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Retour d'expérience visa B2 Etats-Unis
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.

je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!

Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html

Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.

Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.

Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.

Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.

Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...

Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄

Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
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Organiser un voyage au Mexique
Bonjour à toutes et à tous

Je compte partir au Mexique, à Mexico, presque 1 mois au mois d'août (grosso modo, du 10 aout au 5 septembre) pour retrouver ma copine 😊 que j'avais rencontré en France 🙂.

Je me suis renseigné sur le voyage, et j'ai découvert avec horreur que c'était la saison des pluies, et qu'il pleuvait 20 jours dans le mois à Mexico. Quand il pleut, est-ce désagréable au point de devoir annuler les visites?

Sinon que faire durant un mois? Car un mois me semble long, mais le pays est très grand, donc si vous avez une idée. Ma copine me dit qu'il y a plein de trucs a visiter donc que visiter en premier?

Sinon la bas, j'ai cru comprendre que la vaccniation contre la dengue et le palu n'étaient pas necessaires sauf dans le sud du pays? Si vous pouvez me confirmer (ainsi que me dire ce qu'il en est de l'hépatite a et autres saloperies du genre).

Enfin, combien compteriez vous pour un tel voyage? Je pensais 2000€ (1000€ avion + 1000€ pour la bas), cela vous semble beaucoup, peu, moyen?

Si vous avez d'autres avis, conseils, je les prendrais avec plaisir.

Cordialement et bonne soirée Martin
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ESTA form denied then approved!
Hi everyone, I’m traveling in April with a layover in the United States. I filled out the ESTA form but made a mistake by checking the wrong boxes, so my authorization was denied. I tried again a few days later, this time checking the right boxes, but the application seemed stuck ("AUTHORIZATION DENIED"). I tried one last time a few days ago, and—oh, miracle—"AUTHORIZATION APPROVED". However, I’m still worried because my first request was denied. Could I still be turned away at immigration?! Will there be a record of my first application? Thanks for your help....
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ESTA en transit avec escale longue à New York
Bonsoir,

Après avoir parcouru des dizaines de sites et de postes, je me tourne vers vous car je n'ai pas la réponse à ma question.

Je suis déjà allé plusieurs fois aux Etats Unis avec l'ESTA. Je me rends au Mexique fin février avec United Airlines, escale à l'aller et au retour à Newark et je dois faire refaire une demande ESTA car la précédente est périmée.

Sur le formulaire, il faut cocher oui ou non à la question: les Etats Unis sont ils votre destination finale. ? Je me rends à Cancun 10 jours. Au retour l'escale est courte donc ce sera juste un simple transit. En revanche à l'aller, j'arrive le samedi à New York à midi. Je compte visiter Manhattan toute l'après-midi et la soirée ( ca fait court mais je connais déjà New York donc ce sera histoire de revoir deux trois lieux que j'affectionne ) et je repars le lendemain matin à 9h vers le Mexique.

Faut-il cocher oui ou non à cette fameuse question ? peut on modifier cette réponse plus tard grace à la référence dossier ou bien c'est gravé dans le marbre ? (je mets oui et une fois au Mexique je reviens sur mon dossier et je coche non avant le retour ) J e compte refaire des séjours aux US dans les deux ans. Je sais pas du coup si je mets in transit sur le formulaire de douane ou bien l'adresse de l'hôtel pour la nuit en fonction de la réponse donnée sur l'ESTA..

Merci d'avance pour une question pas si simple..

Lampard91
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Entre les États-Unis et le Canada: durée des visas?
Hello! j'ai une question à laquelle je ne trouve pas de réponse.... je pars à New york avec un ESTA le 4 juillet, je compte quitter les usa en bus pour le Canada au bout de deux mois, c'est à dire aux environs du 30 aôut... je pense rester au Canada environs deux mois et ma question est la suivante: est ce que je peux profiter à nouveau de l'ESTA puisque je ne serais restée que deux mois aux USA? ou faut-il impérativement que je rentre en France pour pouvoir revenir aux états unis? merci pour vos conseils!!!!!
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Conseils pour établir son circuit dans l'Ouest américain (résumé)
Ce post est un résumé d'une discussion précédente : http://voyageforum.com/..._florilege_D5300248/ qui tient sur 4 pages, et où il est toujours possible de discuter, ici ce serait plutôt un résumé des points proposés : Sur une idée d'Itat, nous proposons de "compiler un post avec les erreurs souvent commises et à ne surtout pas commettre" quand on prépare son circuit dans l'Ouest américain : Penser qu'on arrivera à créer un circuit original, tout en passant par les "passages obligés" (notamment pour un premier séjour) ! ...et donc ignorer royalement le travail de synthèse qui a pourtant déjà été fait, testé et approuvé par de grandes marques de Forumeurs ! (voir dans le profil de Bastinj, rubrique "sites internet", les 2 liens qui donnent les circuits pour 15 ou 21 j) prendre ses billets d'avion avant d'avoir établi son circuit ! (et faire l'impossible après pour que ça tienne !) Ignorer systématiquement les billets multi-destinations...

Oublier le "temps d'approche" d'un parc, le temps de conduite entre 2 parcs, et finalement en oublier le "temps de visite" du parc lui-même ! c'est assez classique, surtout quand les circuits proposés ne font que citer des étapes, sans faire apparaître les km, et les temps de route estimés (donnés sur les sites tels que googlemaps) (et c'est sans tenir compte des arrêts photos dans ce cas là ! 🤪) Par exemple : il faut souvent compter en "jour sur place", entre 2 nuits, pour que ça fasse 1"vraie journée sur place" : Par ex : Jn :Vegas, Zion, Bryce, Jn+1 :Bryce, Jn+2 :Bryce, Page...

prendre toutes ses réservations d'hôtels etensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ils ne sont ni échangeables, ni remboursables !) à l'inverse : partir juillet-aout sans aucune réservation d'hotels (surtout dans les hotels des parcs) En particulier pour les parcs nationaux qui sont relativement éloignés de "villes", et dont la réservation à l'intérieur semble vraiment intéressante (même si onéreuse) (pour éviter les km de route aux moments les plus intéressants : lever et coucher de soleil) on peut citer : Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, ... là, effectivement, il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment ! (Parfois un an à l'avance...) faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇 et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce Post : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉 (ou au moins se rendre compte que c'est un grand écart difficile à tenir...) Faire Death Valley - Yosemite en dehors de la période juin-octobre sans se soucier de la Tioga Road qui a de fortes chances d'être fermée. Poser la question: où se baigner entre San Francisco et Los Angeles? Réponse nulle part, c'est bien trop froid 😛 Ce qui me vient là, tout de suite: prendre un vol transatlantique et un vol intérieur à suivre avec une escale de 45' 🏴‍☠️ (disons en-dessous de 1h30 pour les moins optimistes Croire que Vegas n'est valable que pour une soirée Croire qu'on peut rouler 5h tous les jours Croire qu'on va se lever à 6h tous les jours penser que les stations services, on en trouvera régulièrement sur le chemin ! s'engager vers Death Valley sur la réserve, ne pas vérifier la roue de secours de sa voiture de loc', et ne pas savoir la remplacer au besoin... 🤪 penser que les aires d'autoroute sont le long de l'autoroute (comme en France) (là, il faut sortir carrément et revenir ensuite !) penser qu'on échapera à toutes contraventions parce qu'on a une voiture de loc' (voir les nombreux témoignages sur le Forum à ce sujet ! 😏) penser qu'il y aura du réseau dans tout l'Utah, le Nevada et l'Arizona ! 😄 demander sur le Forum : "Quand acheter son billet pour avoir le meilleur tarif ?" ou similaire : "Quelle sera l'évolution du prix du pétrole, du cours du dollars/Euro, des taxes d'aéroports, ... ?" "Comment changer mes euros en Dollars ?" (réponse : voir moteur de recherche ! 😛) Poster le même circuit (les même étapes ) que le circuit d'un Tour Operator (copié-collé) (en pensant que ça ne se verra pas...) Affirmer qu'on a lu longuement le Forum avant de poster sa demande (en pensant que ça ne se verra pas... ) par ex : "j'ai bien lu le forum, mais je me demande quelles assurances il me faut prendre pour la location de ma voiture ?" demander aux forumeurs de deviner mes goûts, mes attentes, mon niveau sportif, ... et de faire tout le boulot à ma place ! 🤪Penser que Los Angeles se fait en 3h ! penser que l'on fera 5h de route après 12h de vol ...Mettre un post du genre "je prévois de partir dans l'ouest américain, qui peut m'aider?" On bosse avant de poser des questions PRECISES !!!!! confier les yeux fermés ce voyage du siècle à une agence (circuits-étapes-hôtels).

- commencer un post par: * j'ai parcouru le forum et internet depuis plus d'1 mois mais je n'ai pas trouvé la réponse....

* je suis perdue (humour au féminin... d'accord c'est de l'humour...), donnez moi des idées d'hôtels, quoi voir dans l'Ouest (alors que l'on a pas regardé une carte ou un guide !!!!).

Louer autre chose qu'un 4x4 dans l'Ouest, c'est négliger les routes non pavées et les reliefs Ne pas négliger, outre le décalage horaire et le voyage, la différence d'altitude ... surtout si vous êtes comme nous, des citadins vivant à 200 m d'altitude toute l'année et si vous comptez randonner sur le plateau du Colorado dès les premiers jours (j'ai un peu achevé mon mari cette année là 🤪) Idées reçues sur les Camping-cars" (RV)" : par ex :Je pourrai faire exactement le même circuit en RV qu'avec une décapotable ! 😎 ça se conduit comme une voiture ! (même pour se garer...) 😇 je n'aurai jamais à m'occuper des toilettes, ni des vidanges... 😉 c'est comme à l'hôtel ! (notamment pour la cuisine, le ménage, etc...) s'étonner que personne de l'hôtel du petit bled ne parle français - demander des conseils pour faire Yellowstone/Los Angeles en 15 jours en visitant TOUT ! - comme ailleurs, chercher "le bon plan" pour l'hôtel génial à 20 $ la nuit - prévoir un road book à la minute prés Passer devant un visitor center le nez en l'air sans s'inquiéter de sa vitesse. Il y a toujours un ranger planqué dans un coin. C'est aussi valable pour les arrivées en ville. L'expérience peut être cuisante. http://www.scapa-lv.org/...rts.htm#What_to_Sign Copier coller un circuit à partir d'un document Excel ou autre sur le forum 😛 , le rendant totalement illisible! Ca ne vaut pas la peine de poser des questions si vous ne tenez pas compte des avis qu'on vous donne.

Si y'a 10 personne qui vous disent que ton itinéraire n'a pas d'allure c'est qu'il n'a pas d'allure!

éviter de ne plus jamais revenir sur le Forum, une fois le voyage fait, et attendre seulement la préparation du suivant pour revenir... - LA – Grand Canyon= 800 Km…. Donc trèèèèès long, même si la route suit l’ancien tracé de la route 66 (il n’y a plus grand-chose à voir, à part Oatman qui un village western typique) . Donc, essayer d’éviter ce trajet qui vous fait perdre 1 jour de vacances !! A moins que vous ne soyez un fan de cette route mythique!.... - Éviter de vous trouver à Las Vegas un vendredi et samedi soir (les prix grimpent pour ces nuits, surtout ds les hôtels "class" du Strip !) ( C'est pareil lors des semaines de Congrès) . Mais bon, il ne faut pas non plus chambouler tt un programme bien établi pour gagner qq $ - Si vous comptez suivre en voiture la Côte Pacifique, privilégier l’axe Nord-Sud (c.-à-d. dans le sens SF-LA)… Vous êtes ainsi au plus près du bord et profitez donc mieux des vues sur l’océan ! - En été, privilégier les levers et couchers de soleil, car il fait moins chaud pour randonner (il y a moins de monde aussi!...). De plus, les couleurs sont exceptionnelles à ces moments-là de la journée (idéales pour les photos) . Mais ne pas imaginer qu'on va pouvoir tenir un rythme infernal pendant 3 semaines consécutives, càd se lever ts les jours à 6 h du mat' et se coucher à 23h (Donc il faudra choisir entre sunrise et sunset!)! demander si il vaut mieux prendre tel modèle de voiture ou tel autre, en oubliant qu'on loue une catégorie et non un modèle 😉 (sauf, bien sûr, les catégories spéciales chez Hertz). Lors d'un circuit d'un point A à un point B ne pas négliger les éventuels frais d'abandon pour les véhicules de location, quasi inexistants pour les circuits Arizona, Utah, Californie, ils sont à prendre en compte dans les autres cas (Etat de Washington à Utah par exemple) et changent la donne du budget location (hum, jusque 500-600 $ c'est pas négligeable ...) Ne pas se renseigner sur la météo et les meilleurs périodes de voyage et croire que parce que Las Vegas est au milieu d'un désert qu'il fait chaud toute l'année aux environ des grands parcs de l'Ouest... - Quoi ? De la neige au Grand Canyon en janvier ? Et moi qui n'ai que des T-shirts... Et grâce à Ninou, on sait maintenant que même au mois de juin (!) les éléments peuvent se déchaîner !!! 🏴‍☠️ 🤪 du coup : ne pas oublier sa couverture de survie (en particulier pour le camping, et la rando, pour ceux qui en font 😉) (l'avantage c'est qu'elle protège également du soleil au besoin !) En parlant de camping, ne pas oublier de réserver non plus longtemps à l'avance dans certains parcs: par ex Yosemite où tout est réservé dans les 10mns qui suivent l'ouverture des résas... Et peut-être éviter d'être à Yosemite et au lac Powell un we mais on va tester cet été car je n'ai vu cette info qu'une fois mon circuit bouclé et les résa effectuées😕! Autre erreur à ne pas commettre: stopper son véhicule à un carrefour au pied des feux tricolores. 🏴‍☠️ Même si le sujet est à polémique, éviter de : Croire qu'on peut visiter LA sans voiture Croire qu'on peut visiter SF sans voiture qd on n'y reste que 2-3 jours (même si certains quartiers se visitent parfaitement à pied et en cable car, d'autres bcp plus éloignés et aussi (voire même plus!) intéressants ne peuvent être atteints qu'en voiture) Croire qu'il est impossible de garer sa voiture à SF et que les parkings y sont hors de prix (ils sont au même prix que ds ttes les villes du monde!)

Deux erreurs de plus à éviter (mais c'est un point vue personnel valable ailleurs que dans l'ouest): - Y aller en juillet août quand tout l'hémisphère nord est en vadrouille sauf cas de force majeure (enfants scolarisés, entreprise fermée, etc); hors ces mois on va quasiment partout sans aucune réservation: en quatre mois au printemps ou à l'automne nous n'avons jamais rien programmé et je n'ai pas souvenir d'avoir été refoulé où que ce soit) - Vouloir "faire" tous les "incontournables" (mieux vaut Valley of the Gods seul ou presque que MV en mode chenilles processionnaires, et plutôt North Rim que South Rim au GC, etc) Ce n'est pas une erreur, mais : prendre le temps de remercier
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Aller 5 mois au Mexique en passant par les États-Unis et ESTA
Bonjour à tous,

Je pars étudier 5 mois au Mexique à Guadalajara. J’aimerai prendre un billet Paris > New-York (et rester 2 jours à New-York) puis New-York > Guadalajara.

Ma question est la suivante : l’ESTA est valable 90 jours, mais après ces 90 jours je serai sur le territoire mexicain. Que dois je faire ?

Ps : si vous avez des astuces, conseils pour que je puisse avoir un billet pour pas trop cher je suis preneuse ;) ou même vos retours d’expérience

Merci d’avoir pris le temps de me lire et de me répondre
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Réductions pour seniors aux États-Unis
Bonjour!

Ayant déjà voyagé aux Etats-Unis (Est et Ouest) je n'ai jamais eu l'occasion de bénéficier de "réduction senior" (en général >62 ans). Allant bientôt à New-York, certains monuments (pour ne pas dire tous) proposent des réduc pour les seniors. Ma question est: un "senior" français remplissant les conditions d'âge peut-il bénéficier de cette réduction ou faut-il être citoyen américain, donc avoir la possibilité de le prouver? Etant à quelques jours de réserver je serai particulièrement attentif aux réponses argumentées et surtout expérimentées. Dans l'attente, merci
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6 mois à vélo aux États-Unis
Bonsoir,

Nous sommes un couple qui avons découvert le cyclotourisme récemment ... nous avons fait une partie de la Loire à Vélo comme 1er trip (500kms) et Paris-Bourg d'Oisans cet été (900 kms). Comme vous l'avez compris, on a carrément pris gout au concept du voyage à vélo. Et parce que ça nous travaille depuis un moment de partir faire un long voyage à l'étranger, on projette de partir aux Etats-Unis à partir de début 2014 pour un trip vélo-camping de 6 mois. Nous avons une date de retour impérative : août 2014 au plus tard ! On a déjà pas mal potassé mais on a du mal à affiner certains points : - itinéraire : j'étais plutôt sur la cote ouest (Seattle-Los Angeles) mais j'ai vu certains itinéraires est-ouest (Los Angeles-New York) ... ? - Timing/climat : J'ai bien noté l'impératif de partir du nord et d'aller vers le sud à cause du vent mais du coup, un départ avant mars-avril me semble compliqué par rapport à la météo ... - Visa : J'ai compris la difficulté d'obtention des visas, est-ce que le visa B2 (touristique) est si dur à obtenir ? Sinon j'envisageais de faire seulement 3 mois aux USA et de coupler avec un trip au Canada ou Amérique du sud.

