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Reconstruction de l’Himalaya Film Studio de Leh
Reconstruction de l’Himalaya Film Studio de Leh Une très belle histoire demande à être soutenue. Deux jeunes réalisateurs Indiens, Zangpo serthi et Stanzin Gya, en France jusqu’au 10 Janvier 2011 (mais ils reviendront) nous présentent leurs œuvres d’un intérêt indéniable tout en tentant de reconstruire le studio de cinéma Himalaya Film Studio Leh, qu’ils avaient créé et qui a été détruit par une catastrophe naturelle sans précédent ayant eu lieu à Leh/ HIMALAY du LADAKH en Août 2010 .Auteurs d’un documentaire « living with change », (traduit en français) sur le réchauffement climatique dans leur région du Ladakh, primé en Inde, ils reconstruiront leur studio de façon à ce qu’il fonctionne à l’énergie solaire.

Ci dessous, présentation de deux de leurs réalisation (une fiction et un documentaire) ainsi que leur parcours et leurs besoins (texte écrit par la réalisatrice Christianne Mordelet) :

LIVING WITH CHANGE de Zangpo serthi et Stanzin GyaUne production HIMALAYA FILM STUDIO - LEH documentaire 25’ Séléctionné au festival international du Film de Montagne d’Autrans 2010 Documentaire sur le réchauffement climatique et ses ravages au Ladakh. Production : Himalaya Film Studio- LEH. Sélection au festival d’Autrans. Les réalisateurs sont nés dans de petits villages d’éleveurs isolés du Ladakh. Zangpo Serthi écrit les scénarios des films, les musiques, les chansons. Stanzin Gya est à la caméra, tourne et monte les images. Ce film documentaire cherche un diffuseur

MIGCHOOU (L'eau des yeux) un film de STANZIN GYA & ZANPO SERTHI Fiction LADAKHIE SOUS TITREE en FRANCAISUne production HIMALAYA FILM STUDIO - LEH 1h30

L'histoire du film :

Sonam est le fils de Yangskit et de Paljor, deux parents aimants et désireux de lui donner la meilleure éducation possible. Yangskit meurt de maladie et fait promettre à son mari de tout faire pour que Sonam reçoive la meilleure éducation, et devienne un homme instruit, ...un sage. Paljor se remarie une dizaine d'année plus tard avec Kunzès qui va tout de suite considérer Sonam comme "garçon de ferme", ne lui donnant que des ordres de travail et ne lui permettant pas d'aller à l'école. Tashi naît de ce second mariage, et lui aura toutes les facilités pour étudier. Sonam tombe malade de trop travailler. Le docteur, à cette occasion, apprend à Tashi que Sonam est son demi frère. Tashi est pris de remords et essaye de comprendre ce "grand frère" méconnu. D'une longue discussion entre eux naissent, amour, complicité, et respect mutuel.

LES REALISATEURS : Deux jeunes hommes, nés dans des petits villages d'éleveurs isolés du Ladakh...ZANGPO SERTHI : 31 ans, ainé d'une famille très pauvre du village de Serthi, il est resté plusieurs mois dans le coma; puis paralysé suite à un très grave accident lorsqu'il avait 15 ans. Amputé d'un bras, il savait qu'il ne pourrait plus prendre part aux travaux de la ferme familiale. Il traverse deux années de désarroi et, n'acceptant plus d'être "un bébé et un roi" au sein de sa famille, il quitte son village et va à la ville. Il essaye de travailler dans une boutique et "commence à se faire du cinéma et de la musique dans sa tête". Une volonté et une créativité hors du commun ont fait de lui, 15 ans plus tard, un réalisateur, musicien, compositeur, célèbre dans sa ville, apprécié au Ladakh et même dans l'état du Jammu et cachemire. STANZIN GYA :

33 ans, cadet d'une famille de six enfants, agriculteurs et éleveurs aux confins du "Changtang" (Hauts plateaux à 5000m d'altitude), il passe une grande partie de son enfance et de son adolescence à garder les yacks et les chèvres "pashmina" (qui font le cachemire) de sa famille sur les plateaux. Quand un jour, il annonce à sa mère son désir d'être cinéaste, elle le regarde comme un extra-terrestre ! Il rencontre alors le directeur du S.E.C.M.O.L. (une ONG Ladakhie dont un des but est de permettre des scolarisations qualifiantes aux jeunes Ladakhis motivés) et Stanzin y passe sept ans. Ses qualités et ses dons sont remarqués et il bénéficie alors d'une formation spécialisée en audio visuel à Delhi où il devient "Bachelor of Arts" L'histoire d'une rencontre :

L'âge, les milieux sociaux, les histoires personnelles, les difficultés de vie, les désirs professionnels, communs, ont réunis, il y a six ans, Stanzin et Sangpo. Ils fondent "HIMALAYA FILM STUDIO" empruntant aux amis, vendant des moutons...Ce sont des années de "galère", mais tous les deux veulent faire de leur vie quelque chose d'utile pour leurs villages, et refusent la vie facile de "fonctionnaire d'état". Zangpo écrit les scénarios des films, les musiques, les chansons. Stanzin est à la caméra, tourne et monte les images. Les acteurs sont tous des Ladakhis, bénévoles, non professionnels (ça n'existe pas la haut...!!) qui font ça avec leur coeur, et pour qui c'est une incroyable aventure aussi. MIGCHOOU est leur second film. Il rencontre un immense succès tant à LEH (la ville) que dans les petits villages, où ils le diffusent dans une petite camionnette équipée d'un écran et d'un groupe électrogène. C'est un film ÉTONNANT, DÉROUTANT, profondément marqué par la "double culture" des deux réalisateurs, nés dans une culture "Tibétaine" de l'Himalaya, mais INDIENS, car formés à la culture indienne de Delhi et de "BOLLYWOOD" : Les moments chargés émotionnellement sont toujours pudiquement chantés par les acteurs, mais les images sont tournées dans les paysages fascinants du haut Ladakh, dans les déserts de haute altitude. L'amour de leur culture et de leurs villages, est le fil conducteur de leurs films, ainsi que l'importance de l'éducation, à laquelle ils n'ont eu accès que tardivement, à leur grand regret. Faire connaître les valeurs profondes et riches de la culture Ladakhie Pour la première fois en France, une fiction "Bollywoodienne" ladakhie sur la vie quotidienne d'un enfant qui perd sa mère. Un contraste étonnant entre les paysages désertiques et grandioses de cet Himalaya et des mélodies "sucrées", témoignant de la double appartenance culturelle Ladakhie et indienne des deux jeunes réalisateurs STANZIN et ZANGPO qui seront là, avec vous, après la projection. Un travail incroyable que ce film entièrement écrit, tourné, réalisé et monté à 4000 mètres d'altitude qui vous fera découvrir un LADAKH inédit parce que vu par un Ladakhi. A ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez la culture Tibétaine et l'Himalya. Ils vous feront découvrir leur culture, vue de l'intérieur. Contacter l'auteur pour plus de renseignements : « Bonjour, je suis Christiane mordelet, présidente d une petite association qui travaille avec le Ladakh depuis 30ans. ( voir notre blog : http://tisserlapaix.over-blog.fr/ ) je suis également réalisatrice et ai fait quelques films pour FR3 depuis 3 ans , je travaille avec 2 jeunes réalisateurs ladakhis , avec une petite société de production " Himalaya Film Studio " de LEH , qui employait 5 jeunes et faisait travailler plus de 20 familles quand ils tournaient une fiction Le studio a pris l eau la nuit du 5 aout et le remettre en état leur coute presque 5000 eu d autre part depuis cette fameuse coulée de boue qui a enseveli un cinquième de la ville , il n y a plus de téléphone fixe, et l’ électricité qui n’alimentait la ville que 3 heures par jour, n existe plus !! Il était déjà très difficile d avoir de l électricité avant (il fallait quémander auprès de l armés un jerrican de kérosène tous les 2jours, et puis ensuite il gelait et le groupe électrogène tombait en panne...) mais depuis la catastrophe, il n y a plus de kérosène, tout le kérosène étant pris par l armée. Mes 2 jeunes réalisateurs, Stanzin et Zangpo, sont totalement désespérés car sans électricité, ils sont sans travail et bien sûr aucune assurance ne leur apportera de réconfort ils sont d autant plus désespérés qu’ ils employaient 5 personnes dans le studio en continu, plus 40 acteurs, pendant la durée du tournage d une fiction ce qui donnait du travail à, plus ou moins, 50 familles, et donc de la nourriture pour ces 50 familles TOUT S EST EFFONDRE DEPUIS LE 5 AOUT Connaissant le Ladakh depuis 30 ans, avec ma petite association " tisser la paix «, j ai décidé de mettre toute mon énergie au service de ces jeunes, AFIN DE LEUR PERMETTRE DE CONTINUER A VIVRE DANS LEUR PAYS, car déjà découragés, certains pensaient, devant l ampleur du désastre , descendre chercher du travail à Delhi ou Bombay ou Londres ou paris POUR LEUR PERMETTRE DE CONTINUER A TRAVAILLER AU LADAKH IL LEUR SUFFIT de reconstruire leur studio et D Y INSTALLER DE L ELECTRICITE SOLAIRE ( PANNEAUX PHOTO VOLTAIQUES ) Hélas cela coûte entre 7000 et 10 000 euros et avec des amis nous n avons collecté que 2000 eu voilà pourquoi nous sollicitons toute aide humanitaire ou simplement ECOLOGIQUE car quand ils seront équipés en solaire , ils ne pollueront plus avec les gaz d échappement du groupe électrogène MERCI A TOUS CEUX QUI SONT SENSIBLES A CETTE CAUSE ET QUI FERONT UN GESTE POUR AIDER CETTE PETITE REGION DE L HIMALAYA, et permettre à leurs habitants de continuer à y vivre . Pour l’association, la présidente, Christiane mordelet En vous remerciant d’avance » Christiane mordelet Christiane Mordelet association Tisser la paix 50 rue Joliot Curie bâtiment 4E 69005 Lyon titane47@hotmail.fr tèl 04/72/38/27/93
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Festival International du Film de Montagne
Le Festival International du Film de Montage d'Autans (station village située à 40 mns de Grenoble), fête ces 29 ans.

Au fil des ans, cet évènement est devenu un lieu privilégié de rencontres entre le monde de la montagne, de l'aventure et le monde de la télévision et du cinéma.

Nous vous attendons nombreux pour ce grand rendez-vous des amoureux de la montagne et du cinéma.

PROGRAMMATION SUR :http://www.festival-autrans.com/fr/index.htm
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Festival des Globes-Trotters 2005 Paris (25 au 27 novembre)
Bonjour. Je suis surpris de voir que personne n'en ait encore parlé. Il s'agit du festival des globe-trotters, comme chaque année, à Issy-les-Moulineaux, à côté de Paris (ligne 12 du métro), du 25 au 27 novembre. Cette année, ça risque d'être vraiment chouette: le thème: Terres de mystères, mers de légendes

http://www.abm.fr/fgt.html

Alors, je compte y aller, et j'aimerais savoir qui serait intéressé pour y aller aussi, l'occasion de se faire une virée en famille, non?
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Introduction au Tour du Mont Blanc et comment nous sommes arrivés à Chamonix
Introduction au Tour du Mont Blanc et comment nous sommes arrivés à Chamonix

Dans cette vidéo, nous partageons nos pensées avant de commencer la randonnée du Tour du Mont-Blanc et notre long voyage pour nous rendre à Chamonix.

