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Bolivia: Beyond the Illusions, the Disaster
When I set off for Bolivia, like many Europeans, I was full of illusions (fed by the propaganda of President Evo Morales, a would-be dictator with limited intelligence). I quickly became disillusioned—everything there seems to be built on lies: political disaster, ecological disaster, economic disaster despite drug trafficking and smuggling with China, dietary disaster, intellectual disaster... Its only saving grace is being a vast, sparsely populated country, so nature lovers can still find rich, relatively untouched landscapes far from human settlements (but for how long?)

Where humans dominate, the disaster worsens year by year: water, soil, and air are contaminated, meat is pumped full of hormones, GMOs are everywhere, fish are loaded with lead and mercury (thousands of tons of waste are dumped into Lake Titicaca on both the Bolivian and Peruvian sides), and the food is ultra-artificial (all the additives banned in Europe are abundant there). For example, out of 50 fruit yogurts, only two actually contain fruit... In short, don’t expect to go there for a health retreat.

As for its capital, even though you’ll see "wonderful" written everywhere, the city is ugly, extremely polluted, and not particularly interesting. But since few Bolivians leave Bolivia and the public education system is one of the dumbest in the world, they don’t care. A stupid law decreeing that taxes are only paid once construction is finished means thousands of buildings will never be completed... Anyway, you’ve probably gathered by now that it’s not worth wasting too much time there. If you decide to go to Bolivia, it’s best to know what you’re getting into...

So what should you do? A stop in Copacabana is pleasant, as is one in Tiwanaku. A stay in Samaipata is nice, and the cities of Sucre and Potosí still have charm. The Uyuni salt flats are also worth seeing. Venture off the beaten path, even if transportation is complicated and sometimes dangerous.

Don’t be surprised by the omnipresent police (many of whom are corrupt) and military, or by the almost daily protests... These are just some of Bolivia’s characteristics. But when you pass through quickly, you tend to see what you want to see.

On the gastronomy front, aside from the fact that in many places the food is a cocktail of pesticides, GMOs, heavy metals, and dangerous additives—all washed down with plenty of Coca-Cola—don’t expect refined cuisine... That said, like everywhere, you’ll find kind people (though relationships are often superficial) and stunning landscapes. There you go—just offering a different perspective from the dazzled accounts of tourists who only scratch the surface without understanding the harsh realities. And I haven’t even touched on the administrations, social disparities, the TIPNIS conflict, disappearances (girls for prostitution and boys for organ trafficking), etc...
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Problème d'altitude au Pérou/Bolivie
J'aurai voulu savoir si quelqu'un avait connu des problèmes avec l'altitude (au-delà des fatidiques 4000m), notamment avec des enfants. Faut-il faire des "paliers" réguliers, genre s'arrêter deux ou trois jours à 3000, deux ou trois jours à 3500m, etc... Effectivement, nous envisageons ce voyage et nous avons vu que certains parents ont vu leur gamin assez mal, mais surtout problèmes d'otites et intestinaux. Nous vivons à près de 1200m d'altitude, mais ça n'empêche pas qu'on se pose des questions. Merci à tous
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Marcher pendant 3 à 4 mois en Amérique du Sud: où aller?
Bonjour,

Je pars avec mon ami pour plusieurs mois (6, 7, peut être plus) en Amérique du Sud en septembre (vol acheté la semaine dernière pour le Brésil). Nous avons 26 et 27 ans et quittons nos emplois afin de faire une pause, de partir en voyage de manière assez simple. Nous ne cherchons pas à faire le tour des curiosités touristiques du continent. Nous avons tous les deux eu plusieurs longues expériences de voyages, en asie et en Afrique ces dernières années.

Bons marcheurs, nous recherchons un itinéraire pour réaliser une marche à pied de 3 ou 4 mois, quelque part sur le continent. Idéalement autour des Andes, mais sans être trop fixé. Nous avons lu pas mal autour des treks réalisés sur ces pays là, mais cela concerne des itinéraires de quelques jours à 2 ou 3 semaines, or nous voulons marcher plusieurs mois, à notre rythme (= aller vite quand on en a envie, prendre notre temps quand on en a envie :)

On envisage de faire l'essentiel de ce parcours en bivouac, mais avec un matériel très light, donc dans l'idéal on exclu les parcours qui nécessitent d'être autonomes plus de 2 ou 3 jours.

Notre budget pour ces quelques mois étant limité, on se dit que l'Argentine et ou le Chili pourrait être top. Des suggestions, avis ?

Merci ! :)
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Bolivie - Sucre - Sud Lipez - La Paz en 4x4 autonome
En préambule, je tiens à préciser que tout le voyage est fait maison, les moyens de transport et les hôtels (quand c'est possible) sont réservés et les itinéraires routiers sont tous programmés sur Base Camp, nommés de la date du jour du déplacement et sauvegardé sur un Garmin. Des itinéraires alternatifs sont également prévus en cas de problème de piste. Les cartes sont très détaillées mais comme on ne peut pas faire de pub, je ne nommerai pas la carte achetée, qui n'est pas une Garmin. Nous sommes deux couples partis pour un mois de découvertes du Pérou et de la Bolivie.

Après 11 jours passés au Pérou (les sites touristiques principaux...) , le 12 septembre 2017 nous entrons en Bolivie par le détroit de Tiquina, et cela en car, itinéraire Puno - La Paz. Longue journée...

Nous arrivons à la gare routière de La Paz à 17h30, où nous attend le chauffeur de l'hôtel Casa de Piedra. L'hôtel a un charme certain... La visite de la Paz se fera au retour de notre périple dans le Sud Lipez. Demain, c'est départ à 7h00 pour l'aéroport d'El Alto où nous prenons le vol pour Sucre, décollage à 9h20 précise. La Paz est sous le brouillard.... Arrivée à Sucre à 10h après un vol sans histoire. L'histoire, elle commence à l'aéroport, ou devraient nous attendre nos deux pick-ups Toy Hilux loués chez Imbex. Après 3 coups de fils laborieux, on nous répond qu'en fait les véhicules sont réservés, mais à partir de la date .... de retour à La Paz... mais que deux Hilux's sont disponibles à Sucre (par chance!), qu'ils seront prêts le lendemain, la deuxième roue de secours devant être livrée de La Paz le lendemain matin. On perdra de ce fait une demi-journée, rien de bien grave mais ce genre d'incident est toujours désagréable. Visite de Sucre et son marché couvert dans l'après-midi. Jolie petite ville sympathique.

Départ le lendemain matin pour l'agence afin de compléter l'équipement des véhicules pour le Sud Lipez: 3 jerrycans de 60 litres et la deuxième roue de secours. Puis plein à la station service du coin, long palabre entre le loueur et le directeur de la station sur la validité du certificat de remplissage des jerrycan. Finalement, le dit certificat nous permettra de remplir dans n'importe quelle station service 120 litres de plus que le plein du véhicule. Le départ pour Potosi - Tupiza se fera à 11h seulement... on ne visitera pas Potosi, ce qui n'est finalement pas une grande perte, puisque nous n'avions pas prévu la visite de la mine. Achat de quelques provisions en route

En route le pont sur le rio Pilcomayo.

Arrivée à Tupiza en fin d'après-midi, les 400 km de route étant très roulants sur la majeure partie du tracé. Nous logeons à l'Hostal Butch Cassidy. Nous ferons les plein en fin de journée. Le lendemain, visite des principales curiosités de Tupiza avec le fils du propriétaire de l'Hostal, qui nous guide sur les pistes du Dakar et les sentiers intéressants du coin: Canyon del Inca, Canyon del Duende, Río San Juan del Oro . Malheureusement, le ciel restera couvert toute la journée.







La suite demain: direction Guadalupe et la Ciudad de Roma...
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Visites incontournables au Pérou et en Bolivie?
Je part 42 jours au Pérou en Bolivie et au nord du Chili cet été.

Quels sont les incontournables au Pérou et en Bolivie sachant que je reste environ 8 jours au Pérou (J'arrive à Lima et je traverse en Bolivie en autobus) et environ 1 mois en Bolivie.

Je désir sortir des chemins touristiques le plus possible.

Merci !
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Itinéraire "self drive" Sud Lipez et nord du Chili en septembre
Bonjour à tous,

Cela se rapproche sérieusement et j'ai besoin de votre avis sur notre itinéraire de 3 semaines en pick-up de loc dans le sud ouest bolivien et le nord du Chili!

Un grand merci déja à vous tous (notamment Krikri, Garet, Max68, Airone et bien d'autres!), grâce à qui j'ai pu piocher ici et là de précieuses informations!

Mon compagnon et moi louons chez Biz à Sucre, un pick-up (soit l'hilux soit le Triton... surprise en arrivant!), pendant 17 jours avec 2 roues de secours, GPS, 2 bidons de 60l (reservoir des pick-up de 70l) et 3500 km. Bien sûr on emporte tout notre matos de camping! (Aglagla...)

Et attention, voici maintenant voici notre itineraire! :

10.09 : Arrivée 5 :30 à Santa Cruz. Vol vers Sucre à 12 :05 arrivée à Sucre 12 :50. nuit à Sucre

11.09 : Prise en main du 4X4. Sucre-Tupiza. Nuit à Tupiza -> 409km (Essence à Tupiza)

12.09 : Tupiza-El Sillar-Palacio Quemado-Ciudad de Roma. Nuit Camping ->184km (Env.10km difficiles vers Ciudad de Roma)

13.09 : Ciudad de Roma- payer l’entrée du PN 13km au nord de Quetena Chico - Laguna Céleste. Nuit camping ->178 km (env.20km difficiles pour se rendre à Laguna Celeste. Essence à Guadalupe et san Antonio(?))

14.09 : Laguna Céleste-contourner l’Unturucu par le sud- Salar de Chalviri par l’est, Laguna Verde, nuit camping ->193km (essence à quetena Chico ( ?))

