INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.
Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.
Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Belyounech
Tétouan
Cascades d'Akchour et Pont de Dieu
Chefchaouen
Plage de Maresdar à El Jebha
Al-Hoceima
Source chaude Hammat Chaabi
Plage Cara Blanca
Plage de Tmadet Sidi El Bachir
Gorges de Zegzel (grotte du chameau)
Cascades de l'Aggai à Sefrou
Fes
Meknes
Volubilis
Sources de l'Oum Er-Rbia
Route des Cèdres à Azrou
Vallée du Ziz
Moyenne Vallée du Ziz
Erg Chebbi à Merzouga
Gorges du Todgha
Gorges du Dades
Vallée des Roses
Kasbah Aït-Ben-Haddou
Tizi-N-Tichka
Casdades d'Ouzoud
Pont d'Imi-n-Ifri
Cascades de l'Ourika
Cascade d'Imlil
Route vers Tacheddirt
Tizi N' Test
Mosquée de Tinmel
Kasbah de Tizourgane
Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes)
Gorges d'Aït Mansour
Mosquée Tamsaout
Grotte et Bassin Win-Timdouine
Paradise Valley
Agadir
Essaouira
Mosquée Hassan-II à Casablanca
Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...
Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.
Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....
Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.
Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.
Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.
C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.
C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.
Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.
Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.
A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.
Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?
Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.
Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.
POUR LA SUITE, C'EST ICI
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: De Casablanca à Tétouan
Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen
Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima
Jour 4: De Al Hoceima à Oujda
Jour 5: De Oujda à Meknès
Jour 6: De Meknès à Azrou
Jour 7: De Azrou à Merzouga
Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses
Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud
Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika
Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil)
Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute
Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa
Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira
Jour 15: De Essaouira à Casablanca
Bonjour à tous,
j'envisage de faire une surprise à madame à l'emmenant au Maroc pour effectuer un circuit. Et j'ai besoin de vos avis pour voir si mes prévisions sont réalisables ou non ? Le voyage s'effectuerait au mois Octobre du 17 au 24
Départ de Paris le 17 Octobre avec une arrivée à Marrakech le soir Nuit à l'hôtel le Sindi Sud le 17 au soir Location de voiture puis départ pour Aït Ben Haddou le 18 au matin (188km) Direction Ouarzazate le 18 au soir pour une nuit à l'hôtel Maroc Galacx (31km) Le 19 au matin départ pour Skoura - Kelâat M'gouna - Bou Tharar - Boumalne Dadès - Tinghir (196Km) Nuit à l'hôtel Maison d'hôte Valentine à Tinghir le 19 au soir Le 20 au matin départ pour Erfoud puis Merzouga (200Km) Le 20 au soir nuit dans la désert depuis merzouga (à trouver sur place) Le 21 au matin départ pour Alnif puis Tazzarine (197Km) Le 21 au soir : nuit sous la tente à Tazzarine Le 22 au matin départ pour Zagora puis Foum Zguid (262Km) Nuit à l'hôtel Bab Rimal le 22 au soir Le 23 au matin départ pour Agdz puis Ouarzazate (208Km) Nuit à l'hôtel Maroc Galacx le 23 au soir Le 24 au matin départ pour l'aéroport de Marrakech puis retour en France
Au total cela ferait un circuit d'environ 1500 Km sur la semaine.
Pour les repas du midi et du soir je suppose que l'on peut trouver des auberges un peu partout sur un circuit comme celui ci non ?
Merci de vos avis sur cette première prévision.
j'envisage de faire une surprise à madame à l'emmenant au Maroc pour effectuer un circuit. Et j'ai besoin de vos avis pour voir si mes prévisions sont réalisables ou non ? Le voyage s'effectuerait au mois Octobre du 17 au 24
Départ de Paris le 17 Octobre avec une arrivée à Marrakech le soir Nuit à l'hôtel le Sindi Sud le 17 au soir Location de voiture puis départ pour Aït Ben Haddou le 18 au matin (188km) Direction Ouarzazate le 18 au soir pour une nuit à l'hôtel Maroc Galacx (31km) Le 19 au matin départ pour Skoura - Kelâat M'gouna - Bou Tharar - Boumalne Dadès - Tinghir (196Km) Nuit à l'hôtel Maison d'hôte Valentine à Tinghir le 19 au soir Le 20 au matin départ pour Erfoud puis Merzouga (200Km) Le 20 au soir nuit dans la désert depuis merzouga (à trouver sur place) Le 21 au matin départ pour Alnif puis Tazzarine (197Km) Le 21 au soir : nuit sous la tente à Tazzarine Le 22 au matin départ pour Zagora puis Foum Zguid (262Km) Nuit à l'hôtel Bab Rimal le 22 au soir Le 23 au matin départ pour Agdz puis Ouarzazate (208Km) Nuit à l'hôtel Maroc Galacx le 23 au soir Le 24 au matin départ pour l'aéroport de Marrakech puis retour en France
Au total cela ferait un circuit d'environ 1500 Km sur la semaine.
Pour les repas du midi et du soir je suppose que l'on peut trouver des auberges un peu partout sur un circuit comme celui ci non ?
Merci de vos avis sur cette première prévision.
Bonjour à tous,
Nous envisageons remonter de Skoura à Demnate via la R307 d'ici 2 semaines avec une voiture classique.
Quelqu'un a-t-il pratiqué cette route récement ? Comment a-t-elle passé l'hiver ?
Merci pour vos réponses.
Nous envisageons remonter de Skoura à Demnate via la R307 d'ici 2 semaines avec une voiture classique.
Quelqu'un a-t-il pratiqué cette route récement ? Comment a-t-elle passé l'hiver ?
Merci pour vos réponses.
Bonjour à tous !
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.
Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.

Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
CARNET DE TATAOUINE
« Ici les sources sont rares, pauvres et les palmeraies que l’on aperçoit de loin en loin n’ont rien de commun avec les grandes futaies du Djérid (le pays des palmes). »
« Dans ce paysage aride survit des hommes fiers, les berbérophones, les touazines de Médenine, les oudernas et les jlidets de Tataouine.
Ces berbères ont crées les ksour, les jessours et les habitations troglodytiques isothermes ; »
« Au soleil tombant on éprouve un sentiment de solitude face à un tel défi architectural, quel triste destinée que celle de mon village, comme el Jem, Douiret est ruiné ! »
Difficile de ne pas se faire l’écho de ces vers mélancoliques composés en hommage au hameau troglodytique de Douiret.
« Ce calme c’est merveilleux, j’aurais toujours la nostalgie de la vie d’ici. Avant, il y avait des magasins, des centres de services et même un petit hôpital de campagne lors de la colonisation française » Latifah une jeune femme berbère gère avec sa sœur Hasna une activité hôtelière dans le village
« Il est temps de développer un tourisme responsable et culturel pour contribuer à la revitalisation de ce patrimoine » estime le docteur Habib Belhedi qui vient d’implanter un écomusée à Chenini.
« A Guermessa, Kamel Tarchoun né dans le village en 1966 a la nostalgie du paradis de son enfance ; ce quadragénaire est revenu fonder un gîte et un programme de randonnées pédestres sur les villages de crête.
Pour nôtre premier voyage avec cléo âgé de deux ans, nous voulions une destination proche et simple, d’où notre choix pour le sud-est de la Tunisie.
En lisant ces quelques lignes cet hiver sur le magazine Géo, nous avions pensés qu’une balade dans la région du plateau du Dahar , plus précisément dans le djebel Demmer s’avérerait une bonne approche et une belle expérience pour notre fils.
Quelques noms notés sur un calepin, quelques repères cartographiés et nous sommes partis dans la montagne abrupte, travaillée par l’érosion du djebel
Des paysages magnifiques s’offraient à nous dans une gamme de tons ocre et gris ; de petites bourgades endormies, quelques aménagements d’oueds, rigoles aux flans des vallées, des jessours et un calme merveilleux.
Au détour d’une route poussiéreuse apparut le village forteresse de Douiret.
Une vallée aride, des canyons profonds, des cuvettes sèches, un tracé sinueux mettait en valeur un promontoire sur lequel siégeait Douiret.
Ces ksour de montagnes sont l’empreinte des hommes, une civilisation pastorale et rurale, intégrés parfaitement dans le milieu naturel et environnemental.
Une jeune femme berbère sortit d’une habitation rénovée lovée au cœur d’un amoncellement de ruines, elle nous enlaça, nous embrassa et nous offrit l’hospitalité, un thé amer au romarin servit avec des cornes de gazelles
Elle prit cléo dans ses bras et le plaça à l’ombre dans une ghorfa (cellule d’un grenier à orge), elle se présenta, Hasna de l’association ASNAPED (association pour la sauvegarde de la nature et protection de l’environnement de Douiret)
Ce petit bout de femme énergique, dirigeait les ouvriers berbères rénovant des ghorfas voisines ; Hasna était la sœur de Latifah, nous lui parlâmes de cet article parut sur Géo magazine, elle sourit et nous précisa que Raouf le dernier berbère du village n’avait toujours pas trouvé sa gazelle mais qu’il ne quitterait jamais le village.parfois, elle lui montait son repas, discutant avec lui pour couper la solitude pesante du jour.
Hasna qui travaille sous l’autorité de madame Khémira Habib, secrétaire générale de l’association, nous expliqua la vie de ce ksour de crête, difficile à détecter, épousant la structure et les couleurs du relief.
Il s’agissait avant tout d’une citadelle refuge qui surplombait le village avec des habitations troglodytiques, des huileries souterraines, un ksour collectif pour le magasinage des réserves alimentaires.
Ces ksour de montagne ont permis aux berbères de se maintenir malgré l’encerclement des tribus arabes qui occupaient les plaines.
Aujourd’hui, Douiret est un lieu empreint de romantisme et l’association s’évertue à réhabiliter le site en espérant attirer de nouveau les jeunes générations en leur proposant des emplois de guides pour randonnées pédestres.
En quittant Hasna, elle nous incita à rencontrer à Chenini, le docteur Habib Belhedi, président de l’association.
Comme à notre arrivée elle nous couvrit de baisers et serra cléo dans ses bras.
Le long d’une piste sinueuse, nous atteignîmes le village berbère de Chenini.
Notre première impression nous découragea, un village de crête de toute splendeur surplombé par une kalaa (citadelle blanche) ; à ses pieds des habitations creusée dans la montagne, mais au bas du village l’horreur….
Un immense restaurant, des bus touristiques en provenance de Djerba, des 4x4 rouge à l’effigie de l’opérateur Marmara et une myriade de guides.
Mais nous avions promis à Hasna d’aller à la rencontre du docteur.
L’escalade des ruelles empierrées, ne fut pas commode avec une poussette et cléo fatigué de surcroît ; mais l’effort nous récompensa.
A mi parcours de la crête, le restaurant de l’association Kenza, magnifiquement restauré, l’accueil chaleureux de Mohamed Lakrimi, membre de l’association, chef de cuisine et enfant du village, la quarantaine, une stature imposante, des moustaches épaisses, nous réconforta.
Il nous servit une chorba, des briks à l’œuf, un couscous, un thé au romarin
Je lui parlais du docteur Belhedi, il ne répondit pas, continuant à nous servir.
Dans le restaurant Kenza, nous n’étions que cinq, bien loin de l’attroupement d’en bas.
A la fin du repas, nous offrant des cornes de gazelles, il nous dit que le fils cadet du docteur Belhedi nous attendait pour nous guider à son père.
Le parcours fut délicieux, le docteur avait envoyé avec son fils des berbères pour nous aider à monter cléo et la poussette, car sur le versant ou il travaillait, aucun chemin digne de ce nom n’existait encore.
Cléo passa ainsi de mains en mains jusqu’à destination finale.
Un homme menu, moustachu, portant des lunettes, s’avança vers nous, nous enveloppa dans ses bras, nous remerciant d’avoir cherché à le rencontrer
L’homme était un passionné, il vivait dans la région de Tataouine depuis 30 ans ; originaire des îles Kerkennah et ayant exercé toute sa carrière professionnelle en tant que chirurgien dentiste, épris des villages berbères et de leur culture, il s’efforçait depuis de longues années à préserver ce patrimoine en voie de désertification.
Chenini n’avait aucuns secrets pour lui, mais bien plus que les habitations du village, il nous invita à le suivre à l’intérieur des grottes en restauration ; la vue sur le village était à couper le souffle
Il nous parla des vents circulaires apportant tantôt la fraîcheur, tantôt la chaleur ; chacunes des habitations troglodytiques du village avaient été conçu en fonction de ces vents.
Ces habitations se sont faîtes traditionnellement dans des grottes creusées horizontalement ; une première pièce appelée « rhar », puis une seconde en enfilade dénommée « khzana ». Devant la grotte, une cour à ciel ouvert divisée en plusieurs compartiments, cuisine, toilettes, étable.
Parfois le plafond en avant du « rhar » comporte des inscriptions et décorations
Le « rhar » est consacré à l’habitat, la « khzana » est réservée au stockage des produits agricoles.
Dans ce village, l’huilerie est aussi souterraine ;dans un premier temps les olives sont déposées en tas dans une ghorfa pendant un mois, puis lorsque les olives sont fermentées et perdent de leur poids, elles sont étalées à l’extérieur pour le séchage en vue de la fabrication de l’huile.
Le docteur Belhebi court d’une grotte à l’autre, nous désignant le panorama splendide sur la kalaa
Il espère finir quatre nouveaux logements d’ici à août, mois du début du ramadan
Pour le mois de septembre, des balades à dos d’ânes seront organisées entre Douiret, Chenini et Guermessa avec son ami Kamel Tarchoun ;pour cela de jeunes berbères seront mis à contribution ;éviter coûte que coûte la désertification des villages , préserver l’environnement et un tourisme écologique, telles sont ses préoccupations.
Le docteur est empli de générosité, de douceur ; président de l’association Asnaped, créateur du musée de la mémoire de Tataouine, cet homme mérite à lui seul cette visite à Chenini
Nous nous quittons bien à regret, lui promettant de parler de l’association et de son combat
« Surtout en reprenant la route pour Guermessa, juste après le virage à la sortie du village, arrêtez-vous à la mosquée des sept dormants, en fin de journée le lieu est magique ; à guermessa demandez Kamel, il est le dernier villageois ! »
Guermessa ne se livre pas si facilement ; le nouveau village ne laisse pas présager de la merveille qui domine au sommet du piton
C’est par une piste caillouteuse de trois kilomètres que nous arrivons à l’entrée du ksar de montagne
Le lieu est romantique, désert, sauvage.
Un jeune berbère qui garde un troupeau de brebis, nous fait signe, Cléo dort à poings fermés
L’homme est assis au pied d’un muret de pierres qui fait suite à un mur de terre
Intrigué, ce jeune homme m’explique l’intérêt du jessour
Dans la région, les pluies sont rares et la terre ne retient pas l’eau de ruissellement provoquant en cela l’érosion des sols
En travers des ravines, des oueds, les hommes ont progressivement construit des jessours
Système hydraulique ingénieux, des murs de terre sont battis dans le lit de l’oued, sorte de petits barrages
Cette élévation de terre, se poursuit par un muret de pierres sèches dont le but est de permettre tel un déversoir de ne retenir qu’une partie de l’eau, un peu à la manière des rizières de montagnes en Asie.
Ainsi les jessours se succèdent le long de la ravine ; mais là encore ce savoir faire ancestral avec la désertification des villages est en proie à l’oubli.
En repartant pour la plaine de la djefarra, nous songeons à ces belles rencontres. A elles seules elles ont justifiées notre venue dans le sud-est tunisien
A Tataouine, comme un dernier appel de cette terre chaleureuse, nous observons dans les ghorfas du vieux centre, ces joueurs de « kharbga », coiffés du traditionnel chapeau en fibres de palmiers, le « mtallah »
« Ici les sources sont rares, pauvres et les palmeraies que l’on aperçoit de loin en loin n’ont rien de commun avec les grandes futaies du Djérid (le pays des palmes). »
« Dans ce paysage aride survit des hommes fiers, les berbérophones, les touazines de Médenine, les oudernas et les jlidets de Tataouine.
Ces berbères ont crées les ksour, les jessours et les habitations troglodytiques isothermes ; »
« Au soleil tombant on éprouve un sentiment de solitude face à un tel défi architectural, quel triste destinée que celle de mon village, comme el Jem, Douiret est ruiné ! »
Difficile de ne pas se faire l’écho de ces vers mélancoliques composés en hommage au hameau troglodytique de Douiret.
« Ce calme c’est merveilleux, j’aurais toujours la nostalgie de la vie d’ici. Avant, il y avait des magasins, des centres de services et même un petit hôpital de campagne lors de la colonisation française » Latifah une jeune femme berbère gère avec sa sœur Hasna une activité hôtelière dans le village
« Il est temps de développer un tourisme responsable et culturel pour contribuer à la revitalisation de ce patrimoine » estime le docteur Habib Belhedi qui vient d’implanter un écomusée à Chenini.
« A Guermessa, Kamel Tarchoun né dans le village en 1966 a la nostalgie du paradis de son enfance ; ce quadragénaire est revenu fonder un gîte et un programme de randonnées pédestres sur les villages de crête.
Pour nôtre premier voyage avec cléo âgé de deux ans, nous voulions une destination proche et simple, d’où notre choix pour le sud-est de la Tunisie.
En lisant ces quelques lignes cet hiver sur le magazine Géo, nous avions pensés qu’une balade dans la région du plateau du Dahar , plus précisément dans le djebel Demmer s’avérerait une bonne approche et une belle expérience pour notre fils.
Quelques noms notés sur un calepin, quelques repères cartographiés et nous sommes partis dans la montagne abrupte, travaillée par l’érosion du djebel
Des paysages magnifiques s’offraient à nous dans une gamme de tons ocre et gris ; de petites bourgades endormies, quelques aménagements d’oueds, rigoles aux flans des vallées, des jessours et un calme merveilleux.
Au détour d’une route poussiéreuse apparut le village forteresse de Douiret.
Une vallée aride, des canyons profonds, des cuvettes sèches, un tracé sinueux mettait en valeur un promontoire sur lequel siégeait Douiret.
Ces ksour de montagnes sont l’empreinte des hommes, une civilisation pastorale et rurale, intégrés parfaitement dans le milieu naturel et environnemental.
Une jeune femme berbère sortit d’une habitation rénovée lovée au cœur d’un amoncellement de ruines, elle nous enlaça, nous embrassa et nous offrit l’hospitalité, un thé amer au romarin servit avec des cornes de gazelles
Elle prit cléo dans ses bras et le plaça à l’ombre dans une ghorfa (cellule d’un grenier à orge), elle se présenta, Hasna de l’association ASNAPED (association pour la sauvegarde de la nature et protection de l’environnement de Douiret)
Ce petit bout de femme énergique, dirigeait les ouvriers berbères rénovant des ghorfas voisines ; Hasna était la sœur de Latifah, nous lui parlâmes de cet article parut sur Géo magazine, elle sourit et nous précisa que Raouf le dernier berbère du village n’avait toujours pas trouvé sa gazelle mais qu’il ne quitterait jamais le village.parfois, elle lui montait son repas, discutant avec lui pour couper la solitude pesante du jour.
Hasna qui travaille sous l’autorité de madame Khémira Habib, secrétaire générale de l’association, nous expliqua la vie de ce ksour de crête, difficile à détecter, épousant la structure et les couleurs du relief.
Il s’agissait avant tout d’une citadelle refuge qui surplombait le village avec des habitations troglodytiques, des huileries souterraines, un ksour collectif pour le magasinage des réserves alimentaires.
Ces ksour de montagne ont permis aux berbères de se maintenir malgré l’encerclement des tribus arabes qui occupaient les plaines.
Aujourd’hui, Douiret est un lieu empreint de romantisme et l’association s’évertue à réhabiliter le site en espérant attirer de nouveau les jeunes générations en leur proposant des emplois de guides pour randonnées pédestres.
En quittant Hasna, elle nous incita à rencontrer à Chenini, le docteur Habib Belhedi, président de l’association.
Comme à notre arrivée elle nous couvrit de baisers et serra cléo dans ses bras.
Le long d’une piste sinueuse, nous atteignîmes le village berbère de Chenini.
Notre première impression nous découragea, un village de crête de toute splendeur surplombé par une kalaa (citadelle blanche) ; à ses pieds des habitations creusée dans la montagne, mais au bas du village l’horreur….
Un immense restaurant, des bus touristiques en provenance de Djerba, des 4x4 rouge à l’effigie de l’opérateur Marmara et une myriade de guides.
Mais nous avions promis à Hasna d’aller à la rencontre du docteur.
L’escalade des ruelles empierrées, ne fut pas commode avec une poussette et cléo fatigué de surcroît ; mais l’effort nous récompensa.
A mi parcours de la crête, le restaurant de l’association Kenza, magnifiquement restauré, l’accueil chaleureux de Mohamed Lakrimi, membre de l’association, chef de cuisine et enfant du village, la quarantaine, une stature imposante, des moustaches épaisses, nous réconforta.
Il nous servit une chorba, des briks à l’œuf, un couscous, un thé au romarin
Je lui parlais du docteur Belhedi, il ne répondit pas, continuant à nous servir.
Dans le restaurant Kenza, nous n’étions que cinq, bien loin de l’attroupement d’en bas.
A la fin du repas, nous offrant des cornes de gazelles, il nous dit que le fils cadet du docteur Belhedi nous attendait pour nous guider à son père.
Le parcours fut délicieux, le docteur avait envoyé avec son fils des berbères pour nous aider à monter cléo et la poussette, car sur le versant ou il travaillait, aucun chemin digne de ce nom n’existait encore.
Cléo passa ainsi de mains en mains jusqu’à destination finale.
Un homme menu, moustachu, portant des lunettes, s’avança vers nous, nous enveloppa dans ses bras, nous remerciant d’avoir cherché à le rencontrer
L’homme était un passionné, il vivait dans la région de Tataouine depuis 30 ans ; originaire des îles Kerkennah et ayant exercé toute sa carrière professionnelle en tant que chirurgien dentiste, épris des villages berbères et de leur culture, il s’efforçait depuis de longues années à préserver ce patrimoine en voie de désertification.
Chenini n’avait aucuns secrets pour lui, mais bien plus que les habitations du village, il nous invita à le suivre à l’intérieur des grottes en restauration ; la vue sur le village était à couper le souffle
Il nous parla des vents circulaires apportant tantôt la fraîcheur, tantôt la chaleur ; chacunes des habitations troglodytiques du village avaient été conçu en fonction de ces vents.
Ces habitations se sont faîtes traditionnellement dans des grottes creusées horizontalement ; une première pièce appelée « rhar », puis une seconde en enfilade dénommée « khzana ». Devant la grotte, une cour à ciel ouvert divisée en plusieurs compartiments, cuisine, toilettes, étable.
Parfois le plafond en avant du « rhar » comporte des inscriptions et décorations
Le « rhar » est consacré à l’habitat, la « khzana » est réservée au stockage des produits agricoles.
Dans ce village, l’huilerie est aussi souterraine ;dans un premier temps les olives sont déposées en tas dans une ghorfa pendant un mois, puis lorsque les olives sont fermentées et perdent de leur poids, elles sont étalées à l’extérieur pour le séchage en vue de la fabrication de l’huile.
Le docteur Belhebi court d’une grotte à l’autre, nous désignant le panorama splendide sur la kalaa
Il espère finir quatre nouveaux logements d’ici à août, mois du début du ramadan
Pour le mois de septembre, des balades à dos d’ânes seront organisées entre Douiret, Chenini et Guermessa avec son ami Kamel Tarchoun ;pour cela de jeunes berbères seront mis à contribution ;éviter coûte que coûte la désertification des villages , préserver l’environnement et un tourisme écologique, telles sont ses préoccupations.
Le docteur est empli de générosité, de douceur ; président de l’association Asnaped, créateur du musée de la mémoire de Tataouine, cet homme mérite à lui seul cette visite à Chenini
Nous nous quittons bien à regret, lui promettant de parler de l’association et de son combat
« Surtout en reprenant la route pour Guermessa, juste après le virage à la sortie du village, arrêtez-vous à la mosquée des sept dormants, en fin de journée le lieu est magique ; à guermessa demandez Kamel, il est le dernier villageois ! »
Guermessa ne se livre pas si facilement ; le nouveau village ne laisse pas présager de la merveille qui domine au sommet du piton
C’est par une piste caillouteuse de trois kilomètres que nous arrivons à l’entrée du ksar de montagne
Le lieu est romantique, désert, sauvage.
Un jeune berbère qui garde un troupeau de brebis, nous fait signe, Cléo dort à poings fermés
L’homme est assis au pied d’un muret de pierres qui fait suite à un mur de terre
Intrigué, ce jeune homme m’explique l’intérêt du jessour
Dans la région, les pluies sont rares et la terre ne retient pas l’eau de ruissellement provoquant en cela l’érosion des sols
En travers des ravines, des oueds, les hommes ont progressivement construit des jessours
Système hydraulique ingénieux, des murs de terre sont battis dans le lit de l’oued, sorte de petits barrages
Cette élévation de terre, se poursuit par un muret de pierres sèches dont le but est de permettre tel un déversoir de ne retenir qu’une partie de l’eau, un peu à la manière des rizières de montagnes en Asie.
Ainsi les jessours se succèdent le long de la ravine ; mais là encore ce savoir faire ancestral avec la désertification des villages est en proie à l’oubli.
En repartant pour la plaine de la djefarra, nous songeons à ces belles rencontres. A elles seules elles ont justifiées notre venue dans le sud-est tunisien
A Tataouine, comme un dernier appel de cette terre chaleureuse, nous observons dans les ghorfas du vieux centre, ces joueurs de « kharbga », coiffés du traditionnel chapeau en fibres de palmiers, le « mtallah »
Nosu envisageons d'aller au maroc (été) avec 3 enfants (13-11-8 ans) et nous aimerions louer uen voiture pour parcourir Essaouira / marrackech /Erg Chebi / .
Qui a déja organisé un sejour en famille et avec quel moyen de transport et hebergement .?
Merci de l'aide
Catherine
Qui a déja organisé un sejour en famille et avec quel moyen de transport et hebergement .?
Merci de l'aide
Catherine
bonjour, je m'appelle benoit, j'ai 23 ans et je pars seul samedi à Tunis pour une longue période.
Je n'ai pas de logement et un budjet réduit.
Je veux juste savoir si la vie en Tunisie est cher, le prix des hotels (le moins cher possible...) si la population est accueillante, les monuments, les sites à voir et enfin si il est facile de rencontrer du monde.
J'ai déja séjourné une longue période au Maroc et j'ai vraiment adoré ce pays, et j'espere me plaire tout autant en Tunisie. De ce fait, j'aimerai savoir si quelqu'un aurait effectuer un voyage dans ces 2 pays et savoir ce qu'il en pense (facilité de déplacement, prix etc etc)
merci d'avance
Benoit
Je n'ai pas de logement et un budjet réduit.
Je veux juste savoir si la vie en Tunisie est cher, le prix des hotels (le moins cher possible...) si la population est accueillante, les monuments, les sites à voir et enfin si il est facile de rencontrer du monde.
J'ai déja séjourné une longue période au Maroc et j'ai vraiment adoré ce pays, et j'espere me plaire tout autant en Tunisie. De ce fait, j'aimerai savoir si quelqu'un aurait effectuer un voyage dans ces 2 pays et savoir ce qu'il en pense (facilité de déplacement, prix etc etc)
merci d'avance
Benoit
Bonjour,
C'est parti pour un nouveau carnet de voyage photographique , avec de nouveaux endroits, de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements .
Mon défi cette fois ci était de faire visiter le Maroc en 9 jours chrono à ma petite famille, en l’occurrence à ma fille aînée, mon gendre et mes 2 petits enfants de 6 et 9 ans , pendant les vacances de Toussaint . Ils n'avaient jamais mis les pieds au Maroc, ni dans un pays de culture arabo-musulmane . Choc culturel assuré .
J'avais plusieurs contraintes dont le lieu de départ et d'arrivée, Fes , qui est complètement excentrée par rapport au grand Sud . Ma fille voulait aussi voir absolument Essaouira . Et tout le monde voulait, bien sûr , faire un bivouac au fin fond du désert ....
J'ai donc monté un séjour itinérant, avec un nouvel hébergement chaque soir, pour que tout le monde en ai plein la vue et revienne en France avec des souvenirs éternels .
En simplifié, voici le voyage photo que je vous propose :
J0 : Arrivée à Fez à 20 heures, Autoroute jusqu'à Rabat . J1 : Rabat Médina, Kasbah des Oudayas, ..... J2 : Essaouira ...... J3 : Tichka et vallée d'Ounila ...... J4 : Tamdaghte, Aït Benhaddou, Kasbah de Taourirt , Agdz J5 : Vallée du Draa ( rive gauche ), Foumzguid, erg El M'hazil, bivouac J6 : Bivouac , lac d'Iriki , Zaouia Sidi Abdenbi, ..... J7 : Retour Foum Zguid, N'kob, Bab N'Ali, Tizi n'Tazazert, Boulmane, El Kelaa des M'Gouna J8 : Route 307 ( Haut Atlas central ), visite de Megdaz ( village berbère ), Imi n'Ifri, Ouzoud J9 : Cascade d'Ouzoud, retour sur Fes via Beni Mellal, Azrou, repas à Bab Boujloud, balade nocturne dans la médina de Fez .... J10 : Réveil à 5 heures, direction aéroport ....
Comme vous le constatez, j'ai finalement éliminé les 2 grandes médinas que sont Fez et Marrakech . C'est mon choix, car j'ai pensé que tout un chacun peu revenir seul dans ces villes, s'il en a l'envie, surtout après un premier séjour accompagné . De plus, mon voyage intègre aussi 2 médinas , Rabat et Essaouira , qui sont également toutes deux remarquables .
