Bonjour amis expat et voyageur,
je viens ouvrir un sujet qui pourrait intéresser pas mal, le SPORT.
Picoler, fumer, manger, faire la fête, plonger et visiter sont mes hobbys et même mon quotidient,
mais il y aussi le sport!
Je voudrais donc qu'on partage nos savoir et expérience sportive de cet archipel!
Oui la boxe, le Billard, les échecs, les courses de bateau à rame et le basketball sont les sports nationaux.
(juste un probleme avec le basketball ou malgé l'addiction à ce sport ils n'ont jamais percé internationalement)
Je viens donc parler donc des sports ne notre vieux continent, qui sont entre autre le football et le rugby
( mes deux préférées, Aupa Biarritz Olympique et aller l'OM mais plus de 15 ans en arrière) enfin chuttttt,
ce n'est pas un topic de rapport de force de supporter, mais bel et bien de ce qui se passe aux philippines.
J'ai vu certaines discussion sur ce forum disant que le football n'est pas populaire, mais détrompez-vous, il explose en ce moment!
Grâce aux Azkals (chien de rue en philippin), l'équipe national des philippines, qui sont plus efficace dans un concours de beauté ou dans les show télévisés, ils ont comme même développer une ferveur pour ce sport dans ce pays.
Il existe une ligue nationale et beaucoup de tournoi annuel pour les jeunes et plus vieux. Cela se concentre surtout dans la région de manille et baguio pour le nord, puis visayas et mindanao.
Je joue depuis maintenant 2 ans à Bohol avec l'équipe de tagbilaran et on fait pas mal de tournoi dans les visayas et mindanao,
et les résultats ont été très bon, beaucoup de victoire pour nous mais surtout j'ai croisé pas mal de bon joueur ou d'espoir dans ces tournois.
Bohol a crée une association de football regroupant toutes les équipe de l'île (une dizaine pour l'instant) et vient d'entrer tout juste dans la fédération de football des philippines.
Je suis membre de cette association et j'ai crée une équipe à Panglao l'an dernier, les Panglao White Shark, une bande d'expat de tout age et nationalité, jouons plus pour le fun et le maintient en forme, (25 ans à 61 pour le plus vieux) mais nous participons aux tournois locaux.
L'association de Bohol avec l'aide des municipalité et sponsor ont créer des petit club et des entrainement journalier pour les enfants partout dans l'île. Je trouve çà fantastique!
Donc je fais appel ici à des expat intéressé ou joueur pour des échange d'info sur ce sport dans les philippines et ou même organiser des rencontres...
De plus je voudrais savoir quelque chose: j'ai entendu dire qu'aux philippines ils existe à manille la coupe du monde de foot des expat! Et bien sur la France y est représentée! besoin d'info sur çà.
Pour les voyageurs, vous êtes les bienvenues à nos petite partie de foot, dont certains de mes clients ont en fait l’expérience.
Maintenant RUGBY!
Mon sport préféré étant biarrot, est en pleine expansion! Pas sur sur Bohol en tout cas, mais je suit les résultat de l'équipe nationale, les volcanoes! Ils ont gravi toutes les divisions asiatiques en battant tout le monde sur leur passage ( et pas qu'un peu)
et frappe à la porte maintenant de l'élite asiatique dominé par le Japon.
Cela me fait sourire et rêver en même temps car il y a du gros potentiel et ils se battent pour la qualification de la coupe du monde 2015!!
Voilà voilà, j'espère que ce sujet va faire parler!
Salutations,
Christopher
Je vous previens, ce post est un rien larmoyant et vachement sentimental, donc si vous n' aimez pas ca, passez a autre chose.
Aujourd' hui Mani Paquiao, boxeur Filipino de 29 ans, champion du monde des poids plume depuis plusieurs annees, a battu le mexicain Oscar de la Hoya par KO technique au 8eme round.
Bien sur, vous ne connaissez ni l' un ni l' autre. C' est que les poids plume n' attirent pas grand monde, c' est pas comme les lourds!
Sachez tout de meme que le vainqueur de ce combat, qui vient d' avoir lieu a LAS VEGAS, empoche 23, 5 millions de dollars....
Mani Paquiao est un garcon que j' aime bien. Pas parce qu' il est un bon boxeur; je n' ai jamais compris l' interet qu' il peut y avoir a se taper sur la tronche mutuellement. Mais Mani est beaucoup plus qu ' un boxeur. Il est un symbole pour les Philippines et il est une revanche sur le sort - par personne interposee-pour 80 millions de Filipinos.
Ne a General Santos, au sud de Mindanao, dans une famille "normalement pauvre", Mani Paquiao, Pacman pour les intimes ( et ils sont 80 millions) a bati une fortune assez imposante a la force de ses poings. Et cette fortune, il en fait largement profiter toute sa region, en creant des affaires a fort taux d' emploi non qualifie. Il n' hesite pas a faire de la pub TV pour Jollibee, le Mc Do local, avec sa femme et ses enfants, et il reverse les benefs a des associations d' aide sociale. Un chouette type, vraiment.
Je viens d' assister a ce combat, je ne l' aurais manque pour rien au monde.
Dans une grande salle de bar de Sabang, a Puerto Galera, au Broadway pour ceux qui connaissent, un projecteur et un grand ecran. 250 Filipinos se pressent depuis 9 heures du matin, le combat aura lieu a midi, a cause du decalage horaire avec Las Vegas. Personne ou presque n' a commande une consommation, trop cher pour eux qui gagnent en une journee de quoi acheter deux ou trois bieres, a condition de ne pas manger....
Le combat debute. Des le premier round, Pacman montre sa superiorite face a cet adversaire dont les bras sont dix centimetres plus longs que les siens, et qui le depasse d' une tete. Au fil du combat, le delire augmente : chaque coup porte est l' objet d' une vague d' applaudissements qui vont crescendo avec les rounds successifs.... Au huitieme round, KO technique pour de la Hoya. Pacman a encore gagne.
250 Filipinos viennent de gagner au meme moment. Ils ont gagne le droit d' etre fiers d' etre Filipinos, chacun d' eux est Pacman, sans les millions de dollars bien sur.
Pacman, Mani Paquiao, est un symbole pour ce peuple maltraite par le destin. Il est leur revanche sur ce destin, leur fierte d' etre Filipinos. Dans ce grand pays ou 80% des gens se levent le matin en ne sachant pas s' il pourront manger aujourd'hui ( facon de parler, en realite comme me disait un Filipino, personne ne meurt de faim dans un pays ou poussent les bananes!), Pacman est l' image d' un reve de grandeur et de reussite. Ce qu' il fait, ce qu' il reussit, c' est en leur nom et a leur place qu ' il le fait.
S' il se presentait demain aux elections presidentielles, il serait elu haut la main. Il a l' intelligence de s' y refuser. Ici, les seuls symboles de reussite sociale sont les acteurs, les chanteurs, et les boxeurs....Beaucoup se tournent d' ailleurs vers la politique quand leur carriere artistique prend l' eau....et avec succes!
J' aime Mani pour ce qu' il apporte aux Philippines et aux Filipinos. Ce matin, j' ai vibre avec eux, mon coeur s' est emballe, j' ai senti que je faisais partie de ce pays que j' ai aime par force, sans vraiment le vouloir, parce qu' on ne peut que l' aimer, une fois qu ' il vous a adopte.
Aujourd' hui Mani Paquiao, boxeur Filipino de 29 ans, champion du monde des poids plume depuis plusieurs annees, a battu le mexicain Oscar de la Hoya par KO technique au 8eme round.
Bien sur, vous ne connaissez ni l' un ni l' autre. C' est que les poids plume n' attirent pas grand monde, c' est pas comme les lourds!
Sachez tout de meme que le vainqueur de ce combat, qui vient d' avoir lieu a LAS VEGAS, empoche 23, 5 millions de dollars....
Mani Paquiao est un garcon que j' aime bien. Pas parce qu' il est un bon boxeur; je n' ai jamais compris l' interet qu' il peut y avoir a se taper sur la tronche mutuellement. Mais Mani est beaucoup plus qu ' un boxeur. Il est un symbole pour les Philippines et il est une revanche sur le sort - par personne interposee-pour 80 millions de Filipinos.
Ne a General Santos, au sud de Mindanao, dans une famille "normalement pauvre", Mani Paquiao, Pacman pour les intimes ( et ils sont 80 millions) a bati une fortune assez imposante a la force de ses poings. Et cette fortune, il en fait largement profiter toute sa region, en creant des affaires a fort taux d' emploi non qualifie. Il n' hesite pas a faire de la pub TV pour Jollibee, le Mc Do local, avec sa femme et ses enfants, et il reverse les benefs a des associations d' aide sociale. Un chouette type, vraiment.
Je viens d' assister a ce combat, je ne l' aurais manque pour rien au monde.
Dans une grande salle de bar de Sabang, a Puerto Galera, au Broadway pour ceux qui connaissent, un projecteur et un grand ecran. 250 Filipinos se pressent depuis 9 heures du matin, le combat aura lieu a midi, a cause du decalage horaire avec Las Vegas. Personne ou presque n' a commande une consommation, trop cher pour eux qui gagnent en une journee de quoi acheter deux ou trois bieres, a condition de ne pas manger....
Le combat debute. Des le premier round, Pacman montre sa superiorite face a cet adversaire dont les bras sont dix centimetres plus longs que les siens, et qui le depasse d' une tete. Au fil du combat, le delire augmente : chaque coup porte est l' objet d' une vague d' applaudissements qui vont crescendo avec les rounds successifs.... Au huitieme round, KO technique pour de la Hoya. Pacman a encore gagne.
250 Filipinos viennent de gagner au meme moment. Ils ont gagne le droit d' etre fiers d' etre Filipinos, chacun d' eux est Pacman, sans les millions de dollars bien sur.
Pacman, Mani Paquiao, est un symbole pour ce peuple maltraite par le destin. Il est leur revanche sur ce destin, leur fierte d' etre Filipinos. Dans ce grand pays ou 80% des gens se levent le matin en ne sachant pas s' il pourront manger aujourd'hui ( facon de parler, en realite comme me disait un Filipino, personne ne meurt de faim dans un pays ou poussent les bananes!), Pacman est l' image d' un reve de grandeur et de reussite. Ce qu' il fait, ce qu' il reussit, c' est en leur nom et a leur place qu ' il le fait.
S' il se presentait demain aux elections presidentielles, il serait elu haut la main. Il a l' intelligence de s' y refuser. Ici, les seuls symboles de reussite sociale sont les acteurs, les chanteurs, et les boxeurs....Beaucoup se tournent d' ailleurs vers la politique quand leur carriere artistique prend l' eau....et avec succes!
J' aime Mani pour ce qu' il apporte aux Philippines et aux Filipinos. Ce matin, j' ai vibre avec eux, mon coeur s' est emballe, j' ai senti que je faisais partie de ce pays que j' ai aime par force, sans vraiment le vouloir, parce qu' on ne peut que l' aimer, une fois qu ' il vous a adopte.
Salut à tous,
nous partons (ma femme, ma fille de 3 ans et moi) aux philippines à partir du 2 mars. Nous comptons rejoindre Cebu depuis Manille et rayonner à partir de là vers les iles environnantes (Bantayan, Malapuasca etc...)
On s'interroge sur l'utilité de prendre un lit parapluie avec nous, ne sachant pas si on va trouver un lit supplémentaire dans les chambres d'hotels....Notre lit parapluie n'est pas très gros (babybjorn), de la taille d'un attaché-case...
Qu'en pensez vous ?
Merci de votre aide.
Merci de votre aide.
Bonjour à tous,
Voilà je suis nouveau sur ce site et j'ai planifié de partir une trentaine de jours cet été en Asie du Sud Est ! Nous sommes 3 amis, et avons déjà réservé un vol allé/retour Dusseldorf-Bangkok et BKK-DUS du 26/07/12 au 02/09/12 (700€). Une fois à Bangkok nous avons prévu de visiter SINGAPOUR, les PHILIPPINES, l'INDONESIE, avant de terminer par PHUKET et enfin revenir sur Bangkok pour le vol Retour... (NB: nous avons fait 24 jours sac au dos en Thailande en Aout 2011).
Notre Planning serait le suivant:
1st = 28/07/12 BANGKOK - SINGAPOUR (entre 30€ et 40€ allé simple)
2nd = 30/07/12 SINGAPOUR - CEBU Philippines (environ 40€) " 2 jours à Singapour"
3rd = 05/07/12 CEBU - PUERTO PRINCESA (Philippines) (environ 30€) " 6 jours à Cebu "
4th = 12/07/12 PUERTO PRINCESA - JAKARTA (Indonésie) (environ 230€) "6 jours à Puerto Princesa "
5th = 21/07/12 JAKARTA - PHUKET (Thailande) (environ 80€) " 8 jours à Jakarta "
6th = 01/09/12 PHUKET - BANGKOK (environ 30€) " 10 jours à Phuket "
TOTAL: environ 1100€ pour tous les vols !
VOILA SI VOUS AVEZ DES COMMENTAIRES, SUGGESTONS.... :-)
- TIMING TROP SERRE??? - POSSIBILITE DE TROUVER MOINS CHER???? - METEO???? - ENDROITS A VOIR ABSOLUMENT???? - ALTERNATIVE...???
MERCI D'AVANCE, en espérant avoir été clair
Voilà je suis nouveau sur ce site et j'ai planifié de partir une trentaine de jours cet été en Asie du Sud Est ! Nous sommes 3 amis, et avons déjà réservé un vol allé/retour Dusseldorf-Bangkok et BKK-DUS du 26/07/12 au 02/09/12 (700€). Une fois à Bangkok nous avons prévu de visiter SINGAPOUR, les PHILIPPINES, l'INDONESIE, avant de terminer par PHUKET et enfin revenir sur Bangkok pour le vol Retour... (NB: nous avons fait 24 jours sac au dos en Thailande en Aout 2011).
Notre Planning serait le suivant:
1st = 28/07/12 BANGKOK - SINGAPOUR (entre 30€ et 40€ allé simple)
2nd = 30/07/12 SINGAPOUR - CEBU Philippines (environ 40€) " 2 jours à Singapour"
3rd = 05/07/12 CEBU - PUERTO PRINCESA (Philippines) (environ 30€) " 6 jours à Cebu "
4th = 12/07/12 PUERTO PRINCESA - JAKARTA (Indonésie) (environ 230€) "6 jours à Puerto Princesa "
5th = 21/07/12 JAKARTA - PHUKET (Thailande) (environ 80€) " 8 jours à Jakarta "
6th = 01/09/12 PHUKET - BANGKOK (environ 30€) " 10 jours à Phuket "
TOTAL: environ 1100€ pour tous les vols !
VOILA SI VOUS AVEZ DES COMMENTAIRES, SUGGESTONS.... :-)
- TIMING TROP SERRE??? - POSSIBILITE DE TROUVER MOINS CHER???? - METEO???? - ENDROITS A VOIR ABSOLUMENT???? - ALTERNATIVE...???
MERCI D'AVANCE, en espérant avoir été clair
Bonsoir,
Je serai dans les Visayas en février prochain pour y faire un bon petit trip (Cebu, Bohol, Negros et Bantayan).
Sur Bohol, je souhaiterai passer 1 ou 2 nuits à Nuts Huts. Apparemment assez connu car plutot particulier : en pleine jungle au bord d'une rivière. Histoire de changer des ressort sur plage ;-).
L'ambiance vraiment l'air sympa. Le truc c'est qu'on ne peut pa réserver à l'avance. Il faut juste appeler la veille.
Etes vous déja allé dans cet "hotel"? Si oui, quelles sont vos impressions? Côté réservation... puis je espérer avoir de la place pour une nuit ou 2?
Merci d'avance
Je serai dans les Visayas en février prochain pour y faire un bon petit trip (Cebu, Bohol, Negros et Bantayan).
Sur Bohol, je souhaiterai passer 1 ou 2 nuits à Nuts Huts. Apparemment assez connu car plutot particulier : en pleine jungle au bord d'une rivière. Histoire de changer des ressort sur plage ;-).
L'ambiance vraiment l'air sympa. Le truc c'est qu'on ne peut pa réserver à l'avance. Il faut juste appeler la veille.
Etes vous déja allé dans cet "hotel"? Si oui, quelles sont vos impressions? Côté réservation... puis je espérer avoir de la place pour une nuit ou 2?
Merci d'avance
Salut à tous les gens du voyage,
Je voulais juste témoigner des 4 semaines que j'ai passées aux Philippines en Décembre dernier. J'ai commencé avec mon mari un long périple d'un an en Asie du Sud Est et notre première destination a été celle-ci. Je voulais témoigner pour faire la pub des Philippines, mais également pour répondre à un post sur lequel je suis tombée avant de partir et qui m'a hanté durant mon séjour. Inutile de mettre le lien vers ce post rempli d’inepties et de lieux communs que même mon grand oncle ne dit pas, accoudé au comptoir de son bar PMU le mercredi matin à 8h avec son ballon de rouge. Ceux qui l'on lu et qui y ont répondu s'en souviendront peut être. Ca commençait à peu près de cette façon :
"Le Philippin est : - ..." Suivi d'une énumération d'insultes post coloniales qui font froid dans le dos.
Car j'ai pu le noter en parcourant ce forum, les Français voyagent. Et tous les Français voyagent partout. Et du coup, vu qu’il n'y a pas que les Français gentils, il n’y a pas que des voyageurs gentils, comme j'aimais l'imaginer avant. Il n'y a pas que des gens respectueux des valeurs locales, des autres cultures et religions qui ne sont pas la leur.
Bref !
Le Philippin est : - Adorable. Et ce n'est pas un sourire figé qui vient se fixer sur ses lèvres quand il croise votre regard. C'est un vrai sourire franc, qui vous donne irrésistiblement envie de sourire pareil en retour. C'est un vrai cadeau, leur sourire. - Adorable. Toujours prêt à vous aider, à répondre à vos questions quand il le peut, à vous mettre à l'aise avec toutes les situations auxquelles vous faites face. - Joyeux. Je n'en ai pas vu un seul se plaindre. Jamais. Quand la discussion devient plus profonde et que les sujets politiques font surface, ils critiquent parfois ci ou ça, mais en s'excusant presque de ce qu'ils sont en train de dire. - Adorable. Vous en connaissez beaucoup, vous, des flics Français en service qui vous inviteraient à manger avec eux quand vous venez leur demander votre chemin ? Moi non plus. Les Philippins, ils le font. - Curieux. Il veut sans arrêt savoir d'où vous venez et où vous allez. Mais c'est pour mieux vous renseigner sur le bon chemin à prendre. - Innombrable. Bah ouais, ils sont 98 millions donc c'est un beau bordel chez eux, parce que c'est pas bien grand. Mais c'est tellement chaleureux ! - ...
Bon, ensuite, je sais bien que ça n'est pas le pays des bisounours ! Avec ma tronche de bien blanche, ils m'ont vu arriver avec des euro dans les yeux, mais comment ne pas faire autrement ? Je me mets à leur place, quand je vois des Russes sortir de chez Prada ou Gucci à Paris, moi aussi j'ai des Roubles dans les yeux. J'ai très certainement payé bien plus cher que les locaux pour tout ce que j'ai dépensé dans de nombreux endroits, mais c'est le jeu, ma pauvre Lucette ! Et puis naturellement, tout comme ce post anti-humain qui faisait d'un tas de défauts une généralité, ma généralité à moi n'est certainement pas plus vraie, surtout en 4 petites semaines passées là-bas. En revanche, ce qui est vrai, c'est que si vous recherchez l'humain en voyageant, allez voir les Philippines. Mais n'allez pas à Sabang, Puerto Galera, El Nido ou Boracay, vous ne verrez pas d'humains, là-bas. Allez dans les bleds où ils n'ont pas vu de touristes depuis 5 ans et encore, il s'était perdu. Là, vous verrez l'humain comme vous le cherchez.
Ca doit faire un peu New Age, comme conseil. C'est parce qu'on en discute pas face à face. Et c'est aussi parce que je suis en plein voyage, je n'ai pas pris le bus 92 ou la ligne 2 ce matin, donc je n'ai pas la même démarche de pensée que lorsque je suis en France. Certains comprendront peut-être ce que je veux dire, je ne sais pas.
Et puis un autre conseil : Si vous voulez rencontrer l'humain, je vous conseille mille fois Siquijor, dans les Visayas. Alors si vous allez à Siquijor, il vous faudra prendre un tricycle pour aller à San Juan, loger à côté de JJ's backpacker ou à Czar's place (super pas cher), et aller au restaurant dans le parc communal. Là, vous demandez Russell. L'humain est là. Il vous sourira, vous fera un énorme burger délicieux, et vous racontera sa vie.
Franchement, je vous assure, It's more fun in the Philippines.
Je voulais juste témoigner des 4 semaines que j'ai passées aux Philippines en Décembre dernier. J'ai commencé avec mon mari un long périple d'un an en Asie du Sud Est et notre première destination a été celle-ci. Je voulais témoigner pour faire la pub des Philippines, mais également pour répondre à un post sur lequel je suis tombée avant de partir et qui m'a hanté durant mon séjour. Inutile de mettre le lien vers ce post rempli d’inepties et de lieux communs que même mon grand oncle ne dit pas, accoudé au comptoir de son bar PMU le mercredi matin à 8h avec son ballon de rouge. Ceux qui l'on lu et qui y ont répondu s'en souviendront peut être. Ca commençait à peu près de cette façon :
"Le Philippin est : - ..." Suivi d'une énumération d'insultes post coloniales qui font froid dans le dos.
Car j'ai pu le noter en parcourant ce forum, les Français voyagent. Et tous les Français voyagent partout. Et du coup, vu qu’il n'y a pas que les Français gentils, il n’y a pas que des voyageurs gentils, comme j'aimais l'imaginer avant. Il n'y a pas que des gens respectueux des valeurs locales, des autres cultures et religions qui ne sont pas la leur.
Bref !
Le Philippin est : - Adorable. Et ce n'est pas un sourire figé qui vient se fixer sur ses lèvres quand il croise votre regard. C'est un vrai sourire franc, qui vous donne irrésistiblement envie de sourire pareil en retour. C'est un vrai cadeau, leur sourire. - Adorable. Toujours prêt à vous aider, à répondre à vos questions quand il le peut, à vous mettre à l'aise avec toutes les situations auxquelles vous faites face. - Joyeux. Je n'en ai pas vu un seul se plaindre. Jamais. Quand la discussion devient plus profonde et que les sujets politiques font surface, ils critiquent parfois ci ou ça, mais en s'excusant presque de ce qu'ils sont en train de dire. - Adorable. Vous en connaissez beaucoup, vous, des flics Français en service qui vous inviteraient à manger avec eux quand vous venez leur demander votre chemin ? Moi non plus. Les Philippins, ils le font. - Curieux. Il veut sans arrêt savoir d'où vous venez et où vous allez. Mais c'est pour mieux vous renseigner sur le bon chemin à prendre. - Innombrable. Bah ouais, ils sont 98 millions donc c'est un beau bordel chez eux, parce que c'est pas bien grand. Mais c'est tellement chaleureux ! - ...
Bon, ensuite, je sais bien que ça n'est pas le pays des bisounours ! Avec ma tronche de bien blanche, ils m'ont vu arriver avec des euro dans les yeux, mais comment ne pas faire autrement ? Je me mets à leur place, quand je vois des Russes sortir de chez Prada ou Gucci à Paris, moi aussi j'ai des Roubles dans les yeux. J'ai très certainement payé bien plus cher que les locaux pour tout ce que j'ai dépensé dans de nombreux endroits, mais c'est le jeu, ma pauvre Lucette ! Et puis naturellement, tout comme ce post anti-humain qui faisait d'un tas de défauts une généralité, ma généralité à moi n'est certainement pas plus vraie, surtout en 4 petites semaines passées là-bas. En revanche, ce qui est vrai, c'est que si vous recherchez l'humain en voyageant, allez voir les Philippines. Mais n'allez pas à Sabang, Puerto Galera, El Nido ou Boracay, vous ne verrez pas d'humains, là-bas. Allez dans les bleds où ils n'ont pas vu de touristes depuis 5 ans et encore, il s'était perdu. Là, vous verrez l'humain comme vous le cherchez.
Ca doit faire un peu New Age, comme conseil. C'est parce qu'on en discute pas face à face. Et c'est aussi parce que je suis en plein voyage, je n'ai pas pris le bus 92 ou la ligne 2 ce matin, donc je n'ai pas la même démarche de pensée que lorsque je suis en France. Certains comprendront peut-être ce que je veux dire, je ne sais pas.
Et puis un autre conseil : Si vous voulez rencontrer l'humain, je vous conseille mille fois Siquijor, dans les Visayas. Alors si vous allez à Siquijor, il vous faudra prendre un tricycle pour aller à San Juan, loger à côté de JJ's backpacker ou à Czar's place (super pas cher), et aller au restaurant dans le parc communal. Là, vous demandez Russell. L'humain est là. Il vous sourira, vous fera un énorme burger délicieux, et vous racontera sa vie.
Franchement, je vous assure, It's more fun in the Philippines.
Bonjour à tous
L'hiver prochain, nous retournerons pour la deuxième fois à Boracay (du côté calme de l'ile, à Bulabog Beach). Nous aimerions découvrir, en même temps, un autre endroit des Philippines.
Petit problème: nous avons deux enfants en bas-âge (la plus petite aura 11 mois à peine) et je me vois mal me taper Boracay-Caticlan-Manille-autre île puis retour à Manille pour rentrer.
Nous disposons d'une bonne semaine pour cette nouvelle île et l'idéal serait justement qu'elle soit relativement facilement accessible depuis Caticlan/Kalibo. Quelqu'un peut-il nous aider? Peut-être Bohol (en prenant un vol Kalibo-Cebu puis bateau)? Ou y a-t-il des coins à recommander sur Panay?
Nous recherchons un endroit qui soit bien évidemment beau, ou il y a des choses à visiter et ou le contact avec les philippins est facile. Nous ne sommes pas des plongeurs ni snorkeleurs donc ceci n'est pas un critère pour nous.
Merci d'avance pour votre aide!!!!
L'hiver prochain, nous retournerons pour la deuxième fois à Boracay (du côté calme de l'ile, à Bulabog Beach). Nous aimerions découvrir, en même temps, un autre endroit des Philippines.
Petit problème: nous avons deux enfants en bas-âge (la plus petite aura 11 mois à peine) et je me vois mal me taper Boracay-Caticlan-Manille-autre île puis retour à Manille pour rentrer.
Nous disposons d'une bonne semaine pour cette nouvelle île et l'idéal serait justement qu'elle soit relativement facilement accessible depuis Caticlan/Kalibo. Quelqu'un peut-il nous aider? Peut-être Bohol (en prenant un vol Kalibo-Cebu puis bateau)? Ou y a-t-il des coins à recommander sur Panay?
Nous recherchons un endroit qui soit bien évidemment beau, ou il y a des choses à visiter et ou le contact avec les philippins est facile. Nous ne sommes pas des plongeurs ni snorkeleurs donc ceci n'est pas un critère pour nous.
Merci d'avance pour votre aide!!!!
Bonjour,
Je pense revenir aux Philippines le printemps prochain et je suis en pleine réflexion quant au choix des îles...
Je compte partir 3 semaines et je souhaiterais, dans la mesure du possible, retrouver l'ambiance et les paysages de Palawan (ou du moins s'en approcher). En fait, je cherche des îles tranquilles, loin du tourisme de masse, et pouvant conjuguer randonnées en forêt ou en montagne et belles plages avec de beaux fonds marins.
J'ai d'abord pensé à Siquijor, mais je pense qu'une semaine est suffisante là-bas (?). Je ne sais pas où aller ensuite, sans que ce soit trop loin.
J'ai aussi regardé du côté de Siargao, mais est-ce que l'on peut y passer 3 semaines sans trop tourner en rond ?
Enfin, j'ai pensé au secteur de Romblon, Tablas et Sibuyan, qui ont l'air bien tranquilles et montagneuses, mais j'ai l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de plages et que le island hopping n'est pas très développé. Je plonge en apnée donc je cherche de jolis fonds.
Quel secteur me conseillez-vous ?
Merci à tous. 🙂
Je pense revenir aux Philippines le printemps prochain et je suis en pleine réflexion quant au choix des îles...
Je compte partir 3 semaines et je souhaiterais, dans la mesure du possible, retrouver l'ambiance et les paysages de Palawan (ou du moins s'en approcher). En fait, je cherche des îles tranquilles, loin du tourisme de masse, et pouvant conjuguer randonnées en forêt ou en montagne et belles plages avec de beaux fonds marins.
J'ai d'abord pensé à Siquijor, mais je pense qu'une semaine est suffisante là-bas (?). Je ne sais pas où aller ensuite, sans que ce soit trop loin.
J'ai aussi regardé du côté de Siargao, mais est-ce que l'on peut y passer 3 semaines sans trop tourner en rond ?
Enfin, j'ai pensé au secteur de Romblon, Tablas et Sibuyan, qui ont l'air bien tranquilles et montagneuses, mais j'ai l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de plages et que le island hopping n'est pas très développé. Je plonge en apnée donc je cherche de jolis fonds.
Quel secteur me conseillez-vous ?
Merci à tous. 🙂
Bonjour,
Je souhaite partir en décembre aux Philippines, sac à dos et bâtons de marche, pour une durée de 3 mois. Je n'ai encore jamais voyagé de cette façon "aventureuse" et j'aimerai avoir de l'aide pour savoir ce qu'il faut mettre dans ce sac (lampes, torches, tapis de sol, couverture... quelle sorte ?). Je suis terrorisée par les varans, peut-on dormir sur les plages en sécurité sans se faire dévorer, même partiellement pendant la nuit ? Y a t-il beaucoup de requins là-bas ?
D'autre part, je veux me couper au maximum de la civilisation pour arrêter de fumer, jeûner... Me détoxifier et changer ma lamentable hygiène de vie. Quelqu'un pourrait-il me dire où aller, sur quelle île, pour y trouver des plages pas trop touristiques, des endroits où je pourrais rencontrer des Philippins sans hordes de touristes et surtout me dire si je peux voyager sans hôtel ni chambre d'hôte (sauf une fois de temps en temps, pas le budget pour toutes les nuits) de façon assez sécurisée néanmoins ?
Y a-t-il des régions que les occidentaux doivent éviter ? (délit de sale gueule, de religion...)
Merci pour votre aide très précieuse.
bonjour
je pars 2 semaines dans les Visayas, en commençant par Bohol en février prochain 🙂
tous vos conseils et infos sont les bienvenues !
au programme : rencontres, nature, plongée ....
merci à vous 😉
je pars 2 semaines dans les Visayas, en commençant par Bohol en février prochain 🙂
tous vos conseils et infos sont les bienvenues !
au programme : rencontres, nature, plongée ....
merci à vous 😉
bonjour, je vais faire dans qq mois un petit tour en asie (j'aurais pls mois devant moi) et plusieurs personnes m'ont conseillée les philippines; les photos que j'en ai vu sont magnifiques. Outre les paysages et la nature, y a t-il aussi un patrimoine culturel (temple, édifices, ...) intéressant?j'aime allier visite culturelle et découverte de la nature en même temps...merci
sofi
Bonjour à tous
Nous sommes partis 3 semaines aux Philippines avec mon copain, fin nov début déc en sac à dos, petit budget. Le but du voyage : surf, rando, contact avec la population.
Voici un petit CR et qqs conseils pour les futurs voyageurs…
Tout d’abord à l’arrivée à l’aéroport à Manille, il faut négocier dur le taxi (prix annoncé 1600p, pris à 400p). Nous n’avons pas osé sortir de l’aéroport car il faisait nuit. Si vous arrivez de jour, sortez et prenez un taxi avec compteur, ce sera en moyenne 4 fois moins cher !
Nous sommes partis dès le lendemain matin, pas envie de rester à la capitale…
Direction San Fernando La Union pour surfer. Trajet TRES long. Attention les prix des chambres ont plus que doublé par rapport au LP que nous avions (avant dernière version). On a trouvé un lodge à 700p. La plage n’a rien de spécial mais coin sympa pour se poser un peu avant les montagnes. Nous n’avons malheureusement pas eu beaucoup de vagues. Il y a un bar de locaux sur la plage qui fait karaoké le soir que nous avons bien aimé.
Direction Sagada en bus (long mais jolie route). Nous avons bien aimé cette ville. Logés au Sagada Homestay, très bonne adresse, chambre style chalet de montagne 400p avec sdb sur palier. Pas mal de choses à faire : point de vue sympa à 45 min de marche, grotte avec guide, cercueils dans la falaise…et un bar reggae plutôt sympa, resto salt&peper bon mais sans ambiance.
Direction Banaue : ville assez touristique. Si vous loupez les jeepneys pour Batad, n’hésitez pas à négocier et covoiturer avec d’autres touristes. Après être déposés, 1h de marche pour arriver à Batad. Sublime panorama, impressionnant ! Logés au Simon’s : la vue est sympa, il ne faut juste pas avoir peur des cafards… mais tous les lodges de batad sont sommaires. La dame qui tient le rita’s, à côté, est très sympa. Il faut aller voir les chutes d’eau impressionnantes à 1h de marche (très escarpé !). La rando vers Bangaan est géniale (à plat, à flanc de montagne) – pour l’anecdote un serpent nous est passé entre les jambes… mais c’est ça aussi l’aventure -) d’ailleurs si qq1 ici s’y connait en serpent des Philippines, merci de me dire, nous aimerions savoir ce que c’était.
Direction Manille pour vol interne, après bus de nuit Banaue-Manille sur lequel nous étions assis sur des chaises en plastique au milieu des 2 rangées !!! : si on vous dit « plus de place », vous pouvez donc quand même prendre le fameux bus en insistant, mais le trajet sera long et difficile !
Vol Manille- Negros (Dumaguete) avec cebu pacific : attention aux bagages que l’on paye en + : et quand on vous dit de payer pour 15kg, c’est pas 15kg par personne mais pour les 2 !
Dumaguete est une assez grande ville. Nous avons eu du mal en arrivant (monde, pollution, mendiants…) mais finalement on s’y est habitué. Le Harold’s est une adresse sympa, ambiance jeune et internationale avec bar et billard sur le toit, prix très corrects pour manger, logement 600p. Dumaguete est le point central pour naviguer. De là, nous sommes allé sur Cebu à Oslob, pour une rencontre magnifique… puis aux twin lakes, la route se fait en moto (ils sont un peu relou car ils nous sautent dessus et nous avons pu négocier en bataillant) et c’est magnifique.
Arrêté sur notre périple 2 jours à cause du typhon. Nous avons tenté par la suite Bais city mais je le déconseille : rien à faire, lodges et bateaux très chers. Donc autre direction : Malatapay puis Apo Island. Magique, c’est une petite ile superbe avec 2 petits villages agréables. Chambre avec vue sur mer pour 500p au liberty’s. Repas bien plus chers qu’ailleurs mais des formules tout inclus existent. Plongée masque et tuba, un peu déçus mais nous ne sommes pas des pros !
Direction Siquijor (après être repassé par Dumaguete). Je pense notre coup de cœur du voyage. Louer une moto et être autonome en faisant le tour de l’ile… Les gens là bas sont d’une extrême gentillesse, les plages sublimes et absolument personne, les couchers de soleil fantastiques.
Direction Sugar beach (en passant par Dumaguete, puis direction Sipalay) : plage isolée magnifique, idéale pour se reposer. Le driftwood village est une bonne adresse, parfaitement conçu, avec beaucoup de gout. Huttes, hamak, bar, cooktails, match de volley, bon resto... parfait! Partis se ballader on est tombé sur une crique déserte avec des îlots tout autour. Mon copain est tombé nez à nez avec le fameux serpent de mer mortel…. Mais apparemment les morsures sont très rares !
Vol Bacolod – Manille et direction la côte de Zambales (san narciso), pour passer les 4 derniers jours du voyage à surfer. Grosse déception : les logements sont 2 à 3 fois plus chers que sur Negros, pour des chambre 3 à 4 fois moins bien ! et pas de vagues !!! On part dons vers le Pinatubo, par Aglao. Village très joli, pas de lodge ni restaurant mais les gens sont très accueillants et très gentils. Retour vers la côte direction pundaquit. Plage jolie, pas de vague, logements assez chers. Aller manger chez Evangelista très gentille avec des petits plats locaux pas chers du tout. (d’ailleurs n’hésitez pas à manger dans des bouis bouis locaux !)
Retour en France, avec son mauvais temps et sa mentalité assez navrante L
En espérant que cela vous aide. N'hésitez pas si vous avez des questions.
Bon trip.
Nous sommes partis 3 semaines aux Philippines avec mon copain, fin nov début déc en sac à dos, petit budget. Le but du voyage : surf, rando, contact avec la population.
Voici un petit CR et qqs conseils pour les futurs voyageurs…
Tout d’abord à l’arrivée à l’aéroport à Manille, il faut négocier dur le taxi (prix annoncé 1600p, pris à 400p). Nous n’avons pas osé sortir de l’aéroport car il faisait nuit. Si vous arrivez de jour, sortez et prenez un taxi avec compteur, ce sera en moyenne 4 fois moins cher !
Nous sommes partis dès le lendemain matin, pas envie de rester à la capitale…
Direction San Fernando La Union pour surfer. Trajet TRES long. Attention les prix des chambres ont plus que doublé par rapport au LP que nous avions (avant dernière version). On a trouvé un lodge à 700p. La plage n’a rien de spécial mais coin sympa pour se poser un peu avant les montagnes. Nous n’avons malheureusement pas eu beaucoup de vagues. Il y a un bar de locaux sur la plage qui fait karaoké le soir que nous avons bien aimé.
Direction Sagada en bus (long mais jolie route). Nous avons bien aimé cette ville. Logés au Sagada Homestay, très bonne adresse, chambre style chalet de montagne 400p avec sdb sur palier. Pas mal de choses à faire : point de vue sympa à 45 min de marche, grotte avec guide, cercueils dans la falaise…et un bar reggae plutôt sympa, resto salt&peper bon mais sans ambiance.
Direction Banaue : ville assez touristique. Si vous loupez les jeepneys pour Batad, n’hésitez pas à négocier et covoiturer avec d’autres touristes. Après être déposés, 1h de marche pour arriver à Batad. Sublime panorama, impressionnant ! Logés au Simon’s : la vue est sympa, il ne faut juste pas avoir peur des cafards… mais tous les lodges de batad sont sommaires. La dame qui tient le rita’s, à côté, est très sympa. Il faut aller voir les chutes d’eau impressionnantes à 1h de marche (très escarpé !). La rando vers Bangaan est géniale (à plat, à flanc de montagne) – pour l’anecdote un serpent nous est passé entre les jambes… mais c’est ça aussi l’aventure -) d’ailleurs si qq1 ici s’y connait en serpent des Philippines, merci de me dire, nous aimerions savoir ce que c’était.
Direction Manille pour vol interne, après bus de nuit Banaue-Manille sur lequel nous étions assis sur des chaises en plastique au milieu des 2 rangées !!! : si on vous dit « plus de place », vous pouvez donc quand même prendre le fameux bus en insistant, mais le trajet sera long et difficile !
Vol Manille- Negros (Dumaguete) avec cebu pacific : attention aux bagages que l’on paye en + : et quand on vous dit de payer pour 15kg, c’est pas 15kg par personne mais pour les 2 !
Dumaguete est une assez grande ville. Nous avons eu du mal en arrivant (monde, pollution, mendiants…) mais finalement on s’y est habitué. Le Harold’s est une adresse sympa, ambiance jeune et internationale avec bar et billard sur le toit, prix très corrects pour manger, logement 600p. Dumaguete est le point central pour naviguer. De là, nous sommes allé sur Cebu à Oslob, pour une rencontre magnifique… puis aux twin lakes, la route se fait en moto (ils sont un peu relou car ils nous sautent dessus et nous avons pu négocier en bataillant) et c’est magnifique.
Arrêté sur notre périple 2 jours à cause du typhon. Nous avons tenté par la suite Bais city mais je le déconseille : rien à faire, lodges et bateaux très chers. Donc autre direction : Malatapay puis Apo Island. Magique, c’est une petite ile superbe avec 2 petits villages agréables. Chambre avec vue sur mer pour 500p au liberty’s. Repas bien plus chers qu’ailleurs mais des formules tout inclus existent. Plongée masque et tuba, un peu déçus mais nous ne sommes pas des pros !
Direction Siquijor (après être repassé par Dumaguete). Je pense notre coup de cœur du voyage. Louer une moto et être autonome en faisant le tour de l’ile… Les gens là bas sont d’une extrême gentillesse, les plages sublimes et absolument personne, les couchers de soleil fantastiques.
Direction Sugar beach (en passant par Dumaguete, puis direction Sipalay) : plage isolée magnifique, idéale pour se reposer. Le driftwood village est une bonne adresse, parfaitement conçu, avec beaucoup de gout. Huttes, hamak, bar, cooktails, match de volley, bon resto... parfait! Partis se ballader on est tombé sur une crique déserte avec des îlots tout autour. Mon copain est tombé nez à nez avec le fameux serpent de mer mortel…. Mais apparemment les morsures sont très rares !
Vol Bacolod – Manille et direction la côte de Zambales (san narciso), pour passer les 4 derniers jours du voyage à surfer. Grosse déception : les logements sont 2 à 3 fois plus chers que sur Negros, pour des chambre 3 à 4 fois moins bien ! et pas de vagues !!! On part dons vers le Pinatubo, par Aglao. Village très joli, pas de lodge ni restaurant mais les gens sont très accueillants et très gentils. Retour vers la côte direction pundaquit. Plage jolie, pas de vague, logements assez chers. Aller manger chez Evangelista très gentille avec des petits plats locaux pas chers du tout. (d’ailleurs n’hésitez pas à manger dans des bouis bouis locaux !)
Retour en France, avec son mauvais temps et sa mentalité assez navrante L
En espérant que cela vous aide. N'hésitez pas si vous avez des questions.
Bon trip.
Bonjour à tous,
Je me suis installé avec mon épouse au Philippines fin mars de cette année.
Ma femme très prudente commence les démarches pour renouveler mon visa et ensuite prétendre à une carte de résident permanent.
Hier nous avons remplis les papiers, photos, passage chez un attorney, etc... et ensuite nous sommes allés au bureau de l'immigration pour savoir si le dossier était complet.
Nous n'avons pas envie de faire plusieurs A/R sur Manille de chez nous environ 5 heures de bus moins si l'on part à 4 heures du matin.
Donc au bureau de l'immigration près de chez la responsable dis à ma femme qu'elle peux faire les démarches pour nous, la prise d'empreintes peux même se faire directement dans les locaux sur place. Et elle reviendrais après avec le fameux visa.
Bon, me direz vous ou est le problème alors, il est dans le fait que cette personne réclame une grosse somme pour ce service.
Donc combien coûte réellement ce visa, combien de temps perd t'on au bureau de l'immigration à Manille, est-ce que l'on repart avec le visa ou faut'il revenir plus tard le chercher ??
Merci pour vos réponse
Dan
Je me suis installé avec mon épouse au Philippines fin mars de cette année.
Ma femme très prudente commence les démarches pour renouveler mon visa et ensuite prétendre à une carte de résident permanent.
Hier nous avons remplis les papiers, photos, passage chez un attorney, etc... et ensuite nous sommes allés au bureau de l'immigration pour savoir si le dossier était complet.
Nous n'avons pas envie de faire plusieurs A/R sur Manille de chez nous environ 5 heures de bus moins si l'on part à 4 heures du matin.
Donc au bureau de l'immigration près de chez la responsable dis à ma femme qu'elle peux faire les démarches pour nous, la prise d'empreintes peux même se faire directement dans les locaux sur place. Et elle reviendrais après avec le fameux visa.
Bon, me direz vous ou est le problème alors, il est dans le fait que cette personne réclame une grosse somme pour ce service.
Donc combien coûte réellement ce visa, combien de temps perd t'on au bureau de l'immigration à Manille, est-ce que l'on repart avec le visa ou faut'il revenir plus tard le chercher ??
Merci pour vos réponse
Dan
bonjour à tous ,
quelqu'un sait il , s'il est possible de louer une moto à El nido et de la remettre à
Puerto Princesa , tous çà dans le but de ne pas devoir faire le chemin inverse .
merci d'avance pour les info
quelqu'un sait il , s'il est possible de louer une moto à El nido et de la remettre à
Puerto Princesa , tous çà dans le but de ne pas devoir faire le chemin inverse .
merci d'avance pour les info
salut tout le monde,
après moult tergiversations, j'ai finalement choisi les Philippines pour mon voyage de septembre. j'aurais juste une petite question, dois-je privilégier Bohol ou Negros pour la plongée ? ( j'avoue avoir un faible pour Negros mais qu'en est-il des fonds marins ? )
en vous remerciant de vos futures réponses.
el niño
après moult tergiversations, j'ai finalement choisi les Philippines pour mon voyage de septembre. j'aurais juste une petite question, dois-je privilégier Bohol ou Negros pour la plongée ? ( j'avoue avoir un faible pour Negros mais qu'en est-il des fonds marins ? )
en vous remerciant de vos futures réponses.
el niño
Hello tout le monde !
Vaut-il mieux prendre des euros ou des dollars aux Philippines ?
Merci !
😎
Vaut-il mieux prendre des euros ou des dollars aux Philippines ?
Merci !
😎
Bonjour à tous,
je me permets de vous solliciter car à partir d'Octobre, je vais effectuer un semestre d'études à l'Université Ateneo de Manille. Ne connaissant pas du tout les Philippines, j'aurais aimé savoir si certains d'entre vous avaient des conseils à me donner type: quartiers où il est agréable de vivre et ceux à éviter, renseignements sur le cout de la vie (prix d'un studio, des repas, ...), précautions à prendre, activités incontournables, conseils sur le mode de vie et la vie de tous les jours... Par ailleurs, je joue au rugby et je voulais savoir si par le plus grand des hasards, une équipe ne se serait pas monté via des anglo-saxons ou des francais sur place voire même des phlippins. 🙂
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
je me permets de vous solliciter car à partir d'Octobre, je vais effectuer un semestre d'études à l'Université Ateneo de Manille. Ne connaissant pas du tout les Philippines, j'aurais aimé savoir si certains d'entre vous avaient des conseils à me donner type: quartiers où il est agréable de vivre et ceux à éviter, renseignements sur le cout de la vie (prix d'un studio, des repas, ...), précautions à prendre, activités incontournables, conseils sur le mode de vie et la vie de tous les jours... Par ailleurs, je joue au rugby et je voulais savoir si par le plus grand des hasards, une équipe ne se serait pas monté via des anglo-saxons ou des francais sur place voire même des phlippins. 🙂
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Hello les voyageurs :)
J'avais posé un paquet de questions ici sur les Philippines et vous m'aviez pas mal aidé :) Maintenant que nous sommes revenus, je peux partager avec vous ce que ça a donné 😉
Nos carnets de voyage précédents :
3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc)
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour et nous sommes actuellement en Indonésie 🙂
Le contexte : - Du 5 mars au 20 avril 2017 - En couple - 7ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂
Sommaire du carnet : - La vidéo récap' - Moalboal - Dumaguete & Apo Island - Siquijor - Bohol - Camiguin - Port Barton (Palawan) - Coron (Palawan) - Le bilan (en chiffre et en lettres, avec des cartes et tout et tout) - Vos critiques et insultes 😉
Allez c'est parti :)
J'avais posé un paquet de questions ici sur les Philippines et vous m'aviez pas mal aidé :) Maintenant que nous sommes revenus, je peux partager avec vous ce que ça a donné 😉
Nos carnets de voyage précédents :
3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc)
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour et nous sommes actuellement en Indonésie 🙂
Le contexte : - Du 5 mars au 20 avril 2017 - En couple - 7ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂
Sommaire du carnet : - La vidéo récap' - Moalboal - Dumaguete & Apo Island - Siquijor - Bohol - Camiguin - Port Barton (Palawan) - Coron (Palawan) - Le bilan (en chiffre et en lettres, avec des cartes et tout et tout) - Vos critiques et insultes 😉
Allez c'est parti :)
Bonjour à tous,
je prévois mon prochain séjour aux Philippines pour une durée de 6 mois environ, je voudrais optimiser un peu les frais de visa.
Le séjour fait 182 jours moins les 30 accordés à l'arrivée, soit 152 jours à ventiler par visa.
D'habitude, je fais une extension de 59 jours. Pensez vous que je peux demander une extension de ces 152 jours en une fois, sans sortie de territoire?
Pour info, je réside sur les Visayas/Mindanao, pas à Manila.
Merci de vos conseils.
Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Bonjour, kumusta!
Je voulais savoir combien coûte un chauffeur perso sur Manille par mois? et surtout, sont-ils tous trustable? Y'a t-il des arnaques à éviter etc.. Faut-il le loger, lui fournir la voiture.. ?
Merci de votre aide! :)
Je voulais savoir combien coûte un chauffeur perso sur Manille par mois? et surtout, sont-ils tous trustable? Y'a t-il des arnaques à éviter etc.. Faut-il le loger, lui fournir la voiture.. ?
Merci de votre aide! :)
Miss Philippines, Megan Young, a remporté samedi le titre de Miss Monde, juste devant Marine Lorphelin Miss France, au cours d'une cérémonie sur l'île indonésienne de Bali.
Félicitations à toutes les deux. 😎 😎
Félicitations à toutes les deux. 😎 😎
bonjour je souhaiterais savoir quels sont les risques pour moi de rester 12 mois aux philippines sans visa
merci pour l'info
Bonsoir (et oui 20h38 aux philippines)
Bon après une petite excursion je suis de retour sur Manille !
Et j'ai un pb de taille (ou pas), mon cash est partie plus vite que prévu !
A savoir que j'ai une carte VISA de chez (BNP Paribas). Sauf que j'ai viens de voir passer des messages disant que les carte VISA ne sont pas forcément accepter ! Est-ce vrai ?, il y a moyen de retirer des pesos avec au Robinson Mall de Ermita par ex (que je connais maintenant) ?
A savoir que j'ai 4000€ de Travellers chèque sur moi mais libellé en €uro (alors ok je sais qu'ici c du dollard), mais j'avais prévu d'aller en thailande et je suis venu aux philippines, je sais que c'est galère mais j'ai vu passé 2 ou 3 témoignage de gens qui sont arrivé à les changer ! mais ou ?
Perso j'ai fait presque 10 banques aujourd'hui, et aucune n'en a voulu ...
Bref, je suis un peu bloquer surtout si je perds ma carte ... ou qu'on me l'avale ... (et encore si elle marche bien ici). Alors à moins d'interrompre mon séjour ici et de prendre un vol pour la Thailande rapidement ou là je pourrais changer mes Travellers sans aucun pb (l'eau à du descendre)
Bref voila, à l'aide please !
Bon après une petite excursion je suis de retour sur Manille !
Et j'ai un pb de taille (ou pas), mon cash est partie plus vite que prévu !
A savoir que j'ai une carte VISA de chez (BNP Paribas). Sauf que j'ai viens de voir passer des messages disant que les carte VISA ne sont pas forcément accepter ! Est-ce vrai ?, il y a moyen de retirer des pesos avec au Robinson Mall de Ermita par ex (que je connais maintenant) ?
A savoir que j'ai 4000€ de Travellers chèque sur moi mais libellé en €uro (alors ok je sais qu'ici c du dollard), mais j'avais prévu d'aller en thailande et je suis venu aux philippines, je sais que c'est galère mais j'ai vu passé 2 ou 3 témoignage de gens qui sont arrivé à les changer ! mais ou ?
Perso j'ai fait presque 10 banques aujourd'hui, et aucune n'en a voulu ...
Bref, je suis un peu bloquer surtout si je perds ma carte ... ou qu'on me l'avale ... (et encore si elle marche bien ici). Alors à moins d'interrompre mon séjour ici et de prendre un vol pour la Thailande rapidement ou là je pourrais changer mes Travellers sans aucun pb (l'eau à du descendre)
Bref voila, à l'aide please !
Bonjour,
Petite nouvelle sur voyageforum.com, je cherche des informations sur les Philippines.
Je pars avec mon fiancé du 28 janvier au 11 février 2012. Nous arrivons donc à Manille le 29/01 en milieu d'après-midi et voulons partir pour Coron le 31/01.
Nous hésitons beaucoup entre deux options pour combler la journée du 30/01 et comptons sur vos conseils pour prendre une décision 🙂:
1. BANAUE Prendre le bus de nuit pour Banaue le 29/01, passer la journée dans les rizières et reprendre le bus de nuit le 30/01 vers Manille. - -> Peut-on en faire un minimum en une journée à Banaue? Est-ce suffisant pour voir de belles rizières? Si oui, quels coins conseillez-vous? Est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire le déplacement durant cette période? En plus, nous risquons d'être très fatigués entre les heures de vols / bus + jetlag... 🤪
OU
2. MONT PINATUBO Faire une petite visite de Manille en fin d'aprem le 29/01. Partir en excursion pour le mont Pinatubo toute la journée (j'ai vu que des daytrip étaient possibles au départ de Manille) du 30/01 + nuit à Manille. - -> Est-ce que le volcan vaut le détour? Quel prestataire conseillez-vous?
Merci à vous!
Petite nouvelle sur voyageforum.com, je cherche des informations sur les Philippines.
Je pars avec mon fiancé du 28 janvier au 11 février 2012. Nous arrivons donc à Manille le 29/01 en milieu d'après-midi et voulons partir pour Coron le 31/01.
Nous hésitons beaucoup entre deux options pour combler la journée du 30/01 et comptons sur vos conseils pour prendre une décision 🙂:
1. BANAUE Prendre le bus de nuit pour Banaue le 29/01, passer la journée dans les rizières et reprendre le bus de nuit le 30/01 vers Manille. - -> Peut-on en faire un minimum en une journée à Banaue? Est-ce suffisant pour voir de belles rizières? Si oui, quels coins conseillez-vous? Est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire le déplacement durant cette période? En plus, nous risquons d'être très fatigués entre les heures de vols / bus + jetlag... 🤪
OU
2. MONT PINATUBO Faire une petite visite de Manille en fin d'aprem le 29/01. Partir en excursion pour le mont Pinatubo toute la journée (j'ai vu que des daytrip étaient possibles au départ de Manille) du 30/01 + nuit à Manille. - -> Est-ce que le volcan vaut le détour? Quel prestataire conseillez-vous?
Merci à vous!
Bonjour, (nouveau sur ce forum)
Voila, je m'étais résolu a faire mon prochain voyage en Thaïlande destination hautement touristique ..., puis j'ai commencé à lire 2 ou 3 choses sur les Philippines, et je me demande de plus en plus pourquoi la Thaïlande et pas les Philippines ?
Alors la question est d'une part générale ..., pourquoi les gens choisissent plutôt la Thaïlande que les philippines ? Pourriez vous me faire un - Avantages/Inconvénients - pour chacune de ces 2 destinations (ou du moins l'une par rapport à l'autre) ?
Evidemment, je me doute que les avis sont subjectifs, mais comme je veux des témoignages, c'est ce que je cherche ici !!!
Un grand merci d'avance, Amicalement
Voila, je m'étais résolu a faire mon prochain voyage en Thaïlande destination hautement touristique ..., puis j'ai commencé à lire 2 ou 3 choses sur les Philippines, et je me demande de plus en plus pourquoi la Thaïlande et pas les Philippines ?
Alors la question est d'une part générale ..., pourquoi les gens choisissent plutôt la Thaïlande que les philippines ? Pourriez vous me faire un - Avantages/Inconvénients - pour chacune de ces 2 destinations (ou du moins l'une par rapport à l'autre) ?
Evidemment, je me doute que les avis sont subjectifs, mais comme je veux des témoignages, c'est ce que je cherche ici !!!
Un grand merci d'avance, Amicalement
Bonjour,
J'ai vraiment beoin d'aide, après de nombreuses recherches, je n'arrive pas a me décider entre la Thaïlande et les Philippines pour un séjour d'une dizaine de jours début octobre, nous sommes un couple, ma femme sera enceinte de 5 mois. Nous voudrions allier plages et de ouvertes avec le soleil ci-possible. Aidez moi
J'ai vraiment beoin d'aide, après de nombreuses recherches, je n'arrive pas a me décider entre la Thaïlande et les Philippines pour un séjour d'une dizaine de jours début octobre, nous sommes un couple, ma femme sera enceinte de 5 mois. Nous voudrions allier plages et de ouvertes avec le soleil ci-possible. Aidez moi
Pour changer des Visayas, notre destination préférée aux Phils, nous avons filé vers la cote de Zambales et là c'était épatant; il faisait beau et chaud, plus de pluie comme jusqu'alors.Peu de touristes, pas de problème pour reserver une chambre.Zambales, c'est comme la cote atlantique en France: de grandes plages sur des kms, plutot du sable fin cendré presque noir, de toute beauté, avec une mer puissante, et des vagues recherchées en saison par les surfeurs.Descendre du car à San Antonio et là 4 kms en tricycle jusqu'à PUNDAQUIT.Contrairement à ce qui est dit dans les guides, c'est plutot sympa: grande plage avec beaucoup de bangkas bien entretenues et embarras du choix pour les logements souvent simples; s' éloigner du centre village vers le nord pour etre plus au calme. Nous avons opté au hasard et feeling pour le PUNDAKIT SURF & SUN tenu par Kevin DEVINE (tel: 09156151275), un americain toujours pieds et torse nus: nippa hut minimaliste mais propre et parfait état pour 500p, sanitaire attenant; nous étions seuls et avons passé un bon moment, en famille en sorte, bonne cuisine de produits frais du pecheur et du marché. Que faire? Kevin vous accompagne dans les monts environnants jusqu'à des baignoires naturelles en riviere, compter 2h AR et ...30p. Faire une sortie jusqu'au iles Capones; pousser une pointe jusqu'à Anawangin Cove, une belle anse loin de tout, tenue par un organisme municipal et ecologique dans une parfaite propreté (possibilité de dormir sur place, pas d'électricité, lampes à petrole, eau de récuperation....) Se rendre en montagne, monts de Zambales, à Aglao; manger au bord du lac Mapanuepe, essayer de voir et rencontrer les tribus aetas, admirer les puissantes rivieres de cendres venant du Pinatubo (car jusqu'à san Marcelino puis jeepney jusqu'à Aglao); joli marché à San Antonio, produits de la mer à volonté et specialite: la mangue dorée et sucrée de zambales à 80p/kg
Au bout de quelques jours, nous avons poursuivi direction Botolan en car bleu, pas de souci de transport sur cette grande route et sommes descendus au Rama Beach resort recommandé par le LP: un peu décevant et tristounet; avons vite changé pour le voisin le West Coast Beach resort, le patron nous a accueilli avec une ristourne, fanroom=900p, assez rustique mais superbe bar directement sur la mer et en soirée une petite colonie scandinave venait prendre un drink face au coucher de soleil (www.zambales.net.ph tel:09177320716). Botolan, peu attrayant mais rendre visite à Martin Zoller et son zoo, on passe un bon moment avec ce personnage intarissable, riche de renseignements, possibilité de couchage à prix doux; sinon toujours de grandes plages au sable noir et brillant; exploité par des familles entières à certains endroits: le sable noir est ramassé grace à un énorme aimant puis placé en sac et adressé pour une somme dérisoire en Corée et ailleurs!!!
Iba, grosse ville commerçante, peu d'attrait sinon prendre un pot au Tolyo bar
Nous n'avons pas poursuivi mais plus au nord l'ile Potipot serait un bon plan, ainsi que les iles hermanas et le golfe de Lingayen: ce sera pour une prochaine fois.
Comment venir là? Par la victory liner, passage frequent.Départ de MANILLE, gare terminal sud EDSA, ou gare trminal nord Caloocan via San Fernando Pampamga et changement à Olongapo soit 190 kms environ.
B
B
Je suis l'dauphin des Philippines et malgré tout j'ai mauvaise mine.
Il est 5h, Cebu s'éveille. Et moi, j'ai bien bien sommeil.
Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.
La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.
D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.
Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.
Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.
Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.
7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.
Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.
La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.
Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.
Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.
Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.
La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).
Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.
A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.
Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.
Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...
Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!
Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.
Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!
Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...
Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!
Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!
S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!
A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.
Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...
Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.
Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.
A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.
Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!
Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.
La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.
D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.
Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.
Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.
Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.
7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.
Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.
La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.
Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.
Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.
Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.
La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).
Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.
A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.
Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.
Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...
Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!
Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.
Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!
Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...
Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!
Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!
S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!
A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.
Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...
Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.
Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.
A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.
Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!








