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On part en vadrouille en Thaïlande!
24 février - On s’thaï en Thaïlande ! Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !

« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...

Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...

25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »

Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...

Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...

Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!







Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !

Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !

Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...

Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...



Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
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Racisme en Thaïlande
Je suis un peu inquiète pour mon épouse qui est Africaine, j'ai lu plusieurs discussions ici et ailleurs sur le mépris qu'on les Thais pour les noirs... (Je comprend mieux maintenant pourquoi c'est compliqué d'avoir un visa!)

Apparemment, ils en ont plus contres les hommes; mais on doit etre accueilli par la femme d'un pote farang et déja c'est mal parti! Je vivrais très très mal que ce voyage de 20 jours se passe mal, alors dites moi svp qu'elles sont les lieux et l'attitude à adopter par ma femme et moi pour pas que ca finisse mal. Je connais bien ma femme et surtout sa fierté Africaine, et qu'on sera pas chez nous mais chez des gens qui souriant tout le temps et peuvent dire des saloperies, si c'est juste ca, c'est bon on comprend pas! Mais plus c'est pas bon, on vient pour vivre des choses interessantes et lacher des pépétes m^me...rassurez moi : ca va allez, non?

Merci pour vos conseils
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Thaïlande: "bonjour, tu as mangé?"
Je termine la lecture de "La Thaïlande des Thaïlandais" (http://www.amazon.fr/Tha%C3%AFlande-Tha%C3%AFlandais-Massimo-Morello/dp/2867464404) et j'y lis que la nourriture a une place tellement importante dans le pays que l'on est accueilli par "tu as mangé ?" au lieu de "comment ça va ?" (apparemment c'est valable aussi pour la Chine, d'après un reportage vu a la télé il y a peu). Peut-on faire confiance a l'auteur ? Dans quel(s) cas employer cette expression ? Et surtout, comment le dire en thaï ?
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Skyscrapers, Markets, Ice Cubes, Tourism, and Waterfalls... Thailand's Excesses


A somewhat lengthy title... I could have simply written: from Bangkok to Chiang Rai, via Chiang Mai, since that was my route. But when poets embellish our travel journals with their verbal flourishes, you’ve got to try not to be too ordinary.

Skyscrapers of excess? You’ll have gathered that from the photo illustrating this journal—though it might change as the trip goes on.

The excess of markets—not so much in their size, though... Chatuchak... But in their sheer number. Day markets, night markets, floating markets, fresh produce markets, fish markets, meat markets, spice markets, fabric markets... and even... amulet markets... For luck, good fortune, protection. Not to mention, sadly, the market for girls—and boys, incidentally. I’ve even heard they’re displayed in windows. I’ve heard about that one, like you have, but I didn’t set foot in it, so I can’t say anything about it. Some even claim there’s a black-market trade in children. Disgusting! It reminded me of the book *The Parcel* by Anosh Irani, which I recommended in another journal. The story is set in India, but I’ve been told it exists in Thailand too. So, the "famous Thai markets" we’re bombarded with in paper and online guides—sure, they amazed me in the first few days, and I don’t regret visiting them. But no matter how big they were, I quickly got my fill since you saw the same things at every stall...

I had a market overdose.

Excess of tourism? I should say *tourists*, since I saw them literally swarming in the streets and those famous markets. I’d forgotten about them. I’d lost the habit, living in an Indian city for so long...

Waterfalls are a bit like markets. At this time of year, they’re not particularly spectacular, but they’re everywhere. There are the ones everyone goes to see. For example, Erawan, which I decided to skip even though it was in my original itinerary—I guessed it’d be a nightmare with the selfie circus. On the other hand, you come across them all over the place, hidden in the mountains and forests, not listed in any guide. Not to mention the ones you can find in temples or even private homes... Yes, really! Thais love waterfalls, so they install them in their gardens—and I even saw one in the middle of the city, right on the street! Sometimes they’re tiny, but very photogenic.

But what do ice cubes have to do with this? Why the excess of ice cubes? Not only are they everywhere by the ton, but they put them in *everything* you drink. You’d think they’d even put them in soup! And it’s not just one or two ice cubes—no! They fill the container to the brim, whatever it is, then pour the liquid on top to fill the gaps. They’ll make you an excellent coffee right in front of you, piping hot, then—bam! An avalanche of ice cubes in the glass. Okay, I’m exaggerating a little. They *do* sometimes ask if you prefer your coffee—or tea—hot. Everything edible, and especially everything drinkable, is refrigerated: vegetables, fruit, hot drinks (I mean, drinks that are *usually* hot), but meat and fish are left out in the open. They just wave a little whisk to shoo away the flies when they get too eager. Mind you, I never put fruit, cheese, eggs, or water in the fridge in France, but I do in India. And I refrigerate meat and fish too... Though sometimes one of those little flies sneaks into the fridge...

You won’t find practical or technical details in this journal, like addresses or prices. Others do that better than me. You also won’t find the names of obscure or unknown places I discovered, or directions to get there.

I don’t really feel like recounting what I saw day by day, following my schedule and route. There might be flashbacks, projections into the future. It’ll depend on my memories, what I felt, what I hated, what comes back to me—and maybe your questions and our exchanges. And for those who’ve never read me before, you’ll have to get used to my parentheses and digressions, maybe on a completely different subject, as my thoughts wander. Stories within stories. There’ll also be long, endless sentences—but still punctuated, so you can follow along. Though I used to curse Proust and his sentences that started on one page and ended on the next, sometimes even further. I’d have to reread them twenty times to follow and understand what he was saying. I hated Proust. But hey, I was 20. Maybe I’d like him now?

See? The digressions are starting already. Forgive me.

You’ll find few photos here. First, the number is limited, and second, photos aren’t the main purpose of either VF or a travel journal. They’re too often used to mask the poverty of the text. And, sorry to say it, but so many of them are just plain ugly! If you really want to see photos, I’ll share some links where you can browse them at your leisure
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Chumphon, mon petit coin de paradis (vidéo)
Hello,

Je vous propose cette vidéo de 5 minutes, un récapitulatif de ces 2 dernières années à Chumphon où j'ai pu explorer un peu plus profondement le district. Ce n'est pas facile de condenser, j'ai fait au mieux en espérant que ce ne soit pas trop barbant.. Franchement, sans chauvinisme, la région est super belle, je vous invite à la visiter si vous ne l'avez pas déjà fait.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez, pour plus de détails, visiter mon site ici http://www.phil-a-phuket.com/chumphon.html .

Philippe

https://vimeo.com/342230849
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De retour de Thaïlande il y a 5 jours et déjà le cafard...
rentrés de Phuket lundi après 17 jours immergés au pays du sourire et déjà le cafard tous les matins au réveil. Ce qui a été très drole, c'est le mardi matin, lorsque je me susi réveillée dans mon lit, en ouvrant les yeux, je ne savais plus où j'étais... il m'a fallut quelques seconde pour réaliser que nous étions a la maison dans notre chambre, notre lit... j'ai eu un gros poids sur le coeur... Ce qu'il nous manque? Oh, pleins de choses! Lorsque je demande à ma fille, elle me répond : "Le matin, lorsqu'après le petit déj, on allait se baigner dans les vagues". Il est vrai quà 36 ans, j'y ai retrouvé mon ame d'enfant! J'y ai passé des heures à me faire secouer dans tous les sens, à jouer avec la petite. Le Sawadeekaa de tous les matins, par la jeune femme du resto de la plage "Smile restaurant", avec son sourire. Les sourires... le farniente.... Un truc qui est rigolo, c'est que j'ai vite saturé du riz et de leur nourriture et que maintenant, ça me manque vachement. Je me susi gavée de fruits (bananes, ananas, ramboutants, mangoustants, mangue verte). leurs jus de fruits, leur coco plantée d'une paille. Mon homme a ramené du Whisky Thai et comme on n'a récupéré notre valise qu'hier soir, il s'en est fait un en apéro et il n'a pas le m^me gout, forcément, que celui qu'il se servait tous les soirs sur la terrasse de notre bungalow du baan Chaba. Il lui manque ce goût de vacances... de mon côté, j'ai acheté un ananas au Marché U, et en l'ouvrant, il était tout noir, il a du prendre un coup de frigo, et puis surtout rien à voir... Et puis, je regarde les prix des fringues dans les magasins... tout me parait hyper cher! Je regrette pleins de chose que je n'ai pas acheté là bas. Il y'a a quelque temps, quelqu'un avait postait "Etes vous un farang radin?" Je réponds pour ma part : Oui, sincèrement avec le recul, je l'avoue. J'étais dans ce pays où tous était entre 3 et 10 fois moins cher qu'en France.. alors tout ce qui était à 100 150 bath, ca allait, mais je me souviens avoir hésité sur des T-shirts à 300-500 bath, avoir parlementé 10 mn à Chatuchak pour le prix d'un pantalon blanc à 500 bath! D'avoir renoncé à une paire de converse à 850 bath! C'est n'importe quoi avec le recul! C'est vrai on peut pas tout acheter, mais au final, j'y ai laissé plein de coups de coeurs parce que le vendeur n'a pas fanché pour 100 bath de trop! Un conseil, lorsque vous trouvez un truc qui vous plait, et que vosu avez un peu d'argent avec vous, n'hésitez pas comme nosu l'avons fait, en vous donnant le prétexte débile "On en trouvera plus tard". Achetez directement et si vraiment vosu le voyez plus tard moins cher, dites vous que c'est à 2€ près.... pas le bout du monde quand on en a vraiment envie! La première semaine que nosu avons passé dans le nord a été assez riche culturellement mais hyper fatiguante physiquement a cause des réveils à 6h du décallage horraire, alors c'est vrai que m^me si sur place, j'ai aimé, sur le moment, j'ai pas eu le coup de foudre... mon mari a mis ca sur le compre du fait qu'ayant passé 3 mois sur ce forume à découvrir notre futur destinations, j'ai idéalisé ce voyage. Il est vrai que c'est ce que je me suis dis. En Arrivant à Phuket, la plage de kamala m'a paru un peu sale, deuxième déception... mais après une journée de farnienete, un peu de repos, c'est à ce moment que j'ai commencé à réaliser qu'en fait ce que nous avions vu dans le nord était vraiment chouet, mais pas assez aprofondi. QUe la plage de Kamala n'était si sale que ça, car en fait nous sommes arrvés dans l'après midi, et que la marée amène des saleté qui sont nettoyée par les resto de plage, tous les matins, et pusi en fait tout ça fait partie du décor, on n'y fait plus attention. Voilà, tout ça aujourd'hui, me manque.... beaucoup Et puis ces fabuleux couchers de soleil sur Kamala Une chose est sure!!!!!!!

On y retournera, je sais pas quand, mais en vol secs et bien plus de temps! Voilà les amis, j'avais envie de vosu écrire tout ceci A bientôt Je susi toujours là!!!!

Barbara
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Eau de fleurs d'oranger
Bonjour,

Bientôt Pâques et même si nous n'avons aucune croyance, nous avons des coutumes liées à nos pays d'origine.

Je dois faire des mounas, gâteaux ô combien vénérés au moment de Pâques en Algérie, par les pieds-noirs, et je ne trouve pas de l'eau de fleurs d'oranger. Bien sûr, je pourrais m'en passer, mais je veux éviter. Je recherche aussi de la pate d'amandes. Des personnes habitant la Thailande sauraient-elles me dire où en trouver ? Merci à tous et bonnes fêtes de Pâques. Fleurnice
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Quelle nourriture ou boisson tester absolument en Thaïlande?
Bonjour,

Je pars lundi pour la Thailande et j'aimerais des conseils sur des plats à ne pas manquer pendant mon séjour (Chiang Mai, Bkk et Phuket).

Et concernant les produits disons + "industriels" ? y a t il des choses à tester ? on m'a parlé de chips aux fruits ? ou des boissons en canettes originales pour un européen ?

Et les fruits ?

Merci d'avance pour toutes vos bonnes idées miam 😊
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Retour de 18 jours en Thaïlande et au Cambodge
Bonjour,

Après avoir utilisé le forum pour préparer mon voyage, voici un "CR" qui pourra peut-être aider les prochains partants. Nous sommes partis à 2 adultes pour 18 jours en Thaïlande et au Cambodge. Il s’agissait de notre Voyage de Noces. Nous avons donc choisi des hôtels qui étaient un peu plus haut de gamme que ceux que l’on aurait choisi d’ordinaire, mais ce n’était pas non plus les hôtels les plus chers qui existaient. Nous avions déjà visité la Thaïlande, chacun de notre côté, il y a environ 10 ans, et nous avions alors visité le nord. Nous avons donc choisi cette fois ci de ne visiter que les îles du sud de la Thaïlande. Le parcours était le suivant : Paris – Bangkok, Bangkok – Siem Reap, 3 jours de visite des temples, un jour à Phnom Penh, Phnom Penh – Krabi, 4 jours sur Koh Lanta, 3 jours sur Koh Yao Yai, Phuket-Bangkok, 3 jours à Bangkok puis retour Paris. Malgré les conseils inverses, nous avions réservé tous nos hôtels à l’avance, certains car nous pouvions utiliser des nuits gratuites ou des promos, et les autres car nous préférions ne pas avoir à chercher des hôtels sur place. Nous n'avons pas regretté ce choix. Pour les vols, nous avons bénéficié d’une promo Qatar airways qui nous a permis de nous offrir les billets en classe affaire J Les vols étaient en A380, avec une escale à Doha. Cela nous permettait de commencer notre voyage de noces dès le départ de paris :-)

Mercredi 11 novembre. Le décollage est prévu à 15h depuis Roissy. La fille de mon mari nous dépose à Roissy vers midi, nous enregistrons très rapidement (les joies de la classe affaires) et nous attendons le départ du vol dans le lounge Air France (accord avec Qatar) du Terminal 1 (lounge qui n’est pas terrible au final). Le vol se passe très bien, je découvre la classe affaire pour la 1ère fois, tout est grand, on a beaucoup de place, l’écran est très grand, on nous propose des boissons, un menu où l’on peut choisir ses plats pour le repas etc… bref on s’amuse bien, et on ne voit pas le vol passer. On a même profité du bar (spécialité de l’A380). A Doha, nous avons 2-3h d’escale, nous sommes prioritaires pour les formalités, et nous attendons donc le 2è vol dans le lounge de Doha. Là c’est juste énorme, des dizaines de sièges plus confortables les uns que les autres, deux restaurants à volonté, des ipads à disposition, une salle de jeu avec babyfoot, formule 1 etc… bref une fois de plus le temps passe très vite…. Je crois que l’on peut accéder au lounge pour 35$ si on n’a pas l’accès inclus dans son billet d’avion. Le 2è vol passe encore plus vite, car c’est la nuit, et donc nous pouvons allonger notre siège totalement à l’horizontal. Du coup je dors plutôt bien, Qatar airways propose même des pyjamas ! J

Nous arrivons à Bangkok vers midi.

Jeudi 12 novembre Passage rapide des formalités à Bangkok. Nous sortons, et changeons à l’aéroport 50€, pour le taxi et les qq frais que nous aurons à Bangkok. Au niveau des taxis nous sommes seuls, donc nous prenons un ticket et montons directement dans le taxi. On en aura pour environ 500 baths : courses + péage + frais de prise en charge aéroport. Nous logeons pour une nuit au Lamphu Tree house. Prix de la nuit : 1600 baths. Le taxi nous laisse au niveau du pont, et nous terminons à pieds les 50m qui nous sépare de l’hôtel. Le plan fourni par l’hôtel est très clair, une fois descendu du taxi, il suffit de descendre l’escalier et de faire 50m le long du canal pour arriver à l’hôtel. Il fait très chaud et très humide à Bangkok, on a hâte de tester la piscine ! J Nous récupérons notre chambre et filons à la piscine. Elle est n’est pas très grande, mais largement suffisante pour notre besoin. La chambre est nickel, avec un très grand lit double, une salle de douche, télé et wifi. Après la baignade et une petite sieste, nous partons en direction du MBK car nous voulons regarder si on peut trouver un zoom pour l’appareil photo de Mr. Depuis l’hôtel, nous rejoignons à pied un autre canal (environ 10-15mn à pied) puis nous prenons un bateau-bus (8baths l’aller). C’est sympa comme moyen de transport, on est direct avec les locaux, mais tout en restant dehors, donc on a de l’air. Le bateau nous dépose pas loin du MBK (environ 5mn à pied). On entre dans le centre commercial, climatisé, et on se ballade. On ne trouvera finalement pas notre bonheur mais on aura fait qq repérage pour plus tard. Les centres commerciaux de Bangkok sont énormes, avec de grands foodcourt, des cinémas, et des dizaines d'escalators !

Retour par le même chemin, il fait nuit, mais cela se fait sans problème. On choisit de dîner à l’hôtel, le repas est très bon, on regarde le match de foot Thaïlande-Taiwan sur la télé, ça tombe bien on est fan de foot (d’ailleurs si j’avais su qu'il y avait un match, j’aurais regardé pour avoir des places…). Comme nous quittons Bangkok le lendemain matin, nous choisissons de booker un taxi via l’hôtel pour 500 baths. Notre avion décolle à 10h, l’hôtel nous conseille de partir à 7h, pour anticiper les éventuels bouchons. Le petit dej commence normalement à 7h mais pour nous et les autres personnes concernées par des départs matinaux, on aura le petit dej à 6h30.

Vendredi 13 novembre Levé très matinal, on petit déjeune à l’hôtel : du sucré, du salé, du chaud, du froid, très bon petit déjeuner. On fait le check out. Cet hôtel est vraiment très bien pour un séjour à Bangkok, je pense qu'il est bien placé pour pouvoir visiter tous les temples du coté du Chao Praya (même si n'avons pas eu le temps de les voir). La piscine est très appréciable, car il faisait très humide. A 7h, le chauffeur de taxi nous récupère avec nos bagages, direction l’aéroport de Don Muang, il nous faudra moins d’1h pour y aller. Notre vol est avec Air Asia, on s’est déjà enregistré, donc on a juste à déposer nos bagages. On aura le cas quasiment dans chaque aéroport de Thaïlande : les bagages passent au rayon X dès l’entrée de l’aéroport, et les employés mettent ensuite un scotch pour certifier qu’ils ont été vérifiés. On ne peut donc plus ensuite ouvrir les bagages pour récupérer qq chose, ou modifier des choses pour ne pas dépasser le poids limite. Le vol est court (1h), nous arrivons donc à Siem Reap à 11h. Nous payons 30$ pour le visa (nous avions changé des $ en France, et avions notre photo d’identité avec nous). Le passage des formalités est relativement long comparé au peu de personnes que nous étions. En sortant de l’aéroport, une navette de l’hôtel nous attend. Nous avons réservé pour 3 nuits au Lotus Blanc Resort (292€ les 3 nuits). Arrivés à l’hôtel, nous sommes « pris en charge » par le manager de l’hôtel ( ?), une femme, qui nous installe dans un salon, nous apporte des verres de jus de fruits, et les petites serviettes humides comme dans les restos asiatiques. Elle s’occupe des formalités pour l’hôtel, et nous demande si nous avons déjà un chauffeur de tuk tuk pour les visites des temples. Avant de partir, j’avais contacté des chauffeurs de tuk tuk conseillés par certains membres du forum, mais comme je m’y étais prise trop tard, je n’avais au final rien réservé. Nous écoutons donc ce qu’elle nous propose, on se dit qu’on dira non si ça ne nous va pas. J’ai pas mal regardé les conseils sur les itinéraires donc j’ai déjà ma petite idée de ce que l’on veut faire. Au final, elle nous propose des tarifs relativement corrects : 20$ la journée en tuk-tuk, sauf pour la journée où nous voulons aller à kbal spian et à banteay Srei où elle conseille de prendre une voiture, et ça coute 60$. On discute un peu entre nous, et on décide d’accepter la proposition. On aurait pu demander un tuk tuk pour les 3 jours, mais finalement on se dit qu’on va suivre son conseil. Le seul truc qui me « chagrine » c’est que je comptais aller acheter les pass dès cet après-midi pour bénéficier d’un coucher de soleil supplémentaire, mais la manager dit que ça ira très vite le lendemain pour les pass, et que ça coute un AR en tuk tuk en plus, que ça vaut pas le coup etc… On décide de suivre son conseil, mais avec le recul, on le regrette. Elle nous propose également d’aller voir le cirque Phare. Ça tombe bien c’était également dans notre programme ! et c’est le même prix que si on le prends de notre côté, donc on décide de passer par elle. Elle nous conseille d’y aller le soir même car après, avec les visites, elle dit qu’on sera fatigué. Ok, on prend les places les moins chères (18$ quand même). Rendez-vous vers 19h30 pour le placement libre. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons déjeuner au resto de l’hôtel. Très bon, mais assez cher… Ensuite nous récupérons notre chambre qu’ils ont décorée pour notre voyage de Noces ! J un cœur en pétale de roses, deux cygnes en pliage de serviettes, et une bouteille de pétillant ! Très gentille attention J



On fait une sieste dans notre chambre, un petit tour à la piscine et puis on décide de rejoindre le centre-ville, pour acheter le livre sur les temples conseillé sur le forum.



L’hôtel possède des tuk-tuk, c’est 2$ pour aller au centre-ville. On est effectivement un peu éloigné (environ 10mn de tuk-tuk) mais au final ça ne nous gênera pas. On arpente les rues à la recherche du fameux guide, mais après un peu de recherche je ne trouve que le guide « Angkor cité Khmère ». Je le prends faute de mieux. On rejoint ensuite le cirque phare pour y dîner avant le spectacle. Diner dehors, avec peu de lumières, mais le dîner est très bon, le serveur est très gentil. On n’est pas hyper bien placés ensuite pour le spectacle mais ya pire que nous. J’ai vraiment trouvé ce spectacle très bien, avec des acrobaties impressionnantes, et comme la salle est petite on est vraiment proche des artistes. Par contre je trouve le prix des places très élevés (18$ c’est le moins cher…). Retour à l’hôtel pour dormir. J’en profite pour avoir quelques échanges via internet avec ma famille, car étant une grande fan de foot, je ne vais malheureusement pas assister au match France Allemagne au Stade de France, mais beaucoup de membres de ma famille y seront (frères, neveux, amis…), je m’assure donc qu’ils ont bien leurs places et je file me coucher (j’avais un peu espoir de me lever à 3h du matin pour regarder le match mais je suis trop fatiguée… J ).
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Photos des marchés thaïs
Profitant du mauvais temps lors de mon séjour, je me suis amuser de faire des photos dans les marchés thais, dont on peut rencontrer des personnages différents comme sur la première photo par exemple, ce marchand thaï au chapeau de cowboy très sympa d'ailleurs le gars et ainsi que d'autres . Si vous avez aussi des photos des marchés thaï ce serait sympa de partager nos clichés .😉
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Thailande mars 2018, carnet du sourire
Après avoir écumé pendant de nombreuses semaines le forum, avoir lu les carnets de voyages très riches de certains d'entre vous je viens à mon tour vous faire part de notre carnet.

Nous sommes un couple de trentenaire et voyageons avec notre fille aînée de 6 ans. Je suis plutot de nature ultra organisée aimant un minimum de confort, alors que mon mari serait plutot voyage à la roots, sac à dos, tente et hamac. Personnellement j'aime bien savoir où je mets les pieds et surtout où je vais dormir, d'autant plus que nous partions avec notre fille. Nous n'aimons pas les endroits trop bondés, mon mari étant limite agoraphobe, nous choisissons toujours des endroits plutot reculés, loin des hauts lieux touristiques, et ce dans le but d'être au plus proche des habitants, et de voir le pays au plus près.

Nous avons choisi la Thaïlande car des amis nous en parlaient. Certains disent aussi que c'est le pays idéal pour découvrir l'Asie. Au départ nous voulions partir à Cuba mais les prix d'un voyage en Thaïlande étaient beaucoup plus intéressants. Grosso modo à 3, l'A/R équivalait à un seul A/R pour Cuba.

Nous avons choisi de partir avec Emirates. La compagnie nous a été recommandée pour un voyage avec un enfant. Mais egalement pour voyager en A380. En prenant nos billets mi janvier nous avons payé pour 3 environ 1600 euros A/R.

Nous n'avons pas choisi nos places vu le coût élevé (env 25e par siège sur chaque vol). L'enregistrement s'ouvre 48h avant, à l'heure précise d'ouverture je procédais à notre enregistrement en ligne et nous avons eu une rangée de 3 sièges côté hublot. (Pour info dans les A380 le bas est en 3 sièges / 4 sièges / 3 sieges).

Pour les plus pressés, le recap : - Mardi 27/02/2018 : bus Marseille - Nice 27 € (FLIXBUS) - Mercredi 28/02/2018 : vol Nice - Bangkok (escale à Dubai), départ 14h30 via Emirates - Jeudi 01/03/2018 : arrivée sur Bangkok à 12h35 - Vendredi 02/03/2018 : vol Bangkok Don Muang - Krabi, départ 7h25 via Air Asia // transfert à Koh Jum - Samedi 03/03/2018 : Koh Jum - Dimanche 04/03/2017 : Koh Jum - Lundi 05/03/2018 : Koh Jum - Mardi 06/03/2018 : Transfert Koh Jum - Koh Lanta - Mercredi 07/03/2018 : Koh Lanta - Jeudi 08/03/2018 : Transfert Koh Lanta - Koh Yao Noi - Vendredi 09/03/2018 : Koh Yao Noi - Samedi 10/03/2018 : Koh Yao Noi - Dimanche 11/03/2018 : Koh Yao Noi - Lundi 12/03/2018 : Transfert Koh Yao Noi - Pattaya via vol Air Asia Phuket / Pattaya - Mardi 13/03/2017 : Transfert Pattaya - Koh Chang - Mercredi 14/03/2018 : Koh Chang - Jeudi 15/03/2018 : Transfert Koh Chang - Koh Mak - Vendredi 16/03/2018 : Koh Mak - Samedi 17/03/2018 : Koh Mak - Dimanche 18/03/2018 : Transfert Koh Mak - Bangkok - Lundi 19/03/2018 : vol Bangkok - Nice (escale Dubai), départ 1h05 arrivée 12h35 via Emirates - bus Nice Marseille via Eurolines 57 €

Budget avion : 1940 € Vol international A/R Nice - Bangkok = 1600 € Vol interne Bangkok - Krabi = 160 € Vol interne Phuket - Pattaya = 180 €

Budget hotel (Booking / Agoda) pour 17 nuits : 629 € Bangkok Hotel Amari Don Muang : 81 € Koh Jum 4 nuits au Jungle Hill Beach Bungalow en Deluxe Sea View : 182 € (45,5 € par nuit) Koh Lanta 2 nuits au Cottage Hill en Bungalow Familial (1 lit king size + 1 lit simple) 50 € (25€ par nuit) Koh Yao Noi 4 nuits au Najjamee Bungalow : 81 € (20,25 € par nuit) Pattaya 1 nuit au Seven Zea Hotel avec piscine : 43 € petit déj inclus Koh Chang, 2 nuits au Baan Ton Rak : 66 € (33 € par nuit) Koh Mak, 2 nuits au Sea Breaze avec piscine 87 € (43,5 € par nuit petit déj inclus) Koh Mak, 1 nuit au Bamboo Hideway avec piscine 39 €

Transferts sur place (taxi, bateau, minibus...) : 16 683 bahts (435 €) Krabi - Joh Jum = 1500b (transfert privé + longtail + tuk tuk) Koh Jum - Koh Lanta = 1050b (ferry) + 400b (tuk tuk) Koh Lanta - Koh Yao Noi = 1100b (ferry) + 1100b (minivan + speedboat) + 200b (songthaew) Koh Yao Noi - Phuket = 200b (songthaew) + 500b (speedboat) + 650b (taxi pour aéroport) Aeroport de Pataya - jusqu'à hotel = 750b (minibus) Pattaya - Koh Chang = 2000b (minibus) Koh Chang - Koh Mak = 1500b (speedboat) Koh Mak - Bangkok = 100b (songthaew) + 1200b (speedboat) + 3500b (transfert privé) Bangkok en Uber (transfert aéroport - KTM - MBK - aéroport) = 360b + 113b + 460b = 933b (24 €)

Argent liquide sur place : 1500 €

Dépense totale à 3 : 4588 €

Mercredi 28 février 2018 : Le voyage

Nous habitons sur Marseille. Emirates part de Nice nous avons donc fait un premier trajet en bus via Flixbus pour 27 euros à 3 (env 3h). L'arrêt se fait directement au Terminal 2 où nous devions partir.

