Discussions similar to: Histoire selle
FR
Petites fissures sur la surface d'une selle Brooks: est-ce normal?
Bonjour à tous !

En vue de ma randonnée prévue en Août, j'ai commandé et reçu une selle Brooks modèle B17. J'ai constaté qu'il y avait des petites fissures sur la surface (cf. la photo) et je me demande si c'est normal. J'espère que c'est juste dû au temps où elle a été stockée chez le marchand (Amsterdamer.fr), et que ça ne révèle rien sur l'état des fibres du cuir ^^

Merci de vos avis
Open
Histoire de selle
Ce post juste pour signaler que certains magasins , ceux qui vendent les vélos Specialized, proposent la mesure de l'écartement des ischions (largeur du bassin). En fonction de la mesure et de la description de la pratique ils vous orientent vers une selle de la marque sus nommée.

Et la c'est une révélation ! moi qui pensais que seul le cuir pouvait me convenir , j'ai acheté pour mon route une selle parfaitement adaptée à ma morphologie .

Meme au bout de 150km je ne souffre pas .

Je precise que je n'ai aucun intérêt financier à rédiger ce post .
Open
Quelle selle pour des fesses sensibles?
Salut à tous,

je viens de faire Bastia-Bonifacio en vélo. Là où j'ai le plus souffert c'est pas des jambes mais du C... Alors si vous avez des infos sur des selles confortables et qui le sont tout de suite sans avoir à les user sur 1000 kms je suis preneur. merci😎😎😎
Open
Mal de dos à vélo
Avez-vous mal au dos quand vous faites du vélo ou dans mon cas après la journée de vélo ? ( bas du dos )

Pensez-vous qu'en diminuant ou augmentant la distance selle <--> guidon, on puisse atténuer voire faire disparaître le problème ?

J'attends vos témoignages. Merci
Open
Itinérant à vélo à travers les Alpes
Bonjour à tous,

Je suis nouveau sur le forum. J'ai 17 ans, j'aimerais partir en vélo cet été, en Juillet. J'habite dans le vaucluse, tout prés d'Avignon, je connais déjà un peu les Alpes. Dingue de vélo route, je rêve de faire les grands cols alpins: iseran, galibier, izoard... Donc aprés avoir travaillé un mois du 15 juin au 15 Juillet je compte partir avec mon vélo route pour effectuer le trajet Saint Gervais - Avignon . J'ai imaginé prendre le train jusqu'à Saint Gervais Mont Blanc (j'y suis déjà allé l'année derniere passer une semaine). D'ici il me faut presque une journée de trajet en ter (départ 7h30 - arrivée 15h20). Mon but n'est pas de de rouler tous les jours. Je veux profiter, m'arreter 2 ou 3 jours dans les campings. J'ai déjà prévu plus ou moins ou je m'arrêterais (Megeve-Bourg Saint Maurice-Val d'Isere-St Jean de maurienne- Bourg d'Oisans-Briançon-Sisteron). Je passerais au bourg d'Oisans pour entre le 22 et 24 Juillet pour voir passer le tour à l'Alpe (et le départ le lendemain au bourg d'Oisans). Puis à Megeve et à bourg saint maurice je pense louer un VTT pour en faire avec les remontées (j'ai fait ça l'année derniere sur le domaine de Megeve déjà, j'ai adoré). A Val d'Isere je monterais l'iseran. A saint jean je monterais le Galibier. A briançon l'Izoard. J'ai un probleme qui se pose; le chargement. Mes etapes sont courtes et pas vraiment difficiles, mais porter un sac sur le dos ça risque d'être compliqué. Je tiens à partir avec mon vélo route car je n'ai pas d'autre vélo (a part un vtt mais pas question de faire les gds cols avec ça), et que c'est un super vélo (orbea carbone). Je sais que je peux mettre un porte bagages sur la selle mais bon est ce fiable? Je me pose aussi une question par rapport aux campings, est ce sécurisé d'arriver avec son vélo et où mettre son vélo la nuit? ON l'attache?

Merci pour vos conseils.

PS: J'ai prévu de partir seul car j'ai cherché desespérement quelqu'un pour faire ce voyage avec moi. Si cela interesse quelqu'un, vous pouvez me contacter à maffreolivier@hotmail.fr
Open
Compte rendu de la croisière "Douce Méditerranée" sur le Costa Pacifica du 27 janvier au 3 février 2013
Cr croisière douce méditerranée Du 27 janvier 2013 au 3 février 2013

Croisière prévu pour les 80 ans de ma mère Pour elle la première, pour moi déjà deux 1) en 2009 avec MSC la méditerranée, 2) en mai 2012 la mer baltique toujours avec MSC Nous étions donc toutes les deux. Cabine avec Balcon au pont 6 au centre du bateau Réservée sur le site « logitravel » en novembre 2012 1 er jour Marseille Embarquement à 14h Cabine 6275 L’embarquement se passe ainsi, lors de votre arrivée, vous allez vous inscrire, on vous donne un numéro ( 1 à 6) , votre carte costa, où se trouve votre nom , votre cabine, le nom de votre restaurant, ainsi que l’heure de vos repas et le numéro de votre table , une carte rouge ( taille identique à celle de costa) ainsi qu’ une fiche de votre état de santé à remplir et à rapporter au même endroit , vous ne pourrez pas embarquer si vous n’avez pas rendu la fiche de votre état de santé . Lorsque l’on appelle votre numéro, vous passez la porte d’embarquement, on vous prend en photo avec du personnels habillés en marin et la photo de la mer à l’arrière (cela commence) puis vous embarquez sur le bateau, au personnel d’embarquement vous présentez votre ticket d’embarquement et la carte costa , ils vous prennent en photo cette fois pour que vous soyez identifié sur la carte costa. Puis du personnel vous aide à trouver votre étage et votre cabine. Vous arrivez, bien sûr nos valises n’étaient pas encore arrivées, mais comme il est déjà 15h30. Nous sommes allées prendre une collation au self « la paloma ».pont 9. Selon son étage et la situation de la cabine dans le bateau, il faudra se repérer, car la Paloma se trouve au pont 9 arriére. Un petit bémol (par rapport à MSC), pour manger au self, pas de plateau , mais des assiettes certes grandes, mais vous ne pouvez pas tout mettre sur une assiette surtout les liquides, donc vous trouverez une place et vous serez certainement obligé de vous relever pour aller chercher un verre d’eau ou de jus d’orange, ou un café ou du thé. Regardez, au centre du self, il y a un escalier vous aurez la possibilité de manger votre collation à cet endroit, il y a beaucoup moins de monde, mais cela oblige de monter avec l’assiette et redescendre pour les boissons, nous, nous avons trouvé cela plus agréable tout au loin de notre séjour. (de plus vous vous trouvez au pont 10 avec des ascenseurs moins occupés). Donc retour à la cabine où nous avons trouvé nos valises, nous avons défaits celle-ci, il y a beaucoup de place dans la penderie, donc pas de soucis. Nous avons lu le « Today » qui était posé sur le lit, ce petit journal, est bien utilise pour tous les renseignements qu’il fournit, nous avons vu que nous avions un exercice de sauvetage à 16h30. Nous avons été à l’accueil qui se trouve au pont 3 au centre du bateau (ascenseurs panoramiques). Nous avions vu que notre repas était prévu au 2 ème service, vu l’âge de ma mère qui m’accompagnait, j’ai préféré être au 1 er service, donc il a fallu aller voir le maitre d’hôtel qui se trouvait au pont 3 devant le restaurant le my way et attendre notre tour pour changer l’ heure, éventuellement la place et le nombre de personne que vous souhaitez être à table ( nous étions nombreux à vouloir changer dans un sens ou l’autre) . Nous avions pris notre gilet de sauvetage, qui se trouve dans la cabine, dans la penderie, pour aller au point de rassemblement (écrit sur le « Today ») et rappeler au hautparleur. Nous il s’agissait du théâtre, nous avons donc écouté notre interprète française (Rachel) nous expliquer comme se déroulera notre séjour, puis nous avons été invités à rejoindre nos points de rassemblement pour le sauvetage, les points sont différents dépendants de l’emplacement dans le bateau. Avant de partir nous avons remis nos cartes rouges, indiquant de cette façon que nous avions participée à cette simulation. L’heure du premier repas à sonner et nous sommes donc allées rejoindre notre restaurant, le New York pont trois à l’arrière du bateau. Nous étions au centre du restaurant, donc bien dégagé, ce qui nous a permis pendant toute la traversée de profiter des animations du restaurant, Gala avec le capitaine avec l’équipage, la soirée italien, sans nous déplacer. Nous avons aussi découvert nos voisins 2 couples qui ne se connaissaient pas, nous sommes restées toute la traversée avec eux a table et nous nous sommes réellement apprécié (En principe à moins d’une demande express, nous sommes installées à table avec des personnes qui parlent la même langue que nous).Nous étions donc 6, un couple venant de Nice, et un venant de la région parisienne. Tous les repas ont été bon, il y a largement de quoi satisfaire les plus exigeant, nous avons commandé à tour de rôle du vin que nous avons partagé avec nos compagnons, nous avons demandé des carafes d’eau (servi gratuitement) vraiment de bons moments de partage avec nos compagnons (Valérie, Maryse, Jean Luc, Jean) qui étaient charmants. Après quelques repas, nous avons pu faire mieux connaissance avec nos serveurs, charmants et attentifs comme toujours des philippins bien agréables (en fin de séjour, j’ai glissé dans la main de chaque serveur un petit billet, pour leur témoigner nos remerciements.)Petit remarque sur les philippins, je trouve presque normal qui ne soient pas toujours au top avec les croisiéristes, car vraiment, il y a des croisiéristes qui les traitent vraiment comme leurs larbins…et je pèse mes mots, genre, je laisse tomber ma serviette, j’attends qu’ils me la ramassent….ou, je fais tomber ma fourchette et hop un petit signe pour en avoir une autre…mais surtout on ne se baisserai pas pour la ramasser…et je ne vous raconte pas tout ce que j’ai pu voir au cours de mes différentes croisières… Après ce premier repas, nous sommes allées au théâtre donc à l’avant du bateau, le théâtre est sur deux niveaux, le premier on voit bien, mais on est au ras de la scène, le niveau au-dessus le pupitre de commande est juste en face de la scène, du coup on n’est pas si bien. Premier spectacle, pas terrible. (mais déjà sur les deux autres traversées, je n’avais que moyennement aimé), nous y sommes retournée pour la première soirée de Gala, où nous avons eu droit à une coupe de champagne.( enfin vin blanc pétillant….bof) et des petits fours (uniquement pour ceux qui sont en bas….), suivi d’un discours du commandant, et de la présentation de ses lieutenants puis un spectacle « fungo », un peu redondant à mon gout, mais les changements de costumes étaient remarquables, je n’y suis pas retourné au théâtre, je n’aime pas trop leur spectacle. Puis l’heure de la première nuit a sonnée, nous sommes donc allées la cabine, demain, nous avons une dure journée de ballade dans Barcelone. ( Bon nous sommes au pont 6 mais au centre, donc à côté de l’escalier d’apparat et des ascenseurs panoramiques montant du 3 au 9 , ce qui fait que la musique émanant du pont 3 avec le bruit qui monte , impossible de fermer l’œil jusqu’à 1 h du matin car la musique s’arrête à 1 h, pas grave j’avais emporté mes boules Quies , je les ai mis tous les soirs .(ma mère dort bien et n’a rien entendu). En rentrant dans la cabine, nous trouvons le « Today » pour Barcelone, Costa nous propose une navette pour aller du port à la ville pour 6 € par personne, comme nous pouvons aller prendre les billets facilement dans des bornes appeler « Totem Multimédia » qui grâce à la carte Costa on peut prendre les tickets sans faire la queue au centre de réservations où il y a toujours une grande file d’attente ( c’est bien pratique) je les prendrais le lendemain matin.
Open
Technologies sur la selle vélo
bonjour les voyageurs touristes !!

j'aimerai savoir où chercher sur internet pour bricoler moi même un ( ou plusieurs ) panneau solaire pour recharger mes piles AA d'appareil photos ce serait pour le prochain voyage , le mien viens de rendre l'âme probablement du au trop plein de pluie en scandinavie

autre question j'aimerai acheter un MP3 simple , histoire d'écouter mes podcasts d'émissions de france inter quand je m'ennuie au volant de mon guidon je suis de la génération des magnétophones à cassettes et du " pas de portables "

merci pour vos précieux conseils !!!!!!!!!!!!

janick depuis la pologne en ce moment
Open
Selle Brook: réglage
petit question sur pour la réglé la brook perso je suis monter dessus too super nikel il faut la serré tous les comben de temps la notice dit rien merci de votre aide
Open
Histoire de la main, du coude et de la fesse, bienvenue sur les routes laossiennes
Il se peut qu'il y ai eu du laisser-aller ces derniers temps; Il se peut qu'un énorme poil ait poussé sans prévenir dans les paumes de mes mains. J'en suis désolé et m'apprête de ce pas décidé à rattrapper tout ça. Seulement plutôt que de rattrapper tout de suite le temps perdu, je m'en vais vous compter l'histoire pas banale de la main gauche, du coude gauche et de la fesse gauche.

Il était une fois, une main, un coude et une fesse. tout le monde vivait en parfaite harmonie rattaché au tronc de ma petite personne. La main était ma préférée. N'étant pas qu'un rabot à merde, elle servait encore et plus du matin au soir, voire du matin au matin. Du brossage de dents à la tenue de la fourchette, c'est elle qui me nourrit, me lave l'aisselle droite mais pas la gauche (pas assez souple), me gratte le genou, tend un doigt vers l'oiseau qui s'envole pour le montrer aux autres. Donc en gros ma main gauche et moi, on est comme les deux doigts de la main.

Le coude gauche s'est rarevement vu prêter attention, à tort. Il est très serviable lui aussi et résiste mieux que tout à la douleur. Vous pouvez pincer la coude gaude aussi fort que vous pouvez, lui, il a même pas mal. C'est également le stabilisateur parfait pour la tête lorsque celle-ci tombe de fatigue. Le coude gauche a le coeur sur la main et est très pratique pour peu qu'on veuille bien s'en servir.

La fesse quand à elle est très estimée même si elle n'est pas très utile. Prolongement arrondi du trou du cul, elle est douce au toucher et peu très facilement se tenir dans une main pourvue que ce ne soit pas une main de bucheron. Même si la fesse gauche est trop pédante pour être multi-taches, elle remplit son role de coussin pour le corps en position assise de main de maître pour peu qu'elle soit accompagnée de la fesse droite. Toutes deux sont plus ou moins indissociables et forment une belle paire.

Tout ce petit monde vivait donc en parfaite collaboration, loin des conflits. La main, qui ne se souciait jamais du lendemain, avait l'habitude des meilleures essences pour sa toilette. Le coude avait parfois l'occasion d'être emmanché dans une soie blanche d'une délicatesse virginale. La fesse, elle, adorait ses rendez-vous avec la main droite pour une séance de grattage, à défaut de se prélasser au soleil, voilée qu'elle vit sous les sous-vêtements les plus doux du marché.

Nos trois héros coulaient donc des jours paisibles jusqu'au moment où, complêtement à la merci de mon pouvoir de décision, les meilleurs moments ont une fin (provisoire pas d'inquiétude).

La main s'est vue donnée un guidon. La fesse une selle de moto. Et le coude rien du tout directement mais le pouvoir de faire tourner le guidon.

Pour la main, le coude, et la fessse, c'était le début de la fin...

3 jours de moto au total; à l'arrivée, mordages de poussière, trois fois.

La première fois, tout allait encore bien pour le coude, la main et la fesse qui se demandaient quand même ce qu'ils avaient faits pour mériter pareil traitement, d'autant que je ne suis déjà pas l'instigateur de la courte vautrade.