15.09 : Laguna Verde, Passage de la frontière chilienne, Ascension Cerro Toco, Coucher de soleil au Mirador du Coyote. ->105km (Essence Sans Pedro de Atacama)

16.09 : Lagunas altiplaniques, Piedras Rojas, coucher de soleil à la Laguna Tebenquiche, nuit camping ->400 km

17.09 : Vallee de la Muerte, Vallée de La Luna

18.09 : San Pedro de Atacama- Thermes de Polques- Geysers sol de Manana-Laguna Colorada. Nuit Camping -> 160km ( Essence San Pedro de Atacama)

19.09 : Laguna Colorada- Arbol de Piedra- Lagunas Khara, Cahi, Pastos Grandes et Chullcani- Lagunas Hondia et Char Khota -Laguna Hedionda, Nuit camping ->187 km

20.09 : Laguna Hedionda- Laguna Canapa- Colchani à328km (Essence à San Cristoblal et Uyuni) 21.09 : Colchani- Isla Incahuasi- isla del Pescado, Nuit camping ->126km

22.09 : Isla del Pescado- ouest du salar de coipasa- Passage frontière vers le chili Colchane, camping dans le PN volcan Isluga ->210km (Essence à Pisiga) Ou 2ème option, car le louer nous interdit apparement de traverser le salar de Coipasa et dans ce cas : 22 :09 : Isla del Pescado- Salinas Garcia de Mendoza-San Martin- Chipayas- Huachacalla- Colchane ->290km (Essence à Pisiga) (Pistes difficiles à trouver sur le territoire Chipayas + gués à traverser)

23.09 : Colchane- Thermes de Polloqueres- Salar de Surire (par l’est qui semble plus joli) -Lac Chungara ->210km

24.09 : ascension Cerro Guane Guane, Laguna Chungara, nuit camping

25.09 : Laguna cotacotani, Sajama, Geysers, Laguna Huanacota (essence Tambo quemado)

26.09 : Ascension Parinacota, thermes (essence Sajama)

27.09 : route vers Sucre, nuit queque part en route ouà Sucre ->725km

28.09 : retour voiture le matin, vol pour santa Cruz à 16h, nuit à Santa Cruz

29.09 : Vol retour à 11 :30

Et voilà le tas de questions relatif à cet itineraire.... !

1) Que pensez-vous de mon itinéraire ? Je suis preneuse de tout conseil !

2)Avez-vous des remarques concernant l’état des routes/pistes ? difficultés à s’orienter sur certaines parties ? D’éventuels cours d’eau assez problématiques à passer ? Bref n’importe quel détail qui pourrait m’aider sur chaque portion !

3) J’ai cru comprendre que les passages de frontière sont assez compliqués niveau paperasse et autres et je crois qu’un certain numero de memorizacion serait important. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer plus exactement comment se passe ce passage de frontière ?

4) Est-il possible d’estimer approximativement combien dure le passage de la frontière ?

5) Quelqu’un aurait une idée approximative de la consommation d’essence ? Notamment entre Tupiza et Laguna Verde ? Combien de litre nous aurions besoin ? (difficile à calculer, avec la haute altitude !)

6) Savez-vous si nous pouvons passer la frontière de la Bolivie vers le Chili avec nos bidons pleins ? (j’ai pu lire des choses très contradictoires !) Et inversement si on rempli un bidon au chili, peut-on rentrer en Bolivie avec ?

7) Me confirmez-vous qu’il n’y'a pas de possibilité de trouver de l’essence entre Pisiga et Putre (donc pour moi, TamboQuemado)?

8) Pensez-vous qu’à Pisiga ils vont accepter de nous faire le plein sachant qu’on quitte la Bolivie pour le Chili ?

9) Avez-vous des conseils pour l’argent à San Pedro ? Possibilité d’échanger déjà au poste frontière ?

10) J’ai pu lire qu’il y’avait des refuges un peu partout sur notre trajet (ex : Laguna verde, Laguna Colorada….) Est-ce qu’il est facile de trouver une place en dortoir pour le soir même ou est-ce qu’il faut au préalable réserver ?

11) J’ai vu qu’il existait un camping pres du Lac Chungara dans le PN Lauca. Savez-vous s’il est autorisé de camper ailleurs dans le parc ? Est-il autoriser de camper dans la Reserve Las Vicunas et PN volcan Isluga?

10) Possibilité de camping « sauvage » aux alentours de San Pedro de Atacama ? et à Tebenquiche ?

Je suis certaine d'avoir encore plein d'autres questions.... Mais cela viendra au fil de vos nombreuses réponses!😎

Un grand merci à tous!
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Suggestions de treks en Bolivie et au Pérou d'avril à juin?
Hola ami trekkers !

Suis actuellement a Sucre en Bolivie ou je me suis poser avant de repartir! Voila, je serai encore tous le mois d avril en Bolivie puis je passerai au perou en mai et ce jusqu au mi juin. Je suis une trekkeuse ayant maintenant pas mal d experience en solo et en autonomie, aussi je voudrai savoir quel trek je pourrai envisager durant ces 2.5 mois. Pour ce qui est du macchu pichu, je le ferai par moi meme, bus et trek, car je n ai rien reserver et c est trop tard, donc je vais suivre l itineraire donner par d autre sur vf. Je voudrai faire l ascencion du huyana potosi, entre autre: est ce qu on peux le faire seule? combien de jours ? est ce un trek en autonomie?

Apres je ne sais pas !!!! qui a t il de sympa a faire en trek en Bolivie ? au Perou ? j ai lu plein de chose sur le forum, mais voila que choisir ? Je veux me faire plaisir, voir des belles choses, bref faire le plein d emotion, de paysages avant de rentrer!! Je suis sure que parmis vous, il y en a qui on deja parcouru ces 2 pays en long en large et en travers et qui doivent avoir une tres bonne idee des meilleurs spots pour le trek!!! Je sais qu il y a la cordilliere blanche, j ai entendu parler du trek de choquequirao, la cordilliere huyhuash, le trek de los cedros.... le trek del choro, ....mais qu'en est il exactement ? est ce qu il faut a chaque fois prendre un guide? existe t il des cartes sure et detaillee? je n ai pas de guide sur le perou donc c est pas facile de se faire une idee. Je ne cherche pas le defi physique, je veux juste me faire plaisir en marchant, prendre le temps, faire des photos, ecouter la terre tourner..... tout simplement.... Merci d avance pour tous vos bons conseils, je les attend avec impatience ! Anthesyte
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Volontariat dans le parc Ambue Ari en Bolivie
bonjour,

j'aurai aimé savoir si quelqu'un à entendu parler du parc ambue ari qui est entre trinidad et santa cruz! je pars dans les mois à venir en bolivie pour du volontariatet a la base je devais etre recu au parque machia (inti wara yassi) mais apparement il est loué et j'ai pas plus de details que ca. ils m'ont envoyés un mail en me disant que à present c'etait le parque ambue ari (sorte de demenagement je pense)mais je n'ai trouvé aucune infos sur ce présent; si quelqu'un a des infos vague ou precise je suis preneuse!! en attendant de vous lire... Merci d'avance marie
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Immatriculer sa moto pour Pérou - Chili - Bolivie
Bonjour!

J'ai trouvé quelques sujets similaires mais rien de très clair.

Alors voilà ma question : j'ai une moto au Pérou, immatriculé au Québec. J'aimerais savoir si il était possible de transférer l'immatriculation pour une péruvienne? (Chilienne fonctionnerait aussi).

Ou à quelle centre ou administration puis je m'informer?

Merci beaucoup

Tania
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Hautes altitudes à vélo, comment le gérer?
Bonjour à tous,

Nous partons pour un périple à vélo entre Santiago du Chili et Lima (Pérou). Pour ceux qui ont déjà vécu une expérience similaire, pouvez-vous nous éclairer sur ce point :

Lors de traversée de zones de très hautes altitudes (supérieures à 3000 mètres), est-il toujours possible de pédaler ? Quelle a été votre expérience sur ce sujet? Y-a-t-il des précautions à prendre avant de partir ou même pendant le voyage concernant ces hautes altitudes qu'il faudra traverser à vélo?

Merci pour votre aide!

A bientôt!
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Avis/conseils pour un voyage en Bolivie/Perou
Bonjour a toutes les bonnes ames du forum :-)

Je suis en train de planifier un voyage en Bolivie et au Perou pour le mois d'avril. Nous disposons d'un mois (28 jours sur place), nous avons planifie 1 boucle avec depart/arrivee a La Paz. J'aimerais vos avis et conseils eclaires. En gros ca donne :

J1 : arrivee a la Paz (7h), visite et acclimatation J2 : route de la mort en VTT. Le soir depart pour Sucre (bus de nuit) J3 : Sucre, visite et nuit J4 : depart pour Potosi et Visite J5 : Visite de Potosi et depart pour Uyuni (ou Tupiza ?) J6-7-8-9 : Salar de Uyuni -> San Pedro de Atacama J10 : San Pedro de Atacama, visite J11 : Liaison San-Pedro -> Arequipa J12 : Visite Arequipa J13-14-15 : Canon de Colca, descente dans le canyon / Cruz del Condor J16 : Liason Arequipa-Cuzco, nuit a Cuzco J17 : Visite Cuzco J18-19-20-21 : Trek de l'Inca & Macchu Picchu J22 : Liaison vers Copacabana, nuit sur place J23 : Isla del Sol (+ de la Luna ?) J24 : Liaison vers La Paz

Est-ce que ca vous parait equilibre comme sejour et realisable ?

J'aimerais bien faire un sommet vers 5900-6000m. Au choix j'ai : Licancabur (propose par les agences en 1 jour a la fin du Uyuni-San Pedro de Atacama) Chachani (en 2 jours depuis Arequipa) El Misti (en 2 jours depuis Arequipa) Huayna Potosi (en 2 jours depuis la Paz) Lequel me conseilleriez-vous ?

Il reste 2-3 jours de marge, je pense que c'est plus confortable

J'ai d'autres endroits que j'aurais bien aime visiter mais je n'arrive pas a choisir : les geoglyphes de Nazca le Parc de Lauca Pensez-vous que je pourrais "compresser" une journee a Sucre ou a Potosi (ou carrement sacrifier la visite d'une des 2 villes...) a la place ?

D'autres questions : la descente de Corocio ("route de la mort") en Vtt des le 2eme jour, ca vous parait jouable ou alors faudrait prevoir quelques jours de plus pour l'acclimatation ? pour le salar de Uyuni, vous prendriez un depart de Uyuni ou Tupiza ? (Tupiza est probablement beaucoup plus joli que Uyuni pour passer une journee, dans le cas ou on ne peut trouver un depart le jour meme) j'ai lu que le canon de Cotahuasi est moins courru que celui de Colca, vous avez des infos dessus ? j'ai vu que loger a Cuzco coutait tres cher... y'a t'il une alternative ? Aguas Calientes ?

Merci d'avance a tous ceux qui prendront du temps pour repondre au petit nouveau que je suis :-) Ce forum est genial, j'ai trouve plein d'infos dessus, je ferai un rapport en revenant pour continuer a le faire vivre !
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Prendre l'avion pour New York avec seulement un billet d'avion retour au départ de la Bolivie?
Bonjour,

J'ai pas mal cherché et j'ai pas trouvé sur le forum une situation qui correspond à mon cas. J'explique : - J'ai pris un aller simple pour New-York pour fin décembre. Je connaissais cette histoire de 90 jours et de problèmes à l'aéroport sans billet retour et je comptais faire passer le tout en prenant un visa-travail au canada (le fameux Programme Vacances Travail) à compter de janvier. Problème : ils n'ont ouvert les demandes de visa que jeudi 19 novembre dernier. J'ai donc très peur d'être déjà parti (ou en train de discutailler à l'aéroport) quand je recevrai le Visa.

