Roy. La Laguna Torre est un petit lac occupant les moraines du Glacier Grande. Cerro Torre en toile de fond. Le temps se couvre et nous pique-niquerons au bord de la Laguna sans chercher à rejoindre le Mirador Maestri qui ne nous apporterait rien de plus. Retour tranquille. Rando bien plus facile que la précédente mais beaucoup moins spectaculaire. Toutes pauses incluses, nous avons démarré à 8h50 et étions revenus à 14h40.
Remarque : ne vous chargez pas en eau, vous trouverez de l’eau potable tout au long de ces 2 randonnées. Prévoyez juste une petite bouteille vide ou, mieux, un gobelet.
3 – Parc National Torres del Paine (Chili)
La ville étape : Puerto Natales Nous sommes maintenant au Chili. Petite bourgade beaucoup plus authentique que Calafate. Quelques restau répartis autour d’une place carrée. Quelques rues commerçantes. Artisanat sans intérêt. C’est trop tard, et si vous aviez pensé que vous retrouveriez le bel article vu à Calafate ici à Puerto Natales, c’est raté ! On s’en mord les doigts ! A force de vouloir porter léger le plus longtemps possible lors de nos voyages, que de fois on se sera mordu les doigts. J’vous le dis, on finira manchots 😛 ! Le parc est à plus de 100 km de Puerto Natales. Impensable de faire plusieurs A/R … Il faut s’y rendre, y randonner et y dormir en refuge. Un peu d’organisation est nécessaire mais les guides (ceux qui parlent) sont inutiles.
Le Parc National Torres del Paine – Comment organiser sa visite ? C’est auprès de Path@gone (cliquez ici), agence locale réputée et gérante de certains refuges du parc, que, le vendredi, nous allons nous renseigner pour organiser notre visite. Nous voulons rester autonomes et nous avons 4 jours devant nous. Que pouvons-nous faire ? Julia regarde les disponibilités en refuges. Tout est complet pour le lendemain. Zut. En partant le dimanche, il reste 3 jours, 2 nuits. Elle nous propose alors une alternative au W complet, impossible en 2 nuits (sauf à marche forcée) : 1 nuit au Refugio Las Torres, 1 traversée du Lago Pehoe, 1 nuit au Refugio Péhoé. Et 3 journées presque pleines pour randonner (n’oubliez pas qu’à cette époque les journées sont longues et qu’à 21h il fait encore jour). Cette proposition nous convient parfaitement.
Voici au final et dans le détail, comment ça s’est déroulé :
Dimanche 07h00 : Depuis l’hôtel, bus régulier jusqu’à la Laguna Amarga dans le PN – 15 000 Ch$/p AR On paie ici le droit d’entrée du PN = 15 000 Ch$/p – On récupère un plan qui suffit pour ce qu’on a à faire - Minibus jusqu’au Refugio Las Torres – 1 000 Ch$/p 10h20 : Refugio Las Torres - On s’installe (c’est rapide, on enferme nos vêtements de rechange et on ne prend qu’un petit sac à dos contenant notre pique-nique), on se tartine de protection solaire (si !!) et on relace les chaussures de marche. 10h40 : C’est parti pour la rando vers Las Torres (détaillée plus bas) ! 18h40 : Retour (8h toutes pauses incluses), éblouis ! Nuit au Refugio Las Torres
Lundi 09h00 : Minibus jusqu’à la Laguna Amarga – 1 000 Ch$/p 09h45 : Bus régulier inter parc jusqu’au Refugio Pudeto - gratuit (chouette !) 12h00 : Traversée par bateau du Lago Pehoe jusqu’au Refugio Pehoe, nouvellement rebaptisé Paine Grande – 17 000 Ch$/p AR, billet open. 12h30 : Refugio Paine Grande – On s’installe (un peu plus long, c’est plus grand) - 13h10 : Départ pour la rando vers la Vallée des Français (détaillée plus bas) 18h15 : Retour (après 5 heures de marche sous une pluie battante), trempés ! 22h00 : Philippe finit de faire sécher les chaussettes et les pantalons sur un poêle du refuge. C’est pratique mais la concurrence est rude ! Nuit au Refugio Paine Grande
Mardi 08h30 : Départ pour la rando vers le Glacier Grey (détaillée plus bas) 16h00 : Retour (7h30 toutes pauses incluses), déjà nostalgiques ! 18h30 : Retour par bateau au Refugio Pudeto – déjà payé 19h00 : Retour en bus à Puerto Natales – déjà payé
En fait, ces 3 randos constituent les 3 "branches verticales" du W. Nous ferons les horizontales par bus ou par bateau. … Mais si, avec un plan, vous comprendrez tout de suite ce que je veux dire ... Toujours soucieux de porter léger et de nous simplifier la vie, nous optons pour l’hébergement en pension complète (petits dej, pique-nique et repas du soir), lit fait à Las Torres, location d’un sac de couchage à Paine Grande. Le confort a un prix : 215 € pour nous 2 pour ces 2 nuits en pension complète. Bigre. Et si on inclut les transports et l’entrée du parc, ça nous conduit gentiment à un total de 362 € pour cette visite de Torres del Paine. Gloups 😕🤪…. Bon, allez, c’est ça ou rien. Nous n’avons pas fait jouer la concurrence. On a signé chez Path@gone aussitôt et payé en CB. Je ne sais pas si ça serait revenu moins cher de réserver les refuges beaucoup plus tôt depuis la France … Peut-être … Pour limiter les frais, un bon moyen pour les courageux que nous ne sommes pas : camping complet et autonomie au niveau des repas. On a croisé plusieurs de ces purs et durs avec leurs énormes sacs sur le dos. Quant au W complet à pied, il évite quelques trajets en minibus (au coût dérisoire par rapport à tout le reste : 1 000 Ch$/p) mais surtout l’A/R en bateau sur le Lago Peheo (17 000 Ch$/p quand même). Cela dit, cette traversée sur le lac est absolument magnifique ! Nous avons croisé des non-marcheurs qui venaient spécialement pour cette balade sur le lac. Bref, c’est très cher mais ça les vaut et si c’était à refaire on referait pareil, avec même une nuit en plus au Refugio Paine Grande pour ne pas avoir à courir vers la Vallée des Français. Cette fois, le temps nous a manqué (alors que nous en avions !). C’est le problème de ne pas vouloir réserver à l’avance ... Peut-être aurions-nous dû ?... C’est l’éternel dilemme entre organisation et liberté …
Pour mieux préparer ces 3 randos, en sortant de Path@gone, nous avons acheté la Trekking Map n°13 (en vente partout). Ca nous a rassurés (enfin, euh … c’est surtout moi la grande angoissée, Philippe lui était prêt à partir les mains vides !) et ça nous a permis de nous approprier le trek (ça c’est vrai pour nous 2) mais, sincèrement, vous pouvez en faire l’économie, elle ne sert à rien, le plan offert à l’entrée du parc est largement suffisant. A l’intérieur du parc, l’organisation des bus, minibus, bateau est bien rodé !... Ce qui parait bien tendu sur le papier, se fait très simplement et sans stress. Les quelques transferts en bus permettent de voir des guanacos (lamas sauvages).
Les refuges : Refugio de Las Torres Un nouveau bâtiment tout neuf vient doubler l’ancien. C’est dire le succès ! Il s’agit de grands bâtiments proposant des chambres de 6 en lits superposés. Casier que l’on peut verrouiller si l’on a pensé à apporter un cadenas (oui, j’y avais pensé ! angoissée, certes, mais organisée ! l’un entraîne l’autre me direz-vous …). Les sanitaires sont super propres. Grand restau central. Mais dans ce grand bâtiment tout neuf, la propreté ne compense pas le manque d’âme … Ca va venir, j’en suis sûre … Lit fait = oreiller, draps et couvertures fournis. Mmmh, qu’on dort bien !
Refugio Pehoe ou Paine Grande Il vient d’être renommé Paine Grande. Ici encore, un immense bâtiment dont les chambres, toujours de 6, sont disposées pour avoir toutes une jolie vue. Et quelle vue !! Dédale de couloirs. Grande salle de restaurant et bar à l’étage. Des petits coins salons avec gros poêle un peu partout. Une vraie ambiance, chaleureuse, simple et amicale. Ici, oreiller, sac à viande et sac de couchage (propre et épais) fournis. Bien sûr tout est prévu et on peut laisser son sac en consigne (sous clé, numéroté) pour partir en rando avant de reprendre le bateau du soir. J’aurais vraiment aimé passer une nuit de plus ici, d’abord pour avoir plus de temps pour faire ou refaire la Vallée des Français (au sec), ensuite parce que vraiment l’ambiance y est très agréable et les touristes, tous marcheurs, respectueux du repos d’autrui. Next time ….
Les pique-niques (lunch box) sont fournis le matin au petit déjeuner (système de voucher ultra simple). Ils sont frais, copieux et suffisants. Inutile de prévoir du rab. Par personne : 2 sandwiches, 1 pomme, 1 barre de chocolat aux amandes, 1 barre de céréales, 1 bouteille d’eau (50cl), 1 nectar de pêche. Pas mal, non ?
