La Médiathèque Communautaire de Pont-à-Mousson organise mercredi 2 mai à 18h30 une rencontre avec l’écrivain-voyageur Antonin POTOSKI. Il s’agira d’une discussion agrémentée d’une projection à partir d’images et de sons collectés par l’auteur. Antonin Potoski lira également des extraits de son dernier ouvrage, Cités en abîme, paru en 2011 chez Gallimard dans la collection « Le Sentiment Géographique ».
Entrée libre, renseignements au 03.83.84.09.09 et sur le blog de la médiathèque.
L’auteur
Antonin Potoski est né à Nancy en 1974. Diplômé de l'École Nationale Supérieure de la Photographie, il parcourt le monde depuis 1996. Il signe les textes de La plus belle route du monde (P.O.L., 2000) en collaboration avec le photographe Bernard Faucon. Il a vécu plusieurs années au Mali, exil volontaire qui a donné lieu aux Cahiers Dogons (P.O.L., 2001). En 2003, il investit une résidence d’artistes au Japon où il écrit Hôtel de l’Amitié (P.O.L, 2004). Ses derniers récits sont construits en étoile autour du Sultanat d’Oman.
L'écrivain, photographe, observateur, et musicien à ses heures, compose une géographie intime en mêlant librement impressions, réflexions et souvenirs glanés au cours de quinze années passées à parcourir la planète.
Cités en abîme (2011)
Sultanat d'Oman, Myanmar, Éthiopie, Bangladesh, Japon. Miliciens nilotiques nus et scarifiés, pluies ininterrompues, côtes en boue qui se disloquent, flashes des auréoles bouddhiques électroniques, avions de chasse bengalis, MP3 des hauts plateaux, zébus des Peuls, cabanes dans les palais de La Havane, silences ouatés du Sultanat, complicités pakistanaises, villes frontalières du Somaliland aux couleurs de dessins animés, collines d'Arakan, paillettes sur des bras sombres, fièvres de dengue : Cités en abîme décrit le voyage des années 2010.
Réaction à la supériorité humanitaire, questionnement des dominations culturelles bienfaitrices, le récit d'Antonin Potoski, ressenti à travers le corps, crée des appels d'air entre des situations éloignées, des passages secrets sous les continents.
Site officiel d'Antonin Potoski : http://udistance.com/
Et son blog : http://ciudadesenabismo.com/blog/
Bonjour à tous ,
Qui serait partant pour une rencontre VF à Strasbourg , autour d'un bon café ou autre ?
La date devrait encore être fixée.
Qui serait partant pour une rencontre VF à Strasbourg , autour d'un bon café ou autre ?
La date devrait encore être fixée.
Les associations « les pieds sur terre », CADRes et CAMPUS organisent la deuxième édition du festival du voyage à pieds, à vélo ou sur l’eau « du bout de la rue au bout du monde ».
Les 14 et 15 avril prochains, la deuxième édition de ce festival dédié au voyage à pieds, à vélo ou sur l'eau se tiendra au centre Thodore Monod, 11 rue Gutemberg à Colmar. Des projections permettront au public de rêver et de voyager à travers la France et le monde. Le festival sera aussi un moment convivial pour trouver de la documentation, préparer de futures pérégrinations ou échanger des expériences avec d’autres voyageurs.
Entrée libre. Possibilité de se restaurer sur place.
Samedi 14 : 14h de Lautenbach-Zell à Damas à vélo, 16h Sillage dans le grand nord, 20h30 à travers le Bengladesh et l’Inde en Rickshaw
Dimanche 15 : 13h45 Un tour de France en couple et à vélo, 15h15 pèlerins d’altitude, à pieds à travers l’Himalaya, 17h à travers le monde à vélo et entre filles
Plus de renseignements sur le site www.aperodoncolmar.fr par mel duboutdelarueauboutdumonde@aperodoncolmar.fr
Les 14 et 15 avril prochains, la deuxième édition de ce festival dédié au voyage à pieds, à vélo ou sur l'eau se tiendra au centre Thodore Monod, 11 rue Gutemberg à Colmar. Des projections permettront au public de rêver et de voyager à travers la France et le monde. Le festival sera aussi un moment convivial pour trouver de la documentation, préparer de futures pérégrinations ou échanger des expériences avec d’autres voyageurs.
Entrée libre. Possibilité de se restaurer sur place.
Samedi 14 : 14h de Lautenbach-Zell à Damas à vélo, 16h Sillage dans le grand nord, 20h30 à travers le Bengladesh et l’Inde en Rickshaw
Dimanche 15 : 13h45 Un tour de France en couple et à vélo, 15h15 pèlerins d’altitude, à pieds à travers l’Himalaya, 17h à travers le monde à vélo et entre filles
Plus de renseignements sur le site www.aperodoncolmar.fr par mel duboutdelarueauboutdumonde@aperodoncolmar.fr
Pour le we de l'ascension, nous sommes partis à la découverte du Jura pour une traversée par les crêtes, de Saint Cergue (en Suisse) à Bellegarde en Valserine.
En voici un petit CR...
Cette rando doit s'effectuer en autonomie (avec nuits sous tente) et se dérouler à peu près comme suit : J1 (fin de matinée) de St Cergue au col de la faucille (17,5 km – 5h35) J2 : du col de la faucille au reculet (15,5 km – 6h15) J3 du reculet à la pierre à fromage (18 km -7h) J4 : descente sur Bellegarde (11km – 3h), retour en train jusqu'à St Cergue (via Genève et Nyon) pour récupérer la voiture (en fait, nous la ferons en 3j) J’ai utilisé le topoguide « Tours et traversées dans l’Ain », les distances et les durées sont issues de cet ouvrage (les durées se sont avérées trèèès réalistes !)
Les préparatifs se sont faits à l'arrache (parce qu'initialement était prévu 1 we tranquille avec nos 2 garçons, mais devant le peu de motivation des troupes, nous avons décidé de partir randonner à 2 le dimanche juste avant le pont et opté pour le Jura, le mardi… )
J'ai 2 incertitudes : l'état des sentiers avec les récentes chutes de neige et l'eau sur le parcours. J'ai appelé la maison du haut Jura qui n'a pas pu me répondre et 1 OT (me souviens plus lequel) qui m'a indiqué que les crêtes devaient être à peu près dégagées et confirmé que je pourrai trouver de l'eau au col de la Faucille (début J2) et au refuge du ratou (après midi J2 avec 1h de détour AR.) Par contre je n'ai pas réussi à confirmer la présence d'eau au Gralet (matinée J3) info trouvée dans un carnet sur le site randonner-leger qui date un peu (2012). L'étude des webcam m'a montré que la neige était bien présente mais pas partout et le beau temps me fait espérer que la situation va s'améliorer.
Nous prenons la route le mercredi soir, nos 2 sacs à dos chargés à environ 10,5 kg (dont 3l d'eau et 2kg de nourriture chacun). Etape à Dijon, histoire d'avoir moins de route pour le lendemain.
Cette rando doit s'effectuer en autonomie (avec nuits sous tente) et se dérouler à peu près comme suit : J1 (fin de matinée) de St Cergue au col de la faucille (17,5 km – 5h35) J2 : du col de la faucille au reculet (15,5 km – 6h15) J3 du reculet à la pierre à fromage (18 km -7h) J4 : descente sur Bellegarde (11km – 3h), retour en train jusqu'à St Cergue (via Genève et Nyon) pour récupérer la voiture (en fait, nous la ferons en 3j) J’ai utilisé le topoguide « Tours et traversées dans l’Ain », les distances et les durées sont issues de cet ouvrage (les durées se sont avérées trèèès réalistes !)
Les préparatifs se sont faits à l'arrache (parce qu'initialement était prévu 1 we tranquille avec nos 2 garçons, mais devant le peu de motivation des troupes, nous avons décidé de partir randonner à 2 le dimanche juste avant le pont et opté pour le Jura, le mardi… )
J'ai 2 incertitudes : l'état des sentiers avec les récentes chutes de neige et l'eau sur le parcours. J'ai appelé la maison du haut Jura qui n'a pas pu me répondre et 1 OT (me souviens plus lequel) qui m'a indiqué que les crêtes devaient être à peu près dégagées et confirmé que je pourrai trouver de l'eau au col de la Faucille (début J2) et au refuge du ratou (après midi J2 avec 1h de détour AR.) Par contre je n'ai pas réussi à confirmer la présence d'eau au Gralet (matinée J3) info trouvée dans un carnet sur le site randonner-leger qui date un peu (2012). L'étude des webcam m'a montré que la neige était bien présente mais pas partout et le beau temps me fait espérer que la situation va s'améliorer.
Nous prenons la route le mercredi soir, nos 2 sacs à dos chargés à environ 10,5 kg (dont 3l d'eau et 2kg de nourriture chacun). Etape à Dijon, histoire d'avoir moins de route pour le lendemain.
Salut à tous,
Je cherche des témoignages de gens qui auraient fait la grande traversée du Jura en raquettes.
C'est une option que je commence à considérer pour les vacances de Noel.
Je n'ai jamais fait de raquettes, je suis pas sûr d'être suffisamment équipé pour le faire en tente... En gros j'aimerais savoir si c'est suffisamment fourni en refuges, comment ça se passe, combien ça coute etc, même si il y a de la neide à Noel etc...
Merci pour vos infos
Alex
Bonjour
J'envisage de partir à vélo en Avril 2014 depuis l'Alsace. Je commence à rassembler le matériel nécessaire. Je sais très bien que je vais souvent rouler sous la pluie. Pourrais-je avoir des informations sur les vêtements à prendre. Je ne sais pas quels gants et veste acheter ? Le gore-tex ou autre matière de ce genre, est- il vraiment nécessaire et efficace ? Merci pour votre expérience et vos "tuyaux" lol Christophe
J'envisage de partir à vélo en Avril 2014 depuis l'Alsace. Je commence à rassembler le matériel nécessaire. Je sais très bien que je vais souvent rouler sous la pluie. Pourrais-je avoir des informations sur les vêtements à prendre. Je ne sais pas quels gants et veste acheter ? Le gore-tex ou autre matière de ce genre, est- il vraiment nécessaire et efficace ? Merci pour votre expérience et vos "tuyaux" lol Christophe
Salut à toutes et tous.
J'ai le projet de traverser la france d'est au sud:
Des vosges à montpellier.. De fin juillet à mi aout. Je prévois 10 jours.. je n'ai aucune expérience en vélo de route..mais une condition physique approuvée.
J'aimerai emprunter au maximum des longs de canaux, des voies cyclistes.. et rencontrer un maximum de folles/ fous dans mon genre.
Pour ce qui est du vélo, je n'en ai pas! Et je compte m'acheter un hybride/fitness avec sacoche sur tige de selle plus sacoche au guidon..
Qu'est ce que vous en pensez? Je dois me faire interner? ;)
Merci pour vos conseils, remarques, suggestions, critiques..
Des vosges à montpellier.. De fin juillet à mi aout. Je prévois 10 jours.. je n'ai aucune expérience en vélo de route..mais une condition physique approuvée.
J'aimerai emprunter au maximum des longs de canaux, des voies cyclistes.. et rencontrer un maximum de folles/ fous dans mon genre.
Pour ce qui est du vélo, je n'en ai pas! Et je compte m'acheter un hybride/fitness avec sacoche sur tige de selle plus sacoche au guidon..
Qu'est ce que vous en pensez? Je dois me faire interner? ;)
Merci pour vos conseils, remarques, suggestions, critiques..
Bonjour,
je suis en recherche active pour me trouver un emploi à Strasbourg en Alsace. Je suis Québécoise de 31 ans dans le domaine des TI (coordonateur d'équipe en Télécom). J'ai 6 ans d'expérience et j'aimerais aller avec un Visa 2A pour acquérir un perfectionnement sous couvert d'un contrat de travail et parfaire mes conaissances de la société française, sa langue, sa culture et aussi...parceque cette région est tout près de la Suisse qui m'intéresse beaucoup mais est plus accessible pour une Québécoise;)
Que me conseillez vous? Je planifie me rendre sur place au mois de Mars pour faire de la prospection en personne et faciliter mes démarches car vraiment, après avoir envoyé presque 50 CV...les résultats sont mince. D'ici là, si vous connaissez une entreprise ouverte pour ce type de contrat, ou vous avez des contacts sur place, j'aimerais beaucoup connaitre des gens de la bas avant mon arrivée.
Merci de votre aide.
Julie
je suis en recherche active pour me trouver un emploi à Strasbourg en Alsace. Je suis Québécoise de 31 ans dans le domaine des TI (coordonateur d'équipe en Télécom). J'ai 6 ans d'expérience et j'aimerais aller avec un Visa 2A pour acquérir un perfectionnement sous couvert d'un contrat de travail et parfaire mes conaissances de la société française, sa langue, sa culture et aussi...parceque cette région est tout près de la Suisse qui m'intéresse beaucoup mais est plus accessible pour une Québécoise;)
Que me conseillez vous? Je planifie me rendre sur place au mois de Mars pour faire de la prospection en personne et faciliter mes démarches car vraiment, après avoir envoyé presque 50 CV...les résultats sont mince. D'ici là, si vous connaissez une entreprise ouverte pour ce type de contrat, ou vous avez des contacts sur place, j'aimerais beaucoup connaitre des gens de la bas avant mon arrivée.
Merci de votre aide.
Julie
Bonjour,
j'envisage de faire un petit séjour Mi Octobre sur l'Alsace ,
Avez vous des conseil sur ce que je dois visiter ( 3 jours sur place)
et je recherche des conseils pour la location
Merci de votre aide
j'envisage de faire un petit séjour Mi Octobre sur l'Alsace ,
Avez vous des conseil sur ce que je dois visiter ( 3 jours sur place)
et je recherche des conseils pour la location
Merci de votre aide
Bonjour
Avec un point de chute à Beaune, nous aimerions pousser vers l'est, aller découvrir Besançon et en remontant vers Bâle et Belfort. Nous avons une nuitée prévue à Charquemont, au-dessus de laChaux de Fonds. Nous sommes plutôt nature, que nous conseillez-vous ? Merci de vos suggestions.
Avec un point de chute à Beaune, nous aimerions pousser vers l'est, aller découvrir Besançon et en remontant vers Bâle et Belfort. Nous avons une nuitée prévue à Charquemont, au-dessus de laChaux de Fonds. Nous sommes plutôt nature, que nous conseillez-vous ? Merci de vos suggestions.
Bonjour,
D'avance merci pour vos conseils, suggestions, bonnes pistes...
Cet été, notre passage par la France métropolitaine, nous mènera de Lyon à Metz. Nous envisageons un arrêt dans la région de Langres que nous ne connaissons pas. Nos précédents passages par les régions métropolitaines, sont par là...
Auriez-vous des suggestions pour l'hébergement (maximum 80 euros la nuit), la restauration, voire qqs visites de monuments (châteaux, ruines...) ou lieux spécifiques ? Nous envisageons de rester 2/3 jours dans le secteur...
J'ai pré-repéré cette auberge: http://etoile27.free.fr/auberge_voiliers/site/dep-20140315_depart.htm
et consulté ce site: http://www.tourisme-langres.com/page.php?lg=fr
D'avance merci pour vos conseils, suggestions, bonnes pistes...
Cet été, notre passage par la France métropolitaine, nous mènera de Lyon à Metz. Nous envisageons un arrêt dans la région de Langres que nous ne connaissons pas. Nos précédents passages par les régions métropolitaines, sont par là...
Auriez-vous des suggestions pour l'hébergement (maximum 80 euros la nuit), la restauration, voire qqs visites de monuments (châteaux, ruines...) ou lieux spécifiques ? Nous envisageons de rester 2/3 jours dans le secteur...
J'ai pré-repéré cette auberge: http://etoile27.free.fr/auberge_voiliers/site/dep-20140315_depart.htm
et consulté ce site: http://www.tourisme-langres.com/page.php?lg=fr
Que voir en Franche-Comté ?
Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).
La Franche-Comté est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements du Doubs (25), Jura (39), Haute-Saône (70), Territoire de Belfort (90).
