j ai vu ce circuit de cet opérateur :Jordanie - Sinaï , De la Jordanie au Mont Sinaï, sur les traces de Moïse
IL me semble interessant
a+
jl
à aqaba exactement
quelqu'un connait et a déjà fait ?
merci
Qui connait une compagnie bien placée pour du PARIS AMMAN ou bien LYON AMMAN
Cordialement.
Olivier
Bonjour ,
Qui connait cette Sté de location de voitures ? où a déjà loué avec eux ?
- son sérieux et son honnêteté sur les retours ? Merci
Bonsoir
Qui aurait expérimenté un hébergement pas trop cher (tous ceux indiqués dans les guides LP et GDR sont chers ainsi que sur les sites de location en ligne) sur la SOUTH BEACH à AQUABA à environ 12 km du centre ville ?
Nous aurons un véhicule.
Sinon qui connait le Bedouin Garden Village? Qu'en pensez vous?? D'avance merci
Sinon qui connait le Bedouin Garden Village? Qu'en pensez vous?? D'avance merci
J' ai repéré quelque hotels qui on l'air de correspondre à nos attentes et entre autre la piscine pour les filles...
Or les prix du LP et ceux vus sur le net sont sensiblement différents (souvent le double).
Qui peut m'aider??? Qui connait.
Le Manar hotel à amman.
Le station olive branch à jerash.
Le Miriam à madaba.
Al cazar à aqaba.
Al anabat hotel 1 à pétra.
Qu'en penser?? Et à quel prix?? Ou bien autre chose......
Cordialement.
Olivier
Bonjour,
je suis tombee sur une agence de voyage sur internet qui propose des circuits interressants pour la jordanie et la syrie.
Qui connait et a déjà fait l'un des circuits jordanie-syrie?
Merci de vos réponse
Bonjour,
Je compte me rendre en octobre en Israël et en Jordanie. Mais j'avoue que j'ai des appréhensions, je viens de voir les attentats à Eilat. Par ailleurs, je connais quelqu'un qui connait bien le pays, et elle me dit qu'il n'y a aucun danger si je reste dans le circuit touristique. Quelqu'un y est il déjà allé?
Merci!🙂
Je compte me rendre en octobre en Israël et en Jordanie. Mais j'avoue que j'ai des appréhensions, je viens de voir les attentats à Eilat. Par ailleurs, je connais quelqu'un qui connait bien le pays, et elle me dit qu'il n'y a aucun danger si je reste dans le circuit touristique. Quelqu'un y est il déjà allé?
Merci!🙂
Bonjour les trippeux
Je vais en Thailande, j'ai un transit de 11 hrs à Amman, je vole avec Royal Jordanian, Est-ce qu'il y a quelqu'un qui connait cet aéroport.L'attente va etre longue, alors, , , , , , ???
Merci !!!
Luc
Je vais en Thailande, j'ai un transit de 11 hrs à Amman, je vole avec Royal Jordanian, Est-ce qu'il y a quelqu'un qui connait cet aéroport.L'attente va etre longue, alors, , , , , , ???
Merci !!!
Luc
Je compte aller en jordanie en Juillet (pas le choix!)... Et compte tenu des températures je désire des hotels avec piscine pour mes filles.
J'avais repéré le Al manar à Amman qui semble le moins cher dans le genre, est-ce exact?...
Qui connait? A quel prix?
Les prix guide/internet semblent bien différents, y a-t-il négociation possible en cette période?
Avez-vous d'autres adresse du type?
A Pétra j'avais repéré le Al Anabat1 ou le Amra palace hotel qu'en pensez-vous?
Merci d'avance.
Cordialement.
Olivier
Bonsoir à tous,
Je pars avec mon compagnon à Taba pour deux semaines dans quinze jours. Durant ce séjour nous souhaitons faire une excursion à Petra par nos propres moyens – j’ai d’ailleurs déjà réservé 2 nuits là-bas.
J’ai lu plusieurs messages sur le forum concernant cette excursion mais comme certains datent… je recherche quelqu’un qui aurait récemment fait l’excursion en solo de Taba à Petra pour répondre à mes différentes questions.
- Concernant le bateau entre Taba et Aqaba : est-il uniquement réservé à la clientèle des agences touristiques ? Si non, où peut-on trouver les horaires, tarifs et réserver les billets ?
- Quels sont les jours et horaires d’ouverture des frontières Egyptienne- Israélienne- Jordanienne?
- Peut-on payer les visas d’entrée et de sortie ainsi que les taxis (trajet frontière à frontière) en dollars en Israel et en Jordanie ? Quelqu’un connaît-il le coût total ?
- Quel est le prix moyen pour un taxi pour le trajet frontière jordanienne jusqu’à Petra ?
- Quelqu’un peut-il nous conseiller un parcours de visite à Petra avec timing sur 2 jours ?
Par avance, merci !
Je pars avec mon compagnon à Taba pour deux semaines dans quinze jours. Durant ce séjour nous souhaitons faire une excursion à Petra par nos propres moyens – j’ai d’ailleurs déjà réservé 2 nuits là-bas.
J’ai lu plusieurs messages sur le forum concernant cette excursion mais comme certains datent… je recherche quelqu’un qui aurait récemment fait l’excursion en solo de Taba à Petra pour répondre à mes différentes questions.
- Concernant le bateau entre Taba et Aqaba : est-il uniquement réservé à la clientèle des agences touristiques ? Si non, où peut-on trouver les horaires, tarifs et réserver les billets ?
- Quels sont les jours et horaires d’ouverture des frontières Egyptienne- Israélienne- Jordanienne?
- Peut-on payer les visas d’entrée et de sortie ainsi que les taxis (trajet frontière à frontière) en dollars en Israel et en Jordanie ? Quelqu’un connaît-il le coût total ?
- Quel est le prix moyen pour un taxi pour le trajet frontière jordanienne jusqu’à Petra ?
- Quelqu’un peut-il nous conseiller un parcours de visite à Petra avec timing sur 2 jours ?
Par avance, merci !
bonjour,
nous partons en famille (couple + enfant 2 ans) a l hotel three corners el wekala a taba le 01 septembre 2012 mais même au vu des événements dans la région nous décidons de partir seul visiter petra depuis notre hotel. nous recherchons des voyageurs qui souhaitent faire cette visite avec nous même si vous n'êtes pas dans le même hotel que nous. nous y serons du 01 au 08 septembre et aimerions faire 2 jours en jordanie à petra. qui connait comment y aller sans (trop) risquer sa vie 🙂 le coût des transport 🏴☠️ doit on obligatoirement passer par eliat (frontière israel)😠 merci de revenir vers nous rapidement vu que le départ (avec voyage prive) est bientot
nous partons en famille (couple + enfant 2 ans) a l hotel three corners el wekala a taba le 01 septembre 2012 mais même au vu des événements dans la région nous décidons de partir seul visiter petra depuis notre hotel. nous recherchons des voyageurs qui souhaitent faire cette visite avec nous même si vous n'êtes pas dans le même hotel que nous. nous y serons du 01 au 08 septembre et aimerions faire 2 jours en jordanie à petra. qui connait comment y aller sans (trop) risquer sa vie 🙂 le coût des transport 🏴☠️ doit on obligatoirement passer par eliat (frontière israel)😠 merci de revenir vers nous rapidement vu que le départ (avec voyage prive) est bientot
Bonjour ,
Je pars en couple début octobre pour 15 jours sur place .
Suis à la recherche de logements à Madaba , Dana , Amman et Petrà.
Merci pour vos suggestions . Voyage genre routard de 60 ans !
Quelqu'un connaîtrait -il wadi track ou autre agence pour le wadirum rum ?
D'avance merci pour tout .
Bonjour
Je finalise mon séjour de 2 semaines en Jordanie en novembre. Que pensez-vous de mon circuit ?
arrivée Amman nuit Madaba châteaux du desert(al azraq, Amra, Kharana Al Hallabat ?), Azraq reserve nuit Madaba Amman/madaba, Mont Nébo, mer morte nuit Mer morte Mer morte - Route des rois - kerak -Dana nuit Dana Dana Village - Wadi Dana - Dana nuit Dana Dana -> Shobak-> Little Petra -> Petra nuit Petra Petra (1er jour) nuit Petra Petra (2 ieme jour) nuit Petra Petra (3ieme jour) -> Aqaba nuit Aqaba Plongée nuit Aqaba Aqaba/Wadi rum Bivouac Wadi Rum Wadi Rum Bivouac Wadi Rum Wadi Rum -> retourn Madaba nuit Madaba Jerash, Ajloun, salt avion a 1:15 AM
A Petra, quels sont les chemins pour entrer sur le site ? il y a l'entrée officielle et je crois celle des bédouins ? Qui connait celle la ? Je recherche un hotel sympa, calme a Petra . merci pour vos conseils Agnes
Je finalise mon séjour de 2 semaines en Jordanie en novembre. Que pensez-vous de mon circuit ?
arrivée Amman nuit Madaba châteaux du desert(al azraq, Amra, Kharana Al Hallabat ?), Azraq reserve nuit Madaba Amman/madaba, Mont Nébo, mer morte nuit Mer morte Mer morte - Route des rois - kerak -Dana nuit Dana Dana Village - Wadi Dana - Dana nuit Dana Dana -> Shobak-> Little Petra -> Petra nuit Petra Petra (1er jour) nuit Petra Petra (2 ieme jour) nuit Petra Petra (3ieme jour) -> Aqaba nuit Aqaba Plongée nuit Aqaba Aqaba/Wadi rum Bivouac Wadi Rum Wadi Rum Bivouac Wadi Rum Wadi Rum -> retourn Madaba nuit Madaba Jerash, Ajloun, salt avion a 1:15 AM
A Petra, quels sont les chemins pour entrer sur le site ? il y a l'entrée officielle et je crois celle des bédouins ? Qui connait celle la ? Je recherche un hotel sympa, calme a Petra . merci pour vos conseils Agnes
Bonsoir,
Nous voulons partir après les fêtes de Noël en Jordanie pour une dizaine de jours.Départ de Lyon Je "surfe" sur le net pour trouver de bons prix et un voyage pas trop long. Le mieux pour l'instant : Turkish airlines : 440 € environ du 27 décembre au 5 janvier. Dates un peu flexibles ! Vous avez mieux ?? J'ai fait quelques recherches pour avoir une idée du temps à cette période et j'ai peur de la pluie. Est-ce que certains sont partis fin décembre ? Pour le circuit : classique...bien sûr Pétra, le Wadi Rum, Aquaba la mer morte. D'autres coups de cœur ? Je pense que nous allons opter pour la location de voiture avec Montecar (bonnes critiques sur ce site) Et pour le choix des hôtels, ça sera sur place : basse saison à cette période ? Qui connait un bon guide pour une rando de 2 ou 3 jours dans le Wadi Rum ? Nous recherchons l'authenticité plus que le confort....
Merci pour vos réponses
Michèle
Nous voulons partir après les fêtes de Noël en Jordanie pour une dizaine de jours.Départ de Lyon Je "surfe" sur le net pour trouver de bons prix et un voyage pas trop long. Le mieux pour l'instant : Turkish airlines : 440 € environ du 27 décembre au 5 janvier. Dates un peu flexibles ! Vous avez mieux ?? J'ai fait quelques recherches pour avoir une idée du temps à cette période et j'ai peur de la pluie. Est-ce que certains sont partis fin décembre ? Pour le circuit : classique...bien sûr Pétra, le Wadi Rum, Aquaba la mer morte. D'autres coups de cœur ? Je pense que nous allons opter pour la location de voiture avec Montecar (bonnes critiques sur ce site) Et pour le choix des hôtels, ça sera sur place : basse saison à cette période ? Qui connait un bon guide pour une rando de 2 ou 3 jours dans le Wadi Rum ? Nous recherchons l'authenticité plus que le confort....
Merci pour vos réponses
Michèle
Petra c'est peut-être très bien, mais je ne suis pas nabatéen moi, j'ai encore de la route à faire!!!
Dans la courte liste des incontournables jordaniens, un nom apparaît tout en bas, si on se réfère à l'ordre chronologique : Le Wadi Rum.
Ca n'est pas très loin de Petra, moins de 100km et c'est ma dernière étape dans ce pays puisque plus au sud, comme dirait Moïse, s'ouvre la Mer Rouge.
Le Wadi Rum a beau ne pas être très loin de Wadi Musa, le seul bus à faire la liaison quand on voyage par ses propres moyens est à 6h du matin et ça c'est sale. A mon réveil, Martha et Jamal sont encore bien trop à leurs rêves pour que je les en tire. Tous les deux retournent sur Amman ce jour mais plus tard, les chanceux. Sur la pointe des pieds, je quitte le dortoir. J'ai juste assez de forces pour attendre le minibus qui nous attrape à l'hotel, et y refermer les yeux. Le trajet ne dure qu'une heure, c'est dommage, j'aurais presque envie que ça dure plus longtemps pour pouvoir vraiment scier du bois comme on fait dans les bandes dessinées. Dans le minibus, entre deux sorties temporaires de sieste, je parle avec un type qui connait déjà son programme pour les deux jours à venir : partir 2 jours dans le désert et faire 2 nuits avec les guides bédouins. Il tente de me convaincre de me joindre à lui pour faire baisser les couts. Moi, mon programme initiale était de me reposer pendant 24h si je trouve un logement et de partir seulement le lendemain vaquer dans le désert avec les bédouins. Je dis à mon accolyte qu'on verra bien une fois arrivés. Qui vivra verra. On me sort de mon sommeil de plomb à l'arrivée au Wadi Rum. A l'extérieur, l'office du tourisme local tient plus de guichet au guide qui attendent le chaland que de centre d'informations. On voit bien qu'ils n'ont pas eu beaucoup de poissons à se mettre sous la dent car dès que la porte du bus s'est ouverte, c'est plus ou moins au plus insistant. En jetant un rapide coup d'oeil aux alentours, je constate que le "village" n'en est pas un et que trouver un hotel même cher ici est une gageure. Ma journée sieste et jus de fruits en humant l'air du désert fout le camp au lieu de monter le camp. Le flamand qui cherchait un compagnon du désert aura eû raison de trouver un guide à l'avance; et comme la vue de payer plein pot un guide dont je ne peux vérifier les états de services ne me satisfait pas, je me joints à lui. Malgré le fait que le guide n'aura pas qu'un seul passager, le tarif reste assez élevé. Plus de 50 euros pour 24h avec 4x4 et nuit sous les étoiles plus 25 euros pour 2 heures de ballade à dos de chameau. Le tarif est à la tête du client. Ah si j'étais une blonde à forte poitrine... Pendant qu'on discute finances, une 3ème laronne se présente. Une petite japonaise d'une vingtaine d'années toute droit débarquée de Tokyo et en Jordanie pour une semaine. Le tarif ne baissera pas pour autant...
La session dans le désert doit débuter par la chevauchée en chameau. On va voir les bêtes se faire atteler. De fières montures, bien plus grandes que des chevaux, heureusement qu'il m'en faut plus pour avoir le vertige!! Dans un coin de l'enclos, un bébé chameau tète sa maman. Il a un an et a presque déjà sa taille adulte. Je me dis que la chamelle a bien du courage de donner naissance à un si grand enfant si sa taille à 1 an approche déjà la taille adulte... En quelques minutes, trois bestiaux sont prêts à être montés, un grand et deux plus petits. Comme mes connaissances du monde animale bien que sommaires sont déjà bien rondelettes, il va de soi que le plus grand des chameaux, surement le dominant, devra passer en premier ensuite suivi par les 2 autres. Il faut donc que je me place discrètement pour que celui-ci soit mien. Tel le perfide serpent, je me glisse de telle façon que banco, j'arrive à mes fins, et effectivement le plus grand passe devant, je n'aurais pas de flamand ou de japonaise dans le champ de vision, simplement le désert.
Le Wadi Rum est un désert plat. On y trouve quelques dunes de sable de couleurs diverses et variées, mais ce qui attire l'attention ici c'est que, comme à Petra, de grandes montagnes sortent de terre, grimpants à pics vers le ciel. Pour la petite histoire, c'est un peu aussi la 2ème maison de Lawrence d'Arabie.
Les chameaux sont lancés à allure modeste, pas de galop car pas de rennes et pas d'étriers, en plus quand on est grimpé dessus, c'est vachement haut. Derrière nous, un petit gamin d'environ 12 ans nous guide de sa voix. Les chameaux de toute façon connaissent le chemin par coeur, on pourrait presque y aller tous seuls. C'est d'ailleurs l'impression que ça donne pour moi, la seule chose dans le champ autre que le désert, c'est l'arrière de la tête de ma bête. La ballade est paisible, le chameau fait des pas immenses qu'il faut accompagner du mieux possible pour ne pas se déplacer une vertèbre. Depuis son dos, on peut voir ses épaules effectuer les vas-et-viens. On devine aussi que malgré son air placide, le chameau a pleins de chevaux sous le capot. Va pas falloir exciter l'animal. La chevauchée est sensée durer 2 heures et comme je n'ai pas pris ma montre, impossible de savoir à quel rythme on va. Seule indication, comme on a pas d'étriers, chaque fois que le chameau fait un pas, on a le sentiment de s'écraser un peu plus l'entre-jambes. Plus on avance donc, plus j'ai l'impression de devoir faire le grand écart. La seule notion de temps que j'ai, c'est qu'au départ tout va bien, et que plus on avance plus j'ai les tendons qui sifflent. Fallait bien trouver un point négatif au fait de grimper la plus grande monture, ceui-ci en est un sacré!!!
Plus loin, alors que les chameaux procèdent sans prévenir à une pause pipi, je me dis que définitivement il serait temps aussi pour nous de faire une pause pour éviter d'avoir à marcher comme John Wayne pour le restant de nos jours. Est-ce que j'interromps tout le monde, ou est-ce que je passe la douleur sous silence? Peut-être du fait de mon éducation chez les bonnes soeurs chez qui on apprend les bonnes manières, je garde le silence et serre les dents. Dans les faits, j'ai bien fait de ne pas demander car 5 minutes plus tard, ça doit faire 2 heures qu'on est parti, il faut mettre pieds à terre. Comme prévu, mes premières foulées post-chameau sont étranges : impossible de rapprocher le pied droit du pied gauche. Mais en quelques pas, tout rentre dans l'ordre. Le petit bonhomme qui nous suivait durant la chevauchée nous donne à chacun à attraper la corde nous reliant à notre chameau. On est maintenant à pieds, détachés les uns des autres et on a pour ainsi dire tous un chameau à la main. La sensation de liberté est incroyable, la bête fait 2 fois ma taille et est docile comme un chiot à qui on donne un su-sucre. Elle marche un mètre derrière moi sans broncher qu'on tourne à gauche, à droite, ou qu'on prenne une photo. Tout le monde a le sourire, le chameau aussi. Cette petite marche où l'on prend le temps de se dégourdir les jambes avec grâce dure un petit 1/4 d'heure, après quoi un pick-up 4X4 quasi flambant neuf arrive à notre hauteur. C'est notre nouvelle monture. Elle est conduite par Atahid avec qui on passera le reste du temps. C'est un bédoin d'une grosse vingtaine d'année, il a un style incroyable dans sa jelabah (orthographe!?!) blanche, un sourire émail diamant, et une nouvelle copine backpacker chaque semaine. La répartition dans le 4X4 est toute simple. Atahid est au volant. Le flamand et la japonaise sont à l'intérieur, à l'arrière. Le braïce qui sent l'appel du grand air est à l'arrière à l'extérieur, affalé sur ses bagages pour rendre le chemin cahoteux confortable. Je ne comprends toujours pas et ça ne vaut pas que pour cette fois-ci pourquoi les touristes sont plus à l'aise à l'étroit sous un toit que les cheveux au vent avec pour seul plafond le ciel du désert ou d'ailleurs. D'ailleurs, autre remarque désobligeante, aucuns de mes 2 "partenaires" n'aura eû la bonne idée de s'assoir à côté d'Atahik, ne serait-ce que par courtoisie... Ainsi soit-il, envole-toi mon Braïce!!!! On passe ainsi une grande partie de l'après-midi en s'arrêtant de temps à autre pour admirer des peintures rupestres, un canyon, une arche naturelle, ou grimper difficilement une haute dune de sable rouge pour la redescendre le plus vite possible avec chute et galipettes à la clé. Le flamand et la japonaise descendant cette même dune comme on va prendre le thé chez la Reine d'Angleterre, le petit doigt levé...
Tout au long de la journée, les paysages fantastiques se succèdent. Où que l'on soit dans ce désert, à 360°, il y a une photo à faire; et les photos sont immancables tant la lumière est belle, tant le sable et les montagnes sont colorés. Tout simplement dantesque!
Vers 16h, alors que le soleil s'approche dangereusement du sommet des montagnes, il est l'heure de rejoindre notre campement. La voiture nous y dépose. Plusieurs tentes sont disposées, la montagne à se dressent à 5 mètres d'elles. Lorsque la montagne, le mur, rejoint le sol, une sorte de rideau est tendu. De l'autre coté, la paroi s'enfonce suffisament pour que notre abri soit établi. 5 à 6 matelas sont posés sur un contrefort rocheux, le sol est plat, il y a plusieurs petites tables, un foyer pour faire un feu, le grand luxe version bedouine. Qui plus est, des toilettes qui serviront et une douche qui ne servira pas sont également disponibles. Atahik nous propose de nous installer et d'aller voir le coucher du soleil, pendant ce temps, lui et un de ces accolytes nous mijoteront une recette bien comme il faut. On marche jusqu'à un endroit idéal pour admirer le spectacle mais le coucher de soleil est plus ou moins gaché par un satané nuage qui obstrue tout le ciel. Le vent aura beau souffler comme c'est pas permis, le nuage, énorme, ne bougera pas. Qu'il en soit ainsi, de toute façon, avec ou sans ciel multicolore, on en a pleins les yeux de cette journée idyllique. A la nuit tombée, on rentre attirés par l'odeur de tomate persillée qui émane de la cuisine. A peine rentrés, la tambouille nous talonne. Nous ne sommes que 5 et il y a de quoi nourrir une armée entière. Quatre assiètes plus tard, j'ai l'estomac qui dit "j'en peux plus". C'est l'heure de profiter du feu de camp. Atahik nous sort un oud (guitare arabe) de derrière les fagots et se met à jouer et à chanter. Ses doigts enchaînent sans fausses notes et à un rythme incroyablement élevé des chansons du cru. Dehors, les nuages ne sont plus et le ciel se pare de milliers d'étoiles. A 19h15, la japonaise tombe de sommeil. A 19h20, le flamand fait une parfaite imitation de la japonaise. Atahik s'arrête de jouer pour ne pas troubler le sommeil de ses hôtes. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas dormir... Faut quand même pas déconner, 19h20, extinction des feux!! Ils m'ont pris pour un chat d'appartement ou quoi?!?
Bibi prend sa musique dans sa poche, un coussin sous le bras et s'en va rejoindre le plafond étoilé. La lune qui n'a que faire des gens qui dorment a vite fait de me rejoindre pour répandre un peu de lumière sur mon after-party. Les étoiles filantes passent à un rythme soutenu à l'inverse du rythme des morceaux écoutés. Tout est calme, pas question de troubler la tranquilité des lieux ainsi que celle de mes neurones. Toutefois, à quelques occasions, les notes de musique s'accélèrent, je me lève, deviens champion d'air-guitare et danse comme un dératé pour un hommage enflammé à cette journée et cette soirée dans le désert. Pour le lendemain matin, j'ai prevenu Atahik qu'il me réveille à 5h pour le levé de soleil, des occasions comme celle-ci ne se présentant pas tous les 4 matins. Le départ du Wadi Rum est pour moi comme pour la japonaise à 6h, le flamand reste lui une journée de plus, le veinard... Un ave Maria et un brossage de dents plus tard, je m'endors sur ma paillasse.
Je suis réveillé le lendemain (mercredi) par Atahik alors que le petit déjeuner trône déjà sur la table. Vérification faite, il est 5h35, c'est con à dire à cause de l'heure mais j'ai trop dormi!! Comme toujours, le flamand et la japonaise prenne un autre chemin que le mien et mette les pieds sous la table. Moi, je me lève et boucle mon sac en moins d'une minute, j'enfile mes adadas, jette mon sac à l'arrière du pick-up et cours littéralement dans la plaine désertique pour compenser les minutes perdues à faire la grasse matinée. J'ignore quelle image ça peut donner, mais il est 5h40 et je cours à perdre haleine dans le désert après le soleil. Je suis rattrapé par la voiture 15 minutes plus tard alors que je cours encore en prenant des photos!!! On me prend au vol, direction le minibus qui descend vers Aqaba à 1h de route. Pas levé depuis 20 minutes, j'ai déjà fait le plein de désert. La japonaise est à l'arrière comme prévu, le flamand est resté au camp et dans ma course folle j'ai oublié de lui dire au revoir pas comme prévu mais presque, je m'installe cheveux au vent comme prévu... A 6h pétantes, c'est la fin au Wadi Rum, le minibus nous prend.
24h dans un endroit comme celui-là, c'est évidemment trop court. Mais d'un autre côté, j'ai profité de chaque seconde comme si c'était la première, ou la dernière, à vous de voir. Quoi qu'il en soit, merci Atahik pour la ballade, la musique, le feu, la cuisine géniale faîte de peu. Merci au chameau pour m'avoir chauffé les adducteurs. Merci au désert pour le reste. Wadi Rum quand tu nous tiens, comme un refrain.
Le Wadi Rum a beau ne pas être très loin de Wadi Musa, le seul bus à faire la liaison quand on voyage par ses propres moyens est à 6h du matin et ça c'est sale. A mon réveil, Martha et Jamal sont encore bien trop à leurs rêves pour que je les en tire. Tous les deux retournent sur Amman ce jour mais plus tard, les chanceux. Sur la pointe des pieds, je quitte le dortoir. J'ai juste assez de forces pour attendre le minibus qui nous attrape à l'hotel, et y refermer les yeux. Le trajet ne dure qu'une heure, c'est dommage, j'aurais presque envie que ça dure plus longtemps pour pouvoir vraiment scier du bois comme on fait dans les bandes dessinées. Dans le minibus, entre deux sorties temporaires de sieste, je parle avec un type qui connait déjà son programme pour les deux jours à venir : partir 2 jours dans le désert et faire 2 nuits avec les guides bédouins. Il tente de me convaincre de me joindre à lui pour faire baisser les couts. Moi, mon programme initiale était de me reposer pendant 24h si je trouve un logement et de partir seulement le lendemain vaquer dans le désert avec les bédouins. Je dis à mon accolyte qu'on verra bien une fois arrivés. Qui vivra verra. On me sort de mon sommeil de plomb à l'arrivée au Wadi Rum. A l'extérieur, l'office du tourisme local tient plus de guichet au guide qui attendent le chaland que de centre d'informations. On voit bien qu'ils n'ont pas eu beaucoup de poissons à se mettre sous la dent car dès que la porte du bus s'est ouverte, c'est plus ou moins au plus insistant. En jetant un rapide coup d'oeil aux alentours, je constate que le "village" n'en est pas un et que trouver un hotel même cher ici est une gageure. Ma journée sieste et jus de fruits en humant l'air du désert fout le camp au lieu de monter le camp. Le flamand qui cherchait un compagnon du désert aura eû raison de trouver un guide à l'avance; et comme la vue de payer plein pot un guide dont je ne peux vérifier les états de services ne me satisfait pas, je me joints à lui. Malgré le fait que le guide n'aura pas qu'un seul passager, le tarif reste assez élevé. Plus de 50 euros pour 24h avec 4x4 et nuit sous les étoiles plus 25 euros pour 2 heures de ballade à dos de chameau. Le tarif est à la tête du client. Ah si j'étais une blonde à forte poitrine... Pendant qu'on discute finances, une 3ème laronne se présente. Une petite japonaise d'une vingtaine d'années toute droit débarquée de Tokyo et en Jordanie pour une semaine. Le tarif ne baissera pas pour autant...
La session dans le désert doit débuter par la chevauchée en chameau. On va voir les bêtes se faire atteler. De fières montures, bien plus grandes que des chevaux, heureusement qu'il m'en faut plus pour avoir le vertige!! Dans un coin de l'enclos, un bébé chameau tète sa maman. Il a un an et a presque déjà sa taille adulte. Je me dis que la chamelle a bien du courage de donner naissance à un si grand enfant si sa taille à 1 an approche déjà la taille adulte... En quelques minutes, trois bestiaux sont prêts à être montés, un grand et deux plus petits. Comme mes connaissances du monde animale bien que sommaires sont déjà bien rondelettes, il va de soi que le plus grand des chameaux, surement le dominant, devra passer en premier ensuite suivi par les 2 autres. Il faut donc que je me place discrètement pour que celui-ci soit mien. Tel le perfide serpent, je me glisse de telle façon que banco, j'arrive à mes fins, et effectivement le plus grand passe devant, je n'aurais pas de flamand ou de japonaise dans le champ de vision, simplement le désert.
Le Wadi Rum est un désert plat. On y trouve quelques dunes de sable de couleurs diverses et variées, mais ce qui attire l'attention ici c'est que, comme à Petra, de grandes montagnes sortent de terre, grimpants à pics vers le ciel. Pour la petite histoire, c'est un peu aussi la 2ème maison de Lawrence d'Arabie.
Les chameaux sont lancés à allure modeste, pas de galop car pas de rennes et pas d'étriers, en plus quand on est grimpé dessus, c'est vachement haut. Derrière nous, un petit gamin d'environ 12 ans nous guide de sa voix. Les chameaux de toute façon connaissent le chemin par coeur, on pourrait presque y aller tous seuls. C'est d'ailleurs l'impression que ça donne pour moi, la seule chose dans le champ autre que le désert, c'est l'arrière de la tête de ma bête. La ballade est paisible, le chameau fait des pas immenses qu'il faut accompagner du mieux possible pour ne pas se déplacer une vertèbre. Depuis son dos, on peut voir ses épaules effectuer les vas-et-viens. On devine aussi que malgré son air placide, le chameau a pleins de chevaux sous le capot. Va pas falloir exciter l'animal. La chevauchée est sensée durer 2 heures et comme je n'ai pas pris ma montre, impossible de savoir à quel rythme on va. Seule indication, comme on a pas d'étriers, chaque fois que le chameau fait un pas, on a le sentiment de s'écraser un peu plus l'entre-jambes. Plus on avance donc, plus j'ai l'impression de devoir faire le grand écart. La seule notion de temps que j'ai, c'est qu'au départ tout va bien, et que plus on avance plus j'ai les tendons qui sifflent. Fallait bien trouver un point négatif au fait de grimper la plus grande monture, ceui-ci en est un sacré!!!
Plus loin, alors que les chameaux procèdent sans prévenir à une pause pipi, je me dis que définitivement il serait temps aussi pour nous de faire une pause pour éviter d'avoir à marcher comme John Wayne pour le restant de nos jours. Est-ce que j'interromps tout le monde, ou est-ce que je passe la douleur sous silence? Peut-être du fait de mon éducation chez les bonnes soeurs chez qui on apprend les bonnes manières, je garde le silence et serre les dents. Dans les faits, j'ai bien fait de ne pas demander car 5 minutes plus tard, ça doit faire 2 heures qu'on est parti, il faut mettre pieds à terre. Comme prévu, mes premières foulées post-chameau sont étranges : impossible de rapprocher le pied droit du pied gauche. Mais en quelques pas, tout rentre dans l'ordre. Le petit bonhomme qui nous suivait durant la chevauchée nous donne à chacun à attraper la corde nous reliant à notre chameau. On est maintenant à pieds, détachés les uns des autres et on a pour ainsi dire tous un chameau à la main. La sensation de liberté est incroyable, la bête fait 2 fois ma taille et est docile comme un chiot à qui on donne un su-sucre. Elle marche un mètre derrière moi sans broncher qu'on tourne à gauche, à droite, ou qu'on prenne une photo. Tout le monde a le sourire, le chameau aussi. Cette petite marche où l'on prend le temps de se dégourdir les jambes avec grâce dure un petit 1/4 d'heure, après quoi un pick-up 4X4 quasi flambant neuf arrive à notre hauteur. C'est notre nouvelle monture. Elle est conduite par Atahid avec qui on passera le reste du temps. C'est un bédoin d'une grosse vingtaine d'année, il a un style incroyable dans sa jelabah (orthographe!?!) blanche, un sourire émail diamant, et une nouvelle copine backpacker chaque semaine. La répartition dans le 4X4 est toute simple. Atahid est au volant. Le flamand et la japonaise sont à l'intérieur, à l'arrière. Le braïce qui sent l'appel du grand air est à l'arrière à l'extérieur, affalé sur ses bagages pour rendre le chemin cahoteux confortable. Je ne comprends toujours pas et ça ne vaut pas que pour cette fois-ci pourquoi les touristes sont plus à l'aise à l'étroit sous un toit que les cheveux au vent avec pour seul plafond le ciel du désert ou d'ailleurs. D'ailleurs, autre remarque désobligeante, aucuns de mes 2 "partenaires" n'aura eû la bonne idée de s'assoir à côté d'Atahik, ne serait-ce que par courtoisie... Ainsi soit-il, envole-toi mon Braïce!!!! On passe ainsi une grande partie de l'après-midi en s'arrêtant de temps à autre pour admirer des peintures rupestres, un canyon, une arche naturelle, ou grimper difficilement une haute dune de sable rouge pour la redescendre le plus vite possible avec chute et galipettes à la clé. Le flamand et la japonaise descendant cette même dune comme on va prendre le thé chez la Reine d'Angleterre, le petit doigt levé...
Tout au long de la journée, les paysages fantastiques se succèdent. Où que l'on soit dans ce désert, à 360°, il y a une photo à faire; et les photos sont immancables tant la lumière est belle, tant le sable et les montagnes sont colorés. Tout simplement dantesque!
Vers 16h, alors que le soleil s'approche dangereusement du sommet des montagnes, il est l'heure de rejoindre notre campement. La voiture nous y dépose. Plusieurs tentes sont disposées, la montagne à se dressent à 5 mètres d'elles. Lorsque la montagne, le mur, rejoint le sol, une sorte de rideau est tendu. De l'autre coté, la paroi s'enfonce suffisament pour que notre abri soit établi. 5 à 6 matelas sont posés sur un contrefort rocheux, le sol est plat, il y a plusieurs petites tables, un foyer pour faire un feu, le grand luxe version bedouine. Qui plus est, des toilettes qui serviront et une douche qui ne servira pas sont également disponibles. Atahik nous propose de nous installer et d'aller voir le coucher du soleil, pendant ce temps, lui et un de ces accolytes nous mijoteront une recette bien comme il faut. On marche jusqu'à un endroit idéal pour admirer le spectacle mais le coucher de soleil est plus ou moins gaché par un satané nuage qui obstrue tout le ciel. Le vent aura beau souffler comme c'est pas permis, le nuage, énorme, ne bougera pas. Qu'il en soit ainsi, de toute façon, avec ou sans ciel multicolore, on en a pleins les yeux de cette journée idyllique. A la nuit tombée, on rentre attirés par l'odeur de tomate persillée qui émane de la cuisine. A peine rentrés, la tambouille nous talonne. Nous ne sommes que 5 et il y a de quoi nourrir une armée entière. Quatre assiètes plus tard, j'ai l'estomac qui dit "j'en peux plus". C'est l'heure de profiter du feu de camp. Atahik nous sort un oud (guitare arabe) de derrière les fagots et se met à jouer et à chanter. Ses doigts enchaînent sans fausses notes et à un rythme incroyablement élevé des chansons du cru. Dehors, les nuages ne sont plus et le ciel se pare de milliers d'étoiles. A 19h15, la japonaise tombe de sommeil. A 19h20, le flamand fait une parfaite imitation de la japonaise. Atahik s'arrête de jouer pour ne pas troubler le sommeil de ses hôtes. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas dormir... Faut quand même pas déconner, 19h20, extinction des feux!! Ils m'ont pris pour un chat d'appartement ou quoi?!?
