Bonjour,
Avec mon mari on voudrait partir a belgrade pour le mois d août 2013 avec notre petite fille de 2ans .
Est ce qu il y a des gens qu on des adresse d hotel pas cher mais avec le confort?
Si ya des gens qui sont deja parti ds ses pays avec des jeunes enfants?
Si vous avez des conseils et adresse sympa?
Merci d avance bonne soirée a ts
Avis à tous les amateurs de musiques traditionnels des Balkans !!
Ce festival est pour vous ! 🙂
Festival de fanfares traditionnelles tzyganes à Guca en Serbie, c'est du 4 au 8 aout cette année ! ça a lieu tous les ans !
Pendant 4 jours, dans ce petit village, 300000 personnes s'agglutinnent pour y admirer la magie des trompettes slaves...
Un conseil : allez-y !!!! 😉
p.S : une photo pour bien comprendre de quoi il s'agit !!
Ce festival est pour vous ! 🙂
Festival de fanfares traditionnelles tzyganes à Guca en Serbie, c'est du 4 au 8 aout cette année ! ça a lieu tous les ans !
Pendant 4 jours, dans ce petit village, 300000 personnes s'agglutinnent pour y admirer la magie des trompettes slaves...
Un conseil : allez-y !!!! 😉
p.S : une photo pour bien comprendre de quoi il s'agit !!
bonjour,
je cherche des infos sur les transports et le logement (budget très serré) en ex-yougoslavie. mon parcours sera à peu près le suivant:
slovénie (depuis trieste, je ne sais toujours pas comment établir la connection): bled ljubjana
croatie: zagreb rovinj split dubrovnik
bosnie-herzegovine: mostar sarajevo
serbie-montenegro: noviy sad belgrade cetinje
qu'en pensez-vous et pensez-vous que les connections sont toujours faisables à prix décent (en bus, je pense). qu'en est-il du logement?
question plus basique: un français a-t-il besoin d'un visa pour la serbie, la bosnie et la macédoine)?
merci d'avance pour les réponses (vitales;)).
je cherche des infos sur les transports et le logement (budget très serré) en ex-yougoslavie. mon parcours sera à peu près le suivant:
slovénie (depuis trieste, je ne sais toujours pas comment établir la connection): bled ljubjana
croatie: zagreb rovinj split dubrovnik
bosnie-herzegovine: mostar sarajevo
serbie-montenegro: noviy sad belgrade cetinje
qu'en pensez-vous et pensez-vous que les connections sont toujours faisables à prix décent (en bus, je pense). qu'en est-il du logement?
question plus basique: un français a-t-il besoin d'un visa pour la serbie, la bosnie et la macédoine)?
merci d'avance pour les réponses (vitales;)).
Bonjour !!
Je crée cette discussion car celles concernant ma question sur le site datent d'il y a plusieurs années, et j'aimerai avoir des infos récentes. Une amie et moi partons au mois d'août dans les Balkans : on arrive à Belgrade, ensuite on passe par la Bosnie, puis par Dubrovnick, puis on rejoint le Monténégro, delà on descend en Macédoine, avant de rejoindre la Grèce où l'avion du retour nous attend à Thessalonique. Tout cela en trois semaines (on sait que c'est court mais on ne pouvait pas partir plus longtemps, et ça nous semblait pas mal pour un "premier" vrai voyage).
Donc j'aimerai avoir des informations sur les moyens de logement, et surtout leur coût, dans ces régions. On a un petit budget, donc on va privilégier les auberges de jeunesse, mais apparemment il est aussi possible de loger chez l'habitant, qu'est-ce qui est mieux ? Et est-ce qu'il est facile de faire du couchsurfing dans ces pays ?
Merci à l'avance pour votre aide ! Bien sûr je suis preneuse pour tout conseil, bon plan, information, sur le logement où le reste ! Il y a tellement de choses à préparer que ça ne pourra que nous être utile. : )
Je crée cette discussion car celles concernant ma question sur le site datent d'il y a plusieurs années, et j'aimerai avoir des infos récentes. Une amie et moi partons au mois d'août dans les Balkans : on arrive à Belgrade, ensuite on passe par la Bosnie, puis par Dubrovnick, puis on rejoint le Monténégro, delà on descend en Macédoine, avant de rejoindre la Grèce où l'avion du retour nous attend à Thessalonique. Tout cela en trois semaines (on sait que c'est court mais on ne pouvait pas partir plus longtemps, et ça nous semblait pas mal pour un "premier" vrai voyage).
Donc j'aimerai avoir des informations sur les moyens de logement, et surtout leur coût, dans ces régions. On a un petit budget, donc on va privilégier les auberges de jeunesse, mais apparemment il est aussi possible de loger chez l'habitant, qu'est-ce qui est mieux ? Et est-ce qu'il est facile de faire du couchsurfing dans ces pays ?
Merci à l'avance pour votre aide ! Bien sûr je suis preneuse pour tout conseil, bon plan, information, sur le logement où le reste ! Il y a tellement de choses à préparer que ça ne pourra que nous être utile. : )
Bonjour, peut-on boire sans problème l'eau du robinet à l'hôtel à Belgrade ? Et pouvez-vous m'indiquer le nom d'une eau minerale serbe non gazeuse et si possible assez neutre en sel ? Merci, cordialement.
Bonjour
Quel est le moyen le plus économique pour se rendre en Serbie depuis Bratislava ? Merci d'avance.
Quel est le moyen le plus économique pour se rendre en Serbie depuis Bratislava ? Merci d'avance.
Bonjour à tous,
Je pense partir durant tout le mois d'août au Monténégro. Si le temps me le permet, j'envisage de découvrir la Serbie ou l'Albanie. En gros, j'ai plein de questions... Pour ce qui est du Monténégro, je souhaitais savoir si certains d'entre vous aviez des conseils pour découvrir des endroits pas trop touristiques, voir pas du tout... Je cherche un peu l'aventure, avec la location d'un 4x4 ou d'une moto. Pour ce qui est de la Serbie ou l'Albanie, si vous avez des conseils, à savoir lequel de ces deux pays est le plus beau, le plus agréable, de nouveaux afin de voir des endroits pas touristiques.
Merci à ceux qui ont pris le temps de me lire et qui en prendront encore plus pour me répondre. J'ai hâte de vous lire.
Bien à vous.
Camille
Je pense partir durant tout le mois d'août au Monténégro. Si le temps me le permet, j'envisage de découvrir la Serbie ou l'Albanie. En gros, j'ai plein de questions... Pour ce qui est du Monténégro, je souhaitais savoir si certains d'entre vous aviez des conseils pour découvrir des endroits pas trop touristiques, voir pas du tout... Je cherche un peu l'aventure, avec la location d'un 4x4 ou d'une moto. Pour ce qui est de la Serbie ou l'Albanie, si vous avez des conseils, à savoir lequel de ces deux pays est le plus beau, le plus agréable, de nouveaux afin de voir des endroits pas touristiques.
Merci à ceux qui ont pris le temps de me lire et qui en prendront encore plus pour me répondre. J'ai hâte de vous lire.
Bien à vous.
Camille
bonjour
je pense partir cet été deux a trois semaines d'un parcours allant de Serbie, jusqu’à l Albanie en passant pas le Kosovo.
j'ai regardé ce que je pouvais emporter comme guide de poche, je voudrais savoir si a part un guide que je trouve pas trés futé...😠 , existent il d'autres ouvrages en français ou en anglais.
d'autre part, si avez des conseils des bons plans sur ces pays, n’hésitez pas à m'en faire part!
merci, Fabrice
je pense partir cet été deux a trois semaines d'un parcours allant de Serbie, jusqu’à l Albanie en passant pas le Kosovo.
j'ai regardé ce que je pouvais emporter comme guide de poche, je voudrais savoir si a part un guide que je trouve pas trés futé...😠 , existent il d'autres ouvrages en français ou en anglais.
d'autre part, si avez des conseils des bons plans sur ces pays, n’hésitez pas à m'en faire part!
merci, Fabrice
Bonjour à tous!
Je prévois aller passer quelques jours à Subotica en Serbie. Je trouve peu d'information sur Internet concernant l'hébergement et les endroits à visiter. Est-ce quelqu'un pourrait me renseigner?
Un gros merci!!!!!!
Karine :-)
Je prévois aller passer quelques jours à Subotica en Serbie. Je trouve peu d'information sur Internet concernant l'hébergement et les endroits à visiter. Est-ce quelqu'un pourrait me renseigner?
Un gros merci!!!!!!
Karine :-)
Bonjour,
Je vais en Serbie en août ? Que voir, que faire dans ce pays ?
Je suis déjà allé à Belgrade et au Monténégros mais pas ailleurs.
Merci pour vos réponses
Emmanuel
Bonjour à tous
J'ai quelques questions car cet été nous partons avec notre voiture via l'Italie, arrivons à Split en bateau depuis Ancône ensuite traversons la Bosnie via Mostar et Sarajevo et donc nous arriverons en Serbie début Août par le Sud Ouest.
J'aimerais avoir votre avis sur notre itinéraire, j'avoue avoir pas mal de difficultés pour cette région et des renseignements très contradictoires. Nous ne voulons pas faire de grosses étapes dans l'ensemble et visiter principalement la Serbie.
Voilà ce que nous avons prévu en arrivant de Sarajevo (environ 3 heures de route depuis la Bosnie)
- Mokra Gora et le train
- le village de Kusturica
- une étape à 5km d'Uzice sur la route de Zlatibor
Le lendemain
- Sirogojno, Arlije les villages de ce coin, le festival de Guca
Une étape à Pozarevac (sur la route nationale tout près de Cacak)
Le lendemain : route pour Kraljevo par les gorges de Ovcara Kablar puis étape à Vrnjacka Banja la ville thermale (2 nuits, j'ai des bons et des mauvais retours sur cette petite station thermale)et visite des monastères de Zica (peut être la veille en revenant de Guca) et Ljubostina. Est ce que deux nuits ici ne semblent pas trop ??
- Belgrade deux nuits
- Novi Sad deux nuits visite de la Vojvodina (idem, est ce qu'il vaut mieux ne rester qu'une nuit à Novi Sad ?)
Ensuite nous rentrons par Zagreb et là encore je me demande où m'arrêter entre Novi Sad et Zagreb en Croatie.
Avez vous d'autres suggestions ? Que pensez vous de cet itinéraire ?
J'hésite à aller encore plus au nord vers Subotica ou Sombor, car ensuite nous avons encore de la route pour rentrer et nous ne passons pas par la Hongrie au retour, nous y étions l'année dernière. Je pense que ces deux villes sont très belles mais il faut faire des choix, c'est pour cela que j'ai besoin de vos conseils !
Merci d'avance pour votre aide
Bonjour,
Je me demandais si les prix sont comparables au Canada ou aux USA quant au magasinage à Belgrade. Il y a un Centre d'achat: UŠĆE SHOPPING CENTER . Peut-on économiser sur des vêtements de marques comme Lacoste par exemple?
Merci
Je me demandais si les prix sont comparables au Canada ou aux USA quant au magasinage à Belgrade. Il y a un Centre d'achat: UŠĆE SHOPPING CENTER . Peut-on économiser sur des vêtements de marques comme Lacoste par exemple?
Merci
Bonjour,
je pense à faire le trajet en train de nuit en couple Belgrade - Podgorica.