1- DOUBS (25) Abbaye de Montbenoît : une abbaye bénédictine du XIe siècle dans la commune du même nom. Baume les Dames : petite ville avec un vieux centre et une abbaye bénédictine. Pas mal de possibilités d'escalades dans les environs.Besançon : la préfecture de département et de région possède un centre ancien, une citadelle édifiée par Vauban, de même qu'un ensemble de forts (16) datant pour la plupart du XIXe siècle.Château de Moncley : un château de la fin du XVIIIe siècle dans la commune de Moncley.Fort de Joux : situé à La Cluse-et-Mijoux, c'est un imposant château fort du XIe siècle dominant les environs.Lods : jolie commune classée parmi les "plus beaux villages de France" pour son patrimoine.Montbéliard : avec sa voisine Belfort, Montbéliard forme la plus grosse agglomération de la région.Morteau : cette localité au coeur du Massif du Jura d'abord réputée pour ses saucisses est également une station de ski.Métabief - Mont d'Or : la principale station de sports d'hiver du Jura, notamment pour le ski de piste. Mouthe : ce village-station de ski est connu pour détenir le record de froid en France, soit - 41 C en 1985.Pontarlier : c'est la troisième ville du Doubs.Saline royale d'Arc-et-Senans : cet ensemble d'édifices dédié à la production de sel est classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO.Sochaux : limitrophe de Montbéliard, Sochaux est surtout connue pour son club de foot et ses usines Peugeot-Citroën qui disposent depuis quelques années d'un musée.Patrimoine naturel Canal du Rhône au Rhin : ce canal qui relie les deux fleuves et traverse Besançon est reconnu au niveau du tourisme fluvial et pour ses berges bien aménagées pour la balade à vélo.Gorges du Doubs : jolies petites gorges au milieu desquelles coule le Doubs. On peut y randonner, y effectuer des mini-croisières en bateau, de même que voir le Saut du Doubs qui est une chute d'eau d'une trentaine de mètres à la frontière franco-suisse.Gouffre de Poudrey : c'est une des principales grottes aménagées de France ouvertes au public.Grotte d'Osselle : une grotte pas mal visitée des environs de Besançon.Parc naturel régional du Haut-Jura : à la frontière suisse et à cheval sur trois départements (01, 25, 39), c'est un parc montagneux dans lequel on peut notamment randonner.Sources du Lison : c'est la naissance de cette rivière qui jaillit d'une grotte au pied de la falaise. On peut suivre ensuite son cours le long d'un chemin de randonnée. Val de Consolation : ce cirque naturel du Massif du Jura permet l'escalade et la randonnée.Vallée des lacs de Saint-Point et Remoray : lapetite vallée abrite plusieurs lacs propices à la baignade, aux activités nautiques, à la randonnée et au patinage en hiver.Vallée de la Loue : c'est dans cette vallée que coule la rivière Loue appréciée des pêcheurs et des amateurs de canoë-kayak. La source de la Loue, sortant d'une grotte au pied d'une falaise (comme le Lison), constitue un des plus beaux sites naturels du département. 2- JURA (39) Baume-les-Messieurs : le site, au milieu d'un cirque naturel, est labélisé "plus beaux villages de France". On y découvre notamment une ancienne abbaye et des grottes dans ses environs.Château-Chalon : cette commune viticole (les "Vins jaunes") est classée parmi les "plus beaux villages de France" pour son patrimoine et son environnement.Château de Chevreaux : un château fort perché datant du XIIe siècle dans la commune du même nom.Dole : la ville la plus peuplée du Jura. Elle possède une belle collégiale et un vieux quartier.Grande saline de Salins-les-Bains : en complément de celles d'Arc-et-Senans, ces salines font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.Les Rousses : grâce à un regroupement de quatre communes, c'est la principale station de sports d'hiver du département.Lons le Saunier : la préfecture du département du Jura.Patrimoine naturel Cascades du Hérisson : le Hérisson est une courte rivière du Massif du Jura dont la particularité est de présenter une série de cascades successives offrant un dénivelé de 300 m sur à peine 3 kilomètres. Parc naturel régional du Haut-Jura : à la frontière suisse et à cheval sur trois départements (01, 25, 39), c'est un parc montagneux dans lequel on peut notamment randonner.Région des lacs du Jura français : entre Lons le Saunier et le Parc du Haut Jura, un ensemble de petits lacs qui donnent à la région un petit air d'Écosse. C'est là aussi que se situent plusieurs cascades dont celles du Hérisson. 3- HAUTE-SAÔNE (70)Château de Filain : un petit château avec son jardin à la française situé dans les environs de Vesoul. Château d'Oricourt : forteresse médiévale du XIIe siècle à l'est de Vesoul.Héricourt : la seconde ville du département abrite le Fort du Mont Vaudois datant de la fin du XIXe siècle. Luxeuil les Bains : cette commune entre Vesoul et Epinal compte plusieurs monuments anciens dans son centre-ville.Pesmes : joli village construit en bord de rivière et classé parmi les "plus beaux villages de France".Ronchamp : au niveau touristique la commune possède un Musée de la mine et surtout la chapelle Notre-Dame-du-Haut construite par Le Corbusier en 1955.Vesoul : une petite préfecture de département avec un vieux centre.Patrimoine naturel La Saône : cette rivière qui traverse le département est apprécié pour ses possibilités de découvertes en petits bateaux.Parc naturel régional des Ballons des Vosges : sur trois régions et quatre départements (68, 70, 88, 90) ce parc est un des plus vastes de France. C'est aussi bien un espace naturel que culturels. On peut randonner (et faire du ski) dans les environs du Ballon d'Alsace et ses 1 247 m.Région des Mille étangs : c'est une zone de petits étangs et de tourbières au nord du département. On peut y pêcher, randonner ou faire du vélo. Sabot de Frotey : plateau calcaire transformé en réserve naturelle dans laquelle on peut faire de petites randonnées.4- TERRITOIRE DE BELFORT (90)Belfort : la préfecture du département offre à la visite son centre ancien, sa citadelle, son célèbre Lion et de nombreux espaces verts.Delle : c'est la deuxième ville du Territoire de Belfort. Elle est située à côté de la frontière suisse, Patrimoine naturel Lac de Malsaucy : à côté de Belfort, ce lac est aménagé pour la baignade et les activités nautiques.Parc naturel régional des Ballons des Vosges : sur trois régions et quatre départements (68, 70, 88, 90) ce parc est un des plus vastes de France. C'est aussi bien un espace naturel que culturels. On peut randonner (et faire du ski) dans les environs du Ballon d'Alsace et ses 1 247 m. 5- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Doubs : Besançon; Gorges du Doubs; Lods; Parc naturel régional du Haut-Jura.
Jura : Baume-les-Messieurs; Château-Chalon; Région des lacs du Jura français.
Haute-Saône : Pesmes; Parc naturel régional des Ballons des Vosges.
Territoire de Belfort : Belfort; Parc naturel régional des Ballons des Vosges.
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La Franche-Comté est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements du Doubs (25), Jura (39), Haute-Saône (70), Territoire de Belfort (90).
1- DOUBS (25) Abbaye de Montbenoît : une abbaye bénédictine du XIe siècle dans la commune du même nom. Baume les Dames : petite ville avec un vieux centre et une abbaye bénédictine. Pas mal de possibilités d'escalades dans les environs.Besançon : la préfecture de département et de région possède un centre ancien, une citadelle édifiée par Vauban, de même qu'un ensemble de forts (16) datant pour la plupart du XIXe siècle.Château de Moncley : un château de la fin du XVIIIe siècle dans la commune de Moncley.Fort de Joux : situé à La Cluse-et-Mijoux, c'est un imposant château fort du XIe siècle dominant les environs.Lods : jolie commune classée parmi les "plus beaux villages de France" pour son patrimoine.Montbéliard : avec sa voisine Belfort, Montbéliard forme la plus grosse agglomération de la région.Morteau : cette localité au coeur du Massif du Jura d'abord réputée pour ses saucisses est également une station de ski.Métabief - Mont d'Or : la principale station de sports d'hiver du Jura, notamment pour le ski de piste. Mouthe : ce village-station de ski est connu pour détenir le record de froid en France, soit - 41 C en 1985.Pontarlier : c'est la troisième ville du Doubs.Saline royale d'Arc-et-Senans : cet ensemble d'édifices dédié à la production de sel est classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO.Sochaux : limitrophe de Montbéliard, Sochaux est surtout connue pour son club de foot et ses usines Peugeot-Citroën qui disposent depuis quelques années d'un musée.Patrimoine naturel Canal du Rhône au Rhin : ce canal qui relie les deux fleuves et traverse Besançon est reconnu au niveau du tourisme fluvial et pour ses berges bien aménagées pour la balade à vélo.Gorges du Doubs : jolies petites gorges au milieu desquelles coule le Doubs. On peut y randonner, y effectuer des mini-croisières en bateau, de même que voir le Saut du Doubs qui est une chute d'eau d'une trentaine de mètres à la frontière franco-suisse.Gouffre de Poudrey : c'est une des principales grottes aménagées de France ouvertes au public.Grotte d'Osselle : une grotte pas mal visitée des environs de Besançon.Parc naturel régional du Haut-Jura : à la frontière suisse et à cheval sur trois départements (01, 25, 39), c'est un parc montagneux dans lequel on peut notamment randonner.Sources du Lison : c'est la naissance de cette rivière qui jaillit d'une grotte au pied de la falaise. On peut suivre ensuite son cours le long d'un chemin de randonnée. Val de Consolation : ce cirque naturel du Massif du Jura permet l'escalade et la randonnée.Vallée des lacs de Saint-Point et Remoray : lapetite vallée abrite plusieurs lacs propices à la baignade, aux activités nautiques, à la randonnée et au patinage en hiver.Vallée de la Loue : c'est dans cette vallée que coule la rivière Loue appréciée des pêcheurs et des amateurs de canoë-kayak. La source de la Loue, sortant d'une grotte au pied d'une falaise (comme le Lison), constitue un des plus beaux sites naturels du département. 2- JURA (39) Baume-les-Messieurs : le site, au milieu d'un cirque naturel, est labélisé "plus beaux villages de France". On y découvre notamment une ancienne abbaye et des grottes dans ses environs.Château-Chalon : cette commune viticole (les "Vins jaunes") est classée parmi les "plus beaux villages de France" pour son patrimoine et son environnement.Château de Chevreaux : un château fort perché datant du XIIe siècle dans la commune du même nom.Dole : la ville la plus peuplée du Jura. Elle possède une belle collégiale et un vieux quartier.Grande saline de Salins-les-Bains : en complément de celles d'Arc-et-Senans, ces salines font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.Les Rousses : grâce à un regroupement de quatre communes, c'est la principale station de sports d'hiver du département.Lons le Saunier : la préfecture du département du Jura.Patrimoine naturel Cascades du Hérisson : le Hérisson est une courte rivière du Massif du Jura dont la particularité est de présenter une série de cascades successives offrant un dénivelé de 300 m sur à peine 3 kilomètres. Parc naturel régional du Haut-Jura : à la frontière suisse et à cheval sur trois départements (01, 25, 39), c'est un parc montagneux dans lequel on peut notamment randonner.Région des lacs du Jura français : entre Lons le Saunier et le Parc du Haut Jura, un ensemble de petits lacs qui donnent à la région un petit air d'Écosse. C'est là aussi que se situent plusieurs cascades dont celles du Hérisson. 3- HAUTE-SAÔNE (70)Château de Filain : un petit château avec son jardin à la française situé dans les environs de Vesoul. Château d'Oricourt : forteresse médiévale du XIIe siècle à l'est de Vesoul.Héricourt : la seconde ville du département abrite le Fort du Mont Vaudois datant de la fin du XIXe siècle. Luxeuil les Bains : cette commune entre Vesoul et Epinal compte plusieurs monuments anciens dans son centre-ville.Pesmes : joli village construit en bord de rivière et classé parmi les "plus beaux villages de France".Ronchamp : au niveau touristique la commune possède un Musée de la mine et surtout la chapelle Notre-Dame-du-Haut construite par Le Corbusier en 1955.Vesoul : une petite préfecture de département avec un vieux centre.Patrimoine naturel La Saône : cette rivière qui traverse le département est apprécié pour ses possibilités de découvertes en petits bateaux.Parc naturel régional des Ballons des Vosges : sur trois régions et quatre départements (68, 70, 88, 90) ce parc est un des plus vastes de France. C'est aussi bien un espace naturel que culturels. On peut randonner (et faire du ski) dans les environs du Ballon d'Alsace et ses 1 247 m.Région des Mille étangs : c'est une zone de petits étangs et de tourbières au nord du département. On peut y pêcher, randonner ou faire du vélo. Sabot de Frotey : plateau calcaire transformé en réserve naturelle dans laquelle on peut faire de petites randonnées.4- TERRITOIRE DE BELFORT (90)Belfort : la préfecture du département offre à la visite son centre ancien, sa citadelle, son célèbre Lion et de nombreux espaces verts.Delle : c'est la deuxième ville du Territoire de Belfort. Elle est située à côté de la frontière suisse, Patrimoine naturel Lac de Malsaucy : à côté de Belfort, ce lac est aménagé pour la baignade et les activités nautiques.Parc naturel régional des Ballons des Vosges : sur trois régions et quatre départements (68, 70, 88, 90) ce parc est un des plus vastes de France. C'est aussi bien un espace naturel que culturels. On peut randonner (et faire du ski) dans les environs du Ballon d'Alsace et ses 1 247 m. 5- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Doubs : Besançon; Gorges du Doubs; Lods; Parc naturel régional du Haut-Jura.
Jura : Baume-les-Messieurs; Château-Chalon; Région des lacs du Jura français.
Haute-Saône : Pesmes; Parc naturel régional des Ballons des Vosges.
Territoire de Belfort : Belfort; Parc naturel régional des Ballons des Vosges.
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Les Faux de Verzy
Verzy est un petit village sur la bordure est de la montagne de Reims, charmante petite agglomération de la plus prestigieuse région viticole de France, voire de la terre ! Tout le monde ne sera peut-être pas d’accord. Même si l’on préfère un bon rouge de Bordeaux ou de Bourgogne, ou un excellent blanc comme un Condrieu ou un Pouilly Fuissé, sans parler des vins étrangers qui battent parfois leurs homologues français dans des dégustations à l’aveugle, reconnaissons que le champagne et ses bulles sont le symbole universel de la fête. Outre un magnifique vignoble s’étalant à son pied, ce village recèle une curiosité rare, qui se cache au cœur de sa forêt domaniale, une population d’arbres, appelés Faux de Verzy. Il s’agit d’une colonie exceptionnelle de hêtres aux formes extraordinaires. Les branches et les troncs, prennent les allures et les angles les plus incroyables et ressemblent à des éclairs pétrifiés. Non seulement leurs structures sont vraiment originales, mais leurs branchages s’incurvent jusqu’au sol, ce qui ajoute à l’étrangeté de ce peuplement d’arbres. On les appelle aussi hêtres tortillards. Lorsqu’ils ont leur feuillage, ils s’apparentent à de grosses boules vertes posées à même le sol. Début mai, alors que les feuilles sont toutes neuves, leur vert tendre s’enlumine aux rayons du soleil, pénétrant les frondaisons des grands arbres qui les entourent, et alors ces hêtres étranges donnent un air mystérieux à la forêt, comme s’il s’agissait de quelques cachettes magiques protégeant les lutins de la forêt.
Je me souviens, il y a fort longtemps les avoir vus en hiver. A cette saison seuls leurs squelettes, tels de grosses toiles d’araignée mal agencées, s’élèvent dans la forêt grise et froide, ce qui produit une forte impression. Par contre comme en ce début mai 2011, lorsque ils ont leur frondaison, leur silhouette n’est plus du tout la même. Je vous conseille donc d’aller les contempler une fois en été et une fois en hiver.
Leur population dans la forêt domaniale de Verzy est estimée à huit cents. On trouve aussi ces hêtres tortillards dans quelques autres régions d’Europe, mais en nombre bien moindre. Le site de Verzy, du fait de l’importance de sa population de Faux, semble le seul lieu susceptible d’assurer la viabilité de l’espèce, et par conséquent il constitue une richesse exceptionnelle.
Mais d’où proviennent ces arbres mutants ? Ce phénomène peut de même s’étendre au chêne et au châtaigner. Peut-être au pin ? En effet je me souviens avoir vu des pins tout à fait étonnants par leurs zigzags le long du courant du Huchet petit cours d’eau situé à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Arcachon. Revenons à Verzy. Les premières descriptions connues de ces étranges habitants de la forêt datent de 1664. Il semblerait que l’emplacement des Faux corresponde avec le positionnement des anciens jardins de l’abbaye, qui fut fondée au VII siècle, une centaine d’années après que saint Basile, évangélisateur de la Lorraine se soit fait ermite en ces lieux. Depuis elle a disparu, car vendue comme nombre d’autres édifices religieux à la révolution comme biens nationaux. Elle fut détruite peu après, ses pierres étant commercialisées par le marchand de biens qui s’était porté acquéreur.
Y-a-t-il un lien entre les moines et les Faux. Ces ecclésiastiques les auraient-ils mis en terre dans leur jardin et entretenus ? Ces arbres ont un patrimoine génétique particulier. Ils peuvent parfois se reproduire par graines la faîne chez le hêtre, mais rarement. Plus généralement ils se reproduisent par deux phénomènes distincts.
Le drageonnage : derrière ce mot barbare se cache tout simplement l’apparition d’un bourgeon à partir d’une racine. Ce bourgeon se développant, il donne naissance à un autre arbre, qui va couper ses liens par racine avec son géniteur et il devient arbre à part entière.
Le marcottage : les branches, lorsqu’elles touchent le sol, prennent racine et à leur tour donnent naissance à un arbre qui s’émancipera à la recherche de son autonomie.
Voilà si vous passez dans le coin et les occasions ne manquent pas, le champagne, le fort de la Pompelle, haut lieu de la guerre de 14-18, où tout simplement lors d’une liaison, ce qui était notre cas, revenant de Belgique, prenez le temps de faire un détour et d’aller musarder en forêt vers ce petit coin de paradis très curieux, vous ne le regretterez pas.
Verzy est un petit village sur la bordure est de la montagne de Reims, charmante petite agglomération de la plus prestigieuse région viticole de France, voire de la terre ! Tout le monde ne sera peut-être pas d’accord. Même si l’on préfère un bon rouge de Bordeaux ou de Bourgogne, ou un excellent blanc comme un Condrieu ou un Pouilly Fuissé, sans parler des vins étrangers qui battent parfois leurs homologues français dans des dégustations à l’aveugle, reconnaissons que le champagne et ses bulles sont le symbole universel de la fête. Outre un magnifique vignoble s’étalant à son pied, ce village recèle une curiosité rare, qui se cache au cœur de sa forêt domaniale, une population d’arbres, appelés Faux de Verzy. Il s’agit d’une colonie exceptionnelle de hêtres aux formes extraordinaires. Les branches et les troncs, prennent les allures et les angles les plus incroyables et ressemblent à des éclairs pétrifiés. Non seulement leurs structures sont vraiment originales, mais leurs branchages s’incurvent jusqu’au sol, ce qui ajoute à l’étrangeté de ce peuplement d’arbres. On les appelle aussi hêtres tortillards. Lorsqu’ils ont leur feuillage, ils s’apparentent à de grosses boules vertes posées à même le sol. Début mai, alors que les feuilles sont toutes neuves, leur vert tendre s’enlumine aux rayons du soleil, pénétrant les frondaisons des grands arbres qui les entourent, et alors ces hêtres étranges donnent un air mystérieux à la forêt, comme s’il s’agissait de quelques cachettes magiques protégeant les lutins de la forêt.
Je me souviens, il y a fort longtemps les avoir vus en hiver. A cette saison seuls leurs squelettes, tels de grosses toiles d’araignée mal agencées, s’élèvent dans la forêt grise et froide, ce qui produit une forte impression. Par contre comme en ce début mai 2011, lorsque ils ont leur frondaison, leur silhouette n’est plus du tout la même. Je vous conseille donc d’aller les contempler une fois en été et une fois en hiver.
Leur population dans la forêt domaniale de Verzy est estimée à huit cents. On trouve aussi ces hêtres tortillards dans quelques autres régions d’Europe, mais en nombre bien moindre. Le site de Verzy, du fait de l’importance de sa population de Faux, semble le seul lieu susceptible d’assurer la viabilité de l’espèce, et par conséquent il constitue une richesse exceptionnelle.
Mais d’où proviennent ces arbres mutants ? Ce phénomène peut de même s’étendre au chêne et au châtaigner. Peut-être au pin ? En effet je me souviens avoir vu des pins tout à fait étonnants par leurs zigzags le long du courant du Huchet petit cours d’eau situé à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Arcachon. Revenons à Verzy. Les premières descriptions connues de ces étranges habitants de la forêt datent de 1664. Il semblerait que l’emplacement des Faux corresponde avec le positionnement des anciens jardins de l’abbaye, qui fut fondée au VII siècle, une centaine d’années après que saint Basile, évangélisateur de la Lorraine se soit fait ermite en ces lieux. Depuis elle a disparu, car vendue comme nombre d’autres édifices religieux à la révolution comme biens nationaux. Elle fut détruite peu après, ses pierres étant commercialisées par le marchand de biens qui s’était porté acquéreur.
Y-a-t-il un lien entre les moines et les Faux. Ces ecclésiastiques les auraient-ils mis en terre dans leur jardin et entretenus ? Ces arbres ont un patrimoine génétique particulier. Ils peuvent parfois se reproduire par graines la faîne chez le hêtre, mais rarement. Plus généralement ils se reproduisent par deux phénomènes distincts.
Le drageonnage : derrière ce mot barbare se cache tout simplement l’apparition d’un bourgeon à partir d’une racine. Ce bourgeon se développant, il donne naissance à un autre arbre, qui va couper ses liens par racine avec son géniteur et il devient arbre à part entière.
Le marcottage : les branches, lorsqu’elles touchent le sol, prennent racine et à leur tour donnent naissance à un arbre qui s’émancipera à la recherche de son autonomie.
Voilà si vous passez dans le coin et les occasions ne manquent pas, le champagne, le fort de la Pompelle, haut lieu de la guerre de 14-18, où tout simplement lors d’une liaison, ce qui était notre cas, revenant de Belgique, prenez le temps de faire un détour et d’aller musarder en forêt vers ce petit coin de paradis très curieux, vous ne le regretterez pas.