Bibi prend sa musique dans sa poche, un coussin sous le bras et s'en va rejoindre le plafond étoilé. La lune qui n'a que faire des gens qui dorment a vite fait de me rejoindre pour répandre un peu de lumière sur mon after-party. Les étoiles filantes passent à un rythme soutenu à l'inverse du rythme des morceaux écoutés. Tout est calme, pas question de troubler la tranquilité des lieux ainsi que celle de mes neurones. Toutefois, à quelques occasions, les notes de musique s'accélèrent, je me lève, deviens champion d'air-guitare et danse comme un dératé pour un hommage enflammé à cette journée et cette soirée dans le désert. Pour le lendemain matin, j'ai prevenu Atahik qu'il me réveille à 5h pour le levé de soleil, des occasions comme celle-ci ne se présentant pas tous les 4 matins. Le départ du Wadi Rum est pour moi comme pour la japonaise à 6h, le flamand reste lui une journée de plus, le veinard... Un ave Maria et un brossage de dents plus tard, je m'endors sur ma paillasse.
Je suis réveillé le lendemain (mercredi) par Atahik alors que le petit déjeuner trône déjà sur la table. Vérification faite, il est 5h35, c'est con à dire à cause de l'heure mais j'ai trop dormi!! Comme toujours, le flamand et la japonaise prenne un autre chemin que le mien et mette les pieds sous la table. Moi, je me lève et boucle mon sac en moins d'une minute, j'enfile mes adadas, jette mon sac à l'arrière du pick-up et cours littéralement dans la plaine désertique pour compenser les minutes perdues à faire la grasse matinée. J'ignore quelle image ça peut donner, mais il est 5h40 et je cours à perdre haleine dans le désert après le soleil. Je suis rattrapé par la voiture 15 minutes plus tard alors que je cours encore en prenant des photos!!! On me prend au vol, direction le minibus qui descend vers Aqaba à 1h de route. Pas levé depuis 20 minutes, j'ai déjà fait le plein de désert. La japonaise est à l'arrière comme prévu, le flamand est resté au camp et dans ma course folle j'ai oublié de lui dire au revoir pas comme prévu mais presque, je m'installe cheveux au vent comme prévu... A 6h pétantes, c'est la fin au Wadi Rum, le minibus nous prend.
24h dans un endroit comme celui-là, c'est évidemment trop court. Mais d'un autre côté, j'ai profité de chaque seconde comme si c'était la première, ou la dernière, à vous de voir. Quoi qu'il en soit, merci Atahik pour la ballade, la musique, le feu, la cuisine géniale faîte de peu. Merci au chameau pour m'avoir chauffé les adducteurs. Merci au désert pour le reste. Wadi Rum quand tu nous tiens, comme un refrain.
Bonjour,
Je me permet de poster ce message très large car je n'ai pas beaucoup de temps. Je pars en vacances avec deux amis en juillet. Etant en période d'examens je n'ai pu faire que des courtes recherches sur ces pays. Nous partons 13 jours. Et nous hésitons entre le Maroc et la Jordanie.
Pour le Maroc nous pourrions atterir à Tanger ou a Casablanca. Pour la Jordanie ce serait en fait à Tel Aviv.
Etant donné que nous n'avons que 13 jours, nous cherchons un pays facile d'accès. J'entend par la, un pays ou les transports sont faciles et où des activités assez différentes sont faisable en si peu de temps.
Je demande donc l'aide aux personnes qui ont fait les deux pays et qui peuvent comparer.
Nous sommes d'avis de louer une voiture style peugeot 206. Ces pays sont ils praticable avec ce genre de véhicule? Le climat pose t-il un problème pour une de ces deux destination? La frontière israel-jordanie pose t-elle un problème? (pour cette destination nous allons en bus jusqu'a la frontière et louons une voiture à Amman)
Et enfin, quelle est la meilleure destination rapport prix-fun-dépaysement.
Je sais que j'écris très peu sur nos attentes. Je pourrai juste dire que nous désirons être assez libre et simplement vivre des expériences différentes en 13 jours.... Que ce soit des randonnées, des sites archéologiques, des partiques de sports sympa... Juste une précision, nous ne sommes pas en quête de farniente sur des plages.
Bon je me doute qu'un post aussi peu précis ne correspond pas tout à fait à la charte du forum. Mais si quelqu'un à eu la chance de voyager dans ces deux pays, qu'il nous fasse part de ses expériences.
En écrivant je me dit que ceux qui ne peuvent juger que sur une seule de ces destinations sont les bienvenus aussi.
Merci d'avance à ceux qui répondront.
Thibault
ps: Les deux autres c'est Nicolas et Cédric (mais lui on l'appelle Brebis)
Je me permet de poster ce message très large car je n'ai pas beaucoup de temps. Je pars en vacances avec deux amis en juillet. Etant en période d'examens je n'ai pu faire que des courtes recherches sur ces pays. Nous partons 13 jours. Et nous hésitons entre le Maroc et la Jordanie.
Pour le Maroc nous pourrions atterir à Tanger ou a Casablanca. Pour la Jordanie ce serait en fait à Tel Aviv.
Etant donné que nous n'avons que 13 jours, nous cherchons un pays facile d'accès. J'entend par la, un pays ou les transports sont faciles et où des activités assez différentes sont faisable en si peu de temps.
Je demande donc l'aide aux personnes qui ont fait les deux pays et qui peuvent comparer.
Nous sommes d'avis de louer une voiture style peugeot 206. Ces pays sont ils praticable avec ce genre de véhicule? Le climat pose t-il un problème pour une de ces deux destination? La frontière israel-jordanie pose t-elle un problème? (pour cette destination nous allons en bus jusqu'a la frontière et louons une voiture à Amman)
Et enfin, quelle est la meilleure destination rapport prix-fun-dépaysement.
Je sais que j'écris très peu sur nos attentes. Je pourrai juste dire que nous désirons être assez libre et simplement vivre des expériences différentes en 13 jours.... Que ce soit des randonnées, des sites archéologiques, des partiques de sports sympa... Juste une précision, nous ne sommes pas en quête de farniente sur des plages.
Bon je me doute qu'un post aussi peu précis ne correspond pas tout à fait à la charte du forum. Mais si quelqu'un à eu la chance de voyager dans ces deux pays, qu'il nous fasse part de ses expériences.
En écrivant je me dit que ceux qui ne peuvent juger que sur une seule de ces destinations sont les bienvenus aussi.
Merci d'avance à ceux qui répondront.
Thibault
ps: Les deux autres c'est Nicolas et Cédric (mais lui on l'appelle Brebis)
Bonjour,
cet automne, disons en octobre-novembre, je compte partir une semaine en Jordanie.
L'objectif est de passer deux jours à Pétra, de voir les sites bibliques (Béthanie et Nébo) et la mer morte (camp de base à Madaba) et de passer une nuit à Wadi Rum.
En deuxième priorité : Jerash et Ajlun.
J'oublie volontairement les Chateaux du désert, Amman, Um Qais et Aqaba...
Je vais essayer d'éviter la location de voiture et de plutôt fonctionner avec les transports locaux et les taxis.
Voila le programme :
J1 - vol - Madaba J2 - départ à Pétra par la route du Roi (taxi ou minibus) ; arrêt à Kerak voire à Shobak, nuit à Pétra J3 - Pétra J4 - Pétra J5 - Wadi Rum + nuit bédouine J6 - retour par la desert Highway - Béthanie - Mer morte - Mont Nébo (dodo Madaba) J7 - Jerash et Ajlun (dodo Madaba) J8 - retour
Evidemment, ce qui est tendu, c'est le J6... Pensez-vous pour autant que c'est physiquement possible ? Une journée chargée ne me fait pas peur du tout... Béthanie est le seul site qui a des horaires de toute façon ?
Merci en tout cas de toute expérience partagée...
L'objectif est de passer deux jours à Pétra, de voir les sites bibliques (Béthanie et Nébo) et la mer morte (camp de base à Madaba) et de passer une nuit à Wadi Rum.
En deuxième priorité : Jerash et Ajlun.
J'oublie volontairement les Chateaux du désert, Amman, Um Qais et Aqaba...
Je vais essayer d'éviter la location de voiture et de plutôt fonctionner avec les transports locaux et les taxis.
Voila le programme :
J1 - vol - Madaba J2 - départ à Pétra par la route du Roi (taxi ou minibus) ; arrêt à Kerak voire à Shobak, nuit à Pétra J3 - Pétra J4 - Pétra J5 - Wadi Rum + nuit bédouine J6 - retour par la desert Highway - Béthanie - Mer morte - Mont Nébo (dodo Madaba) J7 - Jerash et Ajlun (dodo Madaba) J8 - retour
Evidemment, ce qui est tendu, c'est le J6... Pensez-vous pour autant que c'est physiquement possible ? Une journée chargée ne me fait pas peur du tout... Béthanie est le seul site qui a des horaires de toute façon ?
Merci en tout cas de toute expérience partagée...
J’envisage d’organiser un circuit trek en Jordanie avec un groupe d’amis, nous sommes en contact avec l’agence Tirawa, quelqu’un à déjà utiliser leurs services ?
Merci
bonjour à tous,
Voilà j'arrive à Amman dans la nuit (00:20). Le temps de prendre le visa, d'échanger de l'argent, je ne sais pas à quelle heure je vais sortir de l'aeroport. Y a t-il encore des taxis ou un bus (quels sont les prix d'une course de nuit) qui va jusqu'à Amman. Je compte réserver une chambre au Canary hotel. Il me propose de venir me chercher mais le service est un peu cher. A propos connaissez vous cet hotel et les prix qu'il pratique. Comme je compte réserver par mail, c'est plus difficile pour négocier!!!
Autre question: Avec combien de liquide dois-je partir? et est-ce qu'il vaut mieux changer à l'aeroport ou en ville.
Ensuite, savez-vous combien y a t-il de bus au départ d'Amman pour Aqaba et à quelle fréquence?
Enfin je prends toutes infos concernant la Jordanie. Sites à voir (autres que les classique que je vais faire bien entendu), hotel et resto conseillé ou à l'inverse à ne surtout pas faire. Trucs et astuces....
Merci à tous
Stéphanie
Voilà j'arrive à Amman dans la nuit (00:20). Le temps de prendre le visa, d'échanger de l'argent, je ne sais pas à quelle heure je vais sortir de l'aeroport. Y a t-il encore des taxis ou un bus (quels sont les prix d'une course de nuit) qui va jusqu'à Amman. Je compte réserver une chambre au Canary hotel. Il me propose de venir me chercher mais le service est un peu cher. A propos connaissez vous cet hotel et les prix qu'il pratique. Comme je compte réserver par mail, c'est plus difficile pour négocier!!!
Autre question: Avec combien de liquide dois-je partir? et est-ce qu'il vaut mieux changer à l'aeroport ou en ville.
Ensuite, savez-vous combien y a t-il de bus au départ d'Amman pour Aqaba et à quelle fréquence?
Enfin je prends toutes infos concernant la Jordanie. Sites à voir (autres que les classique que je vais faire bien entendu), hotel et resto conseillé ou à l'inverse à ne surtout pas faire. Trucs et astuces....
Merci à tous
Stéphanie
bonjour à tous
je vais passer 15j fin oct en jordanie
quelle agence de location de voiture me conseillez vous à l'aeroport d'amman
2 solutions s'offrent à moi
solution 1
je la loue à l'aeroport d'amman et je la rends à aqaba pour ensuite passer 3 ou 4 j au monastere ste catherine dans le sinai puis revenir à aqaba et là bus direction l'aeroport d'amman
solution 2
je loue la voiture pendant les 15j et pendant mon sejour de 3 ou 4 j en egypte je la laisse dans un endroit securisé à aqaba (connaissez vous un endroit )
connaissez vous aussi le meilleur rapport qualite prix pour se rendre de nuweila ou taba à ste catherine
combien coute le taxi par ex
merci pour toutes les infos
youcka
J'ai eu tout le temps de faire et de voir tout ce que je voulais en syrie,
il est temps de passé à la suite en suivant la route du sud.
Damas, capitale syrienne, étant située au sud du pays, et Amman, capitale jordanienne, étant au nord du pays la liaison devrait être vite faite.
Seulement le bus, je commence à connaître par coeur. Les gares routières et leur ambiance glamour au possible n'ont plus de secrets pour moi. Il était donc recommandable d'essayer de dénicher un nouveau moyen de transport. Le LP indique qu'il existe un train reliant les 2 capitales. Le tarif n'étant pas géré par la SNCF, c'était donc d'autant plus envisageable. 2 trains par semaine, c'est parfait, un de cela part le lundi et ça tombe bien, on est lundi. Le principe du train transfrontalier est un peu particulier. un train part de Damas le matin à 8h en même temps qu'un autre qui quitte Amman. Les 2 trains devant se rejoindre à la frontière. Pour le passager, à ce moment-là, il faut traverser la frontière à pieds et prendre le train de l'autre côté qui repart d'où il vient avec les passagers partis de l'autre pays. Je me prépare à rejoindre la gare, il est 7h. J'attrape facilement un taxi et le convie à me conduire jusqu'à la gare. "Pourquoi?" demande-t-il incrédule. "Pour aller en jordanie voyons!" lui rétorquais-je. "Mais il n'y a plus de train depuis 2 ans mon petit ami!!" "C'est pourtant dans le LP!!"
Le type a quand même l'air bien sûr de lui et comme il ne me propose pas de me faire un "bon prix" pour m'amener lui-même à Amman, il y a anguille sous roche. En fait l'anguille c'est que la dernière édition du LP "Moyen-Orient" date de 2006, et comme par hasard le train s'est arrêter la même année. Renseignement pris auprès d'une tierce personne, ce que dit le chauffeur de taxi est vrai. Le destin veut vraiment me voir enchaîner les bus les uns après les autres. Pour le train ce sera donc pour une autre fois, en Egypte où le LP signale que des trains roulent encore, en 2006. On verra bien à ce moment-là...
Me voici donc reparti vers une nouvelle gare routière, celle de Damas ou plus une de celles de Damas car pas la même que celle par où je suis arrivé. J'y débarque avec Faysal que j'ai retrouvé et on se rencarde sur l'heure du prochain départ pour la Jordanie. Mauvaise nouvelle, 2 compagnies font le trajet mais l'attente pour l'une et l'autre dépasse les 4 heures. Que faire? On dit aux guichetiers qu'on doit réfléchir avant de prendre une décision. Le plan B peut-être un brin différent, il y a à l'entrée de la gare routière pleins de chauffeurs de taxis spécialisés dans l'aller-retour vers Amman. C'est pas une entube car sur les portières des voitures c'est écrit en grosses lettres. On compare les prix avec le bus pour constater que la différence est minime. C'est décidé donc, on ne fera pas le chemin en bus mais en voiture particulière. Pourquoi pas? La seule chose, c'est que plus on est dans la voiture, plus le prix décroit. Il nous faudra donc attendre de longues minutes avant que la voiture ne soit pleine de 2 autres passagers. Ils sont Syriens, et comme Laurel et Hardy l'un est grand et l'autre petit. Et que croyez-vous qu'il se passa? Le petit s'installa à l'avant tandis que le grand partagera la banquette arrière avec Faysal, un gaillard aussi large que haut, et moi au milieu. En général, j'ai plutôt l'habitude de doucement m'assoupir dans les transports, ça m'a l'air raté pour cette fois, mon épaule gauche est comprimée contre l'épaule droite de Faysal et mon épaule droite comprimée par l'épaule droite de Laurel, à moins que ce ne soit Hardy.
On arrive à la frontière en 1 heure environ, il est 13h. La voiture doit s'immobiliser d'une part pour un check-out des autorités avec fouilles sommaires des bagages, et d'autre part pour que tous les passagers puissent s'acquitter de leur visa. La première étape prend 30 bonnes minutes. Lorsque le douanier arrive à ma hauteur ainsi que celle de mes 2 sacs, il m'intime l'ordre de les ouvrir. J'entreprend d'ouvrir le gros sac en premier et à peine ouvert, il me dit de le refermer, c'était bien la peine... Maintenant il est l'heure de faire chauffer le passeport pour la pose payante du visa jordanien. Seul problème, en quittant la Syrie de l'autre côté de la frontière, on doit s'acquitter d'une taxe de sortie de territoire. Incroyable!! Tu payes 23 euros pour te faire faire un visa d'entrée, et voilà qu'en sortant on te demande encore une dizaines d'euros. L'hospitalité légendaire des gens du coin n'a apparemment pas prise sur nos amis douaniers... Mes derniers pounds syriens passent donc dedans, heureusement que le chauffeur de la voiture acceptera de se faire payer en dinars jordaniens autrement j'étais bon pour faire la plonge chez lui pendant de longues heures. Heureusement donc, côté jordanien il y a un distributeur pour récolter les précieuses devises. C'est la première fois que je dois ressortir ma carte bleue depuis l'entrée en Syrie. Je vais vers le distributeur mon porte-feuille en poche, j'approche de la machine et me met à chercher la fameuse carte. Dans le porte-feuille, rien. Dans mes poches, rien non plus!!! Mon coeur prend un coup d'accélérateur. Pendant plusieurs secondes, une seule question : "qu'est ce que j'ai foutu de cette fichue carte?!?" La réponse viendra d'elle-même, j'ai pris soin en arrivant en Syrie de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, et ai mis ma CB en lieu sûr mais pas dans mon porte-feuille. Il était moins une avant que j'hurles et que je me maudisses, je retrouve la CB, fin de la péripétie, ouf!!! Seule chose positif, ça n'arrivera plus, je me souviendrais à partir de maintenant de cette mésaventure, plus question que ça se reproduise!
L'obtention du visa jordanien se fait à concurrence de 10-12 euros dans des délais assez brefs et on est reparti sur la route vers 14h. Celle-ci est l'un côté comme de l'autre assez monotone en longues lignes droites dans des paysages secs et peu fréquentés mais toujours pas moyen de dormir entre mes deux demis-de-mèlée. On arrive à Amman une heure plus tard dans un endroit indéterminé. Pas de gare routière à l'horizon, il y a bien une mosquée mais impossible de la retrouver sur la carte du LP. Seul moyen de retomber sur nos pattes : trouver un taxi. Ca a l'air facile dit comme ça, mais à Amman un jeudi après-midi, c'est tout sauf évident. Tous les taxis de la ville sont pleins, impossible d'en avoir un de disponible. Faysal qui connait déjà la ville me dit qu'il connait un hotel dont on ne doit pas être bien loin. On entreprend donc la recherche à pieds. Pas un problème quand on sait où on est et là où on se rend, mais là, aucun indice. Solution au problème, demander notre chemin. Un type nous l'indique, nous dit qu'effectivement on est pas très loin de notre point d'arrivée et que lui aussi prend la même direction. On fait donc le chemin à trois. Et comme plus on est de fous plus on ris, youpi, même si je porte mes 15-18kg et que tout Amman n'est que montées et descentes. De temps à autre, on s'arrête pour essayer de repérer un taxi libre. Mais maintenant, il est 16h, et c'est la sortie des bureaux, synonyme d'encore plus de monde dans les taxis. Nous voilà bien avancés!!! On marche pendant une sacrée trotte, lorsqu'enfin un véhicule jaune se stoppe à notre hauteur, c'est un taxi vide, hip, hip hip! On monte dedans, on roule moins de 500 mètres et on est finalement arrivés. On a fait au moins 5 fois la distance parcourue avec la taxi à pieds et j'en ai plein les pattes. Il nous a fallut quasiment autant de temps pour arriver de Syrie que pour trouver notre hotel, je suis un peu saoulé par la situation d'autant que comme le prédisait le LP, Amman est une ville dans laquelle il est très difficile de se repérer (NDLR : surtout si on y séjourne que 2 jours!!). Cela-dit, l'hotel et son personnel sont très accueuillants mais malgré ça, je sens que je ne vais pas faire de vieux os dans cette ville alambiquée où les sites dignes d'intérêt se comptent sur les doigts d'un semi-manchot. Pour aujourd'hui de toute façon, il est déjà 17h et la nuit commence à tomber. Une seule chose reste donc à faire pour boucler la boucle de cette journée : s'en mettre plein l'estomac. Se sera chose faîte avec un poulet entier dans un restaurant où la volaille est la spécialité. Devant le resto, les poulets tournants sur la rotissoire se comptent par dizaines.
Quand Faysal et moi rentrons à l'hotel, il fait nuit. C'est à peu près certain que je ne vais pas faire long feu car en ajoutant un réveil presque aux aurores, 3 heures au centre de la banquette arrière d'une voiture avec 2 armoires de chaque côté, 1 heure et plus de marche avec tout mon bardas sur le dos et le fait qu'il fait nuit dans une ville inconnue où mon vocabulaire s'en tient aux plus strictes banalités, il n'y a rien qui me botte d'autre que de planifier la journée du lendemain dont je n'ai pas franchement envie qu'elle se passe en ville. Solution de repli, et quelle solution, la mer morte n'est qu'à une trentaine de kilomètres et passer à côté serait criminel. Moi qui suis fan de chiffres incongrus et de statistiques farfelues mais indicatives, la mer morte est l'endroit le plus bas sur la planète. Rien que ça, ça me fera me lever le lendemain matin avec des fourmis dans les jambes c'est sûr!! Dès qu'il y a un truc dans les parages qui soit "un des plus ... de la planète", j'ai envie de m'écrier WHAOUUUU!!! Si on ajoute en plus les souvenirs que j'ai Asterix avec Obélix qui se jette dans la Mer Morte sans réussir à s'y enfoncer, l'expérience promet d'être riche en couleurs!
On se met d'accord avec Faysal pour faire le trajet ensemble en utilisant les transports locaux, chose d'autant plus faisable que Faysal parle un arabe parfait. Rendez-vous est pris pour 9h le lendemain matin au petit déjeuner. On ne partage pas le même dortoir, le sien fait 9 couchages et est un poil meilleur marché que le mien qui n'en compte que 4. Bonne nuit tout le monde, les lumières s'éteignent la tête tournée vers un lendemain chargé en sel et haut en couleurs.
Le réveil suivant se devait d'être d'autant plus facile que le programme du jour est hyper réjouissant et ne ressemblera surement à aucun autre durant les 2 ans qui viennent. Je dis "se devait" car il en est tout autre même si on reste dans les limites du raisonnable. L'alarme devait me sortir du lit à 8h50. A 8h45, on frappe vigoureusement à la porte de mon dortoir que je partage avec Jamal venu tout droit de San Francisco. De l'autre côté de la porte, l'agité du matin s'exite sur la poignée en plus de tambouriner. Un visage dépasse de la porte maintenant ouverte, c'est Faysal avec qui j'ai rendez-vous 15 minutes plus tard. Inutile de vous préciser que ce genre d'attention n'est pas du gout de tout le monde et surtout pas du mien. Si on se donne rendez-vous à 9h, on se voit à 9h, ça me paraissait suffisamment clair pour ne pas avoir à préciser "pas avant". A croire que les gens du matin pense que tout le monde a son rythme calqué sur le leur. C'est pas vrai!! J'ai beau avoir pris l'habitude des réveils matinaux, faut pas exagérer; je commence donc malgré moi la journée en tirant la tronche. Y'a mieux mais ça passera sans doute après quelques excuses. Eh bien, les excuses, tu peux t'assoir dessus, à croire que vraiment rien n'arrête ses enfoirés de lèves-tôt! On passera quand même la journée ensemble, pas rancunier le Braïce. Après un petit déjeuner vite engouffré parce qu'en plus monsieur est pressé, on file à la gare routière en prenant un taxi instantanemment déniché contrairement à la veille. Le service de bus entre Amman et la mer morte est minimaliste, il faudra se contenter d'un minibus qui ne partira qu'une fois plein comme c'est la coutume. En faisant la route, je me rends compte qu'on ne fait pratiquement que descendre et, à mi-parcours, j'aperçois un paneau inédit dans mon monde au milieu du trajet : "niveau de la mer". Pas banal. Après avoir doublé le paneau, on descend de plus belle, le minibus file à vive allure surplombant des vallées encaissées et assèchées. Et après une grosse heure de route, on devine encore plus bas un grand lac, en fait pas un grand lac, la Mer Morte. Notre véhicule nous fait descendre alors que les différentes plages payantes s'enchainent sur le bas-côté. Comme Faysal et moi ne sommes pas les plus riches des voyageurs de la côte, on cherche une plage gratuite. Peine perdu, partout où l'accès à la mer est libre, le chemin est chaotique, au milieu des pierres et en duc de guise de plage, on a plutôt droit à un remake des environs des routes syriennes. Il nous faut donc retourner là où c'est payant faute de mieux, la moins chère des plages, "Amman Beach", nous facture les entrées 8 euros chacun, ça à intéret à valoir le déplacement niveau confort, parce que 8 euros pour accéder à une plage, c'est un peu fort de café!
On pénètre dans l'antre et découvrons le spectacle : des dizaines de parasols géants sont plantés dans le sol, prêts à offrir de l'ombre à qui veut fuir le soleil assassin malgré l'été déjà fini depuis longtemps. On trouve un de ses parasols pas trop mal placé, on s'installe. Je pose ma serviette sur un sable tassé au possible d'où émerge toutes sortes de détritus enterrés là par des plagistes peu scrupuleux et alors que je m'allonge, stupeur, la plage est le royaume des mouches. Quinze à la douzaine comme on dit sur les marchés. Au début on se débat et on lutte, après on se rend compte que c'est peine perdue, les mouches sont ici chez elles et pas moyen de s'en débarrasser. En fait, si, il y a peut-être un moyen, attraper 2 chaises et une table et se la jouer pic-nic. Peut-être que en stationnant un mètre au dessus du sol, on peut résoudre le problème. A proximité de là où nous sommes assis, des employés de la plage stockent tout le mobilier disponible. N'écoutant que mon envie de faire la nique aux mouches, j'attrape une chaise et une table de la masse. J'emporte tout cela avec moi jusqu'au parasol. En revenant, Faysal me dit que les employés m'appellent. Flairant le coup de Trafalgar, je lui réponds :"S'ils veulent quelque chose, ils n'ont qu'à venir." Et voilà t'y pas que 10 secondes plus tard, l'employé arrive avec autre chose que des fleurs dans la bouche. Il pointe la chaisa du doigt et d'un ton sec dit "1 dinar". Puis pointant la table du doigt, il rajoute "1dinar". bonjour l'entube, d'abord tu paye presque 10 euros pour rentrer et après il faut en rajouter pour profiter du moindre agrément à l'exception de la douche. Et comme je ne veux en aucune façon être considéré comme une vache prête à traire, je sors un carton jaune pour signifier mon mécontentement et le bonhomme disparait, emportant avec lui la table et la chaise. Non mais quand même... Il faudra donc partager le sol inégal avec nos amies les mouches. Soit.
Mais pas question de subir la chose, si on a fait tout ce chemin, c'est pour en profiter. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je tombe le pantalon, le T-shirt et le reste. Autour la moitié des gens sont également en maillot de bain, ce sont les touristes étrangers. L'autre moitié des plagistes restent couverts de la tête au pieds même pour la baignade, ce sont les touristes locaux (les femmes en particulier). Lorsque pour rejoindre le rivage, je marche à moitié à poil, ça fait un peu tache mais personne ne fait de remarques désobligeantes, rien ne s'oppose désormais à mon immersion. Il y a bien les cailloux qui s'ammoncèlent sue le bord qui essayent de m'entailler les pieds mais rien n'y fera, ja nage dans la mer morte. A mesure que l'on s'enfonce dans l'eau, la sensation de flottaison s'accroit et est décuplée dès qu'on ne touche plus le fond. Dans une mer normale, lorsque qu'on est dans l'eau, les jambes restent toujours à la verticale du corps. Dans la mer morte, les pieds ont une furieuse tendance à vouloir remonter à la surface, il faut faire l'effort de se maintenir droit pour y parvenir. Disons que si on ne fait rien, on se retrouve à faire la planche que ce soit sur le dos, sur le ventre, sur le côté, peu importe, l'eau vous propulse vers la surface. C'est d'ailleurs assez grisant de se dire que voici une mer dans laquelle il est impossible de se noyer. Malgré cela, sur la plage, de grands panneaux préviennent qu'il est particulièrement déconseillé de mettre la tête sous l'eau ou de boire la tasse. Pour la tête dans l'eau, c'est parce que le contact de l'eau avec les yeux pourrait simplement vous brûler de façon insoutenable. Quant à boire la tasse, je tenterais moi-même de poser une goutte d'eau sur ma langue, et bien force est de constater que ça brûle comme si j'avais un oeil à la place de la langue. Le gout est peut-être ce qui se fait de pire sur la planète. C'est comme si on avait condensé un mètre cube de sel dans une seule goutte. En fait c'est même tellement salé et indisgeste, qu'on ne sent plus le gout du sel! Juste écoeurant, donc ceux qui veulent boire la tasse s'expose à mon sens à ne plus jamais retrouver le sens du gout. En tout cas, tant qu'on respecte les consignes de sécurité élémentaires, la baignade est comme aucune autre, sensation complètement démente.
A la sortie de l'eau, la nature de l'eau fait qu'il faut respecter une nouvelle consigne : la douche à l'eau claire. Profitons-en, en plus c'est la seule chose comprise dans le prix. La douche coule à débit limité mais suffisant pour un rincage complet. J'ai le sentiment que si je ne passe pas par cette étape, ma peau craquèlerait comme la terre d'un paysage privé d'eau pendant trop longtemps. L'eau de la mer morte, même si amusante, n'est définitivement pas ma meilleure amie.
En revenant de la douche, une douce surprise : les mouches ne semblent pas attirées par ma peau mouillée. C'est donc une excellente chose, les allers-retours dans la mer et sous la douche rythmeront donc mon après-midi à la fois pour le plaisir cher à Herbert Léonard et pour la commoditée chère à Leroy-Merlin.
Ces vas-et-viens se poursuivront jusque vers 15h30, heure à laquelle il faut lever le camp pour espérer un minibus retournant à Amman. En quittant la plage, une brillante idée ne vient en tête, il y a beaucoup plus de chance d'attraper une voiture allant à Amman en venant de la Mer Morte que l'inverse. La décision est donc prise de se poster sur la route, de lever le pouce et d'espérer rentrer à Amman gratuitement grace à un automobiliste familier de l'autostop. Les voitures, majoritairement de gros 4X4 et de grosses berlines, les camions, majoritairement de vieux bahuts aux airs centenaires, s'enchainent les uns derrières les autres. Et malgré mon air jovial et ma silouhette gracile, pas un ne s'arrêtera pendant 45 minutes avant que le minibus d'Amman ne se pointent. Ca valait la peine de tenter l'expérience même si on a fait chou blanc. Au moins on pourra quand même rentrer pour pas cher tout en sachant que la destination du chauffeur est la même que la notre à Faysal et à moi. Nous sommes de retour à la nuit tombée d'autant plus que le passage à l'heure d'hiver s'est produit la nuit précédente, c'est à dire dans la nuit du jeudi au vendredi suivant le week-end du changement d'heure en Europe. A 17h15, il fait maintenant nuit noire. Ca pourrait être handicapant si je ne me levais pas maintenant régulièrement entre 6h et 9h du matin, mais là pas de risque, lorsque midi sonne j'ai toujours l'impression d'avoir déjà vécu une journée entière. Au retour à Amman, on ne prend pas le temps de poser nos affaires à l'hotel et préfèrons poser plutôt nos fesses dans un restaurant pas cher où on peut s'en mettre plein la panse. Après ça, la soirée s'annonce une nouvelle fois calme et sans histoires. C'était sans compter sur Hani qui travaille à la réception de l'hotel et sur sa joyeuse bonhommie. Alors que je me repos paisiblement dans l'espace commun là où il exerce, il me propose ainsi qu'à Jamal, mon voisin de dortoir, et Martha, une hollandaise aussi souriante que le soleil brille, de se joindre à lui pour se rincer à la bière dans un bar des environs. Inutile de dire que la marche ça donne soif et que comme je n'ai pas bû une bière fraiche depuis maintenant 10 jours (en Cappadoce), c'est pas de refus.
On passe donc la soirée dans un bon esprit où chacun racontera plus ou moins ce qu'il fait là, d'où il vient et coetera, la discussion basique du voyageur au long court. En tout cas, c'est plaisant et gouleillant comme il faut. Sur un grand écran derrière moi, Tsonga bat en plus Roddick en 3 sets à Bercy à 30 minutes de marche de feue-la-maison. Tout concourt au plaisir futile. On rentre à 23h, tout le monde est bien claqué. Et comme Jamal et Martha ont l'intention de quitter Amman pour Petra le lendemain tout comme votre serviteur, décision est prise de se retrouver le lendemain matin aux aurores pour partager au moins un minibus et au plus 3 jours sur le site. Je suis vraiment impatient d'y être, les images de Petra sont dans ma tête depuis bien longtemps déjà, bientôt je n'aurais plus à penser aux images mais juste à explorer le site par moi-même, vivement samedi, quel week-end en perspective!!!
Par ailleurs, toujours pas d'internet à connection rapide à proximité, pas non plus de connexion wifi dans les hotels dans lesquels je vais, donc pour les photos se sera pour plus tard. en ce qui concernent les vidéos, je préfère ne même pas en parler...
Seulement le bus, je commence à connaître par coeur. Les gares routières et leur ambiance glamour au possible n'ont plus de secrets pour moi. Il était donc recommandable d'essayer de dénicher un nouveau moyen de transport. Le LP indique qu'il existe un train reliant les 2 capitales. Le tarif n'étant pas géré par la SNCF, c'était donc d'autant plus envisageable. 2 trains par semaine, c'est parfait, un de cela part le lundi et ça tombe bien, on est lundi. Le principe du train transfrontalier est un peu particulier. un train part de Damas le matin à 8h en même temps qu'un autre qui quitte Amman. Les 2 trains devant se rejoindre à la frontière. Pour le passager, à ce moment-là, il faut traverser la frontière à pieds et prendre le train de l'autre côté qui repart d'où il vient avec les passagers partis de l'autre pays. Je me prépare à rejoindre la gare, il est 7h. J'attrape facilement un taxi et le convie à me conduire jusqu'à la gare. "Pourquoi?" demande-t-il incrédule. "Pour aller en jordanie voyons!" lui rétorquais-je. "Mais il n'y a plus de train depuis 2 ans mon petit ami!!" "C'est pourtant dans le LP!!"
Le type a quand même l'air bien sûr de lui et comme il ne me propose pas de me faire un "bon prix" pour m'amener lui-même à Amman, il y a anguille sous roche. En fait l'anguille c'est que la dernière édition du LP "Moyen-Orient" date de 2006, et comme par hasard le train s'est arrêter la même année. Renseignement pris auprès d'une tierce personne, ce que dit le chauffeur de taxi est vrai. Le destin veut vraiment me voir enchaîner les bus les uns après les autres. Pour le train ce sera donc pour une autre fois, en Egypte où le LP signale que des trains roulent encore, en 2006. On verra bien à ce moment-là...