Une amie serbe me déconseille : elle dit qu'il y a des vols de bagages dans le train quand on dort 😠 : est-ce vrai ?? Pourriez-vous me dire s'il y a moyen de dormir confortablement dans ce train ? Y a-t-il beaucoup de différence ntre train couchette simple et "salon" ?
Merci d'avance pour vos conseils....
Une amie serbe me déconseille : elle dit qu'il y a des vols de bagages dans le train quand on dort 😠 : est-ce vrai ?? Pourriez-vous me dire s'il y a moyen de dormir confortablement dans ce train ? Y a-t-il beaucoup de différence ntre train couchette simple et "salon" ?
Merci d'avance pour vos conseils....
Bonjour,
Nous voudrions avoir des renseignements et bons plans pour découvir Belgrade. Nous sommes étudiants et resterons 3 jours sur place vers mi Aout. Tous les conseils sont les bienvenus, que ce soit par rapport aux logements, musées, bars/discothèques, transports...
Merci d'avance !
Nous voudrions avoir des renseignements et bons plans pour découvir Belgrade. Nous sommes étudiants et resterons 3 jours sur place vers mi Aout. Tous les conseils sont les bienvenus, que ce soit par rapport aux logements, musées, bars/discothèques, transports...
Merci d'avance !
INTRODUCTION
La Serbie, pays le plus septentrional des Balkans, pays de naissance ou de coeur du savant Nicola Tesla, du dessinateur Enki Bilal et du cinéaste Emir Kusturica, n' a pourtant pas atteint le niveau de visibilité touristique de certains de ses voisins comme la Croatie par exemple ou la Slovénie ou encore le Montenegro. C' est encore pour quelque temps une destination confidentielle. C' est l'une des raisons pour laquelle nous avons décidé de partir quelques jours d'abord pour visiter Belgrade, en plein réaménagement culturel et urbanistique, et ensuite pour découvrir la partie nord du pays, appelé la Voïvodine, région culturellement riche connue pour ses villes et bourgades historiques, ses monastères et ses parcs naturels. Nous n' avons pas regretté ce voyage et avons apprécié le côté authentique qu'offre la Serbie à ceux qui veulent bien venir y passer quelques jours. Pas ou très peu de touristes européens ou américains, en revanche l'on rencontre des touristes chinois, le gouvernement serbe ayant exempté les visiteurs chinois - ou indiens - de visa. A deux heures et demie d'avion de Paris, Belgrade, la Ville Blanche ( ou ' Beo Grad ' ) ambitionne de redevenir ce qu'elle était dans les années 30, à savoir la reine des Balkans, une capitale joyeuse et ambitieuse, et l'une des destinations les plus courues d'Europe du Sud. Elle n' est pas loin de gagner son pari.
UN PEU D HISTOIRE La première principauté serbe voit le jour au milieu du 9ème siècle, alors que l' ambitieux prince Vladimir profite d'une victoire sur les Byzantins pour confédérer les principautés qui ont concouru à la victoire. Le nouvel état voulu par le prince - la Rascie - sera le siège de la principale cour de justice dans les Balkans. Ce nouvel état comporte la Serbie méridionale et occidentale, ainsi que le Montenegro et l' Herzégovine actuels. L' empereur byzantin auquel tous les princes - dont Vladimir- ont prêté allégeance va envoyer les moines Cyrille et Méthode évangéliser les Slaves. Il s'agit de rendre le christianisme accessible aux populations locales et Cyrille va mettre au point une écriture basée sur l' alphabet grec, adaptée au slavon, langue liturgique des écritures saintes. C 'est ainsi que nait l' alphabet cyrillique, toujours utilisé dans la région, et qui a ensuite migré vers la Bulgarie actuelle ainsi que vers la Russie, avec des différences mineures qui n' empêchent pas les populations de la Grande Région de se comprendre. La Serbie appartient donc depuis le 9ème siècle à un espace chrétien d'obédience byzantine , qui, après le schisme de 1054, deviendra d'obédience orthodoxe. Le Moyen-Âge est donc l' âge d'or serbe. Les princes successeurs de Vladimir n' auront de cesse d'abord d'agrandir le royaume de Rascie, englobant à la fin du 12ème siècle le littoral adriatique et la Zeta, et puis de construire des monastères à la richesse architecturale incomparable. L' empire serbe va s'effilocher puis disparaître sous la domination ottomane , qui va durer cinq siècles. Les Serbes refusent massivement de se convertir, subissent les discriminations et ne pratiquent leur religion et leur langue qu'à l' église ou à la maison. Les conflits culturels et d'autorité sont permanents, mais, paradoxalement et miraculeusement, la liberté de culte étant réglementée mais permise, les monastères orthodoxes, lieux de liberté et de développement culturel, vont prospérer. Les Turcs, quant à eux, ont une vision des Balkans très nette et organisée; ils vont construire des édifices militaires et religieux, des ponts, des forteresses, des mosquées bien sur. La création d'un état moderne date du milieu du 19ème siècle. Des soulèvements populaires ont lieu contre ' la Sublime Porte ', une démocratie de type libéral est créée en 1830, fortement influencée par l' Autriche-Hongrie. Mais la Serbie a des prétentions territoriales qui l' opposent au grand voisin, ce qui va mener aux guerres balkaniques de 1912-1913, et de fil en aiguille, à la Première Guerre Mondiale. Le prince héritier du trône d'Autriche, Louis-Ferdinand est assassiné à Sarajevo par un Serbe, Gavrilo Princip, membre actif de l' organisation étudiante de Bosnie, la Main Noire. L' alliance entre la France et la Serbie va offrir à l' état serbe en exil une position de force dans les négociations de 1918. En 1921, le royaume devient un état centralisé sur le modèle français. Mais la situation politique va se gâter, les minorités vont s'opposer et se radicaliser, l' armée allemande est accueillie à bras ouverts par les Croates alors que Belgrade la résistante est bombardée. La Serbie va, contre son gré, devenir un état collaborateur dirigé par une marionnette aux ordres de Berlin. Face aux démonstrations de haine féroce et grandissante entre frères yougoslaves, les communistes vont s'imposer comme une évidence. Tito, leur chef et habile stratège politique, décide en 1945 de créer une fédération de six républiques : les Slovènes, les Croates, les Monténégrins, les Serbes, les Macédoniens et, un peu plus tard, les Musulmans. A l' intérieur de la Serbie sont créées les provinces autonomes de Voïvodine et du Kosovo avec obtention pour chacune des 26 nationalités, de droits culturels importants. L' histoire moderne de la Serbie est tumultueuse, trouble, violente, chaotique et impitoyable. C' est en particulier celle d'une guerre de nettoyage ethnique, la guerre de Bosnie qui culminera avec le massacre de Srebrenica en 1995, sous le commandement du sinistre général Mladic, lui-même aux ordres de Slobodan Milosevic élu président de la Serbie en 1992. Autre guerre qui va suivre, celle du Kosovo, occupé par l' armée serbe. Autre massacre, celui de Racak qui déclenchera les bombardements de l' Otan visant à forcer les Serbes à se retirer du Kosovo et à cesser leurs exactions. Ces bombardements massifs contre des objectifs militaires et civils conduiront à la mise en accusation de Milosevic devant le Tribunal Pénal International, à la disparition définitive de la Yougoslavie et à l' indépendance du Kosovo en 2008, un chapitre encore douloureux pour les Serbes en 2019.
LA SERBIE ET LA FRANCE La France a sauvé la Serbie lors de la première Guerre Mondiale, en remettant sur pied son armée et en l' aidant à s'opposer aux Austro-Allemands, puis en libérant Macédoine et Serbie. En 1934, le sculpteur Mestrovic réalise un monument de style Art Déco en reconnaissance à la France qui se trouve dans le parc de la forteresse de Kalemegdan.
Cette belle amitié s' est hélas fissurée pendant les dernières guerres des Balkans, la France étant à la tête des pays d'Europe de l' Ouest ayant décidé de faire rendre gorge à l' armée serbe après les massacres de Bosnie puis ceux du Kosovo. C 'est Jacques Chirac, nouvellement élu président qui commande à l' armée française - " on tire ou on se tire ", aurait-il dit- de venger les humiliations subies par les soldats de l' OTAN interdits d'utiliser leurs armes - mais canardés à balles réelles en permanence - et de reprendre un certain nombre de positions par la force, dont le fameux pont de Mostar. Ce sont les avions de chasse américains et français qui détruiront un certain nombre d' objectifs militaires et civils dans le but de faire plier le régime. Pas toujours aux bons endroits, il faut bien le reconnaître. Exemple : Novi Sad, ville rebelle et dans l'opposition à Milosevic, qui a , malgré tout, été bombardée et perdu tous ses ponts sur le Danube. Cette période n' a pas laissé de bons souvenirs en Serbie où le patriotisme est exacerbé et le militarisme encore actif. On n' en est pas encore à vraiment reconnaître les funestes erreurs d'un passé récent, la rancoeur n' a pas disparu. Le nom de Jacques Chirac, juste décédé, a récemment été sifflé par des supporteurs serbes de l' équipe nationale avant un match.

LA SERBIE ET L EUROPE La Serbie attend aux porte de de l' Europe que l'on veuille bien la laisser entrer dans la communauté des 27. Mais les choses sont compliquées : corruption politique, presse aux ordres, système judiciaire contrôlé, népotisme, intimidation des opposants politiques, existence de groupes criminels proches du pouvoir monopolisant le commerce des armes, verrouillage du système électoral par une oligarchie directement issue de l' ancienne nomenclature communiste ( comme en Roumanie, Bulgarie, Slovaquie ou Russie... ), refus de mettre en jugement les généraux criminels de guerre, manque de volonté évidente à assainir les finances publiques. Tout est donc en suspens... Le bilan démocratique n' est pas terrible ! En attendant Novi Sad a été déclarée Ville Européenne de la Culture pour 2020, un cadeau fait aux Serbes, un signal amical aussi, et une distinction méritée. Mais il reste d'autres exigences démocratiques à satisfaire avant de pouvoir siéger à la même table que les 27.
ARGENT La monnaie officielle est le dinar serbe. Un euro s'échangera pour 117 à 119 dinars. Inutile de chercher à changer de l' argent au marché noir... qui n' existe pas. Il faut soit retirer de l' argent aux distributeurs soit partir avec de l' argent liquide et changer dans les officines de change qui pullulent à tous les coins de rue. Sans présentation de carte d'identité ou de passeport. On peut changer les dinars en sens inverse en euros avant de repartir vers la France. Coût de la vie moindre qu'en France de moitié environ. Nous avons dépensé 220 euros en nourriture, restaurants et autres en 3 jours.
FORMALITES D ENTREE Un passeport valide est requis sur lequel un tampon sera appliqué à l' entrée et à la sortie du pays. Normal puisque la Serbie n' est pas dans l' espace Schengen. Mais on peut aussi entrer en Serbie avec une simple carte d'identité si l'on est européen de l' Ouest. On repasse devant la police des frontières au retour à Paris.
NOTRE VOYAGE Nous avons voyagé au départ de Montpellier via CDG sur deux vols Air France pour un peu plus de 500 euros à deux. Vol international d'environ 2 heures et quart, en survol du sud de l' Allemagne, des Alpes autrichiennes, de la Slovénie puis de Zagreb et enfin de Belgrade. Départ à 6 heures de MPL. Vol en continuation en fin de matinée vers Belgrade et arrivée en début d'après-midi. Pas de décalage horaire par rapport à Paris. Nous avions réservé un hôtel hyper-central dans la rue piétonne principale, dite Knez Mihajlova. Un choix judicieux car nous avons pu faire nos visites et balades à pied, et à loisir, sauf quand nous sommes allés à Zemun ( en bus ). On nous avait prévenu que c'était la foire d'empoigne au niveau taxis à l' aéroport, et nous avons préféré utiliser un transport privé réservé par l' hôtel. Bonne idée aussi car nous sommes arrivés très vite en ville et avons eu largement le temps de poser nos jalons en prévision du lendemain.

CLIMAT
Nous sommes allés du 10 au 13 septembre.
Temps estival magnifique, belle lumière, chaleur méditerranéenne sèche. Les artères centrales de Belgrade étaient couvertes de terrasses, très animées en soirée.
Il ne faut pas rater le quartier bohème et festif de Belgrade, Skadarlija qui est jumelé avec Montmartre depuis quelques années déjà. Nous y avons dîné tous les soirs avec plaisir. Bonne cuisine variée, avec musique tzigane ou traditionnelle serbe en sus, si l'on aime. A quelques minutes à pied du centre ville.
C' est l' avantage de Belgrade, une ville à taille humaine où tout est à portée de main. Elle nous a rappelé Ljubliana, encore plus petite capitale de la Slovénie.
BELGRADE Le nom romain de Belgrade était Singidunum. La ville est située à un emplacement géographique de rêve, sur un promontoire rocheux surplombant le confluent du Danube et de la Save. Au sud, la forêt et au nord, une vaste plaine fertile. Comme on peut l' imaginer, le destin de Belgrade - détruite et reconstruite plusieurs fois - et de sa région fut souvent tragique au fil des siècles, attirant les convoitises de nombreux envahisseurs : Celtes, Romains, Goths, Huns, Bulgares, Magyars, Croisés marchant sur Jérusalem, Ottomans, Autrichiens... De toutes ces invasions et de toutes ces influences croisées, mélangées et exotiques, Belgrade s'est nourrie et est devenue une ville unique et accueillante. Un symbole de cette renaissance est ' Stari Grad ', la vieille ville, l' âme, le poumon et le coeur de la capitale serbe.
1er jour : 10 septembre Arrivée à Belgrade centre en début d'après-midi. Installation à l' hôtel. Ensuite, nous allons faire nos repérages, mais aussi profiter de l' après-midi dans le centre piétonnier puis à l' intérieur de la forteresse de Kalemegdan ( accès gratuit ), ancien poste militaire romain puis serbe - la construction commence au 14ème siècle - remaniée ensuite par les Autrichiens selon les systèmes Vauban, enfin occupée par les Turcs pendant un siècle - de 1730 à 1830. S'y retrouvent, en ces longues journées estivales, étudiants, joueurs d'échecs, badauds, touristes, amoureux et familles avec poussettes. Quelques échoppes et aussi des marchands ambulants, mais finalement pas trop, et surtout moins qu'ailleurs. La forteresse est immense, il faut donc quelques heures pour en faire le tour à loisir. Elle est intéressante pour ses tours et portes médiévales, en particulier la Tour carrée du Despote, la plus ancienne servant d'accès principal à la forteresse et celle de Nebojsa sur les berges au pied de la forteresse, construite au 15ème siècle pour être utilisée comme octroi et poste de garde entre le vieux port et la ville haute, mais aussi comme prison. Dans la partie haute de la forteresse se trouve le musée de l' armée où sont exposées des pièces relatives à l' histoire militaire de l' ancienne Yougoslavie. Devant le Musée, une exposition de chars yougoslaves, américains, français et soviétiques, datant de la Seconde Guerre Mondiale. Tout en haut de la forteresse, dominant le confluent des deux fleuves, se trouve le symbole de la ville de Belgrade, la statue d'un jeune soldat porteur d'un message de paix et qui rappelle les sacrifices de l' armée serbe pour la libération du pays en 1918, avec l' aide de la France.







Il fait beau, ambiance détendue au milieu des familles et des badauds. Vue imprenable sur le port et les berges du Danube. Retour à l' hôtel. Nous allons explorer Skadarlija avant et après le dîner dans un restaurant recommandé par notre guide. La cuisine serbe n' est pas fantastique, car il est difficile d'échapper aux soupes et goulash aqueux et sempiternels que l'on propose facilement dans toute l' Europe de l' Est. En lieu et place du ragoût proposé, nous allons opter pour un menu un peu plus carné. Viandes grillées avec légumes à la méditerranéenne. On aime la viande en Serbie , surtout le porc.
2ème jour : 11 septembre Nous allons sortir de la zone piétonne puis emprunter la grande avenue commerçante et touristique - Terazije - qui mène jusqu'aux hauteurs de la cathédrale Saint Sava aux bulbes dorés. On passe d'abord devant l' hôtel Art Déco Moskva, le restaurant Frans, et la fontaine qui donne son nom au quartier. Les immeubles de cette partie du centre-ville ont une étrange identité faite d'un mélange d'architecture communiste et d'architecture Art Nouveau suite aux bombardements ayant modifié l' apparence du quartier de 1941 à 1944. Dans le prolongement de Terazije, se trouve l' avenue prestigieuse Kralja Milana menant à la plus grande place de Belgrade, Slavija. On n' est plus, à ce niveau, dans Stari Grad.

Arrivée à la cathédrale de Saint Sava. Entrée gratuite. C 'est la plus grande église orthodoxe d'Europe, monumentale, élégante, très byzantine avec son plan en croix grecque ramassée et ses 18 coupoles étincelantes. Elle a une signification spirituelle très forte et il faut remonter dans le temps pour comprendre son importance aux yeux des Serbes. En 1594, le vizir Sinan Pacha ordonne le transfert des reliques du saint moine Sava d'un monastère de Serbie méridionale vers cette colline pour qu'elles y soient brûlées, un geste de défi de la part des Ottomans qui s'opposent aux velléités d'indépendance des Serbes. Les travaux débutent en 1935 sur ordre du roi Alexandre, qui, hélas, mourra en exil à Marseille quelques années plus tard sans jamais avoir vu sa cathédrale sortir de terre.. Le chantier traîne en longueur puis est interrompu en 1941. Tito refuse de payer pour une continuation de travaux ordonnés par le défunt roi et qui ne vont reprendre qu'en 1985 à la mort du dictateur, grâce à une souscription internationale et surtout à la générosité des Serbes de la diaspora. L'intérieur est toujours en chantier à ce jour, mais la crypte, magnifique avec ses dorures éblouissantes, est accessible gratuitement.





Retour par un chemin différent vers le centre en obliquant vers le Belgrade monumental, gouvernemental et culturel : la Présidence de la République, le Parlement, le Théâtre National, construit en 1869, inspiré des théâtres d'Europe centrale de la même époque et agrémenté de sculptures néo-classiques et de décors Renaissance, enfin le Musée National fondé en 1844 par un prince serbe et logé dans un palais datant de 1903 Place de la République , et dont la rénovation vient enfin de se terminer De beaux ensembles regroupant palais nationaux et maisons colorées entourés de parcs et de jardins entretenus et dotés de jeux d'eau. La rénovation du centre de la capitale est une réussite, et, pour une fois, les travaux en cours restent discrets et ne gâchent pas les perspectives. A noter également la ré-ouverture en début d'année du Musée d'Art Contemporain ( MoCAB ) à Novi Beograd à l' architecture audacieuse.




La Serbie, pays le plus septentrional des Balkans, pays de naissance ou de coeur du savant Nicola Tesla, du dessinateur Enki Bilal et du cinéaste Emir Kusturica, n' a pourtant pas atteint le niveau de visibilité touristique de certains de ses voisins comme la Croatie par exemple ou la Slovénie ou encore le Montenegro. C' est encore pour quelque temps une destination confidentielle. C' est l'une des raisons pour laquelle nous avons décidé de partir quelques jours d'abord pour visiter Belgrade, en plein réaménagement culturel et urbanistique, et ensuite pour découvrir la partie nord du pays, appelé la Voïvodine, région culturellement riche connue pour ses villes et bourgades historiques, ses monastères et ses parcs naturels. Nous n' avons pas regretté ce voyage et avons apprécié le côté authentique qu'offre la Serbie à ceux qui veulent bien venir y passer quelques jours. Pas ou très peu de touristes européens ou américains, en revanche l'on rencontre des touristes chinois, le gouvernement serbe ayant exempté les visiteurs chinois - ou indiens - de visa. A deux heures et demie d'avion de Paris, Belgrade, la Ville Blanche ( ou ' Beo Grad ' ) ambitionne de redevenir ce qu'elle était dans les années 30, à savoir la reine des Balkans, une capitale joyeuse et ambitieuse, et l'une des destinations les plus courues d'Europe du Sud. Elle n' est pas loin de gagner son pari.
UN PEU D HISTOIRE La première principauté serbe voit le jour au milieu du 9ème siècle, alors que l' ambitieux prince Vladimir profite d'une victoire sur les Byzantins pour confédérer les principautés qui ont concouru à la victoire. Le nouvel état voulu par le prince - la Rascie - sera le siège de la principale cour de justice dans les Balkans. Ce nouvel état comporte la Serbie méridionale et occidentale, ainsi que le Montenegro et l' Herzégovine actuels. L' empereur byzantin auquel tous les princes - dont Vladimir- ont prêté allégeance va envoyer les moines Cyrille et Méthode évangéliser les Slaves. Il s'agit de rendre le christianisme accessible aux populations locales et Cyrille va mettre au point une écriture basée sur l' alphabet grec, adaptée au slavon, langue liturgique des écritures saintes. C 'est ainsi que nait l' alphabet cyrillique, toujours utilisé dans la région, et qui a ensuite migré vers la Bulgarie actuelle ainsi que vers la Russie, avec des différences mineures qui n' empêchent pas les populations de la Grande Région de se comprendre. La Serbie appartient donc depuis le 9ème siècle à un espace chrétien d'obédience byzantine , qui, après le schisme de 1054, deviendra d'obédience orthodoxe. Le Moyen-Âge est donc l' âge d'or serbe. Les princes successeurs de Vladimir n' auront de cesse d'abord d'agrandir le royaume de Rascie, englobant à la fin du 12ème siècle le littoral adriatique et la Zeta, et puis de construire des monastères à la richesse architecturale incomparable. L' empire serbe va s'effilocher puis disparaître sous la domination ottomane , qui va durer cinq siècles. Les Serbes refusent massivement de se convertir, subissent les discriminations et ne pratiquent leur religion et leur langue qu'à l' église ou à la maison. Les conflits culturels et d'autorité sont permanents, mais, paradoxalement et miraculeusement, la liberté de culte étant réglementée mais permise, les monastères orthodoxes, lieux de liberté et de développement culturel, vont prospérer. Les Turcs, quant à eux, ont une vision des Balkans très nette et organisée; ils vont construire des édifices militaires et religieux, des ponts, des forteresses, des mosquées bien sur. La création d'un état moderne date du milieu du 19ème siècle. Des soulèvements populaires ont lieu contre ' la Sublime Porte ', une démocratie de type libéral est créée en 1830, fortement influencée par l' Autriche-Hongrie. Mais la Serbie a des prétentions territoriales qui l' opposent au grand voisin, ce qui va mener aux guerres balkaniques de 1912-1913, et de fil en aiguille, à la Première Guerre Mondiale. Le prince héritier du trône d'Autriche, Louis-Ferdinand est assassiné à Sarajevo par un Serbe, Gavrilo Princip, membre actif de l' organisation étudiante de Bosnie, la Main Noire. L' alliance entre la France et la Serbie va offrir à l' état serbe en exil une position de force dans les négociations de 1918. En 1921, le royaume devient un état centralisé sur le modèle français. Mais la situation politique va se gâter, les minorités vont s'opposer et se radicaliser, l' armée allemande est accueillie à bras ouverts par les Croates alors que Belgrade la résistante est bombardée. La Serbie va, contre son gré, devenir un état collaborateur dirigé par une marionnette aux ordres de Berlin. Face aux démonstrations de haine féroce et grandissante entre frères yougoslaves, les communistes vont s'imposer comme une évidence. Tito, leur chef et habile stratège politique, décide en 1945 de créer une fédération de six républiques : les Slovènes, les Croates, les Monténégrins, les Serbes, les Macédoniens et, un peu plus tard, les Musulmans. A l' intérieur de la Serbie sont créées les provinces autonomes de Voïvodine et du Kosovo avec obtention pour chacune des 26 nationalités, de droits culturels importants. L' histoire moderne de la Serbie est tumultueuse, trouble, violente, chaotique et impitoyable. C' est en particulier celle d'une guerre de nettoyage ethnique, la guerre de Bosnie qui culminera avec le massacre de Srebrenica en 1995, sous le commandement du sinistre général Mladic, lui-même aux ordres de Slobodan Milosevic élu président de la Serbie en 1992. Autre guerre qui va suivre, celle du Kosovo, occupé par l' armée serbe. Autre massacre, celui de Racak qui déclenchera les bombardements de l' Otan visant à forcer les Serbes à se retirer du Kosovo et à cesser leurs exactions. Ces bombardements massifs contre des objectifs militaires et civils conduiront à la mise en accusation de Milosevic devant le Tribunal Pénal International, à la disparition définitive de la Yougoslavie et à l' indépendance du Kosovo en 2008, un chapitre encore douloureux pour les Serbes en 2019.