BONJOUR A TOUS, NOUS SOMMES 2 QUEBECOIS QUI ALLONS EN EUROPE ET QUI VONT PASSER 2 JOURS EN ALSACE POUR LA ROUTE DES VINS, AVEZ VOUS QUELQUE ENDROITS PRECIS POUR DE BONNE DÉGUSTATIONS ET BONNE BOUFFE, ET UN ENDROIT SYMPA POUR DORMIR PAS TROP CHER SI POSSIBLE MERCI À L`AVANCE POUR VOTRE ATTENTION...
Bonjour 🙂
Comme l'indique le titre de ce sujet, je me prépare à effectuer environ 2000 kms sur un vélo que j'ai acheté il y a quelques temps mais dont je ne me suis pas beaucoup servi depuis. Voici le vélo en question : https://www.decathlon.fr/velo-route-triban-100-gris-id_8377732.html. Pour ceux qui auraient des problèmes pour afficher le lien, il s'agit du "vélo route cyclotouriste Triban 100 B'twin".
Mon trajet a été pensé en fonction des capacités que possèdent le vélo ou tout du moins de ce que j'en ai lu n'étant pas du tout un spécialiste. Il s'agira pour l'immense majorité de voies vertes et d'Eurovélos (la 5, 6, 15, 12 et 3). Que des routes bien bitumées selon les informations qu'on peut trouver (quoique j'ai un doute pour la partie de l'EV3 Maubeuge-Paris...). Je prévois de voyager au plus léger mais avec tout de même tente et tout le tralalala, étapes d'environ 75kms/jour.
Ma question est la suivante, ce vélo tiendra-t-il la longueur ? Si non, que me conseillez-vous ?
Au plaisir de vous lire
Comme l'indique le titre de ce sujet, je me prépare à effectuer environ 2000 kms sur un vélo que j'ai acheté il y a quelques temps mais dont je ne me suis pas beaucoup servi depuis. Voici le vélo en question : https://www.decathlon.fr/velo-route-triban-100-gris-id_8377732.html. Pour ceux qui auraient des problèmes pour afficher le lien, il s'agit du "vélo route cyclotouriste Triban 100 B'twin".
Mon trajet a été pensé en fonction des capacités que possèdent le vélo ou tout du moins de ce que j'en ai lu n'étant pas du tout un spécialiste. Il s'agira pour l'immense majorité de voies vertes et d'Eurovélos (la 5, 6, 15, 12 et 3). Que des routes bien bitumées selon les informations qu'on peut trouver (quoique j'ai un doute pour la partie de l'EV3 Maubeuge-Paris...). Je prévois de voyager au plus léger mais avec tout de même tente et tout le tralalala, étapes d'environ 75kms/jour.
Ma question est la suivante, ce vélo tiendra-t-il la longueur ? Si non, que me conseillez-vous ?
Au plaisir de vous lire
Nos échanges e-pistolaires sur VF sont des rencontres dématérialisées par nature: ainsi celle avec Jeanne. J’ai été touché par son attachement à sa Lorraine et à la fidélité aux Siens. Pour moi, à l’instar de beaucoup de Français, la Lorraine est transparente; mais si j’y pense, elle est pour moi l’image, de façon caricaturale certes, de la vieille industrie, de la mine de fer, du gâchis des investissements industriels sans logique, de la désindustrialisation, des friches industrielles, du désespoir des ouvriers, des guerres aux frontières….. Une sorte de Ruhr ou de Silésie dans mon imaginaire. C’est une province que je traverse en A4 l’autoroute procure des œillères, tant il fait ignorer le paysage traversé en tous lieux.
Pourtant en invoquant la Lorraine, notre Sainte Patronne se rappelle à mon souvenir et à mon affection. Une des plus belles figures de France est lorraine. Cette Province ne m’est peut être pas si indifférente. Et puis, il y a chez nous Lothaire, l’oncle lorrain.
(Ces e-pistolaires, échanges entre âmes suite à des rencontres improbables sont une remise en question bénéfique. Je dis bien des « âmes », car nous sommes dans un quasi Paradis, puisque sur l’ensemble appelé VF, nous sommes dématérialisés : Notre enveloppe charnelle n’entre pas en ligne de compte pour nous jauger et influencer notre rapport à l’Autre. En plus nous ne nous rencontrerons sans doute jamais. La différence avec la représentation du Paradis, où tout le monde s’aime, est qu’un tout petit nombre, profitant de l’anonymat, se livre à l’invective, comportement qu’ils ne se permettraient sans doute pas s’ils se rencontraient réellement.
Cette remise en question pour moi, c’est mon rapport à la Lorraine, province oubliée que Jeanne implicitement me demande de ne pas oublier. Je me remémore mes belles visites, en particulier celle d’un des plus beaux sites de France et la rencontre avec quelques Lorrains. Ceux que j’ai pu identifier comme tels, étaient des personnes de belle tenue, affichant une certaine densité des personnes avec lesquelles j’aurais aimé partager une amitié. Plus j’avance dans mon récit, plus je sens que la Lorraine commence à prendre des couleurs et à se parer de beauté et de noblesse dans mes pensées; l’image des damnés de la Terre s’estompe.
Jeanne m’avait mis au défi d’écrire sur la Lorraine, puis m’a délié de ce défi. Trop tard, j’avais rassemblé tous mes arguments, mes séquences, mes souvenirs pour lui répondre. Surtout je voudrais vous parler de l’Oncle Lothaire que ma famille a eu le bonheur de recevoir en son sein. Allais-je jeter tous ces matériaux ? Non, car outre raconter Oncle Lothaire, je suis souhaite me faire pardonner des pensées si médiocres envers une province de si grande qualité.
Voici ma Lorraine en deux récits :
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ?»
« Rencontre avec Maxim »
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ? ��
Chère Jeanne,
Je ne suis pas très fier d’écrire ces lignes, c’est presque un acte de contrition. En effet ta Province est absente dans mon imaginaire je suis sûr que je passe à coté de belles richesses. Je t’expose donc ma Lorraine, ce possessif est un peu abusif, tant il étreint si peu, mais j’essaye d’être honnête, car on ne peut qu’être honnête avec un Lorrain
Carlin
Je revenais chaque dimanche vers Allemagne pour rejoindre la BASF à Ludwigshafen. Sur le tronçon final de l’A4, des lumières au sodium vous plongent en dépression. Les panneaux aux noms barbares défilent : « Freyming » « Merlebach », « Forbach ». J’ai l’impression de passer l’entrée des antres sous terrains des travailleurs de fond des légendes germaniques : Ceux qui, une fois l’an remontent à la surface manger les épicuriens qui se dorent au soleil. J’accélère presque pour chercher refuge en Allemagne proche; « Tu parles d’un refuge » ! Ce pays me pose un problème d’Amour/Répulsion, mais je m’écarte du sujet. Je ne surjoue ce récit, je ressens toujours les mêmes émotions sur ce tronçon d’autoroute. Le seul rayon de bonheur qui m’apparaît sur cette section dantesque, c’est Carlin la ville abrite un magnifique Vapocraqueur, composé d’une batterie de grandes colonnes noir et de tuyauteries compliquées. La vapeur d’eau agit aussi doucement qu’un jet sur la peau, elle supprime des atomes d’hydrogène sur les molécules d’hydrocarbures livrés à son traitement. Le flux sortant est transformé en molécules à double ou triple liaisons, de la tribu des « insaturés ». Après séparation par distillation dans les grandes colonnes, les différentes fractions seront livrées aux chimistes, véritables magiciens. Ils en feront des sacs plastiques jetables, des costumes pour gens fauchés, des tableaux de bord de voiture, des coques de yacht pour des gens friqués. ….Si ma vie était à refaire, je postulerais pour servir ce géant magnifique, merveille de la création humaine. (Le vapocraqueur n’a rien à voir avec le Craqueur Catalytique, la « marmite du diable » selon les mots d’un ingénieur exploitant de la Baie de San Francisco Ce démon casse en morceaux les molécules d’hydrocarbures trop longues, et offre des quantités de carburant supplémentaires par rapport de la distillation initiale du brut. (J’aurais pu rester à San Francisco servir la « Marmite du Diable », je n’aurais eu aucun problème de permis de travail, je serais maintenant américain??!!?. Quand j’annonçais que je rentrais en Europe mes interlocuteurs se demandaient comment pouvait on quitter la Terre Promise, après avoir l’avoir foulée)). Carlin mon amour !
Montigny les Metz, une histoire des fesses. (Non, n’appelez pas la modération, l’histoire est chaste, je ne déraille pas) L’Armée française a ses raisons pour avoir fait de moi un infirmier. J’ai donc passé 3 mois d’instruction à Montigny les Metz. Vous y arrivez en passant par la grande gare de Metz, au style germanique. La salle des pas perdus grouille de bidasses le chef de gare est blasé : lorsqu’il la traverse, des bidasses un peu benêts le saluent militairement au vu du galon rouge de sa casquette.
Le métier du soldat est de vouloir du mal à des inconnus (des jeunes) d’ailleurs, sur lesquels nos Autorités (des vieux) ont lancé un arrêt de mort pour une raison qui leur appartient, et de leur trouer la peau avec de gros calibres. Mon travail est de vouloir du bien à des personnes non agressives mais de leur trouer la peau quand même, avec du très petit calibre. Encore faut il apprendre le métier. Notre formation avait commencé par la mise en place des bandages l’Adjudant Chef (Il avait mis 15 ans pour avoir cette rallonge à son grade : « Chef », si vous l’oubliez en vous adressant à lui, gare à vous !) fait l’instruction des bandages depuis 30 ans il déclare péremptoirement : « L’infirmier doit savoir bander » (Sic). Etait ce de l’ironie, pour nous, nourris momentanément au Bromure ? Vient l’instruction des piqures. Presque comme un guet apens, 8 soldats dont moi, sommes quasiment enfermés dans une pièce avec l’Instructeur. Celui ci nous déclare que nous ne quitterons la pièce tant que nous, constitués en 4 binômes, ne nous serons pas fait mutuellement une piqure sous cutanée et une intramusculaire dans le quart supérieur externe des fesses. A l’Armée on est vite persuadés qu’il était absolument vain de discuter. C’est pourquoi actuellement des jeunes gens dans notre société, auraient besoin de se mesurer à cette limite infranchissable. Il a été décidé que je serai infirmier, je serai donc infirmier. Nous exécutons ces taches peu agréables assez rapidement, sauf un infirmier: Nous le regardons tous, nous, les 6 infirmiers et l’instructeur, sidérés, retenant notre souffle : L’homme est ultra nerveux, il abaisse doucement la seringue, l’aiguille forme lentement une dépression dans la fesse de l’infortuné binôme (1/4 supérieur externe !) : la dépression se creuse encore, la peau lâche enfin et l’aiguille pénètre le muscle en prenant son temps. La victime lance un long cri, rauque et douloureux, et nous les spectateurs, relâchons la tension par un grand éclat de rire, peu charitable. Nous, les nouveaux « injecteurs » allons nous répandre dans toutes les unités militaires de France pour exercer nos nouveaux talents. Il est entendu que l’intraveineuse, mal faite, peut tuer elle est réservée aux seuls infirmiers D.E., ce que nous n’étions pas. Dans ma nouvelle affectation, je ne devais pas toucher aux fesses étoilées ni à celles à barrettes. C’est notre voisine l’infirmière (Une charmante Lorraine !) qui nous soulageait de traiter ces muscles de gradés, et nous évitait des risques potentiels de punitions. Nous traitions les fesses diverses: Femmes, Sous off, Gendarmes, Gardes Républicains et Hommes de troupe….. Je ne me plains pas, car j’aurais pu être affecté à la Morgue de l’Hôpital militaire local. Mes débuts de ma nouvelle affectation ont été laborieux : Ainsi un gendarme se présente: Je le pique correctement, mais j’ai mal fixé la seringue à l’aiguille la belle solution de vitamines rouge s’est répandue sur sa chemise neuve de sortie. L’homme est passablement furieux. Une jeune femme de l’Etat Major arrive, elle m’a quelque peu troublé et je n’ai pas mis l’énergie nécessaire pour enfoncer l’aiguille par deux fois, distrait de ce qui devait être pourtant l’unique objet de mon attention : un de ses ¼ supérieurs externes et rien d’autre ! Elle m’a fait un gentil reproche et j’ai pu planter l’aiguille jusqu’à la garde à la 3èmetentative depuis cet instant j’ai servi sans faiblesse et sans distraction la Nation et son Armée. Nous faisions aussi des injections sous cutanées de TABDT, qui vous rendaient malades comme des chiens pendant 2 jours. Dans ma file d’attente, de temps à autres, un soldat me susurrait des gentillesses : « Si tu me piques, je te casse la gueule ». Alors c’était la compresse qui recevait le vaccin. Un autre moins menaçant glissait un billet de 50 Francs que je refusais la compresse prenait encore le contenu de la seringue. Puisque le sujet est la Lorraine, parlons de cette gentille infirmière, notre voisine. Elle était jolie et enjouée : Elle venait dans notre salle de soins tous les matins pour nous saluer, nous, ses « collègues ». On avait l’impression qu’elle venait souffler, s’échapper un peu de la rigidité ambiante, elle nous faisait du bien en retour. Un jour, un long conflit entre moi et mon « supérieur », un Sergent, mélange atroce de l’Armée et du Séminaire, trouve son aboutissement par un « motif »collé à mon encontre. Il est des luttes sournoises entre « l’intello », sursitaire et les « non intello ». Pour certains, être « intello » est une tare, une sorte de paresse de celui qui ne travaille pas de ses mains et qui en plus, gagne plus les « non intello » ne réalisent pas toutes les beautés des réalisations de l’esprit dont ils sont pourtant entourés, elles leur paraissent naturelles. Ainsi j’ai vu dans une Compagnie du Train, de chauffeurs un « intello »harcelé, terminer au service psychiatrique. Je complète par ce « motif » qui m’est collé, tous les attributs pour être un vrai soldat :
1. Aller au trou au moins une fois 2. Faire le mur : J’avais déjà fait le mur 3. Picoler et tenir à la boisson. Ca se discute est ce vraiment indispensable ?
Dans les petits pays, un vrai homme devait aussi avoir « fait son régiment »! Comme cela il était bon pour les filles.
Je n’ai pas été de ces braillards qui hurlaient dans les gares « La quille !» et la brandissait par contre j’ai fixé à jamais l’instant lorsque j’ai franchi le portillon de la caserne, ce qui m’a fait redevenir un homme d’avant, une personne, qui dans les limites fixées par la Société, pouvait décider de son destin, de ses activités. Mon aliénation s’était envolée !
Pour en revenir à mon « motif », la justice militaire est assez cocasse : Nous sommes rentrés dans le bureau du Médecin Capitaine, un soir, et avons consulté son Code de Justice Militaire: Chaque motif est décrit le Gradé après avoir fait son choix, doit accoler au motif un qualificatif : « Léger » « Sérieux » « Très sérieux » « Très grave »« Gravissime ».
D’où le mot de Clémenceau : « La justice militaire est à la justice, ce qu’est la musique militaire à la musique ».
Après cette longue digression, je reviens à l’infirmière lorraine. Je l’avoue, j’étais un de ses chouchous et nous aimions bien échanger. Elle est scandalisée par le « motif » collé à l’encontre de son chouchou, et elle entend le venger dans un couloir, elle rencontre le Sergent, l’hybride séminariste/militaire, et lui lance : « Vous pourriez me saluer, je suis votre supérieure en tant qu’Adjudante !» L’hybride se met au garde à vous, et nous pouffons dans notre coin. Le lendemain, nous saluons la Lorraine avec ces mots : « Mes respect, mon Adjudante ». Elle sourit avec indulgence et elle nous répond: « Vous exagérez, les garçons ».
L’Armée a des problèmes avec la féminité : Attribuer un titre d’Adjudante à une jolie femme, quel non sens ! Le surnom masculin de l’Adjudant est « Juteux », le féminin donnerait « Juteuse » ça ne passe pas. Par exception, à la Marine Nationale, le Personnel Féminin a une coiffure très craquante Une rencontre avec une « Première Maîtresse » serait très aguichante, si le titre existe comme on a « Premier Maître » au masculin, et si Ornella Muti me permettait ce vagabondage. Les « Quart Maîtresses » correspondent elles à « Quartier Maître » ? Elles peuvent rester dans leurs sous marins, l’idée de partager avec trois autres quarts est moins séduisante.
A Montigny les Metz, J’ai même livré un combat, armé d’un fusil d’avant guerre. Je relate ce fait militaire très banal, car j’ai « été tué » a cette occasion. Les mots « Zorba, tu es mort ! » résonnent encore en moi.
Un des plus beaux endroits de France
Je n’ai pas choisi ce titre pour me racheter, on ne triche pas à une Lorraine: Visiter cet endroit me permet de me réaliser, de sentir la plénitude du bien être, de rassasier mon sens de l’esthétique: Place Stanislas, Nancy.
Je me sens Français (J’ai la crainte de ce qu’il faudra bientôt s’excuser d’éprouver ce sentiment bien élémentaire), et je suis fier de penser qu’un Architecte français avait sorti ce joyau de son imagination.
Je ne suis pas seulement Français, Place Stanislas, car j’ai une faculté, celle de me métamorphoser en rêve suivant le lieu. Ce jour là je suis un Gentilhomme français, le Comte de Kervraz, habillé en costume d’époque (Dans ma tête). Je croise sur cette sublime place, John Malkovitch je le trouve encore plus sournois que d’habitude. Je salue Madame de Volanges, et Michelle Pfeiffer, je soutiens à peine son regard. J’aperçois Choderlos de Laclos. Je lui demande en aparté un stratagème pour circonvenir Ornella Mutti, lui qui a été si brillant dans son plan de conquête de Madame de Tourvel. Glenn Close passe et me glace. Je m’en détourne. Belle femme pourtant ! En l’apercevant, je me demande où a-t-elle caché sa fiole de poison il est vrai que ses mots sont aussi des lames de poignards.
(Déjà j’ai eu du mal à réintégrer Bourvil dans mon Panthéon, après son rôle atroce en Thénardier. J’étais prêt à le haïr à vie. Mais qui peut résister longtemps à Bourvil ?)
La Place Stanislas, c’est pour moi un art maitrisé, c’est la fantaisie, la beauté qui s’arrête à la limite du « C’est trop », du surchargé. Le « C’est trop » est souvent atteint et dépassé par les Architectes italiens. Cette place est tout simplement la manifestation de l’élégance française à son sommet elle montre sans ostentation, tout en est éblouissante de noblesse. Regardez comme la Renaissance italienne revisitée par les artistes français en Renaissance française est plus sobre, est totalement élégante. L’élégance ne se remarque pas dit on !
Il y a au moins deux joyaux inestimables en Lorraine : Jeanne d’Arc et la Place Stanislas. Je me mets soudain à avoir de l’indulgence envers moi même, et je ne me sens pas si coupable d’indifférence envers la Lorraine mon culte pour Jeanne d’Arc me dédouane du reproche dans une large mesure. Je repasserai par la Lorraine !
