On a tous en mémoire des livres qui nous ont enchantés, mais dont on sait qu'ils sont en partie tissés d'anecdotes imaginaires. M’intéressant plus particulièrement à l'Inde et à la route des Indes, je pense à « Flash » de Charles Duchaussois, « l'Anti-voyage » de Muriel Cerf, « L'Inde des grands chemins » de Jack Thieuloy, « Magic bus » de Ron Maclean ou le Pélerin de Compostelle de Paulo Coelho dans un autre genre... loin des carnets de voyage où la perte d'un passeport constitue souvent LA grande aventure du voyageur (je sais, c'est un peu provocateur 😉 ).
Quelles relations entretenez-vous vis à vis de ce genre de récit ? Arrivez-vous à faire la part des choses quand vous découvrez un pays après avoir lu de tels récits ? Et question subsidiaire : avez-vous ce genre de récit dans vos cartons ? 🙂
Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Où vas-tu ?
Comme l'an dernier à pareille époque un post à idée de voyages à vélo.
Combien sommes-nous à préparer notre projet prévu dans l'année ? Nombreux sans doute.
Quel est le vôtre qui vous fait crever d'impatience depuis bien longtemps, trop longtemps peut-être ? Nous, c'est modestement PARIS-MARATHON avec le vélo et dans la foulée, MARATHON-ATHENES en courant, en juin 2010. Et vous ?
Que la passion continue de vous gagner avant, pendant et après ! Bons préparatifs et bon vent à toutes et à tous.
Comme l'an dernier à pareille époque un post à idée de voyages à vélo.
Combien sommes-nous à préparer notre projet prévu dans l'année ? Nombreux sans doute.
Quel est le vôtre qui vous fait crever d'impatience depuis bien longtemps, trop longtemps peut-être ? Nous, c'est modestement PARIS-MARATHON avec le vélo et dans la foulée, MARATHON-ATHENES en courant, en juin 2010. Et vous ?
Que la passion continue de vous gagner avant, pendant et après ! Bons préparatifs et bon vent à toutes et à tous.

Avec la participation de : Jean-Claude Carrière, Alain Porte, Michel Coquet, Jean Biès... mais aussi des membres de VoyageForum :
Parvat
Sapho
Babeli
Bijoliane
Sandrineinde
Phil64
Thartampion
Couverture de Clodreno
Ce livre de près de 250 pages est composé de textes évoquant les rencontres multiples et diverses de leurs auteurs avec l’Inde ou les Indiens. Célèbres ou inconnus ces auteurs ont accepté de reverser leurs droits à un dispensaire tenu à Bénarès par une infirmière française.
Critique sur le site culturel de France télévisions : http://www.francetv.fr/...-de-rencontres-71403
😉
je propose un petit post un peut particulier, ,
Sur vf, , on est tous un peut cyber, , mais il arrive que ce cyber sort de l'écran et deviens réalité, , ( on appelle cela une rencontre physique, , ) mais il arrive également que le cour de la vie peut changer grâce a vf, , c'est mon cas, , si je suis en France dans cette belle région qui est la Var, , c'est grâce a un membre de vf, ,
( merci s ..)
et merci au piaf également, , , , , , , , , , , qui grâce a lui j'ai payer mes impôts pour la première fois de ma vie, , , , , , ,
je suppose que vous avez également de belles histoires a raconter, ?? je suis a l'écoute, , , , , ,
je suppose que vous avez également de belles histoires a raconter, ?? je suis a l'écoute, , , , , ,
Recherche un ou une bénévole afin de créer un site, même tout simple, pour une association en phase de création Thaïlande ou Cambodge.
Bonjour à tous.
Nous partons pour 3 semaines et demi au Rajasthan fin-Décembre. Comme à chaque voyage, nous nous documentons par les guides (routard etc...) bien sûr mais aussi par des récits biographiques ou historiques qui peuvent nous aider à éclairer et à mieux comprendre le pays avec ses traditions, son organisation sociale etc....
Qui aurait des idées ou des propositions à ce sujet?
Merci à tous
Bonjour,
Pour mes cinq premiers jours et Bangkok à la fin, c’est réglé mais pour le reste grande discussion à venir. Entre le forum et les différents ouvrages mon cœur balance. Alors, j’ai pris trois options. Etant en famille et ne voulant pas rendre le voyage fatiguant mais plutôt enrichissant culturellement et profiter aussi des paysages et des thaïlandais, Ayutthaya sera le point de notre petite aventure. A partir de là, rien n’est réservé et nous suivrons notre instinct tout en ayant pris le maximum d’info sur vos feuilles de route.
Mais car il y a un mais je suis à votre écoute et toutes les critiques me feront avancer.
- 06 juillet: départ de Marseille - 07 juillet: Arrivée à l'aéroport de Bangkok à 7h00.Location de voiture et départ à Kanchanaburi - 08 et 09 Juillet: découverte de la région de Kanchanaburi, Erawan, nuit au Ganesha park chez François - 10 juillet: Ganesha park - 11 juillet: Départ pour Ayutthaya visite et nuit. 1ere option :
- 12 Juillet: Départ pour Lopburi et Sukhothai - 13 juillet: Sukhothai - 14 juillet: Sukhothai direction Chiang Mai et sa région- 5 jours - 19 Juillet: Chiang Rai et sa région-3 jours - 22 Juillet: Avion pour les iles Phuket (Ko phi-phi-Ko Lanta) ou Surat Thani (ko Tao-ko phangan)-5jours - 27 Juillet: départ des Iles- train de nuit pour Bangkok - 28 juillet:Bangkok-3 jours - 31 juillet: Bangkok direction Aéroport départ 20 h00 pour retour
2eme option : - 12 Juillet : Départ pour le parc de khao Yai avec Greenleaf 1ere ballade à 15 h et nuit - 13 juillet: Greenleaf ballade toute la journée et nuit - 14 juillet: direction Sukhothai et nuit - 15 Juillet visite de Sukhothai et nuit - 16 Juillet : Départ Chiang Mai et sa région- 6 jours - 22 Juillet: Avion pour les iles Phuket (Ko phi-phi-Ko Lanta) ou Surat Thani (ko Tao-ko phangan)-5jours - 27 Juillet: départ des Iles- train de nuit pour Bangkok - 28 juillet:Bangkok-3 jours - 31 juillet: Bangkok direction Aéroport départ 20 h00 pour retour 3eme option : - 12 Juillet : Départ pour le parc de khao Yai avec Greenleaf 1ere ballade à 15 h et nuit - 13 juillet: Greenleaf ballade toute la journée et nuit - 14 juillet: direction Phanom Rung et visite-Prasat meuang Tam retour sur Nakhon ratchasima pour la nuit - 15 Juillet : Visite Phimai et direction Sukhothai et nuit - 16 Juillet : visite de Sukhothai et nuit - 17 Juillet : Départ Chiang Mai et sa région- 5 jours - 22 Juillet: Avion pour les iles Phuket (Ko phi-phi-Ko Lanta) ou Surat Thani (ko Tao-ko phangan)-5jours - 27 Juillet: départ des Iles- train de nuit pour Bangkok - 28 juillet:Bangkok-3 jours - 31 juillet: Bangkok direction Aéroport départ 20 h00 pour retour
Si vous pouvez m'aider à choisir une option ou à en éliminer une, n’hésitez pas et encore Merci à FNK , Jeanmicheldo , Tokara , Boumbastic , Astrapate, Azerty013 , Nicojulo , M74, Ericb, Thuan, Leamayo et les autres pour toutes vos messages c’est vraiment sympas. On se retrouve à manger cet été à la croisé de nos chemins?
Pour mes cinq premiers jours et Bangkok à la fin, c’est réglé mais pour le reste grande discussion à venir. Entre le forum et les différents ouvrages mon cœur balance. Alors, j’ai pris trois options. Etant en famille et ne voulant pas rendre le voyage fatiguant mais plutôt enrichissant culturellement et profiter aussi des paysages et des thaïlandais, Ayutthaya sera le point de notre petite aventure. A partir de là, rien n’est réservé et nous suivrons notre instinct tout en ayant pris le maximum d’info sur vos feuilles de route.
Mais car il y a un mais je suis à votre écoute et toutes les critiques me feront avancer.
- 06 juillet: départ de Marseille - 07 juillet: Arrivée à l'aéroport de Bangkok à 7h00.Location de voiture et départ à Kanchanaburi - 08 et 09 Juillet: découverte de la région de Kanchanaburi, Erawan, nuit au Ganesha park chez François - 10 juillet: Ganesha park - 11 juillet: Départ pour Ayutthaya visite et nuit. 1ere option :
- 12 Juillet: Départ pour Lopburi et Sukhothai - 13 juillet: Sukhothai - 14 juillet: Sukhothai direction Chiang Mai et sa région- 5 jours - 19 Juillet: Chiang Rai et sa région-3 jours - 22 Juillet: Avion pour les iles Phuket (Ko phi-phi-Ko Lanta) ou Surat Thani (ko Tao-ko phangan)-5jours - 27 Juillet: départ des Iles- train de nuit pour Bangkok - 28 juillet:Bangkok-3 jours - 31 juillet: Bangkok direction Aéroport départ 20 h00 pour retour
2eme option : - 12 Juillet : Départ pour le parc de khao Yai avec Greenleaf 1ere ballade à 15 h et nuit - 13 juillet: Greenleaf ballade toute la journée et nuit - 14 juillet: direction Sukhothai et nuit - 15 Juillet visite de Sukhothai et nuit - 16 Juillet : Départ Chiang Mai et sa région- 6 jours - 22 Juillet: Avion pour les iles Phuket (Ko phi-phi-Ko Lanta) ou Surat Thani (ko Tao-ko phangan)-5jours - 27 Juillet: départ des Iles- train de nuit pour Bangkok - 28 juillet:Bangkok-3 jours - 31 juillet: Bangkok direction Aéroport départ 20 h00 pour retour 3eme option : - 12 Juillet : Départ pour le parc de khao Yai avec Greenleaf 1ere ballade à 15 h et nuit - 13 juillet: Greenleaf ballade toute la journée et nuit - 14 juillet: direction Phanom Rung et visite-Prasat meuang Tam retour sur Nakhon ratchasima pour la nuit - 15 Juillet : Visite Phimai et direction Sukhothai et nuit - 16 Juillet : visite de Sukhothai et nuit - 17 Juillet : Départ Chiang Mai et sa région- 5 jours - 22 Juillet: Avion pour les iles Phuket (Ko phi-phi-Ko Lanta) ou Surat Thani (ko Tao-ko phangan)-5jours - 27 Juillet: départ des Iles- train de nuit pour Bangkok - 28 juillet:Bangkok-3 jours - 31 juillet: Bangkok direction Aéroport départ 20 h00 pour retour
Si vous pouvez m'aider à choisir une option ou à en éliminer une, n’hésitez pas et encore Merci à FNK , Jeanmicheldo , Tokara , Boumbastic , Astrapate, Azerty013 , Nicojulo , M74, Ericb, Thuan, Leamayo et les autres pour toutes vos messages c’est vraiment sympas. On se retrouve à manger cet été à la croisé de nos chemins?
Certains hotels ont des chambres avec puces dans les lits. En anglais Bed Bugs, elles se cachent generalement dans les oreillers, les replis des matelas, derriere les tetes de lits ...