Me voici donc reparti vers une nouvelle gare routière, celle de Damas ou plus une de celles de Damas car pas la même que celle par où je suis arrivé. J'y débarque avec Faysal que j'ai retrouvé et on se rencarde sur l'heure du prochain départ pour la Jordanie. Mauvaise nouvelle, 2 compagnies font le trajet mais l'attente pour l'une et l'autre dépasse les 4 heures. Que faire? On dit aux guichetiers qu'on doit réfléchir avant de prendre une décision. Le plan B peut-être un brin différent, il y a à l'entrée de la gare routière pleins de chauffeurs de taxis spécialisés dans l'aller-retour vers Amman. C'est pas une entube car sur les portières des voitures c'est écrit en grosses lettres. On compare les prix avec le bus pour constater que la différence est minime. C'est décidé donc, on ne fera pas le chemin en bus mais en voiture particulière. Pourquoi pas? La seule chose, c'est que plus on est dans la voiture, plus le prix décroit. Il nous faudra donc attendre de longues minutes avant que la voiture ne soit pleine de 2 autres passagers. Ils sont Syriens, et comme Laurel et Hardy l'un est grand et l'autre petit. Et que croyez-vous qu'il se passa? Le petit s'installa à l'avant tandis que le grand partagera la banquette arrière avec Faysal, un gaillard aussi large que haut, et moi au milieu. En général, j'ai plutôt l'habitude de doucement m'assoupir dans les transports, ça m'a l'air raté pour cette fois, mon épaule gauche est comprimée contre l'épaule droite de Faysal et mon épaule droite comprimée par l'épaule droite de Laurel, à moins que ce ne soit Hardy.
On arrive à la frontière en 1 heure environ, il est 13h. La voiture doit s'immobiliser d'une part pour un check-out des autorités avec fouilles sommaires des bagages, et d'autre part pour que tous les passagers puissent s'acquitter de leur visa. La première étape prend 30 bonnes minutes. Lorsque le douanier arrive à ma hauteur ainsi que celle de mes 2 sacs, il m'intime l'ordre de les ouvrir. J'entreprend d'ouvrir le gros sac en premier et à peine ouvert, il me dit de le refermer, c'était bien la peine... Maintenant il est l'heure de faire chauffer le passeport pour la pose payante du visa jordanien. Seul problème, en quittant la Syrie de l'autre côté de la frontière, on doit s'acquitter d'une taxe de sortie de territoire. Incroyable!! Tu payes 23 euros pour te faire faire un visa d'entrée, et voilà qu'en sortant on te demande encore une dizaines d'euros. L'hospitalité légendaire des gens du coin n'a apparemment pas prise sur nos amis douaniers... Mes derniers pounds syriens passent donc dedans, heureusement que le chauffeur de la voiture acceptera de se faire payer en dinars jordaniens autrement j'étais bon pour faire la plonge chez lui pendant de longues heures. Heureusement donc, côté jordanien il y a un distributeur pour récolter les précieuses devises. C'est la première fois que je dois ressortir ma carte bleue depuis l'entrée en Syrie. Je vais vers le distributeur mon porte-feuille en poche, j'approche de la machine et me met à chercher la fameuse carte. Dans le porte-feuille, rien. Dans mes poches, rien non plus!!! Mon coeur prend un coup d'accélérateur. Pendant plusieurs secondes, une seule question : "qu'est ce que j'ai foutu de cette fichue carte?!?" La réponse viendra d'elle-même, j'ai pris soin en arrivant en Syrie de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, et ai mis ma CB en lieu sûr mais pas dans mon porte-feuille. Il était moins une avant que j'hurles et que je me maudisses, je retrouve la CB, fin de la péripétie, ouf!!! Seule chose positif, ça n'arrivera plus, je me souviendrais à partir de maintenant de cette mésaventure, plus question que ça se reproduise!
L'obtention du visa jordanien se fait à concurrence de 10-12 euros dans des délais assez brefs et on est reparti sur la route vers 14h. Celle-ci est l'un côté comme de l'autre assez monotone en longues lignes droites dans des paysages secs et peu fréquentés mais toujours pas moyen de dormir entre mes deux demis-de-mèlée. On arrive à Amman une heure plus tard dans un endroit indéterminé. Pas de gare routière à l'horizon, il y a bien une mosquée mais impossible de la retrouver sur la carte du LP. Seul moyen de retomber sur nos pattes : trouver un taxi. Ca a l'air facile dit comme ça, mais à Amman un jeudi après-midi, c'est tout sauf évident. Tous les taxis de la ville sont pleins, impossible d'en avoir un de disponible. Faysal qui connait déjà la ville me dit qu'il connait un hotel dont on ne doit pas être bien loin. On entreprend donc la recherche à pieds. Pas un problème quand on sait où on est et là où on se rend, mais là, aucun indice. Solution au problème, demander notre chemin. Un type nous l'indique, nous dit qu'effectivement on est pas très loin de notre point d'arrivée et que lui aussi prend la même direction. On fait donc le chemin à trois. Et comme plus on est de fous plus on ris, youpi, même si je porte mes 15-18kg et que tout Amman n'est que montées et descentes. De temps à autre, on s'arrête pour essayer de repérer un taxi libre. Mais maintenant, il est 16h, et c'est la sortie des bureaux, synonyme d'encore plus de monde dans les taxis. Nous voilà bien avancés!!! On marche pendant une sacrée trotte, lorsqu'enfin un véhicule jaune se stoppe à notre hauteur, c'est un taxi vide, hip, hip hip! On monte dedans, on roule moins de 500 mètres et on est finalement arrivés. On a fait au moins 5 fois la distance parcourue avec la taxi à pieds et j'en ai plein les pattes. Il nous a fallut quasiment autant de temps pour arriver de Syrie que pour trouver notre hotel, je suis un peu saoulé par la situation d'autant que comme le prédisait le LP, Amman est une ville dans laquelle il est très difficile de se repérer (NDLR : surtout si on y séjourne que 2 jours!!). Cela-dit, l'hotel et son personnel sont très accueuillants mais malgré ça, je sens que je ne vais pas faire de vieux os dans cette ville alambiquée où les sites dignes d'intérêt se comptent sur les doigts d'un semi-manchot. Pour aujourd'hui de toute façon, il est déjà 17h et la nuit commence à tomber. Une seule chose reste donc à faire pour boucler la boucle de cette journée : s'en mettre plein l'estomac. Se sera chose faîte avec un poulet entier dans un restaurant où la volaille est la spécialité. Devant le resto, les poulets tournants sur la rotissoire se comptent par dizaines.
Quand Faysal et moi rentrons à l'hotel, il fait nuit. C'est à peu près certain que je ne vais pas faire long feu car en ajoutant un réveil presque aux aurores, 3 heures au centre de la banquette arrière d'une voiture avec 2 armoires de chaque côté, 1 heure et plus de marche avec tout mon bardas sur le dos et le fait qu'il fait nuit dans une ville inconnue où mon vocabulaire s'en tient aux plus strictes banalités, il n'y a rien qui me botte d'autre que de planifier la journée du lendemain dont je n'ai pas franchement envie qu'elle se passe en ville. Solution de repli, et quelle solution, la mer morte n'est qu'à une trentaine de kilomètres et passer à côté serait criminel. Moi qui suis fan de chiffres incongrus et de statistiques farfelues mais indicatives, la mer morte est l'endroit le plus bas sur la planète. Rien que ça, ça me fera me lever le lendemain matin avec des fourmis dans les jambes c'est sûr!! Dès qu'il y a un truc dans les parages qui soit "un des plus ... de la planète", j'ai envie de m'écrier WHAOUUUU!!! Si on ajoute en plus les souvenirs que j'ai Asterix avec Obélix qui se jette dans la Mer Morte sans réussir à s'y enfoncer, l'expérience promet d'être riche en couleurs!
On se met d'accord avec Faysal pour faire le trajet ensemble en utilisant les transports locaux, chose d'autant plus faisable que Faysal parle un arabe parfait. Rendez-vous est pris pour 9h le lendemain matin au petit déjeuner. On ne partage pas le même dortoir, le sien fait 9 couchages et est un poil meilleur marché que le mien qui n'en compte que 4. Bonne nuit tout le monde, les lumières s'éteignent la tête tournée vers un lendemain chargé en sel et haut en couleurs.
Le réveil suivant se devait d'être d'autant plus facile que le programme du jour est hyper réjouissant et ne ressemblera surement à aucun autre durant les 2 ans qui viennent. Je dis "se devait" car il en est tout autre même si on reste dans les limites du raisonnable. L'alarme devait me sortir du lit à 8h50. A 8h45, on frappe vigoureusement à la porte de mon dortoir que je partage avec Jamal venu tout droit de San Francisco. De l'autre côté de la porte, l'agité du matin s'exite sur la poignée en plus de tambouriner. Un visage dépasse de la porte maintenant ouverte, c'est Faysal avec qui j'ai rendez-vous 15 minutes plus tard. Inutile de vous préciser que ce genre d'attention n'est pas du gout de tout le monde et surtout pas du mien. Si on se donne rendez-vous à 9h, on se voit à 9h, ça me paraissait suffisamment clair pour ne pas avoir à préciser "pas avant". A croire que les gens du matin pense que tout le monde a son rythme calqué sur le leur. C'est pas vrai!! J'ai beau avoir pris l'habitude des réveils matinaux, faut pas exagérer; je commence donc malgré moi la journée en tirant la tronche. Y'a mieux mais ça passera sans doute après quelques excuses. Eh bien, les excuses, tu peux t'assoir dessus, à croire que vraiment rien n'arrête ses enfoirés de lèves-tôt! On passera quand même la journée ensemble, pas rancunier le Braïce. Après un petit déjeuner vite engouffré parce qu'en plus monsieur est pressé, on file à la gare routière en prenant un taxi instantanemment déniché contrairement à la veille. Le service de bus entre Amman et la mer morte est minimaliste, il faudra se contenter d'un minibus qui ne partira qu'une fois plein comme c'est la coutume. En faisant la route, je me rends compte qu'on ne fait pratiquement que descendre et, à mi-parcours, j'aperçois un paneau inédit dans mon monde au milieu du trajet : "niveau de la mer". Pas banal. Après avoir doublé le paneau, on descend de plus belle, le minibus file à vive allure surplombant des vallées encaissées et assèchées. Et après une grosse heure de route, on devine encore plus bas un grand lac, en fait pas un grand lac, la Mer Morte. Notre véhicule nous fait descendre alors que les différentes plages payantes s'enchainent sur le bas-côté. Comme Faysal et moi ne sommes pas les plus riches des voyageurs de la côte, on cherche une plage gratuite. Peine perdu, partout où l'accès à la mer est libre, le chemin est chaotique, au milieu des pierres et en duc de guise de plage, on a plutôt droit à un remake des environs des routes syriennes. Il nous faut donc retourner là où c'est payant faute de mieux, la moins chère des plages, "Amman Beach", nous facture les entrées 8 euros chacun, ça à intéret à valoir le déplacement niveau confort, parce que 8 euros pour accéder à une plage, c'est un peu fort de café!
On pénètre dans l'antre et découvrons le spectacle : des dizaines de parasols géants sont plantés dans le sol, prêts à offrir de l'ombre à qui veut fuir le soleil assassin malgré l'été déjà fini depuis longtemps. On trouve un de ses parasols pas trop mal placé, on s'installe. Je pose ma serviette sur un sable tassé au possible d'où émerge toutes sortes de détritus enterrés là par des plagistes peu scrupuleux et alors que je m'allonge, stupeur, la plage est le royaume des mouches. Quinze à la douzaine comme on dit sur les marchés. Au début on se débat et on lutte, après on se rend compte que c'est peine perdue, les mouches sont ici chez elles et pas moyen de s'en débarrasser. En fait, si, il y a peut-être un moyen, attraper 2 chaises et une table et se la jouer pic-nic. Peut-être que en stationnant un mètre au dessus du sol, on peut résoudre le problème. A proximité de là où nous sommes assis, des employés de la plage stockent tout le mobilier disponible. N'écoutant que mon envie de faire la nique aux mouches, j'attrape une chaise et une table de la masse. J'emporte tout cela avec moi jusqu'au parasol. En revenant, Faysal me dit que les employés m'appellent. Flairant le coup de Trafalgar, je lui réponds :"S'ils veulent quelque chose, ils n'ont qu'à venir." Et voilà t'y pas que 10 secondes plus tard, l'employé arrive avec autre chose que des fleurs dans la bouche. Il pointe la chaisa du doigt et d'un ton sec dit "1 dinar". Puis pointant la table du doigt, il rajoute "1dinar". bonjour l'entube, d'abord tu paye presque 10 euros pour rentrer et après il faut en rajouter pour profiter du moindre agrément à l'exception de la douche. Et comme je ne veux en aucune façon être considéré comme une vache prête à traire, je sors un carton jaune pour signifier mon mécontentement et le bonhomme disparait, emportant avec lui la table et la chaise. Non mais quand même... Il faudra donc partager le sol inégal avec nos amies les mouches. Soit.
Mais pas question de subir la chose, si on a fait tout ce chemin, c'est pour en profiter. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je tombe le pantalon, le T-shirt et le reste. Autour la moitié des gens sont également en maillot de bain, ce sont les touristes étrangers. L'autre moitié des plagistes restent couverts de la tête au pieds même pour la baignade, ce sont les touristes locaux (les femmes en particulier). Lorsque pour rejoindre le rivage, je marche à moitié à poil, ça fait un peu tache mais personne ne fait de remarques désobligeantes, rien ne s'oppose désormais à mon immersion. Il y a bien les cailloux qui s'ammoncèlent sue le bord qui essayent de m'entailler les pieds mais rien n'y fera, ja nage dans la mer morte. A mesure que l'on s'enfonce dans l'eau, la sensation de flottaison s'accroit et est décuplée dès qu'on ne touche plus le fond. Dans une mer normale, lorsque qu'on est dans l'eau, les jambes restent toujours à la verticale du corps. Dans la mer morte, les pieds ont une furieuse tendance à vouloir remonter à la surface, il faut faire l'effort de se maintenir droit pour y parvenir. Disons que si on ne fait rien, on se retrouve à faire la planche que ce soit sur le dos, sur le ventre, sur le côté, peu importe, l'eau vous propulse vers la surface. C'est d'ailleurs assez grisant de se dire que voici une mer dans laquelle il est impossible de se noyer. Malgré cela, sur la plage, de grands panneaux préviennent qu'il est particulièrement déconseillé de mettre la tête sous l'eau ou de boire la tasse. Pour la tête dans l'eau, c'est parce que le contact de l'eau avec les yeux pourrait simplement vous brûler de façon insoutenable. Quant à boire la tasse, je tenterais moi-même de poser une goutte d'eau sur ma langue, et bien force est de constater que ça brûle comme si j'avais un oeil à la place de la langue. Le gout est peut-être ce qui se fait de pire sur la planète. C'est comme si on avait condensé un mètre cube de sel dans une seule goutte. En fait c'est même tellement salé et indisgeste, qu'on ne sent plus le gout du sel! Juste écoeurant, donc ceux qui veulent boire la tasse s'expose à mon sens à ne plus jamais retrouver le sens du gout. En tout cas, tant qu'on respecte les consignes de sécurité élémentaires, la baignade est comme aucune autre, sensation complètement démente.
A la sortie de l'eau, la nature de l'eau fait qu'il faut respecter une nouvelle consigne : la douche à l'eau claire. Profitons-en, en plus c'est la seule chose comprise dans le prix. La douche coule à débit limité mais suffisant pour un rincage complet. J'ai le sentiment que si je ne passe pas par cette étape, ma peau craquèlerait comme la terre d'un paysage privé d'eau pendant trop longtemps. L'eau de la mer morte, même si amusante, n'est définitivement pas ma meilleure amie.
En revenant de la douche, une douce surprise : les mouches ne semblent pas attirées par ma peau mouillée. C'est donc une excellente chose, les allers-retours dans la mer et sous la douche rythmeront donc mon après-midi à la fois pour le plaisir cher à Herbert Léonard et pour la commoditée chère à Leroy-Merlin.
Ces vas-et-viens se poursuivront jusque vers 15h30, heure à laquelle il faut lever le camp pour espérer un minibus retournant à Amman. En quittant la plage, une brillante idée ne vient en tête, il y a beaucoup plus de chance d'attraper une voiture allant à Amman en venant de la Mer Morte que l'inverse. La décision est donc prise de se poster sur la route, de lever le pouce et d'espérer rentrer à Amman gratuitement grace à un automobiliste familier de l'autostop. Les voitures, majoritairement de gros 4X4 et de grosses berlines, les camions, majoritairement de vieux bahuts aux airs centenaires, s'enchainent les uns derrières les autres. Et malgré mon air jovial et ma silouhette gracile, pas un ne s'arrêtera pendant 45 minutes avant que le minibus d'Amman ne se pointent. Ca valait la peine de tenter l'expérience même si on a fait chou blanc. Au moins on pourra quand même rentrer pour pas cher tout en sachant que la destination du chauffeur est la même que la notre à Faysal et à moi. Nous sommes de retour à la nuit tombée d'autant plus que le passage à l'heure d'hiver s'est produit la nuit précédente, c'est à dire dans la nuit du jeudi au vendredi suivant le week-end du changement d'heure en Europe. A 17h15, il fait maintenant nuit noire. Ca pourrait être handicapant si je ne me levais pas maintenant régulièrement entre 6h et 9h du matin, mais là pas de risque, lorsque midi sonne j'ai toujours l'impression d'avoir déjà vécu une journée entière. Au retour à Amman, on ne prend pas le temps de poser nos affaires à l'hotel et préfèrons poser plutôt nos fesses dans un restaurant pas cher où on peut s'en mettre plein la panse. Après ça, la soirée s'annonce une nouvelle fois calme et sans histoires. C'était sans compter sur Hani qui travaille à la réception de l'hotel et sur sa joyeuse bonhommie. Alors que je me repos paisiblement dans l'espace commun là où il exerce, il me propose ainsi qu'à Jamal, mon voisin de dortoir, et Martha, une hollandaise aussi souriante que le soleil brille, de se joindre à lui pour se rincer à la bière dans un bar des environs. Inutile de dire que la marche ça donne soif et que comme je n'ai pas bû une bière fraiche depuis maintenant 10 jours (en Cappadoce), c'est pas de refus.
On passe donc la soirée dans un bon esprit où chacun racontera plus ou moins ce qu'il fait là, d'où il vient et coetera, la discussion basique du voyageur au long court. En tout cas, c'est plaisant et gouleillant comme il faut. Sur un grand écran derrière moi, Tsonga bat en plus Roddick en 3 sets à Bercy à 30 minutes de marche de feue-la-maison. Tout concourt au plaisir futile. On rentre à 23h, tout le monde est bien claqué. Et comme Jamal et Martha ont l'intention de quitter Amman pour Petra le lendemain tout comme votre serviteur, décision est prise de se retrouver le lendemain matin aux aurores pour partager au moins un minibus et au plus 3 jours sur le site. Je suis vraiment impatient d'y être, les images de Petra sont dans ma tête depuis bien longtemps déjà, bientôt je n'aurais plus à penser aux images mais juste à explorer le site par moi-même, vivement samedi, quel week-end en perspective!!!
Par ailleurs, toujours pas d'internet à connection rapide à proximité, pas non plus de connexion wifi dans les hotels dans lesquels je vais, donc pour les photos se sera pour plus tard. en ce qui concernent les vidéos, je préfère ne même pas en parler...
Bonjour à tous,
Je prépare un grand voyage à moto et je souhaite passer par la turquie afin de me rendre en jordanie (puis en Egypte) (en Octobre 2013).
Je vous lance donc un défi: trouver la meilleure option afin d'aller en Jordanie depuis la Turquie.
Je ne crois pas dire de bêtises en disant que le passage par la syrie est inenvisageable et qu'il en sera surement de même en oct 2013. Alors comment faire? Irak du nord? Bateau jusqu'en Israel?
Merci d'avance!
Je prépare un grand voyage à moto et je souhaite passer par la turquie afin de me rendre en jordanie (puis en Egypte) (en Octobre 2013).
Je vous lance donc un défi: trouver la meilleure option afin d'aller en Jordanie depuis la Turquie.
Je ne crois pas dire de bêtises en disant que le passage par la syrie est inenvisageable et qu'il en sera surement de même en oct 2013. Alors comment faire? Irak du nord? Bateau jusqu'en Israel?
Merci d'avance!
Bonjour,
Nous partons en Syrie et en Jordanie du 22 octobre au 10 novembre 2009 en Syrie et Jordanie (20 jours, soit 3 semaines). Voici notre itinéraire, j'aimerais avoir votre avis concernant son réalisme, car nous souhaitons voir pas de sites mais pas au pas de course non plus...
Information pratique : nous sommes en couple, souhaitons voyager en transport en commun pour la Syrie, et peut être louer une voiture pour la Jordanie (ou les transports sont à priori moins developpés qu'en Syrie). Mais ca reste incertain car entre Petra et Wadi Rum ou la voiture n'est pas nécessaire je pense que c'est un surcout sans intéret...ou peut être inverser avec la Syrie.
Jour 1 (Jeudi 22 octobre) Arrivée à l'Aéroport d'Amman (15h) Aprem : Visite de Amman Nuit à Amman
Jour 2 (Vendredi 23 octobre) Matin : Visite de Jerash Aprem : Visite d'Ajlun et traversée de la frontière syrienne Nuit à Dera
Jour 3 (Samedi 24 octobre) Matin : Visite de Bosra Aprem : Visite de Bosra Nuit à Damas
Jour 4 (Dimanche 25 octobre) Matin : Visite de Damas Aprem : Visite de Damas Nuit à Damas
Jour 5 (Lundi 26 octobre) Matin : Visite de Damas Aprem : Visite de Damas Nuit à Damas
Jour 6 (Mardi 27 octobre) Matin : Excursion à Seydana et Maloula Aprem : Excursion pour Mar Musa et départ pour Palmyre Nuit à Palmyre
Jour 7 (Mercredi 28 octobre) Matin : Visite de Palmyre Aprem : Visite de Palmyre Nuit à Palmyre
Jour 8 (Jeudi 29 octobre) Matin : Départ pour Hama et visite de Hama Aprem : Excursion au Krak des Chevaliers Nuit à Hama
Jour 9 (Vendredi 30 octobre) Matin :Excursion à Apamée Aprem : Excursion aux villes mortes (Sergilla, Al Bara) Nuit à Hama
Jour 10 (Samedi 31 octobre) Matin : Visite d'Alep Aprem : Visite d'Alep Nuit à Alep
Jour 11 (Dimanche 1 novembre) Matin : Visite d'Alep Aprem : Visite d'Alep Nuit à Alep
Jour 12 (Lundi 2 novembre) Matin : Excursion à St Siméon Aprem : Départ pour Amman/Madaba Nuit à Madaba
Jour 13 (Mardi 3 novembre) Matin : Visite de Madaba Aprem : Excursion au Mont Nebo, Bethanie et Mer Morte Nuit à Madaba
Jour 14 (Mercredi 4 novembre) Matin : Départ pour Kerak et Visite de Kerak Aprem : Randonnée Réserve de Dana Nuit à Wadi Musa
Jour 15 (Jeudi 5 novembre) Matin : Visite de Petra Aprem : Visite de Petra Nuit à Petra
Jour 16 (vendredi 6 novembre) Matin : Visite de Petra Aprem : Visite de Petra Nuit à Petra
Jour 17 (Samedi 7 novembre) Matin : Visite de Petra Aprem : Visite de Petra Nuit à Rum
Jour 18 (Dimanche 8 novembre) Matin :Journée Désert Wadi Rum Aprem :Journée Désert Wadi Rum Nuit dans le désert
Journée 19 (Lundi 9 novembre) Matin : Fin journée Désert Wadi Rum et Retour à Rum Aprem :Départ pour Aqaba et visite d'Aqaba Nuit à Aqaba
Journée 20 (Mardi 10 novembre) Matin : Départ pour Amman Aprem : Retour à l'Aéroport d'Amman (16h) Nuit à Lyon 🤪
Mes interrogations :
Administratives : Un visa 3 mois 1 entrée est suffisant pour la Syrie ? Pour la Jordanie, il est obtenu très facilement à l'aéroport me semble t'il... Je suis franco tunisienne, et je sais que les touristes avec passeport arabe n'ont pas besoin de visa, me conseiller vous de l'utiliser ou vaut mieux faire le visa et apparaitre comme une touriste européenne pour faciliter le passage et éviter les questions des douanes (j'ai pu lire ca sur d'autres discussions..) ?
Culturelles : Par ailleurs, nous sommes un couple mixte marié (catholique musulmane), n'aurons nous aucun problème dans ces pays...je ne pense pas trop m'épancher sur ma vie privée...
Horaires : les mardi, en Syrie il n'y a que les musées qui ferment ? pas les sites archéologiques ni les accueil visiteurs ? Et le vendredi (à part les banques et postes) peut on tout visiter sans problème ? Et en Jordanie, est ce les mêmes règles qui s'appliquent ? La réserve de Dana est elle ouverte aux touristes en novembre ?
Hôtels : Avez vous des hôtels sympa à me conseiller (petit/moyen budget), je pense notamment à des hôtels qui organisent facilement des excursions vers ds sites à la journée ?
Itinéraires : Il a fallu malheureusement faire des choix et j'ai zappé les chateaux du désert et Shobak en Jordanie et le chateau de Saladin, la côte syrienne (Tartous, Ile d'Arwad) et l'Euphrate en Syrie. Est ce que je manque quelque chose de grandiose ? Par ailleurs, j'hésites entre les adjustements suivants à faire dans mon itinéraire : Petra (3J) et Wadi Rum (1J) / Petra (2J) et Wadi Rum (2) / Petra (2) Wadi Rum (1) et récupérer un jour de plus pour la Syrie (Partie Hama ou Palmyre)... d'après vos expériences qu'est ce que vous feriez ?
Merci pour vos lumières...:🙂
Nous partons en Syrie et en Jordanie du 22 octobre au 10 novembre 2009 en Syrie et Jordanie (20 jours, soit 3 semaines). Voici notre itinéraire, j'aimerais avoir votre avis concernant son réalisme, car nous souhaitons voir pas de sites mais pas au pas de course non plus...
Information pratique : nous sommes en couple, souhaitons voyager en transport en commun pour la Syrie, et peut être louer une voiture pour la Jordanie (ou les transports sont à priori moins developpés qu'en Syrie). Mais ca reste incertain car entre Petra et Wadi Rum ou la voiture n'est pas nécessaire je pense que c'est un surcout sans intéret...ou peut être inverser avec la Syrie.
Jour 1 (Jeudi 22 octobre) Arrivée à l'Aéroport d'Amman (15h) Aprem : Visite de Amman Nuit à Amman
Jour 2 (Vendredi 23 octobre) Matin : Visite de Jerash Aprem : Visite d'Ajlun et traversée de la frontière syrienne Nuit à Dera
Jour 3 (Samedi 24 octobre) Matin : Visite de Bosra Aprem : Visite de Bosra Nuit à Damas
Jour 4 (Dimanche 25 octobre) Matin : Visite de Damas Aprem : Visite de Damas Nuit à Damas
Jour 5 (Lundi 26 octobre) Matin : Visite de Damas Aprem : Visite de Damas Nuit à Damas
Jour 6 (Mardi 27 octobre) Matin : Excursion à Seydana et Maloula Aprem : Excursion pour Mar Musa et départ pour Palmyre Nuit à Palmyre
Jour 7 (Mercredi 28 octobre) Matin : Visite de Palmyre Aprem : Visite de Palmyre Nuit à Palmyre
Jour 8 (Jeudi 29 octobre) Matin : Départ pour Hama et visite de Hama Aprem : Excursion au Krak des Chevaliers Nuit à Hama
Jour 9 (Vendredi 30 octobre) Matin :Excursion à Apamée Aprem : Excursion aux villes mortes (Sergilla, Al Bara) Nuit à Hama
Jour 10 (Samedi 31 octobre) Matin : Visite d'Alep Aprem : Visite d'Alep Nuit à Alep
Jour 11 (Dimanche 1 novembre) Matin : Visite d'Alep Aprem : Visite d'Alep Nuit à Alep
Jour 12 (Lundi 2 novembre) Matin : Excursion à St Siméon Aprem : Départ pour Amman/Madaba Nuit à Madaba
Jour 13 (Mardi 3 novembre) Matin : Visite de Madaba Aprem : Excursion au Mont Nebo, Bethanie et Mer Morte Nuit à Madaba
Jour 14 (Mercredi 4 novembre) Matin : Départ pour Kerak et Visite de Kerak Aprem : Randonnée Réserve de Dana Nuit à Wadi Musa
Jour 15 (Jeudi 5 novembre) Matin : Visite de Petra Aprem : Visite de Petra Nuit à Petra
Jour 16 (vendredi 6 novembre) Matin : Visite de Petra Aprem : Visite de Petra Nuit à Petra
Jour 17 (Samedi 7 novembre) Matin : Visite de Petra Aprem : Visite de Petra Nuit à Rum
Jour 18 (Dimanche 8 novembre) Matin :Journée Désert Wadi Rum Aprem :Journée Désert Wadi Rum Nuit dans le désert
Journée 19 (Lundi 9 novembre) Matin : Fin journée Désert Wadi Rum et Retour à Rum Aprem :Départ pour Aqaba et visite d'Aqaba Nuit à Aqaba
Journée 20 (Mardi 10 novembre) Matin : Départ pour Amman Aprem : Retour à l'Aéroport d'Amman (16h) Nuit à Lyon 🤪
Mes interrogations :
Administratives : Un visa 3 mois 1 entrée est suffisant pour la Syrie ? Pour la Jordanie, il est obtenu très facilement à l'aéroport me semble t'il... Je suis franco tunisienne, et je sais que les touristes avec passeport arabe n'ont pas besoin de visa, me conseiller vous de l'utiliser ou vaut mieux faire le visa et apparaitre comme une touriste européenne pour faciliter le passage et éviter les questions des douanes (j'ai pu lire ca sur d'autres discussions..) ?
Culturelles : Par ailleurs, nous sommes un couple mixte marié (catholique musulmane), n'aurons nous aucun problème dans ces pays...je ne pense pas trop m'épancher sur ma vie privée...
Horaires : les mardi, en Syrie il n'y a que les musées qui ferment ? pas les sites archéologiques ni les accueil visiteurs ? Et le vendredi (à part les banques et postes) peut on tout visiter sans problème ? Et en Jordanie, est ce les mêmes règles qui s'appliquent ? La réserve de Dana est elle ouverte aux touristes en novembre ?
Hôtels : Avez vous des hôtels sympa à me conseiller (petit/moyen budget), je pense notamment à des hôtels qui organisent facilement des excursions vers ds sites à la journée ?
Itinéraires : Il a fallu malheureusement faire des choix et j'ai zappé les chateaux du désert et Shobak en Jordanie et le chateau de Saladin, la côte syrienne (Tartous, Ile d'Arwad) et l'Euphrate en Syrie. Est ce que je manque quelque chose de grandiose ? Par ailleurs, j'hésites entre les adjustements suivants à faire dans mon itinéraire : Petra (3J) et Wadi Rum (1J) / Petra (2J) et Wadi Rum (2) / Petra (2) Wadi Rum (1) et récupérer un jour de plus pour la Syrie (Partie Hama ou Palmyre)... d'après vos expériences qu'est ce que vous feriez ?
Merci pour vos lumières...:🙂
Bonjour à tous,
Nous partons à 4 entre avril et mai (du 24 au 10) en Syrie et Jordanie pour un périple de 14 jours et souhaiterions quelques conseils avisés... Au départ nous ne pensions faire que la Syrie sur une 10aine de jours (nous sommes très limités en vacances) et nous avons finalement décidé de rajouter quelques jours pour passer par la Jordanie et voir Pétra (ce serait dommage en étant si près de ne pas y aller).
Nous hésitons entre 2 périples, l'un en commençant par Pétra, l'autre en terminant par la Jordanie.
1er itinéraire: Jour 1: Damas Jour 2: Damas - Petra (bus) -> nuit Jour 3&4: Petra Jour 5: Petra - Mer Morte (?) - Damas (bus) -> nuit Jour 6: Damas matin puis Palmyre (nuit) Jour 7: Palmyre Jour 8: Palmyre - Homs - Krak des chevaliers - Alep Jour 9&10: Alep (+St Siméon) Jour 11, 12&13: villes mortes (Sergilla...), Chateau de Saladin, Apamée (en gravitant autour d'Alep) Soir 13: retour à Damas (nuit) Jour 14: Damas
2è itinéraire: Jour 1: Damas Jour 2: Damas (matin) puis Palmyre (nuit) Jour 3: Palmyre Jour 4: Palmyre - Homs - Krak des chevaliers - Alep Jour 5&6: Alep (+St Siméon) Jour 7, 8 et 9: villes mortes (Sergilla...), Chateau de Saladin, Apamée (en gravitant autour d'Alep) Soir 9: retour à Damas Jour 10: Damas-Petra Jour 11&12: Petra Jour 13: Petra - Mer Morte (?) - Damas (bus) -> nuit Jour 14: Damas
Nous sommes tiraillés entre le fait de pas trop courir (considérant la durée limitée du voyage) et en voir suffisamment pour avoir une idée du pays. Nous nous sommes laissés assez de marge (notamment dans le nord de la Syrie) pour avoir à choisir parmi les plus célèbres sites si on a envie de se poser un peu. Nous hésitons entre la crainte de commencer par Pétra et de voir d'entrée sans doute le plus beau site de ce voyage et celle de finir par un site très touristique bien loin de l'authenticité que nous espérons trouver en Syrie. Qu'en pensez vous?
D'autre part, je voudrais savoir si:
1/ Il est possible de faire un arrêt à la Mer Morte sur le trajet Pétra - Damas (dans une même journée)? 2/ Pour visiter les villes mortes depuis Alep, est il plus facile de louer une voiture que de le faire en transports en commun? Pareil pour le Chateau de Saladin et Apamée? 3/ Existe-t-il un bus entre Alep et Aman de nuit? 4/ 2 jours à Pétra sur les 14 de notre congé seront-ils suffisants?
Merci beaucoup de vos réponses, je suis sûr qu'elles vont nous aider à affiner notre voyage...
Nous partons à 4 entre avril et mai (du 24 au 10) en Syrie et Jordanie pour un périple de 14 jours et souhaiterions quelques conseils avisés... Au départ nous ne pensions faire que la Syrie sur une 10aine de jours (nous sommes très limités en vacances) et nous avons finalement décidé de rajouter quelques jours pour passer par la Jordanie et voir Pétra (ce serait dommage en étant si près de ne pas y aller).
Nous hésitons entre 2 périples, l'un en commençant par Pétra, l'autre en terminant par la Jordanie.
1er itinéraire: Jour 1: Damas Jour 2: Damas - Petra (bus) -> nuit Jour 3&4: Petra Jour 5: Petra - Mer Morte (?) - Damas (bus) -> nuit Jour 6: Damas matin puis Palmyre (nuit) Jour 7: Palmyre Jour 8: Palmyre - Homs - Krak des chevaliers - Alep Jour 9&10: Alep (+St Siméon) Jour 11, 12&13: villes mortes (Sergilla...), Chateau de Saladin, Apamée (en gravitant autour d'Alep) Soir 13: retour à Damas (nuit) Jour 14: Damas
2è itinéraire: Jour 1: Damas Jour 2: Damas (matin) puis Palmyre (nuit) Jour 3: Palmyre Jour 4: Palmyre - Homs - Krak des chevaliers - Alep Jour 5&6: Alep (+St Siméon) Jour 7, 8 et 9: villes mortes (Sergilla...), Chateau de Saladin, Apamée (en gravitant autour d'Alep) Soir 9: retour à Damas Jour 10: Damas-Petra Jour 11&12: Petra Jour 13: Petra - Mer Morte (?) - Damas (bus) -> nuit Jour 14: Damas
Nous sommes tiraillés entre le fait de pas trop courir (considérant la durée limitée du voyage) et en voir suffisamment pour avoir une idée du pays. Nous nous sommes laissés assez de marge (notamment dans le nord de la Syrie) pour avoir à choisir parmi les plus célèbres sites si on a envie de se poser un peu. Nous hésitons entre la crainte de commencer par Pétra et de voir d'entrée sans doute le plus beau site de ce voyage et celle de finir par un site très touristique bien loin de l'authenticité que nous espérons trouver en Syrie. Qu'en pensez vous?
D'autre part, je voudrais savoir si:
1/ Il est possible de faire un arrêt à la Mer Morte sur le trajet Pétra - Damas (dans une même journée)? 2/ Pour visiter les villes mortes depuis Alep, est il plus facile de louer une voiture que de le faire en transports en commun? Pareil pour le Chateau de Saladin et Apamée? 3/ Existe-t-il un bus entre Alep et Aman de nuit? 4/ 2 jours à Pétra sur les 14 de notre congé seront-ils suffisants?
Merci beaucoup de vos réponses, je suis sûr qu'elles vont nous aider à affiner notre voyage...