La deuxième fois, la main gauche a eu des raisons d'être en rogne. En perdant la roue avant sur une piste aux allures de tape-cul pierreux et sablonneux, la main gauche s'est découverte le nouveau travail de rape à cailloux. C'est pas bien payé et comme condition de travail, ça vaut largement la mine! Il se trouve donc que cette pauvre main gauche s'est rapée la paume sur quelques centimètres carrés dans la poussière des routes laotiennes.et a vite pris des couleurs oscillant entre le rouge sang et le ocre terre battue façon Rolland Garros. Et les autres dans tout ça? Le pauvre petit coude insousciant s'est lui aussi ramassé sur la terre et a bien entendu, comme il ne s'en laisse jamais compter, a rivaliser avec la main pour savoir qui sera médaille d'or de la rape à cailloux. Pas question de la laisser gagner sans se battre. Donc résultat, petit coude s'est lui aussi retrouvé à mordre la poussière, oups!! Petite fesse quant à elle se gausse de tant de maladresse car elle est toujours aussi rutilente que la veille, bien aidée il est vrai par ses amis superficiellements blessés.

Et bien depuis, petite fesse a compris sa leçon et sait maintenant qu'elle n'aurait pas dû se moquer de ses camarades. La troisième et dernière fois, la fesse s'est littéralement faite rentrer dedans par un autre destrier à moteur conduit par un ami. La main, surprise par ce choc venu de derrière, a lachement laché le guidon mais a malgré tout fait front voulant une nouvelle fois protéger petit coude et petite fesse. Tant de bravoure s'est avéré courageux mais stupide pour petite main qui s'en est retournée se vautrer dans une fange faîte dans de terre et de cailloux. Bonheur ou malheur pour petite main, elle ne s'est pas rapée au même endroit que la fois précédente, la première plaie restant sèche mais la deuxième venant la complêter.

Morale de l'histoire pour Petite Main : Protéger ses amis c'est bien mais la prochaine fois, fais toi aider d'un ami petit gant.

Petit coude, comme noué à petite main et toujours prêt à rendre service, n'est pas resté de glace et a encore voulu savoir qui c'est qui est la meilleure rape. Le problème de petit coude, c'est qu'il ne comprend pas vite et qu'il faut lui dire deux fois les choses quelles qu'elles soient même si c'est "Non, tu n'as pas vocation à te déchirer la peau!". Et petit coude, stratège parmi les stratèges, a bien compris le manège de petite main, lui non plus ne veut pas s'ouvrir au même endroit. C'est donc l'autre versant de petit coude qui a morflé, ça lui apprendra à imiter petite main.

Morale de l'histoire pour petit coude : Quand tu es couvert de soie blanche comme c'était le cas, attend un autre jour pour te rouler par terre.

Petite fesse pour finir, qui s'était bien marrer la fois précédente, n'a cette fois rien vu venir. Petite main et petit coude, lassés des rires de l'autre soilleuse qui pête plus haut que son cul et même s'ils ont encore encaissé pour leur potesse fesse n'ont pas, cette fois, fait autrement que de lui laisser une part de tarte aux pierres. Petite fesse a donc maintenant comme un tatouage de fleur parfaitement rond suite au frottement sur l'erzatz de chaussée.

Morale de l'histoire pour petite fesse : "1 tient" vaut PAS mieux que "2 tu l'auras"

Depuis la sortie des grands bleus, tout ce petit monde se soigne. Pas d'inquiétude à avoir, je n'ai rien aux jambes, aux pieds, au côté droit. Et pour Petite Main, Petit Coude et Petite Fesse, pas besoin de faire appel au médecin, ça se résorbe doucement mais surement. Je ne suis bridé par rien dans mes mouvements et ai juste de vilaines echymoses et toujours une banane jusqu'aux oreilles.. La suite de leurs aventuraes est j'espère pour le plus tard possible, avec des héros comme ça de toutes façons, je me demande qui voudrait voir une suite.

Grosses bises sans terre, je préfère...
Open
Selle pour vélo?
bonsoir voila après deux jours assis sur mon vélo j' ai un terrible mal au fesse, ce probléme provient de ma selle ( une selle italia ) ou du fais que mon postérieur n est pas encore rodé ? ( je prcise que je porte un caleçon de cycliste ) merci
Open
Histoire de roulements...
Bien le bonjour à tous,

Nous partons mi avril à fin mai pour une traversée de la Roumanie par le Nord et une redescende de la Moldavie.

Nous sommes "équipés" de deux vélos bien âgé (environ 15 ans), et il y a quelques jeux dans les axes (apparement billes usés et par de là je pense l'intérieur de l'axe) avant et arrière..Qu'en pensez vous ? y a t il des risque de casse ou bien sa suporte les qq 1500 km que l'on compte effectuer. Un est un VTC et l'autre un VTT. Nous aurons a peu près 20 kg desssus plus nous...

Et un pédalier qui casse ? courant ou exceptionelle?

Bref j'ai besoin de qq conseils, merci?

Et pour les rayons, quels est le moyen de diminuer la casse, sans changer la roue bien entendue ....

Bien à vous et bonne échappée.
Open
Selle Brooks B17: rodage et entretien
Bonjour à tous,

Je reviens vers vous cette fois concernant la selle Brooks B17... J'ai fait mon 1er galop d'essai hier avec mon nouveau vélo, presque 30 km et 1H35 de selle, et comme je m'y attendais, j'ai bien mal aujourd'hui !! 🤪

D'abord, je voulais votre aide concernant le réglage de l'inclinaison : au niveau du chariot dessous, ou autrement ? Je n'y connais pas grand chose, mais en partant hier, j'ai eu d'emblée la désagréable sensation d'être assis sur sur savonnette, je glissais en permanence, à tel point que très vite je me suis retrouvé sur le bec de selle, comme si la selle venait d'être graissée juste avant de partir ! Et ce, durant toute la balade... Pas top. Donc je pense qu'il faut que je règle l'inclinaison.

Ensuite, concernant le "rodage", je sais que c'est différent selon les personnes, mais approximativement, à partir de quand se sent-on bien, à l'aise dessus sans avoir mal ? Et pour finir, concernant le graissage et la tension du cuir, il faut le faire tous les combien ? Sur le petit fascicule remis avec le vélo, c'est indiqué 2 fois par an, et sur la notice Brooks, à plusieurs reprises durant la période de rodage, et de temps en temps les mois suivants.. Donc, dois-je le faire d'emblée ? Et comment faut-il procéder ? Il faut l'appliquer avec les doigts, laisser sécher, et ensuite essuyer avec le petit chiffon fourni avec la graisse ? Voilà, merci d'avance à ceux qui voudront bien éclairer mes lanternes !! 😉

Ci-joint une photo de ma selle après seulement 1 sortie, regardez le cuir au niveau des trous : on dirait qu'il a ripé, c'est bizarre, ou c'est normal ?

Open
Vélo de marque Histoire Bike
Bonjour

J envisage l achat d un velo de la marque histoire (http://www.histoire.bike/histoire-bike-la-grande-voyageuse-classique.html) en taille s ...

Je cherche des retours d expérience sur cette marque ...

Par ailleurs j avais envisagé l achat d un tx 400 en taille 47 mais faisant 1m63 je crains d après leur géométrie qu il soit un peu trop grand pour moi ... Pensez vous que cela soit malgré tout possible ?

D avance merci...
Open
Ma petite histoire (à vélo)
Bonjour à toutes et tous.

Nouveau sur ce forum que je trouve fort intéressant et sympathique (la plupart du temps !), j’avais envie de me présenter en quelques lignes en retraçant ma petite histoire de cycliste et en espérant vous distraire cinq minutes. J’averti le lecteur que je risque d’être un peu long ! Soyez donc indulgent.

J’ai toujours fait du vélo de façon plus ou moins assidue. Dans ma famille le vélo était assez présent. Mon grand-père avait été coureur cycliste à l’époque de la guerre et a couru au vélodrome à Marseille, un grand oncle libéré d’un camp de prisonnier de guerre en 40 était redescendu à vélo de l’est de la France jusqu’à Marseille et avait attrapé le virus du vélo puisqu’il avait monté le cycle Gazelle. Enfin mon père lui aussi a couru dans sa prime jeunesse. Difficile donc d’échapper à la bicyclette dans ses conditions.

A l’adolescence, débuts des années 90, je parcourais donc les routes autour de Marseille et des Hautes-Alpes. J’ai ainsi gravi les cols de Vars, de l’Arche, du Galibier, de Restefond (la Bonnette), fait le tour du lac de Serre-Ponçon et diverses autres sorties. J’étais passionné par le Tour de France, mais l’époque n’était pas favorable aux coureurs français (elle ne l’est toujours pas) et, étant un peu chauvin, j’étais déçu chaque année. Un jour, en 1998, tombant sur un vieux magazine du cycle des années 80, il y était relaté un voyage à vélo en Amérique du sud par un français. A partir de là l’idée me vins de faire la même chose, mais plus modestement bien sûr. Cette idée de voyager à vélo allée avoir des conséquences importantes dans ma conception du vélo et de l’effort. Auparavant, sans être un sportif acharné, je pratiqué le cyclisme en m’imaginant être un coureur du Tour. Après cela j’ai commencé à entrevoir une nouvelle philosophie qui me convenait mieux et à laquelle j’aurais dû adhérer depuis longtemps : Rouler à son rythme, comme on veut, tant qu’on veut !

Je décidais donc de m’équiper pour préparer un futur périple que j’avais imaginé et qui consistait à rallier Thuir à coté de Perpignan à partir du Lac de Serre-Ponçon. Malgré ma pratique plus ou moins régulière du vélo, Je possédais un vélo de route composé d’éléments anciens hérité de mon père. Grace à l’aide financière de mon grand-père je pu y apporter quelques modifications. Sur un cadre Reynolds 501 trois fois trop grand pour moi j’avais fait installer un triple plateau Campagnolo 30/39/52 et un dérailleur Shimano 105 à l’avant, à l’arrière demeurait un vieux dérailleur Simplex. J’avais des étriers de freins Shimano dura-ace des années 80 et des manettes neuves Shimano avec la gaine de frein sous la guidoline (ca faisait super moderne !). Pour les roues en 700, j’avais deux vieux moyeux Campagnolo et des jantes Mavic que mon grand-père m’avait payé car à l’origine il y avait des jantes pour boyaux. A l’arrière j’avais 6 vitesses de 12 à 24.

Au printemps je fis un petit périple pour la mise au point des derniers détails. Equipé de ma tente, duvet et matelas afin d’être totalement autonome (photo 1). Je partis d’Allauch (à côté de Marseille) direction la Sainte Baume par le col de l’Espigoulier (photo 2, vue sur Marseille et la mer en fond), puis route sur Saint-Maximin, Esparon (à côté de Rians), Rians, Vauvenargues, barrage de Bimon, Fuveau, Cadolive et retour sur Allauch par la route des termes. Tout c’était bien passé mis à part quatre sangliers venus me déranger durant une nuit et que je dus faire fuir à coups de cuillère sur ma popote !

L’été arrivant je pouvais donc envisager mon itinéraire entre le Lac de Serre-Ponçon et Thuir. Donc départ à proximité du barrage de Serre-Ponçon direction les gorges de la Méouge , Buis les Baronnies, Pont Saint-Esprit, Barjac, Saint-Ambroix, la Grand-Combe, Saint Germain-de-Calberte, Barre-des-Cevennes, le Mont Aigoual, le Larzac, la vallée de l’Orb, les Corbières et Thuir. Je partis au mois d’août 1998 en escomptant faire une moyenne de 50 kms par jour et j’en fis plutôt 80. Je réussis à me baigner dans une rivière tous les jours, voire deux fois par jour, sauf en traversant la vallée du Rhône ou je dus me contenter d’une fontaine. Je me souviens particulièrement du col de la baraque au-dessus de la Grand-Combe assez pentu, que je gravis en danseuse entièrement. Je me souviens du Mont Aigoual et surtout de la descente de la vallée de la Dourbie sur plus de 30 kms (je fais un aparté en direction de ceux qui n’aiment pas gravir les côtes, ils ne connaitront jamais le plaisir de descendre sur 20 ou 30 kms quel dommage !). Et je me souviens du dernier jour lorsqu’arrivé dans les corbières ne trouvant pas de coin de bivouac à mon goût, je décidais de continuer sur Thuir. Je fis ce jour-là 180 kms me trouvant en pleine forme le soir tombant. J’arrivai à destination de nuit vers 10 heures du soir.

Depuis je ne suis plus reparti. Une randonnée prévue il y a deux ans n’a pas pu se concrétiser à cause d’une tendinite de ma compagne. Mais l’envie de repartir demeure. Aujourd’hui je projette de partir l’été prochain avec ma compagne et nos de petits jumeaux qui auront presque deux ans à cette période. Il va s’en dire que l’organisation sera un peu plus compliquée, mais j’ai pu constater sur le forum que les familles qui voyagent à vélo sont nombreuses. Je possède actuellement un vtt Spézialized (photo3) hérité de mon père (encore !) avec un cintre recourbé et une selle Italia gel flow pour femme, un porte bagage bor yueh alu et les sacoches de mon grand-père pour les petites promenades. Voilà vous savez tout !

Je signale à ceux que cela peut intéresser qu���étant situé dans le sud des Hautes-Alpes, je peux accueillir des voyageur sur mon terrain afin qu’il plante leur tente. Je peux aussi garder un véhicule le temps d’une randonnée d’une, deux trois semaines ou plus. Merci, à bientôt.

Alexis.
Open
Tige de selle bloquée dans le cadre vélo
Salut les cyclottroteurs,

voilà 3 mois que je voyage à vélo et ma tige de selle comme à être usée au niveau de la fixation de la selle, les crans qui permettent de l'incliner se sont peu à peu applatis et elle a tendance à bouger verticalement ...

manque de bol, la tige s'est coincée dans le cadre ... Je n'ai pas forcé pour la mettre à l'époque mais là, impossible de la sortir. On a essayé dans plusieurs bikeshop, à coup de marteau, dégrippant, etc ... elle n'a pas bougé d'un millimètre.

comme je compte voyager encore pas mal de mois, voire d'année avec ce vélo, j'aimerai arriver à changer cette tige. Peut être que certains d'entre vous ont déjà eu ce problème et ont trouvé une solution miracle !

merci Rémy
Open
Cherche une bonne selle (pas brooks)
Bonjour, Je pars en Janvier 2009 pour un petit périple de 7 mois, pour préparer ça je pars m'entrainer en condition réelles cet été... Je voudrai donc essayer de remplacer ma selle avant le test. Jusqu'a maintenant j'utilisais la selle d'origine, résultat au bout de 6 jours de vélo, les fesses en feu je devais faire 2 jours de pause...🤪 Après avoir investi (à pure perte) dans une selle italia C2 genuine gel (qui s'avère trop fine et trop dure), je cherche un modèle de selle qui pourrait être adapté pour le cyclotourisme. Les selles Brooks m'ont l'air trop compliqué d'entretien et j'ai eu des echos très mitigés sur leur réelle confort. J'entends partout qu'il suffit d'essayer, mais bon la C2 m'a déjà couter 40€... 😕 Quelle selle avez vous ? Où quelles selles savez vous adapté pour le cyclotourisme longue distance ?
Open
Thaïlande: histoire vécue d'une grosse galère sur une piste isolée
Je vais vous raconter une de mes plus belle galère que j'ai vécu en Thaïlande sur une piste vraiment isolée. Me voici à Paï : un petit village entouré de montagne à 130 Km au nord ouest de Chiang Maï. Paï est très touristique et beaucoup d’ethnies montagnardes sont présentes. Ce sont des réfugiés venant de Chine, seulement 10 % seront régularisés, les autres seulement tolérés sur le sol Thaïlandais. Ce jour-là, je me suis fait une petite sortie d’entraînement avant les choses sérieuses, que je projette de faire le lendemain : me rendre à Mae-Hong-Son par la piste, via Bâan Wat Jan : un projet audacieux car très rarement parcourus en vélo surtout avec 15 kilos arrimé sur le vélo. Pour m’entraîner sans les sacoches, je ne trouve pas mieux de me rendre à Phang Ma Phaa ou Soppong (deux noms pour le même village) à 45 Km de Paï. Comme d’habitude, la route est superbe, je monte un col à environs 1400 mètres d’altitude pour cela, je dois franchir des passages très raides, de vrais mur ! Une fois arrivée au sommet du col, le panorama est superbe avec une vue imprenable sur les montagnes encore recouverte de brûme. Puis je redescends de l’autre côté sur Soppong, bucolique petit hameau perdu dans montagne avec un courant d'air frais en permanance ( pendants l'hiver, isn't it.) Puis après bu un petit coca et bavarder avec les locaux, je remonte le col pour redescendre sur Paï tous en admirant les cultures en flanc de montagnes, cette montée est superbe, soit 90 Km pour 1810 mètres de déni positif. Une bonne mise en jambe pour les choses sèrieuse. Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php À Paï, je loge à la Charlie’s guest house ou je loue un petit bungalows confortable pour seulement 6 euros la nuit avec eau chaude. En cette saison, les températures sont très fraîches le matin, il n'est pas rare qu'il gèle en altitude. Le lendemain matin, je me lève à 4 heures. J'en profite pour aller faire un petit tour au marché à deux mètres de là. Les montagnards viennent y vendre leurs fruits et légumes. Ambiance extraordinaire de voir tous ce petit monde s’agiter de si bonne heure dans la bonne humeur. J’en profite pour boire tranquillement un bon café Thaïlandais avec 3 tonnes de lait concentré: on aime ou l’on n’aime pas, accompagné de gâteau au riz avec du lait de coco (graisse de la chair de coco) : vraiment délicieux, mais bourré de calories. Encore mieux que les barres énergétiques, j’en profite pour en acheter en plus pour le parcours. Puis vient le moment d’aller préparer ses affaires, en retournant à la Charlie’s GH, je vais faire un petit tour au seven eleven ( épicerie ouverte 24h /24) pour acheter de l’eau minérale qu’on ne trouve pas au marché. Une fois mes affaires arrimées sur mon vélo, je m’élance sur la route plein d'enthousiasme. La brume matinale est bien présente et donne une sacrée ambiance fantasmagorique. Puis viens l’intersection ou je dois monter un col ou seulement le premier kilomètres est en goudron, puis c’est alternance piste, bitume … Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php La route est vallonnée avec de petit ressaut très raide, très court sur un bitume à gros-grains pas très agréable à rouler, j'ai l'impression d'être sur une piste. Malgré la brume ambiante, les paysages qui disparaissent tantôt pour apparaître aussitôt avec le soleil qui essaient de la percer (la brume) donne un jeux de lumière fantastique, un peu comme la montée du col de la Croix de Fer tôt le matin un mois de juillet. Puis, je croise des engins de terrassements et autres bulldozers qui font la route afin de la goudronnée. Photos : http://riton.travelblog.fr/12.php A cet instant, show must go on, finis la rigolade, c’est de la piste pas trop caillouteuse, après seulement quelques kilomètres de plats, la piste monte droit dans la pente. Je dois me battre, je mets le rapport 22/ 32 car c’est vraiment raide. Au sommet du col, je vois un groupe de Thaïlandais à vélo évolué avec difficulté mais accompagné d’un gros véhicule tous terrains transportant bagages, nourriture et boisson, juste derrières eux, je ne les envies pas du tous, chacun son truc. J’en profite pour échanger quelques mots avec eux (je parle le Thaï couramment) ils me disent qu'ils viennent de Bangkok et que Bâan Wat Jan n’est plus très loin, à seulement 15 kilomètres. Les 14 derniers kilomètres sont d’une difficulté inouïe : les montées sont trop raides, je dois pousser mon vélo à plusieurs reprises et les descentes font vraiment peur car je dois jouer les équilibristes sur des cannelures très étroite avec des tranchées de 50 cm de profondeur creusée par la pluie: bonjour l'angoisse. Puis viens une intersection et après un bon kilomètre de plat, j’arrive enfin à Bâan Wat Jan, un joli petit hameau vraiment isolé ou seulement les 4/4 peuvent y accéder, encore moins les vélos. Pour se loger, il n’y a pas l’embarras du choix comme à Paï: je trouve néanmoins un petit bungalow pour seulement 4 euros la nuit. Bilan de la journée : 60 Km pour 1540 md+. L’après-midi, j’en profite pour laver mes vêtements et me restaurer dans un petit restaurant afin de causer avec les autochtones. Je décide de me coucher assez tôt car demain, un plus gros morceau va m’attendre : rejoindre Mae-Hong-Son par la piste et la jungle. Bienvenue dans l’enfer de Bâan Wat Jan où je vais vivre un enfer total et une aventure humaine avec des montagnards très gentil et honnête sur une piste vraiment isolée. Bâan Wat Jan est à 800 mètres d’altitude, Mae Hong Son ma destination convoitée est bien plus bas : 200 mètres. Comme d’habitude pour ne pas perdre de temps et profiter de la fraîcheur matinale, je pars dés l’aube à 6 heures du matin. Les premiers kilomètres ne sont pas difficiles, c’est relativement plat, la piste de couleur rouge est très roulante sans cailloux. Le soleil est légèrement voilé par une brume légère. Photo : http://riton.travelblog.fr/12.php ( en bas de la page). Puis j’arrive à un village très paisible où les coqs n’arrêtent pas de chanter, pas grand monde tous de même, il faut dire qu’il est encore très tôt. Juste après ce bucolique village, la route prend encore de l’altitude. Je dois me battre (je suis venu pour ça) comme un diable, la piste est un peu plus caillouteuse et les ornières sont plus marquées, impossibles de se mettre en danseuse car je dois viser juste la petite arête de terre, large d’une vingtaine de centimètre entourée de profonde cannelure creusée par la pluie. Impossible aussi de mouliner car vu la raideur de la pente, je risque de faire un wheeling et de me renverser en arrière, je dois plus passer en force. Tout un art. Je dois rouler un maximum car pousser le vélo prendrait trop de temps ! j’évite aussi de m’arrêter dans une montée, car il me sera très difficile de redémarrer en côte, vu l’état de la piste et le pourcentage très élevée de cette dernière. Malheureusement, un passage trop raide se présente à moi et je suis contraint de pousser le vélo jusqu’à une arête en altitude. La route fait la largeur de cette arête et la suit sur plusieurs kilomètres pour finalement redescendre sur une route en béton qui accède à un petit hameau composé de maisons en bambous dont les toits est de la feuille de bananier. La descente offre un panorama spectaculaire sur une grande rizière asséchée perdue dans un petit vallon. Photos : http://riton.travelblog.fr/14.php (en bas de la page). Les habitants me regardent avec de gros yeux exorbités et bouche bé de voir un cycliste dans cet endroit si reculé. Puis la piste remonte de plus belle, pour accéder à une très longue arete en altitude. Photos : http://riton.travelblog.fr/13.php Ce parcours est vraiment infernal, de véritables montagnes russes, pensant que c’est finis, je vois ce qui m’attends en face : un mur, je crois halluciner. Photos du mur : http://riton.travelblog.fr/14.php ( en haut de la page). Après avoirs franchis ce mur et laissé beaucoup de cartouches, je redescends à flanc de montagnes sur une piste très roulante et pas trop raide, ouf. Puis vient une intersection sur la gauche pensant que c’est la bonne route, je n’ai pas de carte fiable, tous au pif. La petite route en question est cimentée, plus confortable que la piste, elle évolue dans un vallon très étroit pour finalement atteindre un petit village. J’en profite pour me restaurer chez l’habitant qui m’invite si gentiment, mais ces derniers me disent que Mae Hong Son n’est pas dans cette direction. Je dois faire demi-tours, soit 30 Km de rab. Du village à Mae Hong Son, d’après les habitants, il y a seulement 40 Km et il est 13 heures: j’ai largement le temps ! Je retrouve mon intersection et je tourne à gauche, la piste est bonne et une fois de plus: je dois remonter un affreux col. La descente de ce col est assez raide et bien technique avec de gros cailloux, mon vélo vibre de partout, et soudainement j’entends un bruit bizarre comme si mon pneu arrière frottait sur quelque chose. Je descends de mon vélo et je fais le premier constat : mon porte-bagages s’est brisé, je tombe des nues ; je blêmis, pas de colère car ça ne sert à rien mieux vaut garder la tête froide. Photo du porte bagage brisé : http://riton.travelblog.fr/15.php Pas le choix, je mets mon sac à dos sur mon dos et j’essaie de rouler : impossible, trop lourd et ça me flingue les trapèzes. Par chance, deux montagnard sur une 125 cm2 complètement naze passe à côté de moi et s’arrêtent intrigués, je leur explique mon cas. Je leur demande s’ils peuvent prendre mon sac à dos (pas le choix) et l’emmener à Mae Hong Son. Ces derniers acceptent et partent en premier. Très gentiment, ils s’arrêtent au sommet des bosses pour m’attendre. Ils auraient très bien pus prendre le large et disparaîtrent définitivement avec mes affaires. Mais au bout d’un moment, en ayant marre de m’attendre ( je les comprends) ils me disent qu’ils vont prévenir les secours à Mae Hong Son donc me voilà seul dans la montagne sans vêtements de rechanges et passer une nuit dans cet endroit isolé serait désastreux car il peut geler à cette altitude. Me voilà dans de beau drap. Je ne pense pas à m’arrêter et à attendre calmement les secours qui de toute façon ont de faible chance de venir, un instinct me dit que je dois continuer, je dois continuer coûte que coûte. Puis s’enchaîne une succession de montées incroyablement dur et techniques : bienvenue en enfer. Pour gagner du temps dans les descentes, je prends des risques incroyables, je me prépare aux éventuels chutes, je tombe plusieurs fois tout en les anticipants, je suis dans un état de fatigue physique et psychologique déjà très avancé au bord de la crise de nerf et du dégoût. Puis je croise une autre motocyclette avec un Thaï dessus qui me dit que Mae Hong Son n’est plus qu’à 15 Km et que la route va bientôt redescendre. Mais, je suis à bout de nerf, j’essaie de me calmer, je continue malgré tous, pour finalement craquer un kilomètre plus loin. Je descends de mon vélo et, j’attends ! je ne sais pas quoi ! mais je suis figé sans penser à rien, le regard vide. Soudainement, j’entends un bruit de moteur de voiture, je regarde derrière moi, oh ! surprise : deux gros Toyota arrivent. Je les arrête et je leur explique ma galère. Ce sont des Thaï en vacances, et ils vont à Mae Hong Son et me proposent de m’emmener la bas, il était temps car il est déjà 17 heures 30, dans 1 /2 heures, il fera nuit. J’ai une chance incroyable car les véhicules sont très rares sur cette piste. Finallement, il me restait seulement un misérable kilomètre de montée puis une vertigineuse descente de plus de mille mètres de dénivelés avec une vue imprenable sur Mae-Hong-Son qui me nargue. Photo : http://riton.travelblog.fr/14.php ( avant dernière photos). Pendant la descente, j’entends des bruits de klaxon. Intrigué mon sauveur Thaï arrête le 4/4. Mais qui est-ce ??? Un des deux montagnards avec mon sac à dos et le reste de mon pauvre porte bagages mutilé.Ce dernier me rend mes affaires, il semble très content de me revoir et refuse la récompense que je veux lui donner. Puis, après des adieux, je rentre à Mae Hong Son tous en remerciant mes sauveurs. Ce parcours ( Ban Wat Jan -- Mae Hong Son ) fait 90 Km pour 3000 mètres de dénivellés positif.
Open
Jordanie, entre Nature et Histoire


Je ne saurai que trop vous conseiller de lire le texte avec l'intégralité des photos et dans sa globalité: sites.google.com/...nienatureethistoire/

Grisemote, levée du pied droit, un matin de printemps ensoleillé, je m’souviens c’était un samedi : « Petite devinette pour trouver notre prochaine destination de vacances : Mes voisins sont turbulents (et c’est rien de le dire) Chez moi on est libre de circuler partout et en toute sécurité Si la chaleur te fait peur passe ton chemin Je regorge de points d’intérêt tant naturels qu’archéologiques Je sais, l’Egypte ? Tu chauffes, mais c’est plus serein en ce moment La Turquie ? Non, c’est plus petit et un poil plus loin L’Iran ? Non, c’est grand et parait-il accueillant, mais il me semble que tu n’es pas vraiment libre de tes mouvements Bigre, Israël alors ? Allez, c’est la Jordanie ! Certes, de très mauvaises langues diront que les frontières avec la Syrie et l’Irak ne sont pas engageantes, mais d’après mes infos, c’est une destination superbe et qui semble sûre. Entre Petra, la mer morte et le désert, pas de quoi s’ennuyer. Pour la chaleur, la majorité du pays est en altitude ce qui le rend chaud mais supportable en juillet. » Comme généralement les billets sont soit déjà pris soit sur le point de l’être, je sais d’avance que toute résistance par rapport à la destination est vaine. Franchement, vu la configuration du pays, j’avoue que je ne m’y serais pas aventuré. Faisons confiance au guide .

C’est par un vol Lufthansa de 4 heures1/2 à partir de Francfort, que nous franchissons allègrement la méditerranée pour atterrir à Amman. Dans ce moyen-courrier, pas d’écran donc pas de film, pas de supers appui-tête. Ça rappelle notre TER SNCF comme confort mais à l’heure, ce qui fait une belle différence vu que nous touchons le sol vers 2 heures du matin. Un taxi nous attend, un grand sourire aux lèvres pour nous amener au Mariam Hotel à Madaba , ville la plus proche de l’aéroport.

Le premier contact est plutôt sympathique avec nos différents interlocuteurs. Il fait chaud mais ce n’est pas la fournaise en pleine nuit. Le changement culturel se vit rapidement dans ce qui nous reste de nuit, avec le chant à gorge déployée du muezzin qui, insomniaque, nous fait partager sa joie de vivre. Heureusement, il n’est pas seul, d’autres aux alentours prennent le relais pour ne pas faire retomber l’ambiance. Pas de doute, même dans cette ville « chrétienne », nous sommes bien en pays musulman. Bah, c’est ça aussi l’exotisme pour nous, même s’il faut bien avouer que ça ne joue pas vraiment le rôle d’un somnifère.

Après le p’tit dej local qui lui aussi transporte nos papilles dans un tout autre univers que celui de nos saveurs européennes, nous prenons possession de notre voiture, pas très grande, mais largement suffisante pour ce que nous avons à faire, c’est à dire de la route (pas de piste au programme cette fois). Elle possède un toit ouvrant du meilleur effet, mais que nous ne pourrons ouvrir que le soir comme nous l’apprendrons dès la première utilisation. Bien entendu, le ciel est bleu et à 8h00, le soleil montre déjà une belle vigueur.

Nous partons pour notre première escapade dans la ville. Dire que nous sommes vus comme des anonymes serait mentir, mais nous ne sommes pas sollicités de toutes parts et si certains commerçants s’adressent plus particulièrement à nous, ce n’est jamais avec insistance. Grisemote est habillée à la mode locale, donc plutôt couverte mais sans excès Nous croisons de nombreuses femmes auxquelles même la couleur des yeux n’est pas accessible à notre regard, mais pour la majorité, c’est plutôt un simple voile. L’ambiance locale est celle d’une ville animée avec de nombreux commerces. Nous visitons quelques lieux « chrétiens » puisque c’est une des particularités de la ville. Les mosaïques qui y ont été retrouvées sont des pièces archéologiques de grand intérêt, notamment la carte de Palestine datant du VIème siècle et qui retrace les différents lieux bibliques de l’époque.

Le soir, nous tentons notre premier restau. Bien sous tous rapports, tant pour l’accueil que pour le contenu de l’assiette, pléthorique d’ailleurs et agrémenté d’une bière locale (boisson qui ne se trouve pas partout mais pas de façon exceptionnelle non plus sur les lieux touristiques).



