Discussions similar to: Equipement Mali août
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Voyage 4x4 Maroc - Mauritanie - Sénégal - Mali - Burkina Faso en août 2012 (retour)
Voyage de Tanger à Ouagadougou par la route

Information sur notre voyage en Aout 2012 de Tanger Med Maroc - (Port Marocain à recommender), jusqu'à Ouagadougou Burkina Faso Maroc: autoroute Tanger Med - Kenitra - Rabat - El Jadida - route: Essaouira - Agadir - Laayoune - Dakhla - Poste de Bir Guendouz (frontiere Mauritanie PK55) Mauritanie: Nouadhibou - Nouakchott - Birette/Diama (frontiere Senegal). Senegal: St. Louis - Touba - Kaffrine - Tambcounda - Kedougou - Moussala/Mahinamine (frontiere Mali) Mali: Kéniéba - Kita - Bamako - Bougouni - Sikasso - Hermekono (frontiere Burkina) Burkina Faso: Koloko - Orodara - Bobo - Ouaga vehicule: Nissan Patrol de 1998 bon état - mais voyage possible avec tout vehicule, moto bicyclette etc. Nous avons pris trois semaines pour le voyage mais si on fait vite, deux semaines suffit. Pas de problemes en route, peu de controles au Maroc - nous avons utilisé trois fiches de renseignements pour les controles Gendarmerie/police au Maroc. Frontiere Maroc - Mauritanie - arrivé en Ramadan vers 16 heures la frontiere était deja fermé, on nous a laissé passer avec un cadeau de 10 Euros, 30 minutes de controle, cote Mauritanien - aide de Arturo (guide de frontiere Mauritanien 10, - Euro) discussion de nos 6 boites de biere et deux bouteilles de vin rouge avec Gendarmes - ils nous ont laissé ces boissons - 10, - Euro pour le laisser passer (douanes) et ils ont mis 20 jours de validité sur notre demande et non les 7 jours comme d'habitude - visa de l'ambassade mauritanien à Rabat du jour au lendmain 340 Dirhams (34, - Euro) - changement de Dirhams en Ouguiya dans la zone neutre à un km des Marocains - assurance mauritanie à Nouadhibou Camping La Baie du Lévrier - Controles de Gendarmerie en Mauritanie tous les 40 km - fiches demandé - 15 fiches donné de NKTT vers Senegal - nouvelle piste - goudron en constuction à 140 km de Nktt vers Rosso direction droite vers Keur Massene - bonne piste de 50 km - reste 40 km de piste à coté du fleuve Senegal de Keur Massene á Birette - poste mauritanien au barrage de Diama - trois controles Mauri - Gendarmerie demande 10, - Euro, douanes 10, - Euro, Police 10, - Euro Gendarmerie semble necessaire - les aures non - payemant pour la traverse du barrage - récu donné. Frontiere Senegal - police à droite 10, - Euro - Douanes à gauche, discussion du prix à cause de l'age de notre voiture - douanier Moulaye en civil nous montre liste de prix dependant du lieu de sortie du Senegal - vers Mali le prix le plus augmenté est demandé - 150.000 Fcfa = 225, - Euro - sans escorte !! - il est 17 heures, nous sommes roulé en convoi de 7 voitures avec le douanier en tête vers le commissariat St Louis point nord de l'ile de St Louis - pas de controles de police sur la route à cause du convoi - formalités et demande de prolongation de sejour fait au commissariat - Passe Avant de15 jours recu sans necessité de passer par Dakar !! - Douanier nous accompagne tous au Camping Ocean sur la Langue de Barbarie pres de l'Hotel Dior - Piscine !! si on mange chez Mme Dior -- à recommender !! - libre de voyager au Senegal pour deux semaines Itineraire au Senegal - St Louis - Gangheul - Louga - Touba - Mbacké - Kaffrine - Tambacounda - Kedougou - Saraya - Moussala (pont sur le Falimé) frontiere Mali toujours bonne route goudronné, sur tout Kaffrine - Tamba et Tamba - Parc National de Niokolo Koba - raversé du parc route avec trous mais peu - apres parc nouvelle route juscqu'à la frontière Frontiere Senegal - Mali - pont - petits villages des deux cotés du fleuve - au Senegal sur demande le Douanier dit que l'entrée avec notre voiture cote 2500 Fcfa - pas question de frais pour vieux voiture !!! - pas de frais pour formalités de sortie au Mali pas de frais pour tampon de police - pas de regard sur notre visa de l'ambassade à Berlin - entree sans visa tres possible - visa du Mali aussi possible à Rabat et Nouakchott - pas de douanes, donc pas de Laisser passer pour la voiture ! - A Bamako, Sikasso, Frontiere Sortie les controles demandent le Laisser passer mais ne font rien quand j'explique que nou n'avons pas ca. Situation au Mali en Aout 2012 - tres normale, camions circulent sur les grands axes vers le Senegal en masse, pas de controles nerveux de police et gendarmerie, moins de controles que dans les autres pays, normalité dans tous les lieux, deux blindés stationnés autour de Kati pres de Bamako, aucun raison de ne pas voyager dans le sud du Mali. Frontiere Mali - Burkina - aucun probleme - visa Burkina a la frontiere - mais 47.000 Fcfa - 70, - Euro - en Allemagne: 34, - Euro !! - mieux de payer le visa a l'ambassade - laisser passer pour trois mois 5000 Fcfa - 7,50 Euro - routes goudron en bon état sauf entre Boromo et carrefour Ouaga - Koudougou apres route neuve a Ouaga. Peage de routes au Mali et BF, mais environs 500 Fcfa pour 200 à 500 km.

Pour tous demandes ou plus d'infos n'hesitez pas de me demander.

Bonne Route

HPH
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Voyage France/Burkina Faso par la route
Bonjour à tous, 😉 Cette année j'envisage d'aller au burkina faso fin aout par la route avec un fourgon plateau, apres avoir parcouru les forums je suis à la recherche d'infos récente et d'experience vecu sur le trajet (je pense au classique maroc, mauritanie, mali, b.f) et éventuellement un recap par pays des lois sur le transit (formalités visa, transit véhicule) et les étapes, auberges ou lieux a voir absolument Merci à vous
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Mali et Sénégal de septembre à novembre?
Ola tout le monde! Je compterais partir au Sénégal, au Mali et si possible incursion éventuelle au Burkina, (je n'ai que deux mois), de +- 20 septembre à 20 novembre. 1--Est ce que c'est la bonne période? pour les pluies? Pour les photos? car j'ai entendu qu'à cette époque, le vent est hyper violent et...on ne voit rien. Aaaaah. 2--quid de la sécurité, c'est vrai que les routes, ça craint, sutout la nuit??pour les barrages? Vous pourriez m'aider svp? merci. J'attends de vos news! merci beaucoup!
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État des routes au Mali
Bonjour, Je me propose de partir bientôt à Bamako que j'ai quitté en septembre 2018. La route Bamako-Nioro du sahel était complètement défoncée. Il en était de même pour Gogui-ayoun et disons juqu'à Aleg. De même de la frontière de la Mauritanie jusqu'à l'embranchement de Dakhla (Maroc) la route était en travaux. Pour toutes ces raisons pourrais-je avoir des renseignements assez précis pour les cas précédents cités. Bien cordialement à Tous
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Le Mali souffre: pas de touristes ni de voyage!
il faudrait que cette guerre cesse car il faut qu'on voyage tranquillement partout au mali. les touristes se fond rare maintenant au mali c'est pas normal. ILS FAUT LA PAIX AU MALI POUR QU'ON PUISSE ÊTRE HEUREUX
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Trajet Kédougou (Sénégal) - Kéniéba - Bamako (Mali) en 4x4?
Nous envisageons de parcourir en 4x4 au mois de Fevrier 2011 le trajet Kedougou - Kenieba -Bamako Nous voulons passer par Guenegoré - Kouroukoto - Bafing - Korofata - Kita - Sebekoro - Kati pour arriver a Bamako Quelqu'un connaitrait il le trajet ( surtout l'etat des pistes) et la faisabilite d'un tel parcours De meme quelqu'un pourrait nous renseigner sur le passage a la frontiere(Senegal/Mali) entre Saraya et Kenieba Merci d'avance pour votre aide et vos precieux renseignements
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Circuit pour trois semaines au Mali
Bonjour,

Nous avons prévu (avec mon amie) de partir découvrir le Mali durant 3 semaines (dernière d'aout et 2 premières de septembre) en cette année 2006 ! Nous sommes plus qu'attirés par ce pays et tous ces peuples dont nous avions déjà longuement entendu parler de la part de voyageurs aguerris...