Je ne saurai que trop vous conseiller de lire le texte avec l'intégralité des photos et dans sa globalité: sites.google.com/...nienatureethistoire/
Grisemote, levée du pied droit, un matin de printemps ensoleillé, je m’souviens c’était un samedi : « Petite devinette pour trouver notre prochaine destination de vacances : Mes voisins sont turbulents (et c’est rien de le dire) Chez moi on est libre de circuler partout et en toute sécurité Si la chaleur te fait peur passe ton chemin Je regorge de points d’intérêt tant naturels qu’archéologiques Je sais, l’Egypte ? Tu chauffes, mais c’est plus serein en ce moment La Turquie ? Non, c’est plus petit et un poil plus loin L’Iran ? Non, c’est grand et parait-il accueillant, mais il me semble que tu n’es pas vraiment libre de tes mouvements Bigre, Israël alors ? Allez, c’est la Jordanie ! Certes, de très mauvaises langues diront que les frontières avec la Syrie et l’Irak ne sont pas engageantes, mais d’après mes infos, c’est une destination superbe et qui semble sûre. Entre Petra, la mer morte et le désert, pas de quoi s’ennuyer. Pour la chaleur, la majorité du pays est en altitude ce qui le rend chaud mais supportable en juillet. » Comme généralement les billets sont soit déjà pris soit sur le point de l’être, je sais d’avance que toute résistance par rapport à la destination est vaine. Franchement, vu la configuration du pays, j’avoue que je ne m’y serais pas aventuré. Faisons confiance au guide .
C’est par un vol Lufthansa de 4 heures1/2 à partir de Francfort, que nous franchissons allègrement la méditerranée pour atterrir à Amman. Dans ce moyen-courrier, pas d’écran donc pas de film, pas de supers appui-tête. Ça rappelle notre TER SNCF comme confort mais à l’heure, ce qui fait une belle différence vu que nous touchons le sol vers 2 heures du matin. Un taxi nous attend, un grand sourire aux lèvres pour nous amener au Mariam Hotel à Madaba , ville la plus proche de l’aéroport.
Le premier contact est plutôt sympathique avec nos différents interlocuteurs. Il fait chaud mais ce n’est pas la fournaise en pleine nuit. Le changement culturel se vit rapidement dans ce qui nous reste de nuit, avec le chant à gorge déployée du muezzin qui, insomniaque, nous fait partager sa joie de vivre. Heureusement, il n’est pas seul, d’autres aux alentours prennent le relais pour ne pas faire retomber l’ambiance. Pas de doute, même dans cette ville « chrétienne », nous sommes bien en pays musulman. Bah, c’est ça aussi l’exotisme pour nous, même s’il faut bien avouer que ça ne joue pas vraiment le rôle d’un somnifère.
Après le p’tit dej local qui lui aussi transporte nos papilles dans un tout autre univers que celui de nos saveurs européennes, nous prenons possession de notre voiture, pas très grande, mais largement suffisante pour ce que nous avons à faire, c’est à dire de la route (pas de piste au programme cette fois). Elle possède un toit ouvrant du meilleur effet, mais que nous ne pourrons ouvrir que le soir comme nous l’apprendrons dès la première utilisation. Bien entendu, le ciel est bleu et à 8h00, le soleil montre déjà une belle vigueur.
Nous partons pour notre première escapade dans la ville. Dire que nous sommes vus comme des anonymes serait mentir, mais nous ne sommes pas sollicités de toutes parts et si certains commerçants s’adressent plus particulièrement à nous, ce n’est jamais avec insistance. Grisemote est habillée à la mode locale, donc plutôt couverte mais sans excès Nous croisons de nombreuses femmes auxquelles même la couleur des yeux n’est pas accessible à notre regard, mais pour la majorité, c’est plutôt un simple voile. L’ambiance locale est celle d’une ville animée avec de nombreux commerces. Nous visitons quelques lieux « chrétiens » puisque c’est une des particularités de la ville. Les mosaïques qui y ont été retrouvées sont des pièces archéologiques de grand intérêt, notamment la carte de Palestine datant du VIème siècle et qui retrace les différents lieux bibliques de l’époque.
Le soir, nous tentons notre premier restau. Bien sous tous rapports, tant pour l’accueil que pour le contenu de l’assiette, pléthorique d’ailleurs et agrémenté d’une bière locale (boisson qui ne se trouve pas partout mais pas de façon exceptionnelle non plus sur les lieux touristiques).