- Or, mon but était d'abord de descendre la côte Est par la route et de descendre jusqu'au Mexique, puis jusqu'en Bolivie. Je voulais alors aller directement en avion de la Bolivie jusqu'au Canada, début mai.

La question est : on ne me laissera jamais prendre l'avion pour New-York avec seulement un billet d'avion retour au départ de la Bolivie, n'est ce pas ? Si non, quelles sont les solutions, à part acheter un billet d'avion (New-York à Paris) retour open ou remboursable ?

En remerciant d'avance ceux qui pourraient m'éclairer... Joseph
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Un mois dans les Andes, péripéties en altitude
Salut tout le monde,

message modifié le 23 juin 2013

J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.

D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11

post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;

post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365

message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.

Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.

Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,

Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.

Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.

Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.





Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).



Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.

La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.



La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!

Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence à stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là où nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.

Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.

Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!

Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.





Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.



Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,









Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),

différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)



les viscaches,

Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.



puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).



Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.

L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!

Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.

Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.

Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.



Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.





J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.

Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.



A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.

1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.

Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;







Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.







S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,



la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.



Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....





Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.

Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!

Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.

Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.



Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.

Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!



Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.

Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!

Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!

C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
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Risque de dengue dans la région du Chapare? (Bolivie)
Bonjour,

Je viens de lire sur le site de conseils aux voyageurs du ministère:

Il est recommandé aux touristes souhaitant se rendre dans la région du Chapare d’utiliser des répulsifs efficaces pour se prémunir contre le risque de dengue (sérotype de type 3) et de consulter le site du comité d’informations médicales : www.cimed.org

On a comme projet de passer 5 jours dans la forêt dans le parc Isiboro Secure (dans la région du Chapare si je ne me trompe pas...) au mois de juillet. Est-ce que le risque de dengue est réel (et plus important qu'à Rurre par exemple?) ?

Merci Maud
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Pérou et Bolivie à pied pendant six mois
Bonjour à toutes et tous,

Ca y est, c'est décidé, en juillet ma femme et moi prenons une pause carrière de 6 mois pour voyager entre Pérou Bolivie et Chili. L'objectif serait de faire un maximum de rencontres en parcourant c'est pays à pieds (on n'exclu pas certains transfert en bus ou train...). N'étant jamais parti dans cette région du monde, je voulais savoir si cela est tout à fait utopique ou si c'est faisable. Je vois que souvent des guides sont recommandés pour les trekkings, mais si on part 6 mois on ne pourra pas se payer les services d'un guide pendant longtemps (et ce n'est pas ce que l'on veut non plus). Est-ce envisageable de traverser de grandes régions pendant plusieurs semaines sans risquer de mauvaises rencontres? Est ce qu'on peut compter sur l'accueil de la population si on les aides dans leurs taches quotidiennes (en région rurale principalement)?

Par ailleurs, nous comptons sur ce voyage pour s'investir dans des projets qui se présenteraient à nous, mais nous ne voulons pas partir avec des organisations qui font parfois un business autour de l'humanitaire (je ne dis pas que toute mission humanitaire n'est que pur business loin de là). Si vous pouviez m'éclairer sur la faisabilité d'un tel projet et si vous connaissez des endroit où notre disponibilité et notre temps peuvent servir, n'hésitez pas à m'en faire part.

Notre projet est encore vague, surtout en ce qui concerne l'itinéraire, donc si vous pouviez nous aider à fixer un peu tout cela, ce serait gentil.

A très bientot.
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Retour de trois semaines entre Pérou et Bolivie (8 septembre - 2 octobre 2010)
Nous voilà rentrés de notre "aventure", les messages ici m'ayant été d'une grand aide, à mon tour de livrer notre itinéraire.

Nous sommes partis du 8 septembre au 2 octobre, Aller-Retour Lima avec Air Ibéria. Le départ a un peu mal commencé, avec les grèves en France, notre avion pour Madrid ayant été fortement retardé, nous n'avons pu prendre le vol pour Lima le 8 septembre et avons du attendre le vol du lendemain à la même heure, ce qui nous a posé problème car nous avions un vol avec Star Peru pour Cuzco dès le 9 septembre ! Finalement, la bonne nouvelle, c'est que pour 15 dollars, on peut changer la date du vol avec star Peru.

Après ce mauvais départ, tout s'est bien passé, nous avons suivi à peu près l'itinéraire prévu au départ, ce qui donne

9/09 : arrivée Lima à 17h30, nuit à l'hôtel Espana 10/09 : vol pour Cuzco, nuit à l'hostal Quipu (Nous voulions initialement rester au moins 2 nuits à Cuzco pour s'acclimater, mais nous avions notre train pour Aguas Calientes réservé dès le 11/09, heureusement que nous n'avons eu aucun problème avec l'altitude, à part gros maux de têtes) 11/09 : Train pour Aguas Calientes, nuit à Hostal Joe 12/09 : Machu Picchu. Nuit à Hostal Joe 13/09 : Train pour Cuzco, nuit à l'hostal Quipu 14/09 : Bus pour Puno. Nuit à la gare routière (auberge) 15/09 : Bus pour Copacabana 16/09 : Isla del Sol. Nuit sur l'ile : Hostal Puerta del sol 17/09 : Retour Copacabana - Bus pour La Paz - Nuit à l'hotel Sagargana 18/09 : La Paz - Hotel Sagarnaga 19/09 : Départ en Bus de nuit pour Uyuni 20/09 : Départ pour le tour de 3 jours (2 nuits) pour le Salar et Lipez. 22/09 : Passage frontière Chilienne, arrivée à San Pedro de Atacama- Nuit sur place 23/09 : Bus de nuit pour Arica 24/09 : Passage frontière Pérou Arica - Tacna et bus pour Arequipa - Nuit à Hostal La reyna 25/09 : Arequipa - Nuit à la Reyna 26/09 : Départ Canyon Colca - Nuit à Cabacanonde 27/09 : Retour Arequipa - Nuit à La Reyna 28/09 : Arequipa - Nuit à la Reyna 29/09 : Avion pour Lima avec Peruvian airlines - Nuit à L'hotel Espana 30/09 : Lima - Nui hotel Espana 1/10 : vol pour Paris (arrivée le 2/10)

Nous avions avec nous le 2 guides Lonely Planet (et des extraits pour le Chili) et pleins d'adresses piochées ici. Avec le recul, nous aurions souhaité rester plus longtemps à Cuzco que nous avons beaucoup aimé et également un jour de plus sur le Lac Titicaca, et nous pensions rester plus longtemps au Chili (nous n'avons pas aimé, tant nous avons eu un coup de coeur pour la Bolivie) et nous sommes donc restés finalement plus longtemps que prévu à Arequipa.

Les compagnies de bus que nous avons employéCuzco - Puno : Libertad, compagnie locale qui s'arrête beaucoup mais aussi un très bon souvenir, les meilleurs rocoto rellonos mangés (poivrons farcis) : 15 soles par personnePuno - Copacabana : Titicaca (je ne me souviens plus du nom exact) travel : 15 solesCopacabana - La Paz : Turis bus (mais finalement nous étions dans un autre bus...) : un conducteur un peu taré. Là, c'est un peu n'importe quoi à Copacabana, les billets de bus sont vendus partout, les bus partent tous en même temps, on nous a fait monter dans le turbus et ensuite on nous a fait changer.... Résultat, pas de souci et on est arrivés les premiers.... Je ne me souviens plus du prixLa Paz - Uyuni : Bus réservé via l'agence qui organisait le salar (Viacha Tours) : 128 bolivianos. La route doit être pénible dans n'importe quel bus...San Pedro de Atacama - Arica : Turbus. Bus ultra moderne. 14500 pesosTacna - Arequipa : Flores. Un peu long, beaucoup d'arrêts et contrôles. 20 solesSinon, donc Star Peru et Péruvian airlines, rien à dire (au contraire d'Air Ibéria), parfait, même un snack distribué dans les 2 vols. Peruvian airlines, particulièrement pas cher. Nous avons sinon beaucoup utilisé les taxis (pas les colectivos), parfois via les hotels (à Lima).

Hébergements : nos coups de coeurHostal Quipu, Cuzco, contact trouvé ici (pas présent dans lonely ou routard), très bonne adresse, super accueil. 60 soles, chambre double avec salle de bain. Internet gratuit, maté de coca gratuit et super petit déj.La Reyna, Arequipa, contact trouvé par une amie sur place. Pas dans le lonely non plus. 40 soles, chambre double (sans petit déj), avec terrasse !Restaus : une super adresse (pas dans le lonely non plus !), Las Velas, sur l'ile du soleil. Avec splendide coucher du soleil. Sinon, pas facile de bien manger par là, tout est super gras...A part le fameux Ceviche, une bonne adresse à Arequipa (indiquée dans le lonely), Fory Fay, Thomas 221 Centro Une petite adresse bien sympa trouvée ici aussi, La Perla à Cuzco, superbe jus de fruits et petite restauration correcte dans un cadre bien sympa. Nous avons trouvé que c'était très facile de voyager dans ces pays, nous n'avons eu aucun souci. Gros coup de coeur pour la Bolivie et ses paysages désertiques. Nous avons eu un peu froid mais étions bien équipés (damart et polaire, plus bonnets et gants achetés sur place à la Paz) Un voyage à recommander !
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Sud Lipiez: des flamands roses tranquilles 23h/24
Imaginez...

Un lac salé, magnifique, dans un paysage désertique et à la fois calme et torturé. Sur les hauts sommets qui se voient au loin, de tous côtés, de la neige étincelante. Le lac est teinté de couleurs absurdes et magnifiques, du rouge, du bleu profond pas naturel, du blanc craquelé. Le ciel est du même bleu improbable que les endroits bleus du lac. Sur les bords, de la végétation résistante à tout ponctue de tâches vertes l'ensemble de ce cadre paisible et merveilleux. Les habitants de ce royaume sont les flamands roses. Ils glandouillent tranquillement au milieu du lac, certains se déplacent lentement à la recherche de microorganismes dans le lac, qu'ils boivent de leur long bec. D'autres restent immobiles, pensifs, avec des pensées de flamands roses, et lorsqu'un autre leur chante en humains, ils s'envolent en cauchemardant de bipèdes gris et gris.

Tout ce monde est là, établi, depuis des millions d'années et n'a pas changé.

Sauf...

Une heure sur vingt quatre.

D'un seul coup, un bruit se fait entendre au loin. Sur ce haut plateau bolivien, si sec, la topographie et la sécheresse de l'air permettent de voir très loin. Une colonne de poussière se rapproche. Suivie par une autre colonne, puis plus loin derrière, une autre. Au delà, la terrain ne permet pas de voir. Il y a un col. De ce col, surgit une nouvelle colonne de poussière. On devine que ce n'est pas fini.