Nous avons commencé notre voyage sur la côte Costa Brava à Colera, en Espagne, où nous avons passé plusieurs jours au camping. Nous avons décidé d'essayer pour la première fois le service de voiture Bla bla où vous pourrez retrouver les autres voyageurs du monde entier. Ce n'est pas gratuit, mais très pratique si vous vous rendez dans un endroit spécifique où il n'y a pas de transport en commun ou si vous ne voulez pas faire le changement. Et les prix sont dans la même gamme que les transports publics parfois même moins chers.

Donc, la première voiture Bla bla que nous avons emmenée de Colera à Perpignan, en France, faisait environ 70 km. C'était rapide et ponctuel. La deuxième voiture que nous avons emmenée de Perpignan à Annecy était un véritable défi de trouver une voiture, car nous n’avions pas prévu le point de rendez-vous exact et nous n’avions déjà aucune connexion mobile, car nous avions la carte Sim espagnole. Mais à la fin, nous avons demandé à un vieil homme étranger dans la rue d'appeler le chauffeur, puis nous avons pu le trouver.

Il s’est avéré que c’était une grosse voiture et plusieurs autres gars nous accompagnaient. Le chauffeur Bernard était un type assez intéressant - un guide de montagne pratiquant de nombreuses activités en plein air, telles que l’escalade de rocher et de glace, la randonnée, le canyoning, etc.

C'était donc un trajet de 6 heures et 600 km de route assez fatiguant. Nous étions complètement épuisés à la fin de la journée et Bernard ne pouvait nous laisser qu’à Annecy ce jour-là et le lendemain il promettait de nous emmener à Chamonix. Nous avons donc eu la possibilité de rester dans le camping, mais les appeler s’est avéré complet et n’avait aucun espace, même pour une petite tente. Nous avons appris par la suite de Bernard qu’à Annecy, il y avait un festival du film à cette époque et que tous les campings et auberges étaient complets et réservés à l’avance.

Alors, il nous a gentiment offert de rester dans le jardin de son ami où il était sur le point de rester. Et nous avons accepté son offre car nous n'avions aucune autre option à prendre. Les propriétaires de cette maison étaient le couple de personnes âgées - un couple très gentil qui nous a accueillis très chaleureusement et nous a même traités avec de la nourriture le matin.

Le matin, nous avons eu le temps de nous promener dans la ville d’Annecy et le long de son magnifique lac. Nous étions à la recherche de la carte SIM française et nous avons eu beaucoup de mal à la trouver. Tous étaient très chers et coûtaient 30 ou 40 euros pour deux semaines et ce n'était pas une bonne affaire du tout. Nous avons donc décidé de trouver une connexion wifi en cours de route. En général, nous trouvons très difficile de trouver une carte SIM européenne internationale car, dans ce cas, nous n’aurons aucun problème à franchir les frontières et à disposer de connexions mobiles et Internet tout le temps.

Après notre petite promenade de 2 heures en ville, nous étions de retour à la maison et partions pour Chamonix. Nous devions nous rendre au Decathlon - le plus grand magasin d’articles de sport d’Europe - pour acheter le gaz, le bidon d’eau, échanger le t-shirt et, après avoir passé une nuit ici à la montagne, nous nous sommes rendu compte que nous avions besoin de pantalons chauds, en particulier de Dima. Nous avons donc fait cela et sommes allés à Chamonix.

Nous avons dit au revoir à Bernard et sommes partis à la découverte du village de Chamonix. Nous avons marché un peu dans le centre et visité le bureau de la montagne qui a malheureusement été fermé à 18 heures. Déjà de la route, nous étions émerveillés par la vue sur les falaises abruptes et le sommet du Mont-Blanc avec le ciel dégagé et nous avons même vu le glacier! C'était le premier glacier de notre vie et c'était fascinant. Les gens disent que c'était autrefois plus grand et que maintenant, avec le changement climatique, sa taille semble diminuer.

Nous avons vérifié deux campings dans le village et l'un d'eux n'existait plus et l'autre était trop cher pour une tente. Mais nous savions que les prix seraient assez élevés, nous étions donc prêts à faire du camping principalement sauvage. Nous avons donc emprunté le sentier de montagne, trouvé le chemin de terre inutilisé et installé une tente. L'endroit s'est avéré être assez plat et génial. Et seul le vent nous dérangeait un peu la nuit avec le son des arbres.

Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/5m5869DV9As N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.

Quelles ont été vos impressions lorsque vous êtes arrivé à Chamonix?
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From Caño Cristales to Tayrona Park
After about 12 hours of flying from Toulouse (via Paris), we landed in Bogotá six years after our first trip to Colombia. This time, our journey will be very different, with only this stop in the Colombian capital in common. Our travel itinerary Bogotá / La Macarena (Caño Cristales) / Villa de Leyva / Barichara / San Gil / Girón / Mompox / Ciénaga and the Santa Marta lagoon / Minca / Los Naranjos (Tayrona Park) / Bogotá. Step 1: Bogotá (and Nemecon) Bogotá (1/3) This morning, we had a meet-up with Flora from Aventure Colombia, who helped me organize one of our stops, a few transfers, and tomorrow’s day trip, the program of which I changed at the last minute after deciding to skip the visit to the Salt Cathedral of Zipaquirá. Flora is a kind and lovely person, always available, and she did everything to answer my questions and give me advice. She’s a local contact I highly recommend. Flora can help you plan your trip, whether you want a fully organized tour or, like us, just need assistance with a specific stop or one or more transfers between cities. We left Flora after setting a meet-up for our return to Bogotá in a month. As we walked out of her agency, we headed to the wonderful Gold Museum, located just a hundred meters away. I was excited to revisit this amazing museum. Note: Free entry for those over 60, regardless of nationality. Just show your passport. Like six years ago, I was amazed by its museography, the beauty of the pieces on display, and that breathtaking shamanic room.





About two hours later, we decided to walk (careful, it’s a climb!) to the Monserrate cable car (3152m). Long wait to buy tickets and board the cable car! Once we arrived, a few raindrops, an impressive panoramic view of Bogotá’s vastness, a quick visit to the basilica (a pilgrimage site for Colombians), a walk through the tourist market, and at the top, plenty of small restaurants where we had our first Colombian meal. After our hearty lunch, we were lucky to see the sun return! No line for the descent. We then headed back to the hotel because Justine wanted to rest and recover from the trip. As for me, I continued my walk. I discovered a really nice craft market recommended by Flora, Pasaje Rivas, returned to Bolívar Square, and wandered through different streets, including the main pedestrian avenue (Calle 7), where there’s always something to see.



Tomorrow, a change of scenery as we head out for a hike in a small desert (Desierto de Chueca), located about 2 hours from Bogotá in the village of Nemecon. For this outing from Bogotá, with Flora’s help, we booked a car with a driver for the day. Flora also took care of booking the guide (since the site can only be visited with one). Nemecon (2/3) Today, we went to Nemecon to hike about 7.5 km in the ‘Desert of Checua.’ It’s nothing like sandy deserts! Instead, it’s geological formations sculpted by time, wind, and water. After two hours on the road—almost one of them spent navigating traffic jams with cars, trucks, buses, and a continuous flow of motorcycles on either side of our taxi—we reached Nemecon! The village center is really (too?) quiet. We met up with Deisy and headed toward the ‘desert,’ about twenty minutes away on a bumpy dirt road. Once there, a quick briefing, and off we went! Deisy didn’t stop talking (in Spanish) for over 3 hours!!! She told us so much about her region (flower farming, water management, traditions, songs, etc.), the origin of the site, and even mentioned Antonio Banderas, who filmed *The 33* in the village’s salt mine (the story of the survival of 33 Chilean miners after a collapse in their copper and gold mine). One hour of walking to reach the site, one hour to explore it, and one hour to return.





The advantage of this non-stop chatter was that it forced us to brush up on our Spanish at lightning speed. I even wondered if the effort to concentrate wasn’t more exhausting than the physical effort! Especially since on the way back, I got an oral quiz. Deisy wanted to make sure I remembered some of the information she’d given me during the visit: why is this rock white, that one red, and that one black? Back in the village, we had lunch at a restaurant recommended by Deisy before visiting the Nemecon salt mine. Before entering, a guide spent a good half-hour explaining the origin of the salt and the presence of many fossils in the area. Again, concentrating was tough because all the comments were exclusively in Spanish! An hour and a half wandering through the tunnels with a ‘lovely miner’s helmet’ on our heads!







We met our driver at the mine entrance. The return to Bogotá was a bit faster, but traffic in the city center was still heavy! We arrived in front of our hotel between 8:00 and 8:30 PM. It’s been a pretty intense start to the trip! Tonight, our legs are tired. Hopefully, tomorrow will be a bit more relaxed! Bogotá (3/3) We started the day by visiting the Santa Clara Church Museum, located next to the presidential palace. Alejandra (from the local agency ‘Gaia Tours Colombia,’ which organized our stay in Caño Cristales (La Macarena)) had recommended this visit for its rich mural paintings.



A few hundred meters further, after crossing the Plaza Mayor again, we visited the cultural complex housing the Botero Museum, the Mint Museum, and the Bank of the Republic Art Museum. Note that entry is free for all three museums. Botero Museum: There are fewer works by Botero here than in the Medellín museum, but more paintings and sculptures by other artists, all from Botero’s private collection (donated to Colombia). Mint Museum: We limited ourselves to visiting one room (on Flora’s advice) where three gold and gemstone monstrances and a Christ with a crown of emerald thorns are displayed. Photos are not allowed. Art Museum: We visited two temporary exhibitions. Lunchtime came quickly. We had a good meal at a reasonably priced small restaurant in the La Candelaria micro-district, near the Chorro de Quevedo square. We decided to spend the afternoon wandering the streets and alleys of the historic center to discover local street art.



We also passed through very lively pedestrian streets. I also decided to revisit Pasaje Rivas to show Justine all the shops selling more or less artisanal products. Tomorrow morning, we fly to La Macarena at 10:30 AM. Not to dance (you’d be surprised if I told you we were going to take a South American dance class, right?!), but to visit the fabulous Caño Cristales, a river naturally colored by aquatic plants. The planned program includes hiking, horseback riding, canoeing, and swimming among these plants. This site was long inaccessible because the area was controlled by the FARC. Access and tourism development became possible after agreements and amnesty measures between the Colombian government and paramilitary groups. As in other regions, former FARC members have been able to transition into various tourism-related activities.
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From Toulouse to Erbil, Iraqi Kurdistan, by camper van, 2 months
Hi there, 😄 my friend and I are leaving in 15 days for Kurdistan, by road, in our little converted van... The only thing we're sure of (well, the only thing we've actually thought about! The adventures will take care of the rest!) is that we're planning to take a month to get there, 15 days on site to visit my sister-in-law who's been living there as a teacher for a year! and 15 days to rush back, because my boyfriend has to go back to work on November 3rd!! After that, the itinerary isn't set yet—I've just bought a map of Europe... and still haven't found one of Kurdistan! or Iraq! I just finished work yesterday... and until now, this trip felt so far away... I didn't imagine much about it... I kept telling myself, "You'll see when you're done working, your brain will be more available!" Well, now my brain is in "gooo go go!" mode 😮 and it's going fast! I've got tons of questions popping up all at once!