Generalement, les hotels vous changent de chambre et s'ils n'ont pas de chambre et que vous avez passe la nuit a vous battre contre elles, vous etes rembourse.
Au Central Hotel de Yangon en Birmanie / Myanmar, on ne rembourse pas la nuit a $30, mais on propose un reduction de $5 sur la nuit suivante, apres de longues discussions telephoniques avec le "manager". L'hotel est apparemment tenu par le gouvernement et il se contrefiche du confort de ses clients ou de la publicite qu'on peut lui faire.
En Asie du Sud-est, mes pires souvenirs de puces de lit sont a Singapore, ou on m'a change 4 fois de chambre, l'hotel etait infeste. Mais c'est surtout en Australie que je les ai decouvertes avec au moins 15 % des hotels/guest houses qui m'ont fait la surprise. Un responsable d'hotel m'y expliquait que l'interdiction du DDT avait conduit a la prosperite des puces de lit. Il revenait d'une reunion secrete des hotels sur les puces de lit. On en trouve parfois en France aussi.
Je propose de consacrer un sujet aux hotels et guest house avec puces de lit, en precisant le nom de l'hotel la ville et le pays. Cela permettra a ceux et celles qui n'aiment pas dormir avec elles d'avoir des nuits plus tranquilles.
Generalement, les hotels vous changent de chambre et s'ils n'ont pas de chambre et que vous avez passe la nuit a vous battre contre elles, vous etes rembourse.
Au Central Hotel de Yangon en Birmanie / Myanmar, on ne rembourse pas la nuit a $30, mais on propose un reduction de $5 sur la nuit suivante, apres de longues discussions telephoniques avec le "manager". L'hotel est apparemment tenu par le gouvernement et il se contrefiche du confort de ses clients ou de la publicite qu'on peut lui faire.
En Asie du Sud-est, mes pires souvenirs de puces de lit sont a Singapore, ou on m'a change 4 fois de chambre, l'hotel etait infeste. Mais c'est surtout en Australie que je les ai decouvertes avec au moins 15 % des hotels/guest houses qui m'ont fait la surprise. Un responsable d'hotel m'y expliquait que l'interdiction du DDT avait conduit a la prosperite des puces de lit. Il revenait d'une reunion secrete des hotels sur les puces de lit. On en trouve parfois en France aussi.
Je propose de consacrer un sujet aux hotels et guest house avec puces de lit, en precisant le nom de l'hotel la ville et le pays. Cela permettra a ceux et celles qui n'aiment pas dormir avec elles d'avoir des nuits plus tranquilles.
Toujours choisir les chemins ''qui ont du coeur''.
Je traine au Temple d'une cite perdue dans la jungle en Inde. La un indien en tunique se met a gambader en jouant de la flute.
Moi: Ouais, t'aurais pas une flute pour que j'apprenne.
Ramesh: Si, ala fin de la pouja, viens dans ma hutte, j'en ai pleins.
Moi; ouais!!!
Je lui achete une flute, relativemennttres cher, mais je me dis que c'est surement bon pour lui qui est loge, nourri par le temple, mais qua pas un rond. Alors je lui donne ses roupees.
Je prends le bus une semaine apres, pour Bangalore pour traverser d'ouest en est l'Inde du Sud. Et La, Je fais tombe mon sac sur la flute. Quel con et au dernier moment, on dirait vraiment que je l'ai fait expres. J'etais assis sur une chaise en train de lire un bouquin et attendre que le bus arrive, mon gros sac lui aussi, assis sur l'autre chaise d'a cote, et mon petit sac a dos par terre avec la flute qui depasse. Je lis, et d'un coup sans reflechir je prends mon gros sac pour le mettre par terre, en pensant que peut etre il derange. Et je le laisse tomber sur la flute qui fait un de ces sons degueulasses, un de ces sons qui fait mal aux oreilles, et qui font presque pleurer ''CRACKKKKKK", le morceau de Bambou instrument de musique est redevenu en un instant un vulgaire morceau de bambou bon a rien, juste a pleurer. Moi qui penser que ce bon viel indien l'avait construite de ses mains et que moi enfant gaté, je la detruis. Je m'en voulais et puis pour me reconforter je me dis que peut etre que c'est pour me mener quelque part!!! Alors je me dis: Ouais, une nouvelle quete!!
Pendant 3 semaines je tente de retrouver une flute, de Maison en maison de centre de musique en magasins, ... rien. Et puis a une fete, je renconte un robin des bois a longue criniere qui tournicotait dans d'etranges sandales medievales en jouant de flute en dansant. Sur la table a coté, d'autres flutes. J'en touche une posee sur la table, l'air interessé, je sens que le moment tant attendu est venu, je sens que la malchance que j'accumulais depuis une semaine (des amis que je considérais comme disparus dans le Tsunami) était en train de tourner.
En tournant sur lui meme, il me dit en anglais avec un accent flamand. "Oh l'ami. Qui ose touchait cette flute?? Elle t'interesse? Tu la convoite? Tu veux apprendre? Je fais venir mes flute de Delhi construite par le meilleur Master indien ''Harsh". Si tu veux jouer de la flute...celle ci est pour toi, je te la donne!!! Et il s'est remis a tournicoter sur des rythmes erotiques.
Plus tard, il me fait venir dans sa maison dans la foret, du genre ou il faut se suspendre a une liane pour descendre. La, je lui raconte l'objet de mon voyage, que je cherche a guerir d'une maladie inconnue et patati et patata. Il me dit, "tu dois rencontrer mon ami que j'ai rencontré dans la toundra en Russie. Il est medecin sorcier et pourra t'aider".
Je vois la bete, et "elle" me fait des supplices, me fais des sortileges ancestraux, me broie quelque os, me brule le corps, me perce de milles aiguilles le dos et les jambes, m'ouvre les veines du sacrum et aspire le sang, me fait boire des potions douteuses. Et le dernier jours me serre fort contre ses bras de geants, apres avoir reciter des prieres russes pour ma guerison. Et me demande de venir le voir monter sa communite de medecin en Oural. Alex est un sorcier russe, il a fait la guerre contre l'Afganisthan ya 20 ou 30 ans et il a recu une roquette pas loin de lui qui lui a bien abime un bras et une jambe. Quand il etait a terre, il a recu une balle dans la tete sur le sourcil qui l'a en fait efleuré et qui est resortie. Il est alors reste 40 jours dans le coma et s'est retrouve a Moscou a l'hopital ou Il est devenu presque aveugle a cause de la balle. ils voulaient l'amputer. Il a pas voulu. Il a bu pendant un an. il s'est pendu. Mais un de ces amis l'en a empeche. Alors qu'il buvait dans un parc, un mec est venu le voir et lui a dit qu'a partir de maintenant sa vie allait changer, qu il etait fait pour aute chose. Il lui a dit de prendre son sac et de partir. Il est parti en Siberie alors presque aveugle, a traverse tout le desert, a rencontre des sorcier pres du lac baikal qui l'ont gueris de ces membres, puis en Mongolie dans le desert de Gobi, puis il a traverse la Chine et est arrive au Tibet ou il est reste un an au pres d'un guerisseur. Encore presque aveugle, il a regardé les lever et coucher de soleil tous les jours pendant un an en recitant des mantras et il a retrouve la vue petit a petit. Maintenant il construit une communaute de guerisseur, medecin et compagnie dans l'Oural.
Voila comment d'une malheureuse flute, j'en arrive sans depenser un centime avec la plus belle flute indienne, une therapie completement dingue, et aussi des connaissance de gens, de nouvelles fetes dansantes.
C'est pourquoi il faut choisir les chemins qui ont du coeur, et parfois une mauvaise est necessaire pour amener la suivante qui est pure cadeau!!!
a+
Je lui achete une flute, relativemennttres cher, mais je me dis que c'est surement bon pour lui qui est loge, nourri par le temple, mais qua pas un rond. Alors je lui donne ses roupees.
Je prends le bus une semaine apres, pour Bangalore pour traverser d'ouest en est l'Inde du Sud. Et La, Je fais tombe mon sac sur la flute. Quel con et au dernier moment, on dirait vraiment que je l'ai fait expres. J'etais assis sur une chaise en train de lire un bouquin et attendre que le bus arrive, mon gros sac lui aussi, assis sur l'autre chaise d'a cote, et mon petit sac a dos par terre avec la flute qui depasse. Je lis, et d'un coup sans reflechir je prends mon gros sac pour le mettre par terre, en pensant que peut etre il derange. Et je le laisse tomber sur la flute qui fait un de ces sons degueulasses, un de ces sons qui fait mal aux oreilles, et qui font presque pleurer ''CRACKKKKKK", le morceau de Bambou instrument de musique est redevenu en un instant un vulgaire morceau de bambou bon a rien, juste a pleurer. Moi qui penser que ce bon viel indien l'avait construite de ses mains et que moi enfant gaté, je la detruis. Je m'en voulais et puis pour me reconforter je me dis que peut etre que c'est pour me mener quelque part!!! Alors je me dis: Ouais, une nouvelle quete!!
Pendant 3 semaines je tente de retrouver une flute, de Maison en maison de centre de musique en magasins, ... rien. Et puis a une fete, je renconte un robin des bois a longue criniere qui tournicotait dans d'etranges sandales medievales en jouant de flute en dansant. Sur la table a coté, d'autres flutes. J'en touche une posee sur la table, l'air interessé, je sens que le moment tant attendu est venu, je sens que la malchance que j'accumulais depuis une semaine (des amis que je considérais comme disparus dans le Tsunami) était en train de tourner.
En tournant sur lui meme, il me dit en anglais avec un accent flamand. "Oh l'ami. Qui ose touchait cette flute?? Elle t'interesse? Tu la convoite? Tu veux apprendre? Je fais venir mes flute de Delhi construite par le meilleur Master indien ''Harsh". Si tu veux jouer de la flute...celle ci est pour toi, je te la donne!!! Et il s'est remis a tournicoter sur des rythmes erotiques.
Plus tard, il me fait venir dans sa maison dans la foret, du genre ou il faut se suspendre a une liane pour descendre. La, je lui raconte l'objet de mon voyage, que je cherche a guerir d'une maladie inconnue et patati et patata. Il me dit, "tu dois rencontrer mon ami que j'ai rencontré dans la toundra en Russie. Il est medecin sorcier et pourra t'aider".
Je vois la bete, et "elle" me fait des supplices, me fais des sortileges ancestraux, me broie quelque os, me brule le corps, me perce de milles aiguilles le dos et les jambes, m'ouvre les veines du sacrum et aspire le sang, me fait boire des potions douteuses. Et le dernier jours me serre fort contre ses bras de geants, apres avoir reciter des prieres russes pour ma guerison. Et me demande de venir le voir monter sa communite de medecin en Oural. Alex est un sorcier russe, il a fait la guerre contre l'Afganisthan ya 20 ou 30 ans et il a recu une roquette pas loin de lui qui lui a bien abime un bras et une jambe. Quand il etait a terre, il a recu une balle dans la tete sur le sourcil qui l'a en fait efleuré et qui est resortie. Il est alors reste 40 jours dans le coma et s'est retrouve a Moscou a l'hopital ou Il est devenu presque aveugle a cause de la balle. ils voulaient l'amputer. Il a pas voulu. Il a bu pendant un an. il s'est pendu. Mais un de ces amis l'en a empeche. Alors qu'il buvait dans un parc, un mec est venu le voir et lui a dit qu'a partir de maintenant sa vie allait changer, qu il etait fait pour aute chose. Il lui a dit de prendre son sac et de partir. Il est parti en Siberie alors presque aveugle, a traverse tout le desert, a rencontre des sorcier pres du lac baikal qui l'ont gueris de ces membres, puis en Mongolie dans le desert de Gobi, puis il a traverse la Chine et est arrive au Tibet ou il est reste un an au pres d'un guerisseur. Encore presque aveugle, il a regardé les lever et coucher de soleil tous les jours pendant un an en recitant des mantras et il a retrouve la vue petit a petit. Maintenant il construit une communaute de guerisseur, medecin et compagnie dans l'Oural.