Des détails sur ces 3 randos :
Las Torres (refugio Las Torres – mirador Las Torres) 9, 5 km aller - 800 m de dénivelé – 8h (tout inclus) – 1 heure de montée difficile. On a eu un peu de mal à trouver le démarrage. Soit parce qu’on on est des nouilles, soit parce que le balisage au sortir du refuge est un peu léger. Bon, sûrement les 2 … Il faut se diriger vers la très chic Hosteria de Las Torres et la contourner à gauche. Vous franchirez plus loin un petit ruisseau sur une passerelle métallique. Après, y a plus qu’à suivre le sentier. Beaucoup de monde au départ et petit à petit ça s’effiloche … Très vite, on réussit à avoir l’impression d’être seuls. Magnifique randonnée, aux paysages variés et aux parois raides, noires, dénudés du massif Torres del Paine qui nous domine. Buissons de fleurs rouges, lac bleu vert, torrent glaciaire bouillonnant, bleu, pensées sauvages jaunes, violettes … Faut-il en rajouter ?... Après 1h30 d’une montée raide mais sans difficulté, on arrive au camping Chileno. On poursuit pour arriver à la guarderia (2h40 de marche depuis le début) où l’on pique-nique (torrent d’eau potable). Après 3/4h de repos, nous voila prêts pour l’assaut final ! Il reste la partie la plus difficile, l’ascension vers Las Torres. Cette dernière heure sera très éprouvante. Elle s’effectue dans un pierrier où il vaut mieux avoir les mains libres plutôt qu’encombrées par des bâtons totalement inutiles ici. Il faut monter haut les genoux parfois. Avouons-le, ça m’a épuisée ! En plus, on n’en voit pas le bout et, comble de malchance, alors qu’il a fait très beau depuis le début, les nuages viennent maintenant boucher l’horizon … de nombreux randonneurs redescendent déjà. On est les 2 seuls crétins à contre sens … pour voir quoi ? une grosse masse de nuages blancs bien opaques ! … Pfff … moral en berne : je suis en train de me crever pour rien !! Pas le choix, de toute façon. Philippe est devant, gaillard, une vraie chèvre ! Moi, je me traîne … De temps en temps, il se rappelle que j’existe, se retourne, me lance "ça va ?..." "mais oui, mais oui, ça va, grmffff … tu parles …… 🏴☠️ " Pfff… Motivation dans les chaussettes ! Il atteint le sommet bien avant moi. Alors lentement il se retourne, me regarde (en contre bas), hoche la tête en signe d’encouragement et me sourit. Je connais ce sourire, je sais ce qu’il signifie. Non, on n’a pas fait tout ça pour rien ! Effet magique, toute la fatigue s’évanouit, mon moral remonte en flèche, mon énervement disparaît et je galope sur les derniers rochers. En 3 minutes, j’ai rejoint Philippe, face à un paysage époustouflant ! Si je n’avais pas écrit dans mon carnet de voyage la difficulté de cette dernière heure, je l’aurais déjà totalement oubliée, tant la beauté de ce paysage nous fait oublier tout ce qu’on a enduré pour y arriver. Pour ceux qui veulent garder la surprise (et ils ont raison !) passez au paragraphe suivant. Pour les autres … imaginez … un immense amphithéâtre, caché par ces maudites caillasses : au fond les 3 Torres, hautes, extrêmement verticales, dénudées, fières. A leurs pieds, un lac vert émeraude alimenté par des centaines de gouttières plus ou moins gelées provenant de la glace bleue accrochée à la paroi pourtant bien raide. Vent et ciel pâle ajoutent au dramatique de la scène. Des nuages, certes, mais qui passent et qui dévoilent les 3 Torres plus souvent qu’ils ne les cachent. C’est magnifique. On frissonne d’émotions. Paysage grandiose, minéral, froid, qui se mérite et qui, comme toujours, prend tellement plus de valeur parce qu’on a souffert pour arriver ici ! Ce qui est amusant, c’est le fait que, une fois de plus, on découvre tout ça au tout dernier moment. Comme si la Patagonie prenait un malin plaisir à cacher ses trésors. Tout ça n’a qu’un seul but : vous encourager à faire cette randonnée jusqu’au bout. Courage ! c’est extraordinaire. La descente est plus facile, dopés par ces magnifiques images. Et je vous promets une très bonne nuit !
Vers la Vallée des Français (refugio Paine Grande – campamento italiano) 8 km aller – 150 m de dénivelé – 5h (tout inclus) – facile "Vers" la vallée, car on n’a pas été au bout … Nous sommes partis tard, sous un ciel plombé qui n’a pas tardé à péter …. Depuis le refuge, le sentier démarre près de la maison des gardes. Facile, il sillonne dans la lande et grimpe très gentiment. Nous pique-niquons sous la grisaille et la bruine, un bout de fesse posé sur un rocher. Précautionneusement, on poursuit, on regarde maintenant beaucoup nos pieds pour déjouer les pièges du sentier gadouilleux. On chantonne en cœur "la gadoue, la gadoue, la gadoue …". Après 2h de marche, on arrive près d’une rivière glaciaire. De l’autre côté, le camp des Italiens. Entre les 2, une passerelle ! Une vraie, suspendue. Mais elle est suffisamment large pour que je réussisse à la traverser sans trop d’émoi. J’ai même pu un peu frimer : j’ai lâché le câble ! sans les mains ! non ? si !! Nous avons poussé jusqu’au Glacier qu’on a aperçu sous la brume et on a rebroussé chemin. On n’a donc rien vu de la Vallée des Français. On a juste senti qu’on manquait quelque chose de grandiose … Tant pis, la balade, très facile, était quand même très agréable. On est rentré avec nos pantalons trempés (qui n’étaient pas imperméables, grave erreur !) qu’on a fait sécher (enfin, c’est surtout Philippe qui s’y est collé) autour des poêles en compagnie de pantalons italiens, canadiens, suisses … Ca crée une super ambiance agrémentée de l’odeur internationale des chaussettes .… Que nous aimerions refaire cette rando dans de meilleures conditions ! La leçon : prévoyez un pantalon, ou mieux un surpantalon, imperméable !.... Sinon, vous risquez la corvée de poêle !
Glacier Grey (refugio Paine Grande – albergue Grey) 11 km aller – 200 m de dénivelé – 7h (tout inclus) – très facile Démarrage aussi près de la maison des gardes (avec des chaussures, chaussettes et pantalons ultra secs ! Merci Philippe !). C’est la plus facile. On grimpe tout doucement en longeant un lac. Cette fois, le temps était de notre côté et la vue sur le Glacier Grey est magnifique. Une mer de glace. A la différence des autres, il a beaucoup moins de traces grises de moraines. Ce qui lui donne une allure plus pure. En contrebas, des petits glaçons tout bleu sur le Lago Grey. On a poussé jusqu’au refuge du Lago Grey. Mais de là, aucune vue sur le Glacier. Il aurait fallu pousser encore 1h (aller) de plus jusqu’au campamento Los Guardas pour en voir davantage. Ce qu’on avait déjà vu nous a suffi et après un solide pique-nique, nous sommes redescendus aidés par un vent de dos efficace ! Bizarre, ceux qui montaient avaient l’air moins heureux que nous …. Aucun problème pour attraper notre bateau à 18h, nous avons même eu le temps de prendre tous 2 une bonne douche avant !
Ces 3 jours passés dans le parc sont inoubliables et de loin, ont été le clou de notre voyage. Pour nous, il est clair que le confort, certes payé chèrement, a largement contribué à la qualité et à la force de ces souvenirs. A chacun de voir. Et si c’était à refaire, j’ajouterais une nuit de plus à Paine Grande pour faire la Vallée des Français dans de meilleures conditions (pas climatiques, ça, on ne peut que subir … mais au moins pouvoir partir plus tôt).
4 – La pinguineras de Seno Otway (Chili)
La ville étape : Punta Arenas Petite ville étape sans grand intérêt. Nous y avons passé notre première nuit avant de partir vers Ushuaia, puis en fin de voyage, une nuit encore avant de reprendre un vol vers Santiago. C’est lors de cette dernière journée, que nous avons eu le temps d’aller visiter la pingüineras Seno Otway. Les bus Fernandez propose un départ quotidien à 16h pour 5 000 Ch$ /p AR. Retour vers 19h.
La pingüineras 5 000 Ch$/p (bus AR) + 4 000 Ch$/p (entrée de la réserve) 1h de bus pour parcourir les 65 km de piste qui mènent à la réserve en bord de Détroit de Magellan. Là, un sentier de caillebotis en boucle nous guide vers la plage. Cà et là, quelques miradors bien inutiles car les pingouins sont tout proches. On les sent habitués à la présence humaine, sans la craindre (tant mieux). Ils vivent leur vie, se dandinant, se chamaillant, se bécotant, jouant, piaillant … Nous n’en avons pas vu autant que les guides en promettaient. Information abusive ou mauvaise période ? Qu’importe, ils étaient suffisamment nombreux et suffisamment proches pour que nous passions un bon moment, bien trop court. Le bus repart à 18h. C’est un peu court … Dommage. Signalons au passage le sympathique chauffeur du bus Fernandez qui s’arrête et nous signale (en espagnol) les animaux sauvages à repérer : renards, nandous, divers oiseaux et un truc dans la mer (pas compris !! c’est quoi ? c’est où ?... une baleine ? un pingouin ? trop tard … rien vu, tant pis 😕). Les hispanophones s’en sortiront mieux que nous …
Les PN - Parlons préférence (pingüineras hors jeu) : 1 – Torres del Paine, car la randonnée y est reine. Le W est un must, au minimum ce qu’on a fait (les 3 verticales du W). 2 – Los Glaciares Nord – Fitz Roy, pour l’autonomie que l’on a à El Chalten. 3 – Los Glaciares Sud – Perito Moreno, tellement bleu, tellement extraordinaire 4 – Ushuaia, très beau mais moins dépaysant que le reste. Paysages plus sages, plus convenus. C’est bien pour commencer. Coup de chance (?) : notre voyage a été crescendo.