Je souhaiterais juste ici bénéficier de conseils et d'avis sur le circuit approprié pour ces 3 semaines.

Nous pensions (à première vue) se "ballader" durant 8-10 jours depuis Bamako jusqu'aux portes du pays Dogon (en passant donc par djenné, ségou, mopti, éventuellement tombouctou...) puis faire appel à un guide afin de bénéficier pleinement des richesses du Pays Dogon durant à nouveau 8-10 jours...

Voilà nous sommes donc tout à fait preneurs de tous vos bons conseils et avis quant à un parcours sympa, la période, les équipements, le budget à prévoir, ...bénéficier de vos expériences quoi !

Merci d'avance. Laurent.
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Sécurité actuelle au Mali? (fin août 2010)
Hello à tous,

Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.

Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.

Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.

Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.

Un tout grand merci.
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Rencontre dans la brousse de Mopti (Mali) le 21 Janvier 2006
Après avoir organisé une rencontre (très sypma) en Auvergne, pourquoi pas en faire une autre, et pour corser un peu la chose cette fois, au Mali. J'y serai grosso modo du 1er janvier jusqu'au 15 février prochain, et souhaiterais retrouver des Maliens, voyageurs ou non, et des voyageurs, Maliens ou non (!) Je ne connais et n'ai pas immaginé tous les détails, mais un petit coin au bord du Niger, pas trop loin de BKO pourrait ombrager quelques refections du monde. De plus c'est le début de la saison des mangues !

Y aurait il des partants ????
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Equipement pour un circuit au Mali
Je pars dans une semaine faire un circuit au Mali. Au programme, les classiques, Mopti, Djenné, fleuve Niger et pays Dogon

Quel type de chaussures faut il emmener pour la ballade dans le pays Dogon (basket OU sandales de marche ??) Pour les nuits à cette période faut il prévoir un sac de couchage ?

Est ce indispensable d'emmener des pastilles purifiantes pour l'eau ?

Sinon merci des autres conseils que vous pourriez me donner.

merci
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État de la route Mali - Mauritanie
Devant bientôt partir pour Bamako (MALI) j'aurais voulu savoir l'état du tronçon de route entre Gogui (Frontière de sortie du MALI) et Aïoun el Atrous (Mauritanie). Je suis passée en avril 2017 pour rentrer en France et la route était complètement défoncée il y a environ 190 KMS. D'autre part, je compte partir au MALI entre le 15 octobre et le 15 novembre 2017, alors s'il y a une personne devant se rendre à ces dates pourquoi ne pas envisager de partir ensemble.
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Route à destination de Bamako depuis Toulouse (informations)
suite de mon courrier de mai 2009 que je n'avais pas bien complété🤪

* pour un PL documents Au Maroc

MA 2009 demandé à direction departementale du transport et équipement( 2008-2009-2010 variance avec l'année) sans le MA vous ne pouvez circuler au maroc tapon de la douane à tanger puis lagouia en sortie

aucun souci au maroc pour la route

En Mauritanie

Si vous transportez du materiel dessus, et qu'il est important obligation de prendre transitaire, négociable sur la base de 350 € assurance en plus bien sur

route tres accidenté entre Nouakchott et Aleg-Kiffa, faut pas rouler trop vite mais ça passe sans probleme. apres Kiffa et jusqu'à frontière Mali la route était en travaux en avril 2009 ainsi que construction de pont et gué. on devrait avoir maintenant une tres belle route

Attention bien faire le plein sur Nouakchott, parce que ya pas des pompes tous les 100 kms😕

Au Mali tres bonne route, des postes de police aussi regulier qu'en mauritanie.

ATTENTION POUR CARTE GRISE EXPORT NE PAS MARQUER MALI SI VOUS VOULEZ VENDRE AU MALI MARQUEZ BURKINA FASO OU COTE D IVOIRE OU AUTRES PAYS

ainsi à la douane Malienne vous établirez un laisser passer touristique et non un paiement par un transitaire obligatoire + le bacchich au poste apres Kati
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Vendre un véhicule au Mali?
Salut a tous! je souhaite déssendre au mali pour 6 mois et ensuite le vendre sur place quels sont les papier a faire en france et au mali ??? j'ai chercher dans les differentes discutions mais j'ai rien trouver de précis donc si vous pouviez m'éclaircirsur ce point... Le véhicule en question est un Trafic T1000 aménagé cc de 1982 Merci d'avance ! Bonne soirée a vous!
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Monts Hombaris au Mali
j'ai 2 semaines de vacances (fin fev, débutmars) et je veux faire le pays dogon et si posible les monts hombori avt. Facile de trouver un moyen de transport pour aller de mopti aux monts Hombori qui transporte 2 vélos (on est 2) ? Tu conseilles de partir de quelle ville ? Logement ? ravitaillement ? D'après ce que j'ai lu c'est ok pour le pays dogon mais pour les monts hombori ? Pas besoin de tente ? un duvet ? ou juste sac à viande (et couverture de survie) ? Pas de prob pour trouver de l'eau ? Il existe une carte de la région ? Au pays dogon, on peut rentrer dans les villages (des personnes me diasaient qu'il fallait avoir pris un guide ?) Pousser jusqu'à djenné ? TRop long ? djennée _mopti en longeant le niger ? 2 jours ? MERCI d'avance.
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Randonner au Mali en décembre
Bonjour,

Je souhaite partir au Mali ! et randonn

Mon idéal de voyage est de partir avec un sac à dos; mais je vais devoir m'aménager un voyage un peu différent et prévoir un minimum car je ne peux pas encore porter de sac lourd; en revanche, peux tout à faire partir en randonnées pour une journée !ou même plusieurs jours si j'arrive à organiser le transport de l'équipement.

Les passionnés du Mali, auriez-vous des suggestions pour que j'organise mon petit voyage !

Merci de voter aide
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Nouvelles du Mali, ambiance générale à Bamako et Ségou?
Bonjour à tous Je projette de me rendre prochainement à Bamako et Ségou au Mali en voiture. Y a-t-il actuellement un forumiste qui s'y trouve. J'aimerais connaitre l'ambiance générale, savoir si le risque est toujours bien présent. Merci et bonne journée.
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Mali, Festival au désert Tombouctou Essakane 12,13 et 14 janvier 2012
J'ai l'honneur de vous informer que le festival au désert à Tombouctou est maintenu. Bien évidemment la sécurité des festivaliers est assurée, et la direction nous fait part de sa volonté de soutien aux peuples du désert liés à l'évènement. Les discussions avec le gouvernement malien nous ont permis de mettre en place un dispositif assurant l'imperméabilité du site. Les modalités sont sur le site officiel : http://www.festival-au-desert.org/index.cfm?m=0&s=1&lng=FR

Bien à vous,
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Conseil pour carte grise et filtre à gaz-oil pour une ambulance acheminée de France au Mali?
Bonjour. L'association Pangée à recu le don d'une ambulance, nous allons ammener ce véhicule à Kati, près de Bamako. Nous ne pouvons pas obtenir la carte grise car il faut être agréer pour posseder un "VASP". Le donnadeur nous a fais un papier signé et validé par la mairie nous autorisant à conduire ce véhicule. Qui peut me dire si ce sera suffisant pour traverser Maroc et Mauritanie? De plus le moteur Peugeot est à injection dircte et on me conseille d'installer un filtre centrifuge pour éviter une panne en cas de gaz-oil de mauvaise qualité. Ce filtre vaut 300 € + montage. Qui peut me dire si c'est vraiment nécessaire ? Amicalement jean louis www.association-pangee.org
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Partir travailler à Kayes au Mali: bons plans?
Salut à tous !

Je pars pour environ 1 an bosser à Kayes au Mali, alors je suis preneur sur tous les bons plans que vous avez sur la ville.

Niveau club de sport, j'ai vu qu'il y avait un stade, mais existe il aussi des salles de sports ? Je fais du badminton et du squash, ça serait possible de continuer, ou je me met au foot direct ?

Niveau bars sympa ? Endroits ou rencontrer des gens ? Vous avez des bonnes adresses ?

Niveau bouffe ? quels plats tester absolument ?

Niveau palu, ya de gros risques dans la région ? Je compte pas prendre de medocs vu la durée de mon séjour.

Des trucs particuliers qu'il faudrait que j'emmène et que je trouverai pas là bas ?