Voila comment d'une malheureuse flute, j'en arrive sans depenser un centime avec la plus belle flute indienne, une therapie completement dingue, et aussi des connaissance de gens, de nouvelles fetes dansantes.
C'est pourquoi il faut choisir les chemins qui ont du coeur, et parfois une mauvaise est necessaire pour amener la suivante qui est pure cadeau!!!
a+
N'ayant jamais vraiment voyagé seule et suite à mes deux derniers voyages en Inde et au Guatémala accompagnée d'une amie, nous avions eu l'opportunité de rencontrer des gens ( locaux et voyageurs confondus ) avec qui nous avions passées d'excellents moments. Quand je me baladais de mon côté en Inde, je sympathisais beaucoup avec les gens ( parmi eux, plus d'hommes que de femmes pour ne pas dire uniquement que des hommes ), qui m'invitaient souvent à déjeuner et me rendre chez eux.
J'ai toujours cogité sur le fait que l'on me disait de ne pas faire confiance aux hommes, étant seule ( quand j'avais besoin de solitude ) à cause de la fameuse réputation de personnes qui recherchaient un visa pour l'Europe, qui pouvaient abuser de la situation ( somnifère dans une boisson ou nourriture ) et je ne sais quoi d'autre 😕. Je ne crois pas qu'il faille négliger tous ces détails mais je me dis seulement que j'ai peut-être raté un formidable moment en refusant à chaque fois de dîner avec des locaux, tant la méfiance était grande et me contentait d'une belle conversation sur le pas d'une porte ou de leur magasin ou au restaurant...
Comment faîtes-vous, vous qui avez voyagé, voyagent et vont voyager seule pour envisager cette situation ? Est-ce que vous suivez votre instinct focalisé dans la magie du voyage et donc de la découverte pour accepter de vous rendre chez un habitant qui vous propose un repas ?
Est-ce que je passe à côté de quelque chose ?
Votre point de vue me rassurerait et me remettrait en question, merci... 🙂
J'ai toujours cogité sur le fait que l'on me disait de ne pas faire confiance aux hommes, étant seule ( quand j'avais besoin de solitude ) à cause de la fameuse réputation de personnes qui recherchaient un visa pour l'Europe, qui pouvaient abuser de la situation ( somnifère dans une boisson ou nourriture ) et je ne sais quoi d'autre 😕. Je ne crois pas qu'il faille négliger tous ces détails mais je me dis seulement que j'ai peut-être raté un formidable moment en refusant à chaque fois de dîner avec des locaux, tant la méfiance était grande et me contentait d'une belle conversation sur le pas d'une porte ou de leur magasin ou au restaurant...
Comment faîtes-vous, vous qui avez voyagé, voyagent et vont voyager seule pour envisager cette situation ? Est-ce que vous suivez votre instinct focalisé dans la magie du voyage et donc de la découverte pour accepter de vous rendre chez un habitant qui vous propose un repas ?
Est-ce que je passe à côté de quelque chose ?
Votre point de vue me rassurerait et me remettrait en question, merci... 🙂
En transit entre l'Asie et l'Europe, je vous propose une petit carnet de voyage sur une destination nordique, rafraichissante en cette période d'été, j'espère que cela vous plaira...
Sur la route de l’Europe, je profite de l’escale dans un des hubs de la compagnie SAS pour découvrir Copenhague le temps d’un long week-end.
La petite capitale scandinave est assez petite et se prête très bien à une exploration pédestre, ce qui va me permettre de me dégourdir les jambes et encaisser tranquillement le décalage horaire avant de reprendre le travail la semaine prochaine, à ma destination finale.
Néanmoins, dans ces contrées nordiques au climat influencé par l’océan, le mot estival semble un peu fort, avec la pluie, le vent et la fraicheur des journées qui seront le fil rouge de mon voyage, il ne faut surtout pas oublier les vêtements chauds, même en Juillet !
Arrivé dans l’après-midi de Vendredi, le soleil illumine encore le ciel d’une lumière douce caractéristique des journées d’été au Nord. Pour rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport, il suffit de prendre le métro automatique direct (prendre un ticket zone 3 à 36DKK, le métro se trouve tout au bout du terminal de l’aéroport, après les accès pour les voies pour Malmö et la Suède) et descendre à la station la plus proche de mon airb&b dans le quartier de Christianshavn après seulement 15 minutes, c’est là que je commence à me rendre compte que la ville n’est pas très étendue.
Le quartier de Christianshavn représente le Copenhague que je m’imaginais, avec des canaux où sont attachés des beaux bateaux, des immeubles de briques, des nombreux vélos attachés sur le trottoir, c’est propre, c’est calme, le cadre est enchanteur.


Jolis maisons colorées à la sortie du métro

Il y a du monde sur les quais, le soleil a fait sortir tout Copenhague en ce début de week-end, chacun en profite avec un pique-nique et un verre à la main. Les quais ont été superbement réhabilités avec des promenades en bois où l’on peut s’asseoir, d’anciens entrepôts qui ont été transformés en bars, restaurants, des food trucks se sont installés avec une scène de concert, Copenhague se révèle très cool.
Pour se déplacer d’une rive à l’autre, il y a de nombreuses passerelles piétonnières et cyclistes, elles sont pourvues d’une mécanique qui leur permet de se lever pour laisser passer les plus gros navires. J’aurai bien voulu voir cela mais malheureusement pendant mon séjour je n’aurai pas eu la chance d’être là au moment où un pont-levis se relevait.
Le port de Nyhavn est l’épicentre du tourisme à Copenhague, c’est ici que l’on trouve la plus grande concentration de touristes – néanmoins la « foule » de touriste, cela reste vraiment relatif – il faut dire que cet endroit est vraiment enchanteur, des maisons couleur pastels de style hanséatique, des bateaux en bois aux multiples cordages, une scène de concert tout au bout et de belles terrasses pour prendre un verre.

Nyhavn est clairement mon coup de cœur et vu que mon airb&b est juste en face, je reviendrai aussi souvent que possible.
J’avais lu que beaucoup de gens n’aimaient pas l’ambiance de Nyhavn, même qu’il fallait fuir cet endroit, qui semblait perdu au tourisme de masse. Alors personnellement je trouve que cela reste très raisonnable, et au contraire je recommande vivement cet endroit.
En plus, tout Copenhague semble encore avoir une attractivité touristique relativement faible qui fait que l’on n’en subi pas encore les effets néfastes, les gens sont tranquilles, accueillants alors qu’il y a quand même tout ce qu’il faut d’attractions touristiques.

Le festival de Jazz de Copenhague se sont de nombreuses scènes disséminées en ville.
Derrière Nyhavn se trouve la place royale avec de superbes bâtiments dont le théâtre et le « Magasin du Nord » ainsi que des grands hôtels.
Pour le diner, il est déjà 9h passé, le jour est encore très clair, on est au Nord, alors je fais comme les locaux et je vais m’acheter de quoi me confectionner un pique-nique que je vais manger sur l’esplanade face au canal à Christianshavn.


La vue depuis l'appartement avec le coucher de soleil sur la terrasse.


Ce matin il pleut et le vent souffle fort. La météo avait été assez juste, c’est pourquoi j’avais décidé de bien profiter de la première soirée malgré les douze d’avion et le décalage horaire. Je suis d’abord réveillé par le lever de soleil à 4h30 du matin, il n’y a pas de rideau occultant dans la chambre, heureusement j’emporte toujours mon masque et je me rendors jusqu’à 9h30. Avec la tempête qui s’acharne dehors, je décide de prendre mon temps pour le petit déjeuner, surtout que la météo annonce une accalmie dans l’après-midi et la soirée.
L’appartement dans lequel je loge est vraiment magnifique, on sent un bon gout pour la décoration de mon hôte, il travaille chez Microsoft, j’apprends d’ailleurs que le géant californien a ouvert sa filiale européenne à Copenhague. Le niveau de vie est élevé à Copenhague, par curiosité je suis allé voir le prix de l’immobilier pendant la grosse averse, les prix affichés sont à 8 chiffres en général (on parle donc de millions d’Euro !!!) pour les touristes, le cout de la vie est élevé pour le logement, le reste est au niveau du standard français. Les danois raffolent du vélo qui est une véritable institution et toute une infrastructure de transport a été construite autour de ce moyen de locomotion doux. On trouve tout type d’engins, les plus mignons étant les tricycles pour transporter les enfants dans une benne en bois. On peut louer des vélos ou des trottinettes, et cela se révèle très pratique pour circuler en centre-ville. En fin de matinée alors que le temps se calme, je suis prêt et décide de me rendre à la plage d’Amager pour me promener sur le front de mer. Il faut pour cela prendre le métro en direction de l’aéroport et s’arrêter deux stations avant.
Il n’y a personne aujourd’hui, le vent souffle toujours, les nuages noirs donnent une ambiance nordique fantastique à ce paysage de mer tourmentée, avec cette structure en bois qui semble perdue, seule et sans but.
Au loin, on peut apercevoir le pont qui relie le Danemark à la Suède, Copenhague à Malmö. Malmö est plus petit que Copenhague, mais une grande tour au design futuriste a été construite sur le front de mer, on la voit bien depuis Amager.
Après un déjeuner à l’abri de la pluie qui a recommencé à tomber, je me rends tout au Nord de la ville dans le nouveau quartier de Nordhavn. De nombreux bâtiments modernes ont été construits sur les anciens docks, malgré sa petite taille, Copenhague peut se targuer d’une concentration impressionnante de projets architecturaux ambitieux.
A suivre...
Sur la route de l’Europe, je profite de l’escale dans un des hubs de la compagnie SAS pour découvrir Copenhague le temps d’un long week-end.La petite capitale scandinave est assez petite et se prête très bien à une exploration pédestre, ce qui va me permettre de me dégourdir les jambes et encaisser tranquillement le décalage horaire avant de reprendre le travail la semaine prochaine, à ma destination finale.
Néanmoins, dans ces contrées nordiques au climat influencé par l’océan, le mot estival semble un peu fort, avec la pluie, le vent et la fraicheur des journées qui seront le fil rouge de mon voyage, il ne faut surtout pas oublier les vêtements chauds, même en Juillet !