Super accueil à l'enregistrement n'ayant encore jamais effectué un si long voyage l'hôtesse nous a confirmé que 1h30 après le départ nous serait servi le repas du midi. Notre avion decollait à 14h30.

5h15 de vol que nous n'avons pas vu passé. Chacun a son écran avec films, musique ou jeux. Notre fille de 6 ans en a profité pour regarder un Disney. Le temps passe vite les sièges sont plutôt confortables et l'équipe très sympa.

Notre fille reçoit une peluche couverture et une ardoise magique. Les enfants sont également servis en premier pour le repas.

Escale à Dubai. On nous avait dit que l'escale était top que c'était géant. Certes ce long couloir dédié au dutty free est immense mais sans grand intérêt. Les toilettes ne sont pas toujours très propres. J'avais choisi d'avoir les escales le plus courtes possibles (max 4h) et heureusement car le temps est long. Les sièges dont les jambes peuvent être posées sont pris d'assaut. Nous nous sommes mis loin de notre porte d'embarquement pour être au calme. Nous comprendrons à notre retour qu'il y a deux espaces de dutty free, au retour nous ne serons pas du tout dans le même hall et l'espace y sera beaucoup plus sympa.

La zone fumoir est un aquarium géant mais pour les accro ça n'a pas de prix !

Nous réembarquons à 3h du mat. Petite frayeur de mon mari qui ne trouve plus son passeport mais finalement c'est bon. De nouveaux une peluche couverture et un sac avec carnets de jeux offerts à notre fille. L'arrivée prévue à Bangkok est à 12h35 heure locale. Encore environ 5h de vol. Nous pensions pouvoir dormir mais entre le service des boissons puis ensuite le déjeuner nous n'y parviendrons pas.

Jeudi 1er mars 2018 : Arrivée à Bangkok

Descente de l'avion content d'être arrivés mais le périple ne fait que commencer ! Par chance nous sommes repérés dans ma file d'attente pour le visa et l'agent nous fait passer à un guichet prioritaire. Un couple de français qui était avec nous et que l'agent a pris certainement pour les grands parents en bénéficie également et sont ravis !

Nous passons donc rapidement les formalités et s'en suit la longue attente pour récupérer nos bagages au milieu des centaines autres ! Mais ouf elles sont la.

Comme je l'avais lu et repéré nous descendons pour prendre le métro aérien (BTS) et nous rendre dans le centre pour faire du shopping. C'est plutôt bien indiqué.

C'est aussi au sous sol que nous trouvons le meilleur taux de change : 38.25 (agence Super Rich), alors que le taux est aux alentours de 36.01 dans le hall des arrivées.

A noter qu'au niveau du Super Rich tout au fond du couloir des toilettes très propres immenses et désertiques. Idéal quand on veut se changer en arrivant.

Le BTS (métro aerien) nous coûte jusqu'à son terminus Phayathai 137b à 3. Nous changeons ensuite de ligne pour descendre à l'arrêt suivant SIAM pour 69b à 3.

J'ai lu qu'en descendant à SIAM on arrivait directement devant les centres commerciaux SIAM Paragon et SIAM Center. Personnellement ils ne nous intéressait pas trop, très beaux certes mais aussi beaucoup de boutiques de luxe nous, nous voulions aller au MBK.

Devant les centres sont installés des stand de street food. Nous allons d'emblée faire connaissance avec la gentillesse thaïlandaise. Nous sommes chargés comme des boeufs, affamés, en sueur, on s'arrête au premier stand pour acheter un plat : mélange de riz et de sea food pour 25b tellement grand que tu peux y manger à 2, ou même à 3 avec un enfant. Nous essayons de faire comprendre que nous cherchons de l'eau c'est un stand unique qui en vend, alors que j'attends avec la petite et les bagages et voyant que notre fille s'impatientait sous cette chaleur pesante une jeune fille nous offrira une bouteille d'eau.

Nous prenons ensuite la direction du MBK à pied. J'avais lu qu'une passerelle reliait le MBK via le SIAM Discovery en longeant les deux précédents SIAM nous tombons sur un ascenseur et montons sur la passerelle pour nous rendre au MBK.

J'avais également noté que le centre avait une consigne à bagage gratuite au 6eme étage zone b. Nous commençons donc par aller y déposer nos affaires. L'équipe est super sympa nous pouvons que vous recommander ce service.

S'en suit des dizaines et des dizaines d étalages divers et variés, de quoi avoir mal aux pieds à arpenter les couloirs et les étages.

Nous voulions un masque de plongée spécial go pro (acheté 750b avec étui de rangement), quelques fringues d'été (100b le tee shirt) et des cartes sim thai. Le tout est facilement trouvable et surtout facilement marchandable.

Côté carte sim c'est un peu plus compliqué. A l aéroport nous avions vu une seule boutique totalement prise d'assaut. Au MBK à l'étage électronique les 3 opérateurs (AIS, DTAC ou True Moove) ont leur boutique mais aucune info sur les offres proposées ni flyers. J'avais repéré sur le net que grosso modo pour 30 jours 3Go c'était 350b.

Après avoir fait les 2 premières boutiques à la 3eme (chez AIS) et parce que ça fait déjà 2h qu'on traîne dans le centre je demande au vendeur de nous renseigner. Il parle très mal anglais mais prend les choses en main. Nous payerons pour 30 jours 3Go un peu de crédit téléphonique environ 450b sachant que sont compris 50b pour la puce. Il nous installe le tout, paramètre les mms, le wifi gratuit AIS et nous voilà équipés pour nos 3 semaines de vacances.

Il est temps de rejoindre notre hôtel. En rez-de-chaussée de MBK se trouve la station de taxi. Plutôt bien organisée chacun prend un ticket et attend son tour.

Nous avons choisi l'hôtel Amari Don Muang à côté de l'aéroport de Don Muang vu que nous devions prendre un vol interne tôt le lendemain matin.

Le trajet en taxi meter du MBK à l'hôtel nous coûte 180b.

L'hôtel est assez cher il faut le dire. 80 euros la nuit sur Booking mais il est directement relié au Terminal 1 de l'aéroport via une passerelle. Quelques minutes suffisent pour traverser et nous ne voulions pas nous embêter avec des transports tôt le matin sachant que nous devions être à l aéroport à 6h.

Très grand hôtel, accueil chaleureux, groom pour les bagages. Grande chambre très spacieuse le lit est tellement grand que même à 3 nous avions encore de la place. Sans que je n'en fasse la demande ni que cela nous soit facturé l'hôtel avait installé pour notre fille un lit d'appoint.

La piscine très grande est ouverte jusqu'à 21h. Elle est déserte nous en profiterons pendant un long moment c'est le début des vacances !

Le soir nous allons manger au resto de l'hôtel, pas envie de chercher bien loin. L'idée est de manger et d'aller au lit dans un vrai lit ! Seul le resto grill est ouvert. La bouffe n'est vraiment pas terrible et la climatisation poussée à fond, il nous faudra remonter chercher des gilets pour manger. Surprise à l'addition près de 200b de taxes nous sont facturées. Pour 3 plats et une boisson nous payerons environ 800b.
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Partir pour le Siam (sans faire chou blanc); carnet d'un homme libre...
#1: Le rêve

En ce beau matin printanier du 6 avril 2016, ensoleillé mais particulièrement froid à Montréal (-8c), je me suis réveillé sur le dos dans mon lit, ce qui est très rare. Le gros sourire aux lèvres, je me suis alors souvenu avoir rêvé à la Thaïlande, quelques minutes ou plusieurs heures plus tôt (difficile à dire quand on rêve), cette Thaïlande dont j'avais tant esquissé les contours, tant jaugé les finalités et qui m'était soudainement réapparue tellement vraie, en couleurs et en odeurs.... Ce dont j'étais sûr, c'est qu'il y a exactement un mois, j'arrivais de mon premier voyage en Asie. Et il y a deux mois exactement, le 6 février, je quittais YUL pour BKK en passant par PEK... Et c'est de ça dont je voulais vous parler ici...

"😎😎"
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Réussir son séjour en Thaïlande malgré les troubles actuels
La discussion sur le meme theme venant d'etre fermee, en voici une autre pour continuer a informer les voyageurs en langue francaise. Donc pour les futurs touristes soucieux, a nouveau les points sensibles a eviter imperativement a Bangkok :

Avenue Ploenchit, du carrefour de Ratchaprasong au carrefour de Chitlom Intersection Silom Rd et parc Lumpini a Sala Daeng Asoke Pratumwan Complexe gouvernemental de Chaeng Wattana Pont de Pan Fah

Selon la loi en vigueur, tout non ressortissant thai qui se mele aux manifestant est passible d'expulsion immediate. Tous les sites le long de la Chao Phraya sont safe. Le transport depuis et vers les 2 aeroports se passe comme normal, meme si il est conseille de prendre une marge temps supplementaire. A ce jour, tous les transports publics fonctionnent normalement. Les grands shopping malls sont ouverts, mais attention a l''emplacement de certains situes au coeur des points sensibles. Les eviter imperativement. Ne pas se ballader non plus aux abords des points sensibles, les fusils a grenade M79 recemment employes lors des attentats ont une portee de 375 metres....
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Four-Week Journey Through Southern Thailand and Angkor
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam. The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.

Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.

Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.

A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.

12/07/2013

The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.

We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.

Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!

We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.

After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.



At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.

We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.



That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.

Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.

Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.

We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.

Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
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Volontaire deux mois au nord ouest de la Thaïlande
VERS CHIANG MAI C'est le Bankok Express , un vieux train des anne'e 30, je suppose, qui m'a deposé un apres midi a' Chiang Mai apres 16 heures de choo choo choo choo apathiques alternants avec des coups de freins intempestifs a' chaque fois qu'une vache decide de traverser les rails ou le conducteur s'est assoupi dans sa locomotive. Pas de vitres mais des persiennes metalliques pour se proteger de la pluie ou du soleil, un ventilateur a' vous decoller le toupet, une banquette en simili vert sapin pour mes fesses, des draps propres, une couverture et un coussin pour la nuit. Les toilettes turques en acier sont a' peu pres propres mais il faut sutout etre acrobate pour pouvoir garder la porte close avec une main et avec l'autre se tenir a' un barreau de la fenetre pour ne pas tomber dans la cuvette lors d'un brusque coup de frein inopine' et s'essuyer les fesses avec...rien! Mon doigt peut-etre mais la question existentielle que je me pose a' ce moment: lacher quelle main? la main droite ou la main gauche? Je m' installe pour la nuit sur la couchette superieur que je prefere car plus intime. Lorsque je me reveille, au fond de mon champs de vision, la silhouette des montagnes enturbanne'e par une brume matinale defilent imperceptiblement. Dans l'accordeon qui relie 2 wagons, je fume une cigarette, moment bruyant mais exaltant de sentir l'air frais du matin. Je vois defiler devant moi des carre's soyeux de rizieres, qq temples en bois plutot rustiques, des maisons sur pilotis au milieu d'un champ, des zebus qui broutent paisiblement. Les rails sillonnent une foret dense, a' la vegetation diverse: par-ci par-la' des palmiers hautains et majestueux, les feuilles grasses de bananiers en bouquet, des parasols de papayers, des bambous denses, des acacias gracieux, des grimpants opportunistes a' fleurs mauve (appele'es "gloire du matin" ) qui ne s'ouvrent que pour qq heures, des lotus erige's vers le soleil baignent dans une mare.

ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans

LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.

Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).

J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique

"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.

Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.

LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.

VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.

BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.

LE TEMPLE DU LAC

Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.

LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.

LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
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Cherche recette thai des beignets "patongko" (Thaïlande)
Je reviens de Thailande et nous avons mangé là bas des beignets qui s'appellent patongko ou qqch comme ça(ปาฅังโก๋) je ne suis pas sure de l'écriture en thai, quelqu'un connait il la recette, j'aimerai pouvoir en faire ici chez moi? Merci à tous d'avance.
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Trois superbes semaines en Thaïlande en janvier 2019
Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont aidée sur ce forum à préparer ce beau voyage et c'est avec plaisir que je vous raconte à mon tour notre expérience en Thaïlande : Pour situer, mon mari et moi avons 48 ans, avons voyagé pas mal avec nos enfants dans des endroits souvent très touristiques où l'âme du pays est parfois difficilement palpable, alors après 6 heures de train et 12 heures d'avion nous souhaitions vraiment aller à la rencontre du pays et de ses habitants. Voici le programme : 2 jours à Bangkok, 3 à Chumphon, 4 à Khao Sok, 4 à Prachuap Khiri Khan, 3 à Sam Roï Yot, 3 à Kanchanaburi , 1 à koh kret, 1 à bangkok.

Bangkok : ce qui nous a plu, c'est la facilité à se déplacer dans cette ville immense grâce, pour nous, au skytrain, métro et taxi boat. Une excursion toute simple à faire, c'est de prendre le bateau taxi (drapeau orange) dans Bangkok et de remonter la chao Phraya jusqu'à Nonthaburi : on y voit tous les temples célèbres et la vie du bateau en lui-même est intéressante : il y a le capitaine bien-sûr, la dame qui contrôle les tickets et qui crie (réellement) pour que tout le monde s'agglutine à l'avant afin que le maximum de passagers puisse entrer, et à l'arrière la personne qui aide aux manoeuvres par des sifflements codés uniquement compréhensibles par le capitaine, tout cela joyeusement ballotés par les vaguelettes créées par les autres bateaux (fermez bien la bouche, ce ne sont pas les embruns qui vous aspergent copieusement le visage!).

(le sky train)

(le bateau taxi et à l'embarcadère on nourrit les poissons)

Nous avons visité le wat pho et le wat arun (avons préféré un autre temple plus tard à Prachuap Khiri khan) puis avons déambulé dans le marché à Thewet où par moment l'odeur se mêle à la vue, les mixtures de poissons pestilentielles, un rat, le seul du séjour (d'ailleurs à la gare où nous avons laissé nos bagages, un panneau indique en anglais "nous ne sommes pas responsables si les rats déchiquettent vos sacs, merci de ne pas laisser de nourriture à l'intérieur"), le tout sous une chaleur accablante avec le décalage horaire en prime!

(au marché de Thewet)



Nous dormirons à Thonburi, super logement trouvé sur air bnb (autour de 25 euros la nuit comme tous les logements du séjour) avec une vue sur la rivière et un temple en face, nous y verrons notre seul varan du séjour!

(vue du logement : le bateau-poubelles et le varan)
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Le farang saur
Le farang saur

Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu, Contre le mur une échelle - haute, haute, haute, Et, par terre, un farang bête, bête, bête.

Une Issanaise vient à passer, belle, belle, belle, D'une oeillade charme le farang fat, fat, fat

Et le ramasse, maligne, maligne, maligne

Alors elle monte à l'échelle - haute, haute, haute, Et plante le clou pointu - toc, toc, toc, Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.

Elle laisse aller son marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe, Attache au clou une ficelle - longue, longue, longue, Et, au bout, le farang bête, bête, bête.

Elle redescend de l'échelle - haute, haute, haute, L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd, Et puis, elle sourit au farang, bête, bête, bête

Et, depuis, le farang – bête, bête, bête Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue, Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.

J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple, Pour mettre en fureur les farangs – fats, fats, fats Et amuser les enfants - petits, petits, petits.

PCC (ou presque) - Charles CROS 🙂
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Petite escapade au pays du sourire
Hello,

Un petit récit d'une escapade au pays du sourire.

Récit sans prétention aucune, fait de trucs et astuces, d’anecdotes et de moments qui ont été fort pour moi.

Afin que ceux qui liront ce récit puisse se faire une idée, voici quelques détails.

L'auteur : Début de cinquantaine, une dizaine de voyage au PDS. J'ai des rudiments de Thaïs très limités. Je sais plus ou moins bien compter en Thaïs. J'ai visité les principaux endroits touristiques lors de mes premiers voyages. Maintenant je recherche plutôt des endroits un peu moins courus, quoi que...

Date de séjour : Du 9 au 28 avril 2017 (période chaude de l'année).

Bangkok :

Contrairement à mes habitudes, je n'y suis pas resté. Juste le temps de prendre le sky train et le BTS pour aller au MBK refaire ma provision de t-shirt.

Truc et astuce : Le sky train est une ligne de métro aérien qui va de l'aéroport au centre ville. Peu cher (42 bhats), climatisé, rapide et confortable. En 30 minutes il vous amènera à Payathai. Depuis là vous trouverez des taxis ou le BTS pour aller rejoindre le lieu souhaité dans la ville. Il faut savoir que l'aéroport est situé à une grosse vingtaine de kilomètre de la ville. Le sky train vous permettra de "voir arriver" la ville. Si vous arrivez à Bkk entre 6h et 23h, c'est le moyen le plus rapide et le moins cher pour rejoindre le centre.

Cha Am :

Petite station balnéaire, fréquentée principalement par les Thaïs le week-end, très calme durant la semaine. Sauf que....j'y suis durant Songkran, le nouvel an Thaï. Ce sont deux journées de festivité, avec un cortège, des stands de nourriture et de produits artisanaux ( ou pas) un peu partout. Dans un stand, j'ai vu des savons des les propriétés méritent à elles seules un record dans le guinness book. Ils soignent tout ou presque. On trouve des stands de nourriture qui vendent des trucs originaux. Généralement très bons.

Traditionnellement, on fête les ainés durant Songkran. On leur verse de l'eau sur les mains et on leur met une espèce de pâte blanche sur les joues.

La tradition s'est adaptée au fil des année...maintenant, tout le monde arrose tout le monde à grand renfort de pistolet à eau, de sceaux d'eau, voir de tuyau d'arrosage.

Il m'est arrivé un truc amusant. Je sors de ma guesthouse, encore sec (vouloir rester sec pendant sonkgran relève de l'hérésie pur et simple), je remonte la Soï en flânant. Une jeune fille, dans les 10 ans, s'avance vers moi, timide, avec une petit sceaux d'eau. Je lui tend les mains et elle me verse un peu d'eau sur les mains. Son frère, enhardi par le succès de sa soeur viendra avec la pâte blanche. Je m’accroupis et il me met un peu de pâte blanche sur les joues sous le regard amusé de leurs parents. Tous les deux repartiront en courant vers leurs parents en racontant un trucs en Thaï que je n'ai pas compris, mais ils était visiblement heureux.....moi aussi. J'adore ces furtifs petits moments, plein de gentillesse, des moments d'échange simples et plaisant à vivre.

En début d'après-midi, je suis avec une amie et je lui fait remarqué qu'on ne nous arrose pas beaucoup.... Elle me dit que c'est parce que je suis un vieux farang (merci, ça fait toujours plaisir), que les gens ne me connaissent pas. Je suis un peu dépité... elle achètera un espèce de collier de fleur en plastic dans un stand, une fois le collier autours de mon cou, ça va nettement mieux. Le collier étant porté par gens qui ont envie de faire la fête, c'est un espèce de signal qui dit qu'on peut m'arroser sans retenue. Top ! Quelques minutes plus tard, je n'avais plus un poil de sec et je pèse mes mots quand j'écris cela.

Avril étant un des mois les plus chaud en Thaïlande, se faire arroser est plutôt plaisant, ça rafraichis. C'est une ambiance bon enfant, les Thaïs aiment faire la fête.

Bien sur, toute médaille à son revers. Il y a aussi des débordements, des trucs pas cool fait par des personnes au Q.I. plus que limité. C'est aussi la période où il y a le plus d'accident sur les routes. Je ne connais pas proportion exact, mais il semblerait que 50% des Thaïs roulent sans permis. Comme en plus, durant Songkran, on boit beaucoup, ça fait un carnage sur les routes.

Rien n'est jamais parfait....à vous de savoir prendre ce qui vous plait et d'éviter le reste.

khao sok :

Départ de Cha Am pour Hua hin, nous y passerons la soirée avant de prendre le train de nuit pour Surat Thani. Hua Hin est une station balnéaire à vocation très touristique. C'est pas trop mon truc.

J'y passerai la soirée, avec le but caché d'offrir une soirée romantique à Oye, que je connais depuis 2 ans et qui voyage parfois quelques jours avec moi.

J'ai trouvé sur le net un hôtel de luxe qui a un bar très romantique sur la plage. Sauf que les photos du bar sur la plage ne montre pas les moustiques. Par contre, le produits anti moustique est apporté gracieusement en même temps que les boissons. Alors oui, c'était romantique, mais c'était aussi l'invasion des moustiques.

S'en est suivi un repas dans un restaurant d'une soi peu fréquentée, quelques verres dans les bars des alentours et départ par le train de nuit.

J'aime prendre le train en Thaïlande. De jour je prends la 3ème classe, pour être avec les Thäis (les touristes prennent soit de la 2ème classe climatisée, soit dans la première quand il y en a). Cette fois-ci, c'est un train de nuit, j'ai envie de bien dormir, donc 1ère classe couchette. Ce fût presque parfait. Départ à 23h30 d'Hua Hin pour arriver reposé à 7h00 à Surat.

Arriver dans une ville peu touristique tôt le matin est très sympa (les gens passent par Surat, mais ne s'y arrête pas). On peut y observer la vie des Thaïs tôt le matin. Les enfants qui prennent le bus, portant tous le même uniforme pour aller l'école. Les magasins qui ouvrent tranquillement. Il n'y a pas encore trop de circulation, il ne fait pas encore trop chaud.

Truc et astuce : En descendant du train, il y a une foule de rabatteur qui essayeront de vous vendre des tickets de bus et de minivan pour les principales destinations touristiques du sud. Je préfère me rendre à la station de bus pour aller acheter mon billet, c'est moins cher. Cela dit, la station de bus n'est pas tout près (environ 3km) et il faut s'y rendre avec un bus local pas forcement évident à trouver si vous ne lisez pas le Thaïs ou si quelqu'un ne peut le faire pour vous.

Pour ma part, j'ai trouvé un "taxi" privé. C'est un Thaïs qui travaille comme infirmier à l'hôpital et qui fait taxi quand il le peut pour arrondir ses fins de mois. J'ai négocié dans la bonne humeur, ça a pris une dizaine de minute au chacun avance ses arguments tous plus faux les uns que les autres. On peut négocier pas mal de chose en Thaïlande, le tout étant de le faire dans le respect du vendeur et dans la bonne humeur. Il faut aussi savoir arrêter de négocier. J'ai vu des touristes négocier pour des sommes dérisoires...je trouve que c'est malvenu.

Par chance mon taxi du jour roule à l'européenne ! C'est à dire en respectant plus ou moins les limitations de vitesse et le code de la route. Et oui, avoir un chauffeur comme celui-ci est une chance.

Arrivée à Khao Sok en fin de matinée. Nous passerons notre après-midi à organiser la journée du lendemain. Khao Sok est une des forêts primitives les plus ancienne de la planète. On peut y faire des trekking dans la jungle, y dormir dans des bungalows sur le lac Chew Larn, y voir une flore est une faune typique de l'endroit.

Truc et astuce : Si vous prenez les tours en groupe, sont qui sont habituellement proposés, les prix sont assez chers, mais ça va. Par contre, si vous souhaitez un truc plus privatif, c'est cher, voir très cher. Tous les tours opérateur du coin proposent plus ou moins la même chose au même prix. Difficile d'avoir un bon prix, ils s'entendent entre eux.

Pour ma part, je souhaitais passer une journée sur le lac, en bateau privé. Après quelques recherches j'ai trouvé une dame qui m'a organisé ça avec un excellent guide. là, j'ai eu de la chance. Le guide est la personne qui a aidé pendant quelques mois un canadien venu écrire un livre sur le parc il y a de ça une trentaine d'année. Son nom est Nick, il est guide depuis plus de 40 ans dans le parc.

6h00 du matin, comme tous les matins un brouillard typique de l'endroit est établi, pas très bien réveillé, nous attendons devant notre guesthouse que Nick passe nous prendre. Et voici qu'arrive un pickup aussi vieux de son propriétaire, c'est à dire la soixantaine. Cela ne serait pas encore trop dérangeant si les essuies-glaces n'avaient pas le même âge que le pick-up ! On n'y voit rien de rien et c'est encore pire quand il passe un coup d'essuie-glace. Après avoir failli écraser une poule, un chien et que sais-je d'autre, nous voilà finalement arrivé au lac. Départ pour le périple du jour en bateau longue queue, pour une fois pas trop bruyant, chose assez rare pour être remarquée.

Que vous dire de ce périple sur le lac ? C'est beau, très beau et encore plus beau que ça ! Nous y avons vu des singes, des aigles et des papillons. Comme nous y étions très tôt, il n'y avait pas encore trop de monde. Nous avons pu voir des coins magnifiques. Je n'ai pas les mots pour exprimer toute la beauté de l'endroit.

Trucs et astuces : Allez-y tôt ! Voir très tôt. Nous sommes parti vers les 7h00 avec le bateau, c'est à mon avis une heure de trop tard. Il faut vraiment partir sur le lac au première lueur de l'aube.

Nick est un guide qui connait son job, qui est attentionné, plein d'humour, mais qui sait aussi se faire discret. A un moment, il demande si on peut s'arrêter quelques minutes sur une île. Pour moi, c'est sans problème, arrête toi où tu veux quand tu veux, c'est beau partout. Et le voilà parti dans la jungle, cela nous laissera le temps de discuter un peu avec le jeune Birman qui conduit le bateau. Quelques minutes plus tard retour de Nick. Il a ramené 2 manques et des petites branches. Les mangues seront découpées avec agilité à la machette et dégustée avec plaisir.

La journée se déroule tranquillement, nous nous arrêterons 2x. Une fois pour le petit déjeuner dans un restaurant sur l'eau. Le truc à touriste typique. Vu mon empressement à repartir, Nick se renseignera auprès de Oye pour savoir pourquoi je suis si pressé de repartir. Oye lui explique que moi et les touristes, ça fait deux.