Nous nous lançons dès le lendemain sur la route du Roi, route ancestrale mais dont l’origine du nom n’est pas bien définie. Le désert aride est aux portes de la ville. La route est de bonne qualité, en général non piégeuse (gare quand même aux animaux, notamment les troupeaux de moutons ou de chèvres). L’herbe grillée partage son territoire avec de la roche et quelques arbres, mais peu de cultures. Ici, c’est plutôt l’élevage qui domine, mais pas de bovins qui ont besoin de plus d’eau. (La Jordanie fait partie des quatre pays au monde les plus pauvres en eau.)
Les paysages s’enchaînent, vallonnés, secs, arides, désolés et en même temps photogéniques. Se ravitailler est simple dans les petites échoppes des villages le long de la route. Les prix sont divisés par deux à trois par rapport aux lieux touristiques et les mets locaux sont plutôt bons et de qualité. Mention spéciale pour le pain local, sous forme de galette de taille souvent plus que respectable pour un prix très modique. La langue commune étant souvent le mime, cela limite les conversations au strict minimum en dehors de bonjour, au revoir et merci. Nous nous y mettrons.

De villages en villages, nous arrivons à Machéronte, haut lieu de sacrifice, celui de Salomé la douce qui demanda la tête de Jean Baptiste en échange de sa fameuse danse des sept voiles. Cela demande quand même un poil d’imagination, car en fait, il ne reste que quelques pierres en haut d’une colline protégée par un soleil agressif et habitée par des chèvres. La vue en revanche est plutôt agréable vers l’horizon sur la mer morte et Israël. La route du Roi s’aventure dans des canyons profonds (il faut dire qu’il n’y a pas le choix), qui nous montrent à quel point l’altitude est un atout pour la température : en passant de 33° à 900 m sur le plateau à plus de 40° aux alentours de 200 m.

Nous enchaînons par une petite visite à feu le croisé Renaud de Châtillon au château de Kérak, sinistre personnage à priori s’étant distingué par des massacres de locaux pour laisser une trace dans l’histoire lors des croisades ( Pour les cinéphiles, gros méchant dans « Kingdom of heaven »). C’est réussi ! Le château est au milieu de la ville, fort animée et plutôt commerçante. Compte tenu du chemin qui reste à faire, nous optons pour la recherche d’un point de vue externe sur les remparts, assez bien conservés, sans visiter la forteresse.

La voiture en fin de journée atteint enfin le secteur de Dana notre destination. Bien entendu, ce qui manquait à notre tableau de chasse de la journée, c’est de se perdre, ce qui fut fait avec brio pendant les derniers kilomètres sur une piste. Dans tout chemin il y a une aventure pour qui sait la trouver aurait pu dire un prophète. La nôtre fut modeste, avec l’attaque en règle d’un troupeau de chèvres et de moutons dévalant une colline, accompagné par des bergers hilares. Nous atteignons la réserve naturelle de Dana dans la soirée. Nous avons opté pour la Dana Guesthouse, car les autres logements, en juillet, pouvaient être étouffants. Celle-ci est en dehors de la réserve, mais offre une vue imprenable. Au début nous passons par le petit village de Dana qui semble morne et un peu désolé. Puis au balcon de l’hôtel, crack - la mâchoire se décroche : « Ah oui, quand même ! » Une grosse envie de se prendre pour un oiseau et de survoler cette vallée immense et absolument magnifique aux couleurs du coucher de soleil.
L’hôtel est vide et la chaleur n’explique pas tout. Les touristes ne sont plus légion dans le secteur. La guerre aux portes des frontières y serait pour quelque chose ? En tout cas, pour nous, l’endroit est enchanteur avec une chambre coquette (mais avec les sanitaires sur le palier, ce qui n’est pas grave puisque nous sommes seuls) qui donne sur un très large balcon qui surplombe THE vallée. On nous fait un briefing des activités et treks alentours, afin que nous nous organisions en fonction de nos attentes sur les trois jours prévus. Cependant, comme nous sommes les seuls, il nous faudra payer la rando accompagnée (obligatoire pour la plupart) pour quatre personnes, GLOUPS ! Du coup, on va revoir nos randos prévues à la baisse, surtout que pour certaines, il faut également payer la navette pour s’y rendre…Ce n’est pas fait pour encourager le peu de touristes qui fréquentent actuellement le pays. Très dommage tout ça !
Le repas n’ayant pas été commandé « à temps » à l’hôtel, nous recherchons un restaurant vers le village. Pas foule. Normal, le hameau est abandonné, mais commence à reprendre vie, grâce à l’office des parcs nationaux qui offre une aide à ceux qui s’y installent. Il faut dire que l’hiver, il y fait très froid car nous sommes à plus de 1000 mètres, et le village se retrouve coupé de tout. Nous entrons donc dans le premier endroit ressemblant à un restau qui se présente. « Il y a quelqu’un ? » résonne dans le hall d’entrée.Notre hôte nous accueille, visiblement content de rencontrer des touristes.
Ici pas de carte, le patron parle l’anglais et propose ce qu’il a ( de toute façon toujours une base de houmous et de mtabbal, préparation d'aubergines) et qu’il nous sert en terrasse avec vue sur le village dont au moins la moitié des maisons sont délabrées. Vers 5h30, j’ouvre un œil et gagne le balcon. Le soleil baille encore et ne dissipe qu’une faible lumière douce et chaude sur la vallée encore sans ombre. Les oiseaux en profitent pour faire leurs courses avant le cagnard qui va les clouer au nid. Quel privilège cette vue, depuis la chambre.
Après un p’tit dej plus que copieux et un service irréprochable, nous partons au Rummana Campsite à quelques kilomètres de voiture