Arrivé dans l’après-midi de Vendredi, le soleil illumine encore le ciel d’une lumière douce caractéristique des journées d’été au Nord. Pour rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport, il suffit de prendre le métro automatique direct (prendre un ticket zone 3 à 36DKK, le métro se trouve tout au bout du terminal de l’aéroport, après les accès pour les voies pour Malmö et la Suède) et descendre à la station la plus proche de mon airb&b dans le quartier de Christianshavn après seulement 15 minutes, c’est là que je commence à me rendre compte que la ville n’est pas très étendue.
Le quartier de Christianshavn représente le Copenhague que je m’imaginais, avec des canaux où sont attachés des beaux bateaux, des immeubles de briques, des nombreux vélos attachés sur le trottoir, c’est propre, c’est calme, le cadre est enchanteur.


Jolis maisons colorées à la sortie du métro

Il y a du monde sur les quais, le soleil a fait sortir tout Copenhague en ce début de week-end, chacun en profite avec un pique-nique et un verre à la main. Les quais ont été superbement réhabilités avec des promenades en bois où l’on peut s’asseoir, d’anciens entrepôts qui ont été transformés en bars, restaurants, des food trucks se sont installés avec une scène de concert, Copenhague se révèle très cool.
Pour se déplacer d’une rive à l’autre, il y a de nombreuses passerelles piétonnières et cyclistes, elles sont pourvues d’une mécanique qui leur permet de se lever pour laisser passer les plus gros navires. J’aurai bien voulu voir cela mais malheureusement pendant mon séjour je n’aurai pas eu la chance d’être là au moment où un pont-levis se relevait.Le port de Nyhavn est l’épicentre du tourisme à Copenhague, c’est ici que l’on trouve la plus grande concentration de touristes – néanmoins la « foule » de touriste, cela reste vraiment relatif – il faut dire que cet endroit est vraiment enchanteur, des maisons couleur pastels de style hanséatique, des bateaux en bois aux multiples cordages, une scène de concert tout au bout et de belles terrasses pour prendre un verre.

Nyhavn est clairement mon coup de cœur et vu que mon airb&b est juste en face, je reviendrai aussi souvent que possible.
J’avais lu que beaucoup de gens n’aimaient pas l’ambiance de Nyhavn, même qu’il fallait fuir cet endroit, qui semblait perdu au tourisme de masse. Alors personnellement je trouve que cela reste très raisonnable, et au contraire je recommande vivement cet endroit.En plus, tout Copenhague semble encore avoir une attractivité touristique relativement faible qui fait que l’on n’en subi pas encore les effets néfastes, les gens sont tranquilles, accueillants alors qu’il y a quand même tout ce qu’il faut d’attractions touristiques.

Le festival de Jazz de Copenhague se sont de nombreuses scènes disséminées en ville.

Derrière Nyhavn se trouve la place royale avec de superbes bâtiments dont le théâtre et le « Magasin du Nord » ainsi que des grands hôtels.
Pour le diner, il est déjà 9h passé, le jour est encore très clair, on est au Nord, alors je fais comme les locaux et je vais m’acheter de quoi me confectionner un pique-nique que je vais manger sur l’esplanade face au canal à Christianshavn.


La vue depuis l'appartement avec le coucher de soleil sur la terrasse.


Ce matin il pleut et le vent souffle fort. La météo avait été assez juste, c’est pourquoi j’avais décidé de bien profiter de la première soirée malgré les douze d’avion et le décalage horaire. Je suis d’abord réveillé par le lever de soleil à 4h30 du matin, il n’y a pas de rideau occultant dans la chambre, heureusement j’emporte toujours mon masque et je me rendors jusqu’à 9h30. Avec la tempête qui s’acharne dehors, je décide de prendre mon temps pour le petit déjeuner, surtout que la météo annonce une accalmie dans l’après-midi et la soirée.
L’appartement dans lequel je loge est vraiment magnifique, on sent un bon gout pour la décoration de mon hôte, il travaille chez Microsoft, j’apprends d’ailleurs que le géant californien a ouvert sa filiale européenne à Copenhague. Le niveau de vie est élevé à Copenhague, par curiosité je suis allé voir le prix de l’immobilier pendant la grosse averse, les prix affichés sont à 8 chiffres en général (on parle donc de millions d’Euro !!!) pour les touristes, le cout de la vie est élevé pour le logement, le reste est au niveau du standard français. Les danois raffolent du vélo qui est une véritable institution et toute une infrastructure de transport a été construite autour de ce moyen de locomotion doux. On trouve tout type d’engins, les plus mignons étant les tricycles pour transporter les enfants dans une benne en bois. On peut louer des vélos ou des trottinettes, et cela se révèle très pratique pour circuler en centre-ville. En fin de matinée alors que le temps se calme, je suis prêt et décide de me rendre à la plage d’Amager pour me promener sur le front de mer. Il faut pour cela prendre le métro en direction de l’aéroport et s’arrêter deux stations avant.
Il n’y a personne aujourd’hui, le vent souffle toujours, les nuages noirs donnent une ambiance nordique fantastique à ce paysage de mer tourmentée, avec cette structure en bois qui semble perdue, seule et sans but.
Au loin, on peut apercevoir le pont qui relie le Danemark à la Suède, Copenhague à Malmö. Malmö est plus petit que Copenhague, mais une grande tour au design futuriste a été construite sur le front de mer, on la voit bien depuis Amager.
Après un déjeuner à l’abri de la pluie qui a recommencé à tomber, je me rends tout au Nord de la ville dans le nouveau quartier de Nordhavn. De nombreux bâtiments modernes ont été construits sur les anciens docks, malgré sa petite taille, Copenhague peut se targuer d’une concentration impressionnante de projets architecturaux ambitieux.
A suivre...Ca y est, je suis arrivee en Asie. Je ne suis pas la ou je voulais, mais j'y suis.
La journee du 23 octobre aurait pu mieux commencer. Mon homme partait en meme temps que moi de notre hotel a Paris pour aller bosser. A 6h15, on sort, il pose son sac et une merde de chien subreptissement se retrouve dessous (sous le sac). Mais non, c'est pas un mauvais presage.
Un bisou, les yeux en capote de fiacre, et on part chacun de notre cote.
Une heure apres, je suis a CDG, carrement en avance pour enregistrer. Il faut maintenant passer par des bornes. Impossible d'y arriver seule, ca ne passe pas. Un mec de l'aeroport m'aide, il m'enregistre pour Paris Amsterdam, mais ne peut pas le faire pour Amsterdam Bangkok. Ce gros malin me dit que l'avion doit etre deja complet. Je blanchi et il insiste : c'est comme ca, maintenant, tous les vols sont surbookes.
Je me vois mal passer des jours toute seule a Amsterdam.
Au comptoire, ils sont deja un peu plus malins, il y a certainement eu une selection dans les competences. La femme sympa me dit : mais non, puisque votre bagage va a Bangkok, vous y allez aussi. Il reste sans doute de la place. Vous enregistrerez de nouveau a Amsterdam, vous verrez, c'est tout simple. Soit !
Je reste donc sagement a la porte dont le numero corespond a celui de mon ticket d'embarquement. Il y a bien marque Amsterdam, mais pas grand monde. Une femme me dit que la porte est bien plus loin et que de toute facon, tous les vols pour Amsterdam sont retardes !
Je change donc de porte, me renseigne et un beau gars a l'allure de pilote me dit qu' on va embarquer, aucun retard. Trois minutes apres, ils annoncent plus d'1h30 de retard, et en fait, ils ne savent rien.
Je commence un peu a bouillir, je n'avais pas beaucoup de temps pour faire un nouvel enregistrement a Amsterdam.
Bref, apres etre restes longtemps coinces dans l'avion, on est parti et on est meme arrive a Amsterdam. Inquietude pour beaucoup de passagers. Tout le monde etait en transit, beaucoup savaient que leur avion etait deja loupe.
La famille a cote de moi allait aussi a Bangkok, on a fait equipe. Dans l'aeroport, un bordel sans nom, du monde partout, pas grand chose d'affiche, mais il fallait qu'on fasse tres vite.
Re-bref, on reussit a s'enregistrer tous les 6, avec juste un truc pour les bagages qu'on n'a pas trop compris.
On finit par trouver la porte, passer la securite... et monter dans cet enorme avion.
Ma place est devant les portes de secours. On nous donne plein d'instructions pour ces places en cas de pepin. Il faut etre valide, adulte, bien y voir (j'ai mis mes lunettes pour lire le truc) et aider le personnel navigant a evacuer les passagers. On se sent carrement investis d'une grande mission. Les deux russes a cote de moi ont compris encore moins de chose que moi, mais sur, on les aidera !!!.
11 heures apres, enfin, on atterrit. Passage de douane rapide, un douanier voyant la famille avec enfants est venu l'aider, et comme je suis devenue une "amie" de la famille, je suis passee avec. Ils allaient a l'hotel Sheraton, ils ont mis la meme chose sur ma fiche.
On atttend les bagages, on attend les bagages..... pas de bagages. Quelqu'un vient nous voir : vous venez d'Amsterdam ? vos bagages y sont restes. Bazard de bazard, je devai partir aussi sec en bus pour le Cambodge, c'est loupe. Avec la famille, on fait de nouveau equipe pour y comprendre quelque chose. On nous explique qu'ils sont censes arriver demain matin. Je demande a la femme si elle peut me les envoyer au Cambodge : non.
Voyant mon embarras, elle me dit de la suivre 10 m plus loin et me donne 50 dollars comme ca, sans recu ni rien en m'expliquant qu'elle ne peut le faire pour les autres passagers, on est trop a etre dans le meme cas..
Du coup, on prend un taxi et on file sur Bangkok au Sheraton. Si je veux une chambre, c'est 270 dollars...... j'irai ailleurs.
Finalement, on s'est balade toute la journee dans les canaux de Bangkok en bateau, flane dans les ruelles pour finir au bord de la piscine du Sheraton. Elle est pas belle la vie ????
Demain, si tout va bien, je prends la route khmere.
Bonjour,
mon départ approche et j'aimerais bien trouver un livre sympa a lire pendant les longs trajets. Je ne suis pas un grand adepte de lecture, je cherche donc un bouquin facile à lire et plutot sur l'inde, pourquoi pas un récit de voyageur....
Merci de vos recommandations
Ben
Bonsoir a toutes et tous,
Ce message est mon 15000 ieme message, et c'est un message que j'aurais prefere n'avoir jamais a ecrire.
Patrick - Yangguizi - ne reviendra pas de son treck en Ouganda. La sante l'a trahi dans les montagnes.
Comme beaucoup d'entre vous, j'ai ri a n'en plus pouvoir de ses recits de voyages ; je l'avais rencontre a Shanghai, puis a istanbul... On avait ecume les restaurants - il etait un incroyable specialiste des cuisines du monde, on avait refait la Coree, la Chine. Toujours brillant, si vif, si drole, si simple aussi. Etre un peu son ami, c'etait une chose dont on etait fier. Je crois que je l'enviais.
Patrick est encore par la, bien sur... Il trouve son bonheur en courant le monde. Il est sur sa route. il ne doutait pas que 'le voyageur, lui, ignore même s'il reviendra un jour".
Pas sur que ca lui aurait convenu, mais son depart me bouleverse.
Allez, Salut, diable d'etranger. Bon voyages.
Michel
Ce message est mon 15000 ieme message, et c'est un message que j'aurais prefere n'avoir jamais a ecrire.
Patrick - Yangguizi - ne reviendra pas de son treck en Ouganda. La sante l'a trahi dans les montagnes.