Et Nick, il a tout compris ! Pour la pause de midi, nous nous arrêterons dans un espèce de hameau de maison sur pilotis fait de planches disjointes, de bambous. Ce sont des pêcheurs qui vivent là. Visiblement ils connaissent Nick et ne voient pas souvent, si ce n'est jamais, de touriste. Se déplacer d'un maison à l'autre ou aller aux "toilettes" (f'in à la case qui sert de toilette) demande un bon sens de l'équilibre. Entre les bambous mouillés, les planches pas fixées, il y a de quoi passer à l'eau facilement. Ici rien n'est fait pour les touristes, c'est parfait !

Je ne sais pas quelle langue ils parlent, Oye de ne comprend pas tout non plus. Nick passe la commande pour le lunch : Poissons grillé, poisson en soupe, poisson séché, le tout accompagné de riz. Ananas pour le désert. Gros repas, 300 bhats pour 3. On attire la curiosité, quelques pêcheurs viennent discuter avec moi et Nick, les femmes discutent avec Oye. Il y a en un qui baragouine 3 mots d'anglais-Thaï et moi qui arrive à mélanger 3 mots de Thaïs avec de l'anglais, on arrive à se comprendre, avec des mots et des gestes. Si vraiment on y arrive pas, Oye ou Nick traduisent un petit coup. Les Thaïs on le sens de l'humour, après le repas, une petite sieste s'impose. Oye me demande où je vais. Je lui dit que je vais réfléchir et je m'allonge sur le banc, le Thaï lui dit que je vais inspecter le toit. Tout le monde rigole. Il est difficile de retranscrire ce moment. A la relecture, je me rends compte que c'est pas drôle, mais sur le moment, c'était très drôle et tout le monde à bien rigolé.

Cette journée s'est terminée vers les 15 heures....avec une surprise. Vous vous souvenez des branches que Nick a pris le matin ? Il les a mise à tremper dans l'eau, puis les a fendues et finalement en a tressé 2 bagues et un bracelet qu'il nous a offert.

Ce fût, à mon gouts, une très belle journée sur le lac du parc de Khao Sok.

La suite arrive bientôt....merci à ceux qui ont pris le temps de lire jusqu'ici.
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Les îles Similian, Phi Phi et Surin menacées de fermeture
Environnement - Les îles Similans , Koh Phi Phi , et Surin menacées de fermeture . 🤪

Le département maritime et des ressources côtières a demandé lundi la fermeture de plusieurs sites comme ceux des îles Similian, Phi Phi et Surin, en raison du blanchiment du corail provoqué par le réchauffement de l'eau et les conséquences de l'activité touristique, rapportait The Nation. "Les dommages observés sur le corail sont très importants, probablement les pires de l'histoire et bien plus graves qu'après le tsunami de 2004", a expliqué le directeur général du département Kasemssan Jinnawaso. Des études réalisées entre septembre et décembre 2010 ont révélé le pourcentage du corail aujourd'hui mort dans plusieurs sites, dont certains accueillent 300 touristes par jour : 90% aux îles Phi Phi, 93,6% aux îles Surin et presque 100% dans la baie de Maya. Le département des parcs nationaux, de la nature, et de la conservation des plantes doit inspecter jeudi ces sites. "Si les dommages se révèlent trop importants, j'imposerai la fermeture de ces parcs marins aux touristes", a affirmé mardi le ministre des Ressources naturelles et de l'environnement Suwit Khunkitti.

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 19 janvier 2011
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35 jours en Malaisie, Singapour, l’île de Koh Lipe en novembre-décembre 2018
6/11 et 7/11 Départ de Bâle à Londres et Kuala Lumpur Décollage dans un airbus A319 de British Airways pour Heathrow (1H10mn de vol. Attente puis re-décollage dans un Boeing 787 de British pour Kuala Lumpur, pour 12h22 de vol. Repas très correct, on a presque bien dormi ! A K.L. pour rejoindre le centre ville nous prenons une navette de bus pour K.L. Sentral. Trajet assez fluide bien que chargé sur des autoroutes à péages qui longent des plantations de palmiers à huile et des villes modernes composées, comme en Angleterre de centaines de maisons accolées toutes semblables épousant les courbes de niveaux du relief. Au bout d'1h1/2 le bus nous laisse à la gare de KL Sentral, de là un minibus nous emmène ensuite vers Puduraya d'où nous devrions rejoindre à pied notre hôtel. Il pleuviote, la nuit commence à tomber et on est un peu perdu dans ces ruelles sans nom. De guerre lasse nous prenons un taxi qui pour 15 rmy (Ringgit malaisien, 10 rmy=2.2€) nous dépose à la Jalan Rembia, la ruelle de notre GH. Nous nous installons dans ce petit hôtel propre avec une belle terrasse extérieure couverte où sont installés des canapés et des tables. Nous partons à la recherche d'un resto dans la rue Jalan Alor, rue réputée pour ces nombreux « food stores » : Ils se succèdent les uns derrière les autres et proposent toutes les cuisines asiatiques : malaise, indienne, thaïe, chinoise, indonésienne, japonaise et coréenne. Nous choisissons, un peu au hasard un thaï et y mangeons sur la terrasse abritée de la pluie, deux curry, rouge et vert aussi pimentés l'un que l'autre mais très goûteux et très copieux, le prix est en conséquence (30 rmy le plat), la grande bière est à 20 rmy.



Place Merdeka

8/11 Kuala Lumpur Ce matin il fait déjà bien chaud et humide mais il y a un beau soleil et quelques nuages peu menaçants. Nous allons prendre à 10 mn à pied, le métro à Bukit Bintang en direction du centre ville et descendons à Merdeka. Nous découvrons le modernisme d’une grande ville malaisienne au travers de son métro : tout est nickel, les machines automatiques fonctionnent bien et de façon très explicite, le tout est d’une propreté impeccable. J'ai un peu de mal à m'orienter en sortant de la station, le plan en ma possession est très imprécis, quant au GPS du smartphone il réagit seulement au bout de 20 secondes s'affole dans tous les sens affiche des tas d'infos perturbantes. Le plus simple est encore de demander notre chemin et nous voilà à l'entrée du marché chinois dans la célèbre rue Petaling. De part et d'autres de la rue piétonne des vendeurs essaient de vous attirer dans leurs magasins exactement comme dans les pays arabes ! Il est vrai qu'on y est d'une certaine façon ! (la Malaisie est un régime politique islamique et compte près de 60% de musulmans). Nous en profitons pour visiter deux temples chinois et un temple indien, preuve du multiculturalisme malaisien. Quant au marché central couvert et moderne il est aseptisé, nickel chrome avec de nombreux magasins de souvenirs et quelques gargotes. Nous continuons en direction de la place Merdeka tout proche : c’est La place de K.L. autour de laquelle se regroupent des bâtiments officiels. Dommage que le terrain de cricket au centre soit entièrement clôturé pour travaux. Tout autour de la place se trouvent quelques beaux exemplaires de bâtiments de style moghol ou Tudor, construits par les Anglais ! Il y a même une église toute blanche au bout du terrain. En face, de l'autre côté de la rivière, la mosquée est reconnaissable à sa couleur blanche et ses innombrables dômes. On ne peut la visiter à cette heure, nous retournons donc chez nous par le métro mais on se perd facilement dans ces stations interconnectées par manque d'informations précises : les n° des lignes notés sur mon plan ne correspondent pas à celles affichées dans les stations ! Enfin on y arrive quand même, on a même dû payer un supplément à l'arrivée à Bukit Bintang ayant pris le monorail plus cher au lieu du MRT moins cher ! Petite pause bienvenue. En Malaisie on trouve partout de délicieux jus de fruits, shakes ou smoothies pas chers dont on se régale.Un peu plus tard pour aller voir la front line du KLBCD, (en fait le panorama des grandes tours du centre des affaires) je prends le monorail jusqu'à Titiwangsa où parait-il se trouve un parc d'où la vue sur la ville est magnifique. En arrivant au terminus de Titiwangsa pas de parc à l'horizon mais des autoroutes urbaines partout, des échangeurs compliqués, des chantiers, des grues. Je me renseigne et un habitant me donne vaguement la direction en me précisant que c'est compliqué car il y a plein d'échangeurs d'autoroutes à traverser et avec la circulation dingue c'est mission impossible. Finalement je démarre sur un vague sentier qui longe l'autoroute et qui se transforme en un petit chemin qui emprunte même une passerelle pour traverser l'autoroute. En fin de compte grâce au GPS du téléphone, je me repère et arrive à rejoindre, sans trop de risque le parc qui est situé derrière un grand bâtiment à vocation culturelle et artistique l’Istana Budaya. Au moment d'arriver à la hauteur du parc je me rends compte qu'il est entièrement clôturé par de hautes barrières de plastique qui empêchent de passer et même de voir. Déçu et en colère, il ne me reste plus qu'à refaire le trajet inverse de plus d'un km pour reprendre le monorail sous une chaleur étouffante. Je reprends donc le monorail et m'arrête à Bukit Nanas, une station proche du CBD pour déambuler parmi les gratte-ciel qui entourent la tour Petronas (la plus haute avec 451m).On se croirait dans n'importe quel CBD (Central Business District) d'une grande ville américaine, tous ces immeubles d'au moins 100m de haut sont occupés par des hôtels de luxes, des banques, des entreprises et des condominiums de luxe. Des restos, des bars chics occidentalisés ainsi que des magasins de luxe occupent les rez-de-chaussée. De grandes avenues à plusieurs voies et à sens unique traversent ces zones d'affaires. Pour varier les plaisirs je prends un autre chemin, la nuit tombe et je ne sais plus où je suis ! Toutes les avenues se ressemblent, les immeubles également. Le GPS du téléphone capte mal les satellites et ne me renseigne qu'avec beaucoup de retard et d'imprécision. Après avoir beaucoup tourné en rond je finis par demander mon chemin et en fait je suis, depuis le début de ma galère à moins de 500 m de l'hôtel ! Diner dans un resto indien sympa (Nasi Kandar) tout près de l'hôtel. Au menu des galettes fourrées, des murtabak et rotis canai.



quartier coloré de Bukit Bintang à K.L.

9/11 de K.L. à Malacca Réveil à 8h, le jetlag est à peu près absorbé ! On part prendre le petit-déjeuner indien au Nasi Kandar (roti telur avec un œuf et des oignons et un masala dosai, café et thé au lait sucré. Ayant une envie de voir de haut cette capitale je pars à pied en direction de la KL tower que je vois devant moi pas très loin mais je suis incapable d'estimer la distance qui m'en sépare ? En fait il me faudra à peine 20 mn pour me retrouver au pied de la tour qui est érigée sur une petite colline au milieu du CBD. Étonnement je suis seul, pas de queue, j'obtiens le tarif senior (29 myr) et en 75 secondes l'ascenseur m'aura fait parcourir les 275m qui me séparaient de la terrasse panoramique : seul dans l'ascenseur, on est je crois 4 visiteurs en tout à faire le tour de 360° de cette terrasse qui domine toute la ville, le temps est un peu brumeux mais on voit bien les différents quartiers du centre ville avec la place Merdeka. Vu d'en haut on dirait que la ville est divisée en plusieurs quartiers séparés par des espaces verts ou des vides reliés les uns aux autres par de grandes avenues à plusieurs voies de circulation. Après avoir fait le tour de la terrasse et pris de nombreuses photos dont celles de la tour Petronas, autre tour emblématique de la ville, je redescends et emprunte une grande avenue en direction du sud. Je me rends compte une fois de plus qu'ici le piéton n'est pas roi, les trottoirs sont souvent interrompus par des travaux ce qui l'oblige à marcher sur la chaussée ce qui est assez dangereux. Finalement ce quartier de grands immeubles se révèle froid et inhumain, il y a peu de restaurants ou de magasins, peu de piétons, surtout si on le compare aux quartiers populaires comme celui de Bukit Bintang ou celui des quartiers chinois ou indiens. Départ en bus pour Malacca, nous prenons d’abord le monorail puis changeons pour aller au BTS la gare routière d'où partent les bus pour le Sud. C'est un grand immeuble avec des guichets modernes et informatisés. Notre bus prévu à 12h30 partira à l'heure pile, nous sommes assis tout devant le trajet se fera sur autoroute jusqu'à l'arrivée à Malacca. Nous aurons l'occasion encore une fois de voir des plantations de palmiers à huile et des villes modernes formées d'immenses lotissements de maisons accolées. À la station de bus de Malacca nous attendrons 20 mn le bus 17 qui nous emmènera au centre ville devant le stadthuis (Hôtel de ville). De là à pied il nous faut à peine 5mn pour rejoindre notre hôtel le Gingerflower. Bel hôtel situé dans une maison traditionnelle étroite sur la façade mais très longue. La chambre est toute propre avec tout le confort. Nous partons nous balader dans le vieux quartier chinois et nous ne sommes pas seuls, en effet à partir du vendredi et jusqu'à la fin du WE Malacca est célèbre pour son marché de nuit et les touristes locaux affluent pour s’en rendre compte il suffit de voir le nombre de bus qui dégorgent leur contenus sur la place de la mairie, les groupes scolaires ne manquent pas non plus à l'appel. Cette ambiance nous rappelle les villes d'Hoi Anh, Paï, Siem Reap, Cochin ou Galle. Les restaurants, bars, magasins de souvenirs, salons de massages et GH se succèdent les uns derrière les autres. Les rues étroites sont encombrées par des files de voitures qui avancent au pas. Les touristes chinois, malais et indiens s'interpellent de vive voix ! En attendant d'aller manger nous prenons un apéritif au Geografer café. Vers 18h nous allons diner dans un petit restaurant spécialisé dans la cuisine peranakan, le Kocic Kitchen : La cuisine peranakan ou Nyonya mélange les deux cultures, chinoise et malaise. Nous y mangerons un délicieux nyonia Laksa et un assortiment d'Otak otak arrosés par un jus de lime frais. L'addition ne dépasse pas les 8 € pour les deux. Nous allons ensuite arpenter les allées du marché, c'est à dire une des rues principales qui a été coupée à la circulation des véhicules. On y vend surtout des articles clinquants et kitsch en provenance de Chine, il y aussi la partie restauration composée de cantines c'est-à-dire de petits stands où l’on peut grignoter de tout : fritures, gâteaux, huitres, jus divers, etc. il ne faut pas oublier quand on sort du marché les incontournables rickshaws kitchissimes avec leurs décorations chargées de couleurs acidulées qui ont pour thèmes « hello Kity » et autres stupidités. De plus ils sont sonorisés et ce n'est pas du meilleur goût non plus. Et, cerise sur le gâteau, le soir ils allument leurs guirlandes multicolores ce qui en rajoutent encore une couche, comme si cela ne suffisait pas.

Malacca : marché de nuit

10/11 Malacca Visite de Malacca : nous commençons d'abord par le quartier du Stadhuis et ses bâtiments de style hollandais de couleur rouge puis nous montons sur la colline voir l'église portugaise d’où l’on jouit d’un beau panorama sur la ville. On redescend ensuite par le vieux cimetière hollandais en direction de la porta da Santiago seul vestige de la muraille portugaise qui entourait la ville au XVI e siècle. En revenant vers la ville basse nous continuons vers l'église St Xavier avant de retourner vers la ville chinoise. L'après-midi nous verrons, dans la ville chinoise, la très belle maison « Baba Nyonia Heritage » : Il s’agit d’une superbe maison chinoise qui appartenait à une riche famille de commerçants chinois et qui est restée à peu près dans son état original, ameublement et objets décoratifs d’époque compris., Après le dîner chez Kocic Kitchen, nous replongeons dans la sympathique ambiance, sonore et colorée du marché de nuit.

11/11 Malacca Ce matin il y a un beau ciel bleu et nous en profitons pour faire la balade à pied qui mène, en longeant la rivière Malacca, jusqu'à une maison malaise typique : la Villa Sentosa. Il fait déjà bien chaud, c’est une des journées les plus chaudes de la semaine d'après les locaux ! La promenade est agréable, le chemin bien entretenu, les balayeurs sont à l'œuvre ainsi que les peintres, les grands immeubles succèdent aux maisons plus petites donnant à l'ensemble une touche désordonnée. Nous avons visité cette belle villa en compagnie du sympathique maître de maison, petit fils du propriétaire qui l'a fait construire vers 1920. Malgré une température étouffante à l’extérieur, il fait bon dans la maison, ce qui s’explique par le fait que tous les murs ont la partie supérieure ouverte pour permettre la circulation de l'air dans toutes les pièces.

12/11 De Malacca à Singapour Nous partons vers l'arrêt de bus tout proche (5mn) en face du Stadthuis, les bus de touristes chinois font la queue pour délivrer chacun sa horde de touristes tous chapeautés et harnachés de smartphones sur perche. Notre bus, le n° 17 arrive et nous emmène après avoir fait un grand tour du coté des parcs d'attractions et de grands malls, devant la gare routière. Là il est 10h et on nous propose deux places dans le bus de 9h45 ? En fait il est en retard et n'arrivera que vers 10h15. La route vers Singapour va longer des plantations de palmiers à huile sur des km et des km. Au bout de 4h nous voilà à la frontière du coté malaisien, ça nous a pris 3mn, du coté singapourien 1h30mn nous reprenons notre bus qui nous laissera au Golden tower. De là, à pied nous nous dirigeons vers la station de métro de Lavander. Le ticketing automatique est super simple et très intuitif. Nous prenons un métro super propre et rapide qui va nous emmener vers le City-hall où nous changeons pour la station de Somerset. De là il nous faudra 10 mn pour rejoindre notre studio au 5 Kim Yam Rd. Après un violent orage de mousson nous allons faire quelques courses au supermarché proche pour le petit-déjeuner puis allons diner dans un restaurant indien un peu plus loin sur Killiney rd. Bon et pas cher.

Singapour : Le centre des affaires

13/11 Singapour Bonne nuit grâce à une clim discrète et un silence propice au sommeil. Nous prenons notre petit-déjeuner en utilisant l’unique chaise et le mini frigo comme autre chaise ! Temps un peu couvert on descend à pied en direction de la rivière Singapour, belle balade le long des anciens quais que nous avions connus (il y a 41 ans mais dans au autre état !) et qui ont été réhabilités de façon à en faire le dernier endroit à la mode où on vient s'encanailler dans les bars, restaurants, boites de nuit installés le long de la rivière. Nous franchissons ensuite un pont vers l‘ouest en direction de Chinatown pour nous promener dans les rues touristiques de Mosque St, Temple St, et ses parallèles. C'est un quartier très animé avec énormément de vendeurs d'articles de basse qualité pour touristes. On y trouve également le « China Complexe », espèce de grande surface avec un marché de produits frais en sous-sol où l’on peut acheter des poissons des fruits et légumes. Pas très loin se trouve le temple de la dent de bouddha. J’aime bien contempler les villes de haut c’est pourquoi je me suis payé l’ascension tout en haut des tours du « Pinnacle Duxton : j'ai eu un peu de mal à trouver l'endroit où l'on pouvait monter : le guichet, minuscule et coincé se trouve à la porte G au rez-de-chaussée mais difficile à trouver sans indications, de plus entre 13 et 13h30 c'est fermé pour permettre à l'employé de déjeuner. Il faut également, ou une carte de transport, ou payer une caution de 10$ et avoir obligatoirement l'appoint des 6$. Ouf ça y est je prends l'ascenseur jusqu'au 50 e et là, malgré le temps gris on bénéficie d’une vue sur 360° sur Singapour de plus la passerelle encercle le haut des sept bâtiments ce qui permet de varier les points de vue. Après y avoir passé pas mal de temps je pars retrouver Monique au parc Duxton. On reprend le métro pour découvrir le quartier colonial avec l’hôtel Raffles tout en travaux et entièrement barricadé derrière des palissades, la cathédrale St Andrew, et les bâtiments situés près de la rivière : Théatre, musée asiatique, salle de concert. Arrêt boissons le long des Quays puis excellent diner de poissons chez Jumbo, un restaurant spécialisé en produits de la mer.



Singapour : Marina Bays Sands à g. et le Science & Arts Museum à dr.

14/11 Singapour Gros orage cette nuit avec éclairs, tonnerre et trombes d'eau, résultat il y a de l'eau qui suinte du mur et a coulé sur le sol près du mini-frigo. On a envoyé un SMS à notre contact et un jeune est venu passer la serpillière. On est ensuite allé prendre le métro à Somerset direction Bayfront dans le but d’aller voir « the gardens of the Bay : On passe d’abord devant le fameux gratte-ciel surmonté d'un navire ! Impressionnant ! De l'autre côté, sur des terrains récupérés sur la mer se trouve les « gardens of the bay » avec ces célèbres tours métalliques en forme d'arbres et revêtues de plantes grimpantes. A l’intérieur du parc il y a plusieurs jardins exotiques avec une thématique chaque fois différente : malaise, chinoise, palmiers, fruits et fleurs. Les deux attractions principales sont les deux dômes « Cloud Forest » et le « Flower Dome ». L'entrée n'est pas donnée mais ça vaut vraiment la peine : dommage que la fête de Noël se soit déjà invitée en squattant quelques espaces avec des décorations criardes et des musiques sirupeuses, les enfants et les parents photographes par contre apprécient. Si le premier dôme est consacré aux biotopes européens, méditerranéens et australiens, le deuxième dôme, est consacré aux mondes tropicaux. Le centre du dôme est occupé par une « montagne artificielle de 35 m de haut habillée de multiples plantes, une grande cascade coule depuis tout en haut. Deux passerelles suspendues à deux hauteurs différentes permettent de prendre du champ et de bien voir les plantes. On monte en ascenseur jusqu'au 6eme étage et de là on redescend vers le bas en utilisant les deux passerelles. Notre flânerie continue par les espaces réservés aux palmiers, aux fleurs et fruits puis on passe sous les célèbres tours habillées de plantes (les « Supertrees ». On quitte le jardin pour aller dans le centre commercial de Marina Bay. C'est un immeuble de plusieurs étages aux galeries ouvertes entièrement dédiées aux commerces de luxe. Tout autour on peut voir plusieurs édifices à l'architecture très moderne comme le musée d'art moderne en forme de Lotus, le bâtiment LVMH et la passerelle Helix. De cet endroit on a une très belle vue sur la frontline des tours du CBD. On continue notre découverte de Singapour par la découverte de Little india : on y retrouve cette ambiance typique en se baladant dans ces rues colorées aux odeurs d'épices et à la musique indienne omniprésente ! En soirée on va diner dans le coin de Killiney rd et on opte pour un restaurant vietnamien. Un peu plus tard je prends le métro pour « the gardens of the bay » pour assister au son et lumière qui y est donné tous les soirs. C’est un très beau spectacle avec une musique un peu convenue tirée des grands standards du monde de la pop. Par contre ce qui est magnifique c'est la vue la nuit tombée sur la frontline, le Marina Sands, la grande roue, le musée d'art moderne … C'est féerique et je ne m'en lasse pas et essaie de prendre des photos mais de nuit il faut des poses de 4 à 8 secondes et sans réel pied pour stabiliser l'appareil c'est galère. Après avoir pas mal tourné autour du Marina Sands j’emprunte la passerelle Helix puis longe les quais vers la ville en passant par le pont du jubilé non loin du célèbre lion.

15/11 de Singapour à Mersing Réveil à 7h45, nous sommes prêts mais notre loueur, malgré nos sms ne répond pas à notre appel vers 9h20 nous partons et laissons les clés dans la chambre, n'ayant pas eu d'autres instructions. Le ciel est bleu, pour une fois ! Nous prenons le MRT pour Kranji tout au nord. Là il nous faut attendre, une grosse file de gens font la queue pou le bus n° 170 qui doit nous emmener à Johor Bahru il commence à pleuvoir, le ciel bleu n'aura pas duré longtemps. Le premier bus se remplit vite, puis au bout d'1/2h un autre bus arrive, et nous arrivons à le prendre jusqu'à la frontière singapourienne, les formalités sont assez vite expédiées, mais il nous faut maintenant refaire la queue pour reprendre le bus jusqu'à la frontière malaise et là aussi il y a beaucoup de monde mais avec un peu de patience nous arrivons à rentrer les derniers dans un bus archicomble. Après les formalités à la frontière malaisienne, nous grimpons dans un bus local qui démarre aussitôt pour nous emmener à Larkin bus station. Il est près de 12h15, nous avons mis 3 h depuis notre départ du studio ! Là nous prenons nos billets pour le premier bus pour Mersing à 14h. Attente et lecture dans une cafétéria climatisée et silencieuse. A 14h10 le bus démarre pour Mersing, il pleut sans arrêt depuis la fin de la matinée, le paysage, comme d'habitude se résume à une succession de plantations de palmiers à huile. Au bout de 2h30 mn nous sommes à Mersing sous une petite bruine. Nous choisissons le Sweet hotel, chambre très correcte avec sdb et clim, propre et pas cher (85 myr). Petit tour en ville pour repérer les restos et la jetée du port pour demain. De nombreux restos sont fermés d'autres n'ont plus grand chose à offrir, finalement nous cédons au modernisme et allons chez un franchisé de la restauration rapide : « Marrybrown » au nom pas vraiment malaisien ! Pas extraordinaire mais mangeable... nous faisons confirmer l'heure du 1er ferry à 8h. Retour au Sweet. Bonne nuit fraiche et calme, denrée rare dans ce pays !!!

16/11 de Mersing à l’île Tioman Beau temps, le ciel est toujours un peu couvert, mer calme, nous allons au port distant de 10mn à pied, où nous prenons un en-cas : 2 thés et 2 œufs frits (1€) c’est peu coûteux et ça nous cale ! Nous embarquons dans le bateau qui démarre à 8h en direction de l’île Tioman, pas mal de locaux, trois occidentaux, nous compris, c'est vraiment la basse saison touristique pour Tioman ! Au bout de 2 h nous abordons au 1er arrêt à Salang puis au 2me à Paya puis à ABC et enfin à Tekek vers 10h35. Il fait beau et chaud, nous partons pour le Cheers hôtel réservé sur internet à 10 mn à pied. Nous y avons réservé un bungalow dans un beau jardin. Une petite faim se fait ressentir et nous allons chez Delima pour un déjeuner de noodles (mee). Monique se repose, et je pars me balader vers le Nord jusqu'au point appelé Sunset, retour en 45 mn. Beaucoup de gargotes et de resorts sont fermés à cause de la mousson mais le village reste bien animé grâce à ses nombreux habitants. Dans l'après-midi, je vais me baigner : l’eau est chaude, on y entre sans aucune appréhension, belle plage de sable clair avec quelques restes de corail aplatis. En fonction des courants, flottent sur la mer quelques déchets plastiques ou de polystirène.Baignade écourtée par un subit orage de mousson ! Le soir nous allons diner au restaurant Babura : excellent rice curry et omelette au fromage, le tout arrosé par du jus de pastèque.