DIVERS :
L’accueil et la langue : que dire de plus ? Ils sont serviables, aimables, attentifs. Faites l’effort de les aborder en espagnol. N’ayant ni l’un ni l’autre appris cette langue à l’école, nous baragouinions … eh bien, personne ne nous a jamais fait répéter. Ils ont toujours fait l’effort de comprendre ce qu’on voulait. Et répondaient toujours lentement. Un vrai plaisir. Logistique : partout des cybercafés, des banques, des DAB (sauf à El Chalten), des épiceries, des restaurants, des agences de bus … Voyage facile. La carte bancaire : elle est bien acceptée mais il faut quand même pas mal de cash : dans les petits hôtels que nous avons fréquentés, pour payer les bus, à El Chalten ... Pour retirer de l’argent avec une Eurocard, à défaut du logo Mastercard, sélectionnez le réseau Cirrus sur le menu initial. Ca ne se devine pas … Et rappelez-vous que vous avez intérêt à retirer de grosses sommes puisque la commission de votre banque est forfaitaire. L’American Express est bien acceptée aussi. C’est tellement rare que ça mérite d’être signalé. Le climat à cette époque : froid et vent. Beaucoup de vent. Une seule journée de pluie. Il faut bien se couvrir : bonnet avec les oreilles couvertes (on les a achetés sur place), écharpe, gants, polaires, bon coupe-vent (indispensable) … En moyenne, les températures ne dépassaient pas 10°C, parfois franchement moins. Le vent accentue énormément l’impression de froid glaciaire. Vous avez compris : ce n’est pas l’Ile Maurice ! Un conseil : multipliez les couches. Même si c’est désagréable de porter en début de randos le sweat, la polaire, l’anorak … petit à petit, on est content de les ré-enfiler. Attention aussi au soleil, il est particulièrement mauvais puisque nous sommes ici juste sous le trou de la couche d’ozone. Prévoyez une bonne protection. La végétation à cette époque : des petites fleurs de montagnes qui se cramponnent aux rochers pour résister aux bourrasques. Discrètes et belles … L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de monde. C’est la 1ère fois en 17 ans de voyage que nous avons un peu cherché nos hôtels (d’habitude, le premier est toujours le bon, ici, il était souvent complet)… Un tourisme de randonneurs, pas mal de seniors, sac à dos, du plus léger au plus lourd, respectueux de la nature. International. Sympathique. L’itinéraire : Ah, alors là !! Ce fut le grand débat à la maison pendant des semaines 🤪 !! Pour la première fois de ma vie de voyageuse, j’ai pris, lors de sa préparation, ce voyage en grippe. Difficile à organiser (Buenos Aires ou Santiago ?... Les randonnées, elles sont à notre niveau ? le W, c’est quoi ? on le fait, on le fait pas ? sans sac de couchage, on pourra quand même dormir en refuge ?…), difficile surtout de faire des choix (une extension ? mais il faut plusieurs jours pour la plus courte … pas d’extension ? dans ce cas, 3 semaines, ça risque d’être un peu large ….), la crainte de galérer (et comment on va de Ushuaia à Calafate ? le bus, c’est vraiment long, même si on aime ça …), la crainte aussi de se barber (des glaciers, encore des glaciers, toujours des glaciers …). Vous le voyez, beaucoup de doutes, d’hésitations, de revirements … Au point que j’ai fini par être vraiment sceptique en partant. Un comble ! La volonté aussi de composer un itinéraire, sans réserver (fidèles à nos habitudes) donc en se laissant du temps pour parer à toute éventualité !... du coup, vous noterez 2 journées "de transition". Autant il y a quelques années, j’aurais trouvé cette "perte de temps" insupportable, autant finalement, ici et maintenant, nous avons beaucoup apprécié ces petites journées de break … C’est l’âge vous croyez
???
Alors, au final ???.... Ce fut un des voyages qui nous a fait le plus de bien et on est revenus totalement enchantés !
Toute la logistique s’est réglée très facilement sur place, toutes nos questions ont trouvé réponse très rapidement, sans effort, sans aucune galère. Et puis surtout les paysages grandioses, vierges, rudes, vident énormément la tête et nous ont permis d’évacuer une grosse fatigue accumulée depuis des mois. Aucune lassitude à voir tant de glaciers. Non, aucune. En fait, ils sont tous différents et chacun a son charme, sa spécificité. Randonnées ou excursions, les moyens sont variés pour en profiter.
La montagne est un environnement bien particulier. Je sens les mordus sourire, l’air entendu. Bien sûr. Nous, nous ne sommes pas de grands connaisseurs de la montagne. Là, on a découvert l’envoûtement qu’elle peut créer, son côté sauvage et oppressant (dans le bon sens) est très régénérateur et remet les pendules à l’heure.
Et puis, bien sûr, il y a les randonnées qui ont beaucoup apporté … J’en reparlerai plus bas.
Ce fut parfait pour nous, sans aucune ombre au tableau. Mais mon scepticisme aurait pu trouvé sa raison d’être : qu’aurions-nous fait pendant 5 jours à Puerto Natales si les refuges de Torres del Paine avaient tous été complets ?...
Alors, après tout ce blabla, la conclusion de tout ça ? Si c’était à refaire, on le referait tout pareil (dans ce sens-là, via Santiago, sans extension) mais je réserverais les refuges pour faire le W complet. Et tant pis pour les contraintes que ça impose … C’est mon conseil. Path@gone peut vous y aider (cliquez ici).
Les randonnées : c’est toute l’épaisseur d’un voyage en Patagonie. Elles permettent de s’approcher des grands sommets et de découvrir les beautés cachées de la Patagonie, notamment les lacs glaciaires à leurs pieds. Si vous le pouvez, ne vous privez surtout pas de ces plaisirs ! D’abord pour le spectacle de la nature, ensuite pour le plaisir de l’effort (jamais insurmontable même si parfois l’arrivée mérite un peu de motivation mais j’espère que la lecture de mon carnet vous la fournira, c’est un de ses buts en tous cas). Pas besoin d’être un alpiniste chevronné, toutes ces randonnées sont accessibles à tout marcheur habitué. On croise ici beaucoup plus de seniors que de jeunes étudiants ; avec nos 44 ans, nous étions parfaitement dans la moyenne. Pour une fois 😛 !
Pas de risque de mal des montagnes, on reste trop bas.
Les sentiers que nous avons suivis sont bien balisés. On trouve toujours une carte (à l’office du tourisme ou à l’entrée du parc) qui décrit bien les randonnées de base. Nous n’avons jamais sorti notre boussole. Sentiers ultra propres également. Pas un mégot, pas un plastique, pas une cannette. Eh bien, ça aussi, ça repose … Nous ne rencontrerons que des randonneurs très attentifs à ne laisser aucune trace derrière eux. Un vrai bonheur dont le prix est de remporter ses déchets. En effet, pas de poubelles non plus qui risquent toujours de déborder ou d’être renversées. Prévoyez des sachets en plastique qui feront office de poubelle.
Plutôt que de vous charger avec des litres d’eau, préférez une bouteille vide ou mieux un gobelet. Tous les ruisseaux sont potables. Bien pratique et bien agréable …
Pour les randos décrites ici, tout guide (celui qu’on écoute, pas celui qu’on lit) est totalement inutile. Profitez au contraire de ces espaces, seuls, à votre rythme.
Soyez bien équipés : nous étions trop légers sur l’imperméabilité de nos pantalons … Des chaussures de marche à tige basse nous ont suffi.
Photos : rien ne ressemble plus à un glacier qu’un autre glacier et nous serons les seuls à faire la différence entre le Glacier Upsala et le Glacier Grey … (mais nous la ferons !) Voila bien un album qui va manquer de variété et qui va vite saoûler nos amis. Enfin, heureusement je sais qu’il y en a au moins une qui se pâmera devant le Perito Moreno. Mais, soyons honnêtes, c’est bien minéral et nos quelques photos de pingouins ne suffiront pas à apporter un peu de vie. Alors, pensez à photographier des scènes de vie pour animer votre album.
Attention, gros danger de surexposition sur la glace. Réglez la sensibilité au mini.
L'artisanat : rien de transcendant mais des petits trucs sympa à El Calafate. Attention, à el Chalten, Puerto Natales ou Punta Arenas, il n’y a rien. Les prix nous ont paru fixes (en tous cas, nous on n’a pas cherché à marchander).
Pour ceux qui aiment le monde des sorcières, des fées, l’ambiance de Tolkien, une petite boutique très originale : Los Super Duendes del Pariso, dans une venelle perpendiculaire à la rue principale à Calafate (je n’ai pas d’adresse plus précise).On a beaucoup aimé : 🙂 L’accueil cordial partout. Evidemment, le plaisir retrouvé (oui, ça faisait un petit moment pour nous ….) de la randonnée. Les paysages époustouflants et ce sentiment d’humilité respectueuse qu’engendre la montagne. L’entretien des sentiers de randonnée. Le climat rigoureux (pour marcher, c’est tellement plus agréable, et puis, en vrais Lorrains, on préfère le froid au chaud). La viande, les fruits de mer, les crudités, les pommes, le chocolat Amargo Crocante de la Laguna Negra de Calafate, le pain, le vin …. Mmmmmhhh ….. quel régal !
On a moins aimé : 😕 Le vent glacial et violent. On comprend ici que les 40ème Rugissants n’ont pas été ainsi nommés en référence aux légères brises marines … Les prix.