Comme beaucoup d'entre vous, j'ai ri a n'en plus pouvoir de ses recits de voyages ; je l'avais rencontre a Shanghai, puis a istanbul... On avait ecume les restaurants - il etait un incroyable specialiste des cuisines du monde, on avait refait la Coree, la Chine. Toujours brillant, si vif, si drole, si simple aussi. Etre un peu son ami, c'etait une chose dont on etait fier. Je crois que je l'enviais.
Patrick est encore par la, bien sur... Il trouve son bonheur en courant le monde. Il est sur sa route. il ne doutait pas que 'le voyageur, lui, ignore même s'il reviendra un jour".
Pas sur que ca lui aurait convenu, mais son depart me bouleverse.
Allez, Salut, diable d'etranger. Bon voyages.
Michel
Bonjour,
Ca fait 8 mois que je suis en voyage, mon tour du monde m a amene de l amerique du sud a l asie du sud est en passant par l inde et le nepal. Je viens de terminer mon voyage au Vietnam. Je suis alle au delta du mekong, a ses marches flottants, a Saigon, Nha Trang, Hoi An, Hue, My Son, Ninh Binh, Hanoi, la baie d Halong, Bac Ha, et Sapa. Je voyage en "Back Pack", j aime bien voir les choses par moi meme et me debrouiller le plus possible par mes propres moyens. Jusque la tout s etait tres bien passe, j ai eu le coup de foudre pour des pays tels que le Laos ou encore le Nepal et la bolivie, mais j ai plus de mal avec le Vietnam...
L objet de ce sujet est de partager des sentiments vecus au Vietnam pour eclairer les gens qui "hesitent" a y aller. Personnellement je n ai pas aime le Vietnam. Venant du Cambodge et du Laos, les vietnamiens ne soutiennent pas la comparaison. Pire, de tout mon voyage je n ai jamais eu de si mauvaises et repetees experiences avec les population locales. Le pays est bon marche et possede de jolis sites comme la baie d'Halong, le delta du Mekong, ou encore les montagnes du Nord-Ouest, mais c'est malheureusement un pays tres touristique (pas en terme de nombre de touriste mais plutot de l approche qu on les vietnamiens du tourisme), ou s'ecarter des groupes de tour organise n'est pas une chose recommandee. On peut passer de tres bonnes vacances au Vietnam, allant de tour en tour, de guide en guide, d'agence en agence, payer 3 fois le prix des choses car "ici le cout de la vie est 10 fois moindre". Mais ne cherchez pas a vous debrouiller par vous-memes, a regarder de trop pres si on n'est pas en train de vous arnaquer. On est bien loin de la gentillesse des laotiens, les vietnamiens ne sont pas amicaux pour la grande majorite des gens que j ai rencontre. Combien de fois m a-t-on bouscule, klaxone, pousse, ignore, meprise, ou insulte dans mon dos. Souvent les rapports humains se resument a des rapports de domination, et il est bien epuisant de s'aventurer hors des agences de tourisme...
Maintenant le vietnam est un beau pays, sa baie d'halong se vend bien et a juste titre. Pour ce qui est des sites archeologiques on trouve largement mieux au Cambodge, les plages vietnamiennes ne soutiennent pas la comparaison avec les plages thailandaises, le nord du laos recele des minorites bien plus reculees et authentiques que les H'mong vous proposant du hachiche a tous les coin de rue de Sapa, non le vietnam c est bien en tour organise et si on ne connait pas le reste de l asie du sud est. L'experience en "back packeur" ne vaut pas le detour et je deconseille a quiconque de venir passer ses vacances ici, si pres de pays comme le Laos, la Thailande ou le Cambodge...
Yohann
Ca fait 8 mois que je suis en voyage, mon tour du monde m a amene de l amerique du sud a l asie du sud est en passant par l inde et le nepal. Je viens de terminer mon voyage au Vietnam. Je suis alle au delta du mekong, a ses marches flottants, a Saigon, Nha Trang, Hoi An, Hue, My Son, Ninh Binh, Hanoi, la baie d Halong, Bac Ha, et Sapa. Je voyage en "Back Pack", j aime bien voir les choses par moi meme et me debrouiller le plus possible par mes propres moyens. Jusque la tout s etait tres bien passe, j ai eu le coup de foudre pour des pays tels que le Laos ou encore le Nepal et la bolivie, mais j ai plus de mal avec le Vietnam...
L objet de ce sujet est de partager des sentiments vecus au Vietnam pour eclairer les gens qui "hesitent" a y aller. Personnellement je n ai pas aime le Vietnam. Venant du Cambodge et du Laos, les vietnamiens ne soutiennent pas la comparaison. Pire, de tout mon voyage je n ai jamais eu de si mauvaises et repetees experiences avec les population locales. Le pays est bon marche et possede de jolis sites comme la baie d'Halong, le delta du Mekong, ou encore les montagnes du Nord-Ouest, mais c'est malheureusement un pays tres touristique (pas en terme de nombre de touriste mais plutot de l approche qu on les vietnamiens du tourisme), ou s'ecarter des groupes de tour organise n'est pas une chose recommandee. On peut passer de tres bonnes vacances au Vietnam, allant de tour en tour, de guide en guide, d'agence en agence, payer 3 fois le prix des choses car "ici le cout de la vie est 10 fois moindre". Mais ne cherchez pas a vous debrouiller par vous-memes, a regarder de trop pres si on n'est pas en train de vous arnaquer. On est bien loin de la gentillesse des laotiens, les vietnamiens ne sont pas amicaux pour la grande majorite des gens que j ai rencontre. Combien de fois m a-t-on bouscule, klaxone, pousse, ignore, meprise, ou insulte dans mon dos. Souvent les rapports humains se resument a des rapports de domination, et il est bien epuisant de s'aventurer hors des agences de tourisme...
Maintenant le vietnam est un beau pays, sa baie d'halong se vend bien et a juste titre. Pour ce qui est des sites archeologiques on trouve largement mieux au Cambodge, les plages vietnamiennes ne soutiennent pas la comparaison avec les plages thailandaises, le nord du laos recele des minorites bien plus reculees et authentiques que les H'mong vous proposant du hachiche a tous les coin de rue de Sapa, non le vietnam c est bien en tour organise et si on ne connait pas le reste de l asie du sud est. L'experience en "back packeur" ne vaut pas le detour et je deconseille a quiconque de venir passer ses vacances ici, si pres de pays comme le Laos, la Thailande ou le Cambodge...
Yohann
Bonjour,
je suis tout nouveau ici, mais ce forum me plait déjà dans la mesure où les gens ont l'air de beaucoup s'entraider :)
Bon alors! je ne sais pas par où commencer... Peut-etre par exposer ma situation et puis on verra plus tard pour les questions. Je suis français, 24ans, et voilà qu'il y a 1an, je prend contact avec une filipina par le biais d'internet par curiosité à la base, et pis après de maintes discussions, par mail, chat, telephone, webcam, voilà que j'me retrouve amoureux d'une fille de 22ans fort sympathique, partageant de nombreux points communs, très interessante et très drôle. Bref, je n'ai qu'une envie, c'est de la recontrer. Je précise que mes pensées et sentiments sont partagés par ma tendre filipina :) Nous avons donc démarrer il y a quelques mois de ça une procédure pour qu'elle puisse venir ici en France, que je lui montre où je vis, mes amis, ma famille, les endroits que je connais, les choses que j'aimerais lui faire faire etc... Cette procédure étant d'abord Carte d'identité pour elle, puis Passport, et enfin Visa. Je pensais me déplacer moi-même aux Philippines, mais revenant depuis peu d'un voyage de 2mois et demi à l'île Maurice, je ne me sens pas de repartir tout de suite dans une autre aventure. Je tiens a préciser pour les mauvaises langues qui diront "allez! encore une rencontre sur internet et ça se prend au sérieux" etc... que ce n'est pas une simple rencontre sur internet, que tout a été longuement réfléchi, que ça soit pour ma part ou pour celle de ma filipina, que nous avons traversé de dures épreuves ensemble malgré la distance (décès, problèmes divers etc...) et que tout ça nous a renforcé, rapproché. Elle n'est pas qu'un contact internet... Bref! Nous arrivons à la fin de la demande de Visa de court séjour. Elle est allé se présenter en personne à l'ambassade de France à Manille, et là on lui a dit qu'il ne manquait plus qu'un papier de ma part pour compléter le dossier: une attestation d'acceuil. Outre le fait que je suis censé connaitre les dates d'arrivée et de départ de ma filipina pour obtenir ce papier, bien que je ne puisse pas les connaitre tant que je ne saurais pas si le visa est accepté, et donc que je n'aurais pas pris un avion, ce qui revient un peu à un chien qui se mord la queue... Nous pensions faire une demande de séjour de 3mois, ce qui, d'après tous les papiers officiels, est légal (durée maximum du court séjour donc), mais je viens d'appeler l'ambassade de France à Manille pour avoir des renseignements et ils m'ont dit que faire une demande de 3mois, cela serait surement refusé... Pourtant je ne vois pas trop l'interêt de faire toute cette paperasse, de payer un billet aussi cher, si c'est pour la faire venir 1mois?! La personne au téléphone m'a répondu que cela dépendait de ces revenus à elle, de son travail, qu'il n'était pas normal que par son travail elle puisse prendre autant de vacances etc... que du fait qu'elle soit célibataire et sans emploi fixe c'était un gros facteur de risque qu'elle reste en France. Je ne sais pas trop quoi faire... me ruiner pour la faire venir qu'un mois, c'est mieux que rien je suis d'accord mais bon... Du coup peut-etre y aller moi serait une autre solution, mais pour y rester 3mois, je pense que j'vais avoir besoin d'un visa moi aussi, encore de la paperasse, des sous... pffffff... Je songe a peut-etre chercher un travail là bas aux Philippines, ca serait une possibilité, je travaille dans l'audiovisuel, infographiste, monteur video (diplomé), et effets spéciaux (2D et 3D), je suis aussi passionné par l'informatique et j'ai pas mal d'expérience dans ce domaine, vous pensez que j'ai mes chances? Mon frère m'a dit "tu n'as qu'a te marier" mais bon, c'est un peu tôt pour le mariage quand même, on ne s'est même pas vu en vrai encore. En fait, voilà, si vous pouviez me donner des suggestions, des conseils, des informations, des solutions, tout chose pouvant me donner l'espoir de la rencontrer pour une période convenable sera la bienvenue, sans oublier que l'amour peut me faire faire beaucoup de choses, mais si il faut encore que j'en passe par des papiers en veux-tu en voilà. 1 mois c'est long si on ne s'entend pas bien, mais en meme temps c'est très court si on s'entend bien... Je suis désolé de paraître défaitiste, mais j'me suis réveillé ce matin et j'ai appelé l'ambassade de France à Manille, et ils m'ont bien déprimés pour la journée. La France, pays du droit de l'Homme ou du droit des sous?.... Merci d'avance à toute contribution de votre part! mais je suis un peu sur les nerfs là, donc je pense que je vais revenir souvent haha ;) Bonne journée à tous, et Bonne nuit pour les "couche-tard" ;)
Matthieu.