Dans le domaine de l’Architecture Louis XV, j’affectionne le Grand Trianon et l’Hôtel de la Marine, visité lors des journées du Patrimoine. Travailler même comme planton, dans l’œuvre de Gabriel aurait été un rêve pour satisfaire ma dose journalière d’esthétique, tant cet Hôtel est majestueux et juste dans la note. J’ai remarqué, selon une fiche attenante à une fenêtre qu’elle avait occupée à la Révolution par des témoins officiels mandatés par l’Assemblée Nationale : Ils devaient certifier avoir vu les décapitations de Louis XVI et de Marie Antoinette. Quels procéduriers !
Nancy est aussi un des berceaux de l’Art Nouveau, les verreries s’inspirant de la Nature sont tellement belles, le style végétal est si original. Mais là aussi l’excentricité des motifs à base de lianes doit trouver une limite pour le bon goût. (Voyez comme Mucha, le Tchèque a un style un peu chargé) Les quelques maisons Art Nouveau de Nancy sont un bonheur à contempler.
RENCONTRE AVEC MAXIM
Je commence le récit concernant mon Oncle Lorrain, lorsqu’un inconnu aux cheveux jaunâtres couverts de toiles d’araignées et aux yeux maquillés de noir s’invite à assoir à coté de moi. -« Que faites vous ici ? D‘ailleurs Halloween, c’est terminé, maintenant on va sur le 11 Novembre » -« Du calme, l ‘« écrivain », je suis mandaté, dans le cadre du centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre, par la « Commission Citoyenne de la Transversalité multiculturelle et le Souvenir Solidaire » de recueillir des textes afin d’illustrer nos différences et notre unité mémorielle ». -« C’est quoi ce truc, je n’y comprends rien » -« C’est une invention de Macron, il doit savoir ce que c’est » -« Bon asseyez vous et restez silencieux je continue, il faut que tout soit fini pour le 11 Novembre »
Ma Tante Soizic était menue et offrait encore un visage fin et rieur c’était une belle femme elle était un mélangecurieux de femme du monde parisien qu’elle avait fréquenté un temps assez court, et de femme dévote aux idées sociales et religieuses antédiluviennes. Cette absence de connaissance des réalités du Monde tenait au fait qu’elle resta le reste de sa vie en Basse Bretagne : Au manoir de Kervraz-Lanvullin.
En Bretagne, la seule attaque sérieuse contre notre foi confite a eu lieu à Tréguier où l’Antéchrist Renan a répandu des idées sataniques. Si vous passez à Tréguier, allez saluer le buste d’Ernest Renan qu’un pouvoir sacrilège a édifié par provocation devant l’Eglise, et descendez près du Jaudy admirer le « Calvaire de la Réparation » censé laver les péchés Renaniens !
En ce temps là, l’appariement de jeunes gens d’une certaine société, en vue du mariage consécutif se faisait aux bals des Grandes Ecoles ou dans des petits gouters guet-apens organisés par des « Marieuses ». Vous constatiez que la Maitresse de maison avec invité plusieurs couples et comme par le fait du hasard une seule Demoiselle et un seul jeune Homme. Pas trop dupes, ils engageaient la conversation et se mariaient. (Cette phrase est un peu sèche, mais c’est une relation de cause à effet, les choses se passaient ainsi à cette époque. Nul besoin de remplissage à la Christian Jacq entre « la rencontre fortuite » et le mariage)
Les bals ! Le plus prestigieux était le bal de l’X. Pour les Polytechniciens, souvent issus de milieux très modestes, c’était le moyen de rencontrer des jeunes filles de la bourgeoisie parisienne. Les Demoiselles pouvaient rencontrer la fleur de l’intelligence française, promise à des situations les plus élevées.
Cette année là, 1913 ? Un jeune Lorrain, fils de paysan de la région de Thionville danse au bal de son Ecole. Il l’avait intégrée après avoir été le héros d’une belle histoire classique en France : Un « hussard noir de la République », son instituteur l’avait remarqué parmi tous les petits paysans, ses élèves. Le Lorrain avait une intelligence très au dessus de la moyenne ses parents sont convoqués, le « hussard » leur explique les perspectives de l’enfant et les projette dans un monde totalement inconnu pour eux. Tout fiers, ils laissent l’Instituteur placer leur fils dans « l’ascenseur social » et la République paye pour la montée.
Ainsi arrivait en continu à la tête de l’Etat, aux Affaires ou dans l’Industrie, des gens simples, très proches des réalités quotidiennes, durs au travail, d’une grande éthique, ayant le sens du service de l’Etat, et surtout ayant du sens pratique.
Aujourd’hui l’ascenseur est cassé et personne ne s’est avisé de le réparer. Ainsi les jeunes gens de bon sens issus des milieux modestes sont remplacés par les enfants consanguins de la bourgeoisie parisienne endogame, aux plus hautes fonctions par cooptation, après être passés par l’Ecole du Baratin Policé. Le bon sens déserte les hautes sphères, l’éthique laisse à désirer, et qui sert on ? Les nouveaux maîtres sont occupés à nourrir un monstre avide : L’Etat, ou à enrichir leur caste. Où sont les grands chantiers d’antan et les grandes ambitions ? Les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique, même disparaissent des instances dirigeantes peu à peu.….
Notre Lorrain s’appelait Lothaire, il a remarqué ma Tante, la jeune beauté. Comme je connais la gentillesse de Tante, le Lorrain n’a pas du se faire violence pour la demander en mariage. Ils se sont mariés la Lorraine prenait pied chez la Bretagne ! Mon Grand Père, pourtant homme très réservé ne cacha pas son approbation et son bonheur à l’arrivée de ce gendre lorrain et il l’adopta sans réserve. Celui ci reçut le meilleur accueil de ses beaux frères et de sa belle sœur. Ma Grand Mère a certainement du expliquer à sa fille à quoi s’attendre de la part de son Mari. Les choses de la Nature ne faisaient pas l’objet de publicité en Basse Bretagne en ce temps là, l’Eglise et Mr le Recteur jetaient peut être un voile suspect sur ces choses.
Hélas, les coups de feu de Sarajevo ont provoqué la conflagration que l’on connaît. Tous les jeunes hommes ont été mobilisés. Le Lorrain, Polytechnicien, était de ce fait Lieutenant. Il prit donc un commandement d’une unité dans les Vosges, en Alsace, province sœur de sa Lorraine natale.
A ce point du récit que je convoque Blaise Cendrars, Maurice Genevois, Erich Maria Remarque, Stanley Kubrick pour témoigner de cet événement.
Mon voisin aux cheveux jaunes s’agite et me pousse du coude : - « Hé, Zorba ! Je ne suis pas mandaté pour le comité machin chose…. »
- « Laisse moi écrire, je ne m’en sors pas » - « Je suis la Mort, chez toi en Bretagne on m’appelle l’Angkou, mais calme toi ! Je ne viens pas pour toi. J’ai appris que tu écrivais une bio sur un Lieutenant, alors je t’interdis d’écrire quoique ce soit sur son salut ou sa résurrection, sinon ton disque dur va mystérieusement crasher. Il y en a d’autres qui m’ont bravé, ils ont du tout recommencer »
- « ………………………….. »
- « Tu sais Zorba, tu me fais marrer avec ta marotte de travailler à l’Hôtel de la Marine. Je peux t‘aider à y aller : A l’étage des Amiraux on recherche un Monsieur PiPi, comme pour Amélie Nothomb au Japon. Ah Ah Ah Ah.. »
- « ………………………………. »
- « Eh puis tu sais je connais la femme de chambre d’Ornella Mutti, je vais lui dire qu’elle à un Amoureux transi, futur Homme Pipi, au Ministère de la Marine, Ah Ah Ah Ah, je me tiens les côtes, elles vont tomber »
- « Laisse moi, et ne compte pas sur moi pour les remettre »
- « Hé doucement Monsieur le nouveau Majordome maritime, si tu veux que j’anticipe notre ultime rendez vous avec moi, dis le moi! Et pas de bêtises sur ton texte, je pars chez Ornella Ah Ah Ah Ah Mr Zorbamuti de la Marine française !!
C’était déjà la guerre de tranchées, l‘unité du Lieutenant en occupait une section.
A l’Etat Major général des Armées, le Général en chef consulte les cartes et s’attarde sur le front d’Alsace. Il lance à tout l’aréopage de ses Aides de camps et collaborateurs : -« Que fait Dubois dans les Vosges ? » -« Le secteur est calme, mon Général » -« On ne va pas s’endormir, allons réveiller les Allemands las bas ! Mon Instructeur à l’Ecole de Guerre insistait: « Offensive, Offensive, toujours l’Offensive. Notre Armée excelle dans l’attaque, montrons nos atouts; il faut bousculer les Allemands, ne pas leur laisser un jour de répit nous finirons par percer un jour. Dites à Dubois de monter quelque chose et de nous le soumettre il aura le droit à de l’artillerie supplémentaire ».
Plus tard le Lieutenant Lorrain est convoqué ainsi que tous les autres Lieutenants et Capitaines de cette partie du Front des Vosges à une réunion du Général Dubois. Celui ci annonce d’un air martial que les troupes sous ses ordres allaient lancer qu’une grande offensive dans 20 prochains jours. « Je compte sur vous, Messieurs, le Grand Etat Major a les yeux sur nous nous ne pouvons pas faillir. Messieurs les officiers, allez préparer vos hommes pour le grand jour ».
Le Lieutenant Lorrain avait analysé le dispositif allemand, la déclivité du terrain, les obstacles visibles et ceux qu’il supputait. L’équation « Assaut » n’avait pas de solution car il savait qu’il n’y aurait aucune chance pour lui et ses Chasseurs d’atteindre les lignes ennemis en nombre suffisant et supplanter l’ennemi si les mitrailleuses n’étaient pas neutralisées. Elles étaient escamotables très rapidement: « Le grand jour » serait nécessairement son dernier jour !
Une autre pensée lui vient immédiatement à l’esprit : Si cette attaque est absurde, lui et ses hommes seront sacrifiés inutilement. Ce sentiment du sacrifice inutile lui semble odieux. Pourtant il n’exprime aucune révolte qui serait pourtant légitime. Il est pénétré du sentiment de servir les valeurs de son Armée sont les siennes.
Regardez le cas du Capitaine Dreyfus : Il a subit l’affront majeur pour un soldat, celui du déshonneur pire que la mort. Il est dégradé lors d’une cérémonie bien mise en scène pour frapper les esprits de la Nation entière : son sabre est brisé. On le condamne au bagne. Après sa réhabilitation, que fait il ? Il sert son drapeau à nouveau !
Jusque là, pour le Lieutenant lorrain, sa trajectoire personnelle décrivait plus ou moins une courbe y=3+sin x avec des hauts et des bas. Jamais elle n’avait l’occasion de décrocher et de toucher la droite y= 0 où rodait la Mort, puisqu’il n’avait été impliqué dans un aucun engagement.
Imaginez vous, jeune homme, jeune marié, promis à une mort certaine et inutile. Vos perspectives s’effondrent. Soudain vous êtes basculé dans la catégorie des vivants en sursis et vous êtes embarqué sur le toboggan mortifère de l’équation : y= 1/x avec x positif
Cette terrible courbe était la branche d’hyperbole du désespoir, elle décroissait de jour en jour pour aller asymptotiquement vers y=0, la droite de la Mort. Pourtant on doit parler de décroissance asymptotique et non de « quasi » croisement avec y=0. Ce « quasi » vous vaudrait un zéro en Maths Sup. Il restait une incertitude résiduelle toujours s’amenuisant et cela jusqu’à la fin des temps. Comme causes d’incertitude on pouvait avoir :
-Une maladie grave du Lieutenant, le rendant indisponible pour l’assaut.
-Un message du Président Poincaré envoyé au Kaiser en ces mots: « Arrêtons les conneries, je vous invite à un picnic de réconciliation sur la ligne de front, nous faisons la Paix, et gommons Sarajevo»..….
-Jésus revient sur Terre et interroge : « Que faites vous en mon nom »……
-Le char d’assaut vient d’être inventé secrètement, il va livrer son premier combat en conséquence les assauts d’Infanterie sont ajournés. Il ne fallait pas rêver, ces raisons devenaient de plus improbables, 1/x se rapprochait dangereusement de y=0.
Le Lieutenant lorrain était intimement persuadé de sa fin prochaine. C’est ce qu’il dira à son Beau Père et c’est ce qui m’a été rapporté. Avant la grande attaque, on lui offre une permission un convoi du Train le conduit à la gare il commence son voyage vers Kervraz- Lanvallin.
Comment vit il ses derniers jours avec sa jeune épouse, avec ses parents ? Que se communique-t-on dans leur dernière étreinte ? Je m’interdis de faire du Christian Jacq ! A cet instant du récit je me félicite lâchement de n’avoir pas eu à expérimenter ces situations. Mais je salue la mémoire de ma chère tante et de mon cher oncle, ces admirables héros inconnus.
Lothaire fait des adieux sobres les regards sont lourds mais n’affichent aucune faiblesse. Il monte dans la calèche, elle s’éloigne sur l’allée bordée de chênes. Il est maintenant redevenu le Lieutenant Lorrain et uniquement cela. L’époux et amant, le gendre, le beau frère sont restés à Kervraz, tous ces qualités peuvent maintenant faire l’objet du culte du futur disparu. C’est dit ! Le Lieutenant Lothaire ne se retourne pas, il est droit sur son siège. Cela aussi m’a été rapporté. Homme de devoir, fidèle à son Armée, il part pour sa dernière mission.
Jour J , H-5 minutes, dans la tranchée, le Lieutenant Lorrain ne s’attendrit pas sur son sort, il a réglé sa montre sur celle du Colonel, il convoque ses Sergents et Adjudants, ces chiens bergers des Armées qui mordent les tièdes. Les hommes ont reçu leur ration exceptionnelle de gnole, cette divine boisson aide le condamné à mort militaire ou civil à affronter son supplice. Le Lieutenant sort son pistolet dont il doute d’avoir à se servir, il met son sifflet aux lèvres et siffle, il franchit les premières marches du parapet et s’élance en criant « En avant, pour la France, pour vos familles ! »
En face les Allemands ne tardent pas à réagir, ils avaient été copieusement arrosés par une préparation d’artillerie intense c’est un signe qui ne trompe pas. Les Jägers sont déjà en position et font feu deux Maxim crépitent. Le Lieutenant a juste le temps de penser : « On n’a pas eu les Maxim ! » Les assaillants français sont fauchés méthodiquement, vague par vague on ne dépasse pas des Maxim !
Le Lieutenant a reçu deux projectiles, il conserve deux secondes de conscience, et son âme s’envole au pays des Braves. Sa vie décroche de la courbe 1/x flirtant toujours avec l’asymptote y=0, où la Mort rode en parcourant -l’infini à +l’infini, à une vitesse inconnue dans notre Monde. (Je sais que c’est impossible de parcourir ce chemin, mais la Mort, elle, peut le faire)! Sa vie déclinante attrape une des droites x = Constante et frappe avec violence la droite y=0, même si le chemin à parcourir est infime.
La Mort cueille le Lieutenant Lothaire, Lorrain, Polytechnicien, fils de paysans, fils adoptif de Bretagne, et Etre noble, en grinçant des dents de plaisir. Elle ne s’attarde pas tant elle a une belle moisson offerte par les deux « Maxim ». La Mort lance un hurlement à l’adresse des malheureux qu’elle a recueillis :
« Vos officiers, vieilles badernes, sont trop cons ! le travail est trop facile, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah ! J’adore la « Maxim », il faudra que je rajeunisse mon image, finie la faux, je poserai en tenant une « Maxim » dans les bras. Remarquez quand je travaille sur les assauts allemands, votre canon de 75 ne pardonne pas non plus».
Notice Wikipedia sur la « Maxim » : « Sa puissance de feu, considérable pour l'époque, en fit une arme redoutable qui a permis de stopper de nombreuses charges d'assaillants ».
L’Etat Major n’aurait sans doute pas été ébranlé dans ses certitudes en lisant cette note. Dommage, j’aurai peut être conservé deux oncles.
La Mort est partie sur un autre front; les infirmiers tentent de récupérer morts et blessés, les convois sanitaires pathétiques partent pour l’Arrière avec leur lot de malheureux pleins de bandages ces malheureux qui étaient des jeunes gens une heure plus tôt. Des infirmières, surement des Lorraines parmi elles, prodiguent soins, paroles affectueuses de douce féminité, ou de Mères, montrant la merveilleuse ambivalence de la Femme.
Le scribouillard du régiment commence sa comptabilité macabre pour le rapport à l’Etat Major.
Le Général Dubois est un peu gêné par l’échec de l’action qu’il a ordonnée. C’est moche pour les hommes et un peu négatif pour sa carrière: -« Oui il y avait très peu de chances, mais l’artillerie n’a pas fait son travail en ne neutralisant pas les Maxim. Enfin les Hommes se sont bien battus » (Tu parles, ils ne se sont pas battus, ils n’ont pas pu atteindre la ligne ennemie !).
-« Vous me faites un petit communiqué un peu ronflant, pour le Général en Chef , comme vous savez les tourner» dit Dubois à son Aide de Camp.
-« J’en ai déjà préparé un : « Le 123 ème Chasseur a montré de façon éclatante face à l’ennemi, sa résolution, son esprit guerrier et sa bravoure légendaire. L’ennemi a été bousculé en plusieurs endroits par cette action résolue » »
-« C’est pas mal, envoyez le !»
La folie touche les Allemands On se prête souvent à l’auto flagellation, et on porte aux nues tout ce qui se fait outre Rhin. Voici un petit épisode qui bat en brèche ce culte démesuré : Lors d’une émission de TV, alors que la France ne comptait plus que 10 survivants de la Grande Guerre, l’un d’eux raconte son combat : Il était servant d’une mitrailleuse, installée devant un petit ruisseau creux. Lui et son unité sont attaqués par les Allemands il tire sans fin et voit le ruisseau se combler de corps à la fin du tir il n’y avait plus de creux et plus d’assaillants ! Ainsi un gradé allemand a laissé toute une unité se faire détruire, malgré la vanité de l’action. Sans doute est ce du à l’obéissance aveugle aux ordres, valeur essentielle en Allemagne. Le gradé est allé jusqu’au bout de l’absurde, mais au moins on n’aura pas pu lui reprocher une désobéissance aux ordres. Cet épisode dépasse la fiction qui aurait pu inventer une histoire aussi stupide ? Je pense qu’il serait intéressant de ressortir un jour l’interview pour se pénétrer de la véracité de l’incident.
Le record de bêtise chez les Français
Je peux apparaître comme un amateur, sans connaissance aucune de l’Art militaire et refaire la bataille confortablement installé chez moi. Je me permets de faire ces commentaires, car il n’est pas besoin d’être expert pour signaler l’absurdité de certaines situations : Ainsi le Général Nivelle, polytechnicien fait un plan léché pour percer les lignes allemandes au « Chemin des Dames ». Son plan détaille la progression future des troupes assaillantes heure par heure. L’heure a laquelle les Allemands partiront en débâcle, est donnée aussi surement que la solution d’une équation. Ce plan est une belle construction intellectuelle. Pour avoir toutes les chances de son coté, le Général fait venir plusieurs grosses pièces d’artillerie formidables. A l’heure dite un déluge de feu s’abat sur les lignes allemandes…. Il ne s’est trouvé personne pour dire au Général Nivelles que la cote du « Chemin des Dames », en France donc, comporte des grottes où les Allemands se sont réfugiés en attendant que cela se passe !