En conclusion … Ne venez pas ici pour faire de vraies rencontres avec des Indiens. Non. Par contre, venez ici pour randonner au milieu de paysages grandioses, austères, rudes, éblouissants. Les images des glaciers gigantesques, des énormes icebergs bleus curaçao dérivant sur des lacs laiteux, des pics acérés, des lacs verts ou bleu-turquoise sont fantastiques. Surtout quand elles arrivent après une randonnée de plusieurs heures dans une nature préservée et superbe. Certes, ces petites villes qui vivent du tourisme manquent cruellement d’authenticité mais, ne boudons pas notre plaisir, que c’est sympa d’avoir le choix entre de très nombreux restaurants, des épiceries ouvertes tard le soir, des petits bars chaleureux ...! Amateurs de grands espaces, de belles randonnées et de bonnes viandes, la Patagonie vous attend.
bonjour a tous,
je prépare un petit séjour a puerto madryn la semaine prochaine, et pour tout vous dire je ne comprend rien aux infos que je trouve!
d'abord: combien de temps faut il compter en pto madryn et la réserve?
puis: est-on obligés de passer par une agence?( par "obligé" j'entends: que la reserve est vraiment vaste, et que sans agence, on ne verra pas assez d'animaux, ou de trop loin pour justifier les 20h de route depuis bsas)
et donc: dans le cas ou il faut une agence : laquelle conseillez-vous, et à quel prix
dans le cas ou on peut s'en passer, comment vous etes vous debrouillé?
et enfin: est-ce qu'il y a quand même quelques pinguoins ou il faut vraiment aller a punta tumbo? est ce que c'est vraiment loin de puerto madryn?
merci infiniment à ceux qui pourront répondre à l'une ou l'autre de ces questions
et enfin: est-ce qu'il y a quand même quelques pinguoins ou il faut vraiment aller a punta tumbo? est ce que c'est vraiment loin de puerto madryn?
merci infiniment à ceux qui pourront répondre à l'une ou l'autre de ces questions
Bonjour ,
Je pars seule en sac à dos en Argentine et j'ai besoin de conseil dans la mesure ou ppur ce grand pays il va me falloir faire des choix.
Les deux spots que je veux absolument faire sont iguazu et périto Moreno.
Je compte prendre des vols interne de ba a iguazu et également pour descendre vers les glaciers .
En sachant que je suis deja alle en bolivie et Chili il y a deux ans boucle dans le desert de sel sud lipez attacama je me dit que je ferais évidement l impasse sur la région de salsa .
Mon hésitation porte sur le fait de faire Ushaia ou la péninsule de Valdes?
Voici l'itinéraire que j'ai en tete. J1-j3 bue nos aires J4-6 Iguazu J 7 -9. puerto Madryn péninsule de Valdes J10-13 perito Moreno J15-16 El chaiten J17-18 retour à buen os aires
En gros si je vais à ushhaia il faut que je fasse l impasse sur Valdes et compte tenu de la saison je ne sais pas trop que choisir. pouvez vous m aider me dinner votre avis sur l itineraire envisagé. Je ne suis pas très sportive (5/6h de marche par jour maximum). Combien coute les excursion sur la péninsule de Valdes : ´est ce faisable seule ´est ce qu' on voit vraiment tous les animaux indiqués ? Ushhaia en vaut elle vraimentla peine sur les photos ca me donne moins envie que d autres spots d Argentine? Merci d avance pour vos retours
Anissa
Voici l'itinéraire que j'ai en tete. J1-j3 bue nos aires J4-6 Iguazu J 7 -9. puerto Madryn péninsule de Valdes J10-13 perito Moreno J15-16 El chaiten J17-18 retour à buen os aires
En gros si je vais à ushhaia il faut que je fasse l impasse sur Valdes et compte tenu de la saison je ne sais pas trop que choisir. pouvez vous m aider me dinner votre avis sur l itineraire envisagé. Je ne suis pas très sportive (5/6h de marche par jour maximum). Combien coute les excursion sur la péninsule de Valdes : ´est ce faisable seule ´est ce qu' on voit vraiment tous les animaux indiqués ? Ushhaia en vaut elle vraimentla peine sur les photos ca me donne moins envie que d autres spots d Argentine? Merci d avance pour vos retours
Anissa
Bonjour,
dans la préparation de mon circuit pour l'été prochain, je suis à la recherche de bonnes adresses pour loger.
Nous recherchons (on est 2) plutôt:
- des hotels pas trop chers avec un confort correct ou des "chambres d'hôtes" (sachant qu'on ne parle pas espagnol...)
- On est pas excessif concernant le confort mais bon, on aime bien quand même (par exemple pas d'auberge de jeunesse).
On a un budget d'environ 40 euros par nuit (ce n'est qu'une moyenne...envisagée)
On doit trouver des nuits à: Buenos Aires (1 nuit), Iguazu (3 nuits) là on veut bien un peu plus classe! (romantisme oblige...), Salta (1 nuit), région de Huacalera (1 nuit: j'ai entendu parlé du "solar del tropico"?), Susques (2 nuits), San Pedro de atacama (3 nuits), Cachi (1 nuit), Cafayate (2 nuits), Trelew ou puerto Madryn (1nuit), Région de la péninsule Valdès (2 nuits).
Je suis preneur de toutes bonnes idées.
Je vous remercie par avance du temps que vous prendrez pour me répondre.
Aurélien
bonjour
de retour d argentine, j'écris ce post pour donner un ordre d idée des prix des produits, des transports, des excursions
nous avons eu le change a 1EUROS pour 6 PESOS
TRANSPORT avion aerolinas arg buenos aires- el calafate =250 euros aller simple pour une personne bus (cama suite: inclinaison du siege 180 degres +repose pied à plat) puerto madryn-buenos aires =780pesos=125euros location voiture el calafate (mais la je pense qu on c est carrement fait enfler!) une journée , fiat style punto avec une malle! limité à 200 km =93euros taxi aeroport buenos aires- centre 220 p=35 euros taxi meter dans la ville la boca -centre (galerias pacifico) 40 P=6,5 euros centre-palermo 50 pesos taxi aeroport el calafate-centre ville 140P=22euros ticket metro B A = 2,50 pesos= moins de 50 cents
HÔTELLERIE en auberge, dans des dortoirs mixtes de 3,4,6 lits el calafate et puerto madryn 80 pesos= 13 euros salta 60 pesos en chambre particulière buenos aires 45 euros iruya 70 pesos
EXCURSIONS el calafate :croisière glaciers à la journée 700 pesos=112 euros entrée parc des glaciers 100 pesos=16 euros (VALABLE QU UNE JOURNEE) puerto madryn:punta tombo sans l excursion dauphins =350 pesos entrée parc punta tombo =60 pesos excursions peninsule valdes= 700 pesos baleines seules =350pesos entrée parc penin valdez =100pesos(VALABLE QU UNE JOURNEE) snorkeling avec otaries =700 pesos accompagnant pour le snorkeling =200pesos
ALIMENTATION entrecôte resto palermo 70 pesos=11 euros 1 empanada 5.50-7 pesos bouteille d eau 8 pesos essence el calafate, puerto madryn 4,80 pesos le litre essence BA, salta 6 pesos le litre paquet de pates 500g =5 pesos
voila, j espère que cela pourra vous aider, en sachant que les prix varient à cause de l inflation les prix du lonely sont completement dépassés
TRANSPORT avion aerolinas arg buenos aires- el calafate =250 euros aller simple pour une personne bus (cama suite: inclinaison du siege 180 degres +repose pied à plat) puerto madryn-buenos aires =780pesos=125euros location voiture el calafate (mais la je pense qu on c est carrement fait enfler!) une journée , fiat style punto avec une malle! limité à 200 km =93euros taxi aeroport buenos aires- centre 220 p=35 euros taxi meter dans la ville la boca -centre (galerias pacifico) 40 P=6,5 euros centre-palermo 50 pesos taxi aeroport el calafate-centre ville 140P=22euros ticket metro B A = 2,50 pesos= moins de 50 cents
HÔTELLERIE en auberge, dans des dortoirs mixtes de 3,4,6 lits el calafate et puerto madryn 80 pesos= 13 euros salta 60 pesos en chambre particulière buenos aires 45 euros iruya 70 pesos
EXCURSIONS el calafate :croisière glaciers à la journée 700 pesos=112 euros entrée parc des glaciers 100 pesos=16 euros (VALABLE QU UNE JOURNEE) puerto madryn:punta tombo sans l excursion dauphins =350 pesos entrée parc punta tombo =60 pesos excursions peninsule valdes= 700 pesos baleines seules =350pesos entrée parc penin valdez =100pesos(VALABLE QU UNE JOURNEE) snorkeling avec otaries =700 pesos accompagnant pour le snorkeling =200pesos
ALIMENTATION entrecôte resto palermo 70 pesos=11 euros 1 empanada 5.50-7 pesos bouteille d eau 8 pesos essence el calafate, puerto madryn 4,80 pesos le litre essence BA, salta 6 pesos le litre paquet de pates 500g =5 pesos
voila, j espère que cela pourra vous aider, en sachant que les prix varient à cause de l inflation les prix du lonely sont completement dépassés
Notre voyage est prêt, le circuit finalisé, les vols et voitures réservées, de même que les hôtels. Nous partons fin janvier pour Buenos Aires. Courte visite de la capitale de l'Argentine et départ vers la Péninsule de Valdès (et ses environs), que nous ferons en voiture de location. Puis un vol jusqu'à Ushuaia et deux semaines pour traverser la Patagonie jusqu'à El Chalten, toujours en voiture de location.
Je me donne pour but de faire vivre “en live” ce carnet de voyage, pour nos amis, et pour tous les membres du forum qui voudront bien suivre notre périple.
Prochainement, je donnerai le détail de notre trajet.
Bonjour,
Je pars 3 semaines en Argentine en octobre.JE sais c'est court mais faut que je me contente de cela.
Depuis buenos aires je voudrais aller au sud.
Apparemment il faut aller a el Calafate, mais je sais pas trop si ca vaut la peine, vu mon court séjour. J'aimerais decouvire la Pampa, ensuite il parait que Mendoza c'est très bien aussi.
POur bunos aires avez-vous un hotel à me recommander? Des endroits ou aller?
Je ne suis pas pour avoir un itineraire bien précis, d'aillerus je changerais certainemnt d'avis sur la route, au fil des recnontres, mais j'aimerais bein avoir deux-trois idées/conseils.