Bon alors! je ne sais pas par où commencer... Peut-etre par exposer ma situation et puis on verra plus tard pour les questions. Je suis français, 24ans, et voilà qu'il y a 1an, je prend contact avec une filipina par le biais d'internet par curiosité à la base, et pis après de maintes discussions, par mail, chat, telephone, webcam, voilà que j'me retrouve amoureux d'une fille de 22ans fort sympathique, partageant de nombreux points communs, très interessante et très drôle. Bref, je n'ai qu'une envie, c'est de la recontrer. Je précise que mes pensées et sentiments sont partagés par ma tendre filipina :) Nous avons donc démarrer il y a quelques mois de ça une procédure pour qu'elle puisse venir ici en France, que je lui montre où je vis, mes amis, ma famille, les endroits que je connais, les choses que j'aimerais lui faire faire etc... Cette procédure étant d'abord Carte d'identité pour elle, puis Passport, et enfin Visa. Je pensais me déplacer moi-même aux Philippines, mais revenant depuis peu d'un voyage de 2mois et demi à l'île Maurice, je ne me sens pas de repartir tout de suite dans une autre aventure. Je tiens a préciser pour les mauvaises langues qui diront "allez! encore une rencontre sur internet et ça se prend au sérieux" etc... que ce n'est pas une simple rencontre sur internet, que tout a été longuement réfléchi, que ça soit pour ma part ou pour celle de ma filipina, que nous avons traversé de dures épreuves ensemble malgré la distance (décès, problèmes divers etc...) et que tout ça nous a renforcé, rapproché. Elle n'est pas qu'un contact internet... Bref! Nous arrivons à la fin de la demande de Visa de court séjour. Elle est allé se présenter en personne à l'ambassade de France à Manille, et là on lui a dit qu'il ne manquait plus qu'un papier de ma part pour compléter le dossier: une attestation d'acceuil. Outre le fait que je suis censé connaitre les dates d'arrivée et de départ de ma filipina pour obtenir ce papier, bien que je ne puisse pas les connaitre tant que je ne saurais pas si le visa est accepté, et donc que je n'aurais pas pris un avion, ce qui revient un peu à un chien qui se mord la queue... Nous pensions faire une demande de séjour de 3mois, ce qui, d'après tous les papiers officiels, est légal (durée maximum du court séjour donc), mais je viens d'appeler l'ambassade de France à Manille pour avoir des renseignements et ils m'ont dit que faire une demande de 3mois, cela serait surement refusé... Pourtant je ne vois pas trop l'interêt de faire toute cette paperasse, de payer un billet aussi cher, si c'est pour la faire venir 1mois?! La personne au téléphone m'a répondu que cela dépendait de ces revenus à elle, de son travail, qu'il n'était pas normal que par son travail elle puisse prendre autant de vacances etc... que du fait qu'elle soit célibataire et sans emploi fixe c'était un gros facteur de risque qu'elle reste en France. Je ne sais pas trop quoi faire... me ruiner pour la faire venir qu'un mois, c'est mieux que rien je suis d'accord mais bon... Du coup peut-etre y aller moi serait une autre solution, mais pour y rester 3mois, je pense que j'vais avoir besoin d'un visa moi aussi, encore de la paperasse, des sous... pffffff... Je songe a peut-etre chercher un travail là bas aux Philippines, ca serait une possibilité, je travaille dans l'audiovisuel, infographiste, monteur video (diplomé), et effets spéciaux (2D et 3D), je suis aussi passionné par l'informatique et j'ai pas mal d'expérience dans ce domaine, vous pensez que j'ai mes chances? Mon frère m'a dit "tu n'as qu'a te marier" mais bon, c'est un peu tôt pour le mariage quand même, on ne s'est même pas vu en vrai encore. En fait, voilà, si vous pouviez me donner des suggestions, des conseils, des informations, des solutions, tout chose pouvant me donner l'espoir de la rencontrer pour une période convenable sera la bienvenue, sans oublier que l'amour peut me faire faire beaucoup de choses, mais si il faut encore que j'en passe par des papiers en veux-tu en voilà. 1 mois c'est long si on ne s'entend pas bien, mais en meme temps c'est très court si on s'entend bien... Je suis désolé de paraître défaitiste, mais j'me suis réveillé ce matin et j'ai appelé l'ambassade de France à Manille, et ils m'ont bien déprimés pour la journée. La France, pays du droit de l'Homme ou du droit des sous?.... Merci d'avance à toute contribution de votre part! mais je suis un peu sur les nerfs là, donc je pense que je vais revenir souvent haha ;) Bonne journée à tous, et Bonne nuit pour les "couche-tard" ;)
Matthieu.
voila, lors d un stage professionnel(3 jours) a londre, en 2002 je sympathise avec une collegue, celle ci repars ensuite dans son pays et a sa vie normale ainsi que moi
puis un an et demi plustard je marche dans une rue animé de bangkok et là "stupeur et presque tremblement" la fille est la avec son copain en train de faire un tour du monde!
alors friand d anecdote je serai ravi de vous lire sur ce sujet, qui a eut le tour?
puis un an et demi plustard je marche dans une rue animé de bangkok et là "stupeur et presque tremblement" la fille est la avec son copain en train de faire un tour du monde!
alors friand d anecdote je serai ravi de vous lire sur ce sujet, qui a eut le tour?
Hello à toutes et à tous,
Nous venons avec ma chère et tendre de faire 2/3 du GR54 au début juillet, partie autonomie complète et camping. Bref de belles histoires, de jolies rencontres et des efforts récompensés! La préparation aurait du être perfectionnée mais bon le plaisir était au rendez vous!
Nous cherchons un parcours sur 4 jours et 3 nuits que nous pourrions faire sur les Alpes départ soit proche de Grenoble, Chambéry ou Albertville. Nous ne sommes pas motorisé mais débrouillards. J'ai vu éventuellement le Tour du Thabor? Avez vous des suggestions? des parcours?
Merci et au plaisir de vous lire,
Frédéric et Vanessa
Nous venons avec ma chère et tendre de faire 2/3 du GR54 au début juillet, partie autonomie complète et camping. Bref de belles histoires, de jolies rencontres et des efforts récompensés! La préparation aurait du être perfectionnée mais bon le plaisir était au rendez vous!
Nous cherchons un parcours sur 4 jours et 3 nuits que nous pourrions faire sur les Alpes départ soit proche de Grenoble, Chambéry ou Albertville. Nous ne sommes pas motorisé mais débrouillards. J'ai vu éventuellement le Tour du Thabor? Avez vous des suggestions? des parcours?
Merci et au plaisir de vous lire,
Frédéric et Vanessa
D'ici quelques jours maintenant, nous serons avec un ami sur la route du Karakoram entre Skardu au Pakistan et Kashgar en Chine. Je viens donc sur le forum qui nous est dédié, nous simples humains toujours à l'affût de belles rencontres et histoires du bout du monde, pour échanger avec d'autres voyageurs intrépides sur d'éventuelles dernières nouvelles de la région. Compte tenu de la situation dramatique qu'est en train de vivre ce pays dans ces régions du Nord Ouest, la lettre est ouverte; Toutes les infos récentes que nous pourrions collecter pourraient nous permettre de peaufiner au mieux notre premier itinérarire, qui a déjà subi quelques coupes franches afin de limiter les risques face à l'ambiance actuelle sur certaines zones envisagée de traverser.
Par avance merci pour vos témoignages, en espérant pouvoir dans un futur proche, notre retour étant programmer pour la fin du mois de juin, donner à mon tour des infos fraiches sur l'itinéraire aux futurs baroudeurs interressés par ce petit coin de montagne.
Orly12
Orly12
bonjour a tous, j'ai 19ans et j'ai comme reve d'avoir un hotel en thailand (sur une ile)
j'aimerais avoir des informations (combien ca coute, comment ca se passe etc..)
et les temoignages de personnes ayant deja tenté l'experience ( leurs histoires, les problemes rencontrés etc..)
Merci
Bonjour,
Ayant justement passé 9 mois au Togo (après un premier voyage en 2011 et un deuxième en début 2012) je peux dire que je connais assez bien ce petit pays fabuleux qui vaut la peine d’être découvert. Malheureusement il n’y a pas mal d’associations auxquels on ne peut pas faire confiance car ce n’est que de l’arnaque (je parle d’expérience) et pas du tout de l’humanitaire.
Heureusement pas toutes les associations sont pareils et il y en a aussi des sérieuses. Durant mon séjour au Togo, où j’ai fait du bénévolat dans un hôpital, j’ai rencontré beaucoup de gens et grâce aux rencontres et histoires j’ai pu découvrir différentes associations qui font du très bon travail et qui aide le pays pour aller de l’avant.
Si vous êtes donc à la recherche d’une association fiable au Togo, je peux certainement vous aider. Le Togo est un pays magnifique plein de mystères et tout aide peut y être utile.
N’hésitez pas à me contacter si vous voulez plus d’informations.
Nancy
Ayant justement passé 9 mois au Togo (après un premier voyage en 2011 et un deuxième en début 2012) je peux dire que je connais assez bien ce petit pays fabuleux qui vaut la peine d’être découvert. Malheureusement il n’y a pas mal d’associations auxquels on ne peut pas faire confiance car ce n’est que de l’arnaque (je parle d’expérience) et pas du tout de l’humanitaire.
Heureusement pas toutes les associations sont pareils et il y en a aussi des sérieuses. Durant mon séjour au Togo, où j’ai fait du bénévolat dans un hôpital, j’ai rencontré beaucoup de gens et grâce aux rencontres et histoires j’ai pu découvrir différentes associations qui font du très bon travail et qui aide le pays pour aller de l’avant.
Si vous êtes donc à la recherche d’une association fiable au Togo, je peux certainement vous aider. Le Togo est un pays magnifique plein de mystères et tout aide peut y être utile.
N’hésitez pas à me contacter si vous voulez plus d’informations.
Nancy
Bonjour à tous,
Bon, je me rends compte que c'est une question assez...plein et vague...
Mais quand même ;-)
Après quand même déjà qq voyages en Afrique (et ailleurs mais chaque foix notre coeur 'beats faster' pour l'Afrique). C'est à dire on a visité déjà: la Zambie et le Malawi, le Nord du Tanzanie et L'Uganda, la Namibie et le Botswana, le Benin en Burkina Faso puis, dernière voyage: le Tanzanie du Sud.
Et maintenant? Il y a encore qq chose sur notre 'liste' mais je veux bien votre avis. La liste: - le Mali, especiallement pour le pays Dogon: mais pas pour maintenant pour des raisons évidents - le Congo Kinshasa (comme Belge) haut sur la liste mais pas pour maintenant non plus - le Gabon mais....ça a l'air d'être excessivement cher...certe parce que alors on voudrait bien visiter Loango etc... - le Madagascar (était déjà l'alternative pour le dernier voyage au Tanzanie du sud) - l'Ethiopie, haut sur la liste aussi MAIS je crains un peu les histoires sur des rencontres toujours un peu 'lourd' certainement dans le sud (je voudrais bien visiter la vallée d'Omo). 'Lourd' dans le sense 'payer pour chaque photo', un peu trop d'arnaque (j'écris bien? ;-) quoi... - le Cameroun, mais je dois avouer que je connais pas trop.... où encore...??? l'Angola? Sierra Leone? la Guinée Conakry peut-être avec les îles Bijagos?