La première colonne de poussière est maintenant proche, haute, et bruyante. La source de ce déplacement de particules légères est un véhicule. Une machine de 180 cheveaux, fabriquée au Japon, ou peut être même ici, en Bolivie, si Toyota délocalise ici, je ne sais pas. A l'intérieur, un chauffeur bolivien privilégié car très mal payé, ce qui est toujours mieux que pas payé du tout, et une cuisinière qui se doit d'être une femme pour "faire mieux". A l'arrière, deux rangées de trois personnes venues ici pour voir ces paysages qu'on dit si paisibles, pour voir ces lacs salés remplis de flamands roses et pour raconter ensuite: j'ai vu des flamands roses dans le Sud Lipiez. Ils ont tous autour du cou plus ou moins la même boite grise ou noire qu'ils ont l'air d'utiliser comme troisième oeil.

La chose se rapproche dans un fracas de décibels incompatible avec la beauté du lieu. Il stoppe, et coupe le moteur. Immédiatement, les six personnes en descendent et se rapprochent presque en courant du bord du lac, avec leur troisième oeil en position d'attaque. Le temps qu'ils arrivent au bord du lac, derrière eux, sortent déjà six autres personnes, puis six autres puis encore six autres, des autres choses bruyantes et poussièreuses. Ca crie, ça hurle, ça braille, ça courre, ça se précipite vers le bord du lac avec les troisièmes oeils. Ca allume des tubes blancs qu'ils mettent dans la bouche et qui font encore plus de fumée. Pendant ce temps là, les chauffeurs et les cuisinières de chaque véhicule installent les nappes sur les pierres plates spécialement aménagées sur le bord de la piste et mettent en route les réchauds pour préparer le repas. Les véhicules crient aussi, même si leur moteur est éteint. Une musique boum boum sort de l'intérieur de leur habitacle. Chacun de ces véhicule crie en même temps, et le tout se cacophonise allègrement et s'ajoute ax beuglement des personnes à trois yeux. Les flamands roses, eux, sont loin maintenant, de l'autre côté du lac, là oú l'eau est trop salée et pique les pattes. Mais ils savent. Dans une heure, tout au plus, tout aura recouvré son calme. Ne resteront que des emballages, les bouts des bâtons blancs, écrasés et éteints, des sacs en plastiques déchirés que le vent emportera très loin dans d'autres endroits tout aussi beaux, qui eux non plus, n'en ont pas besoin. Les six ou sept véhicules auront ravalés leurs personnes à trois yeux, et seront partis ailleurs semer la terreur.

Moi aussi, j'ai payé pour faire ça. Je n'échappe pas à la règle. La seule différence, c'est que je n'ai pas couru, je n'ai pas crié, je n'ai rien laissé par terre. Mais c'est si peu comme différence. J'étais là, j'ai utilisé un sixième du carburant de ces 4x4, et j'ai même peut être, sans faire attention, laissé tomber un papier de ma poche? Qui sait?

C'était juste une reflexion sur le tourisme purement paysager. On doit au moins être conscient de ce qu'on fait lorsque qu'on prend un tour organisé. Ou même si on y va seul car on pollue autant, même si ce n'est pas en même temps que 41 autres personnes.
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Pérou/Bolivie avec des enfants de 8 et 11 ans
Nous souhaitons partir en famille au Pérou et en BOlivie, avec mon mari et mes 2 filles, qui auront 8 et 11 ans. Notre voyage devrait se dérouler sur 8 semaines au total, et je voudrait savoir ce que vous penser du fait de partir avec des enfants, en Juillet Août, sans vraiment réserver, et en faisant appel aux agences locales une fois sur place. Merci de vos réponses
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Mal des montagnes Argentine et Bolivie
Bonjour à tous,

Je prépare mon séjour en Argentine/ Bolivie et notamment la visite du salar d'Uyuni... A lire les différents posts concernant le mal des montagne aigu je me pose la question suivante: Puisqu'il est tout à fait recommandé de passer par une agence pour faire le circuit, que se passe t-il si une personne se trouve confrontée au mal des montagnes, malgré toutes le précautions d’acclimatation qui n'auront pas manquées d'être prises? Un 4X4 d'agence qui part à 4 ou 6 personnes pour 2, 3, 4 jours va t-il revenir au point de départ... quelles sont les alternatives si la personne ne supporte pas, est-ce que les agences prévoient quelque chose, à part les bouteilles d’oxygène ( est ce que cela suffit d'ailleurs) ? Je pose la question parce qu’apparemment le problème se pose régulièrement? Merci de vos retours 😉
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Conditions pour l'ascension des sommets en Bolivie cet été?
Bonjour J'hésite sur la meilleure période pour aller faire des ascensions en Bolivie cet été (cordillère royale principalement). Les renseignements lus sont parfois contradictoires. La question porte sur le temps : beau temps + stable en juin-juillet ou plutot septembre-octobre ? le vent : + fort en début de "saison" ou en fin ? la neige : vaut-il mieux + de neige (juin) mais moins de glace et pénitents (octobre) ou l'inverse ? Je sais bien qu'il n'y a pas de réponses absolues mais l'expérience de certains dans ce pays peut m'être utile. Merci pour toutes réponses.
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Bolivie: fiche du pays du site des affaires étrangères?
bonsoir Bon, ceux qui ont déjà lu mes post savent que je pars au chile en janvier. Mais bon , voila, je serais accompagné d une amie chiliene et après la visite de san pedro, nous avions prévu de partir une semaine pour la bolivie à La paz:je suis aller voir la fiche sur le ministère des affaires étrangères: ca fais très peur, notamment sur des activités récentes http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/conseils-par-pays_12191/bolivie_12214/index.html

on s est dis pourquoi pas les abord de titicaca: dans la fiche , ce n est pas glorieux non plus.

on va peut être se rabattre sur uyuni, car c est la principale destination de bolivie que je trouve sur ce site. je voulais avoir vos avis sur les fiches de pays du site des affaires étrangères. merci d avance
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Traversée à vélo des salars de Coipasa et Uyuni, novembre 2010 (Bolivie)
Traversée des salars de Coipasa et d’Uyuni

Ces deux immenses étendues de sel situées à plus de 3600 mètres d’altitude, la première s’étendant sur 2100 km carrés et la seconde sur 12 500, sont des curiosités naturelles universellement connues. Le salar de Coipasa est moins couru que celui d’Uyuni, en effet ce dernier est la plus grande étendue de sel au monde. Ces deux mers de sel sont de grande ampleur, et j’ai constaté que sur Google Earth, alors que l’Amérique du Sud est encore entièrement affichée à l’écran, eh bien deux taches blanches sont déjà visibles.

Au cours de notre périple à travers l’Amérique du Sud à vélo, ce passage est l’un des morceaux de choix. C’est avec un peu d’appréhension que nous allons nous y engager. Nos recherches nous ont permis d’obtenir de nombreux renseignements pas toujours concordants, de plus les cartes que nous avons deux chiliennes et une bolivienne ne donnent pas les mêmes renseignements, n’indiquent pas les mêmes routes, des villages différents, et lorsqu’ils sont positionnés en un même lieu, souvent les noms différent. Tout cela ne fait qu’augmenter le mystère d’une région qui apparaît étrange. Le trajet est long, nous l’estimons à plus de trois cents kilomètres, si toutefois, nous réussissons à passer au plus court. Dans le cas contraire il faudra rajouter une centaine de kilomètres.

Donc fort de tous ces renseignements et de toutes ces incertitudes, notre curiosité et notre envie de découvrir ces particularités de la nature ne sont que plus fortes. Notre première vision des ces lieux étranges se présente alors que nous terminons la traversée des parcs nationaux du nord Chili. Lorsque la piste amorce la descente finale sur la ville frontière de Colchane, là-bas dans le lointain de l’autre côté en Bolivie je distingue une mince trace blanche nord sud bordée par un grand volcan à l’est. La vue porte loin, très loin, ce volcan doit bien se situer à cinquante kilomètres, mais cela ressemble exactement à ce que représente ma carte du Chili, bien qu’elle ne soit pas très détaillée, en effet échelle 1/ 2 000 000. Imaginez déjà ce que l’on voit sur une carte au 1/ 1 000 000 de la France ? On ne s’en sert pas pour faire de la topographie, mais uniquement pour suivre des routes. En Amérique du Sud, les dimensions de toute chose sont tellement grandes, que l’on pourrait comparer ce que montre ma carte avec une carte au 1/25000 d’un lac des Pyrénées ou des Alpes. La différence, c’est que le lac que je vois fait plus de 2000 km carrés et que le volcan qui le domine culmine à cinq mille mètres et que sa circonférence doit faire une centaine de kilomètres. Tout est vraiment disproportionné comparativement à l’Europe. Aussi la vision est déconcertante, car un relief que l’on perçoit comme proche peut facilement se trouver à 70 kilomètres, voire plus. A la découverte de ce salar, ces notions de distance je les avais déjà bien intégrées depuis plus de deux mois que nous roulions à travers les Andes. Donc cette première vision du salar, ne nous donne pas une réelle idée de ses dimensions, en effet au sud je distingue des reliefs qui de toute évidence marquent la fin de l’étendue de sel. Mais ne nous y trompons pas ces montagnes, délimitant la frontière méridionale du salar se situent à plus de cent kilomètres de mon point d’observation.

Alors que nous contemplons ce spectacle, nous ne savons pas encore si nous pourrons couper au plus court pour rejoindre cette mer immobile qui se drape dans un lointain indistinct. Nous pensons devoir remonter très au nord chercher une piste qui nous ramènera à l’entrée de cette étendue de sel. Pour le moment, rejoignons la ville de Colchane et essayons de nous renseigner. Il s’agit d’une petite ville frontière immobile au milieu du désert. Les montagnes qui la dominent sont d’une grande beauté, en particulier au coucher du soleil, lorsque les multiples couches géologiques et les rejets volcaniques à base de soufre s’enflamment dans la lumière rasante et révèlent à ce moment privilégié toute leur palette de teintes.

Je pars m’informer chez les carabinieros. Ils ne me seront pas d’un grand secours, en effet ils me parlent de la partie chilienne du salar, mais ne savent ou ne veulent rien dire sur sa partie bolivienne, alors que seule cette dernière m’intéresse. Dommage, nos incertitudes ne seront pas levées.