Merci Nath
Je pars 3 semaines en Argentine en octobre.JE sais c'est court mais faut que je me contente de cela.
Depuis buenos aires je voudrais aller au sud.
Apparemment il faut aller a el Calafate, mais je sais pas trop si ca vaut la peine, vu mon court séjour. J'aimerais decouvire la Pampa, ensuite il parait que Mendoza c'est très bien aussi.
POur bunos aires avez-vous un hotel à me recommander? Des endroits ou aller?
Je ne suis pas pour avoir un itineraire bien précis, d'aillerus je changerais certainemnt d'avis sur la route, au fil des recnontres, mais j'aimerais bein avoir deux-trois idées/conseils.
Merci Nath
Bonjour les voyageurs,
j'ai déjà glané ici quelques infos pour préparer mon voyage en Argentine (et un peu Brésil) : et encore merci à ceux qui m'ont aidé.
Avant de finaliser (acheter les billets d'avion), je voudrais vous soumettre mon plan de bataille :
Jour 1 : Paris/Rio de Janeiro Jour 2 à jour 4 : Rio Jour 5 : vol Rio Foz do Iguazu jour 5 à jour 7 : Iguazu Jour 8 : vol Iguazu Salta jour 9 : salta/jujuy/humahuaca/salta Jour 10 : Salta/cafayate/cachi Jour 11 : cachi/salta jour 12 : vol Salta/BA/El Calafate jour 13 : perito moreno jour 14 : lago argentino jour 15 : vol El Calafate/ Ushuaia jour 16 : Ushuaia (sans doute le canal de beagle) Jour 17 : Vol Ushuaia/Trelew jour 18 : puerto Madryn (pour les baleines) jour 19 : peninsule de valdès (suite) jour 20 : Vol trelew/BA jour 20 à jour 26 buenos aires et environ (Tigre .....) jour 27 : BA/Paris jour 28 : Paris jour 29 : Je pleure .......
Les critiques et surtout les suggestions sont les bienvenues. Je sais que c'est dense, mais mon idée est de voir un peu tout et de revenir pour refaire ce qui m'a plu. C'est la première fois que je vais en Amérique latine (à part le Pérou en voyage organisé). Merci pour vos conseils et bons voyages Bien cordialement
Jour 1 : Paris/Rio de Janeiro Jour 2 à jour 4 : Rio Jour 5 : vol Rio Foz do Iguazu jour 5 à jour 7 : Iguazu Jour 8 : vol Iguazu Salta jour 9 : salta/jujuy/humahuaca/salta Jour 10 : Salta/cafayate/cachi Jour 11 : cachi/salta jour 12 : vol Salta/BA/El Calafate jour 13 : perito moreno jour 14 : lago argentino jour 15 : vol El Calafate/ Ushuaia jour 16 : Ushuaia (sans doute le canal de beagle) Jour 17 : Vol Ushuaia/Trelew jour 18 : puerto Madryn (pour les baleines) jour 19 : peninsule de valdès (suite) jour 20 : Vol trelew/BA jour 20 à jour 26 buenos aires et environ (Tigre .....) jour 27 : BA/Paris jour 28 : Paris jour 29 : Je pleure .......
Les critiques et surtout les suggestions sont les bienvenues. Je sais que c'est dense, mais mon idée est de voir un peu tout et de revenir pour refaire ce qui m'a plu. C'est la première fois que je vais en Amérique latine (à part le Pérou en voyage organisé). Merci pour vos conseils et bons voyages Bien cordialement
Nous passons trois semaines en Argentine. Par temps de pluie et pendant que c est encore frais, voici un recap de notre voyage .
- Nous avons pris un vol Paris, Madrid, Buenos Aires avec Air Europa pour 821 euros par personne en reservant 6 mois a l avance.
Bon plan : Il parait que le trajet peut couter moins cher en prenant un vol pour Sao Paulo puis un bus pour Iguazu ou Buenos Aires. Et il n y aurait pas de frais de dossier en payant son billet d avion vers 3 heures du mat en France.
- Nous avons pris un vol interieur Buenos Aires-Ushuaia pour 258 euros par personne je crois (en reservant depuis la france, quelques semaines avant le depart).
- Arrives a Ushuaia, nous avons paye 35 pesos de taxi (pas de bus navette disponible pour rejoindre la ville) pour nous conduire a l auberge Cruz del Sur que nous avions reserve en France. Auberge tres bien (86 pesos la nuit par personne), en dortoir pour 6, avec salle de bain partagee. Calme et rangement avec cadenas possible mais non fourni dans les chambres (prevoir des petits cadenas). Salle de bain propre et cuisine petite mais bien equipee. Des l arrivee nous sommes bien accueilli et conseilles sur les excursions a faire dans le coin, toutes payantes bien sur !!
- J2 : Canal de beagle en bateau, 12 personnes a bord, 4 heures d excursion pour 300 pesos chacun. Arrets photos devant les cormorans, les lions de mer, le phare des eclaireurs puis la Isla Bridges. Ce n etait pas la bonne periode pour voir les pingouins, et il aurait fallu un circuit de 9 heures pour aller a la Estancia Haberton. Bref, excursion sympa, mais sans plus vu le prix (il y avait une petite collation servie a bord, mais pas de vrai repas contrairement a ce qui nous avait ete annonce).
Dans l aprem, nous avons pris un taxi pour nous rendre au telepherique du glacier Martial, 40 pesos de taxi aller, 45 pesos pour le retour (il n y avait pas de compteur) et 50 pesos chacun pour le telepherique. Nous sommes arrives un peu tard, il y avait pas mal de neige, donc nous n avons pas pu voir le glacier, nous avons du nous contenter d une belle vue sur la ville.
- J3 : Rando a la Terre de feu, 100 pesos chacun pour le bus qui nous y a emmener et nous a ramene en 45 minutes (ca nous semblait un peu compliquer d y aller en stop). Acces au parc 80 pesos chacun. Rando de 3 heures (il y en a pas mal d autres a faire aussi) dans un paysage sympa.
En rentrant, nous avons tente un resto (dans la rue principale) : un plat unique chacun+eau+pourboire+taxes : 220 pesos. L impression de se faire arnaquer a pas mal gache notre plaisir, c est plus cher qu en France.
Bref, nous avons aussi pris notre photo avec le panneau Ushuaia, fait tamponne nos passeports a la Poste, parcouru la ville, le port, envoye nos cartes postales (3 pesos + 11 pesos par timbre) Nous sommes repartis un peu decu de ce periple au "bout du monde". En allant du cote de El Chalten puis Puerto Madryn on voit la meme chose qu a Ushuaia, mais en mieux.
- J4 : avec deux autres francais, nous avons paye un billet d avion Ushuaia-El calafate sur le site internet Aerolineas. Prendre la langue anglais argentin ou espagnol argentin et vous beneficierez du tarif residents argentin. Je ne sais pas si ca marche a tous les coups, mais en saisissant nos numeros de passeports francais c est passe comme une lettre a la Poste. Aucune remarque au guichet de la compagnie. C etait quasiment le meme prix que le bus : 73 euros chacun+ quelques pesos de taxe a payer a l aeroport. On a survole le lago argentino et le Perito Moreno. 35 pesos de taxi pour aller a l aeroport (il n y a pas de bus)
- J5 : Arrivee a El Calafate : 140 pesos de taxi pour 4 (le bus etait a 45 pesos par personne). Auberge Che Lagarto en dortoir pour 12. Pas cher, mais nous n avons pas note le prix. Dortoir de 12, sans placard, 3 douches, 3 lavabos, 3 WC pour 24 lits (2 dortoirs contigus). Pas terrible et cuisine petite sous equipee. Musique toujours a fond. En se baladant dans a El calafate, nous avons decide de louer un voiture a 4 personnes pour aller au Perito Moreno le lendemain. location : 400 pesos + 60 pesos d essence. Le loueur est un peu a l exterieur de la ville, en partant du terminal de bus, apres le supermarche Anonima, apres un petit pont a droite (je n ai plus le nom du loueur).
- J6 : Paye l entree du Parc PM : 100 pesos chacun. Perito Moreno et l eau bleu turquoise du Lago Argentino. Nous y avons passe une bonne partie de la journee en restant jusqu a la fermeture, apres le depart des bus de touriste. (prix excursion en bus avec guide : 180 pesos + 100 pesos entree du parc). C etait super beau, tres bonne journee. Nous voulions faire la croisiere Todos Glaciares, mais cela coutait 750 pesos + encore 100 pesos pour l entree du Parc car le lendemain du PM. D une part cela est bien plus cher que les prix indique dans le Routard (les prix grimpent de semaines en semaines, mise a part l inflation, je crois que nous sommes de beaux pigeons), mais la Baie d Onelli n etait pas accessible pour y faire une rando alors que cela compte pour un tiers de l excursion. Remplacee par un tour en bateau pres du PM. La petite rando sur le PM etait autour de 300 pesos, nous avons hesite, mais ne l avons pas fait. Idem pour le tour en bateau sur les cotes du PM (environ 350 pesos).
- J7 : El Chalten : bus de 7h30 pour 90 pesos aller retour + taxe 5 pesos par personne. Arrivee vers 11 h a l Auberge Condor de les Andes. Auberge sympa, 50 pesos (nous avons eu une petite reduc en arrivant a 4, mais sans rien demander) par personnes pour un dortoir de 4 avec salle de bain privee. Nettoyes tous les jours. Cuisine un peu sous equipee pour toute l auberge. Petit dej en sus :28 pesos. Mais tres bien quand meme. Nous avons attaque la rando Lagune TORRE, 3 heures de marche aller (le reour se fait plus vite, ca descend !!), paysages magnifiques sur le trajet et au bout.
- J8 :Laguna de los tres : 4 heurs de marche aller dont la derniere heure pour faire 400 metres de denivelle tres hard , magnifique. Vaut le coup, meme si la lagune etait encore gelee, donc pas d un bleu intense.