Bon...je sais que je poses ici une question type '5 pays préférées en Afrique'... :-) Mais quand même...quelqu'un veut aider avec un peu d'inspiration????
Merci d'avance!!!!
Bon, je me rends compte que c'est une question assez...plein et vague...
Mais quand même ;-)
Après quand même déjà qq voyages en Afrique (et ailleurs mais chaque foix notre coeur 'beats faster' pour l'Afrique). C'est à dire on a visité déjà: la Zambie et le Malawi, le Nord du Tanzanie et L'Uganda, la Namibie et le Botswana, le Benin en Burkina Faso puis, dernière voyage: le Tanzanie du Sud.
Et maintenant? Il y a encore qq chose sur notre 'liste' mais je veux bien votre avis. La liste: - le Mali, especiallement pour le pays Dogon: mais pas pour maintenant pour des raisons évidents - le Congo Kinshasa (comme Belge) haut sur la liste mais pas pour maintenant non plus - le Gabon mais....ça a l'air d'être excessivement cher...certe parce que alors on voudrait bien visiter Loango etc... - le Madagascar (était déjà l'alternative pour le dernier voyage au Tanzanie du sud) - l'Ethiopie, haut sur la liste aussi MAIS je crains un peu les histoires sur des rencontres toujours un peu 'lourd' certainement dans le sud (je voudrais bien visiter la vallée d'Omo). 'Lourd' dans le sense 'payer pour chaque photo', un peu trop d'arnaque (j'écris bien? ;-) quoi... - le Cameroun, mais je dois avouer que je connais pas trop.... où encore...??? l'Angola? Sierra Leone? la Guinée Conakry peut-être avec les îles Bijagos?
Bon...je sais que je poses ici une question type '5 pays préférées en Afrique'... :-) Mais quand même...quelqu'un veut aider avec un peu d'inspiration????
Merci d'avance!!!!
Je l'attendais avec impatience. Le film de Walter Salles n'est sans doute pas un chef d'oeuvre mais l'ensemble se voit sans déplaisir. Il colle assez bien au livre pour l'atmosphère bien qu'il manque la dimension mystique très présente chez Kérouac. De toute façon, il est toujours difficile de faire au cinéma un chef d'oeuvre à partir d'un livre qui lui est un chef d'oeuvre reconnu depuis très longtemps.
Plongée dans une Amérique pauvre pour de jeunes gens que rien ne prédestinaient dans ce sens sinon l'envie d'échapper à une société bourgroise et étriquée ... Contrairement à son titre prometteur pour des voyageurs "sur la route" n'a pas vraiment de but, l'essentiel pour les jeunes protagonistes c'est de bouger ... et ils bougent vraiment😛😉...
J'ai bien aimé et pas mal de choses à dire avec le recul du temps (l'action se passant en 1949/50) ...
... et vous ?
Bonjour tout le Monde !!!🙂!!!
Venant de passer dix jours dans le Massif des Ecrins, une nouvelle fois je n'ai pu échapper à cette reflexion, que la France n'a pas fini de nous étonner par la beauté de ses différents endroits, et l'incroyable diversité de ses sites quelque soit la direction ou la distance parcourue de son domicile...
De là m'est venue le souhait de vous poser cette question: vue de l'intérieur comme de Belgique, Canada, Suisse et tout autre véfiste d'autre pays, venus une ou plusieurs fois chez les "fromages qui puent" mais aussi chez les meilleurs chefs de la planète, quelle moment, quel instant, quel souvenir, quelle anecdote, ou plus généralement quelle région vous a le plus marqué dans son ensemble et pour quelles raisons ???
Merci pour vos avis qui contribueront sans nul doute à mieux nous connaître encore, au travers de notre...
Amitié voyageuse
Venant de passer dix jours dans le Massif des Ecrins, une nouvelle fois je n'ai pu échapper à cette reflexion, que la France n'a pas fini de nous étonner par la beauté de ses différents endroits, et l'incroyable diversité de ses sites quelque soit la direction ou la distance parcourue de son domicile...
De là m'est venue le souhait de vous poser cette question: vue de l'intérieur comme de Belgique, Canada, Suisse et tout autre véfiste d'autre pays, venus une ou plusieurs fois chez les "fromages qui puent" mais aussi chez les meilleurs chefs de la planète, quelle moment, quel instant, quel souvenir, quelle anecdote, ou plus généralement quelle région vous a le plus marqué dans son ensemble et pour quelles raisons ???
Merci pour vos avis qui contribueront sans nul doute à mieux nous connaître encore, au travers de notre...
Amitié voyageuse
bonjour! 🙂
je voudrais faire le camino del norte.. et ai qq questions:
y a-t-il de grands dénivelés? est-ce que ce n'est pas trop dangereux de partir seule? est-ce de la moyenne montagne? quel climat? niveau hébergement, comment ça se passe financièrement, cher ou pas trop? est-ce qu'on passe à côté d'autoroutes ou de routes comme pour le camino francès? est-ce qu'on peut avoir de bons moments de solitude sans pour autant se sentir seul sur terre? en gros, on rencontre des gens?
combien de temps on met pour santiago?
de plus, j'ai entendu parler d'un "rite", celui, à partir de st jacques, de continuer le chemin jusqu'à la mer (où?), et de faire un feu dans lequel on jette les habits qu'on a porté pendant le voyage... qq connaît-il?
merci pour vos réponses... 😉
je voudrais faire le camino del norte.. et ai qq questions:
y a-t-il de grands dénivelés? est-ce que ce n'est pas trop dangereux de partir seule? est-ce de la moyenne montagne? quel climat? niveau hébergement, comment ça se passe financièrement, cher ou pas trop? est-ce qu'on passe à côté d'autoroutes ou de routes comme pour le camino francès? est-ce qu'on peut avoir de bons moments de solitude sans pour autant se sentir seul sur terre? en gros, on rencontre des gens?
combien de temps on met pour santiago?
de plus, j'ai entendu parler d'un "rite", celui, à partir de st jacques, de continuer le chemin jusqu'à la mer (où?), et de faire un feu dans lequel on jette les habits qu'on a porté pendant le voyage... qq connaît-il?
merci pour vos réponses... 😉
Hello,
Un petit retour sur un énième voyage au PDS.
Prologue :
Je souhaiterai tout d'abord remercier les membre, oh combien éminents, de ce forum. Leurs avis, conseils, trucs et astuces m'ont aidé à préparer ce périple.
Une pensée pour toi, courageux lecteur, qui t'aventure dans ce carnet. Puis-je, je l'espère, t'apporter quelques infos utiles et te donner un peu de plaisir.
Période de voyage :
Du 16 novembre au 11 décembre 2017.
Note :
Plutôt que de décrire par le détail mon voyage, je vais essayer de ne décrire que les faits marquants, amusants, méritants quelques lignes. Cela rendra ce carnet plus digeste et plus dynamique. j'essaierai d'y glisser quelques trucs et astuces qui pourraient rendre service à des voyageurs n'ayant pas leurs habitudes au PDS.
Jour 1 et 2 : Chavornay beach - Genève - Doha - BKK
Vols sans histoire. Qatar Airways est une compagnie plaisante. Comme d'autres. En m'y prenant longtemps à l'avance, j'ai trouvé un prix convenable selon mes critères.
Arrivée en début d'après-midi à BKK, je passe rapidement l'immigration par le fast track, un des avantages de mon billet. Ensuite, un petit tour au stand True Move pour prendre une carte SIM Thaï. 700.- Bhats pour 30 jours. Avoir une carte SIM Thaï offre les avantages suivants : - On peut se connecter à Internet depuis l'extérieur pour, par exemple, consulter Google map quand on est plus moins perdu ou quand on chercher quelques choses. - En cas de problème, on peut appeler la police touristique (1155). Je n'ai jamais eu à le faire, mais sait-on jamais. - Je peux appeler mes amis que je me suis fait au fil du temps. - Je peux appeler l'hôtel quand le chauffeur du taxi n'arrive pas à le trouver, puis lui passer le téléphone pour qu'il s'explique avec la réception de l'hôtel.
J'ai logé au Eight Ville situé dans Sukumvit. Cet "hôtel" offre pour moi tous les avantages que je recherche : bien situé tout en étant au calme. Chambre grande et propre avec un coin salon. Attention : Les chambres premier prix n'ont pas de fenêtre. C'est à 600 mètres de la rue principale, une voiturette de golf avec chauffeur est à disposition pour vous y amener 24h/24. Pour le retour, c'est 20 ou 30 bhats en moto taxi, 50 en tuck tuck, 8 minutes à pieds.
J'ai consacré le premier après-midi à refaire ma provision de t-shirts et aux habits au MBK. En négociant avec gentillesse et avec le sourire, on arrive à faire baisser un peu les prix. 200.- le T-Shirt, 250 .- la chemisette, 300.- le jean's bermuda.
Ensuite, c'est départ Soi 22, première ruelle à gauche, 100% Thaï. J'y vais parce que je connais le salon de coiffure de Nui. Femme Thaï d'une bonne quarantaine d'année qui gère ce petit salon. J'adore me retrouver au milieu de Thaï dans leur monde. Pas celui fait pour les touristes où tout le monde baragouine plus ou moins 3 mots d'anglais. Le monde des Thaïs avec leurs habitudes, leurs langues, leurs façon de faire. Nui me reconnaît, on ne peut pas beaucoup parler parce que mon Thaï est très, trop, limité. Cela dit, on arrivera à échanger quelques mots pendant qu'elle s'occupe de ma pédicure. SI vous aimez vous immerger dans Thaïlande de tous les jours, qui n'est pas fait d'apparat pour les touristes, alors cet endroit est une bonne adresse. 200.- Bhats la pédicure manucure.
Sortie du salon, j'ai faim ! Pas de problème, à 100 mètres sur la gauche, il y a un petit restaurant Thaï fréquenté que par les Thaïs ou ceux qui connaissent. Ce restaurant ne paie pas de mine, par contre la cuisine y est délicieuse.
J'ai fait une dizaine de visite au pays du sourire. Je vais vous donner mon avis sur la cuisine Thaïs : C'est varié, généralement très frais et très bon. On peut manger dans toutes sortes d'endroits. Mes préférences sont les restau Thaï simples et sympas ou les marchands ambulants dans la rue. Toutefois....il faut savoir dire "maï pète" si on n'aime pas avoir la bouche en feu ou si les toilettes sont éloignées. Il faut également éviter certains plat, comme le papaya pok pok (je ne connais pas le nom original du plat, papaya pok pok est le nom commun donné par les Thaïs). Est-ce que quelqu'un connaît le nom original ?. Pour ma part, j'adore le cury paneang, j'ai découvert le moo sa woonsang tok ou pok, j'aime tous les riz frit, le nua dead dew, le pad thaï, les salades de sea food, et beaucoup d'autres plats tous plus savoureux les uns que les autres. Cela dit, en 20 jours, j'ai quand même mangé 2 x de la nourriture farangs et je n'arrive pas à m'habituer à l'espèce de soupe de riz avec des boulettes de viande au petit déjeuner. Ce n'est pas mauvais, c'est juste que ce n'est pas dans mes habitudes. Fin du couplet culinaire.