Ayant déjà montré dans de précédents carnets certains des lieux visités, je veillerai à éviter les redites et à montrer de nouveaux lieux ....
Et " en voiture Simone" .....
C'est parti pour un nouveau carnet de voyage photographique , avec de nouveaux endroits, de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements .
Mon défi cette fois ci était de faire visiter le Maroc en 9 jours chrono à ma petite famille, en l’occurrence à ma fille aînée, mon gendre et mes 2 petits enfants de 6 et 9 ans , pendant les vacances de Toussaint . Ils n'avaient jamais mis les pieds au Maroc, ni dans un pays de culture arabo-musulmane . Choc culturel assuré .
J'avais plusieurs contraintes dont le lieu de départ et d'arrivée, Fes , qui est complètement excentrée par rapport au grand Sud . Ma fille voulait aussi voir absolument Essaouira . Et tout le monde voulait, bien sûr , faire un bivouac au fin fond du désert ....
J'ai donc monté un séjour itinérant, avec un nouvel hébergement chaque soir, pour que tout le monde en ai plein la vue et revienne en France avec des souvenirs éternels .
En simplifié, voici le voyage photo que je vous propose :
J0 : Arrivée à Fez à 20 heures, Autoroute jusqu'à Rabat . J1 : Rabat Médina, Kasbah des Oudayas, ..... J2 : Essaouira ...... J3 : Tichka et vallée d'Ounila ...... J4 : Tamdaghte, Aït Benhaddou, Kasbah de Taourirt , Agdz J5 : Vallée du Draa ( rive gauche ), Foumzguid, erg El M'hazil, bivouac J6 : Bivouac , lac d'Iriki , Zaouia Sidi Abdenbi, ..... J7 : Retour Foum Zguid, N'kob, Bab N'Ali, Tizi n'Tazazert, Boulmane, El Kelaa des M'Gouna J8 : Route 307 ( Haut Atlas central ), visite de Megdaz ( village berbère ), Imi n'Ifri, Ouzoud J9 : Cascade d'Ouzoud, retour sur Fes via Beni Mellal, Azrou, repas à Bab Boujloud, balade nocturne dans la médina de Fez .... J10 : Réveil à 5 heures, direction aéroport ....
Comme vous le constatez, j'ai finalement éliminé les 2 grandes médinas que sont Fez et Marrakech . C'est mon choix, car j'ai pensé que tout un chacun peu revenir seul dans ces villes, s'il en a l'envie, surtout après un premier séjour accompagné . De plus, mon voyage intègre aussi 2 médinas , Rabat et Essaouira , qui sont également toutes deux remarquables .
Ayant déjà montré dans de précédents carnets certains des lieux visités, je veillerai à éviter les redites et à montrer de nouveaux lieux ....
Et " en voiture Simone" .....
bonjour,
ayant recu de précieuses informations dans ce forum pour mon premier voyage au Maroc du sud, j'aimerais en faire de même pour d'autres en décrivant notre periple en photos et infos route + hôtels. il y aura beaucoup de photos, j'espère que ca ne gène personne... au dessus de la plupart des photos il y a un lien sur le site d'origine de celle-ci. là il y a moyen de regarder la photo en plus grande taille et aussi de la localiser sur une carte Google Maps.
je vais ecrire quelques posts par jour, ca peut donc durer un peu avant d'être achevé.
nous sommes partis à deux debut octobre pour deux semaines en voyage individuel, donc voiture de location. le voyage individuel n'est pas du tout problématique, les routes sont bonnes, celles qui sont mauvaises le sont dès le départ, ca veut dire qu'on connaît la couleur. le plus grand problème de ce type de voyage est qu'on est définitivement dans la minorité - alors que la majorité des vendeurs de choses en tout genre sont en majorité à la recherche de ces quelques "individuels" (j'avais l'impression que la plupart des touristes voyageaient organisés). c'est d'autant plus grave en basse saison. ca peut gacher les vacances et ces quelques indivdus marchands laissent un mauvais souvenir.
mais il suffit de faire une simple expérience pour comprendre qu'une infime minorité de marocains est racoleur comme ca. aller faire ses courses dans les souks hébdo du coin, de préférence chez le marchand de légumes. il vous vendra ses fruits au même prix qu'il les vendrait à ses cousins marocains, il n'en profite pas pour doubler ou quintupler le prix alors qu'on ne s'en rendrait pas compte en tant que touriste. c'est la même chose dans les petits restos de rue qui vendent que la soupe (donc pour les pauvres), on vous fera manger à 8 dirham (EUR 0.80) et ce pour deux personnes.
le plus grand problème avec les "agents d'hôtels", vendeurs de tapis, de fossiles, de dattes, etc est ... la voiture de location. aucun marocain ne conduit une Fiat Palio blanche. même pleine de poussière on vous reconnaît à 20km à contre-jour. le pays est plat par endroits. bref, même avertis on a eu droit à 4 visites de "marchands du désert" (Tesla, Zagora, Rissani, Tinerhir), un hôtel (Rissani) et un resto (encore Rissani) que nous voulions pas, un faux parking (Marrakech), un faux supermarché (Agadir). un bon endroit pour "apprendre" à maîtriser ce problème est Tafraoute, c'est une petite ville, en un soir on connait les 3 rabatteurs d'excursionistes et ils sont tous sympa et marrants. ce n'est pas partout comme ca.
bon un peu de photos...
ca commence à l'aéroport de Munich pour nous, déjà un air de palmiers (en plastique ceux-ci...)
Hotel Kempinski Munich
ensuite taxi pour Agadir. on d'est mis ensemble pour avoir un taxi à quatre (nous ne savions pas qu'on y roule normalement à 6 passagers dedans...). prix 200 dirhams la nuit, c'est ok.
à Agadir on avait reservé à l'hotel Atlantic. c'est pas mauvais, mais c'est bien plus cher que lors de reste du periple. si on ne veut pas rester à Agadir (y a rien a faire!) mais qu'on arrive le soir il vaut mieux rester à Inezgane c'est plus près de l'aeroport en plus. c'est ce que nous avions fait au retour, à conseiller: Hôtel le Provencal.
manger à Agadir: en ville, donc direction nord-est à partir de l'hôtel Atlantic. plusieurs restos pas chers et pas mauvais (mais pas exquis non plus).
ayant recu de précieuses informations dans ce forum pour mon premier voyage au Maroc du sud, j'aimerais en faire de même pour d'autres en décrivant notre periple en photos et infos route + hôtels. il y aura beaucoup de photos, j'espère que ca ne gène personne... au dessus de la plupart des photos il y a un lien sur le site d'origine de celle-ci. là il y a moyen de regarder la photo en plus grande taille et aussi de la localiser sur une carte Google Maps.
je vais ecrire quelques posts par jour, ca peut donc durer un peu avant d'être achevé.
nous sommes partis à deux debut octobre pour deux semaines en voyage individuel, donc voiture de location. le voyage individuel n'est pas du tout problématique, les routes sont bonnes, celles qui sont mauvaises le sont dès le départ, ca veut dire qu'on connaît la couleur. le plus grand problème de ce type de voyage est qu'on est définitivement dans la minorité - alors que la majorité des vendeurs de choses en tout genre sont en majorité à la recherche de ces quelques "individuels" (j'avais l'impression que la plupart des touristes voyageaient organisés). c'est d'autant plus grave en basse saison. ca peut gacher les vacances et ces quelques indivdus marchands laissent un mauvais souvenir.
mais il suffit de faire une simple expérience pour comprendre qu'une infime minorité de marocains est racoleur comme ca. aller faire ses courses dans les souks hébdo du coin, de préférence chez le marchand de légumes. il vous vendra ses fruits au même prix qu'il les vendrait à ses cousins marocains, il n'en profite pas pour doubler ou quintupler le prix alors qu'on ne s'en rendrait pas compte en tant que touriste. c'est la même chose dans les petits restos de rue qui vendent que la soupe (donc pour les pauvres), on vous fera manger à 8 dirham (EUR 0.80) et ce pour deux personnes.
le plus grand problème avec les "agents d'hôtels", vendeurs de tapis, de fossiles, de dattes, etc est ... la voiture de location. aucun marocain ne conduit une Fiat Palio blanche. même pleine de poussière on vous reconnaît à 20km à contre-jour. le pays est plat par endroits. bref, même avertis on a eu droit à 4 visites de "marchands du désert" (Tesla, Zagora, Rissani, Tinerhir), un hôtel (Rissani) et un resto (encore Rissani) que nous voulions pas, un faux parking (Marrakech), un faux supermarché (Agadir). un bon endroit pour "apprendre" à maîtriser ce problème est Tafraoute, c'est une petite ville, en un soir on connait les 3 rabatteurs d'excursionistes et ils sont tous sympa et marrants. ce n'est pas partout comme ca.
bon un peu de photos...
ca commence à l'aéroport de Munich pour nous, déjà un air de palmiers (en plastique ceux-ci...)
Hotel Kempinski Munich

ensuite taxi pour Agadir. on d'est mis ensemble pour avoir un taxi à quatre (nous ne savions pas qu'on y roule normalement à 6 passagers dedans...). prix 200 dirhams la nuit, c'est ok.
à Agadir on avait reservé à l'hotel Atlantic. c'est pas mauvais, mais c'est bien plus cher que lors de reste du periple. si on ne veut pas rester à Agadir (y a rien a faire!) mais qu'on arrive le soir il vaut mieux rester à Inezgane c'est plus près de l'aeroport en plus. c'est ce que nous avions fait au retour, à conseiller: Hôtel le Provencal.
manger à Agadir: en ville, donc direction nord-est à partir de l'hôtel Atlantic. plusieurs restos pas chers et pas mauvais (mais pas exquis non plus).