- The itinerary... (we're thinking of lingering a bit in Greece on the way there... and taking a more direct route back). I don't think we've fully grasped what it's going to be like to cover at least 5,000 km in such a short time! Bibi's tinkering with the van (a Peugeot Expert that goes anywhere) and I'm the tour guide! - Camping in the van... where? Under what conditions? Areas to avoid? Places not to miss? - The borders... especially the Iraqi one! What are the formalities? Visa or no visa? - The political situation in the countries we'll cross... (with our entourage putting pressure on us—they're right, of course! How many times have we heard, "You're crazy! Oh, you're really going? We've been hearing about this for a year but didn't think it was so soon... and with everything going on right now, isn't it risky? Aren't you afraid of getting kidnapped?" 🤪 To be honest, we don't know much, we've been a bit out of the loop, working hard... and just craving adventure! But I admit, sometimes I get little waves of panic 😕 when I check official websites... then I go back to daydreaming! - Why not Couchsurfing? - Oh crap, the most annoying part... the paperwork, insurance, health stuff, blablabla... - Will the van hold up? 😐 - Should we prepare for the possibility of not making it all the way, and accept that not as a failure but as a different kind of adventure? Well, there you have it—a little peek into the chaos in my brain! 🤪/😎

So if any of this resonates with you... if you feel like sharing ideas, advice, or stories... we're all ears! Well, I am, and I'll pass it on to Bibi, the fearless warrior, wrench in hand, new tires at the ready, changing the oil and fine-tuning the beast! When I ask him what he expects, what he thinks, what his fears are (with me being the eternal scaredy-cat about wild camping in places I can't picture when we arrive at night—apparently a typical female fear, according to my surveys!—and the wonder of waking up to discover our surroundings... we made the right choice!), his desires... he just says, "Well, we'll start the car, go straight ahead, and see what happens. What do you think could go wrong?!" We complement each other well!

😛
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Voyager seule en Roumanie
Bonjour à toutes et à tous, je prévois partir pour la Roumanie l'été prochain. Je suis seule et me demande si il y des villes, des secteurs, des quartiers à éviter. Merci !😎

Sylvie😉
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20 000 km en stop depuis la Normandie jusqu'à Bangkok
Voyage en auto-stop depuis la Normandie (le mardi 28 avril, départ du Pays de Caux) jusqu'en Thaïlande (arrivée à Bangkok 2:26 pm, le 23 juin 2009). Vol Air Asia le 24 Bkk-Rgn.

Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.

Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !

Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).

Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.

Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.

Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.

Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).

Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).

Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.

Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).

J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.

A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"

C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).

Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).

Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.

Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).

Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.

Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.

J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).

08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.

Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.

Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.

Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.

Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.

Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).

Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).

Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.

Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.

Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).

Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...

Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
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Europe de l'Est en 2007: Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie et Monténégro
Bonjour,

Je prévois de faire avec deux amis un trip en Europe de l'est de deux mois durant le mois de juillet et d'aout. On aimerait faire cette boucle: Slovenie, Croatie, Bosnie Harsegovine, Serbie, Montenegro, Macedoine, Grèce, Bulgarie, Roumanie.

Pour le moment on opterait pour deux pass interrail de 1 mois. Mais on se demande si les réseau de trains son bon dans ces pays? Est ce que c'est interessant de voyager avec interrail, le ticket pour un mois s'élève à 400 euro avec des suppléments pour les réservations. c'set pas très clair ces réservations si quelqu'un à des infos ca serait chouette de nous faire part de votre expérience.

Sinon vous vous avez fait comment pour voyager dans ces pays? Ca vous à couté combien les déplacements? Nous notre grande crainte c'est que le réseau soit pas assez étendu pour voyager partout et de devoir payer das bus en plus du ticket interrail qui est assez cher. N'hésitez pas à laisser des commentaires. Merci.

Geoffrey
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Littérature, écrivains tunisiens contemporains
Bonjour,

Je n'ai pas touvé de rubrique "films et livres sur la tunisie" ?

Pas de sujets de dicussion non plus sur les écrivains tunisiens ? (si si j'ai cherché mais rien trouvé..... peut-être n'ai-je pas su cherché ? ou bien est-ce le desert en ce domaine ? non pas possible !

Je recherce des références des romans en langue française se déroulant en tunisie - époque contemporaine (on va dire début 20e siècle à nos jours) pouvant me permettre de mieux connaître ce pays, son histoire, sa culture.... Je recherche avant tout des ROMANS ou nouvelles, je veux lire pour le plaisir, (sans grosse prise de tête) mais tout de même des livres amenant à réflexion - plaisir et culture peuvent très bien se marier-

Que pouvez-vous me conseiller comme écrivains, titres de romans et éventuellement films...

Merci d'avance à tous - Entre deux voyages je voudrais voyager dans mon fauteuil et réver à mon prochain voyage, mes prochaines rencontres....🙂
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Festival du voyage à vélo
Bonjour

dans le cadre du Festival du voyage à vélo je propose une rencontre des VF le 14 mars.

Une salle sera disponible...Nous pouvons aussi débattre entre nous....La salle sera ouverte à tous, une façon de découvrir VF.com .Vous souhaitez participer activement faites mois un message privé.

Des voyageurs à vélo seront présent, ceux qui sont déjà rentrés, d'autres qui vont partir....

Certains sont présent sur ce Forum, je leur tends une perche pour qu'ils viennent partager avec nous leurs projets et leurs expériences ...( je ne cite aucun nom, mais ils vont réagir) Quoi de mieux qu'un échange entre voyageurs en direct....

L'heure du débat VF que je propose compte tenu d'un planning bien rempli est de 19h45 à 20h45...Le 4e module se termine vers 19h30 et le 5e commence à 21h00.

Le 1er module commence à 10h45 " la marche du Prince "( Sri Lanka et Inde Lilian Vezin et Lucylle Mucy 45mn)

" La fin du voyage " 52mn de Claude Marthaler suivi d'un débat ( la gestion du retour après un long voyage) à 12h30 dans la grande salle ..

Le programme sera bientôt sur le site ...www.cci.asso.fr

Après le débat il sera temps de se restaurer ....

J'attends vos réactions.

Serge
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Festival CCI débriefing
Hola,

Bien sympa de pouvoir mettre une tête sur tous ces pseudos.

J’espère que comme Isaduvélo, vous penserez à mettre une photo de vous dans votre profil.

Un grand merci à Serge d’avoir programmé Claude Marthaler. C’était malheureusement presque le seul documentaire qui nous proposait de suivre les « aventures » d’un cyclovoyageur (je parle de ce que j'ai vu samedi car je n'étais pas présent dimanche).

J’ai personnellement trouvé que la plupart des diapos auraient pu être réalisé par n’importe quel voyageur à pied.

Suis-je trop sévère ?

Bien à vous tous.

Enzo
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Film: "Into The Wild"
J'viens de voir la présentation du nouveau film de seann pen qui "a l'air" pas mal du tout, c Into The Wild. Un jeune qui part a la découverte du monde et de lui même. Histoire vrai dont l'issue est bien sombre...c juste un ressenti en ayant vu la bande annonce, a voir il sort le 9 janvier prochain...
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Adventure in Morocco
I’m not going back, the trip is in the past. I’m posting it anyway because the country probably hasn’t changed enough to make the story outdated, and the astonishing beauty of the place deserves to be shared here.

Saturday, May 31, 2014 Mulhouse - Marrakech

A flight that drags on for three and a half hours. Everything goes smoothly until immigration. Like almost everywhere, you have to fill out a little form with your details and arrival address. The problem comes when you hand it to the customs officer with your passport. Right away, you see the lines are way too long for the number of officers working. I steer Dom toward a line further to the left that’s clearly moving faster than the middle ones. Then I firmly pull him to the far left where I think I spotted a new counter opening. Big mistake. Huge. Because that line is notorious for how slowly the security agent checks each person. At 10 minutes per person, with about fifteen ahead of us, we’re looking at two and a half hours. The wait becomes torture. Everyone gets edgy. We watch enviously as people who were way behind us initially zip through the other lines. You feel like complaining. My advice? Don’t. You have no idea how much a pissed-off customs officer can ruin your day! The rule: stay calm and suck it up. Once that hurdle’s over, a taxi and boom, we’re at the Gallia, a no-frills but charming hotel just steps from Jemaa El Fna square. This place is insane! It’s teeming with people. You stick out like a sore thumb with your camera—suddenly, a ton of people want to be your best friend! You’re basically a walking wallet!



We’ve got a meet-up with friends who are here on a work trip with their company’s social committee.



We fully embrace our tourist roles—eating at restaurants made for us, with belly dancers who insist we join in. We go with the flow, we’re not prudes, we have a great evening, no way we’re missing out on the fun...



Sunday, June 1, 2014 Marrakech

Super nice breakfast in the hotel’s patio, a real riad, beautifully decorated.



Originally, we’d planned a trip to the Atlas Mountains, but we ended up wandering around the city instead. Before we knew it, we were in the middle of the central souk’s labyrinth. It’s a feast for the eyes, ears, and especially the nose!

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Japon: entre villes et montagne
Bonjour à toutes et à tous

Habituellement j’organise nos voyages moi-même, mais ayant une allergie alimentaire, allant manger tous les jours au restaurant, ne parlant pas Japonais, et mon anglais n’étant pas top, le leur non plus d'ailleurs, nous avons préféré assurer de ce côté-là et partir en voyage accompagné. Nous sommes partis du 27 Octobre au 18 <novembre 2017, 8 personnes dans le groupe les 2 premières semaines, nous n’étions plus que 4 la dernière semaine. C'est la première fois que nous allons au Japon et même en Asie.

Notre circuit : tokyo –Hakone – Kyoto – Himeji – Nara – Ise – Shingu – Mont Koya – Osaka – Kanazawa – Shirakagawago – Takayama – Kiso – Magome – Matsumoto - Osaka

27 Octobre - Paris Tokyo Ca y est c’est le grand jour, nous partons enfin au Japon ! Notre avion est prévu à 17 h 20, nous partons largement en avance afin de ne pas stresser. Le trafic est fluide, c’est donc bien en avance que nous arrivons à l’aéroport. Nous sommes déjà enregistrés pour ce vol, l’hôtesse d’Air France nous dirige directement vers le dépose bagage, il y a du monde mais ça va assez vite, puis nous passons à l’immigration, là aussi on n’attend pas trop longtemps. Comme nous avons du temps avant le départ nous allons manger un petit quelque chose. Nous dirigeons vers notre porte d’embarquement, notre avion est prévu à l’heure. Pendant que nous attendons, nous rencontrons 2 de nos compagnons de voyage dont nous avions fait connaissance lors de la réunion d’information du voyage à l’agence..

Samedi 28 Octobre Tokyo

Avant l’atterrissage nous remplissons les formulaires pour l’immigration et la douane. Le vol s’est bien déroulé. Nous atterrissons à Haneda à 12 h 15. Il y a du monde mais il y a beaucoup de guichets pour passer l’immigration c’est rapide. Lorsque nous arrivons à Tokyo il tombe des trombes d’eau, c’est la queue du typhon.