LA SERBIE ET LA FRANCE La France a sauvé la Serbie lors de la première Guerre Mondiale, en remettant sur pied son armée et en l' aidant à s'opposer aux Austro-Allemands, puis en libérant Macédoine et Serbie. En 1934, le sculpteur Mestrovic réalise un monument de style Art Déco en reconnaissance à la France qui se trouve dans le parc de la forteresse de Kalemegdan.
Cette belle amitié s' est hélas fissurée pendant les dernières guerres des Balkans, la France étant à la tête des pays d'Europe de l' Ouest ayant décidé de faire rendre gorge à l' armée serbe après les massacres de Bosnie puis ceux du Kosovo. C 'est Jacques Chirac, nouvellement élu président qui commande à l' armée française - " on tire ou on se tire ", aurait-il dit- de venger les humiliations subies par les soldats de l' OTAN interdits d'utiliser leurs armes - mais canardés à balles réelles en permanence - et de reprendre un certain nombre de positions par la force, dont le fameux pont de Mostar. Ce sont les avions de chasse américains et français qui détruiront un certain nombre d' objectifs militaires et civils dans le but de faire plier le régime. Pas toujours aux bons endroits, il faut bien le reconnaître. Exemple : Novi Sad, ville rebelle et dans l'opposition à Milosevic, qui a , malgré tout, été bombardée et perdu tous ses ponts sur le Danube. Cette période n' a pas laissé de bons souvenirs en Serbie où le patriotisme est exacerbé et le militarisme encore actif. On n' en est pas encore à vraiment reconnaître les funestes erreurs d'un passé récent, la rancoeur n' a pas disparu. Le nom de Jacques Chirac, juste décédé, a récemment été sifflé par des supporteurs serbes de l' équipe nationale avant un match.

LA SERBIE ET L EUROPE La Serbie attend aux porte de de l' Europe que l'on veuille bien la laisser entrer dans la communauté des 27. Mais les choses sont compliquées : corruption politique, presse aux ordres, système judiciaire contrôlé, népotisme, intimidation des opposants politiques, existence de groupes criminels proches du pouvoir monopolisant le commerce des armes, verrouillage du système électoral par une oligarchie directement issue de l' ancienne nomenclature communiste ( comme en Roumanie, Bulgarie, Slovaquie ou Russie... ), refus de mettre en jugement les généraux criminels de guerre, manque de volonté évidente à assainir les finances publiques. Tout est donc en suspens... Le bilan démocratique n' est pas terrible ! En attendant Novi Sad a été déclarée Ville Européenne de la Culture pour 2020, un cadeau fait aux Serbes, un signal amical aussi, et une distinction méritée. Mais il reste d'autres exigences démocratiques à satisfaire avant de pouvoir siéger à la même table que les 27.
ARGENT La monnaie officielle est le dinar serbe. Un euro s'échangera pour 117 à 119 dinars. Inutile de chercher à changer de l' argent au marché noir... qui n' existe pas. Il faut soit retirer de l' argent aux distributeurs soit partir avec de l' argent liquide et changer dans les officines de change qui pullulent à tous les coins de rue. Sans présentation de carte d'identité ou de passeport. On peut changer les dinars en sens inverse en euros avant de repartir vers la France. Coût de la vie moindre qu'en France de moitié environ. Nous avons dépensé 220 euros en nourriture, restaurants et autres en 3 jours.
FORMALITES D ENTREE Un passeport valide est requis sur lequel un tampon sera appliqué à l' entrée et à la sortie du pays. Normal puisque la Serbie n' est pas dans l' espace Schengen. Mais on peut aussi entrer en Serbie avec une simple carte d'identité si l'on est européen de l' Ouest. On repasse devant la police des frontières au retour à Paris.
NOTRE VOYAGE Nous avons voyagé au départ de Montpellier via CDG sur deux vols Air France pour un peu plus de 500 euros à deux. Vol international d'environ 2 heures et quart, en survol du sud de l' Allemagne, des Alpes autrichiennes, de la Slovénie puis de Zagreb et enfin de Belgrade. Départ à 6 heures de MPL. Vol en continuation en fin de matinée vers Belgrade et arrivée en début d'après-midi. Pas de décalage horaire par rapport à Paris. Nous avions réservé un hôtel hyper-central dans la rue piétonne principale, dite Knez Mihajlova. Un choix judicieux car nous avons pu faire nos visites et balades à pied, et à loisir, sauf quand nous sommes allés à Zemun ( en bus ). On nous avait prévenu que c'était la foire d'empoigne au niveau taxis à l' aéroport, et nous avons préféré utiliser un transport privé réservé par l' hôtel. Bonne idée aussi car nous sommes arrivés très vite en ville et avons eu largement le temps de poser nos jalons en prévision du lendemain.

CLIMAT
Nous sommes allés du 10 au 13 septembre.
Temps estival magnifique, belle lumière, chaleur méditerranéenne sèche. Les artères centrales de Belgrade étaient couvertes de terrasses, très animées en soirée.
Il ne faut pas rater le quartier bohème et festif de Belgrade, Skadarlija qui est jumelé avec Montmartre depuis quelques années déjà. Nous y avons dîné tous les soirs avec plaisir. Bonne cuisine variée, avec musique tzigane ou traditionnelle serbe en sus, si l'on aime. A quelques minutes à pied du centre ville.
C' est l' avantage de Belgrade, une ville à taille humaine où tout est à portée de main. Elle nous a rappelé Ljubliana, encore plus petite capitale de la Slovénie.BELGRADE Le nom romain de Belgrade était Singidunum. La ville est située à un emplacement géographique de rêve, sur un promontoire rocheux surplombant le confluent du Danube et de la Save. Au sud, la forêt et au nord, une vaste plaine fertile. Comme on peut l' imaginer, le destin de Belgrade - détruite et reconstruite plusieurs fois - et de sa région fut souvent tragique au fil des siècles, attirant les convoitises de nombreux envahisseurs : Celtes, Romains, Goths, Huns, Bulgares, Magyars, Croisés marchant sur Jérusalem, Ottomans, Autrichiens... De toutes ces invasions et de toutes ces influences croisées, mélangées et exotiques, Belgrade s'est nourrie et est devenue une ville unique et accueillante. Un symbole de cette renaissance est ' Stari Grad ', la vieille ville, l' âme, le poumon et le coeur de la capitale serbe.
1er jour : 10 septembre Arrivée à Belgrade centre en début d'après-midi. Installation à l' hôtel. Ensuite, nous allons faire nos repérages, mais aussi profiter de l' après-midi dans le centre piétonnier puis à l' intérieur de la forteresse de Kalemegdan ( accès gratuit ), ancien poste militaire romain puis serbe - la construction commence au 14ème siècle - remaniée ensuite par les Autrichiens selon les systèmes Vauban, enfin occupée par les Turcs pendant un siècle - de 1730 à 1830. S'y retrouvent, en ces longues journées estivales, étudiants, joueurs d'échecs, badauds, touristes, amoureux et familles avec poussettes. Quelques échoppes et aussi des marchands ambulants, mais finalement pas trop, et surtout moins qu'ailleurs. La forteresse est immense, il faut donc quelques heures pour en faire le tour à loisir. Elle est intéressante pour ses tours et portes médiévales, en particulier la Tour carrée du Despote, la plus ancienne servant d'accès principal à la forteresse et celle de Nebojsa sur les berges au pied de la forteresse, construite au 15ème siècle pour être utilisée comme octroi et poste de garde entre le vieux port et la ville haute, mais aussi comme prison. Dans la partie haute de la forteresse se trouve le musée de l' armée où sont exposées des pièces relatives à l' histoire militaire de l' ancienne Yougoslavie. Devant le Musée, une exposition de chars yougoslaves, américains, français et soviétiques, datant de la Seconde Guerre Mondiale. Tout en haut de la forteresse, dominant le confluent des deux fleuves, se trouve le symbole de la ville de Belgrade, la statue d'un jeune soldat porteur d'un message de paix et qui rappelle les sacrifices de l' armée serbe pour la libération du pays en 1918, avec l' aide de la France.







Il fait beau, ambiance détendue au milieu des familles et des badauds. Vue imprenable sur le port et les berges du Danube. Retour à l' hôtel. Nous allons explorer Skadarlija avant et après le dîner dans un restaurant recommandé par notre guide. La cuisine serbe n' est pas fantastique, car il est difficile d'échapper aux soupes et goulash aqueux et sempiternels que l'on propose facilement dans toute l' Europe de l' Est. En lieu et place du ragoût proposé, nous allons opter pour un menu un peu plus carné. Viandes grillées avec légumes à la méditerranéenne. On aime la viande en Serbie , surtout le porc.
2ème jour : 11 septembre Nous allons sortir de la zone piétonne puis emprunter la grande avenue commerçante et touristique - Terazije - qui mène jusqu'aux hauteurs de la cathédrale Saint Sava aux bulbes dorés. On passe d'abord devant l' hôtel Art Déco Moskva, le restaurant Frans, et la fontaine qui donne son nom au quartier. Les immeubles de cette partie du centre-ville ont une étrange identité faite d'un mélange d'architecture communiste et d'architecture Art Nouveau suite aux bombardements ayant modifié l' apparence du quartier de 1941 à 1944. Dans le prolongement de Terazije, se trouve l' avenue prestigieuse Kralja Milana menant à la plus grande place de Belgrade, Slavija. On n' est plus, à ce niveau, dans Stari Grad.