Bonjour à tous!
j ai été très impressionnée par ce site, et la disponibilité des internautes! 🙂 Peut être pourrez vous m aider? Ayant passé ma maturité (l équivalent du bac), je prends une années sabatique et souhaiterais vivement consacrer une partie de ce temps (environ 3 mois) à apprendre l arabe, où plutot à faire une introduction à la langue (l arabe classique et le dialcte d'un pays) et aux milles cultures qu elle embrasse. Je m y prends tard, et je dois choisir dans quel pays me rendre. On m a conseillé l Egypte, l égyptien étant (apparemment?) le dialecte le mieux compris partout grace à la production cinématographique, puis fortement mis en garde par rapport à un possible sentiment de mal être dans un pays où il serait exclu que je circule seule: y a t il une ville (Alexandrie par exemple) où le séjour serait plus agréable? On m a aussi parlé de la Tunisie, qu en pensez vous?
Merci d avance de tout coeur des conseils que vous pourrez me donner!
j ai été très impressionnée par ce site, et la disponibilité des internautes! 🙂 Peut être pourrez vous m aider? Ayant passé ma maturité (l équivalent du bac), je prends une années sabatique et souhaiterais vivement consacrer une partie de ce temps (environ 3 mois) à apprendre l arabe, où plutot à faire une introduction à la langue (l arabe classique et le dialcte d'un pays) et aux milles cultures qu elle embrasse. Je m y prends tard, et je dois choisir dans quel pays me rendre. On m a conseillé l Egypte, l égyptien étant (apparemment?) le dialecte le mieux compris partout grace à la production cinématographique, puis fortement mis en garde par rapport à un possible sentiment de mal être dans un pays où il serait exclu que je circule seule: y a t il une ville (Alexandrie par exemple) où le séjour serait plus agréable? On m a aussi parlé de la Tunisie, qu en pensez vous?
Merci d avance de tout coeur des conseils que vous pourrez me donner!
Je suis Français d’origine algérienne et je suis venu visiter l’Algérie: je peux vous dire que la réalité dépasse l’entendement ! Je n’ai jamais vu un pays aussi sale… Vous trouvez des détritus partout: dans les villes, dans les campagnes, dans les forêts (du moins celles qui n’ont pas été rasées), le long des routes nationales… Bref, même si on réquisitionnait l’armée américaine, on en viendrai pas à bout.
Les rares ordures qui sont collectées finissent dans des décharges à ciel ouvert et sont brulées quotidiennement, dégageant des odeurs et fumées pestilentielles qui auront tôt ou tard des conséquence sur la santé des populations environnantes. Je ne comprends pas l’état algérien qui construit des autoroutes, des mosquées géantes alors que la priorité est l’hygiène et la protection de l’environnement! Comment les Algériens peuvent-ils accepter de vivre comme des rats au milieu des gravats et des ordures ? Comment se fait-il aussi que les télés étrangères ne parlent pas de ce phénomène ? J’ai vu récemment le reportage d’arthus Bertrand et j’ai bien ri : l’Algérie est un beau pays mais seulement vu de très haut… Le comble, c’est que les Algériens se targuent d’être plus ‘propres’ que les Occidentaux sous prétexte qu’ils sont musulmans et qu’ils font leurs ablutions 5 fois par jour ! Affligeant…
Les rares ordures qui sont collectées finissent dans des décharges à ciel ouvert et sont brulées quotidiennement, dégageant des odeurs et fumées pestilentielles qui auront tôt ou tard des conséquence sur la santé des populations environnantes. Je ne comprends pas l’état algérien qui construit des autoroutes, des mosquées géantes alors que la priorité est l’hygiène et la protection de l’environnement! Comment les Algériens peuvent-ils accepter de vivre comme des rats au milieu des gravats et des ordures ? Comment se fait-il aussi que les télés étrangères ne parlent pas de ce phénomène ? J’ai vu récemment le reportage d’arthus Bertrand et j’ai bien ri : l’Algérie est un beau pays mais seulement vu de très haut… Le comble, c’est que les Algériens se targuent d’être plus ‘propres’ que les Occidentaux sous prétexte qu’ils sont musulmans et qu’ils font leurs ablutions 5 fois par jour ! Affligeant…
Messieurs les modérateurs prière de laisser ce message dans les "carnets de voyage " Éthiopie: retour en pays Habesha Citer | Répondre
NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)
16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...
Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...
Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !
ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel
!
Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)
16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...
Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...
Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !
ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel
!Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
Je veux partager avec vous , chers voyageurs , quelques merveilles de mon pays. Question de vous aider à mieux découvrir ce que vous ignorez de ce Joli pays dont je suis fière d'appartenir . BONNE VISITE . Chaque commentaire sera consacré à une ville ou région particulière. Je publierai , chaque fois que j'aurai le temps , quelques photos pour le plaisir de vos yeux.
N'hésitez pas à demander n'importe quelle information . Je ne connais pas tout certes, mais je ferai de mon mieux pour vous éclaircir les idées.
N'hésitez pas à demander n'importe quelle information . Je ne connais pas tout certes, mais je ferai de mon mieux pour vous éclaircir les idées.
Salut à tous,
Je suis partie au Maroc en couple avec mon bébé de 6 mois et voici des infos sur les cinq logements où nous avons séjourné :
Marrakesh : http://www.riadbahia.com/ Adresse très conviviale où on est accuielli comme chez soi. Gestion Franco-marocaine. Chambre et suite peu spacieuses mais d'une propreté parfaite. Cuisine absolument fabuleuse par Souad, la maitresse de maison, les meilleurs plats que nous ayons mangé en 3 semaines ! Situation juste en dehors de la Médina, très calme et à seulement 10 min à pied de la place Djema-el-Fna. Parking en face du riad possible. A essayer : le hamman et les massages sur la terrasse.
Vallée des Ait-Bouguemez (Atlas) : http://www.origins-lodge.com/lodges/sejours-01.php?choixlangue=1&choixlodge=1 Un eco-lodge perdu dans une vallée merveilleuse de beauté et de tranquilité. Il y règne une athmosphère très particulière. Gestion française. Chambres simples et très propres avec vue exceptionnelle sur la montagne et terrasse, le tout de tradition berbère. Cuisine simple et savoureuse. On y accède après 2 heures de voitures depuis Azilal. Cette route n'est pas goudronnée, c'est une piste mais accessible sans problème avec une voiture de tourisme. Ca vaut vraiment la peine !
Demnate : http://www.kasbah-timdaf.com/ Grosse Kasbah construite par un couple de français. Chambres spacieuses, très propres et décorées avec gout. Jardin fleuri et paisible. Cuisine raffinée mais qui manque un peu d'authenticité marocaine, la patte française est là. Demeure agréable, idéale pour se reposer. A 50 min des cascades d'Ouzoud.
Skoura : http://www.talout.com/ Auberge avec piscine à deux pas de la palmeraie, 40 min de Ouarzazate. Terrasse en hauteur et vue sur le désert et ses dunes. Chambre avec air conditionné, propres. Gestion marocaine. Très bonne cuisine aux saveurs variées. Impression d'être au milieu de nulle part avec un décors de luxe. Très bon point de chute pour la Vallée du Draa, des Roses, ...
Essaouira : http://www.espace-maroc.com/bienvenue-villa-amaryllis-essaouira-environs-dessaouira-343,1719,3,1.html Villa à 10 min en voiture du centre d'Essaouira. Située sur une piste en caillou. Piscine. Gestion française. Chambres propres et bien tenues. Chambres dans un domaine fermé, le tout, bien que bien entretenu manque d'âme. C'est une impression personnelle mais dans un pays à l'accueil très chaleureux, cette adresse laisse un peu une sensation de distance.
Voilà ! Bon voyage à tous ! Fr.
Je suis partie au Maroc en couple avec mon bébé de 6 mois et voici des infos sur les cinq logements où nous avons séjourné :
Marrakesh : http://www.riadbahia.com/ Adresse très conviviale où on est accuielli comme chez soi. Gestion Franco-marocaine. Chambre et suite peu spacieuses mais d'une propreté parfaite. Cuisine absolument fabuleuse par Souad, la maitresse de maison, les meilleurs plats que nous ayons mangé en 3 semaines ! Situation juste en dehors de la Médina, très calme et à seulement 10 min à pied de la place Djema-el-Fna. Parking en face du riad possible. A essayer : le hamman et les massages sur la terrasse.
Vallée des Ait-Bouguemez (Atlas) : http://www.origins-lodge.com/lodges/sejours-01.php?choixlangue=1&choixlodge=1 Un eco-lodge perdu dans une vallée merveilleuse de beauté et de tranquilité. Il y règne une athmosphère très particulière. Gestion française. Chambres simples et très propres avec vue exceptionnelle sur la montagne et terrasse, le tout de tradition berbère. Cuisine simple et savoureuse. On y accède après 2 heures de voitures depuis Azilal. Cette route n'est pas goudronnée, c'est une piste mais accessible sans problème avec une voiture de tourisme. Ca vaut vraiment la peine !
Demnate : http://www.kasbah-timdaf.com/ Grosse Kasbah construite par un couple de français. Chambres spacieuses, très propres et décorées avec gout. Jardin fleuri et paisible. Cuisine raffinée mais qui manque un peu d'authenticité marocaine, la patte française est là. Demeure agréable, idéale pour se reposer. A 50 min des cascades d'Ouzoud.
Skoura : http://www.talout.com/ Auberge avec piscine à deux pas de la palmeraie, 40 min de Ouarzazate. Terrasse en hauteur et vue sur le désert et ses dunes. Chambre avec air conditionné, propres. Gestion marocaine. Très bonne cuisine aux saveurs variées. Impression d'être au milieu de nulle part avec un décors de luxe. Très bon point de chute pour la Vallée du Draa, des Roses, ...
Essaouira : http://www.espace-maroc.com/bienvenue-villa-amaryllis-essaouira-environs-dessaouira-343,1719,3,1.html Villa à 10 min en voiture du centre d'Essaouira. Située sur une piste en caillou. Piscine. Gestion française. Chambres propres et bien tenues. Chambres dans un domaine fermé, le tout, bien que bien entretenu manque d'âme. C'est une impression personnelle mais dans un pays à l'accueil très chaleureux, cette adresse laisse un peu une sensation de distance.