Début du trek du tour du camp » vers 11H00. Chapeau, crème et vêtements pour protéger nos peaux sensibles obligatoires. Nous décidons d'enchainer Dana village trail et cave trail qui sont deux balades assez courtes. Grisemote repère rapidement sur le parcours des lézards bleus vifs, le sujet phare du jour, dans un décor tout en rondeurs. Ayant eu la maladresse de m’approcher trop près d’une des cibles, je suis banni pour le reste des temps à rester à distance. Le camping de Rummana est extraordinaire, au coeur de la réserve naturelle. En logeant à la Dana Guesthouse, nous n'étions pas au sein de la réserve, donc soumis aux horaires d'ouverture (et en plus de navette, car nous ne pouvons pas atteindre le campsite avec notre propre voiture), trop tard pour voir des animaux. Par contre, en juillet la chaleur est éprouvante, nous ne nous sentions pas de dormir sous la tente! Finalement à part les lézards nous n'avons pas croisé d'animaux.

Le lendemain, le trek prévu est Al-Shaq Al Reef, avec un guide extra : Salem. Ancien militaire plutôt bien gradé, il connait le pays comme sa poche et sait le faire partager. Le parcours est très attrayant avec comme point d’orgue la montée d’un canyon qui nous amène à un sommet idéalement placé pour voir toute la beauté du site. Arrivés au sommet, sous une arche, il dégaine une bouilloire et fait un de ces thés magiques de Jordanie, plutôt sucré comme cela se pratique, mais tellement bon. A ce moment, nous sommes les rois du monde. Salem nous explique tout le long du chemin les propriétés de certaines plantes dont il se sert à titre médicinal. Le désert est une richesse pour celui qui le connait et un espace assez dangereux et épineux pour les autres. A notre guesthouse, des touristes omanais viennent admirer la vue. Nous sommes invités à partager le thé.

La dernière journée est consacrée à descendre le canyon en faisant un tout petit bout du Feynan Trail. Ce trek est long de 16 kilomètres, et presque sans ombre tout du long. Au mois de juillet, c’est pas forcément une bonne idée.Levés à 6h00, avant le soleil pour éviter la chaleur, avec pour objectif de descendre deux heures uniquement puis de faire demi tour. Au petit matin, les oiseaux s’affairent à leurs emplettes en le faisant savoir à qui est déjà levé. Les premiers kilomètres sont ternes, sur une piste qui peut être empruntée par des voitures. Puis le chemin devient plus intéressant. Les flans du canyon s’éclairent de rouge et de jaune. Les objectifs de nos appareils photo essaient de capter cette atmosphère si particulière qu’il y a dans un endroit isolé et grandiose. La remontée sera nettement plus pénible, d’abord parce que par définition elle demande plus d’effort, et ensuite parce que la chaleur monte vite et fait des ravages sur les organismes. En contrepartie, vider nos bouteilles d’eau nous rend plus léger.

Ce n’est pas sans un dernier regard déjà nostalgique de cet endroit magique que nous quittons la vue surplombante de l’hôtel. Direction Pétra. Sur la route, nous passons par Shobak, le château construit par Baudouin 1er premier roi de Jérusalem. L’approche de la forteresse est très attrayante avec ses petits villages en pierre, dans un environnement calcaire qui fait penser à un paysage de neige. Nous visitons les ruines et prenons quelques clichés des murs encore vaillants qui le constituent. Ils savaient construire solide à cette époque là. Et maintenant, en route, Pétra on arrive ! Le temps de s’installer au Petra Palace Hotel, dans une chambre avec vue sur la piscine, et de remarquer que nous sommes seuls à l’étage de ce très grand hôtel (ici comme ailleurs les touristes se font rares), et nous voilà à déambuler dans la rue au gré des boutiques de souvenirs et des artistes « peintres » de bouteilles de sable. Un bon restau oriental et au lit, demain nous devons nous lever tôt.
C’est le grand jour ! Depuis le temps que l’on attend cela. Nous avons pris des billets pour une visite de 3 jours. Avec le Jordanian Pass, c’est vite amorti, car Pétra est le site dont l’entrée est la plus chère au monde. Trois jours, c’est bien, mais c’est encore peu face à l’immensité du site. Levés tôt, petit dej expédié, nous nous présentons à l’entrée du fameux site. Le but du jeu, c’est d’arriver pour voir le lever du soleil se déclarer sur le Khazneh (le trésor). Les premiers pas commencent par un chemin d’approche banal de deux bons kilomètres (le siq extérieur), où nous sommes sollicités fréquemment par des rabatteurs un peu collants (ce qui est rare en Jordanie) pour nous proposer la selle confortable de leurs chevaux jusqu’à l’entrée , ce que nous déclinons.

Ensuite débute le Siq, un canyon profond de roches rouges étroit et sinueux. Il est tôt, les touristes ne sont peut-être pas encore levés, et nous sommes presque seuls au milieu de cette pure beauté de la nature.
Des équipes avec des grimpeurs nettoient la paroi pour que des blocs ne s'effondrent pas sur les touristes et autochtones qui empruntent le défilé du siq.
Au bout du défilé, apparait d’un coup dans toute sa splendeur le « trésor », bien connu de tous les fans des « Aventuriers de l’arche perdue ». Contrairement au film, le Graal peut se trouver facilement dans toutes bonnes échoppes alentours qui vendent d’authentiques pièces de tout ce dont vous pouvez rêver. Pour ce qui est de l’immortalité, en revanche, les vendeurs restent un peu vagues, donc méfiance sur les effets quand même. Compte tenu du prix, ils doivent être limités de toute façon. Les dromadaires qui mâchouillent on ne sait quoi puisqu‘il n’y a pas d’herbe, regardent toute cette activité humaine de toute leur hauteur méprisante, en attendant que le bédouin chargé de leur trouver un cavalier s’acquitte de sa tâche. Il est huit heures environ, le soleil commence à s’exprimer avec insistance, on sent que la journée sera dure. Heureusement, nous avons deux litres d’eau par personne, ce qui est au final plutôt juste. Dans un environnement aussi touristique, autant dire que ce n’est pas un problème d’en trouver. Nous continuons donc notre découverte vers le théâtre, plutôt bien conservé en empruntant la rue des façades, riche de bâtiments creusés directement dans la roche (grès ou sable fossilisé). Les dessins formés par les couleurs des différentes couches donnent un cachet particulier à l’ensemble.