Arrivée à la cathédrale de Saint Sava. Entrée gratuite. C 'est la plus grande église orthodoxe d'Europe, monumentale, élégante, très byzantine avec son plan en croix grecque ramassée et ses 18 coupoles étincelantes. Elle a une signification spirituelle très forte et il faut remonter dans le temps pour comprendre son importance aux yeux des Serbes. En 1594, le vizir Sinan Pacha ordonne le transfert des reliques du saint moine Sava d'un monastère de Serbie méridionale vers cette colline pour qu'elles y soient brûlées, un geste de défi de la part des Ottomans qui s'opposent aux velléités d'indépendance des Serbes. Les travaux débutent en 1935 sur ordre du roi Alexandre, qui, hélas, mourra en exil à Marseille quelques années plus tard sans jamais avoir vu sa cathédrale sortir de terre.. Le chantier traîne en longueur puis est interrompu en 1941. Tito refuse de payer pour une continuation de travaux ordonnés par le défunt roi et qui ne vont reprendre qu'en 1985 à la mort du dictateur, grâce à une souscription internationale et surtout à la générosité des Serbes de la diaspora. L'intérieur est toujours en chantier à ce jour, mais la crypte, magnifique avec ses dorures éblouissantes, est accessible gratuitement.





Retour par un chemin différent vers le centre en obliquant vers le Belgrade monumental, gouvernemental et culturel : la Présidence de la République, le Parlement, le Théâtre National, construit en 1869, inspiré des théâtres d'Europe centrale de la même époque et agrémenté de sculptures néo-classiques et de décors Renaissance, enfin le Musée National fondé en 1844 par un prince serbe et logé dans un palais datant de 1903 Place de la République , et dont la rénovation vient enfin de se terminer De beaux ensembles regroupant palais nationaux et maisons colorées entourés de parcs et de jardins entretenus et dotés de jeux d'eau. La rénovation du centre de la capitale est une réussite, et, pour une fois, les travaux en cours restent discrets et ne gâchent pas les perspectives. A noter également la ré-ouverture en début d'année du Musée d'Art Contemporain ( MoCAB ) à Novi Beograd à l' architecture audacieuse.




bonjour, je compte passer le mois d'aout en serbie, est ce que qqun pourrait me donner des infos sur les prix d'hotels, pensions, restos, le cout de la vie en general, des adresses aussi seraient bienvenues ^^
Sinon, est ce qu'il y a possibilité de loger chez l'habitant, est ce que ça se pratique en serbie ?
parait que belgrade c'est top pour faire la fete, si quelqu'un a des infos ou adresses à ce sujet, je suis preneur :)
parait que belgrade c'est top pour faire la fete, si quelqu'un a des infos ou adresses à ce sujet, je suis preneur :)
Bonjour,
Je prépare, avec mon amie, pour ce mois de juillet, un voyage au départ de Budapest. Nous emprunterons à cet effet l'Eurovélo 6 jusqu'à Belgrade, puis l'Eurvelo 11 jusqu'à un plouf en mer Egée, aux alentours de Thessalonique. Nous traverserons donc la Hongrie, la Serbie, la Macédoine et le nord de la Grèce. J'ai déjà recueilli pas mal d'infos sur ce forum mais je suis en recherche d'éléments complémentaires concernant: - la possibilité de pratiquer le camping sauvage et surtout le camping chez l'habitant dans ces différents pays, - le coût de la vie (nourriture, éventuellement campings, hôtels, etc.), - le parcours: l'Eurovélo 6, sur cette partie, est-ce le plus judicieux ? L'Eurovélo 11 existe-t-elle réellement ? Quel est le meilleur trajet à emprunter, selon vous, pour rallier Budapest à Thessalonique ? - où trouver des cartes assez précises de ces pays ? - où pourrions-nous nous poser un peu en bord de mer Egée, dans la région de Thessalonique si nous arrivions en avance ? - les problèmes éventuels (chaleur, etc.) et risques auxquels nous pourrions être confrontés, - les conseils, bons plans, ressentis suite à vos expériences.
En vous remerciant par avance pour votre aide précieuse. Je ne manquerai, à mon retour de vous relater notre périple. Amicalement. J.L
Je prépare, avec mon amie, pour ce mois de juillet, un voyage au départ de Budapest. Nous emprunterons à cet effet l'Eurovélo 6 jusqu'à Belgrade, puis l'Eurvelo 11 jusqu'à un plouf en mer Egée, aux alentours de Thessalonique. Nous traverserons donc la Hongrie, la Serbie, la Macédoine et le nord de la Grèce. J'ai déjà recueilli pas mal d'infos sur ce forum mais je suis en recherche d'éléments complémentaires concernant: - la possibilité de pratiquer le camping sauvage et surtout le camping chez l'habitant dans ces différents pays, - le coût de la vie (nourriture, éventuellement campings, hôtels, etc.), - le parcours: l'Eurovélo 6, sur cette partie, est-ce le plus judicieux ? L'Eurovélo 11 existe-t-elle réellement ? Quel est le meilleur trajet à emprunter, selon vous, pour rallier Budapest à Thessalonique ? - où trouver des cartes assez précises de ces pays ? - où pourrions-nous nous poser un peu en bord de mer Egée, dans la région de Thessalonique si nous arrivions en avance ? - les problèmes éventuels (chaleur, etc.) et risques auxquels nous pourrions être confrontés, - les conseils, bons plans, ressentis suite à vos expériences.
En vous remerciant par avance pour votre aide précieuse. Je ne manquerai, à mon retour de vous relater notre périple. Amicalement. J.L
Bonjour,
Je vais avec un pote au festival de guca en Serbie du 6 au 10 aout, auriez vous des bons plan à m'indiquer pour un hébergement sur place. Sinon pour ceux qui y étaient les années précédentes, toutes anecdotes bienvenues !!!
Bon trip a tous
Je vais avec un pote au festival de guca en Serbie du 6 au 10 aout, auriez vous des bons plan à m'indiquer pour un hébergement sur place. Sinon pour ceux qui y étaient les années précédentes, toutes anecdotes bienvenues !!!
Bon trip a tous
Après Ode à la Serbie 1, voici Ode à la Serbie 2.
Je déteste prendre l’avion.
Du coup pour aller en Serbie, cela sera en bus.
Départ autour de 15 heures, pour une arrivée le lendemain vers 13h00. Un beau voyage en perspective ... Les autres voyageurs parlent tous cette langue que j’apprends vaguement grâce à l’ouvrage Assimil Le serbo-croate sans peine. Ce que je ne savais pas, je pouvais m’en douter mais j’en ai pris réellement conscience lors d’une expérience de voyage, c’est que le serbe et le croate sont maintenant deux langues séparées. Lorsqu’un jour, en Croatie, je demandai où était la stanica, on me regarda avec de gros yeux menaçants : « Quoi, vous êtes serbe ?!?! ». Je montrai mon passeport de très bonne foi : « Mais non, je suis française » ... On m’expliqua alors qu’en croate on disait kolodvor, ce dont mon Assimil (sa première édition datait de 1972) ne rendait absolument pas compte. Un Assimil très « pro-yougo », un coup d’œil à la photo de couverture, aux chansons qui sont enseignées, aux contenus des leçons (par exemple la 34 « chez l’horloger ») suffit à s’en rendre compte. Une petite nostalgie façon Good Bye Lenin qui était loin de me déplaire.
Le bus démarre. Je suis à côté d’une femme qui se réfugie dans ses écouteurs. Son fils sur le siège en face dessine et à Nogent-sur-Marne, il commence à demander « quand c’est qu’on arrive ? » Le pauvre... Très vite, sa mère ne répondant pas à ses sollicitations, je me vois l’heureuse propriétaire d’un nombre assez considérable de dessins, dont un avec les premières vaches que nous vîmes à la sortie de Paris. Ce dessin m’accompagna pendant tout mon voyage et même quelques temps après mon retour. Les haltes étaient à l’image des voyageurs : insouciants, prêts au partage dans de grandes attablées, chauffeurs inclus, dans des lieux, qui comme c’est souvent le cas dans ces voyages, sont des arrêts « obligés » sur le chemin. L’horaire est large visiblement, le bus aura du retard.
Traversée de la Slovénie, puis de la Croatie. Une nuit se passe. On arrive près de la frontière croato-serbe après un no man’s land dans lequel je ne me serais pas arrêtée. Tout à coup, l’évidence. Une file immense attend de passer la frontière. Immense, non, interminable. Nous n’arriverons donc jamais ? Une collecte est organisée dans le bus, je m’interroge. Un air festif règne et je me prête de bon cœur à la chose. Tout à coup, le bus dépasse tous les camions en double file. Nous atteignons un poste frontière, puis un autre. Pratiquement sans nous arrêter. Je suis stupéfaite. La frontière serbe est en fait une petite table où sont délicatement posées cartouches de cigarette, bouteilles d’alcool et petite caisse fermée à clef. C’est là qu’on règle son passage de la frontière sans fouille ni attente. Le chauffeur descend et s’entretient avec les policiers. Une certaine agitation règne un peu partout, surtout dans ma tête. C’est alors que la femme à côté de moi enlève enfin ses écouteurs, et, me regardant droit dans les yeux, me dit très posément : « Bienvenue chez moi, dobrodošla u Jugoslaviju! » Après ces formalités d’usage, nous reprenons la route. Une route chaotique, sous le soleil brûlant de Vojvodine. Une bouteille de rakia circule. La radio émet une musique entre tradition et modernité.
Enfin nous arrivons. Belgrade. Nous allons sur les bords de la Sava, dans les baraques flottantes, toutes des restaurants ou bars où jouent des orchestres endiablés. Tout le monde danse sur les tables ou ailleurs, sur les flots de la Sava et sous les flots de bière et de rakia. Le rythme impose un va et vient à l’édifice précaire. J’admire cette capacité à « se lâcher », moi qui en suis incapable. Je raconte alors mon arrivée à la frontière serbe avec fierté et un piquant très kusturicien. Un ami serbe me fusille du regard : « Quoi, tu as cautionné ça ? Et tu n’as pas honte ? ».
Je me rends alors compte qu’être serbe, c’est comme être français. C’est compliqué. On ne colle pas forcément à une étiquette. Être serbe, c’est être attaché à son pays, ses traditions mais aussi vouloir en sortir. C’est être anti-occident (surtout depuis les bombardements de l’OTAN dont les vestiges trônent fièrement à Belgrade), tout en étant attiré par les sirènes de l’ouest. Être serbe, c’est être un mélange de beaucoup de choses. La Serbie est un mélange au sens propre du terme, sans doute le pays le plus multiethnique des Balkans. La Serbie est un mélange d’influences passées que l’on rejettera ou revendiquera, c’est selon. « Comment ça, le Serbe est un peu Turc quelque part ? Allez-y, insultez-moi tant que vous y êtes! » me répondit un jour un homme, devant sa tasse de café. Café turc bien-sûr, accompagné de son petit loukoum. Être serbe, c’est avoir cette nostalgie d’un passé définitivement révolu et d’une certaine idée de la grandeur. « Vous venez d’où ? » me demande cet homme, assis en face de moi dans le train. « De France ». « Un grand pays la France ». Puis le silence. Non pas le silence gêné de deux personnes qui n’ont rien à se dire, non, le silence respectueux de deux personnes dont les destins se croisent par hasard. J’aime cette capacité à ne pas bombarder le voyageur de questions et à ne pas juger comme c’est le cas ailleurs: « Et il est où ton mari ? Et tu voyages seule ? Et t’as pas peur ? Et qu’est-ce que tu fais ici? ». En Serbie, rien de tout ça. Juste un regard, puis « regarde, le Danube ! Un beau fleuve, n’est-ce pas ? ». Puis plus rien, nos deux regards qui plongent dans l’eau et se séparent au rythme d’un screcan put !