Le lendemain nous repartons après une bonne nuit passée dans un hôtel, dont les propriétaires, un couple d’Indiens était particulièrement hospitalier. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, et nous voilà en route pour le village de Pisiga en Bolivie. D’après la carte il se trouve à dix kilomètres de la frontière. Nous empruntons une magnifique route bétonnée en construction, donc déserte et fonçons vers notre destination. Après une quinzaine de kilomètres, pas de Pisiga. Nous réalisons alors qu’il s’agissait de la ville frontière. Mais nous ne ferons pas demi-tour. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons aborder directement le salar qui se trouve à quelques kilomètres à notre droite et nous envisageons de remonter à Sabaya qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord et de là trouver une piste qui nous ramènera au salar en une trentaine de kilomètres supplémentaires. Donc si notre ravitaillement est pour le moment incomplet, ayant loupé Pisiga, nous aurons encore la possibilité de le compléter lors de notre passage à Sabaya. Mais je ne me résigne pas et si une possibilité se présente de couper pour rejoindre directement le salar et sa piste d’entrée il ne faut pas la louper, eau et ravitaillement risquant alors d’être courts. Je questionne un ingénieur travaillant sur la nouvelle route, ce dernier me fournit des indications relativement précises nous redonnant quelque espoir de pouvoir passer directement à travers le petit massif qui nous sépare du bord nord du salar.

Un chemin doit s’ouvrir deux kilomètres plus loin. Mais nous avons appris à nous méfier des indications données, qu’elles soient kilométriques ou qu’elles qualifient la difficulté des côtes rencontrées ou l’état du chemin. En effet les perceptions à bord d’un véhicule 4X4 et sur un vélo ne sont pas les mêmes. Donc un kilomètre plus loin, un chemin part sur la droite, bien que ce soit proche, il faut tester. Je vois un ouvrier sur le chantier de la route et lui demande. Sans hésiter il me certifie que le chemin mène là où nous voulons aller. Nous entamons la descente, quelques centaines de mètres plus bas une petite maison et le chemin se perd dans une carrière abandonnée. Un petit tertre dominant la région me permet de constater que s’il existe un accès il ne passe pas par là. Je scrute minutieusement les espaces qui s’ouvrent à nous. Le salar n’est pas très loin, mais que le terrain semble tourmenté et instable pour y accéder. Le pire ennemi du cycliste, le sable, règne en maître dans ces contrées. Donc en poussant nos vélos nous rejoignons la route. Je commence à me dire que nous ne couperons pas au détour de 80 kilomètres de piste. En effet la route magnifique en béton que nous suivons depuis une vingtaine de kilomètres a pris fin. Son avancement s’étant arrêté quelques kilomètres auparavant, les cailloux et la poussière ont remplacé cette belle surface lisse et roulante.

Un kilomètre plus loin, alors que je suis presque résigné, Jean voit une piste sableuse qui part dans la direction souhaitée. Nous partons sans conviction sur ce chemin rébarbatif et peu engageant. Rapidement nous devons pousser les vélos, bien que la pente en descente soit assez accentuée, mais le sable ne pardonne rien aux cyclistes. Quelques virages, et notre piste s’engage dans un vallon qui se dessine de plus en plus nettement. Un espoir que cela nous conduise où nous voulons ? Des traces de pneu de véhicules à moteur nous laissent penser que nous ne sommes pas dans une impasse. En effet si nous devions remonter ce chemin, il nous faudrait développer de sacrés efforts et peut-être se mettre à deux pour pousser les vélos, expérience que nous avons déjà vécue. Mais non la piste descend, parfois plus de trace de pneu, ce qui fait resurgir nos craintes d’erreur. Mais non, un peu plus loin elles réapparaissent et de plus elles semblent venir du bas, ce qui rallume tous nos espoirs. Cela fait plus de six kilomètres que nous poussons nos vélos. Je constate alors que le sol en dehors du chemin est plus solide et qu’il nous permet de rouler. Donc, nous voilà partis à louvoyer parmi une végétation rabougrie sur quelques centaines de mètres, ce qui est très appréciable comparativement au poussage épuisant dans du sable pulvérulent.

Nous atteignons un village, mais généralement il n’y a personne, cela fait maintenant plus de quinze jours que nous traversons des lieux identiques entre Chili et Bolivie. Aujourd’hui miracle, un homme se trouve devant l’une des maisons. Nous allons lui demander conseil. Il nous confirme qu’en suivant la piste qui part à l’est nous allons rencontrer dans une dizaine de kilomètres l’accès au salar. Il nous affirme même que l’état du chemin s’améliore, cependant il nous dissuade d’essayer de rejoindre au plus court le salar, à travers de grands prés rabougris sur lesquels paissent des lamas. C’est déjà pas mal, nous faisons nos comptes, cela fera une vingtaine de kilomètres au lieu des quatre vingt prévus. Nous pouvons même gagner une journée et bivouaquer ce soir au milieu du sel.

La pause casse-croûte est la bienvenue, même s’il s’agit d’un bout de pain avec un peu de thon de très mauvaise qualité, et nous reprenons notre chemin. L’état de la piste dans un premier temps n’est pas terrible et ne permet pas de rouler. Nous constatons qu’en restant dans les prés, certes ce n’est pas très confortable, mais nous pouvons pédaler. Un peu plus loin, nous découvrons de très fines pistes de quelques dizaines de centimètres de large, qui autorisent une vitesse dont nous n’avons plus l’habitude. En quelques mètres, nous prenons le coup pour rester sur ces très étroites bandes de roulement et ainsi nous gagnons plusieurs kilomètres.

Les contours de cette première étendue de sel nous dévoilent petit à petit leur immensité. Il est vrai que j’ai besoin de me référer à ma carte pour me persuader que les pics et volcans que je vois au sud sont à plus de soixante kilomètres, car nous allons parcourir cette étendue blanche sur cette distance. Donc le grand volcan que je distingue très nettement plein sud se dresse à plus de quatre vingt kilomètres, stupéfiant, c’est presque la distance Lyon Valence ! Il est rassurant de constater que nous garderons tout au long de cette traversée des repères qui nous éviteront de tourner en rond, car paraît-il la boussole ne fonctionne pas. Quant au GPS que je possédais, on me l’a volé au Pérou. Cependant, nous constaterons que la boussole donne une bonne indication sur les deux salars. Peut-être y a-t-il des points particuliers sur ces surfaces qui perturbent le champ magnétique de façon très locale? Les différents essais que j’ai effectués en relation avec le soleil ou des points topographiques caractéristiques m’ont donné des indications tout à fait conformes aux directions estimées.

Nous arrivons à un petit village en bordure de salar. Nous constatons que dans la partie nord-ouest de cette immensité il y a une activité liée sans doute à l’exploitation du sel. En effet de temps à autre des camions passent dans le lointain. Ce bourg est habité et un petit attroupement se forme autour de nous. Nos réserves étant assez faibles, il nous faut impérativement un complément au moins en eau. On nous vend péniblement une bouteille de coca cola que nous vidons dans la foulée. Mais nos bouteilles vides, nous pouvons les remplir au puits du village. Notre bilan hydrique se monte à un peu moins de vingt litres à trois. Si nous ne nous perdons pas, cela devrait suffire. En effet les différents renseignements semblent concorder, en matière d’approvisionnement en eau dans tous les villages rencontrés. Lorsque l’on voit l’aspect désertique de la région, on peut en douter. Mais nous aurons l’occasion de constater que c’est bien vrai. Même dans les villages déserts il y a un robinet qui fournit une eau claire fraîche et non salée, mystère des écoulements souterrains.

Les villageois nous indiquent une petite île, distante de dix kilomètres sur laquelle nous trouverons, paraît-il, un hébergement. Incroyable, ce ne sera même plus de l’aventure! Le vent de l’après-midi souffle avec son cortège de poussière. Durant ces trois mois de voyage, la poussière aura été notre lot quotidien. Pour nous en protéger nous allons essayer différents procédés : écharpe, masque de chirurgie, respiration retenue, mais rien ne sera vraiment efficace et nous respirerons de véritables bouffées de terre avec tous les inconvénients que cela génère au niveau du système respiratoire. Le grand air pur des montagnes et des régions inhabitées que nous attendions, nous ne l’avons jamais vu. Par contre, des nuages denses de poussière, soulevée par le vent ou les véhicules, nous ont accompagnés tout au long des milliers de kilomètres de piste.

Nous nous engageons sur le salar par une véritable route, large mais cabossée, très nettement marquée car surélevée par un remblai d’une bonne cinquantaine de centimètres. En effet, nous comprenons bien pourquoi il est nécessaire d’arriver par ce type d’accès aménagé. Autour tout est mou, sable et sel, et le vélo nécessiterait d’être poussé sur des distances infinies. Nous atteignons cette fameuse île, sans à vrai dire avoir vraiment mis le « pneu » sur le sel. Nous avons parcouru une longue langue de terre qui s’avance sur le salar. Que l’endroit semble désolé ! Quelques maisons abandonnées ou cadenassées résistent tristement aux assauts des bourrasques. Un être vivant en train d’ordonner des briques de terre est la seule présence vivante en dehors de deux chiens qui nous accompagnent de leurs aboiements. Nous nous renseignons auprès de cet homme, qui nous répond sans même lever la tête. Nous ne semblons pas les bienvenus dans ce recoin désolé et lugubre. Nous partons à la recherche d’un point de chute pour la nuit. Le soleil décline, et la fraîcheur arrive rapidement à plus de 3600 mètres. Un enclos de pierre à quelques centaines de mètres devrait offrir une assez bonne protection contre le vent. Je traverse à vélo des zones dures pour y jeter un coup d’œil. En regardant par-dessus le mur de pierre, assez haut, je suis aussi surpris que les deux habitants du lieu, qui sont deux gros cochons. Il n’est pas question de leur disputer l’emplacement ! Nous cherchons chacun de notre côté parmi les maisons en ruine, mais toutes sont de véritables dépotoirs et bien souvent elles servent de lieu d’aisance. Vu l’état des lieux, il doit y avoir du passage, car à part l’homme taciturne interrogé pas âme qui vive ici. Nous finirons par installer nos tentes à l’abri d’un mur sur un replat. Comme chaque fois que nous bivouaquons Jean prépare le repas constitué d’une soupe et d’une platée de nouilles. Alain et moi, par flemme, nous nous satisferions de grignoter quelque chose de froid. Mais il faut bien reconnaitre qu’un repas chaud c’est mieux ! Ces victuailles chaudes vite englouties, nous nous blottissons dans nos sacs de couchage, à l’intérieur de nos abris chahutés par le vent. Heureusement, ce dernier, comme d’habitude, va se calmer peu de temps après l’arrivée de la nuit. Nous passerons une longue nuit presque paisible. En effet plusieurs camions surgis de nulle part nous réveilleront de temps à autre. Heureusement que nous sommes bien serrés contre un mur. Mystère de ces régions presque désertiques où en pleine nuit une circulation improbable vient vous rappeler que vous n’êtes pas si loin de la civilisation.