Pour conclure sur ces épisodes de folie militaire, j’ai lu récemment un article d’un expert militaire affirmant que ces grandes charges étaient vaines. Si une première ligne est emportée, la seconde ligne prend le relais défensif presqu’immédiatement. La sagesse aurait voulu d’attendre de nouvelles armes comme les chars et conserver précieusement le potentiel humain.
Tout est fini, les équations des courbes mathématiques régissant la vie du Polytechnicien mort, sont répandues sur le sol, déversées depuis sa besace ouverte.
La Bretonne, ma gentille Tante a reçu la visite du facteur la famille partage le deuil avec la dignité des gens de ce temps là. Mon grand père avait déjà perdu un fils juste de l’autre coté de la Lorraine en Belgique. Ce patriote était employé de banque à New York il était revenu à l’appel de son Pays, on l’avait habillé de rouge, cible voyante, et il avait rencontré un projectile de Maxim. Il est enterré à la limite de la France, de la Belgique et du Luxembourg dans un cimetière allemand. Les Allemands n’ont pas fait le nécessaire pour l’inhumer avec un signe de reconnaissance, il est devenu « soldat inconnu ». Qu’a t il apporté aux armées françaises ? Rien ! Encore, si on avait pu dire à sa Mère, ma Grand Mère que son engagement et son sacrifice avait à son échelon, contribué au succès de nos Armées, qu’il avait participé à une action telle que prendre une tranchée ou un pont, cela aurait été une petite consolation et une fierté. Je vois encore son certificat de décès sous verre avec la médaille militaire dans la chambre de ma grand-mère à Kervraz.
Tante Soizic commence un deuil de près de 60 ans, à porter du noir, et d’afficher sa fidélité à son Lorrain. Elle est prête à traverser la vie en solitaire, dans le souvenir de ces moments si courts passés avec son être cher. Elle aussi est cassée en pleine jeunesse. La vie va être morne à Kervraz.
Le Lieutenant avait laissé une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit à tout hasard. Il avait quitté sa femme, sans qu’elle ne manifeste aucun signe avant coureur qu’elle abrite une vie nouvelle : Retard, nausée, démangeaison mammaire, exigence pressante d’un Kuing Amann à la farine de sarrazin à 2 heures du matin…Aucun petit palabre entre les initiées n’avait été détecté dans les couloirs de Kervraz. Lothaire aurait tellement eu besoin de réconfort en partant vers son destin, en pensant qu’il laisserait un enfant, trace de son passage. Ce réconfort lui a été refusé.
Ma Tante n’y entend rien en mathématiques, et l’exponentielle lui est totalement étrangère. Cette courbe est assez exceptionnelle : Dans les x négatifs, elle tangente asymptotiquement y=0, la droite de la mort. Depuis le fond des âges et au delà, la Vie et la Mort, dans les x négatifs, parcourent leurs courbes respectives, presque à touche-touche, elles se sentent, elles se haïssent, mais ne peuvent se toucher. La Mort ne peut s’élever de la quantité infinitésimale qui la sépare de la Vie, pour l’agripper, la déchirer. Les mathématiques l’interdisent strictement. Alors il reste les râles de haine et d’invectives. Soudain en touchant x=0 la Vie s’élève d’un coup au point (0,1), et s’éloigne de sa rivale rampant toujours sur y=0. Elle peut continuer sa course et jaillir dans les hauteurs, si et seulement si, elle peut embarquer dans les x positifs une microscopique formation de Vie que l’on trouve chez les femmes qui réclament du Kuing Amann à 2 heures du matin. Alors la courbe, jaillit dans les hauteurs infinies« de façon exponentielle ». La Vie triomphe !
Revenons en arrière : Kervraz étant au bord de la mer, ma Tante comme beaucoup d’autres femmes de la région, abritait un chantier naval fabriquant des petites nacelles l’activité était assez paresseuse : La porte du chantier s’ouvrait tous les 27, 28 ou 29 jours pour laisser passer l’esquif tout neuf. Mon oncle, dans ses effusions, déposait vague après vague des armées de braillards, aux grandes chemises marquées en gros X ou Y, près du chantier. Cette multitude naviguait en ondulant leurs queues pour la propulsion et elle avait été formée pour naviguer sur les nacelles. Mais aucune n’était annoncée dans ces cavernes immenses : La porte du chantier restait désespérément close. Alors vague après vague 3, 6, 9 Milliards de braillards hurlant, faisant un bruit d’enfer, s’étiolaient petit à petit sur ces rivages étranges. Le silence revenait jusqu’à la prochaine visite.
Un jour le chantier ouvrit , sans préavis, sa porte et libéra une nacelle par chance mon Oncle avait renouvelé sa petite armée. La clameur monta à son comble, tout est agitation, pugilats. Imaginez une place ou parfois deux dans la nacelle pour 3 milliards de postulants. ! On approche de la nacelle, un X monte à l’assaut, il est presqu’installé c’est alors qu’un Y s’est retourné et lance sa queue de propulsion comme un lasso pour attraper le X déjà à bord et l’arrache violemment de l’esquif. Un Y avait anticipé la manœuvre, il est déjà prêt en ayant enroulé sa queue sous lui comme un ressort, et se propulse dans la nacelle en grillant la politesse au lanceur de lasso.
La nacelle très automatisée, ferme ses écoutilles immédiatement, asperge les 3 Milliards moins un, braillards d’un spray pour les éloigner. Le Y gagnant a eu le temps de lancer par l’ouverture aux perdants : « Je saluerai la Place Stanislas pour vous ! »La nacelle et son occupant commençe son voyage dans grandes grottes et s’accroche à une paroi qui recelait une station service ultra moderne. Pour la suite de l’histoire de la nacelle et de son occupant, reportez vous à vos livres de sciences naturelles.
Le conseil des initiées et expertes de Kervraz (Marijo, la vieille bonne bretonne en faisait partie) chuchotaient et se mirent d’accord sur le fait qu’un occupant avait pris place chez ma Tante, d’autant qu’il manquait une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit. Pourtant ma Tante n’avait pas osé demander un Kuing Amann à son Père ou à son jeune Frère à une heure indue. Fortes de leur expertise, elles décident d’annoncer la nouvelle aux hommes de Kervraz. Ainsi le Manoir avait laissé partir une Vie, une nouvelle jaillit. Le Lorrain continuera à se perpétuer.
Cet incident que mes investigations ont mis en lumière vous montre que votre vie se décide en un temps infime : Ma Tante a failli avoir une descendante de Lorraine, douce et aux beaux cheveux blonds. Au lieu de cela, par une manœuvre brutale et sournoise que j’ai eu le privilège de découvrir, ma Tante a élevé un grand gaillard blond, à la carrure de bucheron. Elle a été vite dépassée par l’individu moralement et physiquement. Elle ne fait pas le poids ! Cela m’étonnera toujours de voir de frêles Mamans entourées de géants.
Il était très bricoleur : il a par exemple inventé un système avancé de détection du passage maternel la nuit. Ainsi il pouvait éteindre sa lumière à temps et faire semblant de dormir. Il devint Pilote militaire. Avec la carrure, les yeux bleus et l’uniforme il moissonna beaucoup de femmes de Bretagne et d’ailleurs. Il passa des soirées entières dans les bistrots et cabarets de France et d’Afrique. Sa Mère levait rarement le nez de son missel, et n’avait pas pris conscience de son activité affective, et savait elle seulement ce qu’était un cabaret ? Le grand Lorrain se marrie à une Bretonne enjouée. La Vie enfourchant une Exponentielle ne fait pas de pause ! Deux petits fils naissent, l’un brun : le Breton? Et l’autre blond : Le Lorrain ? Ce dernier un garçon très solide à l’image de son père. Mais il est plus fin que son Père, il est extraordinairement beau de l’enfance à l’âge adulte ! D’habitude je ne m’attarde pas sur la beauté des hommes, tout au plus je ressens une petite pointe jalousie, puisque tout est plus facile pour eux avec les Filles.
L’un des petits fils du Lorrain, le Breton se marie : Après la messe, Kervraz s’ouvre à une très belle réception où du beau monde de Bretagne est convié. La joie nous tourne la tête, particulièrement celle de « l’Apollon Lorrain ». Il est entouré des plus belles filles de la région, habillées de si belles robes et aux coiffures magnifiques, se déhanchant, dansant, s’abandonnant au plaisir de la fête. Elles avaient aligné le grand jeu de la séduction féminine et ne quittaient pas d’une semelle l’Appolon. Les femmes affichent rarement leur concupiscence je ne doute pas que leurs têtes soient traversées par des orages sentimentaux. A Kervraz, l’une d’elles devait tirer le gros lot : Mon cousin, tant les yeux brillaient et les petits rires fusaient. Ces demoiselles et Apollon riaient, jouaient, dansaient, nulle doute qu’un petit angelot, fesses nues était en train de bandait son arc pour le compte de la Vie juchée sur son Exponentielle.: Une nouvelle dynastie bretonno-lorraine allaient être crée. Ces belles filles étaient vraiment émoustillées. Combien de fois avait elles vu un gars pareil, avec une telle carrure, un tel esprit, une telle gentillesse et une telle gaité. Pensez à Mick Jager, à Adamo, et à Frantz Listz….Ils ont passé leur vie entourés de femmes en émoi, ils ont pu vivre une vie de sultan oriental sans faire d’efforts. Aux autres le long chemin de la séduction, de la naissance de l’Amour…Quoique maintenant on prend des raccourcis.
Mon cousin, ce tellement beau cousin, vient vers nous. Nous nous attendions à le voir, tel un homme à la joie de vivre décuplée par la fête, sûr de sa virilité, gonflé d’ivresse à la joie future de partager des instants délicieux avec une belle femme, de gouter aux traits si particuliers, si déroutant et si enchanteur de la féminité. Au lieu de cela, il nous assène un piteux : « Je ne peux pas ». Nous étions désolés pour lui, car en plus d’être beau, il était très famille. Est ce un caractère breton ou lorrain ? Nous l’aimions beaucoup et il était un cousin charmant.
J’ai compris ce jour là les ressorts de l’homosexualité et de l’impossibilité de désirer une personne du sexe opposé : Nous sommes tous soumis à une sécrétion d’hormone. Si l’on pense : « Quelle belle fille ! » Un jet d’hormone se déclenche en nous. A « Je l’ai dans la peau » Là un cocktail puissant envahit notre organisme. A « Elle me rend fou » toutes les hormones en stock sont envoyées. J’abandonne la description du mécanisme, car il va vite s’emballer et je n’aurais pas de mots assez forts pour le décrire. Le pauvre garçon avait en stock d’autres hormones pour d’autres desseins. Nous avons rencontré son autre dessein : On dit que les extrêmes s’attirent, c’est la réalité : Son autre dessein était un homme encore assez jeune, haut fonctionnaire que Jean Edern Hallier aurait décrit comme un « Colin froid ». Les desseins de la nature sont surprenants : Finies les jeunes filles, avec des rubans dans leurs longues coiffures, endiablées et tout désir dehors, à la fête à Kervraz . Cette triste fin est due à un petit jet absent d’hormones ! On peut aimer un Colin froid mais ne me demandez pas la mayonnaise. Coup dur pour la descendance du Lorrain, la Vie décroche de son Exponentielle porteuse pour s’accrocher à une nouvelle Exponentielle la Vie ne prend qu’un léger retard, oublié dans deux générations. La Mort n’a même pas le temps de lancer un sarcasme.
Je peux en témoigner de la persistance de la Vie et du jaillissement de l’exponentielle. Sa dérivée est follement positive: Il y a mariage à Kervraz à nouveau. Les Cousins de Lorraine reviennent, lointains cousins maintenant. A ce nouveau mariage d’un arrière petit fils du Lorrain, la fête continue. Je suis entouré par sa nombreuse descendance. L’un joue a cache-cache avec ses cousins, ou une autre joue à la poupée, d’autres s’essaient à la drague. Par contre l’endogamie naturelle bretonne sévit: Les têtes blondes ont disparues, les gènes lorrains ont été submergés par ceux de Bretagne. Mais tous les enfants présents portaient encore son nom.
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ?»
« Rencontre avec Maxim »
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ? ��
Chère Jeanne,
Je ne suis pas très fier d’écrire ces lignes, c’est presque un acte de contrition. En effet ta Province est absente dans mon imaginaire je suis sûr que je passe à coté de belles richesses. Je t’expose donc ma Lorraine, ce possessif est un peu abusif, tant il étreint si peu, mais j’essaye d’être honnête, car on ne peut qu’être honnête avec un Lorrain
Carlin
Je revenais chaque dimanche vers Allemagne pour rejoindre la BASF à Ludwigshafen. Sur le tronçon final de l’A4, des lumières au sodium vous plongent en dépression. Les panneaux aux noms barbares défilent : « Freyming » « Merlebach », « Forbach ». J’ai l’impression de passer l’entrée des antres sous terrains des travailleurs de fond des légendes germaniques : Ceux qui, une fois l’an remontent à la surface manger les épicuriens qui se dorent au soleil. J’accélère presque pour chercher refuge en Allemagne proche; « Tu parles d’un refuge » ! Ce pays me pose un problème d’Amour/Répulsion, mais je m’écarte du sujet. Je ne surjoue ce récit, je ressens toujours les mêmes émotions sur ce tronçon d’autoroute. Le seul rayon de bonheur qui m’apparaît sur cette section dantesque, c’est Carlin la ville abrite un magnifique Vapocraqueur, composé d’une batterie de grandes colonnes noir et de tuyauteries compliquées. La vapeur d’eau agit aussi doucement qu’un jet sur la peau, elle supprime des atomes d’hydrogène sur les molécules d’hydrocarbures livrés à son traitement. Le flux sortant est transformé en molécules à double ou triple liaisons, de la tribu des « insaturés ». Après séparation par distillation dans les grandes colonnes, les différentes fractions seront livrées aux chimistes, véritables magiciens. Ils en feront des sacs plastiques jetables, des costumes pour gens fauchés, des tableaux de bord de voiture, des coques de yacht pour des gens friqués. ….Si ma vie était à refaire, je postulerais pour servir ce géant magnifique, merveille de la création humaine. (Le vapocraqueur n’a rien à voir avec le Craqueur Catalytique, la « marmite du diable » selon les mots d’un ingénieur exploitant de la Baie de San Francisco Ce démon casse en morceaux les molécules d’hydrocarbures trop longues, et offre des quantités de carburant supplémentaires par rapport de la distillation initiale du brut. (J’aurais pu rester à San Francisco servir la « Marmite du Diable », je n’aurais eu aucun problème de permis de travail, je serais maintenant américain??!!?. Quand j’annonçais que je rentrais en Europe mes interlocuteurs se demandaient comment pouvait on quitter la Terre Promise, après avoir l’avoir foulée)). Carlin mon amour !
Montigny les Metz, une histoire des fesses. (Non, n’appelez pas la modération, l’histoire est chaste, je ne déraille pas) L’Armée française a ses raisons pour avoir fait de moi un infirmier. J’ai donc passé 3 mois d’instruction à Montigny les Metz. Vous y arrivez en passant par la grande gare de Metz, au style germanique. La salle des pas perdus grouille de bidasses le chef de gare est blasé : lorsqu’il la traverse, des bidasses un peu benêts le saluent militairement au vu du galon rouge de sa casquette.
Le métier du soldat est de vouloir du mal à des inconnus (des jeunes) d’ailleurs, sur lesquels nos Autorités (des vieux) ont lancé un arrêt de mort pour une raison qui leur appartient, et de leur trouer la peau avec de gros calibres. Mon travail est de vouloir du bien à des personnes non agressives mais de leur trouer la peau quand même, avec du très petit calibre. Encore faut il apprendre le métier. Notre formation avait commencé par la mise en place des bandages l’Adjudant Chef (Il avait mis 15 ans pour avoir cette rallonge à son grade : « Chef », si vous l’oubliez en vous adressant à lui, gare à vous !) fait l’instruction des bandages depuis 30 ans il déclare péremptoirement : « L’infirmier doit savoir bander » (Sic). Etait ce de l’ironie, pour nous, nourris momentanément au Bromure ? Vient l’instruction des piqures. Presque comme un guet apens, 8 soldats dont moi, sommes quasiment enfermés dans une pièce avec l’Instructeur. Celui ci nous déclare que nous ne quitterons la pièce tant que nous, constitués en 4 binômes, ne nous serons pas fait mutuellement une piqure sous cutanée et une intramusculaire dans le quart supérieur externe des fesses. A l’Armée on est vite persuadés qu’il était absolument vain de discuter. C’est pourquoi actuellement des jeunes gens dans notre société, auraient besoin de se mesurer à cette limite infranchissable. Il a été décidé que je serai infirmier, je serai donc infirmier. Nous exécutons ces taches peu agréables assez rapidement, sauf un infirmier: Nous le regardons tous, nous, les 6 infirmiers et l’instructeur, sidérés, retenant notre souffle : L’homme est ultra nerveux, il abaisse doucement la seringue, l’aiguille forme lentement une dépression dans la fesse de l’infortuné binôme (1/4 supérieur externe !) : la dépression se creuse encore, la peau lâche enfin et l’aiguille pénètre le muscle en prenant son temps. La victime lance un long cri, rauque et douloureux, et nous les spectateurs, relâchons la tension par un grand éclat de rire, peu charitable. Nous, les nouveaux « injecteurs » allons nous répandre dans toutes les unités militaires de France pour exercer nos nouveaux talents. Il est entendu que l’intraveineuse, mal faite, peut tuer elle est réservée aux seuls infirmiers D.E., ce que nous n’étions pas. Dans ma nouvelle affectation, je ne devais pas toucher aux fesses étoilées ni à celles à barrettes. C’est notre voisine l’infirmière (Une charmante Lorraine !) qui nous soulageait de traiter ces muscles de gradés, et nous évitait des risques potentiels de punitions. Nous traitions les fesses diverses: Femmes, Sous off, Gendarmes, Gardes Républicains et Hommes de troupe….. Je ne me plains pas, car j’aurais pu être affecté à la Morgue de l’Hôpital militaire local. Mes débuts de ma nouvelle affectation ont été laborieux : Ainsi un gendarme se présente: Je le pique correctement, mais j’ai mal fixé la seringue à l’aiguille la belle solution de vitamines rouge s’est répandue sur sa chemise neuve de sortie. L’homme est passablement furieux. Une jeune femme de l’Etat Major arrive, elle m’a quelque peu troublé et je n’ai pas mis l’énergie nécessaire pour enfoncer l’aiguille par deux fois, distrait de ce qui devait être pourtant l’unique objet de mon attention : un de ses ¼ supérieurs externes et rien d’autre ! Elle m’a fait un gentil reproche et j’ai pu planter l’aiguille jusqu’à la garde à la 3èmetentative depuis cet instant j’ai servi sans faiblesse et sans distraction la Nation et son Armée. Nous faisions aussi des injections sous cutanées de TABDT, qui vous rendaient malades comme des chiens pendant 2 jours. Dans ma file d’attente, de temps à autres, un soldat me susurrait des gentillesses : « Si tu me piques, je te casse la gueule ». Alors c’était la compresse qui recevait le vaccin. Un autre moins menaçant glissait un billet de 50 Francs que je refusais la compresse prenait encore le contenu de la seringue. Puisque le sujet est la Lorraine, parlons de cette gentille infirmière, notre voisine. Elle était jolie et enjouée : Elle venait dans notre salle de soins tous les matins pour nous saluer, nous, ses « collègues ». On avait l’impression qu’elle venait souffler, s’échapper un peu de la rigidité ambiante, elle nous faisait du bien en retour. Un jour, un long conflit entre moi et mon « supérieur », un Sergent, mélange atroce de l’Armée et du Séminaire, trouve son aboutissement par un « motif »collé à mon encontre. Il est des luttes sournoises entre « l’intello », sursitaire et les « non intello ». Pour certains, être « intello » est une tare, une sorte de paresse de celui qui ne travaille pas de ses mains et qui en plus, gagne plus les « non intello » ne réalisent pas toutes les beautés des réalisations de l’esprit dont ils sont pourtant entourés, elles leur paraissent naturelles. Ainsi j’ai vu dans une Compagnie du Train, de chauffeurs un « intello »harcelé, terminer au service psychiatrique. Je complète par ce « motif » qui m’est collé, tous les attributs pour être un vrai soldat :
1. Aller au trou au moins une fois 2. Faire le mur : J’avais déjà fait le mur 3. Picoler et tenir à la boisson. Ca se discute est ce vraiment indispensable ?