A Sremski Karlovci, je retrouve lors d’une fête l’agriculteur qui quelques jours plus tôt m’a fait goûter les spécialités de sa ferme.A Novi Sad, je retrouve un gitan rencontré à Sremski Karlovci, puis de retour à Novi Sad après un bref séjour à Vrdnik, petite station thermale découverte lors d’un petit tour dans le Fruška Gora en taxi, je rencontre Sofija du Bela Lada. L’impression que mon voyage est placé sous les meilleurs auspices ... Impression d’être familière des lieux.
C’est pourtant lors de ce voyage que je vais au festival de Guca. Un vieux rêve. A faire une fois dans sa vie. Des fanfares partout, musique balkanique a donf 24 heures sur 24. Un film de Kusturica en boucle. Ayant peur de ne pas trouver à me loger, je passe par un site qui a l’air d’avoir le monopole sur l’organisation des séjours à Guca pendant le festival. Un peu cher, mais bon, visiblement, c’est le prix à payer pour avoir accès à cet événement. Arrivée sur place, je déchante assez vite. J’aurais parfaitement pu trouver à me loger et à me nourrir pour beaucoup moins cher. De plus, le Monsieur Organisateur me fait vite remarquer que mes diverses questions sur le prix des prestations qu’il propose et les exigences qui en découlent le dérangent. Je suis une cliente un peu pénible. Cela dit, j’ai adoré cette expérience, ai fait beaucoup de rencontres. Par exemple, des gitans macédoniens m’ont invitée à manger et regrettai de m’être « emprisonnée » avec un séjour all inclusive. Malgré tout, je m’entendis très bien avec ma famille hôte. A tel point que je décidai de rester un jour de plus et demandai si on ne pouvait pas faire une excursion ensemble. Des excursions étaient pourtant prévues par le Monsieur Organisateur, mais j’étais la seule à m’être montrée intéressée. Je passai donc une excellente journée en famille aux monastères de Studenica et Žica. Mon seul regret fut de ne pas faire le retour par Ivanjica, mais la route était impraticable. Lorsque mes hôtes me demandèrent 60 euros pour notre petite virée, sans compter les frais divers de repas, je vus rouge. Cela me paraissait énorme, le salaire moyen d’un Serbe était de 300 euros environ à l’époque, peut-être moins même. En voilà qui avaient bien gagné leur semaine ! On prit la délicatesse de m’emmener au distributeur automatique le plus proche (je n’avais pas « autant » d’argent sur moi) et de me déposer à la gare routière de Požega. Là, j’attendis le prochain bus assise sur un banc. Une gitane s’approcha de moi. Elle s’assit. Je ne la regardais même pas. Elle me demanda si j’avais des deutschemarks. « Ma pauvre », lui répondis-je, « je n’ai plus rien ». Elle s’éloigne et se retourne de temps en temps, l’œil mélancolique...(1)
Lorsque je repense à cette aventure, je me dis qu’encore une fois, ma prétention de voyageuse avait vraiment besoin de s’en prendre « plein la tronche ». 60 euros ! Ce n’est pas rien 60 euros, mais ce n’est pas rien non plus d’emmener une touriste étrangère voir les monastères de la zone, l’essence, l’usure de la voiture, le temps passé. Mais je m’étais tellement habituée à un désintéressement des personnes rencontrées que j’en oubliais presque que voyager coûte de l’argent. A titre de comparaison, le taxi que « j’embauchai » à Cetinje au Monténégro me demanda 35 euros, me semble-t-il, pour aller voir le mausolée de Nicolas Ier et celui de Novi Sad, « embauché » via une agence de voyage, me demanda 40 euros pour le tour des monastères de Fruška Gora. Là, au moins, pour Guca, je sais à qui va l’argent et peut-être ces personnes ont-elles pensé à moi en vivant, grâce à moi, le reste de l’année. Mon tort a été sans doute de ne pas avoir osé parler de mes projets aux autres voyageurs rencontrés autant à l’hôtel Gran de Cetinje –un hôtel charmant, d’un autre âge, mais qui est tout sauf « grand »- qu’à Guca –difficile à Novi Sad n’ayant rencontré aucun touriste- pour, pourquoi pas, partager les frais de transport. Les izleti (2) basées sur ce principe sont très fréquentes en Serbie dans les lieux très touristiques comme Zlatibor ou Perucac ou même Nova Varoš. Ces excursions sont organisées par des agences de voyages qui relaient l’information dans les hôtels et parfois chez l’habitant. Des excursions avec des dates précises sont proposées et n’ont lieu que lorsqu’un nombre suffisant de participants est atteint. Les frais sont assez dérisoires. Un très bon moyen de connaître du monde, de bavarder, de découvrir des lieux difficilement accessibles en transports. Une belle épreuve linguistique aussi, les dames de l’agence de voyage me téléphonant pour me dire que finalement, l’excursion du mardi serait annulée, mais que si cela m’intéressait, celle du samedi aurait lieu. C’est ainsi que je visitai le monastère Mileševa ou encore Drvengrad/Küstendorf, le site créé par Kusturica à Mokra Gora lors du tournage de son film « La vie est un miracle » ainsi que le village ethnologique de Sirogojno, que je vis les chutes d’eau de Gostilje avec visite de l’atelier d’un artiste local, que je fis du bateau sur la Drina à Perucac. En revanche, pour Uvac et l’observation des vautours fauves, ce fut le taxi : 10 euros.
Parfois, je regrette de ne pas avoir pris le temps de me rendre sur ces lieux en transport ou même à pied, de ne pas avoir approfondi mes visites. Peut-on rattraper le temps que l’on n’a pas pris lors d’un voyage ? Il semblerait que non.
A Novi Sad, au restaurant Bela Lada, je fais écouter à un des gitans –j’avais emmené un discman pour ce voyage- une version d’Edelerzi qui, personnellement, me tire des larmes. Le lendemain, le gitan m’invite chez lui. Il me présente sa fille qui me propose de m’accompagner dans mes promenades. Il met devant mon nez des chaussures qui ont appartenu à sa femme décédée. J’ai un peu peur. « Tout ça, c’est à toi, me dit-il ». J’ai peur. « Mais en échange, j’aimerais quelque chose ». J’ai très peur. « En échange, je veux ton discman ».
Aujourd’hui, le discman est là, dans mon armoire. Je regrette de ne pas l’avoir laissé à cet homme. Je regrette de ne pas aller en courant le lui donner, mais je me dis qu’il est inutile de courir après le temps perdu. Les années passent, le discman est à présent un objet bien désuet, mais le mien est là, dans mon armoire. Alors parfois je le regarde et repense avec mélancolie aux gitans de Novi Sad que sans doute je ne reverrai jamais.
Textes dédiés à D.S. et M.D.
(1) Nous étions en 2005 ... Mais le mark reste la monnaie de la Bosnie. (2) Excursions.
Je déteste prendre l’avion.
Du coup pour aller en Serbie, cela sera en bus.
Départ autour de 15 heures, pour une arrivée le lendemain vers 13h00. Un beau voyage en perspective ... Les autres voyageurs parlent tous cette langue que j’apprends vaguement grâce à l’ouvrage Assimil Le serbo-croate sans peine. Ce que je ne savais pas, je pouvais m’en douter mais j’en ai pris réellement conscience lors d’une expérience de voyage, c’est que le serbe et le croate sont maintenant deux langues séparées. Lorsqu’un jour, en Croatie, je demandai où était la stanica, on me regarda avec de gros yeux menaçants : « Quoi, vous êtes serbe ?!?! ». Je montrai mon passeport de très bonne foi : « Mais non, je suis française » ... On m’expliqua alors qu’en croate on disait kolodvor, ce dont mon Assimil (sa première édition datait de 1972) ne rendait absolument pas compte. Un Assimil très « pro-yougo », un coup d’œil à la photo de couverture, aux chansons qui sont enseignées, aux contenus des leçons (par exemple la 34 « chez l’horloger ») suffit à s’en rendre compte. Une petite nostalgie façon Good Bye Lenin qui était loin de me déplaire.
Le bus démarre. Je suis à côté d’une femme qui se réfugie dans ses écouteurs. Son fils sur le siège en face dessine et à Nogent-sur-Marne, il commence à demander « quand c’est qu’on arrive ? » Le pauvre... Très vite, sa mère ne répondant pas à ses sollicitations, je me vois l’heureuse propriétaire d’un nombre assez considérable de dessins, dont un avec les premières vaches que nous vîmes à la sortie de Paris. Ce dessin m’accompagna pendant tout mon voyage et même quelques temps après mon retour. Les haltes étaient à l’image des voyageurs : insouciants, prêts au partage dans de grandes attablées, chauffeurs inclus, dans des lieux, qui comme c’est souvent le cas dans ces voyages, sont des arrêts « obligés » sur le chemin. L’horaire est large visiblement, le bus aura du retard.
Traversée de la Slovénie, puis de la Croatie. Une nuit se passe. On arrive près de la frontière croato-serbe après un no man’s land dans lequel je ne me serais pas arrêtée. Tout à coup, l’évidence. Une file immense attend de passer la frontière. Immense, non, interminable. Nous n’arriverons donc jamais ? Une collecte est organisée dans le bus, je m’interroge. Un air festif règne et je me prête de bon cœur à la chose. Tout à coup, le bus dépasse tous les camions en double file. Nous atteignons un poste frontière, puis un autre. Pratiquement sans nous arrêter. Je suis stupéfaite. La frontière serbe est en fait une petite table où sont délicatement posées cartouches de cigarette, bouteilles d’alcool et petite caisse fermée à clef. C’est là qu’on règle son passage de la frontière sans fouille ni attente. Le chauffeur descend et s’entretient avec les policiers. Une certaine agitation règne un peu partout, surtout dans ma tête. C’est alors que la femme à côté de moi enlève enfin ses écouteurs, et, me regardant droit dans les yeux, me dit très posément : « Bienvenue chez moi, dobrodošla u Jugoslaviju! » Après ces formalités d’usage, nous reprenons la route. Une route chaotique, sous le soleil brûlant de Vojvodine. Une bouteille de rakia circule. La radio émet une musique entre tradition et modernité.
Enfin nous arrivons. Belgrade. Nous allons sur les bords de la Sava, dans les baraques flottantes, toutes des restaurants ou bars où jouent des orchestres endiablés. Tout le monde danse sur les tables ou ailleurs, sur les flots de la Sava et sous les flots de bière et de rakia. Le rythme impose un va et vient à l’édifice précaire. J’admire cette capacité à « se lâcher », moi qui en suis incapable. Je raconte alors mon arrivée à la frontière serbe avec fierté et un piquant très kusturicien. Un ami serbe me fusille du regard : « Quoi, tu as cautionné ça ? Et tu n’as pas honte ? ».