Nous nous lançons dès le lendemain sur la route du Roi, route ancestrale mais dont l’origine du nom n’est pas bien définie. Le désert aride est aux portes de la ville. La route est de bonne qualité, en général non piégeuse (gare quand même aux animaux, notamment les troupeaux de moutons ou de chèvres). L’herbe grillée partage son territoire avec de la roche et quelques arbres, mais peu de cultures. Ici, c’est plutôt l’élevage qui domine, mais pas de bovins qui ont besoin de plus d’eau. (La Jordanie fait partie des quatre pays au monde les plus pauvres en eau.)

Les paysages s’enchaînent, vallonnés, secs, arides, désolés et en même temps photogéniques. Se ravitailler est simple dans les petites échoppes des villages le long de la route. Les prix sont divisés par deux à trois par rapport aux lieux touristiques et les mets locaux sont plutôt bons et de qualité. Mention spéciale pour le pain local, sous forme de galette de taille souvent plus que respectable pour un prix très modique. La langue commune étant souvent le mime, cela limite les conversations au strict minimum en dehors de bonjour, au revoir et merci. Nous nous y mettrons.



De villages en villages, nous arrivons à Machéronte, haut lieu de sacrifice, celui de Salomé la douce qui demanda la tête de Jean Baptiste en échange de sa fameuse danse des sept voiles. Cela demande quand même un poil d’imagination, car en fait, il ne reste que quelques pierres en haut d’une colline protégée par un soleil agressif et habitée par des chèvres. La vue en revanche est plutôt agréable vers l’horizon sur la mer morte et Israël. La route du Roi s’aventure dans des canyons profonds (il faut dire qu’il n’y a pas le choix), qui nous montrent à quel point l’altitude est un atout pour la température : en passant de 33° à 900 m sur le plateau à plus de 40° aux alentours de 200 m.



Nous enchaînons par une petite visite à feu le croisé Renaud de Châtillon au château de Kérak, sinistre personnage à priori s’étant distingué par des massacres de locaux pour laisser une trace dans l’histoire lors des croisades ( Pour les cinéphiles, gros méchant dans « Kingdom of heaven »). C’est réussi ! Le château est au milieu de la ville, fort animée et plutôt commerçante. Compte tenu du chemin qui reste à faire, nous optons pour la recherche d’un point de vue externe sur les remparts, assez bien conservés, sans visiter la forteresse.



La voiture en fin de journée atteint enfin le secteur de Dana notre destination. Bien entendu, ce qui manquait à notre tableau de chasse de la journée, c’est de se perdre, ce qui fut fait avec brio pendant les derniers kilomètres sur une piste. Dans tout chemin il y a une aventure pour qui sait la trouver aurait pu dire un prophète. La nôtre fut modeste, avec l’attaque en règle d’un troupeau de chèvres et de moutons dévalant une colline, accompagné par des bergers hilares. Nous atteignons la réserve naturelle de Dana dans la soirée. Nous avons opté pour la Dana Guesthouse, car les autres logements, en juillet, pouvaient être étouffants. Celle-ci est en dehors de la réserve, mais offre une vue imprenable. Au début nous passons par le petit village de Dana qui semble morne et un peu désolé. Puis au balcon de l’hôtel, crack - la mâchoire se décroche : « Ah oui, quand même ! » Une grosse envie de se prendre pour un oiseau et de survoler cette vallée immense et absolument magnifique aux couleurs du coucher de soleil.

L’hôtel est vide et la chaleur n’explique pas tout. Les touristes ne sont plus légion dans le secteur. La guerre aux portes des frontières y serait pour quelque chose ? En tout cas, pour nous, l’endroit est enchanteur avec une chambre coquette (mais avec les sanitaires sur le palier, ce qui n’est pas grave puisque nous sommes seuls) qui donne sur un très large balcon qui surplombe THE vallée. On nous fait un briefing des activités et treks alentours, afin que nous nous organisions en fonction de nos attentes sur les trois jours prévus. Cependant, comme nous sommes les seuls, il nous faudra payer la rando accompagnée (obligatoire pour la plupart) pour quatre personnes, GLOUPS ! Du coup, on va revoir nos randos prévues à la baisse, surtout que pour certaines, il faut également payer la navette pour s’y rendre…Ce n’est pas fait pour encourager le peu de touristes qui fréquentent actuellement le pays. Très dommage tout ça !

Le repas n’ayant pas été commandé « à temps » à l’hôtel, nous recherchons un restaurant vers le village. Pas foule. Normal, le hameau est abandonné, mais commence à reprendre vie, grâce à l’office des parcs nationaux qui offre une aide à ceux qui s’y installent. Il faut dire que l’hiver, il y fait très froid car nous sommes à plus de 1000 mètres, et le village se retrouve coupé de tout. Nous entrons donc dans le premier endroit ressemblant à un restau qui se présente. « Il y a quelqu’un ? » résonne dans le hall d’entrée.Notre hôte nous accueille, visiblement content de rencontrer des touristes.

Ici pas de carte, le patron parle l’anglais et propose ce qu’il a ( de toute façon toujours une base de houmous et de mtabbal, préparation d'aubergines) et qu’il nous sert en terrasse avec vue sur le village dont au moins la moitié des maisons sont délabrées. Vers 5h30, j’ouvre un œil et gagne le balcon. Le soleil baille encore et ne dissipe qu’une faible lumière douce et chaude sur la vallée encore sans ombre. Les oiseaux en profitent pour faire leurs courses avant le cagnard qui va les clouer au nid. Quel privilège cette vue, depuis la chambre.

Après un p’tit dej plus que copieux et un service irréprochable, nous partons au Rummana Campsite à quelques kilomètres de voiture



Début du trek du tour du camp » vers 11H00. Chapeau, crème et vêtements pour protéger nos peaux sensibles obligatoires. Nous décidons d'enchainer Dana village trail et cave trail qui sont deux balades assez courtes. Grisemote repère rapidement sur le parcours des lézards bleus vifs, le sujet phare du jour, dans un décor tout en rondeurs. Ayant eu la maladresse de m’approcher trop près d’une des cibles, je suis banni pour le reste des temps à rester à distance. Le camping de Rummana est extraordinaire, au coeur de la réserve naturelle. En logeant à la Dana Guesthouse, nous n'étions pas au sein de la réserve, donc soumis aux horaires d'ouverture (et en plus de navette, car nous ne pouvons pas atteindre le campsite avec notre propre voiture), trop tard pour voir des animaux. Par contre, en juillet la chaleur est éprouvante, nous ne nous sentions pas de dormir sous la tente! Finalement à part les lézards nous n'avons pas croisé d'animaux.



Le lendemain, le trek prévu est Al-Shaq Al Reef, avec un guide extra : Salem. Ancien militaire plutôt bien gradé, il connait le pays comme sa poche et sait le faire partager. Le parcours est très attrayant avec comme point d’orgue la montée d’un canyon qui nous amène à un sommet idéalement placé pour voir toute la beauté du site. Arrivés au sommet, sous une arche, il dégaine une bouilloire et fait un de ces thés magiques de Jordanie, plutôt sucré comme cela se pratique, mais tellement bon. A ce moment, nous sommes les rois du monde. Salem nous explique tout le long du chemin les propriétés de certaines plantes dont il se sert à titre médicinal. Le désert est une richesse pour celui qui le connait et un espace assez dangereux et épineux pour les autres. A notre guesthouse, des touristes omanais viennent admirer la vue. Nous sommes invités à partager le thé.



La dernière journée est consacrée à descendre le canyon en faisant un tout petit bout du Feynan Trail. Ce trek est long de 16 kilomètres, et presque sans ombre tout du long. Au mois de juillet, c’est pas forcément une bonne idée.Levés à 6h00, avant le soleil pour éviter la chaleur, avec pour objectif de descendre deux heures uniquement puis de faire demi tour. Au petit matin, les oiseaux s’affairent à leurs emplettes en le faisant savoir à qui est déjà levé. Les premiers kilomètres sont ternes, sur une piste qui peut être empruntée par des voitures. Puis le chemin devient plus intéressant. Les flans du canyon s’éclairent de rouge et de jaune. Les objectifs de nos appareils photo essaient de capter cette atmosphère si particulière qu’il y a dans un endroit isolé et grandiose. La remontée sera nettement plus pénible, d’abord parce que par définition elle demande plus d’effort, et ensuite parce que la chaleur monte vite et fait des ravages sur les organismes. En contrepartie, vider nos bouteilles d’eau nous rend plus léger.



Ce n’est pas sans un dernier regard déjà nostalgique de cet endroit magique que nous quittons la vue surplombante de l’hôtel. Direction Pétra. Sur la route, nous passons par Shobak, le château construit par Baudouin 1er premier roi de Jérusalem. L’approche de la forteresse est très attrayante avec ses petits villages en pierre, dans un environnement calcaire qui fait penser à un paysage de neige. Nous visitons les ruines et prenons quelques clichés des murs encore vaillants qui le constituent. Ils savaient construire solide à cette époque là. Et maintenant, en route, Pétra on arrive ! Le temps de s’installer au Petra Palace Hotel, dans une chambre avec vue sur la piscine, et de remarquer que nous sommes seuls à l’étage de ce très grand hôtel (ici comme ailleurs les touristes se font rares), et nous voilà à déambuler dans la rue au gré des boutiques de souvenirs et des artistes « peintres » de bouteilles de sable. Un bon restau oriental et au lit, demain nous devons nous lever tôt.

C’est le grand jour ! Depuis le temps que l’on attend cela. Nous avons pris des billets pour une visite de 3 jours. Avec le Jordanian Pass, c’est vite amorti, car Pétra est le site dont l’entrée est la plus chère au monde. Trois jours, c’est bien, mais c’est encore peu face à l’immensité du site. Levés tôt, petit dej expédié, nous nous présentons à l’entrée du fameux site. Le but du jeu, c’est d’arriver pour voir le lever du soleil se déclarer sur le Khazneh (le trésor). Les premiers pas commencent par un chemin d’approche banal de deux bons kilomètres (le siq extérieur), où nous sommes sollicités fréquemment par des rabatteurs un peu collants (ce qui est rare en Jordanie) pour nous proposer la selle confortable de leurs chevaux jusqu’à l’entrée , ce que nous déclinons.



Ensuite débute le Siq, un canyon profond de roches rouges étroit et sinueux. Il est tôt, les touristes ne sont peut-être pas encore levés, et nous sommes presque seuls au milieu de cette pure beauté de la nature.

Des équipes avec des grimpeurs nettoient la paroi pour que des blocs ne s'effondrent pas sur les touristes et autochtones qui empruntent le défilé du siq.

Au bout du défilé, apparait d’un coup dans toute sa splendeur le « trésor », bien connu de tous les fans des « Aventuriers de l’arche perdue ». Contrairement au film, le Graal peut se trouver facilement dans toutes bonnes échoppes alentours qui vendent d’authentiques pièces de tout ce dont vous pouvez rêver. Pour ce qui est de l’immortalité, en revanche, les vendeurs restent un peu vagues, donc méfiance sur les effets quand même. Compte tenu du prix, ils doivent être limités de toute façon. Les dromadaires qui mâchouillent on ne sait quoi puisqu‘il n’y a pas d’herbe, regardent toute cette activité humaine de toute leur hauteur méprisante, en attendant que le bédouin chargé de leur trouver un cavalier s’acquitte de sa tâche. Il est huit heures environ, le soleil commence à s’exprimer avec insistance, on sent que la journée sera dure. Heureusement, nous avons deux litres d’eau par personne, ce qui est au final plutôt juste. Dans un environnement aussi touristique, autant dire que ce n’est pas un problème d’en trouver. Nous continuons donc notre découverte vers le théâtre, plutôt bien conservé en empruntant la rue des façades, riche de bâtiments creusés directement dans la roche (grès ou sable fossilisé). Les dessins formés par les couleurs des différentes couches donnent un cachet particulier à l’ensemble.



Les aléas dans un voyage: la narration de Gilles

Une divergence de route aura vite fait de désunir l’équipe. Le plus indiscipliné des deux, qui a pris l’initiative de ne pas suivre le parcours prévu, se voit distancé sévèrement de l’autre partie du groupe (c’est-à-dire Grisemote). C’est avec un peu de retard qu'il entame une longue marche sous une chaleur accablante, qui monte impitoyablement en haut de la falaise, dans l’espoir de retrouver l’autre moitié. Certes la vue est belle sur le site, mais il faut la gagner. Arrivé en haut, pas de trace de Grisemote malgré le chemin unique. Fâcheux ! Le sillon longeant la falaise, il suffit de le suivre. Au bout d’un temps certain, une nouvelle falaise marque la fin de l’aventure avec une belle surprise. Nous sommes en haut du siq avec une vue absolument imprenable sur le « Trésor ». A cet endroit improbable, Salem nous accueille dans son nid d’aigle douillet où il sert un thé délicieux à l’ombre pour 1 JOD ce qui me fait oublier quelques instants que Grisemote manque toujours à l’appel. C’était comment avant, quand il n’y avait pas de téléphone portable ? Simple, on se cherchait pendant des heures. Le mien étant à l’hôtel, nous allons faire un saut dans le passé. En parlant de saut, n’ayant pas envie de refaire l’intégralité du trek pour le retour sous l’écrasante chaleur du soleil, Salem m’indique son raccourci : une dangereuse descente à pic dans les rochers et le sable à première vue, mais faisable pour qui est patient et bien chaussé. Il permet de revenir tout simplement au Trésor, à l’ombre. Le plancher des chameaux atteint, je repars à la recherche de la Grisemote perdue, une paille dans une botte de foin…. Les kilomètres s’enchaînent et l’heure tourne. Perdu pour perdu, je fais grincer les mollets vers 14H00 dans l’abrupte montée du Monastère. Tous les 100 mètres, un stand tenu souvent par des femmes qui nous veulent du bien ponctue le chemin d’arrêts plus ou moins longs. Négociateur minable d’habitude, comme j’ai envie d’écourter au maximum sans être désagréable les transactions commerciales dont je n’ai pas envie, je donne des prix plancher à toutes mes interlocutrices de façon à les dégoûter de discuter avec moi. Rien n’ y fait, je remporte assez souvent la mise (pas assez bas les prix mon fils) . Du coup, le sac continue de se remplir de bracelets en argent pur, de colliers en os de chameaux finement ciselés, de cristaux probablement proches du diamant et autres babioles indiscutablement authentiques qui pourraient néanmoins plaire à Grisemote si je la retrouve un jour. De nombreux touristes optent eux pour la montée en âne. Si pour des petites japonaises l’âne trottine presque, pour de bons gros européens ou américains nourris au hamburger, j’ai mal pour eux, surtout vu le taux de grimpette. Arrivé en haut du Monastère, (qui vaut le coup d’œil), le chemin continue vers un sommet qui devrait logiquement offrir un point de vue idéal. Va pour le pic. Sans aucune surprise, le sommet est habité d’un nid douillet où deux bédouins au large sourire te proposent du thé pour 1 JOD, jouent de la guitare et chantent, très bien d’ailleurs, histoire de te mettre à l’aise. Ton regard commence un 360 ° pour admirer un paysage à couper le souffle. Et là, sans que tu t’en rendes compte, la deuxième lame s’abat sur toi. Au milieu du 360°, ton regard tombe sur un étal de bracelets qui te tendent la main. M’enfin ! Ici, ils sont bien travaillés, mais pour un prix moins modique que d’habitude. Le piège se referme sur moi. Je me dis « tiens, ça plairait bien à Grisemote – mais au fait, où est-elle ? ». D’un coup, la culpabilité me prend et j’achète le plus beau du lot, histoire d’adoucir ma peine, que je sois coupable ou non. Donc, je déconseille formellement le pic pour toute âme sensible, voyageur solitaire mélancolique ou plus simplement homme qui a perdu sa femme (la réciproque ne me semble pas vraie). La poésie du lieu ne me fait pas oublier qu’il doit me rester entre deux et trois bonnes heures pour rentrer à l’hôtel. Le soleil se fait moins chaud. Signe qui ne trompe pas, les étals de la descente sont souvent vides, désertés de leurs occupantes, ce qui me simplifie la tâche. Ceci dit, sans les plaindre particulièrement, le contexte touristique très dégradé plus la chaleur de l’été ne les aident pas à gagner leur vie. Clopin, clopan (rien à voir avec la cigarette), pas après pas, je retourne au trésor, presque sans un regard. Les jambes commencent à accuser sérieusement le coup après un nombre significatif d’heures de marche. Dans le siq circulent des carrioles transportant des fainéants … que j’envie, mais le désir de tout faire à pied est plus fort. Les deux derniers kilomètres sont éreintants, ainsi que l’escalier de l’hôtel, du haut de ses quatre marches. Alors, l’épisode « recherche Grisemote désespérément » va-t-il prendre fin ? Il y a comme un flottement dans la chambre lorsque j’entrouvre la porte. On sent dès la première seconde, que le bracelet ciselé ne suffira pas … Une bière au Cave bar, une grosse heure plus tard, permettra de mettre au point une stratégie puissante pour le lendemain, un système infaillible pour se retrouver : prendre tous les deux notre mobile !