Merci d'avance pour vos retours :-)
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À nous le Mexique! (du 9 au 29 janvier)
Avant de parcourir le Mexique, nous avons fait un crochet dans le sud de l'Arizona que nous ne connaissions pas encore. Après ça, direction Mexico en avion, puis route vers la côte Caraïbe, souvent en bus, notre fidèle sac à dos, toujours sur les épaules... Attention attention, ce carnet de voyage est long ; gardez bien les yeux ouverts, c'est parti !!!

9 janvier

C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…

10 janvier

Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !

Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !

11 janvier

Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.

On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…

Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…

Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…

A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…

12 janvier

La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !

Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !

Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.

Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !

13 janvier

Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.

Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !

Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).

14 janvier

Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…

15 janvier

Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…

C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…

Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.

Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !

16 janvier

Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…

Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.

Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.

17 janvier

Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.

Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !

Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…

Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.

Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.

18 janvier

C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.

19 janvier

Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…

Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !

Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !

20 janvier

Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…

L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier �� San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…

Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !

21 janvier

Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.

Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.

El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…

22 janvier

La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.

C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …

23 janvier

Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).

La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !

24 janvier

Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.

Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.

25 janvier

Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…

Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…

J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !

Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…

26 janvier

Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.

Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !

Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…

27 janvier

La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.

28 janvier

Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…

29 janvier

Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...

Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
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Codes de réduction pour location de voiture aux États-Unis
Bonjour Je pense que l'on pourrait mettre en commun nos codes de réductions récents qui marchent (j'en ai noté plein mais j'ai bien l'impression qu'ils ne marchent plus) Pour AVIS j'ai J046307 mais il ne marche pas. Par contre bon plan -5% chez avis avec Igraal Igraal marche aussi chez hertz et autoeurope

Je cherche activement un bon tarif pour cet été je suis passé à côté d'un bon tarif sur avis.es

Je suis super déçue alors je fouille
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Compte rendu de 2 croisières: Bahamas - Floride - Mexique sur l'Empress of the Seas du 12 au 22 février 2018
Voici le compte rendu d'une croisière effectuée à bord de l’Empress of the Seas (le plus petit bateau de la compagnie Royal Caribbean), du 12 au 22 février 2018 (deux croisières consécutives 5 jours + 5 jours) au départ de Miami.

Les escales sont les suivantes : - MIAMI (USA) - KEY WEST (USA) - en mer - COCOCAY (Bahamas) - NASSAU (Bahamas) - MIAMI (USA) = fin de la première croisière - KEY WEST (USA) - en mer - COSTA MAYA (Mexique) - en mer - MIAMI (USA)

Le trajet de la première croisière a été modifié quelques semaines avant le départ, initialement nous devions passer par Labadee (plage privée appartenant à Royal Caribbean) et cela a été remplacé par Cococay (autre plage privée appartenant elle aussi à RCCL) + Key west… Voilà pourquoi deux passages par Key west. De toute façon, on ne peut rien dire car la compagnie peut modifier l’itinéraire à tout moment sans aucune explication… et finalement c’était très bien comme ça !

Comme toujours, le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant raisonnable côté budget ! Bien entendu la compagnie de croisière propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort.

Le compte rendu est organisé par partie : - quelques mots sur nous - explication pour l’ESTA - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - précision sur le fait d’enchainer deux croisières - le dernier jour de visite à Miami - le retour - une partie budget.

Je souligne que ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.

QUELQUES MOTS SUR NOUS Après plus d’une dizaine de croisières sur Royal Caribbean en amoureux, nous avons voyagé pour la première fois avec nos deux enfants (3 et 5 ans) et papy et mamie. Nous étions donc 6. Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue ni du ménage et de la vaisselle (pour moi !)… Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée… Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas.

ESTA Pour rentrer sur le sol américain, un français disposant d’un passeport biométrique n’a pas besoin de visa. Il faut obtenir une autorisation qui se nomme l’ESTA. Pour avoir le site internet officiel, rendez-vous sur le site du ministère des affaires étrangères français, car il existe de nombreux sites qui peuvent vous escroquer. Cela coute 14$ par personne (enfant et adulte) et cette autorisation est valable 2 ans. Nous étions à New York en septembre dernier en couple, donc pour nous, nous n’avions pas à faire la demande, nous avons simplement modifié l’adresse sur place, en ligne et gratuitement. Nous avons fait par contre la demande pour nos enfants.

PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ le dimanche 11 février depuis la gare TGV de Belfort. Nous avons fait le choix d’un trajet en train puis d’un vol direct entre Paris et Miami pour deux raisons : le confort d’un vol en direct pour les enfants, le fait que nous soyons tous les 6 dans le même vol, papy et mamie n’habitant pas dans la même région. Le train coute finalement moins cher (310€ aller-retour pour nous 3, notre enfant de moins de 4 ans ne paie pas) que le trajet en voiture et le prix du parking à l’aéroport. Arrivés à 9h05 à l’aéroport, nous avons attendu jusqu’à 13h25 notre vol.

Vol effectué par Air France en A380 : un coussin, une couverture, des écouteurs, des repas corrects, un menu enfant à commander en avance servi avant celui des parents (pratique !), une petite trousse de jeux pour eux, et surtout un silence royal comparé à un Boeing 777. Mais le plus dur a été de monter dans l’avion… Nous avons accusé un retard de plus de 3h (mais de moins de 4h dommage pour le remboursement…) car suite à une panne hydraulique nous avons d’abord changé de porte puis finalement changé de terminal et repassé les contrôles de sécurité… Bref un parcours du combattant surmontable, mais on déplorera quand même le manque de communication (que par sms et avec un décalage dans le temps….). Un point positif tout de même pour Air France : 11€ offert par personne pour se payer à manger et à boire dans n’importe quelle boutique du terminal. Il faut aller les demander au comptoir. Nous n’étions pas au courant mais compte tenu du fait que nous devions manger le repas de midi au début de notre vol nous n’avions pas prévu d’acheter à manger, j’ai simplement demandé pour les enfants et en fait l’hôtesse nous a donné 6 bons de 11€. Je pense qu’ils ne font pas l’annonce au haut-parleur pour éviter d’avoir 516 personnes qui se ruent sur la seule hôtesse au comptoir… ! 30h avant le départ, prenez le temps de vous enregistrer en ligne et de choisir vos places (certaines gratuites, d’autres payantes) car initialement notre enfant de 3 ans se retrouvait séparé de nous par le couloir…. Pour ceux qui voyagent avec des enfants, vous avez le droit de garder une bouteille d’eau de 50cl pour eux, ils vous la laisseront passer lors du contrôle de sécurité, même si partout il y a écrit que les bouteilles sont interdites… Valable à Paris et aussi à Miami au retour.

Arrivée à Miami vers environ 20h30, nous avons contacté notre hôtel pour que la navette gratuite vienne nous chercher. Le service est rapide et efficace, il suffit juste d’aller au niveau des arrivées et de donner le numéro de porte devant lequel vous vous trouvez. Nous avons logé une nuit au Best western, une chambre pour 6 personnes (deux grands lits et un canapé convertible) pour environ 190€. Le choix de l’hôtel a été compliqué car dormir à Miami est cher, et en étant 6 cela diminue le choix. Près du port il n’y avait rien donc nous sommes restés près de l’aéroport en choisissant un hôtel avec navette gratuite à la demande. Hôtel très bien situé, très calme, très propre, petit déjeuner copieux et varié. L’hôtel propose une navette (10$ par personne) pour vous emmener au port, une à 10h30, une à 12h. Il suffit de s’inscrire en arrivant à l’hôtel.

Au départ nous nous étions inscrits pour prendre la navette mais vu le réveil matinal de toute la famille nous avons finalement opté pour prendre deux véhicules avec chauffeur. Après quelques complications nous sommes arrivés au port vers 11h. Le trajet en uber pour 4 personnes nous a couté environ 16€ entre l’hôtel et le port. Nous n’étions pas certains que toutes les valises rentreraient donc nous avons commandé deux ubers classiques plutôt qu’un uber xl. Il faut savoir qu’à Miami, il est impossible de commander un uber avec un siège auto, donc c’est à vous de prévoir les vôtres. Nous avons voyagé avec deux sièges gonflables achetés avant le voyage.

Arrivés au port nous avons perdu un temps fou car notre bateau était au terminal J, en vue aérienne à droite et non pas à gauche comme les 6 autres bateaux présents à quai ce jour-là. Le port est mal fichu, aucun panneau n’indique le nom du bateau et le terminal, du coup notre chauffeur a fait le tour deux fois (sans jamais passer devant notre terminal)… et nous avons marché avec nos valises pendant bien 25 minutes en plein soleil ! Nous avons ensuite découvert qu’en fait un bus de liaison existe entre les terminaux mais c’est un bus banalisé donc compliqué à trouver parmi tous les véhicules qui grouillent dans ce port immense.

Initialement, nous avions prévu de poser les valises, de s’enregistrer puis d’aller visiter le Wynwood wall, quartier des œuvres peintes sur les murs. Après toutes ces petites mésaventures, nous avions perdu trop de temps pour pouvoir le faire (surtout avec nos enfants).

On s’enregistre rapidement, il y a de nombreux comptoirs, vous pouvez enregistrez votre carte bancaire ou pas, puis on vous donne un petit questionnaire de santé puis votre sea pass. Et on monte à bord ! Distribution de deux bracelets pour nos enfants en cas d’évacuation.

On passe voir où se situe notre table de 6 au restaurant pour le diner, puis nous montons manger au buffet tout en haut, au 10ème pont. La cabine sera disponible à 13h.

Tous à bord à 15h30, heure de l’exercice d’évacuation. Départ prévu à 16h. Initialement… ! Sans compter que nous étions dans notre journée « petites galères » : le départ se fera vers 20h30. On le prend avec le sourire et on positive : on verra Miami downtown by night ! On ne saura pas la cause du retard, on a simplement vu un plongeur avec des bouteilles qui nageait entre le quai et le bateau, vu que ce n’est pas le lieu idéal pour faire de la plongée, on a supposé qu’il y avait peut-être un problème au niveau de la coque… Finalement cela n’aura aucune incidence sur notre arrivée à Key west le lendemain, c’est bien le principal !

LES ESCALES

🙂KEY WEST 8h00 - 17h00 Le bateau est amarré près du square Mallory, en pleine ville. météo : Très beau, très chaud, pas de vent, plus de 25°C ça c’est certain… !

Le programme de la journée était le suivant : visiter la ferme des papillons, voir le point le plus au sud de la Floride (le plus près de Cuba si vous préférez), aller au petit fort Zachary pour le visiter et surtout profiter de sa plage.

Nous sommes descendus du bateau vers 8h30 et nous avons marché jusqu’à l’arrêt de bus numéro 4. Il faut compter 20 minutes sans se presser, en cherchant un peu sa route. Il existe un bus gratuit qui fait une boucle : le Duval loop. Il passe toutes les 15 minutes à partir de 10h et toutes les 30 minutes avant 10h. Les arrêts sont signalés par un panneau et il existe même une application à télécharger si vous voulez savoir dans combien de temps passera votre bus. Nous descendrons à l’arrêt 10 vers 9h30.

La ferme des papillons est belle, il y a énormément de papillons à observer, d’oiseaux en tout genre et même deux flamants roses. Le site n’est pas immense mais vaut le détour surtout avec des enfants. Il faut savoir prendre le temps de regarder. La visite se termine par une boutique et une pause aux toilettes. Nous sommes restés 45 minutes sur le site environ (sans compter la boutique). Pour 2 séniors, 2 adultes, 1 enfant payant, 1 enfant gratuit le total est à 44€ environ. Il faut savoir qu’en ce moment le taux du dollar est avantageux pour nous… ! Si vous partez dans deux ans, vous paierez peut être plus…. Ou moins !

10h30 : nous marchons vers le fameux point le plus près de Cuba, nous sommes juste à côté donc autant aller le voir… Il y a la queue pour pouvoir se prendre en photo devant, les gens sont civilisés ! Et patients…

Nous continuons notre route à pied pour se rendre au fort, il y a 25 minutes en marchant lentement. Il vaut mieux avoir une carte, ce n’est pas spécialement indiqué. Nous passons rapidement devant la maison d’Ernest Hemingway.

11h30, nous sommes devant l’entrée du fort ! L’accès au fort et à la plage est payant (c’est considéré comme un parc naturel) : 2$ par adulte de mémoire, gratuit pour les enfants. Nous commencerons par la plage, elle est belle, du sable blanc, et surtout des nombreuses tables en bois placées à l’ombre des arbres. C’est très pratique car on pose ses affaires dessus, on peut pique-niquer et surtout on est à l’ombre… Plage très propre, aucun déchet, presque aucune algue… Baignade agréable, on se sent à l’aise surtout avec nos aquashoes, indispensables à nos yeux car on ne voit pas le fond même si peu de monde en a aux pieds. Il y a parfois des gros cailloux, il suffit de monter dessus pour gagner 50cm ! Nous resterons bien 3h sur la plage entre baignage et pause grignotage.

Vers 14h30 nous remballons nos affaires et commençons le retour à pied en direction du bateau en longeant la mer. Le trajet est donné pour 25 minutes par google map, nous mettrons un peu plus avec la chaleur et la fatigue… et les pauses photos car on traverse les beaux quartiers très chics.

Puis au détour d’une rue, à 5min du bateau, nous apercevons une belle aire de jeux à l’ombre, nous faisons donc une halte (il faut bien avouer que nous n’étions pas les seuls à l’avoir vue !).

Retour au bateau un peu avant 16h et direction le buffet pour manger un peu plus que 3 muffins et 2 bananes piqués au petit déjeuner … ! Pour remonter à bord, pour la plupart des escales ils exigent la sea pass et une carte d’identité avec une photo ou votre passeport. Nous par prudence on laisse les passeports à la cabine (indispensable pour prendre l’avion du retour) et on emmène nos cartes d’identité pendant les escales.

bilan de notre journée à terre : Une très belle journée ensoleillée et une plage magnifique et finalement pas surpeuplée… ! Le petit plus pour les enfants : l’aire de jeux ! Je pense que la location de vélos pour se déplacer est une bonne option si vous êtes en amoureux…

😉COCO CAY 8h00 – 17h00 Le bateau n’est pas à quai. Des grosses navettes font la liaison entre le navire et l’ile privée. Il n’y a pas de système de ticket à aller chercher la veille ou un choix d’horaire, on fait la queue, et à 8h il n’y avait pas foule… Un ponton est en construction et il y a de nombreux travaux sur l’ile. Mais tout est camouflé derrière des grands grillages bâchés avec un brise vue imitation feuillage. météo : chaud, beau, sans vent, que du bonheur… !

Au programme de la journée : plage, baignade, jeu dans le sable et snorkeling….

Nous sommes descendus parmi les premiers et après 10 minutes de navette, nous posons les pieds sur Coco cay : bienvenue au paradis ! Nous sommes accueillis par les coqs et poules pour le plus grand plaisir de nos enfants ! Nous avions repérer south beach pour sa tranquillité, loin de toutes les activités nautiques proposées, donc après 15 minutes de marche, nous avons posé nos quartiers pour la journée sur des transats gratuits. Il y a beaucoup d’activité sur l’ile, toboggan gonflable géant, parc aquatique, snorkeling autour des épaves… Par contre il n’y a absolument rien pour les enfants de 3 et 5 ans. Il existe un parcours nature mais qui n’était pas indiqué et certaines personnes nous ont dit qu’il était fermé.

Nous avons passé la matinée à jouer dans le sable, et à profiter de l’eau, eau très peu profonde. Mon mari et mon beau père ont vu en snorkeling depuis la plage, très tôt dans la matinée une belle raie et un petit requin. Pour ma part en fin de matinée, à part un crabe et des poissons bleus de la taille de la main : RAS ! Les hommes se sont ensuite rendus autour de l’épave du bateau, et là il y avait beaucoup de poissons à observer. Si vous avez votre matériel c’est gratuit.

Le repas du midi se prend sur l’ile, c’est un buffet avec un choix restreint par rapport à celui du bateau, mais c’est largement suffisant : salades, hamburgers, paella, poulet préparé au barbecue, sandwich à la grecque, poulet au coca, riz genre chili con carne ... des fruits, des cookies et du cake au citron pour le dessert. Et un iguane qui vous regarde manger !

L’après-midi a été aussi stressante que la matinée…. Faire des pâtés de sable et marcher dans l’eau (marée basse). En marchant avec nos enfants nous avons pu voir des bancs de poissons, des oursins noirs, puis des blancs et des conques, le fameux coquillage emblématique des Bahamas. Dans les trois cas, vive les aquashoes… ! Petite pause dans les hamacs, détour par le petit marché puis retour au bateau par la navette.

bilan de notre journée à terre : Coco cay est une ile artificielle, sans âme et purement touristique mais si on fait abstraction de cela c’est une journée paradisiaque… ! L’empress étant un petit bateau, l’ile ne semble jamais surpeuplée, un gros avantage….

🙁NASSAU 8h00 - 17h00 Le bateau jette l’ancre à Nassau cruise terminal en ville (voir google map pour avoir un plan) météo : mitigée, dépassant les 25°C quand le soleil était présent, mais presque froid dès qu’un nuage passait.