17/11 île Tioman temps couvert, petit-déjeuner pris chez « Roti canai » de rotis (galettes indiennes) aux œufs et au fromage c’est excellent. Je loue un masque et tuba et on part se baigner en face du Swiss cottage, l'eau est bonne et je pars à la recherche de coraux et poissons que je trouve à 50m de la plage : ce n'est pas un site majeur mais il y a plusieurs types de coraux et des tas de petits poissons multicolores. Mais le temps se gâte, orage, vent fort et pluie nous font quitter la plage pour rejoindre sous une pluie plus fine notre bungalow. Dans l’après-midi je pars à la découverte du sud de l'île : il bruinera tout du long mais la température restera agréable. Le chemin goudronné va jusqu'à l'immense Berejaya resort le traverse puis longe un terrain de golf, un 2me resort tout en hauteur accroché à la colline puis le goudron disparaît, un chemin assez large prend le relais et longe un centre de conservation des tortues. Pour contourner un promontoire rocheux le sentier de plus en plus étroit grimpe de façon très raide (le sol est équipé de treillis métalliques et de cordes pour éviter les glissades mais après une forte pluie comme ça été le cas aujourd'hui ça glisse quand même pas mal. Après la grimpette c'est la descente tout aussi glissante et équipée de la même façon et on arrive enfin à Paya beach au bout d'1h30mn de marche. Paya beach est coincée au bout d'une plage dans un vallon situé entre la montagne et la plage. Quelques resorts, quelques bars et restaurants forment l'essentiel du village. Retour par le même chemin, en cours de routes j'ai vu de nombreux singes, un varan paresseusement étalé sur une boule de pierre, des ibis et même un écureuil dégustant une mangue. Pour dîner il n'y a pas beaucoup de choix en cette saison, nous retournons au Delima près du port manger des nouilles et du riz !

Tioman : plage aux plastiques

18/11 ile de Tioman Le ciel paraît dégagé mais un peu plus loin c'est déjà bien sombre. On en profite pour démarrer la journée par un bain de mer et un peu de snorkeling toujours en face du Swiss cottage. Finalement le soleil aura provisoirement vaincu les nuages. Pour petit-déjeuner nous n'avons que le seafood chinois que nous n'avons pas encore testé : Monique se prend de passion pour une omelette et moi pour les thai nasi goreng, au final pas mauvais du tout. Une averse vient troubler notre repos au bungalow. Le problème avec ce temps et cette humidité c'est que rien ne sèche ! Heureusement avec la clim et le ventilo dans la chambre on se débrouille. Vers 18h je pars faire quelques photos le long de la plage envahie par un groupe de singes, le soleil disparaît rapidement derrière une barrière de nuages sur l'horizon.

19/11 de l’île Tioman à Cherating Levés à 6h10, malgré une panne de réveil nous sommes prêts en 10mn. Il nous faut 10mn de marche jusqu'au port nous y sommes à 6h30, pas de panique le bateau n'est pas là et les passagers attendent tranquillement l'arrivée du bateau qui arrivera à 7h. Les sièges sont un peu défoncés, la mer houleuse mais il ne pleut pas. Au bout de 2h nous arrivons à Mersing sous un beau soleil bien chaud, nous allons directement à la gare routière pour nous enquérir du prochain bus pour Kuantan et Cherating. Le prochain est à 11h45 et nous emmènera jusqu'à Cherating même alors que je pensais qu’il fallait changer à Kuantan. En attendant nous recherchons le bar « moderne » que Monique avait repéré à l'aller et le trouvons, c'est le Calypso : Nous y prendrons un vrai petit-déjeuner anglo-saxon avec toasts, beurre, œufs et lardons, un café et un thé au lait très sucré, trop sucré à notre goût mais c’est l’habitude ici. A 11h45 un super-bus MAN à deux étages nous emmène vers Cherating, par une belle route et même un bout d'autoroute, on longe des plantations de palmiers et des villages avec de superbes mosquées modernes et de belle taille. Après une demi- heure d'arrêt à Kuantan nous reprenons le bus et arrivons vers 17h à Cherating. Ayant repéré sur le GPS l'endroit où nous devions descendre, je me rends compte que le bus continue sa route, mais à notre demande il nous laisse 500m plus loin que l'embranchement désiré. C'est donc à pied que nous visitons les quelques GH repérés, les premiers sont plus que rustiques mais pas chers ! Finalement nous nous laissons tenter par le Ranting plus cher mais qui semble un peu plus propre et plus spacieux. Après nous être installés nous allons nous promener sur la belle plage derrière le GH. Beau coucher de soleil dans les nuages. Nuit dificile, le matelas mousse, posé sur un sommier en bois est d'une dureté redoutable et la clim non réglable souffle un air glacé.

20/11 Cherating Levé vers 7h pour voir le lever de soleil hélas les nuages sont déjà nombreux ce matin et cette nuit il est tombée une super averse. Nous décidons d'essayer de quitter ce bungalow cher et inconfortable : pas de chaises, ni d'endroits où déposer nos affaires, sdb minable, pas de bouilloire etc. Monique négocie avec un nouvel employé avenant qui nous rembourse la chambre. Entretemps on était allé voir au Tanjoung Inn juste à coté et pour le même prix il n'y a pas photo, beau bungalow avec terrasse dans un décor idyllique avec un étang, des arbres et des plantes tropicales tout autour. En fait de ville Cherating se résume à quelques rues proches de la plage où se concentrent resorts de luxe, Guest house rustiques et des restaurants. Il y a beaucoup de singes qui tournent autour des poubelles et se promènent sur les fils électriques de poteau en poteau. Plus tard je pars me baigner dans une eau chaude. Il faut marcher longtemps et j'ai toujours de l'eau jusqu'aux genoux. Cherating est réputée pour ses spots de surf et à voir des vaguelettes déferler je me demande où on pourrait faire du surf ! Pour l'instant on ne sait pas encore comment quitter Cherating : stop bus sur la route mais où et quand, taxi vers le N ou le S ? Pour l'instant le seul point d'information du coin est fermé ! Cherating est aussi connue pour abriter des centaines de lucioles dans sa mangrove et c’était aussi une raison de nous arrêter ici. Le problème en période de mousson c’est que s’il pleut les lucioles se cachent et avec le temps changeant qui règne ici c’est difficile de prévoir ne serait-ce qu’une heure à l’avance le temps qu’il fera. En repassant au point d’information j’ai enfin eu les réponses à mes questions : un chauffeur de taxi présent devant le kiosque me confirme que le plus simple est de faire en taxi la route d’ici jusqu’à la station de bus de Kemaman d’où partent les bus pour la côte Nord. Vers 19h15 comme il ne pleut pas, nous décidons d’aller voir les lucioles et nous présentons devant l’embarcadère de « Afisz firefly conservation ». Nous sommes assez nombreux et c’est 3 bateaux qui vont partir à la découverte des lucioles de la mangrove. Hafisz grâce à ses connaissances scientifiques nous fait d'abord un topo sur ces fameuses lucioles puis nous partons dans le noir et très vite on aperçoit quelques lucioles qui volent de branche en branche. De temps en temps Hafiz en allumant sa lampe de poche spéciale les attire vers nous et c’est un petit nuage de lucioles qui converge vers nous, certaines se prennent même dans les cheveux bouclés de Monique ! C'est magique on dirait des illuminations de Noël avec les LED clignotantes.

21/11 de Cherating à Kuala Terengganu Après un excellent petit déjeuner varié, nous partons en taxi à 9h à la station de bus de Kemaman que nous atteignons au bout de 20 mn pour 30 rmy. Là nous attendrons jusqu'à 10h avant de repartir pour K. Terengganu où nous arrivons au bout de 2h30mn sur une belle autoroute qui longe le littoral. Le bus nous laisse au centre ville, de là à pied nous testons notre 1er choix le YT midtown hotel, c'est le bon choix : chambre moderne et propre, prix doux, petit-déjeuner compris. Nous déposons nos affaires et allons découvrir la ville en commençant par Chinatown et la fameuse rue Jalan kampoung China avec ses magasins traditionnels, son temple rutilant d'or et de rouge, ses portiques chargés de dragons. Nous parcourons ensuite le grand marché et en profitons pour acheter deux beaux batiks. Il y a l’embarras du choix, des dizaines de boutiques toutes spécialisées en batiks se succèdent les unes les autres. Pendant que Monique rebrousse chemin vers l'hôtel, j'essaye de rejoindre l'île Duyiong afin d’y voir des chantiers traditionnels de construction de bateaux, mais les infos à ce sujet sont peu fiables, je ne vois pas ede traversier, l’île un peu trop grande pour être parcourue à pied je décide donc de me contenter du bord de la rivière puis de revenir vers le palais du sultan. En soirée nous allons diner au Golden dragon sur Chinatown : rouleaux de printemps et chicken sour with lemon sauce, tiger beer et chinese tea : excellent et pas cher. Service rapide et expéditif, les clients attendent de trouver table vide, ils mangent, payent et laissent leurs places aux suivants, c'est le « chinese business » !

22/11 de Kuala Terengganu à Kota Bharu A 9h nous partons à la gare proche pour prendre nos billets de bus pour Kota Bharu. Départ 10h20mn pour 3h de route dans une campagne toujours similaire : plantations de palmiers, de temps en temps une grosse implantation industrielle et des villages avec leurs grandes mosquées. A Kota Bahru l'arrêt de bus Tesco est excentré et nous oblige à prendre un taxi (15rmy) jusqu'à l'hôtel Crystal Lodge réservé sur internet hier. Bel hôtel dans une tour moderne tout près du centre ville. Balade dans cette ville à l'architecture hétéroclite : grandes tours kitch, mosquées aux nombreux dômes tout blancs, bâtiments officiels de style hispano-mauresque, quartiers commerçants de maisons à deux étages de style chinois. Nous faisons un tour au grand marché ainsi qu'à celui déstiné aux touristes. Peu de magasins ouverts, de toute façon dès 16h tout commence à fermer et après 18h il n'y a plus personne. L'office du tourisme dont l'adresse était très mal indiquée dans le routard est fermé et le fléchage des sites à visiter est inexistant. A part quelques musées à l'intérêt limité il n'y a rien à voir. Le grand marché reste donc l'intérêt principal mais il ressemble à tous les autres déjà vus. Dîner dans un restaurant indien de bonne qualité avec des massalas de moutons et de poulet ainsi que des rotis. Nuit un peu bruyante due à des pots d'échappements libres de motos ou de voiture. La clim est aussi délicate à régler, soit elle est froide et puissante soit chaude et sans ventilation !

23/11 Kota Bharu Monique a dû prendre froid avec la clim, résultat, elle tousse à s’arracher les poumons !Après un excellent petit-déjeuner sur la terrasse au 7e étage avec beaucoup de choix, nous décidons d' aller assister au concours de chants d'oiseaux sur Jalan Sri Cemerlang, après le Wana café sur la gauche avant d'arriver à une grande tour sur la gauche également. Sur un grand pré a été installée une structure métallique pour suspendre des cages d'oiseaux. Il y en a bien une cinquantaine et on entend les chants de loin. Un juge seul homme sur le terrain écoute et note sur son cahier chaque chant pour une durée précise. A chaque coup de sifflet donné par un autre juge il se déplace pour écouter un autre oiseau. Les propriétaires, regroupés sur le côté, écoutent et discutent entre eux, attendant le verdict du juge. De temps en temps l'un remporte un trophée, un autre juge note sur un grand tableau les résultats de l'épreuve. Il n'y a que des hommes et la présence d’une seule femme semble un peu les perturber ! Cette partie Nord Est de la Malaisie pratique un islam nettement plus rigoriste que dans le reste du pays. Ne sachant trop ni où ni quoi dîner nous tombons par hasard sur le Switzerland, un petit resto tenu par un Suisse : soupe de potiron au lait de coco et spaghettis avec plein de bonnes choses, comme quoi le mariage entre les cuisines malaise et suisse peut donner d’excellents résultats !

Le juge des "chants d'oiseaux" à l'écoute !

24/11 de Kota Bharu à Alor Setar côte est A la tesco bus station, nous obtenons apparemment les deux dernières places, au fond du bus au 1er étage. Départ à 9h30 pour 8h de traversée du pays, au début c'est la campagne traditionnelle puis le relief apparaît recouvert d'une magnifique forêt primaire, malheureusement je constate au cours des km parcourus qu'elle a déjà été bien amputée, à voir les jeunes plantations de palmiers à huile qui trouent le paysage ! C'est néanmoins un beau paysage que traverse cette route. Le relief est assez impressionnant et les sommets doivent bien atteindre les 1500m et plus. Après de nombreux arrêts nous redescendons vers la plaine qui longe la mer en nous approchant de la ville d’Alor Setar, Ce sont maintenant les rizières qui occupent le paysage avec leurs nuances de vert et ces tâches blanches que forment les ibis recherchant des proies dans l'eau. L'arrêt de bus à Alor Setar n'est pas situé en centre ville. Plutôt que d’aller chercher un hôtel en centre , d’autant que cette ville n’a pas d’intérêt, pour revenir ici demain matin et prendre un bus ou taxi pour le port, nous décidons donc d'essayer de nous loger sur place et trouvons un hôtel « Arrosa hôtel » bien plus propre que ce à quoi nous nous attendions ici dans ce quartier commercial et industriel de banlieue. Belle chambre propre, avec clim et wifi. Dîner dans une cantine locale typique de station de bus : 2 bons mee goreng avec deux thés : 10 rmy ! Soit 2 €, bonne nuit calme, lit confortable.

25/11 d’Alor Setar à l’île de Langkawi Petit-déjeuner dans une autre cantine locale où nous battons notre record avec une addition de 6,40 rmy soit 1,4€. Nous montons dans un taxi (15 rmy) pour rejoindre la jetée de Kuala Kedah qui est finalement assez éloignée de la station de bus (12 km). Là on prend le ferry de 9h30, il y a avec beaucoup de monde et des jeunes scolaires, il est vrai que nous sommes dimanche). Le ferry est complet soit 188 places d'après nos numéros, les derniers. Il nous faudra 1h30mn pour atteindre la jetée de Kuah sur l'île de Langkawi. Temps un peu gris mais très chaud et très humide. Nous nous renseignons sur les horaires des bateaux pour Ko Lipe et Penang puis allons négocier une location de voiture. Finalement nous en avons une pour 80 rmy (soit16€) par jour. Il s’agit d’une petite voiture malaisienne de marque Perodua. Départ pour notre GH près de l'aéroport. Et me voilà à conduire une Axia à boite automatique, pas de pb. La route est facile à trouver mais il me faut vite faire le plein, donc trouver le bouton qui déverrouille le réservoir, puis demander à la pompiste de me préparer pour 15 rmy de « petrol » à 2,5 ringit le litre soit 0,54 € le litre, ça change des prix français ! Je repars vers l'aéroport, cherche et trouve, malgré le manque de panneaux informatifs notre GH Gemalai villages. Ce sont de beaux bungalows en bambou et bois sur pilotis installés dans une rizière. Je m’en vais découvrir les plages du coin toutes proches : ça nous change de Kota Bharu, où nous n’avion vu aucun touriste : ici ils sont légions, Chinois, Malaisiens ou Européens. Le long de la rue principale, les restos, bars, magasins de souvenirs, salons de massage et hôtels se succèdent les uns derrière les autres. Les prix ont doublé ou plus : les mangoustans qui valaient 7 rmy le kg au marché de K.B. valent ici 28 rmy ! On entend aussi parler russe ce qui est un signe qui ne trompe pas. Sur la longue plage s'alignent les bateaux, jet skis, paddle, pédalos, et on y propose du parachute ascensionnel et bien d’autres activités. On est de nouveau dans le grand show du business touristique. Le soir il y a le choix entre des restos de cuisine malaise, thai, indienne, chinoise, mexicaine, italienne... Ce sera un chinois et du cuttlefisch et du chicken lemon sauce. Par contre ici la bière n'est pas chère (5rmy la canette de 33cl).

Langkawi : resort de luxe ? mais sûrement pas la déco !!!

26/11 Langkawi Petit-déjeuner sur la terrasse de notre cabane en bambou sous un beau soleil, malgré le tonnerre entendu cette nuit. Nous partons en voiture vers Telaga harbour puis tournons vers le Nord en direction de Tanjoung Rhu. Belle route qui longe la côte puis s'enfonce dans une belle jungle avant d'arriver à la très belle plage de tanjoung Rhu. Beau sable blanc, quelques gargotes et vendeurs de tours en bateau. Sur la plage, jamais plus de 4 personnes dans l'eau sur 1 km de distance, par contre sur l'eau il y a du mouvement avec des bateaux rapides qui déposent des touristes et les récupèrent mais dans l'ensemble c'est très calme. Monique se prend un transat pendant que je me balade le long de la plage vers l'Est, car de l'autre côté vers l’Ouest c'est privé et les gardiens du resort de luxe sont là pour le rappeler. Après nous être baignés et avoir bu des jus de fruits frais, nous partons pour voir le point de vue depuis le sommet du Gunung Raya que l'on atteint par une petite route de 15 km. Bien que la tour soit fermée pour travaux, on jouit d'un beau point de vue depuis le parking et depuis un mirador situé plus bas. Retour chez nous à Pantai Cenai. Diner chez un indien.

Langkawi : la canopée et les télécabines

27/11 Langkawi Beau soleil ce matin encore. Le petit-déjeuner pris nous prenons notre voiture Axia G en direction de l'Oriental village : c'est un faux village oriental avec beaucoup de magasins, quelques attractions et le fameux téléphérique qui en 10 mn vous monte jusqu'au sommet d'une montagne d'où évidemment la vue sur l'île est superbe. Le temps n'était pas des plus dégagé mais ça valait quand même le coup bien que le prix soit prohibitif (avec un tarif pour étranger à12€.) Le passage obligatoire à la photo souvenir est pénible d'autant qu'il faut s’y soumettre deux fois. Par contre les locaux adorent et j'ai l'impression que le paysage ne les intéresse que comme fond pour faire des selfies. De là haut en payant encore plus on peut prendre une gondola qui vous amène à un pont suspendu dans le vide ! Pour moi, survoler la canopée de cette belle forêt en télécabine était tout aussi intéressant que la vue de là haut. Evidemment les marchands du temple sont présents partout. Nous rentrons à Puntai Cenai, Je ressors nager sur la grande plage. Dans la soirée le ciel se couvre de nuages noirs et il pleut fort pendant 1/2h puis ça se calme. Retour au bungalow.

28/11 de l’île de Langkawi à celle de Koh Lipe en Thaïlande Vers 9h30 nous partons ramener la voiture à la ville de Kuah et achetons nos billets pour Koh Lipe. En attendant, repos et balade dans le beau parc qui entoure la fameuse statue kitch de l'aigle symbole de Langkawi. Vers 13h30 commence les formalités d'émigration et de douane entre la Malaisie et la Thailande puis on largue les amarres vers 14h15 pour 1h45 de navigation jusqu'à Koh Lipe sous un beau soleil. Monique essaie de se reposer malgré les incorrigibles bavards du rang derrière nous !!!

En arrivant à Koh Lipe (il y a une heure de moins) nous débarquons par l'intermédiaire de long tails puis passons les contrôles d'immigration et de douane. Nous partons à pied vers notre hôtel, mais j'avais repéré le mauvais endroit car il y a deux Noi GH, qu’à cela ne tienne l'employée nous appelle un rickshaw qui nous mène en 5mn à la bonne adresse. C'est un hôtel classique avec des chambres standards, nous sommes au 1er avec la clim, par contre les cloisons sont mal isolées ce qui fait que nous entendons tout ce que disent nos 3 voisins russes. Finalement après les avoir prévenus la nuit sera calme.

29/11 Koh Lipe Petit-déjeuner sur place, il y a beaucoup de choix, on voit que nous sommes de nouveau dans un endroit très touristique. Le taximan de l'hôtel nous demande où nous voulons aller et nous lui demandons de nous laisser vers l’Andaman resort. De là nous remontons la plage de Sunrise Beach jusqu'au Nord là où la plage bifurque vers l'Ouest. Il y a des rochers dans le sable signe peut-être que l'on peut snorkeler à cet endroit. Au début la mer est assez agitée, le soleil voilé et je ne vois pas grand chose puis les conditions s'améliorent mais le spot est assez décevant, peu de coraux vivants, peu de poissons. La baignade est agréable même s'il faut marcher longtemps pour avoir de l'eau jusqu'au nombril ! Retour au GH et repos, on recherche surtout la fraicheur car il fait très chaud et humide. Le soir on va se promener dans la rue commerçante « walking street » et Sunrise Beach. La walking street est l'équivalent de ce que l'on trouve dans tous ces lieux monopolisés par le business touristique pour attirer le chaland : Restaurants, bars, salons de massage, tour operateurs, hôtels, magasins de souvenirs, supermarchés, tatoueurs… On se croirait à Khao San Road à BKK ou à Paï ou a Vang Vieng … C'est bon enfant mais c'est très loin de la Thaïlande authentique. Quand on sort de ces rues vitrines, l'envers du décor est nettement moins reluisant : les soutiers de cette industrie vivent misérablement dans des cahutes pas très éloignées de ce qu’il faut bien appeler des bidonvilles, les déchets s'entassent un peu partout. Il faut imaginer la quantité de déchets produits par plusieurs milliers de touristes plus les autochtones pour comprendre le problème. Le site Booking recense pas moins de 70 hôtels à Koh Lipe, sachant que les petites structures ne peuvent se payer les frais imposés par Booking, il doit y avoir plus de 100 structures sur 2 km2 ! De plus la moitié de ces hôtels pratique des prix par nuit au-dessus de 100 € éliminant progressivement les hôtels à petit budget. Si cette tendance se poursuit Koh Lipe jouera bientôt dans la cour des destinations « exclusives » comme les Seychelles ou les Maldives. Pas de quoi se réjouir.

30/11 Koh Lipe Ce matin nous nous faisons conduire à Sunset beach : l'avantage c'est que les arbres situés vers l'est font de l'ombre une partie de la matinée ce qui est appréciable. Quant au snorkeling, passez votre chemin d'autant plus qu'il y a pas mal d'énormes oursins cachés parmi les pierres tout près de la plage en direction du sud. En fin de journée je repars me balader au sud de Pataya beach et me retrouve dans l'envers du décor : ordures, centrale électrique, bidonville, puis juste à coté, le resort chic « Serendipity » qui domine la mer de ses bungalows sur pilotis chic et choc ! Vers 20h nous allons nous « encanailler »sur walking street, de la musique « live » sort de chaque bar, les crieurs des restaurants hèlent le chaland, les « sawadee kaaaap »les « massaaaaages » interpellent le client, on parle russe, français, chinois, espagnol, allemand, anglais… Pour dîner il faut être sélectif car beaucoup de ces restaurants ne nous inspirent guère !

Koh Lipe : Déchargement

1/12 Koh Lipe Finalement les plages à notre goût sont plutôt rares : Pataya et Sunrise beach sont encombrées de dizaines de bateaux qui prennent de la place et font du bruit toute la journée, il reste le nord de Sunrise après l'Andaman resort et la plage de sunset calme avec peu de bateaux mais avec des rochers. Ce matin ce sera de nouveau Andaman resort tout au bout, peu de monde, mer calme et transparente, quelques bateaux au loin pétaradent. Après une expérience pas terrible en ville, nous privilégions le restaurant de notre hôtel, on y mange très bien et à prix raisonnable.

Georgetown : The blue House

2/12 de Koh Lipe à Langkawi et Georgetown Le bateau quitte Koh Lipe vers 11h comme prévu, il est bien plein de Chinois et d'Occidentaux et mettra 1h30mn pour accoster à Kuah. Là, après les formalités d'immigration, je me précipite pour aller acheter les billets de bateau pour Penang car il doit partir d'ici 1h mais manque de pot, il est complet, il est vrai que nous sommes dimanche après-midi et que beaucoup d'estivants rentrent de leur W.E. à Langkawi. Heureusement à côté du guichet de la compagnie de ferry, un homme me propose, pour à peine plus cher, de prendre le bateau pour Kuala Kedah puis un minibus qui nous déposera devant notre hôtel à Georgetown. Proposition acceptée, il nous faut maintenant attendre que le ferry pour K. Kedah parte. En attendant nous allons déjeuner dans une des nombreuses gargotes installées dans et tout autour du complexe commercial du port de passagers. Monique a fait un mauvais choix en se décidant pour des frites et du poulet, attente trop longue et plat cru, elle renonce. quant à moi j'avais choisi une petite cantine dehors et pris un plat classique de « nasi ayam » (riz et poulet). Après 1h1/2 de bateau dans un « frigo navigant » nous prenons le minibus comme prévu qui nous laissera devant notre hôtel à Penang à 19h30. Installation à l'hôtel Chambers, accueil un peu distant, chambre très correcte : parquet ciré, meubles coloniaux, grandes fenêtres sur la rue et le parc, clim, frigo, eau à volonté et grande salle de bain. Avant de me coucher je vais faire un tour sur le parc en face de l'hôtel, la pelouse est occupée par de nombreuses familles avec enfants qui s'amusent faisant de grosses bulles de savon, lançant des fusées multicolores dans la nuit. Les deux bâtiments du city hall sont bien mis en valeur par des projecteurs qui soulignent leur blancheur. Après avoir un peu tourné nous dînons dans un resto indien le GEM, assez chic avec des prix raisonnables mais un accueil aussi glacial que la clim qui nous saisit en entrant. Le serveur a un peu tendance à nous conseiller des plats plus chers que ceux auxquels nous pensions ! Finalement arrive sur la table un autre plat que nous avons du mal à reconnaître et pour cause nous ne l’avions pas commandé ! encore un coup du serveur, tout était bon mais on a eu du mal à terminer.

3/12 Georgetown (île de Penang) Ayant un peu trop mangé hier soir nous n’avons pas très faim . Il y a dans notre chambre une bouilloire électrique, deux verres ou tasses et un assortiment de thé ou cafés, ce sera suffisant pour ce matin. Nous partons ensuite découvrir notre quartier proche : l'hôtel de ville, bâtiment tout blanc espèce de gâteau de mariage recouvert de crème chantilly ! Un peu plus loin se trouvent d’autres bâtiments de style colonial comme la House Court, celui défraichi du musée de la ville en travaux (c'est plus que nécessaire) et ensuite l'église St George souvenir typique de l'époque anglaise. Nous continuons vers la belle « Blue mansion » une très belle maison ayant appartenu à un milliardaire chinois du XIX e siècle et entièrement restaurée durant plusieurs années : très intéressante visite malgré un guide un peu caricatural qui insiste beaucoup sur la richesse du proprio et sur tout ce qui dans la maison y renvoie. Visite d'un temple chinois tout proche avec de magnifiques sculptures en pierre en haut relief. Déjeuner dans un resto populaire et très fréquenté : le Teksen, j'y ai mangé du dubble roasted pork chili padi . En fin de journée, balade dans le quartier indien très animé proche de chez nous. Georgetown est célèbre pour la réussite de la rénovation de ses anciennes shop house c’est pourquoi nous sommes allés voir la « China House » un ensemble de shop-house transformé en bars, pâtisseries et espace artistique très réussi. Georgetown n’échappe pas non plus aux grandes croisières, il suffit de regarder vers le port de plaisance, un géant des mers en occupe tout l’espace.