Deux journees geniales a El chalten, mais faites vos courses avant d y aller, les prix ne sont pas indiques dans les magasins, tout est donc a la tete du client (pigeon again !!).
- J9 : Retour a El calafate, puis bus pour Puerto Madryn (755 pesos au total pour une personne avec Taqsa puis a partir de Comodoro Rivadera (CDR) avec une autre compagnie) changement de bus a Rio Galegos, puis Comodoro, pause d une heure a Trelew, puis arrivee a Puerto Madryn apres 24 heures de trajet. Auberge El Gualicho : 80 pesos la nuit en dortoir pour 6, salle de bain privative, tres grande cuisine, tres propre, patio avec hamacs, petit dej pas trop mal.
- J10 : notre plus grand plaisir en Argentine, plongee avec les otaries. Avec Scuba Duba : 750 pesos les 45 minutes de snorkeling ou de plongee avec bouteilles (necesite une license PADI ou equivalent). Nous etions que deux avec deux encadrants. Experience geniale. Peu de monde a l arrivee sur le site, un peu plus apres. Bien sur, ce n est pas la pleine saison en octobre.
- J11 : nous louons une voiture pour 4 (reserver la voiture le plus tot possible pour etre sur d en avoir une a dispo) pour 440 pesos chez un loueur (pseudo Avis) sur la rue principale (payer en espece permet d'avoir 10% de reduc). Nous partons pour El Doradillo, nous voyons les baleines de tres pres (y aller a maree haute). Puis la Peninsule de Valdes, entree du parc a 100 pesos par personne. Nous roulons en tout pendant 5 heures en faisant la boucle nord. Piste praticable, 60 a 70 km heure. Nous avons vu des guanacos, fait un arret de 20 min pour voir une douzaine de pingouins a l est et 20 min pour voir de tres loin 6-7 lions de mer au nord. Un peu decus par cette excursion, il semble qu il soit preferable de faire El Doradillo pour les baleines (il existe sinon une excursion payante en bateau 350 pesos a partir de Puerto Pyramides). Puis partir vers le sud Puerto Tombo (payant)pour la colonie de pingouins, la Isla ESCONDIDA pour pouvoir presque toucher des lions de mer et un autre site vers Trelew pour faire du bateau au milieu des dauphins noirs et blancs (payant).
- J12 : repos, avant de prendre le bus pour Buenos Aires. 575 pesos avec Andesmar, reserve a l'avance, mais annule au dernier moment sans en connaitre la raison, nous avons finalement pris une autre compagnie pour 50 pesos de moins. Trajet de 19 heures !! Puis a Buenos Aires, nous reprenons un bus pour Iguazu. A nouveau 19 heures de trajet. Toujours aller au terminal, faire le tour des compagnie pour avoir les meilleurs tarifs. Il ont parfois des redcs (en periode creuse).
La suite du voyage dans un prochain post !!!
Tout ceci represente notre avis personnel, nous avons rencontres d'autres personnes ayant des avis differents sur les excursions et les villes. Prevoyer d'avoir toujours des especes sur vous, cela permet de payer moins cher parfois. Attention : nous n'avons jamais reussi a retirer plus de 1000 pesos au distributeur par retrait, donc verifier vos frais de retrait !!
Bref, nous avons aussi pris notre photo avec le panneau Ushuaia, fait tamponne nos passeports a la Poste, parcouru la ville, le port, envoye nos cartes postales (3 pesos + 11 pesos par timbre) Nous sommes repartis un peu decu de ce periple au "bout du monde". En allant du cote de El Chalten puis Puerto Madryn on voit la meme chose qu a Ushuaia, mais en mieux.
- J4 : avec deux autres francais, nous avons paye un billet d avion Ushuaia-El calafate sur le site internet Aerolineas. Prendre la langue anglais argentin ou espagnol argentin et vous beneficierez du tarif residents argentin. Je ne sais pas si ca marche a tous les coups, mais en saisissant nos numeros de passeports francais c est passe comme une lettre a la Poste. Aucune remarque au guichet de la compagnie. C etait quasiment le meme prix que le bus : 73 euros chacun+ quelques pesos de taxe a payer a l aeroport. On a survole le lago argentino et le Perito Moreno. 35 pesos de taxi pour aller a l aeroport (il n y a pas de bus)
- J5 : Arrivee a El Calafate : 140 pesos de taxi pour 4 (le bus etait a 45 pesos par personne). Auberge Che Lagarto en dortoir pour 12. Pas cher, mais nous n avons pas note le prix. Dortoir de 12, sans placard, 3 douches, 3 lavabos, 3 WC pour 24 lits (2 dortoirs contigus). Pas terrible et cuisine petite sous equipee. Musique toujours a fond. En se baladant dans a El calafate, nous avons decide de louer un voiture a 4 personnes pour aller au Perito Moreno le lendemain. location : 400 pesos + 60 pesos d essence. Le loueur est un peu a l exterieur de la ville, en partant du terminal de bus, apres le supermarche Anonima, apres un petit pont a droite (je n ai plus le nom du loueur).
- J6 : Paye l entree du Parc PM : 100 pesos chacun. Perito Moreno et l eau bleu turquoise du Lago Argentino. Nous y avons passe une bonne partie de la journee en restant jusqu a la fermeture, apres le depart des bus de touriste. (prix excursion en bus avec guide : 180 pesos + 100 pesos entree du parc). C etait super beau, tres bonne journee. Nous voulions faire la croisiere Todos Glaciares, mais cela coutait 750 pesos + encore 100 pesos pour l entree du Parc car le lendemain du PM. D une part cela est bien plus cher que les prix indique dans le Routard (les prix grimpent de semaines en semaines, mise a part l inflation, je crois que nous sommes de beaux pigeons), mais la Baie d Onelli n etait pas accessible pour y faire une rando alors que cela compte pour un tiers de l excursion. Remplacee par un tour en bateau pres du PM. La petite rando sur le PM etait autour de 300 pesos, nous avons hesite, mais ne l avons pas fait. Idem pour le tour en bateau sur les cotes du PM (environ 350 pesos).
- J7 : El Chalten : bus de 7h30 pour 90 pesos aller retour + taxe 5 pesos par personne. Arrivee vers 11 h a l Auberge Condor de les Andes. Auberge sympa, 50 pesos (nous avons eu une petite reduc en arrivant a 4, mais sans rien demander) par personnes pour un dortoir de 4 avec salle de bain privee. Nettoyes tous les jours. Cuisine un peu sous equipee pour toute l auberge. Petit dej en sus :28 pesos. Mais tres bien quand meme. Nous avons attaque la rando Lagune TORRE, 3 heures de marche aller (le reour se fait plus vite, ca descend !!), paysages magnifiques sur le trajet et au bout.
- J8 :Laguna de los tres : 4 heurs de marche aller dont la derniere heure pour faire 400 metres de denivelle tres hard , magnifique. Vaut le coup, meme si la lagune etait encore gelee, donc pas d un bleu intense.
Deux journees geniales a El chalten, mais faites vos courses avant d y aller, les prix ne sont pas indiques dans les magasins, tout est donc a la tete du client (pigeon again !!).
- J9 : Retour a El calafate, puis bus pour Puerto Madryn (755 pesos au total pour une personne avec Taqsa puis a partir de Comodoro Rivadera (CDR) avec une autre compagnie) changement de bus a Rio Galegos, puis Comodoro, pause d une heure a Trelew, puis arrivee a Puerto Madryn apres 24 heures de trajet. Auberge El Gualicho : 80 pesos la nuit en dortoir pour 6, salle de bain privative, tres grande cuisine, tres propre, patio avec hamacs, petit dej pas trop mal.
- J10 : notre plus grand plaisir en Argentine, plongee avec les otaries. Avec Scuba Duba : 750 pesos les 45 minutes de snorkeling ou de plongee avec bouteilles (necesite une license PADI ou equivalent). Nous etions que deux avec deux encadrants. Experience geniale. Peu de monde a l arrivee sur le site, un peu plus apres. Bien sur, ce n est pas la pleine saison en octobre.
- J11 : nous louons une voiture pour 4 (reserver la voiture le plus tot possible pour etre sur d en avoir une a dispo) pour 440 pesos chez un loueur (pseudo Avis) sur la rue principale (payer en espece permet d'avoir 10% de reduc). Nous partons pour El Doradillo, nous voyons les baleines de tres pres (y aller a maree haute). Puis la Peninsule de Valdes, entree du parc a 100 pesos par personne. Nous roulons en tout pendant 5 heures en faisant la boucle nord. Piste praticable, 60 a 70 km heure. Nous avons vu des guanacos, fait un arret de 20 min pour voir une douzaine de pingouins a l est et 20 min pour voir de tres loin 6-7 lions de mer au nord. Un peu decus par cette excursion, il semble qu il soit preferable de faire El Doradillo pour les baleines (il existe sinon une excursion payante en bateau 350 pesos a partir de Puerto Pyramides). Puis partir vers le sud Puerto Tombo (payant)pour la colonie de pingouins, la Isla ESCONDIDA pour pouvoir presque toucher des lions de mer et un autre site vers Trelew pour faire du bateau au milieu des dauphins noirs et blancs (payant).
- J12 : repos, avant de prendre le bus pour Buenos Aires. 575 pesos avec Andesmar, reserve a l'avance, mais annule au dernier moment sans en connaitre la raison, nous avons finalement pris une autre compagnie pour 50 pesos de moins. Trajet de 19 heures !! Puis a Buenos Aires, nous reprenons un bus pour Iguazu. A nouveau 19 heures de trajet. Toujours aller au terminal, faire le tour des compagnie pour avoir les meilleurs tarifs. Il ont parfois des redcs (en periode creuse).
