Bonjour,
C'est parti pour un nouveau carnet de voyage photographique , avec de nouveaux endroits, de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements .
Mon défi cette fois ci était de faire visiter le Maroc en 9 jours chrono à ma petite famille, en l’occurrence à ma fille aînée, mon gendre et mes 2 petits enfants de 6 et 9 ans , pendant les vacances de Toussaint . Ils n'avaient jamais mis les pieds au Maroc, ni dans un pays de culture arabo-musulmane . Choc culturel assuré .
J'avais plusieurs contraintes dont le lieu de départ et d'arrivée, Fes , qui est complètement excentrée par rapport au grand Sud . Ma fille voulait aussi voir absolument Essaouira . Et tout le monde voulait, bien sûr , faire un bivouac au fin fond du désert ....
J'ai donc monté un séjour itinérant, avec un nouvel hébergement chaque soir, pour que tout le monde en ai plein la vue et revienne en France avec des souvenirs éternels .
En simplifié, voici le voyage photo que je vous propose :
J0 : Arrivée à Fez à 20 heures, Autoroute jusqu'à Rabat .
J1 : Rabat Médina, Kasbah des Oudayas, .....
J2 : Essaouira ......
J3 : Tichka et vallée d'Ounila ......
J4 : Tamdaghte, Aït Benhaddou, Kasbah de Taourirt , Agdz
J5 : Vallée du Draa ( rive gauche ), Foumzguid, erg El M'hazil, bivouac
J6 : Bivouac , lac d'Iriki , Zaouia Sidi Abdenbi, .....
J7 : Retour Foum Zguid, N'kob, Bab N'Ali, Tizi n'Tazazert, Boulmane, El Kelaa des M'Gouna
J8 : Route 307 ( Haut Atlas central ), visite de Megdaz ( village berbère ), Imi n'Ifri, Ouzoud
J9 : Cascade d'Ouzoud, retour sur Fes via Beni Mellal, Azrou, repas à Bab Boujloud, balade nocturne dans la médina de Fez ....
J10 : Réveil à 5 heures, direction aéroport ....
Comme vous le constatez, j'ai finalement éliminé les 2 grandes médinas que sont Fez et Marrakech . C'est mon choix, car j'ai pensé que tout un chacun peu revenir seul dans ces villes, s'il en a l'envie, surtout après un premier séjour accompagné . De plus, mon voyage intègre aussi 2 médinas , Rabat et Essaouira , qui sont également toutes deux remarquables .
Ayant déjà montré dans de précédents carnets certains des lieux visités, je veillerai à éviter les redites et à montrer de nouveaux lieux ....
Et " en voiture Simone" .....
Mercredi 13 Septembre 2017 Balaruc Sète 9 km
Je suis le seul participant à la randonnée Solarbike 2017 a avoir dormi au camping de Balaruc où était prévu le regroupement. Retardés les autres n’arriveront que pour le départ du bateau de 20h à Sète.
Voir préambule : voyageforum.com/...post=8369614#8369614
J’ai donc toute la journée pour plier ma tente et réorganiser mes bagages. J’en profite pour redresser les sardines de mon tapis de sol beaucoup moins rigides que les piquets de ma tente et qui ont déjà souffert de mes 3 premières nuits.

Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.
Je m’offre une daurade et une dame blanche
en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer.
Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres.
Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque.
Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry.
Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike
dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids.
Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.

ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.

Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147

Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique.
Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher.
Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets.
Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h.
Nous quittons Sète en même temps que le soleil.

Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :
13 septembre, 19:56 Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.

C'est parti ! bien installés dans les cabines.
Le pilote veille sur notre sortie du port.

je finis de rassurer les followers en ajoutant :
13 septembre, 20:10 Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.

Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.

Je m’offre une daurade et une dame blanche
en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer.
Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres.
Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque.
Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry.
Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike
dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids.
Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.
ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.

Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147

Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique.
Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher.
Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets.
Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h.
Nous quittons Sète en même temps que le soleil.

Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :
13 septembre, 19:56 Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.

C'est parti ! bien installés dans les cabines.

Le pilote veille sur notre sortie du port.

je finis de rassurer les followers en ajoutant :
13 septembre, 20:10 Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.

Arrivés de Marrakech en voiture de location, nous sommes parvenus à l'entrée de la ville où des hommes munis d'un gilet rouge nous ont obligé (moyennant finance) à nous garer le long des trottoirs de l'entrée principale d'Essaouira.
En nous garant, ils nous ont demandé de ne pas tirer le frein à main afin qu'ils puissent réguler le stationnement en poussant les voitures.
De retour au matin, nous avons constaté une longue erraflure le long de la portière passager.
Bien sur cela n'était pas leur faute alors qu'il y avait un gros poteau en béton à côté...
Et de palabrer une heure en les menacant d'aller à la Police. Du coup, ils nous ont proposé un coup fumeux d'aller dans un garage (pourri) pour réparer la portière. En voyant le garage on a refusé. Nous sommes allés voir la Police qui nous a baladé de bureau en bureau en nous montrant qu'ils se foutaient du problème.
En fait ces pseudos gardiens de parking sont illégaux (donc non assurés) et la Police ferme les yeux.. Bakchich..
Voilà donc méfiez vous.
Bonjour à tous,
Et bien voilà, je suis de retour d'une semaine passée à Marrakech. Avant le voyage, j'avais pu lire beaucoup de choses - que ce soit sur internet, mais surtout dans les guides comme Le Routard - sur Marrakech, et, malheureusement, beaucoup - trop?- de choses négatives - concernant surtout des arnaques, force à la vente, etc...- et cela m'avait fait un peu peur et je m'attendais "au pire"... En réalité, tout a été super bien, les gens étaient très gentils, et nous n'avons pas été embêté -par les faux-guides, les vendeurs, ... - comme on le pensait après avoir lu beaucoup de choses! Premier jour : Arrivée le samedi, longue file à l'immigration, on doit attendre ... Après environ une heure et demi, nous sommes (enfin) devant les officiers de l'immigration. L'attente dans la file fut ... étrange. En effet, une famille, derrière les gens derrière nous, - assez nombreuse, 5 adultes et 5 enfants - menait un drôle de jeu. En gros, ils essayaient de couper la file. Les enfants se sont retrouvés éparpillés, seuls, un peu partout dans la file, et même un des enfants est passé l'immigration à pieds, en coupant tout le monde, sans passeport, sans se faire arrêter. 😮 On l'a vu disparaitre au coin, après les petits comptoirs de l'immigration mais il est revenu 2 minutes après, (et on comprendre plus tard pourquoi... ) Une fois revenu, il s'est mis dans la file, bien en avant et se retrouva donc devant le comptoir de l'immigration bien avant ses parents - ou du moins les adultes qui l'accompagnait - et 'criait' donc pour que ses parents lui apportent son passeport car c'était son tour ... Spécial ... Au fil du temps, les 5 enfants se sont retrouvés un peu éparpillés dans la file, en passant sous les barrières de la file mais les parents ne réussissent pas à suivre. En effet, à chaque fois qu'un des adultes essaye de couper, il se fait aussitôt réprimander par la famille derrière nous (et donc juste devant eux, vous suivez?😄). Ils auront essayé de dépasser jusqu'au dernier moment : au comptoir de l'immigration, il y a une petite file pour chaque comptoir et un des adultes a voulu couper devant moi en sortant de nulle part, mais s'est aussitôt fait réprimandé par l'officier de l'immigration ... 😠 Une fois le beau tampon sur notre passeport, on peut enfin voir ce qu'il y avait après le coin - et qui a fait revenir l'enfant qui était passer l'immigration sans souci, et sans ses papiers juste avant -. Et là, une nouvelle file .. pour vérifier qu'on a bien le tampon sur le passeport ! 😏 C'est une file assez rapide, en 3 minutes, c'est bouclé. Ensuite, on prend les bagages - qui doivent nous attendre depuis longtemps, pense-t-on - et on se met dans la file pour ... sortir de l'aéroport ! Et oui, il y a une file IMMENSE qui forme un serpentin à travers le hall de l'aéroport sans forme précise pour sortir. En fait, à la sortie, il faut passer les bagages dans un scanner et cela prend - énormément- du temps. Nous avons attendu environ une heure à ce stade. Enfin libre, nous rejoignons le chauffeur du riad qui nous attendait - le pauvre, depuis sûrement plus de 2h30. Il n'a pas l'air très content, et ne nous parle pas du tout, même si nous essayons la communication. Une fois arrivé au riad, nous faisons la connaissance de la personne qui s'en occupe et nous partons pour manger un bout au café des épices. J'avais lu que c'était dur de se repérer dans la médina, que les cartes correspondaient pas, que ... et le guide du routard qui en rajoute une couche en disant qu'on va d'office se perdre ... Et bien ... J'avais donc imprimé les itinéraires "intéressants" (en gros les trajets riad-restaurants où nous comptions aller) avec Google Maps - en en espérant peu, vu qu'apparemment, les cartes ne reflètent pas la réalité du terrain. Première sortie, je m'attendais à être assaillit par les vendeurs voulant me vendre jenesaisquoi, par les faux-guide voulant m'offrir une visite ou voulant me montrer le chemin ou par le fameux 'employé du riad ' - qui n'en ai pas un - qui veut nous faire rencontrer sa famille ... Et bien, j'ai été presque déçu, car rien de tout ça ne nous est arrivé pour ce premier jour ! Sur les 1,2 km séparant le café des épices à notre logement, aucun faux-guide, aucun vendeur n'a voulu nous vendre quelque chose, aucun faux-employé du riad, aucune personne ne voulant nous montrer le chemin ... Et pour une première fois dans la médina, nous avons trouver qu'avec la carte Google Maps, c'était assez simple à s'y retrouver car, notant le nom de certains établissement - magasins ou restaurants - cela donnait des points de repère ! Nous arrivons donc à notre première destination sans s'être perdu non plus ! Les employés du café des épices sont pas méchants mais pas sympas non plus, ils sont plutôt froids, pas polis mais pas impolis non plus. Nourriture bonne mais sans plus, tout semble moyen dans cet établissement ... mouais. Après notre repas, nous partons parcourir un peu la médina, nous ne nous perdrons pas, nous ne nous perdrons pas. Nous rentrerons un peu se reposer en chambre et puis, nous irons souper à Dar Cherifa. Nous avons vu l'impasse dans laquelle le restaurant se trouve durant notre promenade de ce matin donc nous n'avons pas besoin de carte pour nous y retrouver, nous n'avons pas été embêté par des gens voulant nous montrer le chemin, ni les vendeurs non plus ... Restaurant très beau, et surtout très bon.
Jour 2: Au matin, on se rend à pieds au Mellah, où nous faisons une courte marche. Après cela, nous mangeons au restaurant "un déjeuner à Marrakech" qui est pas si mal. Et ensuite, on part vers Guéliz en passant par Hivernage - au final, pas de grand intérêt mais au moins, on l'aura vu - et on finit au jardin Majorelle. Au soir, nous allons manger à la terasse des épices. Très bon mais service un peu brouillon - ils oublient beaucoup de choses, je pense qu'ils ne savent pas entre eux qui va donner quoi à quelle table ... Nous avons tâché d'être gentils avec eux car les deux Françaises à côté de nous étaient totalement irrespectueuses ... Les pauvres serveurs qui ont du subir ça ...😕 Au soir, nous avons demander au riad s'il était possible d'avoir un guide officiel pour une visite historique de la médina pour toute la journée. Les tarifs sont : 90€ si on veut que 3h, sinon c'est 7h pour 150€. Nous prenons les 7h, avons-nous bien fait? ....
Et bien voilà, je suis de retour d'une semaine passée à Marrakech. Avant le voyage, j'avais pu lire beaucoup de choses - que ce soit sur internet, mais surtout dans les guides comme Le Routard - sur Marrakech, et, malheureusement, beaucoup - trop?- de choses négatives - concernant surtout des arnaques, force à la vente, etc...- et cela m'avait fait un peu peur et je m'attendais "au pire"... En réalité, tout a été super bien, les gens étaient très gentils, et nous n'avons pas été embêté -par les faux-guides, les vendeurs, ... - comme on le pensait après avoir lu beaucoup de choses! Premier jour : Arrivée le samedi, longue file à l'immigration, on doit attendre ... Après environ une heure et demi, nous sommes (enfin) devant les officiers de l'immigration. L'attente dans la file fut ... étrange. En effet, une famille, derrière les gens derrière nous, - assez nombreuse, 5 adultes et 5 enfants - menait un drôle de jeu. En gros, ils essayaient de couper la file. Les enfants se sont retrouvés éparpillés, seuls, un peu partout dans la file, et même un des enfants est passé l'immigration à pieds, en coupant tout le monde, sans passeport, sans se faire arrêter. 😮 On l'a vu disparaitre au coin, après les petits comptoirs de l'immigration mais il est revenu 2 minutes après, (et on comprendre plus tard pourquoi... ) Une fois revenu, il s'est mis dans la file, bien en avant et se retrouva donc devant le comptoir de l'immigration bien avant ses parents - ou du moins les adultes qui l'accompagnait - et 'criait' donc pour que ses parents lui apportent son passeport car c'était son tour ... Spécial ... Au fil du temps, les 5 enfants se sont retrouvés un peu éparpillés dans la file, en passant sous les barrières de la file mais les parents ne réussissent pas à suivre. En effet, à chaque fois qu'un des adultes essaye de couper, il se fait aussitôt réprimander par la famille derrière nous (et donc juste devant eux, vous suivez?😄). Ils auront essayé de dépasser jusqu'au dernier moment : au comptoir de l'immigration, il y a une petite file pour chaque comptoir et un des adultes a voulu couper devant moi en sortant de nulle part, mais s'est aussitôt fait réprimandé par l'officier de l'immigration ... 😠 Une fois le beau tampon sur notre passeport, on peut enfin voir ce qu'il y avait après le coin - et qui a fait revenir l'enfant qui était passer l'immigration sans souci, et sans ses papiers juste avant -. Et là, une nouvelle file .. pour vérifier qu'on a bien le tampon sur le passeport ! 😏 C'est une file assez rapide, en 3 minutes, c'est bouclé. Ensuite, on prend les bagages - qui doivent nous attendre depuis longtemps, pense-t-on - et on se met dans la file pour ... sortir de l'aéroport ! Et oui, il y a une file IMMENSE qui forme un serpentin à travers le hall de l'aéroport sans forme précise pour sortir. En fait, à la sortie, il faut passer les bagages dans un scanner et cela prend - énormément- du temps. Nous avons attendu environ une heure à ce stade. Enfin libre, nous rejoignons le chauffeur du riad qui nous attendait - le pauvre, depuis sûrement plus de 2h30. Il n'a pas l'air très content, et ne nous parle pas du tout, même si nous essayons la communication. Une fois arrivé au riad, nous faisons la connaissance de la personne qui s'en occupe et nous partons pour manger un bout au café des épices. J'avais lu que c'était dur de se repérer dans la médina, que les cartes correspondaient pas, que ... et le guide du routard qui en rajoute une couche en disant qu'on va d'office se perdre ... Et bien ... J'avais donc imprimé les itinéraires "intéressants" (en gros les trajets riad-restaurants où nous comptions aller) avec Google Maps - en en espérant peu, vu qu'apparemment, les cartes ne reflètent pas la réalité du terrain. Première sortie, je m'attendais à être assaillit par les vendeurs voulant me vendre jenesaisquoi, par les faux-guide voulant m'offrir une visite ou voulant me montrer le chemin ou par le fameux 'employé du riad ' - qui n'en ai pas un - qui veut nous faire rencontrer sa famille ... Et bien, j'ai été presque déçu, car rien de tout ça ne nous est arrivé pour ce premier jour ! Sur les 1,2 km séparant le café des épices à notre logement, aucun faux-guide, aucun vendeur n'a voulu nous vendre quelque chose, aucun faux-employé du riad, aucune personne ne voulant nous montrer le chemin ... Et pour une première fois dans la médina, nous avons trouver qu'avec la carte Google Maps, c'était assez simple à s'y retrouver car, notant le nom de certains établissement - magasins ou restaurants - cela donnait des points de repère ! Nous arrivons donc à notre première destination sans s'être perdu non plus ! Les employés du café des épices sont pas méchants mais pas sympas non plus, ils sont plutôt froids, pas polis mais pas impolis non plus. Nourriture bonne mais sans plus, tout semble moyen dans cet établissement ... mouais. Après notre repas, nous partons parcourir un peu la médina, nous ne nous perdrons pas, nous ne nous perdrons pas. Nous rentrerons un peu se reposer en chambre et puis, nous irons souper à Dar Cherifa. Nous avons vu l'impasse dans laquelle le restaurant se trouve durant notre promenade de ce matin donc nous n'avons pas besoin de carte pour nous y retrouver, nous n'avons pas été embêté par des gens voulant nous montrer le chemin, ni les vendeurs non plus ... Restaurant très beau, et surtout très bon.
Jour 2: Au matin, on se rend à pieds au Mellah, où nous faisons une courte marche. Après cela, nous mangeons au restaurant "un déjeuner à Marrakech" qui est pas si mal. Et ensuite, on part vers Guéliz en passant par Hivernage - au final, pas de grand intérêt mais au moins, on l'aura vu - et on finit au jardin Majorelle. Au soir, nous allons manger à la terasse des épices. Très bon mais service un peu brouillon - ils oublient beaucoup de choses, je pense qu'ils ne savent pas entre eux qui va donner quoi à quelle table ... Nous avons tâché d'être gentils avec eux car les deux Françaises à côté de nous étaient totalement irrespectueuses ... Les pauvres serveurs qui ont du subir ça ...😕 Au soir, nous avons demander au riad s'il était possible d'avoir un guide officiel pour une visite historique de la médina pour toute la journée. Les tarifs sont : 90€ si on veut que 3h, sinon c'est 7h pour 150€. Nous prenons les 7h, avons-nous bien fait? ....
Bonjour,
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.
Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.