Le jour se lève, l’air est immobile. Ce matin le lieu nous apparaît moins triste et hostile qu’hier soir. En effet, en fin de journée, la venue de l’obscurité avec un vent furieux, alors que nous sommes fatigués, donc plus sensibles aux basses températures, a un effet non négligeable sur le moral. On a donc tendance à voir les choses de façon plus lugubre. Cette nuit, le froid n’a pas été très intense, quelques degrés en-dessous de zéro. Le soleil se lève sur le salar, spectacle magnifique. Nous déjeunons et enfourchons rapidement nos montures. Nous sommes toujours sur notre langue de terre qui est de plus en plus étroite. Nous essayons de prendre pied sur le salar, mais le premier essai n’est pas le bon. Enfin nous voilà sur le grand tapis blanc. Au début tout va pour le mieux, un vrai billard. Selon les endroits le sel a des aspects différents mais le roulement est facile. Puis des changements apparaissent. Un peu à la manière d’une calotte glacière, où des plaques se chevauchent, ce qui freine considérablement l’avancement. Mais nous ne voyons pratiquement pas de traces de véhicules. Nous progressons de la sorte en direction du sud, pour le moment en descendant un immense bras de sel de quelques vingt kilomètres de large. Nous arrivons au bout de cette ramification et l’immensité plate s’étale devant nous. Sur notre droite l’horizon disparaît au-delà de cet infini blanc. Que la sensation est étrange de pédaler dans cet univers plat et blanc, duquel aucun bruit ne monte. Seul le craquement des concrétions salines qui s’écrasent sous nos roues apporte un léger fond sonore. Les aspects que prend la surface de ce sol pétrifié varie à l’infini ou presque, du billard lisse jusqu’au moutonnement en vaguelettes, toute une série de variations s’offrent à nous. Parfois sur quelques mètres et d’autres fois sur quelques kilomètres. Nous apprenons à découvrir un nouveau monde. Mais toujours nous arrivons à rouler au moins à dix ou quinze kilomètres à l’heure. Pour nous ce n’est pas mal, car nous avons expérimenté les trois kilomètres à l’heure de moyenne en développant des efforts considérables. Donc tout va pour le mieux. Nous distinguons un véhicule loin sur notre droite. Nous ne nous risquons pas à estimer la distance, tout est tellement trompeur. On dirait un camion haut perché. Nous interceptons une trace dure, qui manifestement est un axe de passage. Nous la suivons et arrivons à la hauteur du véhicule arrêté. Il s’agit d’une voiture. Les deux occupants en sont descendus, car ils sont en panne d’huile au beau milieu de cette étendue. Ils nous en demandent. A part nos petites burettes pour graisser nos chaînes, nous ne pouvons rien leur offrir. Il faut quand même le faire, venir tomber en panne dans un endroit pareil… La route sur laquelle nous nous trouvons prend une direction bien à l’est. Le chemin le plus court pour nous consiste à partir pratiquement plein sud pour aller intercepter une piste qui borde le salar au sud. Après concertation nous décidons de prendre cette direction au plus court. Comme c’est étrange, le bord semble tout proche, alors que les informations que nous avons corroborées par la carte nous disent qu’il y a au moins trente kilomètres. Mais si nous avançons correctement nous sortirons du salar dans trois heures maximum. Mais voilà, les choses vont se gâter. Le sol devient mou, la vitesse tombe vers les cinq à l’heure puis nous sommes obligés de mettre pied à terre et de pousser nos engins lourdement lestés. Les vélos ne sont vraiment pas conçus pour être poussés. Dans cet espace immense où la vue porte si loin, se traîner comme des limaces en poussant donne une réelle sensation d’immobilité. Tous les repères auxquels nous pouvons raccrocher notre regard se trouvent à des dizaines de kilomètres. Vers midi, nous faisons une halte sur un petit bout de terre de quelques dizaines de mètres carrés perdu au milieu de cette surface blanche, éclatante au soleil. Jean fait une platée de pâtes, nous consommons l’eau de cuisson, car nous sentons bien que le piège du salar risque de se refermer sur nous, alors que nos réserves sont faibles. Après le repas, alors qu’il fait une petite sieste, je pars sonder les environs pour essayer de trouver la route la moins difficile, ou plutôt la moins molle. Plein est, je suis une trace d’animaux, sans doute un troupeau de lamas, ce qui me permet de rouler sur un ruban d’une dizaine de centimètres permettant un avancement rapide. Mais après quelque distance je viens butter sur un marais. Voilà pourquoi ça et là des touffes d’herbes apparaissaient, juchées sur de petits monticules de terre. La progression devient impossible. Je rejoins mes camarades et fais un essai plein sud. C’est mou mais en poussant la progression reste possible. Nous décidons d’insister dans cette direction, en espérant que nous ne serons pas arrêtés par des zones marécageuses. De plus avec la chaleur de la journée, des mirages apparaissent et nous avons réellement l’impression d’être entourés de grandes masses liquides. L’impression est inquiétante, car l’illusion prend des airs de réalité. Nous allons pousser durant encore quinze kilomètres, en alternant sel et sable. Lorsque ce dernier prend des teintes sombres nous sommes piégés par un matériau, dans lequel les vélos s’enfoncent parfois jusqu’au moyeu. Dans ce cas, il nous faut quasiment les porter et alors nous enfonçons jusqu’aux chevilles. Et dans cette immensité où tout nous apparait si proche, mais en réalité où tout se trouve très loin, nous avons une vraie impression d’immobilité. Nous commençons à nous demander si nous allons nous sortir de ce traquenard avant la nuit. Depuis mon retour en France j’ai lu des récits de personnes qui s’étaient perdues dans ce coin. Manifestement elles n’avaient pas persévéré à garder le cap plein sud. Pour ma part je commence à me poser la question, mais je me dis qu’au rythme de trois kilomètres à l’heure, nous pouvons faire une bonne distance avant la nuit qui n’arrivera que vers les vingt heures. Plus le soir se rapproche, plus je me sens motivé pour savoir si nous sommes en mesure de sortir par ce côté. Je suis prêt à marcher tant que c’est possible, même si la nuit arrive. Mais ce n’est pas le cas de Jean qui commence à envisager un bivouac. Cette incertitude m’enlève toute envie d’arrêt avant de savoir si nous sommes capables de passer. Le sel commence à céder la place à la terre de façon plus régulière. Nous arrivons même à remonter sur nos vélos le long d’une minuscule sente d’animaux. Puis nous coupons des traces de véhicules. Le bord ne doit plus être très loin. D’après ma carte un chemin borde la partie sud du salar. Nous n’avons vu aucun mouvement. Ils sont facilement visibles même de loin, car les véhicules soulèvent de grands nuages de poussière. Jean pense que le chemin ne passe pas là. Si c’est le cas nous sommes dans de beaux draps. Vers dix neuf heures nous sentons que nous approchons de la sortie de ce piège. Là-bas, loin sur la droite un nuage de poussière. Un véhicule ! Manifestement il longe le salar. Le chemin est bien là. Je pousse un ouf de soulagement. Effectivement nous sortons. Le camion passe à quelques centaines de mètres de nous. Le chauffeur freine et nous regarde de loin, sans doute intrigué, car la traversée par cet endroit ne doit pas être très fréquente. Nous trouvons une zone plate. A deux kilomètres se trouve un petit village perché. Pendant que mes camarades installent les tentes, je pars à sa rencontre dans l’espoir de ramener de l’eau. Je le rejoins assez facilement, bien que j’aie à pousser dans le sable sur les cinq cents derniers mètres. Il est habité et comme par miracle, un robinet prodigue une eau claire et fraîche. Je reviens avec mes bouteilles pleines, ce qui nous permettra un bivouac confortable. Nous sommes vraiment contents d’être sortis de ce « guêpier ». En regardant au nord nous distinguons très nettement la montagne le long de laquelle nous sommes descendus hier pour rejoindre le salar. Elle est à plus de soixante dix kilomètres, cela paraît à peine croyable, et pourtant le compteur et la carte donnent la même indication.

Assister à la venue de la nuit dans ces lieux retirés est un spectacle fascinant. Le ciel prend des teintes rouges qui contrastent avec le sombre des grandes montagnes en contre-jour. On imagine bien de la sorte les grands espaces préhistoriques seulement peuplés de dinosaures. De plus le vent s’en donne à cœur joie comme chaque soir. Cette nuit je vais bien dormir et le lendemain me réveiller vers les sept heures, alors qu’il fait déjà bien clair, ce qui est exceptionnel.

Le matin, une fois encore l’air est immobile, le silence absolu, presque assourdissant. J’ai envie de retenir mon souffle pour ne pas troubler l’esprit du lieu et rompre l’enchantement. Je pars me promener à pied sur nos traces de la veille, que je ne retrouve pas dans cette immensité. Quelques gros oiseaux s’envolent à mon approche. Une petite rivière, qui court au milieu du sel est en partie gelée, il n’a pas du faire bien chaud cette nuit! De retour aux tentes, je constate que la grosse bouteille d’eau que j’ai oubliée sur mon porte-bagages est un énorme glaçon de plusieurs litres. Heureusement que le contenant est en plastique ! Le changement de température est rapide. Une demi-heure après l’apparition du soleil le thermomètre reprend une vingtaine de degrés.

Aujourd’hui nous espérons une étape facile, en effet une trentaine de kilomètres nous séparent de la petite ville de Llica, point d’entrée du salar d’Uyuni. Les deux kilomètres que j’ai effectués sur cette piste hier pour aller chercher de l’eau m’ont permis de constater qu’elle était en très bon état. Mais je ne l’ai empruntée que sur deux kilomètres. La suite sera toute différente, en effet l’empire du sable va reprendre et nous allons nous battre à pied contre un terrain qui ne nous laissera aucun répit. Généralement les pistes sablonneuses que nous avons expérimentées jusqu’à présent, présentaient des zones non praticables, mais elles alternaient avec de grandes zones où nous pouvions enfourcher nos vélos. Mais là, non, les parties « roulables »sont quasi inexistantes, et sur quatorze kilomètres nous allons pousser dans un sable qui nous retient comme de la colle. Je maudis cette piste, et l’étape supposée facile se transforme en véritable calvaire, surtout après la gigantesque séance de poussage d’hier.