Dans les petits pays, un vrai homme devait aussi avoir « fait son régiment »! Comme cela il était bon pour les filles.
Je n’ai pas été de ces braillards qui hurlaient dans les gares « La quille !» et la brandissait par contre j’ai fixé à jamais l’instant lorsque j’ai franchi le portillon de la caserne, ce qui m’a fait redevenir un homme d’avant, une personne, qui dans les limites fixées par la Société, pouvait décider de son destin, de ses activités. Mon aliénation s’était envolée !
Pour en revenir à mon « motif », la justice militaire est assez cocasse : Nous sommes rentrés dans le bureau du Médecin Capitaine, un soir, et avons consulté son Code de Justice Militaire: Chaque motif est décrit le Gradé après avoir fait son choix, doit accoler au motif un qualificatif : « Léger » « Sérieux » « Très sérieux » « Très grave »« Gravissime ».
D’où le mot de Clémenceau : « La justice militaire est à la justice, ce qu’est la musique militaire à la musique ».
Après cette longue digression, je reviens à l’infirmière lorraine. Je l’avoue, j’étais un de ses chouchous et nous aimions bien échanger. Elle est scandalisée par le « motif » collé à l’encontre de son chouchou, et elle entend le venger dans un couloir, elle rencontre le Sergent, l’hybride séminariste/militaire, et lui lance : « Vous pourriez me saluer, je suis votre supérieure en tant qu’Adjudante !» L’hybride se met au garde à vous, et nous pouffons dans notre coin. Le lendemain, nous saluons la Lorraine avec ces mots : « Mes respect, mon Adjudante ». Elle sourit avec indulgence et elle nous répond: « Vous exagérez, les garçons ».
L’Armée a des problèmes avec la féminité : Attribuer un titre d’Adjudante à une jolie femme, quel non sens ! Le surnom masculin de l’Adjudant est « Juteux », le féminin donnerait « Juteuse » ça ne passe pas. Par exception, à la Marine Nationale, le Personnel Féminin a une coiffure très craquante Une rencontre avec une « Première Maîtresse » serait très aguichante, si le titre existe comme on a « Premier Maître » au masculin, et si Ornella Muti me permettait ce vagabondage. Les « Quart Maîtresses » correspondent elles à « Quartier Maître » ? Elles peuvent rester dans leurs sous marins, l’idée de partager avec trois autres quarts est moins séduisante.
A Montigny les Metz, J’ai même livré un combat, armé d’un fusil d’avant guerre. Je relate ce fait militaire très banal, car j’ai « été tué » a cette occasion. Les mots « Zorba, tu es mort ! » résonnent encore en moi.
Un des plus beaux endroits de France
Je n’ai pas choisi ce titre pour me racheter, on ne triche pas à une Lorraine: Visiter cet endroit me permet de me réaliser, de sentir la plénitude du bien être, de rassasier mon sens de l’esthétique: Place Stanislas, Nancy.
Je me sens Français (J’ai la crainte de ce qu’il faudra bientôt s’excuser d’éprouver ce sentiment bien élémentaire), et je suis fier de penser qu’un Architecte français avait sorti ce joyau de son imagination.
Je ne suis pas seulement Français, Place Stanislas, car j’ai une faculté, celle de me métamorphoser en rêve suivant le lieu. Ce jour là je suis un Gentilhomme français, le Comte de Kervraz, habillé en costume d’époque (Dans ma tête). Je croise sur cette sublime place, John Malkovitch je le trouve encore plus sournois que d’habitude. Je salue Madame de Volanges, et Michelle Pfeiffer, je soutiens à peine son regard. J’aperçois Choderlos de Laclos. Je lui demande en aparté un stratagème pour circonvenir Ornella Mutti, lui qui a été si brillant dans son plan de conquête de Madame de Tourvel. Glenn Close passe et me glace. Je m’en détourne. Belle femme pourtant ! En l’apercevant, je me demande où a-t-elle caché sa fiole de poison il est vrai que ses mots sont aussi des lames de poignards.
(Déjà j’ai eu du mal à réintégrer Bourvil dans mon Panthéon, après son rôle atroce en Thénardier. J’étais prêt à le haïr à vie. Mais qui peut résister longtemps à Bourvil ?)
La Place Stanislas, c’est pour moi un art maitrisé, c’est la fantaisie, la beauté qui s’arrête à la limite du « C’est trop », du surchargé. Le « C’est trop » est souvent atteint et dépassé par les Architectes italiens. Cette place est tout simplement la manifestation de l’élégance française à son sommet elle montre sans ostentation, tout en est éblouissante de noblesse. Regardez comme la Renaissance italienne revisitée par les artistes français en Renaissance française est plus sobre, est totalement élégante. L’élégance ne se remarque pas dit on !
Il y a au moins deux joyaux inestimables en Lorraine : Jeanne d’Arc et la Place Stanislas. Je me mets soudain à avoir de l’indulgence envers moi même, et je ne me sens pas si coupable d’indifférence envers la Lorraine mon culte pour Jeanne d’Arc me dédouane du reproche dans une large mesure. Je repasserai par la Lorraine !
Dans le domaine de l’Architecture Louis XV, j’affectionne le Grand Trianon et l’Hôtel de la Marine, visité lors des journées du Patrimoine. Travailler même comme planton, dans l’œuvre de Gabriel aurait été un rêve pour satisfaire ma dose journalière d’esthétique, tant cet Hôtel est majestueux et juste dans la note. J’ai remarqué, selon une fiche attenante à une fenêtre qu’elle avait occupée à la Révolution par des témoins officiels mandatés par l’Assemblée Nationale : Ils devaient certifier avoir vu les décapitations de Louis XVI et de Marie Antoinette. Quels procéduriers !
Nancy est aussi un des berceaux de l’Art Nouveau, les verreries s’inspirant de la Nature sont tellement belles, le style végétal est si original. Mais là aussi l’excentricité des motifs à base de lianes doit trouver une limite pour le bon goût. (Voyez comme Mucha, le Tchèque a un style un peu chargé) Les quelques maisons Art Nouveau de Nancy sont un bonheur à contempler.
RENCONTRE AVEC MAXIM
Je commence le récit concernant mon Oncle Lorrain, lorsqu’un inconnu aux cheveux jaunâtres couverts de toiles d’araignées et aux yeux maquillés de noir s’invite à assoir à coté de moi. -« Que faites vous ici ? D‘ailleurs Halloween, c’est terminé, maintenant on va sur le 11 Novembre » -« Du calme, l ‘« écrivain », je suis mandaté, dans le cadre du centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre, par la « Commission Citoyenne de la Transversalité multiculturelle et le Souvenir Solidaire » de recueillir des textes afin d’illustrer nos différences et notre unité mémorielle ». -« C’est quoi ce truc, je n’y comprends rien » -« C’est une invention de Macron, il doit savoir ce que c’est » -« Bon asseyez vous et restez silencieux je continue, il faut que tout soit fini pour le 11 Novembre »
Ma Tante Soizic était menue et offrait encore un visage fin et rieur c’était une belle femme elle était un mélangecurieux de femme du monde parisien qu’elle avait fréquenté un temps assez court, et de femme dévote aux idées sociales et religieuses antédiluviennes. Cette absence de connaissance des réalités du Monde tenait au fait qu’elle resta le reste de sa vie en Basse Bretagne : Au manoir de Kervraz-Lanvullin.
En Bretagne, la seule attaque sérieuse contre notre foi confite a eu lieu à Tréguier où l’Antéchrist Renan a répandu des idées sataniques. Si vous passez à Tréguier, allez saluer le buste d’Ernest Renan qu’un pouvoir sacrilège a édifié par provocation devant l’Eglise, et descendez près du Jaudy admirer le « Calvaire de la Réparation » censé laver les péchés Renaniens !
En ce temps là, l’appariement de jeunes gens d’une certaine société, en vue du mariage consécutif se faisait aux bals des Grandes Ecoles ou dans des petits gouters guet-apens organisés par des « Marieuses ». Vous constatiez que la Maitresse de maison avec invité plusieurs couples et comme par le fait du hasard une seule Demoiselle et un seul jeune Homme. Pas trop dupes, ils engageaient la conversation et se mariaient. (Cette phrase est un peu sèche, mais c’est une relation de cause à effet, les choses se passaient ainsi à cette époque. Nul besoin de remplissage à la Christian Jacq entre « la rencontre fortuite » et le mariage)
Les bals ! Le plus prestigieux était le bal de l’X. Pour les Polytechniciens, souvent issus de milieux très modestes, c’était le moyen de rencontrer des jeunes filles de la bourgeoisie parisienne. Les Demoiselles pouvaient rencontrer la fleur de l’intelligence française, promise à des situations les plus élevées.
Cette année là, 1913 ? Un jeune Lorrain, fils de paysan de la région de Thionville danse au bal de son Ecole. Il l’avait intégrée après avoir été le héros d’une belle histoire classique en France : Un « hussard noir de la République », son instituteur l’avait remarqué parmi tous les petits paysans, ses élèves. Le Lorrain avait une intelligence très au dessus de la moyenne ses parents sont convoqués, le « hussard » leur explique les perspectives de l’enfant et les projette dans un monde totalement inconnu pour eux. Tout fiers, ils laissent l’Instituteur placer leur fils dans « l’ascenseur social » et la République paye pour la montée.
Ainsi arrivait en continu à la tête de l’Etat, aux Affaires ou dans l’Industrie, des gens simples, très proches des réalités quotidiennes, durs au travail, d’une grande éthique, ayant le sens du service de l’Etat, et surtout ayant du sens pratique.
Aujourd’hui l’ascenseur est cassé et personne ne s’est avisé de le réparer. Ainsi les jeunes gens de bon sens issus des milieux modestes sont remplacés par les enfants consanguins de la bourgeoisie parisienne endogame, aux plus hautes fonctions par cooptation, après être passés par l’Ecole du Baratin Policé. Le bon sens déserte les hautes sphères, l’éthique laisse à désirer, et qui sert on ? Les nouveaux maîtres sont occupés à nourrir un monstre avide : L’Etat, ou à enrichir leur caste. Où sont les grands chantiers d’antan et les grandes ambitions ? Les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique, même disparaissent des instances dirigeantes peu à peu.….
Notre Lorrain s’appelait Lothaire, il a remarqué ma Tante, la jeune beauté. Comme je connais la gentillesse de Tante, le Lorrain n’a pas du se faire violence pour la demander en mariage. Ils se sont mariés la Lorraine prenait pied chez la Bretagne ! Mon Grand Père, pourtant homme très réservé ne cacha pas son approbation et son bonheur à l’arrivée de ce gendre lorrain et il l’adopta sans réserve. Celui ci reçut le meilleur accueil de ses beaux frères et de sa belle sœur. Ma Grand Mère a certainement du expliquer à sa fille à quoi s’attendre de la part de son Mari. Les choses de la Nature ne faisaient pas l’objet de publicité en Basse Bretagne en ce temps là, l’Eglise et Mr le Recteur jetaient peut être un voile suspect sur ces choses.
Hélas, les coups de feu de Sarajevo ont provoqué la conflagration que l’on connaît. Tous les jeunes hommes ont été mobilisés. Le Lorrain, Polytechnicien, était de ce fait Lieutenant. Il prit donc un commandement d’une unité dans les Vosges, en Alsace, province sœur de sa Lorraine natale.
A ce point du récit que je convoque Blaise Cendrars, Maurice Genevois, Erich Maria Remarque, Stanley Kubrick pour témoigner de cet événement.
Mon voisin aux cheveux jaunes s’agite et me pousse du coude : - « Hé, Zorba ! Je ne suis pas mandaté pour le comité machin chose…. »
- « Laisse moi écrire, je ne m’en sors pas » - « Je suis la Mort, chez toi en Bretagne on m’appelle l’Angkou, mais calme toi ! Je ne viens pas pour toi. J’ai appris que tu écrivais une bio sur un Lieutenant, alors je t’interdis d’écrire quoique ce soit sur son salut ou sa résurrection, sinon ton disque dur va mystérieusement crasher. Il y en a d’autres qui m’ont bravé, ils ont du tout recommencer »
- « ………………………….. »
- « Tu sais Zorba, tu me fais marrer avec ta marotte de travailler à l’Hôtel de la Marine. Je peux t‘aider à y aller : A l’étage des Amiraux on recherche un Monsieur PiPi, comme pour Amélie Nothomb au Japon. Ah Ah Ah Ah.. »
- « ………………………………. »
- « Eh puis tu sais je connais la femme de chambre d’Ornella Mutti, je vais lui dire qu’elle à un Amoureux transi, futur Homme Pipi, au Ministère de la Marine, Ah Ah Ah Ah, je me tiens les côtes, elles vont tomber »
- « Laisse moi, et ne compte pas sur moi pour les remettre »
- « Hé doucement Monsieur le nouveau Majordome maritime, si tu veux que j’anticipe notre ultime rendez vous avec moi, dis le moi! Et pas de bêtises sur ton texte, je pars chez Ornella Ah Ah Ah Ah Mr Zorbamuti de la Marine française !!
C’était déjà la guerre de tranchées, l‘unité du Lieutenant en occupait une section.
A l’Etat Major général des Armées, le Général en chef consulte les cartes et s’attarde sur le front d’Alsace. Il lance à tout l’aréopage de ses Aides de camps et collaborateurs : -« Que fait Dubois dans les Vosges ? » -« Le secteur est calme, mon Général » -« On ne va pas s’endormir, allons réveiller les Allemands las bas ! Mon Instructeur à l’Ecole de Guerre insistait: « Offensive, Offensive, toujours l’Offensive. Notre Armée excelle dans l’attaque, montrons nos atouts; il faut bousculer les Allemands, ne pas leur laisser un jour de répit nous finirons par percer un jour. Dites à Dubois de monter quelque chose et de nous le soumettre il aura le droit à de l’artillerie supplémentaire ».
Plus tard le Lieutenant Lorrain est convoqué ainsi que tous les autres Lieutenants et Capitaines de cette partie du Front des Vosges à une réunion du Général Dubois. Celui ci annonce d’un air martial que les troupes sous ses ordres allaient lancer qu’une grande offensive dans 20 prochains jours. « Je compte sur vous, Messieurs, le Grand Etat Major a les yeux sur nous nous ne pouvons pas faillir. Messieurs les officiers, allez préparer vos hommes pour le grand jour ».
Le Lieutenant Lorrain avait analysé le dispositif allemand, la déclivité du terrain, les obstacles visibles et ceux qu’il supputait. L’équation « Assaut » n’avait pas de solution car il savait qu’il n’y aurait aucune chance pour lui et ses Chasseurs d’atteindre les lignes ennemis en nombre suffisant et supplanter l’ennemi si les mitrailleuses n’étaient pas neutralisées. Elles étaient escamotables très rapidement: « Le grand jour » serait nécessairement son dernier jour !
Une autre pensée lui vient immédiatement à l’esprit : Si cette attaque est absurde, lui et ses hommes seront sacrifiés inutilement. Ce sentiment du sacrifice inutile lui semble odieux. Pourtant il n’exprime aucune révolte qui serait pourtant légitime. Il est pénétré du sentiment de servir les valeurs de son Armée sont les siennes.
Regardez le cas du Capitaine Dreyfus : Il a subit l’affront majeur pour un soldat, celui du déshonneur pire que la mort. Il est dégradé lors d’une cérémonie bien mise en scène pour frapper les esprits de la Nation entière : son sabre est brisé. On le condamne au bagne. Après sa réhabilitation, que fait il ? Il sert son drapeau à nouveau !
Jusque là, pour le Lieutenant lorrain, sa trajectoire personnelle décrivait plus ou moins une courbe y=3+sin x avec des hauts et des bas. Jamais elle n’avait l’occasion de décrocher et de toucher la droite y= 0 où rodait la Mort, puisqu’il n’avait été impliqué dans un aucun engagement.
Imaginez vous, jeune homme, jeune marié, promis à une mort certaine et inutile. Vos perspectives s’effondrent. Soudain vous êtes basculé dans la catégorie des vivants en sursis et vous êtes embarqué sur le toboggan mortifère de l’équation : y= 1/x avec x positif
Cette terrible courbe était la branche d’hyperbole du désespoir, elle décroissait de jour en jour pour aller asymptotiquement vers y=0, la droite de la Mort. Pourtant on doit parler de décroissance asymptotique et non de « quasi » croisement avec y=0. Ce « quasi » vous vaudrait un zéro en Maths Sup. Il restait une incertitude résiduelle toujours s’amenuisant et cela jusqu’à la fin des temps. Comme causes d’incertitude on pouvait avoir :
-Une maladie grave du Lieutenant, le rendant indisponible pour l’assaut.
-Un message du Président Poincaré envoyé au Kaiser en ces mots: « Arrêtons les conneries, je vous invite à un picnic de réconciliation sur la ligne de front, nous faisons la Paix, et gommons Sarajevo»..….
-Jésus revient sur Terre et interroge : « Que faites vous en mon nom »……
-Le char d’assaut vient d’être inventé secrètement, il va livrer son premier combat en conséquence les assauts d’Infanterie sont ajournés. Il ne fallait pas rêver, ces raisons devenaient de plus improbables, 1/x se rapprochait dangereusement de y=0.
Le Lieutenant lorrain était intimement persuadé de sa fin prochaine. C’est ce qu’il dira à son Beau Père et c’est ce qui m’a été rapporté. Avant la grande attaque, on lui offre une permission un convoi du Train le conduit à la gare il commence son voyage vers Kervraz- Lanvallin.
Comment vit il ses derniers jours avec sa jeune épouse, avec ses parents ? Que se communique-t-on dans leur dernière étreinte ? Je m’interdis de faire du Christian Jacq ! A cet instant du récit je me félicite lâchement de n’avoir pas eu à expérimenter ces situations. Mais je salue la mémoire de ma chère tante et de mon cher oncle, ces admirables héros inconnus.