Nous avions prévu de monter les queen’s stairs puis de visiter le fort, puis de profiter de la plage ensuite et enfin du marché situé près du port. Nous n’avons pas opté pour Atlantis car le prix est juste déroutant… sans compter l’exploitation d’animaux à des fins commerciales qui ne correspond pas à notre état d’esprit.

Nous avons marché presque 20 minutes pour se rendre aux escaliers de la reine, construits par les esclaves, l’endroit est presque sorti d’un décor de film, très boisé, c’est joli à voir. Le quartier traversé entre le port et les marches nous redescend de notre nuage, c’est plutôt pauvre et je n’ai eu qu’une hâte : en sortir rapidement !

Le fort situé en haut des marches et un tout petit bastion, que finalement nous n’avons pas visité. J’avais lu que le prix était de 1$ par personne et que cela ne les valait pas forcément, et finalement on nous a dit 3$ par personne. L’affiche du prix était déchirée, on à l’impression que le prix se fait à la tête du client, par principe, on a évité la visite. Participer à l’économie locale : oui, être pris pour des pigeons : non…

Nous sommes redescendus (et oui manque de chance les forts sont toujours construits en hauteur !), et avons traversés les quartiers bien plus colorés et touristiques pour trouver l’arrêt du bus Jitney numéro 10. On y verra quelques belles églises puis des maisons coloniales. Le bus 10 relie le centre-ville et la plage. Il y a quelques arrêts officiels mais il suffit de se mettre n’importe où et de faire signe au chauffeur, pareil pour descendre. Pour le prix, 2 adultes et deux enfants, nous avons payé 3$ à l’aller, au retour 4$50… Je pense que le tarif adulte est de 1$50 et enfant à 0$75, papy et mamie ont payé 3$ à l’aller et 2$ au retour, il ne faut pas chercher à comprendre !

Nous avons longtemps hésité pour le choix de la plage : Junkanoo beach, Cable beach, Cabbage beach, Saunders beach… elles sont nombreuses et gratuites sur l’ile ! On a procédé par élimination. Junkanoo est trop proche du port, on se baigne presque au milieu des bateaux. Cable beach est apparement réduite depuis peu car coincée entre deux hôtels donc deux plages privées payantes. Cabbage beach est d’après les commentaires magnifique mais dangereuses pour ses courants. Nous avons opté pour Sauders beach car l’accès est simple (4km en bus), et surtout car il y a une grande aire de jeux idéale pour les enfants. La plage est belle, aucun courant, propre (pas de déchets, par contre il y a des algues sèches presque partout). Ça descend assez rapidement. Il y a des toilettes publiques propres et gratuites près de l’aire de jeux. Nous avons passé 3h sur la plage puis nous avons fait le choix de reprendre le bus. Attention au sens, ils roulent à gauche, pensez-y pour attendre le bus du bon côté…

Retour au centre-ville, le touriste est roi, il y a des boutiques de souvenirs partout. Nous n’avons rien vu qui semblait vraiment authentique pour autant. Les Bahaméens travaillent beaucoup le bois, peut être que certains objets sont fabriqués sur place.

Nous sommes retournés au bateau vers 15h pour manger un vrai repas et faire la sieste !

bilan de la journée : Sans aucun doute la moins belle escale de la croisière, la faute à la météo et aussi au manque de chose authentique à visiter. Un point positif : le sourire et l’accueil des gens, toujours poli, très courtois.

😉MIAMI 7H00 – 14H30 (tous à bord à 15h30 sauf pour les croisières consécutives à 14h30, j’aimerai bien savoir pourquoi…) Le bateau est amarré au terminal J, toujours aussi isolé qu’au départ !

météo : Superbe soleil, température avoisinant les 30°C, faible brise qui fait du bien !

Profitant d’effectuer deux croisières consécutives, pendant que tout le monde descend du bateau tristement, nous on a visité une partie de la ville par nous-même.

Direction le quartier de South beach en taxi, 23$ entre le port et le sud du parc Lummus avec un chauffeur qui roulait bien. Une employée du port s’occupe de vous appeler un taxi si comme nous vous en voulez un plus gros que la norme. Le prix de la course est le même qu’un taxi classique d’après ce qu’elle m’a dit.

8h30 : pause photos car au bout du parc sont placés quatre postes d’observation pour les maitres-nageurs. Forcément l’appareil photo a chauffé… ! C’est coloré, le décor est magnifique en arrière-plan avec les immeubles et les palmiers.

On a ensuite fait une tour d’environ 1h pour découvrir les immeubles de style art déco, nombreux dans cette partie de Miami. J’avais trouvé un itinéraire sur le net que j’ai un peu écourté. On découvre les rues parallèles à Océan Drive, nettement moins clinquantes… mais aussi la poste centrale et le commissariat de police !

10h : Direction ensuite l’aire de jeux du parc Lummus, histoire de défouler les petites jambes… Très belle aire de jeux : toboggans, balançoires en tout genre…mais manque de banc pour s’assoir.

On a ensuite pris le chemin de la plage, et quelle plage, c’est une énorme plage de sable blanc ! Encore des postes de surveillance, et surtout la mer d’un bleu turquoise qui fait presque faux ! La plage est propre, on prendra le soleil avec un fond de musique, puis tous dans l’eau ! Il y a une bande profonde à franchir avec des algues puis on remonte et on a pied pendant longtemps. C’est vraiment sympa… ! La plage est utilisée par les touristes mais aussi les locaux. De nombreuses personnes marchent le long de l’eau, c’est un vrai défilé de fesses à l’air (les femmes portent beaucoup le string de bain) et de faux seins… ! Ca fait sourire, et cela n’empêche en rien de profiter de notre baignade ! Le fameux culte du corps…

Retour en taxi, nous avons attendu 10 minutes pour trouver un taxi pour nous tous, en se plaçant devant un hôtel. Prix de la course 30$, avec un chauffeur un peu escargot… mais qui a traversé une partie de south beach très sympa car habitée par les locaux et on a pu voir du coup d’autres édifices art déco, et aussi des constructions en cours toujours dans ce style-là. Il nous a expliqué qu’il s’efforce de conserver ce style au moins pour l’extérieur, pas toujours pour l’intérieur par contre.

Retour au bateau vers 13h30.

bilan de la journée : Superbe journée ensoleillée, que du bonheur ! Seule frustration l’heure de retour imposée est trop tôt… Si on avait eu droit de remonter à 15h30, peut être aurions-nous tenté un détour par Wynnwood… Zut, il faudra revenir à Miami !

🙂KEY WEST 8h– 17h Le bateau est amarré en ville, près du square mallory. Attention certains bateaux sont amarrés près du fort et du coup c’est au moins à 25 minutes de marche du centre ville. météo : très mitigée, pluie fine puis une véritable averse et finalement du soleil dans l’après-midi.

Nous avions réservé une croisière de 3h pour aller voir les dauphins dans leur milieu naturel et faire de la plongée tuba. Je suis passée par le prestataire Furry adventure et pour 2 adultes et un enfant payant (et un enfant gratuit) cela nous a couté 160€. C’est un sacré budget mais nous tenions à le faire, tout en étant réaliste sur le fait qu’il y a toujours un risque c’est de ne rien voir du tout ! Nous avons été très chanceux…. Après 45 minutes de navigation nous avons pu observer 4 dauphins qui sautaient, nageaient, jouaient à une distance raisonnable. Nous étions une douzaine à bord donc il était facile de se déplacer sur le bateau pour mieux voir les dauphins.

Nous avons ensuite continué notre croisière pour faire une pause snorkeling. Mon mari a vu pas mal de poissons, un joli fond, mais rien de transcendant non plus. Il y avait un fort courant et pas mal de houle ce qui gâche un peu l’expédition sous-marine.

Puis sur la route du retour nous sommes repassés par un endroit où nous avons vu au moins 5 dauphins (dur de les compter) qui cette fois-ci sont restés à moins de 5 mètres du bateau pendant plus de 20 minutes ! Un moment magique… on voyait les ombres, leurs yeux… un très bon souvenir ! C’est moins impressionnant par la taille que les baleines qu’on avait pu voir à Boston en septembre dernier mais c’est tout aussi magique par la proximité.

13h : Retour au port sous une pluie battante, direction le bateau à toute vitesse pendant 15 minutes… pour se changer, manger et se réchauffer ! Les serviettes de bain prises sur le bateau le matin même ont servi de couette pour nos enfants pendant la croisière puis d’imperméable pendant les 15 minutes de marche au pas de course…

14h30 : Retour sur la terre ferme pour déambuler et faire 1h30 de shopping, toutes les boutiques sont semblables, seule une petite boutique d’antiquaire sort du lot. Nous avons l’impression d’être dans une autre ville que lors de notre premier passage à Key west. Il faut bien avouer qu’à 8h30 du matin le centre-ville est mort et désert, alors qu’en début d’après-midi, les bars sont bondés… !

Initialement on avait prévu soit de retourner à la plage du fort, soit de visiter l’aquarium, soit de déambuler en ville… La plage étant loin du fort et l’aquarium étant bondé et le soleil étant revenu on a préféré prendre le soleil.

bilan de la journée : Une très belle journée pour découvrir les dauphins en liberté ! La partie shopping n’est pas obligatoire mais c’est la seule façon de voir quelques jolies façades en même temps…

😉COSTA MAYA 7h – 16h (pas très pratique avec des enfants… !) Le bateau est amarré à côté de Mahahual, c’est-à-dire presque au milieu de nulle part… météo : vraiment mauvaise, pluie faible puis abondante, fort vent près de la côte.

Souhaitant découvrir au moins une ruine maya, nous avions fait le choix de réserver une excursion chez le prestataire thenativechoice en avance. La mer étant mauvaise, nous n’avons pu sortir du bateau qu’à 7h50 alors que le rdv était à 8h à l’agence située à 20minutes en marchant depuis le port. Finalement on a couru et le bus est parti de l’agence vers 8h15, tout le monde étant présent. Nous avons payé 95€ pour deux adultes (les enfants de 5ans et moins sont gratuits), le prix est me semble-t-il justifié. Il y a 50 minutes de trajet. Presque 2h sur place, 10 minutes de pause shopping et toilettes puis retour au port. Des bouteilles d’eau sont distribuées gratuitement. Le guide en anglais est vraiment performant, il nous a appris plein de choses (même si nous n’avons pas tout compris car notre anglais est limité). Le bus était en bon état, nous étions un petit groupe de 17 personnes. Et par chance nous sommes arrivés les premiers sur le site. Il y avait deux bateaux à quai ce jour-là et à la fin de notre visite quand nous avons regagné notre mini bus, il y avait 12 gros bus et plus de 20 mini-bus… ! Le site n’étant pas immense on était ravis d’être les premiers, surtout qu’on a eu la pluie qu’au bout d’une heure de visite. Le chauffeur porte des parapluies pendant toute la visite. Eviter les tongs… je vous laisse imaginer les pieds de certains en remontant dans le mini-van. D’autant que ça glisse sur les pierres mouillées. Le site en lui-même n’est sans doute pas le site maya le plus impressionnant du Mexique mais cela laisse quand même l’opportunité de découvrir des vestiges imposants au milieu d’une forêt dense mais entretenue. N’oubliez pas l’anti-moustique… !

Retour au port vers 12h15. Après concertation familiale, la pause plage a été annulée, personne n’avait vraiment envie de se faire sabler sans pour autant pouvoir mettre un orteil dans l’eau vu les vagues et les fortes rafales de vent.

On a pris 1h pour se promener dans cette zone portuaire créée pour les croisiéristes. C’est 100% artificiel : des stands de souvenirs partout, des restaurants, des bars où la bière est à 4$, une piscine au milieu, une plage et des transats, des dauphins en captivité, des personnes déguisées en pirate… En fait tout est fait pour que vous puissiez passer la journée dans cet endroit. Il y a aussi un parc aquatique mais le prix de l’entrée est dissuasif. Il faut négocier si vous acheter quelque chose, car la moindre petite boule à neige est à 12$... Il y avait un artiste qui peignait à la bombe et d’autres avec les doigts, point positif pour le côté local du souvenir !

bilan de la journée : Mi-figue, mi-raisin : un site culturel splendide et totalement dépaysant, mais une météo capricieuse qui nous a contraint à supprimer notre dernière « pause plage » de notre croisière.

Bilan des différentes escales : Escales permettant de varier les découvertes : culturelles au Mexique, architecturales pour Miami et Key west, animalières à Key west, tout en profitant du soleil et de très belles plages, notamment celle de coco cay… ! Un mix parfait malgré une météo parfois capricieuse…

DETAILS SUR LE BATEAU

Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner. C’est varié, côté sucré, côté salé… Et surtout c’est très propre, il n’y a rien qui traine à côté des plats, ni par terre. On vous invite à vous laver les mains en rentrant avec 3 éviers installés au début du buffet et un distributeur de gel hydroalcoolique. Chaque soir, il y a un thème (américain, mexicain, italien…) et c’est toujours bon. Certains plats servis dans la salle de restaurant sont au buffet également. Par exemple, les côtelettes d’agneau, du poulet au marsala, la tarte à l’oignon, le beignet de crabe, les arancinis…. Pour votre petit déjeuner, vous pouvez prendre des muffins toastés à la demande, vous faire faire une omelette, des œufs à la poêle, manger un donut à la canelle ou au chocolat, du muesli, des fruits découpés… ou de la saucisse et du bacon ! On trouve du lait chaud et des dosettes de chocolat pour préparer des chocolats au lait. Pour les enfants, surtout au gouter ou le diner, j’ai souvent demandé au serveur des yaourts nature alors qu’il n’y en avait que le matin. Ils vont les chercher en cuisine, c’est sympa… - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! C’est très très bon, sans fausse note… et servis avec soin. Dans les entrées : escargots, saumon, bisque de homard, tarte à l’oignon, feuilleté aux champignons, salade ceasar... Pour les plats : saule meunière, steack, carré d’agneau, poulet au marsala, saumon grillé, souris d’agneau, et pour le dernier soir : queue de homard ! Pour le dessert, que du bonheur aussi (même si je persiste à dire qu’ils ne sont toujours pas au top pour ce côté-là !), zappez par contre la glace à la fraise, c’est un gout bonbon ! Le tout à volonté bien entendu… ! Et j’en oublie forcément, car chaque soir il y a 3 ou 4 entrées et pareil pour les plats qui changent, puis le reste qui est présent chaque soir. Il y a aussi un menu enfant pour les parents qui seraient motivés (euh non pardon courageux plutôt !) pour les faire venir au restaurant. Nous on a testé le premier soir puis on a laissé tomber… - un restaurant de spécialité non testé

Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même. Je ne peux pas juger de la qualité des excursions proposées mais simplement dire qu’elles étaient très très nombreuses et largement plus chère que celle que nous avons réservé par nous même pour voir presque la même chose!

Côté spectacles... Nous n’avons pas vu de spectacles car étant au deuxième service, le spectacle était à 7h15, heure à laquelle nous faisions manger nos enfants au buffet avant de les déposer au club pour pouvoir ensuite manger en famille ou en amoureux selon les soirs.

Pour les enfants… Un club gratuit existe pour les enfants propres à partir de 3 ans : ocean adventure. Ils sont partagés en plusieurs groupes selon l’âge (de 3 à 5 puis de 6 à 8 ans…) . Il faut s’inscrire le premier jour et après on peut les déposer et les reprendre un peu comme on veut. Chaque jour il y a plusieurs plages horaires comme 19h-22h par exemple et on peut déposer l’enfant à 20h15 et le reprendre à 22h. Un enfant ne peut pas rester plus de deux plages horaires, on ne peut pas « abandonner » son enfant au club, c’est logique je trouve. Après 22h, c’est payant. Un programme est donné chaque jour, nos enfants ont beaucoup aimé et cela nous a permis d’avoir des repas calmes et d’en profiter pleinement sans culpabiliser. Ils proposent beaucoup d’activités : coloriage, maquillage sur le visage, mise en couleurs de bandanas pour devenir un pirate… et sans parler un seul mot d’anglais nos enfants étaient demandeurs pour y retourner tous les soirs ! Point important aussi, la première chose que les animateurs font faire aux enfants en arrivant au club : enlever les chaussures et lavage des mains !

Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! - piste de marche et course : pas franchement utilisée… - piscine extérieure (seule piscine du bateau !) : pas tentée ! - pataugeoire pour les enfants : testée plusieurs fois et malgré sa taille restreinte, c’était parfait car il y a des jets pour jouer à s’éclabousser. - jacuzzi : pas testé car sous 28°C pas forcément envie d’y aller tout simplement !

Le bateau en lui-même... en vrac ! Bateau petit donc cabine petite, très petite ! Il faut être rusé pour ranger ses vêtements… ! Ou les laisser dans les valises pour nous, avant de la glisser sous le lit !

Les lits pour les enfants sont en hauteur, donc normalement pas conseillé pour les enfants de moins de 6 ans… Dans les cabines avec vue mer, il y a un lit double et un lit superposé donc finalement un seul des enfants est en hauteur.

Le bateau est petit mais presque à chaque pont on trouve un endroit pour se poser, soit au niveau du centre, soit à l’arrière toujours avec une vue sur la mer magnifique. Ce qui est appréciable quand on voyage en cabine intérieure à 4 avec des enfants qui aiment colorier, jouer aux cartes… Il y a aussi une belle terrasse extérieure à l’arrière du bateau avec une vue magnifique.