Lorsque nous arrivons au village de Challacollo, Jean décide de voir si ce village possède un restaurant. Lorsqu’il y pénètre, un pick-up en sort. Je me précipite à grands renforts de gestes, pourvu qu’il m’attende. Le chauffeur m’a remarqué et je cours littéralement, mon vélo à la main. Contrairement à Jean qui lui avait demandé s’il y avait de quoi se restaurer, moi je suis intéressé par sa destination. Il va à Llica, chance ! Immédiatement je lui demande s’il peut me charger avec mon vélo, Alain y est immédiatement favorable. Jean quant à lui est plus réticent, considérant que c’est un peu trahir l’esprit du cyclotourisme. Pour ma part, je considère que pousser son vélo dans le sable, c’est comme naviguer avec une bassine, un engin pas du tout adapté à son emploi. Enfin de compte nous finissons tous les trois sur la plate-forme du véhicule en compagnie d’un couple de vieux Indiens. Les quinze kilomètres nous séparant de Llica nous les parcourons en une demi-heure. Vu l’état de la piste, à vélo il nous aurait bien fallu au minimum quatre heures, avec la grosse chaleur qui montait, nous en aurions vraiment bavé. A treize heures nous sommes installés dans un restaurant sympathique devant une belle assiette de poulet au riz, que je savoure sans remords ni regrets. Alain ne semble pas avoir plus d’états d’âme que moi, ce qui n’est pas le cas de Jean. Je sens dans son regard une forme de reproche. Nos conceptions divergent quelque peu. Je roule avant tout pour le plaisir, les calvaires interminables, je n’en raffole pas. Pousser son vélo, sans aucun espoir de pouvoir rouler sur la moindre parcelle, ne m’attire pas spécialement et si je peux m’en dispenser je n’hésite pas.

Cette petite ville de Llica est étonnante, comme toutes les agglomérations boliviennes ; des maisons basses qui se serrent dans des rues en pente, avec quelques épiceries toutes semblables qui offrent un choix restreint de nourriture. De ces petites villes se dégagent quiétude et nonchalance. Et toujours à proximité ou sur la « plaza des armas » l’église toujours originale et de couleur vive rappelle que le catholicisme tient une place importante. Une petite auberge nous accueille, le patron est particulièrement bienveillant et attentif à nos demandes, bien que l’établissement soit spartiate. La douche se matérialise par un seau d’eau au milieu de la cour. Heureusement que je n’éprouve plus le besoin de me laver systématiquement. Quelques centilitres pour les endroits vitaux et pour ma part, je fais attention de toujours m’essuyer à la mode musulmane, ce qui est beaucoup plus hygiénique que le papier nommé mal à propos hygiénique.

Une fois bien installés et ayant fait un peu de lessive, je commence à m’inquiéter de l’étape du lendemain, le fameux salar d’Uyuni, le plus vaste du monde. En regardant les chiffres, Coipasa 2100 km2 et Uyuni 12 500, je prends un peu peur, cela fait six fois plus grand. Cette première traversée nous a déjà pas mal étonnés pour ne pas dire impressionnés, j’ose à peine imaginer ce que ce sera sur Uyuni. Avec Alain je pars à pied vers la sortie de la ville essayer de repérer le chemin d’accès au salar. D’un promontoire au niveau des dernières maisons nous avons un excellent point d’observation. A nos pieds s’ouvre un immense espace, duquel surgissent dans le désordre des pics d’origine volcanique. Que c’est immense ! Là, il n’est pas question de voir de l’autre côté. Ma première impression consiste à me dire : mais par où va-t-on bien passer ? Puis nous continuons à marcher et interrogeons un homme qui nous indique le chemin qui donne accès au salar. En effet tout est tellement gigantesque, que nous voyons bien des grands espaces plats mais pas de sel. Cela signifie que ce que notre regard embrasse ce sont les abords de cette mer immobile. Je fais vite la relation avec Coipasa et j’en déduis que les dimensions ne sont pas à la même échelle. Nous avons identifié clairement la route qui nous y conduira, le lieu ne nous livrera pas d’autre indice. Nous retournons en ville boire une bière, dans ce qui est plutôt une épicerie qui vous offre un siège, qu’un bar à proprement parler. Le propriétaire va nous donner quelques indications supplémentaires très intéressantes et qui pour une fois se révéleront parfaitement exactes. La piste passe juste au nord de l’île du Pescado et puis se dirige directement sur celle d’Incahuasi. D’après nos informations la première île est visible au moment ou la piste arrive au salar, il suffit donc de la prendre en ligne de mire, sur la seconde il y a de quoi se restaurer. Donc notre but pour demain consistera à atteindre ce deuxième lieu. J’ai aussi pu observer que le volcan Tunapa, haut de 5321 mètres, donc 1700 mètres au-dessus du salar, pointe comme un phare immense qui sera en mesure de nous indiquer un point de repère au nord durant une grande partie de notre traversée.

Forts de tous ces renseignements, ayant récupéré Jean, nous partons dîner tous les trois dans un petit local tenu par une Indienne. Elle nous propose un excellent poulet grillé. Durant le repas des bruits de musique. Nous allons voir sur le pas de la porte et la stupéfaction nous cueille. Des foules arrivent presque au pas cadencé, descendant en rangs compacts les rues rectilignes. Mais d’où sortent tous ces gens ? Par groupe d’une centaine de personnes, ils arborent des tenues différentes, égayées de lampions et lumières parfois accrochées en haut d’antennes, qui balancent au gré du pas. Les participants de l’un des groupes portent comme un sac à dos, fait d’une petite caisse cubique dans laquelle une bougie tient lieu de lampion. Sur la face arrière de ce sac à dos, la photo très célèbre du CHE, qui, nous l’avons constaté, reste très populaire en Amérique du Sud. Et pour entretenir le rythme, les orchestres, je dis bien les orchestres, car ils sont au moins au nombre de trois, sont répartis tout au long du cortège. Dans ces pays ce qui m’a le plus surpris, ce sont ces défilés festifs quasi permanents. Le spectacle est vraiment étonnant et nous restons médusés à regarder passer dans la nuit cet étrange mais très sympathique cortège. On nous explique qu’il s’agit de l’anniversaire de Potosi. S’agit-il de la ville ? Nous n’en saurons pas plus.

Nous décidons d’un départ très matinal, malgré le froid. Dès sept heures nous sommes en route. La ville est vite traversée, nous passons le poste militaire qui en contrôle l’entrée. La piste sur douze kilomètres va nous servir de prélude à ce site unique. Nous le voyons s’ouvrir devant nous, son immensité toujours plus présente. Pas de véhicule en vue. Est-ce que ce sera aussi désert que Coipasa ? Normalement non. Si, de la poussière monte de la piste en provenance du salar. Un camion nous croise, je fais signe au chauffeur qui s’arrête. Je lui demande confirmation que nous roulons bien sur la bonne piste, et m’assure que l’île que je crois être celle du Pescado est vraiment la bonne. Il me le confirme. En effet, cette île sort comme un point minuscule qui semble danser sur cette surface plane. Elle est située exactement à quarante huit kilomètres du bord du salar, indication qui me sera donnée par mon compteur. Comme pour Coipasa, une piste surélevée sur quelques kilomètres donne accès au sel dur. Nous y voilà. Gigantesque ! D’ouest en est notre traversée va exactement faire 145 km. Aujourd’hui nous en parcourrons 72 et demain 73.

Le soleil est bien en face à l’est. Notre volcan balisant le nord nous domine, l’île du Pescado est bien identifiée, on peut y aller. La direction à prendre est sud-est. La piste que nous suivons part dans la bonne direction. Après une quinzaine de kilomètres elle s’incurve vers le nord. Une discussion s’engage entre nous. Je suis partisan de garder le cap et de ne pas suivre la piste qui semble un vrai boulevard. En effet, je crois qu’elle part sur le village de Tahua au pied du volcan Tunapa, ce qui n’est vraiment pas notre route, car notre traversée doit nous conduire presque plein est. Nous restons donc sur une trace dans la direction de l’île du Pescado. Mais elle n’est pas bien marquée et de plus à part le camion pas un véhicule. Un petit doute subsiste en moi. Mais sur la droite de notre piste il me semble en voir une autre. Je la rejoins en coupant à travers le sel, qui est très roulant, presque autant que les chemins tracés par les véhicules ; Donc je rejoins cette autre piste, qui est une vraie autoroute lisse et dure. Elle pointe directement sur l’île qui nous sert de balise. Mes doutes commencent à s’estomper. Nous roulons à vive allure, aux environs des 25 à l’heure. A l’est l’étendue de sel disparaît dans le néant. Au sud et au nord d’immenses montagnes en dessinent les contours lointains. Epoustouflant. Je m’arrête et tourne sur moi-même complètement subjugué par ce spectacle quasi irréel. Nous sommes seuls, nous ne verrons aucun véhicule jusqu’à l’île d’Incahuasi. Je suis dans le site le plus exceptionnel et étrange qu’il m’ait été donné d’admirer. Le fait de s’y trouver seul et à vélo, en quelque sorte assez vulnérable donne à l’endroit une dimension véritablement extraordinaire. Se trouver à bicyclette en ce lieu est une expérience inimaginable, qui fait monter des émotions fortes, difficiles à décrire. Toute une foule de photos vues et de reportages lus me viennent à l’esprit. En particulier une photo de la couverture de la revue trimestrielle « carnets d’aventure », sur laquelle on voit au beau milieu du salar trois beaux gaillards blonds et nus, qui cachent leur pudeur, chacun derrière une sacoche de vélo de couleur vive. Elle m’avait beaucoup plu, car outre le côté esthétique indéniable de tous les éléments de la photo, les trois compères rayonnaient de joie. Mais une polémique avait éclaté et les purs et durs, peut-être un peu puritains rigides en avaient fait le reproche à la rédaction, qui avait à mon sens su répondre habilement et très diplomatiquement.

Encore une fois les distances sont gigantesques et la vue porte au-delà. L’île du Pescado grossit, de point elle devient objet allongé un peu à la manière d’un gros poisson. Et puis tout là-bas dans le néant entre blanc du sel et bleu du ciel, un point noir émerge de la piste. L’île d’Incahuasi pointe le bout de son nez. Nous passons au large de la première, exactement quarante huit kilomètres du bord. Maintenant la seconde va se rapprocher lentement et le compteur indiquera vingt quatre kilomètres de plus. L’euphorie qui m’habite annihile la notion de temps et je n’ai vraiment pas l’impression de parcourir de telles distances. De plus lorsque je me retourne je vois en prenant des repères sur les montagnes, assez précisément le lieu où nous sommes entrés sur le sel. Comment imaginer que c’est si loin. D’autres étapes nous avaient demandé beaucoup plus d’efforts et de temps pour un kilométrage bien inférieur !

Incahuasi grossit et la piste arrive droit dessus. Nous constatons qu’il y a pas mal de mouvements. Nous y voici. Comme c’est étrange, les véhicules 4x4 viennent se garer comme des bateaux viennent à l’attache à l’île verte à la Ciotat ou au banc d’Argun sur le Bassin d’Arcachon. D’autant plus étonnant qu’au beau milieu de l’île se dessine comme un petit golfe, en bordure duquel les voitures se garent sagement. Nous passons du désert à la foule. J’aime bien, cela présente un petit côté réconfortant que je ne saurais expliquer. Dans deux jours je vais parcourir le salar dans un autre sens et cette fois en voiture. Ce sera une autre expérience, mais il est vrai que le vélo représente le moyen le plus adapté pour se faire un immense plaisir et ressentir toute la grandeur du lieu. Je constate qu’il y a beaucoup de Français. Partout où je suis allé ces dernières années le pourcentage de français était important. Alors que j’ai souvent entendu dire que les Français étaient un peuple qui ne voyageait pas beaucoup, je ne trouve pas.