Le temps de nous repérer un peu dans cet aéroport, nous nous dirigeons vers le bureau des limousines pour récupérer les tickets de transferts en navette jusqu’au Métropolitain Hotel Tokyo où nous résiderons demain soir avec les autres voyageurs. En effet nous arrivons un jour plutôt que la date prévue car nous n’aurions pu être à l’heure du rendez-vous à Tokyo. Il faut attendre une heure pour la navette, nous attendons donc dans le hall de l’aéroport. Il est l’heure de se diriger vers l’arrêt des limousines.



Nous n’avons pu avoir de chambre pour cette nuit supplémentaire au Métropolitan hôtel l’agence nous en a donc réserver une au Apa Hotel qui se trouve à un quart d’heure à pieds. Néanmoins nous pouvons déposer nos bagages au Métropolitan celui-ci possédant un local pour les garder. Munis du plan que j’avais imprimé avant notre départ, nous partons à pieds et sous la pluie pour l’APA Hôtel. Tout est bien sûr écrit en Japonais, il n’y a pratiquement pas de nom de rue, sauf sur les grands axes, nous avons un peu de mal à nous repérer, dès que je regarde le plan, des Japonais nous proposent leur aide. A un moment donné, je ne vois plus grand chose sur mon plan qui est trempé, à l’aide de l’adresse de l’hôtel (en Japonais) que j’avais imprimé, je demande à une passante (il n’y a pratiquement personne dans la rue à ce moment là), si nous sommes sur le bon chemin. Elle sort sont smartphone, regarde sur Google maps, et nous fait signe de la suivre, elle nous emmène jusqu’à notre hôtel qui était à quelques minutes de là, nous la remercions chaleureusement.

Bon accueil. La chambre est très petite, le lit est confortable et nous découvrons les fameux WC japonais. Nous n’avons pas le courage de ressortir, il pleut vraiment trop et nous sommes fatigués, nous grignotons quelques biscuits que j’avais dans la valise. Nous envoyons quelques mails à notre famille puis nous nous couchons.

Nous appréhendions de faire le parcours à pieds, mais finalement avec l’aide des différents passants, cela c’est bien passé.

Dimanche 29 Octobre

C’est cette après-midi que commencera réellement notre circuit. Nous avons rendez-vous à 14 h 00 au Metropolitan Hôtel avec notre Accompagnateur. Ce matin encore il pleut énormément, nous ne nous pressons pas.

Nous allons prendre notre petit déjeuner au restaurant de l’ APA hôtel. Nous découvrons notre premier petit déjeuner japonais, il y a aussi le petit déjeuner américain, avec thé et café, le tout est sous forme de buffet. Je prendrais un petit déjeuner américain, ne sachant pas ce qu’il y a dans les plats (Je ne tiens pas à commencer mon voyage aux urgences !)

Après nous être bien restaurés pour partons au Metropolitan hôtel, comme il pleut toujours, j’achète un parapluie dans le premier combini que je rencontre et nous voilà partis pour le quartier Ikebukuro.

Le Métropolitain Hôtel est un très bel hôtel situé à proximité du Tokyo Métropolitain Théâtre et de la station Ikebukuro. Très bon accueil. Nous récupérons nos bagages que nous avions laissés hier puis attendons dans le grand hall. Nous sommes en avance pour notre rendez-vous, je profite de cette attente pour visiter l’hôtel.

Peu à peu nos compagnons de voyage arrivent. A 14 h 00 notre Accompagnateur arrive aussi, il se prénomme Oscar et demande à chacun de se présenter. Il nous fait un rapide topo sur ce qui est prévu de voir et faire cette après-midi. Afin de ne pas perdre de temps il propose que nous déposions vite fait nos bagages dans les chambres et que commencions tout de suite la visite, nous verrons à notre retour pour les détails. Etant donné qu’il pleut toujours Oscar propose que nous changions le programme prévu et que nous commencions par la visite du Musée National de Tokyo, tout le monde est d’accord.

Nous prenons le métro à Ikebukuro station, qui se trouve tout près de l’hôtel. La station Ikebukuro est très grande, c’est beau, propre, il y a un peu de monde mais certainement encore plus aux heures de pointe. Oscar nous donne le pass qui nous permettra de prendre le métro sans avoir à acheter un ticket à chaque passage.

Nous prenons le métro jusqu’à la station Tokyo National Muséum où se trouve le musée.



Il y a aussi des stands de toute sortes, les vendeurs/vendeuses proposent leurs produits en parlant très fort, ce qui donne un joyeux brouhaha. Ah oui pour monter dans le wagon, les Japonais se mettent sur une file de chaque côté de la porte, ils attendent que tout le monde soit descendu et montent à leur tour. Il y a des sièges de chaque côté du wagon, ce qui laisse de la place au milieu pour accueillir beaucoup de passagers. Ceux qui sont assis regardent pratiquement tous leur smartphones, certains somnolent ou lisent, comme à Paris en somme, les autres comme moi se cramponnent aux poignées.

Musée national 東京国立博物館 Oscar nous donne des explications puis nous laisse du temps libre pour visiter Honkan (Galerie du Japon) comme cela chacun ira voir ce qui l’attire le plus, ça nous convient très bien. A travers les vitres du bâtiment nous apercevons le jardin, qui n’est pas ouvert au public, dommage car nous aurions bien aimé nous balader dans le jardin.



Pour signaler la fermeture du musée à 17 heures, nous sommes surpris d'entendre l'air de la chanson de "ce n'est qu'un au revoir". Lorsque nous ressortons il fait nuit. Le bâtiment est illuminé, c'est très joli.



Nous traversons le parc dont l’allée des cerisiers est illuminée de guirlandes roses rappelant les cerisiers en fleurs.

Ameya Yokochô アメヤ横丁 Nous nous dirigeons ensuite à Ameya Yokocho, le marché est situé près du Parc Ueno. Il pleut plus ou moins mais nous souhaitons néanmoins déambuler dans celui-ci et ses ruelles qui ont été préservées des métamorphoses de la cité.



Nous allons dîner, dans ce restaurant les tables sont séparées les unes des autres par des cloisons et des petits rideaux, que l'on peut baisser si l'on veut pour avoir de l'intimité, j'aime bien cet endroit, d'autant plus que c'était bon.

Nous rentrons ensuite à notre hôtel. Les chambres sont grandes, nous sommes au 8ème étage, nous avons vue sur la ville illuminée.

Récit plus complet avec photos ici

A suivre,
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Montréal: rencontre 27-28-29 ou 30 octobre 2005
Je vous propose d’organiser une rencontre lors du festival des films d’aventure de Montréal, le 27 28 29 ou 30 octobre.

Et voilà l’horaire http://www.espaces.qc.ca/fifam/html/programmation.shtml

Et le prix de l’admission http://www.espaces.qc.ca/fifam/html/billets.shtml

Moi je suis fou de ce festival et je vais être là à toutes les représentations.

Si mon projet vous intéresse, J’ai besoin d’aide pour choisir le restaurant et le bar, car je ne suis pas de Montréal.

D’un on doit choisir la soirée de notre rencontre.

Ce que je propose est d'organiser deux types rencontre.

Un souper d'un heur avent le visionne ment des films de la soirée choisie question de faire connaissance.

Et une bière après le visionnent, mens, des mêmes films. Pour discuter des films.
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Autres livres du genre "Into the Wild"?
Bonjour,

J'ai beaucoup aimé le livre et le film Into the wild, de part le fait que c'est tiré d'une histoire vraie, mais aussi la leçon de vie que cette histoire apporte. J'aimerais trouver d'autres livres de ce genre, si vous en connaissez je suis preneur !

Merci d'avance !

Robin.
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Vivre en complète autonomie dans la nature, les bases à connaitre?
Bonjour,

J'aimerai un peu couper les ponts avec cette société ( bonne ou mauvaise peu importe... ) et vivre ailleurs dans un environnement plus "sauvage" et acquérir une totale indépendance vis à vis de tout ce qui nous permet d'avoir un confort et une sécurité quotidienne tout en acquérant un style de vie qui ne s'apparente pas à PAPILLON à Cayenne dans le film éponyme, ma démarche est un tantinet un peu originale mais elle est pensée et réfléchie.

Donc je m'en réfère à ceux qui ont eu une expérience du genre pour m'éclairer dans cette aventure en sachant que je vais mettre tous les atouts de mon coté pour éviter un échec cuisant.

Mon souhait serait d'aller en Océanie, Exemple Papouasie-nouvelle Guinée, iles Salomon etc, mais je ne connais pas du tout cette région, son biotope, ses ressources, climat, religion, régime politique en place, législation etc, en fait je suis preneur de toutes informations.

Je tente de réunir le maximum de renseignements et de connaissances pour se nourrir, se soigner etc...

Mais il y a, je pense, bien des aspects que j'ai pu oublier, c'est pour cela que je fais appel à vos bienveillantes lumières.

Si mon message se trouve dans une partie non adéquate du forum, n'hésitez pas à le déplacer 🙂

Merci !
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Passages de frontières
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.

En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !

Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».

Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.

Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.

Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.

Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !

Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!

Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?

Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).

Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!

Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !

To be continued...

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Où aller entre Marrakech et Agadir en cette saison?
Bonjour, me revoilà, petit mini-tour au Maroc après gros problèmes familiaux.... Bref, j'attéris à Marrakech pour y séjourner 2-3 jours comme à mon habitude (j'adore) et je termine trois jours à Agadir pour le soleil.... Il me reste entre les deux 4 nuits à caser (j'aimerais la nature, pied de la montagne) mais où aller pour qu'il y fasse un peu beau en cette période (début février). Merci
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Trois semaines au Japon
Bonjour, je vais vous narrer ici nos vacances dans cet étonnant pays. Vous pourrez suivre cette aventure jours après jours et échanger sur notre expérience. Nous revenons avec des images pleins la tête et un sentiment que ça n'a pas duré assez longtemps.

Nous sommes trois. Ma femme Magali, notre fille Romane et moi, Thomas. Nous avons séjourné dans l'ordre à Osaka (1 semaine), Tokyo (1 semaine), Mima (4 jours) et Hiroshima (4 jours). Les moyens de transport ont été le métro, le train régionale et national ainsi que la voiture.
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Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20
Après avoir livré sur ce forum mon carnet d’un stage infirmier au Cambodge, je récidive pour partager avec vous mes notes prises sur le GR20, ce sentier qui coupe la Corse d’un trait de crayon et qui s’est acquis la réputation d’une des randonnées les plus rudes d’Europe. Classé au top 20 des meilleurs treks au monde selon le National Geographic et numéro un des 10 plus belles randonnées pour le Lonely Planet, il me tardait de me frotter moi aussi à ce trail et d’aller vérifier de mes yeux de quoi était faite la légende. C'est ce que j'ai fait en juin 2013.

Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…

L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…

Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.

Aujourd'hui : l'introduction.
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Ouzbékistan-Kazakhstan à vélo?
Salut la compagnie !