Les aléas dans un voyage: la narration de Gilles
Une divergence de route aura vite fait de désunir l’équipe. Le plus indiscipliné des deux, qui a pris l’initiative de ne pas suivre le parcours prévu, se voit distancé sévèrement de l’autre partie du groupe (c’est-à-dire Grisemote). C’est avec un peu de retard qu'il entame une longue marche sous une chaleur accablante, qui monte impitoyablement en haut de la falaise, dans l’espoir de retrouver l’autre moitié. Certes la vue est belle sur le site, mais il faut la gagner. Arrivé en haut, pas de trace de Grisemote malgré le chemin unique. Fâcheux ! Le sillon longeant la falaise, il suffit de le suivre. Au bout d’un temps certain, une nouvelle falaise marque la fin de l’aventure avec une belle surprise. Nous sommes en haut du siq avec une vue absolument imprenable sur le « Trésor ». A cet endroit improbable, Salem nous accueille dans son nid d’aigle douillet où il sert un thé délicieux à l’ombre pour 1 JOD ce qui me fait oublier quelques instants que Grisemote manque toujours à l’appel. C’était comment avant, quand il n’y avait pas de téléphone portable ? Simple, on se cherchait pendant des heures. Le mien étant à l’hôtel, nous allons faire un saut dans le passé. En parlant de saut, n’ayant pas envie de refaire l’intégralité du trek pour le retour sous l’écrasante chaleur du soleil, Salem m’indique son raccourci : une dangereuse descente à pic dans les rochers et le sable à première vue, mais faisable pour qui est patient et bien chaussé. Il permet de revenir tout simplement au Trésor, à l’ombre. Le plancher des chameaux atteint, je repars à la recherche de la Grisemote perdue, une paille dans une botte de foin…. Les kilomètres s’enchaînent et l’heure tourne. Perdu pour perdu, je fais grincer les mollets vers 14H00 dans l’abrupte montée du Monastère. Tous les 100 mètres, un stand tenu souvent par des femmes qui nous veulent du bien ponctue le chemin d’arrêts plus ou moins longs. Négociateur minable d’habitude, comme j’ai envie d’écourter au maximum sans être désagréable les transactions commerciales dont je n’ai pas envie, je donne des prix plancher à toutes mes interlocutrices de façon à les dégoûter de discuter avec moi. Rien n’ y fait, je remporte assez souvent la mise (pas assez bas les prix mon fils) . Du coup, le sac continue de se remplir de bracelets en argent pur, de colliers en os de chameaux finement ciselés, de cristaux probablement proches du diamant et autres babioles indiscutablement authentiques qui pourraient néanmoins plaire à Grisemote si je la retrouve un jour. De nombreux touristes optent eux pour la montée en âne. Si pour des petites japonaises l’âne trottine presque, pour de bons gros européens ou américains nourris au hamburger, j’ai mal pour eux, surtout vu le taux de grimpette. Arrivé en haut du Monastère, (qui vaut le coup d’œil), le chemin continue vers un sommet qui devrait logiquement offrir un point de vue idéal. Va pour le pic. Sans aucune surprise, le sommet est habité d’un nid douillet où deux bédouins au large sourire te proposent du thé pour 1 JOD, jouent de la guitare et chantent, très bien d’ailleurs, histoire de te mettre à l’aise. Ton regard commence un 360 ° pour admirer un paysage à couper le souffle. Et là, sans que tu t’en rendes compte, la deuxième lame s’abat sur toi. Au milieu du 360°, ton regard tombe sur un étal de bracelets qui te tendent la main. M’enfin ! Ici, ils sont bien travaillés, mais pour un prix moins modique que d’habitude. Le piège se referme sur moi. Je me dis « tiens, ça plairait bien à Grisemote – mais au fait, où est-elle ? ». D’un coup, la culpabilité me prend et j’achète le plus beau du lot, histoire d’adoucir ma peine, que je sois coupable ou non. Donc, je déconseille formellement le pic pour toute âme sensible, voyageur solitaire mélancolique ou plus simplement homme qui a perdu sa femme (la réciproque ne me semble pas vraie). La poésie du lieu ne me fait pas oublier qu’il doit me rester entre deux et trois bonnes heures pour rentrer à l’hôtel. Le soleil se fait moins chaud. Signe qui ne trompe pas, les étals de la descente sont souvent vides, désertés de leurs occupantes, ce qui me simplifie la tâche. Ceci dit, sans les plaindre particulièrement, le contexte touristique très dégradé plus la chaleur de l’été ne les aident pas à gagner leur vie. Clopin, clopan (rien à voir avec la cigarette), pas après pas, je retourne au trésor, presque sans un regard. Les jambes commencent à accuser sérieusement le coup après un nombre significatif d’heures de marche. Dans le siq circulent des carrioles transportant des fainéants … que j’envie, mais le désir de tout faire à pied est plus fort. Les deux derniers kilomètres sont éreintants, ainsi que l’escalier de l’hôtel, du haut de ses quatre marches. Alors, l’épisode « recherche Grisemote désespérément » va-t-il prendre fin ? Il y a comme un flottement dans la chambre lorsque j’entrouvre la porte. On sent dès la première seconde, que le bracelet ciselé ne suffira pas … Une bière au Cave bar, une grosse heure plus tard, permettra de mettre au point une stratégie puissante pour le lendemain, un système infaillible pour se retrouver : prendre tous les deux notre mobile !
Les aléas dans un voyage: la narration de Sylvie
De mon côté, c'est tout de suite moins lyrique. Absorbée par la recherche des multiples lézards multicolores et guidée par mon sens de l'orientation inexistant, je suis le seul chemin improbable. Joli, certes, mais quand même très escarpé, voire dangereux. Etant seule au monde (normal, puisque ce n'est pas le bon parcours), je décide de faire demi-tour, ayant eu une superbe vue sur le théâtre et ses alentours, mais point de Khazneh! Je regagne le plancher des vaches, ou pour être plus exacte , celui des chèvres ou des moutons, et déambule au milieu des tombes royales, du grand temple et autre. Je me pose ici et là pour boire un coca fort bien venu. Malgré l'altitude de 800 mètres, en été, il fait quand même très chaud.
Je m'attarde un long moment au niveau du Trésor, (Khazneh). Quand nous arrivons le matin, tôt, c'est quasiment vide. Il y a beaucoup plus de bédouins qui déambulent à leurs petites affaires que de touristes. D'ailleurs dire que nous avons eu Pétra pour nous tous seuls n'est pas très loin de la vérité. Il paraît qu'habituellement ça grouille de monde, là c'est plus que raisonnable....
Donc, au milieu de la journée, le quartier du trésor est méconnaissable, c'est une ville dans la ville. Dromadaires côtoient chevaux avec ou sans calèche, ânes, chiens, chats, lézards.... Bédouins de toutes parts essayant d'appâter le chaland pour une balade à dos d'animal, ou pour vendre de tout et de rien, groupes de touristes avec leurs guides qui se succèdent devant la façade du Khazneh. Et tout cela au milieu d'un nuage de poussière omniprésent. Je croise également à plusieurs reprises des hommes de très belle allure, leur poignard à la hanche, c'est la police bédouine de Pétra. Il n'est pas rare non plus de rencontrer des gladiateurs, qui regagnent le lieu où ils vont poser pour une photo "authentique" au milieu des édifices antiques. Je note quand même, ombre au tableau, la présence de nombreux enfants, parfois très très jeunes qui travaillent sur le site. Il paraît que le gouvernement a interdit le travail des enfants, mais visiblement cela n'a pas eu beaucoup d'impact ici! Deuxième ombre au tableau, le traitement de certains bédouins sur les animaux. Nous sommes intervenus une fois sur un homme qui jetait des pierres énormes en pleine tête d'un pauvre cheval. Il existe à l'entrée, une fondation britannique qui s'occupe de soigner les animaux qui travaillent ici.
J'ai également croisé à plusieurs reprises, des "Jack Sparrow", répliques bédouines de Johnny Depp dans "Pirates des Caraïbes". Ceux-là sont beaucoup moins glorieux que notre séduisant pirate, puisqu'ils sillonnent le site à la recherche de femmes esseulées (moi en l'occurrence), pour vendre leurs charmes. Pour ma part, je vais me contenter de goûter au coca!!!
Fatiguée, je regagne par le siq, notre hôtel en vue d'une détente dans la piscine, fourbue, déçue d'avoir perdu Gilles, mais satisfaite tout de même de cette journée bien remplie.
JOUR 2
Reprenons donc le cours de notre récit au deuxième jour, avec la montée à El Khubthah (2 ème essai pour certaine, 2ème fois pour d'autre), Wadi Es-Siyaggh et le monastère (2ème pour Gilles!).Nous avons tenté d'entrer sur le site par une rando parallèle au siq (wadi Al-Mudhlim), nous devons être normalement accompagnés, mais nous nous sommes fait repérer et avons donc abandonné l'idée, et rejoint le trésor, puis la rue des façades à nouveau par le siq.

Rapidement, à force de regarder les étals qui jalonnent le parcours, nous nous embarquons dans la négociation d’authentiques pièces historiques de musée qui nous deviennent sur le coup indispensables compte tenu du prix affiché au début et du prix obtenu. Pas de quoi se ruiner non plus, mais le sac se remplit et une fois l’affaire conclue, on peut se demander si nous en avions réellement besoin … Comme maintenant je connais le chemin par cœur, je pilote en maître l’équipage jusqu’à Salem et sa flûte et la prodigieuse vue sur le « trésor ». A la demande, Salem montre tous ses talents de musicien à la flûte et sur une sorte de violon local (le rababah). L’acoustique est phénoménale et la dextérité de notre hôte en fait un moment d’apaisement total. Je guide enfin Grisemote lors de la descente aventureuse qui nous ramène au Khazneh. Assez sportif, mais cela nous a évité de refaire tout le chemin en sens inverse, très, très long!

Nous déambulons au milieu des tombes, église, temple. Prenons le temps de partager un thé avec une famille bédouine (sans oublier de leur acheter un souvenir). Nous grignotons nos paniers pique nique, et le soleil est désormais au zénith. Nulle envie d'entamer la grimpette jusqu'au monastère, surtout que celui-ci est au soleil pas avant le milieu de l'après-midi.

Lors de notre pause thé, nous regardons avec amusement et empathie, un pauvre gars qui court en permanence derrière son âne monté par une japonaise qui veut faire tout Pétra au pas de course. Nous le retouvons quelques temps après, dégoulinant, et échangeons quelques mots sur sa condition physique!!! Il s'appelle Souleyman. Nous sympathisons, et il nous indique un wadi où l'on peut se rafraîchir, d'ailleurs il y va de ce pas avec son âne Jacques. C'est ainsi qu'après une boisson fraîche, nous décidons de le rejoindre avant la montée au monastère et nous nous engageons dans Wadi es- Siyaggh. Au bout du chemin nous retrouvons Souleyman qui nous invite avec ses compagnons à partager leur thé. Au terme du voyage, nous ne compterons plus le nombre de thés que nous avons sirotés à toute occasion. Les jordaniens sont très conviviaux et gentils. Ne pas offrir le thé serait un manque à leur hospitalité, et le refuser, un manque de courtoisie. Le thé jordanien est non pas à base de menthe, mais de diverses herbes dont essentiellement la sauge qui lui donne un goût très particulier. Sans oublier bien entendu, l'énorme quantité de sucre qui l'accompagne! En tous cas, sucre ou sauge, c'est la seule chose qui nous a vraiment désaltéré. Puis Souleyman propose de faire le retour (gracieusement) sur son âne. Pourquoi pas, Grisemote c'est elle qui s'y colle, et elle adore ça, et derrière la rando du monastère nous attend en plein cagnard, et ce n'est pas rien!

Je retrouve avec plaisir mes petites marchandes du monastère, remplace le collier en os de chameau que Grisemote a déjà cassé, mais évite soigneusement le pic du 360°. Bref, la routine quoi. Il y a le monastère en lui-même, superbe, avec son petit café en face où nous prendrons un citron pressé, mais aussi plusieurs belvédères que l'on atteint après une courte marche . Cela en rajoute encore dans les patounes, mais ça vaut le coup, les vues sont superbes. De façon plus qu'improbable, au fin fond du bout du monde, à chaque nid d'aigle, nous tombons sur une cahute dans laquelle on peut boire un thé, ou parfois écouter les talents de musicien de l'occupant bédouin. Sur le chemin du retour, nous croisons de nouveau Souleyman et lui proposons de lui louer ses services à la fin de la descente pour nous ramener à dos d'âne jusqu'au trésor. Après nos diverses randos du jour, nous sommes rincés! La surprise fut que nous voulions faire travailler Souleyman pour le remercier, mais il avait délégué le service à une maîtresse femme de fort tempérament, propriétaire d'un cheptel d'ânes et qui emploie des hommes pour conduire les bêtes. Nous négocions ferme, mais elle a juste omis de nous dire que le conducteur des ânes devait être rétribué par nos soins à l'arrivée sous forme d'un pourboire généreux. C'est ainsi que nous partons avec Mohamed et les ânes. Nous empruntons l'allée principale, le soleil se couche sur les tombes royales, la lumière et les couleurs de la roche sont fabuleuses. Comme nous avons bien traîné, nous sommes certainement les seuls touristes restants sur le site. On nous a d'ailleurs proposé de rester pour voir la pleine lune sur Pétra, car il n'y a pas d'obligation d'heure de sortie, mais là on n'en peut plus! Par contre, c'est l'heure où tous les bédouins vaquent à leurs propres activités. Pour les enfants, c'est judo. Et tous à la même heure se dirigent en kimono vers le tatami qui les attend. C'est assez amusant de voir cette petite vie sans touristes. Les ânes nous déposent au Khazneh, ils n'ont pas le droit d'aller plus loin. Nous empruntons donc le siq à pieds une nouvelle fois. A la sortie, il nous reste encore tout le siq extérieur à parcourir, presque 1 kilomètre. Là, ce sont les chevaux qui nous tendent les bras (ou plutôt les jambes). Le retour à dos de cheval est compris dans le prix du ticket d'entrée, cependant il faudra s'acquitter d'un pourboire suffisant pour le conducteur des canassons. On n'en peut plus! Nous ne savons même pas si nos pieds sont encore présents ou si nous avançons sur des moignons de pieds érodés par la marche non stop de la journée. A cheval donc.... En plus, Grisemote adore ça.

C'est notre dernière étape à Pétra, avant de prendre la route pour le Wadi Rum où nous sommes attendus en fin d'après-midi. L'objectif du jour, c'est encore une belle rando: le haut lieu des sacrifices. Cette fois-ci nous n'empruntons pas le siq. Nous venons faire tamponner nos tickets au visitor center, puis nous prenons un taxi qui nous mène à Umm Sayhoun, village de la seconde entrée du site.

Le sentier qui grimpe, qui grimpe débute juste à côté du théâtre. Là encore le paysage est splendide, et plusieurs belvédères sont disséminés de part et d'autre. Il n'est pas toujours facile de se repérer au milieu du paysage désertique dans lequel nous sommes d'ailleurs seuls. Grâce au GPS du téléphone nous retrouvons notre chemin aisément. Là encore le chemin est jalonné de vendeuses qui espèrent toutes qu'on s'arrête à leur stand. On essaye de faire plaisir aux unes et aux autres et on doit batailler ferme... Nous n'avons jamais lésiné sur les pourboires (peut-être le plus gros budget de notre voyage), ni sur l'achat de souvenirs, thé ou autre. Nous sommes pleinement conscients de la détresse dans laquelle sont les jordaniens à l'heure actuelle. Sous-développés en eau, pas de ressources énergétiques ou peu (ils en achetaient 80% à l'Egypte avant le printemps arabe, des réfugiés à leurs frontières, et là-dessus on rajoute des touristes maintenant inexistants (à part ceux du Moyen Orient). Alors notre contribution ce sera celle-là, et notre visite de ce pays pourtant fabuleux mais boudé actuellement. Combien de fois dans la rue est-on venu nous serrer la main en nous remerciant d'être là. C'est très triste, et nous souhaitons que le pays retrouve ses touristes comme il le mérite. Au milieu des roches, au milieu de rien, l'échoppe de Mohamed chez qui nous prendrons un thé salvateur.
Bonjour,
Quelqu'un connaît-il un TO qui propose des forfaits circuits + séjours balnéaire en Jordanie..
Pour l'instant, nous trouvons que des circuits seuls ou que des séjours seuls.. à part STI peut-être qui propose des extensions balnéaires de 3 ou 4 jours c'est tout..
Merci pour vos infos.
a
Quelqu'un connaît-il un TO qui propose des forfaits circuits + séjours balnéaire en Jordanie..
Pour l'instant, nous trouvons que des circuits seuls ou que des séjours seuls.. à part STI peut-être qui propose des extensions balnéaires de 3 ou 4 jours c'est tout..
Merci pour vos infos.
a
Quelqu'un connaît il un endroit sympa dans cette ville.
l'avion atterrissant à 2h00 du matin, peut on rapatrier facilement Amman et l'hébergement en question ?? Merci pour vos aimables infos.
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Si quelqu'un le connait, cela m'aiderait pour faire ma demande de visa!!
Merci
Merci