Nous accostons, Alain et moi. Jean est déjà arrivé depuis un certain temps. Que cet endroit est étonnant, îlot perdu dans cette immensité. Les cactus candélabre ont colonisé le lieu. Ce sont de véritables arbres qui montent jusqu’à dix mètres. Les plus vieux sont millénaires. Nous allons déjeuner au restaurant. Bien évidemment les prix sont bien plus élevés que ceux dont nous avons l’habitude en Bolivie, mais cela reste cependant bon marché. On nous apporte le grand livre des voyageurs à vélo, qui tous mettent un mot ou couvrent deux pages. Ils y ont ajouté de nombreuses photos ou des schémas de leur périple. Je constate que nombreux sont ceux qui sont passés par ce point quasi obligé du cyclotourisme au cours d’une traversée des deux Amérique de l’Alaska à la terre de Feu. Nous découvrons qu’étant venus à bicyclette, nous aurons le privilège de pouvoir dormir sur place, alors que ceux qui sont venus en voiture n’auront pas ce privilège.

Le soir arrivant, les visiteurs véhiculés désertent les uns après les autres, et nous nous retrouvons seuls en compagnie des neuf Indiens qui demeurent ici, afin de gérer le flux touristique. Avec le départ des touristes, la chaleur s’en va aussi. La luminosité aveuglante diminue, l’espace environnant devient plus hostile. Les pierres et la flore de l’île semblent se métamorphoser, changeant de couleurs à la manière d’un caméléon. Les grandes étendues blanches prennent des tonalités plus roses, un peu pastel. Dans le lointain la jonction entre le sel et le ciel s’éteint progressivement dans des teintes bleu profond. Le froid et le vent ajoutent une touche sévère au tableau. Le soleil, pour sa part, dans un dernier effort allume et incendie les nuages épars d’un rouge vif qui fait ressortir la multitude de plans de montagnes qui s’enchevêtrent jusqu’à l’infini. Je pars seul marcher sur le salar, alors que la nuit étend son mystère. Que l’impression est forte ! A part les rafales de vent, plus aucun bruit ne perturbe le lieu. On pourrait se croire sur une calotte glaciaire perdu quelque part au pôle nord ou sud. Un même lieu à différentes heures de la journée, dans différentes conditions, avec plus ou moins de monde et l’impression est totalement modifiée, on pourrait se croire dans des endroits très différents. Ce soir, que cette immensité bordée de pics innombrables m’impressionne dans cette obscurité qui prend possession de l’espace ! Presque à contrecœur je rejoins l’île et mes camarades.

Le local qui nous est attribué pour une somme modique est spartiate, mais la vue sur le salar par une grande baie vitrée est absolument sublime. Il est des moments dont on se souvient longtemps, eh bien ce petit refuge me laissera un souvenir durable. Nous aurions aimé que d’autres cyclistes nous rejoignent pour cette nuit. Mais nos espoirs seront déçus, bien que nous ayons estimé à la lecture du livre d’or qu’un jour sur deux, des adeptes du vélo, venant du monde entier, passaient par là.

Au matin, je monte au sommet de notre petite île volcanique, afin d’admirer l’apparition du soleil dans ce décor grandiose. Malheureusement une légère brume atténue la grandeur du spectacle. En effet, la lumière solaire lorsqu’elle apparaît tout là-bas à l’est derrière des montagnes situées à une centaine de kilomètres, balaie cette immensité plate et blanche, d’ouest en est, en l’éclairant graduellement. Mais le phénomène sera ténu du fait de la diffusion à travers les légers nuages perturbateurs. Dommage, mais le spectacle n’en est pas moins saisissant. Je reste depuis hier après-midi comme hypnotisé devant cette immensité magique que je contemple du haut de ce tertre peuplé de cactus géants. Je redescends, nous petit-déjeunons et repartons pour notre deuxième étape sur la plus grande étendue de sel du monde.

Le plaisir est aussi intense que celui éprouvé la veille. On avance rapidement sans effort et de toutes parts cette immensité blanche bordée, très loin de pics et de volcans, qui se pressent et se chevauchent dans des baies et des golfes géants, dont on discerne à peine les contours à l’infini. Par endroits n’étant pas sûr d’être sur la piste la plus directe, je fais des baïonnettes vers la droite afin d’intercepter d’autres routes. Au cours de ces manœuvres, je foule de mes roues un sel vierge de toute trace. Je vois mes deux camarades de profil loin là-bas qui se découpent comme deux minuscules insectes dans ce décor de géants. La fascination joue à fond.

Mais tout a une fin, l’extrémité du salar se rapproche et les soixante treize kilomètres sont parcourus trop vite. Il est des endroits dont on ne veut plus s’échapper, pris par un charme puissant. Un peu avant la sortie, un hôtel de sel. Nous nous y arrêtons. Quelques véhicules y stationnent. Nous sommes un peu l’attraction lorsque nous nous approchons. Bien que ces gens soient sympathiques et de plus parlent pour certains, bien notre langue, j’ai un peu la sensation d’être un singe malin que l’on regarde ; j’attends le moment où l’on va me lancer des cacahuètes. Je me rends compte qu’être touriste à pied parmi les touristes, donc incognito ne me dérange pas du tout, mais avec mon vélo cela me particularise trop et me gêne. Autant au cours des deux semaines précédentes à travers les zones désertiques ignorées du tourisme, je me suis senti bien, autant maintenant que nous arrivons dans ces parages très touristiques, j’ai envie d’abandonner mon vélo.

La sortie du salar est balisée comme l’entrée par une véritable route, large et cabossée sur laquelle de nombreux véhicules soulèvent une poussière dense qui nous titille sérieusement les muqueuses. Encore vingt sept kilomètres d’une piste absolument horrible, tôle ondulée, sable, bosses en tous genres et nous arrivons dans la ville d’Uyuni, que les guides décrivent comme vilaine et sans intérêt. Nous, nous la trouvons sympathique et animée, et son climat soi-disant rude, nous apparaît comme amical, sans doute nos organismes se sont habitués aux conditions rudes depuis trois mois que nous arpentons les Andes à vélo. En ce qui me concerne, je viens d’effectuer la dernière étape sur ma monture, cent kilomètres exactement. En effet, je vais continuer le voyage par des moyens mécaniques. Mais ces 4000 kilomètres à vélo ont été tellement intenses qu’ils m’apparaissent comme dans un rêve. Ai-je vraiment vécu ces trois derniers mois ? Et dans ce rêve, le summum réside dans les trois dernières semaines, dont je reparlerai, avec le bouquet final que je viens de vous narrer, Coipasa et Uyuni.
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Le mal des montagnes au Pérou et en Bolivie
bonjour🙂

nous pensons aller l'année prochaine au perou et en bolivie;

le mal des montagnes, comme j'en entends souvent parler, est-ce vraiment un problème? j'aurais voulu avoir le témoignage de ceux qui ont déjà fait ce voyage!

merçi
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Conseils en sécurité au Pérou et en Bolivie?
Nous partons 3 semaines au Perou et 1 semaine en Bolivie (desert de Uyuni) a partir du 26 juin avec nos 5 enfants ages de 13 a 3 ans. La situation autour du lac Titicaca, a la Paz et autour du Salar semble difficile et les lieux deconseilles. Pouvez vous m'en dire plus? Doit on effectivement rayer la Bolivie de notre itineraire? Quelles sont les precautions a prendre pour une famille? Valerie
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Circuit Pérou - Bolivie - Argentine avec enfant de 12 ans
Bonjour,

Je prévois avec mon fils de 12 ans un tour de 3 semaines comprenant (si possible bien sûr): Arrivée: Lima - (Machu Picchu ?) - La Paz - Tupiza - Salar (3jours) - Tupiza - Salta - Buenos Aires. Billet d'avion: Arrivée Lima - Départ Buenos Aires.

J'ai conscience de l'ampleur du trajet et qu'il me faudra certainement faire des choix...

Ma demande concerne plusieurs aspects: - la longueur des trajets bus et/ou train est-elle envisageable avec un enfant de 12 ans ? - le rythme n'est il pas trop soutenu ? - concernant les sites Machu Picchu et Salar faut il réserver longtemps à l'avance ? - difficulté de supporter l'altitude pour un enfant ?

D'avance, je vous remercie de votre aide et de vos conseils.

Laurent
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Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques...
Bonjour tout le monde!

2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais aussi de remercier (directement et/ou indirectement) les différents membres de ce forum auprès desquels j'ai pu glaner toutes les informations nécessaires. De même, je me devais de rendre la pareille à tous ceux qui pourraient trouver quelques astuces dans les prochaines lignes... N'hésitez pas!

Pour ce trip, dont les billets ont été bouclés 15 jours avant le départ, on aura passé un mois (du 19/07 au 20/08) en Amérique du Sud, en arrivant à Buenos Aires et en repartant de La Paz. Pour se déplacer, on aura utilisé tous les moyens de locomotion. Ce voyage nous amènera sur les points suivants: - Buenos Aires - les chutes d'Iguazu - la région de Salta et le Nord ouest de l'Argentine - Tupiza - Le Sud Lipez et le salar d'Uyuni - Copacabana et le lac Titicaca - La Paz et ses alentours

Mais on y reviendra plus tard... Alors, embarquez! A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
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Itinéraire au Pérou et Bolivie, adaptation à l'altitude avec des enfants
Bonjour,

Je projette un voyage au Pérou et en Bolivie avec 2 enfants de 4 et 6 ans. Pourriez vous jeter un coup d'oeil à mon itinéraire et me donner votre avis notamment en ce qui concerne les éventuels problèmes liés à l'altitude.

Faut il le modifier pour que les enfants puissent plus facilement s'adapter?

· 1. Lima (3 nuits) · 2. Reserva Paisajistica Nor Yauyos-Cochas (3 nuits) · 3. Parque Nacional Otishi (3 nuits) · 4. Machu Picchu et ses environs (3 nuits) · 5. Cuzco (3 nuits) · 6. Colca Canyon (3 nuits) · 7. Arequipa (2 nuits) · 8. Sillustani (3 nuits) · 9. Capilla Yampupata / isla del sol (4 nuits) · 10. La Paz (3 nuits) · 11. Sajama National Park (3 nuits) · 12. Parque Nacional Amboro (3 nuits) · 13. Santa Cruz de la Sierra (3 nuits) · 14. Sucre (3 nuits) · 15. Potosí (2 nuits) · 16. Tupiza => Uyuni (4 nuits) Merci d'avance pour vos réponses et je vous souhaite une bien bonne journée.
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