Jour 3 et 4 : Le lendemain, visite du marché, peu connu, mais qui gagnerai à l'être, de Bang Nam Phueng. Il faut y aller tôt le matin, c'est à dire à 9h00. Il ne fait pas encore trop chaud, mais surtout il n'y a pas trop de monde. C'est un marché où la majorité des stands sont culinaires, on y trouve un peu d'artisanat, quelques gadgets. J'adore son ambiance, typiquement Thaï. D'ailleurs on y croise très peu d'étranger. Je déambule dans le marché, et je remarque une mama Thaï qui confectionne une espèce de pâte grise qu'elle place dans une feuille de ...je sais pas....de plante (ami de le richesse culturelle, passe ton chemin) et qu'elle met à griller sur un BBQ. Je lui demande si c'est sucré, elle me dit que oui et sans que je demande quoi que ce soit d'autre, m'offre une de ces confections pour goûter. C'est un peu sucré, assez bon. Je lui dit que j'aime beaucoup, ce qui la rend fier et ce qui fera rire les autres mamas au alentours en entendant mon accent ou mes erreurs de prononciation, je ne sais pas et peu importe, on souris, bonne ambiance d'un marché typiquement Thaï. Plus loin, pour 20 bhats, on peut jouer avec une catapulte à main et essayer de toucher quelques boites de conserves placées dans les arbres. Il y a des Thaïs qui sont très bons à ce jeux. J'ai été surpris et j'ai compté. J'ai arrêté de compter au score de 8 touchés sur 10 essais.
On peut louer des vélos pour quelque baths et se promener dans le coin. C'est un peu en dehors du centre ville et c'est très vert, très agréable, très calme. Pour info, le marché n'a lieu que le samedi et le dimanche.
Arrive midi, il fait chaud, le marché est bondé, il est temps pour moi de me retirer. Je discute avec un moto taxi pour qu'il m'amène à la grande barge qui fait la traversée du fleuve. Il n'y en a pas le dimanche....c'est une petite barque, toute petite barque qui propose la traversée du fleuve pour 5.- bhats par personne. 4 personnes maximum par traversée. La barque est très près de l'eau, pour la première fois, je trouverais les vagues du Chaopraya bien grandes....nous étions 2, je donnerai 20 bhats et je laisse la monnaie qu'il veut me rendre. Franchement, même à la Thaïs, je me demande comment cette personne arrive à survivre. Cela restera pour moi un mystère.
La suite arrive bientôt...
Un petit retour sur un énième voyage au PDS.
Prologue :
Je souhaiterai tout d'abord remercier les membre, oh combien éminents, de ce forum. Leurs avis, conseils, trucs et astuces m'ont aidé à préparer ce périple.
Une pensée pour toi, courageux lecteur, qui t'aventure dans ce carnet. Puis-je, je l'espère, t'apporter quelques infos utiles et te donner un peu de plaisir.
Période de voyage :
Du 16 novembre au 11 décembre 2017.
Note :
Plutôt que de décrire par le détail mon voyage, je vais essayer de ne décrire que les faits marquants, amusants, méritants quelques lignes. Cela rendra ce carnet plus digeste et plus dynamique. j'essaierai d'y glisser quelques trucs et astuces qui pourraient rendre service à des voyageurs n'ayant pas leurs habitudes au PDS.
Jour 1 et 2 : Chavornay beach - Genève - Doha - BKK
Vols sans histoire. Qatar Airways est une compagnie plaisante. Comme d'autres. En m'y prenant longtemps à l'avance, j'ai trouvé un prix convenable selon mes critères.
Arrivée en début d'après-midi à BKK, je passe rapidement l'immigration par le fast track, un des avantages de mon billet. Ensuite, un petit tour au stand True Move pour prendre une carte SIM Thaï. 700.- Bhats pour 30 jours. Avoir une carte SIM Thaï offre les avantages suivants : - On peut se connecter à Internet depuis l'extérieur pour, par exemple, consulter Google map quand on est plus moins perdu ou quand on chercher quelques choses. - En cas de problème, on peut appeler la police touristique (1155). Je n'ai jamais eu à le faire, mais sait-on jamais. - Je peux appeler mes amis que je me suis fait au fil du temps. - Je peux appeler l'hôtel quand le chauffeur du taxi n'arrive pas à le trouver, puis lui passer le téléphone pour qu'il s'explique avec la réception de l'hôtel.
J'ai logé au Eight Ville situé dans Sukumvit. Cet "hôtel" offre pour moi tous les avantages que je recherche : bien situé tout en étant au calme. Chambre grande et propre avec un coin salon. Attention : Les chambres premier prix n'ont pas de fenêtre. C'est à 600 mètres de la rue principale, une voiturette de golf avec chauffeur est à disposition pour vous y amener 24h/24. Pour le retour, c'est 20 ou 30 bhats en moto taxi, 50 en tuck tuck, 8 minutes à pieds.
J'ai consacré le premier après-midi à refaire ma provision de t-shirts et aux habits au MBK. En négociant avec gentillesse et avec le sourire, on arrive à faire baisser un peu les prix. 200.- le T-Shirt, 250 .- la chemisette, 300.- le jean's bermuda.
Ensuite, c'est départ Soi 22, première ruelle à gauche, 100% Thaï. J'y vais parce que je connais le salon de coiffure de Nui. Femme Thaï d'une bonne quarantaine d'année qui gère ce petit salon. J'adore me retrouver au milieu de Thaï dans leur monde. Pas celui fait pour les touristes où tout le monde baragouine plus ou moins 3 mots d'anglais. Le monde des Thaïs avec leurs habitudes, leurs langues, leurs façon de faire. Nui me reconnaît, on ne peut pas beaucoup parler parce que mon Thaï est très, trop, limité. Cela dit, on arrivera à échanger quelques mots pendant qu'elle s'occupe de ma pédicure. SI vous aimez vous immerger dans Thaïlande de tous les jours, qui n'est pas fait d'apparat pour les touristes, alors cet endroit est une bonne adresse. 200.- Bhats la pédicure manucure.
Sortie du salon, j'ai faim ! Pas de problème, à 100 mètres sur la gauche, il y a un petit restaurant Thaï fréquenté que par les Thaïs ou ceux qui connaissent. Ce restaurant ne paie pas de mine, par contre la cuisine y est délicieuse.
J'ai fait une dizaine de visite au pays du sourire. Je vais vous donner mon avis sur la cuisine Thaïs : C'est varié, généralement très frais et très bon. On peut manger dans toutes sortes d'endroits. Mes préférences sont les restau Thaï simples et sympas ou les marchands ambulants dans la rue. Toutefois....il faut savoir dire "maï pète" si on n'aime pas avoir la bouche en feu ou si les toilettes sont éloignées. Il faut également éviter certains plat, comme le papaya pok pok (je ne connais pas le nom original du plat, papaya pok pok est le nom commun donné par les Thaïs). Est-ce que quelqu'un connaît le nom original ?. Pour ma part, j'adore le cury paneang, j'ai découvert le moo sa woonsang tok ou pok, j'aime tous les riz frit, le nua dead dew, le pad thaï, les salades de sea food, et beaucoup d'autres plats tous plus savoureux les uns que les autres. Cela dit, en 20 jours, j'ai quand même mangé 2 x de la nourriture farangs et je n'arrive pas à m'habituer à l'espèce de soupe de riz avec des boulettes de viande au petit déjeuner. Ce n'est pas mauvais, c'est juste que ce n'est pas dans mes habitudes. Fin du couplet culinaire.
Jour 3 et 4 : Le lendemain, visite du marché, peu connu, mais qui gagnerai à l'être, de Bang Nam Phueng. Il faut y aller tôt le matin, c'est à dire à 9h00. Il ne fait pas encore trop chaud, mais surtout il n'y a pas trop de monde. C'est un marché où la majorité des stands sont culinaires, on y trouve un peu d'artisanat, quelques gadgets. J'adore son ambiance, typiquement Thaï. D'ailleurs on y croise très peu d'étranger. Je déambule dans le marché, et je remarque une mama Thaï qui confectionne une espèce de pâte grise qu'elle place dans une feuille de ...je sais pas....de plante (ami de le richesse culturelle, passe ton chemin) et qu'elle met à griller sur un BBQ. Je lui demande si c'est sucré, elle me dit que oui et sans que je demande quoi que ce soit d'autre, m'offre une de ces confections pour goûter. C'est un peu sucré, assez bon. Je lui dit que j'aime beaucoup, ce qui la rend fier et ce qui fera rire les autres mamas au alentours en entendant mon accent ou mes erreurs de prononciation, je ne sais pas et peu importe, on souris, bonne ambiance d'un marché typiquement Thaï. Plus loin, pour 20 bhats, on peut jouer avec une catapulte à main et essayer de toucher quelques boites de conserves placées dans les arbres. Il y a des Thaïs qui sont très bons à ce jeux. J'ai été surpris et j'ai compté. J'ai arrêté de compter au score de 8 touchés sur 10 essais.
On peut louer des vélos pour quelque baths et se promener dans le coin. C'est un peu en dehors du centre ville et c'est très vert, très agréable, très calme. Pour info, le marché n'a lieu que le samedi et le dimanche.
Arrive midi, il fait chaud, le marché est bondé, il est temps pour moi de me retirer. Je discute avec un moto taxi pour qu'il m'amène à la grande barge qui fait la traversée du fleuve. Il n'y en a pas le dimanche....c'est une petite barque, toute petite barque qui propose la traversée du fleuve pour 5.- bhats par personne. 4 personnes maximum par traversée. La barque est très près de l'eau, pour la première fois, je trouverais les vagues du Chaopraya bien grandes....nous étions 2, je donnerai 20 bhats et je laisse la monnaie qu'il veut me rendre. Franchement, même à la Thaïs, je me demande comment cette personne arrive à survivre. Cela restera pour moi un mystère.
La suite arrive bientôt...
Je reçois régulièrement des histoires incroyables de Cochize, qui a passé une bonne partie de son activité professionnelle à parcourir et étudier l’Amérique du Nord en tant que géologue, dont près de quatre années (cumulées) sous la tente, et comme je trouve que ce serait bien d’élargir la discussion à d'autres membres, je lui ai proposé d'ouvrir un nouveau post.
D'ailleurs, si certains ont fait des rencontres insolites au coin d'un bois, au bord d'un lac ou le long d'un torrent aurifère... à vos claviers!
Comme il me semble plus normal que ce post appartienne en titre à Cochize, puisqu'il y raconte ses histoires, et qu'il puisse intervenir dessus à tout moment, je lui ai proposé d'ouvrir son propre sujet, ce qu'il a finalement accepté. Vous le trouverez ici:
http://voyageforum.com/...dans_ouest_D2416415/
Je laisse malgré tout la trace de ses quatre premières histoires:
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…"
D'ailleurs, si certains ont fait des rencontres insolites au coin d'un bois, au bord d'un lac ou le long d'un torrent aurifère... à vos claviers!
Comme il me semble plus normal que ce post appartienne en titre à Cochize, puisqu'il y raconte ses histoires, et qu'il puisse intervenir dessus à tout moment, je lui ai proposé d'ouvrir son propre sujet, ce qu'il a finalement accepté. Vous le trouverez ici:
http://voyageforum.com/...dans_ouest_D2416415/
Je laisse malgré tout la trace de ses quatre premières histoires:
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…"
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize







