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Premier périple en Turquie et Iran
Bonjour à tous,

Je suis une jeune fille de 18 ans invitée à passer le mois d'août en Iran... Passionnée de voyages malgré mon jeune âge, je n'ai pas pu dire non à un séjour à Ispahan. Il n'empêche que... Il n'empêche que plein de choses! Tout d'abord le voyage en lui même... Ayant failli tomber de ma chaise en voyant le prix de l'avion Paris-Téhéran et n'aimant de toute façon pas ça, la perspective de voyager 13h par ce moyen de m'a guère enchanté. J'ai donc réfléchi à une autre solution: celle du train qui me paraît beaucoup plus enrichissante de manière générale. J'ai donc fait mon parcours: avion (faut bien!) Paris-Istanbul puis train (j'ai déjà lu les sujets y étant consacrés) Istanbul-Téhéran. J'ai pas mal voyagé (enfin rien si je compare à la majorité des gens ici ;))... Mais jamais seule ou plutôt jamais seule dans cette région du monde. J'ai remarqué sur ce forum (ô combien interessant, ne pas se méprendre sur mes propos!) que la tendance était plutôt à "rien n'est dangereux, vis, voyage, tu crains rien" ou encore "les gens sont chaleureux"... Je ne doute pas de l'hospitalité des turcs et des iraniens, encore moins de l'effet bénéfique du voyage, mais ce que j'aimerais ce sont des conseils ou des témoignages pour quelqu'un de jeune (et de sexe féminin!) n'ayant jamais mis les pieds au Moyen-Orient. Quel est le risque réel d'attaques terroristes? Quelles sont les choses à faire et à ne pas faire? Que faire en cas de vols, agressions, perte des papiers etc...? Quelle assurance prendre? Puis-je acheter mes billets pour Téhéran deux jours avant le départ du train? Ou faut-il réserver à l'avance comme pour la SNCF (et si oui, comment?)? Dois-je rester impassible à chaque sourire/invitation (y compris le thé à Istanbul) proposée? Il y a plein d'autres questions, le reste viendra plus tard 😛 Je crois que j'aimerais un récit complet et détaillé des gens qui ont entrepris ce voyage, j'ai envoyé plusieurs MP mais pas de réponses... (Hormis Yavuz qui m'a donné des conseils pour Istanbul, et même s'il m'a affirmé que c'était particulièrement sûr, je le remercie encore au passage!). Bien entendu, tous les conseils et avertissements sont les bienvenus! Je vous remercie d'avance 🙂
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Obtenir le visa iranien à l'aéroport de Téhéran
Le sujet a été débattu ici mille fois 😊, ce qui m'a permis d'apprendre qu'on pouvait obtenir le visa iranien à l'arrivée à l'aéroport de Téhéran (j'ai la nationalité française) 😛. Mais j'ai une question qui vous paraîtra con : est-ce nécessaire de présenter une réservation, ou un billet d'avion retour ou un billet pour une autre ville d'un pays frontalier pour obtenir le visa à l'arrivée ?

Merci de vos réponses, et bon voyage à tous ceux qui sont sur la route ! 😉
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Compte rendu de 15 jours en Iran
Bonjour à tous,

Je n’ai aucune intervention encore sur ce forum mais il m’arrive souvent de le consulter. Je vais donc tâcher d’apporter ma pierre à l’édifice en vous donnant le témoignage des 15 jours que j’ai passé en Iran en février/mars. Si je pouvais permettre à certains qui hésitent de faire le pas, j'en serai très honoré !!

A l’époque le taux de change était grosso modo 1€ = 40000 Rials. C’était plutôt pratique. J’ai fait le « parcours classique » : Téhéran – Espahan – Shiraz – « Sushtar – Choqa Zambil – Sush » - Yazd (sauf Kashan que j’ai raté à cause d’un malentendu avec le bus qui ne s’y est pas arrêté).

Formalités administratives

J’ai opté pour le visa à l’arrivée, de toute façon j’avais prévu mon voyage trop tard (une semaine avant de partir) pour passer par la voie « classique ». A l’Orly, à l’enregistrement des bagages, l’hôtesse a tiqué deux secondes mais elle a vérifiée sur son ordinateur qu’on pouvait l'obtenir à l’arrivée donc elle m’a laissée partir sans souci.

Une fois arrivé à Téhéran, il y a un petit guichet auquel on retire une feuille de papier à remplir (les rubriques sont bilingues anglais/persan). Nom, prénom, nom du père, nom de quelqu’un en Iran. J’ai eu des petits soucis avec ça, je n’avais pas encore prévu d’hôtel. A mon escale à Istanbul j’avais rencontré par hasard quelqu’un d’Iran qui m’avait donné ses coordonnées, j’ai donc remis celle-ci. 10 minutes après, on m’appelle et on me dit que mon numéro ne répond pas (en même temps il était 5h du matin…). Là, j’ai eu la chance d’avoir un autochtone qui m’a aidée et à témoigner pour moi en disant que j’étais touriste et que j’allais descendre à tel hôtel (il a pris mon lonely et en a donné un au hasard). Je n’étais pas rassuré mais finalement tout s’est bien passé : 60€ (payés en liquide et en euros) et c’était ok. Ils ont fait une petite blague cependant : « Mister, you are on the blacklist, you cannot enter ». Je dois avouer que sur le coup je n’étais pas très bien mais le type a rigolé et m’a filé mon passeport avec le visa ! Preuve qu’ils ont conscience des clichés qu’on peut avoir et qu’ils en jouent un peu.

Pas besoin de photo d’identité, l’emplacement de celle-ci est laissé vide sur le visa.

Moyens de communications (téléphone, internet)

Il y a un Wifi gratuit à l’aéroport de Téhéran mais il faut un téléphone portable iranien pour s’en servir (ils envoient un identifiant par SMS. Pour info, il faut envoyer « 2 » au +9810004542 pour le recevoir.

Concernant internet, si vous avez un téléphone / une tablette android, installez Psiphon avant votre arrivée. C’est gratuit, ultra simple et ça contourne la censure. Je ne l’avais pas fait avant et des iraniens me l’ont envoyé par Bluetooth, impossible de le télécharger là-bas. Je crois qu’une version est en cours de développement pour iOS mais sinon il doit sûrement y’avoir d’autres VPN.

Pour le téléphone : j’ai payé 400000 rials une carte SIM qui m’a servi pour 15 jours, j’ai pu envoyer des sms, passer des coups de fil et j’avais même de la data. Je pense même que j’en avais trop. Process très très simple, il suffit de mettre la carte SIM dans le téléphone et le vendeur appelle un numéro spécial qui fait office de recharge. A l’époque j’avais une SIM normale mais étant donné le nombre de Smartphones haut de gamme que j’ai vu, j’imagine que les micros et nano SIM sont également disponibles. Boutique à la station de métro Imam Khomeiny place.

Transports

Le prix des transports c’est juste le rêve, même pour un étudiant fauché comme moi ça ne grève pas du tout un budget. Résumé non exhaustif.

Avion : Paris – Téhéran via Istanbul avec Pegasus : j’ai pris mon billet 3 jours avant de partir (mercredi pour vendredi) et j’ai payé 330€ aller-retour. Je m'y serais pris plut tôt, j'aurais eu Turkish Airlines pour le même prix ou Pegasus pour 270 je pense.

Pour le taxi, TOUJOURS négocier. Je ne parlais pas un mot de persan mais j’avais un petit carnet sur lequel je demandais à ce qu’on écrive le tarif. J’écrivais systématiquement une somme inférieure en dessous et on trouvait un compromis. Ci-dessous, quelques exemples de tarifs que j’ai eu à payer.

Taxi Imam Khomeini Airport – Centre de Téhéran : A l’aller ça a coûté 400000 rials (j’ai partagé avec un touriste français qui venait du même avion que moi donc je n’ai payé que 200000). Au retour je n’ai payé que 300000 rials. Ce doit être le prix honnête vu que ce sont mes couchsurfeurs iraniens qui ont fait la réservation par téléphone.

Taxi Sushtar – Choqa Zambil – Sush – Andimeskh : 500000 rials. Oui, vous lisez bien. 500000 rials alors que le type est resté de 9h à 15h avec nous et qu’il a refusé qu’on l’invite au restaurant. J’ai presque honte du prix. A Ahvaz, le premier tarif qu’on m’a proposé pour ce trajet est 1600000. Il faut refuser et aller en savari jusqu’à Sushtar et prendre le taxi de là, c’est la meilleure solution.

Pour les trajets en ville, ça varie grosso modo de 10000 à 100000.

Transports dans le pays : j’ai exclusivement pris des bus et essentiellement des bus de nuit. Du coup, aucune idée de comment fonctionnent les trains et les vols intérieurs. Les bus VIP sont confortables (trois sièges par rangée, inclinables très largement, collation distribuée) mais un détail : il fait atrocement chaud dans les bus (30 degrés). (Accessoirement c’est la même chose dans les maisons : « ba j’ai payé 2€ de chauffage le mois dernier, pourquoi est-ce que je devrais baisser ? (!)). C’est une vraie fournaise et j’y ai pas mal sué à cause de ça. J’avais demandé à quelqu’un de m’écrire en persan : « pourriez-vous baisser le chauffage s’il vous plait ». Parfois ça marchait, d’autres pas mais ça ne coûtait pas grand-chose d’essayer.

Téhéran – Espahan : 190000 en bus de nuit VIP Espahan – Shiraz : 185000 en bus de nuit VIP Yazd – Téhéran : 120000 en bus de nuit (en fait c’est peut-être plus cher, j’avais pris un billet pour Kashan seulement mais le bus ne s’y est pas arrêté Je ne retrouve malheureusement pas combien j’ai payé pour Andimeskh – Yazd via Espahan. J’ai encore la facture mais j’ai oublié de noter et je n’ai pas le niveau en persan...

Visites : un tarif pour les nationaux, un pour les étrangers.

Téhéran Golestan Palace : droit d’entrée de 150000 rials + 50000 par salle visités. La visite complète coûte 550000 rials (y’a 9 salles différentes). Niavaran Palace : je ne sais pas, sur le lonely que j’avais il était indiqué qu’il était fermé le samedi alors que maintenant c’est le lundi. Musée des joyaux de la couronne : 50000 rials. Mausolée de Khomeiny : gratuit.

Espahan Mosquée Jameh : 100000 rials. Mosquée de l’Imam : 100000 rials. Palais : 150000 rials.

Shiraz : mon hôte a avancé toutes les dépenses et je n’ai remboursé qu’à la fin, du coup je n’ai pas les prix de Persepolis, Naqsh-e-Rostam, Pasargades etc…

Système de canaux de Sush : 150000 Rials. Mais il y a la possibilité d’avoir une très belle vue sur le site sans payer en allant sur la terrasse d’une petite mosquée en surplomb, je me suis contenté de ça. Choqa Zambil : 150000 Rials Château + site archéologique de Sush : 100000 Rials. Entrée au tombeau de Daniel : gratuite.

Yazd Sanctuaire zoroastre : 10000 Rials. Tours du silence : gratuit.

Nourriture

Hot-dog à Téhéran, thé dans un « bar » à Espahan, fallafels dans la même ville : 50000 rials. Glaces en villes : 10000 ou 15000. Restaurant correct (ni gargote ni grand luxe) : entre 100000 et 200000.

Hôtel

Avec les bus de nuit et le couchsurfing, j’en ai finalement pris très peu. Ça m’a coûté 300000 à Téhéran, 400000 à Espahan et 350000 à Yazd (pour 2 !) c’est tout. A Téhéran c’était un peu miteux mais bon. A Espahan il y avait salle de bain privative et boissons dans le frigo. A Yazd, salle de bain privative et petit-déjeuner inclus 4 lits dans la chambre, je vous laisse calculer le coût de revient par tête si la chambre avait été remplie, juste scandaleux… Après il s’agit de tarifs hors-saison aussi. La négociation n’a été possible qu’à Yazd.

Autre

Population: jamais vu des gens aussi sympa. Quand on demande son chemin dans la rue à quelqu'un qui ne parle que persan, la personne cherche dans son répertoire téléphonique quelqu'un qui parle anglais, l'appelle et vous la passe !

Expédition dans le désert à Yazd (balade en chameau, déjeuner, balade en 4x4, nuit dans une grotte, petit-déjeuner et retour à Yazd) : 35€ (il y avait 4 participants).

Tapis persan : on m’en a proposé des minuscules à Espahan pour 40€. N’ayant aucune idée de leur valeur j’ai décliné mais le vendeur disait qu’il acceptait même les cartes bancaires européennes, étrange. Très bonne technique de vente (boutique juste à gauche de la mosquée de l’Imam) avec deux vendeurs francophones dont l’un qui vient aborder sur la place en disant qu’il apprend le français et voudrait discuter un peu plus. L’autre offre le thé donc c’est sympa aussi.

Ski : j’en ai pas fait (malheureusement !) mais apparemment une journée à Tochal tout compris (location matériel ET vêtements de neige) revient à une trentaine d’€. Les lois de la république islamique ne s’appliquant pas sur les pistes, le voile n’y est pas obligatoire à ce qu’on m’a dit.

Les femmes doivent être voilées, une écharpe sur la tête suffit. Pantalon pour les hommes mais droit d’avoir des manches courtes.

Prolongation de visa : J’ai voyagé avec quelqu’un qui a fait une prolongation de 10 jours au bureau de Yazd. Ça devait à la base prendre deux jours mais finalement, quelques heures ont suffi (passage à 10h à la police, retour à 13h et c’était prêt). Somme modique, quelque chose comme 10€ je crois.

Sécurité : zéro problème. Est-ce que à Paris il y a des bureaux de change à la sauvette, c’est-à-dire des gens assis dans la rue avec l’équivalent de 10000€ en devises du monde entier ? Non évidemment, ce genre de stand ne tiendrait pas 5 minutes sans qu’il ne se fasse agresser / voler. Et bien à Téhéran il y en a et pas qu’un seul…

Que dire de plus ? Les gens là-bas sont adorables, les paysages sont sublimes, les sites touristiques sont magnifiques et surtout le sentiment d’être privilégié. La visite de Choqa Zambil absolument seul à 9h du matin alors qu’un site comme ça devrait être à l’assaut des touristes h24, ça n’a pas de prix.

Si vous avez d’autres questions n’hésitez-pas. J’ai essayé d’être exhaustif mais peut-être ai-je oublié certaines choses.

Idée du coût : 330€ d’avion + 60€ de visa + ~280€ de dépenses sur place. Sachant que si vous êtes fumeurs (encore mieux si vous ne l’êtes pas et que vous avez des amis qui le sont…) la cartouche de cigarettes oscille entre 10€ et 20€ suivant les marques…
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Vol le moins cher Téhéran-Paris
Bonjour, j'aimerais savoir quelle la manière la moins honéreuse de réserver un billet "retour-simple" Téhéran -Paris, en avion bien entendu. Sachant qu'il serait prévu pour le 27 septembre. Merci!
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Dernieres nouvelles d'Iran - Octobre 2013
Bonjour à tous, un petit post de mise à jour avec quelques infos/prix au mois d'OCTOBRE 2013. Ceci est ma propre expérience, je ne garantis rien pour vous :)

Y ALLER Paris Orly - Istanbul - Téhéran avec Pégasus Airlines, billet aller-retour pour 3 semaines sur place.

A Orly ils ont tout d'abord refusé de m'enregistrer car je n'avais pas de visa et un billet de retour 3 semaines après, alors que le VOA est de 15 jours. Deux françaises sont arrivées quelques minutes après moi avec le même problème. Attente forcée et quelques coups de téléphone plus tard, ils enregistrent finalement nos bagages. Ouf :)

VISA ON ARRIVAL à Téhéran : simple formulaire à remplir (en gros nom, prénom, métier, adresse à l'arrivée (donner un hôtel pris au hasard dans les guides de voyage), combien de temps on veut rester (3 semaines pour ma part)). Pas de photo ni d'attestation d'assurance demandés. 50 euros (payés en cash avec un billet de 50 euros). -> 15 jours accordés. 30 minutes d'attente pour le visa (on était 3), 1h pour le contrôle des passeports (en pleine nuit, personne au poste), puis encore 30 minutes pour les empreintes (idem, le temps de réveiller la femme qui a pris nos empreintes...).

EXTENSION DE VISA à Isfahan : Aucune question spéciale, réponse immédiate : demandé 8 jours de +, obtenu 15 jours. Visa retiré 1/2 journée après. Il m'a juste demandé pourquoi j'avais fait mon visa à l'aéroport (j'ai répondu que Paris était trop loin de chez moi pour faire les empreintes) mais de toute façon le tampon était déjà mis sur mon passeport. Les français passés avant et après moi ont eu beaucoup de questions (les premiers ont répondu qu'ils dormaient chez des amis, du coup ont leur a tout d'abord refusé leur extension ; donnez le nom d'un hôtel pris au hasard dans les guides de voyage, ce n'est pas si compliqué !!! le deuxième couple voyageait à vélo, beaucoup de questions également)

- 2 photos AVEC VOILE OBLIGATOIRE pour les filles (possibilité de les faire faire dans le magasin en face, il faut de toute façon sortir pour faire la photocopie du visa et aller à la banque) : 60.000 RI (1,50 euros, moins cher qu'un photomaton en France) - Extension : 300.000 RI (7,50 euros) + 30.000 RI pour le formulaire - Photocopies visa : 3.000 RI

MONNAIE : n'échangez pas dans les banques, le taux de change est nettement inférieur à celui dans les bureaux de change (octobre 2013 : pour simplifier, 1 euro = 33.000 rials dans les banques vs 1 euro = 40.000 rials dans les bureaux de change). Le change dans la rue doit être encore + élevé (change officiel 1 euro = 44.000 rials) mais je ne m'y suis pas risquée. Arrivée à l'aéroport de Téhéran : monter au premier étage (escalator face au visa) pour changer votre argent (change très bon, égal à un bureau de change, contrairement aux banques du rez-de-chaussée).

VOITURES DE LOCATION : pour information (que je n'avais pas en partant) il y a un Europcar à l'aéroport. Pas + de renseignement à vous donner. Bon courage, car comme souvent dans tous ces pays, oubliez le code de la route, c'est le + fort qui passe d'abord, et non, ça ne passe pas toujours.

BUS / TAXIS (prix) : dans le désordre - Taxi Aéroport Téhéran -> ville : 400.000 RI (demandé 500.000 par le chauffeur, négocié à 360.000) - Bus Isfahan - Kashan : 60.000 RI - Bus Isfahan - Téhéran Aéroport (2 bus par jour, à 10h et 22h) : 160.000 en VIP (pas le choix ?) - Bus Yazd - Kerman : 90.000 RI - Bus Yazd - Shiraz : 120.000 RI (mais je crois bien que j'étais en VIP) - Taxi Kashan - Abyaneh : prix normal de 600 à 800.000 RI (1h15/1h30 aller). - Taxi collectif Kerman - Bam : demandé 120.000 RI, négocié à 70.000 RI. + ne pas oublier de compter le taxi jusqu'à la place des taxis collectifs (voiture perso pour moi, compter peut-être 30 à 40.000 du centre). - Bam : taxi de la dépose taxi collectif jusqu'au château : demandé 30.000 RI, négocié 20.000 RI. - Bus Kerman - Bam : 1 par jour ? 60.000 RI (ce qu'on m'a dit) - Taxi collectif Bam - Kerman (jusqu'au Terminal des bus de Kerman) : demandé 150.000, négocié 130.000 - Taxi Yazd - Kharanagh : prix normal 800.000 RI. Le taxi driver du Silkroad le fait à 700.000 (négocié à 600.000). - Taxi Yazd - Tours du vent à la périphérie de la ville : 70.000 RI

Taxis des Terminaux de bus jusqu'en ville : compter en général entre 40 et 70.000 KI.

Pour les 2 Terminaux d'Isfahan : prenez le bus, c'est moins cher ! (5000 RI pour un ticket seul je crois)(personnellement je n'ai jamais payé, les chauffeurs de bus m'ont toujours fait rentrer gratuitement). Ne demandez pas le "city center", ce n'est pas le centre ville de la ville mais un endroit précis. Demandez la place de l'Imam (Imam Square), on vous laissera au pont Si-o-Seh en arrivant du Terminal Sud (Soffeh) ou sur la place en arrivant du Terminal Nord (Kaveh).

MONUMENTS / MUSEES / etc L'entrée pour les étrangers est en général entre 100.000 et 150.000 RI.

DIVERS Tenue pour les filles : Foulard porté en chèche avec le cou dénudé ou porté au minimum seulement au niveau du chignon avec les cheveux qui dépassent : aucun problème Sandales ok, manches 3/4 ok (même vu quelques iraniennes avec des manches courtes au-dessus du coude), certaines iraniennes ont même des pantalons presque moulants couleur chair.... bref, la mini-jupe sera bientôt d'actualité ;-) Bus : Certaines femmes montent aussi par le devant, s'assoient aussi devant. Oui les hommes parlent aux femmes, et on ne m'a JAMAIS refusé une poignée de main. Certains iraniens nous ont même fait la bise sans aucun problème.

Bon voyage :)
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Se déplacer en Iran, Afghanistan et Ouzbékistan: train, stop ou bus?
Je prépare un voyage Turquie-Iran-Afghanistan-Ouzbékkistan pour le mois d'août 2006. 1°) Vaut-il mieux acheter tous les visas en France ou sur place au coup par coup, selon l'avancée de mon voyage? Les prix sont-ils les mêmes? Est-ce qu'il est possible de me faire bloquer entre certains pays parmi la liste ci-dessus? 2°) N'ayant ni permis ni voiture, je compte voyager en train jusqu'en turquie puis, à partir de l'iran et jusqu'à l'ouzbékistan, j'espère alterner stop et bus. C'est possible? Y a-t-il des bus qui permettent de traverser l'iran, l'afghanistan et l'ouzbékistan? ça coûte cher? Est-il difficile et dangereux de faire du stop? 3°) Peut-on dans ces deux derniers pays (afghanistan et ouzbékistan) imaginer de se déplacer en cheval? ça coûte cher d'acheter ou de louer un cheval? j'espère que cette question n'est pas trop incongru. Merci. Initial
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Obtention du visa double entrée pour l'Iran?
Bonjour, Je souhaite aller en iran 15 jours cet été (vol AZAL Paris-Téhéran), poursuivre 15 jours en Ouzbékistan (vol Iran Air Téhéran-Tachkent AR) et prendre dans la foulée le vol de retour téhéran-paris. Il me faut donc un visa double entrée : comment faire pour l'obtenir ? pour l'obtenir, est-on obligé d'avoir une invitation d'une agence locale ou une réservation d'hôtels (lesquels conseillez-vous?) : il semble que le visa double entrée soit un visa commercial. Merci de vos renseignements.
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Iran / retour d'expérience / conseils
Bonjour à tous, De retour d'Iran, je vous propose quelques recommandations d'hôtels et divers conseils basés sur notre maigre et modeste expérience.

Nous sommes partis à 5 amis et avons fait l'itinéraire classique Téhéran-Esfahan-Yazd-Shiraz en 12 jours.

Situation sur place : Nous partions sans aucun préjugé ni crainte, contrairement à une majorité de notre entourage. Evidemment, rien de spécial à signaler, nous revenons enchantés avec le bonheur d'avoir découvert de magnifiques lieux et des gens formidables. Pas un seul contrôle policier, aucune hostilité, que de belles rencontres.

Visas : Nous avons choisis la carte de la sécurité en nous procurant un numéro d'autorisation préalable via une agence de voyage que je recommande fortement pour leur réactivité : 1001nuitsvoyages. Tarifs dans la fourchette basse comparé à ce qu'on a pu voir avec les agences sur le net. Contacter Ahad (ahad@1001nuitsvoyages.com), il parle très bien français et répond toujours dans la journée. Coût par numéro d'autorisation : 30 euros, à régler par virement bancaire vers un compte hollandais. Nous avons également pris par l'agence nos premières nuits d'hotel à Téhéran et un billet d'avion Shiraz-Téhéran. Puis procédure au consulat à Paris, très efficace et bon accueil.

Vols : Nous avons voyagé avec Pegasus, compagnie low cost Turc, très fiable à tarifs avantageux (300 euros l'aller retour Paris-Istanbul-Téhéran).

Hotels :

Téhéran : Hôtel Persian Kowsar (réservé via l'agence 1001nuitsvoyages). 72 euros la chambre, certes assez cher mais nous avions la certitude d'avoir une réservation confirmée pour notre arrivée. Hotel 3* situé à 5min de la place Valia r se et du métro. Excellent accueil et personnel au top. Malgré notre arrivé très matinale, ils n'ont pas hésité à nous donner accès aux chambres à 8h00. Petit déjeuner en buffet très correct.

Esfahan : Hasht Behesht Apart. Hotel Excellent choix, à moins de 10min à pied de la grande place. Appartement pour 3 personnes composé d'une grande chambre avec deux lits jumeaux, SDB et toilettes, grand séjour avec cuisine et un lit supplémentaire. Excellent accueil, personnel très disponible. 64$ la nuit pour un appartement, 48$ pour la double. Contacter Mr Kousha (hbahotel@gmail.com), il est très réactif.

Yazd Kourosh Hotel 50euros la triple, 35euros la double. Personnel une nouvelle fois adorable, chambres convenable, lieu calme. Accès aux toits pour profiter du coucher du soleil et l'appel à la prière.

Shiraz Golshan Traditional Hostel 50 euros la quadruple et 40 euros la double. Lieu très agréable où il fait bon de se relaxer dans la cour centrale au bord de la fontaine assis sur des tapis. Personnel adorable, notamment un jeune réceptionniste, Mohamed, drôle comme tout et très attachant. Il nous a invité chez lui à rompre le jeune du ramadan. Patron également très accueillant qui ne se lassera pas de répondre à vos demandes d'info. Il nous a réservé un Van pour aller à Persepolis et Nécropolis pour 10 euros par personne. Contacter Parviz (parvizro@yahoo.com), très réactif.

Moyen de transport : Il faut bien évidemment abandonner l'idée de louer une voiture, c'est d'après moi de la folie vu le style de conduite (bien pire qu'en Asie du sud-est ou qu'en Chine). Nous avons pris un train de nuit entre Téhéran et Esfahan (cabine de 6 couchettes, assez petite et sans clim), un chauffeur privé entre Esfahan et Yazd (je conseil vivement car il pratique des prix très bas et est adorable : Mr Iman Amini +98 91 32 12 10 44, Email : iman.tour61@gmail.com), un bus VIP entre Yazd et Shiraz et enfin un vol à 49 euros entre Shiraz et Teheran). Les taxis sont très bons marchés dans les villes, le metro de Téhéran assez pratique et très peu cher. Je vous conseil pour ce dernier de vous télécharger une photo du plan sur google image car pas de carte à emporter sur place.

Conseils divers :

Etant donné qu’il est difficile de se procurer des cartes des villes détaillées en anglais, pensez à télécharger les cartes sur google map avec votre smartphone (pour info : centrez vous sur un centre ville et tapez « ok maps » dans le champs de recherche, cela vous permet de sauvegarder les données et de naviguer avec le GPS en mode OFF LINE, très pratique).

Nous avons acheté une carte 3G dans un bazar, les vendeurs vous installeront tout ce qu’il faut pour naviguer avec un VPN. Pratique car le Wifi est extrêmement mauvais en Iran. Compter une vingtaine d’euro carte + credit.

Attention aux quelques arnaques liées à la monnaie, faites vous vite au Rials / Toman. Le premier jour un vendeur de pistache nous a indiqué un prix en toman alors qu’il s’agissait de rials. On a donc payé 10 fois trop…

Notre seule déception fût la restauration. Pas facile de trouver un restaurant qui sert autre chose que les kebab et autres plats de viandes grillées. C’est dommage pour un pays qui regorge de plats traditionnels excellents comme le poulet Fesenjan, ou le Dizi et bien d’autres encore. Fuyez si possibles les adresses indiquées dans le lonely planet. Nous avons été déçu par la plupart. Préférez demander à des locaux où trouver un bon restaurant traditionnel où vont habituellement les habitants.

N’hésitez pas si vous nécessitez d’autres infos/conseils.
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L'Iran en mai: par quoi commencer?
Cette fois ci c'est décidé, je pars (seul pour l'instant) du 1er au 12 mai 2009. Je viens de trouver des billets d'avion compétitifs à ces dates avec Iranair (456, 58 euros A/R) itinéraire envisagé làbas => Téhéran, Qom, Kashan, Ispahan en privilégiant le bus ou le train sauf peut être un vol interne Ispahan/téhéran pour revenir plus vite dans la capitale avant le retour sur paris. Maintenant par quoi dois-je commencer?? puis-je acheter les billets aussi tôt?? Je demande le visa avant l'achat des billets?? si oui quand au plus tôt?? Qui peut me renseigner sur les empruntes demandées, j'avais l'intention de passer par un intermédiaire pour le visa afin d'éviter le déplacement à Paris, mais vis à vis des empruntes, suis-je obligé de me rendre à Paris tout de même?? J'arrive un vendredi, est ce que cela me posera un problème, pour le change ou encore pour le taxi de l'aéroport à l'hôtel par exemple? ensuite si quelqu'un est interéssé je ne demande pas mieux que de partir accompagné enfin si un iranien francophone peut un peu me guider sur place, ce sera naturellement avec joie! je suis grand amateur de cartes postales... J'aime voyager sans passer par les agences pour rester libre de mes mouvements et aussi parce que souvent c'est moins onéreux, cela ne m'empêche pas d'apprécier d'être un peu aidé sur place. je sais cela fait plusieurs questions en une... pas facile à classer cette annonce
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Trajet Istanbul-Téhéran
Bonjour

Un de mes projets pour cet été est le trajet "Istanbul - Téhéran"

Tous les conseils sont les bienvenus.

Principaux soucis : le visa iranien et le billet open jaw pas trop chèr.

Merci

Antigone
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Train Istanbul-Téhéran
Bonjour, Quelqu'un aurait pris récemment le train Istambul Téheran? Si oui, quel en est le prix, la durée, les inconvénients ..? Merci
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Retour d'Iran, août 2014
Bonjour,

Un petit compte-rendu de trois semaines en Iran en août / septembre 2014.

* Vol : Paris => Téhéran avec Turkish Airlines via Istanbul, j'avais déjà mon visa obtenu à l'ambassade d'Iran à Paris sans aucuns problèmes avec un numéro d'autorisation obtenu avec Touran Zamin en 3 jours !

* Guides de voyage utilisés : Lonely Planet 2012 et Bradt 2014

* Itinéraire : J1 : Téhéran (arrivée 2h45 du matin) : Passage à l'immigration sans appel ou contrôle de l'hôtel, rien de particulier comme dans n'importe que autre pays. J2 : Téhéran J3 : Qom J4 : Kashan J5 : Kashan J6 : Ispahan J7 : Ispahan J8 : Ispahan J9 : Chiraz J10 : Chiraz J11 : Chiraz + Persepolis J12 : Téhéran J13 : Tabriz J14 : Tabriz J15 : Tabriz J16 : Téhéran J17 : Téhéran J18 : Téhéran J19 : Téhéran => Paris (Départ 7h20)

1/ Téhéran Hôtel : Kayyam Hotel sur Amir Kabir St, près du Firouzeh Hôtel et de la place Emam Khomeini (http://www.hotelkhayyam.com/) Chambre avec deux à trois lits à 600 000 RI / nuit. L'hôtel est correct mais il peut faire très chaud selon les chambres, la clim n'a pas la même puissance et est parfois coupée pendant la nuit et la journée... Il y a un perroquet dans le hall qui parle quelques mots de Farsi. Le personnel est vraiment sympa et aidant pour les démarches. Le transfert pour l'aéroport est à 600 000 RI (on paye l'aller - retour d'un employé de l'hôtel).

Visites : Azadi Tower ; Musée du Tapis (150 000 RI) ; Musée National (150 000 RI) ; Musée du Verre et de la Céramique (150 000 ou 100 000 RI me souvient plus) ; Ancienne ambassade américaine ; Bazar ; Palais du Golestan (500 000 RI pour l'ensemble des 7 sites ou achat des tickets possible de chaque site à choisir à l'entrée) ; Jameh Bazar le vendredi matin dans un parking près de Istanbul Cross (référence dans le guide Lonely Planet).

Change : Près d'Istanbul Cross et de Ferdowsi Square, taux à environ 41 000 RI

2/ Qom Transport : Bus pour Qom 50 000 RI de mémoire, peut être plus depuis Terminal Jonub.