La suite du voyage dans un prochain post !!!
Tout ceci represente notre avis personnel, nous avons rencontres d'autres personnes ayant des avis differents sur les excursions et les villes. Prevoyer d'avoir toujours des especes sur vous, cela permet de payer moins cher parfois. Attention : nous n'avons jamais reussi a retirer plus de 1000 pesos au distributeur par retrait, donc verifier vos frais de retrait !!
Bonjour,
Je sais que ce genre de post est assez fréquent mais voilà, moi aussi j’ai besoin de quelques conseils avisés.
Alors voilà le périple prévu :
Départ le 11 juillet 2011
Vol Paris/BA
12/07 : journée à BA
13 : matinée à BA puis vol vers Iguazu.
14/15 : journées à Iguazu
16 : Vol vers Salta (arrivée à 11H45) Après-midi à Salta. Location de voiture.
17 : route vers Pumamarca/Tilcara/huacalera.
18 : Route vers Humahuaca puis Salinas grandes vers Susques.
19 : route susques/Atacama
20 : journée à Atacama.
21 : retour vers Susques
22 : route susques/Cachi.
23 : Route Cachi/cafayate.
24 : journée autour de cafayate (quilmes…)
25 :?
26 : retour sur salta et vol vers Trelew à 14H15 (arrivée à 21H15)
27/28 : journées sur la péninsule valdés.
29 : vol vers BA puis vers Paris.
Tous les vols sont déjà réservés et payés, les dates des 13, 16, 26 et 29 ne sont donc pas modifiables.
Voilà, maintenant mes petites questions :
- Il me reste une journée à caser (celle du 25) où dois-je la mettre : rester une journée de plus à Atacama ? une de plus vers Cafayate ? ou vers le nord de l’Argentine ? Sachant qu’on est pas trop « ville » et qu’on adore les grands espaces.
- L’arrivée à Trelew (jour 26) est prévu à 21H15 : pensez-vous que l’on doit réserver la voiture et la prendre le soir même ou bien y a t-il moyen de rejoindre la ville même à cette heure-ci ?
- La route vers Atacama par susques n’est-elle pas trop dure ? (je parle de l’altitude).
- En juillet quelles seront les températures dans ces différentes régions : je sais que c’est l’hiver mais à quoi doit-on s’attendre ? 10°C ? 0°C ou moins ?
Bien sûr je suis preneur de toutes remarques concernant ce circuit. Je n'ai réservé aucun hotel si vous avez de bonnes adresses pour ces différentes escales, je suis preneur aussi.
Merci beaucoup par avance de prendre un peu de temps pour m’aider.
Aurélien
Je sais que ce genre de post est assez fréquent mais voilà, moi aussi j’ai besoin de quelques conseils avisés.
Alors voilà le périple prévu :
Départ le 11 juillet 2011
Vol Paris/BA
12/07 : journée à BA
13 : matinée à BA puis vol vers Iguazu.
14/15 : journées à Iguazu
16 : Vol vers Salta (arrivée à 11H45) Après-midi à Salta. Location de voiture.
17 : route vers Pumamarca/Tilcara/huacalera.
18 : Route vers Humahuaca puis Salinas grandes vers Susques.
19 : route susques/Atacama
20 : journée à Atacama.
21 : retour vers Susques
22 : route susques/Cachi.
23 : Route Cachi/cafayate.
24 : journée autour de cafayate (quilmes…)
25 :?
26 : retour sur salta et vol vers Trelew à 14H15 (arrivée à 21H15)
27/28 : journées sur la péninsule valdés.
29 : vol vers BA puis vers Paris.
Tous les vols sont déjà réservés et payés, les dates des 13, 16, 26 et 29 ne sont donc pas modifiables.
Voilà, maintenant mes petites questions :
- Il me reste une journée à caser (celle du 25) où dois-je la mettre : rester une journée de plus à Atacama ? une de plus vers Cafayate ? ou vers le nord de l’Argentine ? Sachant qu’on est pas trop « ville » et qu’on adore les grands espaces.
- L’arrivée à Trelew (jour 26) est prévu à 21H15 : pensez-vous que l’on doit réserver la voiture et la prendre le soir même ou bien y a t-il moyen de rejoindre la ville même à cette heure-ci ?
- La route vers Atacama par susques n’est-elle pas trop dure ? (je parle de l’altitude).
- En juillet quelles seront les températures dans ces différentes régions : je sais que c’est l’hiver mais à quoi doit-on s’attendre ? 10°C ? 0°C ou moins ?
Bien sûr je suis preneur de toutes remarques concernant ce circuit. Je n'ai réservé aucun hotel si vous avez de bonnes adresses pour ces différentes escales, je suis preneur aussi.
Merci beaucoup par avance de prendre un peu de temps pour m’aider.
Aurélien
Bonjour,
Je m’appelle Belinda et mon mari Rodrigo, nous avons vécu 4 ans à San Carlos de Bariloche, en Argentine (mon mari est argentin) et maintenant nous habitons en France, en Savoie.
Nous étions à la recherche d’infos pour l’organisation de notre lune de miel aux Seychelles et c’est en visitant plusieurs blog de voyage qui m’ont beaucoup aidée que je me suis dit « pourquoi pas faire un blog sur nos voyages, pour nous aussi aider des futurs voyageurs à la recherche d’infos pratiques, astuces, bons plans… »
ET VOILA NOTRE BLOG EST NE le 6 février 2014 !!! http://voyagebelindarodrigo.free.fr/
Depuis toute petite, mes parents m’ont toujours emmenée partout… j’ai visité des endroits magnifiques comme la Polynésie (où j’ai réalisé mon rêve de petite fille : nager avec un dauphin !), le Kenya et la Tanzanie (on a vu des milliers d’animaux, c’était juste génial !), les Etats-Unis, la Jamaïque, l’île Maurice, la Martinique, les Baléares… Je suis aussi allée un mois en Australie, chez une correspondante (j’étais à Melbourne et nous avons aussi visité le Queensland, magnifique !) et pour mes 18 ans, je suis partie une semaine en Tunisie avec mon cousin… et voilà c’est comme ça que je suis devenue accro aux voyages !!! Je n’aime pas les voyages organisés, ce que j’aime c’est réserver les billets d’avion, préparer tout mon voyage moi même et aussi dormir dans des maisons/chambres d’hôtes pour être plus proche des locaux.
A la suite je vais poster mes derniers voyages : l'ARGENTINE (où j'ai habité pendant 4 ans), le PEROU et les SEYCHELLES (et des autres suivront !!!), vous pouvez retrouver l'intégralité de mes Carnets de Voyage sur mon blog.
Voilà, j'espère que ça vous aidera dans la préparation de votre voyage. Si jamais vous avez besoin d'infos, conseils... N'hésitez à commenter mon message dans le forum ou n'importe quel article de mon blog.
A bientôt et bon futur voyage !
Je m’appelle Belinda et mon mari Rodrigo, nous avons vécu 4 ans à San Carlos de Bariloche, en Argentine (mon mari est argentin) et maintenant nous habitons en France, en Savoie.
Nous étions à la recherche d’infos pour l’organisation de notre lune de miel aux Seychelles et c’est en visitant plusieurs blog de voyage qui m’ont beaucoup aidée que je me suis dit « pourquoi pas faire un blog sur nos voyages, pour nous aussi aider des futurs voyageurs à la recherche d’infos pratiques, astuces, bons plans… »
ET VOILA NOTRE BLOG EST NE le 6 février 2014 !!! http://voyagebelindarodrigo.free.fr/
Depuis toute petite, mes parents m’ont toujours emmenée partout… j’ai visité des endroits magnifiques comme la Polynésie (où j’ai réalisé mon rêve de petite fille : nager avec un dauphin !), le Kenya et la Tanzanie (on a vu des milliers d’animaux, c’était juste génial !), les Etats-Unis, la Jamaïque, l’île Maurice, la Martinique, les Baléares… Je suis aussi allée un mois en Australie, chez une correspondante (j’étais à Melbourne et nous avons aussi visité le Queensland, magnifique !) et pour mes 18 ans, je suis partie une semaine en Tunisie avec mon cousin… et voilà c’est comme ça que je suis devenue accro aux voyages !!! Je n’aime pas les voyages organisés, ce que j’aime c’est réserver les billets d’avion, préparer tout mon voyage moi même et aussi dormir dans des maisons/chambres d’hôtes pour être plus proche des locaux.
A la suite je vais poster mes derniers voyages : l'ARGENTINE (où j'ai habité pendant 4 ans), le PEROU et les SEYCHELLES (et des autres suivront !!!), vous pouvez retrouver l'intégralité de mes Carnets de Voyage sur mon blog.
Voilà, j'espère que ça vous aidera dans la préparation de votre voyage. Si jamais vous avez besoin d'infos, conseils... N'hésitez à commenter mon message dans le forum ou n'importe quel article de mon blog.
A bientôt et bon futur voyage !
Bonjour,
J'atterris en novembre prochain à Trelew pour 48h et souhaiterais louer une voiture dès l'aéroport. Les prix que je trouve actuellement sont très élevés: environ 720 pesos (145 EUR donc) pour deux jours pour une économique, km illimités.
Quelqu'un aurait un bon plan ?
Pour donner une idée, j'ai loué une voiture à Salta pour 7 jours à 210 EUR...
Merci...
Phil
J'atterris en novembre prochain à Trelew pour 48h et souhaiterais louer une voiture dès l'aéroport. Les prix que je trouve actuellement sont très élevés: environ 720 pesos (145 EUR donc) pour deux jours pour une économique, km illimités.
Quelqu'un aurait un bon plan ?
Pour donner une idée, j'ai loué une voiture à Salta pour 7 jours à 210 EUR...
Merci...