Georgetown : Tokong Hainan temple

4/12 Georgetown et le Kek Lok See temple Nous avons repéré une boulangerie qui vendait de superbes croissants ! Donc ce matin je pars à pied chercher des viennoiseries près de la rue Carnavon pour le petit-déjeuner pris dans la chambre. Ce matin il y a un beau soleil ce qui m'a permis de faire quelques belles photos c'est plutôt rare, alors j'en profite ! Encore que, il y a une telle différence entre notre chambre climatisée et l’air chaud et humide du dehors que je dois attendre au moins 10 mn avant de pouvoir photographier tellement il y a de buée sur l’objectif de mon appareil photo. Aujourd’hui nous décidons d’aller voir le Kek Lok See temple dans les environs de Georgetown. Il faut prendre le bus à la station près de la jetée du ferry. Là on saute dans le 502 qui nous amène en 1/2h dans le village situé au pied du Kek Lok See temple. Chaud soleil, Monique m'attend au marché pendant que je grimpe vers le temple qui est haut perché sur la colline. C'est un immense complexe bouddhiste avec plusieurs temples, des jardins, des salles diverses et beaucoup de visiteurs et de pèlerins. Arrivé tout en haut de l’ensemble, un énorme bruit de pétarade m'entraîne vers une cérémonie à laquelle assistent de nombreux pèlerins dont des femmes habillées de toges noires. Un séminaire important se déroule au monastère. Je redescends vers le village, puis nous prenons un bus vert gratuit CAT pour le centre ville mais il nous laisse à un embranchement d'où nous devrions reprendre les bus 202 ou 203. Très longue attente à l'arrêt de bus avec une sympathique octogénaire qui nous fait passer le temps. Finalement ne voyant passer que des bus verts, nous montons dans l'un d’eux qui nous emmène vers un autre arrêt plus important d'où tous les bus vont dans le centre de la ville de Pénang et effectivement 5mn plus tard le 202 nous emmène au Komtar bus station. Là nous achetons nos billets pour Cameron Highlands puis repartons à pied espérant déjeuner chez Teksen mais c'est fermé ! En profitons pour acheter une mangue et 4 mangoustans et allons manger un repas thai et nous découvrons comme boisson de la citronnelle fraiche avec des glaçons ! Étonnant ! Dans l’après-midi le ciel devient très noir et un orage de mousson éclate! Depuis que nous sommes à Penang, le matin il fait beau puis à partir de 14h le ciel se couvre de nuages noirs et il pleut à verse. Dans la soirée nous allons diner au restaurant Nyonya house tout proche. Découverte de plats nouveaux et d'une nouvelle boisson, le bali (eau sucrée dans de l'orge fermenté) un peu bizarre mais pas mauvais, en sortant il pleuviote.

Georgetown

5/12 Georgetown Beau soleil pour ma balade matinale et l'achat des croissants près de la rue Carnavon. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de la vieille ville en passant devant le musée peranakan que nous bondons pour nous concentrer sur les Kongsi, ces sociétés chinoises secrètes d'entraides qui se sont crées au début du 19me siècle pour aider et encadrer les nouveaux immigrants chinois originaires d'un même village. Il s'agit d'ensembles d'habitations assez impressionnants et plutôt luxueux cachés au fond d'un pâté de maisons. La pièce maitresse ressemble à un temple et constitue le cœur de la société. Nous visiterons deux kongsi celui du clan Cheh et celui du clan Koo. La maison d'apparat du kongsi du clan Koo est superbement décorée. Nous continuerons la balade dans ce secteur avec la très connue rue arménienne et ses peintures murales, un peu plus loin se trouve la mosquée Malay. Arrêt mango shake, puis arrêt déjeuner chez Veloo Villas d'un bananier set : viandes et légumes variées, riz rouge, servis sur une feuille de bananier. L'après-midi je pars me promener vers le vieux Church pier et le jetty d'où partent les ferries pour Butterworth. Le ciel se couvre de nuages noirs et avant d'avoir pu rentrer à l'hôtel me tombe dessus une belle averse : heureusement qu'il y a de longs trottoirs couverts qui permettent de cheminer à l'abri. Diner de deux « massala dosai » et de deux thés au lait chez Veloo (prix 2€) excellent pas cher et roboratif.

Georgetown : les trottoirs couverts

6/12 de Georgetown à Tanah Rata dans les Cameron Highlands Peu après 11h nous montons le bus gratuit CAT à l'arrêt n°5 juste à coté de chez nous pour rejoindre la station de bus Komtar. Là nous sommes en avance et en profitons pour visiter quelques galeries commerciales sur plusieurs étages : on y trouve surtout des vendeurs de téléphones mobiles (Vivo, Samsung, Apple), des habits, des produits de luxe, montres et appareils électroniques. Evidemment dans tous ces magasins les symboles de Noël sont omniprésents, pourtant nous sommes dan un pays musulman avec une minorité chinoise et indienne donc à priori pas concernée par cette fête, mais le commerce fait feu de tout bois ! Vers 12h30 l'employé qui nous a vendu les billets nous emmène 100m plus loin et nous demande d'attendre un minibus qui nous emmènera vers 13h à la station de bus principale. Vers 13h30 toujours pas de bus, on s'inquiète puisque notre bus est censé partir à 13h30, finalement vers 13h55 le bus arrive, le chauffeur va tranquillement papoter avec l’employée et vers 14h on part enfin, à la première station d'essence pour faire le plein d’essence et donc perdre encore 10 mn ! on arrivera à la station de bus à 14h30, là on va encore attendre des passagers qui vont tranquillement arriver en taxi ! départ effectif à 14h45. C’est la seule fois où en bus nous avons eu du retard ! Au bout de 4h de belle route, plantations de palmiers puis forêt primaire, nous approchons des Cameron Highlands. C'est d'abord une mer de serres sous plastiques qui nous accueille, puis des villes pas très belles avec beaucoup de constructions industrielles en tôles. Le temps s'est couvert, il pleut depuis Ipoh et ça n'arrête pas. Vers 18h45 nous arrivons à Tanah Rata. Il fait presque nuit et en 10 mn nous sommes devant l'hôtel Arundina. Beau chalet montagnard, chambre propre, pas de clim, vu l'altitude et la fraicheur ce n'est plus la peine. En soirée diner au Kumara restaurant : cuisine indienne standard et pas très fine. Il pleut...



Cameron Highlands : Plantations de thé

7/12 Cameron Highlands et la plantation Boh Sungei Nuit fraîche (on est à 1440m d'altitude), pas de clim ni de ventilo mais la couette est bienvenue. Surprise ce matin le ciel est « presque » dégagé et le soleil donne faiblement. Vers 9h on part pour louer la moto chez Hill tour à côté du Zermatt hôtel (sic). C'est une Suzuki Adress en bon état. Monique finalement décline le tour à moto, je pars donc seul en direction de le Boh plantation à 12 km vers le nord. Embouteillage en passant près de Bringham puis la circulation devient fluide, je prends à la bifurcation à gauche en direction du mont Gunung Brinchang. C'est une route étroite revêtue partiellement avec pas mal de nids de poule mais sans pb particulier. Beaucoup de voitures vont dans la même direction c’est à dire celle de la plantation Sungei Boh. Je me gare sur un grand parking déjà bien plein de voitures et de minibus. Le site est impressionnant : tout autour de nous la montagne est entièrement dédiée au thé. Les parcelles de théiers aux belles nuances de vert s'accrochent sur les collines raides. Grâce au soleil un peu présent j'arrive à faire quelques belles photos. Les visiteurs nombreux semblent plus intéressés par le grand salon de thé et les pâtisseries que l’on y sert ! Du salon de thé on domine toute la plantation et les photographes ou plutôt les selfieurs s'en donnent à cœur joie, moi aussi ! Je redescends vers le parking et trouve tout au bout un petit chemin qui descend vers un petit pont qui permet de franchir un ruisseau et je me retrouve sur les chemins qui sillonnent les plantations à faire des photos, c’est génial. Retour en moto à l'embranchement où je pars vers la droite en direction de la Mossey forest, autre attraction du secteur la petite route longe d'autres superbes plantations ainsi que des villages de cueilleurs de thé. 2 km avant d'arriver au site la route est barrée pour travaux, je continue à pied sur la route en forte montée pendant 1,5 km mais l'accès au site est strictement barré et interdit : ils auraient pu avertir en bas ! Une fois de plus on peut se désoler du manque d’information quand un site touristique est inaccessible ! Il commence à pleuvoir et je redescends à pied reprendre la moto sous une pluie battante pour refaire le trajet en sens inverse, en arrivant à Tanah Rata je continue en direction de la plantation Cameron Barack autre point de vue magnifique depuis la terrasse : en payant 2 rmy on peu descendre faire des photos dans la plantation mais il pleut de nouveau à verse ! Retour à Tanah Rata où je rends la moto que j'avais loué pour 5h depuis 9h ce matin. Déjeuner chez Nyonya fern restaurant de nouilles. Il pleut par intermittence quelques fois une grosse averse puis une bruine puis plus rien et ça recommence ! Excellent choix de restaurant pour le dîner:le Highlander.



Habu : Plantation de thé Boh

8/12 Tanah Rata et la plantation Boh à Habu Par chance ce matin il fait beau et il y a du soleil. Nous louons de nouveau le même scooter moto chez Hill Top tourism et partons en direction de la « Cameron Tea Valley » dont on a une belle vue depuis la terrasse au bord de la route , chez « Bharat plantation » très belle vue également mais pour profiter du beau temps qui ne durera peut être pas nous écourtons notre visite et reprenons la route qui mène à la Boh Plantation sur la gauche à la hauteur du village de Habou. C'est une petite route sinueuse et agréable qui serpente entre les cultures maraichères, une belle forêt primaire et au bout de 6 km la plantation Boh. La route devient très étroite et bosselée et grimpe vers le parking de la plantation. De là un chemin pentu en escaliers mène à un panorama qui domine sur 360° toutes les collines du secteur : c'est très beau même si le soleil commence à se cacher derrière des nappes de brumes qui traversent les plantations. Monique s'installe pour boire un thé pendant que j'arpente quelques chemins pour trouver les bons points de vue sur le moutonnement des plantations de thé. Nous reprenons la moto et refaisons le chemin inverse toujours aussi agréable avec un peu de soleil. Nouvel arrêt chez Barack plantation où je me « paye » un billet d'entrée à 2 rmy pour sillonner à pied les quelques chemins autorisés dans la plantation. Retour sous un ciel gris à Tanah Rata. Pour changer nous déjeunerons chez Pizzarella de fish & chips, samosas et spring rolls, ça nous change de la cuisine malaisienne, indienne et chinoise ! Et il ne pleut toujours pas ce qui est exceptionnel, bien que le ciel soit couvert. Le soir, balade au marché couvert où se tiennent aussi de petites cantines avec plein de plats différents et plutôt appétissants. Il y a beaucoup de monde maintenant dans les rues et les voitures n'arrêtent pas de tourner à la recherche de places de parking, le week-end les Cameron Highlands sont une destination très prisée et de plus nous sommes en période de vacances scolaires.



9/12 de Tanah Rata à Kuala Lumpur Il n'a pas plu depuis hier, étonnant ! ce matin le ciel est un peu couvert et l'air est sec et plutôt chaud. Je pars découvrir le beau jardin de l'hôtel Arundina puis vers 10h30 nous partons à pied vers la station de bus où un bus confortable (3 sièges par rangée et de l'espace pour allonger les jambes et incliner le siège) doit nous emmener à KL. Départ à 11h pile, belle route mais extrêmement sinueuse à travers des montagnes recouvertes de belles forêts primaires. On va serpenter pendant plus d'une heure puis récupérer la highway north-south en direction de K.L. : deux arrêts ponctueront le voyage de 4h il fait de nouveau chaud et humide et en arrivant dans les environs de K.L. le ciel devient noir annonciateur d'orage de tonnerre et de pluie. Le bus nous laisse à K.L. Sentral d'où nous prenons le KTR (un des métros) à destination de la station Putra. Nous y descendons et il pleut bien. Ayant passé beaucoup de temps à analyser Maps me pour localiser notre logement b&b je trouve assez aisément le Regalia residence mais c'est grand et il y a plusieurs entrées. Comme toujours il y a pas mal d'employés de la sécurité qui gardent les accès des parkings et qui me renseignent en me disant d'aller au 4° où il y a un bureau où nous pourrions nous renseigner. Effectivement mais c'est un peu le bazar, des touristes attendent d'autres montent dans les étages, un employé remplit les formulaires. Finalement notre logeuse « Nass » nous demande d'attendre à la porte B nous fait poireauter un bout de temps puis nous fait remplir le formulaire d’entrée et nous emmène au 15° : explications rapides, lapidaires et devant nos premières critiques se fait la malle sans au-revoir ni merci !!! Comme accueil il y mieux ! Le studio est assez grand, le lit est au ras du sol, la cuisine dispose d'un minimum d'équipements et pourtant d’une machine à laver le linge ! On pose nos affaires et partons découvrir les environs et en particulier le Sunway Putra Mall qui sur 5 étages proposent de tout : magasins, restaurants etc. Dans ce genre de galerie commerciale les prix n’ont rien à voir avec ceux pratiqués habituellement, mais dans ce quartier on n’a pas trop le choix on choisit donc un resto spécialisé en dimsun, c'est pas donné mais c'est bon, la facture initiale prend 16% de taxes et services, mais que font les gilets jaunes en Malaisie ? On va ensuite au supermarché acheter des produits pour le petit-déjeuner : croissants, charcuterie, fromage, fruits et pain, le tout à des prix équivalent à ceux de la France et non de la Malaisie ! De retour à l'appart, je monte au 37éme étage faire quelques photos de la piscine à débordement et du panorama époustouflant qui donne sur les tours Petronas, la KL tower et le CBD (Centre des affaires) en général.

K.L. by night depuis la tour Regalia (37e étage)

10/12 Kuala Lumpur Nuit très calme, clim bien réglée, lit assez confortable bien que trop bas. Nous allons à la gare Putra toute proche prendre le train pour les grottes de Batu, mais nous le ratons à 3 secondes à cause d'un jeton mal scanné qui nous refuse l’accès au quai ! Il ne nous reste plus qu’à attendre 1h pour prendre le train suivant. L’arrivée se signale de loin grâce aux très grandes statues multicolores qui trônent devant les grottes ! Je visite la première grotte celle qui se trouve au niveau du sol et dont les moindres recoins sont occupés par des statues et des scènes grandeur nature retraçant la vie de Rama et de la mythologie hindou. C'est kitsch mais la grotte est impressionnante par sa taille, tout en haut d'un escalier très raide se trouve le fameux lingam, en fait un stalagmite peut être un peu travaillé pour lui donner sa forme caractéristique. Je continue la visite par le grand escalier qui monte jusqu'au « temple cave ». Ici aussi, temples, statues alternent et habillent la grotte mais de façon plus discrète que dans la grotte de Rama. Cette grotte est aussi impressionnante que la première mais encore plus haute de plafond. Beaucoup d'hindous font leur pèlerinage. D'innombrables singes se baladent entre les pèlerins attendant qu'on leur donne de quoi manger. Il fait toujours très chaud et la soif se fait ressentir, c’est l’occasion de faire un arrêt boissons fraiches (ice lemon tea, une valeur sure et pas chère) et un massala dosai pour accompagner. Retour à la gare où nous prenons un train jusqu'à l'arrêt Kuala Lumpur station d'où il est facile de rejoindre le musée des arts islamiques tout proche. C'est un musée qui recèle de magnifiques objets liés à l'islam : de superbes livres manuscrits ou imprimés, des miniatures persanes et mogholes, des maquettes des principales mosquées du monde, des bijoux, du mobilier, de magnifiques tissus, de la céramique d'Iznik et de..Théodore Deck !, des armes diverses dont des kriss, de la vaisselle, des habits, etc. toutes les pièces sont exceptionnelles et il faudrait plus de 2 h pour tout bien voir ! De retour au studio je monte me rafraichir à la piscine du 37me, toujours aussi spectaculaire et nager avec pour horizon la ligne des tours de la KLCC, fantastique !



K.L. : Musée de l'art islamique

11/12 et 12/12 de K.L. à Londres Matinée tranquille et calme, j'ai fait un tour à la piscine vers 7h mais le ciel était très chargé donc pas de bel éclairage pour les photos ! Nous quittons le studio vers 11h et allons prendre le train mais comme il n'y en a pas avant 1h30 nous décidons donc de prendre un taxi qui pour 10 rmy nous amène à la Sentral Station. Nous y laissons nos bagages à la consigne, c’est un peu cher (30 rmy) mais sécurisé avec reconnaissance faciale et scan de l’empreinte de l'index ! De là nous essayons de quitter la gare en direction du parc botanique, c’est compliqué car il y a beaucoup de voies rapides et d'échangeurs et peu de passage pour piétons comme d'habitude Finalement nous repérons un petit panneau indiquant par où les piétons peuvent passer pour franchir ces autoroutes urbaines et nous voilà dans le jardin botanique : il est grand, avec un beau lac et de nombreux aménagements ludiques pour les familles et les enfants avec bancs, espaces de pique- nique, de jeux, de kiosques et d'espaces botaniques avec panneaux explicatifs. Vers 13h nous quittons le parc et prenons le métro à la station Museum Negara, une fois de plus on est impressionné par le modernisme et la propreté du métro. Nous descendons à la station Pasar seni et allons nous promener dans ce secteur chinois très vivant. À l'heure du déjeuner nous nous installons au Geographer bon repas goûteux et d'un prix raisonnable (sauf la bière à 19 rmy le verre). Le ciel s'assombrit et la pluie commence à tomber drue, tout le monde se met à l'abri et on attend une accalmie qui arrivera au bout de 15 mn. Compte tenu de la météo défavorable nous décidons de partir pour l'aéroport et prenons le métro jusqu'à KL Sentral. Là nous prenons le KLIA express qui en 28 mn nous laisse à l’aéroport international de K.L.. Ce bel aéroport manque cruellement de sièges et de bancs pour accueillir les passagers en attente. Décollage dans un Boeing 787 de British Airways pour 12h 54mn de vol jusqu'à Londres Heathrow. Un peu d’attente et c’est reparti pour 1h10mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse.

K.L. le Centre des affaires depuis la tour Regalia

Fin du voyage

En conclusion

Bien que la Malaisie n'ait pas été notre choix surtout en novembre à cause de la mousson, mais une solution de repli après le tsunami qui avait touché les Célèbes notre destination initiale, nous n’avons pas regretté notre décision. D’un point de vue climatique nous n’avons pas trop souffert de la mousson qui s’est traduite pour nous par quelques averses intenses mais courtes. Nous savions que la Malaisie, un des « Dragons de l’Asie » était un pays moderne et développé mais nous avons quand même été impressionné par l’état des routes, le nombre d’autoroutes tant dans les métropoles qu’en dehors. Par conséquent les voyages en bus sont confortables, rapides et économiques. Par contre les piétons sont les parents pauvres en ville. On ne peut pas ne pas remarquer que la Malaisie est une société multiculturelle où se croisent les communautés malaise, chinoise et indienne apparemment sans problème. Il en résulte des cuisines différentes et ce n’est pas un mal, la cuisine malaise que l’on trouve dans les restaurants nous paraissant manquer de variété. Comparé à ces voisins du S-E asiatique, la Malaisie ne dispose pas des grands monuments anciens comme on peut en voir en Thaïlande ou en Indonésie, ce n’est donc pas pour cette raison que l’on y vient. La plupart des monuments anciens datent surtout de la période coloniale anglaise et plus rarement de la période hollandaise ou portugaise. Par contre la Malaisie dispose d’une superbe nature susceptible d’attirer les touristes, de belles îles, une forêt primaire relativement préservée (pour combien de temps ?) et de belles plages. Si l’islam est très présent et occupe bien l’espace public, on ne s’est jamais senti mal à l’aise. La Malaisie étant un pays relativement riche, le niveau de vie y est plus élevé et donc les hôtels plus chers que dans les pays voisins. Ensuite, comme chez nous les prix flambent dès que l’on se trouve dans une ville touristique (Langkawi, Georgetown, Malacca, Cameron Highlands). La restauration par contre est partout très abordable, puisqu’il y a toujours la possibilité de manger dans de petites gargotes populaires ou dans des restaurants plus ou moins chics.

Nos coups de cœur

La vieille ville de Malacca Singapour by night du côté du CBD Ile de Langkawi Georgetown Les Cameron Highlands

L'album de photos est visible en cliquant sur ce lien :

photos.app.goo.gl/y4v9Von3q1ZShb3j7

Budget total pour 35 jours à deux : 4000 €

Avion AR Bâle/Londres/Kuala Lumpur : 1138 € Dépenses sur place : 2862 € Dont Hôtel : 1450€ soit 42 € par nuit Transport sur place: 565 € Nourriture : 670 € Divers et visites :177 €
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En Isaan: une famille, un village
1 Frères et Soeurs

Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.

Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.

Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.

Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.

Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.

Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.

Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.

La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.

Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.

Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.

Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.

Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.

La suite bientôt!
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Récit de nos 3 semaines en Thaïlande, mars/avril 2015
Bonjour à tous,

J'ai beaucoup tardé... 1 an... avant d'entamer le carnet ! Mais je savais que je le ferai car beaucoup ici m'ont aidé à préparer le voyage.

Nous sommes donc parti le 21 mars 2015 jusqu'au 13 avril 2015 en Thaïlande. En couple (la trentaine) et en sac à dos.

Premiers pas en Asie pour nous (j'ai fait l'Inde en 2011 mais seule). Nous sommes plus branchés Amérique centrale et du sud. Mais on voulait tester ce continent.

Itinéraire : -Arrivée à Bangkok on y passe deux jours (on se dit que c'est une porte d'entrée en Asie et qu'on aura l'occasion de visiter à un prochain voyage) - Ayutthaya (visite des ruines) - Sukhothai (visite des ruines) - Thaton (quelques jours pour sentir la Thailande plus profonde) - Chiang Rai : 1 journée - Chiang Mai (au final on y passera presque 1 semaine car on a abandonné l'excursion jusqu'à Pai et ses environ car nous avons dû réserver une journée avec les éléphants au milieu et il ne restait que ce jour là... il a fallu faire des choix) - Avion pour Krabi. Direction Koh Lanta pour quelques jours - Koh Phi phi : 2 jours - Retour en France depuis Phuket

22 Mars : On arrive à Bangkok airport à 12h45 heure locale. On prend le métro direction le centre (comme annoncé nous sommes dans un congélo !). Et à l'extérieur c'est une humidité de fou qui nous attend. En sortant du métro, première recherche de taxi avec notre gros sac sur le dos et le petit devant, avec l'humidité qu'il y a, le jean et le T-shirt... on est trempés en deux secondes !! Et pour le coup on galère avec les taxis... On explique ou on va mais personne ne veut nous prendre. On comprendra plus tard que c'est parce qu'on est trop prêt, ça ne les intéresse pas. Sympa....

On arrive enfin à notre sympathique Hôtel : Lamphu Tree House. On est ravis ! C'est cosy, piscine, grand lit et un jus de fruit nous est tout de suite offert. Beaucoup mieux niveau hospitalité !!

On se change rapidement en short claquette et on ressort explorer le centre ville à pied. Vers Kao San Road on sympathise avec un chauffeur de tuk tuk (Subin) qui nous propose un petit tout du coeur de ville pour 20 baths. Bah frenchement pour le prix on dit pas non ! On s'arrête à différents temples, à l'office de tourisme (où il faut faire semble d'être intéressé pour qu'il touche une commission si j'ai bien suivi ...) . C'était sympa, on apprécie la ballade en tuk tuk et l'air sur nos visages par cette chaleur !

Retour à Kao San Road, on prend quelques repères, on se promène puis retour à l'hôtel pour se rafraichir dans la piscine!! Un vrai régal et je recommande vraiment un hôtel avec piscine à Bangkok. L'humidité est vraiment là et ça fait trop de bien!

Petit échec pour trouver un resto repéré sur le net donc on opte pour le resto de l'hôtel. Très correct 350 baths pour nous deux. Dodo ! On a une longue journée dans les pattes !

23 mars - lundi Petit déjeuner de l'hôtel gargantuesque!! tout est à volonté!! c'est bien repus que nous attaquons cette deuxième journée. Ce matin nous avons rdv pour une ballade sur les khongs (canaux) de Bangkok (j'ai utilisé le contact de Julien sur ce forum). Nous sommes 8 sur le bateau. Un couple parisien avec leur maman (ils sont à notre hôtel) et un couple de jeunes hollandais avec leur mère qui vit à Bangkok et qui sont tous les 3 d'une impolitesse incroyables.... on fera avec...

Notre guide aujourd'hui c'est Chloé, une Thaï qui adore la France et a étudié le français à Cannes!! juste à côté de chez nous. Le monde et petit. On s'entend super bien. Par contre je conseille de faire cette ballade le weekend car aujourd'hui c'est un peu désert sur les canaux et ça manque de cette effervescence locale. mais bon on profite de la beauté des paysages. ON s'arrêt dans un temple où Chloé nous explique beaucoup de chose sur les rituels, l'histoire de Thaïlande, etc etc. A notre retour nous revenons dans le centre. Autour de Kao San ROad nous sommes affamés et nous tombons sur EL CLANDESTINO. Le gars fait à manger dans la rue mais propose quelques tables et ça sent SUPER BON! Pas Thai à 40 baths pour repère. Bonne musique latino, 2 fried rice et 2 bières pour 250 baths. On se régale !

Puis nous filons visiter le Wat Pho. Malheureusement le Grand Palais était déjà fermé. Ca sera pas pour ce voyage ;-) EN 1h on a fait le tour et on rentre à l'hôtel avec CRAZY tuk tuk n°1. On arrive par une autre ruelle où on spote un salon de massage... on n'a pas grand chose à faire aujourd'hui alors... on se laisse tenter. 30 min de massage de pieds. Bon les massages thaï tiennent leur réputation...douloureux sur le moment.

Ce soir nous allons tester un resto conseillé par des amis à nous qui visitent régulièrement la Thaïlande : MANGO TREE HOUSE. Très beau resto. Il y a toute sorte de clientèle. Cocktaïl pour fêter les vacances, curry chicken conbava pour mon homme et délicieuses crevettes sauce tamarindo pour moi. Dessert s'il vous plait ! On partage un brownie chocolat banane caramel. Une tuerie !!! 1859 baths la note. ok ok on s'est fait plaisir ce soir. Mais ça reste très correct ! Le retour à l'hôtel se fait cette fois avec Bumpy Tuk Tuk.

24 mars : Ayutthaya Réveil 6h45. Dur. On prend le train pour Ayutthaya à 8h20. On manque de perdre notre appareil photo en l'oubliant au guichet de la gare mais un thaïlandais nous appelle et vient nous chercher pour qu'on le récupère. Wow !! ah ouais alors ça ça change!!!

1h de train plus tard on est arrivés. 70 baths plus tard un tuktuk nous laisse à notre hôtel tout mimi (mais beaucoup de moustiques!) Luang Chumni Village. On loue des vélo (50 baths chacun) et à nous la ville ! Direction les ruines. C'est sympa vraiment et assez empreint d'histoire mais malheureusement nous n'avons pas de guide (pas proposé) et les audioguides n'avaient visiblement plus de batteries... Après 2 sites de ruines on a faim. On s'arrêt au Tony's place recommandé dans le Lonely Planet. Vraiment le lieu est sympa mais le repas n'est pas du tout extraordinaire. On part visiter à vélo puis on réserve nos tickets de bus pour le lendemain.