Voilà ! Bon voyage à tous ! Fr.
Bonjour à tous,
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Bonjour à tous,
Je me pose une question, mais pourquoi viennent-ils tous en Europe alors que nous essayons d'en partir?
On peut voir facilement dans ce forum, combien de personne aimerait bien pourvoir quitter leur vie douillette en Europe pour vivre une autre vie plus exaltante autre part.
Je me pose une question, mais pourquoi viennent-ils tous en Europe alors que nous essayons d'en partir?
On peut voir facilement dans ce forum, combien de personne aimerait bien pourvoir quitter leur vie douillette en Europe pour vivre une autre vie plus exaltante autre part.
Bonjour à tous,
Ayant largement puisé les infos pour mon voyage au Maroc sur ce forum, voici donc quelques infos sur notre périple d'une semaine dans le Sud marocain, du 25 avril au 2 mai :
Transport :
Nous avons utilisé Atlas Blue pour un vol Lyon-Marrakech. Rien à dire, si ce n'est qu'au retour nous avons eu 6 heures de retard dû à un technique sur un autre avion. Il est important d'être assez à l'avance à l'aéroport de Marrakech pour l'enregistrement, vu le peu de guichets (un terminal est actuellement en rénovation).
Au Maroc, en voiture de location (une petite Fiat Palio). Bonnes routes, signalisation suffisante, pas de souci. Attention toutefois aux animaux et surtout aux enfants sur le bord des routes. Les cars et les camions roulent assez vite. Nombreux contrôles policiers (radars portables) notamment à l'entrée des villes. En cas de vitesse excessive, amende à payer directement sur place. Les policiers sont très courtois (en tous les cas avec les touristes ..). A la location, bien vérifier l'état des pneus et de la roue de secours, nous avons vu pas mal de crevaison.
Itinéraire :
Après Marrakech, nous avons pris le Tichka pour Aït Benaddou, puis direction la vallée du Dadès avec visite des gorges de Todhra et du Dadès, descente vers Merzouga interrompue par la sortie d'un oued sur la route, demi-tour et retour dans le Dadès direction la vallée du Draa (bonjour les km de détours ...), Zagora, puis retour sur Marrakech.
Hébergement :
A Marrakech : Dar Badra, 45 Euros la nuit, WC et douche dans la chambre, à 1o min. à pied de la Koutoubia, propre, fonctionnel, rien à dire. Le Riad Badra propose aussi des chambres à 30 Euros, avec douche et WC à l'étage (mais partagés qu'avec une seule chambre), qui offre une bonne solution pour un court séjour.
A Asfalou (3km après Aït Benaddou) : Dar Aïcha, notre coup de coeur. 650 Dh pour la chambre, le petit-dèj et le fantastique repas du soir concoté par Aïcha. Gentillesse, disponibilité, cadre calme et merveilleux, que du bonheur.
Dans les gorges du Dadès : l'auberge berbère de la Montagne. Chambre simple, avec douche et WC, propre, très bon accueil, 280 Dh p.pers. avec repas du soir et petit-dèj. Excellent couscous.
A Er Rachidia, hôtel à côté de la gare routière (oups, je n'ai pas noté son nom, désolé), chambre simple, mais propre avec douche et WC, 180 Dh avec petit dèj.
Juste après Agdz, direction Zagora : les jardins de Tameghalt, belle auberge en pleine nature, avec piscine. Chambre simple, avec douche et WC, très propre, peu cher, excellent repas, portions monstrueuses.
Quelques coups de coeur et bonnes adresses :
Le restaurant "Le jardin - chez Ahmed" à Taddart en montant le Tichka pour ses côtelettes d'agneau au feu de bois, les paysages du Tichka, la balade à pied entre le Dar Aïcha et le ksar d'Aït Benaddou à travers les jardins, les rosiers sauvages au pied de la merveilleuse Kasbah de Tamdaght, les couleurs dans les gorges du Dadès et de Todhra, les rencontres avec les enfants dans le village voisin de l'auberge berbère des Montagnes (avec qui nous avons partagé des fruits et qui ne nous ont jamais réclamé quoi que ce soit...), un vendeur d'épices à Zagora qui nous explique l'origine et les bienfaits de ses produits, la terrasse d'un restaurant à l'entrée de Boumalne depuis Er Rachidia (sur la gauche) qui surplombe la ville, la vallée du Draa et sa palmeraie longue de plusieurs centaines de km, la place Jemaa el Fna de Marrakech pour son animation, ses odeurs, ses couleurs .... sans oublier la succulente cuisine marocaine et l'accueil chaleureux des Marocains !
Quelques (légers) coups de gueule :
L'irrespect de certains touristes qui se baladent à moitié à poil dans un pays musulman, les enfants qui ne cessent de réclamer des Dirhams, des bonbons ou des stylos (de grâce, ne leur donnez rien, nous en ferons des générations de mendiants), le style agressif de certains vendeurs dans les souks (une minorité toutefois), la circulation anarchique de Marrakech (traverser une avenue est un sport), ces satanés orages qui ont fait sortir les oueds de leur lit et qui nous ont empêchés d'aller contempler le lever et le coucher du soleil à Merzouga !
En regardant nostalgiquement nos photos, on n'a qu'une envie, repartir ...
Laurent et Dominique
Ayant largement puisé les infos pour mon voyage au Maroc sur ce forum, voici donc quelques infos sur notre périple d'une semaine dans le Sud marocain, du 25 avril au 2 mai :
Transport :
Nous avons utilisé Atlas Blue pour un vol Lyon-Marrakech. Rien à dire, si ce n'est qu'au retour nous avons eu 6 heures de retard dû à un technique sur un autre avion. Il est important d'être assez à l'avance à l'aéroport de Marrakech pour l'enregistrement, vu le peu de guichets (un terminal est actuellement en rénovation).
Au Maroc, en voiture de location (une petite Fiat Palio). Bonnes routes, signalisation suffisante, pas de souci. Attention toutefois aux animaux et surtout aux enfants sur le bord des routes. Les cars et les camions roulent assez vite. Nombreux contrôles policiers (radars portables) notamment à l'entrée des villes. En cas de vitesse excessive, amende à payer directement sur place. Les policiers sont très courtois (en tous les cas avec les touristes ..). A la location, bien vérifier l'état des pneus et de la roue de secours, nous avons vu pas mal de crevaison.
Itinéraire :
Après Marrakech, nous avons pris le Tichka pour Aït Benaddou, puis direction la vallée du Dadès avec visite des gorges de Todhra et du Dadès, descente vers Merzouga interrompue par la sortie d'un oued sur la route, demi-tour et retour dans le Dadès direction la vallée du Draa (bonjour les km de détours ...), Zagora, puis retour sur Marrakech.
Hébergement :
A Marrakech : Dar Badra, 45 Euros la nuit, WC et douche dans la chambre, à 1o min. à pied de la Koutoubia, propre, fonctionnel, rien à dire. Le Riad Badra propose aussi des chambres à 30 Euros, avec douche et WC à l'étage (mais partagés qu'avec une seule chambre), qui offre une bonne solution pour un court séjour.
A Asfalou (3km après Aït Benaddou) : Dar Aïcha, notre coup de coeur. 650 Dh pour la chambre, le petit-dèj et le fantastique repas du soir concoté par Aïcha. Gentillesse, disponibilité, cadre calme et merveilleux, que du bonheur.
Dans les gorges du Dadès : l'auberge berbère de la Montagne. Chambre simple, avec douche et WC, propre, très bon accueil, 280 Dh p.pers. avec repas du soir et petit-dèj. Excellent couscous.
A Er Rachidia, hôtel à côté de la gare routière (oups, je n'ai pas noté son nom, désolé), chambre simple, mais propre avec douche et WC, 180 Dh avec petit dèj.
Juste après Agdz, direction Zagora : les jardins de Tameghalt, belle auberge en pleine nature, avec piscine. Chambre simple, avec douche et WC, très propre, peu cher, excellent repas, portions monstrueuses.
Quelques coups de coeur et bonnes adresses :
Le restaurant "Le jardin - chez Ahmed" à Taddart en montant le Tichka pour ses côtelettes d'agneau au feu de bois, les paysages du Tichka, la balade à pied entre le Dar Aïcha et le ksar d'Aït Benaddou à travers les jardins, les rosiers sauvages au pied de la merveilleuse Kasbah de Tamdaght, les couleurs dans les gorges du Dadès et de Todhra, les rencontres avec les enfants dans le village voisin de l'auberge berbère des Montagnes (avec qui nous avons partagé des fruits et qui ne nous ont jamais réclamé quoi que ce soit...), un vendeur d'épices à Zagora qui nous explique l'origine et les bienfaits de ses produits, la terrasse d'un restaurant à l'entrée de Boumalne depuis Er Rachidia (sur la gauche) qui surplombe la ville, la vallée du Draa et sa palmeraie longue de plusieurs centaines de km, la place Jemaa el Fna de Marrakech pour son animation, ses odeurs, ses couleurs .... sans oublier la succulente cuisine marocaine et l'accueil chaleureux des Marocains !
Quelques (légers) coups de gueule :
L'irrespect de certains touristes qui se baladent à moitié à poil dans un pays musulman, les enfants qui ne cessent de réclamer des Dirhams, des bonbons ou des stylos (de grâce, ne leur donnez rien, nous en ferons des générations de mendiants), le style agressif de certains vendeurs dans les souks (une minorité toutefois), la circulation anarchique de Marrakech (traverser une avenue est un sport), ces satanés orages qui ont fait sortir les oueds de leur lit et qui nous ont empêchés d'aller contempler le lever et le coucher du soleil à Merzouga !
En regardant nostalgiquement nos photos, on n'a qu'une envie, repartir ...
Laurent et Dominique
Bonjour à tous !
C'est parti pour mon premier message sur ce forum...
En faite mon copain a du repartir vivre au Maroc faute d'avoir pu trouver un emploi en France... Cela fait 4ans et demi que nous sommes ensemble, et il était hors de question de se séparer à cause de ce retour au pays ! Alors depuis 6 mois on vit notre histoire à distance... à raison d'aller retour au Maroc pour ma part tous les deux mois et demi à peu près !