Les aléas dans un voyage: la narration de Sylvie

De mon côté, c'est tout de suite moins lyrique. Absorbée par la recherche des multiples lézards multicolores et guidée par mon sens de l'orientation inexistant, je suis le seul chemin improbable. Joli, certes, mais quand même très escarpé, voire dangereux. Etant seule au monde (normal, puisque ce n'est pas le bon parcours), je décide de faire demi-tour, ayant eu une superbe vue sur le théâtre et ses alentours, mais point de Khazneh! Je regagne le plancher des vaches, ou pour être plus exacte , celui des chèvres ou des moutons, et déambule au milieu des tombes royales, du grand temple et autre. Je me pose ici et là pour boire un coca fort bien venu. Malgré l'altitude de 800 mètres, en été, il fait quand même très chaud.

Je m'attarde un long moment au niveau du Trésor, (Khazneh). Quand nous arrivons le matin, tôt, c'est quasiment vide. Il y a beaucoup plus de bédouins qui déambulent à leurs petites affaires que de touristes. D'ailleurs dire que nous avons eu Pétra pour nous tous seuls n'est pas très loin de la vérité. Il paraît qu'habituellement ça grouille de monde, là c'est plus que raisonnable....

Donc, au milieu de la journée, le quartier du trésor est méconnaissable, c'est une ville dans la ville. Dromadaires côtoient chevaux avec ou sans calèche, ânes, chiens, chats, lézards.... Bédouins de toutes parts essayant d'appâter le chaland pour une balade à dos d'animal, ou pour vendre de tout et de rien, groupes de touristes avec leurs guides qui se succèdent devant la façade du Khazneh. Et tout cela au milieu d'un nuage de poussière omniprésent. Je croise également à plusieurs reprises des hommes de très belle allure, leur poignard à la hanche, c'est la police bédouine de Pétra. Il n'est pas rare non plus de rencontrer des gladiateurs, qui regagnent le lieu où ils vont poser pour une photo "authentique" au milieu des édifices antiques. Je note quand même, ombre au tableau, la présence de nombreux enfants, parfois très très jeunes qui travaillent sur le site. Il paraît que le gouvernement a interdit le travail des enfants, mais visiblement cela n'a pas eu beaucoup d'impact ici! Deuxième ombre au tableau, le traitement de certains bédouins sur les animaux. Nous sommes intervenus une fois sur un homme qui jetait des pierres énormes en pleine tête d'un pauvre cheval. Il existe à l'entrée, une fondation britannique qui s'occupe de soigner les animaux qui travaillent ici.

J'ai également croisé à plusieurs reprises, des "Jack Sparrow", répliques bédouines de Johnny Depp dans "Pirates des Caraïbes". Ceux-là sont beaucoup moins glorieux que notre séduisant pirate, puisqu'ils sillonnent le site à la recherche de femmes esseulées (moi en l'occurrence), pour vendre leurs charmes. Pour ma part, je vais me contenter de goûter au coca!!!

Fatiguée, je regagne par le siq, notre hôtel en vue d'une détente dans la piscine, fourbue, déçue d'avoir perdu Gilles, mais satisfaite tout de même de cette journée bien remplie.

JOUR 2

Reprenons donc le cours de notre récit au deuxième jour, avec la montée à El Khubthah (2 ème essai pour certaine, 2ème fois pour d'autre), Wadi Es-Siyaggh et le monastère (2ème pour Gilles!).Nous avons tenté d'entrer sur le site par une rando parallèle au siq (wadi Al-Mudhlim), nous devons être normalement accompagnés, mais nous nous sommes fait repérer et avons donc abandonné l'idée, et rejoint le trésor, puis la rue des façades à nouveau par le siq.



Rapidement, à force de regarder les étals qui jalonnent le parcours, nous nous embarquons dans la négociation d’authentiques pièces historiques de musée qui nous deviennent sur le coup indispensables compte tenu du prix affiché au début et du prix obtenu. Pas de quoi se ruiner non plus, mais le sac se remplit et une fois l’affaire conclue, on peut se demander si nous en avions réellement besoin … Comme maintenant je connais le chemin par cœur, je pilote en maître l’équipage jusqu’à Salem et sa flûte et la prodigieuse vue sur le « trésor ». A la demande, Salem montre tous ses talents de musicien à la flûte et sur une sorte de violon local (le rababah). L’acoustique est phénoménale et la dextérité de notre hôte en fait un moment d’apaisement total. Je guide enfin Grisemote lors de la descente aventureuse qui nous ramène au Khazneh. Assez sportif, mais cela nous a évité de refaire tout le chemin en sens inverse, très, très long!



Nous déambulons au milieu des tombes, église, temple. Prenons le temps de partager un thé avec une famille bédouine (sans oublier de leur acheter un souvenir). Nous grignotons nos paniers pique nique, et le soleil est désormais au zénith. Nulle envie d'entamer la grimpette jusqu'au monastère, surtout que celui-ci est au soleil pas avant le milieu de l'après-midi.



Lors de notre pause thé, nous regardons avec amusement et empathie, un pauvre gars qui court en permanence derrière son âne monté par une japonaise qui veut faire tout Pétra au pas de course. Nous le retouvons quelques temps après, dégoulinant, et échangeons quelques mots sur sa condition physique!!! Il s'appelle Souleyman. Nous sympathisons, et il nous indique un wadi où l'on peut se rafraîchir, d'ailleurs il y va de ce pas avec son âne Jacques. C'est ainsi qu'après une boisson fraîche, nous décidons de le rejoindre avant la montée au monastère et nous nous engageons dans Wadi es- Siyaggh. Au bout du chemin nous retrouvons Souleyman qui nous invite avec ses compagnons à partager leur thé. Au terme du voyage, nous ne compterons plus le nombre de thés que nous avons sirotés à toute occasion. Les jordaniens sont très conviviaux et gentils. Ne pas offrir le thé serait un manque à leur hospitalité, et le refuser, un manque de courtoisie. Le thé jordanien est non pas à base de menthe, mais de diverses herbes dont essentiellement la sauge qui lui donne un goût très particulier. Sans oublier bien entendu, l'énorme quantité de sucre qui l'accompagne! En tous cas, sucre ou sauge, c'est la seule chose qui nous a vraiment désaltéré. Puis Souleyman propose de faire le retour (gracieusement) sur son âne. Pourquoi pas, Grisemote c'est elle qui s'y colle, et elle adore ça, et derrière la rando du monastère nous attend en plein cagnard, et ce n'est pas rien!



Je retrouve avec plaisir mes petites marchandes du monastère, remplace le collier en os de chameau que Grisemote a déjà cassé, mais évite soigneusement le pic du 360°. Bref, la routine quoi. Il y a le monastère en lui-même, superbe, avec son petit café en face où nous prendrons un citron pressé, mais aussi plusieurs belvédères que l'on atteint après une courte marche . Cela en rajoute encore dans les patounes, mais ça vaut le coup, les vues sont superbes. De façon plus qu'improbable, au fin fond du bout du monde, à chaque nid d'aigle, nous tombons sur une cahute dans laquelle on peut boire un thé, ou parfois écouter les talents de musicien de l'occupant bédouin. Sur le chemin du retour, nous croisons de nouveau Souleyman et lui proposons de lui louer ses services à la fin de la descente pour nous ramener à dos d'âne jusqu'au trésor. Après nos diverses randos du jour, nous sommes rincés! La surprise fut que nous voulions faire travailler Souleyman pour le remercier, mais il avait délégué le service à une maîtresse femme de fort tempérament, propriétaire d'un cheptel d'ânes et qui emploie des hommes pour conduire les bêtes. Nous négocions ferme, mais elle a juste omis de nous dire que le conducteur des ânes devait être rétribué par nos soins à l'arrivée sous forme d'un pourboire généreux. C'est ainsi que nous partons avec Mohamed et les ânes. Nous empruntons l'allée principale, le soleil se couche sur les tombes royales, la lumière et les couleurs de la roche sont fabuleuses. Comme nous avons bien traîné, nous sommes certainement les seuls touristes restants sur le site. On nous a d'ailleurs proposé de rester pour voir la pleine lune sur Pétra, car il n'y a pas d'obligation d'heure de sortie, mais là on n'en peut plus! Par contre, c'est l'heure où tous les bédouins vaquent à leurs propres activités. Pour les enfants, c'est judo. Et tous à la même heure se dirigent en kimono vers le tatami qui les attend. C'est assez amusant de voir cette petite vie sans touristes. Les ânes nous déposent au Khazneh, ils n'ont pas le droit d'aller plus loin. Nous empruntons donc le siq à pieds une nouvelle fois. A la sortie, il nous reste encore tout le siq extérieur à parcourir, presque 1 kilomètre. Là, ce sont les chevaux qui nous tendent les bras (ou plutôt les jambes). Le retour à dos de cheval est compris dans le prix du ticket d'entrée, cependant il faudra s'acquitter d'un pourboire suffisant pour le conducteur des canassons. On n'en peut plus! Nous ne savons même pas si nos pieds sont encore présents ou si nous avançons sur des moignons de pieds érodés par la marche non stop de la journée. A cheval donc.... En plus, Grisemote adore ça.



C'est notre dernière étape à Pétra, avant de prendre la route pour le Wadi Rum où nous sommes attendus en fin d'après-midi. L'objectif du jour, c'est encore une belle rando: le haut lieu des sacrifices. Cette fois-ci nous n'empruntons pas le siq. Nous venons faire tamponner nos tickets au visitor center, puis nous prenons un taxi qui nous mène à Umm Sayhoun, village de la seconde entrée du site.



Le sentier qui grimpe, qui grimpe débute juste à côté du théâtre. Là encore le paysage est splendide, et plusieurs belvédères sont disséminés de part et d'autre. Il n'est pas toujours facile de se repérer au milieu du paysage désertique dans lequel nous sommes d'ailleurs seuls. Grâce au GPS du téléphone nous retrouvons notre chemin aisément. Là encore le chemin est jalonné de vendeuses qui espèrent toutes qu'on s'arrête à leur stand. On essaye de faire plaisir aux unes et aux autres et on doit batailler ferme... Nous n'avons jamais lésiné sur les pourboires (peut-être le plus gros budget de notre voyage), ni sur l'achat de souvenirs, thé ou autre. Nous sommes pleinement conscients de la détresse dans laquelle sont les jordaniens à l'heure actuelle. Sous-développés en eau, pas de ressources énergétiques ou peu (ils en achetaient 80% à l'Egypte avant le printemps arabe, des réfugiés à leurs frontières, et là-dessus on rajoute des touristes maintenant inexistants (à part ceux du Moyen Orient). Alors notre contribution ce sera celle-là, et notre visite de ce pays pourtant fabuleux mais boudé actuellement. Combien de fois dans la rue est-on venu nous serrer la main en nous remerciant d'être là. C'est très triste, et nous souhaitons que le pays retrouve ses touristes comme il le mérite. Au milieu des roches, au milieu de rien, l'échoppe de Mohamed chez qui nous prendrons un thé salvateur.
Open
Avis sur les selles Brooks?
bonjour, nous recherchons des avis concernant les selles BROOKS laquelle choisir pour des longues heures de selle...... la B17, la B18, la SWALLOW, la SWIFT, la TEAM PROFESSIONAL ou autre...? Merci à tous pour vos réponses Mireille & Alain
Open
Essai de la selle Brooks Conquest vers Genève-Lausanne
Salut à tous!

Je vais probablement acheter une selle Brooks Conquest pour un prochain voyage, mais j'ai un peu peur que mes fesses ne supportent pas... Du coup, si jamais quelqu'un qui a une telle selle habite vers Genève ou Lausanne (ou bien si vous passez dans le coin et que vous voulez me dire bonjour!) et qu'il/elle est disposé à me la prêter un moment pour que je puisse me faire une première idée, je serai super content!

Avant de me faire corriger par les connaisseurs, je sais que ce n'est pas le même chose que d'avoir la mienne car il faut qu'elle se forme!!! Mais c'est juste pour avoir une vague idée!

Merci d'avance! Vince
Open
À vélo sur des milliers de kilomètres: confort sur la selle?
Bonjour à tous !

On prépare en ce moment un long voyage à vélo, départ France en direction de l'Asie centrale, le tout en couple.

Après les premiers préparatifs, on s'attaque à présent à la partie "CONFORT" du voyage, et on se pose la question de la selle...

Parce que je suis parti cet été en Scandinavie depuis la France, avec du matériel très basique, selle d'origine classique et short cycliste avec renforts en mousse pour minimiser la douleur au fil des jours et des KM...SANS SUCCES ! Je cherche donc la solution "miracle" pour ne pas avoir les fesses en compote...

Alors quel type de selle choisir, quelle marque, quel modèle utilisez vous ?!

Merci d'avance JEROME
Open
Être malade à bord d'une croisière sur le Costa Concordia: histoire vécue
Acte I

Nous ne partons jamais en voyage sans assurance ni assistance : entre Cartes bancaires, assurance voiture, assurance habitation et autres multirisques familiales, nous sommes plutôt trop assuré que pas assez. Comme beaucoup, sans doute. Bref, nous partons l’esprit tranquille, et c’était le cas en décembre dernier lorsque nous embarquons sur le Costa Concordia. Compte rendu…

Nous avions choisi de nous rendre à Savone en voiture, avec un couple d’amis, non sans avoir réservé un parking (Parking Costa, 10 euros par jour, prix raisonnable), mais avec une petite inquiétude au cœur car impossible d’obtenir une confirmation écrite de la réservation. Le cœur déjà ! Arrive le 2ème jour, journée en mer. Je me sens patraque, de plus en plus patraque. J’avais eu un infarctus en 2002, parfaitement guéri depuis longtemps, mais il apparaît plus prudent d’aller demander l’avis du médecin de bord. Donc, en route pour l’hôpital de bord. Je ne parle pas Italien, les deux médecins que j’y ai trouvés ne parlent ni Français ni Anglais : c’est un infirmier qui fait la traduction.

Si je comprends bien, le médecin de service me dit que tout va bien, mon électro étant identique à l’électro de référence que je trimballe toujours avec moi, mais le « chef » déclenche le grand jeu et me voilà branché de partout, monitoring inclus, et médicaments massifs. Pas de raison de s’en plaindre, bien au contraire puisqu’au matin, à l’arrivée à Casablanca je me sentais tout à fait bien, tous les paramètres étant redevenus à peu près au beau fixe. Bravo.

Le « chef » me fait dire par son infirmier qu’il m’envoie chez un cardiologue pour décider de la suite du voyage. En même temps, on propose de l’aide à ma femme pour faire les valises « pour le cas où » et on nous fait signer un relevé de compte avec une nuit d’hôpital (réanimation) à plus de 1000 euros, débitée sur le champ. On signe également un accord de débarquement … Une ambulance est prévue par Costa pour nous emmener aux urgences.