Le soir on se ballade et on mange sur le night market. Ambiance sympa.

25 mars - mercredi direction Sukhothai Le bus est à 11h donc rien ne presse. Le petit dej de l'hôtel est très correct. Puis on prend un tuk tuk qui pour 100 baths nous amène à la gare de bus qui ... est au bout du monde et ne ressemble PAS DU TOUT à une gare de bus, au bord d'une nationale où ça roule assez vite ! Notre bus a 1h de retard donc on pensait s'être planté d'endroit mais non. C'est parti pour Sukhothaï. On nous propose tout de suite des bouteilles d'eau, le bus est climatisé. Wow grand luxe !!!

Le bus fait plusieurs arrêts car les locaux montent et descendent un peu partout. On fera deux gros arrêts. Avec le tickets de bus on a droit à 1 repas dans un de ces gros arrêt. Pas mal le principe. On arrive vers 17h à la gare routière. On réserve tout de suite nos billets pour Chiang Mai le lendemain. PAs trop le choix car seule une compagnie propose un trajet après 14h. Ca sera classe 2. On sympathise avec un couple Suisse à la gare et on partage le Tuk Tuk. Nous on a choisi de rester dans la vieille ville au Thai Thai Sukhothai. Les petits bungalow sont superbes. Des petits massages "à domicile" sont proposés et on sent qu'on va se laisser tenter ! A l'accueil on nous conseille le Sinvana pour manger. Accueil peu chaleureux et assez bruyant mais le Green Curry (très épicé) est délicieux !! Nous sommes rentrés chez nous à 21h pour notre massage (500 baths chacun pour massage couplet d'une heure). On est tout prêts pour un gros dodo après ça !

26 mars : Sukhothai réveil 6h45 pour petit dej à 7h. Il pleut. On est deg. Depuis notre arrivée en Thaïlande le temps est plutôt gris et la luminosité pas géniale pour apprécier les sites au mieux. J'attendais beaucoup de Sukhothai donc on a un peu les boules. Le petit dej est un buffet bien garni ! coooolll :-) On loue ensuite 2 vélo (50 baths chacun) pour aller voir les ruines éparpillées sur 3 zones donc il faudra payer l'entrée de chacune (100 baths à chaque fois). Ouf la pluie s'est arrêtée !! Mais c'est gris...

LA zone principale au centre est imposante et on n'est pas fâché d'être matinaux car pour le moment le site est calme.... mais c'est tôt pour les audioguides... décidément....et aucun guide à l'horizon... bon en Thaïlande c'est pas le même délire qu'au Mexique on l'aura compris. Tant pis ! on fait nos interprétations ! Dans la zone au Nord nous découvrons le plus grand Buddha de Sukhothai et il est impressionnant. La zone 3 à l' ouest est moins intéressante mais on gravit une colline (à pied) qui nous offre un beau panorama sur la vallée.

On a fait pas mal de kilomètres sous une chaleur de fou. On mange un bout dans le centre puis on récupère nos sacs, rend nos vélos et cette fois c'est SLOWLY tuk tuk qui nous dépose à la gare de bus. Le bus est en retard. Normal. Quand il arrive c'est BLINDE et tout le monde veut charger en soute. Oh je vois venir l'embrouille pour l'avoir vécue en amérique du sud donc je laisse les sacs à mon homme et moi je monte dans le bus pour réserver les places. 2 touristes resteront finalement debout pendant plus de 3h et la plupart des amis ne seront pas à côté... mais nous SI ! Bon au final on propose nos sièges pour un petit moment aux deux touristes espagnols qui sont ravis et on papote bien. Le trajet durera 5h40.

Pour ce soir on a réservé à la rache au nord de Chiang Mai qui n'est pour l'instant qu'une escale vers le Nord. On a donc pris un hôtel vers la gare de Chiang Puak. On galère VRAIMENT à trouver l'hôtel mais un papy thai qui ne cause pas du tout anglais essaye de nous guider et nous prête son téléphone portable avec google... qu'il bascule en anglais. TROP GENTIL !!! On le remercie mille fois. Mais il ne veut pas qu'on l'invite à boire un verre alors on finit par trouver l'hôtel. La nana a l'accueil est jeune et très sympa. Elle se moque de notre accent quand on lui explique que demain matin on part à "Thaton" à prononcer plutôt genre Thatoooooonnn. Il est 21h30 avec tout ça et on n'est pas dans un quartier touristique. Elle nous dit qu'on ne trouvera pas de resto ouvert à cette heure ci et nous conseille la food street 2 blocs plus loin. On se lance. 2 fried rice, 2 bière et une mangue coupée pour le dessert pour 80 baths. Ah ouais là c'est vraiment pas cher et nous on se régale !!! Le cuisto rigole aussi de notre accent... bon on parle pas bien thai apparemment ;)

Sur le retour à l'hôtel on essaye d'éviter les cafards (berk) et au dodo !!!....Suite du récit demain j'espère !!!
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Compte rendu d'un voyage de 40 jours en Thaïlande du 8 novembre au 17 décembre
Compte rendu d'un voyage de 40 jours en Thaïlande du 8/11 au 17/12

Itinéraire : Bangkok, Ayutthaya, parc de Khao Yai, Phimaï, Nong Khai, Sangkhom, Chiang Khan, Sukhotthai, Lamphang, Chiang Mai, Paï, Soppong, Mae Hong Son, Mae Sariang, Krabi, parc de Khao Sok, îles de Koh Lanta, de Ko Yao Noi, de Ko Muk, Trang, Bangkok.

L'esprit du voyage

Après une éclipse de 36 années et après avoir visité tous les autres pays limitrophes du sud-est asiatique, nous voulions retourner voir ce pays. Mais nous avions aussi quelque appréhension à y retourner, nous doutant bien que les scènes authentiques vues au marché flottant de Damnoen Saduak, ou les tribus (Karen, Black Lahus) visitées dans le triangle d'or en 1978 faisaient partie d'un passé révolu. Partant avec des amis qui ne connaissaient ni l’Asie ni à fortiori la Thaïlande, nous voulions leur montrer la Thaïlande classique avec ses sites (naturels ou culturels) inévitables et néanmoins éviter les zones par trop touristiques, d'où cet itinéraire qui mélangent un peu les deux.

Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE

Budget : pour 2 personnes : 3890 �� avion : vol Bâle-Bangkok AR (AF-KLM) 1267 € transports : 672 € (dont 2 vols sur place) hôtels : 840 € nourriture : 836 € visite : 189 € divers : 86 €

Quelques prix en bahts Café/thé : 25 à 50 Bière (60 cl) : 70 à 100 Pad thaï : 45 à 130 Plat avec viande : 60 à 150 (30 B. en plus pour du poisson/fruits de mer) Petit-déjeuner complet : 100 à 170

8/11 Atterrissage à Bangkok à 10h12 heure locale après 10h ¼ de vol depuis Amsterdam. Une fois de plus la moiteur nous surprend au sortir de l'aéroport. Après les formalités d'usage (visa + change minimal) nous allons prendre le Rail Train jusqu'au terminus de Phayathaï. Là en bas une employée note notre destination et appelle un taximètre. Au bout de 10 mn un taxi nous prend en charge tous les 4 et nous emmène vers notre hôtel peu avant d'arriver, il trafique son compteur (qui indiquait 72b) se disant désolé et le met à 0 nous arrivons 5mn plus tard et il compte bien nous escroquer d'une somme supérieur à la course ! C'est mal nous connaître, nous lui donnons 80 b et partons joindre l'hôtel à 2 mn de là. L'hôtel Lamphutree GH est bien situé le long de la rivière Lamphu bien au calme. Les chambres lambrissées de bois bruns sont agréables avec tout le confort (sdb privée, AC). Nous posons nos affaires et allons à la découverte de Bangkok en commençant par le quartier « routard » de Khao San tout proche. Ca correspond bien à ce que décrivent les guides à savoir une enclave routarde avec salons de massage, de tatouage, restaurants « bouisbouis », mini agences de voyage, et toute une faune de tous âges et de tous continents. Le soir c'est particulièrement animé et bruyant, entre les sonos, karaokés, taxis et tuktukklaxonnant. Nous quittons Khao San en direction du Palais royal où nous hésitons sur la suite de notre programme : un Thaï nous suggère de louer un tuktuk, de faire 2 ou 3 monuments puisque le palais est fermé (mon œil) et de passer par une agence de voyage pour y acheter un tour. Comme par hasard un tuktuk s'arrête et il nous le négocie pour (4x10 b) jusqu’à 17h. Sur le coup nous n'étions pas trop méfiant et vu le prix ça valait la peine de faire ce tour n'ayant pas envie de visiter ce gros site qu'est le palais royal. Nous voilà parti visiter le grand bouddha debout (intérêt moyen) puis le Wat Saket beaucoup plus intéressant avec la vue qu'il offre sur toute la ville de Bangkok. Nous retrouvons avec plaisir tout ce qui gravite autour des temples bouddhistes c'est à dire les marchands du temple : gargotes, attractions, vendeurs de bondieuseries, charlatans de toutes sortes, et bien sûr les fidèles venus pour prier, méditer, brûler de l’encens, faire sonner les gongs, etc. La visite éclair à l'agence de voyage n'a pas laissé une bonne impression au chauffeur de tuktuk puisque nous n'avons évidemment rien acheté ! Il nous emmène de mauvaise grâce au Wat Phu, dernière étape de notre tournée, qui est ouvert contrairement à ce qu'il annonçait ! Très belle visite à cette heure crépusculaire, peu de monde et des couleurs changeantes. On termine la visite à l'éclairage artificiel. Le grand bouddha couché tout en or est superbe. Retour à l'hôtel en tuktuk (100b) et dîner à l'hôtel. Nuit bienvenue après une très longue journée.

9/11 L'hôtel est très calme, la climatisation silencieuse et efficace. Je sors vers 6h pour découvrir les lieux proches, visiter un grand temple pas très loin et parcourir les ruelles d'un tout petit marché installé entre un pont et un passage couvert près de la rivière. Petit-déjeuner excellent, copieux (buffet) et varié (thaï et continental). Le soleil tape déjà fort et nous partons à pied vers le palais royal : horreur c'est dimanche et on a l'impression que tous les touristes de Thaïlande et d’ailleurs se sont donnés rendez-vous ici. Nous rebroussons chemin et nous nous dirigeons vers le marché du quartier chinois qui bien que l'on soit dimanche est actif et bien fréquenté. On y retrouve les scènes habituelles, petites cantines, vendeurs ambulants, bazar où on vend de tout et de n'importe quoi ! Nous repartons vers Memorial bridge où nous empruntons un ferry jusqu'à Tha Tien. De là nous traversons le fleuve (3b) pour aller visiter le Wat Arun qui est en face : très beau temple du chedi principal accessible par un escalier très raide on jouit d'une belle vue sur Bangkok. Nous retraversons la rivière Phraya et allons nous payer une petite promenade sur les klongs de Bangkok, (1600 b pour 35 mn) ce n'est pas donné mais la balade était agréable et donnait une bonne idée de la vie dans cette Venise asiatique. Retour vers l'hôtel par la rivière Phraya jusqu'au quai Phra Arthit. Bon dîner au Pannee restaurant dans Khao San.

10/11 A 8h nous sommes prêts pour aller visiter le Wat Phra Kéo que nous atteignons 5mn avant l'ouverture des grilles, peu de monde heureusement mais ça ne va pas durer. Nous pourrons voir le Wat Phra Kéo dans de bonnes conditions. Au bout d'un moment ce déferlement d'or, de miroirs brillants et de peintures vives finit par lasser. C'est le moment de contempler les belles peintures qui revêtent le mur qui encercle le Wat Phrakéo et qui sont un peu à l'ombre d'un soleil sans pitié. La rage du « selfi » et de la photo en général sont communs aux peuples asiatiques (et pas seulement !) qui visitent les sites et les poses les plus ridicules ne les gênent aucunement. Nous terminons par la visite essentiellement extérieure du palais royal qui n'a qu'un intérêt limité. Nous sortons du palais et passons par le petit marché aux amulettes situé un peu plus loin. Nous remontons ensuite le fleuve vers le Nord jusqu'à quai Tha Thewet dans l'intention de visiter le Vimanmek, c'est une longue approche à pied sous un chaud soleil mais qui ne sera pas couronnée de succès car c'est fermé le lundi, et m...Crevant de soif, nous forçons un timide barrage policier pour aller étancher notre soif dans une cantine tout proche réservée à la police. Retour toujours à pied au Lamphu GH et dîner au Pannee restaurant.

11:11 Départ pour la gare de Hualamphung toujours en taxi, nouvelle technique : le compteur a été mis et la prise en charge indique 25b mais il ne bougera pas jusqu'à la gare, là le chauffeur réclame un prix exorbitant que nous n'acceptons pas, de rage il jette les 40 baths et son téléphone par terre pendant que nous partons tranquillement à pied vers la gare toute proche. Nous prenons des billets 3° classe pour Ayutthaya (15b pp) et devons un peu attendre : ce n'est vraiment pas un express car au bout d'une heure ¼ nous atteignons à peine l'aéroport domestique de Bangkok. En fait il nous faudra plus de 2h30 pour atteindre Ayutthaya mais dans d’excellentes conditions de transport. Arrivés à destination nous franchissons la rivière avec le bac (5b pp) et allons nous installer juste à côté au Baan Kum Pra GH, très belle situation au bord de la rivière Pa Sak, chambre ancienne au charme rétro avec des objets bric à brac poussiéreux, peu d'espace et sdb commune. En attendant que les chambres soient prêtes nous allons nous désaltérer sur la sympathique terrasse qui donne sur la rivière et regardons les convois de péniches qui descendent vers Bangkok. Il fait bien chaud et les moustiques font partie de la fête. Nous allons ensuite louer des vélos, tout prêt du débarcadère (40b) et partons visiter le wat Mahathat qui est remarquable avec sa tête de bouddha enserrée dans les racines d'un banian, attraction touristique appréciée des touristes. Nous reprenons les vélos et pédalons dans la chaleur moite et avons un peu de mal à trouver le Wat suivant, il faut dire que les plans dont nous disposons sont faux ! Nous trouvons finalement le wat Ratchaburana en fin de journée puis le Wat Phra Sri Sanphet, magnifique perspective avec ses trois chedi alignés dans la lumière de la fin de l'après-midi. Pour rentrer à l'hôtel nous empruntons la route circulaire qui contourne le centre d’Ayutthaya en passant par le marché. Fatigu��s et assoiffés nous nous installons sur la terrasse de l'hôtel pour nous reposer en regardant le fleuve et la circulation des bateaux.

12/11 Pour notre 2me journée à Ayutthaya nous décidons d'aller voir le palais de Bang Pa In. Nous prenons le premier train pour Bang Pa In et 20 mn plus tard nous y sommes. Là un songthaew nous propose (20 b pp) de nous emmener jusqu'au palais distant de 2 à 3 km. Nous payons l'entrée et c'est vraiment un dépaysement complet : nous passons de la vie brouillonne agitée et bordélique de la vie thaïe à l'espace propret et aseptisé du parc où des voiturettes électriques sillonnent silencieusement le parc. Cela tient du parc d'attraction pour touristes aisés et la diversité des styles des bâtiment nuisent finalement à l'harmonie de l'ensemble. Nous reprenons le même tuktuk pour retourner à la gare d'où nous repartons pour Ayutthaya. Daniel et moi relouons deux vélos pour aller voir les quelques temples qui manquent encore à notre palmarès. Nous commençons par le « floating market » qui se révèle nullissime comme prévu : espace artificiel disneylandisé où tout est faux et reconstruit suivant les schémas des attractions commerciales. Nous fuyons et allons visiter le beau temple Wat Yaï Chai Mongkhon remarquable par ses nombreuses statues de bouddhas habillées de tissu safran. Je termine cet itinéraire par la visite du Wat Chai Watthanaram : superbe construction de style angkorien resplendissante au soleil couchant. De plus la rivière qui le côtoie rajoute une touche bucolique à l'ensemble. Retour vers l'hôtel par des petites routes campagnardes.

13/11 Départ pour la gare, nous repassons le bac, cette fois c'est payant (5b) contrairement à hier où il n'y avait personne, aller comprendre ! Nous prenons l'expresse pour Pak Chong (172b pp) : Le prix est près de 10 fois celui payé (175b) pour venir de Bangkok jusqu'à Ayutthaya alors que la distante est presque la même, pourtant nous sommes toujours en 3° classe mais c'est vrai que nous pris un express ! Serait-ce l'explication ? Je n'en vois pas d'autres. Vers 12H nous arrivons à Pak Chong où nous attendrons assez longtemps la voiture de la Greenleaf GH censé nous amener sur place. Après quelques péripéties et coups de fil, un tuktuk arrive et nous emmène en 15 mn jusqu'à la GH. Ambiance sympa, toute la famille s'active autour d'une cuisine-débarras bordélique. Le jeune patron nous montre nos chambres à l'arrière de la route : chambre standard avec ventilo et sdb (eau froide) privée. Aucun mobilier comme d'habitude, par contre la surface de la chambre est grande. La douche est froide mais ça ne pose pas vraiment de problèmes. Nous déjeunons d'un excellent pad thaï (45b) et reprenons vers 15h le songthaew pour aller faire notre première ½ journée dans la nature avec un guide sympathique et parfaitement anglophone.

Nous commençons par une baignade dans une piscine naturelle aménagée au sortir d'une source naturelle il y a également des thaïs et des occidentaux. Le guide commence déjà par nous montrer quelques spécimens de la faune locale : petit serpent ivoire, araignées de toutes tailles. Après la baignade dans une eau fraîche, il nous emmène en voiture jusqu'à une grotte aménagée : nous descendons par un escalier pour atteindre d'abord une salle souterraine dans laquelle trône des bouddhas puis nous progressons dans des boyaux étroits pour aller voir des chauves-souris, une scolopendre, une grenouille etc. Nous ressortons pour aller voir ensuite la fameuse sortie de millions de chauves-souris au coucher du soleil. Pour cela nous nous postons au crépuscule à la base d'une colline d'où débouche l'entrée de la grotte et à 18h pile un long nuage en forme de ruban de quelques mètres de diamètre sort de la grotte et s'élève dans le ciel. On entend le bruissement des milliers d'ailes ainsi que les petits cris des chauves-souris. Au bout de 15 mn nous quittons l'endroit alors que les chauves-souris continuent de sortir de la grotte.

14/11 La Greenleaf GH est située au bord de la grande route qui mène au parc et dès le matin tôt la circulation est dense, heureusement nos chambres sont situées dans le jardin à l'arrière de la GH. Petit déjeuner sur la terrasse avec d'autres touristes ayant choisi le même tour que nous. À 8h nous partons en songthaew en direction du parc. Nous récupérons un couple de français dans une autre GH et partons en direction du parc. Premier arrêt où nous partons à la découverte des singes, nos guides ont de bons yeux et nous ne verrions rien s'ils ne nous les montraient d'abord avec leur longue vue. Si les macaques souvent à terre sont faciles à voir il n'en est pas de même des gibbons perchés tout en haut des arbres et quasi toujours cachés par l'épais feuillages des arbres de la forêt. Nos guides nous emmènent ensuite voir une belle chute d'eau puis nous montrent une belle petite vipère toute verte endormie sur une tige de la même couleur d'où un mimétisme parfait qui la rend invisible à nos yeux. La balade en forêt nous permettra de voir de belles plantes, des fleurs et des arbres majestueux d'une hauteur impressionnante. La fin de la journée sera consacrée à la recherche des éléphants mais malgré les km parcourus à petite vitesse sur les principales routes du parc nous ne les verrons pas. Retour à la GH où nous dînons avec le couple de Français qui a partagé notre journée. La nuit sera accompagnée par les échanges bruyants et réguliers des crapauds des réservoirs tout proches.

15/11 Départ de la Greenleaf après le petit-déjeuner vers 9h. Intense activité ce matin où 3 songthaew chargés de touristes occidentaux partent visiter le parc. Déposés à la station de bus de Pak Chom nous attendons très peu avant de repartir vers le Nord. Un petit scorpion essaiera en vain de se faufiler entre nos pieds ! Le bus confortable va nous emmener jusqu'à la ville de Khorat. De là un autre bus nous emmène jusqu'à la petite ville de Phimai, notre étape de ce jour. Nous trouvons rapidement la GH réservée par téléphone la veille à 3 mn de l'arrêt de bus. C'est correct, sdb privée et clim mais l'espace est compté, pas de table ni chaise ni armoire, juste un lit et un étendoir pour faire sécher les serviettes, ce modèle minimaliste de chambre est assez répandu ici en Thaïlande. Vu que c'est l'heure du déjeuner et que nous avons de plus très soif, nous nous installons au restaurant de la GH dans la petite cour pour un repas correct. Nous allons ensuite visiter le fameux temple de style angkorien qui a fait la réputation de la ville et c'est vrai qu'on se croirait sur le site d'Angkor Vat : même entrée avec ses longs serpents en guise de balustrade qui encadrent l'accès au temple, même structure carrée avec un prang central. On retrouve également les balustres en pierre qui imitent le travail du bois, des apsaras sur les linteaux ou les colonnes d'accès au cœur du temple, des barais (lacs artificiels) qui permettaient l'approvisionnement en eau du site. Nous ressortons du temple et allons nous promener au milieu du marché qui se tient juste à côté. Marché très animé et agréable où les paysans offrent leurs produits : légumes, herbes, viandes (grenouilles, rats ?) poissons, crabes, crevettes, produits cuisinés etc. Nous continuons notre chemin vers le fameux banian géant, autre curiosité locale : en réalité c'est toute une forêt qui s'est formée à partir d'un unique arbre il y a plus de 350 ans autour d'un vaste marécage. Retour en ville et dîner dans un restaurant en forme de ranch au coin de notre rue.

16/11 Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel Khru Pom et allons nous poster à l'endroit indiqué par la patronne pour récupérer le bus qui va à Khorat. 10 mn plus tard le bus est là et nous laisse au bout de 10 km sur l'autoroute qui mène à Udon Thani. Nous traversons l'autoroute et allons à l'arrêt de bus où nous achetons nos billets pour Udon Thani. Le montant annoncé ne correspondant pas au prix indiqué sur le ticket nous le faisons remarquer à l'employé qui nous rembourse (720b au lieu de 900 b) avec une mine contrite ! Le bus va remonter vers le nord à bonne vitesse par cette autoroute à 4 voies. Les paysages industriels et agricoles se succèdent tout le long de la route, Udon Thani apparaît comme une ville moderne avec ses buildings en verre, ses centres commerciaux et ses publicités numériques qui défilent sur de grands panneaux lumineux. Nous changeons de bus à Udon Thani et repartons immédiatement dans un autre bus pour Nong Khai où nous arrivons au bout d'une heure il est 14h et nous voyageons depuis 8h du matin soit 6h de bus mais dans de bonnes conditions. De la station de bus nous partons à pied en direction de l'hôtel réservé la veille à Phimai. Il fait très chaud et nous y sommes rendus après 20 mn de marche : c'est le Ruanthai GH, correct sans plus, accueil distant. Nous allons nous balader sur la promenade qui longe le Mékong, fleuve que nous retrouvons avec plaisir et allons déjeuner au fameux restaurant vietnamien « Doeng Namnoen ». Une armada de jeunes filles en uniforme officient et le service est rapide et efficace, les plats sont goûteux et à prix doux, nous en profitons pour prendre des « rouleaux de printemps » (spring-rolls en langage thaï international) frais et frits : délicieux ! Nous continuons notre balade le long du Mékong jusqu'au bout de la promenade à l'Est où des travaux d'embellissement sont en cours. Retour à l'hôtel en passant par le marché couvert où la plupart des boutiques sont dédiées au tourisme. En fin d'après-midi re-balade en ville et le long du Mékong. Dîner, toujours chez le vietnamien mais cette fois d'échine de porc et de salade très épicée de saucisses vietnamiennes.

17/11 Les patrons de l'hôtel ne sont pas des lève-tôt, nous allons de ce fait prendre notre petit déjeuner au Mutmee GH. Service indolent mais beau jardin donnant sur le Mékong. Les bicyclettes sont en sale état, nous allons en chercher ailleurs, mais ce n'est pas si évident que ça : après plusieurs demandes nous trouvons juste ce qu'il nous faut (3 vélos) chez Limanee (de 50 à 80 b le vélo pour la journée). Muni d'un plan photographié chez Mutmee GH nous partons en direction de l'Est (route 3040 qui longe le Mékong), très vite le plan utilisé montre ses limites et ses erreurs. Après de nombreux tâtonnements (ça fait toujours des km en plus!) qui nous permettent de découvrir la vie aux champs, la récolte et le séchage du riz, nous arrivons vers le village de Ban Lao et trouvons quelques km plus loin les fameux carrelets qui servent à pêcher dans les bras marécageux du Mékong. Il n'y a pas de pêcheurs à l'œuvre et il fait très chaud, nous prenons quelques photos et reprenons la route 3012 vers Niang Khai. Arrêt au fameux temple Sala Keao Ku qui regroupe les sculptures fantaisistes d'un moine, on hésite entre des décors de cinéma fantastique, des sculptures de style « rococco gaudiesque » ou un parc d'attractions type Disney. Original en tous les cas et photogénique. Retour en ville et repos bien mérité après ces quelques 45 km de vélo sous un très chaud soleil. Dîner chez Potacha Thai Thai, autre restaurant « moderne » avec une flopée de jeunes serveuses efficaces et habillées pareillement : beaucoup de choix sur la carte (pas loin de 100 propositions !) même si on décline souvent le même plat mais avec des variations d'ingrédients bonne adresse au final.

18/11 petit-déjeuner au Mutmee GH sur la terrasse a écouter les aventures que Serge, un vieux routard français raconte avec un accent anglais inimitable à Julian le patron du GH. A cette heure le Mékong est légèrement embrumé et le soleil ne darde pas encore ses rayons qui seront « mortels » d'ici quelques heures. Nous quittons notre GH et allons à la station prendre le « petit bus vert » qui doit nous amener à Sangkhom. Le précédent bus étant parti à 9h nous devons attendre 11h pour prendre le suivant. Il démarre à 11h et nous emmène brinquebalant vers le Mékong, mais il nous faudra attendre 2h30 avant de le voir par intermittence mais c'est surtout peu avant Sangkhom que nous pourrons l'admirer. Ceci dit, la route est agréable et les plantations se suivent montrant une nature riche et variée. Vers 14h30 nous arrivons à Sangkhom, le bus nous laisse devant la Bouy GH où nous prenons ce qui reste, à savoir une chambre (250b) avec fan et sdb commune et un bungalow (400 b) avec AC et sdb privative. Nous louons un taxi (500b) pour nous emmener au Wat Tak à 19 km d'où la vue sur le Mékong est superbe. Retour au village et balade au marché et le long du fleuve. Excellent dîner au Bouy GH où je goûte un Tom Yang gung aux crevettes. Même si les chambres sont très spartiates et à la propreté plus que douteuse, il y a du wifi et la patronne est très sympathique et serviable.

19/11 Nuit calme, seuls les coqs vers 5h du matin ont troublé notre sommeil. Nous nous renseignons pour l'horaire des bus pour Chiang Khan mais les avis divergent et varient entre 9h et 11h30 ! Nous nous pointons au bord de la route vers 10h, à midi toujours rien ! finalement nous décidons de noliser le pick-up du frère de la patronne du Bouy qui pour 1200 b accepte de nous emmener jusqu'à Chiang Khan en suivant la route qui longe le Mékong (durée 1h40). Deux allemandes profitent également du taxi, Daniel et moi nous nous installons dans la benne et les 4 filles dans la voiture. Très belle route qui cette fois suit bien le cours du fleuve au plus près alors que de Nong Khai à Sangkhom seuls les dix derniers km longeaient le fleuve. A Chiang Khan nous nous installons au Huean Yai Babpa GH, vieille maison tout en bois au bord du Mékong. C'est nettement plus luxueux mais le prix demandé (1500b avec pd) n'est pas justifié. Il est 14h et nous allons à la découverte de la ville : la rue qui longe le Mékong est très touristique avec ses maisons de bois brun typiques de la région elles sont toutes tournées vers le tourisme : hôtels, restaurants, magasins de souvenirs etc. on imagine ce que ça doit donner en fin de semaine quand des hordes de touristes thaïs déboulent dans cette rue. La promenade piétonne sur le Mékong est en réfection et sera entièrement pavée sur plusieurs km. Malgré cette nouvelle vocation touristique, les commerçants qui parlent et comprennent l’anglais sont rares et nous avons quelques difficultés à nous faire expliquer les menus dans les restaurants ! Les prix sont aussi un peu plus élevés qu'ailleurs. Quant au service il est original : les plats arrivent au compte-goutte les uns après les autres sans que l'on sache à qui les attribuer ! Promenade au bord du Mékong au moment du coucher du soleil : bel éclairage, les pêcheurs retournent à terre, de grands oiseaux blancs survolent le fleuve et s'en retournent nicher pour la nuit.

20/11 Levé à 6h pour assister à l'offrande pour les bonzes. C'est beaucoup plus calme qu'à Luang Prabang et les moines sont rarement plus de deux ou trois. Quant au Mékong il est à peine visible et les brumes vont l'envahir petit à petit jusqu'à 9h. Nous louons ensuite des bicyclettes (50b) et partons en suivant le Mékong vers l'Est. Nous croisons de multiples ateliers de préparation et de confiserie de noix de coco. La noix est coupée en deux, le coprah en est extrait avec un couteau incurvé, puis coupé en lamelles et mis à confire dans de grands woks puis mis en sachets et proposés aux clients de passage qui doivent être nombreux compte tenu des dizaines de confiseurs qui se succèdent au bord de la route. Il faut dire que nous sommes sur la route qui mène aux rapides du Mékong. Sur ce terreplein panoramique des dizaines de restaurants, de confiseurs et de magasins attendent le chaland. Retour en ville et repos, je repars en vélo cette fois en suivant le Mékong vers l'Ouest. Retour sur la promenade de la berge pour admirer le coucher de soleil et voir passer les colonies d'oiseaux blancs. Dîner de pad thaï (40 pp mais petite portion et de qualité moyenne) dans une gargote recommandée par la patronne sur la rue principale de Chiang Khan.

21/11 Un tuktuk (20b pp) nous emmène à la gare routière (2km) d'où un bus qui part à 7h15 nous emmène jusqu'à Loei. Attente de 3h que nous trompons en jouant aux cartes, avant de reprendre au autre bus pour Phitsanulok. De là un minibus nous reprend après une autre heure d'attente et nous emmène à Sukhothai où nous arrivons au début de la nuit à 18h. Nous téléphonons au Lotus village pour qu'ils viennent nous chercher : ça aurait dû être fait après 20 mn d'attente, mais à cause d'un quiproquo incompréhensible nous attendrons plus d'une heure pour finalement négocier nous-mêmes un tuktuk (120b) pour rejoindre l'hôtel. Contrarié par ce quiproquo, Michel le patron pour s'excuser nous offre un pastis de bienvenue que nous ferons suivre, après une journée de diète forcée, par des salades niçoises pas vraiment thaïes ! Les chambres qui donnent sur le jardin sont très propres et disposent de tout le confort.

22/11 Nous partons à 8h avec notre chauffeur de tuktuk Dodo dont nous avons négocié la course la veille (500b la ½ journée) pour le site de la vieille ville de Sukhothai distante de 14 km. C'est dans le Vieux Sukhothai que se trouve l'ensemble des temples les plus vieux et les plus beaux de Thaïlande, un petit Angkor en quelque sorte mais mieux entretenu et nettement plus petit. Nous y sommes arrivés le matin vers 8h30 quand le soleil encore bas sur l'horizon colore d'une belle teinte ces vieilles pierres, et éclaire les bouddhas d'une indéfinissable langueur. Nous y sommes restés plus de 4h. Le soir nous y sommes retournés pour y contempler le coucher de soleil et revoir les temples mais cette fois en nocturne avec les éclairages artificiels, c’est toujours aussi magique mais avec une autre atmosphère que celle du matin. Même les nombreux touristes déambulaient en silence touchés par la grâce du moment et du lieu. Retour en tuktuk, toujours avec notre sympathique « Dodo » jusqu'à notre restaurant attitré, le Poo tenu par un Belge !

23/11 On aurait pu aller visiter un autre site comparable à celui de Sukhothai, celui de Satchanarai distant de 50 km vers le N-E, en empruntant tuktuk, bus et vélo mais une journée de repos dans le beau cadre du Lotus village me tentait plus que de voir un autre site, sachant que le lendemain à Lamphang nous verrions encore des wat et à Chiang Mai également. Journée à se reposer, faire du courrier, consulter internet, se balader en ville, aller boire une bière chez le Belge...y déjeuner d'un pad thaï (50b) ou d'autres spécialités comme l'excellente Sukhothai noodle soup.

24/11 Ce matin nous avons fait téléphoner depuis la réception pour confirmer notre arrivée au Riverside GH à Lamphang en fin de matinée. Départ du Lotus village à 9h en tuktuk vers la station de bus pour aller prendre celui qui part à 9h30 en direction de Lamphang (178 b). Surprise dans le bus il y a bien une vingtaine d'occidentaux soit pas loin de la moitié des passagers ! Serions-nous en route vers une destination hyper-touristique ? Même si beaucoup de touristes débarqueront à Lamphang nous n'y verrons que très peu de « farangs ». En arrivant à Lamphang après 3h ½ de voyage en bus, nous prenons un songthaew (20b pp) qui va nous faire 3x le tour de la ville avant de nous laisser devant le Riverside GH. Bel emplacement au bord du fleuve Wang, très belle décoration dans les espaces communs : terrasse, bar, escaliers menant à l'étage, etc. Les chambres simples (avec ventilateur) et sdb privée sont tout en bois avec quelques objets décoratifs dans le ton, les prix sont doux (400b). Munis d'un bon plan et d'indications données par la patronne, nous partons à pied à la découverte des richesses de la ville : Wat Phra That Lamphang Luang qui nous rappelle ceux vus en Birmanie, d’autres Wat également très harmonieux et équilibré, le Wat Phra Kéo Don avec ses moinillons très jeunes au comportement de collégiens facétieux ! Retour en ville, Daniel et moi nous nous buvons une bonne Chang bien fraîche à l’Aroi one baht restaurant : c'est un restaurant très connu avec plusieurs terrasses, une carte très fournie et un service efficace. A cette heure (il est 17h) c'est encore calme et nous profitons bien de l'endroit. Vers 18h30 retour à l’Aroi One baht restaurant, où les places pourtant nombreuses sont devenues plus rares. On nous indique la terrasse à l'étage où nous nous installons pour faire un excellent dîner (470 b à 4). Lamphang est une ville très agréable à dimension humaine et qui recèle de belles choses à voir : de très beaux temples d'influence birmane entre autres, de belles maisons en bois, témoignages de l'ancienne époque florissante du commerce du bois.

25/11 Excellente nuit bercée par les coassements des grenouilles de la rivière toute proche. Nous allons faire un tour au ceramic market à 15 mn à pied à l'est de l'hôtel : une dizaine de petites boutiques vendent des objets divers en céramique, rien d'extraordinaire vraiment. Retour à l'hôtel et départ en songthaew (4x20b) pour la gare routière d'où un vieux bus vert nous emmène à 11h15 en direction de Chiang Mai que nous atteindrons vers 13h. Nous rallions notre hôtel « Rendez-vous GH » en songthaew (4x 50b) : les chambres sont assez grandes relativement propres dans un environnement calme au fond d'un soi, par contre l'accueil est très froid, voire désagréable. Nous partons visiter quelques Wat, ça nous change ! Nos premières impressions sont mitigées, il y a énormément de farangs de tous âges et toutes conditions sans compter les touristes asiatiques : inévitablement cette affluence touristique contribue à modifier et transformer certains quartiers qui se banalisent en un style international et globalisé avec ses MacDo, Starbucks et Hard Rock café, où les agences de voyage succèdent aux bars et bistrots qui eux-mêmes font suite à des magasins de souvenirs, salons de massage, etc. La musique qu'on y entend est en général états-unienne « country, reggae ou seventies » rarement thaïe, dans les menus on trouve de la cuisine italienne (pizzas , lasagnes...) des bars à smoothies ainsi que des « coffe-shop ». La langue parlée et écrite est l'anglais de communication internationale. La ville abrite, comme partout en Thaïlande, un nombre impressionnant de wats, dont certains très beaux comme le Wat Chedi Luang et le Wat Phra Singh. Le soir nous trouvons à dîner au Safe House tout près de notre GH. Excellente cuisine à prix correct.

26/11 Nous partons à la découverte du marché Warrorot dans le quartier chinois, quartier très animé, très beau marché aux fleurs avec une quantité impressionnante d'orchidées.

27/11 Départ pour Pai : nous quittons l'hôtel et hélons un songthaew sur l'avenue qui nous amène à Arcade bus station pour 40b x 4. Là nous prenons un mini van à destination de Pai, départ 9h30. Il nous faudra un peu plus de 3 heures pour faire les 782 virages qui séparent Chiang Mai de Pai. La route est très belle et longe une belle nature tropicale entrecoupée par des exploitations agricoles : bananiers, caféiers, tecks et cultures vivrières, tout paraît propret. Arrivés à Pai nous téléphonons à l’ Orange Grove resort pour qu'ils viennent nous chercher. Le resort est installé à 15 mn du centre de Pai sur la route de Soppong dans un beau verger. Les bungalows sont construits en bordure du verger et disposent de tout le confort. Après nous être reposés nous partons découvrir le village qui répond à l'image que nous nous en faisions d'après la description donnée dans les guides. Les deux rues principales sont dédiées au commerce globalisé international déjà vu à Chiang Mai : un flot de touristes occidentaux très peu vêtus flânent de boutiques en salons de massage et de tatouage et de bars en agences de voyages. Le long de la rivière des touristes en perruques multicolores braillent et s'éclatent en faisant du tubing (= descente de rivière sur une chambre à air de camion). En dehors de ça il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est se balader dans la campagne où l'on retrouve les scènes de la vie rurale traditionnelle du sud-est asiatique. Dîner d'une spécialité locale le laab kua de la viande hachée (crue ou cuite) avec des herbes épicées locales. Les nuits sont fraîches ce qui nous change de la moiteur ambiante dans laquelle nous baignions jusqu'à présent.

28/11 Petit déjeuner complet à 8h (compris dans le prix) puis vers 10h30 le minibus de l'hôtel nous amène à la station de bus où nous attendrons en vain le bus de 11h. Après nous être renseignés à des sources plus fiables que les renseignements donnés par la fille de la billetterie, nous prenons un minivan pour Soppong (100b pp) où nous arrivons vers 13h. Après quelques minutes d'attente et de pourparlers, un homme nous prend dans son pick up (300baths) pour nous emmener au Cave Lodge à 8 km. C'est un très bel endroit situé sur le bord de la rivière, les bungalows s'étagent sur la croupe boisée qui domine la rivière. Nous avons choisi des « nice bungalows » à 700 b et ils sont effectivement très bien : propres, avec une sdb moderne, une petite terrasse qui donne sur la jungle et la rivière tout en bas. Nous demandons au gérant une balade à faire dans l'après-midi et il nous propose celle qui mène à l'entrée d'une grande grotte. L'intérêt c'est que nous pourrons y voir le ballet des martinets qui au coucher du soleil se précipitent dans la grotte après avoir effectué une ronde dans le ciel puis à l'entrée de la grotte. Retour le long de la rivière jusqu'au lodge, excellent dîner et au lit ! Nuit plus que fraîche, glaciale car très humide malgré les couvertures et pulls...

29/11 Bon petit-déjeuner sur place sous la grande charpente principale. Nous sollicitons notre hôte pour une balade de quelques heures, il nous en propose une de trois heures que nous décidons de faire. Nous partons muni du plan sommaire de la balade en montant en direction du nord du village puis nous bifurquons vers l'est en prenant une route non revêtue qui grimpe sec puis redescend et remonte jusqu'à un pont qui franchit une rivière là il nous faut suivre un sentier qui serpente des deux côtés de la rivière et donc se déchausser et franchir la rivière avec de l'eau jusqu'aux genoux. Le chemin ensuite remonte le cours de la rivière cheminant dans la jungle. Arrivés au confluent d'une autre rivière, la situation se complique car nous ne trouvons pas le chemin qui doit nous ramener vers le lodge. La balade telle qu'elle était présentée par l'employé du lodge était décrite comme facile et d'environ 3h !!! Après de multiples hésitations nous tombons par chance sur un guide et son groupe qui justement se dirigent vers notre destination. Nous joignons le groupe et franchissons encore trois fois le cours d'eau avant d'arriver au lodge vers 16h soit 6 heures après notre départ ! Un arrêt prolongé au bar du GH et un peu de repos nous feront beaucoup de bien.

30/11 C'est l'anniversaire de Daniel aujourd'hui. Petit déjeuner normal au lodge puis départ (300b) en voiture jusqu'à Soppong. Là un minibus nous prend jusqu'à Mae Hong Son (100b pp) en 1h15mn. Il est 11h30 et nous descendons à l'hôtel que nous avions réservé, le Romethaï GH situé près du lac en face d'un Wat. Les bungalows sont très corrects et bien répartis dans un très beau jardin avec mare aux lotus, le prix n'est pas donné (1000 b sans pd). Ayant repéré un bon restaurant (le Fern restaurant), nous décidons d'aller y fêter l'anniversaire de Daniel : nous commençons par des cocktails (150b l'un) puis des spécialités du nord de la Thaïlande. Excellent repas pour un prix somme toute raisonnable (1570b). Nous ressortons en fin de journée et allons faire le tour du lac où se sont installés les vendeurs du marché de nuit. C'est très sympathique, de nombreux stands (tissus et vêtements tribaux) sont tenus pas les minorités ethniques de la région. Les chalands sont autant sinon plus des Thaïs que des occidentaux. Il y a bien évidemment des petites cantines comme partout, très appétissantes. Nous préférons pour ce soir prendre des glaces au Fern restaurant.

01/12 Nuit fraîche mais moins humide qu'à Soppong. Les animaux ont « animés » de leurs cris une bonne partie de la nuit : coqs, chats et chiens entre autres. Très bon petit-déjeuner au Salween restaurant près du lac. Nous allons faire un tour au marché local au Nord de la ville, très caractéristique avec la présence de stands tenus par les minorités ethniques, Shan, Karen, Lahus etc. Nous en profitons pour visiter le beau Wat situé juste à côté. Retour à l'hôtel, nous en ressortons vers 15h et Daniel et moi partons à l'assaut des quelques 300 marches qui mène au Wat perché sur la colline heureusement la montée se fait à l'ombre et nous voilà en 15 mn tout en haut : belle vue sur la ville et la campagne, le Wat de style birman est très beau et des moinillons préparent des guirlandes signes d'une fête prochaine. Re-descente et bière bienvenue en ville à observer le ballet des deux roues sur la rue principale. Dîner au Salween restaurant (copieux, bon et pas cher), retour en flânant le long du sympathique marché de nuit du bord du lac.

02/12 Partons à pied jusqu'au terminal de bus assez éloigné du centre, les brumes matinales se sont effilochées vers 9h et le soleil est déjà bien chaud. Le bus local (avec AC) demarre à 10h30 pile et c'est parti pour 4h de route sinueuse mais en bon état à travers la montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Vers 14h30 nous voilà à Mae Sariang , la station de bus est tout près de notre hôtel (Riverside hôtel) bel hôtel tout en teck installé au bord de la rivière. Petite balade en ville, visite des deux Wat, achat des billets de bus pour le lendemain (200 x 4) et repos à l'hôtel. Nous ressortons un peu plus tard pour nous promener vers la rivière. Bon dîner à l'hôtel.

03/12 La meilleure literie du séjour !!! Dommage que les coqs toujours très matinaux aient un peu troublés le calme absolu du coin. Petit-déjeuner complet compris, visite rapide du marché du matin pas très animé à 9h30 ! Ça n'empêche pas les vendeuses d'être de très bonne humeur, riant aux éclats devant notre curiosité à l'égard des produits locaux. Départ à 11h en mini-van pour Chiang Mai (200 b pp), chauffeur fangio qui coupera tous les virages avec ou sans visibilité ! Taxi rouge (160 b) pour l'hôtel Baan Kaew GH situé près du night bazar dans un quartier très calme près de l'Alliance française. Repos dans le jardin, excellent dîner au Lemongrass restaurant près du night bazar, puis déambulation parmi les centaines d'échoppes qui proposent toutes à peu près la même camelote : tee shirts, cuirs, lanternes, textiles de soie ou pashmina, et beaucoup d'articles de grande série industrielle d'origine chinoise ou thaïe de mauvaise qualité. Ce marché est immense et occupe plusieurs rues, des places etc. 04/12 Excellente nuit (bonne literie, clim discrète, pas de coqs !) petit-déjeuner dans le jardin, matinée calme à lire, écrire, etc. Nous prenons ensuite un songthaew pour l'aéroport (150 b pour 4). Décollage du vol d'Air Asia ( 4900b pp) à 17h30 pour 1h50 mn de vol, atterrissage à 19h20 à Krabi. Là nous prenons la navette aussi chère qu'un taxi (360 b pour 4) qui nous amène à la station de bus de Krabi d'où un minibus nous amènera (compris dans le prix du billet) devant l'hôtel réservé le NK Hometel. Belle chambre, marbre au sol, mais le ménage a été fait au lance-pierres ! Vu l'heure on ne va pas secouer tout le personnel mais... Bonne nuit, clim discrète, bonne literie...

05/12 Remise des pendules à l'heure chez le personnel de l'hôtel … petit-déjeuner à l'hôtel APO tout proche, puis nous nous approchons du quai de Chaofa pour négocier un trajet vers Railay beach. Comme prévu le coût est de 150 b pp, s'il y a au moins 8 passagers. Par chance des touristes attendent déjà et nous voilà bientôt plus de 10 à attendre de prendre le longtail pour Railay. Quelque 10 mn plus tard nous quittons Chaofa Pier pour 35 mn de navigation jusqu'à Railay East, la destination du longtail. Très belle traversée avec à l'horizon les pitons karstiques caractéristiques de la baie de Pha Nga. La baie de Railay est entourée par de hauts pitons karstiques qui lui donnent cette aspect si particulier et si apprécié. Nous ne sommes pas seuls, ni sur les sentiers ni sur la plage ni dans l'eau. Nous commençons par une promenade qui relie les différentes parties de Railay en longeant la base des falaises de très près. Nous nous baignons sur la plage de Railay ouest, l'eau est très chaude et assez rapidement nous n’avons plus pied, c'est agréable. Nous continuons à nous promener longeant les resorts de luxe qui ont squatté la moindre parcelle de terrain. Nous nous arrêtons pour nous désaltérer (à des prix européens évidemment, 500 b les 4 boissons). Nous continuons notre balade et découvrons la troisième plage, celle de Railay ouest un peu plus au nord, bien abritée sous un piton calcaire. Malheureusement c'est marée basse, et on a pied sur plus de 100 m ce qui est un peu galère quand on veut nager ! De plus la perspective est un peu gâchée avec cette grande étendue sablonneuse. Retour à Railay Est, Daniel et moi prenons le sentier qui mène à la baie de Tonsay en traversant la forêt nous apercevons même un groupe de singes, mais une attaque de moustiques particulièrement voraces nous oblige à rebrousser chemin. Le ciel se couvre de gros nuages et une grosse averse inonde tout. Nous sommes plusieurs dizaines de passagers à attendre que le temps s'améliore pour prendre la mer vers Krabi. Finalement l'embarquement se fait sous une pluie fine, les chaussures embourbées dans la vase, puis complètement dans l'eau pour monter dans le longtail. 30 mn de trajet dans les embruns et nous voilà à Krabi. Nous rentrons à l'hôtel nous doucher et reprendre une allure présentable ! Dîner à l'excellent restaurant Kotung, il a quand même fallu attendre près d'une heure pour apprécier les plats !

06/12 Temps gris, nous prenons un mini-van à destination du parc de Khao Sok (350 b pp) départ à 11h30, rempli d'allemands et d'anglais. Au bout de 2h15mn nous arrivons à Khao Sok, après avoir traversé de très beaux paysages ponctués de pitons calcaires. Un songthaew (payé par les GH) nous emmène jusqu'au Smiley GH que nous avions réservé (500 b p nuit) : nous avions choisi les stone bungalows sur pilotis qui font face à de beaux pitons calcaires. Après avoir pris une boisson nous partons à pied jusqu'à l'entrée du parc (10mn) où nous décidons de faire une marche de 3h en direction de la rivière Sok et de quelques cascades à voir. C'est un beau chemin large qui serpente entre de magnifiques bois de bambou. Le chant des oiseaux et surtout le bruit des insectes est assourdissant tout au long du chemin. Des sentiers partent du chemin principal et mènent à des points de vue aménagés sur la rivière et de petites cascades sans intérêt particulier. De retour nous verrons au loin un groupe de singes batifolant dans les arbres. Dîner à la GH. Le problème dans les parcs est que l'accès à certaines curiosités est réservé aux visiteurs accompagnés d'un guide ce qui limite beaucoup les possibilités de balades que l'on pourrait faire en solo ou sans guide. Nous avons longtemps hésité avant de choisir un tour organisé comme celui proposé par la GH, nous avions peur d'être regroupés avec des dizaines d'autres touristes pour faire un tour classique. Mais en discutant avec une des filles du GH, nous comprenons qu'elle va organiser un tour seulement pour nous quatre, sans personne d'autres. Nous décidons de faire ce « jungle lake tour » le lendemain. 07/12 Levé vers 6h30 je profite du lever de soleil bien qu'il soit caché par la brume matinale, mais l'effet sur les pitons rocheux est magnifique. Les oiseaux et les insectes se régalent ! Petit-déjeuner à 8H et départ en minibus (1h) jusqu'à la digue d'où s'embarque la majorité des touristes. Il y a une belle activité sur les quais mais effectivement, nous sommes seuls sur la pirogue à moteur avec notre guide Kaï. Nous allons traverser une grande partie du lac durant plus d'une heure contemplant le magnifique décor qui s'offre à nos yeux : pitons rocheux, falaises de calcaire blanc, forêt vierge verte qui s'accroche sur ces pentes verticales : c'est vraiment très beau et l'éclairage du matin rajoute du charme à cette traversée. Nous appontons devant les bungalows sur pilotis installés sur le lac par la Smiley GH. Baignade dans une eau chaude et agréable, nous sommes tous seuls ! Puis on nous prépare un délicieux repas que nous prenons sur la terrasse qui domine le lac. Au bout de 30 mn Daniel et moi repartons avec le guide en pirogue pour faire le jungle trek qui doit nous permettre de parcourir un itinéraire souterrain de 700 m dans la grotte de Nam Talu. Nous repartons en pirogue pour encore 30 mn jusqu'à l'embarcadère (en fait le débouché d'un sentier) d'où part la piste qui en 2,7 km va nous amener jusqu'à l'entrée de la grotte. C'est de nouveau l'occasion de marcher dans la jungle, traverser à de nombreuses reprises de petits cours d'eau, entendre les cris des oiseaux et des insectes, et admirer les arbres magnifiques dont deux banians exceptionnels plus que millénaires ! Nous sommes toujours seuls croisant de temps en temps des touristes. À l'entrée de la grotte, nous nous débarrassons de nos appareils photos que le guide va sécuriser dans un sac étanche et nous nous équipons de nos lampes frontales. La progression se fera soit les pieds dans l'eau de la rivière souterraine soit sur les dalles calcaires ou les cailloux qui bordent la rivière. Le guide nous montre différents animaux croisés durant notre progression : serpents, araignées, chauve-souris. Certains passages étroits sont plus acrobatiques parce que le cours de la rivière en se concentrant est beaucoup plus rapide et tempétueux et les courants sont plus forts. A certains endroits l'eau nous arrive au-dessus de la poitrine mais nous aurons pied tout le temps. A la fin du parcours souterrain nous tombons sur un groupe assez nombreux de touristes. Heureusement que le parcours était quasiment terminé, ça nous aurait embêté d'être obligé de le faire encadré par des groupes nombreux. Durant le retour en pirogue, nous verrons un groupe de macaques batifoler sur un arbre au bord du lac. Petit arrêt baignade aux bungalows du lac et retour en une heure jusqu'à la digue puis 50 mn de voiture jusqu'à la GH.

08/12 Petit-déjeuner vers 7h45 puis on nous emmène en pick up jusqu'à la route principale où nous attendrons à peine 10 mn avant qu'un grand bus ne nous amène à Phuket, en fait plus précisément à Thanang. De là nous reprenons un Songthaew (6km) pour le carrefour au monument d'où part la route qui mène à Bang Rong Pier (10 km). Après 20 mn d'attente nous négocions un prix (300 b) avec une « airport limousine » qui nous mène à bon port (c'est le cas de le dire) à Bang Rong Pier. C'est en fait un tout petit port où sont amarrés les bateaux qui font la navette avec l'île de Ko Yao Yai et Noi. Il est 14h et nous allons attendre une 1/2h avant d'embarquer dans un express boat qui en 30 mn va nous mener à bon port. Mais ce n'est pas encore fini avec les transferts puisqu'il nous faut maintenant rallier notre GH, ce sera fait par un songthaew attendant les passagers à l'arrivée des bateaux, 100b pp quand même pour faire +/- 10 km. Le Ko Yao Noi Seaview GH est situé en bord de mer le long d'une plage à 10 mn à pied du port de Tha Khao. Une partie du site est encore en construction, et les abords des bungalows ne sont pas encore paysagés. Les bungalows, récents sont tout confort tout en teck, bel espace, grande sdb. Les propriétaires sont adorables et malgré quelques difficultés nous arrivons à nous faire comprendre, de plus la cuisine est excellente et à prix très correct. La mer s'est retirée et il a un grand espace vide sablonneux ou vaseux entre la limite de la marée haute et la limite de la marée basse. A l'horizon on peut voir les magnifiques pitons rocheux de la baie de Phang Nga. C'est vraiment un bel endroit très calme. Balade le long de l'estran à marée basse, excellent dîner à la GH. 09/12 Réveil un peu tardif vers 6h45, le soleil a déjà pointé son nez rouge ! Il n'empêche les couleurs sont magnifiques. Petit-déjeuner, baignade à partir de 10h30 dans une eau chaude qui fait 1m30 de profondeur et plus mais beaucoup plus loin. Farniente pour la première fois depuis longtemps. Sieste, re-baignade, pause bière, balade le long de la plage, rami, dîner et repos. Nos hôtes sont vraiment charmants, offrant en guise de dessert deux assiettes de fruits frais, nous prêtant un portant pour faire sécher le linge, etc. 10/12 Nos hôtes nous amènent au port de Tha Khao (situé à 10 mn à pied) en mobylettes, le papy se chargeant de nos bagages sur un motobike aménagé. À 9h30 le longtail en bois (200b pp) nous emmène jusqu'au port de Tha Lane près de Krabi en une ½ heure. Encore une occasion de traverser cette magnifique baie de Phang Nga avec ses pitons karstiques. Du port de Tha Lane un songthaew (100b pp) nous ramène en une ½ h à la gare de bus de Krabi où nous attendons un mini-van pour Koh Lanta (200b pp) qui partira à 11h20. 80 km et deux bacs plus tard, à 120 km à l'heure et après avoir franchi systématiquement les lignes jaunes notre chauffeur « Fan Gio bis » nous laisse à Ban Saladan, il est 14h40. Le pick up service du Banana vient nous chercher suite à notre coup de téléphone. Installation dans des bungalows alignés les uns à côté des autres comme dans un camping : ils disposent de tout le confort (clim et sdb privée) mais c'est un peu normal compte tenu du prix (1700 b). Balade et baignade sur la belle plage de Klong Dao puis coucher de soleil sur la mer d'Andaman. La plage de Klong Dao s'inscrit en un arc de cercle dans la partie N-W de l'île près de la ville de Ban Saladan. C'est une grande plage de sable blanc très fin qui descend tout doucement vers la mer : à marée basse on peut marcher un bon bout de temps avant de perdre pied. Il n'y a pas beaucoup de monde, ni dans l'eau ni sur la plage. Tout au long de la plage se succèdent bars, restaurants, salons de massage resorts et bungalows. La clientèle est occidentale exclusivement et surtout suédoise ! Une ambiance familiale et bon enfant règne ici. Quant au dîner nous le prendrons dans un restaurant suédois tenu par une couple mixte, la cuisinière heureusement est thaïlandaise et les plats délicieux. 11/12 Je me suis levé vers 6h30 pour me balader sur la plage et capter les premiers rayons du soleil : bel éclairage sur les barques de pêcheurs au sud de la plage de Klong Dao. Balade ensuite vers la ville de Ban Saladan, le marché est quasi désert, on trouve beaucoup d'agences de voyages. Pause bière vers 12h et discussion pour décider des derniers jours de libre avant Bangkok : snorkeling ? où ? : Ko Ngai ? Ko Muk ? quel hébergement , A quel prix ? Et l'avion depuis Trang ou Krabi ? En attendant une décision, la mer chaude nous tend ses bras ! Profitons-en. Un peu plus tard je repars me balader vers le nord de la plage. Daniel et moi partons faire les agences de voyages pour obtenir des infos sur la suite de notre périple : nous achetons nos billets de bateaux pour Koh Muk (600b pp), l'hébergement au Garden resort de Koh Mook (600 b par bungalow) ainsi que le billet d'avion de Trang à Bangkok par Nok air (1900 b pp). Retour sur la plage pour le coucher de soleil, superbe, puis dîner chez May's restaurant comme hier, toujours aussi bon ! 12/12 Après le petit-déjeuner, un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener au bateau que nous avons réservé la veille pour aller à Koh Muk. Après plusieurs détours pour récupérer des touristes nous arrivons à l'embarcadère où plusieurs groupes sont formés et embarquent dans plusieurs bateaux pour aller sur différentes îles. Nous levons l'ancre vers 9h45 et allons une fois de plus traverser cette belle mer d'Andaman pour aborder d'abord Koh Ngai puis Koh Kradan et enfin Koh Muk. Comme il n'y a pas de jetée à cet endroit (devant le Charlie's resort) nous passons du bateau à un longtail boat qui nous approche de la plage mais nous oblige à descendre dans l'eau à 10 m de la plage. Là deux tuktuk locaux nous emmènent gratuitement jusqu'à notre Koh Muk Garden Resort qui est situé à l'autre bout de l'île à plusieurs km du Charlie's resort. On a vraiment l'impression d'être au bout du bout du monde trimballés sur des pistes improbables qui traversent la jungle et longent de petits hameaux. Enfin nous voilà arrivés, la piste s'arrête nous descendons nos bagages du tuktuk et sommes accueillis aimablement par la patronne qui nous offre d'emblée un verre de lait de coco. Les chambres sont simples, sans décorum : 2 lits, une table, un coin douche à l’eau froide, wc (sans chasse d'eau mais avec un broc et un seau) et une belle terrasse qui donne sur le jardin avec un peu plus bas la mer. Après avoir déposé nos affaires nous partons vers la belle plage au sud où se trouve le Sivalai resort : belle plage de type « maldivienne » avec sable blanc et cocotiers élancés. Mais avant d'y arriver on longe un village de pêcheurs tout à fait authentique aux maisons de bois sur pilotis. Nous nous baignons devant le Sivalai puis retournons au Garden pour déjeuner sur la terrasse (pad thai aux crevettes avec une large « schang beer ». Re-balade au moment du coucher du soleil vers le village. Dîner de poissons et calamars au Dada restaurant. 13/12 Lever de soleil sur le village de pêcheurs, belles couleurs. J'aime bien assister au réveil d'un village tôt le matin, quand les habitants se lèvent et s'adonnent à leurs premières activités matinales : bailler aux corneilles, s'étirer, contempler la mer sans rien faire, préparer le bateau pour la pêche, discuter avec les voisins, brûler des déchets. Les animaux aussi vaquent à leurs occupations, les chiens se poursuivent sur la plage, les coqs chantent, les poules cherchent de quoi picorer, les chèvres quelque chose à brouter, etc. Au petit port convergent des motocyclistes venus de toute l'île et qui se préparent à une nouvelle journée de travail en mer. Vers 10h nous partons nous baigner vers le Sivalai resort mais la mer est encore bien basse et des nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes ! Retour au Garden où la pluie commence à tomber. Notre programme de snorkeling est bien compromis. Balade dans l'île, dîner au Garden 14/12 Toujours des nuages, la grosse dépression venue des Philippines affecte tout le sud de la Thaïlande. Même temps qu'hier donc pas vraiment de raisons de prolonger notre séjour sur cette île. Nous allons nous promener vers le village qui est situé sur la route qui mène à Farang beach, village authentique dont les maisons s'échelonnent le long de la rivière tout en méandres qui se jette dans la mer ce sont essentiellement des pêcheurs qui ont leur barques amarrées sur la rivière, ils remaillent les filets pendant que les femmes s'adonnent aux tâches quotidiennes dont le balayage dans et devant la maison est une activité primordiale par contre les tas de détritus qui ponctuent les proches environs de leurs maisons ne les gênent pas. À 13h30 nous embarquons dans une pirogue qui nous amène sur le continent en face (½ h). En remontant une rivière il nous débarque sur un quai d'où un minibus nous emmène à Trang en 45 mn. Installation à l'hôtel Usa buy (550 b). Temps toujours incertain nous allons nous promener en ville. Bien que l'on soit dimanche il y a quand même un peu d'activités près de la gare de chemin de fer. Le soir nous allons dîner dans un restaurant thaï et chinois près de la gare : nous prenons des spécialités à base de canard pour changer. Nous terminons la soirée en nous promenant sur le marché de nuit très animé qui se tient lui aussi près de la gare : innombrables stands dédiés à la nourriture sous toutes ces formes : fritures, plats cuisinés, mets sucrés, fruits, poissons ou viandes, etc. 15/12 Après avoir pris le petit-déjeuner, nous arpentons les allées du marché central très animées et très intéressantes : nous découvrons de nouveaux légumes, de nouvelles plantes inconnues, des vendeurs de tortues, de petits poissons d'aquarium, etc. Les tuktuk très particuliers d'ici ressemblent aux voiturettes Messerchmidt d'après-guerre dont la partie avant était faite de nez d'avions ! Il règne aux abords du marché une activité intense due aux deux et quatre roues qui chargent et déchargent des tonnes de marchandise. Il y a aussi une forte communauté chinoise, tant dans les marchés que dans les commerces de la ville. Finalement Trang, ville décrétée sans intérêt n'est pas aussi inintéressante que ça. Vers midi nous allons déjeuner dans un restaurant indien près de la gare : excellente cuisine raffinée (chicken korma). Vers 15h 30 le tuktuk réservé le matin nous emmène (pour 150 b) à l'aéroport d'où nous décollerons dans un avion de la Nok Air (1900 b) pour l’aéroport domestique de Bangkok Don Mueng. Là nous prenons le bus A1 puis le bus n° 3 qui nous laissera à Khao San. De là en 15 mn nous sommes rendus à l'hôtel. Dîner sur place (780 b). 16/12 Heureux de retrouver le petit-déjeuner buffet de l'hôtel ! Nous partons sous un chaud soleil vers le quai Bann Krua Nua d'où part un bateau vers la maison de Jim Thompson. Étonnant trajet avec un bateau dont le toit amovible se rabat quand on passe sous des ponts dont la hauteur est trop limite. Ça vaut bien une balade dans les khlongs et c'est nettement moins cher (10 b pp) : on longe des quartiers très populaires dont les maisonnettes plutôt bordéliques et rustiques donnent sur le canal ! Pour trouver la maison de Jim Thompson nous déambulons le long du canal dans ces venelles bordées de petites masures. La maison de Jim Thompson (100b pp) tout en teck est située au bord du canal dans un superbe jardin tropical bien entretenu. La visite des lieux faite en français par une guide à l'accent inimitable est très intéressante et permet de voir de magnifiques pièces antiques : bouddhas de pierre, porcelaines, sculptures en bois, dessins et peintures, meubles, etc. Retour en ville avec le bus 47 ce qui nous a permis d'apprécier la conduite sportive pratiquée en ville par un chauffeur pressé et impatient ! Après quelques difficultés pour trouver le musée national, le bus nous ayant laissés devant le musée du Siam à plus d'1 km du musée national, nous le trouvons fermé car on est mardi ! Et m....c'est la deuxième fois que l'on se fait avoir par des musées fermés. Retour à l'hôtel et dernier dîner thaï avec pad thai, tom yam etc. Dernier tour nocturne à Khao San toujours aussi déjanté, bruit, musique à fond, concours à qui terminera le premier son scorpion frit, beuveries, commerce à tous les étages...les uns boivent, chantent, rigolent, les autres, les locaux essaient difficilement de gagner quelques bahts pour se mettre quelque chose sous la dent ! En rentrant vers 21h on voit aussi ceux qui campent et dorment sur des cartons devant les vitrines fermées des magasins ou dans les parcs publics. 17/12 Le taxi réservé la veille (500b) nous amène à l'aéroport en 45 mn. Puis il nous faut bien 1h30 pour passer le guichet d'Air France puis les contrôles de sécurité et d'immigration et nous embarquons dans la foulée. Décollage à 10h50 dans un Boeing 777-300 pour 12h30 de vol à destination de Paris CDG. Fin du voyage.

Conclusion : Nous avons trouvé un pays très développé en comparaison de ce que nous avions vu au Cambodge, Laos et Myanmar. L'excellent état des routes et des autoroutes, le nombre d'aéroports nous ont surpris ainsi que les infrastructures commerciales et industrielles aperçues au cours du voyage. Le nombre important de gros 4x4 qui sillonnent villes et campagnes est impressionnant. La généralisation des ATM (distributeurs de billets) est étonnante, même dans des coins retirés vous pouvez retirer de l'argent, idem pour le wifi présent partout même dans de petites îles. Pourtant dès que l'on sort des grands axes touristiques, on retrouve une Thaïlande rurale ou urbaine, assez pauvre qui semble vivre hors du temps et de l'agitation moderne et qui ressemble à ce que l'on a pu voir dans les pays limitrophes.

Ce que nous avons bien aimé

Le sourire des Thaïs en général : si vous ébauchez un sourire on vous le rend immédiatement et il illumine !

le site de Sukhothai au coucher du soleil en éclairage naturel puis artificiel la nuit tombée,

le lever de soleil sur le Mékong depuis la Bouy GH à Sangkhom,

le coucher du soleil sur le Mékong depuis la promenade à Chiang Khan quand des colonies d'oiseaux blancs remontent le fleuve en planant,

le site du Cave Lodge à Soppong avec ses bungalows éparpillés dans la forêt qui descend en pente vers la rivière,

Mae Hong Son, la ville, le marché, le temple au bord du lac,

la baie de Railay ainsi que le trajet en longtail pour y accéder depuis Krabi,

le parc de Khao Sok, la balade dans la forêt et la traversée du lac en pirogue,

les îles de Ko Yao Noï et de Koh Muk. Le petit village de pêcheurs à côté de notre GH à Koh Muk. La gentillesse des familles locales qui gèrent les GH où nous avons séjourné : Greenleaf GH à Khao Yai, Smiley GH à Khao Sok, Garden resort à Kho Muk.

La cuisine thaïe avec ses parfums et ses épices variées : galanga, curry, lait de coco, citronnelle, lime, basilique, coriandre, etc.

Ce que nous avons moins aimé :

- Le parc de Bang Pa In : si le parc est agréable avec l'élément liquide, ça ressemble quand même à un parc d'attractions avec cette superposition de bâtiments de styles très différents dans un même lieu.

- Chiang Mai : une grande ville semblable à beaucoup d'autres villes thaïlandaises mais où l'influence prépondérante du tourisme de masse l'a transformée en ville internationale moins authentiquement thaïe.

- Pai : le style nous rappelle Vang Vien au Laos, Siem Reap au Cambodge : là aussi tout tourne autour du bizness déclenché par l'arrivée des « babacools » occidentaux : presque plus facile de manger du kebab, falafel ou burger que du pad thaï ! Des apéros aussi asiatiques que du mojito et de la pina colada peuvent être bus à prix cassés durant l'happy hour ! Dans la rue on entend plus souvent parler anglais, allemand, scandinave, italien, français, que thaï !

- Les chauffeurs de taxi à Bangkok avec leurs techniques pour arrondir la course : trafiquer le compteur et le remettre à zéro avant la fin de la course et réclamer un max. Bloquer le compteur qui ne dépassera pas la prise en charge (27 b) et s'énerver en jetant son téléphone mobile par terre ainsi que les billets qu'on estimait lui devoir !

- En général le marchandage continuel pour tout ce qui touche aux transports urbains, hormis les transports publics ou privés dont les prix sont fixes.

- L'éloignement systématique des stations de bus par rapport au centre des villes ce qui rend obligatoire d'emprunter un taxi ou un tuktuk pour aller au centre ville (voir plus haut).

- les prix des chambres d'hôtels avec un rapport qualité/prix souvent très variable et qui dépend plus de la situation géographique et touristique que du confort offert ! : 1300 b pour une chambre correcte sans plus à Chiang Khan et 550 b la même à Trang !

- L'absence totale de mobilier pour poser les affaires dans les chambres ou pour suspendre les vêtements. La douche non séparée dans l'espace sdb-wc qui fait que tout est toujours trempé, la cuvette des wc comme le papier toilette et les serviettes si on les y laisse !

Les scènes typiques

- le déchaussage devant les temples mais aussi devant des magasins, des banques, des hôtels, etc.

- dans les villes, la recréation de « jardins miniatures » en pots devant les maisons sur la rue.

- Les nombreuses mini-cantines qui squattent tout l'espace disponible dans chaque ville ou village et la variété des mets qui y sont proposés : fritures de toutes sortes (fruits, légumes, poissons, viande) crêpes, omelettes diverses, gâteaux, etc.

- les activités dans les villages : les femmes vaquent à leurs activités domestiques : s'occuper des jeunes enfants, faire la lessive, à manger, balayer devant la maison. Les hommes bricolent, réparent les filets de pêche, discutent entre eux. Les enfants jouent aux billes, s'amusent avec les chatons, interpellent les touristes avec deux phrases types : hello, where are you going ? What's your name. les adolescents quant à eux friment en mobylette.

- Les 4/4 (souvent en version pick up) de gros calibre si possible ont envahi la Thaïlande, en réalité plutôt les trottoirs et l'espace public en général et sont beaucoup plus voraces en espace que les motos et les mobylettes. Ils se posent là pour témoigner de la réussite sociale de leurs occupants (comme chez nous !).

– Les commerçants chinois indolents, souvent somnolents assis devant leur commerce, attendant le client, assis parmi un fatras impressionnant d'articles de toutes sortes stockés du sol au plafond alors que dans le fond du magasin un autel brillamment illuminé vénère l'esprit des ancêtres.

- le déferlement totalement extravagant et fatigant à la longue des portraits (photos et peintures de toutes tailles) du roi et de sa famille placardés partout et dans tous les endroits publics, les arcs de triomphe, la presse, etc., on se croirait presque en Corée du Nord !

- la quantité impressionnante de temples bouddhistes dans les villes, leurs grandes superficies dues à de nombreux bâtiments (temples, prang, chedi, stupa, bâtiments monastiques, etc.) qui témoignent d'une richesse certaine.

Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE
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Retour d'un mois en Thaïlande (juillet)
Bonjour à tous,

Je viens de rentrer (enfin, il y a trois jours) d'un mois de voyage en Thaïlande avec ma soeur. Nous sommes parties sac à dos et avec un très petit budget. Je vais vous donner quelques infos pratiques qui pourront vous être utiles puisque j'ai moi aussi été aidée par la communauté avant mon départ.

Budget Pour 27 jours sur place, nous avons dépensé 1000 euros à deux, soit 500€ par personne. Sachez que si vous partez seul, vous dépenserez plus vu qu'un chambre de deux personnes se partage, certains plats ou desserts aussi, les tuks-tuks, etc... Notre chambre la plus chère nous a coûté 700 Baht, la moins chère 200 baht. Une moyenne, c'est 300 baht avec ventilo et sdb commune. Pour les plats, il y a moyen de manger pour 30-50 baht le midi ou le soir. Un fruitshake coûte entre 20 et 40 baht. Sachez que tous les monuments visités étaient plus chers qu'annoncés dans notre guide donc si vous partez dans un an, sachez que tous les prix auront probablement augmenté. Par exemple, le grand palais à 500 baht au lieu de 350.

Fruits Les fruits sont super bons et il y en a plein au mois de juillet, pour pas cher. C'était vraiment top. Autant en fruitshake, que acheté sur un étal ou dans le muesli du petit-déj. On trouve des fruits à 20 baht le kilo (bon marché) jusqu'à 40 voire beaucoup plus dans les endroits touristiques. Les durians sont plus chers.

Saison - mousson On avait assez peur de partir au mois de juillet parce qu'on avait entendu pas mal d'avis différents. Oui, il fait chaud mais excepté Bangkok, on n'en a pas trop souffert. De plus, on s'habitue avec le temps à la chaleur et à la fin, j'ai réussi à m'enrhumer quand il a fait un peu plus frais (28°C). La pluie nous a très peu embêté. Quand c'était pendant la journée, c'était souvent une fine pluie rafraichissante. En soirée, il y avait parfois une grosse drache, mais cela environ 20 minutes, suffit de s'abriter. Eviter la Thaïlande au mois de juillet, c'est un peu comme éviter la Belgique toute l'année. Ce serait se priver sans raison. 😛

Chiens! Les seuls vrais soucis rencontrés pendant notre mois l'ont été à cause des chiens errants. A Ayutthaya, nous visitions les temples à vélo et un chien a essayé de mordre ma soeur lorsque nous rentrions à notre guesthouse. Elle a fait un écart et s'est faite renversée par une voiture. Heureusement, tout cela sans gravité. Que des bleus à l'arrivée mais ce n'est pas bon pour le moral. A la fin de notre séjour, je me suis fait mordre à Hua Hin. J'avais simplement marché sur une brindille qui a craqué fort réveillant un chien qui a à son tour réveillé trois autres chiens. De nouveau, on a eu de la chance, morsure très légère (une égratignure) et j'étais vaccinée contre la rage. On a quand même dû aller à l'hôpital pour recevoir une piqure de sérum et des antibiotiques pendant 5 jours (pour les autres maladies qu'il peut transmettre). Conseil: évitez de marcher le soir seul hors du centre ville (mais là, où j'ai été mordue, on était sur la route principale et il ne faisait pas encore noir). Conseil 2: si vous partez longtemps ou en tour du monde ou que vous voyagez beaucoup, pensez au vaccin contre la rage. Conseil 3: ne regardez jamais un chien dans les yeux et arrêtez de bouger si vous vous retrouvez attaqué.

Déplacements - vive le train Le train n'a pas bonne presse en Thaïlande. Pourtant, cela a été notre moyen de locomotion préféré. Si vous prenez un train ordinaire en 3e classe, cela ne vous coûtera pratiquement rien. 44 baht pour Bangkok-Aranyaprathet ou Bangkok-Hua Hin. Le train est un peu plus lent que le bus (environ 15%) mais arrive souvent au cœur des villes comme à Ayutthaya, Bangkok, Hua Hin, ... Dans le train, on peut lire, observer le paysage, manger et goûter à pleins de douceurs locales vendues par des vendeurs ambulants. J'ai vu de magnifiques paysages dans le train que je n'ai pas pu voir dans le bus. En plus, je trouve le train plus confortable (plus de place pour les jambes). Bref, vive le train pour se déplacer en Thaïlande. Quand cela s'adapte dans votre itinéraire, vous pouvez aussi prendre un train couchette. Les couchettes du haut sont moins chères et vous éloignent des petites bêbêtes qui vivent au sol (cafards pour ne pas les citer). Je précise que dans les trains sans couchettes on n'a jamais vu un cafard. En Thaïlande, certaines personnes nous ont parlé des retards du train. Nous, notre retard le plus long était de 45 minutes et la plupart du temps, notre train était pile à l'heure. Dernier avantage: vous pouvez avoir vos bagages en vue. On a fait la connaissance d'autres belges qui ont été délestés des objets de valeurs se trouvant dans leurs sacs à dos rangés dans la soute d'un bus. A Bangkok, le bateau est vraiment génial. C'est pas cher, cela permet d'observer les rives et c'est super frais (avec la vitesse, on a du vent, c'est très rafraichissant).

Temples Mes petits conseils pour visiter les temples: limitez-vous! On nous l'avait dit donc on a zappé certains temples "classiques" (on n'a pas fait les temples de Lopburi ni de Chiang Mai). On n'a pas du tout regretté parce que trop de temples tue les temples. A Ayutthaya, il y a des audioguides que nous avons trouvé très bien fait pour deux temples qui font partie du pass. Ils se louent à l'entrée pour 150 baht pour les deux temples. Vous pouvez prendre un audioguide pour deux personnes si vous avez une paire d'écouteurs avec prise jack (les audioguides ont deux prises). Tenue: pour la visite du musée national à Bangkok, j'ai été obligée d'acheter un sarong super moche parce que les femmes ne peuvent pas visiter en pantalon. Donc, mon conseil, achetez une jupe légère que vous garderez dans votre sac et que vous pourrez sortir chaque fois que nécessaire. J'avais un short convertible en pantalon mais cela ne permet donc pas de rentrer partout.

Frontière vers le Cambodge - Aranyaprathet On avait lu des horreurs sur cette frontière et son millier d'arnaques. On n'en a pas vu le bout du nez. Peut-être avait-on l'air fauchées, peut-être ont-ils fait le ménage. En tout cas, tout s'est passé sans encombre. A l'aller (Thaïlande-Cambodge), on est passé à 16h et il y avait 0 file devant nous. Au retour (Cambodge-Thaïlande), on est arrivées à 11h45 et on a attendu 2 heures dans une file interminable. En fait, tous les bus arrivent en même temps de Siem Reap et c'est la cohue. Donc, évitez le temps de midi, si vous n'avez pas envie d'attendre. A l'aller, les officiels cambodgiens ont quand même demandé le traditionnel 100 baht griffonné sur un papier. On a candidement montré le panneau situé juste au dessus de leur tête et disant que le coût du visa est de 20$ et il n'a pas insisté. Conseil: changez des bahts à la Kasikorn Bank (banque verte) juste avant votre passage de frontière histoire de pouvoir payer le visa en $ et la course en taxi jusque Siem Reap. De la frontière à Siem Reap, on a pris un taxi partagé (avec deux autres personnes), pour 15$ (pour nous deux). Pour cela, on a simplement snobé le shuttle gratuit et on a marché en laissant les prix baisser autour de nous. Finalement, quand ils proposaient 20$, on a proposé 15$ et c'était ok. A Siem Reap, en faisant un petit tour de quelques bureaux de change, on a économisé 15$ donc cela vaut la peine de demander à plusieurs.

Hua Hin Ce n'est pas une destination prisée des backpackers mais si vous souhaitez passer un peu de temps (mais pas trop) sur la plage, c'est pas mal. A 5 heures de Bangkok en train, cette ville est a priori plus chère qu'ailleurs. Mais en cherchant et négociant un petit peu, on a eu une grande chambre pour 350baht/nuit. On a pu manger très bien pour 40 baht le plat, mangé des glaces à la noix de coco (très bon) pour 20 baht/pot de glace. Les fruits vendus sur des étals moins touristiques sont bons marchés et le midi, il y a un camion qui vend en vente directe des mangosteen à 15 baht le kilo (mais ne vend que cela). En résumé, il y a de la plage, il y a moyen de ne pas exploser son budget, il y a deux hôpitaux si vous avez un souci et c'est très drôle d'observer les riches thaïlandais en vacances qui passent leur temps à prendre des photos.

Tourista Alors, on n'y a pas échappé mais uniquement en fin de séjour, après avoir mangé des fish cake. Mon conseil, ce serait de manger de tout sans se priver, de toute façon, c'est une loterie. On a bu des glaçons, mangé des granités, bu l'eau des carafes dans les street foods, mangé des plats vendus dans le train, ... Bref, on n'a pas vraiment suivi les conseils aux voyageurs et globalement, c'était safe. La tourista de la fin, c'est arrivé comme cela aurait pu ne pas arriver, suivi des conseils ou non. Donc, faites-vous plaisir.

Thaïlandais serviables Quand ma soeur s'est fait renversé et quand on a été attaqué par des chiens, on a toujours eu le secours de Thaïlandais au-delà de la simple attention. Ils n'hésitent pas à s'arrêter et à vous accompagner en voiture pour être sûr que tout va bien pour vous. Même en dehors de ces situations, on a souvent des petites aides comme une aide qui a choisi les fruits pour nous sur un étal pour qu'on ait des fruits mûrs, ou pleins d'autres qui nous ont aidé à communiquer quand le vendeur ne parlait pas un mot d'anglais. Bref, dans ce pays, vous risquez juste d'avoir le moral!

Si vous avez des questions, n'hésitez pas!

Laurence
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