Evidemment je ne vous cache pas que la situation est difficile, et qu'elle ne restera pas comme cela eternellement !
C'est pour cela que je vais partir le rejoindre au Maroc dans quelques mois ! pas de date définie encore à ce jour!
Alors je voulais savoir comment se passe l'intégration quand on est Francais au Maroc ? est il facile de trouver un emploi quand on ne parle pas l'Arabe ? J'ai une certaine expérience dans le textile... l'idéal pour moi serait de trouver dans cette branche la... pensez vous que ce soit concevable ?
Je connais le Maroc version vacances chez la belle famille ... mais rien de plus !
Si vous avez des conseils, des idées, ... ou meme tout ce qui vous passe par la tête, je vous lis !!!
Au niveau des papiers est ce le parcours du combattant ? je pense qu'il faut vite qu'on se marie pour être le plus tranquille possible... ! lol
Je pense qu'on habitera soit du côté de Casa soit de Rabat.
A vos réponses, et merci d'avance pour votre aide !
Bonsoir à tous,
J ai lu dans les journaux récemment :
-Deux jeunes femmes arrêtées pour tenue indécente a Agadir.
-Deux jeunes hommes accusés d homosexualite condamnés à 4 mois de prison à Rabat .
-Concert d un rappeur (Mourad belghouat dit "El 7a9ed") annule à Casablanca pour ....
-des surfeurs ne veulent pas de bikini sur les plages le mois de Ramadan a Agadir.
Je ne suis pas homo, je ne me baigne pas en bikini, j aime pas trop le rap ...mais j ai peur pour mes prochains
Vacances au Maroc.
Rassurez moi svp!
Bonjours tous le monde!
Alors voila je projette un voyage dans le sahara et m'interressant particulierement aux modes de vie nomades, je voudrais accompagner une caravane de touaregs. Les formules tours opérateurs ne correspondent pas vraiment a l'idée que je me fait du voyage, je ne passerais donc pas par elles. J'ai déjà un peu voyagé mais j'avoue connaitre très peu (trop peu!!) le Sahara. Connaissez vous des touaregs qui accepteraient parmi eux une française pour environ un mois?
Bonsoir à tous…
Voici plusieurs années que je vais au Maroc. Au début, chaque année et demie et puis cette année j'y suis allée en septembre puis fin octobre. Je pense même que je finirais, dans les 2 ans à venir, par m'installer définitivement au Maroc et plus spécialement à Essaouira avec mon mari et mon fils. Pour les personnes qui ont eu de mauvaises expériences, je conseille -si je puis me permettre- de changer de destination au Maroc. De découvrir d'autres endroits beaucoup moins touristiques. Pour les personnes qui connaissent le Maroc, je pense que vous serez de mon avis, mais le Sud du pays est beaucoup moins sale que le Nord.
Heureusement le Maroc ne s'arrête pas à Marrakech... Les mêmes babouches vous sont proposées à Marrakech à 25 euros, 12 euros à Essaouira et 6.5 euros à Meknés. Au niveau des prix, je pense qu'il faut payer le prix qui nous semble raisonnable, tout dépend des moyens que vous avez. De toute façon le marchandage fait partie d'une coutume des pays arabes.
Je suis allée à Marrakech plusieurs fois et en novembre j'ai eu le ras-le-bol car en plus je venais de passer 1 semaine à Essaouira qui est tellement tranquille et propre car comme le disait une intervenante (je suis désolée je ne me souviens plus du nom), les rues sont nettoyées régulièrement et le camion des poubelles passe tous les matins. La médina y est interdite aux véhicules (à part vélo et mobylette) puis les environs sont magnifiques, il suffit de se balader sur la route de Safi ou celle d'Agadir pour découvrir des sites impressionnants avec des activités autres que le marchandage du prix des babouches ou du tapis… Tout dépend ce que l’on cherche .
Vous pouvez aussi aller vers Tafraoute un peu plus au sud (vers l'intérieur), Taroudant dite la "petite Marrakech" pour la beauté de ses remparts, Zagora, M'hamid (plus au sud et portes du désert), Guelmin, Tiznit, sûrement pas Agadir (un style de Grande-Motte).
Je commence à bien connaître le Maroc et si l'on prend le temps de parler avec les gens on en trouve de bien et bien sur aussi de moins bien, comme partout. Je pense aussi que les marocains doivent dire la même chose des touristes : il y en a de bien et de moins bien. Car comme j'ai lu dans une des interventions, des cons il y en a partout... La différence c'est qu'au Maroc un salaire est de 140 euros par mois et que tout ce qu'ils pourront avoir en plus sera le bien venu pour eux et leur famille. Vous trouverez des personnes qui essaieront de vous sortir le plus d'argent possible mais vous trouverez aussi des personnes qui insisteront pour partager avec vous le peu qu'ils puissent avoir sans rien demander en retour. Je précise que ce dernier cas est le MAJORITAIRE.
Ce qui me rassure c'est qu'en octobre nous avons organisé notre premier circuit au Maroc pour faire découvrir ce magnifique pays à un groupe d'amis espagnols qui dans leur majorité étaient réticents. (Beaucoup de préjugés et une méconnaissance de l'autre). Fernando a fini même par jouer aux cartes avec les vendeurs d'une boutique au souk d'Essaouira pendant que sa femme était en train de choisir un foulard dans la boutique à côté. Il rigolait avec eux et même trichait... Jamais il n'aurait pensé qu'une chose pareille aurait pu lui arriver, car en Europe bien de ces moments partagés ont disparu de la vie quotidienne des villes. Ils sont revenus enchantés. Ils ont vu la partie océan, l'atlas, le désert et des villes, mais sous un autre angle que le typiquement touristique. Ils ont pu discuter avec des marocains de tous horizons. Et c'est ce côté là que j'aime du Maroc et des marocains, le non touristique...
Je vous assure que plus on va au Maroc plus on a envie d'y aller.
Je donnerais tellement pour que les personnes qui ont été déçues essayent de renouveler l'expérience afin de quitter ce pays avec une autre idée, d'autres images et d'autres anecdotes... En tout cas si je puis être utile à la découverte ou à la redécouverte de ce pays n´hésitez pas... JE JOINDRAIS DES IMAGES LA SEMAINE PROCHAINE.
Voici plusieurs années que je vais au Maroc. Au début, chaque année et demie et puis cette année j'y suis allée en septembre puis fin octobre. Je pense même que je finirais, dans les 2 ans à venir, par m'installer définitivement au Maroc et plus spécialement à Essaouira avec mon mari et mon fils. Pour les personnes qui ont eu de mauvaises expériences, je conseille -si je puis me permettre- de changer de destination au Maroc. De découvrir d'autres endroits beaucoup moins touristiques. Pour les personnes qui connaissent le Maroc, je pense que vous serez de mon avis, mais le Sud du pays est beaucoup moins sale que le Nord.
Heureusement le Maroc ne s'arrête pas à Marrakech... Les mêmes babouches vous sont proposées à Marrakech à 25 euros, 12 euros à Essaouira et 6.5 euros à Meknés. Au niveau des prix, je pense qu'il faut payer le prix qui nous semble raisonnable, tout dépend des moyens que vous avez. De toute façon le marchandage fait partie d'une coutume des pays arabes.
Je suis allée à Marrakech plusieurs fois et en novembre j'ai eu le ras-le-bol car en plus je venais de passer 1 semaine à Essaouira qui est tellement tranquille et propre car comme le disait une intervenante (je suis désolée je ne me souviens plus du nom), les rues sont nettoyées régulièrement et le camion des poubelles passe tous les matins. La médina y est interdite aux véhicules (à part vélo et mobylette) puis les environs sont magnifiques, il suffit de se balader sur la route de Safi ou celle d'Agadir pour découvrir des sites impressionnants avec des activités autres que le marchandage du prix des babouches ou du tapis… Tout dépend ce que l’on cherche .
Vous pouvez aussi aller vers Tafraoute un peu plus au sud (vers l'intérieur), Taroudant dite la "petite Marrakech" pour la beauté de ses remparts, Zagora, M'hamid (plus au sud et portes du désert), Guelmin, Tiznit, sûrement pas Agadir (un style de Grande-Motte).
Je commence à bien connaître le Maroc et si l'on prend le temps de parler avec les gens on en trouve de bien et bien sur aussi de moins bien, comme partout. Je pense aussi que les marocains doivent dire la même chose des touristes : il y en a de bien et de moins bien. Car comme j'ai lu dans une des interventions, des cons il y en a partout... La différence c'est qu'au Maroc un salaire est de 140 euros par mois et que tout ce qu'ils pourront avoir en plus sera le bien venu pour eux et leur famille. Vous trouverez des personnes qui essaieront de vous sortir le plus d'argent possible mais vous trouverez aussi des personnes qui insisteront pour partager avec vous le peu qu'ils puissent avoir sans rien demander en retour. Je précise que ce dernier cas est le MAJORITAIRE.
Ce qui me rassure c'est qu'en octobre nous avons organisé notre premier circuit au Maroc pour faire découvrir ce magnifique pays à un groupe d'amis espagnols qui dans leur majorité étaient réticents. (Beaucoup de préjugés et une méconnaissance de l'autre). Fernando a fini même par jouer aux cartes avec les vendeurs d'une boutique au souk d'Essaouira pendant que sa femme était en train de choisir un foulard dans la boutique à côté. Il rigolait avec eux et même trichait... Jamais il n'aurait pensé qu'une chose pareille aurait pu lui arriver, car en Europe bien de ces moments partagés ont disparu de la vie quotidienne des villes. Ils sont revenus enchantés. Ils ont vu la partie océan, l'atlas, le désert et des villes, mais sous un autre angle que le typiquement touristique. Ils ont pu discuter avec des marocains de tous horizons. Et c'est ce côté là que j'aime du Maroc et des marocains, le non touristique...
Je vous assure que plus on va au Maroc plus on a envie d'y aller.