Merci d'avance, Klem
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Formalités pour un voyage en Ford Transit France-Mali?
bonjour a tous je vien de m'inscrire sur ce forum car je part en afrique pour un periple de trois mois et j'ai enormement de questions a poser

quel sont les formalitées exact pour passer les frontière avec un vehicule de plus de 10 ans

quel budget prevoir pour l'essence, assurance, visa, et autre

je par avec mon chien papier, vaccin, passeport en regle quel type de problemes je peut rencontrer la bas

sachant que je decole avec un vieux camion remit en état je ne suis pas a l'abris des éventuels pannes car il y en aura surement est-ce que je trouverait des piece pour reparer ou quelqu'un pour nous aider

voila sorry de vous balancer tout ca en vrac mais c'est mon premier voyage et j'ai besoin de conseils merci a tous et je continue ma visite sur l'forum🤪
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Créer une ferme au Mali?
BONJOUR A TOUTES ET A TOUS,

JE VOUDRAIS AVOIR QUELQUES RENSEIGNEMENTS POUR CREER UNE FERME AU MALI. JE VOUDRAIS EN EFFET INVESTIR DANS DU BETAIL MAIS JE NE SAIS PAS QUELS SONT LES PRIX D'ACHAT DE POULES, DE VACHES, ET DE MOUTONS D'ELEVAGES. JE VOUDRAIS PRODUIRE DES OEUFS, DU LAIT, DES POULETS ET DES MOUTONS POUR UNE CONSOMMATION LOCALE. POUVEZ VOUS M'AIDER? ME DIRE PAR OU COMMENCER. ET QUEL BUDGET PREVOIR POUR TOUT CELA

MERCI POUR VOTRE AIDE.
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Mali - Novembre 2008
Au départ, c’était un voyage de raison. Nous ne connaissions pas l’Afrique Noire, lacune évidente à notre démarche de voyageurs. Le Mali s’est très vite imposé. Pourtant, j’étais bourrée d’a priori : je craignais le harcèlement des gamins, la méfiance et les insultes des plus vieux, le côté sûrement artificiel des villages Dogon, piège évident à touristes trop crédules et folklore à la Disney, je craignais aussi des conditions d’hygiène trop rudes. Autant de craintes m’ont amenée à préparer un voyage sur 2 semaines seulement. Comme un bout d’essai … Suspicieuse, inquiète, prudente, oui, je le suis et le resterai toujours. Mais je reste aussi toujours ouverte et prête à revenir bien volontiers sur mes préjugés. Il n’a pas fallu longtemps !

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 22 Nov – Vol Air France Paris / Bamako – Nuit à Bamako (GIE Benso Mazauges) Dim – Route vers Djenné (Bus Bani Transport + Taxi) - Nuit à Djenné (Hôtel Maafir) Lun – Djenné : marché, mosquée, ville - Nuit à Djenné Mar – Route vers Mopti (Taxi brousse) - Nuit à Mopti (Hôtel Yapasdeprobleme) Mer – Route vers le pays Dogon J1 - Nuit à Begnematoo Jeu – Pays Dogon J2 – Nuit à Nombori Ven – Pays Dogon J3 - Nuit à Amani Sam – Pays Dogon J4 - Nuit à Ibi Dim – Pays Dogon J5 - Nuit à Youga Piri Lun – Pays Dogon J6 - Nuit à Banani Mar – Retour du pays Dogon - Nuit à Mopti Mer – Mopti - Nuit à Mopti Jeu – Mopti - Nuit à Mopti Ven – Route vers Bamako (Bus Bani Transport) - Nuit à Bamako (chez Mme Konaré Saw) Sam 6 Déc – Bamako – Vol Air France Bamako / Paris

BUDGET : Le Franc CFA Cours : 1 € = 640 Fcfa. Le Franc CFA correspond à nos anciens-anciens-francs (10 000 Fcfa = 100 F = 15 €) A l’arrivée à l’aéroport, dans la confusion de la récupération des bagages (épique !), j’ai raté les distributeurs de billets. Pourtant, il y en a 2 que j’ai vus lors de notre retour : dans le hall d’arrivée et à l’extérieur, juste devant les parkings.

Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Bamako : 915 €/p = 1 830 €

Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Randonnée en pays Dogon : 230 €/p = 460 € payé cash sur place Autre (hôtels, repas, transports) : 830 € Aucune utilisation de la CB ni de TC

Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins. Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtels milieu de gamme, restaurants midi et soir, une bière de temps en temps …).

On a changé facilement nos € dans les hôtels au cours régulier de 640 Fcfa pour 1 €.

GUIDES : Petit Futé 2007 - 😠 Aucun intérêt, aucun plan de ville. J’ai vérifié après coup (trop tard, dommage !), le Lonely Planet propose un plan de Mopti, de Djenné, même de Banani ! Les points d’intérêt sont juste cités sans être situés. Ils se contentent de dire qu’on ne peut pas se passer d’un guide (humain) ce qui est totalement faux. J’étais en rage. Achat totalement inutile. Préférez, et de loin, le LP Afrique de l’Ouest.

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Bamako – Air France Achetés début septembre sur le site Air France à 915 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais régulier et direct. 5 heures de vol. Arrivée à 21h20 à Bamako ; départ de Bamako à 23h45.

2 – Bamako/Djenné : bus et taxi En préparant notre voyage, ce transfert de Bamako à Djenné m’a beaucoup souciée et j’en profite pour remercier ici tous les VFistes qui ont répondu à mes inquiétudes. Grâce à leurs réponses, nous avons osé … Nous nous sommes donc rendus très tôt le matin (vers 6h30) à la gare routière des bus BANI TRANSPORT pour être sûrs d’embarquer dans le 1er bus du matin en direction de Mopti. Au guichet, on demande nos tickets pour "le carrefour de Djenné". Bamako / Mopti = 8 000 F. Le carrefour se trouve environ 100km avant Mopti. J’ai payé autant pour l’arrêt au carrefour de Djenné, je n’ai pas réagi … j’aurais sans doute dû !... 2 bagages chargés en soute (1000 F par bagage). Nous avions enveloppé nos sacs à dos d’une housse de protection … ce n’était pas superflu, c’est très poussiéreux. La montée dans le bus s’effectue par appel (au mégaphone !) dans l’ordre d’achat du ticket. Une fois dans le bus, on choisit sa place. Ca marche bien. Départ prévu à 7h, effectif à 7h20. Voyage sans problème, nous arrivons au "carrefour" vers 14h45. Un taxi (une 504 break), avec déjà 2 touristes, "nous attendait". Nous montons, acceptons le tarif réclamé (15 000 pour le taxi à diviser par 4) et partons. Au bout de 30 km, nous voici au bord du Bani, petite rivière qu’on traverse par un bac. C’est inclus dans le prix du taxi, on ne paie rien de plus. Animation, ambiance, couleurs, jolies photos en perspective ! 5 minutes de navigation puis encore quelques courts kilomètres. Nous allions tous les 4 au même hôtel, le taxi nous y a déposés plutôt que de nous laisser sur la place du marché comme c’est l’habitude. A 16h30, nous étions douchés ! Finalement, ça s’est fait tout seul, vite et confortable !... Mais je pense que pour y arriver, il faut vraiment prendre le premier bus au départ de Bamako (7h), croiser les doigts pour qu’il n’y ait aucune panne (et là, je pense qu’avec Bani Transports on limite les risques …) et espérer qu’il y ait un taxi au carrefour. Nous avons eu un peu de chance, je crois.

3 – Djenné/Mopti : taxi-brousse Le transfert de Djenné à Mopti fut plus laborieux. Nous décidons de prendre le taxi-brousse, très économique. 2 250 F / p + 500 F / bagage Le guichet des taxis-brousse se trouve sur la place du marché ; on y achète notre billet le jour même, vers 7h, puis on s’entasse dans le taxi-brousse (petite camionnette aménagée de bancs) jusqu’à transformation complète en sardine. Nos 2 sacs sont sur le toit, à côté du mouton. Dès que la boite est pleine, on part. Jusqu’à la panne, apparemment incontournable. 5 heures plus tard, nous avions enfin parcouru les 130km qui séparent Djenné de Mopti. Epique, authentique, épuisant ! 🤪 Un couple de Français nous a raconté avoir fait ce transfert en pinasse pour 20 000 Fcfa/p, repas compris. 8 heures de navigation, ils en étaient enchantés.