En effet, à chaque escale, Costa, comme la plupart des cies de croisière, travaille avec une agence locale qui s’occupe des passagers « en souffrance ». Bonne organisation, c’est la vision optimiste, machine rôdée par l’expérience, vision plus réaliste …A bon entendeur.

Je vous passe les détails du transfert, mais c’est du grand art : Hollywood en plus rigolo. Les ambulanciers me trouvent en bonne forme. Ils me demandent de quitter mon lit pour passer sur leur brancard, l’infirmier de bord n’y trouve rien à redire, mais le « chef » y met vite bon ordre et me voilà dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement pour passer du lit au brancard (les secouristes connaissent). Globalement débranché à l’exception de la perfusion de base, mille précautions plus tard, choyé, pouponné, je suis redevenu un peu inquiet devant tant de prévenance et nous quittons le bateau par une petite passerelle « spéciale pestiférés ». Arrêt devant l’ambulance au pied du bateau.

Au bout d’une demi-heure de discussions entre Costa (le compte est « fermé »), l’agent local Costa, et l’ambulancier, tout le monde tombe d’accord : ma femme doit trouver 90 euros en liquide. Cette petite formalité remplie (sans jeu de mot qui me concernerait), me voilà enfin hissé dans l’ambulance, toujours flanqué de mon petit goutte-à-goutte de base qui me rappelle le sérieux de la situation. Heureusement la porte reste grande ouverte, et je continue d’admirer le ciel uniformément bleu. Un petit vent frisquet s’était levé pour nous rappeler que Noël approchait à grands pas et j’ai commencé à apprécier la couverture.

Une autre demi-heure se passe encore, l’agent local (voir plus haut) ayant besoin de tout ce temps pour discuter avec les autorités locales.

Pause : dans beaucoup de pays il suffit d’une carte d’identité pour descendre en escale au cours d’une croisière. C’est le cas du Maroc. De plus, le Maroc était le seul pays de notre voyage à être en dehors de l’union Européenne. Nous étions donc partis avec nos seules cartes d’identité. Malheureusement un transfert en clinique n’est plus une escale et les formalités d’un voyageur individuel deviennent alors, et c’est tout à fait normal, exigibles. Dans ce cas forcément courant, une procédure existe pour délivrer ce qui, je crois, s’appelle un permis d’escale, élément indispensable pour sortir du pays. On découvrira par la suite que le détail de cette procédure peut donner lieu à des interprétations, disons cocasses ! Bref, leçon à retenir : ne pas se contenter des papiers a minima, mais en fonction du pays visité, prévoir le nécessaire en cas de pépin (remarque valable également pour ceux qui ratent un départ de bateau !)

Retour à l’ambulance : je suis à bord depuis une demi-heure et cela fait une heure que j’ai quitté le bateau dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement. La porte est ouverte, je peux admirer le ciel, il est toujours bleu ; le vent reste frisquet, j’utilise chaque cm² de la couverture. L’agent local (il nous expliquera qu’il travaille pour toutes les grosses compagnies de croisière) arrive enfin, après avoir obtenu l’autorisation de sortir du port, mais sans le permis d’escale … car le permis d’escale ne peut plus être délivré tant que l’on ne connaît pas la date exacte de sortie du territoire. Kafka ne va pas tarder à jeter son ombre sur mon voyage, je devrais le pressentir, mais le départ en trombe de l’ambulance détourne mon attention sur des préoccupations beaucoup plus concrètes : comment rester sur le brancard alors que la camionnette saute de bosse en nid de poule, dans un tourbillon alimenté par les tentatives du conducteur pour les éviter – enfin, je suppose !

Me femme est trop occupée à rattraper les sacs qui veulent se faire la malle, mais moi je me dis que je me sens bien, vraiment bien et que si les chocs m’étaient vraiment interdits, le problème serait déjà réglé.

Soyons honnêtes, une fois sorti du port, les routes sont bien plus confortables. Du coup, plus rien d’intéressant à raconter jusqu’à ce que nous passions sous un pont, à côté de la grande mosquée. La grande mosquée est un monument incontournable de la visite de Casablanca.

Flash back : il me faut mentionner ici le geste commercial de Costa qui avait retiré l’excursion de Casablanca de notre « compte » au moment où nous quittions le navire. Certes, le geste n’était pas forcément spontané et on peut penser que sans l’amicale vigilance de nos copains de voyage pendant cette période évidemment un peu anxiogène pour mon épouse, ces petits détails seraient peut-être passés à la trappe. Il n’empêche que je dois reconnaître que nous n’avions plus droit à la grande mosquée et pourtant, juste après le pont, lorsque l’ambulancier nous a signalé sa présence, je n’ai pas hésité à me soulever de mon brancard pour y jeter un coup d’œil. La vue que j’en ai eue pendant une toute petite seconde m’a donné l’impression d’une vue volée. Faute avouée, faute à moitié pardonnée. A moitié seulement : j’aurais dû me méfier et deviner que Kafka allait s’allier à la justice divine pour me concocter une punition méritée.

Je n’ai pas eu à attendre bien longtemps.

Pourtant, nous finissons notre voyage sous un panneau rassurant « Urgences 24/24 7/7. C’était un dimanche, un peu frisquet, mais toujours pas le moindre nuage dans le ciel. Il était plus de 10 heures et demie, nous avions quittés le bateau depuis longtemps mais à part les 90 euros, l’excursion était gratuite, le goutte-à-goutte aussi.

On descend mon brancard et tous les bagages. Une rampe assez dure permet d’accéder à la porte d’entrée. Je pense surtout au pauvre brancardier qui devait m’y pousser, ainsi qu’à ma femme qui faisait ce voyage pour se reposer d’une grave opération et qui devait s’occuper des bagages (L’optimiste dira qu’il y a des périodes comme ça où les choses ne peuvent que s’améliorer)

On sonne et re-sonne, mais la porte reste fermée. Le ciel était bleu, le vent frisquet, la couverture tirée au maximum, mais la porte restait fermée parce que le gardien de nuit était parti en oubliant de rendre les clés et que personne à l’intérieur ne pouvait nous ouvrir. Les ambulanciers ne voulaient pas redescendre la rampe pour nous faire passer par l’entrée principale et j’ai donc continué à admirer le ciel bleu.

Au bout d’une demi-heure, les Dieux ont estimé que la seconde de vue volée était suffisamment punie et la porte du Paradis des urgences s’est ouverte. Les Dieux n’ont pas la même notion du temps que nous, forcément. De toutes façons, il n’existe aucun recours ni assurance contre les erreurs divines. Alors, on est entré dans cette clinique, superbe au demeurant, mais un peu surprenante quand on découvre qu’elle fait tout, absolument tout, mais pas les interventions cardiaques. Mais il n’y avait pas de raison de s’inquiéter car un cardiologue était prévenu et n’allait pas tarder à venir nous voir en consultation.

En attendant son arrivée, on me fait un électro pour vérifier celui du bateau. L’appareil est mignon, du genre de ces petites machines que l’on achète aux enfants pour jouer au médecin et qu’ils utilisent pour proposer un examen médical un peu plus poussé à leur petite copine.

Pour moi qui ne suis plus un enfant, mais qui commence un peu à connaître ce genre de gadgets, je suis beaucoup moins attiré par l’esthétique de la machine que par son fonctionnement. Et ça me chagrine un peu car elle n’arrive pas à se caler sur ma modeste personne. Un, deux, cinq essais et chaque fois, elle se met en erreur dès que l’infirmière déclenche l’enregistrement. On appelle une deuxième infirmière à la rescousse. Elle change les contacts, modifie un peu le câblage, remet du papier car il n’y en avait plus dans la machine mais il est vrai que la question métaphysique de savoir si oui ou non je suis toujours en vie commence à me traverser l’esprit car la machine refuse toujours de me déclarer vivant, ne fût-ce qu’un petit peu.

Le cardiologue arrive. Il fait venir une nouvelle infirmière et pendant qu’elle tente de soigner l’électrobidule, il ouvre le dossier que j’avais demandé au médecin du bord.

Sans doute un peu jaloux de la débauche de moyens qui avaient été déployés sur le bateau, il déclare qu’il n’a jamais vu un dossier aussi inexploitable avec ses myriades d’examens (prises de sang toutes les heures, multiples électro, Tension toutes les 20 minutes, liste des médicaments passés par les diverses perfusions etc), mais sans la moindre lettre d’accompagnement et donc sans diagnostic initial ni commentaire.

La bonne nouvelle, c’est qu’il me parle comme si j’étais vivant. Aux infirmières aussi d’ailleurs, puisqu’il les renvoie assez rudement après avoir découvert qu’il suffisait de mettre le papier à l’endroit pour que la machine veuille bien cracher son électro.

Cinq minutes plus tard, le diagnostic tombe : « je ne sais pas ce que vous avez eu, à part une poussée manifeste de tension, mais en tous cas, il n’y a aucune raison d’arrêter votre voyage. Doublez vos pilules rouges, forcez un peu sur les vertes si les symptômes reviennent, reposez vous un peu plus jusqu’à ce que tout ça se stabilise, mais je n’ai aucune raison de vous hospitaliser. » Quant à la tension, toujours un peu forte malgré les traitements de choc, il la trouve normale « Vous savez, sur un bateau tout le monde fait de la tension. S’il fallait débarquer tous ceux qui font trop de tension en croisière, il n’y aurait plus guère de croisières !» Et pour me convaincre définitivement, il ajoute « Et j’ai fait toutes mes études aux hôpitaux de Paris ».

Puis, il se retourne vers l’agent Costa qui venait de nous rejoindre sans avoir réglé le problème de notre entrée sur le territoire Marocain. Il aurait dû être content, l’agent Costa, puisque nous allions pouvoir remonter sur le bateau : au lieu de cela, il était gêné aux entournures « ben, c’est que le médecin chef n’est plus à bord et que sans son accord, je ne peux pas … »

Quinze minutes plus tard, je suis dans une chambre, avec les bagages. Le monsieur Costa local était reparti négocier mon retour à bord : sans doute étais-je le seul à n’avoir pas compris que le médecin chef avait déjà décidé que je ne remonterais pas à bord. L’avis du cardiologue n’était pas pour prendre une décision qui était déjà prise : le principe de précaution, n’est-ce-pas ? D’ailleurs, et pour le défendre, un agent Costa dira à nos amis restés à bord que la semaine précédente, c’est un cadavre qu’il avait dû débarquer…Je contemple mon goutte-à-goutte que l’on venait de changer. Il est plus de midi, une heure peut-être. Je n’ai pas faim.

Ma femme un peu plus, forcément.

Mais, au fond, nous sommes très chanceux car une aide-soignante à qui on n’avait pas expliqué que je n’étais pas vraiment là a cru, vu la qualité de la chambre, que j’étais un malade important et m’a apporté un repas tout à fait sympa … que nous nous sommes partagé.

Fin du premier acte

Deuxième acte, le pitch en avant-première : Nous sommes à Casablanca, sans autorisation de Police, dans une chambre d’hôpital, mais sans être officiellement hospitalisé. Que va faire mon assistance ? Va-t-elle considérer que je suis malade ? Va-t-elle me conseiller d’entamer une procédure contre Costa ? me dire d’appeler mon agence ? Et d’abord, quelle assistance contacter : l’assistance Macif (Inter-mutuelle assistance) ou l’assistance carte premier, ou l’assistance Renault pour la voiture qui est restée à Savone ?

Quant au remboursement de la croisière interrompue, cela relève de l’assurance et non pas de l’assistance : à quelle assurance faudra t’il s’adresser, étant entendu qu’il faut choisir ? Comment font elles pour vous décourager de demander le remboursement auquel vous avez droit ? : c’est le pitch du 3ème acte à venir, toujours en cours d’ailleurs, trois mois plus tard.
Open
Traversées du désert... (Maroc)
Histoire d'un voyage au Maroc, du premier au dernier jour sinon ça n'aurait pas eu de sens... Marrakech... puis 4 jours à pied dans le désert, seule avec un guide, un chamelier et 2 dromadaires... et encore Marrakech. Tout a été important, même les moindres détails, alors c'est une (très) longue histoire. Derrière les descriptions et les anecdotes, il y a aussi de l'émotion, de l'intime, et des... états d'âme. Tout ce qu'il est étrangement plus facile de partager de cette manière, tout ce qu’il est étrangement plus facile de partager avec des gens que l’on ne connait pas... J’ai de superbes images dans les yeux, mais seulement quelques unes sont visibles, si vous lisez attentivement, vous saurez pourquoi… Les autres photos sont imaginées, fabriquées au retour avec des souvenirs rapportés et un peu de mise en scène… Mais tout est authentique.



Depuis que je suis rentrée, quelquefois la nuit j'ouvre les yeux, et je ne sais pas où je suis... Nuit blanche, nuit dans les étoiles, nuit en communion, nuit reliée... Dans ce moment suspendu, entre veille et sommeil, qui rend très très réceptif... En communion avec qui ? Reliée à quoi ? Lila gnawa... lila de derdeba.

Le désert, un chemin solitaire. On y entre, et on est tout de suite dans l'essentiel...

Mercredi... Mon compagnon me laisse à Orly ouest... Il y a 2 heures d'attente avant l'embarquement. Mon MP3 veut bien s'allumer mais c'est tout. Il se bloque… Aucune commande ne fonctionne plus, et rien n'y fera... Sourire... voyage sans musique alors ? Et premier repère qui tombe.

(Photo...) ... Passeport, billets, tickets, reçus, étiquettes...

Nez au hublot pendant tout le vol... Descente sur Marrakech et à basse altitude une jolie mosaïque, nuances de rose et d'ocre pointillées de vert, mais aussi sur la droite, moins harmonieux, des cubes alignés. Lotissements en construction ? Atterrissage laborieux et turbulent, l'avion tournera longtemps avant de se poser.

Accueillie par le bruit familier, inchangé, des portières et des sièges qui grincent dans les petits taxis. A Casa c'était des Simca 1000 rouges, et il y avait un compteur, ici ils sont jaunes et il faut négocier le prix. Je n’ai aucun talent pour cela, alors va pour 100 DH !

Parcourus et oubliés

Marrakech… Solaire, lumineuse, sensuelle. Partagée entre traditions et modernité... Chatoyante et parfumée, très bruyante… plutôt polluée ? Sur la chaussée, les chevaux et les ânes se mêlent toujours aux véhicules… et gare au trafic lorsqu’il s’agit de traverser ! Ça reste toujours une aventure stratégique et... sportive : à quel instant précis piquer un sprint vers le trottoir d'en face ? Et pourquoi aucun nom de rue n'est indiqué ?

Après midi à pied, direction la gare routière de Bab Doukkala… Un repère le Mac Do, puis une place avec une fontaine. Ensuite tourner à gauche dans l’avenue Hassan II. Il y a un bus pour Zagora vendredi matin, mais je ne pourrai prendre le billet que demain. En revenant à l'hôtel, dans un kiosque juste à l'angle, j'achète "Tel Quel" que je lis avec beaucoup d'intérêt sur internet.