Lothaire fait des adieux sobres les regards sont lourds mais n’affichent aucune faiblesse. Il monte dans la calèche, elle s’éloigne sur l’allée bordée de chênes. Il est maintenant redevenu le Lieutenant Lorrain et uniquement cela. L’époux et amant, le gendre, le beau frère sont restés à Kervraz, tous ces qualités peuvent maintenant faire l’objet du culte du futur disparu. C’est dit ! Le Lieutenant Lothaire ne se retourne pas, il est droit sur son siège. Cela aussi m’a été rapporté. Homme de devoir, fidèle à son Armée, il part pour sa dernière mission.
Jour J , H-5 minutes, dans la tranchée, le Lieutenant Lorrain ne s’attendrit pas sur son sort, il a réglé sa montre sur celle du Colonel, il convoque ses Sergents et Adjudants, ces chiens bergers des Armées qui mordent les tièdes. Les hommes ont reçu leur ration exceptionnelle de gnole, cette divine boisson aide le condamné à mort militaire ou civil à affronter son supplice. Le Lieutenant sort son pistolet dont il doute d’avoir à se servir, il met son sifflet aux lèvres et siffle, il franchit les premières marches du parapet et s’élance en criant « En avant, pour la France, pour vos familles ! »
En face les Allemands ne tardent pas à réagir, ils avaient été copieusement arrosés par une préparation d’artillerie intense c’est un signe qui ne trompe pas. Les Jägers sont déjà en position et font feu deux Maxim crépitent. Le Lieutenant a juste le temps de penser : « On n’a pas eu les Maxim ! » Les assaillants français sont fauchés méthodiquement, vague par vague on ne dépasse pas des Maxim !
Le Lieutenant a reçu deux projectiles, il conserve deux secondes de conscience, et son âme s’envole au pays des Braves. Sa vie décroche de la courbe 1/x flirtant toujours avec l’asymptote y=0, où la Mort rode en parcourant -l’infini à +l’infini, à une vitesse inconnue dans notre Monde. (Je sais que c’est impossible de parcourir ce chemin, mais la Mort, elle, peut le faire)! Sa vie déclinante attrape une des droites x = Constante et frappe avec violence la droite y=0, même si le chemin à parcourir est infime.
La Mort cueille le Lieutenant Lothaire, Lorrain, Polytechnicien, fils de paysans, fils adoptif de Bretagne, et Etre noble, en grinçant des dents de plaisir. Elle ne s’attarde pas tant elle a une belle moisson offerte par les deux « Maxim ». La Mort lance un hurlement à l’adresse des malheureux qu’elle a recueillis :
« Vos officiers, vieilles badernes, sont trop cons ! le travail est trop facile, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah ! J’adore la « Maxim », il faudra que je rajeunisse mon image, finie la faux, je poserai en tenant une « Maxim » dans les bras. Remarquez quand je travaille sur les assauts allemands, votre canon de 75 ne pardonne pas non plus».
Notice Wikipedia sur la « Maxim » : « Sa puissance de feu, considérable pour l'époque, en fit une arme redoutable qui a permis de stopper de nombreuses charges d'assaillants ».
L’Etat Major n’aurait sans doute pas été ébranlé dans ses certitudes en lisant cette note. Dommage, j’aurai peut être conservé deux oncles.
La Mort est partie sur un autre front; les infirmiers tentent de récupérer morts et blessés, les convois sanitaires pathétiques partent pour l’Arrière avec leur lot de malheureux pleins de bandages ces malheureux qui étaient des jeunes gens une heure plus tôt. Des infirmières, surement des Lorraines parmi elles, prodiguent soins, paroles affectueuses de douce féminité, ou de Mères, montrant la merveilleuse ambivalence de la Femme.
Le scribouillard du régiment commence sa comptabilité macabre pour le rapport à l’Etat Major.
Le Général Dubois est un peu gêné par l’échec de l’action qu’il a ordonnée. C’est moche pour les hommes et un peu négatif pour sa carrière: -« Oui il y avait très peu de chances, mais l’artillerie n’a pas fait son travail en ne neutralisant pas les Maxim. Enfin les Hommes se sont bien battus » (Tu parles, ils ne se sont pas battus, ils n’ont pas pu atteindre la ligne ennemie !).
-« Vous me faites un petit communiqué un peu ronflant, pour le Général en Chef , comme vous savez les tourner» dit Dubois à son Aide de Camp.
-« J’en ai déjà préparé un : « Le 123 ème Chasseur a montré de façon éclatante face à l’ennemi, sa résolution, son esprit guerrier et sa bravoure légendaire. L’ennemi a été bousculé en plusieurs endroits par cette action résolue » »
-« C’est pas mal, envoyez le !»
La folie touche les Allemands On se prête souvent à l’auto flagellation, et on porte aux nues tout ce qui se fait outre Rhin. Voici un petit épisode qui bat en brèche ce culte démesuré : Lors d’une émission de TV, alors que la France ne comptait plus que 10 survivants de la Grande Guerre, l’un d’eux raconte son combat : Il était servant d’une mitrailleuse, installée devant un petit ruisseau creux. Lui et son unité sont attaqués par les Allemands il tire sans fin et voit le ruisseau se combler de corps à la fin du tir il n’y avait plus de creux et plus d’assaillants ! Ainsi un gradé allemand a laissé toute une unité se faire détruire, malgré la vanité de l’action. Sans doute est ce du à l’obéissance aveugle aux ordres, valeur essentielle en Allemagne. Le gradé est allé jusqu’au bout de l’absurde, mais au moins on n’aura pas pu lui reprocher une désobéissance aux ordres. Cet épisode dépasse la fiction qui aurait pu inventer une histoire aussi stupide ? Je pense qu’il serait intéressant de ressortir un jour l’interview pour se pénétrer de la véracité de l’incident.
Le record de bêtise chez les Français
Je peux apparaître comme un amateur, sans connaissance aucune de l’Art militaire et refaire la bataille confortablement installé chez moi. Je me permets de faire ces commentaires, car il n’est pas besoin d’être expert pour signaler l’absurdité de certaines situations : Ainsi le Général Nivelle, polytechnicien fait un plan léché pour percer les lignes allemandes au « Chemin des Dames ». Son plan détaille la progression future des troupes assaillantes heure par heure. L’heure a laquelle les Allemands partiront en débâcle, est donnée aussi surement que la solution d’une équation. Ce plan est une belle construction intellectuelle. Pour avoir toutes les chances de son coté, le Général fait venir plusieurs grosses pièces d’artillerie formidables. A l’heure dite un déluge de feu s’abat sur les lignes allemandes…. Il ne s’est trouvé personne pour dire au Général Nivelles que la cote du « Chemin des Dames », en France donc, comporte des grottes où les Allemands se sont réfugiés en attendant que cela se passe !
Pour conclure sur ces épisodes de folie militaire, j’ai lu récemment un article d’un expert militaire affirmant que ces grandes charges étaient vaines. Si une première ligne est emportée, la seconde ligne prend le relais défensif presqu’immédiatement. La sagesse aurait voulu d’attendre de nouvelles armes comme les chars et conserver précieusement le potentiel humain.
Tout est fini, les équations des courbes mathématiques régissant la vie du Polytechnicien mort, sont répandues sur le sol, déversées depuis sa besace ouverte.
La Bretonne, ma gentille Tante a reçu la visite du facteur la famille partage le deuil avec la dignité des gens de ce temps là. Mon grand père avait déjà perdu un fils juste de l’autre coté de la Lorraine en Belgique. Ce patriote était employé de banque à New York il était revenu à l’appel de son Pays, on l’avait habillé de rouge, cible voyante, et il avait rencontré un projectile de Maxim. Il est enterré à la limite de la France, de la Belgique et du Luxembourg dans un cimetière allemand. Les Allemands n’ont pas fait le nécessaire pour l’inhumer avec un signe de reconnaissance, il est devenu « soldat inconnu ». Qu’a t il apporté aux armées françaises ? Rien ! Encore, si on avait pu dire à sa Mère, ma Grand Mère que son engagement et son sacrifice avait à son échelon, contribué au succès de nos Armées, qu’il avait participé à une action telle que prendre une tranchée ou un pont, cela aurait été une petite consolation et une fierté. Je vois encore son certificat de décès sous verre avec la médaille militaire dans la chambre de ma grand-mère à Kervraz.
Tante Soizic commence un deuil de près de 60 ans, à porter du noir, et d’afficher sa fidélité à son Lorrain. Elle est prête à traverser la vie en solitaire, dans le souvenir de ces moments si courts passés avec son être cher. Elle aussi est cassée en pleine jeunesse. La vie va être morne à Kervraz.
Le Lieutenant avait laissé une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit à tout hasard. Il avait quitté sa femme, sans qu’elle ne manifeste aucun signe avant coureur qu’elle abrite une vie nouvelle : Retard, nausée, démangeaison mammaire, exigence pressante d’un Kuing Amann à la farine de sarrazin à 2 heures du matin…Aucun petit palabre entre les initiées n’avait été détecté dans les couloirs de Kervraz. Lothaire aurait tellement eu besoin de réconfort en partant vers son destin, en pensant qu’il laisserait un enfant, trace de son passage. Ce réconfort lui a été refusé.
Ma Tante n’y entend rien en mathématiques, et l’exponentielle lui est totalement étrangère. Cette courbe est assez exceptionnelle : Dans les x négatifs, elle tangente asymptotiquement y=0, la droite de la mort. Depuis le fond des âges et au delà, la Vie et la Mort, dans les x négatifs, parcourent leurs courbes respectives, presque à touche-touche, elles se sentent, elles se haïssent, mais ne peuvent se toucher. La Mort ne peut s’élever de la quantité infinitésimale qui la sépare de la Vie, pour l’agripper, la déchirer. Les mathématiques l’interdisent strictement. Alors il reste les râles de haine et d’invectives. Soudain en touchant x=0 la Vie s’élève d’un coup au point (0,1), et s’éloigne de sa rivale rampant toujours sur y=0. Elle peut continuer sa course et jaillir dans les hauteurs, si et seulement si, elle peut embarquer dans les x positifs une microscopique formation de Vie que l’on trouve chez les femmes qui réclament du Kuing Amann à 2 heures du matin. Alors la courbe, jaillit dans les hauteurs infinies« de façon exponentielle ». La Vie triomphe !
Revenons en arrière : Kervraz étant au bord de la mer, ma Tante comme beaucoup d’autres femmes de la région, abritait un chantier naval fabriquant des petites nacelles l’activité était assez paresseuse : La porte du chantier s’ouvrait tous les 27, 28 ou 29 jours pour laisser passer l’esquif tout neuf. Mon oncle, dans ses effusions, déposait vague après vague des armées de braillards, aux grandes chemises marquées en gros X ou Y, près du chantier. Cette multitude naviguait en ondulant leurs queues pour la propulsion et elle avait été formée pour naviguer sur les nacelles. Mais aucune n’était annoncée dans ces cavernes immenses : La porte du chantier restait désespérément close. Alors vague après vague 3, 6, 9 Milliards de braillards hurlant, faisant un bruit d’enfer, s’étiolaient petit à petit sur ces rivages étranges. Le silence revenait jusqu’à la prochaine visite.
Un jour le chantier ouvrit , sans préavis, sa porte et libéra une nacelle par chance mon Oncle avait renouvelé sa petite armée. La clameur monta à son comble, tout est agitation, pugilats. Imaginez une place ou parfois deux dans la nacelle pour 3 milliards de postulants. ! On approche de la nacelle, un X monte à l’assaut, il est presqu’installé c’est alors qu’un Y s’est retourné et lance sa queue de propulsion comme un lasso pour attraper le X déjà à bord et l’arrache violemment de l’esquif. Un Y avait anticipé la manœuvre, il est déjà prêt en ayant enroulé sa queue sous lui comme un ressort, et se propulse dans la nacelle en grillant la politesse au lanceur de lasso.
La nacelle très automatisée, ferme ses écoutilles immédiatement, asperge les 3 Milliards moins un, braillards d’un spray pour les éloigner. Le Y gagnant a eu le temps de lancer par l’ouverture aux perdants : « Je saluerai la Place Stanislas pour vous ! »La nacelle et son occupant commençe son voyage dans grandes grottes et s’accroche à une paroi qui recelait une station service ultra moderne. Pour la suite de l’histoire de la nacelle et de son occupant, reportez vous à vos livres de sciences naturelles.
Le conseil des initiées et expertes de Kervraz (Marijo, la vieille bonne bretonne en faisait partie) chuchotaient et se mirent d’accord sur le fait qu’un occupant avait pris place chez ma Tante, d’autant qu’il manquait une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit. Pourtant ma Tante n’avait pas osé demander un Kuing Amann à son Père ou à son jeune Frère à une heure indue. Fortes de leur expertise, elles décident d’annoncer la nouvelle aux hommes de Kervraz. Ainsi le Manoir avait laissé partir une Vie, une nouvelle jaillit. Le Lorrain continuera à se perpétuer.
Cet incident que mes investigations ont mis en lumière vous montre que votre vie se décide en un temps infime : Ma Tante a failli avoir une descendante de Lorraine, douce et aux beaux cheveux blonds. Au lieu de cela, par une manœuvre brutale et sournoise que j’ai eu le privilège de découvrir, ma Tante a élevé un grand gaillard blond, à la carrure de bucheron. Elle a été vite dépassée par l’individu moralement et physiquement. Elle ne fait pas le poids ! Cela m’étonnera toujours de voir de frêles Mamans entourées de géants.
Il était très bricoleur : il a par exemple inventé un système avancé de détection du passage maternel la nuit. Ainsi il pouvait éteindre sa lumière à temps et faire semblant de dormir. Il devint Pilote militaire. Avec la carrure, les yeux bleus et l’uniforme il moissonna beaucoup de femmes de Bretagne et d’ailleurs. Il passa des soirées entières dans les bistrots et cabarets de France et d’Afrique. Sa Mère levait rarement le nez de son missel, et n’avait pas pris conscience de son activité affective, et savait elle seulement ce qu’était un cabaret ? Le grand Lorrain se marrie à une Bretonne enjouée. La Vie enfourchant une Exponentielle ne fait pas de pause ! Deux petits fils naissent, l’un brun : le Breton? Et l’autre blond : Le Lorrain ? Ce dernier un garçon très solide à l’image de son père. Mais il est plus fin que son Père, il est extraordinairement beau de l’enfance à l’âge adulte ! D’habitude je ne m’attarde pas sur la beauté des hommes, tout au plus je ressens une petite pointe jalousie, puisque tout est plus facile pour eux avec les Filles.
L’un des petits fils du Lorrain, le Breton se marie : Après la messe, Kervraz s’ouvre à une très belle réception où du beau monde de Bretagne est convié. La joie nous tourne la tête, particulièrement celle de « l’Apollon Lorrain ». Il est entouré des plus belles filles de la région, habillées de si belles robes et aux coiffures magnifiques, se déhanchant, dansant, s’abandonnant au plaisir de la fête. Elles avaient aligné le grand jeu de la séduction féminine et ne quittaient pas d’une semelle l’Appolon. Les femmes affichent rarement leur concupiscence je ne doute pas que leurs têtes soient traversées par des orages sentimentaux. A Kervraz, l’une d’elles devait tirer le gros lot : Mon cousin, tant les yeux brillaient et les petits rires fusaient. Ces demoiselles et Apollon riaient, jouaient, dansaient, nulle doute qu’un petit angelot, fesses nues était en train de bandait son arc pour le compte de la Vie juchée sur son Exponentielle.: Une nouvelle dynastie bretonno-lorraine allaient être crée. Ces belles filles étaient vraiment émoustillées. Combien de fois avait elles vu un gars pareil, avec une telle carrure, un tel esprit, une telle gentillesse et une telle gaité. Pensez à Mick Jager, à Adamo, et à Frantz Listz….Ils ont passé leur vie entourés de femmes en émoi, ils ont pu vivre une vie de sultan oriental sans faire d’efforts. Aux autres le long chemin de la séduction, de la naissance de l’Amour…Quoique maintenant on prend des raccourcis.
Mon cousin, ce tellement beau cousin, vient vers nous. Nous nous attendions à le voir, tel un homme à la joie de vivre décuplée par la fête, sûr de sa virilité, gonflé d’ivresse à la joie future de partager des instants délicieux avec une belle femme, de gouter aux traits si particuliers, si déroutant et si enchanteur de la féminité. Au lieu de cela, il nous assène un piteux : « Je ne peux pas ». Nous étions désolés pour lui, car en plus d’être beau, il était très famille. Est ce un caractère breton ou lorrain ? Nous l’aimions beaucoup et il était un cousin charmant.
J’ai compris ce jour là les ressorts de l’homosexualité et de l’impossibilité de désirer une personne du sexe opposé : Nous sommes tous soumis à une sécrétion d’hormone. Si l’on pense : « Quelle belle fille ! » Un jet d’hormone se déclenche en nous. A « Je l’ai dans la peau » Là un cocktail puissant envahit notre organisme. A « Elle me rend fou » toutes les hormones en stock sont envoyées. J’abandonne la description du mécanisme, car il va vite s’emballer et je n’aurais pas de mots assez forts pour le décrire. Le pauvre garçon avait en stock d’autres hormones pour d’autres desseins. Nous avons rencontré son autre dessein : On dit que les extrêmes s’attirent, c’est la réalité : Son autre dessein était un homme encore assez jeune, haut fonctionnaire que Jean Edern Hallier aurait décrit comme un « Colin froid ». Les desseins de la nature sont surprenants : Finies les jeunes filles, avec des rubans dans leurs longues coiffures, endiablées et tout désir dehors, à la fête à Kervraz . Cette triste fin est due à un petit jet absent d’hormones ! On peut aimer un Colin froid mais ne me demandez pas la mayonnaise. Coup dur pour la descendance du Lorrain, la Vie décroche de son Exponentielle porteuse pour s’accrocher à une nouvelle Exponentielle la Vie ne prend qu’un léger retard, oublié dans deux générations. La Mort n’a même pas le temps de lancer un sarcasme.
Je peux en témoigner de la persistance de la Vie et du jaillissement de l’exponentielle. Sa dérivée est follement positive: Il y a mariage à Kervraz à nouveau. Les Cousins de Lorraine reviennent, lointains cousins maintenant. A ce nouveau mariage d’un arrière petit fils du Lorrain, la fête continue. Je suis entouré par sa nombreuse descendance. L’un joue a cache-cache avec ses cousins, ou une autre joue à la poupée, d’autres s’essaient à la drague. Par contre l’endogamie naturelle bretonne sévit: Les têtes blondes ont disparues, les gènes lorrains ont été submergés par ceux de Bretagne. Mais tous les enfants présents portaient encore son nom.
Bonjour,
Mon mari et moi envisageons un séjour dans la région de Strasbourg à la mi-décembre 2014 pour visiter les marchés de Noël (vieux rêve d'enfant pour moi) et découvrir les villes de Strasbourg, Colmar et peut-être quelques villages typiques aux alentours.