4 – Mopti/Bamako : bus A Mopti, il existe 2 guichets Bani Transport. Le principal, sur le rond-point (c’est de là que partent les bus) et un autre, secondaire, sur le port. Nous avons acheté nos billets 2 jours à l’avance sur le port. Je vous conseille plutôt de les acheter au guichet principal car nos noms n’avaient pas été reportés sur la liste principale. Petit problème au moment de l’appel pour monter dans le bus (mais qui s’est réglé très vite). Départ de Motpi à 7h15. 10 h pour faire les 640 km de route asphaltée de Mopti à Bamako. Les bus Bani Transports nous ont paru en bien meilleur état que ceux de Bittar. Confortables, tout le monde a une place assise, chauffeurs prudents ; quelques arrêts jamais très longs. En route, je vous conseille de goûter aux "béné" ( ? pas sûre d’avoir bien compris le nom …), gâteaux secs au sésame et au miel, enveloppés individuellement dans une poche plastique, proposés par les petits vendeurs ambulants qui accourent aux fenêtres du bus au moindre arrêt. Un goût de nougat chinois mais sec et croustillant. C’est bon et nourrissant. 50 F pièce. L’eau en bouteille est assez difficile à trouver en route. Elle est plutôt vendue en poche plastique. Pas super pratique mais ça dépanne. Pensez plutôt à remplir vos gourdes avant de partir.

5 – Taxi en ville A Bamako : Aéroport vers Hôtel GIE B-M, taxi "affrété" par le GIE : 5 000 F (un peu excessif) Hôtel GIE B-M vers gare routière : 1 000 F Gare routière vers Maison d’hôtes de Mme Konaré Saw : 3 000 F Konaré Saw vers aéroport : 6 000 F A Mopti : Gare des taxis-brousse vers Hôtel Yapasdeproblème : 1 000 F Hôtel vers départ des bus Bani Transports : 2 500 F (tarif de nuit parait-il ….)

HEBERGEMENT :

1 - BAMAKO : GIE Benso-Mazauges (cliquer ici) 15 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj (qu’on a eu, à 6h, avant de partir à la gare). Réservation effectuée à l’avance par internet. Arrivés tard le samedi soir, nous voulions partir très tôt le dimanche matin vers Djenné. Je cherchais donc un hébergement proche de la gare routière. Merci à hery et seneleg pour cette adresse ! Chambre simple, rien de trop. Accueil un poil laxiste. Je n’en garde pas un souvenir ému mais l’emplacement de l’hôtel répondait à notre attente, effectivement, à côté de la gare routière (1 000 F le taxi pour s’y rendre). Par contre, forcément bien loin du centre de Bamako. Au moment de la réservation, le GIE nous a proposé un taxi pour nous récupérer à l’aéroport. 5 000 F, c’est un peu cher mais ça nous a évité de chercher dans la confusion de l’arrivée … Arrivée au GIE, j’ai confié 200 € à un Malien qui, à 22h passées, est reparti en ville me trouver des Fcfa. Confiance totale, justifiée, j’ai récupéré mes Fcfa ½h plus tard.

Maison d’hôtes chez Mme Konaré Saw 6 000 F/p (ventilée) avec le petit dej. Sans réservation. Au centre (hippodrome). Riche maison particulière dont la propriétaire loue 5 chambres (dont 2 dans un bâtiment annexe où nous étions). Plusieurs sanitaires communs. Chambre (ventilée, moustiquaire) sombre, petite, tristounette et sale (les 3 chambres de la maison principale sont sûrement bien plus agréables). Sanitaires par contre irréprochables (avec eau chaude). Petit déjeuner familial inclus. L’accueil très chaleureux de Mme Konaré Saw a compensé la médiocrité de la chambre. Difficile à trouver. Il faut indiquer au taxi : rue du BlaBla, puis au bout du goudron, continuer tout droit sur la piste, prendre la 7e à droite et c’est la 4e porte à gauche. Quartier calme de maisons cossues même si l’état de la piste ne le laisse pas supposer un instant ! De là, nous sommes allés le soir (lampe frontale de rigueur) au maquis Pili Pili à pied (pas loin, 15 min) et, le lendemain, au musée (plus loin, plus d’une heure à pied, en traversant le marché de Médine).

2 - DJENNE : Hôtel Maafir 23 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj. Réservation faite bien à l’avance par téléphone. Chambre spacieuse et agréable. Petite cour intérieure calme. A quelques centaines de mètres de la mosquée et de la place du marché. Je conseille vivement de réserver son hébergement à Djenné si vous y êtes pour le marché (lundi).

3 - MOPTI : Hôtel Yapasdeproblème (cliquer ici) Notre coup de cœur. 🙂 25 000 F la chambre (A/C, sdb) + petit déj à 1 500 F. Réservation faite par internet. Chambre très agréable quoiqu’un peu sombre car située au rez-de-chaussée. Au troisième étage, une grande terrasse sert de bar/restaurant. Bien abritée, joliment décorée, on s’y sent très bien et on s’y repose avec plaisir. La cuisine y est par ailleurs de grande qualité. Nous avons dîné là tous les soirs. Je conseille vivement cet hôtel qui offre de nombreuses possibilités d’hébergement. Le patron est très présent et toujours prêt à aider. Vraiment une bonne ambiance, chaleureuse et décontractée.

REPAS : On retiendra de nos agapes le capitaine, poisson du fleuve, ferme (se tient bien en brochette) au goût très fin, l’attiéké (semoule de manioc) au goût très marqué, l’aloco ou banane plantain frite (un peu gras), le bissap (infusion chaude ou froide, très sucrée, de plantes locales, d’un rouge profond). Nous n’avons mangé qu’une seule fois du fonio maté (semoule de mil avec une sauce arachide). Perso, j’ai trouvé le fonio vraiment fade, je préfère de très loin l’attiéké. Le poulet nous a toujours déçus : trop dur, trop cuit. Nous lui avons très vite préféré le délicieux capitaine.

Quelques prix : Les prix sont très variables d’un endroit à un autre … Une bouteille d’eau (1, 5 litre) : entre 1 000 et 1 250 F (le budget eau est important, les pastilles permettent une belle économie). Une bouteille de coca (30 cl) : entre 500 et 700 F Une grande bière (600 ml) : 1 250 F (la Castel est moins amère que la Flag) Un plat de capitaine (avec garniture : riz, aloco, attiéké …) : autour de 3 500 F Un plat de poulet yassa (avec du riz) : 3 000 F

Voici 3 adresses qu’on a bien aimées : Le restaurant de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti Poulet yassa, brochette de capitaine, aloco, énorme salade composée (après la randonnée en pays Dogon, on s’est délecté de cette énorme assiette de crudités), omelette, crêpe au chocolat, jus de mangue frais … tout est bon et à prix raisonnable. Le Bissap Café à Mopti (juste avant le port) C’est cher, mais c’est bon. Pichet de bissap à 1 000 F, plats africains à 4 000 F, yaourt (au miel sauvage, un régal !) à 900 F, salade de fruits frais à 1 200 F. Bonnes pizzas au feu de bois également (autour de 4 000 F) Le Pili Pili à Bamako Sympathique maquis où nous avons mangé de l’attiéké délicieux et encore du capitaine. Pas cher.

LA RANDONNEE EN PAYS DOGON :

1 - La randonnée en elle-même Ce fut le point d’orgue de notre voyage au Mali. Nous avions 7 jours à notre disposition et nous tenions absolument à aller jusqu’aux 3 Yougas. Pour le reste, nous avons laissé libre cours à Benjamin. Paysages grandioses, villages pittoresques, scènes rurales tout droit sorties de notre imaginaire, accueil chaleureux, logistique rudimentaire mais suffisante, marche facile et agréable, lumières pures de l’Afrique, voilà les nombreux ingrédients qui ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.

Rappel de nos étapes : J1– Départ à 8h en voiture particulière pour 2 heures de route et de piste – Arrivée à Indelou, sur le plateau – Pause repas – 45 minutes de marche seulement pour ce 1er jour - Nuit à Begnematoo J2 – Dourou – Pause repas – Descente de la falaise – Nuit à Nombori J3– Komokani – Pause repas – Mare aux crocodiles - Nuit à Amani J4– Ireli – Pause repas - Nuit à Ibi J5– Koundou – Youga Na – Pause repas – Montée vers Youga Dogourou - Nuit à Youga Piri J6– Redescente vers Koundou – Ibi – Pause repas - Nuit à Banani J7– Montée de la falaise vers Sangha – On retrouve notre chauffeur, route vers Mopti qu’on rejoint à 11h

Trop inquiète sur l’authenticité des villages traversés, sur les conditions d’hygiène que j’imaginais réduites à néant, sur la difficulté du parcours sous un soleil harassant … j’ai souhaité limiter l’itinéraire à 7 jours/6 nuits, pensant atteindre là les limites de mes capacités. Quel dommage ! 2 ou 3 jours de plus m’auraient ravie, nous permettant de démarrer à Kani Kombole et de pousser jusqu’à Yendouma. Mais peut-être alors aurait-il encore manqué 2 ou 3 jours supplémentaires ?... Les villages traversés sont tous différents et chacun a son charme. Pour ne citer que nos préférés … Nous avons particulièrement aimé Indelou. Est-ce parce que c’était le premier ? Non, les photos me prouvent que son charme est bien réel. Tout petit village, tout serré, tout mignon, une vraie bonbonnière … Dourou est superbe aussi, plus grand. Nous y étions (coup de chance) le jour du marché. Très animé, très coloré. L’arrivée sur Nombori, au sortir d’une faille de la falaise, est extraordinaire. Grand village, très peuplé, très vivant, face à la grande dune rouge, au pied de la falaise. Nous y découvrirons nos premières habitations Tellem. Et quelle soirée mémorable chez Philippe, le frère de notre guide, qui tient salon ! Puisque la télé n’a pas encore ici fait ses ravages, quelques hommes du village ont pris l’habitude de s’y retrouver pour passer la soirée à débattre. Ce soir-là, le sujet était la condition de la femme … Débat animé et joyeux … même si nous ne partagions pas l’avis général … Et puis, le fleuron : Youga Piri. Qui se mérite ! Quelle nuit extraordinaire nous y avons passée. Village tout en dénivelé, accroché, caché, dans la falaise. On a l’impression d’être dans une forteresse irréelle, adossée à la falaise, dominant la plaine. Nuit incroyable … en contrebas dans la vallée, on devine un foyer qui brûle encore, plus près, les enfants rient toujours malgré le noir profond de la nuit … Ce fut une nuit magique. De celles qui marquent une vie.

2 - Condition physique Mes commentaires s’appliquent à notre randonnée. Nous n’avons pas tout parcouru, loin s’en faut ! Randonnée facile où l’on passe d’un village à un autre, tantôt sur le plateau de la falaise de Bandiagara, tantôt au pied. Sur le plateau : roche rugueuse où les chaussures accrochent bien. On domine la plaine, à perte de vue, sur 360°. Seule la mer donne cette même impression d’infini. Magnifique ! Au pied de la falaise : sentier de terre sablonneuse, souple, agréable. Parfois quelques parties de sable plus profond, là c’est un peu pénible, ça patine. On traverse des champs d’oignons, de mil, des plaines parsemées de baobabs. On croise parfois quelques ânes, quelques zébus. La brousse, comme on la rêve ! Dans la falaise : car pour passer du plateau à la plaine (ou l’inverse), il faut descendre (ou monter). On emprunte alors des failles, étroites gorges composées d’éboulis de rochers. Un peu d’endurance, un peu de souffle, un peu d’agilité et un peu d’humilité (ne pas démarrer trop vite et garder un rythme régulier) suffisent largement à surmonter l’épreuve. Vraiment rien d’infaisable. C’est la montée vers Youga Piri qui fut (sur notre parcours) la plus difficile. Un jeune nous a d’ailleurs accompagnés (il semble que ce soit l’habitude, un moyen pour eux de se faire une petite pièce) toujours prêt à me tendre une main rassurante sur un passage délicat. Evidemment, il était en tongs … Il était même prêt à me soulager de mon sac à dos si j’avais voulu (au-delà de mon ego qui me l’interdisait, je n’en avais sincèrement pas besoin, par contre je ne me suis pas privée de lui attraper plusieurs fois la main). On traverse quelques failles profondes sur des ponts de branches et de pierres. Même moi plutôt sujette au vertige, ça ne m’a pas impressionnée plus que ça. On grimpe aussi quelques échelles Dogon pour escalader des rochers trop raides ; là encore pas assez hautes pour en être embarrassé. Bref, des passages inhabituels rendent cette montée pittoresque et l’occasion de photos sympathiques … Mais aucune crainte à avoir et aucune raison de s’en priver. Et quel spectacle !! Globalement : rythme facile : nous marchions 4 à 5 heures maxi par jour, visites de villages comprises. On évitait la chaude période de mi-journée : pause de 11h à 15h environ. La pause peut sembler longue, mais on s’y fait, et ce rythme lent convient bien à ce type de randonnée. Ma période de marche préférée a toujours été celle de l’après-midi. A partir de 15h, la température devient idéale et décline tout doucement. Plus on marche, plus il fait doux (à l’inverse du matin). Paysages dorés sous la lumière chaude et rasante d’un soleil toujours brillant sans être brûlant. Ce sont bien sûr pendant ces après-midi que nous avons fait nos plus belles photos. La qualité et le poids du sac à dos contribuent fortement au plaisir de la marche (truisme total …! 😛 ). Nous avions investi dans des sacs légers, bien ventilés, bien conçus et avons limité leur chargement à l’essentiel (6-7 kg chacun, eau comprise). Les hanches portent, les épaules sont libérées, le dos ne souffre pas du tout. Au point que j’en oubliais parfois de le poser en arrivant à l’étape !

3- Logistique Nous faisons connaissance de notre guide Benjamin à l’hôtel Yapasdeproblème la veille du départ. Ensemble, nous revoyons notre parcours et convenons de notre heure de départ. Nous le payons (intégralement en €). Le lendemain, Ousmane (le chauffeur) et Benjamin étaient prêts avant l’heure dite ! 2 heures de route et de piste pour atteindre Indelou, point de départ de notre randonnée.

3.1 - Les campements C’est quoi un campement ? y a des tentes ? des caravanes ? un bar ? une discothèque ? …. Pfffff …. 😏 Bon, n’empêche que je me suis posée la question, évidemment … Dans certains cas, c’est de l’hébergement chez l’habitant, en d’autres termes : une chambre et une table d’hôtes, version locale. Parfois, la structure d’accueil est un peu plus grande, plus organisée, avec même quelques cases pour dormir à l’abri (pour notre part, on a toujours préféré de très loin les terrasses) et quelques tables abritées sous un toit de paille pour manger. Un petit coin isolé par des murets en guise de sanitaires, pour la toilette d’un côté, les wc de l’autre. Les hôtes installent des matelas de mousse sur le toit, apportent un seau d’eau pour la toilette et préparent le repas commandé. Le matin avant de partir, nous réglions nos boissons. Voilà, c’est tout simple et, pour les plus petits campements, très authentiques. Les repas : on les commande dès l’arrivée (vers 11h ou vers 17h) car la préparation est longue puisqu’à la demande. Plat unique composé d’un féculent (semoule, pâtes, riz, purée de haricots) et d’une sauce servie à côté. Très peu de légumes (2 ou 3 morceaux de courge dans la sauce, au mieux …), pas de fruits. Après une tentative, nous avons toujours décliné la viande (trop dure à notre goût). La sauce varie d’un campement à un autre selon le talent du cuisinier. Sans être gastronomique, c’est bon, nourrissant et servi toujours très très copieusement. Notre guide s’adonnait à la cérémonie du thé : longue préparation d’un thé vert à la menthe sur un petit brasero puis partage du breuvage entre tous les présents, en 3 fois. Du plus amer au plus doux … Rite convivial bien sympa pour qui aime le thé. Au petit déjeuner, thé ou café, lait en poudre et un large saladier de beignets de mil. Un peu gras (beaucoup même) mais c’est bon. Ce fut parmi nos meilleurs moments. Que d’images extraordinaires en ces débuts de journées sous un soleil rouge, doux, qui embrasait la falaise devant nous. Le thé fumant entre nos mains, nous étions tous les matins scotchés devant ce spectacle. Les nuits : un matelas de mousse, parfois 2 quand ils étaient vraiment trop fins, un sac à viande, une polaire roulé en boule en guise d’oreiller et une moustiquaire (souvent fournie par le campement), voilà comment passer des nuits sublimes à regarder un ciel auquel on n’a pas droit à Paris. Nous avions décidé de ne pas emporter de sac de couchage (pour limiter poids et volume). Nous avons eu froid une nuit, à Ibi, où nous avons fini entre les 2 matelas, tels des sandwichs. Vers 5h30, le soleil se lève, les animaux (les coqs, les ânes, les moutons ….) se réveillent et annoncent à qui mieux-mieux la nouvelle journée. Pour rythmer l’ensemble, la cadence sourde et régulière des femmes qui pilent le mil. Une colonne de jeunes filles remontent déjà du puits avec leur énorme bassine d’eau sur la tête pour alimenter le village … Demain, immanquablement, elles y retourneront … Autant d’invitations à se lever pour vivre une nouvelle journée riche en images merveilleuses, immuables, d’un autre temps. La toilette : pas d’eau courante ne signifie pas pas d’eau ! Grave erreur de ma part. Chaque soir, nous avons pu effectuer une toilette complète. Le coin douche est isolé par des murets de terre de 1m50, à ciel ouvert. Une porte ou un système de chicane permet de s’isoler un minimum. Personne ne regarde. Un seau et une louche, ou bien un énorme bidon surélevé garni d’un pommeau de douche ! J’avais apporté des lingettes qui m’ont finalement bien peu servi. J’avais également un flacon de savon bactéricide sans eau. Utile (dans la journée notamment) sans être indispensable. Une anecdote. A Youga Piri, on nous demande si nous pouvions nous laver ensemble pour économiser l’eau, tellement difficile à monter depuis la plaine. Bien sûr ! Nous voilà dans notre petit coin, avec notre seau d’eau et notre gobelet-louche, tout nus, tout juste protégés par un petit muret, à nous frotter, quand soudain on entend un appel. On cherche, là, un peu plus haut, un gamin nous fait un joyeux signe de la main. Auquel on répond tous les 2 aussi joyeusement. Puis, 2 gamins, puis 3 … pour finir, il y aura une dizaine de gamins, en rang d’oignons, à nous observer et à nous faire signe. Cocasse ! Les contacts sont toujours faciles, même en pleine toilette ! Pour info, le seau d’eau nous a largement suffi pour nous 2 ; il en restait plus de la moitié. On n’imagine pas à quel point on peut économiser l’eau pour se laver … Ca m’a donné à réfléchir sur mon gaspillage quotidien ! Les WC : à côté du coin douche (à Youga Piri, c’était même au même endroit), un trou dans le sol. Parfois une petite bassine avec un peu d’eau. N’oubliez pas votre papier.