Je me rends alors compte qu’être serbe, c’est comme être français. C’est compliqué. On ne colle pas forcément à une étiquette. Être serbe, c’est être attaché à son pays, ses traditions mais aussi vouloir en sortir. C’est être anti-occident (surtout depuis les bombardements de l’OTAN dont les vestiges trônent fièrement à Belgrade), tout en étant attiré par les sirènes de l’ouest. Être serbe, c’est être un mélange de beaucoup de choses. La Serbie est un mélange au sens propre du terme, sans doute le pays le plus multiethnique des Balkans. La Serbie est un mélange d’influences passées que l’on rejettera ou revendiquera, c’est selon. « Comment ça, le Serbe est un peu Turc quelque part ? Allez-y, insultez-moi tant que vous y êtes! » me répondit un jour un homme, devant sa tasse de café. Café turc bien-sûr, accompagné de son petit loukoum. Être serbe, c’est avoir cette nostalgie d’un passé définitivement révolu et d’une certaine idée de la grandeur. « Vous venez d’où ? » me demande cet homme, assis en face de moi dans le train. « De France ». « Un grand pays la France ». Puis le silence. Non pas le silence gêné de deux personnes qui n’ont rien à se dire, non, le silence respectueux de deux personnes dont les destins se croisent par hasard. J’aime cette capacité à ne pas bombarder le voyageur de questions et à ne pas juger comme c’est le cas ailleurs: « Et il est où ton mari ? Et tu voyages seule ? Et t’as pas peur ? Et qu’est-ce que tu fais ici? ». En Serbie, rien de tout ça. Juste un regard, puis « regarde, le Danube ! Un beau fleuve, n’est-ce pas ? ». Puis plus rien, nos deux regards qui plongent dans l’eau et se séparent au rythme d’un screcan put !
A Sremski Karlovci, je retrouve lors d’une fête l’agriculteur qui quelques jours plus tôt m’a fait goûter les spécialités de sa ferme.A Novi Sad, je retrouve un gitan rencontré à Sremski Karlovci, puis de retour à Novi Sad après un bref séjour à Vrdnik, petite station thermale découverte lors d’un petit tour dans le Fruška Gora en taxi, je rencontre Sofija du Bela Lada. L’impression que mon voyage est placé sous les meilleurs auspices ... Impression d’être familière des lieux.
C’est pourtant lors de ce voyage que je vais au festival de Guca. Un vieux rêve. A faire une fois dans sa vie. Des fanfares partout, musique balkanique a donf 24 heures sur 24. Un film de Kusturica en boucle. Ayant peur de ne pas trouver à me loger, je passe par un site qui a l’air d’avoir le monopole sur l’organisation des séjours à Guca pendant le festival. Un peu cher, mais bon, visiblement, c’est le prix à payer pour avoir accès à cet événement. Arrivée sur place, je déchante assez vite. J’aurais parfaitement pu trouver à me loger et à me nourrir pour beaucoup moins cher. De plus, le Monsieur Organisateur me fait vite remarquer que mes diverses questions sur le prix des prestations qu’il propose et les exigences qui en découlent le dérangent. Je suis une cliente un peu pénible. Cela dit, j’ai adoré cette expérience, ai fait beaucoup de rencontres. Par exemple, des gitans macédoniens m’ont invitée à manger et regrettai de m’être « emprisonnée » avec un séjour all inclusive. Malgré tout, je m’entendis très bien avec ma famille hôte. A tel point que je décidai de rester un jour de plus et demandai si on ne pouvait pas faire une excursion ensemble. Des excursions étaient pourtant prévues par le Monsieur Organisateur, mais j’étais la seule à m’être montrée intéressée. Je passai donc une excellente journée en famille aux monastères de Studenica et Žica. Mon seul regret fut de ne pas faire le retour par Ivanjica, mais la route était impraticable. Lorsque mes hôtes me demandèrent 60 euros pour notre petite virée, sans compter les frais divers de repas, je vus rouge. Cela me paraissait énorme, le salaire moyen d’un Serbe était de 300 euros environ à l’époque, peut-être moins même. En voilà qui avaient bien gagné leur semaine ! On prit la délicatesse de m’emmener au distributeur automatique le plus proche (je n’avais pas « autant » d’argent sur moi) et de me déposer à la gare routière de Požega. Là, j’attendis le prochain bus assise sur un banc. Une gitane s’approcha de moi. Elle s’assit. Je ne la regardais même pas. Elle me demanda si j’avais des deutschemarks. « Ma pauvre », lui répondis-je, « je n’ai plus rien ». Elle s’éloigne et se retourne de temps en temps, l’œil mélancolique...(1)
Lorsque je repense à cette aventure, je me dis qu’encore une fois, ma prétention de voyageuse avait vraiment besoin de s’en prendre « plein la tronche ». 60 euros ! Ce n’est pas rien 60 euros, mais ce n’est pas rien non plus d’emmener une touriste étrangère voir les monastères de la zone, l’essence, l’usure de la voiture, le temps passé. Mais je m’étais tellement habituée à un désintéressement des personnes rencontrées que j’en oubliais presque que voyager coûte de l’argent. A titre de comparaison, le taxi que « j’embauchai » à Cetinje au Monténégro me demanda 35 euros, me semble-t-il, pour aller voir le mausolée de Nicolas Ier et celui de Novi Sad, « embauché » via une agence de voyage, me demanda 40 euros pour le tour des monastères de Fruška Gora. Là, au moins, pour Guca, je sais à qui va l’argent et peut-être ces personnes ont-elles pensé à moi en vivant, grâce à moi, le reste de l’année. Mon tort a été sans doute de ne pas avoir osé parler de mes projets aux autres voyageurs rencontrés autant à l’hôtel Gran de Cetinje –un hôtel charmant, d’un autre âge, mais qui est tout sauf « grand »- qu’à Guca –difficile à Novi Sad n’ayant rencontré aucun touriste- pour, pourquoi pas, partager les frais de transport. Les izleti (2) basées sur ce principe sont très fréquentes en Serbie dans les lieux très touristiques comme Zlatibor ou Perucac ou même Nova Varoš. Ces excursions sont organisées par des agences de voyages qui relaient l’information dans les hôtels et parfois chez l’habitant. Des excursions avec des dates précises sont proposées et n’ont lieu que lorsqu’un nombre suffisant de participants est atteint. Les frais sont assez dérisoires. Un très bon moyen de connaître du monde, de bavarder, de découvrir des lieux difficilement accessibles en transports. Une belle épreuve linguistique aussi, les dames de l’agence de voyage me téléphonant pour me dire que finalement, l’excursion du mardi serait annulée, mais que si cela m’intéressait, celle du samedi aurait lieu. C’est ainsi que je visitai le monastère Mileševa ou encore Drvengrad/Küstendorf, le site créé par Kusturica à Mokra Gora lors du tournage de son film « La vie est un miracle » ainsi que le village ethnologique de Sirogojno, que je vis les chutes d’eau de Gostilje avec visite de l’atelier d’un artiste local, que je fis du bateau sur la Drina à Perucac. En revanche, pour Uvac et l’observation des vautours fauves, ce fut le taxi : 10 euros.
Parfois, je regrette de ne pas avoir pris le temps de me rendre sur ces lieux en transport ou même à pied, de ne pas avoir approfondi mes visites. Peut-on rattraper le temps que l’on n’a pas pris lors d’un voyage ? Il semblerait que non.
A Novi Sad, au restaurant Bela Lada, je fais écouter à un des gitans –j’avais emmené un discman pour ce voyage- une version d’Edelerzi qui, personnellement, me tire des larmes. Le lendemain, le gitan m’invite chez lui. Il me présente sa fille qui me propose de m’accompagner dans mes promenades. Il met devant mon nez des chaussures qui ont appartenu à sa femme décédée. J’ai un peu peur. « Tout ça, c’est à toi, me dit-il ». J’ai peur. « Mais en échange, j’aimerais quelque chose ». J’ai très peur. « En échange, je veux ton discman ».
Aujourd’hui, le discman est là, dans mon armoire. Je regrette de ne pas l’avoir laissé à cet homme. Je regrette de ne pas aller en courant le lui donner, mais je me dis qu’il est inutile de courir après le temps perdu. Les années passent, le discman est à présent un objet bien désuet, mais le mien est là, dans mon armoire. Alors parfois je le regarde et repense avec mélancolie aux gitans de Novi Sad que sans doute je ne reverrai jamais.
Textes dédiés à D.S. et M.D.
(1) Nous étions en 2005 ... Mais le mark reste la monnaie de la Bosnie. (2) Excursions.
Durand la guerre en ex-Yougoslavie, au début des années 90, nous avons été pris dans la nasse d'une manipulation ehontée, phénoménale, qui a consisté à "sataniser" le peuple serbe, à déverser une émotion frelatée sur les victimes et les "nettoyages ethniques qui ne pouvaient que concerner les Bonsniaques et les Croates.
Daniel Salvatore Shiffer (D.S.S), dans son livre "Les ruines de l'intelligence-les intellectuels et la guerre en ex-yougoslavie" démonte avec précisions le mécanisme infernal de ce bourrage de crâne, et tous ceux qui ne pensaient pas comme BH Lévy, A.Fielkelkrault, A.Gluskman, P.Bruckner, M.Polac, et bien d'autres très connus, étaient insultés, voués aux gémonies, et DSS ne fut pas le seul à l'être. Même le grand Peter Handke, d'habitude toujours enscensé par notre presse, fut réduit plus bas que terre à la sortie de son livre "Un Voyage hivernal vers le Danube, la Save, la Morava et la Drina" (Gallimard). Cet ouvrage fut considéré comme un crime de lèse-pensée unique ! D Salvatore Shiffer cite une juste une phrase :
Dans cette guerre, les rôles de l'agresseur et de l'agressé, des simples victimes et des purs salauds avaient trop rapidement été établis et fixés une fois pour toutes...
Impardonnable !
Rares étaient ceux qui tentaient d'enrayer cette propagande. Les premiers à s'insurger furent Max Gallo, JF Khan et DSS, le général Pierre Marie Gallois, Paul Marie de La Gorce, entre autres, mais personne n'occulta les exactions des serbes ! Seulement la sarabande impudique du dogme anti-serbe qui jetait l'opprobre sur tout un peuple vit le comble de l'indécence, et du mépris, quand un journaliste demanda à Jacques Chirac pourquoi il n'expérimentait pas notre bombe atomique sur les serbes de Pale !
Tout le monde sait qu'en reconnaissant trop vite l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, l'Allemagne, l'Autriche, et le Vatican, mirent le feu aux poudres. Que le Vatican reconnaisse la Croatie, rien que de plus naturel. Voici ce qu'écrit Guy Hermet dans "Histoire des nations et du nationalisme en Europe" sur ce pays au moment de l'occupation allemande :
....elle offre aux 4 millions de Croates nantis d'une patrie l'occasion de la vengeance sur les 1 900 000 Serbes...Cette vengeance va toutefois dépasser l'outrage subit depuis 1919, pour se transformer en un massacre systématique érigé en politique le 30 avril 1941... De manière plus insoutenable encore, L'Eglise catholique se joint à la partie pour solder son inimitié séculaire avec sa rivale orthodoxe de Belgrade. Des moines franciscains bénisssaient les tueurs, l'un d'eux, Miroslav Philipovitch-Mastorovitch, poussant le zèle jusqu'à diriger le plus effroyable des camps de concentration, celui de Jasenovac....(toujours en 40, la Croatie)...il s'agit d'un état clérical catholique dirigé sans masque par un prélat en la personne de Mgr Tiso...Mgr Tiso déclare la guerre à la France et la Grande Bretagne...puis à la Russie en juin 1941...(la croatie aujourd'hui)...cependant qu'en Croatie le cardinal Kuharic a pratiquemment intronisé le président Tudjman.