Le bateau n’est pas récent, même s’il a été rénové il y a peu, on voit qu’il a de l’âge. J’aurai tendance à dire que les espaces communs ont étés refait en profondeur alors que les cabines pas vraiment. Le salon cubain est juste magnifique, tendance et sobre alors que notre salle d’eau était tendance des années 90… !

Pour voyager avec des enfants ou pour une première croisière c’est parfait. De notre côté nous étions sur l’anthem of the seas en septembre (un des plus récents et plus gros bateaux de royal caribbean avec tous les équipements qui vont avec : simulateur de vol, auto tamponneuses…) alors la comparaison a été rude ! Mais nous choisissons d’abord pour l’itinéraire et le prix…

Pour le côté pratique, quand vous êtes en « back to back », vous pouvez prendre des serviettes la veille de votre arrivée à Miami (avec la première sea pass) et les ramener le lendemain soir (avec la deuxième sea pass) sans être facturés. A 25$ la facture par serviette, j’ai préféré poser la question avant de sortir avec 4 serviettes … !

DEBARQUEMENT Au terminal G cette fois-ci ! Nous avons fait le choix de sortir à 7h15 du bateau en portant nous-mêmes nos valises pour gagner du temps. Et cela a aussi l’énorme avantage de pouvoir garder ses valises jusqu’au dernier moment. Sinon elles doivent être placées devant la porte de votre cabine la veille au soir avant 23h… Le débarquement est rapide.

PRECISIONS SUR LE FAIT D’ENCHAINER DEUX CROISIERES Lors de la réservation des deux croisières nous n’avons pas pu réserver la même cabine pour les deux croisières (5 jours puis 5 jours) car il ne restait aucune cabine intérieure libre pour les deux croisières et disposant de 4 lits. Nous avons donc eu la cabine juste à côté de la nôtre…

Nous avons réservé les deux croisières sur icruise.com, site de voyage (pour les croisières) américains. Le taux du dollar plus le fait qu’ils ont des offres plus intéressantes que RCCL France nous ont conduits à faire ce choix. D’autant que c’était le deuxième voyage réservé par ce voyagiste et du coup on a reçu 50$ à dépenser à bord pour chaque croisière. Nous sommes fidèles à la compagnie de croisière et pour autant nous n’avons jamais rien reçu à dépenser à bord de leur part pour récompenser notre fidélité… alors pourquoi réserver chez eux !

La veille au soir du débarquement à Miami on a fait nos valises et on les a laissées dans la cabine. On s’est arrangé avec le garçon de cabine et nos valises ont étés mises dans la nouvelle cabine, après nettoyage, alors que nous étions en train de visiter Miami. Pour l’intendant de chambre, le trajet a été court (moins de 5 mètres séparent les deux portes des cabines !)

Le matin à 7h45, nous avons pu obtenir nos nouvelles sea-pass puis sortir du bateau rapidement. On a juste attendu 5 minutes puis nous sommes passés à l’immigration en montrant un ticket « transit card ».

DERNIER JOUR DE VISITE A MIAMI Notre vol retour n’étant qu’à 20h30 le soir même, et n’étant pas facile de trouver des consignes à valises, nous avons fait le choix de louer une voiture de location et d’aller découvrir un petit peu le parc naturel des Everglades.

Nous avons choisi une agence de location avant notre départ, près du port par facilité. Nous avons loué un véhicule 7 places pour 65€ chez Hertz. Il faut savoir qu’on avait lu de nombreux commentaires négatifs sur cette agence (et sur tous les autres concurrents situés près du port) et pour nous tout s’est très bien passé ! Nous sommes arrivés vers 8h à l’agence après avoir payé 17$ de taxi. Et à 8h15 nous étions en train de charger la voiture (5 valises et 4 sacs à dos) et d’installer le GPS (15$ de plus prélevé directement sur la carte bancaire mais indispensable). Hertz a ses bureaux dans un parking à étage, c’est du coup très pratique pour s’installer tranquillement. Le seul problème c’est que le GPS est assez long pour se situer, du coup les premiers carrefours se font un peu à l’instinct… le temps qu’il trouve le signal ! Surtout que la zone près de l’agence est en travaux. Miami est immense, les infrastructures routières sont déroutantes pour n’importe quel français (2 * 6 voies avec des échangeurs très nombreux et rapprochés), il faut rester calme et concentré et bien écouter son GPS (version français canadien avec un bel accent).

Nous avons choisi de nous rendre dans le sud du parc, en entrant par le Ernest F. Coe center. Le but était de faire le sentier Anhinga trail, un sentier sur un ponton en bois d’un peu moins de 3km permettant de découvrir la faune et la flore des Everglades. A l’aller nous avons suivi le GPS et nous avons pris la route South 1, nous avons mis 1h45 notamment à cause des travaux près de l’agence. Nous avons fait un arrêt au centre d’accueil (quelques explications sur les panneaux et pause toilettes) puis payé 25$ d’entrée au parc. C’est le prix pour une voiture et tous ses occupants.

Le sentier en lui-même est vivant, nous avons pu observer des anhingas (oiseaux), des oiseaux qui courent sur les nénuphars en fleurs, des poissons petits et gros, des lézards, des libellules, des sauterelles et un alligator ! Un seul, lézardant en plein soleil… c’est mieux que zéro ! La végétation est parfois luxuriante, avec de nombreuses espèces locales à l’état sauvage. Si vous avez des jumelles c’est mieux ! On est resté 1h sur ce sentier à flâner et observer.

Au départ, nous pensions nous arrêter sur le chemin du retour au jardin Pinecrest mais à 13h nous remontions à peine dans la voiture après avoir fait le sentier, cela nous semblait trop juste en temps, surtout que nous n’avions pas mangé… Finalement nous avons repris le chemin vers l’aéroport. Sans le vouloir nous avons pris l’autoroute, la voiture dispose d’un genre de télépéage (on paie le prix du péage et 5$ de frais) .Nous avons mangé dans une chaine de restauration américaine : denny’s. Autant tester le local ! C’est bon et très copieux, et finalement pas cher pour la quantité et la qualité des burgers notamment… 53$ pour 4 grandes boissons et 4 plats.

Puis direction l’aéroport, enfin plus exactement le « rental car center (RCC) » où il fallait déposer la voiture après avoir mis du carburant. Faire le plein dans un pays étranger c’est toujours un peu la découverte… surtout quand nulle part il est inscrit le type de carburant à mettre ! Bref, 20$. La station-service est située pas loin du RCC et c’est assez simple de revenir ensuite dans le RCC pour rendre le véhicule dans un grand parking à étage où chaque loueur à une zone réservée. C’est très bien organisé, vous avez le temps de vider la voiture tranquillement.

Il faut ensuite prendre le MIA mover, sorte de tram aérien sans chauffeur pour se rendre dans les terminaux de l’aéroport, c’est bien indiqué et le trajet dure moins de 10 minutes.

17h, nous voilà dans l’aéroport dans les temps, la fin des vacances approche !

VOL RETOUR Effectué sur Air France, en direct, avec beaucoup de croisiéristes autour de nous, costa entre autre ! 8h45 de vol contre 10h à l’aller, c’est toujours ça de gagné… Diner et petit déjeuner médiocre par contre. Détail négligeable…

Puis attente de 4h à l’aéroport, puis 2h de train, puis attente de 1h30 en gare de Strasbourg puis 1h de train et 5 minutes de voiture et nous voilà enfin chez nous après 24h de voyage…

BUDGET Côté budget : -2200€ pour les deux croisières en tout compris et les pourboires pour nous quatre. Les pourboires sont de 14$50 par personne et par jour sur ce bateau. -2000€ pour les vols par Air France en direct Paris-Miami. On peut trouver moins cher mais nous on avait l’impératif d’être tous les 6 dans le même vol. - 300€ de train - 600€ pour l’hôtel à Miami, les transports en taxi ou en uber ou en bus, les visites, les souvenirs…. Soit un total d’environ 5100€ pour 12 jours de vacances à 4 au soleil.

Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
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Le tour de l'Ouest américain en 40 jours - été 2012
Allez, je me lance pour mon premier carnet de voyage : l'Ouest américain, en juillet-août 2012, en couple.

Les gros points rouges, c'est là où nous avons dormi. Les petits points rouges, des endroits que nous avons visité sans y dormir.

Voyage assez long, je mettrai sans doute du temps entre chaque épisode (histoire de trier les photos), mais ça devrait pouvoir se finir d'ici une poignée de semaines !

Mais avant ça, les grandes lignes :

- J'en garderai un super souvenir, d'autant qu'on a eu le temps d'apprécier. Quand on voyage 3 ou 4 semaines, on commence à peine à prendre les automatismes que c'est déjà l'heure de rentrer, alors que là c'était bien. Pas aussi marquant que mes voyages en Inde (moins de perte des repères), mais pas loin de ceux en Italie.

- Le vol : cet été, même en s'y prenant 6 mois à l'avance, les vols vers les USA étaient hors de prix. Nous avons donc opté pour un vol Finnair à 2 escales (Helsinki et New York), ce qui nous a fait faire 200€ d'économies par personne, mais 20 à 24h de vol quand même ! Manque de bol, après avoir réservé mais avant mon voyage, j'ai eu des problèmes de dos, et ce long vol n'a pas été une partie de plaisir, ce qui, combiné au jetlag, n'a pas contribué à me faire apprécier la première ville visitée (San Francisco, voir plus bas). Finnair : rien à dire, beaucoup de place pour les pieds et un écran individuel. American Airlines (partenaire de Finnair pour les vols entre New York et l'Ouest) : inconfortable et hôtesses désagréables. Nous sommes arrivés par San Francisco, et repartis par Las Vegas. A noter que suite au vol de mon passeport par un malfaiteur il y a une quinzaine d'année, mon nom était blacklisté par l'administration américaine, mon ESTA a donc été refusée, et j'ai dû prendre un visa, ce qui est fort cher. J'ai aussi eu à subir un petit interrogatoire supplémentaire à l'arrivée sur le sol américain, lors du transit à New York, et était donc content d'avoir 4h de battement à cet endroit.

- La voiture louée pendant 5 semaines (tout le voyage sauf SF et LV) : j'ai eu une Jeep Liberty, une vraie 4x4 et pas seulement SUV, du coup je me suis pas mal éclaté sur les pistes. Avantage par rapport au Ford Escape : 4x4, donc passe-partout. Défauts : grosse conso, et pas de vitres teintées à l'arrière pour cacher les bagages. Autre détail, je suis parti avec mon vieux GPS Garmin, sur lequel j'avais chargé la carte des USA, et mis en mémoire tous les hébergements et lieux remarquables : un vrai confort, pour ne pas perdre de temps. Au hit-parade des pistes : 1) Shafer Trail + Potash Road (Canyonlands) : piste très difficile, mais paysages magnifiques. On descend d'Island in the Sky par les lacets du vertigineux Shafer Trail, on longe le Colorado sur la Potash Road dont les cailloux sont durs à passer, et personnellement je n'ai pas suivi l'itinéraire classique jusqu'à Moab mais suis remonté vers Dead Horse Point par la Long Canyon Road, assez confidentielle, difficile car à la fois pentue, sablonneuse et caillouteuse, mais à faire ! Cet itinéraire donne vraiment des frissons, une sensation d'aventure quand on n'a jamais roulé en 4x4 ! 2) Notom Road + Burr Trail Road (Capitol Reef/Grand Staircase) : piste facile, faisable sans 4x4, et très beaux paysages. Surtout que j'ai enchainé sur la route 12 entre Boulder et Escalante, considérée comme l'une des plus belles, sinon la plus belle du pays. 3) Cottonwood Canyon Road (Grand Staircase) : magnifique raccourci entre Bryce et Page, facile. 4) Monument Valley : un classique, impressionnant évidemment, mais ce qui m'a frappé c'est l'état catastrophique de la piste alors que tout le monde dit qu'il est facile d'y aller en véhicule de tourisme, pour ma part je ne l'aurais pas fait. 5) Muley Point : piste en assez mauvais état, qui ne donne que sur un point de vue, mais fort beau. Pour y aller, il faut monter les lacets de la Moki Dugway, accessible à toutes les voitures. 6) Valley of the Gods : assez facile, une sorte de sous-Monument Valley au niveau des paysages, mais j'en garde de bons souvenirs car c'était ma première piste. Yampa Bench Road (Dinosaur) : faire cette piste était l'un de mes rêves, on a dû renoncer suite au conseil des rangers en raison du mauvais temps. Astrom Point (Lake Powell) : j'avais lu des compte-rendus appétissants, mais selon les rangers, elle n'était pas passable, y compris par beau temps et en 4x4.

- Petit point de désaccord avec les habitués de VoyageForum, on en a déjà parlé 😉 J'avais lu partout que Bryce était plus sympa que Zion, et que si on doit faire une impasse il faut sacrifier Zion : je m'inscris en faux, Zion étant vraiment mon coup de cœur du voyage ! J'ai regretté de n'y avoir qu'un jour, pendant lequel j'ai fait la randonnée grandiose d'Angel's Landing et la route de Kolob Canyon. J'aurais voulu un jour supplémentaire pour faire la rando d'East Mesa Trail par exemple. Et la route du tunnel, celle qui arrive de Kanab, est fabuleuse avec ses falaises majestueuses qui valent bien la route 12 entre Boulder et Escalante. En comparaison, Bryce est certes fort joli, mais à part les points de vue sur l'amphithéâtre et la rando de Queen's Garden, ça peut être vite torché. En plus, j'y ai trouvé une ambiance détestable dans les commerces à l'entrée du parc, tous tenus par la même mafia (le Ruby's Inn, qui possède 3 hôtels, une station essence, un camping, un supermarché, etc...), ceci explique sans doute pourquoi c'est le seul endroit où j'ai eu droit à des employés désagréables.

- A ce propos, d'une façon générale, les gens sont d'une gentillesse confondante là-bas ! Que ce soient les employés des commerces, ou les gens de la rue. Ça, plus le fait qu'il est très agréable de conduire dans l'Ouest (boîte auto + courtoisie générale) fait que même un long séjour plein de rando et de milliers de kilomètres est assez reposant au final, pas stressant.

- A part Bryce et Zion, encore un truc sur lequel je ne suis pas d'accord avec la plupart des gens : j'ai grandement préféré Las Vegas à San Francisco ! San Francisco m'a déçu, j'avais lu que c'était bourré de charme, mais j'ai trouvé qu'au final c'est une vulgaire ville américaine qui essaie d'avoir le charme d'une ville eurasienne, sans y parvenir. Le centre ne m'a pas convaincu (sauf le cable car, rigolo), seul Haight Ashbury (et Alcatraz) m'a un tant soit peu séduit. Si c'était à refaire, je n'y passerais pas 4 nuits mais 2 ou 3. D'une façon générale, j'ai pas trop aimé les villes, faut dire que j'avais placé la barre haute les années précédentes avec Sienne, Venise, Parme, Jodhpur, Jaisalmer... La palme étant à Salt Lake City, ville sans âme qui pue le fric et la spiritualité de pacotille. Par contre, justement, ce qui m'a fasciné avec Las Vegas, c'est que cette vulgarité est poussée à l'extrême, sans aucune retenue, on ne sait plus où donner de la tête tellement c'est extraordinaire dans le n'importe quoi ! Du coup, j'y serais bien resté 3 nuits au lieu de 2, histoire de visiter les casinos plus tranquillement, de faire un tour downtown, et peut-être de voir un spectacle en soirée.

- Truc tout bête : les chiottes sont quand même très spéciales là-bas. D'une part, c'est super bien équipé, avec du PQ partout (on en avait acheté le premier jour en supermarché, pensant que c'était comme dans les campings européens, mais on n'a pas eu à l'utiliser). Mais d'autre part, c'est zéro intimité : un espace énorme sous les portes (dans certains, c'est limite si on voit pas tes fesses quand tu es sur le trône !), et même parfois un espace vertical entre la porte et le mur. Difficile de se concentrer dans ces conditions 😊

- La nourriture : agréable suprise, compte tenu de la réputation des USA dans ce domaine (malbouffe). Les fruits et légumes sont bons. Moi qui n'ai jamais aimé les hamburgers, j'ai découvert qu'ils étaient très bons en dehors des chaines de restauration rapide, et carrément succulents dans les petits diners. Pour le picnic, j'ai beaucoup aimé les chips de maïs violet, ainsi que le beef jerky (viande séchée), ce qui fait un bon déjeuner si on rajoute des petits légumes à croquer. Ma femme, qui est végétarienne, prenait des salades de légumes toutes faites (4 à 6 $ en supermarché).

- Les hébergements : tous réservés bien avant le départ, ce qui est quasi obligatoire en haute saison si on veut dormir près des points d'intérêt pour pas trop cher. On a alterné les motels à 50-70$ (super qualité, notamment pour les motels 6, bien mieux que les F1 français), les logements chez l'habitant par le système Airbnb (pour la Californie, où les hôtels sont au-dessus de mon budget), les tent sites des campings entre 20 et 30$ (les KOA sont super bien équipés, je les conseille, même quand ils sont un peu plus loin des sites que les autres campings, ou alors choisir carrément un camping primitif dans les parcs, mais perso j'aime bien ma petite douche), les cabanes entre 40 et 70$ (bien sympa, un bon compromis, parfois équipé d'un frigo), et un hogan (habitat traditionnel navajo en terre, très bien). Je déconseille le tipi, c'est tout pourri car il y a un trou en haut au niveau des perches de bois qui ressortent, donc s'il pleut, on doit dormir dans une pataugeoire.