3.2 - L’équipement (à cette époque, fin Novembre) La température est montée jusqu’à 39°C. Néanmoins, c’est très supportable car l’atmosphère est très sèche. A cette époque, le soleil n’est pas brûlant et nous n’avons pas souffert de coups de soleil. Chaussures de marche à tige basse nécessaires, mais suffisantes. Je ne conseille pas les sandales à scratch, on traverse parfois des broussailles piquantes et accrocheuses … Pour les pauses, les tongs permettent de bien s’aérer les pieds et de faire sécher les chaussettes. Pratiques également pour la toilette. Tenue de rando en coton léger. Le soir, on appréciait d’enfiler une tenue légère, propre et sèche. Le grand air doux de la nuit suffisait à sécher et à aérer notre tenue de marche qu’on ré-enfilait le lendemain matin. Avec cette alternance, nous étions confortables et avons voyagé léger. Cela dit, on se salit beaucoup, poussière et marbrures de sel de transpiration ; préférez les couleurs claires moins salissantes … Une petite polaire légère fut la bienvenue pour servir d’oreiller ou d’appoint pour les nuits un peu plus fraîches. Jamais portée naturellement en journée. Les indispensables : lampe frontale - des mouchoirs en papier - des tongs - du papier toilette - un peu de lecture pour la pause de mi-journée - un jeu de cartes - de l’argent liquide en petites coupures (on dépensait environ 5 000 Fcfa par jour pour nous 2 en boisson -2 cocas, 2 ou 3 bouteilles d’eau, 1 grande bière-. Ce n’est pas négligeable … Eau du puits gratuite si vous optez pour la purification par pastille) - pharmacie de base : aspirine, imodium, ercéfuryl, pince à épiler, anti-palu, répulsif - APN et batteries (chargeur inutile …) - gourdes (2 X 1, 5 l) plus solides que les bouteilles en plastiques …. - un couteau - un petit tube de protection solaire (on en a utilisé bien peu) - serviette de toilette en micro fibre : ultra compactes et qui sèchent en 10 minutes, vraiment pratique - une moustiquaire (non imprégnée). On l’a utilisée (2 fois) quand le campement ne les fournissait pas - un sac à viande (les frileux du Midi préfèreront sûrement un sac de couchage … nous, on est des durs, des Lorrains ! 😛 ) - trousse de toilette et un peu de rechange … Notre paquetage faisait 6-7 kg chacun. Pas la mort ! Une dernière remarque : si vous avez besoin, pensez à un miroir.

Nous avions laissé à l’hôtel de Mopti, en toute sécurité, un sac de voyage en consigne et, dans leur coffre, une pochette contenant argent, passeport, billets d’avions, clés …. Nous n’avions donc sur nous que des photocopies de nos passeports et un peu d’argent liquide. Et l’esprit tranquille !

3.3 - Une journée type On a vécu au rythme du soleil et des étoiles : Réveil naturel vers 6h au son des cocoricos, braiements, bêlements et autres meuglements … Petit déjeuner à 7h, parfois un peu plus tôt Départ entre 7h30 et 8h (2 à 3h de marche) Arrivée au campement de midi entre 10 et 11h Commande du repas, qui sera invariablement servi à midi Coca / Thé / Repas / re-thé / Sieste / re-re-thé … Départ à 15h (2h maxi de marche) Arrivée au campement du soir vers 17h (il faisait nuit noire à 18h15) Commande du repas (servi vers 19h), toilette, installation du couchage sur une terrasse Dodo autour de 20h30

4– Benjamin, notre guide C’est bien grâce à lui que notre randonnée fut une telle réussite. Benjamin a 36 ans, il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connaît bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Contact pris par internet avant notre départ. Nous avions convenu à l’avance des prestations, de l’itinéraire, du prix et du rendez-vous à l’hôtel. Aucune avance réclamée, aucune mauvaise surprise, tout fut respecté. Pour respecter la déontologie de ce site, je donnerai ses coordonnées par MP sur demande. Ceux qui ont lu mon carnet de voyage sur le Népal noteront que je n’ai pas été aussi élogieuse avec notre guide Santa … juste pour dire que nous savons ce qu’est un mauvais guide …

Quid de la nécessité d’un guide ? Nous avons croisé peu de touristes pendant notre périple, mais tous étaient accompagnés. Non pas pour le chemin : avec la falaise comme fil conducteur, impossible de se perdre. Encore que … il n’y a aucune indication et parfois 🤪 … mais, je veux bien croire qu’on peut s’y retrouver. Par contre, il semble difficile de visiter les villages sans un guide qui garantira le respect des lieux sacrés. A Indelou, lors de la pause repas, nous avons voulu retourner nous promener dans le village. Benjamin, en pleine sieste, a demandé à un gamin de nous accompagner. Ce n’était pas pour qu’on ne se perde pas (il aurait vraiment fallu le faire exprès !) mais pour que les villageois soient rassurés : nous n’allions pas profaner les lieux sacrés. Je repense aussi à son cri d’effroi quand j’ai tendu la main vers un autel Tellem … Ahhh ! Pas touche ! oups 😊 … Et comment deviner que ce bout de friche, s’il est foulé entraîne une mort certaine sous 3 ans … m’enfin, tous les enfants du village le savent !... Pour traverser Youga Dogourou, haut-lieu du pays Dogon puisque siège de la cérémonie de Sigui, Benjamin s’est assuré des services d’un jeune du village pour être absolument certain de respecter le protocole, ici, plus compliqué qu’ailleurs. Le jeune nous a quittés une fois le village traversé. Animisme, croyances ancrées profondément, lieux sacrés, voilà ce que le guide va protéger (protection du touriste ignorant et aussi du villageois : un lieu profané nécessite d’être re-purifié). Enfin, J’ai vu Benjamin remettre un boubou-offrande au chef du village à 2 occasions : à Indelou et à Nombori. Suffisamment discrètement pour que je croie en l’authenticité du geste. Voilà, au final, je pense que c’est difficile sans guide. Par ailleurs, le guide (pourvu qu’il soit Dogon !) apporte vraiment beaucoup en terme d’explications sur les rites, la cosmogonie, la vie quotidienne et permet d’entrer en contact avec les villageois qui parlent très peu Français.

DJENNE : La taxe de développement touristique individuelle est de 1 000 F. Nous l’avons payée (contre un reçu en bonne et due forme !) au carrefour avant de prendre notre fameux taxi. Guide bien inutile pour visiter cette merveilleuse petite ville tout en banco. La mosquée est interdite aux non-musulmans. On nous a proposé plusieurs fois de la visiter moyennant 5 000 Fcfa/p. Grosse mise en scène : chuchotements et regards appuyés pour tenter de nous faire croire que nous avions là une opportunité exceptionnelle … Nous avons décliné. Nous sommes montés sur le toit terrasse voisin offrant une belle vue. Un peu plus tard dans la matinée, quand le marché battait son plein, nous y sommes retournés sans repayer, ils se souvenaient de nous. Cool. Le marché justement, parlons-en. Pour en profiter, Philippe décide de se lever aux aurores, à 5h45 !! Euhhhh … je suis une lève-tôt mais là, quand même, c’est un peu tôt … je traîne les pieds. … Philippe me houspille, nous sommes en retard ! Pffff … Allez, allez ! Non, non, pas de petit déj, pas de douche (on reviendra plus tard !), on court vers la place du marché qu’on atteint à 6h … Bien trop tôt … Rien … Ils commençaient à peine à s’installer. L’œil noir, je regarde Philippe, je ne dis rien (il n’y avait rien à dire !) et je retourne à l’hôtel prendre ma douche et mon petit déjeuner … Bien sûr, Philippe m’a accompagnée (même pas penaud !) et nous avons pris notre petit dej ensemble évidemment, et sans aucune rancune de ma part, car après tout, s’il avait eu raison …. je l’aurais béni ! Retour sur la place où le marché bat son plein vers 10-11h … Vraiment un beau spectacle que toutes ces couleurs avec la mosquée en terre en toile de fond ! En dehors de l’animation du marché, Djenné est une magnifique petite ville, tout en banco. On s’est promené avec plaisir dans ses ruelles, partout des scènes de vie quotidienne incroyables de simplicité et de beauté : la préparation du tô, le démêlage d’un filet de pêche, le pilonnage du mil, la farine tamisée, le tressage des cheveux, la laine filée … On s’arrête, on se regarde, on se sourit, on continue … Encore une belle journée, intemporelle …

MOPTI : Jolie petite ville au bord du Bani où nous nous sommes posés 3 nuits après notre rando. Par nécessité et par choix aussi … Plutôt que de passer une trop courte ½ journée à Ségou comme nous l’avions envisagé initialement, nous avons changé nos plans pour profiter davantage de Mopti. La bonne ambiance et le confort de l’hôtel ainsi qu’une grosse tourista à enrayer ont également pesé dans la balance. On s’est posé, on s’est baladé (seuls !) ; la mosquée, le marché, le marché artisanal, le bissap café … Pas fana ni l’un ni l’autre de bateau, on n’a pas tenté la balade en pinasse. Les offres ne manquent pas ! Un couple nous a dit avoir fait la visite de Mopti en pirogue (et non la visite des villages environnants comme proposée la plupart du temps), ils en étaient enchantés … Petit regret …

BAMAKO : Une seule journée passée à Bamako, c’est peu mais ça nous a suffi. Musée National Argh, j’ai oublié le prix du ticket d’entrée, pas cher … peut-être 1000 F/p Certes, il est beau, pas bien grand, bien agencé mais trop peu didactique. Dommage, nous en sommes partis un peu frustrés. A faire quand même, surtout en fin de voyage. Petit restaurant où nous avons enfin mangé du fonio maté. Marché de Médine Sur la route du musée (c’est idiot ça, ça dépend d’où on vient !). A environ 1km à l’Est du musée (voilà qui est mieux !) Il jouxte une décharge où de pauvres hères ont élu domicile. On décide de s’y enfoncer pour en saisir davantage l’ambiance. Marché populaire très vivant, très pauvre aussi. Qu’elle était belle cette maman tressant habilement les cheveux de sa fille, assises toutes deux au milieu de poissons assaillis par des nuées de mouches ! Les magnifiques sourires des vendeurs rendent encore plus dramatique ce marché bien sombre et bien miséreux. On touche ici le quotidien du Mali qui nous ramène à une cruelle réalité : misère, indigence, survie … Maison de l’artisanat Nous avons préféré l’ambiance plus aérée et plus sereine du marché artisanal de Mopti.

DIVERS : L’accueil : je m’attendais vraiment à souffrir de harcèlement. Loin s’en faut. Certes, en ville, on est sollicité (pour une babiole, un service, un bic ou un cadeau …) mais sans jamais aucune agressivité. Combien de fois avons-nous décliné les offres de pseudo-guides, leur expliquant qu’on préférait être seuls. Aucune insistance, « ok, pas de problème, bonne balade, le marché c’est par là ». Et tout ça avec toujours un vrai beau sourire. Sollicités, oui, on l’a été ; harcelés, jamais de la vie ! La carte bancaire : pas du tout utilisée (cela dit, on a raté les distributeurs de l’aéroport). On a changé très facilement nos € dans les hôtels. A Djenné, dans une banque, au même taux. 1€=640 Fcfa Le climat à cette époque : chaud et sec. 2 journées plus fraîches en fin de séjour à Mopti et Bamako où nous avons enfilé nos petites polaires. L’affluence touristique à cette époque : vraiment pas grand monde … On recroise toujours les mêmes d’ailleurs, principalement des individuels comme nous. Les problèmes de santé : bonne turista pour Philippe (c’est la première fois !) en fin de randonnée, traitée énergiquement et efficacement par ercéfuryl, imodium et doliprane. Les moustiques : à cette époque, il n’y en a pas beaucoup. On s’est quand même fait piquer assez souvent. C’est dire … répulsif et traitement anti-palu à mon avis indispensables. Nous avons opté pour la doxycycline (voir Institut Pasteur – cliquer ici). Photos : la plupart des Maliens réclament une pièce pour leur photo, d’autres refusent tout net. On en a très vite pris notre parti et sommes revenus sans portrait. Finalement, pas bien choquant tout ça … L'artisanat : nous avons fait pas mal d’achats sur le marché de Mopti. Encore faut-il le trouver ! Plusieurs dizaines d’échoppes sont regroupées dans un quartier, près du port. Bien sûr, le toubabou est attendu ! Mais on le sait en y allant, non ?... Alors, on a choisi de jouer le jeu, d’y plonger, de se donner du temps, de passer dans chacune des boutiques, sans en oublier une seule (on n’aurait pas pu de toutes façons !). Du coup, les vendeurs se sont calmés, attendant patiemment leur tour pour nous vanter la beauté et l’originalité (euhhhh ….) de leurs articles. Nous échangions quelques mots à droite à gauche, achetant une bricole de ci de là. Partout des sourires. Jamais aucune agressivité. Aucune authenticité non plus, faut pas se leurrer ... Mais, ce fut néanmoins un moment bien agréable. Marchandage de rigueur. Ils annoncent leur prix, nous le nôtre. « Merci pour ton premier prix » répondent-ils invariablement. Et la négociation démarre. On se laissait de la marge pour pouvoir augmenter un peu notre première offre et permettre ce jeu d’enchères … A titre d’infos (ça vaut ce que ça vaut !), nous avons généralement payé les articles le tiers du premier prix annoncé. On concluait en étant tous contents et souriants, ce qui est bien satisfaisant. Par exemple, nous avons payé l’incontournable chapeau peul 3 500 F. A l’aéroport, on a honte de voir qu’on a tous fait ce même achat. Et pas moyen de s’en cacher ! Zut, aucune originalité ! Mais plus tard, chez soi, qu’on est heureux de n’avoir pas boudé son plaisir sous prétexte de ne pas tomber dans le trivial. Car, qu’ils sont beaux ces chapeaux peuls !

On a beaucoup aimé : 🙂 Les mains tendues et caressantes des gamins aux abords des villages Dogon. Juste une caresse et un grand sourire … Le sourire attendri et reconnaissant de cette maman parce que, justement, nous caressions la main tendue de son fils. Les baobabs dans la plaine. Le sable rouge, la plaine jaune, le ciel bleu, les champs d’oignons verts, la peau noire … et les boubous multicolores. Dormir à la belle étoile.

On a moins aimé : 😕 Y être quelques jours avant l’Aïd. Le transport sans ménagement de tous ces moutons qui vivaient leurs dernières heures a fendu notre cœur d’artichaut.

En conclusion ... Malgré la brièveté de ce voyage, ce fut un GRAND voyage. L’Afrique telle qu’on la rêve : paysages grandioses, lumière dorée, peuple accueillant et amical, culture et rites ancestraux, villages à l’esthétisme épuré ! Un voyage qui mêle culture, paysages, rencontres et plaisir de la marche ; peu de lieux offrent cette globalité.
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Cherche association humanitaire ou ONG pour un stage dans le domaine de la santé au Burkina Faso ou au Mali
bonjour,

Je suis etudiante en master prevention medico sociale et je dois effectuer un stage de 4 mois a partir de janvier. ( ca arrive tres vite!)Je souhaite integrer une association ou ong qui fait de l'humanitaire au burkina faso ou au mali. Mais trouver une association sure quand on part seule c'est pas evident! Je sui preneuse de toutes experiences de personnes et de contact d'association...

merci davance

marie
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Cherche stage dans une association de tourisme solidaire au Mali
Bonjour,

Je suis étudiant à l’Université libre de Bruxelles en coopération et développement très intéressé par le tourisme solidaire.je recherche les différentes associations travaillant avec le Mali en vue d’organiser mon stage d’étude que je devrais effectuer à partir de fin septembre, début octobre 2008. Je fais donc appel à vous pour voir si vous pourriez me guider vers des contacts ou si vous avez des propositions pour m’aider dans ma recherche.

Le but de mon stage serait de pouvoir comprendre ainsi que de participer au travail d’une association de tourisme solidaire au Mali. Et bien entendu, rendre service par un travail fournit.

En parallèle, j’aimerais réaliser une étude (ou T.F.E.) sur la vision qu’on les visiteurs sur les visités et vice et versa suite aux rencontres produites par le tourisme équitable. Ce type de travail a déjà été réalisé de nombreuses fois dans le cadre du tourisme de masse mais pas que je sache pour celui du tourisme équitable. Cette question me paraît très intéressante et dépasse largement le sujet, c’est également toute la question de la vision qu’on les Maliens sur les Européens et l’inverse également. En fonction de l’association qui m’épaulera je pourrai bien sur diriger différemment mon sujet.

En vous remerciant par avance, je reste à votre disposition pour tous renseignements complémentaires, et vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes respectueuses salutations.

Dominique Domithys@ulb.ac.be
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Quel véhicule pour Tombouctou? (Mali)
bonjour, dans le but de partir en afrique de l'ouest, début 2008, je suis a la recherche d'un 4X4, je ne les connais pas trop, mon budjet est de 11 ou 12000 euros pour l'achat du vhéhicule, je ne voudrais pas d'une auto qui consomme trop de gas-oil!bien sur je veux faire de la piste, et je ne sais pas trop quoi acheter, peur de faire une bétise!un ancien toy KZJ, est ce que ça consomme?le patrol baroud?est ce qu'avec ce budjet on peut éspérer un chassis long?a priori on trouve pas mal de mitsubischi 2, 5l td, boite select, blocage différentiel sur l'essieu arrière, mais "100 cv"seulement, couple trés bas parait'il!dans le sable mou, 100CVcela est-il suffisant? il y a aussi le suzuki jimny, neuf avec ce budjet!c'est un diesel haute pression moderne, celui de la clio, est ce fiable avec du gas-oil dont la qualité ne sera pas toujours au rendez-vous. si quelqu'un peut m'aider, ce serait sympa, car je patauge quelque peu! merci patrick
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Trajet de la frontière française à Tombouctou (Mali)
Bonjour, Je désire me rendre au Mali pour assiter au festival au désert d'Essakane du 11 au 13 janvier. Le retour est prévu avec le groupe JLA que je dois rejoindre à Tombouctou. Quelqu'un du groupe connaît-il la durée du trajet de la frontière française à Tombouctou en passant par le Maroc, la Mauritanie (Néma). J'envisage un départ le 3 janvier avec arrivée le 10 au soir à Tombouctou, est-ce raisonnable? Pour l'instant avec 1 seul véhicule - 2 ou 3 personnes. Concernant ce trajet, quelles sont les difficultés à prévoir (ex.: qualité gazole, approvisionnement; frontière; etc.) Pour parfaire votre aide, je viens de remplacer mon discovery 1 par le nouveau disco 3. (je sais il est bourré d'électronique - soit et alors !!!) - Les conseils d'adapatation du moteur à la mauvaise qualité du gazole sont les bienvenues). Dernière demande: qui serait intéressé pour se joindre à ce projet d'une durée maximun d'un mois - retour impératif les 27-28 janvier. Je sais la descente est un peu rapide mais rien n'empêche de partir plus tôt pour certain et de se donner rendez-vous à la frontière mauritanienne... Merci de votre aide, de vos conseils et de votre éventuelle participation. Bernard. (dans le Comminges - 31800)
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Retour de Lyon/Pays Dogon (Mali) en camping-car
Bonjour à tous,

Nous voici de retour de notre périple africain au combien riche en surprises de toutes sortes ; Nous sommes partis de Lyon le 16 décembre pour nous rendre au Pays Dogon, par la route, avec notre camping-car. Impossible ?!

Le véhicule est un Hymer Esxis, de 5, 45m de long, sans porte à faux ( indispensable pour l'itinéraire suivi). Il n'est pas 4X4. Nous l'avons chaussé de pneus contact type ice ( niquel pour les pistes en sable) et avons posé une tôle ( en remplacement de la protection en fibre de verre qui a très vite éclaté sur la piste) pour protèger le carter et le moteur . Et nous sommes partis pour 6 semaines d'un voyage un peu fou!!!

Itinéraire réalisé : Tanger/Fort Guerguerat/Nouakchott/ Route de l'Espoir jusqu'à Ayoun el Atrous/ Nioro du Sahel/ Didieni/ Bamako/ Douentza/ Monts Hombori/ Pays Dogon et retour par Kayes/Kidira/le barrage de Diama/ Nouakchott/ Maroc. Dans l'ensemble, nous avons roulé sur du bon "goudron" selon l'expression consacrée de l'Afrique de l'Ouest.

Cependant, certains tronçons sont déplorables : Boutilimit/Aleg : nids de poule importants, fréquents, mal bouchés, dos d'âne. çà "tape " beaucoup. Kiffa / Ayoun el Atrous : goudon très dégradé, passages de sable mou, puis plus dur, "congéres" de sable. Nioro/Diema : à déconseiller si la condition physique du conducteur n'est pas au top ! Impossible à faire avec un véhicule comportant un porte à faux. A cause des engins chargés de "graver" la future route " en terre moderne", la piste est extrêmement dégradée : trous, fondrières, bancs de sable mous, tôle ondulée très profonde type escalier, nids " d'autruche", latérite. C'est l'ensablage garanti. Mais avec une bonne sangle ( que vous aurez emportée), les ouvriers du chantier vous sortiront si vous êtes enlisés, avec beaucoup de gentilesse. Précautions à prendre :vider la porte du frigo, caler tout dans les placards, mettre du scotch sur toutes les targettes pour éviter leur ouverture intempestive, protèger avec du bulgom le couvercle de la plaque de cuisson s'il est en verre, oculter autant que faire ce peut les bouches d'aération des appareils électro ménager. C'est très sportif pendant 70KM! Pilote, co-pilote et véhicule sont à l'épreuve. Diema/Didieni : 178 KM de tôle ondulée dans la latérite ( poudre rouge qui s'infiltre partout). Vous roulerez entre 15 et 30Km/H pour protèger le véhicule. A l'arrivée, il faudra vérifier toutes les vis. Mais ce tronçon peut se faire avec un Ccar de plus de 6M. Un ami passe tous les 2 ans avec un intégral ! Les grands bâchés doublent à une vitesse folle, sans visibilité, mais la piste est large. Néanmoins, elle requière une attention soutenue du pilote et de son co-pilote. Didieni/Douentza/ Monts Hombori : route superbe, bon goudron voire excellent Bandiagara/ Sangha/ Pays Dogon : laisser le ccar dans un campement et louer un 4X4, ou un taxi pour rejoindre la falaise car les "radiés" (sorte de barrière canadienne pour la pluie) sont très cassants. Diema/Kidira : bon goudron mais le tronçon suivant de Tambacounda à Koalac est très dégradé. Piste du Barrage de Diema (Sénégal) : superbe, à travers la réserve du Diawling. C'est un chemin de relevé en sable, avec des faux niveaux, du devers, des ornières et des failles mais il est possible de prendre la piste parrallèle qui est plus roulante et moins accidentée. Vous pouvez recruter un guide pour ce passage à couper le souffle. En tout état de cause, la prudence et une vitesse tranquille sont de mise en Afrique! Tout peut surgir à tout moment sur la chaussée ! Ne jamais rouler de nuit non plus ! Nous avons toujours été extrêmement bien accueillis par des populations curieuse de notre " maison sur roues", laquelle a été respectée au même titre que les demeures des autochtones? Nous avons dormi dans des campements ( pratique pour les pleins d'eau) le plus souvent, sinon nous avons demandé la permission de dormir sur les parkings d'auberges moyennant de prendre le repas à l'auberge ou de payer la nuit, gardés, ou encore à la gendarmerie de Diema, sans aucun probléme dès lors qu'on demande l'hospitalité avec le sourire et qu'on accepte de laisser soit un cadeau ( cahiers, Tshirts, vêtements chauds...). Le véhicule n'a subi aucun dommage, ni son équipement, malgré nos moments d'angoisse sur la piste de Nioro : il n'est pas agréable de voir tomber les vis de l'aménagement, de voir tout vibrer malgré une vitesse de pointe à 40Km/H.

Alors si le coeur vous en dit, si la curiosité vous pique, nous sommes à votre disposition!

Amitiés,
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