Dans le cadre d'un projet de voyage à vélo je voulais savoir si quelqu'un est déjà allé d'Ouzbekistan au Kazakhstan à vélo.Est-ce possible par un itinéraire sans circulation trop dangereuse et bruyante ? (je ne connais pratiquement rien de ces pays) Merci pour vos réponse...
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Retour de la Thaïlande, Vietnam, Cambodge (40 jours)


Retour de la Thailande, Vietnam et Cambodge (40 jours)

J'ai fais un périple de 40 jours dans ces 3 pays du 1er novembre au 9 décembre 2015. J'ai beaucoup utilisé le site de VoyageForum pour planifier mon voyage, j'y ai lu la plupart des critiques sur les endroits où j'avais l'intention de séjourner et cela m'a aidé énormément à faire le bon choix correspondant à mes goûts. Point important à préciser, j'avais planifié ce voyage en couple et à 2-3 jours avant le départ, ma conjointe a attrapé une pneumonie, donc impossible pour elle de prendre l'avion, je suis parti seul à l'aventure....

J'ai quitté Montréal sur Qatar Airways en destination de Bangkok. Après une toute 1er nuit en Asie près de l'aéroport, je suis parti visité l'ancienne capitale de la Thailande soit Ayutthaya, j'y ai séjourné 3 nuits. Par la suite, j'ai quitté pour le Nord du Vietnam, afin de profiter le plus possible d'une température clémente. Après 3 nuits à Hanoi, j'ai fais une croisière dans la baie d'Halong et par la suite j'ai fais un séjour à Ninh Binh. Ensuite, j'ai fais le vol Hanoi-Siem Reap au Cambodge, j'y ai passé 10 jours. Du Cambodge, je suis parti me reposer sur une île à Ko Yao Yai pour une semaine, île situé dans les sud de la Thailande et finalement retour sur Bangkok pour les 5 derniers jours de mon voyage.

Je ferai donc un court résumé de mon voyage en 6 parties 1-Ayutthaya 2-Baie d'Halong 3-Ninh Binh 4-Siem Reap 5-Ko Yao Yai 6-Bangkok

J'ai adoré mon voyage, difficile de dire ce que j'ai préféré le plus, je vais donc commencer par la partie qui m'a fait le plus de peine de quitter....j'y ai laissé, comme dans le classique de Sinatra, I left my heart in San Fransisco...non à Ninh Bihn pour moi. https://vimeo.com/150608787 Je fais un retour sur les 6 merveilleux jours que j'ai passé à Ninh Bihn et ce grâce à mon séjour au Nguyen Shack. Je suis arrivé là-bas un vendredi 13....novembre 2015....et je crois bien que cela m'a apporter beaucoup de chance ! L'accueil a été super et je ne pouvais demander mieux....En arrivant, j'ai fais la connaissance de la charmante Zum (hôtesse, guide, cuisinière, barmaid, et mananger à l'occasion) après un échange de civilités, elle m'a laissé que 2 minutes pour déposer mon sac dans mon bamboo-bungalow et je suis parti faire la visite guidée du village en vélo que j'ai trouvé très enrichissante (j'ai adoré le tofu fraîchement préparé et ce de façon très rudimentaire, cuisson sur de la braise...dans une petite maison privée....aussi, un couple donc le courage m'a impressionné, qui fabrique 1000 briques par jour, pour quelques dollars, mais qui gardent toujours le sourire...., la fabrique de vêtements, et finalement la visite d'une classe du village donc les élèves âgés d'une douzaine d'années étaient en préparation d'une fête). On repars en direction du "Shack" à la brunante, et par la suite on roule dans une noirceur d'où on devine seulement les ombrages, on se croit dans un théâtre d'ombres en 3 dimension....magique ! À l'arrivée, on croise des parents qui amènent leurs enfants pour la classe d'anglais.

Au retour de cette visite du village, j'ai fais la rencontre de Maxime (Québécois, super gentil, très polyvalent et le chum de Theu...le grand boss ) et il m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser, une tournée de bouffe local...je suis donc reparti de plus belle, à peine le temps d'aller chercher une veste. Ce fut une soirée que je ne suis pas prêt d'oublier: départ dans une vieille jeep de l'armée russe datant des années '70 , alcool de geiko, baluts (oeuf de caille fécondé), grenouille, calmar, bières locales, etc....

Je me souviens qu'en me remémorant cette 1er journée , lorsque je me suis couché, je me suis dit: c'est le meilleur accueil que j'ai jamais eu dans tout les endroits que j'ai visité....et je le redis encore aujourd'hui...

J'ai lu presque toutes les critiques sur Nguyen Shack avant de partir et aucune ne mentionnaient ceci: vers 04h15, pour celui qui a l'oreille très fine et un sommeil très très léger (c'est mon cas, je peux presqu'entendre dans mon sommeil une souris qui circule dans une pièce) donc on peut entendre venant du village situé à quelques kilomètres, de la musique et des nouvelles de l'actualité (cela dure environ 20 minutes)....j'ai entendu cela lors de mes 2 premières nuits, à la 3e, 4e, et 5e nuit...mon cerveau s'est acclimaté à j'ai rien entendu. Maxime, le lendemain, m'a expliqué que le régime en place, diffuse des "bonnes nouvelles" pour dire au peuple que tout va très bien....madame la Marquise....que le régime contrôle la situation.....Cela doit être terrible de se faire réveiller comme ça tout les jours de l'année.....Ce scénario se répète plusieurs fois dans la journée. Je le répète, si personne n'a mentionné cela avant dans une critique c'est sans doute que personne n'a été importuné, sauf moi...j'étais encore sur le décalage horaire, pas évident de bouger 12 heures dans son horloge biologique !

Les jours suivants furent tout aussi merveilleux: mes deux sorties en moto pour visiter différents sites (avec un excellent chauffeur), la visite matinal du marché ainsi que le village de sculpture de pierres, ma longue randonnée en vélo aussi pour des visites touristiques, la montée des 476 marches de la montagne du Dragon (à quelques pas du "Shack")...Encore une chose que je n'avais pas lu mais qui n'est pas vraiment une critique, à certain endroit (surtout à Tràng An) et ce lorsqu'on voyage seul, on a l'expression d'être une vedette, une rock star.....plusieurs jeunes filles, mamans, groupe de jeunes veulent se faire photographier avec vous....c'est très bon pour son ego....Souvent, sur des lieux touristiques, j'étais le seul étranger....et un Canadien, passe difficilement incognito parmi des centaines de vietnamiens....

Ma dernière journée fut très relaxe, j'ai écouté mon corps qui me disait qu'après 4 jours super bien remplis, il avait bien besoin d'un peu de repos. J'ai alors étiré mon petit déjeuner, essayé finalement les hamacs de mon patio, fait des photos, préparé mon sac pour quitter le lendemain, participer à l'enseignement de la classe d'anglais...

Je m'attendais de passer ma dernière soirée tranquille, me coucher tôt.....mais Lam (un hôte, guide, prof d'anglais, barman) a décidé autrement.....À la fin de mon repas, Il m'a très gentiment présenté à deux ravissantes Britanniques et après un bref échange avec les deux jeunes filles, il est venu nous rejoindre pour leur demander s'il elles connaissaient le "Happy Dring"....ce fut le départ d'une soirée bien arrosée et mémorable...même si j'en ai perdu quelques bouts ! Ce que je retiens le plus de mon séjour, c'est que je m'y sentais en famille, entre ami(e)s, en pleine sécurité...je prend très rarement une brosse (environ une fois au dix ans) et je savais lors de cette dernière soirée que je pouvais prendre un verre de trop sans risquer de me retrouver dans une situation à critique....Zum et Lam m'ont reconduit à mon bungalow, celui le plus éloigné du restaurant-bar- accueil, c'est un petit bout que je me souviens...

J'aime faire toutes sortes de découvertes mais je crois pas que j'aurais essayé la bouffe de chien( au menu, mais faut commander 24hrs d'avance) à un autre endroit qu'au Nguyen Shack, je savais qu'il n'y avait aucun doute à avoir au sujet de la provenance et de la préparation de cette viande. Et en plus, avoir de la compagnie (et beaucoup d'alcool de riz...le Happy Dring) pour partager ce repas à été une façon super agréable de vivre cette bizarre expérience....

J'ai adoré l'ensemble de mon séjour: la bouffe super bonne, l'exotisme du bungalow, le personnel hyper aimable, le paysage ambiant, les visites inoubliables, les personnes rencontrées....La température fut excellente durant tout mon séjour, soleil, 30-32 degrés, chaud , j'adore la chaleur....

Avant d'arriver à Ninh Binh, plusieurs personnes ont semblées perplexes lorsque je leur disais que j'allais passer 6 jours à cet endroit, elles me disaient que c'était un peu trop long comme séjour....elles se trompaient royalement, je crois que c'est le minimum....

Pour conclure, si comme moi, vous visitez le Vietnam pour la 1er fois et vous n'avez pas beaucoup de temps, le numéro 1 sur votre liste c'est la baie d'Halong....et le numéro 2, Ninh Binh, une sorte de baie d'Halong terrestre d'où on y découvre un visage rural du Vietnam et des sites incroyables beaux et le meilleur lieu pour y séjourner, Nguyen Shack.

N.B. J'ai constaté beaucoup de chantiers de construction en cours dans les environs, le paysage de Ninh Binh risque de subir des transformations dans un très proche avenir, sûrement pas en bien.....
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Retour de trois semaines de rêve en Namibie
Bonjour à tous,

Voici le conte rendu de notre voyage de 20 jours en Namibie. Je tenais, moi aussi, à vous transmettre nos impressions et découvertes, car c'est en vous lisant tous, que j'ai préparé notre aventure de 4500 km. Tout était merveilleux ... mais si c'était à refaire je supprimerais les deux nuits de Aus pour rester une nuit de plus à Dolomite camp et Family Hide out qui sont tous les deux extraordinaire... De plus, depuis le NamibRand , le Kalahari n’est pas bien loin et nous aurions évité un grand détour de +/- 1000km qui n'est pas terrible niveau route en plus !

Merci encore pour vos récits fabuleux qui m'ont beaucoup fait rêver avant de partir! Grâce à vous , j'ai voyagé plusieurs fois ;-)

20 Juin Le jour le plus long L'aventure Commence beaucoup plus tôt que prévu: dès Ottignies. Plus de dix ans qu'on a pas pris le train et on ne le reprendra pas de si tôt! Le train IC pour la gare du midi à du retard: 12 minutes . 5 min plus tard c'est 18' et après 5 autres c'est 25'! Pour finir , on se rabat sur l'IR moins rapide mais à l'heure lui! Mais notre train est soudain arrêté : qqchose traîne sur la voie entre la gare du nord et celle du midi nous dis t'on!!! Tout le monde descend...! Et nous on fait quoi? Ben on prend un taxi ;-) Arrivée à la gare du midi à la même heure que prévue finalement , on prend le Thalys et go Frankfort. Dans la longue file pour le Check in M. n'est pas rassurée : les gens n'ont pas l'air content dit-elle...Elle a raison : l'avion ne décollera pas aujourd'hui : problèmes techniques. Quand donc cette série noire s'arrêtera t'elle? Pas tout de suite en tout cas : en plus de devoir dormir à l'hôtel sur le plancher des vaches , nous apprenons que celui ci est à deux heures de car de l'aéroport !!! Ben oui normal, il y a un congrès en ville , il n'y a plus une chambre de libre! Bref réveil à 3h30 , départ à 4h30 en car (on a fait les deux heures de car aller il y a à peine 5h!) et finalement décollage sans encombre vers 9h du matin pour un long vol de 10h: Ça se mérite la Namibie !!!