Jeudi... Tôt le matin, à pied jusqu’à la place J.el.F., calme et presque déserte... Je ne fais pas une affaire en achetant 2 petits poignards pour mes enfants. Aucun talent pour marchander, pour cela il faut bien plus que du charme... Alors je choisirai le reste de mes cadeaux au centre artisanal avenue Mohammed V, les prix sont indiqués et il y a le plaisir de voir les artisans travailler... Pour ma fille une besace et des boucles d'oreille. La besace sent la chèvre. Les boucles d'oreilles seront ciselées devant moi par un tout jeune homme aux doigts agiles, merveilles de finesse et de fragilité… Puis je m'attarderais longtemps dans les ruelles des souks. Parfums de cuir, de bois de thuya et de cèdre, senteurs de laine et de cuivre… Odeurs familières… Souvenirs de l’enfance…

Chers poignards

Boucles d’oreilles

Retour à la gare routière et un imprévu : pas de bus vendredi matin mais un départ ce soir à 20h30... Il me reste un peu de temps avant de rentrer faire mon sac, alors je fais un grand détour : boulevard de Safi, puis à droite avenue El Mansour jusqu'au jardin Majorelle... Une pause au calme. Des plantes rares, toutes sortes de cactées lisses, duveteuses, hérissées de piquants... formes végétales étranges, trapues ou étirées. Une infinie variété de verts, et ce bleu si renommé… Le chant des oiseaux, le soleil et les ombres qui jouent dans l'eau des bassins… Le temps s'écoule paresseusement. J’écris des cartes postales, elles arriveront bien après mon retour…



Retour à l'hôtel. Avenue El Mansour, boulevard Zerktouni, ça va, mais pourquoi les noms des petites rues ne sont jamais indiqués ?!! Je me perds un peu…

J'espère que tu as reçu mon MMS, parce qu'en partant, je laisse quelque chose pour toi à la réception...

20h, la nuit est déjà tombée. Arrivée à la gare routière, et là.... Et là, mouvement de recul... Une foule compacte, un enchevêtrement de bus... Où aller?... Rare femme, seule étrangère, sac à dos... Je suis vite repérée, entourée, mal guidée... Quelqu'un avec un badge finit par m'indiquer le bon trottoir. Le bus n'est pas là, et le trottoir est déjà noir de monde, principalement des hommes. Aurais-je une place?... Trois jeunes hommes s'empressent particulièrement... Ils veulent savoir où je vais et pourquoi, si quelqu'un est avec moi, si je suis attendue... Je réponds avec le sourire. Exercice un peu difficile, il faut choisir les mots, rester courtoise en restant évasive... Leur français est hésitant, mon arabe est plus que rudimentaire... D'ailleurs, je n'aurais pas dû essayer... Leur ton devient un peu... vindicatif, et les regards s'allument. Aïe... Ils disent étudier, mais quoi?... Veulent savoir ce que je pense du coran et d'Allah, veulent savoir ce que je pense de la guerre sainte, si je suis "pour les américains", "pour les palestiniens"... D'autres voyageurs interviennent... Et le bus qui n'est toujours pas là... Le discours devient fanatique... Là, mon sourire se fige un peu... Petit coup de flip, et donc envoi d'un MMS "flippé"... (Mais à qui d'autre pouvais-je l'envoyer ?) Puis, dans cette foule sombre, une lumière vêtue de blanc... Nabila, une jeune étudiante qui rentre à Zagora pour les vacances, elle parle français... Elle se plante devant eux et les engueule copieusement. Je n'ai pas tout compris, mais ça été efficace ! Les 3 excités battent en retraite. De plus, ils n'étaient pas sur le bon trottoir et leur bus menace de partir sans eux...

Nabila et moi réussirons à monter et ferons le trajet côte à côte... Le bus partira avec 2 h de retard. Le voyage sera long, un peu inconfortable, ralenti par de nombreux arrêts, il a fait très froid…

Vendredi... Un peu engourdie, un peu éblouie, un peu frigorifiée, arrivée à Zagora au tout petit matin avec le lever du soleil... Magique! Envie de quelque chose de chaud... Et là le cadeau qui vient du cœur, gentillesse et hospitalité, Nabila m'invite chez elle. Accueil chaleureux de sa mère et de ses frères et sœurs, pas plus étonnés que ça de me voir débarquer si tôt pour partager leur petit déjeuner! Quelques heures en leur compagnie... Nous échangeons nos adresses, et le plus jeune des frères, Nouamare m'offre un livre de conte pour enfants...

Midi, "La fibule du Draa" Lahcen Sarti, le propriétaire... Je mets enfin un sourire et un visage sur un échange de mails... Il me montre sur la carte le parcours du trek, rigole quand je lui raconte ma nuit dans le bus, et m'envoie me reposer au bord de la piscine... Pas de maillot, alors chaise longue et bouquin... Bouquin qui m'accompagnera dans le désert, et que je terminerais à Marrakech dans le jardin de la Koutoubia...



Samedi, 1er jour...En me levant ce matin, je sais que le sable du désert absorbera aussi mon sang...

Départ tôt pour 4 jours et 3 nuits, seule, comme je souhaitais, avec un jeune guide Mohammed et un plus jeune chamelier Abdou. Nous serons ensemble 24h sur 24h, et nous ne croiserons pas âme qui vive avant d'arriver au bivouac fixe, le 3ème soir. Tout ce dont nous avons besoin est chargé sur 2 dromadaires. Et dans ces paniers il y a des miracles, un inventaire à la Prévert que je découvrirais au fur et à mesure comme... un plateau pour les verres, une corbeille pour le pain, un pain de sucre et des petits verres pour le thé mais… des grands verres et du sucre en morceaux pour le café, des épices, des oranges, des légumes, des œufs... crus ! Qui ne se casseront pas, de la vache qui rit... Et plein d'autres merveilles inattendues et tellement surprenantes au milieu du désert... (La vache qui rit c'est le beurre du désert. Tous les matins au p'tit déjeuner c’était café avec du lait en poudre Nido, et kesra avec de la vache qui rit et de la confiture d'abricot Aïcha… Un délice.)



Début du voyage, et début d'une longue, longue marche… Nous ferons 80 km en 3 jours, traverserons toutes sortes de paysages jusqu'au vrai désert de sable et de dunes... Je boirai l'eau des puits, mangerai des crudités, dormirai sur un matelas qui dans la journée selle les dromadaires... J’oublierai toutes les mises en garde et tous mes repères en matière d'hygiène... Mon corps réduira ses doléances. Ni chaud, ni soif, ni fatigue, ni trouble d'aucune sorte... juste réveillée par le froid tous les matins vers 6h.... J'enlève ma montre. Comme mes compagnons, je vivrai au rythme du soleil…

Abdou tient les dromadaires, alors il marche à leur cadence Quelquefois, nous sommes groupés Quelquefois les 2 guides sont ensemble, et je chemine derrière Quelquefois nous parlons Rien n'est obligé, il n'y a aucune gêne. C'est une danse simple et harmonieuse, un pied devant l'autre, et suivre son ombre qui tourne avec le soleil... Chaque pas laisse derrière l’inutile, l’encombrant, le superflu… Place à l’intime… Place au silence… Place au-dedans… Face à soi même… Je trouve des coquillages, et les yeux fermés je sens l'odeur de la mer...

... Un pied devant l'autre...

Je sors mon appareil... Capacité d'une centaine de prises, mais ce sera 10 photos, et pas plus. Il se bloque, aucune commande ne fonctionne plus, et rien n'y fera... Sourire... Voyage sans photos alors ? Et 2ème repère qui tombe... Je repense à mon MP3...

... Quelques photos parmi les dix...

Midi... Desseller les dromadaires qui s'éloignent aussitôt en quête de nourriture. Et avant le repas cuisiné par Mohammed, le rituel du thé à la menthe, préparé par Abdou dans une minuscule théière… Thé dense, mousseux, très sucré... Il nous le sert sur un plateau avec des dattes, des cacahouètes et des raisins secs… Et ce sera comme cela tous les jours, midi et soir...

Nous faisons progressivement connaissance... Mohammed, 25 ans... Calme, très intérieur, presque ascétique, il connait bien le désert, et il l'aime... Si à l'aise, qu'il marchera en babouches, ou pieds nus, quel que soit le terrain.. Lorsque je suis derrière lui, l'inscription publicitaire sur le dos de son sweat me fait sourire... Il y a une date, 8 janvier 2003... Petit clin d'œil de la vie? (J’ai un souvenir précis de ce jour là.) Abdou, 20 ans à peine, un visage rond et jovial. L’as du thé à la menthe... lorsqu'il me tend mon verre il dit "Bismillah", et je réponds de même... Farceur et gourmand. Ravi que je ne mange que des légumes, il aura double ration de viande !

... Abdou et sa théière...

.... Mohammed...

Fin d'après midi, un puits... Abdou fait boire les dromadaires, et Mohammed remplit les bidons. Les bouchons ne sont pas étanches, alors il coince un morceau de sac en plastique pêché dans un des paniers, et visse par dessus..... Oublier toutes les mises en garde en matière d'hygiène...

1ère nuit sous la tente, au pied du djebel Baní...

... Djebel

Dimanche, 2ème jour... Traversée ascension du djebel Baní... Paysage minéral et lunaire, des roches couleur pain brûlé et gris anthracite. Je ramasse de jolis cailloux, et Mohammed me trouve une pierre fossile... Repas de midi dans une oasis, désertée par les nomades... Quand nous reprenons notre marche, le vent se lève. Un vent qui ne souffle qu'en avril, violent, terrible le ‘’Sahli’’... Des tourbillons de sable et de graviers. Où est le ciel, où est la terre... tout est poussière, tout est jaune et opaque... Les bourrasques sont si fortes qu’elles nous font vaciller. Par moments il faut même s'accroupir pour ne pas tomber. Dans la forêt d’acacias, Abdou et les dromadaires ne sont qu’à quelques mètres devant nous pourtant nous ne les voyons plus... Nous saurons plus tard que ce jour là, les excursions prévues ont été annulées... Qu'un groupe s'est perdu et a dû être récupéré en 4X4... Mais Mohammed a le sens du désert. Il est calme, il nous guide… alors nous continuons et j'ai confiance en lui. Il serre un chèche autour de ma tête, fragile rempart contre ces déferlements… Il faut avancer et c'est difficile... Mais le désert m'a acceptée, alors sans opposer de résistance, je l'accepte... Et le sable s'insinue partout... dans la bouche, crissant sous les dents, dans les yeux, les oreilles et les narines... dans les cheveux... Une fine couche ocre a recouvert mon visage, et mon corps jusque sous mes vêtements. Je suis devenue une femme de sable... Communion... Fusion avec le minéral. J'absorbe la puissance prodigieuse du désert, comme le désert absorbe mon sang...

Nous avons marché 4 heures, poussés par ce vent furieux, avant de s'arrêter pour la nuit sous un acacia... Là, il a fallu monter la tente, ce qu'ils ont fait, difficilement. Puis il a fallu la lester... Alors les ustensiles et le plateau du thé à la menthe ont servi de pelles pour recouvrir les rebords de sable. Puis Abdou s'est occupé des dromadaires, en maintenant une de leur jambe avant repliée avec une corde pour éviter qu'ils ne s'éloignent trop... Ensuite on a tout rentré sous la tente, et on s'est écroulés... mais pas longtemps.

Mohammed préparait des repas de roi midi et soir avec les merveilles contenues dans les paniers: salade de crudités finement coupées, tajine de légumes, soupe (et pas en sachet !)... Même les sardines en boite étaient agrémentées de minces tranches d'orange... Après cette journée éprouvante pour tous, je lui dis que du pain avec de la vache qui rit suffirait bien... Il m'a regardé avec un grand sourire, a prononcé sa phrase rituelle du soir: "Maintenant Laurence, assied toi, prend ton temps, prend ton livre..." Il a sorti du panier miraculeux ses ustensiles pleins de sable, son réchaud, des légumes, et nous a préparé un couscous (et pas en boite !), un couscous qu'il a roulé entre ses mains... Pendant ce temps, Abdou a sorti sa théière pleine de sable, son pain de sucre, les cacahouètes, les dattes... Rituel du thé à la menthe, comme tous les jours, midi et soir...

Dehors le vent continue de souffler soulevant des tourbillons de sable... Alors, je ne ressortirai pas comme l'autre soir pour laver mes dents et brosser mes cheveux. Juste une lingette sur le visage pour enlever la poussière... Mohammed éteint la lampe à gaz, je me recroqueville dans mon sac de couchage. Les dromadaires se sont rapprochés de mon côté de la tente, la lumière de la lune étire leurs ombres sur la paroi de toile. Ils se sont repliés, et font des bruits bizarres... Nous nous endormons très vite...

Lundi, 3ème jour... Mes 2 compagnons dorment encore, quand le froid me réveille vers 6h comme tous les matins... Tout semble si calme, le vent ne souffle plus... Je dénoue la porte de la tente et... Un ciel bleu et pur, qui se teinte peu à peu de rose et d'orange flamboyant. Le soleil se lève devant mes yeux éblouis. Une journée de lumière commençait : plus aucune trace de la tempête d'hier, sauf du sable... partout.

Donc, petit déjeuner avec du sable... Ensuite, nous secouons tout ce qu’il est possible de secouer, faisant voler des nuages de poussière… Puis Abdou rend leur 4ème jambe aux dromadaires et nous continuons le voyage.

Après les étendues de cailloux et d'arbustes du 1er jour, les crêtes rocheuses du djebel Baní et la forêt d'acacias du 2ème jour, le paysage change, s'adoucit... Nous arrivons dans le désert, comme on l'imagine, comme on le rêve, comme on le voit sur des milliers de photos : des dunes blondes à perte de vue, en creux et en rondeurs harmonieuses… Le désert de sable… immense, fascinant...

Dernier repas tous les 3… Ce soir nous arriverons au bivouac fixe et nous ne serons plus seuls. La pause s’étire… Alors un peu à l’écart dans le sable lisse je trace quelques mots… une évidence... confiant un secret au désert. Dans une petite boite je rapporterai avec moi un peu de ce sable magique…

.. Un secret dans le désert...

Abdou attrape mon carnet et dessine les dunes. Mohammed dessine Abdou et ses dromadaires... J’apprends à faire la vaisselle avec le contenu d'un seul verre d'eau... Un oiseau minuscule se pose sur mon sac… Un oiseau !... au beau milieu de nulle part !... Les dromadaires semblent se régaler avec les branches d’acacia pourtant pleines d’épines…

Dessins de désert

Nous reprenons le chemin... Les dunes sont plus hautes... Pleins et déliés faciles à gravir, le désert a des courbes sensuelles, féminines. Une main de géant en épouserait les reliefs comme une caresse sur un corps doux et moelleux... Le soleil couchant donne au paysage des couleurs d’ambre et d’épices, des reflets de cannelle… Le sable m'offre des cailloux roses, et des morceaux de quartz blanc qui brillent... Je trouve aussi une pierre noire... Mystère...

Cailloux roses, cailloux fossiles, cailloux brillants, et une pierre noire

Fin d'après midi, arrivée au bivouac fixe au pied de l'erg Lihoudi... Le gardien Lahcen, tourbillon volubile et agité nous accueille avec un thé à la menthe. Il me capte vite: "toi, tu fais du yoga’’… Il raconte plein d'anecdotes sur ses "clients", termine toutes ses phrases par : "pas de problème !… machi mouchkil… machi mouchkil, pas de problème !…" Autour des tentes, des dizaines… des centaines de gros scarabées noirs grouillent sur le sable… Comme je frissonne, Lahcen en saisit un délicatement, et veut le poser sur ma main "Machi mouchkil ! Ça ne pique pas !"… Je tends une paume hésitante… Malgré la fantaisie et l'enthousiasme communicatif de Lahcen, je n'aimerais pas cette dernière soirée. 2 groupes sont arrivés en 4X4 pour passer une nuit dans le désert… Bruit des moteurs, bruit des caméras, bruit des voix et des exclamations... Intrusion dans ma bulle... Je reste un peu à distance… Ils repartiront très tôt le lendemain matin…

Souvenir de scarabées

Mardi, 4ème jour... Debout, immobile sur une dune de sable, je vois dans un même ciel la pleine lune et le soleil… Face à face lumineux, Magique, bouleversant… Puis la lune a pâli, le soleil a flamboyé davantage. Ce n’était plus tout à fait la nuit, ça n’allait pas tarder à être le jour… L'univers Sacré, Mystique se déployait devant moi... Moment de grâce qui fit battre mon cœur un peu plus vite… Quelque chose d’indéfinissable m’envahit alors progressivement, avec une infinie douceur, jusqu'au plus profond de l'âme... Devant cette rencontre improbable, hésitations réticences et craintes semblent si dérisoires…Que sommes nous sinon des fragments de cet univers dans lequel tout est uni… tout est relié…

Alors c'est l'intention d'un nouveau message : "Ça me ferait plaisir de mettre un visage sur..." Mais dans cet échange parsemé de méprises et d'incompréhensions, pouvais-tu recevoir l'intention sans l'interpréter ?...