Phil
Bonjour,
J'aimerais avoir des avis de personnes ayant loué des voitures pour visiter la peninsula Valdes : Quelle agence me conseillez-vous ? Quels sont les tarifs pratiqués ? Nous pensons louer pour 3 jours. Avez-vous été confrontés à la panne ou un accident ? Comment cela se passe-t'il ? Les agences de location sont-elles ouvertes tous les jours ? Faut-il posséder un permis de condire international ou le permis français suffit-il ?
Merci de vos réponses
Fabrice
Bonjour à toutes et tous,
Je pars avec 5 amis en juillet en Argentine. Nous voulons faire le trajet suivant en 2 semaines et demi : 1- Buenos Aires - San Juan 2- San Juan - La Rioja 3- La Rioja - Salta 4- Salta - Buenos Aires 5- Buenos Aires - Porto Iguazu - Buenos Aires
En bus cela nous coûterait environ 320 € par personne.
Ce trajet peut-il se faire en voiture de location (état de la route, permis français valable...)? Si oui pensez vous que cela coûtera moins cher?
Je pars avec 5 amis en juillet en Argentine. Nous voulons faire le trajet suivant en 2 semaines et demi : 1- Buenos Aires - San Juan 2- San Juan - La Rioja 3- La Rioja - Salta 4- Salta - Buenos Aires 5- Buenos Aires - Porto Iguazu - Buenos Aires
En bus cela nous coûterait environ 320 € par personne.
Ce trajet peut-il se faire en voiture de location (état de la route, permis français valable...)? Si oui pensez vous que cela coûtera moins cher?
Bonjour à tous!
Nous partons pour l'Argentine dans un mois, nous serons 10 jours sur place.
Nous voulons voir BA, la péninsule de Valdes, El Calafate et Ushuaia (dans cet ordre) C'est court, je sais....
Déjà ce sera l'avion pour circuler dans le pays. Mais nous souhaitons tout de même louer une voiture dans un des sites, histoire de se ballader un peu. En lisant les guides, j'ai bien envie de prendre une voiture pour silloner la péninsule de Valdes et les environs si c'est réalisable. C'est une bonne idée ou pas?
D'autre part, nous allons de voir faire des choix: 3 destinations à deux jours et une à trois jour. Qu'en pensez vous, où faut-il rester trois jours?
Autre question: 600 euros pour BA-Trelew, Trelew-El Calafate, Elcalafate-Ushuaia, Ushuaia-BA. Ca vous semble honnête ou on peut chercher moins cher?
Merci.
Bonjour,
Nous avons enfin pu planifier nos prochaines vacances et ça sera l'Argentine! Principalement le Nord mais comme il y a possibilité d'observer les baleines à Valdes, j'ai tenu à intégrer cela dans notre itinéraire. De plus, je me dis pourquoi pas faire un vol pour El Calafate et voir le Perito Moreno? Je rêve de la Patagonie depuis toujours... Peut-être que ça fait un peu beaucoup en fonction du reste, et c'est pour cela que j'aimerais avoir vos conseils et avis. Nous avons 22 jours à disposition sur place. Peut-être que certains endroits de mon itinéraire valent la peine qu'on s'y attardent et que je pourrais enlever certaines choses?
De plus, je ne sais pas quels trajets valent vraiment la peine d'être faits en bus (paysages)? Car si on peut gagner un peu de temps sur un trajet qui peut tout aussi bien se faire avec un vol interne, pourquoi pas. Surtout qu'on a déjà prévu pas mal de bus...
Mille mercis d'avance pour vos avis et conseils!
Itinéraire
Samedi 13 août Arrivée à BA à 7h35. Visite de la ville
Dimanche 14 août Visite BA puis départ vers 20h45 direction San Ignacio
Lundi 15 août Arrivée à San Ignacio vers 09h. Visite puis départ dans l'après-midi pour Puerto Iguazu
Mardi 16 août Iguazu côté Brésil
Mercredi 17 août Iguazu côté Argentin.
Jeudi 18 août Départ de Puerto Iguazu à 11h direction Salta
Vendredi 19 août Arrivée à Salta vers 10 h. Visite de la ville et location voiture
Samedi 20 à Jeudi 25 août Région Salta-Jujuy
Vendredi 26 août Départ de Salta vers 15h direction Mendoza
Samedi 27 août Arrivée à Mendoza vers 9h00. Visite de la ville
Dimanche 28 août Mendoza puis vol pour El Calafate
Lundi 29 août El Calafate: Perito Moreno
Mardi 30 août El Calafate: Perito Moreno et Parc des Glaciers
Mercredi 31 août Vol vers Trelew puis navette vers Puerto Madryn
Jeudi 1er septembre Peninsule Valdes
Vendredi 2 septembre Peninsule Valdes
Samedi 3 septembre Vol vers pour Buenos Aires, repos.
Dimanche 4 septembre Retour
Nous avons enfin pu planifier nos prochaines vacances et ça sera l'Argentine! Principalement le Nord mais comme il y a possibilité d'observer les baleines à Valdes, j'ai tenu à intégrer cela dans notre itinéraire. De plus, je me dis pourquoi pas faire un vol pour El Calafate et voir le Perito Moreno? Je rêve de la Patagonie depuis toujours... Peut-être que ça fait un peu beaucoup en fonction du reste, et c'est pour cela que j'aimerais avoir vos conseils et avis. Nous avons 22 jours à disposition sur place. Peut-être que certains endroits de mon itinéraire valent la peine qu'on s'y attardent et que je pourrais enlever certaines choses?
De plus, je ne sais pas quels trajets valent vraiment la peine d'être faits en bus (paysages)? Car si on peut gagner un peu de temps sur un trajet qui peut tout aussi bien se faire avec un vol interne, pourquoi pas. Surtout qu'on a déjà prévu pas mal de bus...
Mille mercis d'avance pour vos avis et conseils!
Itinéraire
Samedi 13 août Arrivée à BA à 7h35. Visite de la ville
Dimanche 14 août Visite BA puis départ vers 20h45 direction San Ignacio
Lundi 15 août Arrivée à San Ignacio vers 09h. Visite puis départ dans l'après-midi pour Puerto Iguazu
Mardi 16 août Iguazu côté Brésil
Mercredi 17 août Iguazu côté Argentin.
Jeudi 18 août Départ de Puerto Iguazu à 11h direction Salta
Vendredi 19 août Arrivée à Salta vers 10 h. Visite de la ville et location voiture
Samedi 20 à Jeudi 25 août Région Salta-Jujuy
Vendredi 26 août Départ de Salta vers 15h direction Mendoza
Samedi 27 août Arrivée à Mendoza vers 9h00. Visite de la ville
Dimanche 28 août Mendoza puis vol pour El Calafate
Lundi 29 août El Calafate: Perito Moreno
Mardi 30 août El Calafate: Perito Moreno et Parc des Glaciers
Mercredi 31 août Vol vers Trelew puis navette vers Puerto Madryn
Jeudi 1er septembre Peninsule Valdes
Vendredi 2 septembre Peninsule Valdes
Samedi 3 septembre Vol vers pour Buenos Aires, repos.
Dimanche 4 septembre Retour
Bonjour,
Après mon post sur Salta et Valdès, voici les questions sur la suite de mon voyage en Argentine en novembre prochain.
Je devrais arriver vers le 20 novembre à El Calafate en avion depuis Trelew. Nous comptons passer 4 à 5 jours dans la région.
Premier jour: bien sûr, une excursion est prévue au Perito Moreno. Je voudrais un circuit en bateau et pourquoi pas une courte balade sur le glacier. Une agence à recommander ? Et une idée des tarifs ? Deuxième jour: balade en bateau sur le Lago Argentina (glacier Upsala) bien que cela semble cher... Troisième jour: bus le matin sur El Chalten et rando l'aprèm (Laguna Torre ?). Nuit à El Chalten. Quatrième jour: rando sur Laguna De Los Très. Nuit à El Chalten ou El Calafate. Cinquième jour: vol vers Ushuaia
Questions; y a t'il un avantage (financier) à louer une voiture pour ces jours autour d'El Calafate ? On est deux.
Faut-il réserver à l'avance les hôtels ?
Une idée du climat en novembre, surtout en termes de visibilité ? Je sais, personne ne peut le dire, mais bon, on sait jamais ;-)
Les deux randos citées au Fritz Roy sont-elles difficiles ? Une idée des dénivellées ?
Sinon, d'autres excursions intéressantes dans le coin ?
Merci d'avance !
Phil
Après mon post sur Salta et Valdès, voici les questions sur la suite de mon voyage en Argentine en novembre prochain.
Je devrais arriver vers le 20 novembre à El Calafate en avion depuis Trelew. Nous comptons passer 4 à 5 jours dans la région.
Premier jour: bien sûr, une excursion est prévue au Perito Moreno. Je voudrais un circuit en bateau et pourquoi pas une courte balade sur le glacier. Une agence à recommander ? Et une idée des tarifs ? Deuxième jour: balade en bateau sur le Lago Argentina (glacier Upsala) bien que cela semble cher... Troisième jour: bus le matin sur El Chalten et rando l'aprèm (Laguna Torre ?). Nuit à El Chalten. Quatrième jour: rando sur Laguna De Los Très. Nuit à El Chalten ou El Calafate. Cinquième jour: vol vers Ushuaia
Questions; y a t'il un avantage (financier) à louer une voiture pour ces jours autour d'El Calafate ? On est deux.
Faut-il réserver à l'avance les hôtels ?
Une idée du climat en novembre, surtout en termes de visibilité ? Je sais, personne ne peut le dire, mais bon, on sait jamais ;-)
Les deux randos citées au Fritz Roy sont-elles difficiles ? Une idée des dénivellées ?
Sinon, d'autres excursions intéressantes dans le coin ?
Merci d'avance !
Phil