21 juin Windhoek

Arrivée de nuit à la ghesthouse londiningi. L'accueil est adorable et en français SVP! La maison est impeccable , nous mangeons notre premier zèbre en compagnie d'une mexicaine vétérinaire qui est ici pour un programme animalier bénévole . Elle est très sympa et nous oublions très vite nos mésavenvatures. Enfin un lit et une bonne douche , nous voilà prête à attaquer cette découverte africaine.

22 juin vers le nord : Okonjima 2h30

Première conduite à gauche sans encombre. 2h30 plus tard , nous voici au paradis! Les vacances commencent enfin! Le lodge est sublime, très "out of Africa" , même Redford est rajeuni! À peine arrivées nous partons traquer le léopard : après qq zèbres , antilopes, phacochère , koudou etc, le voilà juste devant nous en train de finir son repas . Fantastique, nous entendons ses crocs mordre les os dans le silence du Bush. Pour le sunset, notre guide , jonasz, nous sort le grand jeu : vin et bière fraîche servi dans des verres en argent , tout cela sur une petite nappe disposée sur le capot de la Range. Une ambiance indescriptible pour un apéro inoubliable dans les couleurs magiques de l'Afrique . Retour au lodge emballées dans des couvertures gentiment fournies par Jonasz et là surprise, on nous attend avec nos clés et une lampe de poche devant la réception , il ne nous reste plus qu'à nous changer pour le dîner . Décidément , les Namibiens savent recevoir , les attentions sont leurs quotidiens! Repas aussi excellent que toute cette journée vraiment hors du temps . Et puis comme si ce n'était pas assez , Jonasz nous invite à assister au repas des porcs et piques qui sont nocturnes . Après un emballage encore plus serré dans nos couvertures , il doit faire autour de zéro degré , nous assistons au spectacle. À nouveau , le son de crécelle émis par les animaux est étonnant et les voir se battre pour manger est captivant. Au retour , nouvelle attention, on nous dépose juste devant notre bungalow!

23 juin route vers Onguma bush camp 5h

Un nouveau game drive avec Jonasz pour pister le guépard . D'abord en voiture mais dès les premiers Bip sur le récepteur radar, nous descendons et continuons la traque à pied! Une grande première que de marcher derrière eux en plein bush. Ils sont en train de chasser et c'est presque au pas de course que nous les rejoignons! Et quel spectacle : ils sont trois à l'affût ... Impossible de suivre leur rythme , après quelques superbes minutes en leurs compagnie , nous sommes contraint de rejoindre la voiture. Mais quel moment inoubliable : à pied et à peine à quelque mètre de ces magnifiques prédateurs ! Après ce qui deviendra très vite un must : l'omelette du bush , nous partons vers les portes d'Etosha Longue et fastidieuse route rectiligne du genre America ... M. au volant se fait arrêter par des policiers lors de la traversée de Tsumeb, elle roule trop vite, mais nos sourires et leurs intérêts pour la Belgique rendra la note très cool : une poignée de main pour nous et un " bonnes vacances " pour eux ;-) Arrivée vers 16h30 à Onguma , une nouvelle réserve privée de 20000 hectares aux portes d'Etosha. Comment ces Namibiens font ils pour avoir autant de goût ? C'est à nouveau un endroit somptueux en pleine nature , on l'aime déjà beaucoup cette Namibie tant rêvée ! Le repas du soir est à la hauteur , le blanc bleu belge n'a plus qu'à se rhabiller! Un petit whisky digestif , un envoi de nos impressions par mail et DODO car demain réveil à 5h pour une journée entière de safari dans le parc d'Etosha. Bonne nuit !

24 juin Etosha route vers Okaukuejo Petit déjeuner à 5h30 comme prévu, on a dormi comme des bébés , même la literie de qualité ils connaissent! Egs, pankaque et couvertures à nouveau à disposition , quel service! Départ à l'aube pour le parc d'Etosha . Dès l'entrée , nous faisons le plein d'essence et là, le pompiste nous dit: "Did you see the lions?" et nous : " heuuu no! We just arrive from Onguma"! Et lui de rétorquer: "ils sont juste là bas au croisement des pistes." Bingo, il avait tout bon le pompiste , 5 lions finissent leurs nuit au bord de la piste, ils sont à 3m de nous: 2 mâles , 2 femelles et un jeune. La journée commence fort;-) De pistes en pistes c'est un festival: zèbres , girafes, antilopes en tout genre , éléphants, gnous etc... Les paysages changent tout le temps , on passe du bush au pan asséché de la réserve. La terre n'est que poussière blanche , notre voiture aussi! Heureusement , tout était prévu : les bagages sont emballées dans des sacs poubelles! ;-) Finalement c'est 16 lions que nous verront sur la journée - Dont un, chose incroyable, en train de se baigner! Des troupeaux gigantesques au points d'eaux et un paysage lunaire , la piste nous mène à un endroit vers ce fameux lac salé asséché : on se croirait sur la lune! Une autruche traîne par là et nous rappelle que nous sommes bien sur terre... Quelques envolées de poussières plus tard , nous voici au lodge. Un bungalow situé à côté du point d'eau . Et quel point d'eau ! À peine arrivées, même pas le temps de faire pipi, un touriste équipé d'un gros appareil photo nous dit : " les éléphants sont là!" Du coup , on ouvre même pas les valises et on y va. Merveilleux de plus que quelques minutes plus tard ce ne sont pas moins de 8 girafes qui attendent leurs tours pour s'abreuver ! C'est Happy hour, les oryx sont là aussi à attendre leurs tours et tout cela se, passe au soleil couchant bien évidemment ;-) Une douche et un repas plus tard, on se dit :" Et pourquoi pas un rinho histoire de faire le big FIVE en deux jours?" Équipées de jumelles et d'un chti whisky , nous y allons. Et vous savez quoi? Le rhinocéros est là !!! Magnifique! Bon ben on vous laisse , car on y retourne histoire de ne pas rater encore un truc pas possible, une dernière visite au point d'eau s'impose avant d'aller au dodo. Bref le rangement bagages n'est toujours pas au programme: pas le temps , on est tout le temps à la bourre ! ;-)

25 juin Safari dans Etosha Ce matin et cela devient notre horaire , debout à 5h30 . Un café bien chaud dans les mains nous nous rendons au point d'eau vite fait avant le petit déjeuner mais les animaux ne sont pas encore levés à part quelques gazelles . Le plan safari du jour est de nous rendre à sueda, le point d'eau où l'on a vu 8 lions se prélasser au soleil hier , et c'est Bingo : ils sont bien là, et cette fois bien réveillé, super moment à les observer jouer , se faire des câlins et boire. De retour au lodge vers 11h30 et achat de la carte de la réserve pour la suite du voyage. On saute dans notre premier short avec la ferme intention de se faire une après midi cool: bronzette au bord du point d'eau . Le plan est gagnant: c'est un véritable festival animalier permanent. L'eau c'est la vie et la vie s'organise autour d'elle... Chacun sa place , chacun son tour, une hiérarchie naturelle s'impose " in the wilde Life "! Ils sont des centaines : troupeaux d'antilopes , de zèbres, de girafes ou d'éléphants qui se rafraîchissent . L'arche de Noé évolue devant nos yeux ébahis ! Et cerise sur le gâteau , fin de journée revoilà notre rhinocéros (quelle masse impressionnante et quelque part préhistorique! )et quelques jeunes éléphants qui se battent pour jouer et qui soulèvent une tonne de cette fameuse poussière blanche typique de la réserve . Normal , ils en sont couvert! Dîner avec notre premier Impala , un délice même si on adorent les observer! Et pour le petit digestif , le sommet: 6 Rhinocéros et trois girafes ! Dire qu'hier encore on trouvait cela génial d'en voir un! Okaukuejo ne faillit décidément pas à sa réputation , c'est bien le centre du parc et tout Etosha semble s'être réuni autour de son point d'eau... Au retour vers le chalet , une première : dans un arbre du camp , juste sous nos yeux, une petite genette , elle est adorable : tête de chat et queue genre castor zébrée , mais elle est capable de tuer une petite antilope ! Quelle journée !

26 juin : vers le camp de Dolomite: traversée de la réserve d'est En ouest

Départ à l'aurore pour une scène extraordinaire ! Hé oui, encore ! Une famille de lions jouent à 5 m de notre voiture , moment volés à la vie sauvage , nous observons sans un mot... Leur beauté et leur puissance nous laisse pantois . Puis c'est la séparation , la lionne et les trois lionceaux partent chasser, ils vont vite et s'enfoncent dans le bush mais nous verrons la première attaque ratée sur un oryx! Impressionnant !!! La piste est bonne et elle défile de point d'eau en point d'eau . Quelques km plus loin , la désolation : un gigantesque incendie à décimé le bush sur 50 km! Quelle bêtise humaine a provoqué cela? Un grand gâchis ! Enfin , le feu s'est arrêté et la route change doucement de physionomie : nous passons du bush à la savane , les graminées sont dorées , les acacias noirs et le ciel d'un bleu encre , le contraste est saisissant de beauté . Arrivée au lodge vers 11h30 et quel lodge encore! C'est véritablement paradisiaque et à nouveau d'un très bon goût pour ceux qui comme nous aime l'ambiance "out of Africa"... Après midi relax au bord de la piscine sur les hauteurs d'une colline les yeux rivés sur nos jumelles : des troupeaux gigantesque d'éléphants passent dans la plaine. Vers 16h on décide de les rejoindre au point d'eau , quel spectacle : ils sont au moins une cinquantaine au soleil couchant ! Cela termine en beauté cette partie safari du voyage...

27 juin route vers grootberg lodge 4h Aujourd'hui, p une fois n'est pas coutume , grâce matinée , levées à 6h30 ;-) Dernier safari dans Etosha qui restera gravé dans nos mémoires : les couleurs, la lumière africaine que l'on aime tant, les scènes de vies sauvages, le bush tout simplement... Nous pensons déjà à revenir ici toutes les deux, et cela le plus vite possible ! L'Afrique c'est unique , aucune comparaison possible... Les paysages changent au fur et à mesure des km parcourus. La piste qui était blanche jusqu'ici devient rouge , la plaine se fait montagneuse, et puis tout à coup c'est l'Amérique : dans le Grootberg , c'est un peu ambiance grand canyon mais avec la faune africaine en plus , les animaux sont moins nombreux mais bien présents ;-) Arrivée au lodge , un 4*4 nous attends car impossible de gravir la montagne avec notre petit dahiatsu terrios . Et une fois en haut c'est Woaw : la vue sur le canyon est vraiment unique et notre petite cabane faites de pierres rouges issues de la montagne est totalement intégrée au paysage. La vue est impressionnante , nous sommes littéralement à flanc de falaise . Très bon repas suivi par des chants africains: toute l'équipe s'y est mis car un couple fête ses 20 ans de mariage. Ils sont très émouvant et chantent merveilleusement , un joli moment ... Il est seulement 8h30 mais la nuit et les étoiles sont déjà installée depuis longtemps, tout le monde rentre se coucher et nous aussi : les journées sont tellement remplies ... Mais M. me dit : " ce n'est pas fini! il faut écouter le silence!" et elle a tellement raison, c'est un véritable luxe depuis le début du voyage ce silence: pas de voitures , pas de cris, pas de musique , seulement le murmure des animaux dans la nuit.

28 juin route vers Xaragu camp 3h 8h: En route pour la traversée du Damaraland, désert de montagne majestueux en compagnie de musique Américaine, le décor des Bushmans et autres Damaras s'y prête à merveille! Les kilomètres défilent et nous sinuons à travers ce décor digne d'un film sans sentir le temps passer. Arrivée à hauteur du camp , nous décidons d'aller d'abord voir les peintures rupestres datant de 6 millions d'années . Les bushmans en sont les auteurs talentueux, plus de deux milles dessins ont été découvert sur les rochers rouge du Damaraland! L'océan est à trois cents km et tout n'est que sable et désert derrière les montagnes mais il devait auparavant les lécher : c'est en tout cas ce que les peintures semblent traduire : certaines représentent des cormorans et même des otaries! Installation dans notre tente(la 10;-) située en pleine nature face aux fameux rochers rouge, magique! Surtout que cela beau être une tente , elle comporte tout ce dont on a besoin:salle de bains , lit etc... Première lessive , c'était bien nécessaire ! Petite ballade a pied dans les environs , douche et Apéro devant le coucher de soleil. Une dure journée ;-)

29 Juin Xaragu camp 8h Petit dej accompagné par les chants des employés du camp, chants qui sont en fait les prières du matin. C'est très beau et nous achetons le cd qu'ils nous proposent. 8h45: Départ en 4*4 avec un guide pour traquer l'éléphant du désert . Nous roulons littéralement dans la rivière : Le but est de repérer leurs traces dans son lit asséché ! Après deux heures, les premières traces fraîches sont détectées et nous les suivons dans un décor extraordinaire , chaque colline laisse découvrir d' autres paysages , les couleurs des montagnes rouges contrastes magnifiquement aux graminées et aux arbres encore vert. Quelques antilopes , autruches et Oryx nous accompagnent . Et puis, après plus de 4h , les voilà , juste devant nous! Tout un groupe , ils doivent être une vingtaine : ils sont plus petits que ceux d'Etosha. Pour le reste ce sont des éléphants...mais leur traque aura été un grand moment de" Game drive"! Nous rentrons au camp vers 13h, petit lunch et après midi relax . Préparation de la soirée , M. ramasse du bois pour notre deuxième feu et moi j'écris en compagnie de notre nouvel ami : the Cat! Il a passé la soirée avec nous . Mais aussi la nuit dans notre salle de bain dont il connaît l'entrée par le toit! On dirait mistigris mais en plus mince;-) Ce matin il a tué et mangé un lézard qui était dans notre tente. En plus d'être adorable, il s'avère très utile en plus! En pleine nuit , on craque et the cat passera la fin de nuit sur le lit . On l'emmènerait bien avec nous cette petite , elle est trop trognon et câline .

30 juin route vers Swakopmund 5h

Après vérification de la pression des pneus avec Koudou, l'africaners propriétaire des lieux, c'est le grand départ pour un nouveau changement de décor total : nous filons vers l'Atlantique et le désert du Namib. Quel changement au niveau tenue de route ! Nous avions 3 bars au lieu de 1.8 ! Qu'elle bonne idée il a eu de vouloir vérifier, nous lui disions que la voiture était pas top et il était persuadé que c'était la pression. La route défile mais cette fois le paysage est plat et très vite désertique . Arrivées à quelques km de la côte , c'est le brouillard qui nous attends. La limite est franche , on la voit de très très loin, et avant cette "passe" , ce sont les mirages qui nous servent de décor . Impression de bout du monde . Puis nous voilà dans les nuages , les phares allumés , c'est incroyable de passer du ciel bleu azur au blizzard le plus complet en qq secondes! Il nous tiendra compagnie jusqu'à Swakop puisque nous décidons , et c'est une mauvaise décision , de ne pas nous rendre à Cape Cross. Mauvaise décision car demain nous ne rejoindrons pas Sandwich Harbour . La mer est démontée et il s'avérera impossible de passer. Nous ne verrons donc pas les otaries à fourrures:-( Ballade sur la plage au beau milieu de centaines de mouettes géantes. Puis Resto huîtres et fruits de mer, incroyable , mais nous sommes bien en Afrique ! C'est cela la Namibie: les changements de décors sont énormes et vraiment impressionnants. Surtout que peu de km les séparent .

1er Juillet Sandwich Harbour

Départ vers 8h pour ce qui doit être le sanctuaire marin de la côte. En effet une lagune d'eau douce est prise en sandwich entre océan et dunes du Namib et elle attire toute la faune maritime à elle. Malheureusement le brouillard ne nous a pas quittée et la mer est toujours déchaînée. Malgré tous nos efforts : une marche de quatre heures très éprouvante mais magnifique, effectuée d'abord entre dunes et océan puis sur le sommet de celles- ci ( escalade sportive!) nous ne parviendront pas dans le sanctuaire marin. Journée magnifique mais notre déception est immense , nous ne verrons donc pas les cormorans , pélicans , flamands roses , otaries etc... Au retour , courses pour les prochains jours ( nous serons en self catering 4 jours) Puis dodo avec une folle envie de réussir le désert du Namib à fond suite à ce petit échec .

2 juillet route vers Sosusvlei et notre Dessert camp 5h La route commence dans le brouillard , il ne s'est toujours pas levé! Puis tout à coup c'est à nouveau le ciel bleu et le désert qui s'offre devant nous . La route est indescriptible de beauté , surtout la fin ! Chaque virage provoque un Woaw et nous transporte dans des paysages de folies! Arrivée vers 14h au désert camp qui s'avère lui aussi un petit bijoux: une tente mélangée à du "dur" superbement intégrée au paysage somptueux du désert. Nous avons la tente 201 , la mieux située , au fin fond du camp.Super! L'équipement est extra: sdb complète , cuisine extérieure et barbecue et tenez vous bien la clim réversible chaud froid: incroyable, et tout cela tiens dans une tente! C'est la première fois que nous faisons notre "braai" , notre barbec quoi;-) Musique fond de bal , nous cuisinons en chantant au soleil couchant, magique... D'autant plus que le dîner est super bon ! Dodo très tôt car demain c'est le grand jour : baptême de vol en ballon.

3 juillet Le désert du Namib C'est incroyable, Il fait un peu nuageux en plein désert ce matin! Nous sommes inquiètes qu'ils annulent le vol ou que celui ci soit raté par manque de soleil et donc de visibilité . Mais on décolle bel et bien ! Quelle douceur et qu'elle impression d'apesanteur . Le silence est total, seul le brûleur rugit sur le désert Africain. Quel spectacle! C'est grandiose ! Le soleil se lève et nous prenons de l'altitude pour chercher le vent qui nous emmènera vers les dunes rouges du Namib. Il faudra monter jusqu'à 1000m pour le trouver, le pilote qui est Belge , nous annonce que ça y est : on vole à 16 km/h ! Je dirais plutôt qu'on glisse dans le ciel , c'est merveilleux. Le paysage est incroyable , on se faufile entre les montagnes vers les dunes , et toujours ce silence absolu. Sensation d'être pour une heure quelque part un oiseau. Puis c'est l'atterrissage , nous frôlons les graminées dorées pendant quelques minutes sublimes , et le ballon s'arrête . L'Organisation est parfaite: déjà les 4*4 sont là pour nous emmener petit déjeuner au view point . Petit déjeuner au champagne d'anthologie , au beau milieu de nulle part. Mais ce nulle part là rejoint tous nos rêves d' Afrique : la lumière , le paysage, la qualité du service et de ce qui se trouve dans nos assiettes , le sourire du pilote et celui des Namibiens, leur gentillesse , bref on est bien, c'est indécent de beauté ! Après midi , nous partons visiter le désert par la route cette fois , sur le plancher des vaches ;-) C'est aussi unique , et c'est complètement groguies devant tant de beauté que nous rentrons au camp faire notre 2ème braai : un oryx que nous goutons pour la première fois. Il s'avère délicieux ! Dodo des rêves pleins les yeux!

4 juillet Route vers Family hide house dans le NamibRand 2h 6h Les nuages sont toujours là, on va finir par croire que nous les avons ramenés de Belgique! Sauf qu'ici , dès que le soleil réchauffe le désert endormi, ils s'évaporent comme par enchantement . Petit coup de fil aux propriétaire de la maison pour confirmer notre arrivée et s'informer sur les modalités de Check in. Il n'y en a pas! La maison nous attend , les clés sont sur la porte, et un certain Ricardo viendra nous voir pour nous expliquer comment la maison fonctionne. Avant de partir , nous décidons d'aller revoir les dunes une dernière fois. Elles nous attirent comme un aimant , nous fascinent et nous avons bien du mal à les quitter. Grimpette sur la dune Elim , le soleil perce déjà les nuages, le paysage s'enflamme et prend des couleurs inouïes . 11h Plein d'essence et départ vers la réserve privée du NamibRand . Je me répète sûrement mais les paysages sont à tomber par terre! Dès l'entrée , les animaux sont beaucoup plus nombreux. Springboks, autruches et zèbres de montagne rendent le décor encore plus magique. Après deux heures de piste fabuleuse, Un petit panneau nous indique de tourner à droite... Quelques mètres plus loin, une barrière nous barre la route, nous entrons dans la propriété de la ferme et il reste 16km à parcourir! Une petite piste de sable nous emmène vers le Paradis. M. me fait rire aux éclats en disant:" hé be, on a pas intérêts à avoir oublier le beurre!" C'est indescriptible , l'atmosphère de cette ferme du bout du monde, le paysage à 360° n'est que beauté sauvage. C'est fascinant . Le silence, c'est ce qui surprend ensuite, nous n'entendons que nos oreilles bourdonner d'avoir rouler sur les pistes cahoteuses. L'émotion nous gagne , l'endroit est tellement incroyable, une maison entière pour nous deux au beau milieu de nulle part ou plutôt au beau milieu d'une nature entièrement préservée aux contrastes saisissant. À peine installées , ce sont plusieurs springboks qui viennent s'abreuver au point d'eau devant nos yeux encore embrumés . Et soudain une voiture dérange le silence, c'est Riccardo qui arrive... Comment sait il qu'on est arrivées ? Il s'avère très sympa et nous explique comme prévu le fonctionnement de la maison.De toute façon , au moindre problème une radio VHF est à notre disposition, canal 3. Ballade à pied sur les dunes situées derrière la ferme et arrêt contemplation sur le sommet de la plus hautes d'entre elles. La vue nous transporte . Ici , on fait des provisions de sérénité et de beauté pour longtemps. On en prend plein les yeux comme on dit , la nature est complètement vierge comme au tout début de l'humanité . Quelle leçon d'humilité, on se sent toutes petites face à un tel spectacle. Séance photo pour tenter de capturer un peu de ce paysage exclusif . Nous en sommes à bien plus de mille et MUSH me dit :"il va falloir sélectionner ", en souriant , ce n'est pas gagné et ce n'est pas ici que j'y arriverai ! Dîner spaghetti. C'est aux lampes à la paraffine que nous nous régalons . La lune se lève, elle est orange, le feu crépite et nous réchauffe , une chouette à tête blanche s'installe sur une branche... Moment de bonheur parfait.

5 juillet La maison 4h M. est réveillée par un bruit de galop. Elle file dehors , ce sont deux Oryx qui sont passé au beau milieu du jardin. Un autre dort paisiblement (comme moi;-) au bord du point d'eau sous l'acacia . 7h je me réveille et m'émerveille encore devant l'Afrique qui s'illumine. J'écris notre carnet de route et l'émotion me gagne à nouveau quand je me rappelle chaque moments passés dans ce désert qui dépasse l'imagination. Matinée cool, bronzette à observer les animaux qui passent devant la maison . 15h Ricardo vient nous chercher pour faire le tour du coin en 4*4, une ballade de 2h. Les paysages s'enchaînent et certaines vues semblent irréelles. Cela restera gravé dans nos mémoires et décidément le NamibRand est bien notre coup de cœur Namibien. Feu , animaux, silence total et pleine lune seront à nouveau les ingrédients de notre soirée.

M., comme beaucoup, écrit dans le livre d'or de la maison:

Nous avons trouvé. Nulle part ailleurs , c'est ici. Des km de pistes, une barrière à ouvrir , des traces dans du sable rouge et au loin... Une maison qui se dessine à l'horizon . Un sanctuaire , un refuge. Ici, on écoute le silence, les yeux captent la lumière , le regard s'éternise et se perd dans les graminées . Une véritable palette de couleur: le jaune et vert tendre contrastent avec l'ocre des dunes. Une terre originelle à faire pâlir Dieu sait quel créateur . Si la beauté des paysages , la tranquillité , le silence, la faune et la flore sont considérés comme un luxe , alors nous aimons le luxe! 360° d'extase , de bonheur. Nous avons trouvé. Nulle part ailleurs, c'est ici. Il est heureux de savoir, que des personnes parmi ce monde protègent encore la nature. Pour tout cela merci, nous reviendrons, non pas pour deux jours, mais bien plus longtemps.

Les girls de Belgique .

6 juillet route vers Aus et le Klein aust vista lodge 5h Je me réveille au son des oiseaux, il est 6h30. Petit déjeuner sur la terrasse un petit peu nostalgique, nous aurions tant aimer rester ne fut ce que une nuit de plus. Mais le reste de ce magnifique désert reste à découvrir et la piste nous appelle . 40 minutes pour sortir de la propriété et nous rejoignons très vite la D707 , une piste qui file plein sud et qui se glisse entre les dunes du Namib et la montagne . À nouveau , les heures passent sans que l'on s'en aperçoive . Tout à coup sur la droite , nous apercevons notre première hyène du voyage et c'est une brune, nous n'en avions jamais vu auparavant , elles sont endémiques au désert Namibien. Je réussi une photo de justesse et déjà elle file entre les graminées, qu'elle chance , c'est super rare d'en observer une. Quelques km plus loin , nos premiers chevaux sauvages du désert pointent le bout des naseaux, quelle piste encore que celle là! Arrivée à la réception du lodge , nous apprenons que les bungalows sont situés à 7km en plein désert . super, on adore déjà ! M. entre la première et de la voiture je l'entend s'exclamer :"Waaaaaaouw, viens voir !" , et de fait le bungalow de granit construit à même la roche est réellement époustouflant de bon goût et de beauté . Quel endroit encore! Ce sera notre troisième coup de cœur logement après Okonjima et Dolomite. Les Namibiens ont vraiment le chic pour utiliser les matériaux offert par la nature de la plus belle des manières : les bungalows sont presque invisible de la piste tant ils se confondent avec la montagne de granit au pied duquel ils sont construits. Ballade à pied pour le coucher de soleil, la lumière est sublime et les blocs de granit s'enflamment et rougissent à vue d'oeil . Apéro sur la terrasse pour voir le ciel lui aussi s'embraser. Mais très vite , le froid apparaît , énorme différence par rapport au reste du voyage, impossible de rester dehors sans un grand feu , polaire et anorak. Cela tombe bien, on a un feu ouvert dans le bungalow, je m'empresse de l'allumer et M. lance le deuxième "stoch" des vacances . Soirée paisible près de la cheminée.

7 juillet Aus et luderitz Cette nuit il a plu en plein désert ! Heureusement nous nous levons avec le soleil, route vers luderitz , la côte n'est qu'à 100km et c'est de l'asphalte - On va peut être enfin voir nos otaries et pingouins ;-) Cette fois il n'y a pas de brouillard et c'est un océan ensoleillé qui nous accueille . Les otaries et pingouins sont bien au rendez-vous, ils se dorent au soleil entre mer déchaînée et rochers désertiques . Ils sont un peu loin mais avec les jumelles , le spectacle est grandiose. Resto au bord de la mer , huîtres excellentes. Et dire qu'on est dans le désert ! Retour vers Aus et arrêt sur la route pour voir les chevaux sauvages . Les verra t'on? Oui! Mais pas à l'endroit prévu . Ils sont plus loin au bord de la route , le soleil est déjà bien bas et les photos mettant en valeur la fin de journée sont mieux réussies que celles des chevaux . Pas grave! Une autre surprise nous attend , d'autres sont devant notre bungalow . Dire qu'on est allées les chercher à 20 bornes d'ici ;-) Il fait vraiment très froid , le vent d'est souffle fort. Vite allumer le feu et manger un bon Tbone d'oryx. Soirée cool à nouveau près du feu, la cheminée est magnifique , construite avec de grosses pierres de granit elles aussi.

8 juillet route vers le Kalahari et bagatelle lodge 500km 6h Route ok jusqu'au kokerboom, ces arbres qui sont en fait des Aloe et qui attendent d'avoir 30 ans avant de fleurir! Il y en a une telle concentration à keetmanshop qu'ils forment une forest. C'est tellement rare que le site à été classé. Nous nous promenons entre ces arbres centenaires et les damans qui vivent nichés dans les rochers qui servent d'ancrage aux kokerbooms. Il n'est que 10h et la lumière est magnifique et sublime le site. Ensuite la route est vraiment monotone, c'est plat et désertique pendant tout le reste de la journée : circulez , il n'y a rien à voir ! Ce sera la seule étape du voyage où le temps nous a semblé long . Arrivées dans le désert du Kalahari , tout change. Le relief des dunes rouges qui contrastent avec les graminées dorées nous rappellent en le NamibRand . C'est moins impressionnant mais cela reste vraiment très joli. Notre bungalow situé au sommet des dunes est sur pilotis et à nouveau , la déco laisse rêveur. Une baignoire sur pied trône dans la salle de bain et une énorme fenêtre permet d'observer le paysage et les animaux depuis son bain, incroyable! La vue est tout aussi belle depuis le lit géant . Clim réversible et bouillotte pour le confort chaleur . C'est parfait . À peine installées , j'aperçois deux springboks depuis la terrasse, je saute sur mon appareil photo , leur robe est superbe et contraste avec le rouge des dunes , qu'elle élégance. Je tente de m'approcher un peu , histoire de faire une photo plus présente et à ma grande surprise, la femelle s'écarte , mais le mâle ne bouge pas! Ma présence ne semble absolument pas le gêner , j'approche encore ...Plus que quelques mètres et je pourrais le toucher! M. observe le manège depuis la terrasse les yeux écarquillés et moi je ne suis plus qu'à un mètre de l'animal sauvage. C'est absolument fou, je tends la main , il tend son museau et me sent! Puis il se baisse et me renifle jusqu'aux pieds ! Moi j'en profite et tente une caresse, il accepte et sa peau ondule sous ma main. Ahurissant ! M. photographie la scène sans un mot. Elle est scotchée ! Moi , je n'en crois pas mes yeux, moment magique, extraordinaire ! Au dîner , nous apprenons que le fameux springbok est semi apprivoisé car il a été nourri tout petit par le lodge. Néanmoins il ne se laisse pas caresser facilement et il a beau trainer autour des installations, il reste sauvage et se nourrit tout seul aujourd'hui . Dîner excellent et discussion avec d'autres voyageurs devant la cheminée . Nuit très très froide mais nos bouillottes sont super efficaces et nous dormons comme des bébés .

9 juillet bagatelle lodge Notre dernière journée des vacances que nous décidons relax. Promenade dans les dunes , dernières photos: on passe devant "l'enclos" des guépards que le lodge tente de réhabiliter dans la nature, ils sont bien là et font déjà la sieste. Puis ce sont oiseaux, springboks , oryx et élans du cap que nous faisons fuir au fur et à mesure de notre promenade. Ils sont tous super craintifs , c'est dingue ! En fait , après réflexion, c'est normal , car cela reste une ferme, et les propriétaires les chassent pour leur viande: hier nous avons mangé du springbok et c'est vraiment très bon. 15h nous partons pour ce qui sera notre dernier game drive en compagnie de Pedro, notre guide et d'un couple Suisse /Holllandais plutôt sympa. La lumière ... On tente de graver cette lumière unique, celle de l'Afrique. Apéro au coucher de soleil comme le veut la tradition et retour au lodge pour le dîner. Soirée identique à celle de la veille , sinon un peu plus nostalgique. Nous partons demain et on a beau essayer de ne pas y penser , cela vous poursuit.

10 juillet retour vers windhoek 3h Excellente nuit et réveil avec le soleil : 6h30. Bain avec vue sur le gibier qui se réveille en même temps que nous ;-) Bagages dans la voiture aidées par un jardinier qui arrosait le sable. Hé oui, ici on arrose le sable, comme nous les fleurs ou le gazon, histoire de le maitriser un temps soit peu, de l'empêcher d'envahir escalier et pilotis. Puis c'est le retour vers Windhoek . Cette fois l'avion part bien à l'heure et c'est sans problèmes que nous retrouvons Biez .

Conclusion

Nous aurons parcouru 4250 km dans ce pays de contrastes, encore vierge et sauvage. Kilomètres que l'on a pas senti du tout , tant les paysages qui défilent nous offrent des panoramas grandioses. C'est un pays époustouflant qui nous a laissé muettes plusieurs fois: la lumière y est unique, les animaux sont partout, même dans les désert les plus arides. Ils se sont acclimatés mieux que les hommes à ce climat désertique . Et puis il y a ce silence, cette quiétude ... Le bonheur aura été total tout au long du périple. Une seule chose me vient à l'esprit alors que j'écris ces derniers mots dans l'avion: Nous reviendrons, et consacrerons un bon bout de temps au Kaokoland qu'il nous reste à découvrir.

Merci encore à ce forum et aux nombreux voyageurs qui m'ont tant fait rêver! J'espère en avoir fait de même et vous avoir été utile ;-) Je reste évidemment à la disposition de ceux qui auraient besoin d'aide pour construire leur périple ou qui voudraient tout simplement plus d'infos à propos des étapes que nous avons effectuées. Etant neuve sur le forum, je ne comprends pas très bien comment insérer des photos. Pour plus tard donc...
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Trek au Népal en septembre/octobre 2012, équipier, agence?
Bonjour!! je pense aller au Népal de la mi-sept à la mi oct 2012... Je me renseigne dés maintenant sur les superbes lieux de trek le classique tour de l'Annapurna semble trés touristique mais néanmoins tellement varié le mustang ou tour du manaslu paraissent également merveilleux ;-) c'est pourquoi j'en viens à demander vos avis et surtout les organismes par lesquels vous êtes passés?? ! si vous connaissez des petites agences ?? des amis rencontrés?? des guides locaux....je suis preneuse!!

merci d'avance !! coralie
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