Je suis restée longtemps sur cette dune, sous le charme… Debout, pieds nus enracinés… le cœur ouvert... Réceptive… en Unité entre l'infiniment petit du grain de sable et l'infiniment grand de l'univers... Je n’étais rien venu chercher pourtant la Terre généreuse a offert son énergie, sa force subtile à chaque cellule de mon corps, et rempli mon âme de lumière…En échange de ce sang répandu sur le sable pendant ces 4 jours ?…

Donner pour Recevoir… Recevoir et Donner… comme un pacte signé.

Ce qui m'a exilée de ma vie, mettant à mal tous mes repères m'aura attirée jusqu'ici… Passage nécessaire par l'espace, par le retrait et par le silence... pour une autre naissance ?... Le désert réel après le désert symbolique... S'arrêter un instant, comme à la croisée des chemins. Se relier avant de continuer… Si ce chemin mène à l'essentiel, alors ce chemin a un cœur et il se poursuivra...

Au pied de la dune en redescendant, j'ai trouvé une petite main de Fatima en perles. Cadeau du désert...

Cadeau du désert, porte bonheur ?

Mohammed et Abdou repartent de l’erg Lihoudi avec d’autres personnes, notre aventure commune s’achève donc ici... Émotion… les regards et les gestes sont plus éloquents que n’importe quelle parole... Merci, du fond du cœur...

Retour à Zagora dans un 4x4 brinquebalant et plutôt tape-cul... Après la piste, nous traversons une immense palmeraie... Chatoiement des couleurs, luxuriance de la végétation, les palmiers y poussent dans des parcelles de blé... Vert tendre des épis, vert fané des palmes, toutes les nuances de vert contrastent avec les murs de pierre ocre et rose... Mes yeux redécouvrent le vert… Mes yeux redécouvrent les couleurs... Sur un chemin étroit, le 4x4 se retrouve en face d’un âne qui porte 3 enfants sur le dos… Impossible de se croiser. Qui va reculer ?... Et bien le progrès vrombissant s’est incliné devant la tradition à 4 pattes : dans un nuage de poussière, le 4x4 a fait marche arrière sur plusieurs centaines de mètres… L’âne est passé tranquillement... Sur son dos les 3 enfants agitaient leurs mains…

Midi, arrivée à "La Fibule du Draa"... Accueil souriant de Lahcen. Il me propose de prendre une douche, je refuse… Même s’il semble un peu surpris, il a la délicatesse de ne pas trop le montrer… Curieusement, je ne me sens pas sale. Pourtant mes vêtements sont les mêmes, et mon corps n'a pas vu une goutte d'eau depuis le jour de mon départ... Mais je veux garder la chaleur et l’odeur de sable sur ma peau... renouant avec des sensations oubliées, instinctives, animales... Alors, je reporte sur mon sac ma méticulosité, et mes conditionnements civilisés... Je sors tout, vide tout, secoue tout... traquant le moindre grain de sable... Peine perdue ! (J’en retrouve encore aujourd’hui…) L'après midi s'étire paresseusement au bord de la piscine... Je contemple mes cailloux, et fais une jolie rencontre….

Le bus Zagora- Marrakech part à 19h... C'est le soir de la pleine lune, et dès que la nuit tombe le ciel se remplit d'étoiles… Points lumineux sans commencement, sans durée, sans fin… Petites lumières si lointaines et si proches…

Envie de partager ce moment… Et avec qui d’autre le faire ? Si tu lèves les yeux, tu es le seul à voir le même ciel que moi. Alors, c’est l’intention d’un autre message. Mais, dans cet échange fragile et trébuchant… jalonné de malentendus… pouvais-tu recevoir l’intention, sans l’interpréter ?

Le voyage sera plus court qu'à l'aller, mais à peine plus confortable. Un haut parleur juste au dessus de mon siège crache de la musique et des incantations pendant tout le trajet... A mi-parcours, même arrêt insolite dans un village illuminé et affairé comme en plein jour (Taddart, je crois…). Le long de la rue principale, les sols sont en damiers noir et blanc. Des étals de bouchers exposent des carcasses entières de bœuf… Odeurs de fumée et de grillades… Des gens s’activent… D’autres, attablés, mangent… en plein milieu de la nuit.

Arrivée à Marrakech à 2h du matin. Grève des taxis, pas de chambre avant ce soir… Aïe ! Mon sac à dos attire l’attention : une voiture s’arrête et offre de m’emmener pour 80 DH… Confiance… 5 mn après, je pousse la porte du "Toulousain"… Le gardien me proposera de finir la nuit sur une des banquettes du hall. Je déplie mon sac de couchage, et me glisse dans l'odeur du désert... Pas sommeil. Mais les yeux fermés, je vois les étoiles... Tu es venu chercher ma volumineuse enveloppe.

Mercredi... Petit matin difficile... Maintenant, je me sens sale, mes vêtements me gênent, mes chaussures me font mal... Envie d'une longue douche chaude, envie de retrouver mon corps, de laver mes cheveux, de mettre de la crème, de faire mes ongles, de... Ce sera une longue douche... froide ! L'hôtel est plein de charme, mais un peu vétuste.

Vêtements de 4 jours… Après midi à pied, dans le quartier calme de l'hivernage, à la recherche d'un souvenir d'enfance qui a peut être changé de nom: l'hôtel "Holiday Inn"... Je n'ai pas trouvé, ou pas reconnu. Longue flânerie dans les jardins de la Ménara, et retour à l'hôtel au coucher du soleil...

Jeudi... Dernier jour... Envie de voir le musée de Marrakech, parce que le fondateur était un ami de mon père... Alors même trajet familier : Le Mac Do, la place avec la fontaine, avenue Hassan II, Bab Doukkala... mais cette fois je passe les remparts, et dans la vieille ville sensuelle et charmeuse, envoûtante, je me suis perdue, retrouvée et reperdue... J'ai déniché le musée et la medersa Ben Youssef, au bout d’un dédale de ruelles... Suivi des odeurs de menthe, d'olives, de miel et de cannelle... Savouré, émue, les mêmes beignets que dans mon enfance, ronds de pâte dorés frits dans l'huile avec un trou au milieu, et assemblés avec un brin d’herbe... (Je ne m'en rappelle plus le nom...) J'ai rempli mes yeux de jolies choses et échangé des sourires... Reçu, comme ça… Cadeau… une bague pour mon petit doigt… On m'a interpellée : " Hé la gazelle", et ça m'a fait plaisir...

.. Perdue quand même !...

Après midi au soleil dans les jardins de la Koutoubia. Je termine mon livre, du sable tombe d’entre les pages...

.. Commencé dans l’avion… lu dans le désert… terminé à Marrakech…

Mélancolie du dernier soir... Alors en retournant à l'hôtel j'achète une kesra, et de la vache qui rit...

Longue, longue nuit blanche... Avion dans quelques heures... Contente aussi de retrouver ceux que j’aime.

Pensées, émotions, sensations, images... Questions... Une question… Alors, plus que de raison, faire et refaire le tour de la question... Ce qu’il y a à vivre, il va falloir le vivre...

Le désert, un chemin solitaire... comme tous les chemins qui mènent à l'essentiel...

3h30, ton message, lu par la voix métallique d’une boite vocale. Et toi, face à la défaillance physique, face aux erreurs passées. Face à la peur... Un chemin solitaire. Aussi. Comme tous les chemins qui mènent à l’essentiel...
Open
Road trip moto Europe Centrale
🙂 Bonjour à toute et à tous 🙂

Voila l'histoire 😊, je m’apprête, avec ma copine en passagère, à effectuer un petit road trip en Europe centrale ( ha oui c'est donc pour ça le titre du topique ^^). La plus belle étant que je pense plus que sérieusement effectuer ce voyage avec ma 675 street triple de 2015 😇. hola hola gs1200 bmw, aficionados des goldwin ou autre grand routières, je sais, je sais ... c'est peut être de la folie 😇, mais j'ai 28ans et mon corps va devoir se montrer coriace sur ce coup ... mais c'est que je l'aime plus que tout ma street 😄... bon ok c'est 2000€ pour louer une gs1200 pendant 2 semaines et ca a pesé légèrement dans la balance lors du choix de la monture pour ce périple ^^.

Ne pensant qu'a ma compagne avant moi même 😎je me suis permis d'imaginer 5 min l'horreur du voyage pour elle sur la "fin de selle" de la street mdr. Du coup j'ai contacté un fabriquant de selle sur mesure http://www.sie57.net/ qui bénéficie d'une excellente réputation dans la confection de selle dite "confort" pour ... obtenir un confort relatif pour nous deux lors de ce voyage ( elle pour l’assise et moi pour le morale ^^). Pour l'instant le rdv est pris, j'en serais plus par la suite.

Ceci étant dit pour le confort, passons aux bagages ( la grosse blague aussi ). J'ai trouver ce système adaptable sur la street qui me semble interressant :

http://ixtem-moto.com/Support-et-fixation/Givi/Supports-sacoches-laterales-Givi-EASYLOCK-(TE6405)-Triumph-675-STREET-TRIPLE-13-_p121030.html?codesf=1910253456&gclid=CJPk_9X028oCFSQYwwodmt4EfQ

Ca nous offrirais 50L de bagage plus un petit sac à dos très très TRÈS léger pour madame et un petit espace dans la sacoche de réservoir que je rajouterais 🙂. Grand luxe 60L de bagages c'est presque assez pour les 5 paires de chaussures que ma compagne veut emmener (elle a pas encore réalisée ... chut mdr).

Bagages: OK 🙂 Confort: ok 🤪

Passons a l’itinéraire des deux tourtereaux 😛.

Pour l'instant nous partons sur une base de 2 semaines de voyages avec une vitesse de croisière de 250kms maximum par jours. Nous partirons de Metz (notre lieux de résidente) pour entamer notre voyage par l’Autriche (en traversant l’Allemagne le plus rapidement possible). Superbes routes en perspective d’après ce que je peux lire sur internet etc 😇plus des châteaux et lac magnifiques:). Ensuite nous continuerons vers la Slovaquie, la Hongrie, Croatie et enfin Slovénie puis notre entamerons notre retour à Metz.La volonté de parcourir ces pays vient à la fois du dépaysement et aussi la découverte car nous connaissons personnellement que peut de chose sur ces régions 🤪.

Notre itinéraire précis et en cours de réalisation, on en vient donc à une des raisons de ce poste sur ce forum de passionnés géniaux et hors norme 😉. Avez vous déjà voyagé dans ces pays d’Europe et avez vous des conseils, anecdotes, adresses ou vécus à partager afin de passer le voyages le plus plaisant possible 🙂. Je pense que la tente sera impossible à charger sur la moto donc nous essayerons de dormir dans des hôtels ou gîtes à chacune de nos étapes.

Je suis à la recherche de routes sympas aux décors majestueux, petits coins de verdure au calme sur l’itinéraire, nous visiterons aussi beaucoup, nous voulons rencontrer des gens, apprendre des cultures différentes et en prendre pleins les yeux 🙂.

Je vous invite donc à partager vos idée, ressentis, ou expérience avec moi pour m'aider à concrétiser mon rêve car plus je peaufine ce voyage, plus je me rend compte qu'il faut une sacré organisation pour que tous se déroule au mieux 😊.

Merci a vous tous. et doucement sur la route !!!!
Open
Attitude très agressive d'un PNC sur un vol Swiss: que faire?
Bonjour, je post mon histoire qui s'est déroulé tout juste hier, J'en ai fais la réclamation sur le Facebook de Swiss, ainsi que sur la rubrique Contact, de Swiss.

Je vous raconte mon histoire, dîtes moi ce que vous en pensez ?

J'ai été victime d'un acte très grave sur un vol Swiss, vol de Genève à Nice par un personnel navigant de la Swiss. Je me suis endormi à peine après le décollage, je me réveille environ 30 minutes après, et actuellement sous traitement médicamenteux pour la dépression et le stress/anxiété, je subis de temps à autres, de grosse soif périodiquement, et des attaques de paniques, me sentant mal et voulant boire de l'eau à tout prix, j'appuie sur le bouton "hotesse", 5 minutes après ma requête, personne ne vient à mon appel, je tente cette fois d'appuyer à 4 reprises sur le bouton d'appel "hotesse", et là soudainement un personnel navigant viens, et me parle d'un ton très agressif, méprisant et de haute voix que je n'ai pas à faire ça, et que ça doit pas se reproduire, car c'est réservé aux urgences médicales " je lui explique de suite que je suis sous traitement médicamenteux et je subis des attaques de paniques et que j'ai de la tachycardie que celà relève du médical, et qu'il me faut absolument de l'eau je me sens très mal, j'ai la gorge très sèche et j'ai du mal à respirer, mais le personnel navigant fais la sourde oreille, et puis me dit " PAS MAINTENANT NOUS SOMMES EN DESCENTE " !!! Voilà le personnel navigant de Swiss comment m'as traité sur ce vol. Je désire porter cette affaire devant la DGAC, et déposer plainte contre la compagnie aérienne Swiss International Air Lines, pour traitement inadéquat, et mise en danger de la vie d'un passager

( réponse du modérateur de Swiss.. blabla qu'il faut contacté le service critique de Swiss.. ) Puis je réponds :

Merci, celà a été effectué, j'espère avoir une réponse, je me suis réellement senti humilié par ce Personnel Navigant, un monsieur âgé d'environ 30 ans. C'est la première fois qu'il m'arrive un tel incident déplorable, au vol aller, j'ai eu à faire à des PNC professionnel et cool qui m'ont même servi à plusieurs reprises de l'eau pendant le vol! Mais sur ce vol là, j'ai vraiment été humilié, et être rabaisser comme une vulgaire chose, je ne comprends pas comment une telle personne peux travailler sur une compagnie aérienne

J'ai dû voler sur une vingtaine de compagnie aérienne, sur au moins une centaine de vol, je n'ai jamais eu un tel comportement horrible envers ma personne jusqu'à que je croise ce steward sur Swiss sur le vol Genève-Nice LX0520 le 16 MAI 2016 ... HORRIBLE POUR MOI.

Je ne fais que copier/coller ce que j'ai écris sur le Facebook de Swiss, et leur prétendu service client.
Open
Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande)
« Allemand », c’est quoi ?!

Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :

Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...

En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.

Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!

hgb

* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Open
Les lieux incontournables au Canada
Bonjour,

J'ai entre les mains le best-seller (+ 1 000 000 exemplaires vendus) de Patricia Schultz intitulé "les 1 000 lieux q'il faut avoir vu dans sa vie" et dans la rubrique "Canada" elle cite parmi ces lieux qu'il faut avoir vu : 1 - Musée des beaux arts à Toronto 2 - Le quartier Yonge et Bloor au nord-ouest de Toronto 3 - Charlevoix 4 - Carnaval de homard à Summerside mi-juillet sur l'île du prince Edouard 5 - Le lac Massawippi près de la ville de Québec 6 - Le vieux Montréal et ses festivals d'été. Canadiens, canadiennes, touristes je vous demande votre avis sur cette liste de lieux qui, selon Patricia Schultz, il faut avoir vu dans sa vie lorsqu'on est au Canada. Moi qui te connais pas encore le Canada je trouve cette liste un peu concise (les Etats-Unis sont le pays où elle consacre le plus de pages ainsi que la France) mais peut-être est-elle représentative du Canada ? J'aimerais que vous fassiez votre propre liste de lieux qui vous paraissent incontournables. A vos commentaires
Open

You might also like