La vue depuis le col est grandiose.
De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.
La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Salut à touss , voilà je ves voyager de la France jusqu’aux Benin , je souhaiterais, avis , lconseil , et les informations nécessaires à réaliser mon projet , je compte passer du Maroc , Mauritanie Mali côté ivoire Ghana Togo benin !
J’ai plusieurs question : déjà y’a t’il plus rapide pour atteindre le benin ? Et la piste piste commence reelment à partire d’où ?
J’ai deux chien avec moi en ordre de vaccin et tout se qui va avec , je veut les prendre dite moi ce que vous en pencer ces réalisables ? Quel sont les problèmes et où je pourrai les rencontrer ?
J’aimerais connaître je budget , du bateau avec une voiture pour traverser le détroit ? Pour le Maroc
Pour être en règle avec l’es document , que me faut t’il pour mes papier pour moi , et mon véhicule pour entrer du Maroc , Mauritanie , Mali, côté d’ivoire , Ghana , Togo benin ? Je peut prendre des visa à l’avance pour certain pays dans un autre ? Le prix approximativement de visa pour entre dans ces pays ? Je compte pas trop visité ni faire du tourisme , juste rouler et me rendre chez moi au benin .
D’autre question viendront , je vous remercie pour tout ce qui on lu et qui on pris du temps à me répondre !
Pourquoi pas réaliser un convoi avec certain .
Merci à touss
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I just got back from a week in Mirleft, south of Agadir, and I felt like I’d stumbled upon an "off-the-beaten-path" Morocco: a raw Atlantic coastline, cliffs, endless beaches... and that slow pace that helps you unplug within 24 hours.
We had a house with a pool (the perfect combo when the wind picks up and the ocean cools the air), and then we alternated between: - Wandering the souk and alleyways (local vibe, regional products, and the big Monday souk if you can make it) - Surf sessions / scouting spots (depending on the swell and wind, it makes all the difference) - Wild beaches + viewpoints where you can settle far from the crowds - Legzira at sunset: the orange rock, the deep roar of the Atlantic, and that natural arch that seems to hold "by magic" - A little detour to Tiznit (45 min away): medina, silver craftsmanship, and an unexpected blue spring in the heart of the city - The mandatory "reset": hammam + massage after salt, sand, and road trips
I especially noted a bunch of details to avoid hassles: when to go (wind/weather), how to get around (a car is pretty much essential), what to watch out for on the road at night, and even super practical tips for summer accommodations.
If you want the full article with all the practical info + must-sees (and our tips to avoid mishaps), it’s here: https://aventures-sans-mesaventure.blogspot.com/2026/01/que-faire-mirleft-au-maroc-en-7-jours.html
Happy reading and/or safe travels! :)
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resto .séjour entre le 11 août et le 19 août.
j' ai un vol départ san sebastian aller retour à 380 euros y a t-il mieux?
Dans mon précédent récit (Marrakech, nous revoilà), nous venions de quitter la petite Fatima. Je tremble de plaisir en pensant à la suite de notre voyage. Itinéraire de 204km à partir de Marrakech jusqu'à Ouarzazate, en passant par le col de TIZI-N-TICHKA. Puis, balade dans la vallée du Draà jusqu'à Merzouga, nuit dans l'erg Chebbi, retour à Marrakech, par la vallée du Dadès, pour revenir ensuite à Essaouira !... Bon, ça paraît un peu compliqué, mais non, la preuve ....
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Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ?
Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie.
La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre.
Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar.
Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air !
Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée !
Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite !
Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour.
Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages !



La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons.
J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas.
Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées.
Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là !
Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi !
Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler.
Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat !
Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants !
(Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !


En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !

L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !
VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.
Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes !

La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir !


(symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons)
On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler !
Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux !
La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien.
Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».
Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis !
Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi)
La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !
Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.
Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !
Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ?
4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières
Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ !
Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes.
Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane !
Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs ! 
Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant !
Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie.
C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil.
Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous !
Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak !
Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.
Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.
Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence.
On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade !
Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan !
Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important !
--« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire !
Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou !
Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top !
Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !
Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !)
Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur.
Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui !
Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… »
Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert.
M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !
Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)
Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.
On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.)
oasis et jdebel Sarhro
kasbahs
le Draà
Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ?
Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie.
La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre.
Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar.
Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air !
Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée !
Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite !
Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour.
Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages !



La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons.
J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas. Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées.
Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là !
Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi !
Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler.
Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat !
Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants !
(Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !


En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !

L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !
VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.
Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes !


La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir !


(symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons)
On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler !
Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux !
La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien.
Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis !
Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi) La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !
Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.

Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !

Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ?
4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières
Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ !
Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes.
Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane !
Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs ! 
Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant !
Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie.
C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil.
Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous !
Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak !
Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.
Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.

Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence.
On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade !
Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan !
Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important !
--« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire !
Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou !
Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top ! Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !
Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !)
Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur.
Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui !
Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… »
Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert.
M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)
Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.
On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.)
oasis et jdebel Sarhro
kasbahs
le DraàSi ces quelques indications peuvent être utiles ce n'est fait que pour ca!
Départ Marseille avec la RAM décollage avec 10 Mn d'avance dans un avion ou il reste quelques places repas et service à bord correct comme peuvent être les services d'une compagnie aérienne!
Arrivée à Marrakech : prise en charge par un ami et .......panne de voiture ce qui nous amènera après réparation et repas en famille devant la porte du Riad Bab Tilila aux alentour de 22 h et malgré une réservation : personne sur place heureusement que nous étions avec un ami Marocain qui après de nombreux coup de tel à réussi à rentrer en contact avec un «responsable" car ils nous auraient été difficile à cette heure tardive de trouver un hébergement et de plus la nuit à été bruyante et aucune négociation pour une éventuelle réduction de tarif n'à été prise en compte le propriétaire réside à Agadir et n'a rien voulu entendre.
Lendemain réservation auprès d'Hamouda cars pas de problème prix dans ce qui se pratique à cette période de l'année voiture propre (Dacia Sandéro) en bon état 11000Kms personnel pas tatillon pas de caution ni de prise d'empreinte de carte retour aussi cool et il nous ramènerons à l'hôtel
Départ pour Ait Benhadou beaucoup de travaux sur la route : arrêt repas à Taddart (2?) (Tajine végétarien et brochettes) dernier resto à droite en montant sympa et bon.
Nuit à Ait Benhadou a la Fibule d'or Une nouveauté de taille la clim dans les chambres un plus indéniable pour cet été
Merci Houcine Bravo pour les plus que vous essayez d'apporter à votre établissement mais prenez soins de bien entretenir l'existant et surveillez de près les petites dégradations
Sinon pour nous l'accueil se situe dans ce qui ce fait de mieux au Maroc mais notre avis doit être tempérer par le fait que au fil des années la famille, femmes, enfants, et Ahmid le frère (le deuxième patron !!) sont devenus des amis
Le lendemain départ pour Zagora Nuit à la petite Kasbah
Même si le lieu n'est pas idéalement situé (en bordure de la route) l'accueil et la gentillesse de Brahim compense ce désagrément. Piscine propre et situé à portée de main (de pied !, ) des chambres qui possèdent la clim. Restauration exemplaire, je recommande la pastilla, et le matin la confiture de citron sera un enchantement et son souvenir nous poursuivra tout notre séjour. Petite viré à Tamengroute ou les rabatteurs pour les poteries et le "désert" sont toujours aussi pénible mais ou l'accueil des fabricants des fameuses poteries vertes et toujours aussi excellent ( Oui je sais ce sont des commerçants !!)
Départ le lendemain pour Foum Zguid par la N12 nouvellement ouverte et entièrement goudronnées Il n'y a pas grand-chose à voir ou à faire dans le village et les prestations de l'auberge ni changerons pas grand-chose ! Une étape si besoin de s'arrêter mais pour moi ce sera tout. Néanmoins et comme souvent au Maroc l'amabilité des gens est exemplaire
Nous passerons, après 50 kms de route cassée, la nuit suivante à Tazenaght à l'espace du même nom ( à la sortie dans le vieux village) ou il se pratique une forme de tourisme solidaire et ou, ici aussi, Ijaa et le groupe de femmes du village sont au fil du temps devenues des amies que l'on a plaisir à retrouver (se méfier car beaucoup de lieux de vente des tapis ne sont pas des coopératives mais des point de vente tenus par des marchand). Nous revenons ensuite sur Ait Benhadou ou nous sommes invitées à assister à un spectacle de cascades de chevaux et une fête tournant autour de la vie du Ksar. Nous dormirons sur la route de Télouet (magique la vallée de l’Ounilha !) à la Casbah du peintre. Bel endroit un peu difficile d'accès mais Azdine fera tout pour gommer ce point négatif.
Cuisine moyenne mais nous n'étions que deux et je pense que l'absence de la cuisinière doit être à regretter. Mais le charme des lieux, la gentillesse, le sourire, les anecdotes de notre hôte et de la personne de service ce jour gommeront en partie ce bémol.
Faire une petite balade au coucher de soleil en compagnie de Azdine fut un enchantement il réussit très bien à nous faire partager son amour des couleurs du Maroc et sa dextérité à manier l'aquarelle sera le point d'orgue positif de cet étape aux charmes indéniables.
Le retour sur Marrakech se fera tranquillement ( malgré un partie de la route reliant le col assez hard) dans la journée du lendemain et grâce au logiciel de cartographie Here le retour au point de rencontre sera faciliter juste quelques hésitations sur les adresses peuvent induire des erreurs qui nous, nous ont conduit à l’intérieur de la Médina et ce fut « chaud » pour en sortir !!
Devant notre mésaventure du Riad précèdent nous avions retenu deux nuits à l’adresse situe à coté et là ce fut l’horreur !!
Le Riad Dar El Hamra : Trés, trés bruyant
A fuir de toute urgence! Aucune considération pour les clients Personnel condescendant et hautain Aucun service comme seul réponse si ça ne te va pas tu n'as qu'à aller ailleurs Concert de musique + alcool jusqu'à 1 heure du matin puis ensuite on fait la vaisselle : pourquoi se gêner ! Si je veux aller en boite de nuit, je vais en boite de nuit si je vais dans un Riad c'est pour dormir et profiter du calme généralement, attache à ces lieux!
Cela c'est pour la première nuit et lorsque je me plains le lendemain j'ai comme seul réponse un sourire en forme de "foutage" de gueule! Ayant payé les deux nuits d'avance j'avais gardé un peu d'espoir pour la suite non! non! Du bruit et des discussions jusqu'à minuit/1 heure du matin des gens mangent dans le petit salon jouxtant notre "chambre" je croyais qu'il n'y avait pas de repas mais si!! J'ai 10 ans de visite au Maroc et c'est la première fois que je suis confronté à des gens méprisants la clientèle à ce point-là ! De plus je demande à être réveillé pour prendre l'avion On me répond que ce n'est pas possible mais que la porte sera ouverte pour mon départ.......... et le matin bien sur la porte sera fermé! Franchement une horreur peut être que en prenant de l’âge je deviens pénible, c’est possible mais là je pense que j’étais devant une caricature de ce qui se fait de pire en matière d’hébergement. Dommage de quitter ce si beau pays sur cette (très) mauvaise note mais nous reviendrons faire le plein de souvenir plus agréable comme ce chauffeur de taxi qui nous conduira à l’aéroport et qui aura à cœur de nous expliquer que nous étions « mal tombé » et qu'il nous faudra oublier cette mauvaise rencontre
Un bon souvenir alors que nous étions à Zagora le coup de tel de Shongai73 afin de nous retrouver ! Hélas nous étions partis à l’opposé les uns des autres mais la voix jeune et charmante de Francia qui affiche un âge proche du mien !!, et que j’ai eu au bout du fil me donne bien envie de se voir si par hasard nos routes se recroisent à nouveau.
Merci à tous qui m’avait aidé à faire ce petit circuit .
Novembre 2019
ZIGZAG DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC ou
2 ZIGS DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC
Me voilà comme Saint Exupéry en panne dans le désert, et seul peut être pour plusieurs jours, mais contrairement à lui, je n’ai pas de réparation a faire. Jean Pierre vient de partir pour ces 40 km de marche dans le désert. Le Toyota de Jean Pierre s’est ensablé dans une petite dune de sable trop mou, il a voulu faire une marche arrière, a dévié un peu de ses traces et a buté par l’arrière une petite butte d’herbe sèche couverte de sable. Quand il a voulu repartir impossible, 2 roues sur 4 patinaient, on appelle ça en terme technique : un croisement de ponts.
C’était le vendredi 1er novembre. Il était 11H30.
Nous étions partis la veille sur cette piste sauvage de 195 km dans ce sud Maroc magnifique, dans le but de joindre un lieu ou il y a des gravures rupestres. Après un 1er bivouac sympa avec un coucher de soleil magnifique, nous devions le lendemain traverser une zone indiquée sur notre guide : zone de sable sans grande difficulté. Mais c’est ce genre de surprise que réserve ces régions tout peu être différent au rythme des saisons et du vent violent qui changent la configuration de la nature. Tout l’après midi, nous avons essayer de sortir cette voiture de 3 tonnes du sable, en employant toutes les techniques classiques de l’ensablement. -Dégonfler les pneus au maximum. -mettre les plaques de désensablage. La plupart des randonneurs en 4X4 en ont 2. Jean Pierre en a 4. -Enlever le sable en dessous de la voiture avec cette super pelle à sable fabriquée spécialement. Si la voiture est posée sur le sable à force de faire tourner les roues sans qu’elle avance, elle s’enfonce de plus en plus. Dans ce cas là, à chaque fois qu’on essayait de sortir , les roues patinaient et enfonçaient les plaques de désensablage dans ce sable mou. Il fallait donc creuser sous les roues pour récupérer ces plaques au risque de l’enfoncer encore plus. -mettre le cric de la voiture pour essayer de la soulever pour mettre les plaques sans plus creuser. Il faisait 32°C
Rien n’y a fait. Nous avons arrêter le soir, fourbus. Pris l’apéro et dîner de cuisse de poulet grillé et de haricots verts. Et coucher à 21 H en ayant avant admirer la voie lactée qui illuminait le ciel sans lune ce soir là.
Samedi 2 novembre.
Réveil le lendemain matin à 7H30, Il fait à peine jour et j’entendais J.P qui déjà commençait à retirer le sable avec sa pelle magique. Nous avons travaillé toute la journée. Mis des cailloux, remis les plaques, Rien n’y a fait. Vers 17H, nous avons essayer de démarrer, moi, monté sur le capot pour faire un peu plus de poids, la voiture à fait trois mètres et les roues ont patinées. Nous étions crevés de déblayer tous ces m³ de sable. La voiture était maintenant dans un trou de 1,50m de profondeur. Nous avons arrêter et décider d’appeler les secours…… Mais 1er problème il n’y avait pas de réseau téléphonique. Nous avions déjà été sur la petite colline de 50m à coté d’où nous étions, le tel ne passait pas. Il fallait donc essayer de faire une quarantaine de kms à pied en revenant d’où nous étions partis pour retrouver du tel. Jean Pierre s’est déclaré volontaire nommé d’office. Mais qui appelez ? Nous avions le numéro de tel d’amis qui tenaient un campement pour touristes à une centaine de kms. Borj Biramane. c’était donc les premiers à avertir, ces deux frères, Paul et Philippe, que nous connaissons depuis 10 ans, ont 2 4X4 pour emmener leurs clients en balade. S’ils étaient absents, nous aurions tel aux amis d’Essaouira à 450 km d’ici. Jean Pierre voulait partir le soir même, mais après réflexion, nous avons décidé qu’il partirait le lendemain soir vers 17H. Il fallait qu’il se repose un peu. Dîner après l’apéro d’une côte de bœuf grillée au feu de bois avec des pommes de terre sautées. Et…..admirer la voie lactée avec un léger croissant de lune et coucher, moi dans ma tente et J.P dans sa tente de toit très penchée.
Dimanche 3 novembre
Après le petit déjeuner, nous sommes remontés sur la colline pour essayer le réseau de tel, négatif. Nous avons donc commencer à faire la liste de ce qu’il fallait qu’il amène pour cette marche de 40 kms qu’il estimait pouvoir faire en 2 jours. 2ème gros problème, son sac à dos destiné à porter un bidon de 5 litres d’eau potable et ses affaires s’est révélé défectueux, le soleil et l’age avait eu raison des sangles qui étaient pourries. Je lui ai donc proposé le mien. Son autre GPS de secours s’est aussi révélé défectueux, piles non chargées et caoutchouc complètement cuit. Il fallait qu’il amène donc : -5 litres d’eau, son GPS de voiture, une boussole, couteau, lampe frontale, miroir réfléchissant, son tel chargé, chapeau, lunette de soleil, gobelet, papier d’identité, de l’argent, des pansements pour les ampoules, chaussettes 2 paires. Polaire pour la nuit ou il fait 14°C, ses médicaments et un peu d’aspirine et de paracétamol pour les douleurs. Sans oublier un peu de nourritures, Biscuits, dattes, amandes, noix, cacahuètes, boite de maquereaux. Et pour finir une moitié de côte de bœuf coupée en petits morceaux. J.P fait un petit essai de marche sur 100m. Tout fonctionne. Le temps de cette journée est passé trop vite. Nous nous sommes mis d’accord que j’attendrais 3 ou 4 jours. Sans nouvelles, j’envisagerai de partir à mon tour. Mais je suis sur que J.P va y arriver. Il est 17H, J.P pars, je filme son départ, il monte une petite dune, se retourne, me fait un au revoir et après quelques minutes disparaît de ma vue. Le hasard fait que une demi heure plus tard, j’observe la direction du nord avec ses jumelles et je l’aperçois fugacement quelques secondes qui se transforment en secondes d’émotion.
Dimanche 3 novembre 17H40
Ça y est, je suis seul, en plein désert, environné de petites dunes de sable mordoré, parcellées de petites buttes d’herbe sèche. Il fait un peu frais, le vent s’est levé comme tous les soirs, il déplace du sable à raz terre qui envahi un peu le trou que l’on a fait pour la voiture. j’ai pris ma douche vite fait et je me suis couvert, bonnet, foulard, pull, blouson. Et je commence à épluché des légumes dans le but de les faire à la vapeur dans la cocote, agrémenté avec le reste de la côte de bœuf de la veille que l’on a partagé avec Jean Pierre. Le coucher de soleil comme tous les soirs a été magnifique. Ah...j’ai oublié l’apéro que j’ai pris : bière plus gin tonic comme d’habitude. (J’ai arrêté de boire de l’alcool, il y a 5 ans, mais symbole ou superstition, j’ai continué seul l’apéro que l’on prenait à deux) Je me suis couché à 21H avec mes deux couvertures polaires, car la nuit, il fait 14°C. Je pense à J.P qui doit avoir froid cette nuit, j’espère qu’il va marcher doucement, ne rien escalader au risque de tomber et qu’il fasse attention aux scorpions qui sortent la nuit. Je me suis endormi rapidement, réveillé à 23H, et continué de lire « Le désert des déserts » de Wilfred Thesiger. Récit des voyages de l’auteur dans l’Arabie de sud en chameaux avec les derniers nomades du désert dans les années 50. J’étais dans la même ambiance ici.
Lundi 4 novembre
Lever 7H30, fait un petit déjeuner, pain grillé, beurre, confiture d’orange fait avec amour par Jean Pierre. Je pense à lui souvent, je l’imagine marchant seul dans ce désert un peu montagneux.
10H. Je viens de démonter le rétroviseur droit de la voiture pour éventuellement faire des signaux lumineux à l’horizon ou aux avions qui passeraient.(En 4 jours, j’ai vu un seul long courrier dans le ciel limpide et sans nuage.) Je suis monté sur la petite colline et fait le tour de l’horizon avec mon miroir. Du coup, j’en ai profité pour me raser, j’en avais besoin et si quelqu’un trouve mon cadavre desséché, on puisse me reconnaître...je rigole… J’ai aussi essayer de faire flamber un buisson d’herbes sèches mais ça ne faisait pas de fumée. Brûler un pneu aurait été plus efficace.
11H45. En faisant un peu de ménage dans la tente, je viens de découvrir un joli scorpion jaune des sables, presque transparent. Malheureusement, je l’ai tué. (voir photo.) Je pense aux personnes qui pourraient nous secourir : Olivier, Jean Charles, son copain Lucky qui habite Ouarzazate. Monsieur Gandini, lui même : l’auteur des guides qui sont nos bibles pour les pistes du Maroc. Jean Pierre doit marcher depuis ce matin, aujourd’hui la température est excellente, il fait 24°C à l’ombre, et un petit vent frais d’ouest. Bon courage Jean Pierre, ne m’oublie pas… Je déjeune d’une salade de tomate, carotte, oignons, courgettes et vinaigrette. Le temps pour moi passe vite, je me déplace avec mon livre au gré de l’ombre que l’auvent de la voiture me donne. Je rempli un bidon avec de l’eau du réservoir en inox et met du micropur dedans. Je change l’ouverture de la tente pour avoir moins de sable qui rentre la nuit. J’ai commencé il y a 4 jours un roman qui démarre par un enterrement alors tout d’un coup je pense à la mort. Donc je commence mon testament pour être enterrer au Maroc au cas ou.
16H. Cet ensablement est un incident que tout le monde redoute quand on part a une seule voiture. Mais un tel incident n’arrive jamais sauf : -On a une, deux roues de secours en cas de crevaison. Mais ça arrive que l’on crève 3 fois, alors là, on est mal !!! -On peut tomber en panne de batterie un matin, de démarreur, d’autre chose, alors là, on est mal !!! Nous sommes souvent partis ensemble, J.P et moi dans son Land Rover, nous nous sommes ensablé plusieurs fois mais on a pu en sortir à chaque fois. Alors, on oublie ces incidents et on devient trop optimiste.
17H. Je mets en route pendant une heure le moteur de la voiture pour recharger les batteries, surtout celle du réfrigérateur
19H. Pas de douche ce soir, il fait froid à l’ombre, et il faut économiser l’eau. Mais apéro et dîner avec le reste de légumes et d’une boite de maquereaux. J’ai écouté Michel Berger et Orange Blossom sur ma tablette. La voie lactée est superbe. Coucher à 20H20 avec les nomades de Thesiger.
Mardi 5 novembre. Lever à 7H30 au lever du jour, petit déjeuner à 8H10. Lever du soleil sur la colline à 8H16. Je commence à m’organiser et à régler ma journée pour avoir un peu d’activités. Il est 9H15, je monte sur la petite dunette juste à cote, j’amène le rétroviseur de la voiture pour faire des signaux lumineux, et là surprise, en regardant vers le nord, j'aperçois une voiture à environ deux kms qui vient dans ma direction. Je lui fais donc des signaux lumineux et j’agite mon grand foulard blanc. Et je vois la voiture qui se dirige vers moi. Elle arrive très vite à 100 m ou elle s’arrête dans une zone de sable dur. Un jeune arabe en djellaba marine en sort et vient vers moi, foncé de peau, l’air très sahraoui, tête nu, les pieds dans des sandales. Très beau garçon. Je vais vers lui. On se rencontre, il me dévisage, souris, on se serre la main et en me désignant le 4X4 ensablé, se dirige vers lui. En arrivant à ma table de pique nique, je lui propose un thé, il éclate de rire, refuse et fait le tour du 4X4 en ré-éclatant de rire en le voyant enfoncé dans le sable à mi hauteur. Il me demande de le suivre à sa voiture, un 4X4 Toyota plateau comme celui de J.P mais simple cabine. Un sigle est peint sur les portières représente un oiseau en vol. Je reconnais le sigle des gardes chasses de la région du sud Maroc. Ces gardes chasses salariés par le Qatar, gardent des territoires immenses de désert pour qu’ une ou deux fois par an des qataris viennent chasser l’outarde aux faucons pèlerins. Au cours du chemin jusqu’à sa voiture, il me demande depuis combien de jours nous sommes là, alors quand je lui répond 5 jours, il éclate encore de rire. Il était plié de nous savoir seul dans ce désert hostile pendant 5 jours. Il mets en route sa radio VHF, parle en arabe avec quelqu’un et me tend le micro, je suis en communication avec un gendarme qui me demande comment je vais. -Bien je lui réponds -Pouvez vous revenir avec lui ? - oui, dis-je. Comment va Jean Pierre -Il vous attend, me répond-il . -a tout à l’heure donc. -Ok Nous retournons donc, mon futur chauffeur et moi jusqu’au 4X4 je range un peu les choses du bivouac qui traînent, prends mon sac rouge qui contient quelques affaires d’urgence dont mes médicaments, ne sachant pas exactement combien de temps nous serons partit. J’éteins le frigo, ferme la voiture, et nous partons à toute allure vers le nord, vers l’endroit d’où nous sommes partis, il y a 5 jours. Il conduit à toute vitesse, nous sautons sur les cahots et les mottes de sable. Et au bout d’une heure, j’aperçois le goudron ou une petite camionnette de la gendarmerie royale nous attend. Trois gendarme sont là, me demandent si je vais bien, si j’ai besoin d’un médecin. Devant mon grand sourire, ils se présentent. L’un le grand adjudant est le commandant de la gendarmerie de ZAG, petite ville à 60 km au sud d’Assa. l’autre que nous allons appeler l’adjudant excité est son adjoint. Le 3ème est un simple gendarme. Nous quittons donc le beau chauffeur sahraoui qui se prénomme Bachir, à qui je donne un bakchich et à qui je laisse aussi notre poubelle de huit jours et nous filons rejoindre Jean Pierre. Une demi heure plus tard, nous arrivons à ZAG, et allons directement au café du coin qui est plein de monde. On me présente aux 3 caïds, à d’autres gendarmes, au colonel de la garnison des Forces Armées Royale (FAR). On me propose un café. Et on me dit que jean Pierre arrive. Sur la rue , au bord du trottoir sont garés plusieurs 4X4 plateau de l’armée et un énorme engin à 4 roues jumelées à L’arrière soit 8 roues surmontées d’une grue télescopique énorme, le tout peint en couleur camouflé. Mais Jean Pierre arrive, l’air frais dispos et souriant et nous nous étreignons sauvagement content des retrouvailles. Mais maintenant, assez parlé de moi, je laisse la plume à Jean Pierre……mon héros.
La balade de JP
CHAPITRE 1
Départ le Dimanche 3 Novembre 2019 pour une balade de 41,8 km à vol d’oiseau sur le retour de la piste Gandini G5a du Tome 3 2013.
Il est 17h quand je pars suite aux préparatifs et a une journée dédiée au repos. P as facile de quitter son ami, bien que je sache que tout est en place pour une attente d’au moins 5 jours dans un confort relatif. Michel a un moral de fer, nous avons préparer mon retour de façon rationnel sans pathos. Le courageux c’est lui, qui doit attendre sans vrai certitude quant à ma réussite. Il souffle un vent d’ouest soutenu et il me reste quelques heures avant le coucher du soleil. Nous sommes à 2,8km du WP 10 ( WP signifie Way Point donc une position précise et identifiée) que j’atteins facilement en une bonne heure. Je ralentis même le pas que je trouve trop gaillard afin d’économiser les jambes. Je ne suis pas un bon marcheur, tout le monde le sait, et je dois faire attention aux signaux précédents une fatigue excessive.
A 19h30 »à j’atteins le WP 9, distant de 5,5km du 10, au pied d’une colline qui porte à mi-hauteur des tombes pré-islamiques. Je suis en sueur, le soleil s’éteint à l’horizon, magnifique comme toujours en hiver, et décide de manger et boire un peu. Morceaux de côte de bœuf et amandes.
Une demi-heure plus tard je repars avec l’idée d’atteindre le WP 8 distant de 4,5km. La nuit est tombée, l’obscurité gagne du terrain. Le vent est plus frais. J’enfile ma polaire. Je me sers du GPS une fois toutes les demi-heure pour vérifier si mon cap pris à la boussole est le bon. J’économise la batterie au maximum ne sachant pas le temps que je mettrais pour arriver à destination. A 20h30 la nuit est complète, je suis arrivée à ce WP8, un désert plat semi-sableux avec une pauvre végétation pour tout rempart contre le vent et le froid désormais bien présent. Je tourne à droite à gauche cherchant le buisson qui m’abritera. Je le trouve, il fait environ 1 mètre de long et 50 cm de hauteur, le plus grand. Je m’allonge, mange, bois et décide de dormir car je suis fatigué. Le vent incessant et le froid m’empêche de me reposer correctement et j’entame une nuit frissonnante digne d’un parkinsonien confirmé. Au cours de la nuit je me lève pour trouver un buisson plus protecteur à la lueur de ma frontale, laissant mes affaires sur place. Je m’aperçois soudain que je ne vois plus l’endroit ou je m’étais couché. Grosse erreur, on ne part pas la nuit sans avoir bien localiser son point de départ. Ma frayeur est de courte durée et la leçon dûment enregistrée.
J’attends le point du jour avec impatience, balançant entre sommeil et veille. Les nuits sont longues à cette période, presque 12h. A 7h30, Le reste de cote de bœuf, des biscuits, trois noix et deux dattes font mon petit déjeuner et je repars. Il me faudra attendre 2 heures pour que la température redevienne agréable. Vers 10h, pas loin du WP 7, je vois, vers l’ouest, un pick-up à 500m qui doit venir de Labouirat. Je fais des grands signes, elle me passe devant puis semble ralentir et se tourner vers moi. Je suis content, j’ai été aperçu. Quelques instants après elle repart, j’ai pris mes rêves pour des réalités. Plus tard j’apprendrais que j’avais été vu, le chauffeur ayant signaler à la Gendarmerie, qu’un individu habillé en bleu traînait au milieu de nul part.
WP 7 vers 10h30. Je continue. Peu après je suis pris d’un léger malaise. Holà holà…je m’assieds par terre et me dit qu’il ne faut pas flancher. En fait je n’ai pas bu depuis le matin et je dois être déshydraté. Je bois, je mange et repars me disant que j’ai fais presque la moitié du chemin, donc le doute n’est pas permis. Pas de bobos quelconque, pas de crampe. Tout va bien. Le paysage est très plat juste quelques petits reliefs de temps en temps. La chaleur monte d’un cran. Je rate le WP6 de 1,2km et me dirige vers le 5. Il fait carrément chaud, le vent ne baisse pas d’intensité, je marche plus lentement et fais des arrêts toutes les demi-heure pour boire. J’estime que je dois faire moins de 3km/h. Le temps passe je suis au milieu de l’après-midi, je vois au loin des montagnes entre lesquelles je sais qu’il faudra que je me glisse. Je passe au WP5 vers 15h30. Je déjeune d’une conserve de maquereau au vin blanc ( du jus supplémentaire à boire) de dattes et d’amandes. Je me sens bien, quoique bien fatigué. A 16h 30 j’atteins le WP4, puis le WP 3 et me fixe comme objectif d’arrêter la journée au WP 2 soit à 5,6 km du goudron. A l’aller je m’étais aperçu que le signal téléphone était encore perceptible dans cette partie du parcours. Une demi-heure plus tard j’ai le réseau et commence l’appel téléphonique convenu avec Michel, c’est à dire aux frères de Borj Biramane à Icht.
Ensuite tout s’enchaîne, je reçois un coup de fil toutes les deux minutes, La Gendarmerie Royale, Le Pacha, les caïds, le Gouverneur et le Sous-Préfet. Tous me demandant ma situation physique et ma position GPS. Je leur signale que je vais au WP 2 et donne ma position d’attente pour être récupérer. A cet endroit il y a des restes de fortins militaires et je m’abrite du vent. A 18h, les appels se succèdent, me disant qu’ils arrivent, qu’ils sont à 2km puis 1 minute de moi.Je fais clignoter ma frontale pour qu’ils puissent me localiser. Il faudra 6h en fait pour se rencontrer vers minuit. Je suis accueilli par les autorités locales, un peu stupéfaites qu’un homme de 69 ans ait parcouru une telle distance à travers une région hostile. Environ 38 km à vol d’oiseau en un peu plus d’une journée. Beaucoup de questionnements pour contrôler la véracité de mon récit, des prises de décisions étranges comme le fait d’aller chercher Michel en pleine nuit en urgence absolue alors qu’il doit dormir tranquillement. On me demande comment je me suis dirigé, si j’ai vu des loups, comment j’ai dormi à même le sol avec toutes les bêtes furieuses qui habitent le désert, ce que j’ai mangé etc.. Je suis ensuite amené à Zag et dort chez le Pacha qui me couve comme un père m’offrant le verre de lait et des dattes dans la plus pure tradition. L’homme est simple peu causant mais chaleureux.
Le matin au petit déjeuner il m’annonce que Michel a été récupéré et qu’il arrive bientôt. Vers 10h, nous allons à un café ou des voitures militaires et de Gendarmerie sont là ainsi qu’une dépanneuse surdimensionnée qui ne ferait pas 100m dans le sable mou. Les présentations sont faites, Colonel, Commandant, Adjudants et hommes de troupe, tout le monde est bienveillants, pas de reproche ou de leçon pour avoir dérangé tant de force. J’aperçois Michel au milieu de tout ce monde, grand sourire et assurance tranquille, et vous laisse imaginer mon émotion.
CHAPITRE 2
L’opération de récupération de la voiture se dessine. 2 pick-up de l’Armée, Le Commandant de la Gendarmerie Royale, 1 adjudant complètement excité en uniforme,14 soldats, Michel et moi-même. Je prends la voiture de tête afin de diriger l’expédition grâce à mon GPS. Je rappelle qu’il faut partir avec beaucoup d’eau mais on me dit d’en prendre juste pour moi. Je prends 15 litres malgré tout, car je sais que la journée sera difficile. Les militaires partent les mains dans les poches, quelques pioches, des pelles ayant déjà beaucoup servies et hop on part plein ouest. Aucun autre équipement dont on pourrait s’attendre de militaires, comme VHF, jumelle, sangles et/ou cordes, eau ou nourriture. Il faut dire qu’ils ont estimé la position de notre voiture à 21Km, mais, mais en réalité nous allons faire au moins 60km en 4 heures. Tout ceci en roulant comme des brutes.
Le conducteur, un homme expérimenté me dit-on, démarre comme un bolide, à 80/90km.h sur des pistes que nous faisons normalement à 30, par souci d’efficacité je pense et un enthousiasme digne de Rambo.. Évidemment il perd le deuxième véhicule rapidement, demi-tour, on le retrouve et on fonce bille en tête pour être sur de le reperdre le plus tôt possible. On fait des bonds dans la voitures, on est bousculés violemment et je sens que mon dos commence à souffrir sérieusement, mais efficacité rime avec frénésie. Je le guide comme je peux, jusqu’à ce que j’indique qu’il faut partir plein sud. Lewis Hamilton continue comme un forcené et malgré mes incantations nous nous éloignions de l’objectif. Rien à faire, il cherche une piste qui n’existe pas, assurant que le hors piste est super dangereux à cause des mines. Il y a des traces de voitures et d’animaux partout, signe que c’est juste son esprit qui est miné et rien d’autre. Il comprend enfin qu’il va falloir faire autrement mais il est trop tard, nous avons largement dépassé notre position d’ensablement et il s’enlise à son tour ainsi que le véhicule suiveur. Une fois , deux fois. Il s’arrête enfin…en hors piste.
Étant à 2km plus au sud de notre but, nous partons à pieds, colonne par deux, pour rejoindre notre véhicule. 2 km dans le sable ça compte énormément. Arrivés à la voiture 14 bonhommes la pousse et en deux fois elle sort de son trou. Par souci de faire vite et bien, tout est mis en vrac dans la voiture, Michel n’ayant pas eu le temps de préparer le retour. Tente, vaisselle, plaque de désensablement, caisses et autres babioles. La tente de toit est prise d’assaut et j’ai bien du mal à expliquer comment la fermer. Néanmoins je suis soulagé de récupérer le Toy en bon état car il y eu un moment ou je me voyais mal parti pour le récupérer 12 repartent vers les voitures et j’emporte avec moi, 2 soldats l’Adjudant énervé, électrisé par ce sauvetage réussi, qui court devant pour m’indiquer le meilleur passage. Regonflage des pneus (à la stupéfaction générale) et retour vers Zag, cette fois-ci tranquillement.
Bilan de santé: Des ampoules entre les doigts de pieds, 2 ongles de pieds devenus noirs par le frottement des chaussures et le sillon fessier en état de surchauffe. On ne rit pas devant la douleur de l’autre, merci. Pas de crampes ou courbatures, il semblerait que mes exercices physiques 3 fois par semaine soient pour quelques choses dans ce bilan. Ceci est pour la marche en solitaire. Pour ce qui est de l’état mental, il reste le même, à vous de juger des dégâts. En ce qui concerne l’épisode du conducteur fou, j’en repars avec un mal de dos qui ne fait qu’empirer…on verra. JEAN PIERRE ………………………………………………………………………………………………….
Effectivement, pour aller récupérer la voiture de Jean Pierre avec les deux 4X4 de l’armée et les 14 soldats et leurs pelles. l’adjudant excité a d’abord voulu que je reste au café estimant peut être que mon corps âgé méritait du repos. Mais devant mon insistance pour y aller aussi, prétextant que je voulais faire le reportage photo pour 2M la chaîne TV marocaine, il m’a autorisé a me mettre à l’arrière du 4X4 dans la plateau bâché avec 5 militaires et leurs pelles. Comme J.P l’explique, nous partons comme des fous. J’ai du mal à me tenir aux ridelles sur un banc à peine fixé à la voiture qui sautait en même temps que moi à chaque cahot. J’ai même eu le mal de mer, et nous avons été obligé de nous arrêter par deux fois pour que je puisse vider mon estomac dans le sable du désert. Arrivés sur une bute, en dépassant de 2 km l’endroit ou la voiture est ensablée, tout le monde s’arrête et tout le monde réfléchit pour la suite. J’avais emmener mon GPS, et en indiquant que la voiture était exactement à 2 km vers le nord juste derrière une colline que je reconnais pour y avoir été la veille pour essayer d’avoir du réseau de téléphone. -Vous êtes sur ? Me demande l’adjudant excité -oui, juste à 2 km, derrière la colline. Tout à coup il part en courant dans le sable simplement accompagné par son aide de camp. Effectivement, une demi heure après, nous l’apercevons au sommet de la colline nous faisant de grands gestes pour faire venir tout le monde. Jean Pierre part avec eux, je décide de rester avec le grand adjudant, n’ayant pas envie de faire encore 4 ou 5 km dans le sable. En attendant les autres, s’abritant du vent fort qui soufflait en rafale soulevant des nuages de sable, nous discutons de la région ou il a été nommé il y a 3 mois pour 3 ans. Il vit à Zag avec sa femme et ses 2 enfants qui ont du mal à l’école avec les enfants des nomades du coin alors que lui arrive de Meknès, grande ville moderne du nord du Maroc. On parle du guide Gandini que nous utilisons pour nous diriger sur les pistes, il est très étonné d’apprendre que tout près d’ici, il y a des tombes anciennes qualifiées de préislamiques datées de 3000 à 8000 ans. Enfin, les militaires reviennent, la voiture est dégagée. Jean Pierre est parti avec l’adjudant excité et un guide et nous nous repartons aussi, le grand adjudant me fait monter devant avec lui et le chauffeur, je suis coincé entre le levier de vitesse et le chauffeur, mon GPS à la main, car c’est moi qui dirige le chauffeur pour lui faire récupérer nos traces de l’aller. Par, toujours la peur des mines restant de la guerre des année 80 entre le Maroc et le Polisario. Nous arrivons à Zag, Le grand adjudant, commandant de la gendarmerie, nous fait écrire succinctement notre aventure pour justificatif. Nous sommes sur le départ, nous échangeons nos tel et nos adresses, promettant de nous revoir. Nous décidons que nous sommes devenus frères. Passons dire aussi au revoir au chef des caïds, et sortons de la ville précédé d’une voiture de la gendarmerie tout feux et gyrophares allumés. Il nous laisse à la sortie de la ville et nous partons pour rejoindre ASSA, à 80 km, ou nous arrivons pour dormir et pour dîner. Nous arrivons en pleine fête de la marche verte….mais ça, c’est une autre histoire……. Nous sommes allés le lendemain, voir les deux frères Paul et Philippe, à Borj Biramane, ou nous avons passés la nuit dans un bungalow confortable. Ils nous ont confirmé l’histoire dès la réception du téléphone de Jean Pierre vers 17H, et n’ayant pas de 4X4 à disposition, Philippe à alerté un ami gendarme de la ville juste à coté de Icht, qui a téléphoné à ses collègues de Zag, et là, tout s’est enchaîné. Nous avons remercié chaleureusement nos sauveurs et nous leur rendons hommage, car sans eux, nos corps desséchés et la voiture sous plusieurs mètres de sable auraient été découvert dans 2 ou 3000 ans par les générations futures. Nous avons fêté notre survie an dînant avec eux d’un tagine de dromadaire. La journée a passé à ranger le 4X4 ou tout était en vrac et plein de sable. Retour à Essaouira le lendemain. Michel

ZIGZAG DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC ou
2 ZIGS DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC
Me voilà comme Saint Exupéry en panne dans le désert, et seul peut être pour plusieurs jours, mais contrairement à lui, je n’ai pas de réparation a faire. Jean Pierre vient de partir pour ces 40 km de marche dans le désert. Le Toyota de Jean Pierre s’est ensablé dans une petite dune de sable trop mou, il a voulu faire une marche arrière, a dévié un peu de ses traces et a buté par l’arrière une petite butte d’herbe sèche couverte de sable. Quand il a voulu repartir impossible, 2 roues sur 4 patinaient, on appelle ça en terme technique : un croisement de ponts.
C’était le vendredi 1er novembre. Il était 11H30.
Nous étions partis la veille sur cette piste sauvage de 195 km dans ce sud Maroc magnifique, dans le but de joindre un lieu ou il y a des gravures rupestres. Après un 1er bivouac sympa avec un coucher de soleil magnifique, nous devions le lendemain traverser une zone indiquée sur notre guide : zone de sable sans grande difficulté. Mais c’est ce genre de surprise que réserve ces régions tout peu être différent au rythme des saisons et du vent violent qui changent la configuration de la nature. Tout l’après midi, nous avons essayer de sortir cette voiture de 3 tonnes du sable, en employant toutes les techniques classiques de l’ensablement. -Dégonfler les pneus au maximum. -mettre les plaques de désensablage. La plupart des randonneurs en 4X4 en ont 2. Jean Pierre en a 4. -Enlever le sable en dessous de la voiture avec cette super pelle à sable fabriquée spécialement. Si la voiture est posée sur le sable à force de faire tourner les roues sans qu’elle avance, elle s’enfonce de plus en plus. Dans ce cas là, à chaque fois qu’on essayait de sortir , les roues patinaient et enfonçaient les plaques de désensablage dans ce sable mou. Il fallait donc creuser sous les roues pour récupérer ces plaques au risque de l’enfoncer encore plus. -mettre le cric de la voiture pour essayer de la soulever pour mettre les plaques sans plus creuser. Il faisait 32°C
Rien n’y a fait. Nous avons arrêter le soir, fourbus. Pris l’apéro et dîner de cuisse de poulet grillé et de haricots verts. Et coucher à 21 H en ayant avant admirer la voie lactée qui illuminait le ciel sans lune ce soir là.
Samedi 2 novembre.
Réveil le lendemain matin à 7H30, Il fait à peine jour et j’entendais J.P qui déjà commençait à retirer le sable avec sa pelle magique. Nous avons travaillé toute la journée. Mis des cailloux, remis les plaques, Rien n’y a fait. Vers 17H, nous avons essayer de démarrer, moi, monté sur le capot pour faire un peu plus de poids, la voiture à fait trois mètres et les roues ont patinées. Nous étions crevés de déblayer tous ces m³ de sable. La voiture était maintenant dans un trou de 1,50m de profondeur. Nous avons arrêter et décider d’appeler les secours…… Mais 1er problème il n’y avait pas de réseau téléphonique. Nous avions déjà été sur la petite colline de 50m à coté d’où nous étions, le tel ne passait pas. Il fallait donc essayer de faire une quarantaine de kms à pied en revenant d’où nous étions partis pour retrouver du tel. Jean Pierre s’est déclaré volontaire nommé d’office. Mais qui appelez ? Nous avions le numéro de tel d’amis qui tenaient un campement pour touristes à une centaine de kms. Borj Biramane. c’était donc les premiers à avertir, ces deux frères, Paul et Philippe, que nous connaissons depuis 10 ans, ont 2 4X4 pour emmener leurs clients en balade. S’ils étaient absents, nous aurions tel aux amis d’Essaouira à 450 km d’ici. Jean Pierre voulait partir le soir même, mais après réflexion, nous avons décidé qu’il partirait le lendemain soir vers 17H. Il fallait qu’il se repose un peu. Dîner après l’apéro d’une côte de bœuf grillée au feu de bois avec des pommes de terre sautées. Et…..admirer la voie lactée avec un léger croissant de lune et coucher, moi dans ma tente et J.P dans sa tente de toit très penchée.
Dimanche 3 novembre
Après le petit déjeuner, nous sommes remontés sur la colline pour essayer le réseau de tel, négatif. Nous avons donc commencer à faire la liste de ce qu’il fallait qu’il amène pour cette marche de 40 kms qu’il estimait pouvoir faire en 2 jours. 2ème gros problème, son sac à dos destiné à porter un bidon de 5 litres d’eau potable et ses affaires s’est révélé défectueux, le soleil et l’age avait eu raison des sangles qui étaient pourries. Je lui ai donc proposé le mien. Son autre GPS de secours s’est aussi révélé défectueux, piles non chargées et caoutchouc complètement cuit. Il fallait qu’il amène donc : -5 litres d’eau, son GPS de voiture, une boussole, couteau, lampe frontale, miroir réfléchissant, son tel chargé, chapeau, lunette de soleil, gobelet, papier d’identité, de l’argent, des pansements pour les ampoules, chaussettes 2 paires. Polaire pour la nuit ou il fait 14°C, ses médicaments et un peu d’aspirine et de paracétamol pour les douleurs. Sans oublier un peu de nourritures, Biscuits, dattes, amandes, noix, cacahuètes, boite de maquereaux. Et pour finir une moitié de côte de bœuf coupée en petits morceaux. J.P fait un petit essai de marche sur 100m. Tout fonctionne. Le temps de cette journée est passé trop vite. Nous nous sommes mis d’accord que j’attendrais 3 ou 4 jours. Sans nouvelles, j’envisagerai de partir à mon tour. Mais je suis sur que J.P va y arriver. Il est 17H, J.P pars, je filme son départ, il monte une petite dune, se retourne, me fait un au revoir et après quelques minutes disparaît de ma vue. Le hasard fait que une demi heure plus tard, j’observe la direction du nord avec ses jumelles et je l’aperçois fugacement quelques secondes qui se transforment en secondes d’émotion.
Dimanche 3 novembre 17H40
Ça y est, je suis seul, en plein désert, environné de petites dunes de sable mordoré, parcellées de petites buttes d’herbe sèche. Il fait un peu frais, le vent s’est levé comme tous les soirs, il déplace du sable à raz terre qui envahi un peu le trou que l’on a fait pour la voiture. j’ai pris ma douche vite fait et je me suis couvert, bonnet, foulard, pull, blouson. Et je commence à épluché des légumes dans le but de les faire à la vapeur dans la cocote, agrémenté avec le reste de la côte de bœuf de la veille que l’on a partagé avec Jean Pierre. Le coucher de soleil comme tous les soirs a été magnifique. Ah...j’ai oublié l’apéro que j’ai pris : bière plus gin tonic comme d’habitude. (J’ai arrêté de boire de l’alcool, il y a 5 ans, mais symbole ou superstition, j’ai continué seul l’apéro que l’on prenait à deux) Je me suis couché à 21H avec mes deux couvertures polaires, car la nuit, il fait 14°C. Je pense à J.P qui doit avoir froid cette nuit, j’espère qu’il va marcher doucement, ne rien escalader au risque de tomber et qu’il fasse attention aux scorpions qui sortent la nuit. Je me suis endormi rapidement, réveillé à 23H, et continué de lire « Le désert des déserts » de Wilfred Thesiger. Récit des voyages de l’auteur dans l’Arabie de sud en chameaux avec les derniers nomades du désert dans les années 50. J’étais dans la même ambiance ici.
Lundi 4 novembre
Lever 7H30, fait un petit déjeuner, pain grillé, beurre, confiture d’orange fait avec amour par Jean Pierre. Je pense à lui souvent, je l’imagine marchant seul dans ce désert un peu montagneux.
10H. Je viens de démonter le rétroviseur droit de la voiture pour éventuellement faire des signaux lumineux à l’horizon ou aux avions qui passeraient.(En 4 jours, j’ai vu un seul long courrier dans le ciel limpide et sans nuage.) Je suis monté sur la petite colline et fait le tour de l’horizon avec mon miroir. Du coup, j’en ai profité pour me raser, j’en avais besoin et si quelqu’un trouve mon cadavre desséché, on puisse me reconnaître...je rigole… J’ai aussi essayer de faire flamber un buisson d’herbes sèches mais ça ne faisait pas de fumée. Brûler un pneu aurait été plus efficace.
11H45. En faisant un peu de ménage dans la tente, je viens de découvrir un joli scorpion jaune des sables, presque transparent. Malheureusement, je l’ai tué. (voir photo.) Je pense aux personnes qui pourraient nous secourir : Olivier, Jean Charles, son copain Lucky qui habite Ouarzazate. Monsieur Gandini, lui même : l’auteur des guides qui sont nos bibles pour les pistes du Maroc. Jean Pierre doit marcher depuis ce matin, aujourd’hui la température est excellente, il fait 24°C à l’ombre, et un petit vent frais d’ouest. Bon courage Jean Pierre, ne m’oublie pas… Je déjeune d’une salade de tomate, carotte, oignons, courgettes et vinaigrette. Le temps pour moi passe vite, je me déplace avec mon livre au gré de l’ombre que l’auvent de la voiture me donne. Je rempli un bidon avec de l’eau du réservoir en inox et met du micropur dedans. Je change l’ouverture de la tente pour avoir moins de sable qui rentre la nuit. J’ai commencé il y a 4 jours un roman qui démarre par un enterrement alors tout d’un coup je pense à la mort. Donc je commence mon testament pour être enterrer au Maroc au cas ou.
16H. Cet ensablement est un incident que tout le monde redoute quand on part a une seule voiture. Mais un tel incident n’arrive jamais sauf : -On a une, deux roues de secours en cas de crevaison. Mais ça arrive que l’on crève 3 fois, alors là, on est mal !!! -On peut tomber en panne de batterie un matin, de démarreur, d’autre chose, alors là, on est mal !!! Nous sommes souvent partis ensemble, J.P et moi dans son Land Rover, nous nous sommes ensablé plusieurs fois mais on a pu en sortir à chaque fois. Alors, on oublie ces incidents et on devient trop optimiste.
17H. Je mets en route pendant une heure le moteur de la voiture pour recharger les batteries, surtout celle du réfrigérateur
19H. Pas de douche ce soir, il fait froid à l’ombre, et il faut économiser l’eau. Mais apéro et dîner avec le reste de légumes et d’une boite de maquereaux. J’ai écouté Michel Berger et Orange Blossom sur ma tablette. La voie lactée est superbe. Coucher à 20H20 avec les nomades de Thesiger.
Mardi 5 novembre. Lever à 7H30 au lever du jour, petit déjeuner à 8H10. Lever du soleil sur la colline à 8H16. Je commence à m’organiser et à régler ma journée pour avoir un peu d’activités. Il est 9H15, je monte sur la petite dunette juste à cote, j’amène le rétroviseur de la voiture pour faire des signaux lumineux, et là surprise, en regardant vers le nord, j'aperçois une voiture à environ deux kms qui vient dans ma direction. Je lui fais donc des signaux lumineux et j’agite mon grand foulard blanc. Et je vois la voiture qui se dirige vers moi. Elle arrive très vite à 100 m ou elle s’arrête dans une zone de sable dur. Un jeune arabe en djellaba marine en sort et vient vers moi, foncé de peau, l’air très sahraoui, tête nu, les pieds dans des sandales. Très beau garçon. Je vais vers lui. On se rencontre, il me dévisage, souris, on se serre la main et en me désignant le 4X4 ensablé, se dirige vers lui. En arrivant à ma table de pique nique, je lui propose un thé, il éclate de rire, refuse et fait le tour du 4X4 en ré-éclatant de rire en le voyant enfoncé dans le sable à mi hauteur. Il me demande de le suivre à sa voiture, un 4X4 Toyota plateau comme celui de J.P mais simple cabine. Un sigle est peint sur les portières représente un oiseau en vol. Je reconnais le sigle des gardes chasses de la région du sud Maroc. Ces gardes chasses salariés par le Qatar, gardent des territoires immenses de désert pour qu’ une ou deux fois par an des qataris viennent chasser l’outarde aux faucons pèlerins. Au cours du chemin jusqu’à sa voiture, il me demande depuis combien de jours nous sommes là, alors quand je lui répond 5 jours, il éclate encore de rire. Il était plié de nous savoir seul dans ce désert hostile pendant 5 jours. Il mets en route sa radio VHF, parle en arabe avec quelqu’un et me tend le micro, je suis en communication avec un gendarme qui me demande comment je vais. -Bien je lui réponds -Pouvez vous revenir avec lui ? - oui, dis-je. Comment va Jean Pierre -Il vous attend, me répond-il . -a tout à l’heure donc. -Ok Nous retournons donc, mon futur chauffeur et moi jusqu’au 4X4 je range un peu les choses du bivouac qui traînent, prends mon sac rouge qui contient quelques affaires d’urgence dont mes médicaments, ne sachant pas exactement combien de temps nous serons partit. J’éteins le frigo, ferme la voiture, et nous partons à toute allure vers le nord, vers l’endroit d’où nous sommes partis, il y a 5 jours. Il conduit à toute vitesse, nous sautons sur les cahots et les mottes de sable. Et au bout d’une heure, j’aperçois le goudron ou une petite camionnette de la gendarmerie royale nous attend. Trois gendarme sont là, me demandent si je vais bien, si j’ai besoin d’un médecin. Devant mon grand sourire, ils se présentent. L’un le grand adjudant est le commandant de la gendarmerie de ZAG, petite ville à 60 km au sud d’Assa. l’autre que nous allons appeler l’adjudant excité est son adjoint. Le 3ème est un simple gendarme. Nous quittons donc le beau chauffeur sahraoui qui se prénomme Bachir, à qui je donne un bakchich et à qui je laisse aussi notre poubelle de huit jours et nous filons rejoindre Jean Pierre. Une demi heure plus tard, nous arrivons à ZAG, et allons directement au café du coin qui est plein de monde. On me présente aux 3 caïds, à d’autres gendarmes, au colonel de la garnison des Forces Armées Royale (FAR). On me propose un café. Et on me dit que jean Pierre arrive. Sur la rue , au bord du trottoir sont garés plusieurs 4X4 plateau de l’armée et un énorme engin à 4 roues jumelées à L’arrière soit 8 roues surmontées d’une grue télescopique énorme, le tout peint en couleur camouflé. Mais Jean Pierre arrive, l’air frais dispos et souriant et nous nous étreignons sauvagement content des retrouvailles. Mais maintenant, assez parlé de moi, je laisse la plume à Jean Pierre……mon héros.
La balade de JP
CHAPITRE 1
Départ le Dimanche 3 Novembre 2019 pour une balade de 41,8 km à vol d’oiseau sur le retour de la piste Gandini G5a du Tome 3 2013.
Il est 17h quand je pars suite aux préparatifs et a une journée dédiée au repos. P as facile de quitter son ami, bien que je sache que tout est en place pour une attente d’au moins 5 jours dans un confort relatif. Michel a un moral de fer, nous avons préparer mon retour de façon rationnel sans pathos. Le courageux c’est lui, qui doit attendre sans vrai certitude quant à ma réussite. Il souffle un vent d’ouest soutenu et il me reste quelques heures avant le coucher du soleil. Nous sommes à 2,8km du WP 10 ( WP signifie Way Point donc une position précise et identifiée) que j’atteins facilement en une bonne heure. Je ralentis même le pas que je trouve trop gaillard afin d’économiser les jambes. Je ne suis pas un bon marcheur, tout le monde le sait, et je dois faire attention aux signaux précédents une fatigue excessive.
A 19h30 »à j’atteins le WP 9, distant de 5,5km du 10, au pied d’une colline qui porte à mi-hauteur des tombes pré-islamiques. Je suis en sueur, le soleil s’éteint à l’horizon, magnifique comme toujours en hiver, et décide de manger et boire un peu. Morceaux de côte de bœuf et amandes.
Une demi-heure plus tard je repars avec l’idée d’atteindre le WP 8 distant de 4,5km. La nuit est tombée, l’obscurité gagne du terrain. Le vent est plus frais. J’enfile ma polaire. Je me sers du GPS une fois toutes les demi-heure pour vérifier si mon cap pris à la boussole est le bon. J’économise la batterie au maximum ne sachant pas le temps que je mettrais pour arriver à destination. A 20h30 la nuit est complète, je suis arrivée à ce WP8, un désert plat semi-sableux avec une pauvre végétation pour tout rempart contre le vent et le froid désormais bien présent. Je tourne à droite à gauche cherchant le buisson qui m’abritera. Je le trouve, il fait environ 1 mètre de long et 50 cm de hauteur, le plus grand. Je m’allonge, mange, bois et décide de dormir car je suis fatigué. Le vent incessant et le froid m’empêche de me reposer correctement et j’entame une nuit frissonnante digne d’un parkinsonien confirmé. Au cours de la nuit je me lève pour trouver un buisson plus protecteur à la lueur de ma frontale, laissant mes affaires sur place. Je m’aperçois soudain que je ne vois plus l’endroit ou je m’étais couché. Grosse erreur, on ne part pas la nuit sans avoir bien localiser son point de départ. Ma frayeur est de courte durée et la leçon dûment enregistrée.
J’attends le point du jour avec impatience, balançant entre sommeil et veille. Les nuits sont longues à cette période, presque 12h. A 7h30, Le reste de cote de bœuf, des biscuits, trois noix et deux dattes font mon petit déjeuner et je repars. Il me faudra attendre 2 heures pour que la température redevienne agréable. Vers 10h, pas loin du WP 7, je vois, vers l’ouest, un pick-up à 500m qui doit venir de Labouirat. Je fais des grands signes, elle me passe devant puis semble ralentir et se tourner vers moi. Je suis content, j’ai été aperçu. Quelques instants après elle repart, j’ai pris mes rêves pour des réalités. Plus tard j’apprendrais que j’avais été vu, le chauffeur ayant signaler à la Gendarmerie, qu’un individu habillé en bleu traînait au milieu de nul part.
WP 7 vers 10h30. Je continue. Peu après je suis pris d’un léger malaise. Holà holà…je m’assieds par terre et me dit qu’il ne faut pas flancher. En fait je n’ai pas bu depuis le matin et je dois être déshydraté. Je bois, je mange et repars me disant que j’ai fais presque la moitié du chemin, donc le doute n’est pas permis. Pas de bobos quelconque, pas de crampe. Tout va bien. Le paysage est très plat juste quelques petits reliefs de temps en temps. La chaleur monte d’un cran. Je rate le WP6 de 1,2km et me dirige vers le 5. Il fait carrément chaud, le vent ne baisse pas d’intensité, je marche plus lentement et fais des arrêts toutes les demi-heure pour boire. J’estime que je dois faire moins de 3km/h. Le temps passe je suis au milieu de l’après-midi, je vois au loin des montagnes entre lesquelles je sais qu’il faudra que je me glisse. Je passe au WP5 vers 15h30. Je déjeune d’une conserve de maquereau au vin blanc ( du jus supplémentaire à boire) de dattes et d’amandes. Je me sens bien, quoique bien fatigué. A 16h 30 j’atteins le WP4, puis le WP 3 et me fixe comme objectif d’arrêter la journée au WP 2 soit à 5,6 km du goudron. A l’aller je m’étais aperçu que le signal téléphone était encore perceptible dans cette partie du parcours. Une demi-heure plus tard j’ai le réseau et commence l’appel téléphonique convenu avec Michel, c’est à dire aux frères de Borj Biramane à Icht.
Ensuite tout s’enchaîne, je reçois un coup de fil toutes les deux minutes, La Gendarmerie Royale, Le Pacha, les caïds, le Gouverneur et le Sous-Préfet. Tous me demandant ma situation physique et ma position GPS. Je leur signale que je vais au WP 2 et donne ma position d’attente pour être récupérer. A cet endroit il y a des restes de fortins militaires et je m’abrite du vent. A 18h, les appels se succèdent, me disant qu’ils arrivent, qu’ils sont à 2km puis 1 minute de moi.Je fais clignoter ma frontale pour qu’ils puissent me localiser. Il faudra 6h en fait pour se rencontrer vers minuit. Je suis accueilli par les autorités locales, un peu stupéfaites qu’un homme de 69 ans ait parcouru une telle distance à travers une région hostile. Environ 38 km à vol d’oiseau en un peu plus d’une journée. Beaucoup de questionnements pour contrôler la véracité de mon récit, des prises de décisions étranges comme le fait d’aller chercher Michel en pleine nuit en urgence absolue alors qu’il doit dormir tranquillement. On me demande comment je me suis dirigé, si j’ai vu des loups, comment j’ai dormi à même le sol avec toutes les bêtes furieuses qui habitent le désert, ce que j’ai mangé etc.. Je suis ensuite amené à Zag et dort chez le Pacha qui me couve comme un père m’offrant le verre de lait et des dattes dans la plus pure tradition. L’homme est simple peu causant mais chaleureux.
Le matin au petit déjeuner il m’annonce que Michel a été récupéré et qu’il arrive bientôt. Vers 10h, nous allons à un café ou des voitures militaires et de Gendarmerie sont là ainsi qu’une dépanneuse surdimensionnée qui ne ferait pas 100m dans le sable mou. Les présentations sont faites, Colonel, Commandant, Adjudants et hommes de troupe, tout le monde est bienveillants, pas de reproche ou de leçon pour avoir dérangé tant de force. J’aperçois Michel au milieu de tout ce monde, grand sourire et assurance tranquille, et vous laisse imaginer mon émotion.
CHAPITRE 2
L’opération de récupération de la voiture se dessine. 2 pick-up de l’Armée, Le Commandant de la Gendarmerie Royale, 1 adjudant complètement excité en uniforme,14 soldats, Michel et moi-même. Je prends la voiture de tête afin de diriger l’expédition grâce à mon GPS. Je rappelle qu’il faut partir avec beaucoup d’eau mais on me dit d’en prendre juste pour moi. Je prends 15 litres malgré tout, car je sais que la journée sera difficile. Les militaires partent les mains dans les poches, quelques pioches, des pelles ayant déjà beaucoup servies et hop on part plein ouest. Aucun autre équipement dont on pourrait s’attendre de militaires, comme VHF, jumelle, sangles et/ou cordes, eau ou nourriture. Il faut dire qu’ils ont estimé la position de notre voiture à 21Km, mais, mais en réalité nous allons faire au moins 60km en 4 heures. Tout ceci en roulant comme des brutes.
Le conducteur, un homme expérimenté me dit-on, démarre comme un bolide, à 80/90km.h sur des pistes que nous faisons normalement à 30, par souci d’efficacité je pense et un enthousiasme digne de Rambo.. Évidemment il perd le deuxième véhicule rapidement, demi-tour, on le retrouve et on fonce bille en tête pour être sur de le reperdre le plus tôt possible. On fait des bonds dans la voitures, on est bousculés violemment et je sens que mon dos commence à souffrir sérieusement, mais efficacité rime avec frénésie. Je le guide comme je peux, jusqu’à ce que j’indique qu’il faut partir plein sud. Lewis Hamilton continue comme un forcené et malgré mes incantations nous nous éloignions de l’objectif. Rien à faire, il cherche une piste qui n’existe pas, assurant que le hors piste est super dangereux à cause des mines. Il y a des traces de voitures et d’animaux partout, signe que c’est juste son esprit qui est miné et rien d’autre. Il comprend enfin qu’il va falloir faire autrement mais il est trop tard, nous avons largement dépassé notre position d’ensablement et il s’enlise à son tour ainsi que le véhicule suiveur. Une fois , deux fois. Il s’arrête enfin…en hors piste.
Étant à 2km plus au sud de notre but, nous partons à pieds, colonne par deux, pour rejoindre notre véhicule. 2 km dans le sable ça compte énormément. Arrivés à la voiture 14 bonhommes la pousse et en deux fois elle sort de son trou. Par souci de faire vite et bien, tout est mis en vrac dans la voiture, Michel n’ayant pas eu le temps de préparer le retour. Tente, vaisselle, plaque de désensablement, caisses et autres babioles. La tente de toit est prise d’assaut et j’ai bien du mal à expliquer comment la fermer. Néanmoins je suis soulagé de récupérer le Toy en bon état car il y eu un moment ou je me voyais mal parti pour le récupérer 12 repartent vers les voitures et j’emporte avec moi, 2 soldats l’Adjudant énervé, électrisé par ce sauvetage réussi, qui court devant pour m’indiquer le meilleur passage. Regonflage des pneus (à la stupéfaction générale) et retour vers Zag, cette fois-ci tranquillement.
Bilan de santé: Des ampoules entre les doigts de pieds, 2 ongles de pieds devenus noirs par le frottement des chaussures et le sillon fessier en état de surchauffe. On ne rit pas devant la douleur de l’autre, merci. Pas de crampes ou courbatures, il semblerait que mes exercices physiques 3 fois par semaine soient pour quelques choses dans ce bilan. Ceci est pour la marche en solitaire. Pour ce qui est de l’état mental, il reste le même, à vous de juger des dégâts. En ce qui concerne l’épisode du conducteur fou, j’en repars avec un mal de dos qui ne fait qu’empirer…on verra. JEAN PIERRE ………………………………………………………………………………………………….
Effectivement, pour aller récupérer la voiture de Jean Pierre avec les deux 4X4 de l’armée et les 14 soldats et leurs pelles. l’adjudant excité a d’abord voulu que je reste au café estimant peut être que mon corps âgé méritait du repos. Mais devant mon insistance pour y aller aussi, prétextant que je voulais faire le reportage photo pour 2M la chaîne TV marocaine, il m’a autorisé a me mettre à l’arrière du 4X4 dans la plateau bâché avec 5 militaires et leurs pelles. Comme J.P l’explique, nous partons comme des fous. J’ai du mal à me tenir aux ridelles sur un banc à peine fixé à la voiture qui sautait en même temps que moi à chaque cahot. J’ai même eu le mal de mer, et nous avons été obligé de nous arrêter par deux fois pour que je puisse vider mon estomac dans le sable du désert. Arrivés sur une bute, en dépassant de 2 km l’endroit ou la voiture est ensablée, tout le monde s’arrête et tout le monde réfléchit pour la suite. J’avais emmener mon GPS, et en indiquant que la voiture était exactement à 2 km vers le nord juste derrière une colline que je reconnais pour y avoir été la veille pour essayer d’avoir du réseau de téléphone. -Vous êtes sur ? Me demande l’adjudant excité -oui, juste à 2 km, derrière la colline. Tout à coup il part en courant dans le sable simplement accompagné par son aide de camp. Effectivement, une demi heure après, nous l’apercevons au sommet de la colline nous faisant de grands gestes pour faire venir tout le monde. Jean Pierre part avec eux, je décide de rester avec le grand adjudant, n’ayant pas envie de faire encore 4 ou 5 km dans le sable. En attendant les autres, s’abritant du vent fort qui soufflait en rafale soulevant des nuages de sable, nous discutons de la région ou il a été nommé il y a 3 mois pour 3 ans. Il vit à Zag avec sa femme et ses 2 enfants qui ont du mal à l’école avec les enfants des nomades du coin alors que lui arrive de Meknès, grande ville moderne du nord du Maroc. On parle du guide Gandini que nous utilisons pour nous diriger sur les pistes, il est très étonné d’apprendre que tout près d’ici, il y a des tombes anciennes qualifiées de préislamiques datées de 3000 à 8000 ans. Enfin, les militaires reviennent, la voiture est dégagée. Jean Pierre est parti avec l’adjudant excité et un guide et nous nous repartons aussi, le grand adjudant me fait monter devant avec lui et le chauffeur, je suis coincé entre le levier de vitesse et le chauffeur, mon GPS à la main, car c’est moi qui dirige le chauffeur pour lui faire récupérer nos traces de l’aller. Par, toujours la peur des mines restant de la guerre des année 80 entre le Maroc et le Polisario. Nous arrivons à Zag, Le grand adjudant, commandant de la gendarmerie, nous fait écrire succinctement notre aventure pour justificatif. Nous sommes sur le départ, nous échangeons nos tel et nos adresses, promettant de nous revoir. Nous décidons que nous sommes devenus frères. Passons dire aussi au revoir au chef des caïds, et sortons de la ville précédé d’une voiture de la gendarmerie tout feux et gyrophares allumés. Il nous laisse à la sortie de la ville et nous partons pour rejoindre ASSA, à 80 km, ou nous arrivons pour dormir et pour dîner. Nous arrivons en pleine fête de la marche verte….mais ça, c’est une autre histoire……. Nous sommes allés le lendemain, voir les deux frères Paul et Philippe, à Borj Biramane, ou nous avons passés la nuit dans un bungalow confortable. Ils nous ont confirmé l’histoire dès la réception du téléphone de Jean Pierre vers 17H, et n’ayant pas de 4X4 à disposition, Philippe à alerté un ami gendarme de la ville juste à coté de Icht, qui a téléphoné à ses collègues de Zag, et là, tout s’est enchaîné. Nous avons remercié chaleureusement nos sauveurs et nous leur rendons hommage, car sans eux, nos corps desséchés et la voiture sous plusieurs mètres de sable auraient été découvert dans 2 ou 3000 ans par les générations futures. Nous avons fêté notre survie an dînant avec eux d’un tagine de dromadaire. La journée a passé à ranger le 4X4 ou tout était en vrac et plein de sable. Retour à Essaouira le lendemain. Michel

Rentré hier d'un voyage avec ma compagne de 15 jours au Maroc , grosse déception ...
Voyage "autonome" itinérant , location de voiture , guest housse ...
Casa, fès , Moulay Idriss , Ifrane , Gorges dades , vallée des roses , gorges toudra , Ouarzazate, Zagora, Agadir , Sidi kaouki, et El jadida .
Le pays est très beau , paysage magnifiques et variés , culture et architecture très intéressante à découvrir , tout pour faire un beau voyage comme nous l'avons fait par le passé dans pas mal d'autres pays ...
Cependant ce fut notre première déception , grosse déception . Harcèlement permanent de faux guide , faux auto-stoppeur , faux placier de parking , rabatteur en tout genre et de tout âges . Insupportable . Impossible de faire une randonnée en solo sans être devancé ou suivis , impossible de se balader dans la rue sans être harcelé , à Zagora des gens nous ont meme suivis sur la route en deux roues pour nous arrêter aux feux ... Les seules échanges positifs que nous avons eux avec les marocains étaient dans les guest housse où nous avions déjà payé ... Tous les échanges en dehors étaient intéressés ...quel dommage ! On a peut être pas compris quelque chose , mais ce voyage n'a été finalement que du stress ... Jamais vu ça ailleurs .
Ce pays à un réel potentiel touristique , je ne veux pas dénigrer les marocains , je sais que beaucoup de voyageurs adorent ce pays mais pour nous c'est malheureusement terminé .
Demeurant sur Marrakech nous avons l'habitude de stationner toujours sur le même parking derrière la place des ferblantier quand nous allons au bab Mallah et comme vous le savez la concession des parkings changent au 1 er janvier, Donc nous y sommes allés comme dab mais cette fois ce n'était plus les mêmes gardiens et n'ai pas fait attention au changement de ceux ci, mais au retour, le gardien et proprio pour un an de l'emplacement me demande Directement 5 Dh, je suis surpris par sa réaction et ne lui donne que 3 Dh étant donné que je stationne là depuis environ 6ans . celui ci pas content du tout me dit qu'il a payé très cher pour avoir ce parking et qu'il doit rentabiliser l'emplacement, de plus il me dit daller me garer ailleur la prochaine fois car 3 Dh ne rentabilise pas son investissement.
démarrant mon véhicule et après avoir fait quelques mètres je retombe sur les anciens de ce parking à qui je dis ma mésaventure, il me font savoir qu'il en veut trop mais que c'est un nouveau sur le secteur.
Même sur le marché du Mellah certain demandent 10 Dh car le marché est plus cher qu'ailleur pour le stationnement, maintenant en tant que touristes, que fait on on paye et on ne dit rien . plus on leur en donne plus ils en veulent, maintenant il ne faut pas suivre les commentaires du GDR qui disent que lorsque l'on donne 10 Dh on est royal mais il ne faut pas oublier qu'ils nous prennent pour des C...
Cordialement
Jc
J'avais envie de faire part de notre aventure de cet été.
13 juillet: nous venons de France en moto et en ce premier jour en terre marocaine, nous glissons sur une nappe de gazoil, de 300m de long, en sortie de virage, en côte sur une départementale longeant un magnifique lac bleu turquoise.
Nous restons deux heures à attendre les secours. Des bergers nous apprennent qu'un camion en haut de la côte est arrété pour fermer sa vanne de réservoir. Il est impossible de marcher sur le bitume tant il est glissant et les voitures qui passent ne cessent de "naviguer".
Enfin la gendarmerie arrive prévenue par un quidam.
Nous sommes blessés et l'assurance nous rapatrie en France, la moto suit un mois plus tard. Nous demandons, au titre du recours en justice de déposer plainte contre X.
Trois mois passe et ce matin, fou-rire nous apprenons par courrier de l'assurance que le parquet marocain nous poursuit pour vitesse inadaptée et blessures involontaires et que l'avocat du réseau assurance a pris l'affaire en main.
Méthode de flibustier? Quoiqu'il en soit nous serons avisé de l'issue de l'audience pénale.
Un vrai comble, on se retrouve condamné pour un évènement dans lequel nous n'avions aucune responsabilité.
Nous avons appris, à la gendarmerie, qu'il y avait eu un terrible accident impliquant plusieurs voitures, peu après que nous ayons enfin quitté les lieux.
Pareille mésaventure est-elle arrivée à l'un d'entre vous?
Tout à une fin , me voilà de retour après trois semaines passées à parcourir les routes et chemins de l'Anti Atlas , à pied , en voiture , mais jamais ä mulet 😉
Pour tout dire j'hésitais sur ma destination , road trip ou non sur une grande partie du Maroc . Arrivee ä Marrakech , prise de la voiture chez Medloc et direction Ouarzazate où je suis descendue à l'hôtel Royal , simple mais propre et proche de la grande place où l'on peut dîner le soir en regardant jouer les enfants . L'hôtel , blindé , je me suis vite rendu compte que toute l'Europe etait en vacances et que je n'avait jamais vu autant de monde . Du coup direction'l'Anti Atlas quî est devenue au fil de mes voyages une de mes régions de prédilection , en espérant qu'il y aurait moins de monde que dans le triangle d'or : Dades, Togdha, Merzouga . Je ne l'ai pas regretté et en prenant quelques point de chutes pour rayonner en étoile avec la voiture j'ai passé de superbes vacances .
un constat
- Toutes les auberges avaient une clientèle bien supérieure en nombre qu'au mois de mai ou octobre date de mes séjours réguliers .
le temps
Trois semaines de soleil , pas une goutte de pluie , et surtout des températures douces entre 20 et 25 maximum quî m'ont permis de marcher , ce qui m'avait manqué en mai dernier vu la vague de chaleur qui s'était abattue durant mon sejour .
les rencontres
- j'ai fait de belles rencontres , couple de MRE venant de Hollande , de France ou d'Allemagne . Groupe de marocain retraités venant faire de la rando , sympa de voir se développer le tourisme chez les marocains . J'ai aussi eu l'occasion de rencontrer des forumeurs de VF qui m'ont reconnus et avec quî j'ai eu plaisir à échanger comme valalbi présente aussi sur le routard et Daguais quî intervient sur VF . De nombreuses autres rencontres sympa , et surtout plusieurs d'entre elles avec des marocains amoureux de leur pays et quî n'ont pas besoin d'être guide officiel pour vous décrire les oiseaux du pays , les chemins à prendre , les bonnes recettes et j'en passe . J'ai loupé Petitailla , dommage .
Les découvertes
Question hébergement j'ai enfin pu tester Espace Rando ä Taliouine que j'avais visité mais où il n'y avait jamais de place lorsque je passais , j'ai eu la dernière chambre libre avec sanitaire extérieur et Je n'ai pas regretté . Je dirais l'excellence , pas d'autres mots . L'accueil , la famille , la connaissance du terrain quî m'a permis de trouver des coins sympas et surtout ....la cuisine 😛😛😛 lä decouverte du Seffa ce vermicelle cuit à la vapeur avec une pointe de canelle et de sucre glace . Bref que du bonheur . J'y ai passé une nuit Apres Ouarzazate et deux nuits pour finir le séjour ... Pour les autres hebergements j'y reviendrais plus tard , j'ai aussi decouvert lä glauquitude , bien vite contre balancé par l'excellent accueil à " l'Ombre de l'Arganier " l'ancienne auberge " on dirait le Sud " ä Amtoudi . Lä aussi moment d'exception .
Bref , vous l'aurez compris je suis ravie , de Taliouine ä Tafraoute , de Tiznit ä Sidi Ifni , en passant par Guelminn, Assa , Icht , Amtoudi , Tata et Tagmoute , j'ai juste un mauvais souvenir d'hébergement . L'Anti Atlas est une region calme ou l'on ne se sent pas agressé par les rabatteurs ou autres , les souks sont tranquilles , les paysages sublimes , lä faune exceptionnelle . Pourvu que ça dure .
Une photo d'Espace Rando pour débuter ce carnet , situé dans l'ancienne Kasbah de Taliouine , bien décorée , c'est un endroit où les enfants peuvent jouer en paix , les adultes se reposer dans le patio en attendant la bonne cuisine du soir .
Super tagine , premiere fois que je mange de la viande avec plaisir au Maroc, ä découper à la petite cuillère , nombreux petit légumes , pain ä lä pierre , Seffa , un vrai délice , attention petit appétit s'abstenir , c'était pour une personne 😎

Pour tout dire j'hésitais sur ma destination , road trip ou non sur une grande partie du Maroc . Arrivee ä Marrakech , prise de la voiture chez Medloc et direction Ouarzazate où je suis descendue à l'hôtel Royal , simple mais propre et proche de la grande place où l'on peut dîner le soir en regardant jouer les enfants . L'hôtel , blindé , je me suis vite rendu compte que toute l'Europe etait en vacances et que je n'avait jamais vu autant de monde . Du coup direction'l'Anti Atlas quî est devenue au fil de mes voyages une de mes régions de prédilection , en espérant qu'il y aurait moins de monde que dans le triangle d'or : Dades, Togdha, Merzouga . Je ne l'ai pas regretté et en prenant quelques point de chutes pour rayonner en étoile avec la voiture j'ai passé de superbes vacances .
un constat
- Toutes les auberges avaient une clientèle bien supérieure en nombre qu'au mois de mai ou octobre date de mes séjours réguliers .
le temps
Trois semaines de soleil , pas une goutte de pluie , et surtout des températures douces entre 20 et 25 maximum quî m'ont permis de marcher , ce qui m'avait manqué en mai dernier vu la vague de chaleur qui s'était abattue durant mon sejour .
les rencontres
- j'ai fait de belles rencontres , couple de MRE venant de Hollande , de France ou d'Allemagne . Groupe de marocain retraités venant faire de la rando , sympa de voir se développer le tourisme chez les marocains . J'ai aussi eu l'occasion de rencontrer des forumeurs de VF qui m'ont reconnus et avec quî j'ai eu plaisir à échanger comme valalbi présente aussi sur le routard et Daguais quî intervient sur VF . De nombreuses autres rencontres sympa , et surtout plusieurs d'entre elles avec des marocains amoureux de leur pays et quî n'ont pas besoin d'être guide officiel pour vous décrire les oiseaux du pays , les chemins à prendre , les bonnes recettes et j'en passe . J'ai loupé Petitailla , dommage .
Les découvertes
Question hébergement j'ai enfin pu tester Espace Rando ä Taliouine que j'avais visité mais où il n'y avait jamais de place lorsque je passais , j'ai eu la dernière chambre libre avec sanitaire extérieur et Je n'ai pas regretté . Je dirais l'excellence , pas d'autres mots . L'accueil , la famille , la connaissance du terrain quî m'a permis de trouver des coins sympas et surtout ....la cuisine 😛😛😛 lä decouverte du Seffa ce vermicelle cuit à la vapeur avec une pointe de canelle et de sucre glace . Bref que du bonheur . J'y ai passé une nuit Apres Ouarzazate et deux nuits pour finir le séjour ... Pour les autres hebergements j'y reviendrais plus tard , j'ai aussi decouvert lä glauquitude , bien vite contre balancé par l'excellent accueil à " l'Ombre de l'Arganier " l'ancienne auberge " on dirait le Sud " ä Amtoudi . Lä aussi moment d'exception .
Bref , vous l'aurez compris je suis ravie , de Taliouine ä Tafraoute , de Tiznit ä Sidi Ifni , en passant par Guelminn, Assa , Icht , Amtoudi , Tata et Tagmoute , j'ai juste un mauvais souvenir d'hébergement . L'Anti Atlas est une region calme ou l'on ne se sent pas agressé par les rabatteurs ou autres , les souks sont tranquilles , les paysages sublimes , lä faune exceptionnelle . Pourvu que ça dure .
Une photo d'Espace Rando pour débuter ce carnet , situé dans l'ancienne Kasbah de Taliouine , bien décorée , c'est un endroit où les enfants peuvent jouer en paix , les adultes se reposer dans le patio en attendant la bonne cuisine du soir .
Super tagine , premiere fois que je mange de la viande avec plaisir au Maroc, ä découper à la petite cuillère , nombreux petit légumes , pain ä lä pierre , Seffa , un vrai délice , attention petit appétit s'abstenir , c'était pour une personne 😎
Bonjour,
Bientôt ma première traversée Algésiras-Tanger et je recherche quelques infos.
- Quelles sont vos préférences pour l'achat du billet : sur place ? et dans ce cas chez qui ?
- Les contrôles (police, douane, accès bateau) se passent-ils quand on est dans son véhicule ?
Comme je voyage seul, je souhaite savoir si à un moment je vais devoir laisser mon véhicule sur un parking (hors de ma vue) : - lors de l'achat du billet, - lors des contrôles, - et dans le bateau je n'ai aucune idée si je reste ou ou pas à côté de mon véhicule.
Merci pour vos réponses.
Cordialement.
David
Bientôt ma première traversée Algésiras-Tanger et je recherche quelques infos.
- Quelles sont vos préférences pour l'achat du billet : sur place ? et dans ce cas chez qui ?
- Les contrôles (police, douane, accès bateau) se passent-ils quand on est dans son véhicule ?
Comme je voyage seul, je souhaite savoir si à un moment je vais devoir laisser mon véhicule sur un parking (hors de ma vue) : - lors de l'achat du billet, - lors des contrôles, - et dans le bateau je n'ai aucune idée si je reste ou ou pas à côté de mon véhicule.
Merci pour vos réponses.
Cordialement.
David
INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.
Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.
Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca
Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...
Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.
Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....
Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.
Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.
Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.
C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.
C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.
Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.
Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.
A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.
Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?
Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.
Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.
POUR LA SUITE, C'EST ICI
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.
Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.
Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca
Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...
Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.
Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....
Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.
Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.
Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.
C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.
C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.
Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.
Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.
A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.
Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?
Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.
Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.
POUR LA SUITE, C'EST ICI
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
Bonjour à tous !
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.
Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.

Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
Alors même aux stations essences marocaines faut se méfier.
On m'a fait un sale coup y'a pas longtemps, je sais pas si c'est une arnaque courante, mais ca en a tout l'air. (car avec le recul, on dirait une technique calculée d'avance)
vous arrivez a la station d'essence, vous demandez le plein, le mec a l'air d'avoir compris, met de l'essence , mais au bout de 100dh, revient a votre fenetre et vous demande : 100 dh c'est ça? vous vous repondez : non le plein !! il retourne mettre de l'essence et vous sort a la fin une note gonflée, sous pretxte qu'entre les 100dh qu'il a "crut" que vous lui demandiez et le plein qu'il a mis suite a votre remarque, la machine c'est reinitialisée, du coup 100 dh dans le vent a rajouter au compteur votre vraie note!! Et pour peu qu'on ai pâs pensé a jeté un coup d'oeil au compteur de la pompe au debut, vous ne pouvez pas prouver qu'il a reelement remis le compteur a zero!!
Je sais que dhabitude jen ai pour au max 250dh environ le plein, là je me suis retrouvé a 350dh le plein !!!C'est pas grand chose, mais c'est le principe !!!
j'espere vous aider ...
vous arrivez a la station d'essence, vous demandez le plein, le mec a l'air d'avoir compris, met de l'essence , mais au bout de 100dh, revient a votre fenetre et vous demande : 100 dh c'est ça? vous vous repondez : non le plein !! il retourne mettre de l'essence et vous sort a la fin une note gonflée, sous pretxte qu'entre les 100dh qu'il a "crut" que vous lui demandiez et le plein qu'il a mis suite a votre remarque, la machine c'est reinitialisée, du coup 100 dh dans le vent a rajouter au compteur votre vraie note!! Et pour peu qu'on ai pâs pensé a jeté un coup d'oeil au compteur de la pompe au debut, vous ne pouvez pas prouver qu'il a reelement remis le compteur a zero!!
Je sais que dhabitude jen ai pour au max 250dh environ le plein, là je me suis retrouvé a 350dh le plein !!!C'est pas grand chose, mais c'est le principe !!!
j'espere vous aider ...
Bonjour, nous revenons il y a à peine un mois du Maroc. Nous y avons séjourné pandant un mois et demi. Nous en avions beaucoup entendu parlé. Mais rien ne vaut de s'y rendre pour se faire sa propre opinion. Nous y sommes aller en voiture depuis la france. Nous avons parcouru en tout 8000 kms dont 5000 à travers le maroc. J'ai était déçu dès les premiers jours jusqu'au dérnier. La fameuse hospitalité Marocaine n'est qu' une vieille légende. Elle n'éxiste en apparence que pour vous arnaquez ou pour vous soutirez un max de blé. Le petit nombre de Marocain honnête que nous avons rencontré, qui ne fonctionnait pas du tout par interêt, ne suffit malheuresement pas à faire oublier le comprtement négatif de la majorité d'entre eux. Nous sommes des gens assez ouvert mais quand tout les 100 mètres on vous acostes pour vous demander de l'argent ou pour vous faire venir dans leur boutique, à la longue c'est plus que lourd. Sans compter les regards plus qu'insistant qu'ils ont envers les étrangers. Nous sommes concient de leur éxrtême pauvreté mais cela n'éxcuse pas tout. Quand au paysage il n'a rien d'éxtrordinaire. La plupart des villes (sauf Agadir reconstuite aprés le tremblement de terre de 1960) sont vieilles, sales, moches et délabrées. En tout cas une chose est sûre, nous ne remetrons plus jamais les pieds au Maroc.
Bonjour à tous,
je voulais savoir quelles étaient les risques encourus lors d'un voyage jusqu'au Maroc? J'ai lu sur pas mal de forum que c'était risqué de se déplacer jusqu'au Maroc car il y a pas mal de vol (même en Espagne) commis sur les touristes et ce, aussi au Maroc. Est ce que vous avez des témoignages ou des conseils à donner?
je voulais savoir quelles étaient les risques encourus lors d'un voyage jusqu'au Maroc? J'ai lu sur pas mal de forum que c'était risqué de se déplacer jusqu'au Maroc car il y a pas mal de vol (même en Espagne) commis sur les touristes et ce, aussi au Maroc. Est ce que vous avez des témoignages ou des conseils à donner?
Le 2 octobre on a pris l'avion à Nantes à 6h55 et 2h et demi plus tard on atterrissait à Marrakech.
A 9h, il faisait déjà 19 degrés, un superbe ciel bleu et on s'apprêtait à découvrir le Maroc.
Bien conseillés par les experts contactés sur les forums, on a pris le bus(4dh) pour aller directement à l'hôtel Toulousain où on avait réservé notre chambre.En attendant que la chambre soit prête, on a pris un excellent petit déjeuner dans le joli patio avant de nous accorder un petit moment de repos et de partir arpenter les rues de la ville. En chemin, on fait le tour du centre artisanal, on découvre tous les petits métiers d'art, le travail du bois, la calligraphie, les bijoutiers, les vanniers... Puis, on aperçoit la mosquée de la Koutoubia, majestueuse et élégante, la plus grande de la ville, nous a-t-on dit! On découvre bientôt la célèbre place Djema El F'Na, plus gande que je l'avais imaginé, colorée, avec ses marchands de fruits secs, de jus d'oranges, ses charmeurs de serpents... Avant de s'aventurer dans le souk, on décide de manger au resto-grill El Bahaj.Très bonnes grillades pour une poignée de dh. Et on se perd dans le souk, il est très facile de s'y perdre, mais on a notre plan, tout va bien.On passe du quartier des babouches à celui de la mercerie, puis celui des bijoutiers, des dinandiers... C'est immense!Il y a des quantités de marchandises de toutes sortes! Fatigués, on prend le bus numéro pour rentrer!
Dès le lendemain, à 9h, la voiture est là, devant l'hôtel et vers 10h on quitte Marrakech pour aller directement voir les cascades d'Ouzoud.Après un petit tour au-dessus des cascades on déjeune au Titrite, très bon et très gentil.Bien retapés on descend voir les cascades, c'est grandiose, c'est magnifique, impressionnant...En remontant, on fait une petite pause dans un bar pour profiter de la vue et souffler un peu.


Nuit au camping Zébra!Très bien!Très propre!
Et après un petit déjeuner pris au soleil, on s'en va voir l'arche d'IMINIFRI.C'est beau aussi mais quand on a vu les cascades, on trouve que c'est plus banal!

Et très on vite on reprend la route 307, route splendide mais plutôt délabrée!Le goudron est souvent absent, les nids de poule sont énormes mais le paysage est exceptionnel!Les arrêts-photos se multiplient!


Après des kilomètres un peu difficiles, on fait notre entrée à Skoura dans la soirée.Il est temps , la nuit tombe déjà... On va aussitôt au gîte de La Palmeraie.On fait la connaissance de toute la famille autour du thé et des amandes du jardin.Un bon tajine, du fromage de chèvre au miel, des grenades du jardin et une bonne nuit... Au petit déjeuner du lendemain, une surprise nous attend, un énorme pain tout chaud, tout croustillant, fait maison, dans le four du jardin...Trop bon...Avec des crêpes-maison en plus....Petit déjeuner pantagruélique!

Après ça, on a besoin de se dépenser, Mohamed nous accompagne aux gorges de Sidi Fla...L'oued Dadès y circule entre les roches noires.C'est vraiment superbe!

L'après-midi, on fait un tour dans la palmeraie, c'est tranquille, c'est beau!


Et le soir, tout le monde est réuni autour d'un grand couscous délicieusement parfumé et servi avec du lait "ribot", du petit lait!C'est un festin! On en profite pour échanger conseils de visite et bonnes adresses avec les vacanciers présents ce soir-là.Ils reviennent de Merzouga et nous disent tout le plaisir qu'ils ont eu dans le désert et au bivouac organisé par l'auberge Camel house.On retient l'adresse...
Après une bonne nuit, un petit déjeuner servi sur la terrasse, face à la montagne, on décide d'aller voir la vallée des amandiers et là encore on est époustouflés par la beauté des paysages, par les couleurs et par les roches.On en prend plein les yeux!
Et le soir, on participe à la préparation du tajine sous les conseils de Ghizlane, espiègle et charmante.Et on est plutôt satisfaits du résultat!
On prend congé de Mohamed et des siens le lendemain, après le petit déjeuner, après avoir dévoré le pain géant de la maison.Mohamed tient absolument à nettoyer la voiture avant notre départ, il nous réserve notre nuit au bivouac, on y sera attendus dans 2 jours, le temps de faire un tour dans les gorges de Dadès.
Belle route pour se rendre dans la vallée du Dadès, route nouvellement bitumée... On s'arrête en bordure de route, dans une petite auberge conseillée sur les forums.Accueil très sympa d'Hassan qui fait le maximum pour nous faire plaisir mais l'auberge est triste et froide.En revanche, le site est splendide.Les " pattes de singes sont surprenantes", les formes sculptées dans les roches par l'érosion sont étonnantes.




Et on quitte les rives du Dadès pour filer vers le désert.La route se fait bien.On est attendus au Camel house.L'accueil est charmant.Le bivouac est prévu et le départ se fait rapidement.On monte chacun sur notre dromadaire, pas très fiers au début et puis on se détend au fil des minutes.On se laisse gagner par la magie du désert, parce que c'est vraiment magique...Une bonne heure de promenade à travers les dunes et on atteint le bivouac, plutôt confortable(on a même des draps)...On prend plaisir à marcher dans le sable d'une finesse extraordinaire et on attend tranquillement le coucher du soleil...Moment magique!Excellent tajine précédé d'une soupe harira et suivi de fruits.Animation, musique berbère!Et bonne nuit de sommeil, au calme!


Le lendemain matin, sitôt levés, on profite du lever du soleil et on regagne la maison d'hôtes pour y petit déjeuner tranquillement avant de reprendre la voiture pour Tinéghir.Cette découverte du désert est un grand moment de ces vacances.
A Tinéghir, on pense aller à Todra-Panorama, jolie auberge qui nous a été conseillée, mais c'est trop cher...On va coucher plus loin dans les gorges, chez Valentine, c'est mignon aussi et les prix sont raisonnables.Notre chambre donne sur la palmeraie, c'est agréable.On fait une belle promenade dans les gorges et même au-delà dans les jardins.C'est très joli aussi!Quelques groupes escaladent les parois des gorges, c'est tout un spectacle!Et promenade dans la palmeraie de Tinéghir.

Sur la route du retour vers Skoura, on fait un crochet vers la vallée des roses!Là encore, les paysages sont extraordinaires, les oueds géants, les anciennes kasbahs ont encore fière allure même si elles sont menacées de disparaître rapidement!

Et on retrouve Skoura, la famille de Mohamed et la palmeraie. Le coucher de soleil depuis la terrasse embrase toute la palmeraie.

Et l'arc en ciel nous a bien épatés aussi!

Et puis c'est le retour à Marrakech pour visiter les incontournables:jardin Majorelle, médersa;médina, palais et à nouveau les souks et encore les souks tous plus colorés les uns que les autres!


Voilà l'essentiel d'un voyage de 2 jolies petites semaines au Maroc. Sitôt fini, j'ai déjà le sentiment d'avoir oublié de parler de tout un tas de choses:le souk, les gens, les couleurs, les odeurs, la vie....MAIS... On sait déjà qu'on y retournera!
Bien conseillés par les experts contactés sur les forums, on a pris le bus(4dh) pour aller directement à l'hôtel Toulousain où on avait réservé notre chambre.En attendant que la chambre soit prête, on a pris un excellent petit déjeuner dans le joli patio avant de nous accorder un petit moment de repos et de partir arpenter les rues de la ville. En chemin, on fait le tour du centre artisanal, on découvre tous les petits métiers d'art, le travail du bois, la calligraphie, les bijoutiers, les vanniers... Puis, on aperçoit la mosquée de la Koutoubia, majestueuse et élégante, la plus grande de la ville, nous a-t-on dit! On découvre bientôt la célèbre place Djema El F'Na, plus gande que je l'avais imaginé, colorée, avec ses marchands de fruits secs, de jus d'oranges, ses charmeurs de serpents... Avant de s'aventurer dans le souk, on décide de manger au resto-grill El Bahaj.Très bonnes grillades pour une poignée de dh. Et on se perd dans le souk, il est très facile de s'y perdre, mais on a notre plan, tout va bien.On passe du quartier des babouches à celui de la mercerie, puis celui des bijoutiers, des dinandiers... C'est immense!Il y a des quantités de marchandises de toutes sortes! Fatigués, on prend le bus numéro pour rentrer!
Dès le lendemain, à 9h, la voiture est là, devant l'hôtel et vers 10h on quitte Marrakech pour aller directement voir les cascades d'Ouzoud.Après un petit tour au-dessus des cascades on déjeune au Titrite, très bon et très gentil.Bien retapés on descend voir les cascades, c'est grandiose, c'est magnifique, impressionnant...En remontant, on fait une petite pause dans un bar pour profiter de la vue et souffler un peu.


Nuit au camping Zébra!Très bien!Très propre!
Et après un petit déjeuner pris au soleil, on s'en va voir l'arche d'IMINIFRI.C'est beau aussi mais quand on a vu les cascades, on trouve que c'est plus banal!

Et très on vite on reprend la route 307, route splendide mais plutôt délabrée!Le goudron est souvent absent, les nids de poule sont énormes mais le paysage est exceptionnel!Les arrêts-photos se multiplient!


Après des kilomètres un peu difficiles, on fait notre entrée à Skoura dans la soirée.Il est temps , la nuit tombe déjà... On va aussitôt au gîte de La Palmeraie.On fait la connaissance de toute la famille autour du thé et des amandes du jardin.Un bon tajine, du fromage de chèvre au miel, des grenades du jardin et une bonne nuit... Au petit déjeuner du lendemain, une surprise nous attend, un énorme pain tout chaud, tout croustillant, fait maison, dans le four du jardin...Trop bon...Avec des crêpes-maison en plus....Petit déjeuner pantagruélique!

Après ça, on a besoin de se dépenser, Mohamed nous accompagne aux gorges de Sidi Fla...L'oued Dadès y circule entre les roches noires.C'est vraiment superbe!

L'après-midi, on fait un tour dans la palmeraie, c'est tranquille, c'est beau!


Et le soir, tout le monde est réuni autour d'un grand couscous délicieusement parfumé et servi avec du lait "ribot", du petit lait!C'est un festin! On en profite pour échanger conseils de visite et bonnes adresses avec les vacanciers présents ce soir-là.Ils reviennent de Merzouga et nous disent tout le plaisir qu'ils ont eu dans le désert et au bivouac organisé par l'auberge Camel house.On retient l'adresse...
Après une bonne nuit, un petit déjeuner servi sur la terrasse, face à la montagne, on décide d'aller voir la vallée des amandiers et là encore on est époustouflés par la beauté des paysages, par les couleurs et par les roches.On en prend plein les yeux!
Et le soir, on participe à la préparation du tajine sous les conseils de Ghizlane, espiègle et charmante.Et on est plutôt satisfaits du résultat!
On prend congé de Mohamed et des siens le lendemain, après le petit déjeuner, après avoir dévoré le pain géant de la maison.Mohamed tient absolument à nettoyer la voiture avant notre départ, il nous réserve notre nuit au bivouac, on y sera attendus dans 2 jours, le temps de faire un tour dans les gorges de Dadès.
Belle route pour se rendre dans la vallée du Dadès, route nouvellement bitumée... On s'arrête en bordure de route, dans une petite auberge conseillée sur les forums.Accueil très sympa d'Hassan qui fait le maximum pour nous faire plaisir mais l'auberge est triste et froide.En revanche, le site est splendide.Les " pattes de singes sont surprenantes", les formes sculptées dans les roches par l'érosion sont étonnantes.




Et on quitte les rives du Dadès pour filer vers le désert.La route se fait bien.On est attendus au Camel house.L'accueil est charmant.Le bivouac est prévu et le départ se fait rapidement.On monte chacun sur notre dromadaire, pas très fiers au début et puis on se détend au fil des minutes.On se laisse gagner par la magie du désert, parce que c'est vraiment magique...Une bonne heure de promenade à travers les dunes et on atteint le bivouac, plutôt confortable(on a même des draps)...On prend plaisir à marcher dans le sable d'une finesse extraordinaire et on attend tranquillement le coucher du soleil...Moment magique!Excellent tajine précédé d'une soupe harira et suivi de fruits.Animation, musique berbère!Et bonne nuit de sommeil, au calme!


Le lendemain matin, sitôt levés, on profite du lever du soleil et on regagne la maison d'hôtes pour y petit déjeuner tranquillement avant de reprendre la voiture pour Tinéghir.Cette découverte du désert est un grand moment de ces vacances.
A Tinéghir, on pense aller à Todra-Panorama, jolie auberge qui nous a été conseillée, mais c'est trop cher...On va coucher plus loin dans les gorges, chez Valentine, c'est mignon aussi et les prix sont raisonnables.Notre chambre donne sur la palmeraie, c'est agréable.On fait une belle promenade dans les gorges et même au-delà dans les jardins.C'est très joli aussi!Quelques groupes escaladent les parois des gorges, c'est tout un spectacle!Et promenade dans la palmeraie de Tinéghir.

Sur la route du retour vers Skoura, on fait un crochet vers la vallée des roses!Là encore, les paysages sont extraordinaires, les oueds géants, les anciennes kasbahs ont encore fière allure même si elles sont menacées de disparaître rapidement!

Et on retrouve Skoura, la famille de Mohamed et la palmeraie. Le coucher de soleil depuis la terrasse embrase toute la palmeraie.

Et l'arc en ciel nous a bien épatés aussi!

Et puis c'est le retour à Marrakech pour visiter les incontournables:jardin Majorelle, médersa;médina, palais et à nouveau les souks et encore les souks tous plus colorés les uns que les autres!


Voilà l'essentiel d'un voyage de 2 jolies petites semaines au Maroc. Sitôt fini, j'ai déjà le sentiment d'avoir oublié de parler de tout un tas de choses:le souk, les gens, les couleurs, les odeurs, la vie....MAIS... On sait déjà qu'on y retournera!
Bonjour à tous,
Voyageant dans le sud marocain en 4x4 depuis quelques années, je cherche des infos sur la piste entre Tazenakht et l' oasis de Fint (type de piste, km, horaire)
Notre étape prévue ce jour là: départ de l' erg Chegaga, lac Iriki, Foum Zguid, Tazenakht.
merci à tous de vos infos
Yves
Voyageant dans le sud marocain en 4x4 depuis quelques années, je cherche des infos sur la piste entre Tazenakht et l' oasis de Fint (type de piste, km, horaire)
Notre étape prévue ce jour là: départ de l' erg Chegaga, lac Iriki, Foum Zguid, Tazenakht.
merci à tous de vos infos
Yves
Bonsoir
Nous comptons réserver pour Juin dans une résidence hôtel mais le petit déjeuner n'est pas compris pouvez vous me dire si on peut trouver beaucoup d'endroits qui le servent ? et à quel tarif environ ? Sachant que nous serons logé rue du Prince Héritier non loin de la place Amal. Merci
Nous comptons réserver pour Juin dans une résidence hôtel mais le petit déjeuner n'est pas compris pouvez vous me dire si on peut trouver beaucoup d'endroits qui le servent ? et à quel tarif environ ? Sachant que nous serons logé rue du Prince Héritier non loin de la place Amal. Merci
Bonjour
Cela fera la 3ème fois que je vais au MAROC avec ma fille
On fait BORDEAUX CASABLANCA
et MARRAKECH BORDEAUX
On arrive pour le 26 juilet et retour prévu le 15 aout...(beurkkkk ne pensons pas au retour...rires...)
Quelques renseignements utiles à vous demander
On souhaite partir de suite de CASABLANCA en prenant le train sous l'aéroport (infos glanés sur le VF), et partir sur RABAT
Ensuite faire MEKNES et FES...
Nous conseillez vous d'aller à IFRANE?
Ensuite, on aimerait descendre sur OUARZAZATE... en train ou bus.. puisque nous voyageons que sous cette forme de transport... on essaye de vivre au plus pres des locaux...
quelle halte faire? parce que la distance est quand meme grande ...!!!
Ensuite on finira notre séjour à ESSAOUIRA pour passer des moments avec nos amis marocains qui vivent là bas... On partagera donc un peu du ramadan avec eux avant de repartir...
merci pour vos conseils d'itinéraire..
Murielle
A Marrakech en janvier 2010, j'ai attendu quelques mois avant de faire mon récit de voyage, histoire de ne pas écrire sous le coup de l'énervement...
On atterrit par une magnifique journée d'hiver ensoleillée, les palmiers, tout cela nous donne le sourire après les longs mois de froid et de grisaille du nord de la France... Le chauffeur du riad vient nous chercher à l'aéroport et nous mène jusqu'à la place Jemma El Fna. De là, Rachida prend le relais et nous conduit à notre riad. Nous déambulons avec nos bagages à roulettes dans les petites rues, minuscules rues, à un moment on est même obligées de baisser la tête de peur de se cogner... On commence sérieusement à se demander à quoi va donc ressembler notre logement...
Puis nous arrivons, et là, magie... Lamina nous accueille, tout sourire, et avec Rachida elles nous font visiter ce petit "palace". 5 chambres rien que pour nous 2, on s'y perdrait! La déco est magnifique, dommage que l'eau de la petite piscine dans le patio soit froide, ça fait envie... Donc après avoir amplement photographié notre pied à terre, nous décidons d'aller faire notre 1er tour d'orientation sur la place, à 5 minutes de là...
LA PLACE: A peine arrivées sur Jemma El Fna, on se sent oppressées, agressées... Les vendeurs-il y a une échoppe tous les 3 mètres- nous agrippent par le bras, et allez viens voir, entres dans mon magasin, mais si, viens je te dis, juste 5 minutes... Bon, pour être allée au Sénégal je m'y attendais, mais à vrai dire pas à ce point là, surtout que devant nos refus je sens pointer une certaine agressivité dans le ton de la voix, chose qui n'était pas au Sénégal, ou alors juste une fois au lac rose mais beaucoup moins, rien à voir avec Marrakech... On finit par se réfugier, oui c'est le mot, à une terrasse pour prendre un repas de midi léger. Après manger on repart, bien décidées à le faire, le tour de cette place! Quand ce ne sont pas les vendeurs, ce sont les femmes au henné, qui vous prennent la main, quand vous la retirez elles vous TIRENT la main, commencent leur dessin malgré vos "non" insistants! Dès le 1er jour mon amie, n'ayant pas été assez réactive pour retirer sa main, se retrouve avec un embryon de dessin au henné... Et puis il y a aussi les charmeurs de serpents, les mecs avec leurs singes, tout ce petit monde vous courrent littéralement après dès que vous passez à moins de 15m d'eux! On nous interpelle tous les 1,50 mètre "eh madame madame eh madame madame eh madame madame!"... On file se réfugier à nouveau sur la terrasse d'un café, sur les toits au dessus de la place. 1er moment de vrai répit, une boisson sous le soleil , sans veste, en janvier... On resdescent plus détendues, on finit le tour de la place et on rentre, épuisées de toutes façons par le voyage avion (levées à 2h du matin...). Le riad fait figure d'un hâvre de paix au milieu de toute cette agitation... Nous programmons un peu nos visites de la semaine.
LE COUP DU SOUK DES TANNEURS: Le lendemain, décidées à aller jusqu'à la Koutoubia, on se fait arrêter dans la rue par un homme qui nous dit de faire demi-tour: d'après lui c'est plus intéressant par là, il y a le souk des tanneurs, et c'est justement le dernier jour aujourd'hui, il ne faut pas le manquer! Sans y prêter attention, nous poursuivons notre chemin. Quelques mètres plus loin, peut-être 50m, en tous cas suffisamment loin, et après avoir croisé suffisamment de monde pour qu'il ne nous vienne pas à l'idée que les 2 sont de mèche... Un 2ème passant nous aborde et nous parle du souk des tanneurs... Hum, nous on comptait aller à la Koutoubia, là maintenant... Et mon amie me sort l'argument choc: en même temps, si 2 personnes différentes nous en parlent, c'est que ça doit être digne d'intérêt! La mosquée on a toute la semaine pour la visiter, tandis que là pour les tanneurs c'est le dernier jour... Allez hop, on se décide à faire demi-tour, et pendant que le "passant" nous explique le chemin pour y aller, justement, comme par hasard (c'est une fois qu'on s'est fait avoir qu'on se rend compte que tout ce manège est organisé à l'avance!) le "cousin" passe dans la rue, et oh mais justement, il va dans le quartier des tanneurs, vous n'avez donc qu'à le suivre, mesdemoiselles! En cours de route, notre 3ème interlocuteur s'arrête là, et demande à un "ami", de nous conduire jusqu'au souk des tanneurs, qui n'est plus très loin. L' "ami" en question nous y conduit. On rentre dans une minuscule ruelle des moins rassurantes, on se fait même un clin d'oeil qui veut dire "si derrière ce mur c'est pas rassurant on dégage", et derrière le mur, eh bien le voilà, le souk des tanneurs! Notez bien que jusque là, nous n'avons strictement rien demandé à personne, avons été balladées par plusieurs personnes qui "passaient par là justement" et qui se proposent de nous montrer le chemin... Notre "ami" donc nous fait la visite du souk des tanneurs, il n'est pas avare d'explications et d'anecdotes, nous sommes ravies. Un peu gênées en revanche, car vu le temps passé (disons 20 min une demie-heure) on se dit qu'il faudrait donner "un petit quelque chose" à cet "ami" si sympa, qui a pris le temps de nous faire découvrir les dessous de Marrakech... Seulement voilà nous on avait pas prévu de débourser quoi que ce soit, et nous sommes parties les mains dans les poches, avec juste un peu de monnaie qui restait de la veille... Bref, la visite est des plus agréables, et se termine immanquablement par la visite d'une boutique. Sauf que là, non seulement on n'a pas d'argent, mais c'est notre 1er jour de vacances, et on n'a aucune envie d'acheter quoi que ce soit! Donc la visite s'éternise bien entendu, "pour le plaisir des yeux"... On ressort de là, remerciant l'ami qui s'est fait "guide" pour la visite, lui indiquant qu'on a beaucoup apprécié, mais que cette sortie n'étant pas prévue, nous n'avions pas pris d'argent, et que je lui laissais donc le peu de monnaie que j'avais sur moi... Le guide refuse. Sur le coup je ne comprend pas, je me dis tiens, trop sympa, il n'espérait rien en retour, vraiment sympa d'avoir pris de son temps comme ça pour rien... Et là il devient très désagréable et me dit "Mais tu me prends pour qui? Tu crois quoi? Que je passe une demie-heure avec toi comme ça pour rien!? Mais qu'est-ce que tu fais toi en Europe avec ça hein?! Tu peux à peine te payer un café! Laisses tomber j'en veux pas de tes pièces!" Moi interloquée, je lui réexplique calmement que la visite n'était pas prévue, que nous avons été "entraînées" par les gens dans la rue, et qu'à aucun moment on ne nous a indiqué que le souk des tanneurs c'était en fait une visite payante! Et là le "guide" devient menaçant, insultant, nous dit de dégager, bande de "sales races", que de toute façon c'est toujours comme ça les Européens, qu'il n'aime pas les Européens, que c'est des sales races... Je vois rouge et me permet quand même de lui répondre qu'en employant de telles méthodes, sans être clair dès le début, il ne peut que s'attirer des ennuis avec les européens en effet... Mais devant son regard mauvais, étant en plus dans une petite rue isolée loin du centre, on dégage vite fait... 1ère déception, on tombe de très haut! Moi qui essaye toujours quand je voyage de me montrer souriante, polie, respectueuse des coutumes, moi qui ai dit à ma copine non pas d'hôtel-club, on sera mieux avec un vol sec et dans un riad, le contact avec la population sera plus facile... 1er jour de vacances, et je me fait traiter de "sale race d'européenne"... Ouais... On est dégoûtées là... Il nous faudra quelques heures pour s'en remettre...
ON COMMENCE A S Y FAIRE Donc dans l'après-midi, direction la Koutoubia qui était prévue le matin. Là on est assez remontées par notre mésaventure matinale, et je dois dire qu'on refuse systématiquement toutes les sollicitations, sur un ton peu amène... On se la joue "sale touriste européenne" et on méprise les gens, soit en les envoyant bouler, soit en les ignorant carrément... On trouve dommage de passer pour des sales touristes européennes justement maintenant, mal polies et méprisantes, mais s'il faut en passer par là pour visiter la ville... On entend d'autres réflexions maintenant: quand on ne répond pas aux bonjours lancés à tout va avec un sourire, on prend du "regardes moi ça ces françaises, elles sont en vacances et elles font la gueule..."
LES JARDINS MAJORELLE Rien à dire sur cette matinée là, elle fût l'une des meilleures de la semaine... Jardins magnifiques et très agréables. Avons négocié assez rapidement le taxi à l'aller, connaissant les prix pratiqués grâce à notre hôte Rachida. Pour le retour, ce fut une autre affaire, les taxis qui attendaient à la sortie des jardins ont tenté de nous faire croire que le trajet coûtait 3,5 fois plus cher que l'aller... La négociation a été très âpre mais nous avons réussi à payer le même prix qu'à l'aller, sympathisant du même coup avec le chauffeur de taxi... Le lendemain nous avons donc pu visiter les palais bahia, les tombeaux saadiens et quelques autres endroits avec ce chauffeur, qui avait bien compris que s'il ne tentait pas de nous arnaquer, on le ferait bosser plusieurs fois dans la semaine...
VALLEE DE L OURIKA Très belle journée aussi, ascension épuisante pour les non sportives que nous sommes jusqu'aux cascades de Setti Fatma... Et pour la 1ère fois depuis notre arrivée au Maroc, on ne se sent pas agressées, oppressées, arnaquées... Une bouffée d'air frais...
ESSAOUIRA Idem, magnifique journée ensoleillée en bord de mer, charmante citée où les vendeurs sont présents, certes, mais non agressifs...
J ABREGE Car j'aurais d'autres anecdoctes toutes pires les unes que les autres concernant les Marrakchis, mais mon récit est déjà long, et de toute façon le modé interviendrait sûrement... Mais je conclue en disant que si vous souhaitez aller au Maroc, de grâce ne commencez pas par marrakech, car si la ville a son charme c'est sûr, les Marrakchis ne reflètent en rien la légendaire hospitalité Marocaine, et c'est bien dommage, car de nombreux touristes choisissent Marrakech comme 1ère découverte du Maroc, reviennent déçus et du coup n'ont plus envie de retourner au Maroc... Je dois dire d'ailleurs que si nous n'avions pas fait quelques excursions en dehors de Marrakech, et rencontré des femmes merveilleuses qui nous ont tirées d'une sale situation à Marrakech, nous serions reparties avec une image faussée des Marocains...
PRECISIONS Je ne fais pas ce post pour déclencher les foudres des amoureux de Marrakech, simplement pour exprimer mon ressenti. Sachant que nous sommes parties à 2 femmes, en riad. 2 femmes seules à Marrakech sont perçues par beaucoup d'hommes là bas comme 2 femmes étant venues faire du tourisme sexuel, il faut le savoir... Alors c'est sûr qu'en couple avec nos hommes, ou même toutes les 2 en hôtel-club avec des excursions organisées, nous n'aurions peut-être pas du tout ressenti les choses pareil... Mais là franchement, nous avons été "dégoutées", c'est le mot exact, par la mentalité de la majorité des Marrakchis, qui prennent le touriste pour une vache à lait, et qui n'ont le sourire que tant qu'ils espèrent en tirer quelque chose... Rien n'est gratuit, même pas le sourire. Nous y étions aussi hors saison, où le touriste se fait rare, et où ils saisissent la moindre "occasion" dès qu'il en passe un... Mais je ne trouve pas l'excuse suffisante pour avoir de tels types de comportement... Et pourtant je le redis, je suis allée au Sénégal, et dieu sait que les vendeurs sont "soulants" et collants aussi là bas, mais jamais nous n'avons eu d'insultes quand nous n'avons rien acheté, alors que c'était quotidien à Marrakech. Le contraste est saisissant entre le "bon tant pis alors, bonnes vacances au Sénégal" et le "ah bandes de sales françaises" de Marrakech...
LA PLACE: A peine arrivées sur Jemma El Fna, on se sent oppressées, agressées... Les vendeurs-il y a une échoppe tous les 3 mètres- nous agrippent par le bras, et allez viens voir, entres dans mon magasin, mais si, viens je te dis, juste 5 minutes... Bon, pour être allée au Sénégal je m'y attendais, mais à vrai dire pas à ce point là, surtout que devant nos refus je sens pointer une certaine agressivité dans le ton de la voix, chose qui n'était pas au Sénégal, ou alors juste une fois au lac rose mais beaucoup moins, rien à voir avec Marrakech... On finit par se réfugier, oui c'est le mot, à une terrasse pour prendre un repas de midi léger. Après manger on repart, bien décidées à le faire, le tour de cette place! Quand ce ne sont pas les vendeurs, ce sont les femmes au henné, qui vous prennent la main, quand vous la retirez elles vous TIRENT la main, commencent leur dessin malgré vos "non" insistants! Dès le 1er jour mon amie, n'ayant pas été assez réactive pour retirer sa main, se retrouve avec un embryon de dessin au henné... Et puis il y a aussi les charmeurs de serpents, les mecs avec leurs singes, tout ce petit monde vous courrent littéralement après dès que vous passez à moins de 15m d'eux! On nous interpelle tous les 1,50 mètre "eh madame madame eh madame madame eh madame madame!"... On file se réfugier à nouveau sur la terrasse d'un café, sur les toits au dessus de la place. 1er moment de vrai répit, une boisson sous le soleil , sans veste, en janvier... On resdescent plus détendues, on finit le tour de la place et on rentre, épuisées de toutes façons par le voyage avion (levées à 2h du matin...). Le riad fait figure d'un hâvre de paix au milieu de toute cette agitation... Nous programmons un peu nos visites de la semaine.
LE COUP DU SOUK DES TANNEURS: Le lendemain, décidées à aller jusqu'à la Koutoubia, on se fait arrêter dans la rue par un homme qui nous dit de faire demi-tour: d'après lui c'est plus intéressant par là, il y a le souk des tanneurs, et c'est justement le dernier jour aujourd'hui, il ne faut pas le manquer! Sans y prêter attention, nous poursuivons notre chemin. Quelques mètres plus loin, peut-être 50m, en tous cas suffisamment loin, et après avoir croisé suffisamment de monde pour qu'il ne nous vienne pas à l'idée que les 2 sont de mèche... Un 2ème passant nous aborde et nous parle du souk des tanneurs... Hum, nous on comptait aller à la Koutoubia, là maintenant... Et mon amie me sort l'argument choc: en même temps, si 2 personnes différentes nous en parlent, c'est que ça doit être digne d'intérêt! La mosquée on a toute la semaine pour la visiter, tandis que là pour les tanneurs c'est le dernier jour... Allez hop, on se décide à faire demi-tour, et pendant que le "passant" nous explique le chemin pour y aller, justement, comme par hasard (c'est une fois qu'on s'est fait avoir qu'on se rend compte que tout ce manège est organisé à l'avance!) le "cousin" passe dans la rue, et oh mais justement, il va dans le quartier des tanneurs, vous n'avez donc qu'à le suivre, mesdemoiselles! En cours de route, notre 3ème interlocuteur s'arrête là, et demande à un "ami", de nous conduire jusqu'au souk des tanneurs, qui n'est plus très loin. L' "ami" en question nous y conduit. On rentre dans une minuscule ruelle des moins rassurantes, on se fait même un clin d'oeil qui veut dire "si derrière ce mur c'est pas rassurant on dégage", et derrière le mur, eh bien le voilà, le souk des tanneurs! Notez bien que jusque là, nous n'avons strictement rien demandé à personne, avons été balladées par plusieurs personnes qui "passaient par là justement" et qui se proposent de nous montrer le chemin... Notre "ami" donc nous fait la visite du souk des tanneurs, il n'est pas avare d'explications et d'anecdotes, nous sommes ravies. Un peu gênées en revanche, car vu le temps passé (disons 20 min une demie-heure) on se dit qu'il faudrait donner "un petit quelque chose" à cet "ami" si sympa, qui a pris le temps de nous faire découvrir les dessous de Marrakech... Seulement voilà nous on avait pas prévu de débourser quoi que ce soit, et nous sommes parties les mains dans les poches, avec juste un peu de monnaie qui restait de la veille... Bref, la visite est des plus agréables, et se termine immanquablement par la visite d'une boutique. Sauf que là, non seulement on n'a pas d'argent, mais c'est notre 1er jour de vacances, et on n'a aucune envie d'acheter quoi que ce soit! Donc la visite s'éternise bien entendu, "pour le plaisir des yeux"... On ressort de là, remerciant l'ami qui s'est fait "guide" pour la visite, lui indiquant qu'on a beaucoup apprécié, mais que cette sortie n'étant pas prévue, nous n'avions pas pris d'argent, et que je lui laissais donc le peu de monnaie que j'avais sur moi... Le guide refuse. Sur le coup je ne comprend pas, je me dis tiens, trop sympa, il n'espérait rien en retour, vraiment sympa d'avoir pris de son temps comme ça pour rien... Et là il devient très désagréable et me dit "Mais tu me prends pour qui? Tu crois quoi? Que je passe une demie-heure avec toi comme ça pour rien!? Mais qu'est-ce que tu fais toi en Europe avec ça hein?! Tu peux à peine te payer un café! Laisses tomber j'en veux pas de tes pièces!" Moi interloquée, je lui réexplique calmement que la visite n'était pas prévue, que nous avons été "entraînées" par les gens dans la rue, et qu'à aucun moment on ne nous a indiqué que le souk des tanneurs c'était en fait une visite payante! Et là le "guide" devient menaçant, insultant, nous dit de dégager, bande de "sales races", que de toute façon c'est toujours comme ça les Européens, qu'il n'aime pas les Européens, que c'est des sales races... Je vois rouge et me permet quand même de lui répondre qu'en employant de telles méthodes, sans être clair dès le début, il ne peut que s'attirer des ennuis avec les européens en effet... Mais devant son regard mauvais, étant en plus dans une petite rue isolée loin du centre, on dégage vite fait... 1ère déception, on tombe de très haut! Moi qui essaye toujours quand je voyage de me montrer souriante, polie, respectueuse des coutumes, moi qui ai dit à ma copine non pas d'hôtel-club, on sera mieux avec un vol sec et dans un riad, le contact avec la population sera plus facile... 1er jour de vacances, et je me fait traiter de "sale race d'européenne"... Ouais... On est dégoûtées là... Il nous faudra quelques heures pour s'en remettre...
ON COMMENCE A S Y FAIRE Donc dans l'après-midi, direction la Koutoubia qui était prévue le matin. Là on est assez remontées par notre mésaventure matinale, et je dois dire qu'on refuse systématiquement toutes les sollicitations, sur un ton peu amène... On se la joue "sale touriste européenne" et on méprise les gens, soit en les envoyant bouler, soit en les ignorant carrément... On trouve dommage de passer pour des sales touristes européennes justement maintenant, mal polies et méprisantes, mais s'il faut en passer par là pour visiter la ville... On entend d'autres réflexions maintenant: quand on ne répond pas aux bonjours lancés à tout va avec un sourire, on prend du "regardes moi ça ces françaises, elles sont en vacances et elles font la gueule..."
LES JARDINS MAJORELLE Rien à dire sur cette matinée là, elle fût l'une des meilleures de la semaine... Jardins magnifiques et très agréables. Avons négocié assez rapidement le taxi à l'aller, connaissant les prix pratiqués grâce à notre hôte Rachida. Pour le retour, ce fut une autre affaire, les taxis qui attendaient à la sortie des jardins ont tenté de nous faire croire que le trajet coûtait 3,5 fois plus cher que l'aller... La négociation a été très âpre mais nous avons réussi à payer le même prix qu'à l'aller, sympathisant du même coup avec le chauffeur de taxi... Le lendemain nous avons donc pu visiter les palais bahia, les tombeaux saadiens et quelques autres endroits avec ce chauffeur, qui avait bien compris que s'il ne tentait pas de nous arnaquer, on le ferait bosser plusieurs fois dans la semaine...
VALLEE DE L OURIKA Très belle journée aussi, ascension épuisante pour les non sportives que nous sommes jusqu'aux cascades de Setti Fatma... Et pour la 1ère fois depuis notre arrivée au Maroc, on ne se sent pas agressées, oppressées, arnaquées... Une bouffée d'air frais...
ESSAOUIRA Idem, magnifique journée ensoleillée en bord de mer, charmante citée où les vendeurs sont présents, certes, mais non agressifs...
J ABREGE Car j'aurais d'autres anecdoctes toutes pires les unes que les autres concernant les Marrakchis, mais mon récit est déjà long, et de toute façon le modé interviendrait sûrement... Mais je conclue en disant que si vous souhaitez aller au Maroc, de grâce ne commencez pas par marrakech, car si la ville a son charme c'est sûr, les Marrakchis ne reflètent en rien la légendaire hospitalité Marocaine, et c'est bien dommage, car de nombreux touristes choisissent Marrakech comme 1ère découverte du Maroc, reviennent déçus et du coup n'ont plus envie de retourner au Maroc... Je dois dire d'ailleurs que si nous n'avions pas fait quelques excursions en dehors de Marrakech, et rencontré des femmes merveilleuses qui nous ont tirées d'une sale situation à Marrakech, nous serions reparties avec une image faussée des Marocains...
PRECISIONS Je ne fais pas ce post pour déclencher les foudres des amoureux de Marrakech, simplement pour exprimer mon ressenti. Sachant que nous sommes parties à 2 femmes, en riad. 2 femmes seules à Marrakech sont perçues par beaucoup d'hommes là bas comme 2 femmes étant venues faire du tourisme sexuel, il faut le savoir... Alors c'est sûr qu'en couple avec nos hommes, ou même toutes les 2 en hôtel-club avec des excursions organisées, nous n'aurions peut-être pas du tout ressenti les choses pareil... Mais là franchement, nous avons été "dégoutées", c'est le mot exact, par la mentalité de la majorité des Marrakchis, qui prennent le touriste pour une vache à lait, et qui n'ont le sourire que tant qu'ils espèrent en tirer quelque chose... Rien n'est gratuit, même pas le sourire. Nous y étions aussi hors saison, où le touriste se fait rare, et où ils saisissent la moindre "occasion" dès qu'il en passe un... Mais je ne trouve pas l'excuse suffisante pour avoir de tels types de comportement... Et pourtant je le redis, je suis allée au Sénégal, et dieu sait que les vendeurs sont "soulants" et collants aussi là bas, mais jamais nous n'avons eu d'insultes quand nous n'avons rien acheté, alors que c'était quotidien à Marrakech. Le contraste est saisissant entre le "bon tant pis alors, bonnes vacances au Sénégal" et le "ah bandes de sales françaises" de Marrakech...
Bonjour a tous,
Je reviens d'un petit séjour au maroc, au cours duquel je suis allé de surprises en surprises, j'ai pris mon billet par une compagnie irlandaise low cost, j'en ai eu pour mon argent pas de places attitrés c'était aux passagers de faire la police pour avoir une place quand un seul passager occupé 3 sièges et qu'il refusait d'en cèder un seul vous imaginez l'ambiance du vol. J'avais pris une location sur nador un appartement meublé a un tarif c'est vrai très bas 175 euros la semaine on ne peut pas prétendre au grand luxe mais bon c'est quasiment le smic marocain, la résidence présenté en tant que tel été au milieu d'un no-man's land, le gardiennage ressemblé plus a un squat pour sans abri où se retrouvé tous les jeunes du quartier qu'à un vrai poste de gardien, je déconseille fortement de vous aventurer dans ces coins en cette période il y fait aussi froid qu'en france et dans un appartement sans chauffage on tombe vite malade en témoigne les crèves que j'ai ramené avec moi, quand au proprio une fois l'argent en poche ils nous a négligé royalement, pas d'évacuation à la douche, robinet de la chasse d'eau cassé, volet constamment fermé a cause du vent car il n'y avait pas où les accrocher, bref j'ai louer une cave pour 175 euros où il faisait noir et froid. De là je me décide a aller sur Fès 350 km avec une route assez bonne et des paysages magnifiques compter 5h de route. Arriver sur Fès direction la médina a bab boujloud, parking a 5dh, petit restau sympa et pas cher a l'entrée compter 50dh pour un plat et une boisson, et puis commence la quete d'un hotel, nous étions 4 donc il fallait 2 chambres double, prix mini de la chambre 600dh cad 60 euros, on décide de s'orienter vers un riad et durant tout ce temps là les faux-guides n'arreter pas de nous harceler, on décide de faire un bout de chemin avec l'un d'eux qui avait l'air moins vicieux que les autres, l'on en visite quelques uns avec des prestations a première vue bonne mais exhorbitante a nos yeux, finalement nous faisons affaire avec le riad lallazoubida qui nous loue la maison familliale a la nouvelle ville pour 105 euros la journée, nous y passeront 3 jours dans le prix il y a 5 euros par jour pour notre ami le faux guide moustapha, après la mésaventure de nador nous insistons pour le chauffage, la villa est magnifique 350m2 en pur style marocain, et pour chauffer tout ca un soufflant de salle de bain on doublera encore les couvertures. A notre grande surprise le petit fils de lalazoubida se présente a nous il a 23 ans et est très collant il veut nous montrer Fès et ces lieux de fete et bien sur toujours a notre compte, on se le coltinera les 3 jours meme après avoir insisté sur le fait qu'il nous foute la paix. Dans les ruelles de la médina il y a du bon et du mauvais mais malheureusement plus de mauvais que de bon, les vendeurs sont aggresifs et prennent le touriste pour un nabab bourré de fric, une djellaba pour enfant payé 60dh a nador nous a été proposé a 150dh a fes et c'été bien la meme, au souk du cuivre la meme assiete chez un artisan été a 40dh et chez son voisin a 180dh allez comprendre, l'artisan honnete est un petit monsieur a lunette amoureux de son art situé sur la petite place des cuivriers c'est la boutique la plus a gauche je le conseille fortement. Pour résumé Fès est une belle ville mais comptez y votre argent et n'achetez pas a n'importe quel prix renseignez vous bien. Au terme du dernier jour, retour vers nador mais en passant par al hoceima, pour celà nous avons prix la route de ketama appelé aujourd'hui issaguen, je déconseille cette route très dangereuse de par son état 250 km en 6h, et seulement 2 station services de croisé et encore dans les premiers kilomètres, et cette région est connu pour sa culture du haschich des tetes d'étrangers attireront forcément les dealers. Al hoceima est magnifique belle plage, ville agréable et très propre où l'on ne vous dévisage pas dès que vous parlez francais. On a été faire un tour a Saidia vers la frontière algérienne très belle ville mais assez morte hors saison estivale. Voilà c'est mon retour d'expérience j'espère qu'il servira a des futurs voyageurs au maroc. Pour les gens qui sont intéressés de connaitre l'adresse a éviter a Nador contacter moi par MP
Je reviens d'un petit séjour au maroc, au cours duquel je suis allé de surprises en surprises, j'ai pris mon billet par une compagnie irlandaise low cost, j'en ai eu pour mon argent pas de places attitrés c'était aux passagers de faire la police pour avoir une place quand un seul passager occupé 3 sièges et qu'il refusait d'en cèder un seul vous imaginez l'ambiance du vol. J'avais pris une location sur nador un appartement meublé a un tarif c'est vrai très bas 175 euros la semaine on ne peut pas prétendre au grand luxe mais bon c'est quasiment le smic marocain, la résidence présenté en tant que tel été au milieu d'un no-man's land, le gardiennage ressemblé plus a un squat pour sans abri où se retrouvé tous les jeunes du quartier qu'à un vrai poste de gardien, je déconseille fortement de vous aventurer dans ces coins en cette période il y fait aussi froid qu'en france et dans un appartement sans chauffage on tombe vite malade en témoigne les crèves que j'ai ramené avec moi, quand au proprio une fois l'argent en poche ils nous a négligé royalement, pas d'évacuation à la douche, robinet de la chasse d'eau cassé, volet constamment fermé a cause du vent car il n'y avait pas où les accrocher, bref j'ai louer une cave pour 175 euros où il faisait noir et froid. De là je me décide a aller sur Fès 350 km avec une route assez bonne et des paysages magnifiques compter 5h de route. Arriver sur Fès direction la médina a bab boujloud, parking a 5dh, petit restau sympa et pas cher a l'entrée compter 50dh pour un plat et une boisson, et puis commence la quete d'un hotel, nous étions 4 donc il fallait 2 chambres double, prix mini de la chambre 600dh cad 60 euros, on décide de s'orienter vers un riad et durant tout ce temps là les faux-guides n'arreter pas de nous harceler, on décide de faire un bout de chemin avec l'un d'eux qui avait l'air moins vicieux que les autres, l'on en visite quelques uns avec des prestations a première vue bonne mais exhorbitante a nos yeux, finalement nous faisons affaire avec le riad lallazoubida qui nous loue la maison familliale a la nouvelle ville pour 105 euros la journée, nous y passeront 3 jours dans le prix il y a 5 euros par jour pour notre ami le faux guide moustapha, après la mésaventure de nador nous insistons pour le chauffage, la villa est magnifique 350m2 en pur style marocain, et pour chauffer tout ca un soufflant de salle de bain on doublera encore les couvertures. A notre grande surprise le petit fils de lalazoubida se présente a nous il a 23 ans et est très collant il veut nous montrer Fès et ces lieux de fete et bien sur toujours a notre compte, on se le coltinera les 3 jours meme après avoir insisté sur le fait qu'il nous foute la paix. Dans les ruelles de la médina il y a du bon et du mauvais mais malheureusement plus de mauvais que de bon, les vendeurs sont aggresifs et prennent le touriste pour un nabab bourré de fric, une djellaba pour enfant payé 60dh a nador nous a été proposé a 150dh a fes et c'été bien la meme, au souk du cuivre la meme assiete chez un artisan été a 40dh et chez son voisin a 180dh allez comprendre, l'artisan honnete est un petit monsieur a lunette amoureux de son art situé sur la petite place des cuivriers c'est la boutique la plus a gauche je le conseille fortement. Pour résumé Fès est une belle ville mais comptez y votre argent et n'achetez pas a n'importe quel prix renseignez vous bien. Au terme du dernier jour, retour vers nador mais en passant par al hoceima, pour celà nous avons prix la route de ketama appelé aujourd'hui issaguen, je déconseille cette route très dangereuse de par son état 250 km en 6h, et seulement 2 station services de croisé et encore dans les premiers kilomètres, et cette région est connu pour sa culture du haschich des tetes d'étrangers attireront forcément les dealers. Al hoceima est magnifique belle plage, ville agréable et très propre où l'on ne vous dévisage pas dès que vous parlez francais. On a été faire un tour a Saidia vers la frontière algérienne très belle ville mais assez morte hors saison estivale. Voilà c'est mon retour d'expérience j'espère qu'il servira a des futurs voyageurs au maroc. Pour les gens qui sont intéressés de connaitre l'adresse a éviter a Nador contacter moi par MP
Je pars avec mes 2 filles à Casablanca, chez un ami expat, qui travaille là-bas depuis 2 mois, et qui me parle beaucoup de l'insécurité dans cette ville, me recommandant meme de ne pas me promener seule ???? je suis très étonnée
Qu'en pensez vous ?
Qu'elle est votre expérience ?
Avez vous des adresses de " guide " ?
Bonjour à vous tous,
Je commence mes recherche pour un voyage en Tunisie de 3 semaines (mois de mars)
Nous sommes un couple de 55 ans-, nous avons voyager en sac à dos en long séjour en Asie à plusieurs reprise et nous avons toujours garder en tête de visiter la Tunisie.....
En débutant mes recherche je constate que le Maroc est beaucoup plus visiter que la Tunise...
Quelqu'un pourrais m'éclairer sur la différence ?
Et le pourquoi s.v.p.
Lise