(mon compteur tourne vite, demain je parlerai des interviews d'Elie Wiesel et de Simon Wiesenthal que l'on peu lire dans "Les ruines de l'intelligence", mais, évidemment, elles n'ont pu être publié en France, Daniel Salvatore Shiffer étant "ostracisé", mais dans le Corriere della Serra)
salut,
je pars pour deux semaines en serbie et bosnie. Nous allons commencer notre petit periple par le festival exit a novi sad. Je cherche le moyen le plus economique pour s y rendre, bus, train?
Apres ces qq jours de musique nous comptons visiter la serbie, et la bosnie ou la hongrie, (rien n est encore sur). comment est le reseau ferroviaire dans ces pays ? interrail vaut il le coup ?
merci bien pour votre aide
merci bien pour votre aide
J'arrive le 14 août à Belgrade par Eurolines, j'étais censé me faire héberger par deux amis serbes, mais l'un d'entre eux, en raison d'un décès dans sa famille ne pourra pas être présent, et je n'ai pour le moment pas de nouvelles de l'autre, alors je vais sans doute loger dans un hostel du coin et retrouver des amis russes et allemands sur place...
Problème, sans nos guides attitrés, la découverte de Belgrade s'annonce plus compliquée ! J'ai récupéré un peu de docs sur la ville, mais si des gens qui sont déjà passés par la capitale serbe pouvait me faire part de leurs expériences, ce serait super sympa.
Des infos sur un hostel propre et pas cher sont également les bienvenues :)
Sinon j'ai bcp de mal à trouver une carte de la ville dans le commerce. J'habite Paris et aussi bien à la Fnac qu'à la carterie du Vieux Campeur, ils n'en ont pas (Samarcande et Tachkent oui par contre...). J'aimerais bien m'en procurer une avant de partir, mais où ? Précision, j'ai pas de CB, je commande donc pas par Internet.
Merci à tous
Sinon j'ai bcp de mal à trouver une carte de la ville dans le commerce. J'habite Paris et aussi bien à la Fnac qu'à la carterie du Vieux Campeur, ils n'en ont pas (Samarcande et Tachkent oui par contre...). J'aimerais bien m'en procurer une avant de partir, mais où ? Précision, j'ai pas de CB, je commande donc pas par Internet.
Merci à tous
Bonjour,
Au cours de mon excursion dans les Balkans, je voudrais passer quelques jours à Sarajevo, puis Belgrade : Y'a-t-il une ligne de train ou du bus directe entre les deux capitales ? Quels en sont les tarifs ? Dans chacune de ces deux villes, où peut-pon se loger pour pas cher ? Y'a-t-il des auberges de jeunesse ? Si vous avez des adresses, n'hésitez pas !
Merci d'avance !...
Au cours de mon excursion dans les Balkans, je voudrais passer quelques jours à Sarajevo, puis Belgrade : Y'a-t-il une ligne de train ou du bus directe entre les deux capitales ? Quels en sont les tarifs ? Dans chacune de ces deux villes, où peut-pon se loger pour pas cher ? Y'a-t-il des auberges de jeunesse ? Si vous avez des adresses, n'hésitez pas !
Merci d'avance !...
Bonjour !
Je prépare un voyage à vélo entre Belgrade et Tulcéa du 1er au 19 aout 2011.
il s'agit de suivre le Danube (eurovélo 6) et nous comptons arriver (avec un ami) à Belgrade par avion le 1er aout
nous sommes interessés de rencontrer des gens qui se trouveraient aussi sur ce circuit aux memes dates,
et également d'échanger avec des personnes qui ont déja cette expérience : quels sont les bons plans (à ne pas rater) ? des conseils ? , est-ce difficile de trouver à loger chez l'habitant ? ... ce genre de choses ...
j'ai aussi une question précise pour ceux qui connaissent Belgrade : pourra-t-ton trouver facilement des vélos bon marché (occasions ou 1er prix) à acheter sur place quand nous arrivons ?
plutot que d'organiser les trajets pour nos vélos persos, cela serait plus simple (et pas plus cher?) et nous pourrons donner ces vélos avant notre retour
merci à vous qui contriburez à ce message, et beaux voyages à tous !
Paco
Bonjour,
Il semblerait que mon ancien sujet ait été effacé (faute de réponses ?), j'en retente quand même un...
Nous partons à Belgrade une semaine fin septembre, nous comptons prendre un appart en ville pour toute la semaine. J'aimerais savoir quels quartiers privilégiés pour être à la fois près de tout mais au calme (quitte à marcher un peu ou prendre un tram, par contre le soir nous pensons rentrer tard donc il faut que cela soit faisable).
Nous pensons faire une excursions à Novi Sad (en bus ou en train, je ne sais pas quel est le mieux) pour une grosse après-midi, et une autre à Zemun. Mais avez-vous des idées pour une autre excursion à moins de 2h de transport, pour une demi-journée ? Nous ne comptons pas louer de voiture pour ce voyage ni passer une nuit hors de Belgrade, donc pour les monastères du sud du pays ce serait une autre fois.
Et bien sûr si vous avez d'autres conseils sur la ville, les bons plans, les visites à privilégier, etc, je suis preneuse.
Merci
Il semblerait que mon ancien sujet ait été effacé (faute de réponses ?), j'en retente quand même un...
Nous partons à Belgrade une semaine fin septembre, nous comptons prendre un appart en ville pour toute la semaine. J'aimerais savoir quels quartiers privilégiés pour être à la fois près de tout mais au calme (quitte à marcher un peu ou prendre un tram, par contre le soir nous pensons rentrer tard donc il faut que cela soit faisable).
Nous pensons faire une excursions à Novi Sad (en bus ou en train, je ne sais pas quel est le mieux) pour une grosse après-midi, et une autre à Zemun. Mais avez-vous des idées pour une autre excursion à moins de 2h de transport, pour une demi-journée ? Nous ne comptons pas louer de voiture pour ce voyage ni passer une nuit hors de Belgrade, donc pour les monastères du sud du pays ce serait une autre fois.
Et bien sûr si vous avez d'autres conseils sur la ville, les bons plans, les visites à privilégier, etc, je suis preneuse.
Merci
Bonjour, nous partons le 13 aout (et pour 15 jours) à trois pour Belgrade en avion ensuite nous louons une voiture. Nous voulons aller au Montenegro, quel est le meilleur itineraire? Y a t-il des sites, des villages..à ne pas rater? Des routes à éviter?
Nous souhaitons loger chez l'habitant, n'est-ce pas trop galere pour trouver?
Merci d'avance
Bonjour à tous! 🙂
Une nouvelle discution pour la nouvelle edition 2009 du Festival Guca!
Un petit résumé pour ceux qui ne connaisse pas encore l'existence festival:
Le premier rassemblement a eu lieu en 1961 dans le jardin de l’église des Saints Michel et Gabriel à Guča. Au début, il s'agissait d'un petit rassemblement mais le rassemblement a grandi et son influence a dépassé le cadre local puis national. Le village Guca(Goutcha) dans la région Dragacevo accueille le plus grand festival de trompette dans le monde! Les participants - tant les joueurs que les spectateurs - viennent non seulement de Serbie mais aussi du reste de l'Europe et d' Amérique. Après 45 années d'organisation du festival, celui-ci a gagné sa place dans le monde des festivals de musique.
Cette année il se tiendra du 5 au 9 Aout.
Je suis en plein préparation de ce voyage donc en recherche du plus grand nombre d'informations à propos de cet événement.
Le moyen de transport le + économique: covoiturage (avec 3 personnes)?, bus (la fnac par exemple vend des forfait environ 240€ aller retour+camping inclu)?, avion ?
Le logement: des maisons d'hotes prises d'assault et chères ? (mais tellement plus sympatiques), un camping (sauvage ou organisé?) avec un confort très limite ? ou alors sur une parcele de terrain louée par l'habitant ?
Après plusieurs lectures de divers forums existants déjà sur ce festival, j'ai du mal à trouver la meilleure solution...🤪 Si des personnes ayant déjà eu l'occasion et surtout la chance de vivre ce festival pourraient m'aider !
A très bientot j'espère! Marie.
Un petit résumé pour ceux qui ne connaisse pas encore l'existence festival:
Le premier rassemblement a eu lieu en 1961 dans le jardin de l’église des Saints Michel et Gabriel à Guča. Au début, il s'agissait d'un petit rassemblement mais le rassemblement a grandi et son influence a dépassé le cadre local puis national. Le village Guca(Goutcha) dans la région Dragacevo accueille le plus grand festival de trompette dans le monde! Les participants - tant les joueurs que les spectateurs - viennent non seulement de Serbie mais aussi du reste de l'Europe et d' Amérique. Après 45 années d'organisation du festival, celui-ci a gagné sa place dans le monde des festivals de musique.
Cette année il se tiendra du 5 au 9 Aout.
Je suis en plein préparation de ce voyage donc en recherche du plus grand nombre d'informations à propos de cet événement.
Le moyen de transport le + économique: covoiturage (avec 3 personnes)?, bus (la fnac par exemple vend des forfait environ 240€ aller retour+camping inclu)?, avion ?
Le logement: des maisons d'hotes prises d'assault et chères ? (mais tellement plus sympatiques), un camping (sauvage ou organisé?) avec un confort très limite ? ou alors sur une parcele de terrain louée par l'habitant ?
Après plusieurs lectures de divers forums existants déjà sur ce festival, j'ai du mal à trouver la meilleure solution...🤪 Si des personnes ayant déjà eu l'occasion et surtout la chance de vivre ce festival pourraient m'aider !
A très bientot j'espère! Marie.
Bonjour,
Avec des amies, je pars faire une partie de l'Eurovélo 6 à la fin du mois de mars. Nous voudrions faire la section Budapest -Belgrad. Originaires de Haute-Savoie, nous avons trouvé un bus de nuit Genève-Budapest qui accepterai les vélos (Flixbus) mais nous ne trouvons pas de bus retour. Nous avons contacté Euroline, Lasta (compagnie Serbe) sans reponse vraiment positive car il disent que cela depend du chauffeur et de la place en soute. Nous cherchons un myen plus économique que l'avions...
Quelqu'un a t'il déjà fait ce trajet avec des vélos en soute? Nous ne somme pas trop regardantes sur la ville d'arrivée, Lyon, Chambéry ou même Genève.
Merci d'avance pour vos reponses.
Avec des amies, je pars faire une partie de l'Eurovélo 6 à la fin du mois de mars. Nous voudrions faire la section Budapest -Belgrad. Originaires de Haute-Savoie, nous avons trouvé un bus de nuit Genève-Budapest qui accepterai les vélos (Flixbus) mais nous ne trouvons pas de bus retour. Nous avons contacté Euroline, Lasta (compagnie Serbe) sans reponse vraiment positive car il disent que cela depend du chauffeur et de la place en soute. Nous cherchons un myen plus économique que l'avions...
Quelqu'un a t'il déjà fait ce trajet avec des vélos en soute? Nous ne somme pas trop regardantes sur la ville d'arrivée, Lyon, Chambéry ou même Genève.
Merci d'avance pour vos reponses.
Salut à tous,
Une petite aide serait la bienvenue.
Fin juillet 2012, je compte passer quelques jours avec ma fille à Novi Sad. Il semblerait que ce soit une jolie ville et que beaucoup de Serbes soient sympathiques. Toutrefois, n'étant pas du tout adepte des hôtels monstruo-fado-internationaux, pouvez-vous m'aider à avoir un bon plan concernant le logement pour pas trop cher 😛 ? A bientôt...