- Préparation du voyage : j'étais très impatient, donc je m'y suis pris un an à l'avance pour établir mon itinéraire. J'ai tout réservé début janvier. J'ai principalement utilisé les 3 sites suivants : http://www.ouestusa.fr http://www.america-dreamz.com http://www.americansouthwest.net/ Et bien sûr VoyageForum ! Pour les guides papiers, je suis parti avec mes fidèles Guides du Routard (Ouest Américain et Californie), que j'ai toujours préféré au Lonely Planet (encore un vieux débat sur le forum 😉 ).

- Mon top, donc : 1) Canyonlands : fabuleux, tout en variations entre les précipices d'Island in the Sky et les formes étranges des Needles ! On n'a pas regretté d'être restés 2 jours (+1 jour pour Arches). Et ces pistes... Époustouflant. 2) Zion : serait sûrement en tête du hit parade si on était restés 2-3 jours. Voir plus haut. 3) Las Vegas : un spectacle délirant à ciel ouvert. 3ex) La ville fantôme d'Atlantic City, dans un coin paumé au pays des cow-boys (Wyoming), peu connue et pas dans les guides mais magnifiquement restaurée, atmosphère magique, mieux que celle de Cody (j'ai pas été à Bodie).

Et puis Canyon de Chelly, le train Durango-Silverton, Cody et son rodéo, Yellowstone, Little Wild Horse Canyon, et puis allez ne soyons pas blasés : Bryce malgré tout...

- Mes flops : 1) Les villes, dont San Francisco. La palme étant attribuée à Fisherman's Wharf et ses commerces racoleurs et moches au possible où se presse une foule de beaufs (et en plus, les otaries étaient aux abonnés absents). 2) Upper Antelope Canyon : magnifique, certes... Mais hyper mal (sur)exploité par les Navajos. Difficile d'apprécier la magie du lieu dans la bousculade touristique, même en ayant choisi le photography tour (qui en plus est hors de prix). 😠 3) Le Grand Canyon : bon OK, y a une part de provoc dans mon choix. Mais franchement, la partie la plus réputée, celle qui se visite en navette, n'est pas si époustouflante : on a tellement vu la carte postale qu'on se dit ouais bon c'est le Grand Canyon quoi. C'est tellement immense qu'on se rend difficilement compte, et qu'on a beau marcher longtemps, on aura toujours le même paysage devant les yeux... Je conseille de n'y rester qu'une nuit, sauf pour ceux qui comme moi veulent descendre vers le fond du canyon.

Bientôt le début du carnet, avec la Californie, parcourue en coup de vent (sans les parcs ni LA), car le véritable but du voyage c'était de visiter l'Utah, l'Arizona, le Wyoming... La Californie sera donc une simple mise en bouche !

Première partie : California One - Looking for Jack Sparrow Deuxième partie : Bikers and Hopis Troisième partie : didn't go to four corners Quatrième partie : little and big reptiles Interlude : Old Trail Town in Black & White Cinquième partie : in the middle of nowhere Sixième partie : no bears in the wilderness
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Voyage solo-rando de 4 semaines dans l'Ouest des États-Unis
En guise de préambule Voici un nouveau carnet - un énième, me diriez-vous mais c'est mon premier, soyez indulgent svp. 🙂 - qui décrit mon voyage à l’Ouest des Etats-Unis en solo en été 2018 et qui ne sera probablement pas un carnet comme les autres car je l’écris tout d’abord et principalement pour mes enfants qui n’ont pas pu y participer. Je me suis dit que leur parler de tout ça serait trop long et à un moment donné ils en auront assez tandis qu’un carnet peut se lire quand on veut. J’aurais pu l’écrire et leur donner en direct sans passer par le site mais je pense que les enfants d’aujourd’hui liront avec davantage d’intérêt quelque chose publié sur un site que sous fichier Word comme ils lisent plus volontiers les blogs que des romans, pourtant mille fois plus intéressants. Ce carnet aura donc beaucoup de sentiments personnels, du ressenti qui n’intéressera peut-être pas les gens qui cherchent avant tout de l’info pratique. Je vais tout de même tacher d’y mettre quelque renseignements de ce genre dans la mesure qu’il me paraîtrait important d’expliquer certaines choses ou les choix que j’ai fait ou pas. Évidemment toutes mes réflexions et analyses sont des avis personnels et ne seront sans doute pas entièrement partagés par tout le monde.😉 Et juste la dernière chose avant d'entrer dans le vif du sujet: le voyage était fait il y a un an et demi, certaines choses se sont effacés du disque dur (ou mou, c'est à voir) de mon cerveau mais je vais essayer de retracer l'essentiel en espérant que cela servira à quelqu'un sur ce forum et à mes enfants de mieux connaitre leur père.

La genèse

Après avoir fait un premier voyage à l’Ouest des US en famille qui comportait tous les lieux classiques visités habituellement et qui était une grande réussite au niveau de la diversité des lieux vus 😇 mais un peu moins au niveau des intensités des balades 🙁 j’ai voulu approfondir l’expérience et sortir des sentiers battus. Il m’a vite apparu que pour des diverses raisons il ne serait pas possible de le faire en famille. 🙁 Ma femme que je remercie infiniment m’a permis de partir tout seul pendant un mois prenant sur elle les enfants. Sans son soutien ce voyage n’aurait pas été possible.

Les préparatifs

Un voyage solo hors les sentiers battus – relativement bien sûr - demande plus de préparatifs qu’un voyage classique ou plutôt il demande de le préparer différemment. J’ai passé donc beaucoup de temps pendant plusieurs mois avant le départ à établir mon circuit, chercher les informations, créer des itinéraires. J’expliquerai plus tard mon avis sur ce travail fastidieux. Comme à toute la personne qui cherche à faire un voyage à l’Ouest des US une question s’est posée à moi si je dois faire une boucle ou arriver dans un endroit et repartir d’un autre. Les deux options ont leurs avantages et leurs inconvénients – laisser la voiture dans une autre agence que celle où elle a été prise va augmenter la facture de 200-400$ (sauf en Californie), l’arrivée et le départ des différents aéroports peut aussi coûter plus cher bien que j’ai entendu des avis contraires. Mais cela vous permet de ne pas revenir sur vos pas en passant par les endroits qui ne seront pas spécialement intéressants au retour, vous économiserez donc du temps. En faisant une boucle on roule presque toujours un peu trop juste parce qu’il faut revenir.

Le problème éternel est également qu’il faut s’y prendre assez tôt à l’avance pour bénéficier des billets et de la location voiture pas trop chers et généralement sauf être super bien organisé et avoir commencé les préparatifs très en amont (ce qui n’était pas mon cas), au moment d’achat de billets le circuit n’est pas entièrement établi. Généralement on ne conseille pas prendre les billets avant de faire le planning (voir les commandements de Pong 😉, bien faits). Je ne suis pas de cette avis : il est parfaitement possible d’avoir une trame de circuit plus ou moins bien faite et de prendre les billets, ensuite il suffit juste d’avoir beaucoup d’options à sa disposition et de ne pas essayer de mettre tout ce qu’on a envie de voir car cela ne marchera pas. Et c’est ça, le plus difficile ! :-) 🙂

Bref comme vous avez compris, mon circuit était loin d’être fini au moment de recherche et d’achat de billet. J’avais plus ou moins une bonne idée des régions ou des lieux que je voulais visiter mais je n’avais pas de planning exact.

Le départ était prévu pour le mois d’août, j’ai pris mes billets en mars. Les recherches étaient fastidieuses : il me fallait me décider sur le lieu d’arrivée et du départ et sur la location de voiture. Finalement tous facteurs pesés mon choix s’est porté sur la boucle à partir de Denver (la première fois on a fait la boucle à partir de Las Vegas). J’ai longuement hésité sur les vols mais en mars les prix des meilleurs vols avec les horaires potables étaient déjà prohibitifs, je me suis donc décidé à faire des vols avec des longues escales pour passer la nuit à Montréal en aller et à Vancouver au retour. Je donnerai mon avis là dessus plus tard.

Etant donné que j’envisageais de faire beaucoup de pistes j’ai choisi une SUV en espérant avoir un vrai 4x4 au moment de location sur place. Comme j’ai pensé dormir parfois dans la voiture je n’ai pas pris le plus petit modèle. Par ailleurs je me suis fixé comme objectif faire –ou essayer de faire – un voyage vraiment près de la nature, dormir le maximum dans les campings, il me fallait donc avoir un peu de place dans la voiture pour mettre tout le matériel.

Une fois les billets pris j’ai commençais vraiment à construire mon circuit ayant déjà une idée bien précise d’endroits que je voulais absolument visiter. Comme dit plus haut je me suis fixé l’objectif de ne pas dormir dans les hôtels/motels mais de m’arrêter dans les campings. Or en commençant construire mon circuit et en regardant les campings dans les endroits où je voulais dormir il m’est vite apparu que soit les bons campings étaient déjà pleins soit les autres n’étaient pas terribles et de surcroit assez chers juste pour mettre une tente (30-35$ la nuit sans douche en tenant compte de frais de résa que Recreation.gouv ou autres site vous sucrent au passage). J’ai réservé donc les deux premières nuits et ensuite me suis dit que payer aussi cher sans avoir la douche juste pour dormir dans les endroits probablement moyennement sympathiques n’était sans doute pas le meilleur choix et que j’allais essayer de trouver autre chose. Je donnerai mon avis sur ce choix pour chaque jour de voyage.

Ensuite ont commencé les vrais mois de préparation car je ne voulais pas perdre du temps sur place, être tributaire du temps, donc il fallait des plans B, comme tout le monde je voulais faire le max des choses, bref vers la fin du mois de juin j’étais carrément épuisè par mes recherches d’info, des endroits, des itinéraires au point que je n’absorbais plus l’info, j’ai frôlé l’indigestion...

Etant donné que je voulais visiter les endroits où je ne risquais pas voir beaucoup de monde et dans les conditions climatiques assez difficiles (chaleur) j’ai décide d’acheter un navigateur de randonnée. Mon choix après un certain temps de recherches s’est porté sur Etrex 30x pour sa robustesse, son poids, son côté pratique pour la randonnée et son prix (200€ tout de même). J’étais très surpris par le caractère très peu pratique de cet appareil, qui demande à s’habituer à sa manière de fonctionner et ne pas du tout user friendly. Ayant été habitué à la maniabilité des téléphones portables j’ai trouvé cet appareil d’un autre age, et je me demande comment on arrive à vendre aujourd’hui au prix fort ces machins si peu pratique. Cela me rappelait les bons vieux modems de l’époque préADSL qui ramaient pas possible... Par ailleurs il s’est trouvé très énergivore et il fallait constamment penser à avoir les piles supplémentaires sous peine de se trouver avec l’appareil mort. Cela dit je ne regrette pas mon achat car il m’a servi à plusieurs reprises pour me repérer au milieu de nulle part et je pense que sans lui j’aurai pu vraiment m’y perdre ou tout simplement et moins tragiquement de ne pas trouver ce que je cherchais.

Enfin en parlant de préparatifs je ne peux ne pas mentionner les ressources inestimables que j’ai trouvé sur ce forum et sur les sites de ces membres, que je remercie, notamment Thierry (wavemaster), dont le site reste une référence par son exhaustivité des lieux à visiter mais qu’il faut souvent compléter par le recoupement d’info d’ordre pratique, Julien (ju45) qui donne dans ses carnets pas mal d’info justement pratiques – la distance, le temps, l’appréciation – et qui met beaucoup de belles photos ce qui est très appréciables pour se faire une idée, Yves (mycovtt) dont les nombreux carnets et les aventures ainsi que des magnifiques photos m’ont beaucoup inspiré, Pierre (pong) pour ces récits instructifs et les photos, Jean Philippe (orionide) pour ses sites très bein faits, Michèle et Jean-Michel dont les magnifiques photos sont une source inépuisable d’envies et beaucoup d’autres dont j’ai parcouru assidument les carnets.

Je voudrais remercier plus particulièrement Patrice (jdakota), Olivier (oliv2019), Valérie (veileen) et Guillaume (Marati) dont les carnets super détaillés et les photos magnifiques m’ont directement inspiré et qui ont eu la gentillesse et la patience de me donner leurs tracés de GPS et leurs conseils et encouragements. Ce carnet est autant l’hommage à leur gentillesse et le sens de partage.

Et juste le dernier mot pour expliquer ce qui va suivre : je suis arrivé aux US dans l’état de fatigue très avancé, l’année était très dure et le manque de sommeil cumulé tel que parfois je dormais debout dans le métro. Cela explique certaines choses que vous allez trouver dans ce carnet.

Et pour comprendre vraiment le manque de belles photos dans ce carnet il faut savoir que pour moi marcher vitedans ces beaux endroits est un plaisir plus grand que de les voir, ce qui doit me faire rater énormément de choses que je n’ai pas le temps d’apercevoir et/ou de contempler. C’est sans doute bête mais c’est comme ça, j’aime bien marcher et marcher vite. Un Forest Gump, quoi... 😉 😊
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De la musique et la souris
Pour notre nouveau voyage aux USA, nous avons décidé de traverser un état qu’on ne parle pas beaucoup, j’ai nommé le Tennessee.

Dans la première partie de notre séjour, nous avons visité le Tennessee, Smookie Moutain, Nashville, Memphis.

Ensuite nous sommes allés à Orlando passer un séjour basé principalement sur Disney.

Ce voyage s’est passé sans trop de soucis, cela nous change, hormis que nous étions partis avec des amis et que nous sommes revenus en n’étant plus amis.

Mais je ne m’attarderai pas sur ce problème.

30 juillet 2013

Cette année on a fait fort, on travaille le jour où l’on part….

Comme notre vol part de Paris le 31, on a décidé de partir le soir, de dormir près de Paris pour pouvoir être à Charles de Gaule le lendemain à 5h30.

Cette fois, notre fils de 21 ans à préféré passer son tour, il reste en Belgique, il veut travailler comme étudiant un maximum pour se faire de l’argent et une expérience dans son futur métier d’éducateur.

Nous sommes au final 3 Mado notre fille de 16 ans, Laurence mon épouse et moi Patrick.

31 juillet 2013

Une courte nuit, on avait programmé le réveil pour 3h15, mais à 2h40 on était debout.

Nous pouvons ainsi clôturer nos valises et s’apprêter pour un nouveau périple Américain sans se presser.

On avait rendez vous chez des gens qui avait proposé de garder notre voiture et de nous conduire à CDG pour 4h30.

Le temps de les saluer, de transférer nos valises et de faire la route vers l’aéroport, c’est tout juste 3h avant le décollage que nous sommes à CDG.

Nous arrivons sans trop stresser pour s’enregistrer, on est tellement cool que le comptoir d’enregistrement n’est pas encore ouvert.

Mado commence à nous faire une interprétation d’un humoriste qu’elle apprécie beaucoup, Gad Elmaleh. Genre : « elles sont à vous ces valises, vous a-t-on aidé pour les faire, vous a-t-on offert quelque chose…..

Mais a qui voulez vous qu’elles soient, on ne m’offre jamais rien alors pour partir en voyage, vous pensez….

Vous pouvez aller par là svp, mais ou voullez vous que j’aille d’autre, dans le cockpit….»

Ce qui nous fait rire et j’ai difficile de garder mon sérieux lorsque le préposé nous pose effectivement les questions

concernant les valises.

On commence fort, je dis à Mado, il ne manquerait qu’il pense que je me moque de lui et j’aurais droit à un contrôle renforcé.

Mais tout se passe bien et rapidement, nos valises sont enregistrées, l’hôtesse nous souhaite un bon vol et nous parle de notre destination finale.

Mado ne peut s’empêcher de souligner avec ironie qu’elle ne veut pas que le vol se passe comme dans le film.

Pendant tout le voyage, j’ai eu pas mal de délire avec Mado, on n’a pas passé une journée sans faire des jeux de mots. Une fois la douane et les contrôles passés, nous prenons un petit déjeuner. Il est 7h40 quand l’embarquement commence.

Tout se passe bien, sauf qu’un passager ne sait pas boucler sa ceinture, elle est cassée. Un technicien vient la changer ce qui fait que le vol est parti avec 20 min de retard.

Pas trop grave, du moins pour nous, car notre escale à Atlanta dure 2h40, ce qui nous laisse de la marge. Après un brunch, quelques perturbations, une course entre deux avions, un snacks, un sandwich, une glace, rien de terrible comme programme télé (écran central sans choix), 9h30 de vol et des orages pour atterrir, le vol se déroule bien.



Le douanier n’est pas trop sympa lors de notre passage à l’immigration, mais c’est assez rapide. Nous récupérons les valises, passons la douane et redéposons nos baguages sur le tapis pour qu’ils aillent rejoindre notre prochain avion.

Nous en profitons pour manger un sandwich, sans savoir si nous aurons le temps à notre arrivée à Knoxville.



Notre vol est court c’est un vol régional. L’avion est petit, Un EMBRAES d’un peu plus de 50 places. On en rigole, ils ne doivent pas avoir souvent des touristes sur ce vol. D’ailleurs à l’embarquement, l’hôtesse qui devait vérifier nos cartes, était un peu perdue en voyant nos billets internationaux.

On part dans un délire dans l’avion en se disant que personne ne nous comprend, jusqu’à ce que le passager assis à coté de Mado lui demande dans un Français correct d’où nous venons.