Je donnerais tellement pour que les personnes qui ont été déçues essayent de renouveler l'expérience afin de quitter ce pays avec une autre idée, d'autres images et d'autres anecdotes... En tout cas si je puis être utile à la découverte ou à la redécouverte de ce pays n´hésitez pas... JE JOINDRAIS DES IMAGES LA SEMAINE PROCHAINE.
Bonjour à tous, je souhaitais partager mon expérience. Je suis française née en France d'origine Africaine. Nous sommes actuellement en Espagne à Competa proche de Malaga. Je suis ici avec ma famille mon mari français (blanc) et nos enfants métisses.
Je me suis trouvée a maintes reprises dans des situations assez choquantes en 2019, avec l'ouverture des frontières, et l'intelligence culturelle qui selon moi etait partagée dans l'Europe Entière..Je suis citiyenne du monde , nous Avons énormément voyager mais je vous assure que cette partie de l 'espagne est de loin la plus raciste que je n'ai jamais rencontré. Il y a clairement un manque de connaissance et d'intelligence de la population ce qui est triste. Je parle couramment espagnol, a chaque fois que les "xénophobes" me croisais sans craintes ils se mettaient a m insulté ou a parler de moi sans se demandé si jr comprenais... L'homme peut etre ignard par moment. Pour rigoler j' ai un matin interrompu la discussion d'une vendeuse avec ses cliente qui parlait ouvertement, je suis aller vers elles, lui est demandé en Espagnol si elle avait un problème et si tout allait bien . Je peux vous assurer qu'elle s'est senti tout petite n'a plus lever les yeux.... Bref pour ma part cette experience me permet d'eduquee mes enfants qui sont aussi citoyens du monde sur le respect de l 'humain et la tolerance face à la difference. J'ai même eu le droit à ' elle est belle mais jamais je pourrais me faire une noire'" j'en passe ..... Je suis toutefois heureuse de voir que La France reste un magnifique pays dans lequel la chance est donné à l'humain. Je suis cadre dans 1 tres grande entreprise grace a mes etudes . Nous restons encore 10 jours ici. Je vais continuer à profiter de mon séjour en famille etre fiere de qui je suis , aller vers les gens et savourer cette regions dont certains coins sont magnifiques
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Bonjour
Je recherche une association pour donner des vêtements d'enfants et d'adultes, et quelques livres.
Je ne souhaite pas une grosse structure qui revend les vêtements ou doit couvrir des frais de fonctionnement important, mais une association qui se charge d'apporter directement les dons à ceux qui en ont le plus besoin dans le monde.
Merci à ceux qui pourraient me suggérer des noms.
Pour info, j'habite Paris.
Chrsitine
Bonjour,
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.
Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.

La vue depuis le col est grandiose.
De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.
La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Après pas mal de temps, 10 mois je vous soumets un carnet de voyage. Peut-être m'a-t-il fallu tout ce temps pour "digérer" l'émotion suscitée par ce pays étonnant qu'est la Mongolie. Les chapitres me viendront au gré de l’inspiration, qui je l'espère ne m'abandonnera pas en cours de route. De manière paradoxale, au retour de ce mois loin de tout, à part un petit texte posé sur VF, je n'avais pas envie de relater ce voyage, des sentiments contradictoires s'entrechoquaient. Je faisais sans doute l'erreur de comparer avec d'autres déserts, comme l'Atacama, ce qui n'a pas de sens. Lentement les émotions et les ressentis ont décanté et se sont épurés, ainsi l'envie de m'exprimer se fait jour pour susciter chez vous l'appel de la piste et le plaisir d'enfourcher un vélo afin de partir à votre tour à " l'aventure" aux lisières du désert de Gobi.
Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
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La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.
Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
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La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Je reviens du sud tunisien, arrivé hier au soir et encore dans la tête le soleil et les 30°. Je connais bien ce pays et je l'adore mais il m'a semblé différent par rapport à ma dernière visite en 1996. Les plus, une école dans chaque bled et des enfants partout. Une amélioration du circuit routier, des pistes devenues routes en parfait état. Un exemple avec la C201 ancienne piste qui reliait Moularès à Gafsa. Je voulais rejoindre Métlaoui et je me suis retrouvé à Gafsa, persuadé que j'étais sur la C122 !
Les gardes nationaux toujours aussi gentils mais incapables de vous donner l'état des pistes, qui sont selon eux, praticables sans 4X4, toujours "tout direct". J'ai vécu un cauchemar entre Beni Kheddache et Téchine, 34 kms en un peu plus de deux heures, c'est même pas une piste de rocailles c'est un escalier!! Pas une âme à l'horizon, rien que du reg, même pas un "chouf".
Une autre piste mi-sable mi-rocaille et de la "tôle ondulée", la C104 qui, en principe, devient la C105 de Kébili à Matmata, jugée bonne par les gardes. Ils pouvaient avoir raison mais ne savaient sans doute pas qu'au PK 61 elle s'arrêtait brusquement, à 30 kms du but. Impossible d'aller plus loin malgré quelques tentatives et obligation de revenir au point de départ, avec possibilité de se perdre car la physionomie de la piste change quand on revient sur ses pas. Quelqu'un qui passe là pour la première fois peut tourner en rond durant des heures. Un conseil, prenez au moins un téléphone portable et notez le n° de téléphone de la garde nationale de la ville de départ.
Coté négatif depuis mon précédent séjour, les ndications en français pour les sites et lieux commencent à se raréfier, les jeunes moins sympas, on n'essaye plus de vous vendre quelque chose, on vous dit seulement " donne-moi un dinar" !!
Chaque ville ou village a son avenue de l'environnement mais cela n'élimine pas les sacs et bouteilles plastiques qui encombrent les djebels à perte de vue. Je crois que c'est cette image d'immondices qui m'a le plus frappé.
A mon prochain séjour j'espère que pour la tunisie et les tunisiens ce problême crucial sera résolu, sinon cela en sera fini de la belle image de ce pays que je connais et adore depuis si longtemps.
Bonjour,
Étant amoureux de Mada et souhaitant y résider un jour prochain, je me pose des questions quant à y aller ou pas???🤪 tant l'insécurité y est grandissante de jours en jours!!... Mais que se passe t-il donc???... Que font les autorités????....Si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait gentil. (j'affectionne plus particulièrement Tamatave et sa région..)
Merci à tous!..
Arrivée à Marrakech sous le soleil!Dépaysement total dès la sortie de l'aéroport.
La place Djemma El F Na dès le 1er soir:étourdis par les bruits, les odeurs, le monde entier qui va et qui vient parmi les Marocains.Quelle ambiance!
Nuit à l'hôtel Toulousain, accueil et services très gentils, chambres propres et petit déjeuner copieux servi sous l'oranger du patio.
Le lendemain, visite des souks, promenade dans la médina, visite de la médersa(magnifique), la place des ferblantiers avec ses cigognes et retour à l'hôtel, épuisés mais tellement contents!
Une bonne nuit et on réceptionne la voiture(logan de chez Medloc)et direction les cascades d'Ouzoud.Impressionnantes cascades vues d'en haut et vues d'en bas.Traversée en empruntant le petit bac pittoresque, décoré à la marocaine.Très sympa!
Puis en route pour Imi N Ifri, étonnante arche naturelle au-dessus de l'oued.Nuit au gite d'étape Thami.Bien accueillis, bien nourris et bien reposés, on repart le lendemain matin pour la vallée de la Tessaout en direction de Skoura.Sublimes paysages de montagnes.Aucune circulation.Mais des petits écureuils qui traversent la route de temps en temps.Arrivés à Skoura en fin d'après-midi et installation au gite-kasbah LA PALMERAIE.Accueil chaleureux de toute la famille dans cette grande maison en bordure de la palmeraie.Dès le lendemain, après un super petit déjeuner pris sur la terrasse où on a mangé nos premiers baghirs(crêpes 1000 trous), on s'en va avec Mohamed, notre hôte, pour une promenade-découverte de la palmeraie, des différentes kasbahs(berbères, juives, arabes), Mohamed nous explique le partage de l'eau si précieuse ici, les cultures, la vie dans une palmeraie.On visite même une vieille kasbah encore occupée par une famille, on y découvre le caravansérail, les logements, la partie réservée aux animaux, les outils...Une vraie découverte pour nous!A midi, repas au jardin;tajine aux amandes et aux pruneaux, délicieux!L'après-midi, on va voir le village d'Afra et ses jardins(très intéressants) et au retour on s'arrête chez Mohamed le potier de la palmeraie, tout en sourire et en gentillesse lui aussi.Il fait des merveilles(cheminées par exemple)avec trois fois rien.Dîner sur la terrase de la kasbah, Ghislane a préparé des pizzas berbères.Le lendemain, direction la vallée des amandiers après le petit déjeuner(crêpes messemens).En chemin, on visite la mine de sel, des conditions de travail qu'on n' imagine pas...Arrêts-photos nombreux:villages de terre, oueds géants, ruchers collectifs, scènes de vie...Pique-nique au bord de l'eau, sandwich au fromage de Skoura...
Randonnée à pied à travers les jardins et les ruisseaux.Super!Au retour, on se régale d'un délicieux couscous, et on découvre la technique des boulettes de semoule de couscous!Mais trop compliqué pour nous!ça demande un peu d'entraînement!Le lendemain, Mohamed propose de nous emmener dans la vallée des roses et d'aller rendre une visite aux bergers-nomades.On y sera très gentiment accueillis.C'est un peu délicat, on ne veut pas imposer notre présence et déranger mais on nous offre le thé, le pain et l'huile et les enfants sont heureux de nous montrer leurs animaux.On leur laisse un peu d'argent pour les remercier.A notre départ, ils s'en vont avec les ânes pour la corvée d'eau.Leur vie n'est pas facile et c'est peu de le dire!L'hiver doit être compliqué!Le soir, on ne couche à l'Hôtel Awayou, bien au calme, on est les seuls ce soir-là.
A Bientôt pour la suite...Je suis trop bavarde...