Hôtel : Pas de souvenir du nom, c'était notre seule très mauvaise expérience du voyage. Nous avons essayé 7 hôtels qui étaient tous pleins (Negin Hotel, Etminan Hotel...). Au bout d'un moment, un homme nous voyant avec les sacs, nous a proposé de nous indiquer des hôtels qui auraient des chambres de libres. Le premier hôtel, l'employé ne parlait pas anglais et nous a demandé 6 millions de Rials pour une chambre de 20 m2 avec 4 lits simples, nous avons refusé et nous avons eu du mal à partir de cet hôtel, ils essayaient de nous retenir à tout prix. Au second hôtel nous avons eu une chambre avec 3 lits simples, une cuisine aménagée pour 2,3 millions de Rial pour une nuit. N'ayant pas d'autres alternatives et usé d'avoir fait 8 hôtels, nous avons accepté et c'est là où l'iranien rencontré dans la rue qui nous a indiqué les deux hôtels a demandé à être payé 1 million de RI pour ça. Nous avons refusé et avons tenté de négocier à la baisse cette commission, ils ont donc appelés d'autres iraniens qui ne parlaient pas anglais. Ils ont appelé un homme au téléphone qui parlait anglais, qui nous a dit que nous devions le payer parce qu'ils nous avait indiqué des hôtels, que tous les hôtels étaient pleins et chers. Même en tentant de partir, ils se sont montré un peu menaçant dans le regard et la posture on va dire. C'était notre 3ème jour en Iran, cela me paraissait compliqué de réclamer notre argent déjà versé pour l'hôtel et tenter d'appeler la police... On a donc payé 2,3 millions de rials pour la chambre + 1 million de rials pour la commission. C'est notre seule expérience négative avec des iraniens pendant le voyage.

Visites : Tombeau de Fatemeh - Hazrat Masumeh

3/ Kashan Transport : Bus pour Kashan 70 000 RI de mémoire, depuis le rond-point Haftdad.

Hôtel : Sayyeh Hôtel tout près de l'entrée du bazar, bonne adresse et bonne situation, le personnel est vraiment accommodant dans les démarches (résa d'hôtel, informations...). 475 000 RI pour une chambre avec deux lits simples et petit déj, propreté et état de la chambre correcte.

Visites : Bazaar avec notamment le magnifique caravanserai Khan Amin al-Dowleh Timche que l'on peut admirer pendant des heures. Selon moi, le plus beau caravanserai vu pendant le voyage. Masjed Agha Bozorg ; Madraseh Mir Ahmad ; Maison traditionnelles : Khan-e Abbasian ; Khan-e Ameriha ; Khan-e Tabatabei (100 000 RI par maison). Nous avons eu plusieurs propositions pour aller visiter le village d'Abyaneh, nous ne l'avons pas fait faute de temps, mais si c'était à refaire je pense que ça vaut vraiment le coup.

4/ Ispahan Transport : Bus pour Ispahan pas de souvenir du prix depuis le terminal principal de Kashan.

Hôtel : Amir Kabir Hôtel sur Chahar Bagh Avenue près du stade : 600 000 par nuit pour une chambre avec deux lits simples (chambre OK, mais douches et toilettes en commun pas d'une propreté super). Le meilleur hôtel du voyage pour rencontrer d'autres voyageurs ou des iraniens de passage. Le personnel est très très aimable et accommodant pour les résas de bus, d'hôtel. Possibilité de faire laver son linge à 40 000 ou 50 000 RI par kg.

Visites : Place Naghsh-e Jahan Mosquée du vendredi Mosquée du Shah Palais Ali Qapu Bazar Park Sahid Rajaj Park Pont Pol-e Si-o-Seh (rivière asséchée en été) Pour les prix des sites payants ça va de 50 000 RI à 150 000 RI de mémoire.

Change sur Sepah Street à un taux de 41300 RI.

5/ Chiraz Transport : Bus pour Chiraz de nuit à 275 000 RI, depuis Kaveh Terminal vers 23h.

Hôtel : Anvari Hôtel sur Anvari Street, 700 000 RI par nuit pour une chambre double, peut être la chambre la plus propre et la plus pratique du voyage. Ils organisent des tours vers Persepolis et les tombes Rostam et Rajab pour 1 million de rial pour un chauffeur A/R. Mais aussi pour Pasargade et Bavanat mais je ne me souviens plus du prix.

Visites : Arg-e Karim Khan (150 000 RI) Masjed-e Vakil (50 000 RI) Masjed-e Nasir al Molk (50 000 RI) Tombe d'Hafez (100 000 RI) Jahan Nam Park (100 000 RI) Bagh-e Eram (150 000 RI)

Change : sur Zand boulevard après la citadelle près de la passerelle avec un taux à 41200 RI.

6/ Persepolis Tarif : 150 000 RI pour Persépolis et 100 000 RI pour les tombes Naqsh-e Rostam

7/ Tabriz Transport : Bus pour Tabriz depuis Téhéran Azadi Terminal près de la tour Azadi, Métro Meydan-e Azadi à 275 000 RI vers 22h.

Hôtel : Sapid Hôtel sur Imam Khomeini street à 400 000 par nuit pour une chambre avec 3 lits simples + 40 000 RI par douche, chambre passable avec aucune isolation sur la rue et le couloir. La propreté de la douche et des toilettes communes laissent à désirer, une forte odeur d'urine est constante ! Les employés parlent difficilement l'anglais.

Visites : Bazar Mosquée bleue (100 000 RI) Arg-e Tabriz Park Golestan

Le sentiment global sur le pays est un accueil et un sentiment de sécurité total même à 23h le soir à Téhéran dans les rues du sud Téhéran. Selon moi, l'hospitalité et l'accueil des iraniens est du même niveau que celui des libanais (ex : se faire offrir des glaces et du thé par des inconnus au terminal de bus, des "welcome to Iran" tous les jours, des iraniens qui vous arrêtent pour vous demander votre avis sur l'Iran, vous proposer leur numéro de portable en cas de problème ou de l'aide lorsque l'on regarde le plan ou que l'on semble chercher quelque chose. Aucun contrôle de passeport ou autre par un policier ou un membre de l'armée, ils sont plutôt à vous souhaiter la bienvenue en Iran. Nous avons rencontré un portugais qui portait un short et à qui la police ne lui avait rien dit à Téhéran...

* Les conseils aux voyageurs que je pourrais donner : - Apprendre les mots, phrases de base et les chiffres en Farsi, cela peut être bien aidant surtout pour les chiffres dans les stations de bus ou pour négocier les prix au bazar ; - Avoir un guide de conversation Farsi - Anglais, permet de montrer en Farsi ce que l'on cherche ou l'on a besoin ; - Faire réserver l'hôtel de la prochaine ville par l'hôtel dans lequel vous êtes car les numéros de téléphone dans le guide de voyage ne sont plus à jour (indicatifs changent constamment), demander à se faire écrire l'adresse en Farsi sur un papier pour le taxi au cas où - Manger un dizzi au restaurant (sorte de ragout de mouton à écraser avec un pilon) - Aller au Mausolée Shah Cheragh à Chiraz à l'heure de la prière du soir (vers 20h) pour une ambiance unique, le fait de ne pas pouvoir prendre de photo permet de profiter intensément du moment !

Khoda Hâfez

Bastien
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Une semaine en Iran: avion, visa...
bonjour à tous, concernant le visa, à partir de quand puis-je le demander? car sûr des mes dates, je souhaite le demander dès maintenant... est ce possible ou trop tôt? sinon à partir de quand au plus tôt?? ENSUITE pour iranair, les pris xont t'ils différents selon les périodes, (ex plus cher pendant les vacances de Pâques) sinon quand puis-je acheter mes billets au plus tôt?? dès maintenant c'est possible?? enfin, les guides précisent qu'il est difficile de trouver des cartes postales, qui confirme ou infirme?? Sinon je souhaite me rendre principalement à téhéran et ispahan, donc quelqu'un peut m'orienter sur des magasins, kiosques ou librairie pour en trouver plus facilement? Y a t'il des cartes postales à l'aéroport? le nouvel aéroport de téhéran fonctionne t'il? si oui les deux départs de mardi et vendredi proposait par iranair nous débarquent à l'ancien (plus près du centre ville) ou au nouveau (plus loin du centre ville)? merci d'avance à tous bien amicalement
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Itinéraire de trente-cinq jours en Iran: votre avis?
Bonjour à tous,

J'ai enfin déterminé quelles villes en Iran je veux visiter, en septembre ou octobre. Mon itinéraire est un peu long, idéalement il faudrait qu'il soit de moins d'un mois. J'ai besoin de votre avis pour l'amiliorer.

Je suis fascinée par le Kurdistan donc je veux y aller. Je pense que Meched est à voir, si on veut comprendre la culture iranienne, par contre une fois Téhéran faite, Meched se retrouve loin de tout😕

Dans chaque ville, j'ai besoin de deux choses: 1- un hôtel qui accepte les femmes voyageant seules 2- un cybercafé (histoire de donner des nouvelles à mes amis et ma famille tous les jours)

Si vous savez s'il y a des postes de contrôle sur mon trajet, cela m'aiderait aussi beaucoup.

Jours 1 à 5: Téhéran; j'ai plusieurs amis (es) à Téhéran, et passer mes premiers jours là-bas va m'aider à m'intégrer. Jours 6 à 8: Meched. Jours 9-10-11: Tabas. Bon en quittant Meched y a pas grand-chose, et il y a un grand désert. Alors je souhaite couper par Tabas, qui ne semble pas trop mal comme ville. Jours 12 à 15: Ispahan Jours 16-17-18-19: Shiraz et Persepolis. J'adore la poésie iranienne, la musique, donc arrêt obligé. Jours 20-21: je veux aller à Kermanshah, mais ça me semble un peu loin, donc arrêt à Ahwaz ? Jours 22 à 27: Kermanshah ! enfin ! Jours 28 à 31: Tabriz Jours 32 à 35: Téhéran
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Compte rendu d'un voyage en Iran, octobre 2009
Voyage sans tension particulière, meme si on a l’impression que pas mal d’iraniens ont le coup des elections un peu en travers de la gorge. Quelques chiffres, tarifs de transports, hotels, principalement, si cela peut aider certains a preparer leur voyage :   Visa de deux semaines obtenu a l’aeroport Imam Khomeyni sans aucune difficulté, comme d’habitude, en 20mn, 50 euros, pas de photos, pas d’empreintes digitales a déposer. On peut changer de l’argent a l’aeroport 24/24   Imam Khomeyni airport- meshed hotel a Tehran taxi « dar bast » (privatif)= 180 000 RI Meshed hotel= 100 000RI la chambre deux lits Tehran-Qazvin en savari « na dar bast » (taxi collectif 4 passagers)=60 000 RI Qazvin hotel iran single avec douche, tv, frigo=180 000 RI. Propre Qazvin-Zanjan savari (toujours « na dar bast » par la suite, sauf si précisé)=50 000 RI Zanjan mosaferkhune single 100 000 RI. Sale Zanjan-Miyaneh= 40 000 RI, route superbe. La route jusqu'à Bostan Abad ressemble a l’Afghanistan, tel que je me l’imagine en tout cas puisque je ne connais pas ce pays Ardabil hotel sabalan tres cher, 420 000 RI la double et 310 000 RI la single, standard international apparement, donc pour moi ca a été hotel jahan a quelques centaines de metres du sabalan, trottoir d’en face juste avant le rond point, 70 000 la chambre, propre mais pas de douche Ardabil-Meshgin Shahr, savari 25 000 RI Meshgin Shahr-Ahar savari 20 000 RI Ahar- Tabriz savari 25000 RI route superbe, roches rouges voir site photos d'Ali Shokri, photographe Tabrizi (http://www.alishokri.com/index.php?x=about) Tabriz golshan hotel chambre avec douche 140000 RI, assez net Tabriz-Marand savari 15000 RI. Visiblement difficile de faire Marand-Maku direct (mostaghim), il faut passer par Khoy Taxi « dar bast » de Maku a Qareh Kelisa 50 000 RI de l’heure. Il faut compter une heure aller, une heure retour, et au moins une heure sur place Maku hotel tourist inn, 230 000 RI mais hotel d’etat, tres net, frigo tv douche, finalement un bon rapport qualité prix Jolfa-Tabriz savari 30 000 RI Tabriz –Kandovan pas de savari, des bus paraît il…taxi « dar bast » entre 150 000 et 200 000 RI aller retour, attente comprise Restaurant de l’hotel El Goli a Tabriz tres bonne vue 360 sur Tabriz, restaurant pivotant, mais cher (et pas d’esturgeon !) Bus Bostan Abad-Zanjan 40000 R.I . Lent, arrets frequents. Decidement la meilleure solution pour voyager en iran est le savari, plus rapide, plus fluide, sans horaire De Zanjan a Tabriz, au km 60 la route est tres belle (c’est en fait l’autoroute, la « vieille route etant parralele, et apparement encore plus belle), mais a partir du km 100 jusqu’au km 120 environ, la route est tout simplement sublime, lunaire, des couleurs a couper le souffle Qazvin-Rasht= savari 50 000 RI Rasht-Fuman savari 30000 RI Fuman-Masouleh dar bast= 40000 RI, etonnament peu cher pour un dar bast de 35km Hotel Masuleh tout en bas du village=200000 RI frigo tv douche Minibus masouleh-fuman= 5000 RI. Lent. Rasht-Tehran savari 100000 RI a l’arriere, 150000 RI devant, 4h, par qazvin. La route qui passe le long de la caspienne par Ramsar, Chalus dure 6h Tehran hotel meshad dortoir 50000 RI Un lift motorisé a Tehran=entre 15000 et 30000 maxi, selon distance. Frayeur garantie (on s’est trompé de route ? remontons la 4 voies a contre sens !) Prix en vrac: Tehran khayyam traditionel resto, le dizi est a 45000 RI. Cadre sublime et qalyan pas mal Carte memoire d’appareil photo 4 giga= environ 12 euros Hamburger 10000 RI ; tablette chocolat europeen 7000 RI ; jus de carotte, melon, banane 3000 RI ; qalyan+ thé entre 10000 RI et 15000 RI (sauf a masouleh ou c’est du vol) ; brochette mouton+riz 30000-45000 RI ; glace 3000 RI : koresht 30000 RI Quelques photos prises lors de ce voyage (octobre 2009) sont visibles a l’adresse suivante : http://picasaweb.google.com/home Pour plus d’infos n’hesitez pas a me contacter L’Iran est tres loin de tous les clichés, c’est un pays sublime et les iraniens le sont encore plus. La sécurité y est quasi totale pour un touriste. Yoann
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Improvisation Nomade (10) Iran et fin
Le grand Iwan Frontière iranienne.

Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.

Route de Kermân

L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…

Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?

Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.

Dans la rue

La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…

Le bazar de Kermân

Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…

Voyage organisé Flicasseries.

Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi

Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…

Chiraz

La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.

Persépolis.

Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.

Mélancolie Pasdaranes

Route d’Ispahan.

Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.

Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…

Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.

Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !

Téhéran.

À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
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Iran: visa à l'arrivée obtenu et prolongé à Shiraz sans problème
Bonjour,

Pour information, une mise à jour sur un sujet classique si ça peut rassurer et aider d'autres voyageurs :

Détenteur d'un passeport français, je suis arrivé il y a trois jours en Iran à l'aéroport de Shiraz sur Air Arabia via Sharjah (Émirats).

À la correspondance, Air Arabia m'a demandé mon visa iranien ; j'ai répondu que j'y avais droit à l'arrivée et ils m'ont embarqué sans problème.

À l'aéroport de Shiraz, avant l'immigration, il y a un guichet "Visas" où on m'a donné deux formulaires à remplir (motif du voyage Tourisme), 50 euros à payer au guichet d'à côté, et on m'a donné un visa de 15 jours. À l'immigration, la police a pris mes empreintes digitales. C'est tout.

J'avais imprimé un email de réservation d'hôtel mais on ne me l'a pas demandé. J'avais même acheté un vol retour pas cher pour Dubaï mais on ne me l'a pas demandé, pas plus que le no MFA ou autre.

Le lendemain, au poste de police de Shiraz (Modarres Bld, près de Valiasr Square), j'ai prolongé mon visa de 15 jours supplémentaires soit 30 au total : 2 formulaires à remplir, photocopie du passeport et du visa, 2 photos d'identité, 200 000 rials (13 euros) à payer à une banque Melli en ville, en échange d'un reçu, et 4000 rials de frais de dossier.

Ceci malgré que : - l'ambassade d'Iran à Damas en Syrie m'a dit que c'était compliqué et qu'il valait mieux obtenir le no MFA via Internet d'abord, - l'ambassade d'Iran à Amman en Jordanie m'a dit que la France ne faisait plus partie des pays ayant droit au visa à l'arrivée et qu'il fallait passer par une agence.

Est-ce pour enrichir les agences ? pour éviter que trop de monde profite du VOA ? En tout cas, si vous voulez arriver en Iran par avion, c'est, encore aujourd'hui, de loin la solution la plus simple et vous ne perdrez pas votre temps et votre argent (cf tous les messages sur le même sujet).

Bons voyages ! Joël
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Visa iranien obtenu en une heure en Turquie
bonjour

tuyau pour tous ceux qui vont galerer a faire des visas iraniens en Turquie.

Surtout n´allez pas chez İranianvisa.com ce sont des filous. Nous avons paye 140 euros a deux pour rien, a l´heure qu´il est nous n´avons toujours aucun numero d´autorisation et perdu notre argent.

Alors ce matim A Trabzon ville au nord est de la Turquie nous allons dans un petit consulat iranien perdu que personne ne connait et en une heure oui en une heure nous obtenons un visa de 30 jours pour 2 valable 90 jours pour 60 euros chacun.

un monsieur tres gentil nous accueille et nous donne nos passeport en nous souhaitant un tres bon voyage ...incroyable...

Alors tentez le coup mais soyez courtois et patient au cas ou, cela ne marchera peut etre pas a tous les coup.

reste maintenant a visiter le pays et a surveiller l´actualite de pres...

jp
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Visa Iran / N° MFA: Iranianvisa.com, agence à éviter absolument!
Bonjour à tous !

Je viens ici apporter ma conclusion à tous les précédents messages (auxquels j'ai participé) sur la discussion récente lancée par des Français vivant en Allemagne "Iran: autorisation pour un visa iranien, attention à iranianvisa». Et désolée si c'est si long, mais c'est un vrai feuilleton, et je veux être précise dans mes dates/exposé des faits etc.

En effet, après 4 semaines d'échanges de plus en plus houleux avec Iranianvisa.com et 2 paiements en leur faveur, ma conclusion est définitive : cette agence est à éviter absolument si vous voulez un visa (en fait N° de MFA, fourni gratuitement à ma connaissance par le MFA/Ministère des Aff étrangères iranien, à présenter avec la demande de visa au consulat pour délivrance finale du visa papier sur le passeport), car, dès lors qu'il y aura grippage/problème, cette agence -- y compris son propriétaire Mr Hamid Reza Tavassoli avec qui j'ai été à plusieurs reprises en relations directes par mail -- fera porter sur vous toutes les accusations du monde... et ne rendra pas le service payé, tout en gardant in fine l'argent viré.

Je détiens tous les éléments bancaires établissant mon virement du 10 fev au compte indiqué par Iranianvisa.com de M. Tavassoli (proprio de Iranianvisa.com) / Banque Santander en Grande-Bretagne (avec débit le même jour sur mon compte bancaire, plus 34 euros de frais bancaires), virement qui a été re-crédité sur mon compte le 21 fev (hors frais bancaires bien entendu d'où perte nette de 34 euros). Pendant toute cette période et au-delà, j'ai été diversement accusée par Iranianvisa.com (et notamment par leur employée Sarah) de ne pas avoir en fait payé, ou de m'être trompée de compte, ou d'avoir mentionné le mot "Iran", ou d'avoir une banque incompétente (elle a simplement été lente), etc., le tout accompagné de phrases sibyllines ou menaçantes du style "Nous devrons informer le MFA de cette situation".

Le tout malgré mes multiples dénégations, preuves à l'appui (ref. exacte de mon virement, BIC/SWIFT de ma banque, copie scannée de la "Confirmation d'exécution de virement" établie par ma banque le 16 fev, etc...). A devenir fou/folle...

Au même moment, le couple de Français en Allemagne expérimentait la même chose ou à peu près. Il y avait donc clairement un problème avec leur compte/banque en G-B (embargo ou autre, peu importe !), reconnu par eux-mêmes (plusieurs messages de leur part y font clairement ref), tout en niant totalement leur responsabilité pourtant directe puisqu'ils indiquent qu'effectivement certains virements effectués au débit de comptes bancaires hors de la G-B font l'objet de rejet/retour. Ils nous fournissent donc un compte bancaire dont ils savent pertinemment qu'il a déjà posé problèmes. Ils ont même écrit sur le forum, le 18 fev, étant noté que je n'avais pas mentionné le mot Iran pour mon virement, mais le n° d'enregistrement qu'ils nous délivrent : " Apparently, the banking sanctions against Iran and mentioning of "Iran" in some of the bank transfers to us has caused this situation. We are working to provide alternative payment methods to those not living in the UK, although moneybookers.com and bank transfer to Turkey have been already offered to all the clients. We have been in the market for many years with lots of positive feedback. We keep continuing our support to those wishing to travel to Iran."

Après qq mails plus conciliants échangés directement avec M. Tavassoli, et voulant mon visa (TOUT mon planning de voyage est entre temps bloqué...), me suis résolue à faire un 2ème virement en leur faveur, et sur leur demande via Moneybookers (encore des tas de formalités, un temps fou passé, et 2 coups de fil en GB pour réactiver mon compte), de 35 euros (plus qq 2 euros de frais pour Moneybookers), et ce le 23 fev (mon compte a été débité le 28 fev). J'ai immédiatement transféré à Iranianvisa.com la "notification d'envoi d'argent avec succès" reçue de Moneybookers, leur demandant de maintenant terminer les formalités de mon n° MFA le plus rapidement possible. Je m'attendais à recevoir en retour des félicitations/remerciements (!!), et information que j'aurai mon n° MFA sous x jours.

Eh bien, pas du tout !

J'ai été accusée, par mail en retour du 23 fev, de ne pas leur avoir payé 3 euros de frais, et, le MFA devant fermer dans (ou pour ?) 10 jours, d'avoir à payer immédiatement les 3 euros en cause (ayant payé qq 2 euros de frais de Moneybookers, je pensais que cela suffisait en l'état de mon affaire et frais déjà encourus !!), en sus d'avoir à payer immédiatement "le supplément pour visa urgent"! A devenir fou/folle...

Etant juriste de formation, et pratiquant l'anglais juridique, j'ai envoyé un mail assez comminatoire à M. Hamid Reza Tavassoli, lui demandant de prendre immédiatement ses responsabilités / de me fournir mon n° MFA etc., et l'informant des mesures que je serai contrainte de prendre à défaut d'exécution rapide de sa part (information sur les sites de voyageurs yc anglophones, information/plainte au consulat d'Iran à Paris, information à l'ambassade de France à Téhéran). Je m'attendais à recevoir qq mots d'excuses pour le traitement si peu commercial/professionnel de mon dossier, etc.

Eh bien, pas du tout !

Car, en retour, j'ai reçu un long mail de M. Tavassoli reprenant en boucle toutes les accusations précédentes (c'est la faute de ma banque, c'est de ma faute à moi, etc etc...). En tout état de cause, et c'est à ce stade le seul point à retenir : il n'indique pas qu'il a donné les instructions utiles pour la fourniture rapide de mon n° MFA ou qu'il me fera retourner mes 35 euros, et n'ai plus aucune nouvelle de leur part.

Perte nette à ce jour (en sus du temps passé, ...) : 34 euros (frais 1er virement) + 36 euros (2ème virement yc frais), soit 70 euros.

Consulat d'Iran à Paris : m'y suis rendue, avec un courrier circonstancié + documents justificatifs à l'attention du Consul. Ai été reçue fort aimablement. Ai expliqué mon dossier (qui sera étudié en détail m'a-t-on dit, même si le gouvernement iranien n'est pas directement concerné (ça me semble discutable !). Il m'a été dit en tout cas : que Iranianvisa.com n'est PAS une agence iranienne, qu'elle agit de l'étranger (probablement G-B je pense - les demandes sont faites via un ordi sur le site du MFA !!). Et qu'il faut en fait demander nos n° MFA -- qui sont fournis gratuitement, on a donc la confirmation -- directement sur le site : http://evisa.mfa.gov.ir:7780/mfa/ . A défaut de n° MFA, il faut déposer/faire directement au consulat un dossier (passeport, empreintes, formulaires, photos, 50 euros en chèque, copie résa d'hôtel et billet d'avion).

A nouveau, conclusion sur Iranianvisa.com : à éviter !

Cordialement,

Claire
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Retour d'Iran: 15 jours mi-octobre 2014
Nous venons de passer 15 jours en Iran mi-octobre et nous vous conseillons d'y aller, non ce n'est pas dangereux, oui, vous serez bien accueillis; c'est le seul pays visité où on nous a offert, une fois un pain, une autre fois un gâteau... où une famille nous a emmenés en voiture faire une visite, où qq est tjs prêt à vous aider!. Bien que nous soyons âgés, les jeunes ont cherché à discuter avec nous, ils nous ont donné leur e-mail; la cuisine est bonne; il faut juste, pour les femmes, mettre un foulard (on peut voir les cheveux devant), un pantalon et une chemise ou tunique aux manches 3/4 et pas trop décolletée devant, qui peut couvrir les fesses; les iraniennes sont souvent maquillées; il y en a encore bcp en tchador noir.C'est un pays très sec, prévoyez une crème hydratante et un baume pour les lèvres. Comme ailleurs, il faut négocier avec les chauffeurs de taxi. La circulation est terrible et dangereuse pour les piétons, aussi. attention aux prix en tomans et rials (=10 fois le toman); peu de français, groupes d'italiens et allemands. taux de change pour un euro entre 40 600 et 41 300 ce dernier à l'aéroport, 1° étage, niveau départ. guides écrits ; lonely planet 2012 et olyzane; site wikipedia pour persépolis

Nous sommes partis en couple avec Turkish Airlines, vol paris-Téhéran à 16h avec escale à Istanbul, visa à l'arrivée pour 15 jours (voir autre post); taxi pour l'autre aéroport (550 000rials)et vol intérieur pour Shiraz (réservé à l'avance chez key2persia avec virement sur un compte allemand!! de 100e pour 2). Nous avons visité Shiraz, Yazd, Esfahan, kashan et Téhéran (3 nuits chaque fois sauf à Kashan 2 nuits). Nous avions réservé les logements (avec petit déjeuner) par email 2 mois avant (sans rien payer à l'avance);et confirmés par email puis tél. en Iran ! ils ont été respectés sauf au Kohan (yazd) où nous avons du discuter (avec succès); (beaucoup ne répondent pas aux e-mails). Les prix notés pour les visites sont pour une personne Toutes ces villes sont différentes et intéressantes (les mosquées sont si belles!!), on traverse de longs paysages secs de montagnes et des déserts, où il n'y a absolument rien et on arrive dans ces villes (oasis) où on oublie les montagnes;( pas de logement individuel et des constructions très laides dans les villes intermédiaires ou à l'ext des villes).

A shiraz, jour 1- taxi aéroport hôtel: 150 000 rials: nous arrivons à 9h locales (1h1/2 décalage horaire) à l'Eram Hotel 60doll dans le bâtiment à l'arrière (calme); belle chambre, à proximité des sites; belle mosquée vakil (50 000), joli hammam voisin (100 000), traversée du bazar jusqu'au caravansérail seray-e-Moshir achat des tickets de bus pour Yazd chez pars Tourist agency pas crédibles, profitent de tout , à éviter!(450 000rials pour deux, environ 10 euros+ supplément de 140 000 dans le bus!). réservation d'un tour à persépolis avec Morteza (lire lonely planet)(morteza282001@yahoo.com) chauffeur sympathique et compétent, connaissant tout l'iran, (et bonne voiture) donnant des tuyaux et parlant anglais, à recommander!! jour 2: avenue Karim khane zand jusqu'au musée pars( non visité, ext en travaux), puis descendons sur la rue Ali khan zand parallèle. portail et jolie entrée de la Madresseh-ye khân, jolie mosquée Nasir al Mok (150 000 rials), puis Naranjestan Qavam (150 000), très belle maison (et artiste de très belles miniatures à acheter ici); déjeuner au restaurant Seray-e Mehr (380 000 2 plats et boisson), mausolée du shah le soir (mauvais accueil féminin). jour 3: taxi Morteza : 1 000 000 rials plus entrée persépolis ;(entrée : 150 000 rials) (trip de 5h); très chaud; prévoir sac plastique transparent pour eau, crème solaire; déposit. déjeuner au très bon Sharzeh Traditional Restaurant, cher, bondé, célèbre ici, près du bazar vakil, prenez un baghela mahicheh (jarret d'agneau) (avec kebab +dough et une salade (bar) cela fait 970 000rials soit 25e pour deux p.) apm : mausolée Hafez (bof), citadelle karim khan (moyen mais artisans intéressants); grosse glace chez Madhi Faludeh (20 000 l'une).

yazd, jour 1 taxi par l'hotel (70 000), bus de 7h1/2 (6h1/2 trajet dt 10mn pause pipi), achat tickets pour Ispahan (140 000/p) puis taxi (100 000)pour kohan hotel (33 doll), réservation difficilement respectée (veulent nous envoyer au kohan2), aide de Morteza. chambre tranquille, qui était en fait libre, dans cour arrière, (groupe), moustique. labyrinthe de rues, place Amir Chakhmaq , boîte patisserie chez Haj Khalifeh Ali Rabhar (88 000) (très bon, autre boîte plus grande bonne!)); dîner au Silk road restaurant.très bon (5euros/p); réservons une excursion à l'agence du silk, dans le resto, pour visiter Chak Chak, Meybod et Khanarak le surlendemain; 1 400 000rials pour nous deux soit 35e plus les entrées. jour 2 : guêpes au petit déjeuner;Masjed-e Djomeh ( belle et gratuite) :badgirs/réservoir, maison Lari (moyen), musée de l'eau; très beau spectacle( groupes, foule) zurkaneh (50 000r/p)à 18h (autre séance à 20h), dîner au buffet de l'Orient Hotel (6e/p, complet, moins bon que le silk jour 3 : trip réservé, il fait 34° dans le désert; intéressant avec Hossein (guide-chauffeur, parle très bien anglais), dîner au silk road (320 000 pour nous deux).

Esfahan : jour 1 :taxi 100 000, achats tickets bus pour Kashan (140 000 pour 2) 5h de trajet ; Iran hotel (37 doll) très bon accueil avec infos mais lit dur et douche fixe; très beau Palais Chehel Sotun (150000rials), temps frais matin et soir; place Imam et Mosquée lotfollah (100 000rial), "allée des artisans", dîner sur banquette au beau Traditional Banquet Hall Restaurant: meatballs d'Ispahan (145 000), du Mirza Gazemi 130 000 (aubergines cuite au four mixés avec un peu de tomate et normalement des oeufs brouillés)et du Khorest Mast parfumé à l'orange 115 000(sorte d'entremets acec un tout petit peu de poulet), et du pain dans un sachet plastique; c'était cher mais bon (18% de taxes en plus!) jour2 :change Hafez st, puis shekar junction, hafez st...joli Imamzâdeh Ismâil (belles mosaîques anciennes, tb mosquée du vendredi, bazar, Imamzadeh Darb-e-emâm, caravansérail, mosquée hakim, beau bâtiment Qadjar Malek-Timchech; bonjour à Fernandel, riz au lait Fereni, hafez st (2500/p), mosquée Imam (100 000) en travaux!, artisans miniatures, hôtel Abbasi, ext et entrée madresseh Abassi (ouv.le vendredi), ext palais Hasht-Behesht, soir : pont si-o-seh pol et à 7h (après : queue couloir) restaurant Shahrzad, beau mais industriel, cher jour 3: promenade chemin piétonnier jusqu'au pont Khâdju, autre rive... quartier arménien et cathédrale St-Sauveur (nbses fresques grossières, mais belle coupole), plus loin, un très bon kebab /coca pour 125 000/p.

kashan :jour 1 taxi 90 000 trajet bus 2h1/2; tickets téhéran 220 000 pour 2, taxi 80 000...Ehsan gh (65 doll); belle Abbasi House (100 000), Tabatabei (accueil horrible 100 000) : là on aurait pu prendre le billet groupé : abbasi plus tabatabei plus hammam!, dîner à commander tôt à Ehsan très bon et peu cher! (peu de choix) jour 2 : bazar ( beau caravansérail), achat macarons kashan 80 000 les 18!; carte de bus prêtée à l'accueil rechargée de 10 000 (4 trajets) pour le beau jardin Bar-e Fin (beau pavillon), retour et visite hammam (moins bien que celui de shiraz 100 000), mosquée Bozorg, dîner à Ehsan commandé à 6h45 :bon done chicken (100 000), des épinards cramés(70 000) et des aubergines (70 000).

Téhéran : jour 1 :taxi 80 000, bus, métro...taleghani (5000 le ticket!), Atlas hôtel 76 doll (belle chambre mais étouffant!), métro...saadi pour Musée des joyaux royaux (150 000 par p.) et Musée des verres et céramiques (bof, dates fausses); soir : resto dizi fermé à 6h30, dîner au resto du forum des artistes animé le soir (expo dessins); prenez la formule complète "lotus combo" à 280 000 bon, mais un peu cher jour 2: attention le Saadabad est fermé le lundi ! métro... Imam Hossein, pour le Golestan Palace(entrée 150 000 plus 50 000 par pavillon ) très beaux ext.; déjeuner Moslem Restaurant qui se trouve à Meydan square, à l'entrée du bazar, c'est écrit en farsi, il y a une queue, mais c'est rapide : demandez le n°2 ("neck lamb", agneau); attente devant table;finalement c'est assez cher et moins bon que le Sharzeh de Shiraz. foule énorme au bazar !! (inaccessible) jour 3: Saadabad palace (métro... terminus tajrish, puis taxi collectif (10 000/p) vert devant métro, qui vous laisse à la partie haute du site (navette int. 10 000/p si vous voulez) beau parc reposant, entrée 150 000 plus 50 000 le pavillon, faire maison blanche, verte, (style européen), musée Farshchian (miniatures).Le Golestan est mieux. retour et visite du quartier;Téhéran est une ville très bruyante! dîner au forum des artistes (lotus combo différent )

retour matinal à l'aéroport, ( trajet 600 000, on paie l'A-R)

avis personnels : les iraniens que l'on rencontre dans la rue sont très accueillants, mais très fiers de leur pays, nourriture, mosquée qui sont les plus beaux et les meilleurs du monde! ils ont tout inventé (ex :ce n'est pas Einstein qui a inventé la relativité, mais un iranien); ils transmettent des infos historiques fausses à leurs enfants (musées), sont les maîtres de la contrefaçon, de la copie (même dans les musées), peut-être est-ce pour cela qu'ils vous donnent parfois des directions fausses, même s'ils ne les connaissent pas! ils sont racistes vis à vis des afghans (même des enfants) et des noirs, ils sont perses, mais surtout pas arabes! ils sont habitués à tout contourner; ils ne se soucient pas de leur environnement (sacs plastique jonchant le bord des déserts), mais, au demeurant, ils restent un peuple très sympathique!
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Visa iranien et train Téhéran-Istanbul
Bonjour à tous, je projette d'aller en Iran été 2013 et je voulais savoir si la possibilité de faire faire le visa sur place arrivé à l'aéroport de Téhéran, à condition de posséder une résa d'hotel était toujours d'actualité. Durée de 15j avec possibilité d'extension dans une grande ville? Par ailleurs j'aimerais prendre la ligne de train Tehéran-Istanbul et m'arrêter à Van. Quelqu'un a-t-il des infos sur cette ligne, conditions et formalités de réservations? Spécialistes de l'Iran, merci beaucoup par avance pour votre aide!!!
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Visa tourisme pour l'Iran à l'ambassade d'Iran à Paris
Bonjour à tous !

Je me tourne vers vous car je suis un peu noyé dans toutes les informations sur internet (en plus du manque de précision du site de l'ambassade ...) concernant le visa tourisme iranien.

Voilà, je compte partir entre deux et trois semaines en Iran l'été prochain (mois d'aôut) avec une amie (qui n'est pas ma femme, même pas ma petite amie, je précise parce que j'ai quelques fois lu que ce détail avait son importance, vrai ?). Je pense que nous arriverons à Téhéran.

Je lis sur ce forum que vous êtes beaucoup à choisir le Visa on Arrival, mais n'est-ce pas un peu risqué ? Y a-t-il un risque de ne pas se voir délivrer un visa et d'avoir fait l'aller pour repartir illico ? Du coup, je vous avoue que nous préférerions établir nos visas à l'ambassade de Paris. Et c'est là que nous nous perdons dans les informations :) Ce serait vraiment tiptop si quelqu'un pouvait expliquer de façon claire les principales informations quant à l'obtention d'un visa à l'ambassade d'Iran !

A la personne qui aura la patience de nous aider, voici les principales questions que nous nous posons : - Quel est ce fameux numéro d'autorisation du Ministère des Affaires Etrangères ? (Nous n'avons aucun contact en Iran, du coup si je comprends bien, nous devons "acheter" ce numéro à une agence basée en Iran ?) - Combien de temps pouvons-nous rester en Iran avec un visa tourisme ? (les informations divergent sur tous les sites, je retiens 15 jours pour le moment, est-ce toujours d'actualité ?) - Est-ce possible de prendre un rendez-vous à l'Ambassade pour qu'ils nous expliquent clairement la marche à suivre ? - Le visa se fait-il directement à l'Ambassade ou bien nous devons passer par un organisme tiers ? (je pose cette question car pour notre visa indien nous avons dû passer par là) - Pour partir au début du mois d'Août, quand devons-nous commencer les démarches ? (en somme, pendant combien de temps le visa est-il valide ?) - Enfin, est-il difficile d'obtenir ce visa ? (des personnes ont-ils eu des complications, de tous types ?)

Bon, ça fait pas mal de questions et des questions récurrentes sur les sites :) Mais nous serions vraiment content de se voir expliquer les choses !

Aussi, n'hésitez pas à me faire part des éléments essentiels dans la préparation d'un voyage en Iran ou répondre à des questions que je n'aurais pas posées mais qui ont leur importance !

Voilà, merci beaucoup à ceux qui peuvent nous aider !

Benoît
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Visa pour l'Iran
Est-il possible d'obtenir un visa pour l'Iran à l'aéroport de Téhéran ? Est-il possible de prolonger ce visa sur place ? Merci
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Retour d'Iran: renseignements, hôtels, etc...
de retour d'iran, voyage du 1er au 19 fevrier, voyage seul individuel: voyage Iran air: 480 euros budget: 600 euros.( carte bleue et travellers: a oublier) 1 euros = 13 700 rials environ trajet Teharan shiraz en avion par Iran air: 1 heures, 29 euros payé a paris (les avions sont souvent complets donc reservez a l'avance) shiraz Yadz : 100 dollars par l'agence persia en voiture individuelle avec arrête de 2 h30 a persepolis, plus N rostam, N radjab, passargade, depart 8h30 arrivée 18 h 30) Yadz Ispahan en bus : 5 heures, 30 a 40 000 rials Ispahan teheran en train: 6 heures, 70 000 euros, classe unique: premiere Teheran Chalus teheran en bus: 30 a 40 000, 5 heures chaque trajet

Hotels: prix en single ( pour double ajouter 50%)a noter que a chaque fois j'ai eu une chambre double en etant seul TEHERAN: Atlas hotel : 350 000 rials ( pense que je me suis fait avoir ai paye prix etranger car reserve depuis paris, le prix est je crois 280 000) Firouzeh hotel, 130 000 maix chambre a un lit minuscule avec wc exterieur) Arman Hotel: 250 000, simple mais bien, Manager sosie de jean benguigui) SHIRAZ Hotel sadra ou saadra, hotel neuf, tres bien, 170 000 YADZ sil road hotel, un classique un peu cher pour la chambre: 160 000 IISPAHAN : tourist hotel:197 000 tres bien CHALUS: golsar 165 000 ( commission taxi dans le prix) correct.

prix musées et persepolis: 4 a 5 000 rials en moyenne restaurant: 30 000 a 100 000 bus, ca coute rien taxi, marchander dur en moyenne 20 a 40 000 euros: trajet Khomeini airport teheran: 120 000 par taxi aeroport ( ai paye 160 000 au retour a 4 heure du matin par taxi autre que aeroport, demander a hotelier taxi aeroport car le prix est fixe ( information d'un iranien) duree une heure a 23 heures, aux heures de pointes, minimum 2 heures...eviter les iraniens qui ont une voiture et qui font le taxi quand vous allez dans un endroit peu connu, ils se plantent et le prix est souvent plus cher que les taxis, ai eu 2 mauvaises experiences)

conseil utile: faire copie de votre passeport et visa pour laisser a la reception de l(hotel quand ils exigent de garder votre passeport ( souvent c'est dans un casier a la portee de tous, et ai recupere une fois un passeport qui etait pas le mien....) ai toujours laissé une photocopie... A part cela c'est un pays fantastique, le seul danger est de traverser les rues et faiites attention au caniveau, 60 cm de profondeur parfois et large aussi, ils sont au même niveau de la chaussée et du trotoir... si vous avez des questions sur les hotels ou autre, n'hesitez pas a me les poser.
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Retour d'Iran: infos pratiques
Hello,

Je sors demain de 30 jours en Iran (6 decembre au 4 janvier). Quelques infos pratiques toutes fraiches. Je dis comme ca vient.

J'aurais passe exactement 30 jours en depensant 400 euros, soit 13 euros par jour mais on peut facilement descendre a 10 euros meme moins en dehors des villes les plus touristiques.

En etant seul, je n'ai pas trouve d'hotel a moins de 30 000 rials (3 euros) mais je n'ai jamais paye plus que 65 000 (a Esfahan). Je n'ai pas dormi en dortoir mais ca tourne autour de 30 000 rials.

Vous pouvez acheter le Lonely Planet version anglaise pour 5 euros dans les principales villes. On dirait le vrai mais c'est une photocopie. Au moins concernant Rasht, Jolfa le quartier armenien d'Esfahan et Orumiyeh, il y a des petites erreurs dans les cartes.

Ca commence a se savoir, il est impossible de retirer de l'argent en Iran avec sa carte et les travellers cheques ne marchent pas, mais il y a deux moyens de s'en procurer. La premiere facon est decrite dans le lonely planet (virement a une banque Melli, non teste). Une deuxieme facon pour un francais est de passer par l'ambassade de France a Teheran. Quelqu'un en France vous fait un virement sur un compte du tresor public qui correspond au compte de l'ambassade. 2-3 jours apres vous passez a l'ambassade pour retirer vos sous (donnes en rials uniquement).

Ayant voyage seul et quelques jours avec une francaise rencontree en cours de voyage, je peux dire les choses suivantes: Homme seul: pas de probleme femme seule: parfois emmerdee par des puceaux trentenaires (pas facile de faire l'amour en Iran...), mais rien de plus que des meks collants, en couple: syndrome casper le fantome pour la fille. On avait tendance a ne me parler qu'a moi.

Lorsqu'on vous dit que le bus de nuit arrive a 6-7h00 du matin sur des trajets relativement court (j'ai teste Kerman-Shiraz, Shiraz-Esfahan), il arrive en fait a 4-5h00 du matin.

Attention au Ta'arof, attitude qui consiste a refuser lorsque vous proposez quelque chose (y compris de l'argent). Je savais pas et suis parti 2 fois sans payer au debut (une patisserie et un taxi). Mais je voudrais bien savoir si le ta'arof s'applique quand vous achetez une voiture...

Pour ceux qui y vont en voiture, un litre de super coute 800 rials (8 centimes d'euros), donc vous faites votre plein pour 4 euros...

C'est tout ce qui me vient, hesitez pas a me poser des questions. J'ai beaucoup aime l'Iran et me suis pris plusieurs petites claques concernant mes a priori sur la vie quotidienne dans ce pays, la religion et l'hospitalite.
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Iran 2014: seule?
Bonjour, Je souhaite vivement aller en Iran l'année prochaine. Malheureusement, ni mon compagnon ni mes amis ne peuvent m'accompagner. Que me recommanderiez-vous : un guide ou une petite agence locale afin de ne pas être tout le temps seule (si oui laquelle ?), passer une annonce pour trouver des compagnons de voyage ? Enfin quel mois me recommanderiez-vous ?

Un grand merci par avance pour vos réponses...

karine.
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Retour de huit jours à Shiraz et Isfahan - budget et infos pratiques diverses
Bonjour,

Nous rentrons de 8 jours entre Shiraz et Isfahan, du 2 au 9 decembre 2012. Ce forum nous avait permis de prendre des infos avant de partir, mais nous avions difficilement evalue notre budget. Le Loney Planet parle en dollars ce qui ne reflete pas la realite... Voici donc quelques infos si ca peut aider les prochains partants. Ceci reflete notre propre experience et n'a pas vocation d'etre erige en exemple, bien entendu. Ce ne sont que des infos tres pratiques, nous vous laissons votre propre appreciation du pays, pour notre part nous avons adore et esperons y repartir tres bientot.

* TAUX DE CHANGE La semaine du 2/12 au 9/12 : 1 euro = 37600 IRR (change a Shiraz et Isfahan au meme taux) 1 dollar = 28 000 IRR

* BUDGET TOTAL 19 E/ jour / personne sur place (sans les billets ni le visa) - > transports locaux - bus VIP, taxis dar baste, petits restos, chambres doubles avec WC, visites Il est certain que ce montant peut etre baisse. Nous nous sommes fait plaisir sur les restos, avons pris des taxis prives, bus VIP etc. Il vaut mieux payer en IRR qu'en euros ou dollars, car les taux de change sont plus interessants dans les boutiques de change que dans les hotels ou autres.

* VISA A L'ARRIVEE Fait a l'aeroport de Shiraz. Nous avons attendu 1/2h, rempli une feuille d'infos et donne 50E chacun et nous avons eu notre visa sans aucun souci.

* TRANSPORTS Bus VIP entre Shiraz et Isfahan, 7h environ, impeccable : 165 000 IRR/ personne. Taxi du centre ville a la gare routiere a Shiraz = 40 000 IRR Taxi du centre ville a la gare routiere a Isfahan = 50 000 IRR Taxi du centre ville de Shiraz a l'aeroport = 80 000 IRR

* HOTELS - A Shiraz, nous sommes alles au Niayesh Boutique Hotel, negocie a 30 USD la chambre double/nuit. Impeccable, propre, chauffage quand le gaz veut bien marcher mais plein de couvertures si on a froid. P'tit dej compris. La cour centrale a beaucoup de charme. Personnel tres sympa. Ce que nous avons mange au resto etait tres bon. Nous le recommandons.

- A Isfahan, nous sommes alles au Totia Hotel. Un peu plus excentre d' Imam Square que les autres hotels (10 mn a pied). Sans aucun charme mais impeccable, tres propre, chauffage qui marche tres (trop) bien. Chambre double a 500 000 IRR avec SDB privee. P'tit dej compris.

* TOUR Le seul tour que nous ayons pris est pour aller a Persepolis. 30 USD pour chauffeur + guide + entrees a Persepolis et Necropolis avec Pars Tours. Tres bien.

En esperant que ces quelques infos pourront vous aider,

Bon voyage a vous dans ce beau pays !
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Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran, elle me croit sur une plage de Punta Cana!
Bonjour,

Je sais que je ne publie pas ce carnet au bon moment alors que la situation en Iran et les manifestations risquent de tourner au drame ( Juin 2009 ), mais dans un sens cela traduit aussi ce que nous avons ressenti sur place avec un décalage flagrant entre la population et l'image de marque déplorable de ses dirigeants aux déclarations tapageuses. Nous n'avons jamais été aussi bien accueillis dans un pays et nous avons découvert des gens charmants, aimables, amoureux et fiers de leur pays, désireux de s'ouvrir au monde et comme chacun d'entre nous, pouvoir travailler, élever leurs enfants et vivre tranquillement.

Au retour, la seule question qui nous taraudait : Après l'Iran, où aller ensuite 😇

Notre circuit se déroule du Vendredi 8 Mai au Vendredi 22 Mai 2009 afin de rentrer dans le cadre du visa de 15 jours obtenus à l'arrivée sans passer par l'ambassade parisienne. Faut avouer qu'on s'est décidés 3 semaines avant le départ et qu'il a fallu faire au + pressé dans beaucoup de situations. D'un autre côté, ça évite aussi de se poser trop de questions sur cette destination qui appelle beaucoup de questions ... et souvent sans réponses 😛

Je ne trouve pas d'avion pour Kerman aux dates que je veux donc on va zapper et se concentrer sur le centre et qq villes en prenant plus le temps. Téhéran - Avion vers Shiraz - Bus vers Yazd - Bus vers Ispahan - Bus vers Kashan - Bus Téhéran et retour.



Vendredi 8 Mai 2009 :

Nous arrivons à Téhéran avec Iran Air à 23h00. Mauricette ajuste son écharpe obligatoire. Elle a sa blouse couvrant les fesses, son pantalon ... C'est parti pour 2 semaines, ma pôvre ! Les visas se font juste avant la sortie. On donne son passeport et on remplit une fiche très simple qu'on remet au bureau à côté avec 50€. Même pas besoin des 2 photos qu'on voit écrit partout. Déjà, on se dit que si on paye d'avance, ils vont pas nous le refuser hein ? Because, t'es quand même dans tes petits souliers à ce moment-là si on t'annonce que c'est pas bon !

On passe ensuite l'immigration puis prise des empreintes au scanner. Bref, pas + chiant qu'aux USA sauf qu'ici, on te demande même pas si tu viens tuer le Président 😎

Nous allons ensuite au bureau de change, car tout doit être payé en cash. Je change 500€ et je me retrouve avec des liasses de 100 billets de 10.000 Rials ( 10.000 Rials = 0, 75€ ). Il y a bien des billets de 20.000 et 50.000 mais avec des 10.000, je fourre tout dans mon sac comme si je venais de dévaliser la Banque.

Taxi pour l'hôtel Atlas que j'avais réservé d'avance car là aussi, on m'avait dit qu'il fallait justifier d'une adresse à l'arrivée mais on m'a rien demandé. De toutes façons, c'est pas à 1h00 du matin que j'allais chercher un hôtel dans une capitale. Heureusement que j'ai récupéré une carte sur le site de l'hôtel car le chauffeur ne connait pas. Ca sera assez souvent le cas d'ailleurs. Mieux vaut avoir l'adresse exacte à chaque fois ! Personne dans les rues et on arrive bien au bon endroit.



Bon c'est assez propre et calme, c'est tout ce qu'on demande. Dodo.

Samedi 9 Mai 2009 : Petit-déjeuner inclus puis on laisse nos bagages à la réception car nous prenons l'avion cet APM pour Shiraz. J'avais décidé de pas m'éterniser sur Téhéran. Tout le monde aura sans doute le Lonely Planet ( 2005 en VF ) et la carte du centre-ville est fausse sur les numéros affectés aux hôtels. 😕 Bref, on comprend rien en cherchant des rues qui sont bien + bas et le métro qui devrait être pas loin non plus. La circulation infernale n'arrange rien et on avance mais sans savoir où on va en espérant un miracle ... et ça n'arrive pas !

On se fait harponner par un taxi qui a flairé le touriste en perdition. C'est comme les chiens, ils le sentent 😛 Il cause anglais mais ne sait pas où se trouve le palais du Golestan. Ben dis-donc, ils sont un peu légers les taxis ici. C'est un des trucs les + visités quand même. Et cet andouille nous dépose fiérement devant le Musée National qu'on ne voulait absolument pas visité. Super et Merci.

Bon, on se replonge dans le LP et on retrouve nos petits maintenant. On zappe le musée national dont les commentaires ne m'encouragent pas et on va un peu + haut au Musée du Verre et de la Céramique.



Petit musée bien présenté et assez moderne. C'est bouclé en 1h00. En rejoignant le Golestan à pied, on passe devant un bâtiment dont les décors nous font penser que ça doit pas être le ministère de la Musique



Finalement, c'était pas trop loin mais la salle du Trône est fermée donc on prend juste le ticket "Jardin" ( 4.000 Rials ) pour les extérieurs.





C'est aussi le commencement de nos contacts avec les iraniens et le questionnaire souvent identique : - D'ou venez-vous ? - Comment trouvez-vous l'Iran ? - Est-ce que ça se passe bien et besoin d'aide ?

13h00 : On se lance dans le métro moderne pour remonter vers notre hôtel. On récupère les bagages et taxi vers l'autre aéroport de Téhéran, Mehrabad pour les vols domestiques tandis que IKA ( Imam Khomeni Airport ) l'a remplacé en 2005 pour les vols internationaux. Ca roule plutôt bien et nous arrivons à 14h30 en 30mn même si ça peut prendre des plombes en cas d'embouteillages monstrueux assez fréquents.

Mon billet électronique vers Shiraz acheté sur OPODO depuis la France ne pose aucun souci. Ouf, encore un truc où j'étais inquiet 😇 On déjeune avec nos 1ers kebab - riz puis on va prendre l'air dehors en attendant l'enregistrement. On s'installe près de la borne des taxis jaunes, à différencier des taxis communs qui prennent plusieurs passagers et les pirates comme un peu partout. Pour les taxis jaunes, c'est simple. Les gars rabattent le client pour se défendre des pirates donc faut savoir à qui tu as affaire dès le départ. Tu arrives à une guérite où on t'annonce le prix ( au moins c'est clair et sans surprise ) et on t'affecte un chauffeur selon un ordre bien défini, qui peut être différent de celui qui t'a amené. Bref, on observe ce petit monde où on s'insulte copieusement quand faut se battre pour un client mais ils se cotoient depuis des années et tous les jours 😎 A un moment, il y a distribution de gateaux à tous les chauffeurs, leur goûter je suppose ? Et le gars nous en offre 1 chacun également.

Ben voilà, ça sera comme ça pendant tout notre séjour !

17h30 : Décollage dans un Fokker 100 nickel d'Iran Air. Aucune différence avec un vol intérieur d'Europe. Petite collation avec Jus d'orange - 1 pomme et 1 biscuit. 19h00 : Arrivée à Shiraz. Direct à la guérite des taxis jaunes. On connait par coeur maintenant 😛. Le gars annonce 40.000 Rials pour l'hôtel ERAM en plein centre-ville. Petite balade dans les rues au hasard, c'est + calme et facile qu'à Téhéran.

Là aussi, on commence notre collection de " On se prend en photo ? "

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