Il s’agit d’un Belge de Louvain La Neuve qui possède une maison en Floride et qui se rend à Knoxville pour le travail. On a l’air fin avec notre humour à deux balles.

Le débarquement se passe très vite et les valises suivent aussi vite.





Vient le moment de prendre la voiture.

Malgré que nous sommes que trois et qu’on ne fait pratiquement que de la route, nous avons réservé une grosse voiture. Plus pour se faire plaisir que par nécessité.

Mais Laurence craint de ne pas avoir le modèle choisi, comme nous sommes dans un aéroport régional et que des voitures genre Tahoé ne doivent pas être souvent demandées.

Lors des deux dernière fois, Alamo avait essayé de nous fourguer une catégorie en dessous. Mais Laurence est décidée de ne pas se laisser faire.

Le préposé semble entrepris lorsqu’on présente notre copie du mail de réservation et il doit passer plusieurs coups de fil. Laurence lui demande bien 5 fois si on aura bien la voiture demandée et finalement il nous donne les documents en disant que c’est bien le genre de voiture demandée.

Nous arrivons sur le parking et la dame nous fait attendre 5 min, repasse un coup de fil et enfin nous donne les clés. Mais voila on ne doit pas aller du coté où sont garées les voitures sous l’enseigne Alamo, mais dans un autre service, un peu plus loin.

Bizarre, on verra.

Dans l’allée il y a pas mal de véhicules de gros modèles, pick-up, mini bus, etc. On actionne les clés et on aperçoit une voiture qui réagit. Ce n’est pas un tahoé, mais une AMG YUKON, elle est bien, c’est bon, c’est dans la catégorie demandée.



Je fais l’inspection du véhicule, papier, roue de secours, état des pneus. Ceux-ci me semblent en très bon état. On charge les baguages, je règle le siège, ce qui nous frappe, c’est l’odeur, une agréable odeur de cuir et de propre. On est content.

Le seul bémol, pas de trace indiquant le dernier entretien, je me dis que c’est vu l’état de la voiture, c’est surement noté dans le carnet d’entretien.

Bon, je mets le contact, regarder si pas de témoins restent allumés. Comme lors de nos voyages précédents, et on est surement pas les seuls, on note les kms, enfin les milles. Et là surprise, le compteur indique 2 milles.

Je dois regarder deux fois et me pincer pour être sûr que je ne délire pas suite au décalage horaire. Et oui, la voiture est neuve, elle a juste roulé du vendeur à l’aéroport et encore elle a surement été livrée en camion. Là on est content, une 7 places neuve pour nous trois, whaouu.

On programme le gps pour Gatlinburg qui se trouve à 80 km et nous avons 30 min d’avance. Que ce soit dans l’ouest ou dans l’est, c’est toujours aussi sympa de rouler aux States.

Nous avions loué un chalet, à environs 10 km à l’est de Gatlinburg, suffisamment grand pour deux familles. Car je le rappelle, même si je n’en parle pas nous étions avec des ex-amis !

Nous passons avant d’arriver au chalet, au supermarché que j’avais repéré sur Google. Nous arrivons au chalet, il est 20h00, comme le check-in était jusque 19h00, on avait envoyé un mail au responsable pour expliquer que notre vol arrivait assez tard.

Il nous avait répondu que les clés seraient sous le paillasson. Le lotissement est magnifique, de construction récente.

Au fait il est possible de louer ou acheter des chalets, vraiment très beau. Mais il faut aimer le bois.



Mais voila nous sommes devant notre chalet et pas de paillasson. On fait le tour, on cherche sous les pierres, sous les marches de l’escalier, rien, Nada !

On avait un numéro pour appeler en cas d’urgence, on se résigne à devoir le faire. Mais une idée me vient, on se croirait dans une série télé Américaine, où quand tout semble perdu, une solution apparait pas miracle et on se dit mais oui, c’est évident…

Je mets ma main sur la porte et miracle, elle est ouverte, un chalet équipé en plein milieu des bois avec la porte ouverte… Nous Belges, nous ne sommes pas habitués à ça.

Les clés ne sont pas là, mais on peut rentrer et fermer de l’intérieur. Il y a un petit mot de bienvenue nous invitant à passer au bureau plus tard.

Et les surprises ne s’arrêtent pas en si bon chemin, tout est neuf, beau, deux chambres et une salle de bain à l’étage, une chambre au rez de chaussée et une salle de douche digne d’un palace à Vegas.

Une terrasse avec Rocking-chairs, une véranda avec jacuzzi, cuisine équipée, salon avec télé et feu ouvert au gaz Le wifi, la total, malgré la fatigue, nous sommes ravis, nous nous installons et allons dormir, il est 22h00.
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Réenregistrement bagages sur Air Tahiti Nui à Los Angeles
Bonjour, Ia ora na.

J'ai acheté pour ma compagne et moi même 2 billets allers retour : Voyage 1 : de Tahiti à Los Angeles / de Los angeles à Tahiti aller le 08.02 retour le 29.02

Voyage 2 : De los angeles à Paris / de Paris à los angeles , aller le 09.02 retour le 29.02 .

En fait , afin de payer moins cher j'ai choisis le même avion, même vol qui devait alelr en direct de Tahiti Vers Paris avec escale technique à Los angeles, mais en choisissant 2 allers retours différents...

Je viens d'apprendre que je ne pourrai apparament pas voyager car je ne dispose pas du temps nécessaire afin de récupérer mes bagages et les réenregistrer! Sauf qu'il s'agit de la même compagnie aérienne Air Tahiti Nui et du même avion....

Y a T'il un moyen de se faire enregistrer en une seule fois afin de ne pas avoir à récupérer nos bagages ! je n'ai pas pris de billet modifiables donc j'aimerais ne pas avoir perdu ces billets ....

Je précise également que le temps entre les 2 vols est de 2h ( arrivée à 8h55 départ 11h35 à Los angeles et arrivé à 14h15 et départ à 16h15 ) SVP aidez nous :( SVP aidez nous :(
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Vols secs vers l'Ouest américain: les prix aussi s'envolent...
Bonjour ,

En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !

Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !

Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
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Entre San Francisco et Santa Fe - 4 semaines à l'Ouest
Comme beaucoup sur ce forum nous avons passé un été "à l'ouest" ! Comme beaucoup je me suis servie des commentaires, avis et conseils des Forumers pour construire un Roadtrip qui nous ressemble. Ce post est l'occasion de remercier tous ceux qui partagent généreusement leurs expériences, bons plans ou galères et permettent à chacun de se concocter un voyage sur-mesure. Je vous livre ici notre carnet de voyage, pour le plaisir du partage, le plaisir du voyage.

Pour planter le décor :

3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels

Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.

Bonne lecture, bon voyage !

vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO

Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !



Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...



Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.

Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...



C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.



Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.

Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

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Retour sur un beau voyage (Californie - Panama – Floride - Louisiane)
Salut à tous,

Cette fois, c’est notre tour … , notre tour d’essayer d’apporter un (petit) plus au forum, notre tour d’apporter un petit retour d’expérience sur notre récent voyage de ce début 2015 en Amérique Centrale et du Nord. Ce n’est que justice d’apporter notre pierre après avoir été glaner des infos précieuses sur le site à l’occasion de la préparation de nos voyages précédents. Si, à l’époque, la vie professionnelle active ne nous laissait guère l’occasion faire un retour sur l’expérience acquise lors de ces voyages, il en va un peu différemment maintenant …

1) Nous …

Tous deux jeunes retraités dans la soixantaine naissante après une vie professionnelle active, affamés de découvertes et de voyages. Les enfants ont quitté le nid depuis quelques années et volent de leurs propres ailes et les 3 petits-fils poussent en taille (mais pas encore assez en sagesse).



2) Notre projet …

Si nous voyageons fréquemment en Europe (en moto de préférence, en city trip, en croisière ou en séjours divers), nous sommes également passionnés par l’Amérique du Nord (Canada et USA) où nous avons déjà fait une série de voyages touristiques sur une période de 35 ans, … notre premier voyage vers les USA datant en effet de 1980 …

Aux USA, comme au Canada, on se sent bien …, on s’y est toujours bien senti et on y a toujours été bien accueilli …

Cette fois, nous avons voulu y retourner en janvier 2015 : - pour quitter la morosité hivernale de nos régions durant cette période - pour flâner un peu au soleil en terre déjà largement connue … et ce sera donc la Californie du sud … et Las Vegas - pour découvrir une partie des USA que nous ne connaissions pas encore (à savoir la Floride et la Louisiane).

Le cahier des charges est donc clair : Repos et récupération en Californie (+ Las Vegas) et découverte des attraits essentiels de la Floride et de la Louisiane.

Ces deux pôles étant fort distants, voire assez incompatibles, un trait d’union entre eux s’imposait …

C’est là qu’un coup de chance s’est produit, à savoir la découverte de l’existence de croisières entre Los Angeles et Miami via le passage du Canal de Panama à cette époque de l’année.

Cette opportunité nous convenait parfaitement puisqu’elle faisait un lien « direct » entre Los Angeles et Miami, tout en nous permettant de faire une croisière et de découvrir très (trop) rapidement et très (trop) superficiellement malheureusement, des images du Mexique, du Costa Rica, de Colombie et de traverser le Canal de Panama.

Tenant compte que nous ne voulions pas dépasser les deux mois d’absence, notre calendrier fût donc le suivant de mi janvier à mi mars 2015 :

- deux semaines relax et cool en terrains connus en Californie - deux semaines de croisière entre Los Angeles et Miami en musardant le long de la riviera mexicaine avant de passer le canal de Panama - trois grosses semaines de découverte de la Floride et de la Louisiane

3) L’organisation et la préparation du voyage

Avant d’en arriver au récit de notre escapade, je me propose d’insister un peu plus largement que d’habitude sur la préparation et l’organisation de ce voyage. Expliquer un peu notre fonctionnement dans la préparation et la logistique peut peut-être aider à faciliter la réflexion de futurs nouveaux voyageurs.

Quand on est « jeune voyageur » avant que l’expérience (et les ans) ne vienne, il est précieux d’avoir l’éclairage de la manière dont d’autres s’y prennent. C’est dans cet esprit que j’ai développé un peu plus (voire trop) NOTRE fonctionnement. Que les vétérans du forum nous pardonnent …

La réussite d’un grand voyage est, pour nous, d’abord liée à la qualité de sa préparation et de son organisation avant départ.

Pour nous, la préparation fait partie intégrante du plaisir du voyage. Les 6 mois qui précèdent un tel parcours se passent à le préparer, à le mâcher, à y penser, à en rêver, à le peaufiner, à maltraiter internet, les guides, notre forum bien aimé, bref … c’est presque la plus belle phase du projet … et on se demanderait bien parfois, juste avant de partir, s’il est bien nécessaire de décoller, tant on l’a déjà fait de fois dans sa tête, ce voyage … (et aussi parfois parce qu’on a un peu peur d’être, parfois, déçus …)

Avertissement : Attention, ce qui sera mentionné dans la suite constitue « My Practices » et non « The Best Practices ». Autrement dit, il s’agit de nos pratiques convenant à notre personnalité et à notre mode de fonctionnement, sans autre prétention.

Et puis, quand même … comme le signale le sage adage « Chacun fait son lit comme il veut se coucher … ».

Micy
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Entrée et sortie du territoire américain sans visa?
Salut à tous ! Je suis confronté à une grande questione existentielle concernant les modalités d'entrée et de sortie du pays de l'oncle sam sans visa. En effet, je m'installe pour un an à montréal à partir de septembre 2009. j'ai prévu d'aller m'installer au canada debut juillet et ai planifié d'aller au etats unis en Aout. J'aurais cependant un statut de touriste canadien pour JUILLET/AOUT au canada (car mon visa de stage ne commence qu'en septembre). j'aimerai savoir si il est possible que je rentre sur le territoire américain et que j'en resorte sans visa ? Etant un resortissant français mais n'ayant pas de vol avion (ni aller, ni retour car je pense faire le trajet Montréal/new york en bus à l'aller comme au retour) puis-je voyager sans visa ? Merci de m'éclaire, c'est vraiment la galère pour les states ! Toute info me sera d'une grande aide. Merci d'avance. 😏 !

Clément.
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Récit d'un voyage fantastique dans l'Ouest en juillet 2015
Bonjour à tous,

De retour après un fabuleux voyage dans l’ouest, j’attaque la rédaction d’un compte-rendu de nos magnifiques vacances.

D’un côté, je le fais égoïstement… car j’ai le blues… et oui, c’est fini… 😮 Des mois et des mois de préparation (période où l’on voyage déjà), un voyage fantastique et là maintenant, c’est terminé, alors je rédige notre voyage afin de le prolonger encore ! 😛 Et d’un autre côté, pour partager notre expérience car j’ai moi-même lu énormément de comptes-rendus pendant la préparation, toujours en passant très rapidement les photos que je ne regardais pas ou peu car je voulais garder le plus possible la surprise !

Actuellement, je les relis et cette fois je m’attarde sur chaque photo qui me rappelle tous ces beaux paysages.

Notre famille : Mon mari, 48 ans, informaticien, aime bien la photo, nos filles 15 et 13 ans et moi-même 40 ans cette année (raison de notre voyage !), comptable. Nous habitons la Suisse. Randonneurs du dimanche mais motivés ! Nous voyageons régulièrement (je suis une férue de voyages, une vraie passion) et essayons toujours d’en voir et faire le maximum. (les enfants trouvent qu’on exagère certaines fois…)

Organisation : J’ai tout organisé moi-même, (l’organisation ça n’intéresse pas mon mari !), grâce aux forums et à toutes les personnes qui m’ont gentiment aidée à établir un itinéraire qui tienne la route. Bien sûr les classiques étaient au rendez-vous car nous ne sommes jamais allés dans cette région auparavant (une seule escapade aux USA, en Floride). J’ai donc essayé de concocter un circuit qui plaise à toute la famille avec des classiques et des moins classiques, beaucoup de parcs naturels avec des randonnées (nous sommes plutôt nature), également des villes (surtout pour nos filles) et des activités ludiques (spectacles, parc d’attraction, shopping et j’en passe !).

Un énorme MERCI à Itat et son blog fantastique, bourré de bons conseils, Jpg13, PapJ59, Bastinj, Durandale2, Evajules, Caussat, Isap29, Hiacinthe, Seb6210, Pong, JMPe, Zitounet, Uluru ainsi que tous les autres actifs sur ce forum, pour leurs excellents conseils avec lesquels j’ai pu établir un itinéraire qui tienne la route.MERCI MERCI MERCI !

Vols réservés avec British Airway, Genève-Londres-Los Angeles et retour. Voiture réservée en package avec le vol auprès d’Avis, catégorie SUV standard. Nous avons eu droit à un GMC terrain 4x4, soit une catégorie supérieure sans supplément 🙂.

Budget : explosé...🤪 CHF 15'000.00 tout compris Nous avons fait le choix de dormir chaque fois que cela était possible, dans les parcs nationaux afin d'éviter des allers-retours.

Pique-nique la journée et resto le soir (peu de fastfood). Malgré tout ce qu'on nous avait dit, nous avons franchement bien mangé !😉

Itinéraire : Voici ce qui était prévu :

J1 (Samedi, 04 Juillet 2015) Arrivée à Los Angeles à 12h30 Hollywood Bd et Griffith Observatoire Feux d'artifices Santa Monica. Nuit Coral Sands

J2 (Dimanche, 05 Juillet 2015) Los Angeles > Grand Canyon NP (South Rim) Oatman, Kingman, Seligman. Coucher de soleil et nuit à El Tovar

J3 (Lundi, 06 Juillet 2015) Journée : Grand Canyon NP (South Rim) South Kaibab Trail Points de vues Hermits Road. Nuit El Tovar

J4 (Mardi, 07 Juillet 2015) Grand Canyon NP (South Rim) > Page Horseshoe Bend Baignade et ballade en bateau 1h30.Nuit Quality Inn

J5 (Mercredi, 08 Juillet 2015) Page et sa région Lower Antelope 8h30 (réservé) Upper Antelope 11h30 (réservé) Baignade ou ballade en bateau si pas fait. Nuit Quality Inn

J6 (Jeudi, 09 Juillet 2015) Page > Monument Valley Survol du Lake Powell, Goosenecks SP, Moki Dugway - Muley Point Valley of the gods, Monument Valley. Scenic Road. Nuit The View

J7 (Vendredi, 10 Juillet 2015) Monument Valley > Mesa Verde NP Cliff Palace et points de vues. Nuit Far View Lodge

J8 (Samedi, 11 Juillet 2015) Mesa Verde NP > Moab Matin : Mesa Verde NP. Balcony House, Corona Arch ou Fishers Towers au coucher de soleil. Nuit Aarchway Inn

J9 (Dimanche, 12 Juillet 2015) Arches NP. Devil's Garden Devil's Garden ou autre Delicate Arch au coucher de soleil Nuit Aarchway Inn

J10 (Lundi, 13 Juillet 2015) Canyonlands NP (Island in the Sky). Island in th Sky Dead Horse ST Nuit Aarchway Inn

J11 (Mardi, 14 Juillet 2015) Moab > Torrey Goblin Valley et Little Wild Horse Canyon Fruita Area et scenic drive. Nuit à Torrey Austin's Chuckwagon Lodge

J12 (Mercredi, 15 Juillet 2015) Capitol Reef NP > Bryce Canyon Scenic Road 12, Burr Trail Road. Nuit Bryce Canyon Lodge

J13 (Jeudi, 16 Juillet 2015) Bryce Canyon > Zion Queen's Garden Trail et Navajo Loop Canyon Overlook Trail. Nuit Zion Lodge

J14 (Vendredi, 17 Juillet 2015) Zion > Las Vegas The Narrows Valley of fire. Scenic Road + The Wave. Nuit Mirage

J15 (Samedi, 18 Juillet 2015) Las Vegas Visite du Strip, Cirque du Soleil "KA". Nuit Mirage

J16 (Dimanche, 19 Juillet 2015) Las Vegas > Death Valley NP Outlets Dante’s View, Badwater, Artist's Drive. Nuit Furnace Creek Ranch

J17 (Lundi, 20 Juillet 2015) Death Valley NP – Three Rivers Zabriskie Point au lever du soleil Mosaic Canyon, Mesquite Sand Dunes Alabama Hills (Lone Pine). Nuit Three Rivers Comfort Inn

J18 (Mardi, 21 Juillet 2015) Three Rivers > Oakhurst Sequoia NP & Kings Canyon NP. Nuit Oakhurst, Yosemite Southgate Hotel

J19 (Mercredi, 22 Juillet 2015) Oakhurst > San Francisco Glacier Point Vallée et points de vue. Nuit San Francisco Mayflower

J20 (Jeudi, 23 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower

J21 (Vendredi, 24 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower

J22 (Samedi, 25 Juillet 2015) San Francisco > San Simeon Monterey, 17 Mile Drive, Point Lobos State Reserve Julia Pfeiffer Burns State Park, Piedras Blancas. Nuit à Sands by the Sea

J23 (Dimanche, 26 Juillet 2015) San Simeon > Los Angeles Santa Barbara, Malibu. Nuit à Ocean View Santa Monica

J24 (Lundi, 27 Juillet 2015) Los Angeles Universal Studios (Front of Line). Nuit à Ocean View Santa Monica

J25 (Mardi, 28 Juillet 2015) Los Angeles Santa Monica et Venice Beach Départ 21h40 de notre vol de retour

Et maintenant, commençons ! Merci pour votre patience et indulgence pour la suite !😊

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Soixante-quatorze jours dans l'Ouest américain du 29 mars au 11 juin
Voyage Forum me demande de créer une nouvelle file parce que la précédente est trop longue. Donc, voici notre programme "à jour", jusqu'au 21 avril rien ne devrait plus bouger, au-delà ça peut encore évoluer.

Merci à tous qui m'avez tant aidée par vos conseils et vos commentaire, à choisir les sites et les randonnées. Nous ne passerons pas un jour certainement sans avoir une pensée pour vous.

1- mardi 29 mars - Maison > Las Vegas

2 - 30 mars - Las Vegas > Cameron (permis Grand Falls) > Flagstaff

3 - 31 mars - Flagstaff > Grand Falls > Sedona

4 - 1 avril - Sedona

5 - 2 avril - Sedona

6 - 3 avril - Sedona

7 - 4 avril - Sedona > Cottonwood > Payson > Tonto National Monument > Lost Dutchman

8 - 5 avril - Lost Dutchman SP > Goldfield

9 - 6 avril - Lost Dutchman SP > Boyce Thompson Arboretum > Saguaro National Park East > Saguaro NP West

10 - 7 avril - Saguaro West (Arizona Sonora Desert Museum) > Alamogrodo ou White Sands

11 - 8 avril - White Sands

12 - 9 avril - White Sands > Guadalupe NP (via Sacramento)

13 - 10 avril - Guadalupe NP

14 - 11 avril - Guadalupe NP > Carlsbad Caverns (Kings Palace Ranger led Tour)

15 - 12 avril - Carlsbad Caverns > Carrizozo > Santa Fe

16 - 13 avril - Santa Fe

17 - 14 avril - Santa Fe > Taos > Chaco Culture

18 - 15 avril - Chaco Culture > Bitsi Badlands

19 - 16 avril - Bisti Badlands (Peut-être Shiprock)

20 - 17 avril - Bisti Badlands > Shiprock > Canyon de Chelly

21 - 18 avril - Canyon de Chelly

22 - 19 avril - Canyon de Chelly (Crépuscule Hope Arch) > Retour Canyon de Chelly pour la nuit

23 - 20 avril - Canyon de Chelly > Gooseneck SP > Valley of Gods

24 - 21 avril - Valley of Gods > Monument Valley (The View)

25 - 22 avril - Monument Valley > Moky Dugway > Muley Point

26 - 23 avril - Muley Point > Mule Canyon > The Needles

27 - 24 avril - The Needles

28 - 25 avril - The Needles > Moab (Marching Men - Delicate)

29 - 26 avril - Moab

30 - 27 avril - Moab - Island in the Sky

31 - 28 avril - Island in the Sky (Mesa Arch)

32 - 29 avril - Island in the Sky > Deadhorse Point pour le coucher du soleil

33 - 30 avril - Dead Horse Point > Shafer Trail > White Rim

34 - 1 mai - White Rim > Potash Road > Five Hole Arch

35 - 2 mai - Five Hole Arch > Globlin Valley > Little Wild Horse Canyon

36 - 3 mai - Crack Canyon > Hanksville

37 - 4 mai - Hanksville > Factory Butte > Capitol Reef

38 - 5 mai - Capitol Reef

39 - 6 mai - Capitol Reef > Cathedral Valley

40 - 7 mai - Cathedral Valley > on sort par Thousand Lake

41 - 8 mai - Caineville Temples Moon and Sun > Nottom Road > Cedar Mesa Campground

42 - 9 mai - Nottom Road > Burr Trail > Devil's Garden

43 - 10 mai - Devil's Garden > Golden Cathedral

44 - 11 mai - Sur Hole in the Rock Road (programme cool Choprock canyon ?) On dort au RH de Coyotte Gulch

45 - 12 mai - Coyotte Gulch

46 - 13 mai - Coyotte Gulch > Harris Wash > Henrieville (The Blues) > Kodachrome Basin

47 - 14 mai - Kodachrome Basin > Mosy Cave > Bryce Canyon (Upper Inspiration Point ) > Kodachrome Basin

48 - 15 mai - Kodachrome Basin SP > Willis Creek > Kodachrome Basin

49 - 16 mai - Cottonwood Canyon Road

50 - 17 mai - Cottonwood Canyon Road (Wahweap – White Rocks) – Nuit Alstrom Point

51 - 18 mai - Page

52 - 19 mai - Page Croisière Rainbow bridge – Old Paria Movie Set

53 - 20 mai - Antelope Canyons – Waterhole Canyon – Cathedral Wash – Great Wall

54 - 21 mai - CBN

55 - 22 mai - Whire Pass - Buckskin Gulch

56 - 23 mai - Page

57 - 24 mai - Horse Shoe Bend > Petrified Forest

58 - 25 mai - Petrified Forest > Grand Canyon

59 - 26 mai - Grand Canyon

60 - 27 mai - Grand Canyon > Seligman

61 - 28 mai - Seligman > Havasupai

62 - 29 mai - Havasupai

63 - 30 mai - Havasupai > Seligman

64 - 31 mai - Seligman > Zion

65 - 1 juin - Zion

66 - 2 juin - Zion > Toroweap

67 - 3 juin - Toroweap > Mesquite

68 - 4 juin - Mesquite > Little Finland (Gold Butte)

69 - 5 juin - Gold Butte (Little Finland) > Valley of Fire

70 - 6 juin - Valley of Fire > Red Rock Canyon

71 - 7 juin - Red Rock Canyon > Death Valley

72 - 8 juin - Death Valley

73 - 9 juin - Death Valley

74 - 10 juin - Death Valley > Las Vegas

75 - 11 juin - Las Vegas > Maison
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Nos cinq visions des USA
Nos cinq visions des USA.

En 2006, lorsque nous avons quitté l’hôtel pour rentrer en Belgique, on croyait que ce grand pays devrait attendre bien longtemps avant de nous revoir, nous avions le moral à zéro.

Dans le bus qui nous conduisait à l’aéroport, je me suis promis d’y revenir.

Et c’est chose faite, mais voila c’est notre cinquième voyage.

Cette fois, nous sommes cinq, Laurence, ma femme, Mado, notre fille, Kephren notre fils, moi et Sophie, la filleule de ma femme (à part le billet d’avion, nous lui offrons le voyage pour ses 20 ans).

Ce voyage va nous conduire en travers cinq images des USA.

New York, la ville qui ne dort jamais, capital mondiale de la finance. Las Vegas, la ville de tous les vices. Les grands espaces, Yosemites, Death Vallée. La cote Californienne et pour finir la ville la plus cool des USA, San Francisco (nous en avons eu la preuve cette année). Le compte est bon, voila en gros notre nouveau trip aux States.

Jeudi 2 aout.

Nous y sommes, le jour du départ, comme à l’habitude, c’est une journée importante, le jour qu’on attend en décomptant les dodos. Il est 4h30 lorsque nous nous levons, c’est le début de la journée des vacances la plus longue, tout le monde aimerais que les jours de congé dure plus de 24h. Et celle-ci ce sera le cas, elle va durer 30h, merci le décalage.

1h30 après, notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport.

Les travaux d’aménagement à l’aéroport de Bruxelles, nous obligent à passer par le parking, juste pour décharger nous devons payer le parking (3,5 euros pour 5 min, cher le parking !).

Sophie est déjà là, c’est son père qui l’a conduite. Un petit bonjour, un dernier check-up pour voir si elle n’a rien oublié et c’est parti.



Le comptoir d’enregistrement est déjà ouvert, on y dépose nos valises, Sophie qui avait peur pour le poids de sa valise a finalement la plus légère et moi la plus lourde.

Il faut dire que c’est moi qui porte la valise rigide avec les médicaments et le nécessaire de toilette. On reçoit nos billets.

Ne changeons pas nos habitudes, on va prendre un petit déjeuner au restaurant panoramique, tout en regardant les avions. Laurence et Sophie, prennent juste une boisson.

Nous passons la douane, une petite ballade au Free shop et déjà l’heure approche pour l’embarquement.



On arrive près de la porte B11, notre Boeing 777 et là, nous embarquons à l’heure prévue.



Jusque là, tout va bien, pas de souci de voyage, il faut dire que depuis quelques années, aucun vol ne s’est bien passé. Retard, grève, panne, rien ne nous a été épargné. Nous avons même les sièges que j’avais choisis sur le site.

Ecran individuel avec un choix agréable de programme, un repas valable (lasagne, poulet ou végétarien). Un sandwich dinde-gouda et des chips dans l’après-midi, des boisons à volonté, que demander de plus.

Nous arrivons à Newark avec 10 min d’avance, on n’en revient pas, un vol sans problème. Bon, nous ne sommes pas encore à l’appartement.

Le passage à l’immigration est très rapide, moins de 20 min, comme à l’habitude, les valises arrivent avant nous.



Le seul petit couac, c’est qu’une valise a bloqué sur le tapis, la maintenance a dû venir pour rétablir le bon fonctionnement. Cela a duré 15 min, rien de bien grave.

Il nous reste le passage à la douane et c’est dans la poche, nous sommes officiellement aux USA. Le « GROUND TRANSPORTATION DESK » est juste devant nous, on ne peut faire plus simple. Un petit passage aux « Restroom », nous fait dévier de notre chemin, bien s’orienter, il ne faudrait pas en sortant des toilettes devoir chercher le ground transportation desk.

Une anecdote : je me retrouve seul devant la montagne de valises, cinq personnes cela fait un beau stock de vêtements et autres. Quand un homme en costume-cravate doit apparemment aller se soulager et ne sait que faire de sa valise ... Il me voit et me demande de surveiller son sac…. Chez nous soit on refuserait de peur que la valise ne contienne de la drogue ou autre, ou bien on n’oserait pas confier sa valises à un inconnu. En passant devant le shop, Sophie reste en admiration devant la taille des muffins.

Nous allons pour demander le shuttle, la fille passe un coup de fil et nous devons attendre une quinzaine de minutes avant que l’on nous appelle. Le chauffeur, un black nous demande de le suivre, il n’a pas l’air très sympathique, bon nous sommes en vacances et lui il bosse.

On doit charger nos bagages nous même, on s’installe, il nous demande notre adresse de destination, nous payons avec la visa et nous quittons l’aéroport.

On aperçoit au loin les grattes ciel de Manhattan, mais il passe par des chemins au nord, on se demande même, s’il ne s’est pas perdu. A la radio, ce ne sont que des infos, pas un peu de musique, rien durant les 40 min de trajet. Le chauffeur ne nous a pas adressé une seule fois la parole, il n’a pas lâché son GSM et c’est bien plus loin qu’il a enfin décidé de regarder son GPS pour se rendre à Brooklyn.

Je reconnais enfin le pont de Brooklyn, sur la droite, on est enfin dans Brooklyn et on aperçoit des locaux. Assez surprenant, un peu après avoir passé le pont, on voit des Juifs Orthodoxes, un, deux, cinq, vingt……… Il n’y a que ça, il ne manque que Louis De Funès, je m’attends même à les voir danser. Puis la population change, les gens bronzent, nous sommes dans un quartier de noirs.

C’est à ce moment, que je reconnais enfin le nom d’une rue, on approche de notre appartement. On arrive à Madison Street et il s’arrête devant le 233 où nous allons loger. Le chauffeur n’a toujours pas dit un mot, nous devons nous- même décharger nos valises.

J’avais préparé un Tips, mais il ne m’a pas laissé le temps de lui donner que déjà il partait ! Janes, la propriétaire de l’appartement est présente et, est surprise que nous sommes déjà là, on lui avait dit 15h00 et nous avons près d’une heure d’avance. On ne s’en plaindra pas.

Sauf que pour aller de l’aéroport à la voiture, nous n’avons pas encore eu l’occasion de tâter à la température ambiante, jusqu’à présent nous étions sous « clim » Il fait chaud, même très chaud, entre 35 et 37°, le choc thermique nous marque.

En rentrant dans le hall de l’immeuble la température est encore plus atroce. Nous logeons au premier étage, et le simple fait de monter nos valises, nous mets dans un état de loque. La propriétaire a allumé la clim dans l’appartement et il fait frais, c’est agréable. Janes, nous dit de nous installer et qu’elle reviendra un peu plus tard pour nous faire signer le contrat de location et payer le solde et la caution. Petit descriptif du logement :

Un immeuble tout à fait classique de Brooklyn, du moins dans le quartier où nous sommes.



Un escalier avant de rentrer dans le logement, un hall, un bâtiment sur 3 niveaux plus un sous sol au niveau de la route emménagé en logement et loué à un résident. Le premier niveau est réservé aux propriétaires, le deuxième un appartement loué aux touristes et le troisième est apparemment aménagé en bureau pour le travail du mari.

Notre appartement est bien aménagé, on rentre dans un living, avec une petite salle à manger et un petit salon. Une cuisine équipée, deux chambres et une salle de bain complète. La taille du frigo, de la gazinière et du bac évier m’étonne, et dire que c’est surement des petits modèles, mais comparé à chez nous c’est déjà plus grand. La déco est jolie, bien que le mobilier et la vaisselle soient « made in IKEA » le tout reste bien fonctionnel et confortable pour notre séjour.





Notre installation est assez rapide, on aimerait bien que Janes vienne pour terminer les formalités afin de pouvoir bouger un peu. Nous allons l’appeler.

Elle nous explique où se trouve le supermarché, une boulangerie et le métro. Nous pouvons partir à la découverte du quartier ainsi que de la boulangerie et du supermarché. Nous achetons des boissons et de quoi manger pour le petit-déjeuner.

Apres avoir été tout rangé dans notre appart, nous allons voir où se trouve le métro. Le quartier est vraiment particulier, on se croirait dans le film « un prince à New York »les locaux sont pour la plupart devant chez eux, il y a plein de salons de coiffure, pour se faire des coupes Afro, il ne manque plus d’Eddie Murphy.





Près de la station de métro, il y a des magasins de vêtements et chaussures. Le shopping peut commencer, il faut dire qu’avec trois ados, notre cota magasins, lors des vacances, va exploser, et pas un peu !

Mado s’achète sont premier tee shirt.

Nous cherchons un endroit pour manger, mais à part un mac do, un KFC et un ou deux snack douteux, rien ne nous branche. On fini par trouver un Appelbee’s, qui nous semble un peu correct.

Nous sommes les seuls blancs dans le resto, mais nous ne nous sentons pas dévisagés ou autre, les gens restent indifférents. Des crevettes, hamburger et une espèce de croque au bacon et cheddar, le tout accompagné de soda sera notre premier repas New-yorkais.





Il est 19h30 et nous n’avons plus qu’une seule envie, rentrer dormir. Il est 8h30 quand nous allons nous coucher (2h30 en Belgique pour notre organisme).
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Road trip USA à l'ouest avec bébés
Bonjour,

Pour commencer, je me présente. :) 33 ans, Pacsé, et papa de 2 enfants (2 mois et 15 mois)

Je prépare un roadtrip pour Juin prochain (Mes petits bouts auront alors 9 mois et 21 mois).

Le but recherché étant le dépaysement ; redécouvrir certains points (2ième voyage en tant qu’adulte sur la coté Ouest et 7ième en tout) et en découvrir d’autres. :)

J’ai essayé de préparer un planning plutôt tranquille (28 jours) avec des pauses.