Nous habitons la région toulousaine, et pour le moment, nous ne savons pas quelle formule adopter :
* par avion sur Strasbourg pour 4 jours minimum mais les déplacements seraient alors limités aux alentours * ou en voiture sur une semaine par exemple mais la route est longue et surtout quid de la météo (neige, verglas ???)
Est-ce que l'une ou l'un d'entre vous pourrait SVP nous conseiller sur une option et un itinéraire possible, sachant que nous ne connaissons pas du tout l'Alsace ? Nous avons compris que le marché de Strasbourg sera très touristique, mais il nous semble toutefois un "incontournable". C'est pour cela que nous aimerions également voir des endroits plus authentiques.
Je vous remercie par avance de vos commentaires et avis qui m'aideraient à élaborer un programme et à y voir plus clair dans mes choix.
Cordialement, Françoise
Mon mari et moi envisageons un séjour dans la région de Strasbourg à la mi-décembre 2014 pour visiter les marchés de Noël (vieux rêve d'enfant pour moi) et découvrir les villes de Strasbourg, Colmar et peut-être quelques villages typiques aux alentours.
Nous habitons la région toulousaine, et pour le moment, nous ne savons pas quelle formule adopter :
* par avion sur Strasbourg pour 4 jours minimum mais les déplacements seraient alors limités aux alentours * ou en voiture sur une semaine par exemple mais la route est longue et surtout quid de la météo (neige, verglas ???)
Est-ce que l'une ou l'un d'entre vous pourrait SVP nous conseiller sur une option et un itinéraire possible, sachant que nous ne connaissons pas du tout l'Alsace ? Nous avons compris que le marché de Strasbourg sera très touristique, mais il nous semble toutefois un "incontournable". C'est pour cela que nous aimerions également voir des endroits plus authentiques.
Je vous remercie par avance de vos commentaires et avis qui m'aideraient à élaborer un programme et à y voir plus clair dans mes choix.
Cordialement, Françoise
Que voir en Champagne-Ardenne ?
Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).
La Champagne-Ardenne est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements des Ardennes (08), Aube (10), Marne (51), Haute-Marne (52).
1- ARDENNES (08)Abbaye Notre-Dame de Sept-Fontaines : c'est une abbaye du XIIe siècle située à Fagnon.Aouste : petit village connu pour son église fortifiée du XVIIe siècle.Charleville-Mézières : à deux pas de la Belgique, la ville de Rimbaud est aussi la préfecture des Ardennes. Elle possède un assez joli centre-ville.Château de Montcornet : les vestiges d'une forteresse médiévale dans la commune du même nom située au nord du département.Fort des Ayvelles : c'est une forteresse construite en 1876 située à Villers-Semeuse, à la périphérie de Charleville-Mézières.Givet : ville frontalière et port fluvial sur la Meuse, Givet est connue pour abriter le Fort de Charlemenont en partie édifié par Vauban qui domine la petite citée aux ruelles étroites.Mouzon : ville fortifiée avec une abbatiale gothique du XIIe siècle.Rethel : cette sous-préfecture est aussi la troisième ville des Ardennes.Rocroi : grosse bourgade connue pour la bataille qui s'y déroula en 1643. Elle est entourée de fortifications qui lui confèrent un certain charme et en font un des sites les plus visités de la région.Sedan : la ville construite le long de la Meuse abrite une des plus grandes forteresses médiévales d'Europe.Patrimoine naturel Lac de Bairon : ce lac au sud de Charleville-Mézières est à la fois une petite réserve naturelle et une base nautique de loisirs.Parc naturel régional des Ardennes : c'est le dernier né des parcs français créé fin 2011. Il englobe un quart du département.2- AUBE (10)Abbaye de Clairvaux : abbaye cistercienne du XIIe siècle située à quelques kilomètres à l'est de Troyes sur la commune de Ville-sous-la-Ferté.Château de la Motte-Tilly : joli château du XVIIIe siècle dans la commune du même nom, sur la route de Troyes à Paris.Romilly-sur-Seine : c'est la seconde ville du département.Route des églises à pans de bois du pays du Der : une série d'églises à pan de bois des XV-XVIIIe siècle présentant un ensemble architectural exceptionnel et homogène réparties sur une quinzaine de communes de l'Aube, la Marne et la Haute-Marne. Troyes : la préfecture de l'Aube, seconde ville de la région après Reims, a un assez joli centre urbain.Patrimoine naturelParc naturel régional de la Forêt d'Orient : en périphérie de Troyes, une zone de forêts et de petits lacs (dont certains aménagés en base nautique comme le Lac d'Orient) dans laquelle on peut se balader ou observer les oiseaux.3- MARNE (51) Basilique Notre-Dame de L'Epine : belle basilique du XIIe siècle construite dans le petit village de L'Epine, à côté de Châlons.Châlons-en-Champagne : anciennement connue sous le nom de Châlon-sur-Marne cette ville moyenne est préfecture de département et de région. Elle possède un assez joli centre.Epernay : toute l'histoire de la ville est liée au champagne. Logiquement Epernay abrite de nombreuses caves, notamment souterraines, à visiter.Forêt d'Argonne : cette forêt faisant partie de l'Argonne abrite divers témoignages de la Première guerre mondiale lorsque l'endroit fut le théâtre de la Bataille de l'Argonne en 1915.Hautvillers : charmant petit village aux vieilles maisons et petites ruelles au coeur des vignobles de Champagne. C'est dans son église qu'est enterré le moine Dom Pérignon connu des amateurs de champagnes.Mondement-Montgivroux : la minuscule commune abrite le Monument national de la victoire de la Marne, de même qu'un petit musée retraçant cette bataille de la Première guerre mondiale.Reims : la capitale du champagne est la plus grande agglomération de la région. Outre pour ses caves, la ville est reconnue pour son architecture et divers édifices, notamment religieux, qui lui valent d'ailleurs d'être classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Route des églises à pans de bois du pays du Der : une série d'églises à pan de bois des XV-XVIIIe siècle présentant un ensemble architectural exceptionnel et homogène réparties sur une quinzaine de communes de l'Aube, la Marne et la Haute-Marne.Valmy : c'est dans cette commune qu'eu lieu la célèbre bataille de Valmy en 1792. Plusieurs monuments, dont le (faux) moulin, et statues sont là pour rappeler l'événement.Vatry : ce petit village à 150 km à l'est de Paris est désormais connu pour son aéroport "relais" des aéroports parisiens. Il est spécialisé dans le fret (quatrième plate-forme française) auxquels s'ajoutent quelques vols commerciaux. Patrimoine naturelLac du Der-Chantecoq : au sud-est du département, ce grand lac artificiel sert d'habitat à nombre d'espèces d'oiseaux. Il est également aménagé en base de loisirs (plages, activités nautiques) et est le second site le plus visité du département après Reims.Parc naturel régional de la Montagne de Reims : cette zone semi-naturelle, entre Epernay et Reims, est axée sur la production du champagne qui demeure la thématique de visite du parc. On peut également y randonner.4- HAUTE-MARNE (52)Abbaye de Morimond : une abbaye cistercienne du XIIe siècle à Parnoy-en-Bassigny.Chaumont : c'est la préfecture de la Haute-Marne.Colombey-les-deux-églises : c'est dans ce petit village que vécut longtemps le Général de Gaulle. Un mémorial y a d'ailleurs été inauguré en 2008 à côté de l'immense croix de Lorraine qui domine le bourg.Langres : cette sous-préfecture possède un ensemble de remparts et de tours impressionnants, ainsi qu'une citadelle, qui en font un des endroits les plus visités de la région.Route des églises à pans de bois du pays du Der : une série d'églises à pan de bois des XV-XVIIIe siècle présentant un ensemble architectural exceptionnel et homogène réparties sur une quinzaine de communes de l'Aube, la Marne et la Haute-Marne.Saint-Dizier : une des deux sous-préfectures du département. 5- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Ardennes : Givet; Rocroi.
Aube : Parc naturel régional de la Forêt d'Orient.
Marne : Forêt d'Argonne; Hautvillers;Reims.
Haute-Marne : Langres.
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La Champagne-Ardenne est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements des Ardennes (08), Aube (10), Marne (51), Haute-Marne (52).
1- ARDENNES (08)Abbaye Notre-Dame de Sept-Fontaines : c'est une abbaye du XIIe siècle située à Fagnon.Aouste : petit village connu pour son église fortifiée du XVIIe siècle.Charleville-Mézières : à deux pas de la Belgique, la ville de Rimbaud est aussi la préfecture des Ardennes. Elle possède un assez joli centre-ville.Château de Montcornet : les vestiges d'une forteresse médiévale dans la commune du même nom située au nord du département.Fort des Ayvelles : c'est une forteresse construite en 1876 située à Villers-Semeuse, à la périphérie de Charleville-Mézières.Givet : ville frontalière et port fluvial sur la Meuse, Givet est connue pour abriter le Fort de Charlemenont en partie édifié par Vauban qui domine la petite citée aux ruelles étroites.Mouzon : ville fortifiée avec une abbatiale gothique du XIIe siècle.Rethel : cette sous-préfecture est aussi la troisième ville des Ardennes.Rocroi : grosse bourgade connue pour la bataille qui s'y déroula en 1643. Elle est entourée de fortifications qui lui confèrent un certain charme et en font un des sites les plus visités de la région.Sedan : la ville construite le long de la Meuse abrite une des plus grandes forteresses médiévales d'Europe.Patrimoine naturel Lac de Bairon : ce lac au sud de Charleville-Mézières est à la fois une petite réserve naturelle et une base nautique de loisirs.Parc naturel régional des Ardennes : c'est le dernier né des parcs français créé fin 2011. Il englobe un quart du département.2- AUBE (10)Abbaye de Clairvaux : abbaye cistercienne du XIIe siècle située à quelques kilomètres à l'est de Troyes sur la commune de Ville-sous-la-Ferté.Château de la Motte-Tilly : joli château du XVIIIe siècle dans la commune du même nom, sur la route de Troyes à Paris.Romilly-sur-Seine : c'est la seconde ville du département.Route des églises à pans de bois du pays du Der : une série d'églises à pan de bois des XV-XVIIIe siècle présentant un ensemble architectural exceptionnel et homogène réparties sur une quinzaine de communes de l'Aube, la Marne et la Haute-Marne. Troyes : la préfecture de l'Aube, seconde ville de la région après Reims, a un assez joli centre urbain.Patrimoine naturelParc naturel régional de la Forêt d'Orient : en périphérie de Troyes, une zone de forêts et de petits lacs (dont certains aménagés en base nautique comme le Lac d'Orient) dans laquelle on peut se balader ou observer les oiseaux.3- MARNE (51) Basilique Notre-Dame de L'Epine : belle basilique du XIIe siècle construite dans le petit village de L'Epine, à côté de Châlons.Châlons-en-Champagne : anciennement connue sous le nom de Châlon-sur-Marne cette ville moyenne est préfecture de département et de région. Elle possède un assez joli centre.Epernay : toute l'histoire de la ville est liée au champagne. Logiquement Epernay abrite de nombreuses caves, notamment souterraines, à visiter.Forêt d'Argonne : cette forêt faisant partie de l'Argonne abrite divers témoignages de la Première guerre mondiale lorsque l'endroit fut le théâtre de la Bataille de l'Argonne en 1915.Hautvillers : charmant petit village aux vieilles maisons et petites ruelles au coeur des vignobles de Champagne. C'est dans son église qu'est enterré le moine Dom Pérignon connu des amateurs de champagnes.Mondement-Montgivroux : la minuscule commune abrite le Monument national de la victoire de la Marne, de même qu'un petit musée retraçant cette bataille de la Première guerre mondiale.Reims : la capitale du champagne est la plus grande agglomération de la région. Outre pour ses caves, la ville est reconnue pour son architecture et divers édifices, notamment religieux, qui lui valent d'ailleurs d'être classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Route des églises à pans de bois du pays du Der : une série d'églises à pan de bois des XV-XVIIIe siècle présentant un ensemble architectural exceptionnel et homogène réparties sur une quinzaine de communes de l'Aube, la Marne et la Haute-Marne.Valmy : c'est dans cette commune qu'eu lieu la célèbre bataille de Valmy en 1792. Plusieurs monuments, dont le (faux) moulin, et statues sont là pour rappeler l'événement.Vatry : ce petit village à 150 km à l'est de Paris est désormais connu pour son aéroport "relais" des aéroports parisiens. Il est spécialisé dans le fret (quatrième plate-forme française) auxquels s'ajoutent quelques vols commerciaux. Patrimoine naturelLac du Der-Chantecoq : au sud-est du département, ce grand lac artificiel sert d'habitat à nombre d'espèces d'oiseaux. Il est également aménagé en base de loisirs (plages, activités nautiques) et est le second site le plus visité du département après Reims.Parc naturel régional de la Montagne de Reims : cette zone semi-naturelle, entre Epernay et Reims, est axée sur la production du champagne qui demeure la thématique de visite du parc. On peut également y randonner.4- HAUTE-MARNE (52)Abbaye de Morimond : une abbaye cistercienne du XIIe siècle à Parnoy-en-Bassigny.Chaumont : c'est la préfecture de la Haute-Marne.Colombey-les-deux-églises : c'est dans ce petit village que vécut longtemps le Général de Gaulle. Un mémorial y a d'ailleurs été inauguré en 2008 à côté de l'immense croix de Lorraine qui domine le bourg.Langres : cette sous-préfecture possède un ensemble de remparts et de tours impressionnants, ainsi qu'une citadelle, qui en font un des endroits les plus visités de la région.Route des églises à pans de bois du pays du Der : une série d'églises à pan de bois des XV-XVIIIe siècle présentant un ensemble architectural exceptionnel et homogène réparties sur une quinzaine de communes de l'Aube, la Marne et la Haute-Marne.Saint-Dizier : une des deux sous-préfectures du département. 5- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Ardennes : Givet; Rocroi.
Aube : Parc naturel régional de la Forêt d'Orient.
Marne : Forêt d'Argonne; Hautvillers;Reims.
Haute-Marne : Langres.
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Dans le cadre d'un voyage en France en juin , je serai à Verdun vers la fin de mon voyage. J'aimerais faire une petite boucle en Belgique avant de revenir sur Paris.
Je disposerais de 2 jours, 2 nuits probablement . J'avais pensé aller à Bruxelles aussi mais ça peut être un peu serré et ferais l'objet d'un autre voyage.
Donc où passer en 2 jours ? Je veux déguster de bonnes bières , des frites . Je m'intéresse aux musées d'histoire , automobiles , avions . Les châteaux et beaux villages et villes a marcher. Et les belles route aussi . Je serai en voiture.
Merci.
Je disposerais de 2 jours, 2 nuits probablement . J'avais pensé aller à Bruxelles aussi mais ça peut être un peu serré et ferais l'objet d'un autre voyage.
Donc où passer en 2 jours ? Je veux déguster de bonnes bières , des frites . Je m'intéresse aux musées d'histoire , automobiles , avions . Les châteaux et beaux villages et villes a marcher. Et les belles route aussi . Je serai en voiture.
Merci.
Hello,
A la recherche de vols pour Figari (Corse sud) + probablement train, je rencontre beaucoup de difficultés!
Pour résumer, voyage trop long et trop couteux. Par exemple min. 2 escales + changement d'aéroport à Paris... AirCorsica semblait voler de Strasbourg (ce qui me conviendrait bien!) vers la destination choisie, juste que le site bug. De plus je ne suis pas vraiment parvenue à trouver les compagnies qui déservent cet aéroport.
Alors je sollicite votre aide, merci d'avance pour les réponses.
Amicalenent
A la recherche de vols pour Figari (Corse sud) + probablement train, je rencontre beaucoup de difficultés!
Pour résumer, voyage trop long et trop couteux. Par exemple min. 2 escales + changement d'aéroport à Paris... AirCorsica semblait voler de Strasbourg (ce qui me conviendrait bien!) vers la destination choisie, juste que le site bug. De plus je ne suis pas vraiment parvenue à trouver les compagnies qui déservent cet aéroport.
Alors je sollicite votre aide, merci d'avance pour les réponses.
Amicalenent
bonjour
Depuis le 01mai11, j’ai mis en place une collecte de montures pour « Lunettes Sans Frontières » au sein de mon entreprise, la Direction Générale Industrielle d’Air France avec l’aide de mon CE. Elle a pris fin le 31mai11. Environ 450 paires collectées.
J’envisage un défi personnel à caractère écologique et toujours humanitaire, en continuité de cette collecte. Acheminer la récolte au siège de la fondation Lunettes sans Frontières
41 rue du Général de Gaulle 68560 HIRSINGUE, en vélo et en solo, soit environ 500km !
N’ayant qu’un VTT typé compétition, je ne peux envisager ce périple avec.
Etatn donné que ce serait ma première grande aventure en vélo, sorte , aussi, de pélerinage personnel, je n'ai aucune expérience !
Est ce quelqu'un pourait me conseiller sur les choix de : vélo, remorque, itinéraires, couchage, repas, etc....
coté condition physique , je roule assez souvent en VTT , terrain surtout accidenté, je pratique le roller (deux fois les 24h du Mans) , les sports d'hiver (speed riding), le paramoteur, et tous les trucs "délires" comme monocycle, échasses urbaines, alti vélo, etc...
côté sponsor et aide, c'est le bide total !!! j'ai d'ailleurs un peu de mal à comprendre qu'une grande marque francaise de matériel de sport à renomée internationnale (que je ne citerais pas !), ne veuille pas prêter un seul vélo pour de l'humanitaire !!! ca, c'était pour se défouler !!!!!
en attente de vos réponses, je vous souhaite à toutes et à tous une bonne journée, un bon voyage et de grandes aventures !!!
franck 😉
Depuis le 01mai11, j’ai mis en place une collecte de montures pour « Lunettes Sans Frontières » au sein de mon entreprise, la Direction Générale Industrielle d’Air France avec l’aide de mon CE. Elle a pris fin le 31mai11. Environ 450 paires collectées.
J’envisage un défi personnel à caractère écologique et toujours humanitaire, en continuité de cette collecte. Acheminer la récolte au siège de la fondation Lunettes sans Frontières
41 rue du Général de Gaulle 68560 HIRSINGUE, en vélo et en solo, soit environ 500km !
N’ayant qu’un VTT typé compétition, je ne peux envisager ce périple avec.
Etatn donné que ce serait ma première grande aventure en vélo, sorte , aussi, de pélerinage personnel, je n'ai aucune expérience !
Est ce quelqu'un pourait me conseiller sur les choix de : vélo, remorque, itinéraires, couchage, repas, etc....
coté condition physique , je roule assez souvent en VTT , terrain surtout accidenté, je pratique le roller (deux fois les 24h du Mans) , les sports d'hiver (speed riding), le paramoteur, et tous les trucs "délires" comme monocycle, échasses urbaines, alti vélo, etc...
côté sponsor et aide, c'est le bide total !!! j'ai d'ailleurs un peu de mal à comprendre qu'une grande marque francaise de matériel de sport à renomée internationnale (que je ne citerais pas !), ne veuille pas prêter un seul vélo pour de l'humanitaire !!! ca, c'était pour se défouler !!!!!
en attente de vos réponses, je vous souhaite à toutes et à tous une bonne journée, un bon voyage et de grandes aventures !!!
franck 😉