Merci pour vos retours sur la faisabilité, sur des idées de choses à voir que je n’aurais pas potentiellement vue (sachant qu’on a volontairement exclu arches/moab/mesa verde/monument valley pour ne pas faire une trop grand boucle) :

samedi 30 mai 2015 Départ Paris – Arrivée LAX 21h30 dimanche 31 mai 2015 Los Angeles lundi 1 juin 2015 Los Angeles => Las vegas via Calico mardi 2 juin 2015 Las vegas mercredi 3 juin 2015 Las vegas jeudi 4 juin 2015 Las vegas vendredi 5 juin 2015 Las vegas=> Bryce via Zion samedi 6 juin 2015 Bryce Canyon National Park dimanche 7 juin 2015 Bryce Canyon National Park lundi 8 juin 2015 Bryce => Kanab mardi 9 juin 2015 Kanab => Grand Canyon National Park North Rim mercredi 10 juin 2015 Grand Canyon NP => Page via Horseshoe Bend jeudi 11 juin 2015 Page => Tuba City via Antipole Lower vendredi 12 juin 2015 Tuba City => Grand Canyon National Park South samedi 13 juin 2015 Grand Canyon NP => Williams dimanche 14 juin 2015 Willims => Sedona => Laughlin lundi 15 juin 2015 Laughlin => Las vegas mardi 16 juin 2015 Las vegas mercredi 17 juin 2015 Las vegas jeudi 18 juin 2015 Las vegas vendredi 19 juin 2015 Las vegas => Bakersfield via Death valley samedi 20 juin 2015 Bakersfield => Fresno via Sequoia NP dimanche 21 juin 2015 Fresno => Yosemite National Park lundi 22 juin 2015 Yosemite National Park mardi 23 juin 2015 Yosemite NP => Monterey mercredi 24 juin 2015 Monterey => San josé jeudi 25 juin 2015 San josé => San Francisco vendredi 26 juin 2015 San Francisco samedi 27 juin 2015 San Francisco => Départ SFO à 13h30 dimanche 28 juin 2015 Arrivée Paris 12h25

Voyageant avec des petits, j’aurais également apprécié les retours et conseils de ceux qui l’ont déjà fait. :)

En guise de remerciement, car pour recevoir, il faut donner…

Voici quelques infos que j’ai pu récupérer à différents endroits sur le net et que j’ai trouvé très utile (Un peu en vrac je l’avoue.). :)

Au décollage et à l'atterrissage, prévoyez un bonbon ou un chewing-gum, ou pour les plus petits une tétine, un biberon, une sucette ou un biscuit. En altitude, les pieds de votre enfant étant susceptibles d’enfler, nous vous conseillons de lui retirer ses chaussures (Pensez donc à prendre des grosses chaussettes.).

Cherchez des produitsBIO, appelés ORGANIC ou produits localement. Les petites étiquettes sur les fruits et légumes commenceront donc par 9 (évitez les 3 et les 4).

Acheter Carte téléphonique “No fees communication” (Pour ne pas avoir de surtaxe pour la mise en relation)

La tension aux États-Unis est encore de 110 v dans beaucoup d’endroits. Ainsi regardez si vos appareils sont bien multitension 110/220 v. Acheter un adaptateur et une multiprises

Retrait USA – BNP ou Hello Bank : Bank of the west + Bank of america

« Debit or credit ? ». Si vous n'avez pas de compte aux États-Unis, la réponse est « Credit » (même si vous avez une carte Visa ou MasterCard).

A remplir 72 h avant : https://esta.cbp.dhs.gov

Afin de commander un repas pour un bébé ou un enfant, communiquez avec les réservations au moins 18 heures avant le départ.

Les berceaux sont réservés aux bébés pesant moins de 12 kg (25 lb) qui ne peuvent s'asseoir;

A faire quelques jours avant le voyage : Augmenter les plafonds de ma carte bancaire

TIPS : http://i.slimg.com/sc/sl/graphic/t/ti/tip_chart_2_5_10.pdf

Lever et coucher du soleil : http://www.timeanddate.com/sun/usa/las-vegas?month=6&year=2015

Devise : 400,00 USD = 322,52 € Courtier recommandé : http://www.yes-change.com/vente/achat/produit_details.php?catid=0&id=91 CHANGE ET COLLECTION CHANGE – OR – ARGENT 1, rue Rouget de Lisle 75001 Paris M° Concorde

Trousse à pharmacie des enfants · Bétadine pour les petits bobos à désinfecter · Smecta et Tiorfan contre les diarrhées légères (+ menu spécial riz et Coca) · Doliprane pour la fièvre · Panotile pour les oreilles douloureuses · Diprosone pour les réactions aux piqûres d’insectes · Biafine pour les petites brûlures (et crème solaire surtout !) · Hémoclar pour les bosses -compresses -sparadrap micropore, plus pratique que les pansements jamais à la bonne taille -thermomètre -pince à épiler pour les échardes -crème solaire écran total

Coté Assurance : L'assurance location vous couvre en cas de dommages ou de vol, à hauteur de 50 000 euros avec une Mastercard Gold et sans limite de montant avec une Visa Premier. Mastercard fait bénéficier de sa couverture jusqu'à 90 jours de location et Visa seulement 30 jours. Attention, les assurances proposées par les cartes concernent uniquement les dommages collision et vol (en anglais CDW, LDW ou TP). En tant que conducteur, votre responsabilité civile n'est pas garantie, vous devez donc impérativement souscrire en complément une assurance LIA (Responsabilité civile automobile en anglais). Les cartes Visa Premier et Master Card Gold offrent une bonne couverture pour les trois premiers mois de voyage (voir notre comparatif des assurances voyage ci-dessous) Au-delà de 90 jours, il faut prendre une assurance voyage. Pour bénéficier de l'assurance, il faut avoir réglé le billet d'avion avec la carte. Pour bénéficier de l’assistance, il suffit de posséder une carte en cours de validité. Attention : l'assurance voyage doit être souscrite avant le départ de France, faute de quoi vous risquez de ne pas être couvert. Si vous choisissez de profiter de la couverture de votre carte bancaire pour les trois premiers mois, n'oubliez pas de souscrire votre assurance avant de partir en choisissant une date de début du contrat trois mois après la date de votre départ.

Coté Avion Quelque sites : Liligo kayak skyscanner Easyvoyage Site Under Ebookers Expedia Orbitz Voir également package si cela revient moins cher. Vol+Voiture+Hotel ou Vol+Voiture ou Vol+Hotel => Compliqué dans le cas d’un multidestination.

En effectuant une demande à la réservation puis à l’enregistrement, vous pourrez disposer d’une nacelle suspendue sur les longs courriers. Il faudra simplement que votre bébé fasse moins de 10 à 15 kilos selon les compagnies, et maximum 70 à 85 cm. Pour éviter les mauvaises surprises, effectuez votre pré-enregistrement en ligne ou par téléphone quand c’est possible. Sinon, n’hésitez pas à arriver avant le début de l’enregistrement. Certains vols sont très familiaux, il pourrait donc y avoir pénurie de nacelles.

Lorsqu’une nacelle vous est attribuée, vous disposez d’une place à un endroit spécifique de l’avion qui permet d’accrocher la nacelle juste devant vous. Vous pouvez ainsi surveiller votre bébé tout en disposant de toute votre place. Et vous pourrez même allonger les jambes, luxe généralement impossible en classe économique !

Les compagnies sont plus ou moins généreuse avec les bagage pour bébé (moins de 2 ans sans siège).

Quelques exemples : Air canada Les enfants ainsi que les bébés qui occupent un siège ont droit à la franchise de bagages de cabine normale. Si vous voyagez avec un bébé sur vos genoux, vous avez droit à un bagage standard ne dépassant pas 10 kg (22 lb) pour transporter ses effets personnels et ce, en sus de votre propre franchise de bagages de cabine. Poussette ayant un diamètre maximal de 25,5 cm (10 po) et une longueur maximale de 92 cm (36 po) lorsqu'elle est fermée + 1 poussette à enregistrer à la porte au moment de l’embarquement + 1 siège d’auto ou d’appoint +1 bagage 23 kg

Air France 1 piéce gratuite de bagage (55 x 35 x 25 cm) de 12 kg maximum quelle que soit la classe de transport ou une poussette pliante de type BabyZen Yoyo (55 x 35 x 25 cm) ; +1 piéce gratuite de bagage de 10 kg (158 cm) au Piece Concept ou 10 kg en 1 ou plusieurs bagages au Concept Poids. Dans tous les cas, ils bénéficient du transport gratuit en soute : d'une poussette pliante quel que soit le poids, soit de type canne (15 x 30 x 100 cm), soit de type BabyZen Yoyo (55 x 35 x 25 cm) + 1 nacelle ou 1 coque ou 1 siége homologué auto gratuity,

American Airlines Si votre nourrisson fête l'anniversaire de ses deux ans pendant un voyage, une place gratuite sera mise à sa disposition pour le vol retour.

Un sac à langer en bagage à main Une poussette enfant entièrement pliable en soute ou un porte-bébé à enregistre Les sièges enfants et les poussettes pliantes peuvent être emmenés en porte d'embarquement +1 bagage 23 kg +Un siège auto pour enfant

British Airways Les bébés de moins de 2 ans ont droit à un bagage de taille standard plus une poussette entièrement pliante et un siège auto. Pour les bébés et les enfants voyageant avec un billet 'bagages à main seulement', vous pouvez quand même enregistrer une poussette pliante et un siège auto.

United Air Lines Si vous voyagez avec un enfant qui atteindra ses deux ans au cours de son voyage, vous devez réserver un siège séparé pour les vols effectués le jour de son 2e anniversaire ou après celui-ci. Mais cela est gratuit ; vous paierez uniquement le tarif bébé pour l'ensemble du voyage. une franchise de bagage gratuite correspondant à une poussette ou un siège auto et un autre article, dont les dimensions linéaires ne doivent pas dépasser 157 cm (62 pouces) et dont le poids n'excède pas 23 kg (50 lb)

Lufthansa Les enfants de moins de deux ans peuvent en principe voyager avec un bagage de 23 kg. À partir de deux ans, les enfants bénéficient de la même franchise bagage que les adultes.

Coté Voiture Avant de partir de l'Agence de location, vérifier la présence et l'état de la roue de secours. Sur un Full Size (type Suburban) la roue de secours se trouve attachée par un câble sous la voiture au niveau de la banquette arrière et nécessite de passer dessous pour la décrocher.

Chez Alamo Rent A Car n’applique pas de frais d’annulation si c’elle ci est faite dans les 7 jours au plus avant la date de départ. Les locations aller simple sont gratuites en Floride et en Californie* (*Exceptions au départ de San Francisco et Californie du Nord en haute saison) Le liens utiles (15%) : http://www.alamo.fr/Hotdeals/741/fr/alfr_fifteenperdiscountusa

@ bientôt,

Geoffroy
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De la grosse pomme aux plages de Floride: carnet au jour le jour d’un voyage en famille
J-4 : Dans quelques jours, nous y serons !! Un an de préparation, des dizaines heures à cogiter, à rêver, des centaines de pages lues et analysées, et maintenant il ne reste que les valises à boucler avant de nous envoler vers les States !! C’est le moment d’ouvrir ce carnet que je veux écrire au jour le jour, même si je ne peux pas le poster chaque jour, au moins je veux fixer les impressions du moment, sans analyse à posteriori. J’ai envie de le faire à la fois pour nous, comme souvenir, et à la fois pour partager, avec les gens que je connais, notre famille, nos amis, mais aussi ceux que je ne connais pas, les lecteurs de ce forum, pour rendre tout ce que m’a apporté la lecture des différents carnets que j’ai pu découvrir ici et qui m’ont énormément aidés dans mes préparatifs. Nous, c’est les parents Franck et Stéphanie (moi), et nos 3 louloutes Laura (11 ans) et Chloé et Camille (8ans1/2) Le voyage : 8 jours à New-York, suivi de 3 semaines en Floride Le projet est né en mars 2014 …pendant le trajet retour d’un autre voyage, au Sri Lanka. Question en l’air « Alors, la prochaine fois, on va où ? » Evidemment 3 réponses différentes 😛: Laura : la Chine pour voir les pandas (pourquoi pas mais pas tout de suite), Camille : Madagascar (on cherche encore pourquoi …) et Chloé, New-York …tient ça c’est une idée qui branche tout le monde ! Du coup je me lance dans les recherches, et je tombe sur des combinés NYC /Floride, après tout, le billet d’avion c’est ce qui coute le plus cher, alors pourquoi pas ? En plus il y aurait de quoi contenter toute la famille : moi qui rêve de NYC depuis longtemps, les filles qui veulent voir la statue de la Liberté, Chloé qui veut nager avec les dauphins, et mon grand enfant de mari qui adore les parcs d’attraction !! Evidemment pas question de faire ça en voyage organisé, 10 jours au pas de course pour un budget faramineux à 5 !! Même pas peur, j’organiserai ça moi-même !! Première étape : trouver des échanges de maison, un bon moyen de réduire le budget (surtout à NYC !!) et surtout d’avoir une autre vision des endroits visités. Juin 2014 : première proposition d’échange pour la côte ouest de la Floride, Aout 2014 : deuxième échange conclu, maison avec jardin à Brooklyn !! Génial !🙂 Deuxième étape : établir un programme et un itinéraire. J’utilise les guides verts Michelin, les guides du Routard, pour dégrossir, et surtout les blogs, sites de voyages et carnets qui sont une mine d’information avec des avis parfois contradictoires mais qui peuvent permettre de se projeter plus facilement (ce sont des vrais gens qui écrivent !! avec des vrais enfants qui peuvent être aussi ch** que les nôtres !!😇) En fait, je commence déjà à voyager ! Troisième étape : les billets d’avion. Alors là, bienvenue dans la jungle des prix qui changent au jour le jour !! Je repère des billets avec des prix et des horaires corrects sur Air France, j’attends de recevoir ma carte Amex pour pouvoir payer en 3 fois et le jour où je vais faire ma réservation : +1500€ !!🤪 Je crise un peu et je reprends les recherches, je trouve les mêmes vols sur Expédia, au prix où je les avais vu avant, mais sur Delta …opéré par AF !! J’achète avant que ça ne change encore !! Au total : 6500€ pour 5 Nantes-NYC, NYC-Miami, Miami-Nantes. Il était possible de trouver un peu moins cher (mais pas tant que ça) avec plus d’escales, des horaires à la noix ou des transits de 8h à Amsterdam ou à Lisbonne, nous avons fait le choix du confort de voyage afin de profiter au mieux, on est en vacances après tout !!

Ensuite les réservations pour les hôtels, voitures et activités ont été faites tout au long de l’année, de façon à étaler les paiements, profiter des promos. Il faut juste avoir une idée assez précise de ce que l’on veut faire, et, un conseil, prendre l’option modifiable !! Surtout quand on découvre au fil des lectures de carnets de voyage des choses qu’on n’avait pas vu dans les guides ! J’avais choisi tous les hôtels en Novembre …en Mai j’ai rajouté une étape à Homosassa Springs, donc dû chercher un hôtel par-là, annuler celui d’Orlando pour diminuer le séjour d’une nuit, et finalement trouver un autre hôtel plus proche des parcs !! C’est le risque quand on a du temps pour préparer, on n’en finit pas de vouloir améliorer son séjour, au point de se prendre la tête pour tout concilier!! J’ai fait le choix de tout réserver à l’avance même si j’ai lu qu’il était facile de trouver à cette saison, pas envie d’entendre « on dort où, on arrive quand, etc… », le genre de truc qui finira forcément en prise de tête !! Janvier : réservation de la voiture chez Alamo, pour la Floride : monospace 7 places pour avoir assez de place pour 5, les valises pour un mois , le pique-nique etc … Mars : les billets pour Discovery Cove et les dauphins Mai : les billets pour Universal, chez Undercover Tourist , 2 jours + 1 offert Juin : après surveillance des cours, commande de dollars chez Yes Change Juillet : le transfert JFK-Brooklyn en monospace (pas envie de courir après un taxi pour 5 + bagages après 10 heures de voyage) et les NY City Pass (-10% chez Viator) Les applis chargées sur le téléphone : BPVNY : appli payante sur le site du même nom, une mine d’infos utiles sur NYC, j’ai rentré tous les points d’intérêts qui nous souhaitons faire (visites, photos, restos, etc..). il y a un plan interactif et un plan des transports en commun, utilisable hors connexion Un plan du métro en plus : NYC Subway de MX La chaine météo (je surveille déjà tous les jours !!) CoPilot USA : appli GPS hors connexion, 9.90€. J’ai déjà rentré toutes les adresses des hôtels et visites prévues de façon à gagner du temps. Avantage il y a aussi un mode piéton.Bon bref, on est au taquet !! Mercredi j’attaque les bagages et départ vendredi 31 juillet 11h25 !😎 A bientôt pour le début du vrai voyage ….
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Floride 2004
JOUR 1. LUNDI 1er NOVEMBRE 2004.

Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !

JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.

Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.

JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.

Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.

JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.

Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !

JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.

Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !

JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.

Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.

JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.

Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.

JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.

C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.

JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.

Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...

JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.

Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !

JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )

Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries���(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.

JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.

Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.

JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.

Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.

JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.

Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.

JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.

Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.

JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.

Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.

JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.

Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.

JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.

Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
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